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 Animals Company | Feat Alex Cormier

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Animals Company | Feat Alex Cormier   Lun 16 Jan - 18:00


Animal Company


Feat : Alex Cormier



J’ai eu droit à une inspection en règle après mon retour de la forêt de Humboldt. Jordan avait râlé après Amaro de lui rendre son nonos lacéré et blessé. J’avais beau eu dire que l’italien m’avait un peu soulagé de ma douleur et qu’il avait également méchamment reçu. Lors de la bataille, lui et Jansen avait tenu compte du fait que je n’ai pas leur capacité régénératrice.

- Une bataille sans bobos, est une bataille sans gloire sac à puce ! Puis je ne suis pas en sucre quand même.

Que n’avais-je pas dit là ! Mon pas sérieux compagnon avait aussitôt fait l’analogie entre le toutou infernal qu’il est et le goût des chiens pour le sucre.

- Je suis ton nonos ! Je ne peux pas être en sucre !

Peine perdue. Le Hellhound ne peut pas me soulager de la brûlure de mes blessures comme un loup peut le faire, toutefois sa salive est hautement cicatrisante… C’est y pas malheureux d’être chatouilleux comme moi ?

J’étais bien amoché tout de même. Difficile de faire mon boulot de flic quand je ne peux même pas fermer ma chemise sans grimacer. J’ai donc vu un médecin qui m’a prescrit une semaine d’arrêt pour un repos complet.

Ça s’était sans compter sur les deux mini tornades qui partagent notre vie…

(…)

1er jour

Jordan m’a installé dans le salon, un plaid sur la couenne, bien calé dans le canapé à force de coussins avec à portée de main dans l’ordre de ses priorités : mon téléphone, une bouteille d’eau, la télécommande de la télévision, un paquet de gâteau et une revue sur les mines anti personnelles…

J’ai tenu… le temps qu’il arrive au poste de police et qu’il appelle pour dire qu’il est bien arrivé et s’assurer que je vais toujours bien.

Truc avait déjà grimpé sur le guéridon et fait le ménage à sa façon. La bouteille d’eau a roulé sous le meuble de la télévision et le paquet de biscuit a chuté sur le tapis, prestement récupéré par machin qui s’est régalé.

- Rhah !!! Bande de voyous !

Miaulement interrogatif sur le guéridon, wouf affolé du glouton qui n’arrive plus à se dégager la truffe du paquet de biscuit. Mais comment deux minuscules boules de poil arrivent à me ruiner une journée de fainéantise bien méritée !

- J’ai aidé à sauver le prince de la forêt ! Un peu de respect pour le grand blessé que je suis !

Parle à mon c*l ma tête est malade. Machin se libère de son entrave de carton dans un désordre indescriptible de miettes et file en direction de la cuisine le chaton au derche, me laissant une belle pagaille. Avec des grimaces pour mes blessures qui n’apprécient pas l’exercice, je ramasse ce que je peux et retourne à la cuisine chercher un autre paquet de biscuit. Machin s’en aperçoit et jappe pour en avoir.

- C’est plein de sucre ! Puis tu as déjà volé les miens ! Vilain toutou !

La boule de poil tombe les oreilles et me lance un regard malheureux. Je reste cependant intraitable, et ferme la porte de la cuisine pour avoir un peu la paix. J’entends une gamelle qui se reverse, le bol d’eau de Truc d’après le bruit…

- Plus tard… Je suis vanné.

Le médecin m’a prescrit des antibiotiques pour éviter l’infection. Officiellement, j’ai glissé dans un champ de ronces. Il m’a même fait une piqure de rappel contre le tétanos. Je crois que c’est ça qui me colle HS. Je me réinstalle dans le nid douillet préparé par Jordan, allume la télévision sur une chaine musicale, m’emmitoufle sous le plaid comme un petit vieux  et…

…me réveille trois heures plus tard par un grand boum qui provient de la cuisine. Le grille-pain vient de rendre l’âme. Au moins Machin ne s’est pas électrocuté en mâchouillant le cordon électrique. Et Truc ne s’est pas pris l’appareil sur le coin du museau quand son farceur de compagnon a trouvé amusant de tirer sur le cordon électrique…

- Allez donc voir dehors si j’y suis…

Je leur ouvre la porte fenêtre pour qu’ils aillent se dégourdir les pattes dehors, puis je me baisse pour ramasser le grille-pain, je vois l’horizon tanguer, une brusque chaleur au front.

- Houlà !

Quand Jordan revient du travail, il trouve Machin et Truc qui attendent trempés sur le paillasson que quelqu’un veuille bien leur ouvrir et moi au lit claquant des dents avec presque quarante de fièvre. Je crois que je délire un peu sur un grille-pain qui vole dans une mer de biscuits.

Sentant que je n’allais pas bien Jansen a appelé, mais j’étais trop dans les vapes pour m’apercevoir que mon téléphone sonnait. Quand il a réitéré son appel, il est tombé sur Jordan qui lui a presque aboyé dessus, maudissant toutes les dryades de la terre et refusant l’aide du danseur. Je passe la nuit alternant les phases de glaciation totale, à celles de déserts brulants.

2ème jour

Le matin me trouve un peu mieux. Le thermomètre affiche un bon trente-huit cinq, toutefois j’ai arrêté de claquer des dents. Jordan enrage car c’est un peu la panique au poste de police et il ne veut pas me laisser ainsi malade à la maison. Il ne me dit rien, mais je devine qu’en plus des affaires courantes, se mêlent d’autres pas très naturelles. Il va donc travailler la mort dans l’âme de me laisser seul. Jansen doit passer vers midi voir si je survis. Le médecin passe juste après que Jordan soit parti. Il confirme que mes blessures se sont infectées, mais les trouve cependant bien propres. Je ne peux pas lui avouer les coups de langue d’un certain policier. La salive de Jordan est effectivement cicatrisante et m’aide. Cependant avec l’ampleur de mes blessures, l’infection était presque inévitable, ou je subis les conséquences d’un empoisonnement insoupçonné. Il n’y a rien à faire sinon prendre mes médicaments et attendre que mes anticorps reprennent le dessus.

- Et surtout du repos inspecteur O’Conner !
- Techniquement, je ne suis pas encore inspec…
- Wouf !
« Boum »
- …


(…)

Jansen est un amour. Il a rangé le bazar que les deux tornades ont fait dans la cuisine et ailleurs, il m’a fait à manger et… fait boire quelque gouttes de son sang. Cela m’a donné un coup de fouet pendant deux heures. Il a voulu recommencer avant son départ, mais j’ai refusé, ayant l’impression de le vampiriser. Après j’ai dormi comme un loir le reste de l’après-midi. Jordan me retrouve endormi sur le canapé, Truc en travers du visage et Machin étalé sur mon torse qui monte et descend au gré de ma respiration.

3ème jour

Dodo – Une télévision fracassée sur le sol du salon – Truc et Machin punis dans le jardin – Dodo

4ème jour

Truc et Machin ont pris froid hier. Les deux éternuent de la morve verte. Je les ai pris dans le lit avec moi pour dormir. Mon état s’améliore un peu. Truc et Machin sont inertes. La maison est d’un calme… Jordan prend rendez-vous chez le vétérinaire. Pas de place avant le lendemain.

5ème jour

J’ai convaincu mon sac à puce que je pouvais les emmener. Ma température s’est stabilisée à trente-huit. Vu leur état apathique, je mets Machin et Truc dans la même boite. Je me couvre au mieux, j’ai franchement une tête de déterré. Je suis pale avec des cernes violets sous les yeux. Je conduis prudemment, pas très confiant dans mes réflexes.

Il y a du monde dans la salle d’attente. A l’accueil on me précise même que c’est une clinique vétérinaire… pour les animaux… pas pour les humains… J’ai levé mollement ma caisse avec les deux loustics étalés dedans.

- C’est pas pour moi !

Sérieux ! Du regard je cherche une place pour m’asseoir et rencontre des regards hostiles. Je ne suis pas contagieux promis-je, mais la suspicion reste. Je finis par aller m’effondrer sur un siège où il n’y a personne à côté. J’ai sorti Truc et Machin de la caisse pour les coller contre moi. Ils sont tous mous, eux qui d’habitude pètent de vivacité. Je suis inquiet et sans faire cas des autres, je leur parle doucement. Ça doit être assez débile car je ne suis pas en meilleur état qu’eux. Je n’aime pas les voir dans cet état, surtout que je suis partiellement responsable. Truc s’est endormi sur mon épaule, ses moustaches me chatouillant le cou. Machin reste réveillé, mais s’est littéralement aplati sur mon torse, la truffe coincée sous mon aisselle.

- Wouf ?

Machin se tortille pour regarder à côté de moi. Je ne me suis pas aperçu que quelqu’un avait osé s’asseoir à côté des trois moribonds que nous sommes. Je capte vaguement le regard de l’homme et me focalise plutôt sur son compagnon à quatre pattes. Un lapin qui semble être dans le même état que Truc et Machin. Serait-ce un virus ? Cela m’ôterait un poids de la conscience.

- Il ne va pas fort. Il s’appelle comment ?

J’apprends le nom du lapin. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls à donner des noms débiles à nos animaux.

- Truc et Machin…

Dis-je pour terminer les présentations. La discussion s’arrête comme elle avait commencé. Je réponds à un SMS de Jordan qui demande des nouvelles de la ménagerie. Je réponds avec un selfie pour lui prouver que nous sommes encore tous vivants. Puis c’est au tour de Jansen de s’inquiéter. Il me demande de dire à Truc et Machin qu’il les aime et qu’il pense fort à eux. Dans un autre contexte, jamais je n’aurai obéi. Seulement il faut croire que la fièvre m’ôte ma pudeur et le sens du ridicule…

- Y a Tonton Jansen qui pense à vous les loulous. Il va passer cette après-midi nous voir.

Truc ne réagit pas, il dort en ronflant, le museau encombré. Par contre Machin semble avoir compris et bat mollement de la queue. J’envoie un selfie de nous trois à Jansen. Il répond de la même manière avec un pouce levé en signe d’encouragement. Je colle mon téléphone sous le museau de Machin pour qu’il voie son parrain. L’écran se fait nettoyer d’un grand coup de langue… Plus que deux personnes avant nous… Je commence à douter de l’efficacité des médicaments que le docteur m’a prescrits. D’habitude je suis plutôt bien résistant, mon passif à l’armé avait rodé mes défenses immunitaires….

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mar 17 Jan - 5:56

La Compagnie des Animaux




-C'est bon, je vais m'en occuper.  Pauvre lui, quand même...
« Merci Alex, je te le revaudrai.  J'te ferai ton plat favori. »
-C'est bon, je te dis.  Et t'as vraiment aucune idée de ce qui peut l'avoir mis dans cet état?  C'est qu'il fait vachement pitié!


Il y eu un moment de silence durant lequel il était évident que Charlie ne songeait non pas à ce qui aurait pu rendre Civet dans cet état, mais plutôt à la proportion de vérité qu'il valait la peine qu'il avoue ou non au druide.  Le canado-américain, pour sa part, s'efforçait de ne pas laisser transparaître son amusement de martyriser l'ours de la sorte.

 « Nah, rien, je pense pas. »
-Pas trop de carottes au miel, encore?
 « Non!  Juste une.  Mardi. »
-Oh.  Ben, tu veux que j'te tienne au courant ou tu seras trop occupé et Amaro va sortir le fouet s'il te voit sur ton portable?


Pour toute réponse, Alex interpréta le grognement de Charlie comme une invitation polie à se clore le clapet, et à l'aviser de toute nouvelle information quant à la santé de leur jeune protégé.  Si, vraiment, ce n'était pas simplement une nouvelle indigestion de carottes au miel, ça valait peut-être véritablement la peine de s'inquiéter et de passer chez le vétérinaire.

Habituellement, le papa-ours inquiet insistait pour être présent pour tous ses rendez-vous, mais il y avait une grosse soirée au Pink et Amaro lui avait dit qu'il comptait sur lui.  Charlie n'en avait pas parlé, et Alex se demandait s'il avait osé mentionné son lapin comme cause d'absence ou non, et à quel point cela aurait pu énervé le latin envolcané.  Parce que déjà, de base, il était toujours énervé.  Donc si en plus Charlie venait lui annoncer, tout bonace, qu'il devait se rendre chez le vétérinaire parce que Civet – qui portait le nom le plus explicite au monde, probablement, aux yeux du garou – filait un mauvais coton, le Vésuve, ce serait rien à côté!  Alex avait donc insisté pour que Charlie conserve de bonnes relations au travaille et s'y présente, et fasse une soirée normale.  Lorsque le zoomorphe partit finalement sur sa bécane, Alex s'appuya quelques instants contre le battant de la porte en observant Civet, assis sur ses pattes de derrière, qui penchait la tête d'un côté puis de l'autre, sa petite truffe s'agitant à tout vent, ses oreilles écrasées contre son dos.  Une substance gélatineuse à la couleur indéterminée bordait les yeux du mammifère de compagnie, qui refusait qu'on s'en approche avec une insistance aussi paniquée qu'inquiétante.

Lorsqu'il vit Alex sortir son petit caisson de transport du fin fond d'un garde-robe, Civet alla se planquer sous un meuble en couinant et Alex dut ruser pour l'en extirper.  Lorsque finalement, il gara la voiture devant la clinique vétérinaire, Civet en était à finir de grignoter la demie carotte au miel à laquelle il avait eu droit par pitié du druide, qui tairait l'affaire si on lui en parlait.  Il préférait mourir que d'avouer que les gâteries inventées par l'ours sont les préférées de leur protégé domestique.  Appuyé contre la portière, Alex sortit son portable, et répondit aux quelques messages de Charlie qui demandait si ce qu'il avait était grave ou non, l'informant qu'il arrivait à peine chez le vétérinaire.

La technicienne à l'accueil semblait épuisée et Alex n'eut pas même le plaisir d'avoir à demandé pour qu'elle lui confirme d'un ton pleurnichard que la journée avait été folle depuis ce matin et que ça commençait à peine à se calmer.  En effet, Alex constata qu'il n'y avait que très peu de sièges libres.  On l'informa également que monsieur Deaton n'était pas là cette semaine et Alex soupira.  C'était lui qui connaissait le dossier de Civet, entre autres gens.  Le châtain alla donc s'asseoir, une fois tous les renseignements dûment partagés, et choisi un peu au hasard et sans trop le remarquer, un siège libre auprès d'un jeune adulte qui semblait lui-même sur le bord de se cracher les viscères.

Ce n'est qu'au jappement faiblard qu'Alex porta attention au trio auprès duquel il s'était installé.  En sursaut, Civet s'était terré au fond de son caisson, le plus loin possible des deux apprentis-prédateurs.  Il ne remarqua qu'à se moment qu'il s'était assis à côté d'un mort-vivant.  C'était bien sa veine.  Travailler dans un hôpital et risquer de tomber malade en allant chez le vétérinaire...  L'autre homme lui adressa la parole et Alex sentit son cœur s'accélérer légèrement, comme si il voulait se calquer sur celui de Civet.  Pourquoi un inconnu jugeait-il pertinent de lui parler?  Les gens ne savaient-ils pas se contenter des interactions sociales avec leur famille, leurs collègues, leurs amis?  Avoir une peluche dans les mains ne voulait pas dire qu'on avait envie de parler à tout le monde et n'importe qui, il faudrait sincèrement que ça sorte des mentalités, non mais.

-Civet.  Il est toujours nerveux quand on sort. grinça Alex entre ses dents.  Il avait déjà eu droit quelques mois auparavant aux remontrances d'une vieille dame qui trouvait que ce n'était pas un nom approprié pour un animal de compagnie.  De quoi elle se mêlait, la sénile?  Alex s'était retenu de répliqué et c'était Charlie qui avait détendu la situation, sans qu'Alex ne comprenne trop comment il avait fait.  Tout ce qu'il savait, c'était qu'un instant plus tard, ils étaient en pleine discussion sur les problèmes d'arthrite de l'épagneul de la dame.  Du moins pensait-il qu'ils parlaient de l'épagneul...

-Content de savoir qu'on est pas les seuls avec un nom original, se força de répondre Alex, en riant de manière si peu naturelle qu'il eut le sentiment étrangement désagréable d'avoir tué la conversation.

Un concert de sonneries retentissait à leurs sièges et Alex dénombra à Charlie combien de gens étaient arrivés avant lui, s'amusant à lui renvoyer un message chaque fois que le compteur diminuait.  Le propriétaire de Truc et Machin semblait avoir le même genre de discussions avec un tierce partie et il se prit même en égoportrait* pour tenter de convaincre quelqu'un de venir les sauver de la mort atroce qui se profilait dans leur avenir, probablement.  Alex se leva pour chercher un petit gobelet cônique d'eau et  s'étouffa quasiment avec en entendant la déclaration d'amour de son voisin d'attente aux animaux.  Il étouffa un petit rire nerveux et glissa sa main dans sa poche pour récupérer son portable. Charlie savait-il que Jansen avait des neveux velus?  Ça valait la peine de le lui demander, même si il n'aurait pas le plaisir d'observer l'air ahuri de l'ursidé en voyant la question.  Alex effaça le message et décida plutôt d'être plus direct et de dire à Charlie de demander à Jansen s'il connaissait Truc et Machin.

-Votre frère s'appelle Jansen? Demanda timidement le châtain, souhaitant d'un côté assouvir sa curiosité, mais étant de l'autre côté fort mal à l'aise de se mêler avec autant d'effronterie de la vie privé de quelqu'un d'autre.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 19 Jan - 18:28


Animal Company


Feat : Alex Cormier



J’ai à nouveau très chaud. Est-ce la fièvre qui est revenue ou être dans cette salle d’attente bondée ajoutée au chiot et au chaton à qui je sers de matelas ? Civet, le lapin est très apeuré. Je me dis que cela doit être plus calme comme animal de compagnie que mes deux loustics. D’habitude, ils ne font pas autant de bazar, seulement je suppose que ma présence anormale à la maison les a perturbés, d’autant plus que je n’étais pas en état de jouer avec eux comme d’habitude. Je n’ai aucune idée de la race de Machin et je me demande quelle sera sa taille adulte.

C’est long ! La salle d’attente était comble, pourtant elle se vide peu à peu. Je fronce les sourcils quand je m’aperçois qu’ils prennent plusieurs personnes à la fois. Je ne vois pas de vétérinaire, juste l’assistante qui appelle les gens. Ils doivent être plusieurs. Enfin, je l’espère. Truc et Machin sont peut-être des animaux, mais leur santé et leur bien-être est important à mes yeux. Je tente de leur donner de bonnes habitudes et une hygiène alimentaire saine… Quand ils ne nous volent pas nos biscuits… quand Jordan ne leur vole pas pour eux nos biscuits… Mon compagnon a des gênes de toutou…

Je souris comme un idiot en pensant au Hellhound. Cerberus grogne quand je le traite de cabot. Il n’est pas encore habitué à l’impertinence humaine. C’est assez plaisant de le voir réagir quand on sait que le corps qu’il occupe appartient à un comique de naissance. Il expérimente le rire comme un enfant voit la neige pour la première fois. Je pense être le seul humain à pouvoir me risquer à ces digressions protocolaires avec le chien de l’enfer. Il sait que je lui suis entièrement dévoué corps et âme.

-Votre frère s'appelle Jansen?
- Mon frè… Euh oui, Jansen est mon… demi-frère…. Euh notre lien de parenté est… compliqué. Mais oui c’est bien mon frère.


N’importe qui à Beacon Hills au fait des affaires surnaturelles comprend que « compliqué » est synonyme de « surnaturel ». Je n’aime pas mentir, mais je ne peux décemment pas expliquer à un inconnu comment Jansen et moi sommes vraiment devenus frères de sang. Le sujet est si intime que même avec Jordan nous évitons d’aborder le sujet.

- Vous connaissez Jansen ? Il travaille au Pink Print.

Une lumière se fait dans le regard du maitre de Civet. Il semblerait que nous parlons du même. Mon frère est une personne avenante, je ne suis pas étonné qu’il connaisse un cercle de personnes plus étendu que celui de son école de danse ou du personnel du Pink.

- Il a un bon contact avec les animaux… Truc et Machin semblent aller mieux quand il est présent. Je ne sais pas comment expliquer… c’est compliqué.

Et voilà, encore ce mot. Que c’est frustrant de toujours devoir surveiller son langage. Je suis content qu’au poste de police le shérif soit au courant de tout ça. Les rares connaissances que j’ai en plus de mon Sac à puce, ce sont Maxine qui est une louve et l’insupportable patron de Jansen qui est également un loup. Sérieusement, ce qu’il fait chaud ! Je sens une goutte de sueur couler le long de ma tempe. Je brasse un peu l’air autour de moi pour gagner un peu de confort…

C’est le regard de la fille de l’accueil, qui étonnée, regarde d’où peut venir ce brusque courant d’air, qui me fait réaliser que je n’ai pas agité la main en éventail avec les carnets de santé de Truc et Machin pour me faire de l’air, mais que j’ai inconsciemment utilisé mon don. Bon, ce n’est pas comme si quelqu’un pouvait imaginer un tel pouvoir possible. Je lui offre un pâle sourire. En fait elle me parle autant qu’au type à côté. C’est à nous.

Etant le plus lent, je ferme la marche  en suivant la fille et le maître du lapin. Difficile de poursuivre notre conversation dans l’immédiat. Mais je suis curieux d’en savoir plus sur cet homme qui connait Jansen. Mon frère n’a pas que des mauvaises fréquentations comme Amaro ou le cuistot horripilant qui s’entend si bien avec Jordan, Charlie Crowley.

J’avais chaud ? Et bien maintenant je me gèle. La jeune femme nous a amené dans une grande salle d’examen où se trouvent trois tables d’examen motorisées. Si ma cervelle enregistre bien les informations que l’on me délivre, les deux types en blouses vertes sont des vétérinaires et la nana en blouse bleue une apprentie. Je laisse mon voisin de salle d’attente choisir sa table et m’effondre presque sur l’autre avec ma caisse chargée de mes deux loulous.

- Je dois aussi vous ausculter ?
- Ben… Si vous êtes plus efficace que mon médecin…


L’homme qui est plutôt un grand gaillard rit tout en extirpant Truc et Machin de leur caisse avec une douceur qui contraste avec son apparence. Cela me rassure, il aime visiblement les animaux. Il me pose des questions. J’explique que le chat et le chiot ont, par ma faute, passé la veille et l’avant-avant-veille une bonne partie de la journée dehors.

- Ils étaient bien plus turbulents que d’habitude. J’avais quarante de fièvre et….


Je me sens tout couillon. Le vétérinaire me fait un sourire rassurant et m’invite à m’asseoir avant que je ne m’écroule sur le sol. J’obéis sagement et le regarde examiner mes deux loulous. Truc se débat mollement, puis quand le vétérinaire se retourne pour prendre un nouveau thermomètre, le chaton fait ce fameux « pas de côté » comme l’appelle Jordan. Truc s’est translaté instantanément à l’autre bout de la table d’examen pour fuir la prise de température.

- Rapide pour son état !

Je soupir de soulagement, le vétérinaire n’a rien vu. J’aurai bien eu du mal à lui expliquer ce phénomène. A côté de nous, l’autre vétérinaire semble avoir du mal avec le lapin craintif. J’ai vaguement entendu une histoire de carotte avec du miel. Je lance un sourire qui se veut rassurant au propriétaire du lapin. Je n’ai pas l’air convaincant car il me regarde avec de la suspicion dans le regard. J’ai vraiment une tête qui fait si peur que ça ? Merde ! Il a vu Truc faire son tour de passe-passe ? J’ai un moment de panique et une sueur froide qui coule dans mon dos, ajoutant à mon mal-être de malade. J’essaye de me persuader que c’est ma tête de déterré qui le rend suspicieux. Sinon… avec un peu de chance, s’il connait Jansen… il sait pour le surnaturel.

- C’est viral !
- Hein ?
- Un des deux a attrapé un virus et a contaminé l’autre. Lequel a été malade en premier ?
- Je ne sais pas. Quand ils sont rentrés hier, ils étaient dans le même état. Peut-être Truc, le chaton. C’est lui le plus affaibli. C’est grave ?


Je suis soudain inquiet. Ils sont encore jeunes et fragiles. Ils sont turbulents, mais je les adore. Jordan et moi seront vraiment attristés si nous devions les perdre. Nous ne les avons pas adoptés, c’est la vie qui les a mis sur notre chemin. Je me triture les mains pendant que le vétérinaire s’affaire. Machin couine à fendre le cœur. Cela stresse le lapin sur la table d’à côté. J’essaye de l’apaiser en lui parlant. Mais j’ai plus l’impression de croasser que de parler. Ok je me tais. Je lance un regard navré au gars au lapin.

- Brian O’Conner au fait.

Je fais un vague signe. Je ne pense pas que l’homme a envie de me serrer la main. Je sursaute quand le vétérinaire s’avance vers moi rapidement.

- Vous permettez ?

Ahuri je le regarde me regarder le blanc des yeux. Il me demande d’ouvrir la bouche et finit par me prendre la température avec un thermomètre digital.

- Vous êtes malade depuis combien de temps ?
- Euh…


En voilà une question… Je me concentre pour remonter les jours. Je me base sur les conneries faites par les loulous.

- C’est le cinquième jour.
- Il vous est arrivé quoi ?
- … Je… je suis tombé dans un champ de ronces.


… commandé par la reine des garces des dryades. L’homme me demande s’il peut me faire une prise de sang pour comparer avec celle qu’il a fait à Truc et Machin. J’accepte. Je n’apprécie pas tellement l’acte, mais si cela peut l’aider à faire son diagnostic. Il ne manquerait plus que j’ai contaminé Truc et Machin.

- Mon médecin m’a dit que je subissais une infection d’ordre microbienne et non virale.

Le vétérinaire acquiesce. Ouille ça pique. Puis il s’en va trifouiller mon sang avec ses appareils. Je prends mon mal en patience, oubliant un peu ce qui m’entoure, m’isolant dans le cocon ouaté de la fièvre. Du temps passe. Combien? Ça...

Des moustaches qui me chatouillent le menton me ramènent à l’état de veille. La mollesse de Truc me dit qu’il n’a pas sauté pour venir me rejoindre, mais qu’il a encore fait ce pas de côté… C’est vrai que si j’avais cette capacité, dans mon état je ne me priverai pas de l’utiliser…. En cachette, ce que ne sait pas faire Truc. Merde ! Le type au lapin… Alex.

- Et sinon, par quel biais connaissez-vous Jansen ?

Meubler, meubler et surtout changer de sujet… bien que nous ne parlions de rien et que Jansen soit tout aussi surnaturel que les déplacements de mon chaton. Je suis flic. J'ai donc conscience que tout mon comportement porte à suspicion. Mais allez faire le finaud avec ? Combien il a annoncé le vétérinaire ? Ah oui, trente-huit neuf... Oh! J’ai de nouveau chaud…

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Sam 21 Jan - 19:02

La Compagnie des Animaux




L'autre homme ne semblait pas plus à l'aise qu'Alex à faire la discussion, ce qu'Alex remarqua sans problème.  C'était bien là l'une des rares situations sociales qu'il pouvait aisément lire, en vérité.  Pourquoi diantre Alex s'acharnait-il alors à poursuivre la conversation et, pire encore, à s'incruster de manière aussi violente dans la vie privée de ce parfait inconnu?  Il se sentait comme un cheval de Troie qui défonçait les portes d'une cour intérieure à grand coup de bélier.  Un barbare impoli et discourtois, en somme.

Pourtant, ça lui valut tout de même de glaner quelques informations bredouillantes.  Comme quoi Jansen et le grand inconnu étaient demi-frère, mais qu'ils avaient une relation complexe.  Le sourcil circonspect d'Alex s'activa un instant avant de retourné en position de repos.  Le dru lui avait déjà parlé de ses sœurs, et Alex savait très bien que Jansen n'avait pas de parent au sens humain du terme, et que si un autre dru s'était vu bouturé de l'arbre-père, cela ferait d'eux des frères, pas des demi-frères.  Et sans mère, ça limitait aussi les possibilités de ce côté.  Le druide tenta tout de même de ne pas trop en laisser paraître alors qu'il répondait d'un haussement d'épaules un peu trop sec pour être totalement naturel.

-Ah! Ah!  Je comprends, je viens également d'une famille éclatée.

Ce n'était pas faux.  Certes, il n'avait pas de demi-frère ni de demi-soeur car ses parents ne s'étaient jamais remariés, mais il en avait eu, temporairement, à quelques reprises, lorsque sa mère s'entichait pour quelques temps d'un homme ou d'un autre.  Alex porta une main rassurante sur les yeux de civet et l'effet fut presque immédiat : le lapin commença à se calmer.  De son autre main, il lui gratouillait le flanc, prêt à le rattraper au moindre faux bond.  Et, le visage tendu, Alex réalisa que la conversation n'était pas morte, mais reprenait de plus belle.  Contrit, il écouta la question-affirmation du garçon et répondit d'abord d'un signe positif de la tête, réalisant qu'ils avaient effectivement une connaissance commune et mesurant dès lors davantage ses paroles.

Bref, humblement inexact, euphémisme effronté,  mais pas réellement mensonger.  L'inconnu poursuivit, encore, la discussion, qui ressemblait de plus en plus à un piège duquel il était désormais trop tard pour tenter de faire demi-tour et d'en échapper.  Certes, Jansen était une personne agréable à côtoyer, principalement pour les gens qui avaient un lien particulier avec la nature, tels que les Gardiens, et sa nature lui permettait d'avoir un lien particulier avec la faune également, comme avec les animaux de compagnie du bonhomme.  Cette fois, le rire d'Alex était carrément cassé.

-Je comprends ce que vous voulez dire.  J'ai déjà eu une voisine comme ça.  Les animaux l'adoraient tous, sans exception.  C'est comme si elle avait un talent naturel pour les comprendre et les rassurer.  Du coup, ma mère lui demandait toujours de garder ses fauves!

Nouveau rire, timide cette fois.  Lui et ses anecdotes à la noix.  Lui qui désirait se faire passer pour quelqu'un qui ignorait la présence du voile.  Lui qui préférait parfois oublier qu'il n'était pas un humain normal, banal, sans rien d'étrange dans sa vie.  Lui qui savait faire fi sans difficulté de la nature lupine, florale et ursuline de ses plus proches amis pour voir en eux des gens comme il s'en croisait tous les jours, mais ne parvenait jamais à s'empêcher de se demander si les étrangers ne portaient pas le masque, si ils se trouvaient parfois de l'autre côté.  Lui qui était de plus en plus souvent aux aguets  et comprenait mieux désormais comment son père faisait pour connaître la nature profonde des gens sans avoir besoin de leur parler très longtemps.  Ou pas du tout.  Lui qui était toujours aux aguets, le cerveau surstimulé, surexcité dès qu'il était en présence d'inconnus, prêt à percer à jour de potentiels secrets, il comprenait mieux pourquoi son père s'était installé en ermite.  Ça ne pardonnait pas leur différents, mais ça apportait un éclairage nouveau à leur relation.  Tranquillement, Alex apprenait à se mettre dans ses chaussures, mais restait décidé à ne pas suivre sa voie dans l'aigreur.  Et puis, surtout, lui qui était à l'affût constamment, comment cela aurait-il pu lui échapper?  Même la réceptionniste sembla réaliser que le mouvement de main du surnaturel à ses côtés s'était produit exactement précisément au même moment que le courant d'air mystérieux qui avait traversé la pièce.

La réceptionniste s'approche d'eux et Alex passe sa main libre de Civet à la chaise, imperceptiblement, qu'il tint par le barreau glacé.  S'agirait-il d'une chasseuse?  Non, c'était simplement leur tour.  Détendu, Alex la suivit en laissant Civet lui grimper sur l'épaule et lover sa tête contre son cou, son museau tiède lui chatouillant la nuque.  D'un geste automatique, le laborantin se dirigea vers la table la plus à gauche et y installa Civet.  D'un geste fluide, il lui fit une contention qui l'immobiliserait le temps que le vétérinaire l'ausculte.  L'apprentie lui fit un regard étonné et Alex se contenta de baisser les yeux en rougissant.  Oui, il savait s'occuper des rongeurs.  Non, il ne s'en vantait généralement pas.

À la table voisine, le vétérinaire s'occupait du chaton et du chiot, offrant pour le coup d'ausculter leur propriétaire également.  Alex répondait nonchalamment aux questions en suivant l'action de la table voisine.  Lorsque le vétérinaire parcourut le dossier de Civet, il eut un petit rire et demanda si c'était une nouvelle fois une indigestion de carottes au miel.

-Ça ne devrait pas.  On fait bien plus gaffe qu'avant.  Enfin... si je me suis pas fait mentir avant de l'emmener...

À la table voisine, le mini birman fit un truc étrange et, si Alex n'avait pas déjà vu la petite chatte noire qui aimait rôder dans le jardin de son père, il aurait pu croire que la prof de chimie se trouvait sur la table voisine.  L'exclamation du vétérinaire-joueur-de-rugby confirma la pensée du druide : le chat venait de se télétransporter, ou quelque chose du genre.  Surpris, la prise d'Alex se relâcha et Civet en profita pour se faufiler hors de ses mains.

-Désolé!  Il m'a glissé des doigts! fit Alex en remettant la main sur l'animal.  Le vétérinaire suggéra alors de s'en occuper lui-même et le canadien n'eut d'autre choix que d'accepter en grommelant.  Le mec à côté sourit à Alex, qui ne le luit rendit pas.  Son sourcil en mode suspicion, il dévisageait le malade, réalisant enfin à quel point, malgré sa posture de mourant, qu'il était bien plus grand que lui.  Il y avait quoi dans les légumes de Beacon Hills?  Ou dans les gênes surnaturels, ou peu importe ce que c'était qui les rendait tous beaucoup trop grands et forts.  Et qui donnait à Charlie son aura d'ours, comme ils l'appelaient entre eux.  D'ailleurs, à bien y regarder, l'autre, une fois en santé, avait des traits suffisamment polis pour un loup-garou ou quelque chose du genre.  Sauf que... il était malade.  Froncement de sourcils.  Et il faisait des courants d'air.  Les mentalistes étaient-ils également immunisés aux maladies?  Il devrait vérifier.

Civet eut aussi droit à la prise de sang, le vétérinaire voulant vérifier s'il s'agissait du même virus ou d'autre chose.  Même le maître de Truc et Machin y eut droit.  Pour sa part, Alex se contenta de lancer un regard sans équivoque qui signifiait qu'il était hors de question qu'une aiguille le transperce aujourd'hui.  De toute manière, il pétait la forme.  Et il avait hérité de ses origines maritimes d'un système immunitaire quasiment infaillible.  Avec presque une minute de retard, le druide se présenta à son tour.

-Alex.

Et pourquoi le Brian lui avait-il donné son nom de famille?  Il était vrai que Alec aussi lui avait fait ce drôle de coup.  Peut-être était-ce une tradition irlandaise, ou alors une invitation à aller visiter leur profils sur les réseaux sociaux?  Ou juste une drôle d'habitude.  Le vétérinaire voisin s'occupait d'O'Conner pendant que le sien expliquait à Alex qu'il l'informerait dès qu'ils auraient les résultats.

-Excellent.  Je vous laisserai mon numéro, aussi, pour le suivi. Je pense pas que ce soit celui qui apparaît dans vos dossiers, mais laissez l'autre aussi, on a une garde partagée.

À l'air ahuri du véto, Alex éclata de rire et expliqua que c'était surtout une façon de parler, puisque son ami et lui l'avaient trouvé et rescapé avant de l'adopter.  Brian s'assoupit à ses côtés et Alex attendit en s'occupant de Civet.  Le temps passa tranquillement et il n'y eut pas de doute cette fois.  Le chaton s'était télétransporté sur l'épaule de son maître.  Alex changea doucement de position pour tourner légèrement le dos à Brian et sa ménagerie, enfouissant son visage dans la ouate du lapin.  Il se redressa pour faire face au mentaliste, faisant mine de rien, lorsque celui-ci reprit la conversation, visiblement réveillé par Truc.

-Nous nous sommes déjà croisés.  Je connais l'un de ses collègues.  Pas vraiment mon type de bar, personnellement, mais ils ont de bons burgers.  Ben, celui que j'y ai mangé était bon.

Civet se repositionna sur les genoux d'Alex, qui sentit qu'il avait à poursuivre la conversation.  Il s'efforça et, sans trop savoir quel type de lien son cerveau avait fait – probablement un truc du genre Burger-Charlie-Pink Print-Amaro-Louche-Illégalité-Mafia-Descente-Police – il passa quelque peu du coq à l'âne.

-C'est quand même surprenant que la flicaille soit toujours pas allée faire un tour là, d'ailleurs.  Remarque, entre vous et moi, c'est pas si surprenant avec les poulets.  Servent à rien d'autre que jouer les bullies.



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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mer 25 Jan - 18:37


Animal Company


Feat : Alex Cormier



Truc va finir par nous attirer des ennuis. La boule de poil n’a même pas conscience de ses pas de travers. C’est un chaton, un petit curieux qui nous a adoptés. Car il faut bien se l’avouer. Mais les deux grands idiots que nous sommes avec Jordan avons littéralement craqués, lui pour le chiot trouvé dans une animalerie et moi pour le chat qu’une main mal attentionnée avait abandonné dans mon coffre de voiture. Je suis un soldat. En onze ans dans la Navy j’ai vu et vécu de durs moments. Dans le golfe persique l’homme est cruel  et envoie ses enfants combattre des militaires surentrainés, pariant sur le fait qu’un occidental n’osera pas tirer sur un gamin… La méthode marche, j’ai vu plusieurs de mes camarades tomber sous le tir d’un môme qui parfois n’avait pas dix ans. Que sommes-nous pour appuyer sur la détente et riposter ? De simples hommes qui ont le choix entre mourir ou faire mourir ? Il y a plein de débats politico-philosophiques sur ces situations qu’un soldat ne peut pas aborder à moins de changer de métier. Jordan a vécu une situation similaire. Quoi qu’il en soit, nous sommes deux durs à cuire matés et amadoués par deux petits poilus tout légers…

Pour l’heure j’essaye de me dépêtrer des ennuis potentiels avec le reste de neurones fonctionnels que me laisse la fièvre. J’ai mis Jansen sur le tapis de la discussion. Mon frère est quelqu’un qui ne laisse pas insensible. Il devrait être un bon sujet pour détourner l’attention d’Alex au lapin.

-Nous nous sommes déjà croisés.  Je connais l'un de ses collègues. Pas vraiment mon type de bar, personnellement, mais ils ont de bons burgers.  Ben, celui que j'y ai mangé était bon.


Oui leurs burgers sont bons. L’autre ours bas de plafond n’a pas que des défauts… Le gars a dit « un », cela écarte les filles qui bossent au Pink. Cela ne peut pas être ce foutu rital, sinon il aurait parlé de Boss et non de collègue. Reste Crowley, Dan, Jerry et le chanteur asiatique dont je ne me souviens plus du nom. Je ne sais pas pourquoi, mais Alex a une tête à bien s’entendre avec Dan. Le serveur est un homme tranquille, et plein de bon sens. Il parle peu, mais à propos et surtout il est un fin observateur. Il a une attitude un peu paternaliste envers Jansen qui apprécie ce soutient discret et amical. J’ouvre le bec pour lui demander si c’est effectivement Dan qu’il connait quand Alex enchaîne me sciant sur place.

-C'est quand même surprenant que la flicaille soit toujours pas allée faire un tour là, d'ailleurs.  
- Euh… si vous le dites…
- Remarque, entre vous et moi, c'est pas si surprenant avec les poulets.  Servent à rien d'autre que jouer les bullies.


Je suis déjà rouge de fièvre, un peu plus un peu moins cela passe aussi inaperçu qu’un pet de mouche. Le racisme anti-flic, c’est quelque chose que l’on nous apprend à gérer… qu’on tente de nous apprendre à gérer. Pourtant… j’ai d’anciens collègues à New York qui ne peuvent plus voir une partie de leur famille pour la simple raison qu’ils sont flics. Triste vie, et triste monde où ceux qui risquent leur peau pour le bien commun sont traités comme des criminels et des meurtriers. Oui il y a des cons finis chez les flics. Nous en avons deux – trois à Beacon Hills, comme dans tous corps de métiers, toutes corporations. Mais pour une brebis galeuse, on ne condamne pas tout le troupeau.

Que rétorquer ? Lui expliquer les heures passées sur des tâches parfois ingrates ? Dire qu’à force de voir défiler des femmes battues, le visage tuméfié, qu’on a du mal à retenir son poing quand on chope un type qui bouscule une dame ? J’ai appris une chose, c’est qu’il ne faut pas vouloir faire ce travail pour gagner la reconnaissance des autres. Il faut s’y engager par conviction, la médaille étant celle du devoir accompli et d’avoir œuvré à enlever un peu de noirceur dans la vie des gens. Pourtant… un peu de reconnaissance ça mettrait un peu de baume au cœur.

Je ne suis pas en état pour défendre mon statut. Puis vu les lieux communs que l’homme vient de me servir, je devine que quel que soit mon argumentaire, il gardera son opinion sur les flics. Il en changera peut être quand un de ces « poulets » lui sauvera la vie ou celle d’un proche au détriment de la sienne. Les honneurs sont souvent post mortem par chez nous. Mon silence s’éternise glissant un malaise. Je fais mine de m’aérer et d’être lent à cause de la fièvre. Pas besoin de simuler beaucoup, j’ai une sale tête.

- En effet le patron du Pink est un homme inquiétant.

Je ne peux pas blairer Amaro. Si je ne peux décemment pas critiquer les flics, concernant le rital c’est autre chose.

- Monsieur O’Conner ? Il semble que vous avez le même virus que vos animaux.
- Oh !


Je n’y connais rien en biologie. Je sais que certaines maladie sont transmissible de l’animal à l’homme, mais pour l’inverse… C’est vrai qu’il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas aussi dans ce sens.

- Par contre…
- Par contre ?


Dieu que j’ai horreur dans un médecin laisse ainsi sa phrase en suspens avec un bémol. Les hommes de médecine sont d’un cruel !

- Par contre ce virus ne s’attaque habituellement qu’au monde végétal.
- Gnuh !?
- Aux plantes. Les organismes floraux ont une constitution différente du monde animal auquel nous appartenons. Nous ne sommes pas sensibles aux même virus.
- Je ne suis pas une plan…


« Et merde…  si, un peu.» Me voilà qu’il me débite un cours de biologie que je n’écoute que d’une oreille. Le vétérinaire semble fasciné, moi dépité. Bordel Jansen ! À cause de tes conneries de frère de sang tu vas voir qu’il va falloir me sulfater comme un plant de tomate… Alex le lapin semble autant fasciné que le vétérinaire par cette découverte. Oh ! Je ne suis pas une bête de foire… Si… Je commande au vent ou au sable et j’attrape les maladies d’une ronce…  Ouin ! Je ne peux pas leur dire que j’ai un peu de sang… de sève végétale qui circule dans mon organisme, ni que je suis capable de saluer le ficus qui est dans la salle d’attente, enfin ce n’est pas vraiment saluer mais plus rayonner une présence.

C’est compliqué…

Bon si j’ai une éventuelle explication du pourquoi je suis infesté par un virus dédié aux plantes, comment ai-je pu le refiler à Truc et Machin qui n’ont, eux, rien de végétal ?

- … mutation génétique… blabla phytovirus qui s’amalgament avec le cytoplasme… pouvoir pathogène… blabla…

Je lance un regard désespéré à Alex le lapin, comme ferait une personne en train de se noyer et à qui on explique le principe de la poussée d’Archimède. Puis mon cerveau fait enfin tilt.

« Tilt »
« Eureka »

Jansen m’avait dit que les médicaments d’origine chimique ou de synthèse lui étaient comme des poisons fatals. Je suis bien empoisonné, mais pas par une éventuelle substance laissée par les ronces, mais par le traitement antibiotique que je suis. C’est pour cela que je ne guéris pas. Mais ça je ne peux ni le dire au vétérinaire, ni à mon médecin. Le vétérinaire propose un traitement pour Truc et Machin avec une molécule à large spectre. Il me conseille de revoir mon propre traitement avec mon médecin.

Peut-être si je demande à la femme-chat-qui-squatte-les-genoux-de-mon-sac-à-puce… Elle va me faire avaler des potions à base de rats crevés j’en suis sûr…

Je suis dépité. Jusqu’à présent je n’avais trouvé que des avantages à mon léger changement génétique… après avoir réussi à réguler notre communication « végétale » avec Jansen qui au début m’offrait en direct live les sensations de ses ébats avec ce foutu rital. Les conséquences négatives sont bien ennuyantes. Comment je fais baisser ma fièvre si je n’ai pas le droit au paracétamol et autres trucs du genre. Je n’y connais rien en plantes. Jansen ! Je sors mon téléphone… batterie à plat, il est resté allumé dans ma poche sur une application musicale. La terre m’abandonne.

- Euh… vous donneriez quoi à une plante qui a de la fièvre ?

Regard torve du vétérinaire, mais plus compréhensif de la part d’Alex le lapin. On nous pousse gentiment vers la sortie, il y a du monde après nous. Truc et Machin roupillent dans la caisse sous l’effet de l’injection qu’ils ont reçu. Une fois dehors, je me sens encore plus lessivé. Ma fièvre a grimpé, mais je ne peux pas prendre un des cachets que j’ai dans ma poche. Conduire dans cet état ne me semble pas une bonne idée. Alex le lapin, euh Alex le maître du lapin n’est pas parti. Il semble s’assurer que je ne vais pas m’écouler. Je trouve ça gentil pour un type qui ne blaire pas les flics.

- Vous y connaissez quelque chose en phytothérapie ? Les médicaments à base de plantes ?


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 26 Jan - 4:40

La Compagnie des Animaux




Loin de s’apercevoir, ou même de se douter de l’effet de ses paroles sur l’homme qui se faisait ausculter à ses côtés en même temps que sa ménagerie, Alex balançait son regard agacé entre Brian et les vétérinaires.  C’était chaque fois la même chose quand quelqu’un, lui compris, ramenait ce sujet.  Il ne savait pas trop pourquoi, mais cette aversion était devenue épidermique chez lui et ça le prenait par les tripes.  Certes, comme tout bon citoyen qui se respectait, il avait vécu des rencontres avec le corps policier qui lui étaient apparues comme injustes.  Pourquoi se faisait-il coller dans l’accotement pour excès de vitesse après que cinq voitures l’aient dépassé à vive allure?  Pourquoi s’acharnaient-ils contre les pauvres de ce monde pour un quignon de pain alors que la riche aristocratie fraudait pour le salaire de plusieurs dizaines de policiers, peut-être même des centaines, chaque année?  Pourquoi aspergeaient-ils les manifstants pacifistes de poivre de cayenne, de coups de matraques et d’autres châtiments humiliants?  En fait, c’était la réponse que Alex voulait ignorer qui l’horripilait ainsi : parce qu’ils n’avaient pas de jugement critique.  Pas forcément par choix, certes, mais avec leur accord tout de même.  S'ils laissaient d’autres raisonner pour eux, comment cela pouvait-il bien se terminer?  Certes, ils étaient là pour faire appliquer des lois avec impartialité, mais n’y avait-il pas des limites à vivre constamment dans un tel biais.  La science au moins, elle, était réellement objective et impartiale.  C’était un peu cette mystérieuse inconnue qui vous fait du charme de l’autre côté de la pièce. Douce, impénétrable, belle, mais terriblement honnête et secrète à la foi.

Étrange, aussi, de par la manière dont elle opère.  En transmettant un virus d’origine végétale à un félin, un canin et un primate.  Était-ce ainsi que débutaient les nouvelles pandémies?  Alex s’était contenté de grommeler à la mention d’Amaro, jugeant inutile de commenter sur le tempérament et la morale du déviant personnage depuis son adolescence même.  Au moins Alex pouvait-il se considérer satisfait de ne pas être la seule personne raisonnable de cette ville, puisque Brian O’Conner semblait partager son avis sur le propriétaire du Pink Print.  Si seulement Charlie et Jansen étaient également  moins aveuglés par le charisme du sicilien.  Attendez.  Brian venait-il par le fait même d’admettre que son prétendu beau-frère était un homme inquiétant?  Voilà qui était malheureux pour les diners de famille.

Alex écoutait donc la discussion à la table d'à côté, bien plus intéressante que le énième discours sur l’importance de ne pas laisser manger n’importe quoi à son lapin.  Il avait beau jurer qu’ils ne lui donnaient que sa moulée spéciale mignonnitude, c’était comme si on ne le croyait pas qu’ils puissent se révéler être des tuteurs responsables pour Civet.

Brian s’était défendu d’être une plante, mais s’était coupé court dans son élan et avait tu les dernières lettres.  Ça pouvait aisément sembler n'être que de l'hébétude, mais Alex en conclut plutôt d'un espèce de questionnement interne, héberlué.  Et si, par demi-frère, Brian avait voulu dire “cousin”?  Après tout, de la Bretagne à l’Irlande, seulement quelques siècles de folklore les séparaient.  Ne s’apercevant pas que, suspendu à leur conversation, Alex dévisageait maintenant carrément l’infecté, il faisait rouler ses neurones à cent à l’heure.  Un dru, donc.  Mais qu’en était-il du courant d’air dans la salle d’attente?  Ça n’avait pas pu être naturel, n’est-ce pas?  Ou alors il devenait réellement paranoïaque.

-Il serait donc un espèce de patient zéro? intervint Alex en fixant le phénomène.  Brian lui jeta un regard rempli de désespoir alors qu’Alex se disait que si, vraiment, il était un dryade, l’échantillon sanguin devait être détruit et Brian réorienté vers une voie médicale plus appropriée.  Quel insouciant il avait été, d’ailleurs, de laisser le vétérinaire lui faire une prise de sang.  Le canadien reçut son congé en même temps que le propriétaire de Machin et Truc, mais resta un instant derrière pour convaincre le vétérinaire de le laisser prendre les échantillons sanguins et les emmener au laboratoire hospitalier, où il travaillait, cartes à l’appui.  Il sortit donc de la salle avec les trois éprouvettes sur lesquelles il ferait ses propres tests avant de s’en débarasser incognito.

Le manitobain retrouva le malade désemparé sur le pas de la porte et se dirigea vers lui pour s’assurer de son état.  Il plaisanta sur la question que Brian avait posée quelques minutes plus tôt.

- Personnellement, à une plante qui fait de la fièvre, je donnerais mon meilleur engrais de fumier.  De l’eau et du soleil, aussi.
- Vous y connaissez quelque chose en phytothérapie ? Les médicaments à base de plantes ?
-En médicament à base de plante et médecine douce, un peu.  En médicaments pour plantes, je doute que ça existe.  C’est pas un parasite qu’un insecticide pourrait tuer, si j’ai bien compris.  Sauf que la structure biomoléculaire des virus les rend généralement sensibles à la chaleur.  Je vous accompagne chez vous, vous n’êtes pas en état de conduire.  Vaut mieux pour vous qu’un bon samaritain vous aide.


Alex ouvrait la marche en pianotant d’une main sur son téléphone portable.  Il avisa Jansen de se méfier d’un virus qui avait infecté un certain Brian, puis…

-Bingo!  Wiki dit " Il n'existe pas de substance chimique, connue à ce jour, capable d’assurer une lutte curative : seul la lutte préventive peut être envisagée."  Ensuite il y a euh… sélection génétique, élimination des vecteurs, cultures de méristèmes -tous des machins qui s'appliquent difficilement à votre cas- et Ah!  Thermothérapie.  Vous aimez le sauna?  Et puis boire beaucoup d’eau et de la lumière naturelle, ça ne fait jamais de mal quand on est malade.

Quant aux animaux de compagnie?  Alex leur lança un regard désolé.  Il ne pouvait tout de même pas conseiller à leur propriétaire de les amener rôtir avec lui!  

-Si vous pouviez juste tenir mes clé le temps que je les installe…  Je verrai avec soit Jansen -Savait-il même conduire?- ou un autre pote pour récupérer votre voiture tout à l'heure. fit-il en tendant le trousseau à Brian, avant d’installer Truc et Machin dans leur boîte sur la banquette arrière, puis d’installer Civet à son tour, en s’assurant qu’il soit bien à l’abri, verrouillé dans sa cage. Enfin, il ouvrit la portière de son passager et récupéra ses clés en fronçant les sourcil.  Son test n’avait pas fonctionné.  Soit les clés n’étaient pas en fer, soit le dru n’était pas un dru et Alex s’en trouvait d’autant plus déconcerté.  Il claqua sa portière, s’assura que tout le monde était bien installé, et démarra.

-Il faudra m’expliquer ce qui vous est passé par la tête pour le laisser faire la prise de sang.  C’est par où, chez vous?  C’est la fièvre qui vous empêche de réfléchir correctement ou vous ne saviez pas que vous étiez à moitié une plante?

Malgré ses propos plutôt secs, le ton d’Alex était loin d’être moralisateur, pour une fois.  Il était en fait un fin mélange d’inquiétude et de panique.  Après tout, il étaient passés à deux doigts de la catastrophe, n’est-ce pas?  En suivant les indications de son passager, le jeune druide ne pouvait toutefois pas s’empêcher de se demander comment il se faisait qu’il attire ainsi toutes les créatures orphelines ou esseulées de Beacon Hills.  Était-il marqué « arche de Noé » sur sa bagnole?


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mer 1 Fév - 17:30


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Je me sens vulnerable comme un chaton. Incroyable comment un minuscule virus, quelque chose que l’on ne peut même pas voir à l’œil nu, peut terrasser quatre-vingt kilogrammes de muscles en pleine forme. Je n’aime pas ce sentiment d’impuissance qui m’étreint. Je ne peux rien faire pour me battre, ni donner de coups, ni utiliser mon don. L’ennemi sournois se tapit dans mon sang, sapant mes défenses naturelles. Je n'ai pas l'habitude d'être malade. Je me meure !

- Personnellement, à une plante qui fait de la fièvre, je donnerais mon meilleur engrais de fumier. De l’eau et du soleil, aussi.

De l’eau… oui j’ai soif, le soleil quant à lui joue à cache-cache derrière un ciel blanc. Pour l’engrais… je me vois mal sucer les bâtonnets que je plante dans la terre pour mes rosiers. Ou plutôt ceux que Jansen plante, vu que c’est lui qui en prend soin. Les rosiers… depuis que mes fleurs ont gouté au sang de Jansen elles se sont animés et veillent sur moi mieux qu’un chien de garde ne le ferait. Pire, ce ne sont pas mes roses, mais moi qui appartient aux roses… Ça fait marrer Jordan quand il les voit faire alors que je m’approche un peu trop près d’elle pour les arroser. Leur tiges se tendent vers moi et cherchent à me retenir. Le mouvement est léger et suffisamment diffus pour qu’aucun voisin ne se doute de quelque chose. Au début je trouvais cela effrayant de devoir me libérer de leur emprise. Puis à force c’est devenu un jeu. Il n’est pas rare que Jordan me trouve dans le jardin à causer comme un idiot à ces dames les roses, moi qui ne m’étais jamais intéressé au monde végétal...

Je n’ai pas les capacités de mon frère de sang qui commande à la nature qui l’entoure. Sa sève qu’il a partagé avec moi et qui s’est amalgamée je ne sais comment à mon organisme, m’a levé un voile sur un monde que le règne animal ignore totalement. J’arrive à entrer dans le flux de leur conversation, cela me coûte la piqûre d’une épine. Le règne végétal est régi par des lois où l’individu n’est que le complément d’un tout. Je mentirai si j’affirmai être à l’aise avec tout cela. Je n’ai pas souhaité cette symbiose. Je l’avais même rejetée au début, assimilant cette intrusion comme un viol mental. Mais maintenant je l’accepte car j’aime Jansen comme on aime un frère. Même si nous sommes différents, nous avons dans notre vécu un traumatisme similaire qui fait que nous nous comprenons.  

- Vous y connaissez quelque chose en phytothérapie ? Les médicaments à base de plantes ?
-En médicament à base de plante et médecine douce, un peu. En médicaments pour plantes, je doute que ça existe.  C’est pas un parasite qu’un insecticide pourrait tuer, si j’ai bien compris.  Sauf que la structure biomoléculaire des virus les rend généralement sensibles à la chaleur.  Je vous accompagne chez vous, vous n’êtes pas en état de conduire. Vaut mieux pour vous qu’un bon samaritain vous aide.
- Je… merci !


Cela m’ennuie d’embêter ce gars avec mes soucis de santé, mais il apparait comme une lumière dans ma tempête personnelle. Un bon samaritain comme il dit. Je suis content de croiser une personne qui n’est pas indifférente à son prochain. Je le suis donc comme un soldat obéissant.

- Bingo!  Wiki dit " Il n'existe pas de substance chimique, connue à ce jour, capable d’assurer une lutte curative : seul la lutte préventive peut être envisagée."  Ensuite il y a euh… sélection génétique, élimination des vecteurs, cultures de méristèmes… blabla…

Je hoche la tête pour affirmer… pour dire que je suis encore vivant et conscient, ne cherchant pas à comprendre ce que je ne comprendrais pas même sans être malade. J’ai une vision assez simpliste des virus et des microbes, sachant qu’on lutte soit avec des vaccins dans un cas ou des antibiotiques dans l’autre. Je me doute bien que l’affaire est plus complexe…

-  Ah! Thermothérapie.  Vous aimez le sauna?  Et puis boire beaucoup d’eau et de la lumière naturelle, ça ne fait jamais de mal quand on est malade.
- Le sauna euh… J’ai déjà bien chaud…


Alex le lapin me tend ses clés le temps d’installer notre ménagerie dans sa voiture. Il me dit qu’il va informer Jansen, ce qui me rassure, avant de m’installer à l’avant avec autant d’attention qu’il en a mis pour nos animaux.

-Il faudra m’expliquer ce qui vous est passé par la tête pour le laisser faire la prise de sang.  
- De ?
-  C’est par où, chez vous?  
- Par là.
- C’est la fièvre qui vous empêche de réfléchir correctement ou vous ne saviez pas que vous étiez à moitié une plante?
- Ben… Euh…


Spoiler:
 

La slave de question met à mal ma capacité très restreinte de compréhension et d’analyse. Ma cervelle rame pour faire les déductions et éclaircir la portée des paroles de mon chauffeur. A ma décharge je vis avec un être surnaturel. J’ai donc l’habitude de parler librement de ce sujet. Je tends le bras mollement à chaque intersection pour guider Alex le lapin. Une voix lointaine me dit qu’il n’est pas un lapin. Mon esprit enfiévré réplique que le raccourci est bien pratique et que de toute façon soixante-dix pour cent de mes neurones sont en arrêt maladie.

Il faut dire merci à mes réflexes de flic, pour qu’une partie du disque dur interne tourne dans une routine qui lui est propre. Les propos du lapin sont de la déduction évidente très familière à ma mémoire interne de poulet. J’ai failli me griller tout seul à la clinique vétérinaire ! C’est vrai qu’un mentaliste passe inaperçu à un examen médical tant qu’on ne lui colle pas des électrodes sur le crane pour enregistrer son activité cérébrale. Toutefois ce n’est pas le cas de gens comme Jansen ou même Jordan. Je glousse en imaginant ce que l’on peut voir dans le sang de mon sac à puce. Une réaction contrariée à mes côtés me fait comprendre que le lapin se méprend sur ma réaction. J’agite les mains en hélice d’avion pour signifier que je prends ses remarques au sérieux.

- Je… j’avais pas pensé à ça depuis que Jansen m’a… euh….

Me voilà à concurrencer les plus belles tomates. Jansen m’avait transfusé sa sève sans aiguille. Il avait pris le même chemin que les plantes qui m’avaient attaqué dans une sorte de viol organique. Je m’empourpre à chaque fois que j’y repense. Seul l’amour fraternel qui en résulte me fait accepter cet acte, sans parler du fait qu’il m’a sauvé la vie. Les plantes étaient en train de me momifier à vif. Je regarde le lapin qui a vraiment un regard contrarié.

- C’est là…

Penaud, je montre la maison. Il n’y a pas de voiture de patrouille devant vu que Jordan est au poste de police. J’en suis soulagé car je ne souhaite pas me faire abandonner par le lapin qui semble tout savoir.

… Tous savoir ! Mon esprit fait à nouveau tilt !

Tilt
Eureka

Deux fois dans la même journée, je vais frôler l’anévrisme ! Le lapin sait qu’il ne faut pas que l’on ait accès à mon sang bizarre. Le lapin sait que je suis à moitié plante. Le lapin sait ! Il faut suivre le lapin ! Alice attends moi !

(...)

J’ai dû avoir une belle absence car ma portière s’ouvre, le lapin m’invitant à sortir. Il a déjà posé la caisse de Truc et Machin sur la pelouse à côté de celle de son lapin qu’il ne semble pas vouloir laisser seul dans la voiture. Je me saisis de la caisse et marche comme un ivrogne jusqu’à la porte d’entrée. Ça cause sévère dans les rosiers.

- Chut ! Les filles.


Regard ahuri du lapin. (Le grand). Je bats l’air avec la main, chassant une mouche imaginaire conscient de passer pour un fou… J’invite le lapin à entrer à ma suite. Une chance que la maison soit rangée, les deux mini tornades n’étant plus en mesure de faire des dégâts depuis la veille. Avec précaution je transvase Truc et Machin dans leur panier. Le chaton ouvre un œil terne et pousse un petit miaulement plaintif. Machin planque sa truffe sous sa patte.

- Je n’aime pas les voir comme ça !

Le lapin semble apeuré… le petit, celui de la cage pas le grand lapin… Je soupire, me rendant compte que je ne tourne pas très rond.

- J’ai des radis dans le frigo pour Civet si ça peut le rassurer de grignoter…

Je joins le geste à la parole et vais dans la cuisine. J’ai besoin de boire. Dégoûté, je pose mes médicaments sur la table. Ils me soignent et m’empoisonnent en même temps. Je regarde le lapin… euh Alex, comme s’il était un grand mage, attendant qu’il me sorte la bonne parole et qu’il me délivre du mal. Amen.

Je suis malaaaade !

- Je dois faire quoi à votre avis ?



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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mar 7 Fév - 0:20

La Compagnie des Animaux




S’ils étaient trop tard pour la sélection génétique – et il aurait fallu retrouver ces fameuses ronces sauvages – et l’élimination des vecteurs, car il n’était pas question que le pauvre homme ne meurt, la culture des méristèmes était carrément impossible puisque le géant tout blême n’en avait pas.  Jansen non plus n’en avait probablement pas.  Quoique.  Alex se demandait si Jansen accepterait de lui fournir un échantillon cellulaire sain pour voir si elles se dédifférencieraient.  Si c’était le cas, ce dont il doutait, il devrait brûler le pétri avant de se retrouver avec un clone de Jansen.  Pas que le danseur ne soit pas sympathique, mais il était hors de question de faire une telle chose si amorale.  Alex n’était pas un savant fou – déjà, il n’était pas ingénieur – et refuserait de jouer avec la nature.  Ni la surnature.

Non, définitivement, la thermothérapie était la meilleure option.  Malgré toutes les protestations du malade, Alex en avait la certitude.  Et tant mieux s’il était fiévreux, ça ne pourrait pas nuire.  Bon, ça empêchait le canadien de conduire son bateau aussi rapidement qu’il l’aurait voulu, les réflexes de Brian étant apparemment aussi diffus que la force dans ses bras.  Alex s’interrompit dans ses reproches paniqués et se contenta de pincer les lèvres en suivant les indications, sans montrer la moindre compassion vis-à-vis de l’embarras de son passager, loin de se douter que ce sont davantage des souvenirs que l’interrogatoire qu’il subit qui lui empourpre les lèvres.   Les surnaturels étaient-ils tous bêtes?  Avaient-ils tous pris leurs cours de subtilité chez un troll des montagnes?  Ou un géant des Carpates? Même Charlie était meilleur pour garder ce secret que la plupart d’entre eux.  C’était dire!

Le canadien se gara un peu brusquement, faisant couiner la ménagerie en chœur.  Alex commença à sortir les bêtes de la voiture, hésita à y laisser Civet avec la fenêtre entrouverte, puis jugea plus prudent de le garder à vue.  Ce n’est qu’à ce moment qu’il réalisa l’absence de mouvement de Brian.  D’un pas long, il s’empressa d’aller ouvrir la portière pour voir s’il allait bien.  Ce serait bien sa veine s’il était tombé dans les pommes.  Il n’avait dû que se reposer un peu, car il sortit dès qu’Alex l’y invita et prit ses protégés avec lui.

- Chut ! Les filles.


À qui parlait-il?  N’avait-il pas un chiot et une chaton?  Qui ne produisaient pas le moindre son…   Les sourcils en chapiteau de cirque, Alex suivit son regard vers les rosiers auxquels il semblait s’adresser et se retint de passer une main devant ses yeux.  Il était probablement plus judicieux de s’occuper de son ami aux longues oreilles.

-C’est bon signe. répondit maladroitement Alex, alors que l’autre déclarait ne pas aimer voir ses peluches ainsi malades.  Au moins, il n’était pas l’un de ces abrutis qui maltraitent leurs animaux.  En même temps, qui s’avouerait être si odieux?  Il offrait même des radis pour le lapereau.  Alex n’était pas pour refuser, et il emboîta le pas du militaire, dont il venait de s’apercevoir que les plaques brillaient à son cou, pour s’assurer qu’il ne pique pas du nez entre le frigo et le four.  Aussitôt sur la table, Alex reprit le petit pot de médicament pour lire de quoi il s’agissait. Les sourcils froncés, il lisait ce qu’il y était inscrit.  De manière rhétorique, il questionna.

-C’est ça qu’ils vous ont donné?  C’est effectivement artificiel, si je ne me trompe pas, mais il existe probablement une substance naturelle similaire que vous pourriez essayer de prendre.  De synthèse ou de vivo, ça ne devrait pas trop impacter votre côté dru.

C’est en relevant les yeux qu’Alex remarqua que Brian le fixait, comme perdu.  Immédiatement, le druide se radoucit, reconnaissant quelque chose de familier, qu’il avait déjà vu chez son meilleur loup et son meilleur ours, lorsqu’ils venaient le voir pour un problème ou un autre.  Il n’aimait pas forcément qu’on le prenne pour un sauveur, ni savoir qu’ils se croyaient impuissants, mais il appréciait tout de même de pouvoir se sentir utile, de temps en temps.

- Je dois faire quoi à votre avis ?
-Rien.  Vous retournez au salon, vous relaxez, et je vous prépare un thé, pour commencer.


Oui, c’était bel et bien sa solution à tous les problèmes, ou presque.  Alex se mit à fouiller dans les armoires à la recherche de la bouilloire, qu’il remplit, et entreprit de couper les radis en petits cubes pour faciliter l’ingestion de Civet.  Il en profita pour observer négligemment la cuisine, poussé par la curiosité, et servit finalement deux tisanes.  C’est en ressortant de la pièce qu’il remarqua la veste beige posée sur une chaise.  Il n’avait pas trop fait attention au vêtement, mais maintenant qu’il se trouvait en face, la broderie BHPD était nettement visible.

-Moi et ma grande gueule. grinça-t-il entre ses dents.

Les deux tasses trônaient devant eux, et Civet engloutissait ses morceaux de radis en lançant un regard aux deux prédateurs à toutes les demi-secondes, environ.  Alex avait pris sur lui de s’asseoir.  Alors qu’il laissait les effluves herbales de son propre breuvage se reposer et se rafraîchir, il conseilla au militaire en face de lui de boire immédiatement.

-Buvez pendant que c’est chaud, ce sera d’autant plus efficace.  Ça va booster votre système immunitaire et l’effet de la fièvre.  C’est un excellent réflexe de votre partie animale pour contrer les invasions microbiennes.  Espérons que ce soit suffisant pour le cytovirus.  Sinon je pense vraiment que vous n’aurez pas le choix de combattre le feu par le feu.  Enfin.  Par la chaleur.  Vous voyez ce que je veux dire…

Alex réchauffa les paumes de ces mains sur sa tasse, en scannant encore une fois la pièce du regard.  Il tomba sur quelques portraits de deux hommes, une librairie avec une quantité de livres sur les bateaux qui aurait plu à son aïeule.  Et des bouquins plus sérieux.  Sur la loi et l’ordre, ce genre de choses, à en juger les titres.

-Au fait, si vous voulez que je vous aide, il faudrait que vous me disiez ce que votre partie humaine est.  Si ça ne vous dérange pas.

Le laborantin s’excusa ensuite bien rapidement en souriant et se rendit aux toilettes, où sa vessie lui intimait d’aller depuis quelques dizaines de minutes, déjà.  Et si Alex avait eu des doutes, l’insigne sur la vanité y mit fin, alors qu’il jurait intérieurement contre lui-même et son idiotie.  Lorsqu’il retourna dans le salon, embarrassé, il n’osait pas trop lever le regard et interrogea de nouveau, les mains dans le dos, dansant sur ses pieds comme un gamin prêt à se faire gronder.

-Au fait, je vous ai pas demandé où vous travaillez? interrogea-t-il en jouant les innocents.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Dim 12 Fév - 13:39


Animal Company


Feat : Alex Cormier



Ok, je me comporte comme un gamin. A ma décharge, je ne suis que rarement malade. Je me sens désemparé par ce que je considère comme une trahison de mon propre corps. Je ne sais pas lutter et suis prêt à croire et écouter le premier manitou qui se pointe devant moi.

Alex le lapin semble savoir ce qu’il dit avec ses mots tous compliqués et imprononçables. Alors quand il me conseille d’aller m’asseoir dans le salon et me relaxer, j’obéis comme un bon soldat. Je m’avachis, plus que je m’assois dans le canapé. Le moindre geste me demande des efforts incommensurables.

-Buvez pendant que c’est chaud, ce sera d’autant plus efficace.  Ça va booster votre système immunitaire et l’effet de la fièvre.

Alex le lapin a dit de boire chaud, alors Brian le demi-ficus se crame la langue sur le thé chaud. Quand on a la langue en feu, on ne pense plus au reste.

- C’est un excellent réflexe de votre partie animale pour contrer les invasions microbiennes.  Espérons que ce soit suffisant pour le cytovirus.  
- Le Sitôt virus ?
- Sinon je pense vraiment que vous n’aurez pas le choix de combattre le feu par le feu.  Enfin.  Par la chaleur.  Vous voyez ce que je veux dire…
- Mais comment je fais pour avoir encore plus chaud ?


Mon regard enfiévré tombe sur le lapin qui grignote ses morceaux de radis. Je le trouve drôle avec son museau qui frémit sans cesse. J’approche une main, l’animal se raidit, mais la présence des bouts de radis est trop tentante pour qu’il songe à fuir. Du bout du doigt, je le caresse entre les oreilles, puis retire vivement ma main me souvenant que j’ai contaminé Truc et Machin avec le Sitôt virus.

-Au fait, si vous voulez que je vous aide, il faudrait que vous me disiez ce que votre partie humaine est.  Si ça ne vous dérange pas.
- Non, du tout. Je suis un mentaliste. Je brasse de l’air.


Forcément, dit comme ça, ce n’est pas glorieux. Je comprends mon approximation à la mine interrogative d’Alex le lapin. Je lui explique que j’agis sur la matière. Et préférentiellement sur ce qui est en grain ou en gaz comme l’air, le sable, ou les débris légers. Je lui dis que j’ai plus de mal avec l’eau qui s’apparente, vue de mon pouvoir, à un solide. Les molécules sont trop proches. Je n’ai pas le bagage scientifique pour expliquer mon action sur la matière. Je sais que j’ai plus de mal avec ce qui est solide et compact, comme s’il me fallait de la place pour pousser sur les molécules. J'avais brisé le loquet lorsque j’avais ouvert la fenêtre de la salle de bain avec mon don quand Jordan était venu la première fois ici, désespéré de la mort de l’agent Fiona Ferjones, et menaçant d’entrer en combustion instantanée. En actionnant mentalement le verrou, je l’avais brisé, incapable de différentier la partie mobile de celle qui est fixe. Le lapin hoche la tête. Il semble comprendre ce que je dis. C’est un lapin savant. Il me demande où se trouvent les toilettes.

(…)

Le petit lapin s’enhardit à explorer le salon. Cependant quand il s’approche de la caisse de Truc et Machin, je l’attrape doucement et le repose sur la table basse.

- Ils sont malades et c’est contagieux. Tu ne dois pas t’en approcher. Tu pourras jouer avec eux quand ils seront guéris si tu veux Civet. Ils sont un peu foufous mais gentils.

Ce sont des prédateurs, mais ils sont si couillons que je ne doute pas qu'ils voient en Civet un pote de jeu et non un casse croute. Le taxon me regarde, il semble avoir l’habitude qu’on lui parle. Je me sens un peu couillon quand je me rends compte qu’Alex le grand est de retour et me regarde en se dandinant d’un pied sur l’autre. Il doit me prendre pour un fou. J’essuie une goutte de sueur qui dégouline le long de ma tempe. Le thé chaud fait son action.

-Au fait, je vous ai pas demandé où vous travaillez?
- Au poste de police de la ville. Je suis policier. Je suis en train de réviser pour passer le concours pour devenir inspecteur. Et vous ?


D’un geste vague, je montre tous mes livres sur le sujet. Dans mon état, je suis bien incapable de me plonger dedans. En prenant du galon, j’espère m’exempter de la part fastidieuse et ennuyeuse du boulot de simple flic, d’être plus utile et aussi m’éviter cette haine sociale des policiers qui impacte moins les inspecteurs. C’est là que mon esprit fait encore tilt ! Je vais avoir mal au crane à force de réfléchir.

Tilt
Eureka

La remarque d’Alex le lapin sur ce qu’il pensait des policiers me revient en mémoire. J’avais totalement shunté cette partie. Je soupire, ose un regard vers mon sauveur du moment et fais un sourire contrit. Mon regard se reporte sur Civet qui penche dangereusement vers moi.

- Attention l’acrobate !

Je l’attrape à nouveau et le pose sur le sol. Le lapin vient se caler entre mes deux pieds. Hey ! Ce n’est pas le moment ! Ton maître ne m’aime pas. J’agite les mains en hélices d’avion.

- Euh… c’est peut-être pas bon qu’il me colle. J’ai déjà contaminé mon chiot et mon chaton. Je ne souhaite pas…

Un miaulement faiblard nous parvient depuis le panier des deux zouaves. Je m’attends à ce que le grand-lapin-qui-n-aime-pas-les-flics en profite pour prendre congé. Je me redresse en vacillant.

- Je vais leur rapprocher leurs gamelles d’eau.

Bouffée de chaleur, le sol tangue, je me suis relevé trop vite, endimanché par ma gêne soudaine. Non que j’aie honte de mon métier, mais plus navré que des à priori sociaux se dressent ainsi entre deux personnes qui n’ont aucune raison de ne pas s’entendre.

A la cuisine, je suis obligé de mettre un genou à terre pour garder mon équilibre. Je n’ai rien dit pour défendre ma profession. De toute manière j’ai déjà du mal à rester cohérent. Je n'ai ni la force de défendre mon métier, ni la conviction que cela change quoi que ce soit. Je me redresse avec une gamelle dans chaque main, le sol tangue à nouveau. En bon marin, j’ancre mes pieds au sol et focalise un point fixe sur le sol à trois mètres de moi. J'ai brusquement très froid. Maudite fièvre.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mer 15 Fév - 4:43

La Compagnie des Animaux




Il avait dit cytovirus?  Alex se reprit en s’excusant : il avait voulu dire phytovirus.  Quant à la manière d’accélérer la fièvre, le druide n’en avait pas réellement idée et il préféra éviter de faire de l’humour à thématique de lance-flammes, au cas où le probable flic le prendrait au pied de la lettre.  Il était hors de question qu’Alex soit tenu responsable de la mort d’un homme en uniforme.  Bien qu’il ne soit pas en uniforme en ce moment-même et qu’il soit en fait plutôt mal en point.  Heureusement, l’attention papillonnante de son patient permis à Alex d’éluder la question.  Bien sûr, il y aurait toujours la possibilité de lui faire prendre des bains chauds, mais trop chauds risquaient également de l’abîmer.  Nom d’un caribou à plumes.  Dans quel bêtisier s’était-il encore une fois fourré le nez?

Alex resta interdit un moment à l’explication que Brian lui fit de sa particularité.  Si son mentalisme ne le dérangeait pas du tout, son explication le prit au dépourvut et, à en croire la manière par laquelle O’Conner poursuivit ses explications dans un empressement tout relatif à la vue de son état, Alex comprit que l’expressivité de ses sourcils l’avait une fois de plus trahi.  Au moins son explication faisait du sens.  Que les solides soient plus difficiles à affecter que les liquides, eux-mêmes plus résistants face à son pouvoir que les gaz ne l’étaient tombaient sous le sens.  La cohésion atomique devait y être pour quelque chose.  Les molécules ayant le moins haut degré de liberté énergétique étant plus soudées que celles qui en avaient déjà acquis quelques-un de plus.  Alex songea à lui demander s’il avait plus de facile avec les huiles que les solutions aqueuses, en se demandant si l’effet de cohésion des ponts hydrogènes pouvaient se faire sentir, mais préféra simplement hocher la tête et ne pas martyriser davantage le cerveau déjà en compote de son hôte.

-Je me disais aussi.  Parce que j’ai une tante qui aime bien brasser de l’air, mais elle est loin d’être mentaliste, croyez-moi! rigola le druide en se dirigeant vers la toilette.

À son retour, Brian semblait prendre soin de Civet comme un véritable papa poule, à en croire qu’il avait moralement adopter le lapereau dans sa ménagerie.  Si ce n’était de l’anxiété qui le gagnait, le canadien aurait presque pu avoir un sourire attendri à exprimer à celui qui jouait les animaliers.  Les sourcils du druide se barrèrent à l’horizontale, contrariés, lorsque sa théorie évidente fut validée.  L’ex-marine lui renvoie la balle au bond, se valant un mouvement de sourcil par en-dessous.

-Je suis biochimiste.  Je travaille comme laborantin à l’hôpital. déclara-t-il en balançant sa tête d’avant en arrière, dans une sorte de parodie grotesque de pigeon.  Un silence rempli de malaise s’installa entre les deux hommes, Alex n’osant pas croiser le regard du malade.  Ce fut Civet qui coupa court au malaise en manquant de tomber en chute libre.  Le canadien apprécia les réflexes du mentaliste qui ne semblait tout à coup plus aussi à l’aise avec son nouveau protégé, voulant le renvoyer au druide qui n’était pas certain que la raison mentionnée était la raison véritable.  Alex récupéra son lapin alors que le chaton gémissait au fond de sa boîte.  Immédiatement, Civet vint se lover dans le creux de son coude et Alex lui murmura, amusé :

-Tu sais, tu peux pas adopter n’importe qui qui te nourris, Civet, tu as déjà deux papas et une troisième maison ferait plutôt difficile à gérer.  Infernal, même.

Gratouillant le crâne du rongeur, Alex cherchait les mots justes, la bonne manière de parler, comment s’excuser de manière convenable.  Il leva un sourcil étonné lorsque Brian s’élança vers la cuisine, pris d’une montée d’adrénaline insoupçonnée.  Alex soupira, haussant et baissant ses épaules pour accompagner le geste et, maintenant qu’il avait inspiré suffisamment de courage, il posa Civet dans son panier et emboîta le pas du policier vers la cuisine.

-Écoutez, Brian, je suis désolé pour ce que j’ai dit tout à l’heure.  Mes paroles ont dépassé ma pensée.  Je suis parfois impulsif et je connais Alessandro depuis le lycée et nous ne nous som… Vous allez bien?

Comme il s’était adressé à lui du salon, il n’avait pas tout de suite vu la position dans laquelle O’Conner se trouvait désormais.  En quelques enjambées rapides, il se retrouva agenouillé auprès du policier, passant le bras derrière ses épaules et lui frictionnant le dos dans un réflexe rassurant.  Le manitobin posa son poignet sur le front du malade et en conclut rapidement que c’était la fièvre.

-Vous devriez vous reposer.  Je vais vous accompagner jusqu’à votre chambre, vous allez vous étendre et vous ne bougerez pas de là jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux, compris?

Saisissant l’avant-bras de Brian, Alex l’aida à se relever, lentement, en le laissant appuyer sa haute stature contre la sienne.  Et tranquillement, ils prirent la direction de la chambre des maîtres.

-Je peux rester pour m’occuper de Truc et Machin jusqu’à ce que Jansen ou votre conjoint ne revienne, si vous voulez.  Ça me ferait plaisir.  Et vous pourrez m’appeler s’il y a quoi que ce soit.  

-Ça vous va?
offrit Alex en aidant Brian à basculer sur le matelas qui grinça sous la masse quasiment inerte.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 23 Fév - 18:45


Animal Company


Feat : Alex Cormier



L’horizon tangue, je me suis relevé trop vite. Mais le gite du sol de la cuisine n’est pas dû à une mer houleuse. Mes techniques de marin sont inappropriées dans le cas présent. Les gamelles d’eau penchent dangereusement, je m’accroupis pour les reposer au sol. Prudence est mère de sûreté. Si je renverse de l’eau sur le carrelage, j’ai cinquante pour cent de chance de marcher dessus et de me vautrer. Je maudis ma faiblesse, j’enrage sur ma vulnérabilité. D’habitude c’est moi qui porte assistance aux autres, et non l’inverse. Le retournement de situation égratigne mon égo de mini-héros militaire.

J’ai entendu les excuses du lapin sur ses propos sur la police en général. Je ne suis pas en état de lui répondre une phrase cohérente. De toute façon il a raison, la police est inutile, la preuve ! Je n’arrive même pas à rapprocher les gamelles d’eau de Truc et Machin. Je ne sers à rien, je suis juste un fardeau pour ce gars qui a certainement autre chose à faire que de jouer les gardes malade.

-Vous devriez vous reposer.  Je vais vous accompagner jusqu’à votre chambre, vous allez vous étendre et vous ne bougerez pas de là jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux, compris?
- Je… oui…


C’est que ma chambre est à une année lumière de la cuisine ! Voir peut-être deux. A l’étage de la maison quoi. Je me sens soutenu et fermement redressé sur mes deux jambes. Le mouvement nous déséquilibre un peu, je crois que j’ai mis tout mon poids sur le laborantin. Mais après quelques pas, je constate qu’il est solide. Je range donc ma fierté dans ma poche et le laisse me conduire à l’étage. L’effort de monter les marches me refait passer d’un froid glacial à une fournaise intense. Nous passons devant la petite chambre qui sert d’atelier à Jordan avec ses bidules de radio et autres mécanismes qu’il affectionne trifouiller à ses heures perdues.

Le Queen Anne's Revenge nous salue quand nous entrons dans ma chambre. Voir ce fier bateau à voile me redonne un peu le moral. Dieu que j’aimerais être sur le pont, regardant l’horizon infini, le vent caressant ma peau. Des rêves d’évasion me submergent, me replongeant dans ma détresse actuelle.

Comme un flan trop cuit, je m’affale sur le lit défait. Du bout des pieds, je me défais de mes chaussures. L’effort me met en sueur. Le lapin laborantin me dit rester pour s’occuper de la ménagerie jusqu’au retour de mon conjoint. J’acquiesce mollement du menton, puis rougis subitement. Dans les méandres de mon cerveau enfiévré, un détail n’a pas été filtré. Il a dit conjoint et non conjointe. Mon malaise augmente d’un cran. Je ne suis pas à l’aise avec ça, mais alors pas du tout. Je fronce les sourcils, me demandant comment il a pu deviner. Ce n’est tout de même pas écrit sur mon front que la personne qui partage mon lit est du même sexe que moi. Puis je me souviens des photos dans le salon. Ma cervelle de futur inspecteur se met en route. La photo en elle-même ne trahit pas notre relation intime, car Jordan peut aisément passer pour un ami ou un membre de ma famille. Cela ne suffit pas pour que le labolapin fasse une telle déduction. Ah ! Tilt, Eureka etc… Il est passé par la salle de bain qui est manifestement exempte de tout accessoire féminin. Et que deux rasoirs électriques d'homme, ça en fait un de trop pour un couple standard.

Les joues empourprées de confusion, je n’ose pas regarder mon sauveur. Le labolapin ne semble pas s’apercevoir de mon brusque malaise car il m’aide à m’installer sur le lit. Je croise finalement son regard quand il affirme que je peux l’appeler en cas de besoin. Je n’ai pas les sens des métamorphes pour deviner le degré de sincérité des gens. Pourtant, le labolapin me regarde d’un œil franc et direct. Pour avoir interrogé bien des suspects, j’arrive à deviner lorsque les gens sont mal à l’aise. Là ce n’est pas le cas. Alex le lapin semble plus choqué ou mal à l’aise par le métier que j’exerce, que mon couple. Tout à l’heure il a parlé des deux papas de Civet et de deux maisons. Je m’interroge.

-Ça vous va?
- Oui, c’est très aimable à vous de vous donner cette peine. Mon conj… Jordan devrait rentrer vers dix-sept heures.


Mon bafouillage est agrémenté d'une belle couleur pivoine. Je n’ai absolument aucune idée de l’heure qu’il est et encore moins le réflexe de regarder ma montre.

- Je veux bien à boire s’il vous plait. Je… qui est le deuxième papa de Civet ?

Rapidement je baisse les yeux, gêné par ma question plus qu’indiscrète. Puis mon regard retourne sur le visage du labolapin. Mon regard glisse sur sa silhouette. Il est plutôt bien foutu. Sans être exagérément musclé, il a une belle stature qui explique sa facilité à me soutenir pour monter jusqu’ici alors que je pèse mon pesant de muscles. Ses sourcils sont très expressifs, mais leur langage me reste obscur. J’ai toutefois une certitude. La réponse à ma question, ne semble pas si simple.

- Je….

Mes dents se mettent à claquer. Il faudrait que je vire mes frusques de ville avant de m’emmitoufler sous la couette, mon t-shirt me colle la peau. Cependant ôter mes chaussures a été déjà un immense effort, puis je suis bien trop pudique en présence d’Alex le lapin. Je tire sur un bout de couette me disant que je tenterai de m’extirper de mes vêtements quand il descendra me chercher un verre d’eau. J’écoute son explication quant à la garde de Civet.



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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 2 Mar - 16:16

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Les mains plus libres, Alex avait désormais un peu plus le temps d’observer les lieux dans lesquels ils se trouvaient.  Les couleurs sobres rendait la pièce, malgré le chaos qui y régnait, facilement excusé par la maladie, à la fois chaleureuse et relativement anonyme, comme dans ces magazines de décorations que l’on retrouve dans les salles d’attentes des dentistes.  Heureusement, les habitants des lieux avaient su s’approprier l’endroit à l’aide d’une décoration personnalisée, dont l’élément le plus impressionnant constituait sans contredit en le voilier qui semblait s’attirer les regards du Brian, donnant au gaillard un certain côté gamin.  L’homme avait dû être Marines, à en juger par les plaques à son cou et le pétillement dans ses prunelles ternes lorsqu’il posait les yeux sur le navire, dont le nom était calligraphié à la proue.  Queen Anne’s Revenge disait-il.  Alex n’était pas très calé en histoire, mais savait que cette reine avait également légué son nom à un style architectural des beaux quartiers de Winnipeg et Vancouver.  S’il s’était douté qu’elle avait eu encore plus d’influence que cela, il aurait probablement été bien plus impressionné.

De nouveau attaqué par une montée de fièvre, visiblement, Brian rougissait.  Incertain de la procédure à suivre, Alex se figea et l’observa, pour s’assurer qu’il ne perde pas confiance.  Il haussa le sourcil gauche en voyant l’autre froncer les siens, signe d’un débat intérieur?  Ou d’un combat?  Était-il sur le point de..?  Non, probablement pas, il y aurait eu des hoquètements, ou quelque chose dans ce genre pour trahir les efforts gastriques, pardi!  Le mieux qu’il lui restait à faire était de s’assurer que le malade soit confortable.  Ce fut le bafouillage de Brian qui enligna Alex sur une nouvelle hypothèse quant à la coloration de ses joues.  Était-ce parce que sa relation avec le dénommé Jordan devait être secrète?  D’un coup d’oeil furtif, Alex avait lu l’heure sur le réveil-matin et s’apprêtait à repartir quand Brian lui requit un verre d’eau.  Avec un sourire, le druide hocha de la tête pour faire comprendre que les désirs de son patient seraient bientôt comblés, puis il s’arrêta net au bout de son premier pas.

Pourquoi avait-il mentionné Crowley devant un flic?  Bien sûr, il ne savait alors pas que O’Conner était policier, mais tout de même.  Ce n’était qu’une blague entre l’ours et lui, de dire qu’ils étaient les papas de Civet, et qu’ils en avaient la garde partagée.  C’était parce que les deux s’étaient trop attachés à la petite bête pour la voir disparaître à tout jamais dans le repaire de l’autre.  Car le sage laborantin, même sans savoir s’il s’était déjà attiré des embrouilles à Beacon Hills, était persuadé que Charlie n’était pas inconnu des forces de l’ordre de cette petite ville.  Et puis, il devait l’avouer, être associé à l’ours-garou, en ce moment, après ce qu’il avait dit des agents de la paix, n’était peut-être pas ce dont il avait le plus envie.  Pas qu’il ait honte de leur amitié : le druide restait persuadé que le bien qu’il avait pu déceler chez son ami était réel, mais oui, il était gêné d’être son ami, en ce moment précis.  D’un ton légèrement hésitant, Alex n’avait pourtant d’autre choix que de relater, de répondre à l’interrogatoire qu’on lui faisait.

-On est pas vraiment ses papas, hein.  C’est que mon ami qui a trouvé Civet dans un piège, dans le bois. Et…

Et le canadien fut interrompu par le claquement de dentiers de Brian, qui martelait à s’en faire exploser les plombages.  Lui donnant un coup de main, Alex souleva la couette et la ramena sous son cou avec beaucoup moins de diligence que maman poule pour ses poussins, avant de poursuivre.

-Comme je n’habite pas très loin de là, il est venu me le porter pour que je le soigne et, quand Civet s’est rétabli, il a voulu le reprendre, et nous n’étions pas tout à fait d’accord.  Avec nos deux têtes de cochons, on a pas eu le choix de faire un compromis, et c’est comme ça qu’on a établi une garde partagée, à la rigolade.  Enfin, plus pour longtemps, comme on sera bientôt colocs...

Avant que celui qui était prisonnier de ses histoires soporifiques ne s’endorme, songea Alex, il serait bien que celui-ci aille lui chercher son verre d’eau.  Refermant la porte de la chambre derrière lui en rassurant Brian qu’il reviendrait rapidement, le garde-malade improvisé descendit au rez-de-chaussée, où il s’assura que les trois bêtes allaient bien.  Il lova Civet contre lui pendant qu’il remplissait les gamelles de Truc et Machin, abandonnées lors de l’opération de sauvetage du Soldat Brian.  Le chaton se frotta contre les jambes d’Alex et, une fois de plus, disparut pour se retrouver plus loin en une femtoseconde.  En l’occurrence, il avait choisit le bol d’eau, où il put étancher sa soif.  Le couinement du chiot attira l’attention du druide, qui le saisit et le déposa devant sa propre gamelle, avec pour tout remerciement un battement mou de la queue.  Finalement, l’animalier d’un jour ramena Civet dans sa boîte, là où il ne craignait rien et se sentirait en sécurité, et il remonta l’escalier avec le verre d’eau à la main.

Alex s’arrêta devant la porte de la chambre et y toqua, attendant un signal de la part du malade pour pouvoir entrer la chambre.  Ou un ronflement.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Mer 15 Mar - 20:40


Animal Company


Feat : Alex Cormier



J’apprends ainsi que Civet a échappé à un piège. Le braconnage est fréquent dans les forêts domaniales de la ville et beaucoup de propriétaires se plaignent également de chasses intempestives sur leurs parcelles. Depuis, je sais qu’une partie de cette chasse est liée à des prédateurs d’un genre particulier. Toutefois il persiste des chasseurs tout à fait humains qui n’hésitent pas à enfreindre la loi avec un arsenal de pièges et de collets non réglementaires et dangereux qui ne donnent aucune chance aux animaux.

Je retrouve dans l’histoire d’Alex au lapin une analogie avec la mienne avec Jordan. De solides gaillards qui se laissent attendrir par une boule de poil. Le chiot est arrivé ici grâce au Helltoutou attendri par le sort du canidé, le chat est là par ma faute. Une main mal intentionnée l’avait abandonné dans mon coffre caché parmi mes courses alors que j’allais reposer mon chariot. Une personne blasée trouverait cette narration désuète et un peu ringard, pourtant je comprends parfaitement le cheminement qui l’a amené à cette garde partagée. « Deux têtes de cochons »… Y en a aussi deux beaux spécimens qui habitent cette maison. Je souris à cette évocation, mais mon sourire se noie dans mes claquements de dents. Cela semble inquiéter mon sauveur qui s’empresse d’aller me chercher un verre d’eau. Je crois que je l’apprécie malgré ses dires sur les policiers. Je suis conscient qu’il n’a pas entièrement tort.

Dès que la porte est fermée, je me redresse et bataille pour virer mon T-shirt. La galère survient pour retirer mon jean. Mon affolement et ma précipitation n’aident pas, sans parler que la fièvre rend mes mouvements encore plus fébriles.

- J’aime pas être malaaaade !

Je râle contre moi-même et mon corps qui me trahit. J’ai repoussé la couette et m’arque boute pour faire glisser mon pantalon sur ma peau moite de sueur. Mais quelle idée ai-je eu de mettre un slim ! Je gagne centimètre par centimètre et arrive enfin à extirper une jambe du tissu pas si stretch que le dit l’étiquette. Affolé, j’entends le lapin qui remonte, je fais l’erreur grossière de retrousser le jean qui termine coincé à ma cheville. Je suis totalement trempé de sueur sous l’effort. Il est clair que je n’y arriverai pas avant…

« - Toc toc »

Je jure mentalement, abandonne mon jean accroché à ma cheville et tire la couette sous mon museau en me recouchant sur le dos comme un gamin prit en flagrant délit de bêtise.

- Entrez !

Alex apparait comme un sauveur avec un verre d’eau que je descends en quelques rapides gorgées.

- Merci ! Cela fait un bien fou.

Le sauveur de lapin et de flic fiévreux fait une réflexion qui souligne une certaine modestie de sa part. Je ne suis pas forcément en état de juger avec clairvoyance, cependant j’apprécie le caractère tempéré du jeune biologiste. Il semble devenir parfois frondeur si j’en crois son histoire avec Civet et son ami. Est-ce celui qui travaille au Pink? Si j'enlève Jansen et Amaro de la liste, il reste Arès, Jerry, Dan et cet empaffé de Crowley.

Un de ses sourcils se lève, vite rattrapé par son jumeau. Je suis son regard et ferme les paupières de dépit. Je pensais que ma tentative avortée avec mon jean était masquée par la couette d’un bleu outremer. Mais le vêtement en denim bleu clair dénote en dépassant lamentablement sur le côté du lit où se trouve le laborantin, trahissant mon pied coincé.

Avoir l’air idiot n’a jamais tué personne, mais je m’en passerai bien. Je fais une grimace contrite. Un regard furtif vers le réveil m’informe qu’il reste une petite heure avant que Jordan débarque et ne prenne le relais. Le verre d’eau semble atténuer un peu les effets de la fièvre. Je me sens un fifrelin mieux. Si j’évite tout effort, ça devrait perdurer un peu. Nouveau mouvement de sourcil du lapin en direction du pied de mon lit. Mon pied de libre qui tente de sauver l’autre de l’asphyxie n’est pas très discret dans ses vains battements en nageoire de phoque. Mon regard se fait fuyant. J’essaye de trouver quelque chose pour me tirer d’embarras. Mais plus je pense à ma situation… moi en boxer dans mon plumard avec mon jean accroché à une de mes chevilles devant un inconnu qui a eu la gentillesse de me raccompagner chez moi… Y a mieux comme situation. Euh et si je ramène mon pied vers le centre du lit, j’arriverai peut-être à cacher mon jean ? Je secoue la tête, c’est idiot, Alex a déjà vu mon futal qui dépasse. Et si j’aborde la météo ? Non, on s’en moque là de la météo ! Rhaa ! Je suis celui qui aide les autres, pas ce radeau de la Méduse qui naufrage lamentablement.

- Je… J’aimerai pouvoir vous remercier quand je serai en état de le faire. Je ne sais pas comment, mais au minima vous retourner votre gentillesse à bien vouloir me veiller jusqu’à ce que je ne sois plus seul. Enfin si vous voulez bien me donner votre adresse… ou un numéro où vous joindre.

Je m’aperçois de mon ingérence au moment où je la prononce. Alex le grand lapin ne souhaite pas forcément revoir ma trombine de flic. Cependant ma conscience m’ordonne de rendre la pareille. Je n'ai aucune idée de ce que je pourrais lui apporter. Je demanderai à Jordan, il a toujours des idées originales... Euh, non finalement, je ne vais peut-être pas demander à Jordan. Elles sont plutôt farfelues ou un poil osées ses idées. J’ai repris ma gigue avec mes pieds, car ce saleté de jean me coupe la circulation sanguine.


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 6 Avr - 4:55

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Au bout de quelques secondes, Brian donna le feu vert à Alex, qui se saisit de la poignée, la tourna lentement, et repoussa le panneau avec précaution.  Son sourcil s’arqua en dénotant la position dans laquelle le policier se tenait.  Pour un peu, il lui complimenterait la taille de ses oreilles, et de ses yeux, et de ses crocs, et lui demanderait où était passée mère-grand, et s’il n’avait pas vu un petit chaperon rouge.  Il se contenta d’un sourire muet, qui se voulait tant bien que mal discret, et tendit le verre.  L’eau lui fut ravie avec une force qui surprit légèrement le druide.  C’était peut-être l’énergie du désespoir.  Et à en juger la rapidité à laquelle le contenant se vida de tout son contenu, il ne serait peut-être pas mauvais d’en emporter un second.  Ou une citerne.

-Voyons!  C’est la moindre des choses... rétorqua Alex avec une sincérité difficile de remettre en question, lorsque Brian le remercia.

Le silence s’installa un instant et Alex se retrouva aux côtés du lit, les bras ballants, le regard se baladant d’armoire en commode en table de chevet en bibelots en jeans dépassant de la couette.  La gymnastique faciale du laborantin reprit de plus belle alors que, s’efforçant de conserver une moue sans émotion, Alex se demanda ce qui avait bien pu se passer le temps de son tour de garde au rez-de-chaussée.  Il ne réalisa pas immédiatement qu’il fixait sans vergogne la maladresse du malade, mais détourna le regard par lui-même, au bout d’un moment.  L’un de ces bons vieux réflexes canadiens qui évitaient de commettre des impolitesses involontaires.  Le regard mousse du scientifique reprit son tour de la pièce, alors que sa main commençait à gratter une cuisse qui le démangeait étrangement, tout à coup qu’il sentait un silence s’établir avec malaise.  Et la broussaille sourcilière d’Alex retourna se poser sur le bout de jeans.  Comment disait son père?  Le jupon dépasse?  Le druide toussota dans son poing pour s’empêcher de rire à cette pensée, alors que les jambes de Brian semblaient exécuter une espèce de danse de Saint-Guy pour se débarrasser du pantalon récalcitrant.  Le châtain ne désirait pas s’en mêler, préférait bien faire semblant de n’avoir rien remarqué, faire comme si de rien n’était, jusqu’à ce qu’un nouveau mouvement le fasse sursauter.  Là, il ne pouvait plus jouer la comédie.

Toutefois, le Cormier n’avait pas envie de passer sa main sous la couette.  Il n’avait jamais été une personne tactile, et était même plutôt pudique, qui plus était, alors il n’était pas question qu’il laisse au destin l’occasion de lui faire subir un quiproquo d’ordre intime.  En tant que tel, aider Brian à se déshabiller ne lui posait aucun problème.  Il avait vu suffisamment de vestiaires pour ne pas être intimidé par un mollet dénudé, et savait faire la part des choses entre l’érotique et le chaste.  Il ne doutait pas qu’un flic n’en était pas moins capable.  Mais.  Or.  Sauf que.  Pourtant.  Toutefois. Néanmoins.  Cependant, il se trouvait que… Seulement, voyez-vous, ce flic en question était ici chez lui, dans son lit.  Qu’il partageait avec un autre flic.  Et Alex n’avait pas du tout envie de le laisser se faire des idées.  Pas le moindrement du monde, m’sieur-dame, aurait-il voulu que Brian ne croit qu’il lui fasse des avances, ou que son partenaire ne rentre et les retrouve dans une position grotesque, ou pire encore, burlesque.  Non seulement Alex tenait à conserver le nez au milieu du visage – ne nous mentons pas, la violence policière est un fait aussi largement établi que nié par les institutions – mais encore ne désirait pas se retrouver dans la mire du commissariat comme s’il était un dangereux criminel ou un délinquant récidiviste.

Ayant probablement reconnu l’air de daim paniqué sur le visage de Alex, Brian coupa le silence, proposant au biochimiste de le remercier.  Il n’avait pas d’idée immédiate, et Alex non plus, mais il avait une idée derrière la tête, pensant toujours au poste de police.  Les sourcils du druide allèrent rejoindre sa frange frontale sous la surprise lorsqu’on lui demanda ses coordonnées.

-Euhm… C’est que… Ça m’a fait plaisir, ce n’est pas nécessaire... bafouilla le laborantin, alors que les deux pattes du malade s’agitaient de nouveau.

-Si vous voulez me rejoindre, vous pouvez toujours appeler l’hôpital, j’imagine.  Composez le numéro du labo et demandez pour Alex… Enfin...

Sapristi, c’était que ce petit combat devenait agaçant.

-Je serais pas contre d’avoir une faveur en banque auprès d’un flic, je vous avoue.  Pas pour moi forcément, pas forcément pour un truc légal, mais plutôt...

Brian allait finir par ne plus avoir un drap en place s’il continuait de la sorte.  Comment comptait-il dormir par la suite?

-Vous permettez?

Alex se saisit du jeans qui dépassait hors de la couette et, d’un coup sec, dégagea le mollet entravé.  Il fit de nouveau le tour de la pièce du regard, en interrogeant.

-Où va la lessive sale?
-Euhm… Sinon, je disais pas forcément légal, mais para-légal… ou paranormal, si vous voyez ce que je veux dire.  Je ne prévoie rien faire d’illégal ou dangereux
, tenta-t-il de rassurer en réalisant à quel point il devait sembler vouloir s’acheter une permission de faire les 400 coups. Ni personne que je connaisse, pour autant que je sache.  Mais s’il advenait que je devienne mêlé à un truc… à quelque chose de… d’inexplicable… Ce pourrait être bien de savoir qu’il y aurait quelqu’un à qui je pourrais l’expliquer et qui pourrait m’aider à trouver une solution, ou j’sais pas quoi, par exemple.

Les sourcils du druide tanguèrent dangereusement vers son nez, devenant quasiment parallèle à son arrête, comme s’ils étaient les deux moitiés du Titanic après qu’il eut rencontré l’Iceberg.

-Je… C’est clair ce que je raconte?


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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Jeu 20 Avr - 12:36


Animal Company


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Je vois bien que la situation présente est autant embarrassante pour mon sauveur que pour moi. Je ne suis pas un grand analyste, cependant il me semble que j’ai quelques points communs avec Alex le lapin. L’un comme l’autre, nous ne sommes pas très dégourdis en relations humaines dans le cadre de la vie privée. Je ne doute pas que pour lui également, ce handicap s’efface lors des urgences au travail.

-Euhm… C’est que… Ça m’a fait plaisir, ce n’est pas nécessaire...

Dans le mille, ma proposition l’embarrasse. Sa remarque sur les flics, sans être forcément une haine farouche contre l’ordre public, n’en témoigne pas moins d’un apriori négatif qui tue dans l’œuf toute velléité de lien positif de ma part. Le laborantin me précise être joignable à l’hôpital. Je me vois mal me pointer dans un établissement de santé avec une bouteille de vin ou autre présent pour un membre du personnel. Grosso modo, hors cadre professionnel, il est peu probable que j’ose le contacter par ce biais.

Je tente de masquer mon amertume par un sourire qui étouffe un soupir et qui doit plus vraisemblablement ressembler à une grimace. J’espère que ma fièvre masque mon dépit, bien qu’il soit affligeant d’être jugé en fonction de mon métier, mais le monde est ainsi fait. Je n’en veux pas personnellement au grand lapin qui est aussi un ovin comme chacun de nous et je ne m’exclus pas du lot. J'ai aussi mes propre à priori. Je subissais déjà les mêmes ressentis quand j’étais dans la Navy. On nous a appris à faire avec. La conséquence est que nous restions entre nous. Les militaires ont des amis militaires et les policiers des amis policiers. Ce corporatisme n’aide pas à faire changer les mentalités.

J’ai espéré que Beacon Hills soit différent. Je fais partie de ces différences, mais cela ne suffit pas. Être flic semble être plus dangereux que d’être mentaliste. Et ce maudit jean qui ne veut pas libérer ma cheville. Quelles journée de ****, quelle semaine de **** !

-Je serais pas contre d’avoir une faveur en banque auprès d’un flic, je vous avoue. Pas pour moi forcément, pas forcément pour un truc légal, mais plutôt...
- Hein ?
-Vous permettez?


Ce retournement de situation m’interpelle tant que je ne fais pas attention quand Alex me délivre de mon pantalon. Je songe tout de suite à Amaro, notre connaissance commune. Je ferme déjà les yeux sur pas mal de choses car je ne veux pas faire de la peine à Jansen, mais aussi parce que l’italien fait attention de ne s’en prendre qu’à des mecs pas nets et qui méritent tous la prison. Cela ne me plait pas, mais quand ils règlent leurs comptes entre eux, c’est toujours ça de moins à faire pour nous et l’argent des contribuables économisés en procédures, couts de procès et d’incarcération. Toutefois, je fais une différence entre fermer les yeux et couvrir une activité illégale.

-Euhm… Sinon, je disais pas forcément légal, mais para-légal… ou paranormal, si vous voyez ce que je veux dire.  Je ne prévoie rien faire d’illégal ou dangereux.
- Ah ! Je vois. Beacon Hills est un vrai casse-tête côté flic pour les dossiers... non-classés.


Le shérif a plusieurs fois failli perdre son poste à cause de cela. Il a maintenant l’appui de Jordan et le mien. Stilinski nous refile d’emblée toutes affaires louches, afin que nous puissions orienter nos enquêtes d’une façon « acceptable » pour le reste du monde. Si cela érafle mon sens de la droiture, je n’en fais pas moins ce job dans le job et mens dans mes rapports. C'est un mal pour un bien. Enfin, je le crois.

Je souris quand Alex s’emballe dans ses explications. Il est gêné de demander une faveur à un flic, lui qui avait été si prompt à les condamner de façon globale. Je comprends le cheminement de ses pensées. C’est évident que savoir qu’il peut avoir un soutient côté police est un sérieux atout et surtout peut éviter la surenchère des problèmes.

-Je… C’est clair ce que je raconte?
- Oui. Je crois que j’aurai été aussi… clair, si la situation avait été inversée. Nous sommes plusieurs au poste de police à « savoir ». Cela reste un vrai casse-tête pour écrire des rapports qui ne nous font pas passer pour des incompétents ou des cinglés… Cependant, je trouve que nous ne nous en sortons pas trop mal. Enfin, si certains arrêtaient de boulotter des gens...


J’affirme à Alex qu’il peut me joindre sans problème en cas d’affaire non-ordinaire pour éviter que la cavalerie ordinaire s’en mêle. Le visage du laborantin trahit son malaise. J’essaye de trouver quelque chose à dire, mais je ne trouve rien de transcendant à exposer, sinon que des banalités lénifiantes. Alex revient après avoir collé mon jean dans la panière de linge sale que je lui ai indiquée et qui se trouve dans la salle de bain.

- Je… Alex, je ne nie pas avoir eu une époque bon soldat, les doigts sur la couture du pantalon. Seulement la découverte de mes capacités et la faune à laquelle je suis confronté ici, m’ont amené à être moins à cheval sur le règlement. Pas que je laisse passer n’importe quoi hein ! Seulement je comprends bien les prérogatives du monde surnaturel. Je…

Je me sens un peu empoté dans mes explications. Ce ne sont pas mes sourcils qui trahissent ma confusion, mais mes lèvres qui grimacent sans que j’aie le moindre ascendant sur leur mobilité.

- Je serais ravi que vous me fassiez confiance si un jour vous vous faites déborder par je ne sais quoi. Je sais faire la part des choses et… euh… Je ne suis pas… enfin… Y a des flics bien hein !

Je m’empourpre. Je n’ai pas l’habitude de me vanter, enfin c’est l’impression que je me donne là à tenter de me justifier et me faire accepter. Alex connait Jansen, nous sommes donc amener à nous croiser ou entendre parler l’un de l’autre. Je souhaite ne pas être épinglé comme un simple flic dans la mémoire d’Alex. Mais s’il y a une chose sur laquelle il est difficile d’avoir une emprise, c’est bien la façon dont les autres vous perçoivent. Un bruit en bas abrège notre conversation. Une voix raisonne depuis le salon.

- Brian ?

Jordan est rentré. Il doit se demander pourquoi j’ai amené un lapin à la maison, comme si nous n’avions pas assez d’animation avec Machin et Truc.

- La relève arrive ! Je… si vous avez besoin un jour que je vous garde Civet… Je pense que Truc et Machin le verrons comme un copain. Et voilà mon numéro de téléphone. A l’inverse, il est préférable que vous ne passiez pas par le poste de police pour me joindre, car cela sort des procédures et… faut éviter…

J’ai griffonné mon numéro sur le calepin qui reste toujours sur la table de chevet. Je me trouve franchement bête à refiler mon portable à un type que je ne connaissais pas il y a quelques heures alors que je suis en boxer dans mon plumard. Comment je fais pour me coller dans une situation pareille ?

Les marches de l’escalier grincent sous le pas plutôt rapide du Toutou infernal. Jordan a dû m’entendre parler. Je me souviens de son grognement quand Jansen m’avait approché d’un peu trop prés à son gout… Je prépare mentalement une phrase à dire dès qu’il entre avant qu’il ne me colle Alex le lapin au plafond avec une arrivée effrayante à la Hellhound. Je me vois comme dans un mauvais film avec un "C'est pas ce que tu crois". Euh... un "Alex m'a sauvé du désastre" serait peut-être plus approprié et moins ciblé à quiproquo.

HRP : Par simplicité, je propose de PNJser Jordan Smile



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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Dim 30 Avr - 20:05

La Compagnie des Animaux




L’échange de malaise allait bon train. Ni le malade ni l’infirmier ne semblait vouloir chercher des puces à l’autre et ils parlaient des tabous comme ils auraient marché sur des œufs. À la fois surpris et soulagé d’apprendre que le poste de police était en partie dans le secret, Alex inspira un grand coup et ses épaules s’affaissèrent légèrement. Le druide écouta les aveux du policier-ficus. Le laborantin retint un sourire lorsque Brian se réclama d’être un bon flic, mais il le rassura néanmoins.

-Il y a des gens biens partout, et généralement plus qu’il n’y a de conn… d’abrutis. Je ne devrais pas en vouloir aux gens de faire leur boulot, non plus.

C’était simplement irritant quand monsieur l’agent faisait manifestement de l’abus de pouvoir, ou de l’intimidation, ou profitait de manière évidente de son badge en n’importe quelle autre façon. Et ça n’était pas propres aux uniformes armés, mais également à ceux parmi les stéthoscopes qui avaient la manie de parler au commun des mortels comme s’ils étaient gravement arriérés et n’y connaissaient rien à rien. Loin d’avoir la langue dans sa poche, il avait déjà demandé à un médecin qui s’obstinait à lui parler comme s’il était une blatte écrapoutie* sous sa chaussure s’il pouvait lui expliquer le sujet de leur discorde. Le docteur s’était tenu à une réponse de type causalité : la maladie est causée par ceci, qui affiche ce symptôme. Et Alex lui avait expliqué en long et en large en quoi la pénurie en une protéine spécifique dont il s’évertuait à lui afficher l’absence causait une cascade hormonale rétro-inhibée qui venait camoufler ledit symptôme et qu’ainsi, le spécialiste de la santé ne devrait pas assurer au patient qu’il n’était pas malade, mais qu’il devrait plutôt faire des tests plus poussés.

-Si vous avez besoin d’une présence au laboratoire, pour réajuster des résultats ou pour égarer un échantillon biologique le temps d’en trouver un qui soit cent pourcent bio-naturel, n’hésitez pas non plus à me ...

La porte s’ouvrit et le partenaire de Brian l’appela du pas de la porte. L’homme au lit donna des directives pour le joindre, et le druide nota prestement le nouveau contact dans son portable avant de sortir. Les marches de l’escalier grinçaient.

-Brian est au lit, il a besoin de repos. fit-il en s’éclipsant.

-Il a attrapé un virus, ainsi que Truc et Machin et... Alex se tut d’un coup. L’homme qui venait d’arriver sur le palier lui avait cloué le bec par sa simple présence. Évidemment, lorsqu’il avait dit qu’ils étaient quelques-uns au poste à savoir, le canadien s’était bien douté que son conjoint était dans le coup. Mais il ne s’était pas attendu à ce qu’il ait une aussi forte aura surnaturelle. C’était comme si il la portait ainsi qu’une seconde peau. Ou qu’elle était sur le point de ressortir et de s’exprimer. Elle luit rappelait indubitablement l’aura de Derek et des loups, mais lui paraissait bien moins sauvage et férale. Et bien plus… Pourquoi le mot qui venait à l’esprit d’Alex était «sulfureuse»? Le biochimiste fit un pas de côté pour laisser passer Jordan, presque certain qu’il en aurait été forcé s’il était resté sur place à lui bloquer le chemin.

-Bon, hum. Comme Jordan est rentré, Civet et moi on va peut-être rentrer chez nous aussi. À moins que vous ayez besoin d’autre chose?

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Animals Company | Feat Alex Cormier   Sam 6 Mai - 14:06


Animal Company


Feat : Alex Cormier



Je ne sais pas quelle sera l’évolution de cette rencontre finalement assez improbable. Je n’en veux pas à Alex de sa vision à l’emporte-pièce des flics en particulier et des représentants du maintien de l’ordre en général. Nous nous serions rencontrés dans d’autres circonstances, je pense que chacun aurait passé son chemin. Le hasard nous a forcés à communiquer, et finalement le biochimiste est bien moins réac qu’il n’en a l’air au premier abord et j’espère lui avoir donné une autre image d’un flic.

La maison ne tremble pas à l’arrivée de Jordan, mais c’est tout comme. Le fauve qui escalade quatre à quatre les marches de l’escalier qui mène à l’étage où nous sommes, fait littéralement fuir Alex. Je le comprends, car à situation inverse, je ferais pareil. Si nos idéaux sont sensiblement différents, côté tempérament et caractère je nous trouve beaucoup de ressemblance. Nous ne sommes pas des as de la communication.

-Brian est au lit, il a besoin de repos. fit-il en s’éclipsant. Il a attrapé un virus, ainsi que Truc et Machin et...

Pourvu que Jordan ne le colle pas au mur, genre « je vais te faire cracher le morceau ». Mais non. Son regard oscille d’Alex à moi et de moi à Alex. Je fais un coucou mollasson de dessous la couette.

- Alex a eu la gentillesse de me ramener à la maison avec les deux loustics. J’en aurais été incapable. Et il m’a évité une belle bévue à la clinique vétérinaire. Celui qui a ausculté Truc et Machin m’a fait une prise de sang pour comparer. Heureusement, Alex a subtilisé les éprouvettes.

Cette tirade m’a pompé de l’énergie. Alex prend congé non sans proposer à nouveau son aide.

- Bien sans vouloir abuser, je serais curieux que vous analysiez mon sang. Qui sait, cela pourrait nous révéler des informations utiles. Merci pour tout Alex ! Je suis content aussi d’avoir rencontré un ami de Jansen.

(…)

Comme d’un accord tacite, nous attendons que la porte d’entrée claque sur le dos d’Alex pour discuter. Je commence par redemander à boire à Jordan, puis je lui explique par le menu ce qu’il s’est passé dans la journée. Truc et Machin vont guérir grâce à l’antibiotique que leur a prescris le vétérinaire. Quant à moi, je dois bannir tout médicament de nature chimique ou synthétique, car à cause de la sève de Jansen qui coule en moi, cela devient un véritable poison.

- Sinon Alex qui est biochimiste, ce qui laisse penser qu’il s’y connait un peu, me préconise de lutter par la chaleur. Genre de faire des séances de sauna. Tu pourrais…

Jordan, qui jusque-là s’en voulait de m’avoir écouté ce matin et laissé aller seul à la clinique vétérinaire, redevient joyeux. Un large sourire illumine son visage et ses yeux pétillent de malice. Il s’éclipse dans la salle de bain. J’entends l’eau couler et mon démineur préféré chantonner.

(…)

La thérapie préconisée par Alex a fonctionné. Au bout de deux jours je n’avais pratiquement plus de fièvre et repris de l’énergie. Jordan insiste pour que nous poursuivions les séances de sauna au moins pendant une semaine. C’est qu’il commence à amer ça l’animal et cela devient de moins en moins une thérapie, et de plus en plus un… Ce n'est pas comme si cela me déplaisait.

Spoiler:
 

© Fiche par Mafdet Mahes


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