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 Cogli l’attimo | Feat Kada'an

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mar 22 Nov - 22:02



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


C’est un matin ensoleillé qui nous promet une belle journée. Je pompe sur ma sigaretta du moment planté comme un coq sur le trottoir devant le Pink. Je suis un hédoniste et j’apprécie chaque moment de la journée. La nuit a été très plaisante en compagnie de mon Jansinio. Le drus me change, j’en suis conscient. Cela m’effraie un peu car il me pousse dans une voie qui ne m’est pas familière, celle de l’altruisme. Cela a commencé avec Alec, le pompier. Son sort m’importe réellement et cela n’a rien avoir avec la nuit torride que nous avions passé à trois un soir. Le sexe est un besoin et une pulsion physique. Rien à voir avec le cœur qui raisonne souvent en dépit du bon sens.  

Un client s’arrête à ma hauteur. Nous discutons un moment du temps qu’il va faire et des dernier résultats des Lakers. Bien évidemment je soutiens l’équipe de ma ville natale par orgueil et fierté. Dan mon serveur bataille avec les parasols que l’humidité de la semaine écoulée a mis à mal. Je laisse le client entrer dans le bar et je vais aider Dan.

- C’est le bois des mats qui se gorge d’humidité, Boss.
- Je le sais bien, et nous n’y pouvons malheureusement rien. Je vais regarder si je peux les faire changer à moindre cout et en trouver avec une armature aluminium. Cela sera moins sensible à l’humidité, mais moins solide aussi.
- Difficile de trouver le bon compromis. Sinon, il faut y mettre le prix.


Je ne peux pas avouer à mon serveur que je garde les réserves de fond du Pink pour sa future extension quand Craig, le propriétaire de la boutique de merda electronico qui jouxte le bar, se sera cassé de là. Arès le travaille à l’usure pour le pousser à vendre. Régulièrement la devanture de sa boutique subit des actes de vandalisme. Pour rester irréprochable, j’ai demandé à Arès de veiller à ce que parfois les tags débordent de notre côté, pour nous dégrever d’une quelconque machination. D’après mon second, Craig est bientôt mûre pour prendre ses clics et ses clacs et retourner dans sa famille qui n’est pas à Beacon Hills.

Les ombrières sont enfin installé et amarrées correctement. Quelques clients savourent leurs cafés en terrasse. L’heure est encore matinale, le bar est calme. J’inspire une dernière bouffée d’air neuf avant d’aller m’enfermer dans mon bureau pour faire mon travail de gestion. Je tiens une comptabilité irréprochable. Tous mes achats concernant le bar sont scrupuleusement enregistrés avec factures et bons de livraison qui va avec. Nous manquons de place pour le stock et avec la notoriété grandissante de l’établissement, nous sommes en flux tendu, m’obligeant à relancer des commandes presque quotidiennement. Je compte bien régler ce problème avec mon extension chez mon voisin de commerce. J’ai de nouvelles idées depuis que j’ai croisé la route de Limoncello et réserver l’extension future à une activité purement légale. Je pourrais ainsi offrir à Charlie une cuisine digne de ce nom et sectoriser le bar entre restauration, bar et festivités du soir.

11h30, le service s’intensifie. Entre midi et treize heures trente l’équipe du matin et celle de l’après-midi travaillent de concert. Nous mettons le point sur l’activité restauration plutôt sur la pause déjeuner de mi-journée. Le soir, Charlie ne prépare que des en-cas simples mais non moins savoureux.

(…)

L’après-midi commence doucement. Dan et Sophie ont fini leur service laissant la place à Jerry et Jessie. Ce soir c’est Jansen qui assure l’animation de la soirée. Mais pour le moment, c’est tranquille, nos clients sont très hétéroclites allant de la jeune étudiante, en passant par la mère de famille ou du vieux monsieur venu prendre le soleil en terrasse. C’est le soir où notre clientèle devient plus branchée et festive. Je suis fier d’avoir réussi le tour de force à élargir notre offre et surtout notre image.

- Aless !
- Sì Jessie ?
- L’école de ma fille a appelé, elle s’est blessée, je dois aller la chercher…
- Je viens avec toi !
- Non Boss y a le bar à faire tourner !
- Ok, je demande à Arès de t’accompagner. Tiens-moi au courant Jessie.


Ma serveuse est mère célibataire. C’est sa mère qui s’occupe de sa petite le soir quand elle travaille au bar. Ce n’est pas l’idéal pour une jeune maman, mais elle n’a malheureusement pas le choix. J’espère que sa gamine n’a rien de grave et juste besoin de la présence de sa maman pour être rassurée. En attendant, je remplace mon employée et sert les commandes en cours. J’aide souvent mon personnel pendant les coups de feu, toutefois serveur est un vrai métier, où il faut avoir une excellente mémoire, une certaine agilité pour naviguer entre les tables avec parfois des plateaux lourdement chargés. Sans parler du fait que les clients n’aiment pas attendre. J’ai beau être le patron du bar, je ne suis pas aussi efficace que Jessie, et au fur et à mesure que le temps passe, j’accumule du retard dans les commandes, je sens monter une pointe d’agacement parmi ma clientèle.

- Je peux vous aider, si vous me rémunérez.

Je me retourne vers la voix féminine qui vient de m’interpeler. C’est une jeune louve avec une belle chevelure qui tire sur le roux.  Son regard semble déterminé et un bras qui se lève de façon agacé à une table me décide.

- Ok Mademoiselle. Même tarif que ma serveuse à la condition que vous ne cassez rien. Allez demander un carnet et un plateau à Jerry.

Sa force de louve devrait lui faciliter la tâche pour tenir les plateaux. Je ne lui ai même pas demandé son nom que je file vers la table qui s’impatiente. J’ai beau faire mon numéro de charme habituel. Lorsque les gens s’impatientent cela ne marche pas à chaque coup. Par contre quand je m’excuse, expliquant que Jessie a dû se rendre au chevet de son enfant, les clients deviennent plus tolérants. Ma serveuse est très appréciée comme le reste du personnel par les gens qui fréquentent le Pink. Je recroise ma recrue-minute au bar quand je donne la commande prise à Jerry.

- C’est gentil de vous proposer en remplacement de ma serveuse. Comment vous appelez-vous ?  


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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mer 23 Nov - 0:05


Besoin de

travailler

La matinée décline doucement. Les cours se font longs et ennuyants. Je n’ai plus vraiment ma place ici. Enfin, c’est l’heure du repas et je rentre chez moi. Je mange un peu et me couche pour une petite sieste sans oublier de mettre la sonnerie. Je ferme les paupières inspire lentement pour éviter de penser à James. Aaah… Cet… La colère monte alors aux souvenirs de l’homme qui, l’espace de quelques heures, m’a fait découvrir certaines choses que je n’avais jamais découvert. Le désir charnel pour un inconnu. Je n’étais pas amoureuse de lui. J’avais juste ressenti ce besoin étrange d’être dans dans les bras d’un homme.. Mais les promesses de James.. Ne furent que du vent. Le sal… Grrrrr…. Je repousse, mes souvenirs me détend. J’arrive enfin à trouver le sommeil..


J'entrouvre les yeux quand mon réveil sonne. Je soupire et ronchonne doucement. Je n’ai pas vraiment envie d'aller en cours. En plus, je commence à être fauchée. L’argent que j’ai pris à mon père après sa mort commence à manquer. Je n’ai plus grand-chose. J’ai besoin d’argent. Mais que faire ? Comment faire ? Aller où ? À qui vendre mes services ? Je lève les yeux et pense à Cahir. Lui m'aurait poussé à travailler pour gagner ma vie. Et ce n’est certainement pas mon père qui l'aurait fait. Je me lève et me prépare. Je troque mon haut noir pour un propre d’une teinte légèrement bleutée. Le bleu foncé souligne le bleu plus clair de mes yeux et se marie assez bien avec le roux de mes cheveux. Cheveux que j’attache en queue de cheval.


En route vers le lycée, je réfléchis longuement. Est ce que les cours m’apportent ce dont j’ai réellement besoin ? Non. Est ce que j’apprends ? Je pourrai.. Si j’écoutais.. À quoi bon aller au lycée payer mes études pour rien alors que je commence sérieusement à ne plus rien à voir ? Je secoue la tête et change alors de route, laissant mon instinct me guider. Je pars à la recherche de travail, marchant de rue en rue. Coiffeur ? Non… Ébéniste ? Certainement pas, pas assez douée.. Fleuriste ? Trop de parfum mélangé.. Femme de ménage ? Et puis quoi encore pourquoi pas éboueur ?


Je soupire un peu désespéré et prends la décision de faire une pause et de boire un coup. Justement, le Pink est en face de moi et je m’avance vers ce dernier. Je regarde autour de moi avant de  m'engouffrer dans ce lieu parfaitement inconnu. Je prends place à une table, au centre. De là, j’ai une vue assez globale de ce qui se passe.  Mon regard est attiré alors par la serveuse. Je la suis du regard et ouvre un peu les oreilles. Je l’écoute, écoute les clients regarde ses mouvements ses vas et viens. Mes yeux font alors le tours de la salle et je fronce les sourcils. Serveuse ? Je rigole intérieurement. La blague. Moi serveuse ? Moi qui ne sais pas aborder les gens ? Je hausse les épaules de toute façon dans quel bar aurais-je une chance de…


Mon ouïe capte alors une conversation qu’il n’aurait pas dû capter. Entre la serveuse et le boss. Elle doit partir ? Je secoue la tête. Non… Je ne peux pas… J’attends alors et regarde le patron remplacer son employée. Il semble surchargé et les clients semblent s'impatienter. Kada 'an.. Fonce.. C’est ta chance ! Je me redresse, attends que le chef termine le service en cours et m’approche.
- Je peux vous aider, si vous me rémunérez.Il me regarde, puis jette un oeil à une table et me dit alors
- Ok Mademoiselle. Même tarif que ma serveuse à la condition que vous ne cassez rien. Allez demander un carnet et un plateau à Jerry.


Je penche la tête sur le côté en signe de compréhension, un petit sourire en coin, le regard déterminé et plein de motivation. Jerry…? Je repère alors l’autre employé et m’approche de lui avec agilité. Il me sourit et avant que je lui demande quoi que ce soit, me donne ce que le chef m’a demandé. Je retourne au bar et le patron me donne une commande que je prends et lis en vitesse.
- C’est gentil de vous proposer en remplacement de ma serveuse. Comment vous appelez-vous ?  
Gentil.. c’est étrange ce mot qu’il donne pour qualifier mon geste.
-Il y a des fois ou le manque pousse à faire des choses que ne l'on n'aurait jamais cru faire.. Kada’an Ravewood. À votre service Monsieur. Maintenant, ...


Je lis à nouveau la commande et passe de l’autre côté du bar. J'analyse rapidement la situation. Je regarde les gestes du fameux Jerry, les sens en alertes pour retenir ce qu’il m’explique en même temps. Guidée par les deux hommes, je me familiarise  lentement mais sûrement avec ce côté du bar. Les bases plus ou moins acquises, je me lance, pas sans inquiétude, dans la tâche la moins complexe. Faire la commande.
-Si tu as le moindre doute, n'hésite pas.


Je remercie d’un sourire et essaie de me détendre. Si le stress monte trop, je risque d’avoir les nerfs incontrôlables, et la louve prendra le dessus. Mais l’odeur lupine du patron me rassure. Je le regarde et lui lance un regard entendu. Si tu ressens une trop grande tornade de colère ou de stress, rappelle moi à l’ordre. La commande est enfin prête et je souffle un grand coup. Les clients attendent. Je prends le plateau et me repasse les mouvements de Jessie dans la tête. J’arrive à la table sans encombre et je sers les trois personnes comme j’ai vu faire Jessie, essayant d’être la plus amicale possible. Mais la motivation et le désir de réussir sont assez prometteurs. J’arrive à finir de servir sans soucis. Je souris soulagée et les clients me remercient. Ouf. Tout va bien. Je ferme ses yeux soulagés quand..
-Mademoiselle ?
Je regarde la personne qui a parlé et m’avance de sa table en souriant. Je prends sa commande. Je stresse un peu trop et je note avec nervosité ce qu’il veut et écoute aussi son collègue. Je retourne derrière le bar et recommence, sans me préoccuper de la présence  du chef qui m’observe.
-Dites..où se trouve cette bière…?



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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mer 30 Nov - 22:25



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


-Il y a des fois ou le manque pousse à faire des choses que ne l'on n'aurait jamais cru faire.. Kada’an Ravewood. À votre service Monsieur. Maintenant, ...

Je regarde la jeunette lire attentivement la commande et s’exécuter. Elle a de l’aplomb la rouquine ! J’aime ce genre de caractère. L’heure n’est pas à m’appesantir par ce qu’il se cache derrière ses mots, mais cela semble être une personne qui ne se laisse pas abattre. A mon tour je poursuis le service. Donna Kada’an nous enlève une belle épine du pied, mais je ne peux pas lui faire porter sur les épaule tous le service de l’après-midi. C’est le plus chargé et le plus rude. C’est toujours dans ces moments-là que j’ai l’impression que tout Beacon Hills s’invite au bar.

La belle rousse garde le sourire malgré les commandes qui changent x fois ou les clients qui chipotent sur des détails. Ils se moquent qu’elle soit une étudiante qui remplace ma serveuse au pied levé. Les gens sont exigeants. Vers quinze heure il y a un répit, je propose à la demoiselle de souffler un peu et de manger un bout si elle a faim. J’ai amené mon ordinateur sur un coin du bar et je fais ma comptabilité, tout en servant ce qui doit l’être. Le soleil a percé les nuages, et la jeune louve a décidé de passer sa pause assise en terrasse, offrant son visage à la chaleur de l’astre du jour.

- Elle a de la ressource la petite.
- Oui Jerry. J’avoue qu’elle nous a drôlement bien aidés.
- Il y a plus de monde qui vient au Pink depuis que vous en avez repris la gestion Boss, et nous n’avons pas augmenté en nombre de serveur. Même côté bar c’est chaud aux heures de pointe.
- Je le sais bien Jerry. Mais c’est difficile de trouver du personnel fiable et honnêtement le surcroît de travail ne justifie pas un temps plein supplémentaire.


Mon barman me désigne l’étudiante. C’est vrai que je pourrais offrir des jobs d’appoint. Cependant j’avais été échaudé à Los Angeles. Les gamins sont instables et n’ont aucun scrupule à vous lâcher en plein milieu d’un service. Un job occasionnel n’incite pas à la conscience professionnelle. Puis les jeunes ne sont pas coincés comme les adultes à devoir gagner de l’argent pour vivre. Mais l’imprévu qui est arrivé à Jessie peut arriver à nouveau. Je n’en veux pas à ma serveuse. C’est une maman, elle travaille déjà bien tard et ne profite pas de sa fille. Je lui aurais bien proposé d’inverser avec Dan qui fait le service le matin. Mais le salaire n’est pas le même et le plus ancien de l’établissement ne tiendrait pas le rythme des soirées. Il est clair que nous avons besoin de monde.

Je ferme mon ordinateur, mes commandes sont envoyées et la compta à jour. J’attrape un paquet de sigaretta neuf sous le comptoir et vais sur le trottoir m’en griller une. Je retire la bande de rhodoïd de l’ouverture, et dans un geste d’adique à la nicotine tape le fond du paquet pour faire sortir une sigaretta sans l’écraser. Je m’en saisis du coin des lèvres et l’allume au zippo tempête. Le briquet claque dans un son qui à mes yeux fait partie de ce rituel de gros fumeur. J’inspire profondément et exhale ma fumée avec un plaisir évident. Du regard, je suis les voitures qui passe, ou les piétons de passage. J’aime regarder les gens vivre tentant de deviner leur destination ou ce qu’ils sont en train de faire. Je m’amuse à décrypter leur vie grâce aux indices qu’ils laissent à leur façon de se déplacer, leur vêtement ou simplement par les sacs qu’ils portent. Une maman me fait un signe de la main depuis le trottoir d’en face. Elle va chercher sa fille à l’école. Parfois elle s’arrête au bar pour commander un jus d’orange à sa gamine et souffler un peu avant d’attaquer sa deuxième journée de femme. A côté Craig frotte pour la trentième fois sa vitrine qui a été taguées dans la nuit. S’il savait que e suis à l’origine de ses malheurs… Je n’attends qu’une chose, c’est qu’il craque à cette guerre d’usure qu’est le vandalisme régulier de sa boutique pour qu’il s’en aille et me revende sa boutique pour que je puisse agrandir le Pink. Je jette mon mégot et m’allume une nouvelle sigaretta dans la foulée. J’ai besoin d’un café, mais ne peux entrer dans le bar avec ma clope allumée. Merda !

- Vous seriez bien aimable de me tenir ceci une minute Kadan’an ? C’est bien aimable.

Je tends ma sigaretta à la jeune étudiante et lui demande ce qu’elle souhaite boire. Puis je ne perds pas de temps à me préparer un expresso et ce qu’elle m’a commandé.

(…)

Je me suis finalement installée à côté de ma serveuse d’appoint et savoure mon café tout en crachant ma fumée de façon à ne pas l’importuner.

- Dites m’en plus sur vous sigora. Vous parliez de manque. Il semble que nous ayons aussi un manque ici.

Elle ne peut pas le deviner, mais si je fais mine d’être désinvolte en saluant les clients que je connais, tous mes sens sont focalisés sur elle. J’évalue ses réactions et sa façon de réagir. Sans le savoir, elle passe un entretient d'embauche. Jerry a raison, il nous faut du monde. Mais je souhaite des gens sur qui je peux compter. Le fait qu’elle soit une louve joue en sa faveur, ça lui donne une bonne résistance physique. Le service dans un bar est un job éprouvant.

J’observe son profil. C’est une belle fille. La couleur de ses cheveux va avec son nom à consonance irlandaise. Je n’arrive pas à déterminer précisément son âge. Certaine de ses réactions un peu plus tôt laissent penser qu’elle est jeune, mais elle sembla également avoir une grande maturité.


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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Jeu 1 Déc - 18:09


Besoin de

travailler

J’enchaîne les tables comme je peux, les commandes fusent et malgré la frustration de ne pas être assez rapide pour les clients, je garde le sourire. Ce travail m'empêche de penser. Je ne réfléchis qu'à ce que je suis en train de faire et cela me fait du bien. Le reste n'a aucune importance. J'apprendrai à être plus rapide. Car même si pour le moment je ne suis qu'un remplacement-minute, je sais que ce n'est pas ça qui va me permettre de vivre.
Le patron me propose une pause que j'accepte avec plaisir. Souffler un peu ne me fera pas de mal. La terrasse m'appelle et je m’installe dehors les yeux clos face au soleil qui perce les nuages. Je me sens bien. Pour une fois que je me sens calme. Mon esprit est vide des mauvais sentiments et je me sens légère. Sans ouvrir les yeux, j'écoute le chef se faire une cigarette. je souris malgré moi, et entrouvre les yeux pour regarder la fumée s'échapper. Je me perds dans la contemplation du nuage gris de la clope pendant un moment.

- Vous seriez bien aimable de me tenir ceci une minute Kada’an ? C’est bien aimable.

Je regarde le patron et attrape l'objet tendu sans rien dire. Il me demande ce que j'aimerai boire.

-Un grand verre d'eau fraîche fera amplement l'affaire..

Je sais que j'aurais pu commander n'importe quoi, mais mon corps ne demande que de l'eau plate, avec quelques glaçons. Pas de sucre, pas d'alcool. Je regarde ensuite la cigarette que je tiens à la main. Je n'en ai jamais fumé. Le plaisir de l'homme quand il a tiré la première latte me rend interrogative. Est ce que j'en ressentirai le même plaisir ? L"odeur me fait grimacer et me donne la réponse. Non.

Il revient alors et s’installe à côté de moi, déposant mon verre d'eau devant moi. Je lui rends la cigarette et le regarde, sirotant lentement ma boisson.

- Dites m’en plus sur vous sigora. Vous parliez de manque. Il semble que nous ayons aussi un manque ici.

Je baisse la tête un instant pour faire le point avec moi-même. Pas question de mentir, pas question de faire semblant. Je ne suis pas là pour l'embobiner, mais pour trouver de l'argent.

-Eh bien,.. L'argent. C'est l'argent qui commence à manquer qui m'a fait prendre l'initiative de me proposer en remplacement de votre serveuse. Après la mort de mon père, si l'on peut appeler ça un père, j'ai pris son argent et son appartement, mais pour payer le loyer, la nourriture et les études... Ce que j'ai volé ne suffit plus.

Je le regarde m'attendant à une réaction au mot "volé", mais il m'écoute, sans jugement, avec une désinvolture qui me rappelle assez la mienne, parfois. Je souris et continue.

-J'pas vraiment envie de continuer à être une gamine. De toute façon le lycée commence à me fatiguer, j'ai besoin de travailler. De bouger. Rester assise sur une chaise à écouter des profs que j'ai envie d'encastrer dans un mur devient lassant.

Je sais que je suis déterminée. Et en fonction du travail que je trouverais et des heures que l'on me donnera, je suis prête à quitter le lycée.

-Avoir un but est un autre facteur de ma recherche de travail. Me réveiller le matin et me dire "le chef m'attend" plutôt que "encore une journée à être assise" me semble bien plus motivant. Si vous avez une idée d'une entreprise qui recherche des gens à embaucher, je suis preneuse.

Je le regarde avec un maigre espoir qu'il puisse m'aider. J'ignore par où commencer et un coup de pouce ne sera pas de refus. L'idée d'être à la rue ne m’emballe pas. Qui sait la bête sauvage je pourrais devenir si une telle chose arrivée...

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Jeu 8 Déc - 18:18



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


Ma question semble la plonger dans une réflexion interne. Réfléchit-elle sur comment enrober son histoire pour que cela me plaise, ou rassemble-t-elle ses pensées pour me faire un récit simple et efficace. De mon côté, je me contente de l’observer tout en tirant des lattes sur ma sigaretta. J’apprécie ce moment de creux dans l’activité du Pink. Cela permet de me poser un peu, même moi l’italien bien remuant. Je recommande un expresso à Jerry qui fait le service pendant notre pause.

Kada’an commence d’une voix monocorde. Je pourrai penser qu’elle me raconte l’histoire d’un livre ou d’un film tant il y a du recul dans sa façon de parler. L’argent. Elle le met au centre de ses problèmes. Le fric, le pognon, les radis ou tout simplement les sous, quel que soit le mot que nous utilisons, l’argent nous est autant vital pour vivre que l’oxygène de l’air. Seulement pour en avoir il faut soit le gagner, soit le prendre à quelqu’un d’autre. C’est cette deuxième alternative que la jeune femme semble avoir choisi. Voler ne me dérange pas, cela fait partie d’un pan de mon business, mais voler son père… je considère l’acte répréhensible. La famiglia est une entité sacrée… A moins que ce père n’est pas digne de porter ce titre.

Kada’an cherche une réaction sur mon visage. Je continue de fumer et de siroter mon café sans plus d’expression. Un fin sourire s’étire néanmoins sur mes lèvres quand elle m’explique sa relation pas très aimante avec l’école.  J’ai tenu jusqu’au lycée, mais c’était bien parce qu’à ce moment-là j’étais avec une bande de Phoenix et que c’était plus simple pour rester avec les membres du gang. C’est là où j’ai connu Charlie et Alex. Ce n’est pas moi qui fera la morale à cette adolescente qui n’en est plus vraiment une. L’école m’a appris les bases, le perfectionnement je l’ai eu dans la rue. Même mes connaissances en gestion d’entreprise viennent de la rue. Les gens ordinaires ne s’en rendent pas compte. Mais il y a un tas de personnes intelligentes qui ne se conforment pas au moule de la société et de la légalité.

La petite recherche donc un travail. Ce n’est pas ce qui manque au Pink, toutefois serveuse est un lavoro épuisant et parfois stressant quand les clients affluent tous en même temps. C’est une louve, elle a donc la résistance physique nécessaire. Mais saura-t-elle gérer le stress, et les clients mécontents que nous n’avons pas le droit d’envoyer au diable ?

- Avoir un but est un autre facteur de ma recherche de travail. Me réveiller le matin et me dire "le chef m'attend" plutôt que "encore une journée à être assise" me semble bien plus motivant. Si vous avez une idée d'une entreprise qui recherche des gens à embaucher, je suis preneuse.

La petite semble avoir du caractère et ça me plait. J’ai horreur des gens apathiques ou nonchalants. Crowley peut faire penser à ce genre de personne, mais quand il se met à vouloir tenir tête à quelqu’un, on comprend vite qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. La gamine est franche du collier, c’est ce que je demande dans mon équipe. Des gens qui n’hésitent pas à dire ce qu’ils ont sur le cœur, des gens qui savent qui est le Boss aussi. Je peux toujours la prendre à l’essai. Cela ne m’engage à rien. J’espère bien revoir Jessie demain pour prendre son service et que sa petite va bien. Mais si ce n’est pas le cas c’est moi qui devrais la remplacer. Ce n’est pas un problème dans l’après-midi, mais en soirée cela deviendra ingérable. Anna et Jansen aident au service deux soirs par semaine, mais dès qu’ils attaquent leur numéro de danse Jessie se retrouve seule. Jerry est trop occupé à préparer les commandes au bar pour l’aider. Souvent je mets la main à la pâte à ce moment-là. Bosser dans un bar n’est pas de tout repos.

- J’ai besoin d’une serveuse le soir. Si tu es au lycée c’est que tu dois avoir dix-huit ans. Je ne peux donc pas te faire travailler légalement après vingt-deux heures. Toutefois des bras en plus de dix-huit à vingt-deux heures peuvent soulager Jessie et moi par la même occasion.

Le regard de la petite s’illumine. Elle semble en vouloir et elle me donne bonne impression. Je ne vais pas lui faire subir le même test d’embauche qu’à Arès ou Miyavi. Je ne la recrute pas pour être un bras armé, mais j’ai mon idée pour la mettre à l’épreuve.

- Si cela te convient, ce soir je prépare un contrat en bonne et due forme. Pas de travail au black ici. Mon enseigne est clean. Par contre tu as encore ta mère pour contre signer ton contrat ? Comme tu es encore au lycée… Je ne veux pas de soucis avec les poulets.

J’écoute sa réponse tout en me levant et l’invitant à faire de même pour retourner bosser.


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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Lun 12 Déc - 20:51


Cogli l’attimo

Le patron me promet de ne pas me ménager et je ne dis rien de plus. Lui non plus. Le service continue, et le soir arrive. Les clients se font de plus en plus nombreux. Je fais la connaissance d'Anna, une danseuse à l'énergie à revendre et je ne peux que sourire face à son regard pétillant. Comme avec Jessie, je regarde comment Anna travaille. Elle virevolte avec grâce entre les tables armées de son plateau.

Je garde un oeil sur elle, car il faut l'avouer, elle est belle. Mais en plus, elle a une manière fascisante d'aborder les gens. Je continue mon travail, en me bousculant un peu. La fatigue ne doit pas gagner. Car je sais ce que je peux devenir dans ses moments et.. Ce n'est vraiment pas le moment.

J'ignore l'heure qu'il est quand Anna monte sur scène. Pendant son show, le chef et moi nous partageons la salle sans vraiment que les mots sont échangés. Il prend la partie la plus bondée, et je prends le fond de la salle. J’accélère mon rythme, même si je suis encore pas aussi fluide et rapide que Jessie, Anna ou encore Alessandro, je prend mes marques. Le plus dur est sans doute les odeurs. La sueur, les hommes, les femmes.. Le bruit aussi. Les voix vont crescendo, la musique s'intensifie dans ma tête. J'aurais bien pris deux minutes de pause à l'air frais, mais il n'y a pas le temps. Des clients impatients s'énervent un peu et je perds le fil un instant. Je grogne un millième de seconde contre moi-même pour me forcer à continuer. Ce n'est que le premier soir. Je ne peux pas me permettre de flancher comme ça.

Le visage de James passe alors devant moi. J'hoquette et le cherche du regard avant de comprendre que ce n'est que dans ma tête. James n'est pas là. Je me reprends et croise le regard du barman alors que je lui apporte la nouvelle commande et prends celle qu'il vient de préparés. Jerry me sourit et je lui rends avec soulagement. ça fait du bien de voir ce visage encourageant. Ce court échange me redonne la force que je cherchais et je repars avec une énergie renouvelée. Je regarde la salle à la recherche de la table de la commande que j'ai en main. Je la trouve et me dirige vers elle.

Un homme recule sa chaise quand je passe et je l'évite de justesse. Je ne voulais pas en faire cas mais...

-Hey ! ça ne va pas ? tu ne peux pas dire pardon ? Idiote !

-Je n'ai rien fait. C'est vous qui avez reculé..

-Tu n'as pas des yeux ?

-J'ai du travail..

-Elle a beau visage.. Je me demande si s'est dessous sont identiques.. Dis-moi, pour un pourboire, tu viendrais...

-Certainement pas ! Laissez moi.. Dis-je en essayant de reculer pour changer de trajectoire. Mais le second homme bloque le passage avec son ami derrière moi. Sans savoir comment j'arrive à me retenir de grogner et surtout à me contrôler. Mais un rictus mauvais se forme sur mon visage, geste incontrôlable de ma part.

-Tu es nouvelle ici pas vrai.. cela se voit. tu es lente et tu fatigues vite.. Comment tu..

L'homme n'a pas le temps de finir sa phrase qu'un bruit sourd se fait entendre. la chaise mec est poussée sur le côté et le boss m'attrape et me plaque contre lui. J'arrive à garder le plateau droit et ne fait rien tomber.La force qu'il envoie est rassurante et j'arrive à me calmer. En apparence du moins. Mon sang bouillonne sauvagement et sans le bras solide de mon nouveau patron, je ne me serais pas contrôlé longtemps. Il les renvoie dehors et ils me font la promesse de m'attendre à la fermeture. Je ne dis rien, mais n'en pense pas moins.. ça sera avec plaisir que je laisserais cours à ma colère bande de vauriens..

Le boss me lâche et je secoue la tête avant de reprendre le service. Les gens qui ont vu la scène reprennent leurs discussions là où elle en été, et personne ne fait de commentaire. Ceux qui n'ont rien vu et qui ne sont pas servis s'impatientent à nouveau, et je m’élance comme s'il ne ce n'était rien passé. J'affiche le même sourire, mais à l’intérieur de moi, il se passe tellement de choses que des grognements m'échappent de temps en temps. Pas forcément audible pour les humains mais tellement fort dans mes oreilles.. Deux meurtres en plus dans ma panoplie ne devraient pas faire grande différence... Un éclair bleu passe dans mon regard et mes lèvres se retroussent. Oh.. J'ai hâte de vous revoir dans un endroit sombre messieurs.. Et vous verrez à quel point j'ai de jolis crocs...

Les gens partent, c'est la fin. On nettoie la salle et heureusement qu'Anna est là pour me faire sourire. Elle m'aime bien et c'est réciproque. J'aime beaucoup sa bonne humeur. Malgré cette épreuve, je me sens bien. Malgré la colère en moi, je me sens sereine. C'est assez contradictoire, mais la suite ne m'inquiète pas. Il me tarde de recommencer. J'ai envie de venir ici chaque jour en dépit la dureté du taf, je sais au fond de moi que j'ai trouvé une place ici.

Anna s'en va, et je souris quand elle embrasse le chef sur les lèvres. Sans commentaire, je finis ce que je suis en train de faire et ce dernier s'approche de moi.

- Kada’an, je te prépare un contrat ok ? Passe après tes cours et nous organiserons tes horaires. Buonanotte.

-Très bien, merci beaucoup. À demain alors. Bonne soirée à vous.. Dis-je en souriant aux deux hommes.

Je les salue une dernière fois et sors. Il fait frais dehors et je n'ai pas de veste, je n'avais pas prévu de rentrer si tard. Le nuage de fumée qui sort de ma bouche me fait sourire et j'avance, calme. Et plus j'avance, plus je sens monter en moi cette sensation qui arrive avant les combats. Ils sont là, pas loin. J'entends leurs coeurs qui battent dans la poitrine.. Le mien accélère. Le plaisir qu'il attend depuis tout à l'heure arrive enfin.. tête basse, j'avance et tourne dans la rue ou ils sont..

-Tien tien ! mais ça ne serait pas la petite idiote du bar ? Tu n'as pas ton boss pour te sauver cette fois hein ?

-En fait, ... Je n'ai pas mon boss pour vous sauvé bandes de crétins... Vous ne savez pas qui je suis..

-Oh ! veut nous faire peur ? c'est mignon...

Je grogne et cette fois assez fort pour des oreilles humaines et redresse mon museau. Mes pupilles brillent dans le noir. Le bleu glacial fixe mes proies et dans un rictus mauvais, je montre les crocs. La colère monte en moi et je ne la retiens pas. Je fais jouer mes doigts dans le noir et sens me griffes touche mes paumes.

-Tu crois nous faire peur avec ton déguisement ? Laisse nous rire..

Je rigole froidement à ses mots. Puis je m'élance et saute à la gorge du premier, bousculant l'autre contre un mur et passe une griffe sur la peau du cou de ma prise. Le sang commence à perler de la blessure et je souris. Dans ses yeux brille la faiblesse des gens de son espèce. Par espèce, j'entend des mec qui on la grande gueule et qui pense être plus fort que tout. Il n'y a rien d'amusant à voir.. Je lui caresse la joue et penche la tête pour mordiller du bout des crocs, sa lèvre. Il sent la peur. Je renifle et inspire cette odeur. Que c'est bon de revivre ça... Il essaie de crier et je l'embrasse à pleine bouche, lui bloque le nez, coupant court tout moyen de respirer. Mes canines perforent la peau fine et le bruit étouffé qui sort de sa gorge est agonissant. Tout se passe en silence, et très peu de sans coule. Le sol reste propre. Je regrette alors la bouche de James. Au moins, le café et le whisky sont meilleurs et plus agréables. à cette pensé, je fléchis. Ne trouvant plus la force de rester lèvres contre lèvres, je lui casse le cou et me redresse. Je crache le sang sur le visage du mec et m'essuie la bouche.. j' pourrais me brosser les canines h24 pendant une semaine pour faire partir ça...

Je me souviens alors qu'il y a une autre personne. Je regarde dans sa direction, mais une main se pose sur mon épaule. Je me retourne vivement dans un grognement féroce, et retiens ma main armée de mes griffes quand mes yeux lupins rencontrent ceux d'Alessandro.



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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Lun 19 Déc - 17:58



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


La jeune louve m’explique sans fard que son paternel a massacré sa propre famille, sa propre meute sauf elle, pour l’embrigader dans je ne sais quel  sombre  dessein. Elle ne me dit pas ce qu’il s’est passé dans l'intervalle entre ce génocide et le moment où elle élimine son géniteur. Elle parle d’enfer qui s’est transformé en paradis. Une ombre passe dans son regard. Je connais cette lueur glacée qui n’a normalement rien à faire dans un visage si enfantin. Un paquet de sigaretta que cette bella donna a des yeux de louve semblables aux miens. Recruter une meurtrière ? Ce n’est pas un facteur qui me gêne. Le Pink en regorge entre Arès, Charlie, Jansen ou encore Miyavi. Ce n’est certainement pas moi qui vais juger Kada’an sur ce genre de choses.

Alors que nous retournons à l’intérieur pour reprendre le service, elle me demande de ne pas la ménager en raison de notre nature identique. Je me retourne vers elle avec un sourire en coin.

- Je n’en avais pas l’intention donzella. Je suis un homme exigeant et un fauve redoutable.

Je la fixe quelques secondes puis me retourne vaquer à mes occupations sans plus faire cas de sa personne, du moins en apparence. L’adolescente se montre de plus en plus efficace, ce qui me dégage du temps pour la comptabilité.

(…)

La soirée est bien entamée. Anna, la danseuse, aide au service comme c’est normalement prévu dans son contrat, je prendrai sa relève quand elle fera son show. Anna a tout de suite prise Kada’an sous son aile. Les deux jeunes femmes ont un tempérament dynamique, elles devraient bien s’entendre. Je me suis enfermé dans mon bureau. J’ai quelques affaires à traiter avec Largo et Ryan et je ne souhaite pas être entendu par des oreilles indiscrètes. La musique, dont le volume augmente, m’avertit qu’Anna a commencé son show. Kada’an est seule au service, toutefois je ne peux pas la rejoindre immédiatement. J’ai un problème du côté du hangar. Un des gars qui participe aux combats a fait une hémorragie cérébrale. Il est dans le coma. Sa sœur, qui n’a aucune idée de l’univers du hangar, s’est pointée et menace d’aller voir les flics. Ryan veut la descendre, Largo est plutôt réfractaire.

- Ryan, essaye de voir quels sont ses moyens de subsistance et offre lui une somme d’argent qu’elle ne peut pas refuser. Largo doit avoir un papier de décharge signé par ce type. Explique à cette donzella que son frangin connaissait les risques. Qu’on lui donne de quoi se retourner et que si elle veut aller voir au poulailler, nous avons les moyens de nous défendre légalement. Baratine un peu.
- Ok Boss.
- Si tu sens qu’elle ne file pas droit, il pourrait lui arriver un accident fâcheux…
- Compris Boss.


Ce n’est pas de gaité de cœur que je décide de la vie ou de la mort d’une innocente. Cependant l’être humain doit savoir être raisonnable et avoir un instinct de survie qui dépasse ses convictions profondes. Le monde tourne ainsi depuis des millénaires. C’est donc sans remord, ni amertume que je retourne côté bar pour aider au service.

C’est agité ce soir. Il y a plusieurs bandes un peu remuantes qui n’aident pas au service. La jeune louve est mise à rude épreuve. J’attrape un plateau et me jette dans le combat. Nous nous sommes partagés la salle. J’ai pris le côté de la scène qui est toujours l’endroit le plus mouvementé et pénible pour le service.

A un arrêt au bar pour récupérer une commande, Jerry me prévient qu’une tablée emmerde copieusement Kada’an. Elle est nouvelle et novice, ils voient en elle une proie facile. Je lorgne du coin de l’œil, mais n’intervient pas tout de suite, prenant le temps de servir ce que j’ai sur mon plateau et de récupérer de nouvelles commandes. Le chiffre d’affaire va être bon ce soir et notre sueur pas économisée à servir tout ce monde.

De retour au bar, j’aperçois Kadan’an de l’autre côté qui est carrément bloquée entre deux consommateurs qui ont tiré leur chaise au milieu du passage. Je lance mes commandes à Jerry et vais aider ma nouvelle serveuse. Je pousse la chaise du premier type sans effort. Il se retrouve fermement encastré contre sa table, puis j’attrape ma serveuse, un bras contre sa poitrine, la plaquant contre mon torse comme un amant possessif.

D’un regard de prédateur je scrute un à un les disturbatore. Leurs rires s’estompent et se fanent totalement quand j’écarte les lèvres dans un rictus peu amène.

- Si je vois encore une ombre de tristesse dans les yeux de ma jolie serveuse, il se pourrait que je lui fasse retrouver le sourire en m’occupant de vous… à ma manière.
- Nous sommes des consommateurs qui payent leurs verres !
- Je ne suis pas tenu de garder des consommateurs qui ne savent pas se tenir devant une donna… Dehors !
- Mais !
- Duori ! Foutez-moi le camp !


Ça râle mais les types se lèvent. Je relâche la jeune louve et retourne au bar prendre mes commandes. Je suis un peu loin et il y a du bruit dans le bar. Ces pezzo di merda ne se doutent pas des capacités d’un lycan. Je les entends clairement menacer Kadan’an, lui promettant de l’attendre dehors. Je poursuis mon service, le client n’attend pas. La jeune louve ne me dit rien de la menace qui plane sur elle. Elle m’a demandé de ne pas la ménager, je ne dis rien non plus.

(…)

Jerry vient de baisser le rideau de fer à moitié. Les chaises sont sur les tables. Anna, Kada’an et moi finissons de nettoyer le sol. Un ronflement de moteur pas discret nous interrompt. A l’attitude brusquement impatiente d’Anna, je devine que c’est un de ses innombrables amoureux qui vient la chercher.

- Aller file Anna, c’est presque terminé.

Ma danseuse saute de joie comme une fillette, prend sa veste et me saute dessus pour m’embrasser sur les lèvres avec un baiser chaste… ou presque. Puis elle s’envole comme un cygne majestueux, se baissant pour passer le rideau de fer. Jerry fait un commentaire sur le nouvel amant de la belle russe.

- Elle doit les épuiser au lit Aless’ !
- Vu la fréquence de changement, tu as certainement raison Jerry ! Les danseurs sont épuisants car endurants


Évidemment je fais allusion à Jansen. Nous finissons de ranger fourbus et fatigués, mais en plaisantant sur le tempérament sulfureux d’Anna et des danseurs en général. Enfin je donne congé à Jerry et Kada’an. Il est presque minuit.

- Kada’an je te prépare un contrat ok ? Passe après tes cours et nous organiserons tes horaires. Buonanotte.

Je serre la main de Jerry et ferme le rideau de fer dans leur dos. J’éteins les lumières du bar puis branche l’alarme avant de refermer la porte se séparation avec l’arrière salle. Au lieu de monter à mon appartement pour prendre une douche et aller au hangar, je prends ma veste et mes deux flingues dans mon bureau puis je sors du Pink par la porte de service. Il ne me faut qu’une minute pour faire le tour du bloc et me retrouver devant la devanture du bar. Levant un peu le nez, je capte la fragrance de la jeune louve et remonte sa trace. Elle a tout au plus que cent mètres d’avance. La nuit est fraiche, je relève mon col. Tout en marchant, j’envoie un message à Largo lui disant que je serai en retard.


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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Jeu 5 Jan - 21:33


Cogli l’attimo

Le patron me promet de ne pas me ménager et je ne dis rien de plus. Lui non plus. Le service continue, et le soir arrive. Les clients se font de plus en plus nombreux. Je fais la connaissance d'Anna, une danseuse à l'énergie à revendre et je ne peux que sourire face à son regard pétillant. Comme avec Jessie, je regarde comment Anna travaille. Elle virevolte avec grâce entre les tables armées de son plateau.

Je garde un oeil sur elle, car il faut l'avouer, elle est belle. Mais en plus, elle a une manière fascisante d'aborder les gens. Je continue mon travail, en me bousculant un peu. La fatigue ne doit pas gagner. Car je sais ce que je peux devenir dans ses moments et.. Ce n'est vraiment pas le moment.

J'ignore l'heure qu'il est quand Anna monte sur scène. Pendant son show, le chef et moi nous partageons la salle sans vraiment que les mots sont échangés. Il prend la partie la plus bondée, et je prends le fond de la salle. J’accélère mon rythme, même si je suis encore pas aussi fluide et rapide que Jessie, Anna ou encore Alessandro, je prend mes marques. Le plus dur est sans doute les odeurs. La sueur, les hommes, les femmes.. Le bruit aussi. Les voix vont crescendo, la musique s'intensifie dans ma tête. J'aurais bien pris deux minutes de pause à l'air frais, mais il n'y a pas le temps. Des clients impatients s'énervent un peu et je perds le fil un instant. Je grogne un millième de seconde contre moi-même pour me forcer à continuer. Ce n'est que le premier soir. Je ne peux pas me permettre de flancher comme ça.

Le visage de James passe alors devant moi. J'hoquette et le cherche du regard avant de comprendre que ce n'est que dans ma tête. James n'est pas là. Je me reprends et croise le regard du barman alors que je lui apporte la nouvelle commande et prends celle qu'il vient de préparés. Jerry me sourit et je lui rends avec soulagement. ça fait du bien de voir ce visage encourageant. Ce court échange me redonne la force que je cherchais et je repars avec une énergie renouvelée. Je regarde la salle à la recherche de la table de la commande que j'ai en main. Je la trouve et me dirige vers elle.

Un homme recule sa chaise quand je passe et je l'évite de justesse. Je ne voulais pas en faire cas mais...

-Hey ! ça ne va pas ? tu ne peux pas dire pardon ? Idiote !

-Je n'ai rien fait. C'est vous qui avez reculé..

-Tu n'as pas des yeux ?

-J'ai du travail..

-Elle a beau visage.. Je me demande si s'est dessous sont identiques.. Dis-moi, pour un pourboire, tu viendrais...

-Certainement pas ! Laissez moi.. Dis-je en essayant de reculer pour changer de trajectoire. Mais le second homme bloque le passage avec son ami derrière moi. Sans savoir comment j'arrive à me retenir de grogner et surtout à me contrôler. Mais un rictus mauvais se forme sur mon visage, geste incontrôlable de ma part.

-Tu es nouvelle ici pas vrai.. cela se voit. tu es lente et tu fatigues vite.. Comment tu..

L'homme n'a pas le temps de finir sa phrase qu'un bruit sourd se fait entendre. la chaise mec est poussée sur le côté et le boss m'attrape et me plaque contre lui. J'arrive à garder le plateau droit et ne fait rien tomber.La force qu'il envoie est rassurante et j'arrive à me calmer. En apparence du moins. Mon sang bouillonne sauvagement et sans le bras solide de mon nouveau patron, je ne me serais pas contrôlé longtemps. Il les renvoie dehors et ils me font la promesse de m'attendre à la fermeture. Je ne dis rien, mais n'en pense pas moins.. ça sera avec plaisir que je laisserais cours à ma colère bande de vauriens..

Le boss me lâche et je secoue la tête avant de reprendre le service. Les gens qui ont vu la scène reprennent leurs discussions là où elle en été, et personne ne fait de commentaire. Ceux qui n'ont rien vu et qui ne sont pas servis s'impatientent à nouveau, et je m’élance comme s'il ne ce n'était rien passé. J'affiche le même sourire, mais à l’intérieur de moi, il se passe tellement de choses que des grognements m'échappent de temps en temps. Pas forcément audible pour les humains mais tellement fort dans mes oreilles.. Deux meurtres en plus dans ma panoplie ne devraient pas faire grande différence... Un éclair bleu passe dans mon regard et mes lèvres se retroussent. Oh.. J'ai hâte de vous revoir dans un endroit sombre messieurs.. Et vous verrez à quel point j'ai de jolis crocs...

Les gens partent, c'est la fin. On nettoie la salle et heureusement qu'Anna est là pour me faire sourire. Elle m'aime bien et c'est réciproque. J'aime beaucoup sa bonne humeur. Malgré cette épreuve, je me sens bien. Malgré la colère en moi, je me sens sereine. C'est assez contradictoire, mais la suite ne m'inquiète pas. Il me tarde de recommencer. J'ai envie de venir ici chaque jour en dépit la dureté du taf, je sais au fond de moi que j'ai trouvé une place ici.

Anna s'en va, et je souris quand elle embrasse le chef sur les lèvres. Sans commentaire, je finis ce que je suis en train de faire et ce dernier s'approche de moi.

- Kada’an, je te prépare un contrat ok ? Passe après tes cours et nous organiserons tes horaires. Buonanotte.

-Très bien, merci beaucoup. À demain alors. Bonne soirée à vous.. Dis-je en souriant aux deux hommes.

Je les salue une dernière fois et sors. Il fait frais dehors et je n'ai pas de veste, je n'avais pas prévu de rentrer si tard. Le nuage de fumée qui sort de ma bouche me fait sourire et j'avance, calme. Et plus j'avance, plus je sens monter en moi cette sensation qui arrive avant les combats. Ils sont là, pas loin. J'entends leurs coeurs qui battent dans la poitrine.. Le mien accélère. Le plaisir qu'il attend depuis tout à l'heure arrive enfin.. tête basse, j'avance et tourne dans la rue ou ils sont..

-Tien tien ! mais ça ne serait pas la petite idiote du bar ? Tu n'as pas ton boss pour te sauver cette fois hein ?

-En fait, ... Je n'ai pas mon boss pour vous sauvé bandes de crétins... Vous ne savez pas qui je suis..

-Oh ! veut nous faire peur ? c'est mignon...

Je grogne et cette fois assez fort pour des oreilles humaines et redresse mon museau. Mes pupilles brillent dans le noir. Le bleu glacial fixe mes proies et dans un rictus mauvais, je montre les crocs. La colère monte en moi et je ne la retiens pas. Je fais jouer mes doigts dans le noir et sens me griffes touche mes paumes.

-Tu crois nous faire peur avec ton déguisement ? Laisse nous rire..

Je rigole froidement à ses mots. Puis je m'élance et saute à la gorge du premier, bousculant l'autre contre un mur et passe une griffe sur la peau du cou de ma prise. Le sang commence à perler de la blessure et je souris. Dans ses yeux brille la faiblesse des gens de son espèce. Par espèce, j'entend des mec qui on la grande gueule et qui pense être plus fort que tout. Il n'y a rien d'amusant à voir.. Je lui caresse la joue et penche la tête pour mordiller du bout des crocs, sa lèvre. Il sent la peur. Je renifle et inspire cette odeur. Que c'est bon de revivre ça... Il essaie de crier et je l'embrasse à pleine bouche, lui bloque le nez, coupant court tout moyen de respirer. Mes canines perforent la peau fine et le bruit étouffé qui sort de sa gorge est agonissant. Tout se passe en silence, et très peu de sans coule. Le sol reste propre. Je regrette alors la bouche de James. Au moins, le café et le whisky sont meilleurs et plus agréables. à cette pensé, je fléchis. Ne trouvant plus la force de rester lèvres contre lèvres, je lui casse le cou et me redresse. Je crache le sang sur le visage du mec et m'essuie la bouche.. j' pourrais me brosser les canines h24 pendant une semaine pour faire partir ça...

Je me souviens alors qu'il y a une autre personne. Je regarde dans sa direction, mais une main se pose sur mon épaule. Je me retourne vivement dans un grognement féroce, et retiens ma main armée de mes griffes quand mes yeux lupins rencontrent ceux d'Alessandro.



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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Jeu 12 Jan - 17:27



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


L’air est un peu frais et il flotte une atmosphère de tension. J’accélère le pas car je perçois l’exaltation d’un prédateur. J’en suis également un, et je reconnais aisément l’aura d’une bête en chasse. Les idioti de tout à l’heure vont faire les frais de leur arrogance. Ma jeune serveuse n’attendait que ça. Se retrouver seule avec ces figlio di una cagna pour leur montrer qui la proie et qui mène la danse. Je débouche au coin de la ruelle, mais c’est déjà trop tard, Kada’an a déjà attaqué, rapide, efficace et cela sans une once d’hésitation. Je soupire face aux conséquences, mais souris en même temps. Ma jeune embauchée est une personne déterminée… peut-être un peu trop. La fougue de la jeunesse. Je ne suis pas en position pour critiquer son impulsivité, j’ai fait bien pire.

Les types ne croient pas ce qu’ils voient de leurs yeux. Leurs cerveaux refusent l’inconcevable même quand ils en ont la preuve sous le nez. Tel un chat Kada’an joue avec sa proie, mais le moment est furtif et un exutoire à ce que ces sciocchi lui ont fait subir au Pink. J’aurai pu accélérer et bondir pour stopper là le carnage. Mais celui-ci ayant commencé, la loi du silence s’impose. J’avance sans me presser, laissant la louve se déchainer. Elle a déjà tué, elle n’en est pas à un macchabée près. D’ailleurs sa méthode me plait. Il y a du panache et une mise en scène qui trouve un écho chez moi. Toutefois, la bella donna va devoir apprendre à assurer ses arrières et ses crimes. Ah ces jeunes !

Le deuxième type est tétanisé par la peur. Sa sueur est acre et agresse mon museau. C’est un couard comme son pote qui est en train de succomber à un baiser mortel. Je n’aime pas ce genre de type. Ça joue de son apparence, mais ça se fait dessus au moindre ennui sérieux. Son regard attrape le mien avec l’espoir de quelqu’un qui se noie et qui voit arriver un bateau. Piteusement il lève le doigt pour montrer son pote se faire sucer la vie. Nonchalamment, je hausse les épaules. Mon geste peu impressionné déclenche une panique, je lis une nouvelle supplique dans son regard. Supplique qui se transforme en pure terreur quand mes prunelles changent de couleur et que mes lèvres s’entrouvrent dans un sourire carnassier orné de crocs acérés.

Il est un peu tard pour jouer. Ma main s’invite sur son cou. Je serre, ça craque. L’homme est mort les yeux révulsés. Je m’approche de Kada’an trainant mon cadavre d’une main. Quand elle se retourne, nos regards lupins s’accrochent. J’envoie mon colis s’écraser sur le sien. Tas grotesque de deux corps inertes qui ont un point commun : leur regard.

- Kada ! J’espère que tu ne vas pas m’assassiner tous mes clients !

Je prends une voix mélodramatique que mon sourire dément. La jeune femme ne sait pas quoi penser.

- De la subtilité il mio cuore ! De la subtilité !

Elle semble désemparée comme une enfant prise en faute.

- Rhaa !! Viens là piccolo uccello !

Je l’entoure de mes bras et la serre doucement contre moi. D’une main, j’attrape mon paquet de sigaretta et en attrape une avec les crocs à même le paquet. Un claquement de briquet plus tard, j’exhale une longue bouffée de fumée. Je caresse doucement sa rousse crinière, comme un animal adulte cajole un plus jeune.

Nous restons un moment comme ça. Je ne lui reproche rien en fait. Ces types n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Á part leur mère, le monde ne va pas regretter de tels déchets humains.

- Bon, je vais faire le ménage. Rentre chez toi et repose-toi mio cuore.

Je lui embrasse une mèche de cheveux que j’ai pris entre mes doigts. Ce roux est vraiment magnifique, il est flamboyant comme des flammes. Je lui fais un clin d’œil, lui souhaite à nouveau une bonne nuit, puis me retourne en direction du Pink pour aller chercher ma voiture… et deux-trois accessoires.

Quelque mètres plus loin, j’entends que l’on trottine dans mon dos. La jeune louve me rejoint. A son air buté, je sais qu’elle va me coller le train. Je m’apprête à lui faire un sermon sur l’importance des nuits réparatrices et les heures de sommeil à respecter… Mais qui suis-je à faire la morale alors que ma double activité me raccourcit mes nuit à une poignée d’heures ?

- Tu as déjà préparé du béton Kada’an ?

Elle me regarde étonnée alors que nous sommes à nouveau entrés dans l’arrière salle du Pink. Je lui ai donné les clés d’une voiture qui n’est pas la mienne, mais une volée par Andrew. Les plaques d’immatriculations sont fausses. Je demanderai à mon homme de main de s’en débarrasser au profit d’une nouvelle sans passif criminel. Ce sont des petits détails comme ça qui font que je suis insaisissable pour la volaille. Je me charge de deux sceaux plastique, d’un peu de corde et d’un sac de ciment à prise rapide. J’ai une nouvelle élève à former. Après Therencio, Kada’an. Assurément j’étends mon empreinte sur la ville.

- Tu peux m’ouvrir le coffre s’il te plait. C’est la Chevrolet marron là-bas.

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Ven 13 Jan - 16:16


Cogli l’attimo

Je baisse lentement ma main, sans quitter Alessandro des yeux. Je cherche dans un regard un soupçon de colère. Je m'attends à prendre un voyage et à partir en prison. Mais rien. Il me regarde et rien en lui exprime une quelconque envie de me mettre derrière les barreaux. Au contraire, il me sourit ! Et d'un ton que je m'attendais pas à entendre, il me dit.

- Kada ! J’espère que tu n'iras pas m’assassiner tous mes clients !

Je cligne des yeux et le regarde, partagée entre du soulagement, de l'incompréhension, de la méfiance et de la tristesse. Soulagé de ne pas être envoyé en prison, j'ai du mal à concevoir sa réaction si détachée face à ce qui vient de ce passé, je suis méfiante de ce qu'il pourrait me faire et triste qu'il ait vu cela de moi. Face à mon visage déconfit, il me sourit davantage. Sa forme lupine n'enlève rien du charme de l'homme et je sais que j'aurais pu rougir facilement s'il avait été plus jeune. Je secoue la tête.

-Non. Seulement, ceux qui me promettent de m'attendre à un coin de rue comme ils ont fait.

Je m'apprête à présenter mes excuses, mais il me prend dans ses bras, à la manière d'un grand frère. C'est bizarre, cela devient une habitude d'être prise dans les bras d'homme plus vieux que moi. Je me laisse cajoler par mon boss sans bouger. Je le sens prendre une de ses cigarettes et souris doucement. Ferme les yeux et inspire profondément, m’appropriant cette nouvelle odeur amicale mais bien plus sauvage et animale que les autres. Je m’imprègne de son parfum. Instinct primitif  et habitude de l'enfance.  Pendant qu'il me caresse les cheveux, mes bras qui jusque-là pendaient le long de mon corps se refermèrent petit à petit autour d'Alessandro. L'etrainte est moins significative que celle que j'aurais pu avoir avec un alpha ou avec James, mais elle tout si importante. Je sais maintenant que je partage quelque chose de plus fort qu'une simple relation employeur employé.

- Bon, je vais faire le ménage. Rentre chez toi et repose-toi mio cuore.

On se retire des bras de l'autre, et il attrape une mèche rousse pour l'embrasser. Je le regarde et me retiens de rire. La scène est assez comique à dire vrai. Je l'observe faire demi-tour et partir. Retourner me coucher et le laisse nettoyer mes folies assassines ? Mouais.. Non. Je dois faire ce qu'il m'a dit. Je regarde à nouveau la silhouette qui disparaît et m'élance à sa suite. Dormir après ce que j'ai fait n'est pas chose facile pour moi. Et la compagnie de mon patron n'a rien de désagréable.

- Tu as déjà préparé du béton Kada’an ?

J'ouvre de grands yeux sans trop comprendre ce qu'il veut dire puis, finalement, comprend ou il veut en venir.

-Non.. Je n'ai jamais été très douée pour les mélanges...

Il me donne des clés et me demande d'ouvrir le coffre d'une voiture qu'il me décrit et me montre la direction à prendre. Je m'élance sans poser de questions idiotes et inutiles. J'ouvre donc le coffre de la Chevrolet et attends sagement appuyé contre la portière arrière, le regard dirigé vers le ciel. Qu'est ce que je suis en train de faire? Pourquoi le meurtre m'attire toujours.. Et pourquoi je rentre indéniablement dans un secret dont je n'aurai jamais dû mettre le bout de mon museau ?



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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mer 18 Jan - 16:54



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


Kada’an s’execute sans plus de surprise et d’effarement qu’une personne lambda serait en droit d’afficher. Il y a bien quelques ratées dans le rythme de son cœur, mais rien qui n’indique une émotion forte ou une grande peur. La jeune louve s’adapte en temps réel aux évènements. J’aime cette réaction, car elle est claire, nette et franche. Kada’an est une louve qui si on l’ennuie peut avoir du mordant. Je n’aime pas les gens trop dociles, même parmi mes hommes de main. Pour survivre autour de moi, il faut avoir du caractère.

- Non.. Je n'ai jamais été très douée pour les mélanges...
- Je vais te montrer. Rien de compliqué. Il faut juste faire les opérations dans un certain ordre.


En prenant soin de porter des gants quand je dépose une grande bâche dans le coffre que vient de m’ouvrir ma serveuse. J'ajoute le sac de ciment, les sceaux, et une pelle. Après avoir donné à la jeune femme une paire de gant de ménage que je lui demande d’enfiler maintenant, d’un geste je l’invite à s’asseoir côté passager. Je démarre en douceur après qu’elle m’ait rendu les clés. Je prends la direction opposée de celle où se trouvent les cadavres, pour les rejoindre par un chemin détourné. Brouiller les pistes deviens une seconde nature.

(…)

La ruelle où les due idioti avaient pensé agresser Kada’an est à peine plus large que la voiture. C’est donc avec prudence que je recule pour m’approcher au plus près.

En premier lieu, je commence par faire de la place dans le coffre pour nos invités. Kada’an regarde et hésite. Je lui lance un clin d’œil pour dédramatiser la situation. J’agis comme si nous allions comme de braves gens, nous débarrasser d’objets encombrants à la déchèterie. La morale commune me catalogue parmi les criminels et les gens de peu de foi. Pourtant même si j’ôte régulièrement la vie par un simple ordre ou par moi-même comme ce soir, je suis croyant et j’ai un sens moral bien développé. Ce sont les barrières et les limites qui sont juste différentes. Je suis bien plus fidèle en affaire comme en amitié que bon nombre de moralisateurs qui collent sur leur profil Facebook ou Twitter, des phrases pompeuses sur des pseudos pensées philosophiques écrites par un soit disant sage à qui on attribue bien des âneries qu’ils n’ont même jamais pensé. Je suis bien plus déterminé que ces faux révolutionnaires qui clament qu’ils nous emmerdent tous, planqués derrière l’écran protecteur d’un ordinateur. Je ne vis pas ma vie par procuration et je touche régulièrement la mort du bout des doigts, des griffes.

(…)

Je replie la bâche sur les deux corps pour leur éviter tout contact avec la voiture et nous reprenons la route. Je demande à Kadan’an de nous trouver une radio avec de la musique sympathique. Nous poursuivons notre route sous un air de hip hop. Ce n’est pas un genre musical que j’affectionne, mais je conçois que les goûts de chacun sont différents et pour ne pas inquiéter ma jeune serveuse, je me mets à battre le rythme sur le volant et chantonne même le refrain.

(…)

La forêt est sombre, j’ai arrêté de chantonner depuis que j’ai bifurqué sur un chemin forestier qui mène au lac. Une fois en vue de l’entendue aquatique d’un noir d’encre qui s’offre à la lumière des phares, je poursuis mon chemin, m’écartant des rives pour trouver un chemin parallèle aux berges mais un peu enfoncé dans les arbres. La voiture cahote dans les ornières, des branchages fouettent le pare-brise. Andrew choisit les voitures qu’il vole. Il les choisit pour leur aspect neutre et passe partout mais aussi pour leur coffre spacieux et un bas de caisse pas trop bas. C’est donc sans encombre que nous stoppons à l’opposé de la rive fréquentée en journée par les promeneurs et les baigneurs quand la saison s’y prête.

- Merda ! J’ai oublié ma serviette !

Kada’an rit, pensant que je plaisante.

- Tu vas m’aider Kad’an. Nous allons tout sortir en portant la bâche. L’idée étant de laisser le moins de traces sur le sol.

La jeune louve a de la force et heureusement, car il en faut pour soulever le poids de deux hommes, plus celui d’un sac de ciment et deux-trois bricoles.

- Tu as une grande classe avec tes gants rose mia bella donna !

Je rie à la réplique de la bella. Elle a repris de l’assurance au contact de la mienne. Nous étalons la bâche au mieux.

- Alors voici ma leçon de maçonnerie Kada’an.

Je saisi les deux seaux dans lequel je mets une part de ciment rapide et une autre équivalente de sable pelleté sur la berge dans un endroit bien sec.

- L’important est de bien mélanger le sable et le ciment avant d’ajouter l’eau. C’est du ciment a prise rapide, il ne faut donc pas tarder une fois que tu ajoutes l’eau.

Je lui montre ensuite comment ajouter l’eau, mélanger très rapidement et coller un des pieds des macchabées dans le seau en s’assurant que le mélange remonte bien sur la jambe. Je réitère l’opération pour le deuxième homme, puis je tape sur les sceaux avec la pelle comme un gamin fait quand il fait des châteaux de sable.

- C’est important de bien tasser ! Il n’y a plus qu’à attendre que cela durcisse.

L’étape suivante est de ligoter les corps et pour plus de sûreté de relier l’anse des sceaux au corps pour ne pas risquer qu’ils remontent à la surface. Si le travail est correctement réalisé, jamais ils ne remonteront et au contraire se feront envaser peu à peu, me permettant de garder le même spot comme… déchetterie.

Une fois que tout est en place, je commence par retirer ma veste, puis ma chemise… puis le reste sous les yeux exorbités de la louve qui hésite entre se rincer l’œil ou regarder ses pieds en prenant la couleur d’une tomate.

- Il n’y a pas de profondeur près des berges. Puis je préfère m’assurer qu’ils coulent bien au fond du lac.

Sous la surface glacée se trouvent déjà plein de monde dont deux sœurs à Jansinio qui avaient eu l’audace de me kidnapper pour le raisonner et l’attraper. Autant je deviens un loup enragé quand on touche à ma brindille, autant la brindille devient un être redoutable lorsque l’on s’attaque à son italien.

Je tape le contenu d’un seau. Le ciment a pris. Je charge le type sur mon épaule et dans le plus simple appareil j’avance dans l’eau.

- Rhaaa ! Elle est froide !

La scène doit être très particulière. Mon corps seulement éclairé par les phares de la voiture, je m’enfonce dans l’eau glacée. Je me suis transformé en loup pour gagner en résistance. Cela n’empêche pas à ma peau et mes muscles de se contracter. Je m’éloigne le plus possible tant que j’ai pied, puis nage sur quelques mètres tirant mon fardeau avant de plonger dans les profondeurs d’une nuit glacée. Je n’y vois strictement rien, je garde donc les yeux fermés et me laisse guider par le frottement des algues qui remontent du fond. Le leste imposé au corps m’aide à atteindre le fond du lac dont le sol n’est absolument pas ferme. Je lâche le type et prends appui sur lui pour remonter et reprendre de l’air. Mes poumons sont prêts à exploser. Son pote prend rapidement le même chemin.

- Madre di Dio il fait froid !

Je ne me rhabille pas immédiatement laissant l’air mordant me sécher un peu. Je bouge et m’active à replier la bâche que je finis par tenir au niveau de mon bassin pour éviter un spectacle gênant pour ma serveuse. J’espère pour elle qu’elle a déjà vu un homme à poil… Sinon, ben c’est fait.

- Ce n’est pas difficile à faire du ciment. Non ?

J'essaye de prendre une pose nonchalante alors que j'ai envie de claquer des dents. Le froid calme radicalement ma verve habituelle dans une situation pareille.

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Ven 20 Jan - 22:10


Cogli l’attimo

J'enfile les gants roses que me donne Aless et entre dans la voiture. Par un chemin détourné, nous revenons sur le lieu de mon crime et Amaro rentre dans la rue en marche arrière. Nous sortons et je le regarde faire. J'avoue, j'aurais pu être active pour l'aider, mais je ne fais que l'observer. Il me fait un clin d'oeil et j'affiche un sourire.

Lorsque nous remontons dans la voiture avec nos nouveaux passagers, Aless me demande de mettre la musique et je regarde le poste radio. Par habitude, je commence à retirer un gant, puis soupire désespéré de moi-même. Je garde la protection et appuie sur une chaîne un peu au hasard. Je n'ai pas vraiment de musique préférée, et je m'y connais très peut en genre. Dans ma famille, je me souviens que de Mozart et Beethoven. La musique emplit la voiture et l'homme chantonne en tapotant sur le volant. Je ne peux pas dire que j'aime, mais je tolère la sonorité du son. Et comme il chante en rythme, je ne peux qu'imaginer qu'il apprécie.. Je ne change donc pas. J'observe le paysage et reconnais un chemin pour aller au lac. Lorsque je reconnais la rive, je fronce les sourcils, mais ne dis rien. J'avais rencontré Bella Venator.. J'ignore encore le nom de cette chasseuse.. Me retrouve de ce côté du lac me fait frémir, mais je ne laisse rien paraître.

L'exclamation du loup m'arrache un rire. Sa serviette ? Il veut se baigner ??? Je ris de bon coeur et nous sortons. Il me demande de l'aider et je hoche la tête en signe de compréhension. Nous soulevons nos passagers et les amenons près du rivage. Le loup lance une vanne ..

-Dommage que les tiens ne sois pas rose, on aurait fait la paire... Je m'arrête un instant puis reprends. Pardon, elle était facile celle-là..

Il rit à son tour et rien de ne laisse croire que nous sommes en compagnie de deux hommes morts que l'on s’apprête à jeter dans le lac. Alessandro m’annonce alors le cours de bétonnage commence et j'esquisse un sourire. Il m'explique en pratiquant et je le regarde faire et l'écoute avec une grande attention. J'imprime ses gestes dans mon esprit et me surprends à me dire que ça peut toujours servir. Aless offre ensuite le nouveau soulier au mort et recommence l'opération avec le second. Quand c'est chose faite, il se déshabille sans gêne devant moi. À vrai dire, dans ma famille, il n'était pas rare que l'on se baigne nu ensemble entre frère et soeur.. J'affiche un air étrange, avec des grands yeux, comme choqués, mais en réalité ce comportement n'est pas différent que celui de ma famille et ne me dérange pas tant que ça.. Aless aurait été mon frère de sang, je ne me serais pas gêné de le rejoindre malgré l'eau glacée et de prend l'autre corps. On aurait gagné du temps.

Lorsqu'il a fini caché les corps sous l'eau et qu'il ressort, il attrape la bâche pour se cacher l'entrejambe. Je me retiens de rire tellement la scène ai comique, me mordillant l’intérieur un millième de seconde.

- Ce n’est pas difficile à faire du ciment. Non ?

-Non, en effet, ça me semble plutôt facile...

Il prend alors une pose. Et c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je rentre dans une hilarité improbable et pas forcément attendue du côté masculin.

-Excuse moi, chef, je ne devrais pas me moquer, mais tu devrais te voir ! Et si tu rentrais dans la voiture en mettant le chauffage...? Tu es en train de devenir une statue Grecque !

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mar 24 Jan - 22:00



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


L’ar froid caresse ma peau mouillée. J’ai déjà été mieux niveau confort. J’ai été pire aussi. Ma jeune serveuse n’a pas le regard effarouché et ne montre pas de dégoût pour ce que je viens de faire. Ce n’est pourtant pas la peur de se trouver mêlée à cette sombre affaire qui la fait réagir ainsi, non c’est sa nature. La rouquine peut se montrer féroce. Cette ragazza a le sang-froid, ou chaud suivant le point de vue. Je ne regrette pas de lui avoir donné sa chance au Pink. A mes yeux elle le mérite. Ce n’est pas une mauviette et cela me plait.

Ses épaules s’agitent en cadence. Ce qui pourrait brièvement passer pour une crise de sanglots est une hilarité totale. La louve se tape un fou rire... à mes dépends. J’admets que la scène est cocasse et ne manque pas de drôlerie. Difficile de se fâcher quand son rire est contagieux. Je souris désabusé et faussement vexé qu’elle se moque de ma pose élégante.

-Excuse-moi, chef, je ne devrais pas me moquer, mais tu devrais te voir ! Et si tu rentrais dans la voiture en mettant le chauffage...? Tu es en train de devenir une statue Grecque !
- Romano Kada’an ! Statue Romano pas greco ! Pffff !


Pour la peine je lui jette à la figure la boule que j’ai faite avec la bâche et m’en vais dignement et sans rien cacher de ma personne ramasser mes vêtements provocant ainsi un redoublement des rires de la moqueuse.

- Peuh !

Elle s’est rincé l’œil, mais sans plus. Elle n’est pas choquée par ma nudité. Je sais que parfois il en est ainsi dans les meutes de loups. Celle où je suis resté trois ans à Phoenix, était une meute urbaine. Notre « forêt » était la zone industrielle… Je ne suis pas un adepte des balades en forêt, bien que là, même si je me gèle les palle, je me sens en accord avec la nature qui m’entoure. Cependant, ici je ne maîtrise rien. Je ne suis qu’un animal parmi d’autres. Alors qu’en ville, je suis le Boss. La nature enseigne l’humilité. C’est un enseignement dont je ne veux pas entendre parler.

J’ai tout de même écouté ma jeune protégée et me réchauffe dans la voiture le temps que ma peau sèche un peu mieux. Je n’aime pas la sensation des vêtements collés sur la peau. Je change la fréquence sur la radio pour trouver une sonorité un peu plus moderne et à mon goût. Kada’an me rejoint après avoir rangé la bâche dans le coffre.

- Quand je te demandais de ne pas zigouiller tous mes clients, je plaisantai qu’à moitié, ragazza.

Kada’an pique du nez, certainement gênée des conséquences de son acte. Je lui relève le menton doucement.

- Ce n’est pas grave, nous avons géré Kad’. Maintenant que tu sais quel genre d’homme je suis, tu comprendras que je reste très prudent sur tout ce qu’il se passe au Pink. Et si… tu as besoin de te défouler, je possède un endroit où il y a des combats. Il n’y a pas souvent des filles, et je reconnais que les mâles lors des combats de nanas ne savent pas bien se tenir… Je ne t’incite pas à venir combattre, mais juste garder cette option dans la tête quand la louve que tu es, aura besoin de cogner. C’est encadré par des hommes à moi qui sont sérieux.

Le hangar des combats clandestin n’est clairement pas un endroit pour une jeune fille. Toutefois je pense que cela peut l’aider. Le revers de la médaille est que ça lui met un pied dans l’univers sombre de Beacon Hills. Elle y a toutefois déjà un pied, ce soir elle vient de tuer un homme de sang-froid. Je ne suis pas là pour empêcher la jeunesse de sombrer du mauvais côté, car ce mauvais côté c’est mon monde et que je le trouve aussi valable que l’autre. Elle a Shepherd pour ça, pour la tirer vers la lumière. Lui et moi sommes les deux facettes de la personnalité de la jeune louve. Je n’entrerai pas en compétition avec l’alpha. Nos relations sont claires et amicales. Par contre Kad’ sait qu’elle peut s’appuyer autant sur lui que sur moi. Nous n’avons pas les mêmes compétences…

- Il n’est pas si tard, tu n’as pas une faim de loup ? On retourne au Pink et je te fais à manger.

J’écoute sa réponse tout en me rhabillant. Je me sens tout de suite mieux avec un peu de tissu pour m’isoler de l’air froid.

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Sam 28 Jan - 10:04


Cogli l’attimo

Sa réplique ne me coupe pas dans mon hilarité et je m'incline théâtralement pour me faire pardonner de mon erreur. Quand je me redresse, il me lance la bâche que je rattrape avec les deux mains. ça fessait bien longtemps que je ne n'avais pas ris de la sorte, et la moue faussement vexée de mon cher patron ne fait qu'empirer ma crise de rire, surtout lorsqu'il part récupérer ses vêtements, nu comme un ver.  Je ne me cache pas de le regarder, il faut dire que les statues gré... Romaine vivante, on n'en voit pas souvent.. Je secoue la tête lorsqu'il rentre dans la voiture et ricane un peu.
Je reste un moment dehors pour calmer mon fou rire et regarde le lac. Je ne verrai plus vraiment ce lieu de la même façon maintenant que c'est devenu une sorte de cimetière.. Sauf que, personne ne viendra mettre des fleurs sur leurs tombes.. Et les familles n'auront même pas les corps pour faire les deuils.. Aaaah ! Ils voulaient te faire du mal ! n'est pas de pitié pour eux. Ils ont eu ce qu'ils méritaient.. Et puis, ce n'est pas la première fois.. Quoique.. Toi tu laissais les corps sur place mais Jamais on remonter à toi..

Je rejette d'un coup de main les paroles dans ma tête et lance la bâche dans le coffre puis le referme en claquant un peu fort la porte. Je contourne la voiture et m'assoie coté passager.

- Quand je te demandais de ne pas zigouiller tous mes clients, je plaisantai qu’à moitié, ragazza.

Je baisse le museau et serre les poings. Les conséquences de mes actes auraient pu coûter cher à Alessandro s'il n'avait pas un côté sombre en lui. J'ai eu de la chance qu'il soit là pour m'aider à cacher les corps. Car là j'aurais pu avoir de gros problèmes. Ma salive, mes empreintes étaient sur le corps de ma victime.

Une pression sous mon menton me relève la tête et le visage Aless rentre dans mon champ de vision. Je plonge mes yeux dans son regard et écoute d'une oreille attentive ce qu'il a me dire. En fait, ... Il n'a pas un côté "que" sombre. C'est tout un réseau qu'il possède. Je réfléchis à sa proposition. Les combats illégaux ne m'effrayent pas vraiment. Ce qui m'inquiète, c'est de faire une gaffe un jour. Et de devoir expliquer à Willem ce qui s'est passé.. Mon alpha sentirait le mensonge.. Et la confiance entre lui et moi serait rompue.. Mais je ne voulais pas non plus mettre Aless dans une mauvaise situation. Et briser la confiance qui commence à naître entre lui et moi. J'ai menti toute ma vie et voilà que je m'inquiète de pas y arriver..

-Merci.. Mais.. Je pense que ça sera nécessaire que si vraiment, je n'ai plus aucun contrôle.. Je dois te dire..

Je m'arrête et ferme les yeux un instant avant de les rouvrir.

Cet homme de ce soir. J'étais plus ou moins sous contrôle. Je savais ce que j'étais en train de faire, je me contrôlais. Même si j'ai perdu beaucoup de réflexe.. Notamment surveillé mes arrières.. J'ai passé mon adolescence à assassiner pour mon père. Je ne sais pas m'arrêter dans un combat.. Et tant que je ne vois pas la disparition de la vie dans le regard de ma victime, je continue. J'ai même pendant un moment, vu mes actes comme un jeu. Quand j'en ai eu marre, j'ai provoqué mon père en duel. Quand la vie à quitter ses yeux, j'ai juré que je ne serai plus son jouet.. Tuer me rapproché de lui. Et pourtant, ce soir, malgré le dégoût de ce que j'ai fait, j'ai pris plaisir à voler la vie de cet homme. Je n'irai à tes combats.. Que si vraiment je suis à deux doigts de péter les plombs.

Un petit temps passe et Alessandro me propose de manger un morceau. Le contraste avec ce que je viens de lui avouer me rend perplexe. D'autant plus qu'il n'a pas encore fait de commentaires. Peut-être veux t-il parler de tout cela devant une assiette? Un grognement intestinal se fait entendre et me rappelle que mon dernier repas remonte à midi où je n'ai presque rien mangé.

-J'ai les crocs en effet !

Je souris et respire de nouveau. Il se rhabille et démarre la voiture..  

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Dim 5 Fév - 13:32



Cogli l’attimo


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Kada’an m’avoue que ce soir elle n’a pas vraiment perdu le contrôle, et que bien au contraire, elle comptait bien que ces idioti se trouvent sur son trajet. Je comprends parfaitement ce qui l’a fait agir. J’apprends que son père l’a formée à tuer. La jeune louve admet qu’elle y avait pris gout. La violence convient à la part animale qui est en nous. Elle me renvoie à ma propre relation avec ma propre cruauté. Je n’ai aucune fascination morbide sur l’acte de tuer de manière plus ou moins barbare. Je ne dénie toutefois pas le sentiment de bien-être qui me vient parfois après avoir tué. Mais ce n’est pas tant l’acte qui me procure ce sentiment, que celui d’avoir maitrisé et réglé un problème. Ce qui m’exalte, c’est de pouvoir plier le monde comme je l’entends. J’affirme de manière parfois sanglante mon rang de Boss… de parrain, bien que le mot soit encore inexact. Mon entreprise n’a pas encore l’ampleur qui pourrait me prévaloir ce rang. Mais c’est ce à quoi j’aspire. Kada’an entend ma proposition quant aux combats qu’elle pourrait faire pour se défouler. Elle tempère mon offre, c’est vrai qu’elle a Willem pour l’aider. Mais parfois il est préférable de laisser sa rage sortir et s’exprimer. Dans ces moment-là, autant que cela ne soit pas au dépend de son entourage… ou de mes clients.

-J'ai les crocs en effet !
- Andiamo !


Sur le trajet du retour, j’explique à ma jeune employée mes projets de transformation du Pink. Arès avait mis la touche finale qui avait décidé Craig à quitter Beacon Hills pour rejoindre sa famille du coté de Sacramento je crois.

- Je te montrerai les plans, mais en gros, je vais séparer le bar en trois zones, une dédiée au bar en lui-même, c’est la zone actuelle. Je déplace l’activité plus tournée vers la restauration vers l’ancienne boutique de Craig. Charlie arrêtera de grogner dans sa minuscule cuisine. Et enfin j’investi le sous-sol avec d’une part une réserve et un stock à la taille de l’établissement et d’autre part la partie scène. Jansen, Miyavi et Anna pourront mieux s’exprimer et nos clients ne seront plus entassés comme c’est le cas actuellement. J’ai bien un job à plein temps à te proposer signorina.

J’affirme à Kada’an que je souhaite avoir l’avis de tous mes employés sur les modifications à venir. C’est leur lieux de travail, ils savent donc parfaitement ce dont ils ont besoin. Je ferai les arbitrages nécessaires.

(…)

Une fois arrivés derrière le Pink, j’appelle Andrew pour lui dire que la voiture a été « utilisée ». Il comprend qu’il doit venir la chercher et la faire disparaitre au profit d’une autre voiture volée. Déverrouillant la porte de service du bar, je m’efface pour que la jeune louve entre. Je pose ma veste dans mon bureau pendant que la jeune femme allume quelques lumières côté bar, nous créant un coin intimiste vers la cuisine alors que le reste du bar est dans la pénombre.

Je nous colle une musique d’ambiance en sourdine et fouille les frigos. L’ours va encore râler que j’ai fouillé dans « ses » affaires. C’est avec un air victorieux que je nous déniche deux pièces de bœuf de bonne épaisseur.

- La chasse a été bonne ! Serre nous à boire s’il te plait. Du vin rouge, le Chianti, la bouteille entamée en haut de l’armoire à vin.  

Pendant que ma jeune employée s’exécute, j’allume le grill et m’attèle à préparer une sauce au poivre pour accompagner la viande. Dans le même temps je fais bouillir de l’eau pour nous faire des pâtes. J’attrape le verre que me tend la louve et nous trinquons, tous deux alléchés par l’odeur savoureuse qui comment à se distiller à la cuisine. Personne ne pourrait croire qu’il y a une heure à peine, nous avons éliminés deux types puis planqué leurs cadavres au fond du lac.

- Saignante la cuisson je suppose ?

Grand sourire carnassier en réponse. Entre loup nous nous comprenons. Je dresse la table avec les belles assiettes du bar et les garnis avec la viande qui a rapidement été saisie. J’ajoute la sauce puis entreprends d’égoutter les pâtes. C’est amusant et plaisant de voir le regard gourmand de la louve.

- Buon appetito !

Nous attaquons notre viande avec l’enthousiasme des carnivores que nous sommes. Le seul « vert » qu’il y a dans nos assiettes est celui du poivre. Il y a un temps pour parler et un autre pour manger. Nous mangeons donc, savourant chaque bouchée, arrosée d’un vin fort en bouche.

Comme la jeune femme ne semble pas spécialement pressée d’aller se coucher, je lui propose de lui montrer les plans de mes projets d’agrandissement. Nous nous installons donc dans mon bureau, non sans emporter une part de gâteau chacun.

- C’est à l’état de projet, car il me faut l’autorisation de pouvoir casser le mur pour ouvrir le Pink sur le magasin de Craig. Tu es encore nouvelle, mais si tu as des idées je suis preneur. Je veux que toi et les autres vous venez travailler avec le sourire. Le personnel du Pink est une famille. Je ne pourrais certainement pas contenter tous vos désidératas, mais tenter de faire au mieux de vos demandes.

J’ai étalé le plan du bloc que constituent le Pink, la boutique de Craig et une autre juste après. Initialement à la construction, cela devait être d’un seul tenant. Des ventes partielles ont créé un découpage assez surprenant puisque le sous-sol qui court sous le Pink est rattaché à la boutique de Craig et non au bar.

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Mer 15 Fév - 15:27


Cogli l’attimo

Alessandro me parle de son projet d'agrandissement du Pink Print et je l'écoute avec attention. C'est une bonne idée car  c'est vrai que les tables sont assez serrées. Avoir plus de place permettra une meilleure fluidité. Je n'y connais pas vraiment encore, je n'ai travaillé ici qu'aujourd'hui. Et je dois dire que cela n'a pas été de tout repos. Mais j'ai bien aimé. Il rajoute aussi qu'il veut l'avis de tous ses employés et qu'il a un travail à plein temps pour moi. Il me demande donc mon avis également?Dans le doute, je ne réponds rien. Je répondrai le moment venu. Finalement, nous arrivons au bar et je suis Aless à l’intérieur. Je trouve les interrupteurs près du bar, mais n'allume pas toute la salle. Je sursaute quand une musique fait son apparition en fond sonore.
-La chasse a été bonne ! Serre nous à boire s’il te plaît. Du vin rouge, le Chianti, la bouteille entamée en haut de l’armoire à vin.

Je regarde autour de moi et trouve la fameuse bouteille. Je l'attrape et la pose sur la table. Pendant qu'Aless est au fourneau, je mets les couverts. Un sourire carnassier en réponse à sa question lui fait comprendre que ma cuisson est en effet saignante. Voire bleu.. Voire crû en fonction du moment, de l'endroit, et de la partie dominante de mon être mais cela c'est carrément une autre histoire.. 

L'odeur monte vite à mes narines et mon ventre hurle de faim. Lorsque enfin le steak vient se poser dans mon assiette, je dois lutter contre mes mauvaises manières pour ne pas me jeter sur la viande. La sauce au poivre est vachement bonne. Le seul bruit dans la pièce est nos mastications et les cris de satisfaction de mon ventre. Je ferme les yeux et savoure la pièce de bœuf et cette sauce divine. Après tout.. Beaucoup de dieu romain était représenté par des statues non ?Je zieute le loup avec qui je mange et me sens rougir légèrement. Puis je secoue la tête et fronce les sourcils. J'sais pas trop ce que j'ai. Est ce le fait de l'avoir vu nu ? Le fait d'avoir parlé de statue grecque ? Le fait d'avoir embrassé un homme dans la même soirée ? Pour le tuer, certes, mais.. Je ne l'ai pas moins embrassé pour autant.. 

Après le repas, je n'ai pas vraiment envie dallez me coucher et Alessandro s'en rend compte sans que j'ai à dire quoi que soit. Il m'invite à le suivre, pas sans prendre une part de gâteau, pour voir les fameux plans dont il me parlait dans la voiture. Tout en m'expliquant les dernières lignes du projet, il me propose d'en prendre part et je m'en sens honoré. Jamais je n'aurais vraiment cru qu'il me propose d'y participer et je dois avouer être surprise. Qu'il m'en parle, c'est une chose, qu'il me demande mon avis alors que je n'ai pas encore signé le contrat en est une autre. Je regarde les trois plans étaler sur les tables, et croque dans ma part de gâteau.

-Je dois dire que je ne sais pas trop si j'ai une réelle proposition.. Je devrais travailler encore, un peu dans les conditions déjà pressente pour savoir ce qui me conviendrait le mieux.. Pour le moment, par contre, je peux dire que je trouve l'idée intéressante. Juste un point que j'ai mal compris.. La scène est au sous sol.. Donc, les clients dans le bar ne verront pas les danseurs s'ils ne vont pas au sous sol et ceux qui regardent la scène ne seront pas au bar ? Ou alors j'ai loupé un point, ce qui ne serait pas impossible.

Je finis le gâteau, délicieux en passant, et me dis que je suis peut-être plus fatigué que prévu  

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MessageSujet: Re: Cogli l’attimo | Feat Kada'an   Sam 25 Fév - 13:15



Cogli l’attimo


Feat : Kada'an Ravewood


Je suis sérieux quand je demande à ma jeune serveuse ce qu’elle pense des plans d’amélioration du bar. Je me moque bien de l’âge qu’elle a. Ce qui m’importe c’est que mon affaire roule, et pour cela il est indispensable que le personnel qui y travaille adhère à mes idées, ou que je comprenne leurs besoins. Au final c’est toujours qui déciderai, mais je saurai exactement l’écart qu’il pourra y avoir en ce que je statuerai et les desiderata du personnel. Hors de question que je me face dicter mes choix, toutefois j’accorde au personnel la légitimité d’avoir des idées voire des revendications. Je les examine et en tiens ou non compte suivant la ligne directrice que j’ai choisi.

-Je dois dire que je ne sais pas trop si j'ai une réelle proposition.. Je devrais travailler encore, un peu dans les conditions déjà pressente pour savoir ce qui me conviendrait le mieux.
- Je ne sous-estime pas le regard neuf que tu peux avoir Kada’an. Au contraire même, tu peux t’apercevoir d’un dysfonctionnement là où les habitués sont aveuglés justement par leu habitudes, moi le premier.
- Pour le moment, par contre, je peux dire que je trouve l'idée intéressante. Juste un point que j'ai mal compris. La scène est au sous-sol. Donc, les clients dans le bar ne verront pas les danseurs s'ils ne vont pas au sous-sol et ceux qui regardent la scène ne seront pas au bar ? Ou alors j'ai loupé un point, ce qui ne serait pas impossible.
-En effet le spectacle sera en bas. Nous allons y gagner pour l’insonorisation. Mon idée est que le bas fonctionnera comme un Pub pour les boissons. Les clients viendront chercher leurs consommations directement au bar. Le travail des serveurs se résumera à aller collecter les verres vides et de nettoyer les tables.


Je lui explique que je pense mettre de haute table étroite et miser sur le côté festif. Ceux qui voudront un peu plus de confort auront le bar traditionnel qui donne de plein pied.

- Je souhaite changer l’image du Pink. Avant que j’arrive c’était un bar gay avec des spectacles à connotations sexuelles. Je souhaite changer cela pour un bar aux mœurs modernes et tolérantes sans l’étiquette péjorative qu’il avait auparavant.

Je lui explique que cela a déjà changé sous ma direction et que nous attirons bien des gens qui ne seraient jamais entrés avant. Je veux faire du Pink, le bar incontournable de Beacon Hills.

Il se fait tard et le repas que nous venons de dévorer tous deux amorce sa digestion qui invite au sommeil.

- Bene bella Donna. Je vais te raccompagner chez toi.


La louvette proteste, mais je lui susurre que c’est pour vérifier qu’elle ne me croque plus personne pour la soirée. C’est amusant de la voir rougir et être embarrassée.

- Ces deux types n’étaient que des déchets. Personne ne les regrettera. Non si preoccupi.

J’éteins et referme le bar. Cette fois je me dirige vers ma voiture et non celle qui nous a servi pour transporter les cadavres. Galamment, j’ouvre la portière à ma passagère et me place prestement derrière le volant. Le trajet est relativement court, l’absence de circulation aidant bien. Suivant ses indications, je me gare devant un immeuble.

- Vous voilà rendue Bella Donna. Ah et évite de raconter au tu as pu me mater les fesses… tu serais obligée de dévoiler le contexte, et ça, cela pourrait être gênant.

Mon sourire dénie mon pseudo embrassement. Elle me parle encore de statues grecques.

- Romano ! Bella mia ! Romano ! C’est aussi beau, mais avec la classe italienne en plus !

J’aime son rire qui cascade comme des clochettes.

- Tu vas réveiller tes voisins ! Aller Ciao’. Buona notte, domani !

Je redémarre doucement et roule en direction du Pink et de mon lit. Ma baignade forcée m’a bien lessivé.

HRP : Terminé pour moi. A voir plus tard pour reprendre avec une idée précise Smile


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