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 Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]

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James MacAulay

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MessageSujet: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Jeu 1 Déc - 19:24

Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh


Tha an sruth fala de dìoghaltas






La mort était majestueuse dans sa solitude et son abandon. J'errais. Ou peut être savais-je où j'allais. Droit vers les Neuf Cercles du monde souterrain, domaine du tout puissant homme à tête et jambes de Bouc. Territoire de l'Ange déchu, tombé du Ciel. L'enfer de Lucifer m'attendait. Même le Malin ne s'attarderait pas sur mon cas. Le supplice éternel voilà ce qui m'attendait. Alors que je m'avançais dans les Limbes, j'eus la sensation d'être épié. D'une présence tout près de moi. Etait ce Dieu regardant sa brebis perdue aller au loup ? Ou mon guide tel un Virgile des temps modernes ? Non mon coeur n'était pas pur pour cela...

Je fis quelques pas en avant. La paix ne venait pas. Seule l'éclatante noirceur d'une luminosité absente. Et pourtant présente. J'étais réellement perdu. Nulle douleur de pénitence. Nulle infamie dite à mon égard. Seulement ma solitude et mes regrets. Je n'en avais que peu. Kada'an faisait partie de ceux là. Pourquoi pensais je donc à la belle louve et à ses yeux d'un bleu si électrique que mon coeur en avait arrêtait de battre ? J'y pensais de part le lien qui m'unissait à elle, que j'avais refoulé. Et car elle était mon seul regret. Non pas sa personne mais mon comportement à son égard. Regrettai je par ailleurs l'assassinant de sang froid de tant d'êtres humains ? Non. Oeil pour oeil, dent pour dent. La terrible loi du Talion. Dure loi mais la loi.

La présence sembla s'affermir auprès de moi et une gêne envahit ma... taille ? Je n'eus guère le temps de réfléchir à cette question que la douleur vint. Ô doux Seigneur... La brûlure des flammes de l'enfer, les eaux de flamme Phlégéthon avaient envahi la moindre parcelle de mon corps. Je n'aurais été aussi éthéré de douleur j'aurais hurlé. Contorsionné jusqu'à briser mes os, froisser mes muscles, déchirer ce corps qui ne demandait que la délivrance. Ô Septième Cercle... Que n'aurais donné pour grimper cet alta ripa pour fuir loin de cet endroit à jamais. A jamais. A jamais. Damné à jamais.

***

La conscience me revint peu à peu. Je pouvais sentir la douceur d'un drap sur mon corps, ainsi que la chaleur de mon corps. L'odeur délicate d'un... poêle me parvenait ainsi que divers sons. Etais je en vie ? Comment cela pouvait il être ! Je fis un mouvement et dégageai le drap de mes épaules. Le coton sembla m'arracher la peau à vif et je poussai un gémissement, en lieu et place d'un hurlement. J'ouvris les yeux et grognai sous la luminosité vive qui sembla fracasser mon crâne. La nausée monta en moi et je ne dus qu'à un effort monumental de ne pas vomir. Ou étais je ? Je sentis, entendis et ressenti l'arrivée d'une personne à la fois et estomaqué je ne dis rien. Avant de prendre conscience de mon état. Vivant. J'ouvris mes lèvres doucement et demandai.

"Bordel... Où suis je ? Ne suis je pas mort ? Que m'arrive t'il..."




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Dernière édition par James MacAulay le Dim 4 Déc - 22:13, édité 1 fois
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Dim 4 Déc - 18:57

Sheperd
Willem

MacAulay
James

Le chemin du sang et de la guerre
Je ne suis pas arrivé depuis longtemps à Beacon Hills. Si j’ai eu de la chance de trouver rapidement un poste de professeur de SVT au lycée et de conseiller pédagogique à cheval sur le lycée et le campus, je reste avec la non-chance d’être dans les derniers arrivés et donc de me farcir toutes les corvées que les anciens délèguent allègrement au nom du droit d’ancienneté. Je ne dis rien car coutumier du fait. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur, en me disant que si nous arrivons à rester durablement à Beacon Hills, je pourrais un jour moi aussi faire valoir mon ancienneté. Mais pour l’heure, je tiens la permanence la plus tardive pour les dossiers d’inscription des terminales pour leurs études supérieures. Malgré l’heure, il y a du monde, des élèves accompagnés de parents qui terminent le travail tard.

Trente minutes que je tente de convaincre une maman que son rejeton n’a pas le niveau pour faire médecine et qu’il existe un tas de profession dans le paramédical qui seraient plus accessible à son gamin. Mais les rêves d’une mère pour sa progéniture la rendent sourde et irraisonnée. Je lui donne donc le dossier qu’elle réclame en sachant que son fils se fera recaler à la première sélection. La digne dame qu’est sa mère s’arrête pour palabrer avec une connaissance vantant les qualités de son fils qui deviendra un chirurgien de renom. La chute va être rude. Je profite que l’étudiant suivant remplisse son formulaire pour aller fourguer discrètement au futur médecin raté les dossiers qui lui conviennent. Je lui souffle qu’il n’a pas besoin d’en parler à sa génitrice et qu’il sera bien temps d’en parler quand l’école de médecine lui opposera un net refus. Le môme est bien conscient de son niveau mais n’osait pas tenir tête à son dragon de mère. Je lui fais un clin d’œil rassurant et retourne à mon bureau. Les gens ne savent pas écouter les autres, tout en s’écoutant trop. Si cette mère était plus attentive aux aspirations de son fils elle s’éviterait le drame qui va venir dans les prochains mois.

Je regarde l’heure de plus en plus souvent. J’aime bien aider ces jeunes, mais là j’ai envie de rentrer chez moi. Ce soir Madison n’est pas de service à l’hôpital, c’est donc promesse d’un bon repas. Keanus a dû installer le poêle à bois. Nous allons accueillir Kada’an et d’un commun accord avec le reste de la meute, nous allons faire un effort pour rendre la maison moins insalubre. La jeune femme a peut-être vécu des jours sombres, mais elle n’a pas été habituée à une vie nomade qui nous fait nous satisfaire de peu côté confort. Mais je crois que nous nous habituons à cette sédentarité, il y a une semaine j’ai pris une douche chaude et non froide comme habituellement. J’avoue avoir apprécié, même si j’ai fini par un coup d’eau froide à la fin. Maintenant, de temps à autre, je prends le luxe de l'eau chaude.

Enfin j’ai fini ! Je range les papiers. Il reste encore la semaine entière pour le retrait des dossiers. J’éteins les lumières, vérifie que je n’enferme personne et verrouille les portes du lycée. Je suis le dernier.

Dehors un léger vent s’est levé. Ce genre de bise pas très agréable car glaciale. Un couvercle de poubelle qui tombe me fait sursauter. Le temps tournerait-il à l’orage ? Je suis piéton, car Keanus avait besoin de la vieille Ford pour justement aller chercher le poêle à bois. Je relève le col de mon blouson et opte pour tirer droit en direction de la maison au cas où il se mette soudainement à pleuvoir.

Les mains dans les poches je m’enfonce dans la nuit et la pénombre des ruelles secondaires totalement désertes. J’essaye d’imaginer ce que Mady a cuisiné. J’avance le nez collé dans mon blouson pour me protéger du vent en imaginant des plats savoureux et une nouvelle chaleur apporté par le poêle.

C’est tout d’abord furtif et arrive avec une bourrasque : une odeur de sang. Je continue à avancer sans bifurquer de ma route. Elle longe un terrain de sport abandonné. Là j’entends le bruit d’une lutte, ou plutôt la fin d’une lutte. Dans la pénombre, je devine des formes allongées de l’autre côté du terrain. Un râle et des sanglots me décident à me bouger. J’escalade le grillage vétuste qui me sépare de la pelouse qui a des allures de terrain vague. Je m’approche avec précaution car je sens l’odeur de la poudre dans l’air en plus de celle du sang. Je trouve un premier corps. L’homme est mort, un trou au milieu de la poitrine. Je tombe ensuite sur un second tout aussi refroidi mais à l’arme blanche.

Quelques mètres plus loin deux nouvelles formes à terre. Le premier homme est inconscient mais en vie. Sa cage thoracique se lève faiblement. Je me baisse pour prendre son pouls. Les deux doigts sur sa carotide je compte les battements de son cœur quand mon regard tombe sur sa main et la chevalière qui l’orne. Ma main se recule de la peau de l’homme comme si je m’étais brulé. J’ai reconnu les armoiries.

- Chasseur….

Je reviens sur les deux cadavres précédents et trouve de l’aconit en seringue dans la poche de l’un et un sachet de sorbier sur l’autre mort. Un gargouillis me fait regarder vers le quatrième quidam. Un chasseur aussi ? Avec prudence je m’approche de l’homme qui est en train d’agoniser. Si je n’avais pas vu le fourreau d’une épée à sa taille, je serais parti le laissant mourir avec l’autre dont le pouls devenait fantomatique.

- Mar sin Lucifer dorsan fosgailte dhomh.

Je ne comprends rien à ce charabia. L’homme est salement amoché, son corps se vide de son sang. Ce n’est pas un loup, pourtant ces trois chasseurs en avaient après lui. Il ne lui reste que quelques secondes avant de rejoindre ses bourreaux. C’est un quitte ou double. Je n’avais jamais pensé me servir de cette capacité que j’ai, le don de la morsure. Tout simplement car il y a une chance sur deux de tuer et j’ai suffisamment tué. Tué les miens pour abréger leurs souffrances, tué mon alpha à sa demande pour perdurer la meute des Shepherd. J’enfonce mes crocs dans le flanc de l’homme dont la conscience a déjà vacillé.

Je suis pratiquement sûr que j’ai agi trop tard. L’homme est immobile, je ne sens plus son pouls. Toutefois je récupère son épée que je range dans le fourreau. Rassemblant ses vêtements autour de lui, je l’attrape doucement et le porte. Il pèse son poids le bougre.

(…)

J’ai rasé les murs pour rentrer et fait un tas de détour pour éviter les lumières des lampadaires. Je suis rentré par la porte arrière en criant.

- Mady ! Il faut que tu recouses ce type !

Je ne sais même pas si je ne porte pas un mort ou un gars vivant. Pourtant c’est avec le plus de précaution possible que je le pose sur une paillasse dans une chambre qui est vide d’occupant. La couche n’est pas de première fraicheur, la maison avait été squattée avant sa vente. Mais c’est toujours mieux que le terrain vague à tout vent… pour mourir ou survivre. Mady arrive avec sa trousse d’infirmière et me questionne du regard.

- Il était en train d’agoniser. Il semble avoir tué trois chasseurs… je l’ai mordu…
- Tu as bien agi Will.


Les mots de ma tante me rassurent et m’apaisent. C’est la première fois que je mords quelqu’un. L’acte n’est pas anodin. Je laisse Mady s’occuper de cet homme qui est peut-être déjà mort. Son cœur ne bat plus. Je file à la salle de bain me changer et me laver le corps autant que l’âme. J’entends Mady demander de l’aide à Keanus. Elle lui demande de faire un massage cardiaque au type, mais pas trop fort pour ne pas finir de le vider de son sang. La soirée va être longue.

Moi qui me faisais une joie de rentrer au chaud. Le poêle fonctionne donnant un air moins humide à l’intérieur de la maison. Sous la douche je réfléchis aux conséquences de mon acte. Ce type peut préférer mourir que de devenir un loup. Il n’était plus vraiment conscient pour me donner son accord. J’ai agi avec la conviction de soustraire de la mort une victime des chasseurs. S’il survit cela me fera deux bêtas supplémentaires. Kada’an va venir s’installer quand les papiers pour que je sois son tuteur seront signés par l’administration. Beaucoup de changement en peu de temps..






Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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James MacAulay

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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Dim 4 Déc - 22:15

Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh


Tha an sruth fala de dìoghaltas






La mort était majestueuse dans sa solitude et son abandon. J'errais. Ou peut être savais-je où j'allais. Droit vers les Neuf Cercles du monde souterrain, domaine du tout puissant homme à tête et jambes de Bouc. Territoire de l'Ange déchu, tombé du Ciel. L'enfer de Lucifer m'attendait. Même le Malin ne s'attarderait pas sur mon cas. Le supplice éternel voilà ce qui m'attendait. Alors que je m'avançais dans les Limbes, j'eus la sensation d'être épié. D'une présence tout près de moi. Etait ce Dieu regardant sa brebis perdue aller au loup ? Ou mon guide tel un Virgile des temps modernes ? Non mon coeur n'était pas pur pour cela...

Je fis quelques pas en avant. La paix ne venait pas. Seule l'éclatante noirceur d'une luminosité absente. Et pourtant présente. J'étais réellement perdu. Nulle douleur de pénitence. Nulle infamie dite à mon égard. Seulement ma solitude et mes regrets. Je n'en avais que peu. Kada'an faisait partie de ceux là. Pourquoi pensais je donc à la belle louve et à ses yeux d'un bleu si électrique que mon coeur en avait arrêtait de battre ? J'y pensais de part le lien qui m'unissait à elle, que j'avais refoulé. Et car elle était mon seul regret. Non pas sa personne mais mon comportement à son égard. Regrettai je par ailleurs l'assassinant de sang froid de tant d'êtres humains ? Non. Oeil pour oeil, dent pour dent. La terrible loi du Talion. Dure loi mais la loi.

La présence sembla s'affermir auprès de moi et une gêne envahit ma... taille ? Je n'eus guère le temps de réfléchir à cette question que la douleur vint. Ô doux Seigneur... La brûlure des flammes de l'enfer, les eaux de flamme Phlégéthon avaient envahi la moindre parcelle de mon corps. Je n'aurais été aussi éthéré de douleur j'aurais hurlé. Contorsionné jusqu'à briser mes os, froisser mes muscles, déchirer ce corps qui ne demandait que la délivrance. Ô Septième Cercle...  Que n'aurais donné pour grimper cet alta ripa pour fuir loin de cet endroit à jamais. A jamais. A jamais. Damné à jamais.

***

La conscience me revint peu à peu. Je pouvais sentir la douceur d'un drap sur mon corps, ainsi que la chaleur de mon corps. L'odeur délicate d'un... poêle me parvenait ainsi que divers sons. Etais je en vie ? Comment cela pouvait il être ! Je fis un mouvement et dégageai le drap de mes épaules. Le coton sembla m'arracher la peau à vif et je poussai un gémissement, en lieu et place d'un hurlement. J'ouvris les yeux et grognai sous la luminosité vive qui sembla fracasser mon crâne. La nausée monta en moi et je ne dus qu'à un effort monumental de ne pas vomir. Ou étais je ? Je sentis, entendis et ressenti l'arrivée d'une personne à la fois et estomaqué je ne dis rien. Avant de prendre conscience de mon état. Vivant. J'ouvris mes lèvres doucement et demandai.

"Bordel... Où suis je ? Ne suis je pas mort ? Que m'arrive t'il..."

[ J'ai édité mon premier post comme un con Q.Q je mérite ce trophée de boulet Sad J'ai noté que tu avais pris le temps de traduire mon titre j'apprécie Wink ]


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Sam 10 Déc - 16:33

Sheperd
Willem

MacAulay
James

Le chemin du sang et de la guerre
L’eau de la douche coule sur mon visage. Je ferme les yeux. Ce soir j’ai mordu un homme. Je crois ne m’être jamais préparé à une telle éventualité. Celle de transformer un être humain en loup. Ai-je fait un cadeau à cet homme, ou au contraire lui-ai-je empoisonné la vie ? Il n’a pas pu me donner son consentement. Je l’ai mordu une poignée de secondes avant qu’il ne succombe.

Je m’interroge sur mon geste. Etais-je en droit d’un tel acte ? Si agrandir la meute est bien entendu dans mes intentions car nous avons toujours vécu nombreux et entourés. Transformer quelqu’un sans son assentiment est autre chose. Cela me fait appréhender de manière tangible le pouvoir d’un alpha. Si je ne nie pas apprécier mes capacités accrues depuis que Ted m’a transmis son rang, je reste interrogatif sur le pouvoir que cela donne et les tentations qui en découlent.

Nos sept années d’errances m’ont appris une chose, celle que je ne peux plus me contenter de vivre comme avant, soucieux que du présent et sans contraintes sur l’avenir que nous écrivions chaque lendemain. Le presque anéantissement de notre meute, nous a fait rattraper par le monde moderne. Notre ancien mode de vie n’est plus viable à seulement quatre loups. Sans parler que les dérives de Tobias sont difficilement gérables. Sans le génocide des miens, mon cousin serait un jeune homme stable et joyeux, comme tous ceux de la meute des Shepherd.

J’ai coupé l’eau, mais reste sans bouger ruisselant d’eau. En mordant cet homme je prends une terrible responsabilité, celle de sa mort… ou de sa vie nouvelle. Je ne sais rien de lui sinon un âge approximatif et qu’il parle un charabia qui vient du vieux continent. Quel type de loup sera-t-il ? Quelle est sa personnalité ? En résumé vais-je au-devant des pires ennuis ou à l’inverse vers un renforcement de la meute.

Je me sèche approximativement avant d’aller dans ma chambre enfiler des vêtements propres. Là aussi je vais devoir changer mes habitudes. Autant devant Keanus, Tobias ou Madison je ne cache pas ma nudité sans non plus l’exhiber, Nous allons bientôt recueillir Kada’an. Si ma tante ne s’offusque pas de voir les mâles de la maison déambuler dans le plus simple appareil pour aller se vêtir, nous ne pouvons plus nous comporter comme les bohémiens que nous étions. Les sédentaires ne se montrent pas à poil devant n’importe qui.

Quand je ressors de ma piaule en boutonnant les boutons d’une chemise en flanelle, je croise Mady. Elle m’explique qu’elle a  stabilisé l’état de l’homme en recousant ses plaies pour qu’il ne s’affaiblisse pas plus encore. Elle me confirme que sa blessure était mortelle. Elle lui a administré un léger sédatif. Il est encore humain, cela devrait aider au passage… quel qu’il soit. La mort ou des yeux dorés et de futures pleines lunes difficiles.

Keanus a chargé le poêle à fond pour chauffer la maison. Non que nous ayons froid, mais pour l’homme à l’étage dont le corps lutte. Il lutte pour vivre, mais ça c’est perdu d’avance. Il lutte également contre le loup qui s’est invité dans ses veines. Si la bête gagne, il vit. Dans le cas contraire…

Mady réchauffe le repas que cet incident a fait refroidir. Je mange sans faim, plongé dans mes pensées. Tobias semble content que j’aie mordu quelqu’un. Le loup agité qu’il est, aime l’idée que la meute croisse. Je me revois mordre ce gars. Je suis partagé entre dégout et un sentiment de puissance qui m’effraye. Des sentiments ambivalents tournent sans fin dans ma tête.

- Tu as fait le bon choix Will. Quoi qu’il se passe à partie de maintenant.
- Si des chasseurs en avaient après sa vie c’est qu’il n’est pas dans leur camp, mais aussi qu’il est au courant pour le surnaturel…
- Oui, ce n’est pas comme si tu avais mordu un néophyte. Son « éducation » devrait en être facilité.
- S’il accepte ce qu’il va devenir…
- Nous le saurons demain Will. Il ne sert à rien de te torturer maintenant, de ce qu’il n’y aura peut-être pas lieu d’être.
- Oui…
- Will, si nous avons dû adapter notre façon de vivre, certains préceptes que nous avions restent toujours vrais. A chaque jour suffit sa peine.


(…)

Nous nous sommes reliés au chevet de l’homme. Mady avait fait un vrai miracle en recouvrant la paillasse sur laquelle nous l’avions couché de draps propres. Les bandages qu’elle avait faits permettaient de ne pas trop souiller ce lit improvisé. Il ne restait qu’à attendre la cicatrisation ou la mort.

(…)

Keanus a emmené Tobias au lycée. Je n’ai pas de cours avant l’après-midi. Je charge donc le poêle de buches et m’attable devant mon deuxième bol de café et de larges tartines. Le verdict devrait tomber. Je n’ose aller voir ayant peur de trouver un cadavre. Un juron étouffé qui provient de l’étage me fait soupirer de soulagement. Il n’est pas mort. Je consulte Mady du regard. D’un coup de menton, elle m’indique l’étage. C’est moi qui ai mordu cet homme, à moi d’assumer la suite.

Je n’ai aucune idée de ce que je vais dire. Arrivé au seuil de la chambre, je toque doucement à la porte qui est déjà ouverte. L’homme s’est relevé sur son lit de fortune. Il grimace de douleur. Je sais que sa peau doit être exempte de blessure, mais son corps se souvient du mal subit et une rémanence de la douleur parvient toujours à son cerveau.

- Bonjour. Je me nomme Willem Shepherd et je suis celui qui vous a sauvé d’une mort certaine. Les chasseurs ne vous ont pas loupé…

Sans paraitre dominant, je mets de l’aplomb dans mon attitude. Je suis l’alpha et pour que la suite se passe le mieux possible cet homme va devoir assimiler ce que cela signifie. Je ne suis pas un dominateur de nature, toutefois je sais tenir mon rang et m’imposer quand il le faut. Simplement, je n’abuse pas de ma capacité à pouvoir faire plier un bêta. Je préfère les relations construite sur une confiance mutuelle que sur un rapport de force. C’est mon côté médiateur qui ressort. J'évoque aussi le mot de "chasseur" pour que l'homme comprenne dans quel milieu il est tombé.




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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Ven 23 Déc - 16:46

Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh


Tha an sruth fala de dìoghaltas






Alors que je me redressai dans mon lit, tout en jurant dans ma barbe, un homme entra dans la pièce. Cependant, je ne prêtai pas attention à lui aussitôt, trop occupé à retourner mes derniers souvenirs dans mon esprit. J'aurais dû mourir. C'était impossible d'avoir survécu à de telles blessures, le guerrier en moi le savait parfaitement. Et pourtant me voilà vivant, et bien portant. Quelqu'un m'avait il trouvé et amené à l'hôpital ? Non la pièce ne semblait vraiment destinée à un usage médical. Et si l'on m'avait vraiment amené dans un dispensaire j'avais dû rester au moins des années dans le coma. Je regardai mon corps à la recherche de cicatrices, de traces du combat. Et pourtant rien ne venait l'entacher. Même d'anciens souvenirs de ma vie semblaient... Effacés. Je me tourne enfin vers l'homme, le regard effaré.

L'éclat de lumière m'éblouit et je grogne sous la douleur. J'ai l'impression être à fleur de peau. Le choc émotionnel peut être ? N'empêche que... L'homme était râblé et avait un visage avenant. Certains pied tendres auraient même qu'il avait une bonne bouille. Mais son regard était d'une rare intensité et même son aura était imposant. Je fronçai le regard. Pourquoi donc ? Au premier abord, je n'aurais pas eu à craindre que... Oh. L'absence de blessure, la sensibilité et son charisme. Il m'avait sauvé de la seule façon dont il était encore possible. En me transformant. J'haussai un sourcil. Comment avait il réussi ? M'avait il trouvé ? Ou Kada'an m'avait elle trouvé et l'avait menée à lui ? Etait il seulement digne de confiance ? Si ce n'était pas le cas je n'hésiterai pas à fuir... Mais un homme de mauvais foi n'aurait jamais sauvé un mourant.

"Vous m'avez mordu. Et fais de moi un loup Garou. J'imagine que je vous dois une dette de vie. Aye... Merci... Willem ? Dites c'est Kada'an Ravewood qui m'a amené ici ? Est elle là ? Si c'est le cas je dois m'excuser de quelque chose et la remercier infiniment."

Les pensées s'emmêlèrent dans ma tête. Un Bêta ! J'étais devenu un loup ! Victoire personnelle ! Et pourtant si mon corps en ressortait plus puissant que jamais, mon esprit était encore bouleversé par l’approche de la mort. Une crise de tremblements me prit et je serrai entre mes mains la couverture. Secouant la tête, je grondais malgré moi.

"Désolé... Contre coup de mon altercation. Je crois. Je m'appelle James MacAulay. Les chasseurs que vous avez vu ont tué ma femme, qui était une louve, et ma famille pour faire bonne mesure alors que j'étais à Edimbourgh, j'suis des Highlands au fait. L'honneur m'obligeait à traquer et venger mon clan quitte à faire couler le sang. De toutes façons cette engeance ne mérite que ça..."

A peu de chose près et j'aurais craché au sol. Mais je savais me retenir.

"Et vous chef qu'avez vous à me dire ?"



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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Sam 31 Déc - 16:56

Sheperd
Willem

MacAulay
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Le chemin du sang et de la guerre
Je regarde l’homme s’éveiller et prendre conscience de ce que je viens de lui dire. J’appréhende un peu sa réaction. Il est le premier que je mords, cela a un côté un peu solennel bien que l’action se soit passée dans une totale urgence.

- Vous m'avez mordu. Et fais de moi un loup Garou. J'imagine que je vous dois une dette de vie.
- Bien… je ne vois pas l’affaire ainsi. C’était la seule manière de vous sauver la vie, de plus la morsure n’est pas sans risque…


C’est bien pour cela que je n’avais encore mordu personne. J’ai tué les miens pour abréger leurs souffrances. Être responsable de la mort d’une personne est une chose terrible pour quelqu’un qui a été élevé dans le respect de toutes les formes de vie.

- Aye... Merci... Willem ? Dites c'est Kada'an Ravewood qui m'a amené ici ? Est-elle là ? Si c'est le cas je dois m'excuser de quelque chose et la remercier infiniment.
- Kada’an !


Il connait ma nouvelle bêta ! La jeune femme ne s’est pas encore installée à la maison, nous devons attendre que la mairie valide ma demande de tutelle. J’accueille la jeune louve de manière légale… la méthode des sédentaires. Depuis le drame il y a sept ans, nous nous astreignons à suivre la loi. Ce n’était pas facile au début, nos réflexes de nomades étaient tenaces et le sens du mot « propriété privée » encore assez flou dans nos esprits. Tous ces papiers à faire, ces demandes à enregistrer… C’était bien plus simple quand nous ne demandons rien à personne. Je ne me suis jamais considéré comme un voleur car nous rendions en services ce que nous « empruntions ». Mais cette époque est révolue. Je suis l’alpha, je me dois de montrer l’exemple à la meute. Sept ans déjà, je commence à m’y faire. Je vais pour lui dire que Kada’an fait partie de la meute depuis peu quand je le vois secoué de tremblements. L’homme est désemparé, on le serait à moins. Je m’en veux de lui avoir imposé la morsure sans son assentiment. Je n’avais pas le choix, mais…

- Désolé... Contre coup de mon altercation. Je crois. Je m'appelle James MacAulay. Les chasseurs que vous avez vus ont tué ma femme, qui était une louve, et ma famille pour faire bonne mesure alors que j'étais à Edimbourgh, j'suis des Highlands au fait.
- Toutes mes condoléance James.
- L'honneur m'obligeait à traquer et venger mon clan quitte à faire couler le sang. De toute façon cette engeance ne mérite que ça...
- La vengeance est un cercle infernal, une roue qui tourne et ne cesse de nous ramener au point de départ…


C’est ce que disait Ted mon oncle, mon ancien alpha. C’est en lien avec notre mantra, mantra que j’ai un peu changé suite au massacre des miens. Je ne vais pas jeter la pierre à James sur son besoin de rendre les coups subis. Je ne l’ai pas fait, car j’ignore déjà qui étaient les chasseurs qui nous ont décimés à l’arme automatique. Parfois je doute même que c’en étaient et que nous n’avions pas eu affaire avec une bande de tarés qui voulaient simplement se payer un groupe de marginal. La violence amène la violence, cependant…

Cependant, depuis ce jour je refuse de tendre l’autre joue. La vie de martyr n’apporte rien de bon. Cela ne fait pas ouvrir les yeux des bourreaux et fait souffrir inutilement ceux qui se complaisent dans ce modèle. « Je plie et ne romps pas. » disait notre mantra séculaire. Je lui ai ajouté une phrase. « Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. » Ma volonté est clairement tourné vers l’avenir. Nous devons faire face à ce que nous affrontons dans le présent, mais sans nous grever notre avenir. Si je plie devant l’ennemi c’est qu’il est en nombre et que la lutte sera inégale. Toutefois, je ne fuis plus, je résiste et affirme mon existence. Notre ancien mode de vie n’est plus viable au XXIe siècle. Nous devons nous adapter pour vivre et survivre demain et après-demain. C’est un projet bien plus complexe que la vie en caravane loin des gens. Ce n’est pas un choix, mais une mise en demeure que la vie nous fait, nous adapter ou disparaitre.

- Et vous chef qu'avez-vous à me dire ?
- Je crois que nous pouvons nous tutoyer, et je préfère que tu m’appelles Willem ou Will’. Je suis certes ton alpha, j’ai donc une emprise sur ta part animale tel un chef. Cependant je préfèrerai avoir un statut d’ami avec ta part humaine. Et au fait, Kadan’an fait partie de la meute depuis peu. C’est encore nouveau pour vous deux, mais bientôt tu sentiras une connexion avec toute la meute.


Je tends la main à James en signe de bienvenue. Je suis soulagé qu’il soit déjà  en lien avec les loups, puisque sa défunte épouse était des nôtres. James se redresse et se lève. J’ai un sourire satisfait, ce type est une personne avec une morale établie, ça devrait l’aider pour la prochaine lunaison. Mais nous ne sommes pas encore là. Un souci à la fois !

- Normalement tu devrais avoir les crocs ! Madison, Mady pour les intimes a cuisiné de quoi rassasier une meute de loup. Si tu le veux bien, descendons que je te présente à ta nouvelle famille d’accueil.


James tangue un peu, mais il semble de nature sportive et arrive à se mouvoir sans trop de difficulté. La mémoire de la douleur devant s’effacer peu à peu. Mady a fait un effort vestimentaire, cela me fait sourire un peu. Mais c’est toujours un bon signe. Si ma tante fait attention à son apparence, c’est qu’elle commence à reprendre pied et imaginer un futur serein. Je fais les présentations entre Mady, ma tante, Tobias son fils et Keanus mon petit frère qui est plus grand que moi et plus carré d’épaule.

- En plus de Kada’an et toi James nous sommes six. Il n’est pas à exclure une septième personne. Mais cela se fera avec le temps.

Je pense à Maxine la farouche.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Dim 1 Jan - 16:34

Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh


Tha an sruth fala de dìoghaltas






L'homme semblait mal à l'aise à l'idée de m'avoir mordu. Pouvais je lui dire que cela avait été un de mes rêves depuis que j'avais appris l'existence de cet... univers surnaturel ? De cette puissance qui aurait permis de protéger les miens. Peu m'importait le prix à payer, par ailleurs je ne le connaissais pas, j'avais désiré ce pouvoir. Tel un enfant désirant une sucrerie. Bien que je n'aurais jamais osé le réclamer, j'en rêvais doucement. Je me sentais cependant hagard et ne relevai pas immédiatement sa gêne. Mon sentiment n'était pas celui qu'un homme ayant échappé de peu à la mort avait généralement. C'était plutôt... L'impression d'avoir une sacrée gueule de bois. La bouche sèche et la tête lourde... Même après une bouteille de whisky je me sentais pas aussi nauséeux. Je poussais un gémissement.

"J'ai l'impression d'avoir trop bu... Vous êtes sûrs que vous m'avez pas fais une intraveineuse de Scotch ? Ca soigne les plaies à ce qu'il paraît. Hmm... Par contre les effets secondaires... C'normal que j'ai l'impression d'avoir les sens à vif ?"

Son expression et son exclamation à la mention de Kada'an me fit frémir. Il la connaissait ! Etait elle là ? Aurais je l'occasion de faire amende honorable... Ô Seigneur que je l'avais lâchement abandonné. Les derniers jours se bousculaient dans ma tête. Trop d'alcool en trop peu de temps. En même il était vrai qu'une fois chez Abigail, j'étais au bar dès potron minet jusqu'à la fermeture. J'avais dû vider la réserve de ce saleté d'irlandais. Je grognais à nouveau en entendant un oiseau hurler à la mort. Un oiseau ?! Comment c'était possible je me trouvais en intérieur ! Hmmmm... Ma tête...

"D'accord Will'. Mais je te dois quand même la vie... Et Aye tu as raison la vengeance c'est infernal. Et on fait pas d'vieux os avec...Mais des mac galla méritent bien la mort."

Un mot m'avait interpellé dans la présentation de l'homme. Alpha ? Cela voulait dire qu'il était mon chef j'imagine. J'ignorais qu'une hiérarchie existait chez les... Et si j'étais au courant. Gòrach !Abigail m'avait expliqué. Et je me rappelais aussi d'autres détails qui me revenaient peu à peu. Les attributs des loups garous mais également certaines de leurs faiblesses. Mon ventre gargouilla lorsqu'il parla de nourriture. Miel ? Chocolat ? Même un bout de bois m'aurait calé ! Ou un peu de bichon revenu aux oignons. Mais attention ma viande je la voulais saignante maintenant...

"Je suis affamé. Merci encore pour le gîte... Je suis ravi de savoir Kada des nôtres... Quand pourrais je l'avoir ? J'dois me faire pardonner... Oui pardonner"

Mes pensées s'égaraient. Mon corps était parfaitement remis mais je sentais que mon esprit ne comprenait pas. J'étais mort nom de dieu ! Et pourtant me voilà dans un état parfait. En peu tanguant et avec un mal de crâne terrible ainsi qu'une bouche pâteuse. Et l'envie de perdre mes mains dans une tignasse rousse et mes yeux dans un regard d'azur. Je secouai la tête. On se réveille le romantique ! Avec précaution et sous le regard attentif de Willem, je descendis les quelques marches jusqu'au salon pour rencontrer la meute. Mon nouveau clan. Je frémissais à nouveau mais d'excitation cette fois. Je tombais à genoux et dégainer le poignard court que je portais à ma cheville (et qu'on nommait Sgian Dubh) et le tendis vers mon Alpha.

"Grandiose! Mo chinneadh ùr ... moiteil às a bhith còmhla ribh ... mo chlaidheamh tha agad, mo bheatha a tha agad. Agus ma bha mi gus a bhrath thu gur e seo aon lann transperse mo chridhe..."

Je pris une inspiration avant de me répéter en anglais cette fois ci.

"Grandiose! Mon nouveau clan.. fier d'être parmi vou... Voici mon épée, ma vie est vôtre. Et si je devais vous trahir que cette lame transperse mon coeur..."

Je laissais alors Willem faire les présentations.

"*Enchanté... James MacAulay d'Ecosse. Sept... C'est un bon nombre j'aime cela chef. Excusez mon empressement mère Mady mais Willem m'a parlé de repas... Et je vous avoue avoir les crocs..."


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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Sam 7 Jan - 13:44

Sheperd
Willem

MacAulay
James

Le chemin du sang et de la guerre
James semble finalement prendre cette nouvelle vie qui lui est offerte avec joie et reconnaissance. Cela me soulage et m’enlève une épine du pied. J’aime ma liberté de choix, même si par exemple notre sédentarisation est un choix de raison et non de cœur. Je n’ai pas relevé l’allusion de James. Il semble devoir se faire pardonner quelque chose de la part de Kada’an. Je n’ai pas l’habitude de me mêler de ce qui ne me regarde pas, toutefois je suis le garant de la cohésion de la meute. Je veillerai de loin à ce que cela se passe bien entre mes deux nouveaux bêtas. « Mes bêtas », ces deux mots sonnent étrangement. Au sens strict du terme Mady, Keanus et Tobias le sont également, cependant ils sont d’abord ma famille avant d’être mes bêtas. Mon rang d’alpha prend toute sa mesure. Je n’en prends pas la grosse tête pour autant, d’autant plus que je pratique l’autodérision avec conviction. L’ego est le cancer de notre société.

Alors que je viens de présenter les membres présents à James, nous sommes effarés de le voir subitement se mettre à genoux et parler dans un langage que je devine être celui de sa contrée d’origine, mais auquel je ne pipe mot. Keanus fait des yeux de merlan frits, Tobias tapote sans grande discrétion sa tempe avec son index et Mady pose sa main sur son cœur l’air amusée et flattée. Le côté romanesque de James semble lui plaire. Il est vrai que les belles phrases et les chichis ce n’est pas trop notre tasse de thé.  James daigne nous traduire ce qui est ni plus ni moins un serment d’allégeance.

- Grandiose! Mon nouveau clan.. fier d'être parmi vous... Voici mon épée, ma vie est vôtre. Et si je devais vous trahir que cette lame transperce mon cœur..."

Je fais une grimace, ne sachant pas trop comment réagir, n’ayant jamais eu droit à ce genre de démonstration. Je finis par me gratter la tête pour me donner une contenance, puis me racle la gorge.

- Je… ben… Soit le bienvenu parmi nous.
- Enchanté... James MacAulay d'Ecosse. Sept... C'est un bon nombre j'aime cela chef. Excusez mon empressement mère Mady mais Willem m'a parlé de repas... Et je vous avoue avoir les crocs...


Il n’en fallait pas plus pour soulager tout le monde. Avoir les crocs dans cette maison et aussi normal que de respirer. Le sourire de Mady s’élargit. Le cri de famine de James a plus d’impact que son serment joliment dit. Keanus part dans un grand éclat de rire et file une grande claque dans le dos de James… qui décolle.

- Kean ! Ne nous l’esquinte pas tout de suite ! James est un loup que depuis douze heures.

Fou rire général, une étincelle brille dans le regard de l’écossais. Son regard capte le mien. Discrètement je hoche la tête. Il comprend que le côté forcé et non choisi de sa morsure appartient au passé. Il fait désormais partie de la meute et a de ce fait autant d’importance à mes yeux que mon frère, mon cousin ou encore ma tante.

La table est dressée par les hommes de la maisonnée, pendant que Mady s’active aux derniers préparatifs en cuisine.

- James, la chambre où tu t’es réveillé n’est pas en super état. Nous avons emménagés il y a peu de temps, nous parons au plus urgent. Le prix de cette grande bicoque était dérisoire car presque insalubre. Toutefois tu es le bienvenu et nous pouvons t’aménager cette pièce un peu mieux que cela. Il est également prévu que Kada’an vienne habiter ici. Nous faisons des papiers officiels pour que je devienne son tuteur afin de ne pas avoir de soucis avec son lycée ou autre instance légale.


J’écoute la réponse de James et ris à sa remarque quand Mady débarque avec une grande gamelle dont l’odeur nous envoute tous. Elle avait l’habitude de cuisiner pour une grande meute et je devine que la venue de deux nouveaux bêtas lui fait plaisir. Nous sommes habitués à vivre en communauté et quatre personnes représentent une bien petite famille en comparaison à la meute de plus de vingt membres que nous étions avant. C’est donc une tablée joyeuse qui se régale, écoutant James qui semble intarissable sur son pays d’origine. Nous l’écoutons avec plaisir nous décrire la famille qu’il avait avant et les coutumes de son clan.

Tobias est reparti dans sa chambre surfer sur internet, Keanus aide Mady à ranger la cuisine pendant que je m’attarde à table avec James. C’est à mon tour de lui décrire notre meute et nos origines nomades. Je lui décris ma vie d’avant, celle des caravanes et du grand air.

- James, tu es au fait des mœurs des loups puisque ta défunte épouse en était une. Nous allons devoir gérer ensemble tes prochaines pleines lunes. Tu me sembles être un gars solide dans ta tête. Cela ne devrait pas te prendre trop de lunaison pour ne plus avoir besoin de mon aide. La première chose que tu dois apprendre est notre mantra. Il faut que tu t’appropries son sens profond.

Mon nouveau bêta avec l’emphase qui le caractérise m’assure être prêt à écouter et apprendre.

- Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


James répète plusieurs fois ces deux phrases. Je lui explique que c’est moi qui ai ajouté la deuxième partie après le drame qu’a vécu notre meute. La première partie concerne la subsistance, comme savoir faire face aux éléments climatiques par exemple.

- Plier, c’est s’adapter et ne pas s’obstiner. Ne pas rompre, c’est savoir être souple sans pour autant se renier. Seulement la modernité nous a rattrapés. Notre ancienne vie proche de la nature n’est malheureusement plus viable. Imagine que nous étions comme les bisons avant que l’homme blanc ne foule cette terre.


J’explique à James qu’en tant que chef de clan, j’ai décidé qu’il fallait nous adapter à notre environnement si nous ne voulions pas disparaitre. S’adapter d’un point de vue de style de vie mais aussi et surtout de mentalité.

- C’est de ce changement dont parle l’ajout que j’ai fait. « Mais surtout je persévère. » Notre pacifisme nous avait rendu des proies faciles. Sans partir en guerre contre les chasseurs, il est maintenant hors de question que nous fuyons comme avant face au danger. La fuite n’est plus possible dans ce monde urbanisé et « connecté ».

Aux hochements de menton de James, je sais que cette deuxième partie trouve un écho favorable dans son cœur. Il a l’âme d’un guerrier, c’est ce qui nous fait défaut.

- James, je crois que nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Par contre la première priorité c’est de gérer ton loup. Mon invitation à venir emménager ici est suivant ta volonté. Je ne t’impose rien. Par contre je souhaiterai que tu restes ici jusqu’à la prochaine lunaison, pour voir comment tu réagis à cette nouvelle cohabitation qui s’impose dans ton cœur et ton corps. Ensuite nous aviserons.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Mar 10 Jan - 17:12

Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh


Tha an sruth fala de dìoghaltas






Mon acte jeta un silence gêné et malaisé sur l'assistance. Ils n'étaient guère habitués à ce genre de scène et peut être même la trouvaient ils trop rocambolesque. Mais mon serment d'honneur et de fidélité n'était pas rien. Les phrases que j'avais prononcées étaient fortes. Cependant, l'appel de mon ventre brisa la glace et je me sens accepté. Comme je ne l'avais pas été depuis ma rencontre avec Kada'an et avant cela auprès de mon clan. Lorsque le dénommé Kean me donna une claque dans le dos, je sousestimai sa force et me retrouvai à chanceler vers l'avant, les sourcils levés d'un air surpris.

"Doucement !"

J'éclatais de rire avec les autres, chose rarement faite ces derniers mois, à la remarque de Willem et accrochai son regard. J'essayai de lui faire comprendre que j'étais heureux dans mon état lupin et que je l'en remerciai. Cela suffit à créer un début de lien entre nous et cela se ressenti alors que nous mettions la table. J'écoutai calmement l'homme et je souris à l'idée qu'il s'excusait de l'état de la chambre. Donc je ne me souvenais presque pas l'insalubrité supposée vu le peu de temps que j'y avais pas.

"A côté de la vieille ferme de mes parents, c'est un hôtel de luxe par ici !"

Nous rîmes à nouveau et la nourriture arriva. L'odeur était d'une rare puissance, c'en était presque étonnant mais dû à mon nouveau statut. Mes sens exacerbés ne demandaient qu'à contenter mon goût et ma bouche qui salivait. Je me jetais donc sur l'assiette qu'on me présentait et une fois une première assiette goulûment dévorée, je parlais de ma vie d'avant et de l'Ecosse. Il était de mon devoir de pérenniser la mémoire du clan et de la famille. Je mangeais pas moins de trois assiettes et se fut repu que je m'adossai avec un soupir de soulagement à ma chaise, seul en compagnie de Willem.

"Aye... Je suis au courant de ce qu'être un loup... Mais j'avoue craindre de le vivre. Kad'an, Dieu me pardonne mes oublis à l'égard de mon amour, me semblait assez sanguine... Avec son passé je comprenais. Mais... Les loups le sont ils tous ?"

Je vibrais à l'idée d'un mantra. Mais plutôt d'une devise. Je souris de toutes mes dents et répétai avec une certaine fierté.

"Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère."

J'écoutai ses explications et hochai la tête. Je comprenais tout à fait les paroles et les acquiesçai même. Cette façon de penser était un mode de vie qui me convenait. Tout semblait être beau dans le meilleur des mondes.

"Ma lame est tienne. Et vôtre même. Quiconque s'attaquera à notre clan connaîtra la justice. Je ne fuirai pas les chasseurs. Je ne leur ferai pas la guerre pour autant je te le promets. Je vivrai à vos côtés avec plaisir Aye ! Je crains juste que Kada tente de m'égorger en me revoyant..."

J'essayai d'expliquer à mon Alpha le lien qui m'unissait avec Kada. Et surtout la faute que j'avais commise en ne lui donnant aucune nouvelle pendant plusieurs semaines. Connaissant la jeune fille... Je pouvais bien craindre pour ma vie.


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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Lun 16 Jan - 18:16

Sheperd
Willem

MacAulay
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Le chemin du sang et de la guerre
Je ne vois pas de réserve dans le regard de James et cela me rassure. Il nous affirme même qu’il trouve notre maison comme un hôtel de luxe à comparer de la ferme de ses parents. Son cœur ne ment pas. Je suis soulagé. Nous avons l’habitude d’une vie simple, même si peu à peu nous nous faisons à un confort grandissant comme de l’eau chaude pour se laver, ou le nouveau poêle à bois qui chauffe la maison. Kada’an et maintenant James. Notre vie s’enrichie. Ils ne sont pas de notre sang, mais peu importe. Ils sont de notre meute, du clan.

- Aye... Je suis au courant de ce qu'être un loup... Mais j'avoue craindre de le vivre. Kad'an, Dieu me pardonne mes oublis à l'égard de mon amour, me semblait assez sanguine... Avec son passé je comprenais. Mais... Les loups le sont ils tous ?
- Nous sommes tous différents James. C’est ce qui fait la richesse de la vie. Il faut des défauts pour apprécier les qualités, comme il faut la nuit pour aimer le jour.


Voilà que je me mets à radoter comme si j’étais un vieux con... euh sage… Je me gratte la tête pour reprendre une contenance un peu moins solennelle mais c’est sans compter James qui répète notre mantra pour se l’approprier. Je lui explique notre fonctionnement et ce que j’attends de lui pour les premières semaines.

- Ma lame est tienne. Et vôtre même. Quiconque s'attaquera à notre clan connaîtra la justice. Je ne fuirai pas les chasseurs. Je ne leur ferai pas la guerre pour autant je te le promets. Je vivrai à vos côtés avec plaisir Aye ! Je crains juste que Kada tente de m'égorger en me revoyant...

Je souris à son accent très prononcé. Est-ce une particularité des européens que de conserver leur particularisme linguistique ?

- Il est fort à parier qu’elle te fasse bien sentir ta trahison. Je ne mêlerai pas de vos éventuelles querelles tant qu’elles n’attentent pas à l’unité de la meute. Toutefois, je ne suis pas inquiet. mais attend-toi à quelques bleus…

Je lui souris malicieusement. Nous sommes des loups et nous comportons comme tels. Je n’empêcherai pas Kada’an de faire sentir à James son courroux de manière piquante. La jeune rousse est d’un tempérament tempétueux, aller contre serait inutile et contre-productif. James semble être attaché à la jeune femme et parait être un homme d’honneur. Il paiera le prix de sa faute pour qu’elle soit pardonnée sinon oubliée. Kadan’an n’ira pas jusqu’à tuer un membre de sa meute, toutefois elle ne se laissera pas marcher sur les pieds.

- Bien ! Je dois aller travailler au lycée James. Tu es libre d’aller et venir à ta guise, transporter tes affaires ici. Je t’impose juste de dormir ici ce soir et cela jusqu’à la prochaine pleine lune qui est dans moins de quinze jours. Nous verrons comment nous allons nous y prendre suivant ton irritabilité les jours qui viennent. Je vais être honnête. Cela peut être une simple formalité, comme une belle galère.

(…)

Le soir, je retrouve James en grande discussion avec Mady. Sa façon de parler un peu chevaleresque semble beaucoup plaire à ma tante. Des rires fusent quand je viens me mêler de leur conversation. Il était question de pommes de terre…

La routine s’installe. James a investi son nouveau foyer, sa nouvelle chambre. J’apprécie les soirées à discuter avec lui sur la terrasse. Il est un homme cultivé et curieux de tout. Il a une façon de raconter les choses qui captive celui qui l’écoute. Je retrouve un peu nos veillées d’antan quand nous écoutions les histoires des uns et des autres. Le mot meute reprend tout son sens. Kada’an devrait déménager pour nous rejoindre dans les jours qui suivent.

Je suis heureux.

HRP:
 





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MessageSujet: Re: Tha frith-rathad fala agus a 'chogaidh [Ft Willem]   Mer 18 Jan - 15:45

RP terminé !



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