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 La colère est force de mouvement (Chad& Mick)

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: La colère est force de mouvement (Chad& Mick)   Mar 24 Avr - 15:48

La colère est force de destruction
Chad
ft.
Mick


Une fois dehors devant le Pink Print, je prends le temps d’inspirer une grande bouffée d’air pur, le bureau d’Aless’ est saturé de nicotine. Je m’écarte pour laisser entrer un couple de clients. Je suis dérouté et peu confiant. À cet instant, j’aimerais avoir une addiction comme Alessandro et ses éternelles cigarettes, afin de passer ma frustration et ma lassitude sur quelque chose. Lentement, je remonte la rue en direction d’un glacier qui se trouve un peu plus loin. Mon regard vagabonde sur la rue qui revoie des nuances orangées. Le sodium des lampes de l’éclairage public donne un caractère irréel à la ville. Une voiture de patrouille passe un carrefour deux blocs plus loin, toutes sirènes hurlantes. C’est peut-être Jordan, ou le sheriff.

- T’as pas une pièce ou deux ?

Un SDF fait la manche au carrefour, un chien roulé en boule à ses pieds sur une couverture élimée. Je remarque une gamelle d’eau, un sac à dos en toile kaki qui contient tout ce que l’homme possède : une misère. Le chien couine et se ratatine en sentant mon odeur. Je fouille mes poches et en sors un billet de cinq dollars puis me penche vers le chien pour le calmer. L’argent change de main dans un regard vacillant et gêné. Un merci murmuré, un de rien répondu, je me redresse et poursuis mon chemin.

J’ai conscience d’avoir finalement de la chance. J’ai un toit qui m’attend, mais par dessous tout un compagnon sur qui compter. Penser à Mick me redonne le sourire. Étrangement il y a la queue au glacier malgré l’heure tardive, je patiente en réfléchissant à ma journée. Ai-je pris une bonne décision ? Certainement pas. Mais pour ma défense, il n’y en a aucune autre à ma portée, à moins d’abandonner ma quête. Mais l’idée de laisser les meurtriers de ma mère vivre en toute impunité, m’est totalement insoutenable. J’espère bien qu’avec mon projet d’éliminer les salauds qui font de la chasse, un sport, trouver les rescapés de l’attaque du manoir.

C’est enfin à mon tour. Je ne regarde pas la liste des parfums, car je sais exactement quoi prendre. Caramel pour Mick et vanille de Madagascar pour moi. J’avais étonné Mick sur ma préférence en glace. J’adore le chocolat, un point commun avec Derek, je lui en rabâche les oreilles à longueur de journée, pourtant en glace je n’apprécie pas le chocolat. Je paye ma commande et la vendeuse me donne un sac avec deux pots rangés dans un conteneur isotherme.

L’air du soir est tiède, je regagne ma voiture garée juste en face du Pink. Alessandro discute avec des clients sur la terrasse, nos regards se croisent, il me fait un signe de la main, je lui rends son salut avant de monter dans la Maserati et démarrer. J’ai hâte de retrouver Mick et de manger nos glaces collés l’un à l’autre sur le canapé, les pieds posés sur la table basse, une musique en sourdine.

***

J’aime lorsque je rentre à l’appartement, et je sens sa présence et son odeur. Je lui souris, et lève mon sac avec les délices glacés promis. Une étreinte, un baiser. La vie est belle quand on aime quelqu’un et que cette personne vous aime en retour. J’imaginais une fin de soirée tranquille. Mick qui me fait goûter sa glace, que je trouverai encre trop sucrée. On aurait parlé de notre future maison, et d’un système révolutionnaire pour escamoter les brosses à dents sans que cela devienne un conteneur à bactéries.

- Tu n’es pas allé chez Pierre et Marc, affirme Mick péremptoire.

Je fronce les sourcils et hausse les épaules. Je n’ai jamais dit que je dînais chez les français. Il faudrait que nous passions les voir un de ces jours, pour leur bonne cuisine, mais également pour prendre la température. Les frangins Argent ne sont pas des bavards, mais savent faire passer des messages quand ils en éprouvent le besoin.

- Tu as passé la soirée avec Amaro ?

Nous y voilà. Je n’aime ni le ton, ni le reproche voilé. Je ne lui cache pas que je bosse pour Alessandro. J’écarte les mains. Que veux-tu que je te réponde ?

- Tu sens la cigarette.

« Mais pas son précieux after-shave », ai-je envie de répliquer. Son ton est aigre. Nous nous sommes déjà accrochés par le passé, mais jamais à cause d’un autre homme. Certes Alessandro est bel homme, c’est un charmeur qui en impose. Il m’évoque la classe à l’ancienne. Le mâle en Prada par excellence. Pourtant, Mick pourrait être vêtu d’un jean crasseux et d’un t-shirt troué, je sais qui je colle dans mon lit et surtout dans mon cœur. Cette mini scène de ménage me navre, mais me montre à quel point Mick tient à moi. Je fais une moue gêné et confus. J’aurais dû être plus clair dans mon message, ou pas. Il se serait fait un tas de film. Le regard qu’il me lance, a raison de ma mesure.

- Je n’ai pas précisé en effet, dis-je en le contournant pour poser les glaces sur le comptoir de la cuisine.

Le ton monte. Sa jalousie est palpable. Un autre jour, je l’aurais trouvé charmante, mais là, je suis fatigué. Une lassitude surtout morale. Les amis de Matthias me lâchent, Maxence m’évite, Adriann semble s’être évaporé et j’ai toujours cette rage au cœur. Combien de nuit par semaine, je vois ce carreau d’arbalète se planter dans le cœur de ma mère. Mick me rappelle qu’Alessandro est un gangster. Sans blague, voilà un scoop. Il le nomme Amaro, l’italien. En réaction, je fais exprès de dire Alessandro ou Aless’. C’est puéril, mais sa jalousie est mal placée.

- Oui, il n’est pas du bon côté de la barrière, mais le sommes nous, nous même Mick ? Rétorqué-je à une ultime attaque sur le patron du Pink. Il gagne à être connu, je t’assure.

Ma remarque le blesse. Je renvoie Mick à une période trouble de son passé. Mais je suis vexé qu’il ne me fasse pas plus confiance que ça. Pense-t-il Alessandro si démoniaque et moi si naïf pour qu’il arrive à me coller dans son lit ? Car côté noirceur, je ne l’ai pas attendu, j’ai bien aidé Adriann à pousser un certain charcutier à aller assassiner l’amant de sa femme et accessoirement un chasseur qui avaient des photographies compromettantes sur la nature du wendigo et d’autres sur le terrain de notre future maison. J’ai encore ma veste sur le dos et mes chaussures aux pieds. J’hésite. Que faire ? Mick me devance et sort en claquant la porte. J’esquisse un geste d’humeur. Sérieux ! Tout ça parce que j’ai mangé avec Alessandro ? Il est le seul homme que je connaisse qui me semble avoir ce qui manque à beaucoup dans cette ville : de la constance.

Je me laisse choir sur le canapé attendant que Mick fasse l’aller-retour jusqu’au rez-de-chaussée pour se calmer. Mais au bout de dix minutes, je dois me résoudre à comprendre qu’il ne s’est pas arrêté au bas de notre immeuble. Avec un soupir, je me relève, range la glace au caramel dans le congélateur, prends l’autre avec une cuillère, puis sors à mon tour après avoir éteins les lumières.

***

Le moteur de la Maserati rugit. Je conduis vite, explosant les limitations de vitesses, usant la gomme dans des dérapages et des têtes à queue. J’ai besoin d’extérioriser toute la tension que j’ai accumulé. Je ressasse la réaction de Mick. Bon sang, ce n’est pas comme si j’avais couché avec ! Que devrais-je dire de Robin, l’ancien amant de Mick qui est venu mourir sur son tapis avec le plus beau des cadeaux, endosser la responsabilité de la morts du juge Linch pour lui éviter la taule à perpette ? Mon fiancé peut contrer Alessandro, mais il m’est impossible de rivaliser avec un mort. Quelle plus belle preuve d’amour, que celle du sacrifice ultime ? Je freine brusquement et cogne le volant de la paume de rage et de frustration.

- Et où je suis d’abord ?

Dehors c’est la nuit, le noir complet. Je vois la forêt dans la lueur de mes phares. J’allume le GPS et soupire quand je vois l’endroit où je me suis dirigé malgré moi. Je redémarre plus doucement et poursuis sur cinq cent mètres avant de me garer. J’attrape le sac avec la glace, sors de la voiture et la verrouille. Je laisse mes yeux de lycan sortir pour mieux y voir. Je m’enfonce dans la nuit sur un étroit chemin herbeux cerné par d’immenses pins douglas. C’est la nouvelle lune, je dois me contenter de la lueur des étoiles pour me diriger. Je ne veux pas me servir de mon téléphone, car cela serait confirmer que Mick ne m’a envoyé aucun message.

Enfin arrivé, je pose mes fesses sur une pierre plate et ouvre mon pot de glace à la vanille. Sans aucun entrain, j’enfourne une cuillère entre mes lèvres. Puis je serre les dents. J’ai besoin d’Alessandro pour atteindre mon but. Et je ne peux pas revenir en arrière, même si je le souhaitais. Je ne peux pas parler de mon projet à Ruby, elle serait contre. Peter aurait moins de scrupule, mais n’ira jamais contre sa femme. Et je pense que Derek souhaite rester neutre. Puis ce n’est pas comme s’il avait un réseau d’informateur comme Aless’. Je tourne le problème dans tous les sens, tout me ramène à l’accord que j’ai scellé avec le patron du Pink Print. Le travail demandé en échange… franchement j’ai vu mon père le faire. Il ne faut pas être naïf, la famille Wilder n’a pas amassé sa fortune avec des œuvres caritative. Mon père est l’un des meilleurs traders du pays. S’il a une éthique, il n’en reste pas moins un requin de la finance qui ne fait pas de cadeau. J’ai été éduqué pour savoir naviguer en eaux troubles. Aless’ savait à qui il s’adressait avec sa demande particulière. Mais voilà, ce soir je me suis engueulé avec Mick. Il est parti je ne sais où. Chez le rouletteux je parie. Il va encore me regarder de haut le rouquin.

- Merde, merde, merde et re merde !

La glace me gèle la gorge, je frissonne, mais pas à cause de ce que je mange. Les larmes que je retiens depuis un moment finissent par glisser sur mes joues. De mon poste d’observation, je vois la vallée parsemée de lumière çà et là qui vacillent à cause de l’eau qui brouille ma vue. Dans mon dos, des piquets marquent l’emplacement de prochaines fondations. Je suis assis à l’endroit de notre futur salon. Je tente de m’immerger dans les plans de notre maison, de visualiser les murs autour de moi, la terrasse en surplomb juste devant. Mais la seule chose que je vois, c’est le dos de Mick et la porte qu’il claque. Mon cœur se serre. Il est mon ancre, ce pourquoi je trouve un sens de me lever chaque matin. Je sors mon téléphone de la poche de mon pantalon. Comme je le présentais pour ne pas l’avoir senti vibrer, il est vierge de tout message. Je le pose sur le sol et reprends le pot de glace. Je me sens nul à m’empiffrer comme une nana à la moindre contrariété.

Je cogite, refait notre engueulade en changeant mes réponses. Je revis la scène, mais en me faisant vainqueur de cet affrontement et Mick qui s’excuse platement d’avoir douté de moi. Mais c’est facile ainsi d’avoir le beau rôle. Je sais que sa réaction exacerbée est proportionnelle à la dangerosité d’Alessandro. J’essaye d’inverser les rôles, de me coller dans sa peau. Comme réagirai-je si c’était Mick qui avait passé une partie de la soirée en tête à tête avec Aless’ ? À ce moment présent, je dirais que j’aurais su garder la tête froide et fait confiance dans cet homme que j’ai mis tant de temps à apprivoiser. J’avais fait la morale à Garnet sur ce sujet, concernant son wendigo. Mick est pourtant un simple humain, mais il est aussi sauvage qu’un animal.

Je m’essuie les lèvres d’un revers de main et attrape à nouveau mon téléphone. J’écris fébrilement tout un monologue qui reprend point par point mes raisons de traiter avec le parrain local. Je justifie mes décisions et affirme les assumer. Je relis avant d’envoyer mon pavé. J’ai le doigt sur la touche envoi quand un hibou hulule au loin. Cela me fait sursauter. Je relis mon message une ultime fois et… l’efface. Je me rends compte que je ne parle que de moi et de ce qu’Aless peut m’apporter. J’oublie l’essentiel, un essentiel qui fait que je me sens mal.

Sa présence me manque.

Je retape un nouveau message, plus court et qui va à l’essentiel. Je ne m’excuserai pas d’avoir Alessandro parmi mes liens forts comme j’ai pu l’avoir avec le professeur de criminologie. Après tout, je n’ai rien dit de la fragrance subtile que j’ai sentie sur Mick lorsque nous nous sommes embrassés. Un parfum de l'amande, le même qu’il avait quand je suis allé le sortir des griffes de la reine rouge. Infime senteur que j’ai mémorisé, car à mes yeux cette femme représente un danger. Cependant, je conçois que Mick voit sa mère, à défaut de m'en parler.

« - Ensemble nous sommes plus forts. Je t'aime. »

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MessageSujet: Re: La colère est force de mouvement (Chad& Mick)   Jeu 17 Mai - 20:46

Info:
 
Coup double
Mick
ft.
Alessandro
J’ai la cible dans mon champ de vision. Malgré la distance, je le distingue parfaitement.

J’ai pris soin de ne pas être placé dans le vent pour m’approcher du Pink Print. S’il est facile de ne pas être vu, l’odeur peut trahir une présence pour un loup-garou à l’odorat naturellement développé.

Je suis dans le bâtiment en face, placé à un point plus haut. Au moment propice, par un jeu de miroir, un rayon de soleil l’éblouit durant une fraction de seconde. Suffisant pour susciter son attention.

Il est beaucoup trop sur ses gardes pour ignorer la possibilité d'être observé. Il ne m'a pas vu, j'en suis certain. Mais le doute qui s'immisce est, quant à lui, bien présent.

Habilement à l’abri, il peut profiter de la foule présente dans son établissement. En quelques pas, il est hors de portée.

Alors que je tente de suivre ses déplacements, je vois non plus un mais deux visages déplaisants.

Que fait Therence au Pink Print ?!

Il n’a pas l’âge minimal pour boire de l’alcool. Cet endroit n’est clairement pas fait pour un mineur et je suis étonné qu’il ne soit pas mis dehors.

Pour quelle raison aurait-il un passe-droit d’Amaro ? Je ne suis pas certain qu’il apprécie que la police apprenne qu’un adolescent fréquente son établissement.

Je note l’information dans un coin de ma mémoire.

Je sais pertinemment que je n’en ai pas fini avec Amaro. Et c’est peu dire.

* * *

L’excès de violence quand j’ai claqué la porte était involontaire. Nul doute que ça a fait qu’empirer le ressentiment de Chad.

Mais j’ai des crampes dans les bras tellement mes poings sont serrés.

Ce matin je découvre qu’Amaro a trafiqué ma voiture, puis la reine m'a mis en garde contre lui.  Je n'ai pas peur de ce mafieux de seconde zone mais je dois reconnaitre que la situation me fait perdre mon sang-froid. Il y a des points sensibles qui me font réagir. Et Chad en est un.

Alessandro Amaro est la personnification de l'objet de ma colère actuelle. Je l'imagine se pavaner devant mon fiancé à qui j'en veux également de se laisser approcher par les griffes d'un loup tel que l'italien. Ce n’est pas un manque de confiance en Chad, cependant, le terrain sur lequel il avance est risqué et dangereusement attrayant.

Que peuvent-ils faire ensemble ? Ils seraient bien idiots de me faire croire qu'il s'agit juste du projet du Pink Print. Amaro a d'autres choses en tête. Et même si je mets de côté une certaine jalousie, ça ne me dit rien qui vaille.

Le mafieux tisse une toile sur Beacon Hills. Chad ferait un allié de qualité. Je sais les multiples desseins qui peuvent nécessiter une intelligence comme la sienne. Mon fiancé n'est pas sans ressource. Au contraire. Et c'est ce qui m'effraie. Quelle part de lui Amaro est-il capable de faire ressortir ?

Quelque chose de sombre a éclos en Chad depuis la mort de Fiona. Je dois l'empêcher de s'enraciner.

Les hangars se dressent devant moi dans la pénombre. Je repère celui qui est aucunement abandonné.

Le même homme surveille farouchement l'entrée du HCC. Je garde bien en tête le message que le rital m’a laissé parce que je l’ai piqué au vif.

Je te proposai un combat à la loyale.
Tu as choisi d'attaquer dans le dos.
Voici ce qu'il en coûte de marcher sur la queue d'un fauve...
Début, ou fin d'un album souvenir ?
A toi de choisir.
Il prezzo è appena salito

Ce soir, j'espère frapper suffisamment fort pour qu'Amaro comprenne que je suis capable de faire mal également. Moins de sagesse, plus de violence. C'est ce qu'il cherche. C’est le langage qu’il comprend.

En réagissant ainsi je joue peut être à son jeu. Mais peu importe. J’ai besoin d’évacuer ces tensions.

Il ne s'agit pas du second round entre lui et moi mais plutôt d'une transition vers l'étape suivante.

Je vais découvrir ce que tu trames, Amaro. Je te le garantis.

Fini le combat de coqs. Dorénavant, ce sera le lion et le loup.

Mais il y a d'autres variables que je souhaite ajouter à l'équation. Qui de mieux qu'un nuisible pour en agacer un autre ?

J'envoie un message en imaginant son destinataire s'étouffer avec son café avant de jubiler dans un ricanement puéril.

"Tu m'en dois une, Garnet. Rendez-vous au HCC dans 30 minutes.
MW."

Collaborer avec Therence ? Une folie !

* * *

Je ne sais pas ce qui l’a incité à répondre à mon invitation forcée car nous ne nous supportons pas l’un l’autre. Néanmoins, mon complice d’embrouilles finit par arriver.

Je hausse les sourcils face à ses premières revendications mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire. Quoi qu’il en dise, il est venu.

S’il me gratifie du surnom du héros à la chauve-souris, je me retiens de lui dire qu’il accepte le rôle du second, l’adolescent aux allures comique qui l’accompagne.

J’expose mon intention sous un regard à la fois perplexe et enjoué. La rébellion est un art pour Garnet, il aime être un grain de sable dans les rouages, le diablotin qui vient susurrer à l’oreille le mauvais moment à venir. C’est ce dont j’ai besoin ce soir.

* * *

J’encaisse un puissant coup dans la mâchoire. Je crois qu’il m’en faudra un de l’autre côté pour la remettre d’aplomb.

Le temps d’attente était plus long que la dernière fois pour avoir l’honneur de passer sur le ring. Les brutes doivent se précipiter tous les soirs pour venir montrer à ceux qui en raffolent combien ils sont forts et violents.

Le deuxième business d’Amaro n’est pas exclusivement centré sur l’argent. Il nargue les bas instincts, de ceux qui arment leurs poings, comme ceux assis dans les gradins. Ce lieu n’a rien d’officiel, ni dans sa conception ni dans les règles qui y sont appliquées. Mais, le constat est sans appel. L’affaire est florissante.

Combien de bouteille de Grappa de Trapani aurait-il pu s’offrir ? Il n’a pas apprécié ce présent. Sa valeur marchande ne compte pas même si c’est un des autres langages que le rital comprend. C’est le message qui a valu au messager des douleurs non méritées.

Je fulmine encore de la réaction virulente d’Amaro. A-t-il fait ce sale boulot de ses propres mains ? Ou bien a-t-il missionné l’un de ses sous-fifres ?

Ce soir, même s’il ne porte pas lui-même les coups, il est aussi responsable.

Pour reprendre l’expression de Chad, j’ai péché un gros poisson ce soir. Trop pour moi. Mais c’était le but.

La dernière attaque est décisive. Et marque ma défaite.

* * *

Je vacille entre la conscience et le néant. Ma tête est un mélange de sons et de voix. Un accent italien désagréable me ferait bondir si je n’étais pas si mal en point. Le ricanement de Therence ne m’atteint pas.

Il n’y a qu’une voix parmi ce raffut qui parvient jusqu’à moi.

- Loulou, murmure Chad.

Je sens la douleur être happée par sa capacité de guérison. Elle laisse derrière elle un bien-être qui me fait sombrer pour de bon.

Les blessures qu’on m’a infligées atteignent le cœur de mon fiancé. Je sais la peine qu’il doit ressentir à me voir dans un tel état. C’est un moyen pour moi d’insinuer un autre message dans son cœur que celui que l’italien distille comme un poison.

À jouer avec le feu, on se brûle les ailes. Les retombées ne sont en rien négligeables. Je suis ce dommage collatéral pour Chad.

Amaro s’est bien gardé de lui raconter ma première venue au HCC. Lui en tiendra-t-il rigueur ?

J’affiche un rictus sur le visage en perdant connaissance. Une victoire douloureuse mais acquise. Chad s’y reprendra peut être à deux fois avant de collaborer avec un mafieux comme Amaro.

 
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MessageSujet: Re: La colère est force de mouvement (Chad& Mick)   Jeu 17 Mai - 22:35

Spoiler:
 

Empêcheurs de tourner en rond
Loulou ♥️
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Le Chieur N°1
Je regarde obstinément l’écran de mon téléphone à la page de mes échanges avec Mick. Pas de réponse. Certes, je ne m’excuse pas, mais il pourrait au moins me renvoyer un smiley, quelque chose qui me dise qu’il est au bout du fil, même s’il a besoin de temps pour décompresser et faire retomber le niveau des émotions qui l’ont amené à claquer la porte de l’appartement. Ce n’est pas notre première crise, et vraisemblablement pas la dernière. Un couple se construit aussi sur ce genre d’épreuves. Je sais ce qui l’ennuie. Je ne suis plus le doux étudiant qu’il a rencontré. À ce moment-là, j’avais réussi à mettre les drames de Boston derrière moi et trouvé une vie d’étudiant tranquille. Mais, il y avait eu mon premier enlèvement, le deuxième qui était monté d’un cran dans les tortures subies. Il y avait eu l’épisode Miya et le bouquet final avec ma mère biologique.  

Quand il a dû m’avouer mon adoption, Stephan m’avait longuement parlé de mes vrais parents. Dans un premier temps, je m’étais retrouvé dans ce père un peu idéaliste. Christopher Argent était une sorte d’anti héros. Après j’avais croisé la route de Fiona. Aussi brune que je suis blond. Le teint mat, alors que je suis pâle. La fougueuse agent du FBI que j’avais pour mère me semblait à l’opposé de mon caractère.

J’ai changé d’avis après son meurtre.

La colère est force de mouvement.

C’est elle qui m’anime. J’ai décidé de bouger au lieu d’attendre qu’on vienne me tirer dessus. Seulement quand un calme comme moi, se met en colère… Cela ne part pas dans la demi-mesure. Je refuse de rester planté dans un plan qui a si bien commencé. J’ai croisé la route de ce chasseur un peu hors norme qu’est Samael. Ce type est extrêmement prudent. Je suis le seul de Beacon Hills a savoir qu’il est un chasseur. Il m’a parfaitement fait comprendre que ma vie dépendait de ma discrétion. Encore un secret. Mais il n’est pas cher payé, sachant que Samael est d’accord pour tuer à ma place. Ce sont des salopards que nous visons. Mick trouve que je glisse sur la mauvaise pente, pourtant je suis revenu sur une ligne de conduite, ne tuer que par légitime défense. Mon vaste projet nécessite que quelqu’un mette le feu aux poudres. Samael est d'accord pour s'y coller. Cela ne me rend pas moins coupable, mais... Après, si je joue bien, il y aura une avalanche de conséquences qui devrait nettement éclaircir les rangs des chasseurs. Les types qui suivent le code ne sont pas censés se trouver impliquer.

Mon téléphone est toujours vierge de nouveau messages. Je n’aime pas ce silence. Son silence. C’est pire que de se hurler dessus. Le fond de la vallée en contre-bas est magnifique. C’est notre projet, mais cet endroit perd toute sa magie sans Mick.

Je me suis relevé, mes déchets soigneusement emballés dans le sac qui m’avait servi à porter mon pot de glace. Je l’ai mangé sans plaisir. Je suis même écœuré, moi qui suis d’habitude capable de torpiller mon pot et une partie de celui de Mick. Tête basse, je prends le chemin qui me ramène vers ma voiture. Mick est peut-être rentré et attend tout simplement mon retour.

Alors que je m’apprête à démarrer, mon téléphone vibre. Mick ! Enfin ! Fébrile et le cœur battant, je suis heureux et inquiet à la fois. Quel est son message ?

Le Chieur N° 1
Messagerie

T'es où ? t'es pas chez toi! Batman a des emmerdes!!

Quoi!? Tu l’as embarqué dans quelle merde Garnet ?

HCC Sur le ring pastèque trop mûre. suis pour r1. Grouille.


Le HCC ? Pourquoi Mick serait là-bas? Surtout maintenant ? Puis ce genre d combat, ce n'est vraiment pas la tasse de mon loulou. Se battre pour de l'argent devant une populace néandertalienne... C'est une entourloupe de l'autre pignouf. A moins qu'il ait réussi à traîner Mick pour une raison fallacieuse. Je le connais mon homme. Jamais il n'irait se battre dans ce genre de boui-boui. Je connais une partie des activité d'Aless, et le HCC n'a rien d'une scène où Mick aurait concédé à faire une démonstration. Puis cela va à l’encontre de tous ses principes de discrétion.

Je pianote à nouveau sur mon téléphone. Une sonnerie, deux, puis trois et cinq secondes plus tard, la voix neutre de la messagerie de Mick m’invite à laisser un message. Je décide d’envoyer un message avant de démarrer. Il n’y a aucune raison pour que Mick monte sur le ring du HCC. C’est aberrant !  Si c’est une mauvaise blague, Garnet va tâter du Dark Loulou, comme m’appelle parfois Mick quand il me fait un reproche voilé.

- Merde !

Loulou à moi
Messagerie

Je vais chez James. Ruby me demande si on est libre samedi pour manger au manoir.

C'est kiki cuisine ? ><

Peter. Il veut tester son bouquin de cuisine japonaise.

On n'a pas une excuse valable pour fuir ?

Non. Son chili de la dernière fois n'était pas si raté ^^’

:3

Je suis chez James. Il semble avoir trouvé quelque chose.

Heureusement que je sais que tu préfères les blonds aux roux ! OK à ce soir Loulou.

Ton Loulou ne résiste pas à l’appel d’une entrecôte cuisinée par un expert. Je ne rentre pas trop tard. Je reviens avec un pot de glace avec ton parfum préféré. Je t’aime.

Ensemble nous sommes plus forts. Je t'aime.

Où es-tu ? Je m’inquiète. Garnet a fait quelque chose ?


Il me faut peu de temps pour combler les kilomètres qui me sépare du hangar d’Aless. J’étais venu une fois. C’était en pleine journée. Je n’avais vu que le gérant. L’italien m’avait demandé mon avis sur un pilier qui s’affaisse sous le poids du bureau qui surplombe le ring. Je ne m’étais pas attardé dans ce lieu qui respirait le sang, la sueur et la violence latente.

Le garde chiourme à l’entrée refuse de me laisser passer. Le ton monte. Le raffut attire le bras droit d’Aless qui me reconnaît et me laisse entrer. C’est un grand black du nom d’Arès. Le bruit du mugissement des parieurs, le remugle nauséabond de l’ambiance survoltée me répugne. Mais tout cela s’efface quand j’aperçois Mick sur le ring. J’arrive pour le final… Plus tard, je me dirais que ce n’était pas plus mal, car si j’étais arrivé plus tôt, j’aurais sauté sur le ring, défoncé le type qui vient de coller un uppercut à Mick et eut des emmerdes avec tous les parieurs pour avoir faussé le combat.

Je fends la foule, aussi assuré qu’un brise-glace. Ça râle, ça me retient par la manche et ça finit plié en deux, crachant du sang sur le sol. Dans mon sillage, de la douleur.

La colère est force de mouvement.

J’écarte sans ménagement les obstacles sans les voir. Ce n’est pas un jeune architecte qui avance, mais un loup furieux et inquiet. Les visages des parieurs se floutent. Étrange faculté de l’esprit de focaliser sur l’essentiel. Mick qui ne se relève pas sur le décompte de l’arbitre. Aless’ qui s’approche visiblement contrarié de me voir et Garnet que je repère grâce au regard que l’Italien pose sur lui après m’avoir vu. Je suis à un mètre du ring quand un dix clamé fort sonne la victoire du vainqueur. Je bondis sur le ring et vise le point névralgique qu’est la nuque. Mes veines noircissent aussitôt, au plus proche de son cerveau pour une action rapide.

- Loulou… Pourquoi ?

Je ne regarde pas l’autre combattant. C’est préférable, je serai capable de lui déchiqueter la gorge à coup de crocs. Mick sombre dans l’inconscience.  Je glisse l’un de mes mains vers son cœur pour soulager l’organe mis à rude épreuve. Mon regard se plante dans celui d’Aless. Pas besoin de paroles pour qu’ils comprennent que je réclame des comptes. Ma traversée en force jusqu’au ring a ameuté ses gardes. Qu’ils viennent donc, je suis chaud bouillant. Je retrousse les lèvres, prêt à mordre. Mon aura claque contre celle d’Aless. Il n’a pas une meute derrière lui, ni la colère qui m’anime à cet instant présent. Quelques mots d’italien, les gardes chiourmes retournent à la niche. A la bonne heure. Mon regard coulisse vers le chieur qui vient d’hériter d’un nouveau surnom : le nuisible.

Malgré le bruit, malgré les bousculades, il entend clairement le seul mot que je prononce à son encontre.

- Fuis !

La colère est force de mouvement. La terreur aussi…

Je sais que c’est le protégé d’Aless. J’attends une explication du patron des lieux sur la présence de Mick. Je sais qu’il ne gère pas qui monte sur le ring, mais il était forcément au courant. Ou Mick a fait ça sur un coup de tête ? Que faisait Garnet ici ? Un tas de questions contradictoires se bousculent dans ma tête. L’arbitre vient s’agenouiller à côté de nous et me demande si j’ai besoin d’aide pour sortir Mick. Il m’indique le vestiaire où je trouverai une trousse de secours. L’homme est visiblement, à son nez cassé, un ancien boxeur. En deux phrases, il me conseille de mettre Mick en position latérale de sécurité et d’attendre qu’il reprenne ses esprits.

- J’en ai vu des KO, il va s’en remettre. Même si ce soir il ne s’en est pas sorti comme l’autre fois, ton ami sait se battre et sait se placer pour minimiser les impacts. Attend qu’il reprenne conscience avant de l’embarquer.
- Ok
murmuré-je.

J’avoue que la sollicitude de ce gars qui reste neutre dans son métier, m’aide à me reprendre et à revoir mes priorités. Soigner Mick, puis questionner Aless’. Quant à Garnet, la prochaine fois que je le croise, au mieux il finit dans l’état de Mick.

Avec précaution, je prends mon fiancé dans mes bras. L’arbitre me soulève la corde pour que je puisse passer sans trop de contorsions. C’est à mi-chemin du vestiaire que je réalise le corollaire des mots de l’arbitre.

« Même si ce soir il ne s’en est pas sorti comme l’autre fois… »

L’autre fois ! Ce n’est donc pas un coup de tête de Mick suite à notre dispute. Je ne sais plus quoi penser. Que veut-il prouver ? Qu’il est fort ? Pourquoi Aless’ ne m’a rien dit ? Pourquoi à contrario, c’est Therence qui m’a averti ? Je pose Mick sur une couchette qui a dû voir son lot de combattants amochés. Un gars, peut-être le suivant à aller défendre je ne sais quoi entre ces quatre cordes pose la trousse d’urgence à côté de moi et sort sans un mot.

J’ai appris ça sur le campus, je recherche les saignements abondants en palpant Mick, puis mes doigts recherchent une éventuelle fracture. Il a un œil enflé, la lèvre coupée et une arcade explosée. Le reste de son corps est couverts d’hématomes. Mais quelle idée insensée. Comme il me l’a été conseillé, je le place en PLS. Je fouille la trousse de secours et suis étonné de la trouver bien fournie et avec des produits de qualité. Je nettoie les plaies de Mick avec une solution aseptisante. Je profite de son inconscience pour que cela soit moins désagréable pour lui et termine avec des sutures adhésives. Je tergiverse sur ce que je dois faire. L’emmener à l’hôpital ou pas ? Hôpital égale questions. Est-ce que la mère de Scott aurait la bonne idée d’être de service ? Puis je me dis que là, il ne s’agit pas d’une affaire surnaturelle, mais bien humaine.

- Tu as la soirée pour préparer une explication solide de pourquoi mon mec se retrouve à se faire tabasser sur ton ring.

Je me retourne. Aless’ est là.

- Je suis un type de parole, mais… je te conseille à l’avenir de prendre soin de Mick comme tu prends soin de me ménager.

C’est une menace. Adressée au parrain local. Il peut clairement ordonner à l’un de ses mecs de me coller une balle dans la tête au moment où je ne m’y attendrais pas. Mais…

Mais il a besoin de moi, comme lui peut m’être utile. Je me suis engagé sur cette pente, car il y a un équilibre qui se fait non par des moyens de pression, mais pour l’intérêt que nous y gagnons chacun. Rompre cet équilibre, c’est rompre le contrat.

Mick papillonne des yeux, je n’écoute plus ce que l’Italien a à dire. J’aspire à nouveau sa douleur dès qu’il grimace.

- Je te ramène à la maison, si demain matin tu ne vas pas mieux, je t’emmènerai à l’hôpital.

Mick est trop faible pour me répondre. Ça me vrille le cœur de le voir dans cet état. C’est allé trop loin. Je glisse mes bras sous ses genoux et derrière son dos pour le soulever à nouveau.

- Rends-toi utile et ouvre-moi la porte.

Je coupe court à sa tentative d’explication. Je ne suis pas d’humeur, mais pas du tout.

***

Bien qu’il fût épuisé, j’ai forcé Mick à prendre une douche par crainte des infections. Nous avons aussi une trousse de première urgence, mais plus sophistiquée. Je cherche un analgésique que s’administre en intramusculaire. Mick ne sent même pas la piqure au milieu de sa douleur.

***

Il dort, plus assommé qu’ensommeillé. Adossé à la tête de lit, je le tiens entre mes bras, nus, peau contre peau pour absorber sa douleur et son mal pendant qu’il récupère. Je passe par toutes les émotions possibles. J’espère que le lendemain ne sera pas l’heure des choix à faire et des ultimatums.

Sans Mick je ne saurais pas vivre.

Seulement comment vivre heureux quand nous sommes cernés par le danger ? Adriann ne répond plus à mes appels. Je sais qu’il n’est pas mort, simplement parce que je l’ai entr’aperçut se faufilant dans son cours pour m’éviter. Après cela, j’ai arrêté d’appeler. C’est aussi à ce moment-là que Matthias et Matrim se sont crashés en Inde.

Le matin nous cueille sans concession. J’ai le teint pâle de celui qui n’a pas fermé l’œil de la nuit, le visage en serpillière. Mick est à l’inverse une explosion de couleur, jaunes, bleus, pourpres…

- Loulou, tu devrais peut-être lire tes messages avant de foncer tête baissée.

Mick frisonne entre mes bras. Chaque geste lui est difficile. Je lui mets son smartphone entre les mains.

- Au contact « Loulou », soufflé-je à son oreille.

© Fiche by Mafdet Mahes

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La colère est force de mouvement (Chad& Mick)
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