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 The Moon Reveals What You Are

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AuteurMessage
Miyavi Kyomu

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MessageSujet: The Moon Reveals What You Are   Lun 21 Nov - 23:07

My medicines




Me voilà de retour à Beacon Hills. Mon voyage à Boston a été...troublant, mais prolifique, je crois. Je n'étais pas parti pour obtenir des informations pour moi mais pour Therence. Sauf que Robin avait un cadeau pour moi et l'avait transmis à James et Noah. J'ai de nombreuses pistes à suivre maintenant. Mais même en fuyant la ville, l'horreur qui a eu lieu il y a quelques semaines ne m'a pas quitté. Et maintenant que je suis de retour, je comprends que je vais devoir avancer, comme tout les autres. Nous devons avancer, peu importe la douleur.


Therence et moi, on se sépare une fois de retour, et je prends la direction de l'hôtel. J'arrive jusqu'à ma chambre. Je prends une douche. Elle me fait du bien. j'en profite pour remettre mes idées en ordre. Une fois sec et nu comme un ver, je regarde autour de moi. Je ne suis pas chez moi. Mon chez moi sera bientôt prêt. Chad y veille. Mais j'y serais seul. La maison a été construite pour nous abriter tous les deux, ma soeur et moi. C'était déjà une grande maison pour nous deux...là, elle sera immense. Ma soeur me manque. Je suis heureux pour elle, mais elle me manque.

J'enfile un simple pull a maille large blanc, un pantalon souple un peu large et mes bottes et je file. Je veux retrouver la forêt. Je veux retrouver la nature, ma nature. Je veux retrouver cette solitude dans laquelle je savais me sentir bien. Celle où je me sens serein et complet. alors je me mets à courir. Je cours encore et encore jusqu'à ce que le bitume laisse place à de l'herbe, et les maisons à des arbres. Et je cours encore. Je finis par retrouver l'endroit où Jay et moi avons établi un campement. J'y reste quelques longues minutes en me rappelant les moments doux où même si nous n'avions pas grand chose de matériel, nous nous avions nous.

Que je me décide enfin à bouger, la lune a définitivement pris la place du soleil dans le ciel. Et si je continuais mon escapade? Je me laisse porter par les sons, par les odeurs, par les lumières. Mes sens me guident et c'est si bon. Depuis quand ne les avais-je pas laisser prendre le dessus? Je revis. J'oublie la douleur et la peine, juste le temps d'une course. Une course qui me fait déboucher sur le lac et la vision qui s'offre alors à moi est d'une grâce et d'une délicatesse sans nul pareil.

Je m'installe sur une roche en restant discret. Je suis un chat, reste discret n'a rien de difficile pour moi. Et puis j'observe. Ses mouvements sont impeccables. Il est précis sans être rigide. Il est inventif, il raconte une histoire, une histoire magique. Je ne me lasse pas de le regarder. J'apprends. Comme je le fais toujours. C'est un surnaturel. J'ai pu le sentir dès que je l'ai vu, et puis les plantes s'animent autour de ses pas. Un Drus...Je pensais que ce n'était qu'un compte, mais je ne vois que ça. Je suis intimidé d'en rencontrer un. Je visualise le schéma, l'histoire. Et l'envie d'en être me chatouille les pattes.

Alors je le rejoins, et sur l'un de ses mouvements, alors qu'il se retourne, je me glisse pour me retrouver contre lui et le soutenir pour donner une autre amplitude à son geste. Il ne se laisse pas gagner par la surprise. je m'apprête à enchaîner pour qu'il ne s'arrête pas en si beau chemin, mais c'est lui même qui continue. C'est comme s'il avait compris que j'en avais besoin, avant moi. Je parviens à me fondre dans sa chorégraphie en adaptant des pas que j'ai déjà appris. Je n'ai pas son niveau. Ma spécialité c'est la Street, lui il excelle dans des domaines que j'ai tout juste touché du bout du doigt. Mais je suis sans mal, et il me laisse le suivre. Nous n'avons pas besoin de musique, la nature est là. Nous ne nous connaissons pas, mais nous n'en avons pas besoin en cet instant. Il n'y a rien de charnel, assez étrangement, ce n'est qu'un partage d'émotions sans retenue.

Cette danse, cet endroit, cette âme. Il agit comme un calmant. Il est mon traitement. Sa simplicité et son naturel, alors même qu'il ne me connait pas...Il m'a laissé dansé à ses côtés..Il m'a accompagné. Il ne m'a pas laissé seul. Qui qu'il soit, il est un trésor et bien heureux est celui qui peut l'admirer chaque soir. Le chemin vers une vie qui doit continuer, quoiqu'il arrive. Je songe à Jaycee qui construit sa vie au Canada, et à Chad et Mick qui avancent dans la leur. Je songe à Robin...et à Lilia... Quand nous cessons naturellement de danser, je me rends compte que mes joues sont inondées de larmes. Je n'ai pas joué ni dansé depuis le drame...j'ai tout gardé...et ces pas, ont brisé mon cadenas.

- "Excuse-moi, je n'aurais pas du m'imposer, mais tu danses si bien....

Je frotte mes yeux. Je suis ridicule. Je pleure, mais je souris en même temps. Je crains...



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: The Moon Reveals What You Are   Dim 25 Déc - 22:20





The Moon..



Jansen a une grande décision à prendre. Une décision qui prend ses racines dans le libre arbitre. Et qui mêle tellement de feuilles aux arbres si différents qu’il lui est difficile de se détacher. Ces arbres portent les noms d’orgueil, d’amour, de passion, d’envies, de danse, de honte.

Les feuilles murmurent au vent les noms de Janice, d’Alessandro, et même les noms plus profonds, plus anciens, de sa sylve. Des gens dont la vie est mêlée à la sienne et dont sa propre décision pourrait donner un sens différent à la leur. Sauver sa sylve au mépris de son individualité et du règne de son corps. Sauver Janice au mépris de son libre arbitre et du contrôle de son corps et de sa vie. Sauver Alessandro de sa propre influence, et de la malédiction du gui. Tôt ou tard, il le sait, il devra prendre une décision pour la sylve. Il ne peut pas fuir et avoir peur éternellement.

Alors, comme chaque fois qu’il doit prendre une grande décision, ou simplement s’ancrer dans la vie qu’il a choisi, il vient ici, sous la lumière de la lune, sans crainte de devenir ELLE, car sous la malédiction du gui. Il peut donc ressentir une grande joie, être extatique, danser, pour le plaisir de danser, sans d’autre spectateur que les peureux habitants des bois et les étoiles, déjà mortes, sans doute, curieuses pour certaines, mais trop brillantes pour voir autre chose luire au loin, même si cette lumière est celle de la beauté pure, et de l’espoir de la transmettre…

A l’école de danse, il est à la fois celui qu’on suit, qu’on admire, et celui qu’on déteste, qu’on conspue. Le gogo danseur, qui n’a pas sa place ici. Le surdoué, qui dérange, qui casse les codes et qui réussit tout de même, épreuves après épreuves, à tracer sa route. Il est hué, applaudis, dragué, moqué, flatté et rabaissé. Mais cela ne le touche plus. Parce qu’il a Alessandro, sa lumière noire grâce à laquelle il peut briller. Il ne revêt ses atours sombres qui ne brillent que dans ses yeux à lui, juste pour le plaisir de voir cette transformation opérer. Juste pour se voir, lui, brillant aux yeux de son loup sombre.

La terre vibre. Le vent cajole, et les plantes sont comme la corde d’un violon, capables de transmettre les subtiles variations. Un étranger. Qui l’observe. Jansen ne sait pas où, il n’a pas cette acuité. Il pourrait sans doute remonter le long du réseau des racines, des plantes, isoler ce qui est naturel de ce qui ne l’est pas. Mais cela brisera l’enchantement de la danse, aussi, tant qu’il ne se sent pas en danger, il continue. Il convoque des forces anciennes, lorsque les prêtresses n’avaient pas besoin de mots pour s’adresser aux dieux. Lorsque la danse était le meilleur intermédiaire entre les prières et l’écoute de celles-ci. Il raconte ces temps anciens, qui se transmettent à travers la sylve, d’une époque qu’il ne peut connaitre, mais qu’il ressent à travers les fibres de son corps. Ces temps ou les driades étaient toutes pures, et nourries des plus modestes intentions. Ou leur lignée n’étaient pas menacée et ou les rares Drus, même à cette époque, avaient leur libre arbitre et se choisissaient une compagne, et donnaient naissances à des sangs purs…

Une époque révolue, aussi la danse exprime le regret, la tristesse et l’idolâtrie de cette époque.
Soudain il est là, derrière lui, et ne diffuse aucune once d’agressivité. Il est accordé au monde sauvage, Jansen le sent. Il sent aussi son odeur, sa chaleur. Il est tout près. Et il l’accompagne, dans sa danse. Un large sourire se dessine sur les lèvres du danseur, et il n’arrête pas sa litanie corporelle, plongeant plus loin dans la terre, cherchant plus avant dans sa mémoire synesthésie.
Lorsqu’il se retourne, l’autre ose le contact physique. Mais il n’y a aucun rejet chez le jeune Drus, et il donne une trop rare confiance à son partenaire improvisé, se laissant aller à une amplitude bienheureuse. La musique est celle de la terre ancienne, et Jansen et l’inconnu semblent s’y accorder. Il y a une synchronicité, loin d’être parfaite, mais puisant dans les mêmes ressources, bien que le Drus sache que son partenaire n’a rien à voir avec sa propre nature. Pas un loup non plus. Il lui fait beaucoup plus penser à cette femme rousse rencontré un soir au bar, et leur plongée dans le lac.

- "Excuse-moi, je n'aurais pas du m'imposer, mais tu danses si bien....

Jansen s’est arrêté de danser, mais son corps semble se mouvoir comme un danseur au ralenti. Il ne se contente pas de se tenir droit. Il a le port haut, les jambes en mouvement, les bras et les mains qui forment de subtiles arabesques. La musique ne s’est pas tut. Elle joue juste plus loin, pour les étoiles mourantes, plus haut.

« Laisse tes larmes vivre leur vie. Il n’y a rien à cacher ici. »

Un autre que lui aurait séché les larmes de l’inconnu. Il se contente de prendre doucement les mains de ce dernier pour l’empêcher de se les essuyer.

Jansen l’observe… Trop de tensions dans les muscles, qui prennent le relais d’une tristesse contenue.
« tu veux courir. Nous pouvons… »

Et sans crier gare, dans son élément, le Drus se met à courir à une vitesse ahurissante, certain que le jeune homme peut le suivre. Il semble presque flotter sur le parterre de feuilles et de mousse, sans pour autant se téléporter d’arbre en arbre. Parfois, il saute, il bondit, prend appuis sur un arbre, une pousse, un rocher. Il est libre, de courir, de vivre, sa décision attendra.




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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: The Moon Reveals What You Are   Sam 28 Jan - 12:46

My medicines




Cette danse est l’une des plus douce que j’ai eu l’occasion d’exécuter. Il nous est arrivé, avec Jay, de danser ainsi, mais ni elle ni moi n’avions la connexion que cet homme partage avec la nature. Ces mouvements m’apaisent. Je laisse la nature me guider sans en avoir peur. Je ne me relâche jamais habituellement. Je crains trop ce qui pourrait ressortir de mon âme. Shadowcat a peut-être été tué, mais je l’ai créé…il pourrait bien renaître si je n’y prenais garde. Du moins c’est la peur qui me hante.

Lorsque la danse cesse et que la musique naturelle se fait plus lointaine, je lui demande pardonne de m’être ainsi imposé et surtout, je prends conscience de ces larmes qui inondent mes joues. Plutôt que de les sécher, le danseur prend mes mains dans les siennes pour m’empêcher de les effacer. Les laisser vivre leur vie ? La vie qu’eux ne pourrons vivre ? Mon cœur se serre sur ces pertes que je n’arrive pas à digérer. C’est injuste, tout simplement injuste.

Quelques mots. Une invitation. Et l’autre file, se lançant dans une course libératrice, pour le corps, pour l’âme. Alors je le suis. Il est rapide. Rien d’étonnant pour un Drus en forêt. Il pourrait sans doute même aller plus vite si j’en crois mes souvenirs. Mai pour l’heure, je tiens la distance. Je parviens à le suivre sans difficulté. J’ai été élevé pour la traque et la chasse. Et je suis une panthère nébuleuse, enfin c’est ce qu’on a supposé en tout cas. Mon pelage s’en approche. Il n’y a que mes oreilles. Trop pointues pour une panthère. Mais je suis un félin, et je joue avec les reliefs de cette forêt pour prendre de l’élan. Nous courons, quasiment côte à côte. Nous ne fuyons pas. Nous laissons le temps à nos idées de s’épuiser dans l’ordre. Peut-être que les décisions seront plus faciles à prendre ensuite.

La nature réfère à la liberté pour de nombreux êtres, en particuliers pour les êtres surnaturels mais c’est encore plus vrai lorsque l’on a passé la majorité de sa vie enfermé dans une cage. J’attends le jour où je pourrais ne me référer à cette partie de mon histoire comme simplement, « mon enfance » ou « une petite partie de ma vie ». Ce jour où je serais vieux et où je raconterais aux enfants d’Ian et aux petits enfants de Chad comment la meute peut tout changer dans une vie. L’atteindrais-je ?

Nous débouchons finalement sur une clairière inondée par la lumière de la lune. Notre course s’arrête naturellement et, le sourire revenu sur mes lèvres de m’être dépensé si naturellement, je me laisse tomber sur le sol, les bras écartés. J’observe le ciel tout en profitant de chaque merveille que ce bois a à offrir. L’odeur, le son, la vie…

Après quelques instants, je me redresse sur mes coudes et je regarde le Drus. Je suis éduqué pour traquer. On a poussé mes capacités liées à mon odorat à l’extrême. Comme tout ça se travaille. Le seul véritable don que je possède, c’est ma mémoire. Ma mémoire auditive surtout. Le reste, c’est du travail acharné. La danse, le combat, l’oreille absolue. Ce n’est que de l’entrainement, encore et encore. Encore et encore, on m’a fait sentir des odeurs. Celles d’êtres, celles d’émotions….A tel point que j’en viens à sentir, et deviner les choses sans trop le vouloir. C’est devenu un réflexe de survie. Et c’est ce qui me permet de sentir l’odeur de mon nouveau patron sur le Drus. C’est léger…parce qu’il est dans son élément et que toute la forêt le recouvre. Mais pour que je le sente malgré ça, c’est que leur relation doit être particulièrement intime. Mais qu’est-ce que ça peut faire. Concrètement, je me fiche de qui le côtoie. Le danseur me fascine. Sa grâce laisse transparaître sa gentillesse. Sa simple présence est apaisante. Mais en même temps, si naturellement, ce que je sens de lui me donne envie de le protéger, ce désir se fait devoir s’il s’agit vraiment d’un proche de ce boss qui vient de m’engager pour un peu plus que du chant.

— « Pourquoi t’étais dans cet état ? Qu’est-ce qui te contrarie autant ?

Je passe au tutoiement, non par irrespect, mais parce qu’il vient naturellement. Je ne connais même pas son nom, mais cette danse et cette course sont plus parlant que des présentations et des heures de dialogues sans profondeur.



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: The Moon Reveals What You Are   Mer 8 Fév - 17:00





The Moon..



Il est rare qu’il se laisse aller à une telle vitesse. Assurément il ne se le permettrait pas en ville, ni même dans les parcs, remplis de passagers, de gens qui se baladent et de gamins trop curieux pour leur bien. Sans parler des choses qui rodent, des êtres qui n’appartiennent pas au règne naturel.
Il y a bien longtemps qu’il n’a plus peur de se faire gifler le visage par des ronces ou des branches malignes. Il n’a jamais été un enfant maladroit, cherchant ses pas.. Pas longtemps. Sa croissance de drus ne lui a donné aucune enfance. Sa seule joie était quand la cinquième ronce le défiait à la course ou sur d’autres domaines.

Il ne sait pas vraiment ou il va, il n’en a pas besoin, ses pas le savent, eux. La forêt n’est jamais une ennemie, du moins pas si aucune de ses sœurs n’est présente dans le coin. Il connait bien sur la lutte d’influence sur les éléments végétaux. Il a déjà eut l’occasion de la pratiquer. Pour sauver sa peau, pour venger ou protéger Alessandro, ou Brian, et aussi la fois ou il avait affronté cette horreur hybride avec le druide et l’ours garou.

Mais lorsqu’il se rend compte de l’endroit ou ils arrivent tous les deux, il ne peut que se féliciter de ce non choix. Une clairière, un espace, la lune comme source de lumière. Cette satanée lune qui est si belle et rend tout plus magique, mais qui torture aussi à petit feu son amant.
— « Pourquoi t’étais dans cet état ? Qu’est-ce qui te contrarie autant ?

Difficile de répondre pour le drus. Et c’est toute la complexité de la malédiction. Il est conscient de cette dernière, il sait qu’elle biffe de nombreuses possibilités d’actions pour l’avenir, mais en même temps elle le lie a Alessandro, et il se sent amoureux comme jamais… C’est donc avec un grand soupir qu’il répond.

« J’ai des décisions à prendre, et un GEIS me lie à présent à mon amant. Je l’aime. Mais je dois lui obéir. J’ai accepté ce GEIS avec bonheur, je l’ai désiré. C’était nécessaire, pour résoudre un autre problème. Mais comme toujours, quand on mêle le surnaturel ou les malédictions, résoudre un problème en engendre un autre ».

Impossible de lui parler de sa double nature. Du fait qu’il se soit volontairement soumis à la malédiction du gui pour empêcher Janice de prendre sa place chaque fois qu’il atteint le bonheur de façon trop intense. Qu’il soit physique, mental ou spirituel. Alors oui, il n’a plus vraiment son libre arbitre, mais l’avait-il avant, alors qu’il devenait elle, puis de nouveau lui au gré de ses aventures ?
« Mais je doute, à présent… Il lui suffit d’un mot, et j’obéis. Mais cela m’a déjà mis dans des situations très périlleuses, pour lui comme pour moi. Et je vais bientôt devoir mener une guerre. Littéralement. Si je ne suis pas pleinement moi-même, je pense n’avoir aucune chance… »
Pour revenir à quelque chose de plus léger, il enchaina avec son expérience au pink print et à l’école de danse.

« ça me permet de me sentir aimé, le pink print. Désiré… Et pourtant sans être rabaissé. Quand à l’école, c’est mon rêve. Mais je ne fais pas l’unanimité la bas… On me ressort régulièrement que je suis un vulgaire gogo danseur… Je tente de ne pas tricher, de ne pas faire appel à mes dons particuliers. Mais mon endurance, souplesse, rapidité ont beau être travaillés, elles ont une origine surnaturelle… Parfois je me demande si je suis digne des éloges de certains professeurs. Comme … comme si je trichais… »

Et pourquoi parler de tout ça ? Parceque qu’il n’avait pas encore rencontrer d’autre danseurs, méta morphe de surcroit… La réponse toute simple le rassure sur son sens des priorités et de la prudence.

« tu es comme une fille que j’ai croisé autrefois… Pas un loup.. Plus comme une panthere ou un lion…Elle avait peur de l’eau. Toi aussi ? Car j’ai pu lui faire passer cette peur, en ma présence. Je peux le faire aussi avec toi si c’est le cas ».

Sans plus faire cas de la décence ou de la pudeur, le jeune drus se retrouve nu, le corps a moitié plongé dans l’eau du lac au reflet de lune.
« c’est une sensation merveilleuse que de nager avec une telle lumière. Et l’eau n’est même pas froide ».

Bien plus tard, lorsqu’un cadavre laissé ici par les bons soins d’Alessandro remontera, il regrettera cette décision et cette déclaration.. Mais ce sera pour plus tard…



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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: The Moon Reveals What You Are   Mar 14 Fév - 21:31

The Moon reveals everything


Je profite de cette délicieuse et grisante sensation qu’a provoquée notre course dans les bois. Je n’ai plus eu l’occasion de simplement courir ainsi depuis le départ de Jaycee. Ma sœur me manque. Robin me manque. Mais quel idiot je suis. Apprendre à aimer l’autre, à lui faire confiance, c’est prendre le risque de le perdre. J’avais pourtant promis de ne pas m’attacher. Je ne suis qu’un imbécile. J’observe la lune. Meilleure amie ou pire ennemie. Tout dépend des nuits. Puis je tourne mon regard vers mon compagnon de course et je l’interroge sur ce qui occupe son esprit.

J’écoute attentivement. J’enregistre chaque détail, non que je le souhaite, mais c’est naturel. C’est mon talent, mon don : ma mémoire.

— « J’ai des décisions à prendre, me dit-il, et un GEIS me lie à présent à mon amant. Je l’aime. Mais je dois lui obéir. J’ai accepté ce GEIS avec bonheur, je l’ai désiré. C’était nécessaire, pour résoudre un autre problème. Mais comme toujours, quand on mêle le surnaturel ou les malédictions, résoudre un problème en engendre un autre ».

Un GEIS. Il me faut un certain temps avant de retrouver le sens de ce mot dans les tréfonds de ma mémoire. Jaycee avait lu un livre sur les pratiques celtiques européennes une nuit. Désirer ses propres chaines…Voilà quelque chose que je ne peux que comprendre. Ma relation avec Chad, c’était un peu ça, même si je n’en avais pas conscience. Résoudre un problème en engendre un autre, dit-il…oui, je suppose que c’est vrai. J’ai réussi à faire face à mon grand-père mais depuis, Nineko refuse de me parler, ou même de se manifester.

Parfois, j’irais même jusqu’à vouloir que Shadowcat se manifeste. Il y avait une monstruosité en lui. Quelque chose d’inacceptable, quelque chose de terrifiant, mais au moins, je n’étais pas seul. Avec un autre moi dans ma tête, c’est ce que j’ai toujours connu. Partager mon corps avec un autre ou plusieurs, c’est ce que j’ai toujours vécu. C’est ça ma zone de confort.

« Mais je doute, à présent… Il lui suffit d’un mot, et j’obéis. Mais cela m’a déjà mis dans des situations très périlleuses, pour lui comme pour moi. Et je vais bientôt devoir mener une guerre. Littéralement. Si je ne suis pas pleinement moi-même, je pense n’avoir aucune chance… »
— « Prends-le de quelqu’un qui connaît un peu trop bien la captivité du corps et de l’esprit, si tu aimes cette personne et que cette personne t’aime, c’est de ta liberté dont vous avez tous les deux besoin. Si tu es libre, alors le monde est à toi. Nul ne sait mieux utiliser ton corps et ton esprit que toi. Et si tu as besoin de tes pleines capacités dans un futur proche, alors c’est de ta liberté dont il faut t’emparer.

C’est ce qu’était Shadowcat, libre. Et j’ai l’intime conviction que si un jour je parviens à me défaire véritablement de mes chaînes, je serais plus puissant que mon double le plus puissant.

Le Drus revient à une discussion moins pesante en parlant du Pink Print. Je souris. J’ai été embauché juste avant le mariage et mon voyage à Boston. Alessandro avait fait la grimace d’embaucher quelqu’un qui ne commencerait pas immédiatement, mais je saurais le convaincre qu’il a fait le bon choix. De ce que j’en comprends, ma force de frappe ne sera pas de refus. Le danseur se sent aimé au Pink, désiré sans que ce soit dégradant. Je suis bien placé pour savoir toute la différence. Ce doit être difficile de garder ces hommes et femmes dans le calme face à une créature aussi sublime en train de se déshabiller avec grâce et habileté.

« J’aimerais beaucoup écrire pour toi. Des chansons. Monsieur Amaro m’a embauché il n’y a pas longtemps. Je n’ai pas commencé tut de suite car j’avais des obligations à remplir, mais je vais officier en tant que musicien. J’aimerais beaucoup chanter ou jouer sur ce que tu veux danser. Les gens me voient comme un chanteur à midinette. Il faut dire que c’est ce qui m’a fait connaître, mais j’aime d’autres style de musique… Je joue plusieurs instruments aussi, je suis sûr que ça pourrait donner un bel effet. Enfin, si ça te botte. Pourquoi pas une danse aussi un jour. Je ne suis pas chorégraphe, mais je suis plutôt apprécié dans le domaine de la street danse.

En fait, comme j’ai une mémoire de fou et un entraînement physique d’acharné, je n’ai aucun mal à apprendre et exécuter une chorégraphie. J’ai aussi la chance d’avoir le sens du rythme et en mixant et travaillant tout ça sous les directives de mon agent, j’ai fini par être le partenaire de danse favori de plusieurs chorégraphe car je suis avec une grande précision ce que l’on m’apprend. Petit à petit, et principalement en participant aux divers stages des chorégraphes, toujours poussé par mon manager, j’ai aussi appris à improviser un peu et surtout à me lâcher, à suivre le flow. C’est ce qui fait que je suis un bon danseur aujourd’hui. Bien sûr, je n’ai pas le talent inné et magique du Drus, mais je pense que pour mon âge on peut dire que je ne suis pas mauvais.

Le danseur me parle ensuite de l’école qu’il a pu intégrer. Une école prestigieuse. J’en vise une moi aussi, c’est peut-être la même. Sans doute. Même si je vise plus un cursus media et technique. Alors qu’il me parle de ce que les autres lui reprochent, je comprends qu’il s’agit bien de la même école. En fait, je la fréquente déjà, mais pas en tant qu’élève. J’accompagne en musique ou pour les représentations justement. L’impact est toujours plus puissant à deux ou trois danseurs alors quand l’un de mes amis chorégraphe se voit l’honneur de participer à un TP de cours, souvent, je suis sollicité. Je souris d’autant plus lorsque je comprends que j’ai déjà entendu parler de lui.

« Jansen…C’est donc toi, le fameux Jansen. Tu as déjà travaillé ta choré pour ton TP avec Keone et Mariel Madrid ? Ils m’ont parlé de toi. Je veux pas te stresser mais ils en attendent beaucoup de toi.

Keone m’en avait parlé la dernière fois que je les avais rejoints en entrainement. Le cursus, pour les meilleurs élèves, contient des TP de chorégraphie. Ils balayent une grande partie des styles, en changeant à chaque TP de danse et d’intervenant. Classique, danse de salon, expression corporel, street danse…plus le cursus avance et plus les travaux appliqués sont difficiles. De la chorégraphie seule à l’organisation du flash mob en passant par l’impro collective. Ils entraînent leurs danseurs à exceller mais surtout à tirer les autres vers le haut et à tout explorer. C’est une excellente école mais très difficile.

Ce TP-là, d’après Mariel, est en deux étapes. C’est un peu inspiré des « camp » auxquels nous avons participé. Ils ont proposés trois musiques et le début d’une chorégraphie pour chacune de ces musiques. Chaque élève doit choisir une chanson et inventer la suite de la chorégraphie dans un premier temps, puis l’enseigner à un autre danseur du groupe dans un second temps. Le but étant de juger autant sur le résultat technique que sur la capacité à enseigner et la cohésion amenée pendant la danse. Le groupe étant ce qu'il est, parfaitement décrit par Jansen, Keone et Madrid m’ont sollicité pour danser avec le meilleur binôme. En effet, ils soupçonnent que le binôme de Jansen serait bien capable de mal danser ou d'apprendre les mauvais pas à Jansen juste pour le pénaliser. Comme ce sont les deux meilleurs, ils auront tous les deux le défis d'enseigner leur chorégraphie à deux personnes au lieu d'une, mais aussi d'apprendre une chorégraphie de plus. Ce qui a été présenté comme une épreuve de plus sera en fait une sorte de casting pour permettre au plus prometteur de participer à une scène de danse dans un film où les Madrid tiennent un rôle important.

« Tu dois déjà avoir choisi ta chanson. Si tu es curieux, je pourrais t’apprendre les chorégraphies qu’ils ont faites sur les deux autres chansons. Enfin, quand ton épreuve sera passée bien sûr, pour que tu ne sois pas influencé. En tout cas, j’ai hâte de voir ce que vous avez tous créé.

Je lève à nouveau mon regard vers la lune.

— « Et te bile pas trop. Chacun son talent. Regarde, j’ai dix-huit ans, et je suis un expert en arts martiaux, un chanteur adulé, un danseur reconnu et un musicien très apprécié. Je sais parler plusieurs langues, mais je ne sais ni lire ni écrire la moindre d’entre elle. Bon, le japonais je connais quelques Kanji, se sont des images logiques après tout. Et je commence à savoir lire l’anglais, mais ça me prend du temps. Les gens pensent que je fabule, et je peux comprendre. C’est vrai que c’est assez dingue. Mais voilà, j’ai une mémoire de fou et j’ai appris à me battre en même temps que j’ai appris à marcher. La danse requiert relativement la même condition physique, une bonne mémoire et il se trouve que j’ai le rythme dans la peau, donc danser devient facile du moment qu’on s’entraîne dur. La musique, c’est pareille. Je sais lire une partition mais pas les annotations, mais avec mon ouïe féline et beaucoup de travail, je n’ai pas besoin de savoir lire pour rejouer un air. Je ne suis pas humain. Mais je suis ce que je suis et je refuse de nier une partie de moi pour flatter l’égo de ces quelques humains qui, dans leur égoïsme, n’hésiterait pas à me faire brûler au bûcher s’il savait ce que je suis. Il y a ceux qui vont vouloir apprendre et t’admirer, te demander, te suivre. Et ceux qui vont t’envier, te décrier, eux sont sans importance.

Jansen me parle ensuite d’une autre féline qu’il a croisé. Fhury ? Mais tout le monde connait ma jolie Fhury alors ? Voilà qui rend Beacon Hills bien petite. Je n’ai même pas le temps de répondre qu’il se retrouve à poil et qu’il se glisse dans l’eau en vantant les mérites de la lueur de la lune. Je l’observe un moment puis j’observe la lune avant de soupirer en me levant.

— « Je n’ai pas peur de l’eau. C’est juste que je n’en raffole pas. Et je sais nager. Encore heureux ! Quant à la lune…elle ne cache rien, et parfois ce n’est pas à mon avantage…


Mais je ne fais pas mon prude, et je me mets littéralement à nu. J’observe mon bras à la lueur de la lune. J’aime la lune. Elle peut être une redoutable alliée, mais parce qu’elle est honnête, elle ne laisse aucun de mes tatouages dissimuler ce que j’ai subi. À sa lumière, chacune de mes cicatrices ressort comme si elle luisait dans une nuit noire. J’ai appris à me taire, et à ne pas vouloir ma liberté à travers ces scarifications, puis j’ai appris à les outrepasser, à les rendre nulles, mais pas encore non existantes.

Je rejoins Jansen dans l’eau en silence, puis je m’immerge totalement avant de ressortir de l’eau dans un soupir de bien-être. Finalement, c’est pas si mal que ça l’eau. J’observe le Drus et du plat de la main, je lui balance un peu d’eau. Oui, je suis un môme, et alors ?!


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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: The Moon Reveals What You Are   Mar 9 Mai - 8:18





The Moon..




Ne faire qu’un, parfois, avec la nature, ne prive pas le jeune Drus de ressentir le plaisir simple d’être au contact de l’eau, de la fraicheur nocturne, et de l’astre lunaire… ça n’a rien à voir avec la sensation d’osmose et de perdition qu’il ressent chaque fois qu’il plonge au creux d’un arbre pour se régénérer. Dans ce cas la, il se sent à la fois plus, et moins. Plus fort, plus pur, plus serein. Moins libre, moins unique, moins lui…
Mais ici, nulle crainte. Nulle sœur ou espion sylvestre à déplorer, du moins aucun qui n’aurait berné ses sens particuliers.

Faisant le strict minimum pour flotter, Jansen observait son camarade impromptu.
Ce dernier était concentré, attentif au moindre détail. En regardant ses yeux et son langage corporel, Jansen savait que rien ne lui échappait, maintenant, et plus tard…

— « Prends-le de quelqu’un qui connaît un peu trop bien la captivité du corps et de l’esprit, si tu aimes cette personne et que cette personne t’aime, c’est de ta liberté dont vous avez tous les deux besoin. Si tu es libre, alors le monde est à toi. Nul ne sait mieux utiliser ton corps et ton esprit que toi. Et si tu as besoin de tes pleines capacités dans un futur proche, alors c’est de ta liberté dont il faut t’emparer.

Bien sur. C’est tellement évident, et c’est déjà ce que le jeune danseur s’est dit. Seulement ce n’est pas si simple. Quand bien même il trouverait un moyen de rompre cette malédiction, ce qui n’est pas gagné, cela ne ferait que le ramener en arrière, avec l’autre malédiction, plus ancienne, qui fait qu’il devient parfois son alter ego féminin, vivant quelques folles nuits de liberté, avant que cette dernière ne perde une nouvelle fois la mémoire, et ne cède la place au jeune danseur.. Pour combien de temps ? Condamné à changer de forme et d’esprit chaque fois qu’il sera heureux, ou condamné à ne plus être heureux pour garder son intégrité.

« J’aimerais beaucoup écrire pour toi. Des chansons. Monsieur Amaro m’a embauché il n’y a pas longtemps. Je n’ai pas commencé tut de suite car j’avais des obligations à remplir, mais je vais officier en tant que musicien. J’aimerais beaucoup chanter ou jouer sur ce que tu veux danser. Les gens me voient comme un chanteur à midinette. Il faut dire que c’est ce qui m’a fait connaître, mais j’aime d’autres style de musique… Je joue plusieurs instruments aussi, je suis sûr que ça pourrait donner un bel effet. Enfin, si ça te botte. Pourquoi pas une danse aussi un jour. Je ne suis pas chorégraphe, mais je suis plutôt apprécié dans le domaine de la street danse.

Les yeux ronds, étonnés, du jeune Drus ne gâchent en rien le sourire lumineux sur son visage. De fait, il a déjà envisagé de la musique corporelle, de la cinétique poétique…
« tu es au Pink aussi ? Quel étrange hasard.. Même si dans une telle ville, les hasards sont relatifs… j’ai déjà pensé à quelque chose, mais je ne voyais pas comment le réaliser. »
Mais bien sur, le hasard étend son empire bien au dela des limites que lui fixe la naïveté du danseur

— « Jansen…C’est donc toi, le fameux Jansen. Tu as déjà travaillé ta choré pour ton TP avec Keone et Mariel Madrid ? Ils m’ont parlé de toi. Je veux pas te stresser mais ils en attendent beaucoup de toi.

Fameux ? en voilà une surprise… Il se savait suivit, parfois détesté, mais en aucun cas célèbre… Quant à cette fameuse épreuve de chorégraphie, si le jeune Drus avait eut toute la disponibilité pour la craindre, il serait tétanisé. Mais son combat à venir, sa responsabilité dans celui ci, la revendication de son sang et de son rang avait pris le pas sur le reste.
Et pourtant, le premier pas vers la liberté ne serait-il pas, déjà, de réussir dans une entreprise personnelle ? Qui n’aurait rien à voir avec sa sylve ni même Alessandro ? Quelque chose pour lui seul. Une vraie victoire…

« Tu dois déjà avoir choisi ta chanson. Si tu es curieux, je pourrais t’apprendre les chorégraphies qu’ils ont faites sur les deux autres chansons. Enfin, quand ton épreuve sera passée bien sûr, pour que tu ne sois pas influencé. En tout cas, j’ai hâte de voir ce que vous avez tous créé.

Suis un long monologue, que le Drus écoute d’une oreille distraite, se disant simplement que ça fait beaucoup de dons pour une si jeune personne. Mais après tout, lui même, d’un point de vue strict, n’a que quelques années d’existence.. Non, ce qui le fascine plutôt, mais sans la morbidité que l’on pourrait attendre d’une telle fascination, se sont les cicatrices qu’arbore Miyavi…Et les tatouages qui les recouvrent, mais sans les cacher, comme des lierres poussant sur des fondations plus anciennes.

L’éclat de rire du jeune Drus n’en est pas moins sincère lorsqu’il se prend au jeu de l’asiatique… Dans l’eau il ne peut pas lui jouer ses tours de Drus, encore que… Mais pas pour tout de suite, même si les algues et plantes aquatiques sont tentantes… Mais il a toujours son agilité et sa rapidité, tout comme son camarade de jeu d’ailleurs. S’en suis donc une bataille de gamin, et sans doute un peu plus de lunes que d’habitude, quand certaines d’entre elles surgissent au grés des ébats aquatiques…

Puis…

« en fait j’avais pensé à quelque chose, comme je te disais…. De la danse qui génère sa propre musique…Imagine que l’on prépare de la musique à l’avance. Je crois que tu appelles ça des samples, ou des .. des.. je sais pas, mais tu sais des harmoniques préparées, des éléments qui se déclenchent, et habituellement le musicien improvise avec des boites ou des consoles, ou des ordinateurs, des claviers « vierges » dont le son change en .. en .. connectant les samples dessus.. j’y connais rien. Tout ce que je sais c’est que c’est à la fois joué en direct, mixé, un mélange entre un musicien et un mix de DJ. Bon… Donc ce serait le principe, sauf qu’au lieu d’utiliser une console de mix pour déclencher les harmoniques, les mélodies et les sons, ce serait des faisceaux de lumières, disposées sur une scène. Lumiere noire, lumiere blanche, lumieres de couleurs. Comme une harpe lumineuse géante, avec les faisceaux situés à différentes hauteurs, certaines atteignables uniquement en sautant, ou s’étirant… Bien.. Donc le décors est planté…. »

Le drus soupire, ses yeux lumineux imaginant la scène.`
« imagine maintenant que je danse sur cette scène, parfois passant entre les rayons lumineux, parfois les coupants, rapidement, parfois restant dessus, avec un pied, une main sur un autre, virevoltant, sautant, dansant, et donc déclenchant la musique, le mix en direct, mais uniquement avec la chorégraphie.. ; Autrement dit le musicien aurait prévu à l’avance non pas une musique définie, mais des possibilités de musique, protéiforme, changeante, et dont la chorégraphie, de part les faisceaux interrompus ou connectés, déclencherait les harmoniques et le rythme… Ce serait la danse qui jouerait une partition aux multiples choix prévue par le musicien… »

Voilà. Son proooojeeeeeeet… Son rêve. Du moins une marche à franchir sur l’escalier de son rêve.




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