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 C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish

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Willem Shepherd

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MessageSujet: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mar 15 Nov - 21:47

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
Le Pink est devenu le bar où je m’arrête à occasion. J’apprécie de pouvoir discuter avec Arès et c’est vrai que l’établissement est plutôt agréable. C’est une bulle de paix dans mon quotidien. Je n’ai même pas donné l’adresse à mon frère et encore moins à mon cousin. J’aime l’idée d’avoir un endroit connu de moi seul où je décompresse des situations stressantes que je peux rencontrer, que ce soit par mon travail ou à la maison avec la meute et en particulier avec Tobias. Le rang d’alpha me donne un pouvoir de domination qui n’est pas forcément dans mon caractère. Cela avait d’ailleurs été un violent sujet de polémiques l’année qui avait suivi le massacre de ma famille. Clairement, je n’étais pas pressenti pour succéder à Ted. Logiquement, si la vie nous l’avait permis, c’est son fils aîné qui aurait dû hériter du rang de chef de clan à sa mort.

Le destin a changé la donne, car cela ne s’était pas passé ainsi. Le fils de Ted était déjà mort quand mon oncle m’a demandé de l’achever pour perpétuer la meute des Shepherd. Il se mourrait, le temps nous était compté, alors la mort dans l’âme je lui ai obéi. Pour la première fois de ma vie, j’ai tué quelqu’un. Ce jour-là je me suis obscurci l’âme en abrégeant la souffrance de ceux qui se mourraient et pour qui, même avec mes capacités accrues, je ne pouvais rien faire… mis à part faire taire la douleur définitivement... Dans mes plus terribles cauchemars, je me vois encore les mains sanglantes, errer dans notre campement réduit en charnier à me dire que ce n’est pas la réalité mais rien qu’un mauvais rêve.

(…)

Je suis déçu, ce soir Arès a posé un jour de congé. J’aime son contact et nos discussions. C’est un gars plutôt direct et franc. Toutefois, le grand black cache bien son jeu sous son look d’armoire à glace. L’homme n’est pas dépourvu de philosophie et bien au contraire, je lui trouve un regard plutôt éclairé sur le monde qui nous entoure. J’apprécie son côté force tranquille. Nos histoires sont différentes, mais nous avons quelques vieux réflexes en commun qui nous rapprochent.

Je teste une nouvelle bière. A chaque fois, je donne carte blanche au barman pour me faire découvrir ce qu’il a en stock. Je m’installe toujours au comptoir, préférant cela que rester seul comme un idiot à une table. Cela me permet de tailler la bavette avec d’autres habitués, les employés où même le patron. L’oméga est un homme fier. Je lui ai tout de suite fait comprendre que je venais là pour me détendre et qu’il n’avait pas de contrariété à avoir quand à mon statut d’alpha.

C’est l’heure d’affluence, celle où les gens sortent des bureaux et cherchent un moment de répit avant de rentrer chez eux. J’aime bien l’ambiance qui règne dans le bar. Même si j’ai été élevé en pleine nature, j’apprécie le coté communauté que je retrouve ici et l’affichage résolument ouvert du Pink me convient.

(…)

Ils sont arrivés comme une volée de corbeaux, des jeunes et des moins jeunes avec un look qui ressemble un peu au mien, le genre « sortis du bois ». Le personnel du bar a d’abord été surpris, ne sachant pas s’il s’agissait d’un enterrement de vie de garçon un peu loufoque, ou de réels perturbateurs. Ils se sont éparpillés dans le bar, gênants sans trop l’être. Même moi j’ai eu du mal à définir leurs intentions. Un peu provocateur mais pas suffisamment pour justifier une réaction d’offensé. Un des types s’est installé sur le tabouret à côté du mien, prenant ses aises en poussant ma pinte de son coude. Je suis d’un naturel pacifique, mais je n’apprécie pas que l’on me marche dessus.

- Dis l’ami, le bar est assez spacieux pour que chacun y tienne à l’aise sans bousculer son voisin.

Le gars se tourne vers moi, le regard torve. Sa bouche est plissée dans un rictus qui ne présage rien de bon. Dommage qu’Arès ne soit pas là. Le vigil est connu pour s’imposer sans faille. Ces types auraient-ils eu vent de l’absence du gardien des lieux ? Ce qui est certain, c’est que le malabar qui me toise à la limite de la provocation se sent tranquille, et intouchable. Cela débute par un éclat de voix au fond du bar.

- Répète un peu ce que tu viens de dire ?
- Connard
!

Je me retourne vers l’origine du chahut pour voir un client aux prises avec l’un des perturbateurs. Je me lève à demi quand une main se pose sur mon épaule pour me faire rassoir. « Gros cul », c’est ainsi que j’ai mentalement surnommé mon pousseur de verre m’enjoint à rester sage. Je fronce les sourcils et ouvre le museau pour lui dire ma façon de penser quand une nouvelle altercation survient mais cette fois-ci à l’opposé de la première. Leur manœuvre est bien huilée, ils ont agacé de ci, de là les gens. Je sens une vague de colère monter dans le bar, et même si les clients sont ordinairement calmes, l’alcool aidant avec la fatigue de fin de journée une bagarre générale se déclenche.

- Avertit ton Boss !
- Il s’est absenté pour une petite heure ! Je viens de l’appeler.


Le barman tente de mettre à l’abri ce qu’il peut. « Gros cul » se marre comme un goret. Il devient évident que ces casseurs avaient préparé leur coup. Arès et son Boss sont les piliers de la sécurité du Pink. Je me lève à nouveau, « Gros cul » aussi. Tant bien que mal j’essaye de protéger les clients mis à mal, mais l’autre teigne ne me lâche pas et nous en venons aux mains. Une mandale bien placée en vient rapidement à bout. Mais je suis seul au milieu de ce capharnaüm. Je ne tente même pas de raisonner cette bande qui n’est venue que pour une chose, foutre la merde et se battre. Je me fraye donc un chemin parmi les gens, et assomme un par un les voyous. Paradoxalement mon job de médiateur m’amène parfois à la castagne. Je sais donc parfaitement doser ma force pour assommer sans trop amocher la personne visée.

Ma tâche est pas aisée, entre les clients effrayés, ceux qui sont blessés et ces enragés qui sont venus à une bonne quinzaine. Trois d’entre eux s’aperçoivent que je mets méthodiquement KO leurs potes. Ils tentent de me tomber dessus en même temps. Forcément ça fait du dégât et du ménage sur les tables. Des verres se fracassent au sol, le rendant glissant et très coupant. Je n’ai pas le temps de comprendre ce qu’il se passe qu’un fusil à pompe est pointé sur ma poitrine par un flic en tenue de combat. Dans mon poing, je tiens le col d’un des casseurs alors que j’en ai un accroché à mon dos qui tente de m’étrangler.

L’arrivée des forces de l’ordre calme tout de suite le jeu. J’en aperçois deux qui tentent de fuir dans la rue. Ils sont rapidement pris en chasse.

- Que personne ne bouge, les mains sur la tête.
- Heureux de vous voir monsieur le policier, ils sont venus…
- La ferme les mains sur la tête.
- Je tentais de les arrêter !


A ce moment-là, un client a une phrase malheureuse… « Il est habillé comme eux ». Le regard du policier devient mauvais. Tout m’accuse. J’étais en train de cogner un type et j’ai du sang sur les phalanges. Côté look, je colle parfaitement à celui de la bande de casseurs. La nuit s’annonce longue…  L’atmosphère est encore trop chargée de tensions, de peurs et de colères pour que l’on m’écoute plaider ma cause. Arès n’est pas là pour me disculper et le reste du personnel bien trop occupé à gérer les soins de première urgence et sécuriser le bar. C’est un peu la panique, car les policiers bloquent la sortie pour ne pas laisser échapper un fauteur de trouble. Je prends donc mon mal en patience. Quand il y aura moins de monde, je pourrais expliquer que je tentais de les stopper et que je ne me bagarrais pas par plaisir.

« - Ce type a assommé six hommes sans même forcer… »

Ce n’est qu’un murmure qui vient de la sortie. C’est le même client qui a fait remarquer que j’étais habillé comme les casseurs, et qui me désigne comme dangereux. Son regard fuit le mien quand il s’aperçoit que je le regarde. Tu parles d’un témoin ! Dehors, il y a plein de voiture de police ainsi que des ambulances. Le verre coupant des pintes brisées a blessé quelques personnes. Deux clients ont le nez qui pisse le sang.

Les casseurs sont rapidement menottés avec la lecture de leurs droits. Quand vient mon tour, j’essaye d’expliquer qu’en aucun cas je suis avec ces fous furieux qui même menottés ne peuvent s’empêcher d’injurier tout le monde et les policiers en particulier. C’est insensé de me confondre avec ces gens tout de même ! Et bien pourtant si. Quand j’ouvre mon museau on me dit que j’ai le droit de garder le silence et que ce que je peux dire pourra être retenu contre moi. Et merde… C’est Tobias qui va se marrer quand il saura que je me suis fait arrêter pour bagarre, moi qui suis sans cesse sur son dos pour qu’il devienne plus docile et moins violent. Sans parler du fait que me faire arrêter de la sorte, ça plombe un peu mon intention d’aller proposer mes services de médiateur à la police locale. Il est beau le médiateur à arranger la situation à coup de mandales. Seulement impossible de leur avouer que je peux lire finement les réactions d’un corps pour savoir quand une tentative de médiation est vouée à l’échec. Ces types sont venus pour casser et frapper. Ils s’attendaient à se faire chopper. Je ne peux rien faire face à ce genre de mentalité.

Me voilà donc emmené sans ménagement dans le fourgon de la police. Comble de contrariété « Gros cul » s’amuse à brouiller encore les pistes en affirmant haut et fort que nous sommes potes. Je me récrie de ce mensonge, mais les policiers présents ne font pas de détails, jugeant qu’une personne innocente peut aisément se disculper au poste de police.

Je ronge mon frein sur le chemin qui nous amène au central. En quittant le bar, j’ai vu des policiers interroger les gens. J’espère qu’un des clients dira ce qu’il en est et ne fera pas l’amalgame entre moi et les fauteurs de troubles. En dernier recours, il y a toujours le personnel du bar et le barman.

A l’arrivée nous sommes répartis dans deux cellules, parqués comme des bestiaux. La colère me gagne. Je n’ai rien fait sinon tenté d’aider les gens et je suis traité comme un criminel ! J'arbore être enfermé. Après vingt-ans de vie en plein air, me retrouver comme un lion en cage est un supplice. Je dois faire un énorme effort pour taire le hurlement de loup qui monte dans ma gorge. Ma vie d’avant me manque. C’était un temps où nous nous moquions des lois d’état et vivions notre vie de nomade avec bon sens et mesure. L’honnête ne paye pas toujours. La preuve, je suis enfermé avec ceux qui me tapaient dessus il y a même pas une heure. D’ailleurs ça les démange de me rendre la pareille. Ils guettent du regard les garde-chiourmes pensant pouvoir me démonter le portrait dès qu’ils auront le dos tourné. Cela ne manque pas, je sens une main méchamment saisir mon épaule.

- Tu vas morfler mec.
- Non, toi tu la ferme ou tu crèves ! Et ça vaut pour les autres !


Je hais cette situation qui m’oblige à user de violence. Celui qui pensait m’en coller une, a les mains serrées sur la mienne qui lui tient la gorge. Ses pieds battent l’air comme le pendu qu’il est et que je tiens à bout de bras malgré ses quatre-vingt kilogrammes bien tassés. J’ai à peine bougé, le rapport de force est tellement inégal et loin de mes façons d’agir. Mais bordel, je suis en taule à cause de ces crétins ! Je lâche le type avant qu’il ne bleuisse. Ça menace à voix basse, puis s’écarte autant se faire se peut.

Un a un nous sommes sortis de la cellule pour être brièvement interrogé. Quand c’est enfin mon tour, j’ai espoir de dormir à la maison et non pas de devoir veiller toute la nuit pour ne pas me faire prendre en traitre. Mes illusions s’écroulent quand on m’installe devant un agent de police excédé et très fatigué. J’essaye de faire bonne figure et d’être poli. Mais cela ne semble avoir aucun impact, les questions fusent comme des couteaux.

- Nom, prénom, profession.
- Shepherd Willem, Professeur de SVT, éducateur et médiateur.

Le regard méfiant du policier me scrute plus attentivement.

- Je travaille au Lycée de Beacon Hills et sur le campus. Je suis un simple client du Pink. J’ai essayé d’arrêter ces types.
- Un témoin vous a vu assommer six hommes.
- Oui les casseurs. Ils avaient préparé leur c…
- Et vous ne vous en cachez pas ! Vous savez combien cela peut vous valoir une accusation pour coups et blessures ?!
- Mais puisque je vous dis que j’ai tenté de stopper ces…
- Ce n’est pas ce que dit le témoin !
- Demandez au personnel du bar !
- Vous êtes habillés comme les autres que nous avons arrêté et nous vous avons pris en flagrant délit en train de taper sur un homme.
- Homme que vous avez aussi arrêté ! C’est un des casseurs ! Et depuis quand porter une veste de bucheron fait de moi un hors la loi ?!
- Continuez sur ce ton, et je vous colle outrage pour agent !


Rester calme, surtout rester calme. Ce policier doit surement avoir plus envie de rejoindre la femme et les enfants que je vois dans un cadre photo que de se pencher sérieusement sur mon cas. Oui j’ai frappé ces types, mais c’était pour la bonne cause ! Forcément, dit comme ça… Je viole la loi même si mes intentions sont honorables. Je n’en veux pas forcément à ce policier qui a visiblement fait plus que sa journée et qui arrive à ses limites. Il faut que je procède autrement. Je dois me résigner à passer la nuit ici. Ils m’ont confisqué mon téléphone, je n’ai pas le droit d’appeler avant demain matin. Par contre si je me moque de l’inconfort d’une cellule, je n’ai pas envie de devoir rester sur mes gardes toute la nuit.

- Tout ce que je dis est consigné sur le procès-verbal ?
- Oui.
- Alors j’ajoute ceci. M’enfermer dans la même cellule que les casseurs équivaut à mettre ma vie en danger car j’ai tenté de les arrêter et que pour cela j’ai dû utiliser la force car il n’y avait aucun autre moyen. C’est tout noté ?
- Oui…
- Très bien. Si vous persistez à m’enfermer avec la racaille et que l’on trouve demain matin mon cadavre dans la cellule, vous aurez intérêt à trouver un bon avocat, car ma famille ne vous lâchera pas.
- Menace envers un agent de police ! Vous aggravez votre cas monsieur Shepherd.
- Non, je tente de sauver ma vie. Je veux parler à votre supérieur.
- L’adjoint du shérif a d’autres chats à fouetter.
- Je disais ça simplement pour vous dégrever de ce qui peut se passer cette nuit si votre chef maintient ma détention dans la même cellule que ces casseurs. ça ne sera plus vous qui serait accusé...


Son cœur dérape alors que jusqu’à présent il n’avait guère montré d’inquiétude. J’ai une chance qu’il parle à son supérieur. Ce n’est pas gagné, car rien ne dit qu’il voudra bien croire ma version des faits au mieux pour me relâcher ou à défaut de m’isoler dans une cellule à part.

Mon retour entre les barreaux est visiblement attendu par mes « compagnons » de cellule. Il y a eu concile à bulle. J’ai beau être un alpha, ils sont nombreux et surtout je peux difficilement me laisser aller à pleine puissance sans trahir ma nature. Je me laisse glisser au sol dans un angle. Je rumine ma frustration. Je ne doute pas arriver à prouver ma bonne fois, toutefois il faut que je survive pour le faire. La vie sédentaire est décidément bien compliquée.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Jeu 24 Nov - 21:48


C’est une erreur….

Une semaine. Une semaine qu’il n’y a aucun dossier « non classé » à classer. Ça fait un bien fou, j’ai presque l’impression d’être en vacances. Bon, évidemment, après l’enfer qu’on a traversé, littéralement, avec Brian, tout me parait bien plus anodin et innocent, surtout quand le surnaturel ne s’en mêle pas. J’ai un peu de mal à m’habituer à cette présence, l’autre, qui est devenue véritablement une partie de moi. C’est comme si je me réveillai d’un long rêve, pas vraiment un cauchemar, et qu’il était là. Il semble s’approprier mes habitudes, se faire à sa nouvelle condition. Ni lui ni moi ne pouvons dire ce qu’il va arriver de nous. Car finalement, il n’y a plus de « lui » ou de « moi », mais bel et bien un « nous ».

Sauf que ce mot, je l’associe aussi, et aussi longtemps qu’il l’acceptera, à Brian. Bon sang, ce qu’il a osé faire pour moi, pour me retrouver. Et je tremble à l’idée de ce que je serai devenu, du moins mon corps, si l’autre avait entièrement pris possession de moi. Je crois que Cerberus découvre les sentiments humains, et qu’il ne sait pas vraiment si c’est une bonne chose. Mais une certitude demeure : je suis plus fort que je ne l’ai jamais été. Le Nemeton m’a reconnu, accepté, presque sanctifié, si je croyais vraiment à ces choses. Je constate avec une certaine ironie matinée d’amertume qu’il m’est plus facile de croire à l’enfer qu’à Dieu ou au paradis. Question d’origine, je suppose, ou de devoir, quelque chose comme ça.

« Truc » est revenu de l’enfer avec de nouvelles capacités. Pour le moment ça nous amuse beaucoup, avec Brian, mais que risque-t-il de se passer, à terme, si cette bestiole attachante se met à utiliser son pouvoir n’importe ou par fantaisie ? Et pareil pour truc, d’ailleurs. Oui, je traite Brian de bestiole attachante, c’est de bonne guerre, il me traite de sac à puce. D’ailleurs en parlant de ça, un truc étrange se produit depuis que je suis revenu de l’enfer. Les chiens avaient toujours eu tendance à me tourner autour, à rechercher, quelque part, ma compagnie. A présent, ils sont toujours la, mais il y a comme une sorte de déférence, de crainte. Dès que je m’approche d’eux, leur parlant doucement, ils reviennent fourrer leur truffe humide dans la paume de ma main, mais sinon, c’est comme si ils craignaient de me voir soudain en colère contre eux, ou violent. Je ne peux pas leur en vouloir, car je sens effectivement une certaine violence en moi depuis mon retour. Plus fort, oui, mais moins posé, aussi.

Nous continuons à nous entrainer, avec Brian, et parfois Jansen nous rejoins. Moins souvent qu’avant, car il bosse beaucoup pour son école de danse, et nous comprenons parfaitement. Notre trio à un rapport particulier avec Alessandro, le patron du Pink Print. Jansen est son amant, Brian son antéchrist et moi.. Et bien moi je bénéficie de circonstances atténuantes, selon l’échelle de moralité de l’italien, vu que j’ai beuglé comme un pochtron toute une soirée mémorable, enfermé avec Charlie, son cuistot, et je dois dire que mon répertoire de chansons paillarde c’est bien étoffé à l’occasion de cette soirée. Pour ainsi dire, donc, Alessandro me regarde en chien de faïence. Il y a une autre personne qui me relie, d’une certaine façon, au Pink. Arès. Le gardien. Notre rencontre avait plutôt été musclée, mais à l’époque, je n’étais pas entier comme aujourd’hui, ce qui fait que Cerberus avait pris les commandes et d’une façon plutôt agressive. Quand j’étais revenu à moi, nous avions pu discuter et même si je suppute que le gardien à franchi plus d’une fois la ligne que je suis censé préserver, je dois dire que j’aime bien ce gars. Je n’en parle pas trop à Brian, qui à une conception plus rigide de la moralité, et c’est aussi pour ça que je l’aime.

« Jordan ! un appel au Pink ! C’est le bordel ! »

Et pourquoi c’est MOI qu’on fou sur le coup ? D’un autre côté, ce n’est effectivement pas très rassurant. Je fais toute confiance à Arès pour savoir gérer une bagarre de bar, quand bien même des perturbateurs auraient pu passer sa vigilance à l’entrée. Donc pour que ça dégénère, c’est que ça doit être du sérieux. J’hésite un instant à mettre Brian sur le coup, mais je crois qu’il y aurait une incompatibilité d’objectifs entre lui et le patron. Disons que je bénéficie d’une relative plus grande neutralité, même si je sais parfaitement qu’il déteste les flics et qu’il ne va donc pas apprécier que les forces de l’ordre déboulent dans son bar.

C’est pourtant ce qui arrive, et lorsque j’empoigne mon arme pour calmer les ardeurs, je constate que le dégout que je ressentais depuis quelques temps vis-à-vis de mon arme « ordinaire » s’est amplifié. J’ai presque envie de vomir au contact du métal, mais je n’en laisse rien paraitre. Je crois que Cerberus, même s’il essaie de s’intégrer avec moi, fait partie de l’ancien monde et qu’il abhorre les armes modernes... je n’ai peut-être pas fini d’avoir des surprises avec lui. Il serait dangereux de constater qu’au moment de faire appel à mes capacités de démineur, ou à mes aptitudes de tireur, je n’y arrive plus parce que MONSIEUR le gardien du seuil n’aime pas ça.

Un des embrouilleurs essaie de me répondre alors que nous leur demandons de mettre les mains sur la tête, avec mes collègues, mais une victime du bar me le désigne comme faisant partie de la bande. J’ai horreur de ces types, qui sont de plus en plus organisés, et de moins en moins brut de décoffrage. Ce type, la , par exemple. Il ferait presque boyscout, si je m’attardai à son look. Mais on ne me la fait pas. Je crois vraiment que les gus présents essayaient de déclencher un vrai chaos. Finalement, je crois que je préfère les problèmes surnaturels. J’ai moins de scrupule, dans ce cas-là, à tailler dans le lard…

Alors que nous les coffrons, je me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, j’étais moi-même enfermé, volontairement, derrière les mêmes barreaux. Mon regard s’attarde un peu sur le boyscout. Jolie gueule.. Un truc me titille à son sujet. C’est comme une sorte d’indice dans son attitude. Mais je n’arrive pas vraiment à mettre le doigt dessus.
Mais j’ai une magnifique paperasserie à faire, aussi à partir de maintenant cette histoire ne me concerne pas…

Du moins, c’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je reçoive la visite d’un collègue qui m’explique avec une certaine anxiété qu’un des types prétend être innocent et craint pour sa vie… Ma main à coupée que c’est le boyscout.. Bon sang ! Qu’on me donne un corps à aller cramer, vite, c’est plus reposant !

Pestant tout le long du chemin, je finis par m’approcher des cellules pour découvrir le type tassé dans un coin, le regard mauvais des autres sur lui. Il y a un truc qui me chiffonne. On peut pas faire confiance à ces types, mais je sais lire les attitudes, même avant que Cerberus ne renforce cette aptitude. Ce type ne « fait pas partie de la bande », ou ils sont tous de très bons acteurs… Je ne crois pas pouvoir me permettre une bavure , surtout en ce moment ou on est encore dans le collimateur, rapport à ces fameuses affaires non classées… Stilinski a beau couvrir nos arrières, à Brian et moi, sans compter les autres, il y a beaucoup trop de disparitions depuis quelques temps. Et ces docteurs que j’ai affronté sans succès m’inquiètent aussi.
Que faire…
Pris d’une impulsion, j’ouvre la cellule et fais signe au type de me suivre.
« contre interrogatoire », dis-je assez fort pour que les autres nous fichent la paix, et je l’amène dans mon bureau, sans ménagement, pour donner le change.
Une fois à l’intérieur, en revanche, je tombe le masque.

« Bon… Si je t’enlève les menottes, il faut que je m’attende à des problèmes ? »
Deux paires d’yeux le scrutent, attendant sa réponse. Mes yeux, et ceux de cerberus. Je lui fais glisser une tasse de café « lazarre lève-toi ». Et non, je ne joue pas au méchant flic / gentil flic. Il faut être deux pour ça.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Ven 2 Déc - 20:57

Sheperd
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C’est une erreur monsieur l’agent !
Le dos coincé dans un angle de la cellule je me concentre à détailler mes pompes. Lever les yeux revient à croiser des regards provocateurs et mauvais. Je suis quelqu’un de calme, mais comme tout un chacun, j’ai des limites. J’applique donc une des méthodes que l’on apprend à ceux qui font le job de médiateur et que j’utilise un peu de manière innée : ne pas se laisser soumettre à la pression. Je reste donc attentif à une éventuelle approche de ces imbéciles qui ne cherchent que la violence et l’affrontement, mais sans regarder leur provocation. Je me soustrais ainsi à une part du stress que cette situation m’impose. Lentement je répète mentalement notre mantra.

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

Il prend tout son sens dans la situation qui est la mienne. C’est évident que je suis mécontent de cette injustice et de ce procès d’intention simplement parce que mon style vestimentaire ne suit pas le dictat de la mode. Je grogne intérieurement, car je suis un peu claustrophobe. Me retrouver bloqué derrière des barreaux d’acier avec ces fouteurs de merde n’est pas la panacée. Les interjections commencent à devenir de plus en plus virulentes. Ils me traitent un peu de tous les noms et comme le Pink a une orientation clairement affichée, je me ramasse tous les stéréotypes sur les homos. Je sens que je vais en bouffer un…

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère…

Je manque d’air, de plus ces types sentent la pisse, la sueur et l’alcool bon marché. Une « cage » s’ouvre et se referme à côté de la nôtre sur un type qui semble avoir pris la murge de sa vie. Ça braille des débilités et des injures. Bordel, j’entends presque les poux grouiller sur la tête du poivrot qui vient de coller sa trogne entre les barreaux pour regarder de notre côté. J’ai besoin d’air frais et non pas de cette puanteur viciée qui règne dans le bloc des cellules. Un des skins s’est approché avec des gestes obscènes sur son bas ventre. Il me parle de sucer, je vais pour lui rétorquer que s’il est partant pour une émasculation je suis son homme, seulement la porte principale s’ouvre le faisant reculer et moi me taire. Je leur lance un regard mauvais. Cela va être difficile de passer la nuit ici. Peut-être qu’il faut que je provoque une bagarre pour que l’on nous sépare. Mais cela grèverait mes chances de décrocher un job au poste de police.

Je n’ai pas regardé qui est entré, mais quand l’homme est assez proche dans mon dos je perçois une aura forte. Comme celle d’un alpha mais ce type, qui s’avère finalement être l’adjoint du shérif, n’est pas un loup. Mon corps réagit par instinct. J’ai juste le temps de fermer les paupières pour cacher la lueur rouge qui vient d’apparaitre dans mes prunelles.

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. Je plie…

Plier, il faut que je plie pour sauvegarder mon anonymat. Je souffle doucement pour faire refluer mes attributs de loup qui ne demandent qu’à s’exprimer face à l’aura du policier. C’est mon rang d’alpha qui s’exprime naturellement. C’est un comportement social normal pour le chef de meute que je suis. Attitude qui est rarement en phase avec ce qui doit être dans le monde des simples gens.

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. Je plie…

- Contre interrogatoire !

La porte de la cellule s’est ouverte et quand je lève le museau, c’est clairement moi que l’adjoint fixe. Je ne sais pas si c’est bon ou mauvais pour mon matricule, toutefois cela a le mérite de me faire sortir de cette cage qui m’oppresse. Ce Parrish m’attrape par l’épaule sans ménagement et me sort du bloc des cellules sous les quolibets des autres. J’ai envie de lui dire que je sais marcher tout seul comme un grand garçon, seulement mon petit doigt me conseille de la fermer. Me revoilà donc du côté plus sympathique du poste de police. Sympathique dans le sens qu’il n’y a pas de barreau et que les flics qui s’y trouvent ne sentent pas la pisse, ni le vomi. Car niveau espace, ils ne sont guère mieux lotis que les prisonniers qui s’entassent dans les cellules. J’atterris dans le bureau de l’adjoint. Immédiatement je respire mieux, en plus il y a une fenêtre qui donne sur l’extérieur. Il fait nuit, mais peu importe, après la vitre c’est le dehors que l’on ne voit pas en cellule. L’oppression de l’enfermement s’allège un peu. Maintenant, il y a deux options. Soit les témoignages me disculpent, soit ils m’enfoncent…

- Bon… Si je t’enlève les menottes, il faut que je m’attende à des problèmes ?

Je fais signe que non. Je ne peux pas lui dire que m’en délivrer n’est qu’une simple formalité. Les barreaux de la cellule me donneraient plus de fil à retordre que les bracelets de métal, mais avec du temps, pas de témoin gênant et de la persévérance, je me sens capable de les tordre suffisamment pour me faire un passage. De toute façon il n’est pas dans mon intérêt de m’échapper ou de faire le con. Machinalement, je frotte mes poignets après que le shérif m’ait retiré les bracelets. Il m’offre même un café. J’écarquille les yeux à la première gorgée. Euh… C’est un test ? Une mauvaise blague ? Même le café que nous faisions à notre campement était meilleur. Si c’est ce que boivent les flics, il ne faut pas s’étonner des bavures policières ! Nonobstant, j’accepte le breuvage et le symbole d’apaisement qui va avec.

Je prends le temps de siroter ce « nectar », les yeux braqués sur l’adjoint par-dessus le gobelet. Il ne sent pas le loup, mais il n’est pas humain. Je le détaille un peu plus finement. Plutôt carré d’épaule, il affiche une mine sérieuse. Je ne sais pas par quoi commencer. L’erreur de mon arrestation, mon envie de bosser ici ou avouer ma nature ? Il ne semble pas avoir perçu mon statut d’alpha ou il cache bien son jeu. Il ne parait pas vouloir me poser de question. C’est déstabilisant. Dans son dos, la vitre de la fenêtre me renvoie mon reflet. Je suis dépenaillé, j’ai des traces de sang là où un de ces cons m’a entaillé la peau avec un verre cassé. Mes phalanges montrent que j’ai rendu des coups. Du sang séché macule mes articulations. Je ne peux nier m’être battu. Il manque deux boutons à ma chemise de flanelle. Rien dans ma mise ne joue en ma faveur. J’ai l’air d’un voyou… Me reste l’astuce de la tête de chiot battu, mais je doute que Jordan Parrish soit sensible à cet argument. Par le passé quand je me faisais attraper à chaparder sur les étalages, j’avais joué de ma belle gueule. Cela avait marché… parfois…

- Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. Je plie…
- Hein ?


Je viens de me rendre compte que j’ai récité mon mantra à haute voix. Je vais encore passer pour un marginal alors que c’est justement ce que je tente d’éviter. Je n’ai aucun moyen de prouver seul ma bonne fois. Le barman sait que je suis un client tranquille ainsi que le patron du bar et Arès. Seulement à cette heure-ci le barman doit être rentré chez lui, quant au boss du Pink et son vigile, dieu sait où ils se trouvent. Ma situation n’est pas simple. Madison est de garde à l’hôpital et la carrure de grand nounours de mon frère Keanus ne peut que me desservir. Je tente l’honnêteté en espérant qu’il me croit.

- Je… je suis un client régulier du Pink. Le patron, son vigil et une partie du personnel peuvent en témoigner. Arès… euh le vigile était en congé ce soir. M’est d’avis que la bande de casseur le savait, ainsi que pour l’absence du Boss. Il est un lo… un gars réputé pour être costaud… Les skins sont arrivés et se sont répartis dans le bar, puis ils ont provoqué des bagarres. Cela a dégénéré, j’ai tenté de les stopper. Je me suis donc battu car ils étaient sourds à toute conciliation. Comme je suis un peu habillé comme les skins quelques clients ont cru que j’étais avec eux.

Je regarde ma tasse de café. Suis-je crédible ? Je suis censé être un médiateur, je devrais être capable de plaider ma propre cause.

- Écoutez, j’imagine que le patron du Pink ou son vigile ne viendrons pas avant demain matin pour faire la déclaration des dégâts dans le bar. Tout ce que je demande c’est d’être enfermé dans une autre cellule que celle des casseurs que j’ai tenté de stopper. Euh… une grande cellule, je crains les endroits clos… Promis je me tiens à carreau.

Je fais une grimace penaude. Ma requête est ridicule. Personne n’aime se retrouver enfermé dans une cage et je ne suis pas en position d’avoir des exigences. Seulement je ne peux pas lui dire tout de go que je suis un loup garou alpha un peu beatnik qui a vécu les vingt-cinq premières années de sa vie au grand air et que l’idée de passer une nuit enfermé va me demander un gros travail de contrôle sur moi-même. Sur le bureau, il y a une tonne de dossiers en souffrance. Il est évident que Parrish m’a fait venir ici parce que j’ai collé la pression à son sous fifre et qu’en bon officier il ne pouvait ignorer ma demande de me faire entendre. Mais de là à me croire et accéder à ma requête…  

- Je ne ferai pas d’ennui. Je souhaite simplement être isolé des autres, jusqu’à ce qu’un témoin corrobore ma version.

L’idée de passer une nuit en taule ne m’enchante guère, mais si je pouvais éviter de passer au casse-pipe en étant enfermé avec les autres casseurs… Je regarde le fond de mon gobelet dans lequel il reste un fond de breuvage noir charbon assez infâme. Pourtant c’est la seule « douceur » que j’ai en ce moment. Une lame de mélancolie me submerge. N’est-ce pas utopique de notre part d’imaginer pouvoir nous adapter à une vie de sédentaire ? Mais si nous n’y arrivons pas, quelle alternative nous reste-t-il ?





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Lun 19 Déc - 19:23


C’est une erreur….

Il a quelque chose ce type. Bien sûr, il est beau et il doit le savoir. Mais c’est autre chose. Un charisme, pas du même genre que le patron de Charlie.. Plutôt du genre de Ruby, quand j’y réfléchis. Je ne comprendrai que bien plus tard pourquoi j’ai pensé à ça à ce moment précis, mais toujours est-il que de penser à Ruby me fait me sentir mal. La tragédie qui nous a frappé, même si je ne fais pas vraiment partie de sa meute, m’a atteint au plus haut point. Surtout vu le rôle que j’ai dû jouer. Tous ces pauvres hères brulés, effacés, leur existence réduite à néant. Et pas seulement par ceux qui les ont transformés puis contrôlés, mais bel et bien par moi. Je n’ai plus l’excuse, à présent, de dire que c’est L’autre, Cerberus, qui assume.

Je sais ce que je fais. Je sais pourquoi je le fais, et le savoir ne rend pas la tâche plus agréable.
Le type à les yeux très clairs, et surtout très francs… Alors lorsqu’il baisse la tête au moment où il répond à ma question par la négative, je sais qu’il cache quelque chose… Et cet espèce de truc qui me chatouille désagréablement derrière la nuque me dit qu’il va bientôt falloir, si je ne me trompe pas, ajouter un nom à la Liste. D’un autre côté je suis peut-être simplement parano, vu tout ce qui a pu se passer dans cette ville de dingue sortie de l’enfer. Je ne comprends toujours pas comment font ces gosses, scott, stiles, lydia et les autres pour s’en sortir, surnaturels ou pas.

J’étais presque flatté de me retrouver catégorisé là-dedans moi aussi, avant de comprendre quelle était ma charge, ma responsabilité. Mais je ne suis pas du genre à les fuir. Sinon je ne me serai pas inscrit dans l’armée, et je ne serais pas adjoint aujourd’hui. Peu importe si Beacon Hills m’a attiré, il n’en reste pas mois que j’ai toujours mon libre arbitre et que, avant même de savoir que j’étais Cerberus, je savais que j’étais un homme au service, sinon de la loi, que je contourne parfois, au moins du bien..

Je tique un peu en pensant à ça. J’ai fais des choses pas forcément très bien, mais.. J’ai la conscience à peu près tranquille.

« meow ».

Tiens tiens.. Intéressant. Mafdet qui ne se montrait plus trop depuis les changements drastiques que j’ai subit, et l’attaque qui nous à tous atterré, viens nonchalamment, sous sa forme de chat, tourner l’air de rien autour de nous… Décidemment ce type doit être sacrément spécial.
Lorsqu’il marmonne une espèce de diatribe, je l’interrompt, sourcils froncés…

« hein ? »

- Je… je suis un client régulier du Pink. Le patron, son vigil et une partie du personnel peuvent en témoigner. Arès… euh le vigile était en congé ce soir. M’est d’avis que la bande de casseur le savait, ainsi que pour l’absence du Boss. Il est un lo… un gars réputé pour être costaud… Les skins sont arrivés et se sont répartis dans le bar, puis ils ont provoqué des bagarres. Cela a dégénéré, j’ai tenté de les stopper. Je me suis donc battu car ils étaient sourds à toute conciliation. Comme je suis un peu habillé comme les skins quelques clients ont cru que j’étais avec eux.

Bon.. Client régulier, je n’ai aucun moyen de le savoir. Je ne fréquente pas le Pink, et Brian non plus, même si son frère de sang y travaille, Jansen, bien trop mignon pour son propre bien… Charlie me fait marrer, mais son patron beaucoup moins. Je mise sur la franchise du type et donc prend ça comme une vraie information. Par contre il connait Ares. Et Ares, je sais ce qu’il est… Impossible qu’il ne se soit pas rendu compte, tout comme moi, de la nature, que je ne détermine pas encore vraiment, de notre invité. Cependant il marque un point. Je fais confiance à Ares. Oh, je ne lui confierai pas mes affaires, ça non. Mais il est honorable, sinon honnête. Je me doute qu’il doit brasser parfois de l’air vicié, mais c’est aussi un gardien.

« tu.. Vous connaissez Ares ? Il se trouve que moi aussi. Très bien même. Ce sera donc facile de vérifier ce point. Etant donné que ce n’est pas vraiment le genre de personne qu’on cite avec légèreté, je suis plutôt enclin à te…. Vous croire… »

Je n’en fais pas moins une moue perplexe… Sa demande suivante me parait assez raisonnable. Nos cellules sont rarement toutes pleines, il faut dire que les autres activités de Beacon Hills donnent à cette ville un climat un peu étrange. Les criminels en puissance craignent un peu d’aller trop loin, sauf les surnaturels. Quant aux collégiens, ils semblent totalement insouciants, cheveux au vent, du danger potentiel. Willem ne semble à priori rentrer dans aucune de ces deux catégories…
« bon… cette demande en particulier, ça peut s’arranger assez facilement. Pas habituer aux espaces clos hmm ? »

Son regard est vif. Il est sur le qui-vive. J’ai touché juste. Je sais que j’ai l’air d’un boyscout un peu naif, alors ça surprend toujours les gens lorsque j’ai l’air d’avoir pigé un autre truc. Brian est très fort là-dessus aussi. Ce n’est pas un type ordinaire, c’est sûr. Mais je me demande bien à quel endroit de la liste du bureau il pourrait se trouver. Difficile d’aborder le sujet tout de go. Mafdet semble soudain très intéressée aussi..
Bon, je tente ma chance avec ceux que j’ai, malheureusement, le plus croisé, à part ces derniers temps…
« J’imagine que vous devez avoir une faim de loup si vous n’avez pas mangé au pink ». Je ne suis pas expert dans les expressions corporelles, mais je me suis beaucoup amélioré depuis que je me suis désespérément accroché à mon humanité. Je pense avoir visé juste. Pas sur.. Pas encore.

« je peux vous trouver un truc. Ce sera quand même mieux que ce café « lazare lève toi » que je vous ai donné… Et puis autant ne pas vous laisser avec les autres types. » J’enfonce le clou.

« ceux-là, ce sont des vrais bêtes, ils se déplacent en meute ». Ce coup-ci, je le regarde droit dans les yeux. J’ai beau me contrôler un peu plus, la tension si soudaine me fait relâcher mon contrôle, et la température monte soudain d’un cran.
« meow ».
Mafdet me rappelle a l’ordre. Je me reprends à temps, avant que mes yeux ne luisent.



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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Lun 26 Déc - 17:16

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
J’ai abattu les maigres cartes que j’ai en jeu. J’ai préféré être honnête sans toutefois  évoquer ma nature de loup alpha qui dans le cas présent pourrait ne pas jouer en ma faveur. Je ne dois pas passer pour un meneur, mais plutôt pour un type sans histoire. Et avec le sang qui macule mes phalanges, c’est loin d’être gagné.

- Meow

Je sursaute sur ma chaise, car je n’ai pas flairé le chat. D’où diable sort-il ? Du diable, il en a la couleur, son pelage d’ébène doit en faire un redoutable prédateur… prédatrice, le minet sent la femelle. Je vais pour me focaliser sur l’adjoint et du sort qu’il va décider pour moi quand je trouve le regard du chat particulièrement dérangeant. Normalement ma présence devrait le rendre nerveux, cependant il semble familier avec Parrish dont l’aura n’a rien à envier à la mienne. Les animaux domestiques se seraient habitués à côtoyer les surnaturels ?

- tu.. Vous connaissez Ares ? Il se trouve que moi aussi. Très bien même. Ce sera donc facile de vérifier ce point. Etant donné que ce n’est pas vraiment le genre de personne qu’on cite avec légèreté, je suis plutôt enclin à te…. Vous croire…

Mon regard s’illumine d’un espoir. En effet s’il connait le tigre, il sait qu’il faudrait être fou ou totalement idiot pour se prétendre l’ami du black si cela est faux. L’adjoint fait cependant une grimace. J’hésite à lui dire quand à ma nature. Sait-il pour Arès ? Qu’entend-il par « très bien connaitre » ? Est-ce une invitation pour que je m’avance un peu plus et avoue ce que j’ai tût jusqu’à présent ?

- bon… cette demande en particulier, ça peut s’arranger assez facilement. Pas habituer aux espaces clos hmm ?
- … non… pas trop…


Je me méfie. La conversation roule à demi-mot et tout se prête à double sens. Les fauves comme moi n’aiment pas se retrouver prisonnier, et cela n’est pas une particularité de ma personne habituée à une vie de nomade. La prison rime avec cage, et cage rime avec chasseur. Je me suis redressé sur ma chaise, attentif. De quel côté est l’adjoint ?

- J’imagine que vous devez avoir une faim de loup si vous n’avez pas mangé au pink.
- … J’ai eu le temps de gober un truc italien à la viande, mais j’ai effectivement… une faim de loup.

J’avale ma salive. Parrish tourne autour du pot et a deviné ma nature, seulement je n’ai pas l’assurance de son appartenance à un côté ou l’autre de la barrière. Il va tout de même me renvoyer en cellule, s’il est de connivence avec les chasseurs, je suis un loup en sursis. Je pourrais le savoir en lui posant directement la question, mais cela reviendrait à me trahir.

- je peux vous trouver un truc. Ce sera quand même mieux que ce café « lazare lève-toi » que je vous ai donné… Et puis autant ne pas vous laisser avec les autres types. Ceux-là, ce sont des vrais bêtes, ils se déplacent en meute.

Son regard est direct, sa diatribe est virulente et son aura encore plus écrasante. Il ne semble pas aimer les gens qui se déplacent en meute… Ce n’est pas bon pour mon matricule ça. Il y a de la tension dans l’air, j’ai même subitement chaud. Le chat miaule alors que je m’aperçois que j’ai incrusté mes griffes dans les accoudoirs du siège où je suis assis. Il n’y a pas de lycan dans la bande des casseurs.

Nous nous regardons un moment. J’ai du mal à imaginer qu’il puisse rouler pour les chasseurs. Puis il m’a proposé de me trouver à manger. Quelqu’un qui offre un repas ne peut pas être mauvais. Mon raisonnement est certes naïf, mais c’est ce que je crois.

Il m’a libéré des menottes, bien que ce soit un piètre obstacle. Il ne me faut que trois enjambées pour attendre la fenêtre derrière son bureau. Cependant… fuir, signifierait un nouveau déménagement, or j’ai promis à Mady que cette fois-ci nous arriverons à nous intégrer.

J’ai pris ma décision, celle de jouer la carte de l’honnête. Je me lève donc doucement. Je le regarde à nouveau dans les yeux et laisse venir doucement cette couleur rubis, celle qui marque mon rang. D’une voix calme et que j’espère chaude et chaleureuse j’explique qui je suis.

- Je suis un loup. L’alpha d’une meute composée de ma tante, son fils et de mon frère. Les miens ont été décimés il y a sept années de cela à l’arme automatique par des chasseurs. Nous étions une meute de bohémiens pacifiques. Nous habitions dans des caravanes et nous déplacions au grès des saisons. C’est pour cela que plus qu’un autre loup, je crains les espaces clos et les cages.

Je me tais le temps de ravaler ma salive. J’ai l’impression que même le chat écoute ce que je dis.

- Pour tout dire, je pensais vous offrir mes services comme médiateur. Je suis assez doué dans ce domaine et j’ai déjà fait mes preuves… Malheureusement me faire embarquer pour tapage et coups et blessures…





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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 4 Jan - 13:34


C’est une erreur….

A ce stade, mais peut être que c’est parce que je la connais bien, il me parait impossible de confondre Mafdet avec un vulgaire chat. Sa façon de regarder les choses et les gens. La plupart du temps elle joue son rôle de minette à merveille, mais dès que l’on touche au surnaturel, son regard se fait intense, presque luminescent. D’ailleurs celui qu’elle m’a dédié m’a averti à temps avant ma propre luminescence… Mais lorsque je vois son attitude avec Willem, je me dis que quelque chose de spécial est en train d’arriver. Je ne suis pas sûr de connaitre le type de surnaturel que j’ai en face de moi, mais je suis sûr que s’en est un. Et plus puissant que la norme du coin.

Les données qui me parviennent sont faites de tout bois, et l’un d’eux peux brûler du feu du non-dit. Lorsque j’ai mentionné Ares, ce n’est pas de la crainte que j’ai lu dans son regard, mais de l’espoir. Il me parait évident à ce stade qu’il ne m’a pas menti, au moins sur ce point. Ceci dit j’envie parfois la capacité qu’ont les loups de détecter le mensonge. Ça me rendrait une fière chandelle dans mon boulot de flic. Mais qui sait. Avec un tel pouvoir, peut être que je n’aurai jamais voulu être flic. Ça me rappelle ma taquinerie avec Matrim. Je lui avais dit qu’avec son pouvoir il ferait un enquêteur redoutable, et sa réponse avait été qu’il n’y verrait aucun amusement, aucun intérêt. En lui parlant, j’avais eut l’étrange sensation de me parler à moi-même. Effectivement, si j’aime mon boulot, c’est aussi parce que j’aime les surprises. Savoir déceler le mensonge, la vérité…

- … J’ai eu le temps de gober un truc italien à la viande, mais j’ai effectivement… une faim de loup.

Bon.. Soit je suis à côté de la plaque, soit c’est effectivement un loup. Mais pas un loup solitaire, il se dégage une force de lui. Je ne peux pas vraiment percevoir ces fameuses auras, comme le font les loups ou Lydia. Mais je sens néanmoins les forces surnaturelles et arrive à doser leur degré , leur ascension et si elles sont liées à la mort ou non.

Mais quoiqu’il en soit, j’ai en face de moi une personne qui se pose beaucoup de questions, certes, mais qui semble honnête pour ce que je peux en juger. Depuis l’affaire à l’église, nous sommes tous à crans. Je suis une sorte d’invité permanent dans la meute de Ruby, bien qu’ayant un devoir de réserve et d’impartialité. Le stress collectif m’atteint.

Cependant je ne peux pas prétendre être de la meute, car qui sais si un jour je ne devrais pas réduire en cendres l’un d’entre eux s’il devait périr des griffes d’un ennemi jusqu’ici inconnu ? Comment me regarderaient les autres membres alors ? Ils voudraient la dépouille, se recueillir, sans doute, et je n’aurai peut-être pas d’autre choix que de leur soustraire. A l’église, Peter m’avait soulagé de ce choix, en me demandant de tout brûler. Pas de choix. Pas de décision. Mais un autre jour… Est-ce que d’invité de la meute, je passerai ennemi ?

Soudain je refocalise mon attention sur le jeune homme. Et j’ai immédiatement mon explication, pour avoir vu ce regard rubis dans les yeux de scott et de Ruby. Alors quand ses mots coulent enfin, je sais déjà ce qu’il va m’annoncer.

- Je suis un loup. L’alpha d’une meute composée de ma tante, son fils et de mon frère. Les miens ont été décimés il y a sept années de cela à l’arme automatique par des chasseurs. Nous étions une meute de bohémiens pacifiques. Nous habitions dans des caravanes et nous déplacions au grès des saisons. C’est pour cela que plus qu’un autre loup, je crains les espaces clos et les cages.

Un rapide coup d’œil vers Mafdet m’indique qu’elle n’a pas perdu une miette de cet échange. Bien.
Je me redresse, les bras croisés, observant mon jeune délinquant qui n’en est pas un. Lorsqu’il me propose ses services en tant que médiateur, j’ai plus ou moins déjà pris ma décision, mais je sais aussi que ce ne sera pas si simple.
Je lâche donc un grand soupir.
« Cette ville… Un vrai phare pour les gens… comme nous... ». Les poils de Mafdet se hérissent. Elle me met en garde, ne pas tout révéler.

« tu n’es pas le seul alpha ici. Mais ceci ne me concerne pas. Vous vous trouverez en temps voulu, je sais que ça marche comme ça avec vous. Cependant l’idée d’un médiateur pourrait m’intéresser, effectivement. Bien sûr, c’est surtout Stilinsky qu’il va falloir convaincre… Mais si on parle de tes capacités particulières, après sa crise de nerf protocolaire, il pourrait se laisser convaincre. Je n’ai pas ces dons pour la médiation, surtout lorsque d’autres surnat’ sont concernés. J’ai une mission à remplir, ici, mais ce n’est pas celle-ci… »

Il va falloir l’ajouter à la liste, aussi. Oh.. et rassurer Brian sans doute. Suffit qu’un beau mec, surnaturel, traine autour de moi et il se met en mode bourricot. Bon, pour être honnête, c’est exactement mon cas aussi lorsqu’on commence à le serrer d’un peu trop près… Tôt ou tard il faudra qu’on officialise tout ça. Mais je le laisse venir sur ce sujet. Je suis patient. Cerberus beaucoup moins, et il faut qu’on cohabite maintenant.

« bon, un truc à la fois.. rapport, circonstances, croisement des infos… Bien sur il faut vérifier que tu connaisses bien Arès et voir comment on peut te déconnecter définitivement des abrutis dans la cellule au fond… Tu as un coup de fil à passer, tu peux le faire ici, ou de façon plus protocolaire sur le téléphone dédié… Encore de la paperasserie, tout ce que j’adore ».

Résigné, je m’installe devant l’ordinateur pour rédiger mon rapport et faire en sorte que ça ne traine pas trop….




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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 11 Jan - 18:37

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
Voilà, j’ai déballé mon histoire, sans rien masquer. Je n’ai pourtant aucune assurance que l’adjoint va la prendre en considération. Il est indéniablement comme moi, un être surnaturel, cependant tous les êtres qui composent ce monde caché n’ont pas forcément la fibre « familiale » et j’en ai déjà croisé qui la jouait très personnel, parfois aux dépens des autres surnats. La duplicité n’est pas l’apanage de l’homme, loin de là. Toutefois je veux y croire. Son regard franc ne peut pas autant me tromper, pas à ce point. Parrish me semble être un gars bien.

- Cette ville… Un vrai phare pour les gens… comme nous...

« Nous »… Évidemment je me jette sur ce pronom qui « nous » colle dans la même catégorie, le même camp. Par ce simple mot, il me confirme ce que mes sens ont perçu. Son chat s’agite à l’aveu de son maître. L’animal au noir pelage semble avoir une position de gardien vis-à-vis du shérif adjoint. Est-ce une sorte d’esprit ? En tout cas son odeur est ancrée dans le bureau.

Jordan Parrish m’explique que je ne suis pas le seul alpha dans la ville. Je sais qu’il y en a un au lycée, et un autre en ville. Ayant été par le passé plutôt échaudé par les alphas que j’ai pu croiser, j’adopte une stratégie de contournement. D’un prudent repli, j’assure une vie paisible à ma meute. Je verrai plus tard si un contact direct s’impose. Je n’ai comme territoire que la maison de la meute et ne revendique rien d’autre.

- Cependant l’idée d’un médiateur pourrait m’intéresser, effectivement. Bien sûr, c’est surtout Stilinsky qu’il va falloir convaincre… Mais si on parle de tes capacités particulières, après sa crise de nerf protocolaire, il pourrait se laisser convaincre.
- Le shérif est aussi au courant pour… tout ça !


Wow ! Ça c’est un scoop et un bon. Déjà j’imagine les facilités que cela va me donner, si au poste de police, la haute autorité est au courant du monde caché. De plus Jordan semble dire que même en connaissant ma nature, son patron pourrait bien m’accepter dans son équipe ! Je fais un petit geste de la main qui montre que je suis content, puis je plaque vite mes paumes sur les cuisses comme un gamin pris en faute.

- Je n’ai pas ces dons pour la médiation, surtout lorsque d’autres surnat’ sont concernés. J’ai une mission à remplir, ici, mais ce n’est pas celle-ci…
- Si je peux aider… pour votre mission… Je… ma meute est traditionnellement non violente, toutefois nous avons les épaules solides. Nous sommes un peu bohèmes, néanmoins nous avons un grand sens de la justice et aussi l’envie naturelle d’aider ceux qui le nécessitent.


Je pense à James que j’ai mordu pour le sauver d’une mort certaine, à Kada’an qui craint de se faire dominer par la violence de sa louve et bientôt Maxine qui ne se fait pas assez confiance. Peu à peu je m’entoure de gens qui à un moment donné ont été dans la nécessité, mais qui j’espère vont se reconstruire et s’en sortir grandi dans le bon sens du terme. Oui, elle est là ma motivation.

Avant, les Shepherd vivaient un peu en égoïstes, isolés du monde, profitant de la générosité de la nature, sans se préoccuper du reste des gens. Je ne sauverai pas la terre à moi seul, seulement aider ceux qui m’entourent est un bon but.

- Bon, un truc à la fois.. rapport, circonstances, croisement des infos… Bien sûr il faut vérifier que tu connaisses bien Arès et voir comment on peut te déconnecter définitivement des abrutis dans la cellule au fond…
- Je suis serein quant à Arès. Et pour les abrutis du fond, ils cherchent la bagarre. Ce sont des humains, j’aurai le dessus, mais je préfèrerai éviter d’aggraver mon cas. Notre système punit celui qui frappe. Quand une victime se défend efficacement, elle passe du côté des criminels aux yeux de la justice…


Autant éviter la configuration qui va immanquablement dégénérer.

- Tu as un coup de fil à passer, tu peux le faire ici, ou de façon plus protocolaire sur le téléphone dédié… Encore de la paperasserie, tout ce que j’adore.
- Je suis désolé pour l’administratif. J’ai ce genre de tâches aussi au lycée et au campus. Ce n’est pas ce que je préfère... Je vais appeler d’ici, je pourrais parler plus librement…


Jordan hoche la tête pendant qu’il s’installe devant son ordinateur. Je dois faire un effort de mémoire pour me souvenir du numéro de Keanus. Mon portable étant consigné avec le reste de mes affaires. Je n’y ai pas accès.

- Bordel Will’ Jamais tu réponds quand je t’appelle ? Je t’ai laissé dix messages. T’as paumé ton phone ? C’est quoi ce numéro ?!
- Je ne pouvais pas te répondre Kean…
- Bon, maintenant ramène tes fesses et vite.
- Je ne peux pas venir…
- Mais je ne te laisse pas le choix frangin ! Tobias est en avance sur le calendrier. Il est parti de la maison à demi-transformé. Mady le course, mais il est plus rapide qu’elle.


Je tourne brusquement la tête vers le calendrier accroché au mur. La pleine lune est pour dans deux jours… En effet Tobias est en avance pour péter un câble. Cela ne pouvait pas tomber plus mal.

- Kean tu vas devoir gérer seul avec Mady, je  suis coincé.
- Mais coincé où  bordel ?!
- Coincé en taule !

Je ne suis pas fier de moi. L’alpha doit donner l’exemple et me voilà à négocier une cellule solo pour passer la nuit… Mon frère est plus fort que Tobias, mais il n’a pas mon aura. Pour stopper notre cousin, il va devoir utiliser la force. Se battre… se blesser, le blesser. Cette situation allait bien arriver un jour ou l’autre, mais...

- T’as fait quoi pour être en taule.
- Rien ! Je t’expliquerai plus tard. Je sors demain. Enfin si la personne qui peut me disculper vient au poste.


Je raccroche et m’écroule plus que je m’assois sur la chaise. J’ai bien entendu l’amertume et la déception dans la voix de mon frère. Je faillis à ma tâche… Si Tobias blesse quelqu’un ce soir, je ne me le pardonnerai pas. Je ferme les paupières à moitié. J’ai oublié la présence de Jordan et les laisse luire. Je cherche mon cousin, mais à la place de son aura je sens comme des perturbations, comme lorsqu’il y a de l’orage. Puis je me prends une claque mentale comme une décharge électrique, ou magnétique qui me fait tomber de ma chaise. Tobia n’est pas assez fort pour casser de lui-même notre connexion de meute. Je me frotte les tempes. Putain ça fait mal ! Je vois mon reflet sur la fenêtre derrière l’adjoint, j’ai les cheveux dressés comme si j’étais passé à proximité d’un très gros transformateur. C’est quoi ce pouvoir ? Surtout, c’est quoi cette chose qui rode dehors. Je sens le lien chaud de mon frère, celui plus affiné avec Mady, mais pas celui de Tobias.

- Ça va ?

La voix de Jordan me fait réaliser que j’ai le cul par terre, les jambes empêtrées dans la chaise. Je le regarde avec une once d’inquiétude… non de peur. Il y a quelque chose dehors, quelque chose d’effrayant. Mon aura est bien tombée sur un loup, mais ce n’était pas Tobias...

- Monstrueux. C'est monstrueux. Keanus ne va pas gérer cette chose...





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 25 Jan - 16:53


C’est une erreur….

J’envie ceux qui arrivent à taper des mots et des phrases de façon rapide. Par exemple, la, j’envie celui qui est en train d’écrire mes pensées. Toujours est-il que ce n’est vraiment pas ce que je préfère, taper des rapports… Je préfères largement en avoir…Avec Brian… Et je vous jure que je n’ai pas pensé ça, c’est celui qui écrit à ma place qui doit être en manque…

Bref.

Willem, Mafdet, moi. Un cocktail qui pourrait vraiment très vite partir en cacahuète, étant donné la susceptibilité de certains, l’impulsivité d’autres et l’angoisse de tiers… La chate noire à cessé de malaxer mes cuisses depuis un moment, et semble, quoiqu’on fasse, être à la périphérie de notre champ de vision, à willem ou moi. Comme si elle se faisait discrète, mais avec une pancarte fluo « je suis la » lorsqu’on finit par ne plus l’apercevoir.

Willem a l’air vraiment surpris de savoir que le shérif semble être dans la confidence. Il faut dire que j’ai mis un moment, moi-même, à oser me livrer à lui. En même temps, revenir d’entre les morts dans le bureau du shérif, à poil, couvert de suie, en étant sur le point de tuer un de mes collègues, ça aide à se confier… Puis il y a eut l’épisode de la liste… Et la valeur, purement monétaire, que j’avais sur cette liste à indiqué à tous ceux qui pouvaient la lire que j’étais une force à prendre en considération. J’étais loin de me douter moi-même à l’époque, ce que j’étais réellement…

Depuis, j’en ai fait du chemin. Notamment, grâce à Brian, je suis revenu de l’enfer et je suis enfin entier. Cerberus et moi ne formons à présent qu’un seul être, et même si il me reste à apprivoiser ces nouveaux pouvoirs, j’ai en revanche un sens aigu du devoir, et de la charge qui m’incombe. Une charge lourde, pesante, mais que j’accepte avec résignation.

Alors quand un individu, alpha de surcroit, se propose pour gérer des médiations disons… particulières, je pense vraiment que ça pourrait alléger mon tourment. Cette ville est bien trop fournie en drames surnaturels.

- Si je peux aider… pour votre mission… Je… ma meute est traditionnellement non violente, toutefois nous avons les épaules solides. Nous sommes un peu bohèmes, néanmoins nous avons un grand sens de la justice et aussi l’envie naturelle d’aider ceux qui le nécessitent.
Je le regarde, tordant un peu le nez.

« il y a un nombre étonnamment élevé de gens qui nécessitent une aide, dans cette ville. Et je prend un risque en t’en parlant, mais nous nous inquiétons beaucoup, ces derniers temps, des nouveaux acteurs surnaturels qui apparaissent dans ce contexte ».

Son coup de fil est passé pratiquement devant moi, ce qui m’indique, s’il le fallait, qu’il me fait confiance, et que donc, en retour, je peux sans doute faire de même…
Son coup d’œil sur le calendrier me fait moi aussi tourner la tête. Je ne suis pas un loup, mais je comprend immédiatement le problème… Encore une satanée pleine lune et toutes les magnifiques opportunités de drames qui vont avec.

Et puis soudain, alors que je l’observe, je le vois se tendre, se crisper, et surtout souffrir. Je ne le connais pas depuis longtemps, mais je n’aime pas voir souffrir inutilement les gens et je ne sais pas pourquoi j’imagine volontiers son visage plus adapté et habitué aux sourires qu’à cette souffrance.

Au fond de moi, sans que je sache comment exactement ce lien s’établit, je sens cerberus s’ébrouer. Le voile se déchire de nouveau, notre monde est perturbé, maltraité, et je vais encore devoir agir pour restaurer le voile, masquer les preuves, affronter le problème.
Je frissonne, à la fois d’angoisse, de peur, et à ma grande surprise, de désir de combat.
Je me rapproche de Willem alors qu’il est tombé par terre, inquiet. A ma question concernant son bien être, il semble perdu, presque apeuré. Quoiqu’il est pu sentir, ça a forcément un rapport avec ce que Cerberus a senti aussi.
- Monstrueux. C'est monstrueux. Keanus ne va pas gérer cette chose...

Je me met immédiatement à son niveau.
« quoi ? Quelle chose ? C’est important.. Nous avons… trouvé les traces d’un… monstre, récemment, avec mon collègue Brian… C’est plus fort, plus rapide, plus bestial qu’un loup, même alpha… Même avec ma nouvelle condition, je pense que je n’aurai pas le dessus si nos chemins devaient se croiser… Tu saurais retrouver sa piste ? »

Il cligne plusieurs fois des yeux…. Je viens effectivement de lui dire à la fois qu’il faut éviter cette chose, et qu’il faut la retrouver coute que coute…

Brian n’est pas dans le coin mais je lui laisse un message, un peu affolé. Il comprendra que je m’apprête à pister cette chose que nous avons vaguement approché lui et moi…
C’est une main solide et amicale que je tends à Willem, l’aidant à se relever, et mon regard glacial, lorsque nous sortons dans le hall d’acceuil, tue dans l’œuf toute véléité de questions ou reproches alors que j’entraine willem dehors, faisant fit de tous les protocoles. Voila qui me coutera au minimum un sermon de la part de Stilinski, mais nous n’avons pas de temps à perdre.

« tu peux le pister ? »
dis-je à Willem, alors que nous nous mettons à courir dans les rues. M’est avis qu’une voiture de flic serait une très mauvaise idée dans ce contexte particulier, et que les rues un peu moins habitées sont plus adaptées.. Je cale mon allure sur celle, rapide, de willem, mon regard prenant cette teinte irisée caractéristique. Je n’ai pas déployé mon aura, tentant de garder le contrôle, mais cerberus est bel et bien la, faisant couler sa lave dans mes muscles, et me permettant de suivre l’allure autrement hors de ma portée de Willem.





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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mar 31 Jan - 18:07

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
- Monstrueux. C'est monstrueux. Keanus ne va pas gérer cette chose...
- Quoi ? Quelle chose ? C’est important..


Je suis terrorisé par ce contact furtif que j’ai établi entre moi et cette chose. Ma réaction a toute l’attention de l’adjoint. Je ne sais pas comment réagir. Mon frère et mon cousin sont en danger. Un danger qui semble familier au policier.

- Nous avons… trouvé les traces d’un… monstre, récemment, avec mon collègue Brian… C’est plus fort, plus rapide, plus bestial qu’un loup, même alpha…
- Son aura est écrasante…
- Même avec ma nouvelle condition, je pense que je n’aurai pas le dessus si nos chemins devaient se croiser… Tu saurais retrouver sa piste ?

J’encaisse les informations qu’il me délivre. Beacon Hills me semblait être un havre pour les créatures telles que nous, mais je comprends l’ampleur de cette attraction. Tous les êtres surnaturels ne sont pas bons à côtoyer.

- Oui… il a dû croiser le chemin de mon cousin. C’est en me tendant vers mon lien avec Tobias que j’ai croisé cette… force. Il m’a senti et repoussé violemment comme si j’étais qu'un vulgaire chiot.

Je prends la main que Parrish me tend pour m’aider à me relever. Celle-ci est ferme et bien plus chaude que la normale, comme s’il avait de la fièvre. J’ai peur pour ma famille, pour Keanus qui court après Tobias encore en crise. Mon frère est fort et solide, mais pas de taille à faire face à la puissance que j’ai senti.

Étonné, je regarde l’adjoint prendre ses affaires et mettre sa veste pour m’entraîner à nouveau, mais cette fois pas vers le bloc des cellules. Il affiche la mine sévère de celui qui a l’autorité. Dehors la nuit est tombée depuis longtemps. J’ai les poils qui se hérissent dans une sensation malsaine.

- tu peux le pister ?

Lentement, je m’écarte du poste de police d’une dizaine de mètres, m’arrête et ferme les yeux. Je commence par le plus simple, localiser la direction où se trouve mon frère. Notre lien fort et notre complicité me facilite la tâche. Comme l’aiguille d’une boussole je me tourne vers le retour qu’il m’envoie. Un retour emplit d’urgence, à la limite de la panique. L’empreinte sensorielle de mon cousin est quant à elle anarchique. Il est en plein pétage de plomb. Reste à savoir si c’est dû à ses crises habituelles ou à cette chose. Je commence à secouer négativement la tête quand une sorte de chaleur froide m’assaille, me redressant les poils sur les bras. J’aurais une queue, qu’elle serait repliée entre mes jambes.

- Je l’ai. Je n’ai qu’une envie, celle de courir dans l’autre sens… Mon frère et mon cousin sont dans la même direction…

Je me mets à courir, et accélère quand je constate que l’adjoint peut suivre mon rythme. La nuit camoufle notre vitesse anormale aux yeux du peu de vivants encore dehors à cette heure-ci. La peur que je sens émaner de Keanus tend à me transformer en loup et filer à quatre pattes. Je résiste à l’appel de l’animal, car nous sommes encore en ville. Alors que nous filons en direction du parc, je ne peux m’empêcher de questionner l’homme qui me suit.

- Sans vouloir paraître indiscret, tu es quoi au fait ?

Je n’entends pas vraiment sa réponse car un hurlement de loup me fait accélérer. C’est un cri de douleur et le timbre de la voix de Tobias.

- Au fond du parc !

Précision inutile pour l’être surnaturel qui m’accompagne. Il n’est pas sourd. Dans son bureau il m’a avoué qu’il ne pensait pas faire le poids contre cette chose. Reste à savoir si mon appui et j’espère celui de Keanus va inverser le rapport de force.

Quand nous débouchons dans une clairière sombre, un coin un peu à l’abandon du parc car proche de la forêt, j’ai peur que nous arrivions trop tard. Keanus est pratiquement enroulé contre le tronc d’un arbre, comme s’il avait été projeté là par la main d’un titan. Tobias est au sol, salement amoché un bras devant le visage en rempart ridicule face à un être de cauchemar. Je ne prends pas le temps de réfléchir et bondis pour protéger mon cousin d’un ultime coup qui lui aurait été de toute évidence fatal.

Je n’ai que le temps de me poser en rempart, tournant le dos au monstre pour encaisser. J’ai l’impression de me prendre une voiture à pleine vitesse sur le dos. La puissance de l’impact me projette sur Tobias. Mes os craquent. Seul le regard terrorisé de mon cousin me fait tenir. L’urgence, la peur d’y rester me donnent une énergie colossale et une farouche détermination. Mes côtes ne sont pas encore ressoudées que j’attrape Tobias et en quelques bonds. Je le dépose près de Keanus.

Un regard en arrière me montre que j’ai laissé Jordan seul face à la chose noire qui dégage une fumée inquiétante. Keanus se relève péniblement et se met à quatre pattes en crachant du sang.  

- Ses poings sont en acier !

Une odeur de brûlé et des flammes qui consument l’uniforme du policier m’en apprennent plus sur la nature de Jordan. Je me redresse à mon tour, grimaçant sous la douleur de mes côtes qui se remettent en place. Je m’avance à nouveau, chaque pas me faisant devenir un peu plus loup. Je mêle mon rugissement à celui de l’être de flamme.

- Comment arrêter ce truc ?!

Une pression sur mon épaule, Keanus m’a rejoint. J’aimerai lui dire de rester auprès de Tobias, mais même à trois le combat me paraît bien incertain. Une idée un peu naïve me vient à l'esprit.

- Jordan ? Tu peux lancer des boules de feu ? Un peu comme Johnny Storm ?

... Il semblerait bien que non... Nous sommes mal...





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Lun 6 Fév - 9:36


C’est une erreur….

C’est étrange comme sensation. Habituellement, sur la piste d’une chimère morte ou sur le point de l’être, ou encore de cette chose, car oui, j’ai compris que ça fait parti de ma mission aussi, c’était cerberus qui prenait les commandes. En règle générale, je me réveillait auprès du németon, une nouvelle victime carbonisée à mes pieds.. Mais cette fois ci, je sens sa puissance dans mes veines, et j’ai pourtant pleinement conscience d’être moi. Et lui en même temps. Depuis que Brian m’a sorti des enfers, je suis en voie d’être en osmose totale avec cerberus. Ce n’est pas encore totalement le cas. Je pense que je vais avoir besoin de mafdet pour que la transition s’opère, mais cerberus me fait comprendre, avec une grande joie et aussi une certaine stupeur, qu’il se sent plus fort qu’avant. Il avait peur de devenir plus faible en ressentant des sentiments humains et en me laissant garder le contrôle, mais c’est tout l’inverse qui se produit.

Willem semble très inquiet lui aussi. Le simple fait que son aura d’Alpha ait pu être repoussée est inquiétant en soit. Je ne savais pas que c’était possible. Je ne connais pas Scott ou Ruby si bien que ça. Ils semblent tous deux avoir une certaine pudeur concernant ce sujet. Cette chose que nous poursuivons joue dans la catégorie du dessus. Est-elle ancienne ou au contraire nouvelle sur le grand échiquier surnaturel ? Je ne suis même pas sur qu’un tel ego puisse entrer dans le presse papier de matrim…
Mais willem sait ce qu’il fait, il semble pouvoir s’orienter.

- Je l’ai. Je n’ai qu’une envie, celle de courir dans l’autre sens… Mon frère et mon cousin sont dans la même direction…

J’arrive pour le moment à le suivre sans pour autant passer en mode « helltoutou » comme me dit Brian, mais je sens que ça va encore se terminer en concours de naturiste avec moi comme seul représentant… J’ai un budget t-shirt assez impressionnant. ça aussi il faut que je le travaille avec Mafdet, mais j’ai comme la vague intuition qu’elle va se débrouiller pour que je sois toujours obligé de finir à poil…

- Sans vouloir paraître indiscret, tu es quoi au fait ?

La question est simple. Légitime. Ai-je le droit d’y répondre ? Je consulte Cerberus, qui semble trop concerné par le combat à venir pour m’aider sur ce point. Un hurlement nous fait tous deux accélérer, me donnant en répit concernant ce sujet.

La scène à laquelle nous assistons à notre arrivée me glace le sang. Du moins ce serait le cas si je ne sentais le feu couler dans mes veines et me forcer à faire mes adieux à mes fringues une nouvelle foi. Cerberus est peut être inclus dans ma personnalité à présent, mais clairement, lorsque j’ai besoin d’un niveau supérieur de puissance, il reprend les rênes.. Il n’est pas vraiment soucieux des contingences humaines. Willem bondit pour protéger le deuxième loup, et encaisse à sa place. La force de cette créature, que je vois distinctement pour la première fois, est impressionnante. Même avec mon nouveau niveau de puissance, je ne suis pas sur de pouvoir lui tenir tête. Il va falloir que je m’améliore. Encore.

- Comment arrêter ce truc ?!

On ne peut pas. Cette constatation simple, brutale, me frappe avec la même force que le poing de la créature, que j’arrive à bloquer, mais au prix d’une grande douleur, me faisant reculer de 3 mètres. Je ne suis plus vraiment jordan. Ma peau se recouvre de magma, comme c’est arrivé une fois. Nos deux mains sont chacune bloquées par celle de l’autre, et le hurlement de la créature me fait courber l’échine. Je n’entend pas la deuxième question de Willem. Des griffes me labourent le torse et je suis violemment repoussé.

De la fumée sort de mes cicatrices, qui se referment avec une grande douleur. La chose s’apprete à bondir sur Willem, qui semble vouloir se battre. Je bondit à nouveau, mon poing de flamme frappant la créature dans le dos. Sa puissance est incroyable. Nous devons fuir..

« emmène les.. je tente de la retenir… »

Brian. Désolé mon nonos. Peut etre que tu vas devoir faire ta traversée en voilier tout seul. Étrangement, penser à lui amène une nouvelle fournaise. Le reste se perd dans un blackout. Je ne suis pas sur de survivre, mais j’aime quelqu’un et contrairement à tout ce qu’on ma dit jusqu’ici, on ne meurt pas seul. Non. Je l’ai lui. Même à cet instant ou il est loin.

(je demande a l’admin si ils veulent faire intervenir la bete).




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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 8 Fév - 15:27


Eveil

Je me reveille, dehors c’est la nuit. Mes pensées sont confuses, je ne me souviens de rien. Où suis-je ? Qui suis-je ? Je regarde mes mains dans la pénombre de la masure. Je ne reconnais pas cette peau noire qui les recouvre, ni leur taille, celle d’un jeunot. Quel est ce maléfice ? La pièce inconnue qui m’entoure m’oppresse. Je ne reconnais pas l’endroit, les meubles sont d’étrange facture. J’ai besoin d’air, je dois sortir. Au détour d’un couloir de cette demeure inconnue, je croise un miroir. Je ne reconnais pas le reflet qu’il me revoit. Qui est ce nègre ? Je… Diablerie !

Besoin d’air ! Je sors enfin dehors. Je suis pris de vertiges, l’horizon tangue. Mais où suis-je ? Quelles sont ces étranges charriotes ? Toutes alignées sur un chemin fait d’une étrange roche noir comme de l’encre. Elles ne sont pas faites de bois mais de métal.

- Où sont les bras pour atteler le cheval ?

Je tourne sur moi-même et regarde ce monde inconnu. Suis-je dans l’entre monde ? Pourquoi je ne me souviens de rien ? J’ai tout oublié jusqu’à mon propre nom ! Une peur ancienne et primaire me submerge. Elle prend la forme d’une fumée noire opaque qui m’entoure. Je panique et hume l’air à la recherche d’une odeur familière et rassurante. Quelque chose qui pourrait m’aider à me souvenir. Celle d’une forêt me parvient. Je m’élance et commence à courir.

Je n’aime pas cette bourgade, elle m’oppresse par l’étrangeté de ses demeures. Je n’aime pas ce sol dur et froid fait d’une matière inconnue. Je lève le museau et regarde la nuit du ciel. La lune m’appelle. J’ai faim, j’ai grande faim. Mon ombre s’agrandit, mon ombre s’étend.

Une biche fait les frais d’une première course. Qu’il est bon de lui broyer la gorge, son sang chaud coulant dans ma gorge. Un bruit m’attire soudain. C’est un son étrange, décalé, son harmonie me fascine. Je tente de remonter à sa source courant et sautant. Je me moque des arbres que je cogne et qui se brisent à mon passage. Je trace mon chemin presque en ligne droite. C’est par là…

Une odeur animale me détourne de ma route. Ce n’est pas celle d’une proie mais d’un prédateur. Je fais volte-face et me trouve en quelques enjambées face à deux loups. Je rugis, je n’aime pas les intrus. Le plus jeune m’attaque, ou tente de m’attaquer. Je tiens son misérable corps d’une main. Le deuxième loup essaye de me prendre à revers. D’un geste ample du bras, je le frappe avec le corps du plus jeune. Hurlements de douleur, des os se brisent, l’odeur du sang attise ma soif. Je frappe à nouveau, écrasant au sol le louveteau devenu pantin dans ma poigne.

- Groah.

Si faible. Trop faible. Le plus vieux attaque de nouveau, griffes et crocs de sortis. Je le balaye d’un simple revers de la main. Il va se fracasser contre le tronc d’un arbre. Tuer, tuer cette concurrence. J’arme mon poing, mais deux nouveaux intrus arrivent. Un loup qui a la même odeur que ceux qui gisent au sol et… quel est celui qui l’accompagne ? Mon point plonge pour en finir avec celui qui gargouille plus qu’il ne respire à mes pieds. L’alpha s’interpose, j’entends son dos craquer sous l’impact. Je feule face à cette résistance.

Puis je me retourne vers l’être étrange. Je ne l’aime pas. Il me rappelle les chiens de bergers. Cette race qui sert l’homme ! Des traitres ! En finir avec l’alpha avant de m’occuper de lui. Mais le loup a bougé, emportant le louveteau. La meute ne m’intéresse pas, quand les flammes de l’enfer brulent autour du chien. Je sens émaner de lui une puissance d’un autre monde. Il attaque, je le contre, bloquant ses mains dans les miennes. Je le repousse, il résiste. Je force, lui lacère le torse et l’envoie voler et s’écraser au loin.

L’alpha revient à la charge avec son bêta, je leur montre ma fureur déracinant un arbre de taille moyenne et le leur jetant à la figure. Le chien enflammé m’attaque dans le dos. Nous entrons dans une danse où je tente de me défaire de sa prise. Son contact est brûlant, je vois les autres loups ramasser le plus jeune et fuir. Cela me met en colère, je recule brusquement et heurte le tronc d’un arbre. J’écrase le chien enflammé, une odeur de résine se répand dans l’air. Le résineux prend feu au contact du chien, puis il se brise sous ma poussée. Je heurte avec violence les autres arbres pour le faire lâcher prise. Les arbres craquent et tombent noircis des flammes du chien. J’enrage de ce gardien de troupeau qui s’accroche à moi tel un parasite. Ma haine du chien est féroce et ancrée dans mes gênes.

Enfin, le chien me lâche. J’écrase mon poing dans sa direction, mais ne touche que la terre, l’animal a esquivé. Je marche sur lui pour l’écraser, quand je reçois un projectile, qui semble être une pierre, en pleine face. Mon regard étincelant d’un blanc bleuté se pose dans celui rouge rubis de l’alpha. Je réplique de la même façon, mais avec un rocher bien plus conséquent. Qui est ce loup qui s’associe à un chien ?!  Je dois en finir avec le chien enflammé. Lui est dangereux. C’est le gardien du troupeau. Son poing s’encastre dans mon ventre. L’impact fait un bruit mat. Je ne bronche pas. Je sens la douleur, mais la douleur n’est rien.

Dans un grognement bestial je le saisis à la gorge et le décolle du sol. « Meure chien ! ». Mes poignets brulent sous les paumes incandescentes de l’être de flamme. Je serre sa gorge, son regard orange ne lâche pas le mien. Il se débat de moins en moins. Mais je dois me dégager une main pour me saisir de l’alpha revenu à la charge. Les pieds du chien s’agitent de moins en moins. Les griffes de l’alpha me lacèrent la peau, mais je guéris à mesure. A l’ultime instant d’éteindre e brasier infernal, un son strient et étrange retentit. C’est celui qui je suivais. Il m’attire. Je lâche le chien qui tombe en tas au sol plus mort que vif. Je balance l’alpha contre un rocher et cours en direction du bruit.

***

Je fais face à trois hommes avec de grands manteaux. Ils ont des casques de métal qui masque leur visage. Je m’élance pour les attaquer. L’un d’eux sort un étrange instrument. Un son me vrille les oreilles et me tétanise.

Cloué au sol par la douleur, je les vois s’approcher de moi. Ils me parlent, m’appellent par un nom que je ne reconnais pas. Qui est Sébastien ? Mais faites cesser ce bruit !




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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Sam 18 Fév - 11:58

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
J’ai les poils totalement hérissés sur le corps. Cette chose fait surgir en moi une peur primaire. Depuis que je suis devenu un alpha, j’ai rarement été en position de faiblesse. Ma puissance augmentée par mon rang et maintenant de cinq bêtas dans ma meute n’est pas négligeable. Pourtant, je ne fais très largement pas le poids face à ce monstre, cette bête.

L’adjoint fait pourtant face, m’ordonnant de m’enfuir avec mon cousin. Cet ordre ne me convient pas, mais que faire. Keanus qui s’est redressé me supplie du regard d’obéir. Mais si nous fuyons qui va stopper ce monstre ? Nous n’en sommes pas capables. Impuissant j’assiste à un combat perdu d’avance. Parrish se sacrifie pour nous donner le temps de nous éloigner. Cela me torture, mais quand je vois l’état de Tobias, celui de Keanus et le mien,  nous jeter à nouveau dans la bataille ne fera qu’augmenter le nombre de victime.

Tobias présente des fractures ouvertes. Le bouger dans cet état risque d’aggraver ses blessures de façon létale. Du coin de l’œil je guette ce combat impossible, alors que je tente de réduire au mieux les fractures de mon cousin. Tobias hurle sa douleur. Mon frère m’aide, mais une partie de nos capacités régénératives sont monopolisées pas notre propre corps.

Quand le plus jeune me semble transportable sans trop de complication, je le hisse doucement sur mon dos épaulé par Keanus. Un son strident nous vrille les oreilles et me fait retomber à genoux. Parrish est dans un sale état, effondré au pied de la bête, là où était Tobias à notre arrivée. L’issue du combat est proche et nous n’avons même pas eu le temps de déguerpir. Je me maudis de ce sacrifice inutile de la part du policier.

Toutefois contre toute attente, au lieu de donner le coup de grâce à l’homme de flamme, le monstre s’immobilise et se tourne vers la forêt. Avec un incommensurable soulagement, nous le voyons s’éloigner de l’adjoint et s’enfoncer vers la forêt en direction du bruit strident. Celui-ci cesse enfin, nous rendant à nouveau maîtres de nos mouvements.

- Kean, occupe-toi de Tobias.

Je me précipite vers l’adjoint et me brûle les paumes quand je cherche à soulager sa douleur.

- Jordan ? Tu m’entends ? Jordan !


Mes mains me font souffrir, mais je persiste. L’adjoint semble être un surnaturel avec une grande résistance, mais son cœur bat faiblement et son souffle reste erratique. Il a besoin d’aide. Mes côtes cassées viennent de se ressouder, alors je lui donne tout ce que j’ai en capacité régénérative. L’endroit où je le touche devient de moins en moins brulant et ma propre douleur s’estompe. De son côté Keanus fait de son mieux avec Tobias. Il a appelé Mady qui est en chemin.

Le corps de Jordan semblait comme parcouru par de la lave. Les marques rougeoyantes disparaissent peu à peu. Son uniforme se résume à un short calciné. L’épuisement me prend, je décolle mes mains de l’adjoint toujours inconscient. J’essaye de calmer ma respiration et le rythme de mon cœur.

- Comme va-t-il ?
- Il semble comme assommé. Il a encore de profondes blessures, mais j’ai stoppé les hémorragies les plus importantes.


La régénération demande de l’énergie. Plus elle fait défaut, plus cela prend du temps. Alors que Mady arrive enfin et se précipite vers son fils pour prendre le relai de Keanus, je vois la peau de Jordan se régénérer. Son corps semble reprendre la main grâce au soulagement d’urgence que je lui ai apporté. Il finit par ouvrir les yeux. Sa première question est pour le monstre.

- Parti dans la forêt, comme appelé par un bruit strident qui nous a paralysé Keanus et moi.

L’adjoint tente de se relever et grimace. J’insiste pour qu’il reste allongé quelques minutes. Nous laissons nos corps penser leurs blessures. Même s’il m’a dit de ne pas le faire, je tiens sa main et aide son corps à cicatriser. Le monstre de l’a pas loupé.

- Cette chose est dangereuse…

Le policier ne peut qu’acquiescer, frustré de son impuissance. Il me questionne sur le son que j’ai entendu. A ce moment-là, il était pratiquement inconscient, noyé dans la douleur de ses blessures.

- C’est un son avec une fréquence particulière. Je doute qu’il soit audible par les humains, ou alors de façon déformée. Avec Keanus cela nous a cloués sur place. Je sais que certains chasseurs utilisent des ultra son pour paralyser les lycans. C’est un élément à prendre en compte. Ce son a attiré le monstre.

Jordan se redresse et fait le tri dans ce que je lui dis. Mady s’est approchée. Réflexe d’infirmière elle palpe l’adjoint très peu vêtu pour voir s’il ne présente pas de lésions internes qui passeraient inaperçues à cause de sa peau cicatrisé. Il est un peu gêné, je fais une mimique comique et hausse les épaules de façon fataliste. Quand ma tante a décidé de vous passer à l’inspection, pas moyen d’y couper.

- Comment va Tobias ?
- Il est bon pour manquer l’école une journée.
- Je crois qu’il va être ravi !


Je regarde l’adjoint puis ceux de ma meute. Je leur dis de rentrer à la maison en essayant de ne pas se faire trop remarquer. Cela devrait être pas trop difficile, vue l’heure avancée de la nuit.

- Et toi Will’ ?
- Moi je retourne en taule Mady.
- Quoi ?
- T’inquiète pas, demain Arès ou Amaro viendront me disculper.
- Bravo l’alpha qui donne le mauvais exemple !
- Mais Mady !


Je prends une tête de chien malheureux qui n’attendrit pas d’un iota ma tante. Je me retourne vers Jordan. Cela va être coton de retourner au poste de police, moi avec mes fringues lacérées, lui en short plus que calciné.

- Ils sont badas tes pouvoirs, mais pas socialement pratiques !


Je désigne le reste de son pantalon. J’aperçois même un bout de son boxer. Pour un peu… Je finis par éclater de rire. Un rire qui me permet d’évacuer ma tension et ma peur.

- Désolé, je ne voulais pas me moquer… Willem Shepherd, loup alpha qui se fait souvent réprimander par sa tante.


Je me présente à nouveau de manière plus informelle que dans le bureau de l’adjoint avant cet épisode qui a failli nous coûter la vie. Je lui tends la main. Je pense que notre relation repart sur des bases moins protocolaires que précédemment.

- Le short te va très bien…

Nouveau fou rire. Dieu que cela fait du bien de rire après avoir ressenti une telle peur.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Sam 4 Mar - 10:57

Mes plus plates excuse sur le retard pour ma réponse. C’est tres tres dur en ce moment…


C’est une erreur….

La douleur n’est rien comparé à ce que je pense perdre. La vie. Je n’ai jamais eut peur de mourir, mais maintenant il y a brian. Si je meurs, je le laisse seul. C’est un battant, mais il a besoin de moi, comme j’ai besoin de lui. Je ne peux imaginer le savoir de nouveau seul face à ses démons. Le monde que nous affrontons est hostile, dangereux, surnaturel. Mais les pires dangers qui le guette sont ceux de son refus de se voir comme je le vois moi. J’aurai aimé avoir plus de temps pour le lui dire, lui faire comprendre. J’espère avoir donné suffisamment d’impulsion à son voilier personnel pour qu’il puisse voguer sur des eaux calmes et sereines.

Mais Cerberus n’a pas l’air décidé à se laisser vaincre. Je sens sa rage, en moi, sa détermination. Je sais qu’il puise aussi dans la mienne. Nous savons tous les deux, à ce point de l’histoire, que nous ne sommes pas invincibles, mais aussi que nous nous sommes plus fort depuis que nous avons fusionnés. Les blessures se referment, alors que la bête nous brise, nous projette loin avec une force incroyable. Mais nous nous relevons, sans cesse. Je parviens à esquiver un coup de poing autrement dévastateur. Willem arrive a faire diversion, lançant un projectile de toutes ses forces d’alpha. Mais notre adversaire tient à montrer sa puissance, alors qu’il lance un rocher monstrueux à mon nouvel allié.

Mes coups de poings enflammés font mouche, mais mon adversaire reste stoïque, comme si ce n’était que des soufflets, a peine une petite gêne. Sa peau est si épaisse et dure que j’ai l’impression de cogner de la pierre. Lorsqu’il me saisit à la gorge pour m’achever, je tente de me débattre en vain, sentant mes forces me quitter. Je sais que je ne suis pas à mon plein potentiel. Peut être, si je survis, qu’il me faudra m’entrainer de nouveau près du néméton avec Mafdet. Ou Lydia. Ou Willem, qui sait. Je l’affronte beaucoup trop tôt. Je ne suis pas prêt.
Je sombre dans l’inconscience lorsqu’il me relâche au sol, attiré au loin par je ne sais quel stratagème.

J’ai l’impression d’être de nouveau en enfer. Perdu au milieu d’un paysage chimérique. Brian m’appelle. Non.. pas Brian. Willem. Il prononce mon nom. Me force à me réveiller, à quitter cet endroit ou je sais pouvoir trouver la paix éternelle. Il suffit juste que je me laisse aller. Que je disparaisse. Cerberus pourra trouver un autre hôte..

Je sens cependant ses mains contre moi, me forçant à revenir à Beacon Hills, me forçant à assumer mes responsabilités.

Je l’entend discuter avec son cousin. J’ai envie d’ouvrir les yeux, mais je n’y arrive pas. La chaleur qui est devenu si intime avec le temps me donne l’impression d’avoir été exposé des heures au soleil. C’est comme un coup de soleil qui me brûle, fait mal, mais me rappelle que je suis vivant. Je sens le magma s’éteindre, ma peau redevenir de chair, mon visage redevenir celui de l’adjoint parrish.
-ou.. ou est-il ?

Willem comprend très bien de qui je veux parler.
- Parti dans la forêt, comme appelé par un bruit strident qui nous a paralysé Keanus et moi.
C’est donc bien quelquechose d’autre qui l’a attiré. J’aurai aimé me dire que j’étais capable de lui résister, mais je n’ai pas encore atteint ce stade. Et je ne suis pas sur d’y arriver avant qu’il ne soit trop tard.

-Quel type de son ? une créature ? autre chose ?

- C’est un son avec une fréquence particulière. Je doute qu’il soit audible par les humains, ou alors de façon déformée. Avec Keanus cela nous a cloués sur place. Je sais que certains chasseurs utilisent des ultra son pour paralyser les lycans. C’est un élément à prendre en compte. Ce son a attiré le monstre.
L’évidence se fait soudain…
-les docteurs… c’est ce qu’ils ont fait quand ils m’ont kidnappé… Il faut que tu en saches autant que moi sur eux, à présent. Tu es dans le même bateau, comme dirait Brian.
Je m’apprête à lui expliquer tout ça, lorsque sa tante Mady m’ausculte sans aucune gêne, allant à l’essentiel. Je vois en elle une personne compétente, mais ma nudité, pour une fois partielle, dieu soit loué, ne me met pas dans les meilleures conditions pour rester digne.

- Ils sont badas tes pouvoirs, mais pas socialement pratiques !
Mon rire est étouffé car douloureux.. Lorsqu’il s’excuse je fais un vague signe de la main.
-et encore, c’est rien. D’habitude je finis totalement à poil. Il y a du progres… Hulk n’a qu’a bien se tenir…

Sur le chemin du retour, je lui fais part d’une ou deux situations comiques ou je finissais systématiquement en tenue d’Adam… Rire est le propre de l’homme. Aussi je sens Cerberus se retirer, sans doute pour régénérer son pouvoir. Reste à savoir comment nous allons rentrer sans nous faire remarquer… C’est donc sans chichi que je l’invite à la maison, ou ma pile de fringues de rechange est conséquente…

« on prend une douche, on se change, et on retourne au poste. Désolé, mais je suis obligé de respecter le protocole, sinon on va attirer l’attention sur toi, et je me doute que ce n’est pas vraiment une bonne idée pour un alpha dans une ville ou il y a … des chasseurs, entre autre… Il va falloir aussi que je te rentre dans le presse papier… »

Son expression totalement perdu me fait rire. C’est sur que dit comme ça.. Je lui explique alors qu’il y a une liste psychique des surnaturels a Beacon Hills, que brian et moi pouvons consulter, et que je m’évertue à entrer tout nouvel élément dans cette liste pour passer le flambeau un jour si besoin.
C’est donc habillé de frais que nous retournons au poste… Une seule soirée à tenir avant de le libérer, même si je serre les dents car je ne trouve pas ça juste…



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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Jeu 16 Mar - 21:40

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
Jordan réagit avec légèreté à mon trait d’humour pas très fin. Ceux qui ne me connaissent pas, pensent souvent que je ne suis pas un gars sérieux et que je prends tout à la légère, car je fais souvent le pitre. Pourtant, les rares personnes qui me connaissent sur le bout des griffes savent que mon niveau de plaisanterie est proportionnel à mon stress ou mon sérieux. J’apprécie la réaction de l’adjoint car je me retrouve un peu dans sa réaction. J’espère que je serai pris pour le poste de médiateur. Je pense sincèrement que nous pourrons faire du bon travail ensemble.

L’humour et l’autodérision sont de bons exutoires à la peur et l’angoisse. Nous ne sommes pas passés loin du drame.  Et nous avons l’immense plaisir de pouvoir compter nos os, ce qui signifie que nous nous en sommes sortis vivants. Il y a quelques minutes, je n’aurais pas parié un centime sur un dénouement si miraculeux. Jordan me fait rire en me racontant les fois où il s’est retrouvé complètement nu après l’intervention de l’être dont il est l’hôte. Je m’imagine sans mal les scènes plus qu’embarrassantes et cocasses pour un type avec une étoile de shérif sur la poitrine. Rire me permet d’évacuer l’effroi du combat perdu d’avance que nous menions.

-les docteurs… c’est ce qu’ils ont fait quand ils m’ont kidnappé… Il faut que tu en saches autant que moi sur eux, à présent. Tu es dans le même bateau, comme dirait Brian.
- Les docteurs ? Qui est Brian ?


Mady nous coupe en venant palper l’adjoint sans formalité. Elle oublie qu’elle n’est pas à l’hôpital et se permet des familiarités difficilement acceptables en dehors de son métier. Mais le Hellhound récupère aussi vite que moi semble-t-il. Il me rappelle totalement navré, mon obligation de retourner en cellule tant que le patron du Pink ne m’a pas mis hors de cause.

- Je comprends Jordan. Pas de souci. Je n’ai rien à me reprocher, je sais que c’est le temps d’une nuit qui est d’ailleurs déjà bien entamée.

Avant de partir avec le policier, je m’assure de l’état de Tobias. Keanus va le porter sur son dos. Nous sommes au milieu de la nuit, ils ne devraient pas rencontrer de monde. De mon côté je file aux côtés de l’officier de police qui m’emmène chez lui pour que nous nous changions afin de ne pas alerter ses collègues s’il revenait avec un prévenu, les vêtements déchirés et ensanglantés.

(…)

La douche, même si elle est rapide, me fait un bien fou me lavant de la sueur, de la poussière et du sang qui maculaient ma peau. J’hérite de vieilles frusques appartenant à Jordan.

- Il va falloir aussi que je te rentre dans le presse papier…
- Euh ?


Je le regarde complètement ahuri. Je suis déjà claustrophobe dans une cellule alors un presse-papier… Jordan me rassure, m’expliquant que c’est une liste psychique des surnaturels à Beacon Hills que lui et ce fameux Brian peuvent consulter. Je ne comprends pas trop son affaire, mais je ne lui demande pas de complément d’information. Je lui fais confiance et je saisirai en temps et en heure cette histoire de presse-papier.

Arrivés devant le poste de police, j’inspire une dernière bouffée de liberté et entre, suivi de près par l’adjoint. Je n’ai pas à me forcer pour avoir l’air tout penaud et malheureux. Heureusement le planton n’est pas le même qui nous a vu sortir. Il ne peut donc pas se rendre compte que je n’ai pas les mêmes vêtements. J’avoue traîner un peu la patte quand Jordan me conduit vers le bloc des cellules. Il y fait sombre, la seule lueur est celle du panneau marquant l’issue de secours. Les autres prévenus sont calmes et dorment pour la majorité. Comme promis, l’adjoint me conduit dans une cellule vide et hors du champ de vision des loubards qui ont mis le boxon au Pink. Il me faut un immense effort pour passer la porte de la cellule, surtout après les événements de cette nuit. Jordan referme doucement la grille, mon échine se glace quand j’entends la serrure magnétique se verrouiller, mon cœur prend d’emblée un rythme trop élevé.

- Ça va aller.

Je ne sais pas qui j’essaye de convaincre, Jordan ou moi ? Je me retourne et fais un faible sourire au policier. La loi c’est la loi. Des témoins m’ont impliqué dans le grabuge, j’ai besoin d’un témoignage contraire qui ait du poids. Seul Amaro peut me le fournir. J’espère qu’il ne rechignera pas à venir au poste de police. Connaissant ses activités…

- C’est l’histoire de quelques heures. Va te reposer, demain il faut que tu me rentres dans un presse-papier !

Revoilà mon humour qui arrive au galop quand mon stress grimpe en flèche. Je tente de donner le change au policier et je vais m’asseoir sur la couchette. Avec un peu de relaxation, je devrais pouvoir m’y coucher. Je sens bien le dilemme de Jordan.

- J’espère que le café sera meilleur demain !

Je le taquine sur l’infâme breuvage qu’il m’avait offert plus tôt. Il s’éloigne en me promettant des croissants. Quand la porte de séparation avec le reste du poste de police se ferme, je suis pris d’un gros coup de blues. Je remonte mes genoux contre mon torse et entour mes jambes de mes bras. Je me concentre sur mon mantra pour ne plus penser au monstre que nous avons attaqué ni à ces murs qui semblent vouloir m’écraser. Je suis seul avec ma phobie. Finalement ce n’était peut-être pas une bonne idée de m’isoler. Au milieu des loubards j’aurais dû penser à ma survie, distrayant ainsi mon attention. Puis je me ravise, car au contraire, la surpopulation de leur cellule aurait empiré ma sensation d’oppression.

- Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère…

Je tente de penser à des événements agréables. Le menton posé sur les genoux je me remémore mon enfance quand je n’étais qu’un jeune bêta insouciant. Je me souviens de parties de pêche dans des rus bouillonnant de Colombie Britannique, des brochets longs comme le bras que nous sortions des eaux vives.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mar 21 Mar - 11:27


C’est une erreur….

J’imagine sans peine ce que doit ressentir Stilinski lorsqu’il doit couvrir nos arrieres. Les mensonges, les tracasseries administratives… Une des rares personnes à être au courant pour le surnaturel sans être lui-même un être surnaturel. Pas facile à porter. Son propre fils à été l’hote d’un nogitsune, et traine avec des jeunes qui sont confrontés quotidiennement à ce monde. Scott, un alpha, tout comme Willem. Lydia, la banshee, sans parler de la kitsune qui contrôle l’electricité, les autres loups, la coyotte, et j’en passe… A côté, nos histoires à Brian, Willem et moi passent presque comme des arcs secondaires d’un scénario de série ou on serait des pieces raportées… J’ai vraiment parfois l’impression qu’un petit malin écrit ma vie sans vraiment se soucier de savoir si ça me plait ou non…
Si j’avais l’occasion de lui parler, à ce petit malin, je lui dirais que c’est un voyeur, et qu’il s’amuse volontairement à me faire cramer mes fringues chaque fois que Cerberus prend le contrôle.
Je fais part de mes réflexions à Willem, ce qui a au moins le mérite de le faire rire.

Willem a su garder son sang-froid face à notre combat. De plus, il m’a réellement prouvé son attachement à sa famille, sa meute. Il semble être quelqu’un de responsable. Ça ne change rien au problème en cours. Nous ne sommes pas de taille face à cette chose. Il va nous falloir rameuter des alliés, pour avoir une chance de la vaincre. Et sans doute en apprendre le plus possible.

Willem veut en savoir plus sur les docteurs et sur Brian. Même si je peux parler pendant des heures sans me lasser de ce dernier, je doute que ça le fasse avancer dans ses reflections. Quant aux premiers, j’en sais hélas très peu. Mis à part qu’ils font des expériences bien au dela des limites de la normalité, et qu’ils m’ont kidnapé pour en faire sur moi. Je suis persuadé, après l’épisode d’aujourd’hui, qu’il y a un lien entre les deux. Est-ce qu’ils font des expérimentations pour dompter ou combattre cette bête, ou est-ce que cette bête est le résultat d’une de leur expérience ? Elle est si puissante, si forte… S’ils sont capable de fabriquer ça, qu’est ce qui peut les empêcher de fabriquer une petite armée ? Ils semblent presque hors du temps, on ne peut pas les atteindre ou les pister…

Plus d’une fois je me suis demandé si Matrim pourrait les pister pour moi. Mais il a ses propres démons à affronter, de ce que j’ai compris et je répugne à le mêler à ça. Ça a l’ai d’être un brave gars. Parfois je me sens proche de lui, quand j’y pense. Comme si quelquechose, nous reliait. Du mal à trouver quoi.

Lorsque j’explique a Willem la formalité à laquelle nous ne pouvons échapper, il me rassure.
- Je comprends Jordan. Pas de souci. Je n’ai rien à me reprocher, je sais que c’est le temps d’une nuit qui est d’ailleurs déjà bien entamée.

Je n’aime pas son air de loup battu lorsque je referme la cellule sur sa frimousse… Mais si je faisais autrement, ça ne ferait qu’attirer l’attention sur lui et par extension sur moi. Et ensuite ce serait les ennuis assurés. Parfois, j’ai envie de tout plaquer et de déposer mon étoile sur le bureau de stilinski. Ce serait sans doute plus facile pour gérer tout ça. Mais je ne suis pas un de ces surnaturels qui pond un œuf en or tous les matins, si toutefois ça existe. Je pourrais faire serveur, ou manutentionnaire. Mais je me connais, je finirai par tout envoyer bouler. En étant adjoint, je peux faire un peu de bien, humain, terrestre, pendant que j’essaie d’en faire en étant le HellHound.
Je ris tout de même à ces traits d’humour sur le presse papier et le café.

« rappelle toi, ce café s’appelle « lazarre leve toi ». Il est dégueulasse, mais il réveillerai un ado le lendemain de cuite d’une soirée étudiante.

Je sais que willem va passer une sale nuit.. Je m’en veux un peu… Mais pas le choix.. C’est donc super tôt, le lendemain, que je me pointe au poste, espérant que son patron soit la également tôt, pour le délivrer au plus vite.

La confrontation avec Alessandro ne m’émoustille pas plus que ça, même si j’ai le point de vue de Charlie sur ce sujet. Disons que je veut bien lui laisser un peu plus de marge dans mon carcan de vertue que les autres pseudo malfrats que j'’i dans le collimateur. Heureusement que ce n’est pas Brian, en revanche, qui le reçoit aujourd’hui, sinon le pauvre Willem passerait surement quelques heures de plus au trou.



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Lun 27 Mar - 21:48


C’est une erreur….
J’étais sur le ring du HCC en train d’animer les paris et aussi me défouler quand Jerry a appelé sur mon portable. Mais le temps que je finisse mon combat, que je fasse un peu le paon après et que je me rhabille et consulte mes messages en absence, la volaille était déjà intervenue embarquant ceux qui avaient joué aux casseurs.

C’est franchement contrarié que j’étais rentré au Pink.  Jerry, Jessie et Anna étaient encore là bien que l’heure de la fermeture était dépassée. Ils rangeaient le foutoir qu’avait mis cette bagarre. Les rixes sont des phénomènes connus dans les bars. La population visée par mon établissement devrait m’éviter ce genre d’aléas, mais je ne peux rien contre une velléité extérieure. Me reste à savoir si cette action était ciblée contre moi, ou simplement une faute à pas de chance.

Tout en aidant mes employés à ranger et débarrasser ce qui est cassé, je les questionne pour en savoir plus. Il apparait vite évident que ces mecs sont venus dans l’intention de foutre la merda. La façon de se disperser dans le bar, la coïncidence de mon absence et celle d’Arès me laisse songeur. Arès est sur une mission qui l’éloigne de Beacon Hills. Quant à moi, mon combat était annoncé depuis une semaine. Qui est-ce ? Victor Barns ? Les napolitains ?

- Au fait Boss ! Il y a un client qui s’est fait embarquer à tors par les flics. C’est celui qui prend toujours ses consommations au bar et qui est devenu pote avec Arès.
- Pourquoi ils l’ont embarqué ?
- Ben il a tenté de stopper les loubards. Mais vu qu’il est un peu fringué comme eux, quelques clients l’ont désigné comme étant un casseur. Alors qu’il a aidé à contenir ces c*nnards.


Je regarde la pendule. Il est une heure du matin. C’est trop tard pour faire sortir ce pauvre Willem de taule. Ça ne m’étonne pas que la flicaille ne sache pas faire la différence entre un casseur et un mec qui se mouille pour protéger les gens. Il fait les frais de son style vestimentaire, sans totalement dénoter des autres clients, certains « bons pensants » ont vite fait de faire un amalgame et d’extrapoler sur ce qu’ils voient.

Non que cela m’enchante, je dois faire une déclaration au poste de police pour porter plainte afin que mon assurance me couvre les frais de casse. J’espère ne pas tomber sur Brian, Willem pourrait faire les frais de notre inimité.

(…)

Je me suis levé tôt pour faire l’inventaire exhaustif de la casse et du préjudice. Nous nous en tirons à bon compte, car je ne déplore que du grabuge facilement remplaçable. La vitrine n’a rien, ainsi que le couteux miroir derrière le bar. Cela ne m’enchante guère d’aller trainer mes semelles dans le poulailler central, mais c’est une nécessité pour l’assurance et ce pauvre Willem qui a passé la notte en taule. J’imagine la fureur de l’alpha. Jerry m’a raconté son action hier soir. Le Pink lui doit quelques dommages en moins. Je ne serais pas un ingrat, puis c’est un amico à Arès, appartiene alla famiglia.

(…)

Je n’ai pas encore mis un pied dans le nid de la volaille que j’ai déjà des démangeaisons un peu partout. J’ai la sale impression d’aller me livrer lorsque j’entre non sans avoir pris une grande inspiration comme si je plongeai sous l’eau. Venir ici, n’est vraiment pas naturel pour moi. Cela va faire la deuxième fois. La fois précédente était pour sortir Crowley de taule à cause du zèle de O’Conner

Le poulet de l’accueil est une poulette. Je fais ronronner le moteur italien, et la voilà qui se pâme avec des rougeurs aux joues.

- Je suis le patron du Pink Print. Je viens pour porter plainte contre les casseurs, dont je veux les noms. Et vous avez embarqués un de mes clients par erreur aussi…

Mon regard dément l’amabilité de mon sourire. La fliquette se reprend et me pose un formulaire sous le nez.

- Che cosa è ?
- Un formulaire à remplir avec vos noms, prénoms et motif de votre venue.
- Amaro Alessandro, pour plainte pour vandalisme.
- Veuillez l’écrire.
- Je me suis cassé le poignet.
- C’est la procédure.
- D’accord. J’ajoute maltraitance policière à ma demande ?


Sourire mauvais de la fliquette qui de rage reprend son papier et note ce que je dicte. Ensuite elle me prie de patienter, ma requête va être transmise à un officier. Je lève un sourcil agacé. S’ils pensent qu’ils vont me faire mariner ainsi, alors que j’ai pris la peine de venir de bonne heure… La fliquette sait qu’elle peut me compliquer la vie et ne se gêne pas de me le faire sentir. Ça y est, je sens presque de l’eczéma pointer sur ma peau. Ok, elle veut jouer au plus con… Au pays des bourricots, je suis le roi ! Je dégaine mon téléphone comme je dégainerai un flingue. Du pouce je choisis le plus bavard de mes contacts et roule la cadence stroboscopique d’une conversation en italien haut, fort et très chantant.

(…)

Finalement, je n’attends pas. Il semblerait même que j’étais plutôt attendu lorsque je vois se pointer le beau-frère de Jansinio. Au moins j’échappe à cette tête de boy scout de O’Conner. Bien que Parrish a exactement la même tête de flic intègre. Madre di Dio, je vais faire un urticaire géant !

Nous nous toisons quelques secondes. Je ne lui fais pas l’affront d’ignorer qui je suis réellement, je n’ignore pas qui il est. Arès m’a suffisamment évoqué la puissance du Hellhound. Reste qu’il n’a aucune preuve de mes activités. Il sait que je le sais, ce qui rend la confrontation finalement divertente. Je le suis dans son bureau. C’est encombré de dossier en cours. Pendant qu’il fait le tour de son bureau, j’essaye de grappiller des informations en lisant ce qui m’est accessible avant qu’il ne referme brusquement les dossiers. J’ai cru voir quelque chose sur ce fameux incendie de cave qui aurait, suivant la rumeur, abritée un labo de stups.

- J’ai ici la liste des dommages et une estimation du manque à gagner. Je veux savoir le nom de chaque homme qui a participé à ce vandalisme pour les poursuivre en justice.

… et leur mouler un caleçon en béton…

- Que fait donc la police ? Pour permettre à une telle bande de malfrats d’agir en toute impunité ! Sans parler que vos lourdauds lestés aux donuts ont embarqué un de mes clients qui tentait de protéger les autres ! C’est une belle bavure policière…

Le cœur de l’adjoint prend une belle accélération. Je m’installe tel un pacha sur le fauteuil qu’il m’a désigné en arrivant comme si ce bureau m’appartenait. Mon arrogance commence à lui chatouiller les naseaux. L’air du bureau grimpe de quelques degrés. Il me faut tout le contrôle appris tout au long de ces années dans le milieu pour ne rien laisser paraitre. Mais l’aura de Jordan Parrish devient brusquement écrasante. Je vais peut être finalement me la boucler un peu…

- Bella giornata, non ?

Je suis cerné par les poulets et même si je viens là en tant qu’honnête citoyen, je suis loin d’éprouver l’assurance que j’affiche. Nerveux, je sors mon paquet de sigaretta. Du coin de l’œil je cherche un panneau indiquant l’interdiction de fumer. Faut pas venir me dire que ce mec tout feu tout flamme craint la fumée, ou c’est le démon qui se moque de l’enfer.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 5 Avr - 21:47

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C’est une erreur monsieur l’agent !
Le bâtiment qui m’entoure me pèse et savoir que je ne peux pas en sortir quand cela me chante n’aide pas ma claustrophobie que je sens monter par vagues de minutes en minutes. Je sais que c’est une frayeur irraisonnée, que les murs ne vont pas se rapprocher les uns des autres pour m’étouffer et m’écraser. Cependant l’inconscient possède une force de persuasion contre laquelle il est difficile de lutter.

Je ne peux pas rester couché sur ma paillasse. Impossible de m’endormir en me sachant enfermé, sans parler que je repense au monstre que nous avons croisé. Mon frère et mon cousin allaient y passer. Même mon intervention et celle de Jordan n’y a pas changé grand-chose. Nous devons la vie sauve à un son strident émis par quelqu’un dont nous ignorons tout. L’adjoint m’a parlé de trois types un peu spéciaux. Je ne sais que penser de ce qu’il m’a appris. Tout ce que j’en déduis, c’est que dehors ce n’est pas sûr et que moi je suis enfermé ici au lieu d’être auprès de la meute.

J’ai le sentiment que la bête nous a vraiment lâchés et que Mady, Keanus et Tobias sont sains et saufs à la maison, mais tout mon être souhaite être près d’eux. C’est mon rang d’alpha, et de chef de meute qui me pousse à rester près des miens pour les protéger.

- Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

J’ai collé mes cuisse contre mon torse et posé mon menton sur mes genoux. Je me force à inspirer et expirer doucement et me concentre sur mon mantra. Les heures qui s’égrènent jusqu’au petit matin son longues et me paraissent durer une année entière chacune.

Le bloc des cellules n’est finalement pas calme. Je ne suis pas le seul pour qui l’emprisonnement est difficile. Un poivrot s’est réveillé de son coma éthylique et braille des insanités. Le casseurs du Pink lui gueulent de la fermer alimentant un échange houleux et sonore. Jordan a eu beau m’isoler le plus loin possible des autres, des relent d’alcool, de sueur et d’urine me viennent au nez. Non que je fasse ma princesse, ma vie passée et mon éducation font que j’ai une bonne marge de tolérance quant aux odeurs corporelles. Mais là elles ne sont pas saines. Rien à voir avec la sueur d’une journée de marche en pleine nature, ou celle liée aux efforts pour planter notre campement. Et depuis que nous avons décidé de nous sédentariser avec l’achat de la maison, je me suis habitué à une hygiène de vie plus poussée qu’avant. Il est évident que nous passons plus de temps sous une douche chaude qu’à se laver dehors avec une bassine chauffée sur un feu de bois.

Alors quand les premières lueurs du jour transparaissent faiblement par l’oculus de la porte qui ferme le bloc des cellules, ma tension de la nuit se relâche. Ma libération approche. Enfin, j’espère que le patron du Pink va se déplacer rapidement pour m’innocenter.

L’agent de garde me donne ce qui ressemble de très loin à un petit déjeuner. Cela consiste en un gobelet en carton avec un liquide tiède et vaguement maronnasse. Difficile de savoir si c’est un café dilué ou un thé oublié. Une brioche une peu sèche accompagne l’infâme breuvage. Mon ventre se fait roi, j’avale ce qui m’a été donné sans rechigner. C’est évident que je préfèrerais ce que Mady nous prépare chaque matin et qui réveillerait un mort tant l’odeur de ses pancakes est alléchante. Toutefois, ayant déjà été soumis à la disette, je ne suis pas difficile. Je mange ce qui m’est offert tant que c’est comestible et non avarié.

Le poste de police s’éveille peu à peu. Les agents de journée arrivent, remplaçant ceux de la nuit. Mes effets personnels m’ayant été confisqués comme mon portable ou ma montre, je n’ai qu’une vague idée de l’heure qu’il est. Le bloc cellulaire étant essentiellement éclairer en lumière artificielle. Je patiente en faisant quelques pompes et d’autres exercices de mise en forme. Non que je suive un entrainement particulier, mais l’exercice physique m’empêche de trop gamberger sur l’heure qu’il est et ma libération qui, de mon point de vue, prend bien trop de temps.

Quand enfin je vois Jordan qui se dirige vers ma cellule. Dire que je l’attends comme le messie, il n’y a qu’un pas. Ma joie et mon soulagement doivent se lire sur mon visage.

- Hello ! Rassure-moi, tu m’annonces une bonne nouvelle ?

(…)

C’est un loup soulagé qui entre dans le bureau de Jordan suivit par celui-ci. Attendant comme si c’était lui le patron des lieux Alessandro Amaro est là. La pendule accrochée au mur me dit qu’il est venu dès l’ouverture au public. Je lui en suis reconnaissant.

-  Bonjour. Merci d’être venu rapidement.

Je tends la main pour un salut qu’il me rend. Jordan passe derrière son bureau. Je perçois une belle animosité entre ces deux-là. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit avant que je sois là, mais il est évident que ce n’est pas l’amour fou entre eux. Ce qui semble logique au regard de leurs activités respectives. Jordan doit bien se douter que le patron du Pink n’est pas tout blanc. J’allais réclamer après son café Lazare lève-toi et une viennoiserie, mais l’atmosphère du bureau qui vire à l’orage me retient. Mon ventre choisit justement le moment d’un long silence gênant pour faire un bruit très disgracieux. J'essaye de masquer ma gêne avec une petite toux, puis je fais une grimace de clown. Mine de rien y a du gabarit dans le bureau de l’adjoint du shérif entre un Hellhound, un loup alpha et un oméga qui n’a très certainement rien à m’envier en dangerosité. Je me demande si une telle équipe aurait pu faire face à la bête de cette nuit. Alessandro est bâtit comme Keanus, mais mon frangin n’est pas un combattant. Je ne l’ai jamais vu sur le ring de ses combats clandestins, mais j’ai entendu dire qu’il était redouté. Ce n’est pas Arès qui a été indiscret sur les activités de son boss, mais seulement mes oreilles qui ont intercepté des conversations qui se pensaient à l’abri d’oreilles indiscrètes.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mar 25 Avr - 12:06


C’est une erreur….

Je dois me faire violence pour ne pas laisser mon alter ego prendre le dessus. Je suis énervé, et je sais à l’avance que ça ne va pas se calmer. Je pianote frénétiquement le dessus de mon bureau, lorsque Mafdet me mordille le doigt, me faisant remarquer que je commençais à attaquer le bois en pyrogravure avec mes ongles noirs et démesurément long. Un peu honteux, je les rétracte et fais baisser la chaleur corporelle avant de me retrouver encore une fois à poil dans mon propre bureau… J’ai vu un film à la télé avec Brian, il n’y a pas longtemps. Les 4 fantastiques. Ce Johny Storm à du bol d’avoir une combi qui ne prend pas feu… bien que dans son cas particulier, c’était assez plaisant de le voir à moitié nu toute la première partie du film où il avait pas encore cette combi. Ce qui m’avait bien sur valu un coup de coude dans les cottes de Brian. Sans surprise, il avait choisi, pour sa part, si il avait pu être un de ces personnages, une version masculine de Jane Storm. La femme invisible. Ben voyons… Je me demande si parfois il ne fait pas exprès de dire des imbécilités pareilles pour que je lui redise pour la Nième fois qu’il est tout sauf invisible à mes yeux. Bon sang, il brille de mille feux, pour moi.

Je tente de gagner un drôle de jeu avec la pendule, comme si je pouvais la faire avancer en la regardant. Plus vite se sera finit…. Je soupçonne matrim de pouvoir gagner à ce jeu, mais peut être plus maintenant qu’il n’a plus ce qu’il appelle « sa bestiole »….
C’est presque en sursautant que je sens le changement d’atmosphère. Les collègues s’agitent, les mâchoires se serrent… Je pense savoir qui est arrivé.

C’est donc d’un pas rapide et décidé que je vais l’accueillir, non sans avoir capté quelques mises en garde et sans doute autre chose de miss marple, comme on aime à l’appeler entre les collègues. Visiblement elle est à la fois agacée et charmée de ce bel italien… Jansen, jansen, jansen… Comment tu peux t’amouracher d’un type pareil ? Enfin à en croire Charlie, il faut savoir regarder au delà…

Nous nous toisons, nous jaugeons. Bien. Deux bourricots. Dont un qui n’aime pas l’habit de flic, et un autre qui ne sais pas sur quel pied danser et quoi lui révéler.
Le loup et le chien. Ça ne fait en général pas bon ménage, mais j’ai eut la preuve du contraire pas plus tard que cette nuit avec willem.

J’ai de forts soupçons qu’en dehors de sa nature particulière, Alessandro trempe dans tout un tas d’affaire louches. Mais les soupçons ne s’écrivent pas dans un dossier , ni ne figurent sur une convocation. Il est suffisamment malin pour ne rien laisser trainer de ces affaires-là. Et sans doute suffisamment malin pour savoir que Brian et moi avons fort à faire avec « les autres affaires » pour perdre du temps à le coincer lui… Même si ça démange fortement Brian, qui veut à tout pris protéger Jansen. Quoique j’ai cru comprendre qu’il y avait une sorte de trêve récemment, suite à leur pérégrination en forêt.

Jansen est un danger ambulant pour Brian. Peut-être même pour Alessandro. Ce danseur semble attirer les ennuis ou qu’il aille, avec une naïveté déconcertante… Je souris un peu en pensant aux ennuis qu’il pourrait attirer à Alessandro, si ce dernier est vraiment entiché de lui, comme semble le penser Brian.
Mon bureau étant en bordel organisé, c’est-à-dire étalé et le clavier repoussé, et les yeux fouineurs d’Alessandro étant ce qu’ils sont, je plie vite fait tous les dossiers avant qu’il ne tombe sur un truc qu’il pourrait utiliser.

- J’ai ici la liste des dommages et une estimation du manque à gagner. Je veux savoir le nom de chaque homme qui a participé à ce vandalisme pour les poursuivre en justice.
Je me mord la joue pour ne pas lui répondre immédiatement lorsqu’il poursuit avec le discours habituel sur « que fais la police »….

C’est donc en faisant un effort surhumain, et surhellhoundien, que je répond, presque calmement, bien qu’un peu plus chaleureusement, et avec des graviers roulant sur les diphtongues…

« la police respecte à priori les « recommandations » que VOUS avez faites, de ne pas intervenir sur le périmètre d’action de VOTRE vigil. Vigil qui visiblement avait mieux à faire ce soir que de préserver la tranquilité de VOS clients et de la rue, mettant de ce fait en danger la paisibilité de la rue et la sécurité des citoyens habitant pres de VOTRE boutique ».

Je le vois tiquer au mot boutique, car je sais que c’est un mot employé dans d’autre circonstances. A la police on l’emploi pour désigner certains trafiques. Je ne suis pas qu’un chien de l’enfer, je suis aussi un bourricot… L’air est soudain plus chaud, et je ne fais rien pour diminuer ce fait.

« belle journée, en effet.. D’ailleurs, souvent, les plus belles sont les plus longues, vous ne trouvez pas ? »…. Je m’amuse presque.. … Presque..

Lorsqu’il sort son paquet de cigarette, je sais que c’est une provocation. Fouillant dans mon tiroir, car je sais que c’est le genre de truc qu’on confisque régulièrement, je finis par trouver un briquet bling bling, et me tend obligeamment pour lui allumer sa cigarette.

« du feu ? ». Il plisse les yeux, intrigué. Bien…
« Ouah ! pardon ! »

J’arrive quand même, depuis la fusion, a ne pas tout faire flamber quand je suis ennervé. La cigarette flambe d’un seul coup, comme si le briquet avait tout laché, et j’agite ma main qui s’est enflammée quelques secondes, lachant aussi le briquet a moitié fondu et encore fumant..
« désolé… pas l’habitude de ces trucs… ».

Oui. C’est une petite menace. Et sans doute une entorse au règlement. Mais je jubile.
Et je ne reste pas plus longtemps, pour que la gêne et la menace reste légère. Je vais chercher Willem, et reviens avec lui, non sans l’avoir rassuré. Il ne restera pas plus longtemps ici.
Le comportement d’Alessandro est en tout point irréprochable , il a l’air sincèrement de tenir à Willem.

Ce type est une énigme. Visiblement, le ventre de Willem se fiche des protocoles, et nous fait savoir à tous qu’il a envie d’un bon petit déjeuner…

« bon.. cette affaire est réglée, concernant willem. Pour la liste, vous avez naturellement le droit de l’avoir en tant que citoyen. Ces malfrats n’en sont pas moins des citoyens, eux aussi… »

Il va l’ouvrir.. Oh bordel, je sens qu’il va l’ouvrir…Mon poing sur la table fait sursauter Willem, qui joue au pitre depuis tout a l’heure, mais semble simplement attirer l’attention d’Alessandro, qui est maitre de ses émotions.

« bon yen a marre. On laisse les tatillons remplir les papiers, et on va discuter de l’autre affaire plus loin… Cette nuit, on a affronter quelque chose. Quelquechose qui peut tous nous détruire, peut importe de quel côté de la loi on se trouve. Si Alessandro veut prendre part à ce combat, tant mieux, sinon, il faut qu’on trouve une solution, willem.. ».

Je me dirige vers la porte de mon bureau.
« café français, italien, ou un bon vieux starbuck ? »

Willem semble trouver intéressant de nous regarder, Alessandro et moi, a tour de rôle. Depuis que Cerberus et moi sommes vraiment une seule personne, je suis beaucoup plus impulsif et moins protocolaire. Mais surtout, j’ai l’urgence de mon devoir surnaturel qui me fouaille les tripes.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Dim 30 Avr - 18:32


C’est une erreur….
L’autre cretini a bien faille me brûler le museau en faisant apparaitre des flammes sur sa main. Je sais qu’il l’a fait exprès. Je ne peux cependant pas répondre à sa provocation… pas au milieu du poulailler. Parrish le sait et en profite. Profite mon gars, mais je vais te garder un chiot de ma prochaine portée… Fier de son coup, le cabot sort du bureau pour aller sortir Willem de sa cabane. Un large sourire fleurit sur mes lèvres. Je n’ai qu’une poignée de minutes. Le clébard vient de laisser un mafieux seul dans son bureau avec ses dossiers à portée de main. En plus l’homme est consciencieux, sur chaque dossier, il y a un nom et l’objet de l’affaire. Mon tri se fait donc rapidement et je tombe sur une mine d’or. Je trouve une liste de noms des probables complices de Victor Barns. Je sors mon portable et photographie le document. Je trouve aussi le plan des futurs points de contrôles routiers pour la semaine à venir. Toute cette manne ! Un vrai trésor pour le bandit que je suis, seulement je ne peux pas me faire trop gourmand. J’entends la voix de Willem. Je repose les dossiers comme je les ai trouvés. Lorsque la porte du bureau s’ouvre à nouveau, je crache des ronds de fumée de manière indolente.

- Ciao’ Willem ! Merci de coup de main ! Jerry m’a raconté. Je t’en dois une amico ! Dommage que la volaille ne fasse pas la différence entre les héros et les bandits !

Un grognement se fait entendre de l’autre côté du bureau du shérif adjoint. Je me retourne et le regarde avec un air angélique. Quoi ? On ne me donnerait pas le bon dieu sans confession ?

- Bon.. cette affaire est réglée, concernant willem. Pour la liste, vous avez naturellement le droit de l’avoir en tant que citoyen. Ces malfrats n’en sont pas moins des citoyens, eux aussi…

C’est ça cause toujours mon bon toutou. Si tu penses que tu vas retrouver leur cadavre… Je note cependant la menace. Les stronzi qui ont mis le bordelo dans mon bar iront manger les pissenlits par la racine, mais pas à Beacon Hills. Pas dans la juridiction de Parrish en tout cas. Cette fois c’est à mon tour de le faire enrager en restant maître de moi-même.

- Bon yen a marre. On laisse les tatillons remplir les papiers, et on va discuter de l’autre affaire plus loin…

Je ne cache pas mon air étonné. De quelle autre affaire parle-t-il ? Je regarde Willem qui a subitement pris un air grave. A y regarder de près, l’alpha me semble pas bien frai. Je sais que dormir en cabane n’est pas une sinécure. Toutefois sa nature devrait lui permettre de vite récupérer. Puis, je note qu’il n’est pas habillé comme d’habitude. Cela ressemble plus au look de cet empaffé de O’Conner et de son clebs. Parrish poursuit dévoilant une affaire étrange.

- Cette nuit, on a affronté quelque chose. Quelque chose qui peut tous nous détruire, peu importe de quel côté de la loi on se trouve. Si Alessandro veut prendre part à ce combat, tant mieux, sinon, il faut qu’on trouve une solution, Willem..
- Je ne m’engage à rien sans en savoir plus. Et nous sommes évidemment du même côté de la loi shérif…
- Café français, italien, ou un bon vieux starbuck ?
- Italien voyons ! Starbuck sert du café chimique. Le Pink n’est pas si loin, et nous pouvons discuter sans oreilles indiscrète dans mon bureau. Je crains que votre uniforme n’attire l’attention sur nous dans un autre établissement.


Je n’attends pas l’accord du poulet et passe devant lui et sors de son bureau dont il a déjà ouvert la porte. Willem semble amusé par ma joute avec le flic. L’alpha n’ignore rien de mon activité, cependant je sais que par amitié envers Arès, il ne me mouftera pas. Il devine aussi que Parrish n’est pas dupe. Je sens que cette cohabitation va être épique.

(…)

Nous arrivons au Pink. C’est Sophie qui est de service au bar. Elle salue Willem qu’elle connait et semble être surprise de me voir accompagné par un flic et non des moindres puisqu’il s’agit de l’adjoint direct du shérif.

- Sophie, tu peux s’il te plait nous servir trois petits déjeuners copieux dans mon bureau. Et met double dose pour Willem, j’entends son ventre gronder de famine.

Je conduis la troupe jusqu’à mon antre. Le flic n’en perd pas une miette, mais il en sera pour son compte, car je ne mélange pas mon activité légale avec celle de l’underground.

- Alors, je vous écoute. Que s’est-il passé cette nuit qui pourrait avoir besoin de mon aide.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Lun 8 Mai - 10:44

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
J’ai l’impression de me retrouver dans un vieux film policier. Si je ne suis pas accord avec ses activités, j’apprécie l’aura que dégage Alessandro. Il est un oméga et moi un alpha, mais il n’a rien à m’envier de ce côté-là. Même sans des prunelles rouge sang il a l’étoffe d’un alpha. Le fait qu’Arès le porte en très haute estime le prouve. Le tigre n’est pas une personne qui donne aisément son amitié, ni sa confiance.

De l’autre côté, je viens de faire la connaissance de Jordan. Et pour ce que j’ai aperçu du policier, je sais que c’est un gars altruiste, mais qui peut aussi être très têtu. Deux loups et un Hellhound, le bureau de Jordan est presque trop petit pour contenir les auras que nous dégageons. L’adjoint nous propose de continuer à discuter ailleurs qu’au poste de police, marquant ainsi que nous changeons de registre et d’étiquettes. D’erreur judicaire en ce qui me concerne, de patron de bar lésé pour Alessandro et de flic pour Jordan, nous passons à la carte surnaturelle où nos fonctions civiles qui nous opposent trouvent une trêve. L’italien se montre prudent quant à sa participation, mais ne décline pas la rencontre puis qu’il offre son bar et son bureau comme lieu de repli et de discrétion.

- Café français, italien, ou un bon vieux starbuck ?
- Italien voyons ! Starbuck sert du café chimique. Le Pink n’est pas si loin, et nous pouvons discuter sans oreilles indiscrète dans mon bureau. Je crains que votre uniforme n’attire l’attention sur nous dans un autre établissement.


Nous faisons le chemin dans un silence relatif. Je marche avec un flic à ma droite, et un représentant du diable à ma gauche. L’image insolite me fait sourire. Lorsque le patron du Print nous commande un petit déjeuner, je crois que je serais capable de lui coller une bise sur la joue tant cela me satisfait. Toutefois je doute fort qu’il apprécie mon enthousiasme débordant.

- Et met double dose pour Willem, j’entends son ventre gronder de famine.
- Héhé… Je me suis trahi.


La barmaid me fait un clin d’œil. Je suis un client régulier, elle connait ma gourmandise. Puisque c’est le patron qui offre, je sais qu’elle ne sera pas avare sur la dose. Je ne suis jamais entré dans l’arrière salle du bar et encore moins dans le bureau d’Alessandro. Avant de m’asseoir, j’admire le poster géant d’un volcan qui tapisse tout un mur. Je suis surpris d’une telle décoration, mais la symbolique autour des volcans correspond à merveille au propriétaire des lieux.

- Alors, je vous écoute. Que s’est-il passé cette nuit qui pourrait avoir besoin de mon aide.
- Keanus mon frère et mon cousin Tobias sont tombés sur une créature surnaturelle pas très ordinaire. En gros c’est la version « Hulk » d’un loup garou. Plus de deux mètres cinquante de haut, large comme deux sumos et une frappe de la force d’une boule de démolition.


J’explique à Alessandro le combat vain que nous avons mené à trois.

- Franchement nous ne lui avons pas fait plus de mal que si nous avions été de simples moustiques. Nous devons la vie sauve à un signal ultra son qui semble l’avoir appelé. Quelqu’un contrôle cette chose. Sa violence aveugle et son indestructibilité nuisent à tout le monde à Beacon Hills.


Volontairement je n’évoque pas clairement les affaires du mafieux devant Jordan, mais je lui fais comprendre que son activité pourrait en pâtir si ses gars tombaient sur super Hulk par hasard. L’avenir me donnera d’ailleurs raison, car une semaine plus tard Arès allait m’appeler. Je prendrai à nouveau une dérouillée.

- Un patron de bar entend beaucoup de choses. C’est là-dessus que Jordan pense que tu peux être utile. Euh... c'est ça Jordan ?

En bon médiateur que je suis, j’essaye d’amener la coopération d’Alessandro, pour une affaire qui implique le shérif adjoint. Sophie nous interrompt en apportant le petit-déjeuner. Subitement j’oublie tout, mon ventre s’empare de mon esprit et de mes bonnes manières. J’ai nettoyé mon double plateau avant que les deux autres n’en sont tout juste que la moitié.

- Ché très bon. Décholé, chavais trop faim.





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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Ven 12 Mai - 14:12


C’est une erreur….

Parfois j’ai vraiment envie de prendre mon étoile, de la faire à moitier fondre et de la balancer sur le bureau de stilinsky, avec arme et tout le bordel. C’est pratiquement incompatible avec mon devoir de gardien , de rester adjoint du shérif. Mais après je pense à Brian.  Qui va trinquer dès que je quitterai mon job. Qui ne peut même pas envisager de quitter ce genre de job. Et puis on ne vas pas vivre d’amour et d’eau fraiche, tous les deux. Déjà que la paie n’est pas ce qu’on pourrait appeler royale..

Autant dire aussi que je serai grillé, dans ma carrière et dans n’importe quel boulot a Beacon Hills et dans les 200 km à la ronde. Stilinsky peut être très teigneux et rancunier si on le déçoit. Je crois que si j’étais seul, j’aurai déjà mis mon étoile de shérif sur le bureau pour démissionner. Je vois d’ici la scène, avec un gros plan sur la table, puis moi en voiture en train de me barrer. Mais bon ce genre de scène c’est bon pour les séries pour ados…

Je ne relève même pas quand Alessandro clame qu’il est du même côté de la loi que moi… J’ai envie de beugler comme Charlie que j’en ai rien à foutre, qu’il peut se la carrer bien profond, la loi, face à ce genre de problème, mais la encore, je me retiens car je sais que c’est Cerberus qui m’influence. C’est bien que lui et moi on soit enfin une seule personne, mais parfois il a tendance à être un peu trop spontané. Du genre combustion spontanée…

- Italien voyons ! Starbuck sert du café chimique. Le Pink n’est pas si loin, et nous pouvons discuter sans oreilles indiscrète dans mon bureau. Je crains que votre uniforme n’attire l’attention sur nous dans un autre établissement.

Moui.. logique, bien que je n’aime pas être sur « son » territoire… Arrivé à l’établissement, je me demande encore une fois ce que peut donner le spectacle de Jansen ici. On m’en a dit du bien, surtout, à mon grand énervement, depuis qu’Alessandro a restreint les activités purement aguicheuses qui étaient le quotidien du frère de sang de Brian. C’est ce dernier qui me l’a dit, bien emmerdé lui aussi qu’on doive ça à Alessandro… Mais il semble amusé, mon nonos, quand il parle d’eux deux. Un truc que je ne comprends pas, mais il m’a déjà dit une phrase du genre « à malin, malin et demi » ou encore « tel est pris qui croyait prendre ». ça fait parti de son lien, il ressent, voit et « apprécie » parfois ce que ressens , voit et apprécie Jansen… J’imagine qu’à sa façon, il arrive à influencer un peu Alessandro… Mais quand je le vois comme un coq en pate ici, jouer au patron, ce qu’il est de toutes façons, j’en doute. Pas de charlie non plus à l’horizon, mais il faut dire qu’on arrive pas vraiment à une heure jugée décente pour lui.

Le bureau d’Alessandro est irréprochable, même si je balaie mon « regard scanner », comme l’appelle Brian, je ne trouve rien de suspect… Je souris à la pensée que si j’amenais Matrim ici, il aurait probablement une syncope rien qu’a toucher le bureau, sans même penser aux étagères…Mais je ne vois franchement pas ce que ferais matrim ici (MP !!!)
- Alors, je vous écoute. Que s’est-il passé cette nuit qui pourrait avoir besoin de mon aide.

Je regarde Willem, lui donnant ainsi la main, et le feu vert, en quelque sorte. Je sens l’acuité surnaturelle de Cerberus s’éveiller en moi. Quand je pratique mes fonctions d’adjoint, il est comme latent, pas vraiment endormis, mais comme dans du coton. Mais dès que le mot surnaturel est prononcé, ou qu’on y fait allusion, il se réveille soudain, je me sens plus vivant, plus alerte, et prêt à tout cramer sur mon passage. J’en ai parlé a Brian, car ça m’effraie. J’en ai parlé à Mafdet. Mais les deux m’ont fait la même réponse : « c’est toujours toi qui contrôle. Ça a toujours été toi. Même cerberus s’est incliné face à ta pugnacité ».

Facile à entendre. Moins à accepter.
- Un patron de bar entend beaucoup de choses. C’est là-dessus que Jordan pense que tu peux être utile. Euh... c'est ça Jordan ?

Je sursaute presque, car l’évocation de notre combat a mis en rage Cerberus. Je sens pulser en moi cette rage, cette puissance. Je me rend compte soudain que même la dernière fois, il n’était pas à son maximum. Loin de la, même. Mais comment atteindre son vrai potentiel. Mes griffes ont poussées, la chaleur a augmentée très nettement, mais je ne suis pas à poil, dieu merci. Seule la flamme qui brule dans mes prunelles trahissent un début de transformation, ainsi que mes griffes.
« Il peut bien plus ». Et merde. Ma voix aussi. Comme un doublage, deux voix se mêlent en moi. Cerberus parle. Je parle… Chier..

« IL faut »..

Mais l’arrivée de Sophie arrive à me faire reprendre ma forme habituelle.. Pendant que Willem mange, je m’excuse presque d’un mouvement d’épaule.

« c’est de revivre ce combat… Il faut qu’on en apprenne le maximum sur cette bête. Qui la contrôle, dans quel but. Qui l’a créée, ou alors existait elle avant ? Et surtout il faut l’annéantir, avant qu’elle ne détruise tout, car les surnaturels semblent être sa cible prioritaire, mais quand il n’y en aura plus, il n’y aura plus de Beacon Hills. J’en suis persuadé. »

Pour une fois, Alessandro semble afficher un air sérieux.
« je suis sur que je n’étais pas à mon maximum, l’autre jour. J’en suis très loin, de mon maximum, en fait… Je dois trouver comment atteindre mon plein potentiel, pour avoir une chance de combattre cette chose. Et même alors, je pense que nous devrons être plusieurs. »

Ce n’est pas de la vantardise. Un simple énoncé des faits. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’existe pour la combattre elle, spécifiquement, mais je suis sur d’une chose : elle va me forcer à devenir plus fort que je ne le suis. Peut être que Mafdet... Peut être qu'il faut que je m'entraine.. ou que je retourne volontairement en enfer.. J'en connais un qui va pas être content...


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 17 Mai - 17:28


C’est une erreur….
Willem affirme que ma position de patron de bar me permet de savoir bien des choses. Mais je devine que sans le dire clairement, que c’est plus vers mes activités illégales et le réseau qui y est lié que je peux leur être utile. L’alpha comprend qu’il s’emballe car il demande confirmation à la volaille en chef qui scrute mon bureau comme s’il allait lire sur les murs le nom de mes victimes.

La situation pourrait prêter à rire, si elle ne m’amenait pas à admettre devant un flic que je trempe dans le très très louche. Toutefois ce n’est pas le flic qui réagit, mais le cabot infernal. J’ai l’impression que l’Etna du poster qui est dans leur dos vient d’entrer en éruption. La température a gagné quelques degrés. Bordelo, il ne va pas me mettre le feu au Pink !

C’est un regard de flamme qui me scrute. Forcément la bête qui sommeille en moi réagit et mes yeux étincellent d’une lueur aussi glaciale que la braise dans le regard du shérif est brûlante. J’ai l’impression que Willem hésite aussi à se joindre à ces illuminations intempestives. Il y a un très haut taux de testostérones dans ce bureau…

- Il peut bien plus…

La voix du poulet oscille entre une version caverneuse à la Smaug, et le timbre habituel du flic. On dirait un adolescent en train de muet. C’est vraiment une scène hilarante. Je ne cache pas mon sourire moqueur. Puis Parrish se reprend. Les propos de Willem semblent lui avoir faire revivre un combat qu’il n’est pas prêt d’oublier. Le chien infernal est vraiment affecté par son impuissance contre ce monstre. Si je me moque bien de ce qu’il peut arriver au flic, je saisi bien l’ampleur du problème et des implications négatives que cela peut avoir sur mes affaires. Car si le taux d’agression augmente trop, cela signifie encore plus de flics dans la rue et dans le pire des scénarios l’arrivée de la cavalerie avec les fédéraux. En résumé, l’impossibilité pour mon business de fonctionner. Je fais signe à Parrish de poursuivre.

- Je suis sur que je n’étais pas à mon maximum, l’autre jour. J’en suis très loin, de mon maximum, en fait… Je dois trouver comment atteindre mon plein potentiel, pour avoir une chance de combattre cette chose. Et même alors, je pense que nous devrons être plusieurs.

Je note la menace sous-jacente que je prends pour moi. Ce corniaud peut me faire la peau à sa guise. Un italien avertit en vaut deux. Il faut que je me renseigne comment on abat un chien de l’enfer. J'ai dans l'idée que des semelles en bétons ne seraient pas suffisantes.

- Je vois…

Je suis pris dans un dilemme. Je ne peux pas lui offrir l’appui de la squadra. Mes hommes sont des tueurs professionnels. Aucun d’eux n’accepterait de bosser de concert avec la volaille. De plus, je ne peux pas avouer que j’ai cette force armée en ma possession.

- Je peux vous apporter l’aide de mes griffes et de mes crocs si besoin, mais la première chose à faire, c’est de mettre la main sur votre monstre et si j’ai bien compris en étant préparés pour ne pas se prendre une raclée.

Willem fait une grimace comique. Lui aussi semble se souvenir de la raclée qu’il a pris avec Parrish.

- Ce que je peux faire, c’est de demander à mon… personnel d’ouvrir les oreilles et d’être attentif à ce qu’il se dit.

Personne n’est dupe que par personnel, je n’entends pas les gens qui travaillent au Pink. Cependant, rien dans mes mots ne peut m’être retourné contre moi. Avec la maledizione qui tient Jansinio, je commence à devenir un as de la sémantique et tourner mes phrases dans un sens particulier qui ne peut pas porter à confusion.

- Je vous appelle au moindre mouvement suspect. L’idéal serait de trouver la zone où crèche votre monstre pour lui tendre un piège avec toutes vos forces.

C’est non sans mal que je donne le numéro de mon portable à Parrish et que j’enregistre le sien sous le pseudo « Poulet infernal ». Il rejoint un répertoire nommé "Volaille". Il n'est pas le premier flic dans mes contacts. J'ai des ripoux, comme de véritables chieurs à insigne.

- Autre chose messieurs ? Si nous avons fini… je vous laisse rejoindre la sortie tous seuls, il faut que je m'atèle à recommander ce que les disturbatori de hier soir ont cassé.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Mer 24 Mai - 18:16

Sheperd
Willem

Parrish
Jordan

C’est une erreur monsieur l’agent !
Je me lèche les doigts du miel qui les macule. Il ne faudrait pas gâcher, puis dans ma meute la nourriture a toujours été considérée comme une denrée précieuse car nous ne savons jamais de quoi demain sera fait. Le fait est aussi que je suis très gourmand.

La température augmente significativement dans le bureau d’Alessandro. Je lève un sourcil étonné en direction de l’adjoint. La dernière fois que cela a chauffé ainsi, il s’est retrouvé en calbut à moitié calciné. D’ailleurs, une partie de ma cervelle suit un raisonnement aussi futile qu’indiscret. Jordan doit dépenser des fortunes en vêtements. Alors que j’imagine l’adjoint du shérif dans des situations rocambolesques à cause de son inflammabilité aiguë et impulsive, ce même adjoint a laissé place à son infernal habitant. Toutefois le basculement d’une personnalité à une autre semble parasité et c’est un mixte des deux qui nous parle.

Je vois Alessandro sourire devant le cocasse de la scène. Les voix mélangées de notre compagnon ont un effet plutôt burlesque. Je suis très bon public, alors une grande banane se colle sur mon visage, jusqu’à ce que je croise le regard flamboyant du shérif. Mon hilarité fond comme neige au soleil. Je me gratte la nuque et fait une grimace qui vaut d’excuse. Visiblement le Hellhound n’a pas le même niveau d’humour que son vaisseau de chair, plus prompt à la rigolade. Je tente de me coller un air sérieux sur le visage. J’hésite à faire rougir mes prunelles pour me donner un peu de respectabilité surnaturelle, puis je décide de m’abstenir. Alessandro pourrait prendre cela comme une agression. Et franchement, je préfère rester pote avec celui qui n’est pas moins le patron de la pègre locale.

Je suis un gars pragmatique et préfère me faire bien voir des deux côtés de la barrière. Ces compromis et cette souplesse sont inscrits dans mon histoire familiale.

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

Lorsque Jordan évoque notre combat contre le grand balèze en béton, je ne peux m’empêcher de grimacer. Jamais je n’avais pris aussi cher. Alessandro prend son temps avant de nous répondre. Et à sa réponse, je comprends ce qui le gênait. Le gérant du bar nous assure de son soutient physique en nous apportant l’aide de ses griffes et de ses crocs. Une aide personnelle loin des moyens armés dont il dispose. Je regarde Jordan puis dodeline de la tête. C’est évident qu’il y a une incompatibilité évidente. L’italien reste prudent. Cependant il enchaine, saisissant la perche que je lui avais tendu en affirmant qu’il sera attentif aux bruits qui pourraient courir sur notre bêbête. Je regarde à nouveau Jordan avec un sourire satisfait. « C’est déjà mieux que rien » signifie mon regard qui accompagne ma mimique. J’arrive à faire bosser un flic et un gangster ensemble ! Je me redresse imperceptiblement et bombe un peu le torse, plutôt fier de moi.

- Autre chose messieurs ? Si nous avons fini… je vous laisse rejoindre la sortie tous seuls, il faut que je m’attèle à recommander ce que les disturbatori de hier soir ont cassé.
- Euh non…


J’ai dans l’idée que les « disturbatori » comme il les appelle, risquent de passer un sale quart d’heure. Mais pour être franc, je serai heureux qu’ils se prennent une sévère correction, car à cause d’eux j’ai dû passer la nuit en cabane. Je ne suis pas de nature rancunière, mais là je n’ai pas vraiment apprécié cette arrestation arbitraire et mon incarcération. Je suis claustrophobe moi !

L’italien ne nous a pas mis dehors, mais j’ai bien senti qu’il allait nous faire un urticaire géant si un policier tardait trop dans son antre.

(…)

Je chemine à côté de Jordan en direction du poste de police. Je tournicote dans ma tête une manière élégante pour lui proposer ma candidature pour un poste de médiateur au sein de son équipe et ceci sans vouloir surfer sur l’erreur policière dont j’ai été l’objet la veille.

- Et bien, nous avons réussi à faire travailler de concert la police et un gangs.. un patron de bar italien.

Oups ! Que Jordan ne soit pas dupe des activités d’Alessandro est une chose acquise. Que par ailleurs j’affirme être au courant des dites activités et que je ne dise rien, n’est pas bon pour mon éventuel recrutement.

- Il fait beau n’est-ce pas !

Comme à chaque fois que je fais une bévue, je parle de la météo. J’essaye de faire une tête de mec respectable. Mais le regard amusé que me lance Jordan, m’annonce que c’est un peu raté. Je suis un médiateur, je devrais arriver à vendre mes services sans problème ! Pourtant j’ai l’impression d’enchaîner bêtises, sur bêtises. Il devient idiot que je tourne autour du pot. Alors que le poste de police s’offre à notre regard, je me lance.

- Mes heures en tant que professeur de SVT et de conseiller d’éducation sont loin de m’occuper à temps plein et je ne cracherai pas sur un complément de revenu. La meute s’agrandit… Ils ont tous une faim de loup…


Je ris de mon jeu de mot ridicule et poursuis.

- Je sais que vous n’avez pas de médiateur officiel, je me proposerai bien pour ce poste. J’ai des références dans plusieurs villes.

Je rappelle à Jordan les raisons qui m’ont fait bouger et quitter mes différentes affectations : l’instabilité de Tobias.

- Nous avons décidé de ne plus bouger et pour nous forcer à tenir cette décision nous avons acheté une maison. L’agrandissement de la meute semble avoir un impact positif sur mon cousin. Je ne vous lâcherai pas de sitôt si je suis pris.

J’ai arrêté de marcher et me dandine inconsciemment d'un pied sur l'autre, mal à l’aise dans ma requête. J’imagine que Jordan doit en voir défiler des gus qui cherchent un travail. Je pense qu’il m’apprécie, mais de là à me recruter, il y a l’écart entre un rêve et la réalité.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Jeu 14 Sep - 13:04


C’est une erreur….

C’est quand même dingue quand j’y pense. Je me contentait sans problème de ma petite vie tranquille d’adjoint à Beacon Hills avant… Mouais. Comme me dirait Brian, je tente de me convaincre moi-même, comme les mouettes tentent de convaincre les skippers.. En vérité, j’étais démineur et j’avais déjà besoin d’adrénaline. J’aurai pu aller dans n’importe quelle plouc-ville pour rester pépère, et je suis venu ici. Je sais à présent que vu ma nature de chien de l’enfer, c’était à dessein. Mais ce nouveau statut, ce nouveau rôle, ne m’a pas été livré avec tout le package… Plus fort, oui. Ne craignant pas le feu, certes… Mais pas assez fort encore pour combattre une telle chose. Et je sais au fond de moi que je peux devenir plus. Je le peux et je le dois, car sinon je ne serai pas assez bien pour ce rôle que je dois jouer.

Le mafieux en costume de dandy respectable me reluque. Il prend mon énoncé comme une menace. Quelque part, c’en est une, mais je ne l’ai pas faite en ce sens. Je DOIS progresser si je veux pouvoir mener à bien mon rôle. Je sais que, quelque part, Ares à le même problème. Il doit lui aussi gérer ce genre de choses, et son pouvoir augmente au fur et à mesure que les enjeux font de même.

- Je peux vous apporter l’aide de mes griffes et de mes crocs si besoin, mais la première chose à faire, c’est de mettre la main sur votre monstre et si j’ai bien compris en étant préparés pour ne pas se prendre une raclée.

Voila qui est inattendu. En vérité, je n’attendais pas grand-chose d’Alessandro. Mais, peu importe les raisons, il semble prendre la mesure du problème. Je ne tique même pas au mot « raclée », alors que je sens Cerberus se raidir d’indignation. Nous sommes un, à présent, et il fera avec mon stoïcisme, il n’a pas le choix. Une fierté blessée est rarement une conseillère à la victoire. Il me faut évaluer tous les problèmes pour les régler en tant et en heure. Brian m’épaulera. Alessandro et Willem aussi. Peut-être Ares ?

Cela me fait bizare de me retrouver sur son portable… Comme une tâche d’encre en bas de mon CV.. en même temps, sur ce dernier, je n’ai pas mis, dans « activités annexes » :

-chasse aux monstres sanguinaires
-pyromane incombustible
-hôte d’une entité séculaire amoureuse d’un humain
Je suis même prêt à détourner le regard quelques minutes si des coups devaient pleuvoir sur les racailles récupérées la veille. Pas plus que des coups, cependant..

- Et bien, nous avons réussi à faire travailler de concert la police et un gangs.. un patron de bar italien.
Je le regarde, sérieux et amusé. Ce qui tire un peu au niveau des pommettes.

« non.. on a réussi à faire collaborer un chien et deux loups.. C’est tout ce qui compte… »

Je le regarde, et me retiens de rire. Ce type est un alpha, mais il est aussi éminemment sympathique. Il ne doit pas avoir de mal à séduire quiconque se trouve être sur sa LPS (liste prioritaire de séduction).

J’avais déjà entendu dire Matrim que tout le monde se trompait sur cette ville. Qu’elle n’attirait pas les surnaturels, mais plutôt les beaux gosses.. Je m’esclaffe en pensant qu’il a sans doute raison.

Je laisse Willem exposer sa demande.. je la sentais venir, de toutes façons, et elle me parrait censée.

Tout autant, au moins, que d’aller demander l’aide d’un gangster pour venir à bout d’un monstre invincible.

- Nous avons décidé de ne plus bouger et pour nous forcer à tenir cette décision nous avons acheté une maison. L’agrandissement de la meute semble avoir un impact positif sur mon cousin. Je ne vous lâcherai pas de sitôt si je suis pris.

« tu sais te vendre, toi… Ecoute, ça peut pas venir que de moi la décision, mais je sais être persuasif s’il le faut. Je pense que j’aurai plus de chance de te faire passer avec une discussion en direct. C’est un peu comme ton aura d’alpha… ça marche parfois sur stilinski même si c’est une vraie tête de mûle… Brian serait ravi d’avoir un type comme toi dans notre équipe… Par contre… »
Je me rapproche d’un seul coup, spectacle de pyrotechnie dans mes yeux et voix de l’enfer.
« si tu le dragues, je t’envoie en enfer »…


Mais je ne tiens pas longtemps à ma blague, voyant que, par réflexe, il active sa propre aura. C’est avec une grande tappe dans le dos, rigolant comme charlie que j’avais croisé, que je le rassure.

« je plaisante… mais méfie toi du chat.. si tu prends des douches au poste, elle… reluque.. ; »


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MessageSujet: Re: C'est une erreur monsieur l'agent ! | Feat Jordan Parrish   Hier à 18:52

Sheperd
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Parrish
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C’est une erreur monsieur l’agent !
J’ai sorti mon baratin sans même penser à respirer. J’ai été honnête et sincère. Cependant, je n’ai pas le recul pour savoir si j’ai été crédible. Je suis peut-être un alpha, mais là, la couleur de mes prunelles ne me sert à rien.

Je fais le type assuré, mais je suis loin de l’être. Jordan est tout de même un chien de l’enfer. Je me sens dans la peau d’un fox terrier face à un doberman. Je suis impressionné par l’adjoint. Même si la bête nous a défoncés, le Hellhound  possède des pouvoirs et une vie propre qui me fascine autant que cela me déconcerte. Ce type est la preuve vivante que l’enfer existe. Ce n’est pas rien.

A mesure que nous approchons du poste de police, Jordan me livre son sentiment quant à ma candidature en tant que médiateur. Visiblement mon baratin l’a convaincu, toutefois il faut passer le barrage du shérif Stilinski. L’homme est au courant pour le monde surnaturel, mais de là à en recruter un, ce n’est pas dans la poche. Puis il me parle d’un des policiers. Je ne comprends pas immédiatement ce que ce Brian peut avoir comme influence sur mon recrutement jusqu’à ce que Jordan me menace de m’envoyer en enfer si je le drague. Je m’empourpre autant que mon aura s’amplifie instinctivement à l’écoute de la menace.

- Je plaisante… mais méfie-toi du chat.. si tu prends des douches au poste, elle… reluque.
- Le chat ?


Quel chat ? Je n’arrive pas à suivre ses propos, et Jordan n’en dit pas plus. Pour ne pas avoir l’air d’un idiot, je ne pousse pas plus loin mes interrogations.

(…)

Je suis assis dans le bureau du shérif et patiente. Jordan lui a expliqué en quelques lignes mon offre de candidature sans lui cacher ma nature. Nous avions pensé d’un commun accord, qu’il était préférable de jouer franc jeu avec l’ancien. Je ne sais pas si c’était la meilleure des choses à faire, car pendant que je poireaute tout seul, Stilinski a entrainé Jordan dans le bureau de l’adjoint pour une discussion entre quatre yeux. Discussion que je perçois clairement grâce à mes sens lupin…

L’idée de me recruter emballe moyennement le shérif, d’autant plus en la qualité d’un médiateur alors que je suis (je cite) « Un loup alpha féroce qui peut potentiellement devenir un handicap les soirs de pleine lune ». Je trouve l’apriori vexant. J’ai passé l’âge de me gratter les oreilles avec le pied et les pleines lunes me rendent légèrement insomniaque sans plus. Mis à part Tobias, la famille Shepherd a toujours compté des loups calmes et sereins. Notre mode de vie y était pour beaucoup.

- Tu devrais peut-être lui dire que j’entends tout ce qu’il dit… Et qu’il peut me prendre à l’essai, voire même me tester lors de la prochaine lune pour être convaincu de ma maitrise.

Il n’y a personne dans le bureau du shérif à part moi-même, pourtant je sais que Jordan peut m’entendre. Il répète ce que je viens de suggérer. Stilinski revient dans son propre bureau rageant d’avoir oublié l’inutilité de son isolement dans le bureau de Jordan. Je fais un sourire contrit. Je ne souhaite pas lui donner honte, mais juste le convaincre de mon honnêteté. C’est ce que je pense avoir fait en trahissant mon écoute clandestine.

Coups de gueule, promesse de faire la circulation pour Jordan s’il se plante sur moi, nous sommes priés tous deux de sortir. Je viens de gagner un mois à l’essai. Je suis heureux comme un pape. Jordan un peu moins car il m’a « à charge ». Mes bêtises seront considérées comme étant ses bêtises.

Alors que nous retournons à son bureau pour finaliser ce recrutement orageux, nous croisons le fameux Brian. Je reluque le policier. C’est un livre ouvert pour un loup. Je fais un pas de côté pour m’écarter de ce qui semble lui appartenir : Jordan. Alors que nous entrons dans le bureau de l’adjoint, c’est à mon tour de me pencher vers son oreille.

- Ce n’est pas du tout mon type. Pas assez de seins et un truc de trop à l’entrejambe...

Nouvelle grimace vers celui qui est maintenant mon supérieur hiérarchique. Rassuré le grand chien ?




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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