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 Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Jeu 19 Jan - 18:05

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
La maison résonne de vie. Kada’an rit ou grogne, souvent contre James l’investigateur privilégié de ses réactions. L’écossais n’en finit pas de nous étonner avec sa façon de parler et de ses réactions qui ont toujours un décalage, comme désuètes et pourtant si vraies, si authentiques. Nous rions, mais non à ses dépens. Nos veillées sont animées surtout quand James joint le geste à la parole et assassine quelques ennemis invisibles du bout de son épée. Mady est impressionnée qu’un si jeune homme se comporte comme un fin gentleman. Keanus n’en finit pas de lui soulever le kilt pour voir si c’est un « vrai » écossais. Même Tobias a fini par descendre de la tour d’ivoire qu’est sa chambre depuis l’incident de l’autre fois avec Arès. La meute renoue avec nos anciennes traditions. Le moment entre le repas et celui du couché, est un vrai bonheur. Je couve d’un regard de grand frère bienveillant James et Kada’an qui se rapprochent. Nous nous sentons tellement bien dans cette meute qui se reconstruit que nous en oublierions presque la pleine lune qui elle, n’oublie pas de grimper sournoisement à son apogée. Ce sont des désordres sur le campus qui me rappelle la date du calendrier.

Je ne sais pas comment je vais m’y prendre, car je n’ai pas envie de briser la confiance qui s’est installée entre nous et mes deux nouveaux bêtas. Ma seule certitude est que Tobias n’échappera pas aux chaines. Depuis la rixe avec la bande d’omégas qui n’a pas tourné au drame grâce à la présence du videur du Pink, Tobias multiplie les affronts. Notre lien de parentés s’efface devant celui d’un alpha pour son bêta. Il m’épuise mentalement. Je sais qu’il cherche mes limites. Mon cousin me connait parfaitement. Il sait ma non-violence et ma difficulté à utiliser ma force pour m’imposer. Il me pousse à bout pour provoque un coup que je retiens en serrant les dents, bridant la colère qu’il arrive à faire naitre dans mon cœur. Cela m’insupporte d’autant plus que ses agissement ont un impact sur l’humeur de James et de Kad’an. La jeune louve est suffisamment impulsive pour qu’on n’en rajoute pas. Et James qui n’a pas encore passé sa première lune est également d’un tempérament tempétueux. Le jeune homme s’emballe vite et son esprit guerrier prend rapidement le dessus. Cela s’annonce mouvementé…

(…)

Le repas du soir est assez bruyant ce soir. Tout le monde parle fort et en même temps. Deux fois que Mady hausse la voix sans succès. Elle finit par me lancer un regard appuyé, me demandant d’intervenir.

- Du calme les loulous…

Parle à mon… Je soupire d’exaspération et finis par laisser croitre mon aura. James qui n’a encore jamais ressenti cette pression mentale me regarde presque choqué. Je lui lance un regard d’excuse.

- Cela serait bien si nous pouvions manger sans avoir l’impression d’être dans un hall de gare. J’apprécie les discussions animés, mais tout perds son sens quand tout le monde parle en même temps.

Regards penauds de mes deux nouveaux bêtas, insolence dans celui de Tobias. Mady soupire et Keanus ne dit rien, mais n’en pense pas moins. C’est-à-dire que j’aurais dû agir avant que chacun ne soit sur les nerfs. Le repas de ma tante est pourtant délicieux et devrait inciter à l’apaisement, mais c’est sans compter sur la gourmandise des deux plus jeunes de la meute.

Kada’an prend la pelle à tarte pour s'emparer du dernier morceau de délice aux poires de Mady. Tobias se saisit de la part à pleine main et la lèche grossièrement pour se l’approprier. Kada’an sort les crocs. J’ai juste le temps de lui intercepter le poignet avant qu’elle n’incruste la pelle à tarte dans la joue de Tobias. Mon cousin fait tomber sa chaise en se levant brusquement pour éviter la baffe. James crie d’indignation. La cacophonie revient au galop.

- Rhoaah !

Mon rugissement fait taire tout le monde. Ni Kada’an, ni James ne m’avaient vu totalement transformé et encore moins avec mon aura pleinement déployée. Les deux nouveaux bêtas baissent la tête comme des enfants apeurés, Tobias ploie des épaules mais me fait l’affront de me fixer dans les yeux. Je m’avance sur lui, menaçant.

- Le jour où tu auras atteint mes limites sera le jour d’une brisure irréversible pour notre meute.

Mady geint. C’est le cri d’une mère qui a peur pour son enfant. Je ne regarde pas Tobias avec haine, mais dépité. Il m’accule à un affrontement auquel je me refuse mais je risque devoir m’y résoudre pas plus tard que demain, nuit de pleine lune. Nous sommes un jour avant l’apogée et j’ai dû les contraindre tous. Tobias a mal agi en se saisissant de la part de gâteau de cette manière, toutefois… il réagissait à un acte égoïste de Kadan’an qui s’était attribuée la dernière part sans l’once d’une envie de partage. Quant à James, il a clairement pris position avec sa queue et non pas avec sa cervelle.

Keanus se lève, récupère la part de gâteau qui est le centre d’un conflit disproportionné et la jette par la fenêtre. Elle ne sera pas perdue pour tout le monde, les animaux de la nuit sauront s’en satisfaire. Ensuite mon frère attrape Tobias par le bras et le traine sans ménagement à l’étage jusque dans sa chambre. La porte claque avec violence. Je sais que Keanus va veiller sur notre cousin toute la nuit. Mady débarrasse la table en reniflant, les yeux humides. Elle aussi, comme mon frère a subi le poids écrasant de l’aura de leur alpha, et cela de façon injuste. Quand le chef de meute déploie son aura au maximum, il lui est impossible de faire le tri et de cibler un ou plusieurs bêtas. Tout le monde encaisse en même temps. Seul le fait de savoir ne pas être la cible de ce courroux, aide à supporter cette domination. James et Kada’an ne pipent mots et aident à nettoyer.

(…)

Je suis sorti dans la cours prendre l’air et me calmer. Je serre et desserre les poings sur le même rythme que ma respiration que je tente d’apaiser. Rarement la colère me submerge ainsi. Je suis un homme pacifique et foncièrement gentil. Pourtant je dois tenir mon rang, quoi qu’il m’en coute. Mady sait que j’ai fait ce qu’il fallait, pourtant j’ai bien vu la couleur du reproche dans son regard. J’ai eu envie de lui balancer que j’étais l’alpha de Tobias et non son père. Que la discipline de son fils relevait de sa responsabilité et non de la mienne. Pourtant j’ai tût ma rancœur.

« - Ne pas se laisser entrainer dans la roue de l’acrimonie. Une roue qui nous emporte sur des chemins dévastateurs. »

Les paroles de Ted Shepherd raisonnent encore dans ma tête. Je lui ai longtemps reproché le massacre que nous avions subi, massacre qui l’a lui aussi terrassé. Trop naïf, trop candide, trop confiant… Si nous avions été plus aguerris comme les autres meutes, si nous avions appris à nous battre, peut-être qu’il n’y aurait pas eu tant de morts. Sept années que j’analyse ce qui nous est arrivés. Sept ans que je passe d’une conclusion à son opposée. Si nous avions été plus vindicatifs, nous aurions attirés plus de chasseurs. Si nous avions été plus vindicatifs, ceux qui nous ont massacrés à l’arme automatique ne seraient pas tous partis sains et saufs. Mais des morts dans leurs rangs n’auraient pas ramené les nôtres à la vie…

J’ai modifié notre mantra. La vérité est dans un équilibre difficile à trouver, comme cette fin de repas dramatique vient de le prouver. Deux gamins de dix-huit ans qui sans même le vouloir, du moins pour Kada’an, car je sais que ma bêta ne pensait pas à mal, uniquement commandée par une légitime gourmandise, m’ont obligé à aller dans l’extrême. J’ai fait pleurer Mady…

Je sens l’odeur de James dans mon dos. J’entends un cœur battre près de la porte, celui de Kada’an.

- Aller vous coucher et essayez de vous calmer en prévision de demain…

J’écoute ce qu’ils me disent sans me retourner, ni leur répondre. J’ai la mine sombre. Nous sommes des animaux sauvages. Kada’an est née louve et ne le sait que trop bien. James qui semblait si fier d’appartenir à la race de son ancienne épouse, ressent maintenant dans sa chaire toutes les implications et toutes les frustrations que cela engendre.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 22 Jan - 9:08


Un repas mouvementé

Cela fait quelque temps maintenant que j'ai emménagé chez Will. Mady est une femme adorable que j'ai pratiquement de suite considéré comme amie. Il n'y a pas eu confiance à gagner, ça c'est fait tout seul comme avec Willem. Keanus m'aide beaucoup lui aussi. Son calme est plaisant et sa sérénité un exemple. Je l’apprécie beaucoup même si je ne lui montre pas. Tobias, c'est une autre histoire. On se ressemble beaucoup par notre souci de manque de contrôle, par notre comportement électrique et par notre caractère de loups un peu trop rebelle. On se dispute régulièrement quand il sort de sa chambre, mais ça n'est encore jamais allé bien loin. Quant à James.. Mon mauvais caractère me fait défaut très souvent. Je lui grogne dessus cherchant à l'ennuyer comme une enfant, je le charrie en mélangeant amour et désir d'une petite vengeance personnelle. Chose que je ne ferrais pas le jour de pleine Lune.

Nos repas se font toujours dans la bonne humeur. Mady cuisine tellement bien que je dois toujours me retenir de ne pas me jeter sur les plats comme un louveteau affamé. C'est fou comment leur présence m'a changé. Ma vie de solitaire est finie et j'avoue que c'est assez compliquer quelquefois. Je me rends compte que j'ai perdu le sens du partage. Pourtant, c'était ce que ma famille, nous apprenait quand nous étions enfants. Heureusement, je n'ai pas perdu le sens du respect envers les autres membres de la meute. À par nos disputes avec Tob' je n'ai pas le souvenir d'avoir eu de l'irrespect envers lui et lui n'en a jamais eu envers moi.

...

La veille de la pleine Lune à été mouvementée. Tob et moi Étions encore très sensibles à l'approche de ce jour. James parlait beaucoup plus fort que d'habitude, et je ne l écoutais pas, parlant à Tobias en haussant le ton pour qu'il m'entente et lui également me répond fort. Je ne sais même plus de quoi, nous parlions tellement la cacophonie ressemblait à celle que l'on trouve dans un métro. Mady a plusieurs fois essayé de nous dire stop, mais ni moi ni James ou Tobias ne firent quoique ce soit pour baisser d'un ton.

Soudain, une force me coupe dans mes paroles. Je baisse la tête et un couinement m'échappe. Willem a utilisé son pouvoir d'alpha pour nos calmer, car nous avions dépassé les bornes. Je sais qu'il n'a pas utilisé toute la puissance de son pouvoir. J'écoute ce qu'il a dire et soupire. Je regarde Willem. Je comprends tout à fait son geste. Mon attention se porte à James à côté de moi et je lui attrape la main un court instant, caressant sa peau voulant le rassurer. C'est la première fois qu'il ressent ça. Je me souviens de la première fois ou mon grand père à user de ce pouvoir.. cela été fort..

La tarte de Mady est tellement bonne.. Je regarde, le dernier part de gâteau et j'ignore ce qu'il me prend, je me jette dessus comme un louveteau affamé.. Kada'an Ravewood Ou comment envenimé davantage l'état d'énervement de l'alpha. Mais il va de soi que Tob en profite pour m'ennuyer et attrape la part de tarte et la lèche de tout son long. Je grogne et mes crocs sortent tout seuls. Je m'apprête à enfourner la pelle a tarte dans la joue du loup, mais Willem m'attrape la main et m'arrête à temps.

- Rhoaah !

Outch.. Quand je disais que Will n'avait pas utilisé toute sa puissance, je m'en rends compte maintenant. Son pouvoir m'assaille et le me cache la tête, les épaules basent. Je serre les dents pour ne pas couiner. Je n'écoute même pas ce qu'il dit à Tobias, je me rapproche juste de James, cette fois pour me soutenir autant que pour le soutenir. Je m'approprie son bras et le serre doucement. Sa présence est rassurante. Le repas terminé, le frère de Will prend la part de gâteau et la jette dehors. J'ai été égoïste. Keanus, prend son cousin et l'amène à sa chambre. La porte claque et je me surprends à rabaisser les épaules suite au bruit sourd. En silence, James et moi aidons Madison à ranger la table. Lorsque Will sort prendre l'air, je me sens responsable de ce qui ses passés. J'ai envie de demander pardon, mais ce n'est pas le moment, je crois. Je regarde la mère de Tob 'et ouvre la bouche pour parler, mais la referme aussitôt.. Que dire de toute façon.. Je m'approche juste d'elle la serre contre moi sans même demander son avis. Elle pleure.. Pas avec des larmes visibles, mais avec le coeur.. Je soupire et ferme les yeux un instant avant de la lâcher puis attrape la main de James.On va voir Willem. Il se rapproche plus près que moi. Je reste à la porte quand lui s'avancent de quelques pas. Sans se retourner, il nous dit d'aller nous coucher.

-Willem.. Je..Je suis navré.. C'est ma faute. J'ai fait preuve d’égoïsme. ça ne me ressemble pas.

Il ne dit rien et je rentre me coucher, dépité, fatiguée et à cran.


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James MacAulay

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 22 Jan - 14:16

Plus qu'une famille, une meute


Airson glòir an chinnidh!






La vie prenait peu à peu sa place dans la maison des Shepherd, ma maison et une paix semblait s'être installée dans mon coeur blessé. Depuis la mort des assassins de mon clan je n'avais retrouvé qu'un semblant de sommeil et d'intérêt à la vie. Ma mission vengeresse accomplie, je m'étais retrouvé sans but, ni cause à défendre. Jusqu'à Kada'an. Lorsque je l'avais retrouvé dans ce café, j'en avais ma famille au sein de ce clan et cette meute. Je m'étais juré de la défendre au péril de ma vie. Mais avant tout j'étais fidèle à Willem et sa famille. Ils étaient tout ce que j'avais perdu et pourtant retrouvé.

Aussi me surpassai, me montrant d'une rare vitalité typique des écossais et essayant d'insuffler un souffle clanique, n'était ce pas la même chose qu'une meute, dans cet attroupement de loups garous aux origines parfois disparates. Et si nous semblions unis au cours de nos repas, nos rires, nous restions des hommes et des femmes dotés d'un certain caractère. Tobias semblait introverti et dangereux, tel le chien qui regarde son maître de biais et qui lorsque ce dernier a le dos tourné attaque sans prévenir. Je me méfiais de lui. Mais Kada'an m'inquiétait parfois. La jeune femme était plus qu'impulsive. Elle était sanguine. Son passé l'excusait en partie mais je me faisais du soucis pour elle.

Mais avant tout, j'avais mes propres impulsions à gérer. Lorsque j'avais été mordu tout allait bien et j'avais profité de certains de mes dons. Mais alors que le temps passait, je me sentais écrasé par ces nouvelles capacités. A cran, je ne supportais plus mes sens sur développés; cette faculté à m'énerver facilement et mon excitation perpétuelle. Une telle tension tirait sur l'élastique et mes nerfs semblaient à vif. Je faisais de mon mieux pour y arriver mais des accidents arriver comme ce fameux soir. Au cours d'un dîner pourtant mémorable, je parlais exceptionnellement fort sur enrichissant sur les autres qui continuaient pourtant. Agacé par le comportement de Tobias, j'enchaînai répliques sur répliques sans me rendre de la cacophonie que nous créions. A peine si les loulous de Willem me parvinrent à mes oreilles. Aussi mon alpha usa de quelque chose de plus sournois.

Ce fut soudain et inexplicable mais je me sentis apeuré et si j'avais eu une queue je l'aurais glissé entre mes pattes. Je retins un glapissement et regardai atterré l'homme. Je savais pourquoi il était l'alpha et me dominai sans hésitation. Je bredouillai des excuses et parlai moins fort, concentré sur mon assiette en méditant sur mon comportement peu correct. Mais alors que Kada'an attrapai la dernière part de tarte, Tobis l'attrapa sans hésiter et la lécha goulûment. Outré par ce comportement, je me levai et frappai du poing sur la table en criant, ne prêtant pas attention au geste retenu de Willem.

"Beag falbh ! Tu t'es cru où petit con ? Ce n'est pas une écurie ici !"

Mon comportement me rappela tant mon paternel que je cherchai une baguette de bois à ma ceinture mais ne la trouvai. Evidemment, les châtiments corporels punitifs ne se pratiquaient pas et le jeune homme était assez âgé pour se rendre compte de son erreur même s'il manquait d'éducation. Alors que le ton montait et que je m'apprêta à secouer Tobias comme un prunier pour lui apprendre à se taire, un rugissement résonna. Mes poils se hérissèrent, griffes et crocs jaillirent et mes yeux brillèrent d'un éclat l'espace d'un instant. Poussé par l'instinct, je baissai la tête, me recroquevillé presque et poussai un gémissement de contrainte.

Je ne prêtai guère attention à ce qui se passa entre Tobias et Willem, ruminant les événements. Je m'étais laissé emporter par la colère. Kada'an avait failli tenter de commettre un acte d'une rare violence et je l'avais même pas vu, ni même essayé de l'empêcher. Ce n'était ni loyal, ni éthique. J'étais gêné par l'acte qui venait de se dérouler aussi fermai je mon clapet et terminai de ranger. J'étais au mieux Mady et lui souriais d'un air gêné. Je ne voulais pas donner l'impression d'avoir attaqué son fils par méchanceté. Mais son insolence était désormais une affaire de famille.

Kada'an me prit la main et nous rejoignîmes dehors Willem. L'air frais me fit un bien fou et je frissonnai dans l'air froid. Cela me rappelait de bons souvenirs. Ma douce resta à la porte mais je m'avançai de quelques pas. Willem était notre chef mais non pas notre maître.

"Je m'excuse pour le bruit que l'on a fait pour ce soir bràthair [ndlr : frère]. Cependant, Tobias semble t'échapper. Il faut battre l'acier tant qu'il est chaud et malléable. Il te faudra durcir son éducation ou il deviendra une bête sauvage et insolente. Madison fait de son mieux mais éduquer seule un enfant n'est jamais aisé. L'humilité passe par l'humiliation."

J'insistai sur ces derniers mots, durs mais vrais et je regardai également Kada'an. Son geste de haine, bien que défensive, m'avait choqué et cela était valable également pour elle et pour même. Je pensais que l'aura de Willem absorbait de plein fouet me suffisait, j'en étais moins sûre pour elle et Tobias.

"Je vais me coucher. Demain une rude journée m'attends à ce qu'il paraît. J'espère que tes chaînes sont en bonne acier j'ai de l'énergie à revendre aye !"

Je m'écartai de l'Alpha, me retournai vers Kada et la pris par la taille. Lui déposant un léger baiser sur la bouche, je m'enfonçai dans la maison vers ma chambre.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Ven 27 Jan - 17:23

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
La maison est silencieuse quand je vais me coucher. Je ne prends pas la peine de me dévêtir et m’affale comme une masse, le nez dans l’oreiller. Toute cette tension m’a épuisé et je sombre dans un sommeil sans rêve.

La tête enfarinée je mate ma gueule dans le miroir. J’ai l’air d’un ours mal léché. Je file sous la douche n’ouvrant que l’eau froide. La morsure de l’eau a le bon gout de me réveiller et de fouetter ma volonté. Je me souviens des paroles de James la veille au soir. « L'humilité passe par l'humiliation. » Il parlait pour Tobias, m’incitant à me mêler plus d son éducation. Mais l’écossais a-t-il seulement conscience que cette maxime est également valable pour lui ? Il a fanfaronné sur la qualité de l’acier des chaines. Je soupire à l’idée de devoir user de la force contre lui. Attacher un loup à chaque pleine lune ne le fait pas grandir ni venir meilleurs. Cela ne donne que plus d’argument au fauve de se rebeller. Ce soir je vais devoir m’imposer sans les écraser. Je pense que Kada’an devrait être pas trop difficile à contraindre. Tobias… c’est une autre affaire. James reste une belle inconnue. L’homme est fier, sûr de ses idéologies, convaincu d’avoir la raison. Humainement parlant il peut soit être un compagnon intéressant, ou à l’opposé être perçu comme un m’as-tu-vu agaçant et pédant. Comment va évoluer son caractère quand le loup va s’en mêler. L’animal exacerbe les travers des gens, arrosé d’une dose de violence incontrôlable.

L’odeur du café m’assaille quand je sors de la douche. Mady est toujours levée à l’aube. Aux senteurs sucrée qui se mêlent à celui du café, je devine que ma tante a soigné l’ordinaire pour apaiser la maisonnée. Je descends la rejoindre avant que le reste de la meute se pointe. Il est encore tôt.

Une silhouette longiligne et élancée, Mady me tourne le dos occupée à battre la pâte à gaufre dans une jatte. Je m’approche doucement et l’entoure de mes bras.

- Tu sens bon aujourd’hui.
- Parce que je sens mauvais les autres jours ?
- Mady…


Je plonge mon museau dans son cou. Elle sait de quoi je parle. Ma tante a dix ans de plus que moi et quand j’étais un gamin je venais souvent me réfugier dans ses bras lors des moments de peines. Comme aujourd’hui, j’enfouissais mon nez dans son cou, me perdant dans son ample chevelure. Mady portait et porte toujours un parfum à la lavande. J’aime cette odeur et elle est pour moi synonyme d’apaisement. Elle se laisse enfin aller à mon étreinte. Je frotte ma joue contre la sienne, râpant un peu sa peau. J’ai eu la flemme de me raser. Toutefois l’aspect rêche de ma peau ne la rebute pas. Elle n’est pas une femme précieuse. Elle aime les hommes tels qu’ils sont avec leurs barbes et leurs auréoles sous les bras après un rude labeur. Elle finit par m’ébouriffer la tête comme à un gamin, me demandant de mettre la table. Je lui claque une bise sonore sur la joue, lui disant que je l’aime avant de m’enfuir après un coup de torchon aux fesses.

James est le premier à descendre avec Keanus. Mon frère et l’écossais parlent de choses anodines comme des rêves faits pendant la nuit. Les deux hommes s’attablent pendant que j’amène une première assiette de gaufres.

- Va challoir cher les courches, le frichgo eche vide.
- Will ! On ne parle pas avec une gaufre plantée dans le museau !
- Ouiche Mady !


Sans utiliser mes mains occupées à servir Keanus et James je mange ma gaufre avec l’élégance d’un goinfre. Mon frère est habitué à mes bêtises, James s’esclaffe et fait une allusion à la classe que devrait avoir un chef de clan.

- Réflexes James !
- Will ! Bon sang!


Je viens d’envoyer une gaufre à la tête de James comme si je lui lançais un fresbee. Mady râle et sentence qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture et qu’en plus nous avons commencé à manger sans dire les bénédicités. Un grand clang qui se répercute dans les canalisations nous apprend que Kada’an doit être sous la douche.

- Faudra que je lui rappelle d’ouvrir doucement les robinets pour éviter les coups de bélier dans les tuyaux.
- Y a un collègue à la banque qui me conseille d’ajouter un régulateur de pression à notre installation.
- Il est plombier ton pote Keanus ?
- Non gestionnaire de portefeuille bancaire.
- Ha !
- Mais son frère l’est.
- Ho ! Vas donc pour le régulateur. Ça coute cher ce truc.
- Sais pas. Lui demanderait demain.
- Bonjour !
- ‘Jour Kada !


Tobias nous rejoint peu après. Nous sommes au complet. Mady se lève et dit les bénédicités, bien que mis à part elle, nous avons tous commencés à bâfrer. On ne parle pas de faim de loup pour rien.

- Nous remercions la nature pour ce repas. Que nos actes de la  journée soient régis par la bienveillance des uns sur les autres. Nous plions…

- Mais ne rompons pas. Mais surtout nous persévérons.
- Que ce jour soit bon.


Pas d’allusion à un dieu dans nos prières, même si derrière le mot nature, il y a bien cette notion qu’a tout peuple, d’une puissance omnisciente. Nous sommes de croyance animiste, mais nous respectons toutes les fois. Qu’importe le dieu que nous prions, c’est l’humilité de la prière elle-même que nous respectons.

Sans laisser rien paraitre, je sonde chaque membre de la meute. Mon frère est fatigué. Il a veillé une grande partie de la nuit pour s’assurer que Tobias ne nous fausserait pas compagnie. James et Kada’an semblent avoir trouvés un repos réparateur. Et comme il me l’a dit hier au soir, James pète la forme… Un consensus semble être trouvé. L’accrochage de hier soir n’est pas évoqué. Toutefois je sens l’inquiétude grandissante de Mady et la fébrilité de tous. Cette nuit la lune sera à son apogée. Mais réglons chaque problème en son temps.

- James, Kada ça vous dit de venir avec moi pour les courses ? Mady tu as fait la liste ?

(…)

Je prends les sacs dans le coffre de notre deuxième voiture, une Chevrolet Impala de 1967, pendant que James et Kada’an sont allés chercher chacun un charriot. La liste de Mady est adaptée à l’appétit d’une famille de six loups. James me propose de nous partager les taches. Méthodique le garçon. Je déchire la liste en trois morceaux. Je ne prends pas de charriot préférant faire la navette entre mes deux bêtas pour vérifier ce qu’ils prennent.

Qui a dit que faire les courses pouvait être une activité exempte de stress, d’engueulades et de grognements ? Entre les envies des uns, les lubies maniaques des autres et j’en passe des raisons à la noix qui font que le magasin se retrouve pris d’assaut par trois loups pas très calmes…

- Kada !!! C’est une Impala qui nous attend sur le parking, pas un semi-remorque ! Et non tu ne colles pas ce concombre dans le derche du type qui pinaille sur la balance des fruits et légumes...

James? Ou est James ? Rayon Alcool ? J'ai l'impression d'être dans la peau d'une mère avec ses deux chiards turbulents. Pas de doute, la lune modifie le comportement de mes bêtas.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 28 Jan - 21:02


Des courses agitées

Le réveil est rude. et, pourtant, la nuit a été reposante. Une nuit calme, sans rêves. Je mets un temps important à émerger du sommeil et quand j'y arrive enfin, je file droit à la douche. J'ouvre le robinet, oubliant que celui-ci est plus fragile que celui de mon ancien appart. Je grogne.
-Merde ! Fichu tuyau !

Oups.. Ok.. On se calme.. Je respire un grand cou et ferme les yeux quand l'eau coule sur mon corps. ça fait du bien. L'eau froide me soulage et je reste ainsi un petit moment. La douche finie, je referme l'eau en essayant de faire doucement, et cette fois aucun bruit ne se fait entendre dans les canalisations. Ouf. Je me prépare puis rejoins les autres.

-Bonjour !

Je sautille jusqu'à James et lui laisse un baiser léger sur ses lèvres et lui pique le reste de gaufres qui à la main, croquant dedans en riant gentiment..

-Mm mh.. !

Je fais un clin d'oeil à mon amour et lui souris, provocante. Je m'approche de Mady et lui fais un câlin matinal, heureuse de la voir. Je passe ensuite à Keanus et embrasse sa joue et fais de même à Will. Tob' arrive à ce moment et étrangement, je suis contente de le voir. J'ai déjà oublié l'incident de la veille et lui donne une accolade amicale. Mon tour de bonjour à tout le monde terminé, je viens m'asseoir à côté de James et lorsque tout le monde est réuni à la table, Mady et Will récitent une sorte de prière. Je souris et les écoutes, ne brisant pas ce moment comme je suis capable de le faire.

Malgré ma bonne humeur, bonne humeur étrange celà dit en passant.. Je me sens un peu surexcitée. Il faut que je parle à Willem. Pour la pleine lune. Cela fait des années que je n'ai pas été en compagnie d'autres loups à ce moment. Je partais seule dans la forêt, loin de tous sortes vie humaine. Je hausse les épaules. Ne pensons pas à ça maintenant, c'est inutile. À ce moment, il y a le repas de Mady sur la table et c'est tellement bon ! Mais cette fois je reste raisonnable. Je ne fais pas la même erreur que la veille. D'ailleurs, innocemment, je rends la gaufre à James que je lui ai piqué plus tôt, en le faisant manger, comme une louve à son louveteau. Mais de façon plus.. Amoureuse.

- James, Kada ça vous dit de venir avec moi pour les courses ? Mady tu as fait la liste ?

Je regarde Willem et affiche un large sourire. Pour sur que je viens !

-Bien entendu que je t'accompagne !

Lorsque nous arrivons au magasin, l’excitation est presque à son sommet et heureusement que c'est de la bonne humeur qui domine mes émotions et pas de la colère. Avec James, on va chercher un chariot chacun. On rentre dans le magasin et je sautille sur place. Ce n'est pas mon genre. En général, je n'aime pas faire les courses.. C'est étrange d'être dans cet état. Mon chéri propose de se partager la liste et Will approuve, déchirant en trois la liste de Mady. Je prends la mienne et m'avance entre les rayons. Au début, je suis la liste à la lettre, mais petit à petit je déborde. Mon chariot se remplit à vitesse-éclair et je me retrouve bientôt sans place. Il me reste les légumes à trouver et je récupère tout ce qu'il faut. Sauf qu'a la machine pour peser, un homme prend son temps. Je serre un concombre dans la main et je grogne d'impatience. Mon alpha me voit et me réprimande. Il a deviné ce que je m'apprête à faire et je retrousse les babines de mécontentement. On a même pas le droit de rire un peu ! C'est nul ! Je range le concombre avec les autres et attends "sagement" que l'homme daigne finir. Quand c'est le cas, je le bouscule presque pour prendre sa place.

Je pèse les trois poches de légumes et les deux de fruits puis retrouve Willem. Je l'accoste et le regarde avec sérieux.

-Il faut que je te parle. Avant ce soir. C'est carrément important et je m'en rends compte là. J'aurais peut-être dû t'en parler plus tôt, mais ce n'était pas assez "grave". Juste.. Important.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 29 Jan - 18:58

Plus qu'une famille, une meute


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Peu après les événements, je me retirai seul dans ma chambre. Il était étrange mais pour le moment Kada'an et moi ne partagions pas une inimité totale. Mais peut être était ce que si cela avait été le cas, nous aurions que peu quitter notre chambre et maintenu éveillé la maisonnée par notre "boucan." Là je m'étais mis en simple kilt et avais fais quelques exercices. Il était bon de renouer avec ses muscles et les ancestrales formes de combat des Highlands. Aussi me défoulai je autant que je pouvais et me mis au lit. Cela ne m'empêcha cependant pas de dormir d'un sommeil léger, entrecoupé de rêves ensanglantés, de chaleurs nocturnes intenses et d'un malaise grandissant au fur et à mesure que la nuit passait.

Le matin, je me réveillai d'humeur bougonne au point de me reprocher à moi même d'être encore au lit. Grommelant, je m'aspergeai d'eau le visage avec le broc que je gardais dans ma chambre et me regardait dans le miroir. J'avais une mine fatiguée et on sentait une forme de colère derrière mes yeux. Ce n'était plus le caractère sanguin des écossais mais une violence plus bestiale. Je me montrai les dents et me décidai à descendre de bonne humeur. Par chance, je croisai Keadus dans les escaliers et m'entendant bien avec lui nous entamâmes une discussion banale. Cela eut été Tobis que je l'aurais bousculé avec un grognement. Je ne lui pardonnai pas son geste envers Kada'an. Ni celui de la jeune femme.

Nous saluâmes notre Alpha et je m'esclaffai devant sa façon de manger. Willem en imposait en tant que chef d'une meute mais en tant qu'être humain il manquait de... courtoisie et diplomatie. Plutôt que s'offusquer de mes ricanements il me jeta une gaufre que je rattrapai in extremis grâce à mes réflexes de loup et croquai à pleines dents la pâte encore chaude. Au même instant résonne l'eau dans les tuyauteries et je m'imaginai soudainement ma louve nue sous l'eau brûlante. Cela eût pour effet de rosir ma peau, faire battre mon coeur plus vite et durcir éhontément mon intimité. Avec un toussotement, je préférai oublier mes fantasmes et me mêler de la conversation.

"Je peux mettre mon argent en commun avec le vôtre. Kada'an est ma seule famille et nous vivons à vos dépens. Mes gains sont ceux du clan... De la meute."

Kada'an eut l'idée d'arriver à ce moment et je me sentis hypnotisé par son regard provocant. Un feu passionnel s'éveilla en moi et je la laissai prendre volontiers ma gaufre. Son baiser le valait bien. Je ne la quittai du regard que pour voir arriver Tobias que j'ignorais superbement. Valait mieux oublier l'histoire malgré la violence qui montait en moi par vagues. Je profitais du bénédicité pour adresser une prière à Mon Seigneur pour ce qui arriverait ce soir. En bon presbytérien, ma prière fut courte et pragmatique ; me retrouvant bien vite le nez dans mon assiette répondant rapidement à l'affirmative pour accompagner Willem faire quelques courses.

Arrivé sur place, je fis au plus simple et suggérai que l'on se sépare pour faire les courses. Je m'acquittai avec ferveur de ma tâche, me permettant d'oublier l'épreuve de ce soir et de l'activité qu'avait déjà la lune sur moi. Je restai calme, et ce malgré mes mâchoires crispées, durant toute mon errance dans le magasin. Jusqu'à me retrouver devant les rayons d'alcool. Je me perdis dans l'observation des liqueurs ambrées des whisky. Si l'américain et le canadien étaient affreux en terme de goût, je regrettai de ne plus ressentir les effets inhibiteurs de l'alcool sur mon comportement. Je me sentais tellement à fleur de...

Je sursautai en entendant Willem me chercher et lui gronder férocement dessus en montrant les dents. Me rendant compte de mon geste, je glapis et rougis avant de donner une claque dans le dos de mon Alpha.

"Désolé Willem... Je suis à cran. J'ai encore du boulot. Je persévère mais ne romps pas je te promets."


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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 5 Fév - 14:06

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
J’ai laissé Kada’an au rayon fruits légumes avec la promesse qu’elle ne fera que peser ce qu’elle doit prendre et rien d’autre. J’admets avoir caché mon sourire quand je l’avais vu mimer embrocher le type à la balance. Je file au rayon farine et ramène de quoi faire plein de tourtes aux pommes ou ce qu’il passera dans la tête de Mady pour nous régaler. Alors que je pose mon chargement dans le charriot de ma jeune bêta, celle-ci m’interpelle d’un air grave. Inquiet je regarde autour de moi pour voir si personne n’a de concombre mal placé, mais non.

-Il faut que je te parle. Avant ce soir. C'est carrément important et je m'en rends compte-là. J'aurais peut-être dû t'en parler plus tôt, mais ce n'était pas assez "grave". Juste.. Important.
- D’accord Kada’an. Nous pourrons discuter tous les deux tranquillement après le repas de midi. Je vais voir où en est James et sa liste. Je passe prendre la lessive.


Avant de m’éloigner, j’entoure la jeune femme d’un bras et lui embrasse le haut du front. Mon geste se veut aimant et protecteur.

- Ça va aller petite sœur.

Je prends deux bidons de lessives. Deux de plus à la maison a un impact non négligeable. Toutefois cela ne me gêne pas d’avoir à nouveau à faire les courses en grand. Au contraire, cela me rapproche d’une vie que j’aime, celle d’une grande famille. Je trouve effectivement James au rayon des alcools. Dans ses discours prolixes, il avait parlé fièrement des alcools de son pays natif. Contrairement à moi qui ai eu une vie de nomade, James est très attaché à la terre et à ses origines. J’aime l’écouter car il expose une vie différente de celle que j’ai connue. Il nous raconte un modèle de vie que nous sommes en train d’adopter. Notre terre est bien modeste car elle limite à la maison et ses dépendances. Moi qui ai eu l’habitude de me déplacer quand les conditions n’étaient plus favorables, je dois apprendre à faire face au quotidien. James peut nous être de bons conseils. Son avis m’importe beaucoup pour cela.

J’ai posé la lessive dans son charriot et m’approche de lui en l’appelant. Je n’ai pas fait attention qu’il était concentré dans ses pensées. Il ne m’a pas senti approcher et sursaute pour se mettre sur la défensive.

- Désolé Willem... Je suis à cran. J'ai encore du boulot. Je persévère mais ne romps pas je te promets.
- Ça va aller James. Rome ne s’est pas fait en un jour. Choisis une bouteille, nous la boirons demain pour nous remettre de ce qu’il se passera cette nuit.


James ne se fait pas prier expliquant, en me montrant la bouteille choisie, que c’est loin d’être de la qualité, mais le moins pire que ce que propose le centre commercial.

- James sache que même si cela dégénère ce soir cela ne changera rien à ta place dans la meute, ni celle de Kada’an. C’est notre condition de loup qui veut ça. Ni Mady, ni Keanus ne vous reprocheront quoi que ce soit.

Nous poursuivons le ratissage des rayons. Je n’avais pas répondu à James sur sa proposition de mettre son argent en commun avec nous. Son offre prouve sa réelle volonté de faire de nous sa nouvelle famille.

- Au fait James, je ne suis pas contre ton aide financière. Nos salaires à Keanus, Mady et moi sont corrects, mais il y a tant à faire dans la maison que nous avons achetée. Tout est en ruine…

Je lui explique que l’état de la maison nous importe peu à nous ex-nomades.

- Cependant nous devons apprendre à vivre en sédentaires et accepter le confort d’une maison saine et bien isolée.

Au détour d’un rayon, nous apercevons Kada’an qui est en plein comparatif des prix. Je comprends que son emballement initial à remplir son charriot venait de la nouveauté de faire les courses en famille. J’arrête James en lui tenant le bras et observons la jeune femme. Elle a fait le tri dans le chariot qui est moins rempli. Je fais un clin d’œil de connivence à James. Bon l’écossais n’est pas très objectif quand il s’agit de la jolie rouquine, mais je sens sa fierté pour la jeune femme.

- Pour lutter contre l’animal, il est important de se trouver un point d’accroche, une ancre. Je pense que vous pouvez être cela l’un pour l’autre James. J’ai aussi un deal à te proposer.

L’écossais me regarde, mes propos le détournant de la belle louve.

- J’ai écouté tout ce que tu nous as raconté sur ta vie en Écosse avec beaucoup d’attention. Les Shepherd ne connaissent qu’un fonctionnement ambulatoire. J’ai conscience que parfois mes réactions ne sont pas adaptées à une vie établie dans une maison en dure. Je t’aide à apprivoiser ton loup, tu m’aides à avoir des réflexes de sédentaires.

Nous nous regardons longuement. Ce ne sont pas des paroles en l’air, mais un engagement pour une longue durée. De sa main James m’attrape l’avant-bras, je fais de même pour celer notre coopération.  

(…)

Kada’an range les charriots pendant que nous calons les courses dans le coffre de l’Impala avec James. A notre retour, tout le monde aide à ranger. Tobias est resté cloitré dans sa chambre. Mady annonce une corvée d’épluchage de pomme de terre. Keanus, James et Kada’an se proposent. Mon frère qui sait que plus on avance dans la journée, plus l’atmosphère risque de se faire explosive. Il demande aux deux autres de dire quels films ils préfèrent. Une discussion animée, mais enjouée commence.

- Je monte voir Tobias. Kada’an, on discutera après manger dac ?

(…)

Il me reste une heure avant le repas. Quand j’entre dans la chambre de mon cousin, celui-ci me grogne dessus. Il me faut user de toute ma patience pour que l’on finisse enfin par se faire une accolade. Tobia est tiraillé par ses envies de violence et un besoin d’amour. Je lui dis que l’arrivée de James et de Kada’an est une bonne chose. Que la meute reprend un sens et un nouveau départ.

Quand nous descendons cote à cote pour le repas, Keanus et James en sont toujours sur leurs films, Kada’an discute avec Mady. Une bonne odeur arrive de la cuisine, le sourire est sur tous les visages. Mais il y a une légère euphorie qui n’est pas due au plaisir d’être ensemble. L’astre qui s’arrondit dans le ciel resserre son emprise.  Je sais qu’il ne faut pas grand-chose pour que ce frêle équilibre se fissure. Je me demande de quoi veut m’avertir Kada’an. Je devine que cela a un rapport avec la nuit qui approche. Mais pour le moment tentons de manger dans un calme relatif.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 11 Fév - 15:47


Films et pommes de terre.

Où comment s'occuper l'esprit

Sa réponse me rassure et son geste m’apaise. Lorsque son bras m'entoure et que ses lèvres se posent sur mon front, je me sens respirer de nouveau. « Ça va aller petite sœur ».. J'espère bien.. Grand frère.. Je ne prononce pas ses mots de ma voix, mais la pensée est là. Un sourire s'affiche sur mon visage alors que je regarde Willem partir à la recherche de la lessive et de mon cher Écossais. Lorsqu'il disparaît de mon champ de vison, ma concentration revient à mon chariot. C'est à ce moment que je me rends compte à quel point j'ai fait n'importe quoi. Avec un nouveau calme, je fais le tour du magasin et repose certains articles à leur place, gardant les prix les plus avantageux. J'avais promis que mon salaire aiderait  à la vie commune. Et je le ferai évidemment. Mais en attendant, nous devons économiser. Il y a aussi les travaux à faire dans la maison. Mes études également. Grâce à mon travail au Pink, je vais pouvoir gagner de l'argent, et grâce à Will, sa famille et James, je vais pouvoir devenir quelqu'un. De cette manière je tiens ma promesse fait à Cahir, je m'éloigne de mon père et pour une fois je me sens évoluer. Je casse ma coquille, et construis enfin quelque chose...

Finalement, le caddy est plus acceptable et je n'ai gardé que les produits inscrit sur la liste. Mes pensées divaguent et je secoue la tête. Je dois arrêter de comparer la vie de ma première meute à celle de ma vie actuelle. Ma famille n'est pas celle de Willem. Et même si elles se ressemblent beaucoup dans leur manière de faire, elles sont différentes. Et jamais Mady remplacera ma mère, Jamais Willem sera comme mon frère.. Ma famille de cœur n'est pas ma famille même si les liens qui se construisent deviennent plus fort chaque instant passé ensemble.

Je souffle pour évacuer tout ça et relève la tête, me sentant observée. James et Will discutent un peu plus loin et le regard du James me réchauffe la cour. J'ignore de quoi ils parlé et ce ne sont  pas vraiment mes affaires même si ma curiosité naturelle aimerait bien savoir.. Je me sens bien. Je les observe à mon tour et souris en voyant sceller un accord. Je suis contente que mon Alpha s'entende bien avec les deux autres personnes importantes dans ma vie. James bien entendu, que j'aime bien plus que ce que je laisse paraître, et Alessandro. Que mon tuteur et mon patron soient des connaissances amicales est importants pour moi. Savoir que je peux faire confiance aux deux sans pour autant mal faire avec l'autre ai sécurisant.

Nous sortons du magasin et pendant que les garçons rangent les courses dans la voiture, j’attrape les deux chariots et file les ranger avec les autres. Le chemin jusqu'à la maison me repose et j'essaie de calmer les palpitations de mon esprit, la boule de stress qui se forme dans mon ventre et mon cœur qui commencent à être terriblement énervé. Pourtant, ce n'est même pas encore midi et il reste quelques heures avant que la lune grimpe dans le ciel sous forme d'une balle luminescente..

Enfin, nous arrivons à la maison et la moindre activité proposée est bonne à prendre pour ne pas réfléchir trop. Ranger les courses est soudainement quelque chose qui me fait du bien alors que je n'ai jamais vraiment aimé ça.  Le rangement est rapide, nous sommes assez nombreux. Mais je n'ai pas le temps de dire ouf que Mady parle d’éplucher les pommes de terre. Je saute sur l’occasion pour ne pas rester sans rien faire. Avec James et Keanus, on se lance dans cette nouvelle occupation. Tout en commençant la corvée des pommes de terre, le frère de Will nous demande ce que nous aimons comme film.

-J'aime beaucoup « Insaisissables » ! Je trouve ce film fascinant.. Et j'ai beaucoup d'affection pour « Le monde de Narnia ».

Will m'informe nous informe qu'il va voir Tob' et que l'on pourra se voir après le repas. j' acquiesce d'un signe de la tête avant de me concentrer sur la réponse de James. Tout en continuant l’épluchure et en discutant sur nos films préférés, je ne peux m’empêcher de penser à fausser compagnie à tout le monde pendant la nuit pour continuer ma routine de cette fameuse nuit. Je repousse cette idée avant de trouver la force de l'exécuter. Je vais parler à Will de mes inquiétudes après le repas. Pour le moment, je suis en train de parler avec James et Keanus et on est occupé à retirer la peau des patates.

Enfin terminé, je laisse les hommes dans la discussions des films. Je n'ai jamais vraiment regardé la télévision, et je suis rarement allez au cinéma alors je préfère m'éclipser. Pour excuser mon départ, j'attrape les pommes de terre et retrouve Mady à la cuisine. Je passe le plat sous l'eau pour nettoyer une dernière fois les légumes et me tourne vers la femme. Je lui parle de ma vie avant de les rencontrer. De femme à femme, la discussion  paraît différente.  Je m'ouvre à elle de manière plus intime qu'avec les hommes et elle m'écoute. Je me libère enfin, et malgré l’énervement que je ressens en moi, j'arrive à garder mon calme.

L'heure du repas arrive et Willem arrive avec Tobias. On s'installe à table et tout le monde fait l'effort de ne pas faire un mauvais pas. L'idée de charrier James ou de chicaner Tobias ne me traverse même pas l'esprit ce soir. Ils sont aussi tendus que moi et il suffirait d'un rien pour qu'une tempête éclate.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Lun 13 Fév - 20:06

Plus qu'une famille, une meute


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Le calme et le respect de Willem me calma aussitôt et mon loup se lova en ressentant la présence de son créateur et maître. Peut être qu'un loup de la meute de celui qui l'avait mordu était plus calme, plus facilement contrôlé. Du moins c'est ce que j'espérais. Je tournai dans ma tête mille et un scénario possible pour ce soir, le possible crime que j'allais commettre si je craquais et ma disgrâce face à mon clan. Alors que je ruminai, je me rendis compte du cercle vicieux dans lequel je m'enfonçai peu à peu. C'était comme l'angoisse. Plus on y pensait plus on était paralysé par sa terreur. Seul les réflexes et l'action pouvait nous sauver de cela. Comme à la guerre.

Et Willem sut comment m'occuper l'esprit en me proposant une bouteille pour la nuit à venir. L'écossais en moi surgit aussitôt et je lui parlai de long en large de celle qui conviendrait le mieux à nôtre palais avant de digresser sur l'art de la distillation double, typiquement écossaise, et les différences de goûts et de qualités selon les régions ou encore les tonneaux utilisés pour le vieillissement du jus. Puis Willem me rappela à l'ordre en abordant le sujet qu'en cas de perte de contrôle il serait compréhensif. Mais à l'idée de perdre mon humanité et humilié aussi bien mon corps que mon âme m'horrifiait au plus haut point et ce fut buté que je répondis d'un ton qui se voulait motivé malgré l'appréhension qui teinta ma réponse.

"Chef je ne veux pas te faire honte ni bafouer mon honneur. Je ferais tout je le jure pour me contrôler. Question de motivation."

Ma réponse laconique sembla le satisfaire pour le moment et il hocha la tête. Le sujet se porta plutôt sur la maison qu'il trouvait dans un état de délabrement assez triste. Je le rassurai au mieux en lui expliquant que nous étions les seuls ouvriers de la maison lorsque je vivais encore en Ecosse et que grâce à mon service militaire j'avais appris quelques astuces en plomberie et circuits électriques. Nos coûts devraient être limités même si nous devrions à l'avenir faire à l'appel à des professionnels. Lorsqu'il aborda le sujet des fonds je souris doucement.

"Mes revenus sont les vôtres. J'ai peut être une ouverture pour un poste d'enseignant à l'université pour ce qui est des langues gaéliques. Je vais relancer le doyen pour voir..."

Mon regard se perdit sur Kada'an et j'admirais ses beaux cheveux qui ondoyaient sous la lumière des néons du commerce. Willem avait raison elle serait mon ancre avec le reste du clan. Je ne vivais que pour elle et pour eux. Ils m'aideraient à tenir par ailleurs..

"Il est possible que certains mois je donne moins. J'aimerais épouser Kada'an un jour, lui donner des enfants pour notre beau clan. Mais pour la cérémonie j'aimerais l'emmener sur mes terres. J'ai besoin d'argent pour cela..."

Lorsqu'il me parla de son marché je me tournai vers lui. Il était mon seigneur il n'y avait pas de marché à tenir. Cet homme était d'un honneur irréprochable décidément. Tout système clanique ou tribal l'était en général à sa façon. Plus que les sédentaires égoïstes fondés sur le système tristement américain....

"Il n'y a pas de deal à avoir. C'est un devoir que l'on a envers l'un et l'autre. Et même si tu y manquais je t'aiderai quand même."

***

L'heure du repas se présenta alors que j'étais en pleine conversation avec Keanus concernant des films. Ma culture les concernant était maigre, je ne connaissais que quelques classiques et autres nanards que j'avais au cours de mon temps dans l'armée. Nous nous installâmes autour de la table et nous dinâmes rapidement et en silence. L'emprise de la lune se fit soudaine pour moi. Je me sentis très éveillé et un sentiment de désastre éminent m'envahit. Une détresse. La peur. LA terreur. J'avais l'impression de flancher, être prêt à m'écrouler soudainement si je ne tuais. Tuer ? Plus jamais ! No more. J'avalais quelques coups de fourchette de plus avant de frapper sans m'en rendre compte la table en grondant. Mes griffes sortirent et je les observai d'un air choqué.

"Merde."

Je regardai Kada'an et lui souris. Sa vue sembla me calmer instantanément tandis que mon sang affluait vers d'autres parties de mon corps. Rien l'embrasser pourrait il me sauver de cette nuit de torture qui m'attendait ?


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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Lun 20 Fév - 17:27

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Le repas débute dans un calme relatif, puis James semble brusquement s’emballer. Il mange de manière nerveuse sans se rendre compte que sa partie bestiale commence à prendre le dessus. Je m’apprête à l’apaiser quand il regarde Kada’an. L’effet est immédiat, le loup se calme. La jeune femme est vraiment son ancre. Cela me rassure, car c’est souvent ce qui est difficile à trouver au début. Si penser à la louve, ou simplement la voir l’apaise, il y a moyen que James passe cette pleine lune de façon honorable.

Tobias est calme, mais je pratique assez mon cousin pour savoir qu’il ne faut que je me fie à cette tranquillité qui ne peut être qu’apparente. Le loup est un animal intelligent et rusé. Dans la nature, il sait donner le change. Mon oncle Ted m’avait raconté un jour comment il avait observé un loup faire face à un ours. Le canin s’était retrouvé isolé de sa meute. Il ne faisait donc pas le poids contre le plantigrade bien plus imposant et fort. L’animal n’avait aucune chance de survivre à un tel combat, d’autant que l’ours énervé comptait bien lui régler son compte. Pour s’en sortir, le loup avait simulé une blessure létale, geignant son agonie de manière convaincante. L’ours s’était approché comme c’est dans leur nature pour montrer sa suprématie. Une fois à l’aplomb du loup, ce dernier avait bondi, plantant ses crocs dans la gorge de l’ours, lui perforant les deux carotides d’un coup. L’ours a bien filé un coup de patte pour se dégager, mais c’était trop tard. Le loup, bien que salement amoché, avait regardé son adversaire succomber. La différence entre ces deux prédateurs est leur capacité à calculer leur attaque et d’élaborer une stratégie en plusieurs actes.

Mon cousin a peut-être de sales notes au lycée, mais c’est parce qu’il ne fait rien, pas par manque de capacité. J’espère qu’avec l’arrivée de James et de Kada’an, de reformer une meute plus grande lui redonnera le gout de se construire et non de brûler sa vie au jour le jour.

Je me lève pour aller chercher le dessert. Passant dans le dos de James, je lui serre doucement l’épaule. Je lui transmets ma présence comme guide et aussi l’assurance qu’il peut compter sur moi ce soir, quoi qu’il se passe. Il est mon premier mordu. Cela me donne une immense responsabilité envers lui. Je ne compte pas me défiler. L’écossais a déjà l’esprit de clan, nous devrions y arriver. Si ce n’est pas ce soir, ce sera à la prochaine lunaison ou la suivante. Rome ne s’est pas faite en un jour.

Le dessert est accueilli joyeusement. Quelle bande de morfales ! Pour une fois je reste raisonnable sur la quantité. Je ne m’alourdis pas trop l’estomac pour ne pas être pris par la somnolence de la digestion. Nous sentons tous la lune s’épanouir, invisible dans le ciel de cette journée ensoleillée. Le repas terminé, chacun amène son assiette à la cuisine et aide au rangement. Je prends une tasse de café et m’approche de Kada’an qui termine d’essuyer les verres.

- Rejoins-moi dehors quand tu as finis. Nous parlerons en marchant un peu.

Je sors et m’affale sur un antique rockingchair que nous avions trouvé dans une décharge et retapé avec Keanus. La maison que nous avons achetée est un morceau d’une ancienne ferme. Les terrains autour ont été vendus et cela s’est construit depuis. Puis le quartier a mal tourné, bien des villas sont dans un mauvais état et habitées par une faune pas très claire. Toutefois personne n’a songé à venir nous chercher querelle, comme si les gens avaient compris que nous aurions du répondant si d’aventure on tentait de nous ennuyer. Malgré le morcèlement parcellaire, il nous reste un vaste terrain avec une grange qui tient encore debout et d’autres dépendances plus à l’abandon. Nous jouxtons la forêt, c’est ça qui nous avait plus, ça et le prix dérisoire pour autant d’espace.

Kada’an arrive quelque minutes après que j’ai fini mon café. Je me relève, pose ma tasse sur la rambarde de la terrasse et l’invite à prendre un chemin qui mériterait que nous l’entretenions un peu mieux et qui mène dans les bois.

- Marchons un peu, si tu le veux bien.

Cette balade digestive a plutôt comme but de nous éloigner de la portée des oreilles des autres loups de la maisonnée. Je ne sais pas ce dont Kada’an veut m’entretenir, cependant elle aurait abordé le sujet à table si ce n’était pas de nature privée. Sur le sentier j’arrache une fleur de bardane et la lui lance. La fleur pourvue d’une centaine de crochets, s’accroche dans la chevelure de la belle rouquine. Elle râle, je lui fais un clin d’œil. Ce n’est pas que je ne prends pas notre discussion à la légère, mais je suis bien incapable de prendre une attitude patriarcale comme le faisait mon oncle, le visage toujours sérieux. Peut-être plus tard quand je serais plus vieux...

- Nous voilà hors de portée d’écoute des autres. Je t’écoute.

J’ai repris mon sérieux et regarde ma bêta d’un regard bienveillant. la forêt nous entoure, protectrice et rassurante pour les fauves que nous sommes.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 25 Fév - 11:57


Les pleines lunes

de mon enfance

Je passe le repas en silence. J'aurais pu en parler à table, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je préfère ne pas inquiéter James. Surtout aujourd'hui. Mon regard croise les siens et je lui souris avec douceur. Jamais je n'aurais pensé rencontrer une personne qui calme autant ma partie animale sans rien faire de particulier. Et ce soir ça risque d'être explosif. Je serre ma fourchette très fort et je remercie silencieusement Will lorsqu'il se lève pour récupérer le dessert. Les plats sucrés de Mady sont toujours délicieux, même les salés d'ailleurs; mais les desserts sont exquis, et ils ont une sortes de pouvoir calmant sur moi. Je ne me ressers pas, car malgré ma gourmandise, j'ai une appréhension qui me coupe un peu l'appétit que je peux avoir d'habitude. Je secoue la tête et, lorsque nous avons tous fini, on se lève et chacun aide à ranger. Toujours silencieuse, je j'essuie les verres que Mady lave. Will me dit de le rejoindre dehors lorsque j'aurai terminer de faire ce que j'ai à faire et j'acquiesce de la tête.

Enfin, je finis d'aider à la vaisselle et je pars retrouver Willem. Il est assis et regarde l'horizon. Je m'approche, il se relève me proposant de marcher un peu. Je sais que c'est pour nous éloigner un peu de la maison et j'accepte. La caresse du soleil et agréable et me détend.  La marche me fait du bien et je respire à nouveau, comme si une boule de stress était partie. Et je me rends compte que ma nouvelle vie est perturbante. Je passe d'un statut d'oméga à celui d'une bêta, je passe d'une vie en solitaire à une vie en meute du jour au lendemain. Et Willem est bien la personne qui peut m'aider. En tant qu'alpha, en tant que médiateur, en tant que frère.

Il me sort de ma rêverie et me lance une fleur. Je ronchonne et grogne doucement, mais le sourire qu'affiche l'homme me calme aussitôt. J'attrape la fleur qui s'est accrochée ç ma chevelure et la regarde. Le violet, les pétales crochus et les feuilles fines aussi pointues, sont caractéristiques. Dans ma famille, on s'en servait pour soigner mon grand-père.

- Nous voilà hors de portée d’écoute des autres. Je t’écoute.

Je relève ma tête et je mets lentement la fleur au coin de mon oreille. Elle s'accroche à nouveau à mes cheveux et j'essaie de faire le vide dans ma tête. Le regard de Will est redevenu sérieux et je comprends qu'il ne prend pas ma demande de parler à la légère.

-Ma dernière pleine lune en groupe date de mes huit ans. C'était d'ailleurs la première.. Ensuite, j'ai.. Mon père ne m'a pas aidé à me contrôler ces soir-là. Bien au contraire. Il m'a appris à me laisser dominer. ça été très dur de m'en remettre d'ailleurs. Puis j'ai été seule. J'ai dû apprendre à me contrôler. Seule. Je n'ai pas appris. J'ai toujours pas réussi. Je partais dans la forêt loin de toute présence humaine pour.. Pour ne pas faire une nouvelle fois l’impardonnable.  Et je me réveillais souvent pleine de sang. Mais c'étaient des animaux. Cela me rassurait.

Je m'arrête et baisse la tête un court instant. Puis je la relève et cherche le regard de Will. Je le trouve rapidement et m'accroche à ses pupilles noisette.

-Je refuse de faire du mal à Tobias ou les autres. En parlant de ton neveu, on se ressemble énormément lui et moi. Ce que j'ignore, c'est ce qui va se passer si nos loups s'attaquent. Même en n'étant pas totalement sous l’influence de la lune, même quand on est loin de la pleine lune, on arrive à se chercher des noises comme deux louveteaux qui cherchent la limite de l'autre. J'ignore ma propre limite. Et peut-être que je me sers de Tob 'pour trouver la mienne.
Parler comme ça me surprend mais cela fait du bien. J'en avais vraiment besoin. Sans crier gare, sans réfléchir, je me glisse entre les bras de Willem et je ferme les yeux.

-Protège moi de moi-même Will..


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Mar 7 Mar - 21:10

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
Il n’y a pas mieux comme endroit pour les loups que nous sommes pour discuter. Nous sommes dans notre habitat. La nature fait sa vie autour de nous, le bruit des activités humaines ne nous parvient qu’étouffé et lointain.

Kada’an m’explique que cela fait longtemps qu’elle n’a pas passé une pleine lune en groupe. Je sais que chaque oméga développe sa propre technique pour passer ce cap mensuel. Chaque individu n’est pas égal face à l’attraction lunaire qui exacerbe l’animal qui sommeille en nous. A l’époque ou mon loup a commencé à se manifester comme un individu à part entière, j’ai eu la chance d’être au sein d’une meute unie et forte d’éléments stables et apaisant. Chacun à sa part d’individualité, mais globalement cela se passait sans drame. Je n’ai jamais eu de souci majeur avec l’astre blanchard, comme mon frère Keanus. Par contre pour Tobias, c’est tombé pendant le drame qui a décimé les notre. Mon cousin garde cette fracture que sa part humaine n’arrive pas à refermer. Son loup s’est manifesté dans le pire des moments. L’animal blessé est incapable de faire confiance, il reste donc sauvage et indomptable.

Ma jeune bêta poursuit disant que son père a fait tout l’inverse de ce qu’il fallait, lui commandant de se laisser dominer par l’animal. Compréhensible quand on sait qu’il voulait en faire une tueuse. Kadan’an au contraire de Tobias a conscience de son potentiel risque. La jeune femme a un bon fond. Son éducation a été faite à rebrousse-poil de sa nature humaine qui est amicale. J’ai le sentiment qu’il me sera plus facile de l’apprivoiser que Tobias. Car il s’agit bien de cela. L’animal sauvage reste et restera un fauve. Il y a malheureusement des choses qui ne peuvent pas être effacées, comme le choc du meurtre de notre famille pour Tobias, ou encore cette éducation ciblée sur la violence pour Kada’an. Cela fera toujours partie d’eux comme un tatouage gravé dans leur cœur et leur âme.

Toutefois il est possible d’apprivoiser un fauve. Seulement rien n’est acquis durablement. L’un comme l’autre aura toujours besoin d’un environnement apaisant et présent, la rechute les attendant à chaque tournant de la vie. J’espère être un alpha à la hauteur de cette ambition. Je souhaite que cette puissance accrue prise à Ted serve à ce projet. Je regarde la jeune femme avec bienveillance. Je ne remplacerai jamais sa famille et il est hors de question que je me supplante à elle. J’espère de tout cœur qu’elle me voit comme une famille d’accueil, une famille que l’on choisit contrairement à celle de son sang. C’est une bonne chose qu’un lien affectif se crée avec James. Je crois aux capacités de l’écossais.  Il est certes un peu trop fougueux et part vite dans les emphases exagérée, mais il a le cœur honnête et cela vaut de l’or.

-Je refuse de faire du mal à Tobias ou les autres.
- C’est un risque lié à la meute Kada’an. Un risque largement compensé par le bienfait d’une communauté.


La jeune louve m’informe de sa crainte d’une réaction violente entre elle et Tobias. Je hoche la tête, disant que je suis conscient de cela. Qu’il est fort probable que le sang a toutes ses chances de couler.

-Protège moi de moi-même Will..
- Je te protégerai de toi, de Tobias et aussi de James, comme je les protégerai de toi.


J’arrache une longue herbe que je fiche entre mes lèvres. Sans vraiment le vouloir, nous avons continués  marcher. Le soleil éclaire le sol en petits spots filtrée par les feuilles des arbres. La nature est paisible, mais elle n’en retient pas moins son souffle pour la nuit à venir.

- Tu sais, Mady, Keanus et moi sommes parfaitement conscients que la nuit va être rude. Ce n’est pas que je pars battu d’avance, mais je ne me leurre pas. Le sang coulera ce soir Kada’an.  Nous pourrions vous isoler les uns des autres, mais cela ne serait que reculer et faire l’autruche.

Je lui explique que je préfère prendre le problème à bras le corps, et l’affronter au lieu de remettre à plus tard ce combat qui doit être mené un jour ou l’autre.

- La force d’une meute se construit dans le partage des joies, mais aussi dans les conflits que nous encaissons, et réglons. Oui nous allons nous blesser mutuellement, mais je suis certain qu’y faire face tous ensemble, et de ne pas se cacher vous aidera pour la lunaison suivante et ainsi de suite.

Je dis à ma jeune bêta qu’un loup s’apprivoise. Seulement l’animal est intelligent, il a besoin de preuve, mais aussi l’assurance que le lien que nous lui proposons soit pérenne dans le temps.

- Les loups ne sont pas faits pour les amitiés fugaces. Amour, famille, amitié, quel que soit le lien, celui-ci est construit pour la vie. Il est donc normal que cette confiance mette du temps pour se construire. Kada’an, je veux que tu te pardonnes d’avance ce qu’il se passera ce soir. Autorise-toi à digérer ce changement de vie. Rome ne s’est pas construit en un jour.

D’un geste du menton, je l’invite à rebrousser chemin.

- Tu sais, j’ai l’air d’un baba cool pacifique. Cependant je n’en suis pas moins un alpha. Je n’ai pas eu l’éducation guerrière que tu as reçue, par contre j’ai eu celle de la chasse des animaux sauvages. Ma meute vivait de la nature. Je peux t’assurer que je sais parfaitement me battre et cela avec l’intelligence d’un chasseur. D’un bon chasseur, celui qui respecte l’équilibre de la nature et qui ne prélève que ce dont il a besoin. Je ferai en sorte qu’il n’y ait pas trop de casse ce soir. Nous ressortirons peut-être meurtris, mais aussi un peu plus grandis.


Nous retournons à la maison. Tobias s’est cloîtré dans sa chambre et passe le temps en tuant des zombis sur son ordinateur. Keanus a nez dans le moteur de l’impala.

- Nous allons gérer ça ensemble Kada’an. Et nous soignerons nos blessures ensemble également.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Ven 24 Mar - 18:00


Quand la tension monte

Les paroles de Willem calme considérablement mes inquiétudes. Mais la tension monte en moi. Je le sens. J'aimerais l'ignorer, mais j'en suis incapable. Je regarde la cime des arbres, et essaie de respirer doucement. Je ferme les yeux et serre les dents.

La force d’une meute se construit dans le partage des joies, mais aussi dans les conflits que nous encaissons, et réglons.

Je, le regard du coin de l’œil que j’entrouvre légèrement et soupire. Il a raison bien entendu. Mais une partie de moi ne peut s’empêcher de pensée que, malgré cette façon de penser, ma meute, la sienne, et tant d'autres ont été décimés. Comment un seul homme à peu décimé une meute soudée par cette force d'ont tu parle Will.. Comment..

-Oui.. Je comprends. Mais je ne suis pas sûre d'arriver à me pardonner ce que je pourrais faire ce soir. J'ai encore du mal à me pardonner ce que j'ai fait, il y a des années. Et encore plus de mal à oublié le plaisir que me procuraient mes actes. Je serai tout à fait capable de tuer encore. De sang-froid. Comme j'ai dit à James à notre première rencontre, je suis une bombe à retardement. Et il n'y a pas besoin de beaucoup de flammes pour que la poudre explose.

Il me fait signe de faire chemin inverse pour retourner à la maison, et je le suis. Me confier à lui me fait vraiment du bien. Mais ma louve ne semble pas apprécier ma façon de présenter les choses. Et la colère contre moi monte en grade. Ce n'est pas bon. Je le sais. Mais je m'oblige à l'oublier. Je prends une grande inspiration et expire profondément. Pendant que Willem m'explique qu'il sait se défendre et que malgré ses airs de "baba cool", il est un très bon chasseur, je tente de m'apaiser, mais rien ne fonctionne. J'ai une seule envie. De courir loin d'ici. Loin de tout. J’accélère involontairement le pas, et, à la limite de m'enfuir en courant, une phrase me ramène à la réalité.

- Nous allons gérer ça ensemble Kada’an. Et nous soignerons nos blessures ensemble également.

Je freine et m'arrête, à coté de la maison. Je regarde dans la direction où je me dirigeais et soupire. Je me sens comme un lapin dans son terrier incapable de sortir, car un loup se tient devant sa maison. Je fais demi-tour et rentre dans la battisse. L'odeur de James emplit mes narines et je fonce vers lui, le bousculant un peu trop fort alors que je ne voulais que me blottir dans ses bras. Je grogne de frustration. Fichu pleine lune !

-Meute-Famille-Solitude. Solitude.. Solitude..Soli.. Je plie et ne romps pas.. Mais surtout je persévère.. Je persévère.. Meute..Famille..Amitié..

Ses mots sont à peine audibles. J'ignore si les autres ont entendu, mais je m'en moque un peu, car il m'apaise considérablement et les bras de James aident également. Après quelques minutes, je lâche l'Écossais aussi brusquement que ce que je l'ai attrapé plus tôt. Je le regarde et essaie de sourire.

-Quand cette nuit sera passé..ça ira mieux..


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HRP : c'pas terrible, mais je reprend doucement.. ^^'


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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Mar 28 Mar - 18:19

Plus qu'une famille, une meute


Airson glòir an chinnidh!






Nous finîmes le repas dans la paix. La pleine lune ne diffusait pas encore sa vicieuse influence à pleine puissance et malgré nos réactions quelques peu exagérées, les miens semblaient résister. Et en soit, je me sentais de bien mauvaise humeur et tendu mais ce n'était pas si terrible. Lorsque j'avais trop bu ou n'avais pas assez de dormi, je me sentais bien souvent de la même façon.

Aussi m'étais je installé confortablement dans un fauteuil. Flasque de whisky en main, je buvais à intervalles réguliers pour passer le temps. Contrairement aux hommes des villes, j'étais capable de rester des heures dans l'attente, à ne rien faire et à prendre le temps de repos qui m'était offert. Et en tout bon soldat, j'appréciai l'introspection qui précédait une bataille. Certes, le feu m'était inconnu et la seule fois où j'avais dû y faire face, j'avais bien failli y laisser ma vie mais cela restait un entraînement qui m'avait marqué. A jamais.

Bercé par les odeurs de café, qui me rappelaient mon père, le goût rassurant du whisky et la belle fragrance de la peau de Kada, je somnolai doucement, tête reposant sur mon torse. A peine, mon esprit s'envola t'il qu'une terreur infernale s'abattit sur moi. Je me réveillai en bondissant, et grondai férocement assoiffé de... De quoi déjà ? Secouant la tête, un soupçon d'inquiétude me laissa un goût amer dans la bouche. Je commençai à tourner de l'oeil ou bien ? Avec un soupir, je me rendis que j'avais besoin de la chaleur de Kada contre moi et d'un de ses baisers si rassurants. Mais où était elle passé ? Voyant ma mine déconfite, après m'avoir observé avec inquiétude, Maddy m'expliqua qu'elle avait disparu avec Will dans le jardin pour parler.

Poussant un grognement, je donnai un coup de pied dans mon fauteuil avant de me vautrer avec allégresse dessus. Et pris mon mal en patience. Puis finalement non. Au bout d'une minute, je me relevai à nouveau. Qu'est ce qu'elle faisait ? Et lui ? Lui tournait il autour ? Je sentirai leurs habits. Si je sentais la MOINDRE odeur d'hormones sur eux, je faisais un massacre. Ou me faisais massacrer. Et puis pouvais je être jaloux ? Après tout c'était moi le traître de Kada qui l'avait abandonnée. Pas l'inverse. Poussant un juron en gaélique, je m'assis et me pris la tête dans les mains.

"Merde."

La porte s'ouvrit et je bondis sur mes pieds. Pour recevoir un boulet de canon en pleine poitrine, me faisant reculer de quelques pas. Ce qui n'empêche pas de refermer mes bras autour de ma mie. Pas d'odeur. Parfait. Coeur qui battait la chamade. Sabre dressé. Mauvais signe. Je me décalais pour pas gêner Kada'an avec cette... chose. Et fermai les yeux pour profiter du moment. Je souris devant sa dernière phrase et l'embrassai avant de lui mordiller l'oreille.

"J'aime te voir si sauvage Kadamour. Et puis il n'y a pas que la lune pour nous mettre dans cet état. A bon entendeur."

Je lui tirai la langue et ramenait ma seringue de morphine contre moi...


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Jeu 20 Avr - 12:43

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
Je passe le reste de l’après-midi avec mon frère sur l’impala et notre vieille Ford. L’activité semble paisible, mais nous savons tous deux que nous sommes dans l’œil du cyclone. Kada’an a rejoint James. J’ai bon espoir que le fort lien qui les unit les aidera cette nuit. La jeune louve n’en est pas à sa première lunaison, pour elle c’est le contexte qui change. Je la sais indépendante, ma bêta m’a avoué ses craintes. Sa sincérité et son honnête sont à son honneur. Je sais que l’animal qui sommeille en elle va avoir du mal à se plier à nouveau à un mode de meute. Dans les heures les plus sombres de la nuit qui s’annonce, je pense jouer la carte James pour la louve. Pour l’écossai je la crois capable de brimer sa liberté et arriver à rester avec nous. Toutefois, je ne compte pas non plus la contraindre. Elle a vécu la domination avec son père, je ne souhaite pas reproduire le schéma de ce carcan annihilateur. Ce soir je n’userai que des mots persuasifs pour qu’elle reste avec nous et gère avec la meute ce passage délicat.

Quant à James j’hésite encore sur la marche à suivre, de même que pour Tobias. Je me suis concerté avec Mady et Keanus. Ma tante s’occupera de son fils, Keanus veillera sur Kada’an et je m’occuperai de James. Si violence doit avoir, c’est moi qui encaisserai les coups. Keanus a ordre de ne pas obliger à rester, mais juste de l’inciter. Et au cas où elle décide de s’isoler et partir en forêt chasser pour calmer le fauve, il la suivra un moment, juste pour s’assurer qu’elle ne dévie pas vers un quartier habité. Kada’an m’a dit comment elle faisait jusqu’à présent. Je la crois et lui fait confiance. Lui imposer une surveillance étroite et permanente, briserait la confiance mutuelle que nous établissons peu à peu.

Vu les derniers énervements, Tobias va finir enchainer. Reste James. Je crains que l’attacher exacerbe la fureur du loup. Seulement, si je le laisse libre de ses mouvements, les dégâts peuvent être cuisants. James est un jeune louveteau, mais un humain aguerri au combat. Je ne sous-estime pas ses capacités. Je suis capable de m’imposer et de le contraindre par la force à faire profil bas. Mais je n’aime pas cette méthode car elle blesse l’âme et l’amour propre. J’ai beaucoup de respect pour l’écossai. C’est un homme de principe, un peu trop fier parfois, mais il n’en reste pas moins attachant. Et surtout il a un sens exacerbé des liens du sang, de la famille et celui du territoire. Si ce dernier ne m’est pas familier, les deux premiers comptent beaucoup à mes yeux. James a des valeurs que je partage. Je souhaite lui laisser sa liberté de mouvement et ne pas être contraint à devoir l’entraver. Après moult tergiversations avec mon frère et Mady nous avons opté pour le choix de ne pas l’entraver dès le départ, en lui donnant son destin en main.

(…)

Le soleil décline. L’impala a de l’huile neuve dans le moteur et la Ford a toujours les roues avant en l’air. Il nous manque des pièces pour réparer la direction. Lorsque je rentre à la maison pour me débarbouiller de la graisse et de l’huile de moteur, je sens la tension palpable. De la cuisine s’échappe une bonne odeur. Ma tante nous a préparé de copieux en-cas. Manger est aussi un bon exutoire lorsque la colère menace de vous submerger.

- C’est l’heure les loups !


(…)

Nous cheminons dans un silence relatif sur le sentier qui nous mène au cœur de la forêt. Au tout début de notre installation, j’avais repéré une vielle cabane de chasseur de sanglier. L’endroit avait été déserté depuis bien des années. Avec Keanus, nous avions retapé l’endroit pour que nous puissions à nouveau fermer la porte, et aussi attacher solidement Tobias.

Dans la semaine j’étais venu avec Keanus. Ce n’est pas avec plaisir que nous avions fixé d’autres anneaux dans les murs. Toutefois nous avions fait au mieux pour que cela ne ressemble pas à un cachot de l’inquisition. Seulement des chaînes, restent des chaînes. C’est pour cela que Mady avait proposé d’amener à manger pour adoucir cette épreuve.

Cela grogne un peu dans les rangs. Mes bêtas sont agités. Je ne leur demande pas de se taire ni de se calmer. Je me contente de fredonner une chanson d’AC/DC que j’aime bien.


I'm on the highway to hell
On the highway to hell
Highway to hell
I'm on the highway to hell


Keanus qui est habitué à mon répertoire musical finit par m’accompagner sur ce titre célèbre. Au bout de trente minutes de marche à bonne allure, la meute au grand complet arrive au repère qui nous servira de maison pour la nuit qui arrive. Le soleil n’est pas encore couché. J’ai veillé à ce que nous arrivons ici de jour pour que James et Kada’an puissent prendre leur marque. Je ne veux pas les cloitrer dans un endroit inconnu, cela ne ferait qu’ajouter du stress à une tension plus que palpable.

Mady est entrée la première et en bonne femme de maison installe son pique-nique comme si nous faisions qu’une simple sortie en famille. Ma tante ne montre aucune tension extérieure, toutefois je la sais inquiète de savoir comment Tobias va réagir si James et Kada’an partent en live.

(…)

J’ai laissé la troupe entrer. Leurs grimaces ne passent pas inaperçues quand ils voient les anneaux scellés dans le mur et les solides chaines posées au sol.

- Bien. L’idéal serait que nous fassions une simple sortie où nous mangeons les bonnes choses préparées par Mady et descendre les bouteilles que j’ai pris soin d’apporté. La réalité sera vraisemblablement différente. Ce n’est pas que votre combat, mais celui de toute la meute.

Je les regarde chacun à leur tour. Tobias évite mon regard, contrairement à James et Kada’an. Ils sont inquiets et déjà passablement irrité.

- C’est une meute unie qui entre ici, c’est une meute unie qui en sortira, avec peut-être quelques bobos. Mais une meute. Je ne vous jugerai pas pour ce qui va se passer ou non. Nous reviendrons ici à chaque pleine autant de fois que nécessaire. Je sais qu’un jour nous en rirons tous et ne reviendrons en ce lieu que pour le souvenir des combats contre nous même que nous y aurons mené.

J’ai l’impression de parler comme un général, cela ne me plait guère. Mais mon rang m’oblige à me poser en chef de meute, en alpha. J’énonce ensuite comment nous allons nous y prendre.

- Tobias, nous avons choisi de t’attacher dès le départ car ses deux dernières semaines tu as souvent dépassé les limites.

Mon cousin râle et grogne. Sa mère le fait taire d’un grognement sec.

- Si tu te maîtrises Tobias, Mady te détachera. Kada’an, tu seras sous la surveillance de Keanus. Pas de lien pour toi, car tu as déjà géré cela. Ton épreuve sera de le faire en restant avec nous. Nous ne t’empêcherons pas de fuir, ni de t’isoler si le besoin et trop fort. Ce que je souhaite ce soir, c’est que tu essayes de rester avec nous. C’est ton combat. Cela peut aider James.

Je me retourne vers l’écossai. Il ne sait pas ce qui l’attend, mais se doute bien que son humeur lui échappe. Je tente de me faire confiant.

- James, je crois que t’entraver de prime abord ne correspond pas à ton tempérament. Tu vas donc être libre de tes mouvements. Sache juste que je t’empêcherai de sortir pour ton bien et pour les innocents qui vivent dehors. Il y a deux possibilités, soit tu gères, soit non et je m’imposerai… par la force. Sache que quoi qu’il se passe, cela ne changera pas comment je te considère. Cela ne changera pas notre lien et j’accepte que cela puisse mal se passer. Accepte toi aussi que cela puisse mal se passer et pardonne toi d’avance.





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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 29 Avr - 17:53


davantage l'esprit lupin qu'humain

Je ne lâche pas James d'un poil de bras de tout le reste de l'après-midi. On essaie de se détendre, mais ce n'est pas chose aisée quand on sait ce qui nous attend ce soir. En plus, notre attirance mutuelle n'aide pas vraiment à "rester calme". J'ignore si c'est une bonne idée de rester collé ainsi à un mâle qui exprime malgré lui, autant de désir. Désir que j'exprime également, mais que je m'efforce de ne pas écouter. Mais.. C'est comme demander à un lion de rester assis sans bouger alors qu'on lui met un morceau de viande fraîche devant le museau.
Je grogne en nous imaginant dans la forêt, loin de la maison de Willem, à nous battre d'une manière bien trop érotique et sauvage pour ne pas réveiller un ours qui hibernerait à quelques km..  Merde.. Comment garder sa louve calme avec ce genre de scène...? Change de pensées... Pense à autre chose..  Mais c'est sans compter sur le sadisme de mon subconscient qui, au lieu de me montrer des images de fleurs ou d'arbres, me montre un lac immense où je suis en train de nager, poursuivi par James..  

Je secoue la tête et gronde d'une frustration profonde. Je regarde James dans les yeux, sans être capable de placer un moindre mot. Une odeur commence à flotter dans l'air et je reconnais la cuisine de Mady. Cette femme est merveilleuse.. Je renifle et me détends un peu. cela sera peut-être moins pire que prévu si la nourriture est là.

- C’est l’heure les loups !

Je me redresse, un peut violemment et prend le bras de James pour suivre Willem. On se met en marche en direction la forêt. Je fronce les sourcils. Où allons nous ? Je grogne sans pouvoir me retenir, malgré mes efforts de ne pas faire de bruits. Surtout que Tob' me répond de la même manière. Heureusement que Keanus nous sépare.. Bon dieu...  

J'écoute les frères marmonner de l'AC DC et me concentre sur ça pour ne pas péter les plombs si tôt. Finalement, on arrive à une cabane et Madison rentre la première. Nous la suivons. Quand mon regard rencontre les anneaux pour les chaînes, je grimace. Ce n'est pas rare que nous soyons obligés de nous attacher dans ce moment, mais c'est quelque chose de tellement douloureux.. Pas physiquement.. C'est plutôt une blessure sur son amour-propre..

Kada’an, tu seras sous la surveillance de Keanus. Pas de lien pour toi, car tu as déjà géré cela. Ton épreuve sera de le faire en restant avec nous. Nous ne t’empêcherons pas de fuir, ni de t’isoler si le besoin et trop fort. Ce que je souhaite ce soir, c’est que tu essayes de rester avec nous. C’est ton combat. Cela peut aider James.

J'écoute les explications de Willem, et me hoche la tête quand il m'informe de mon combat personnel. Le fait que je ne sois pas retenue si la tension monte trop, me rassure. Je regarde Keanus. Rassurée que je sois sous sa surveillance, je suis aussi paradoxalement énervée par cette nouvelle. Quand je rencontre à nouveau le regard de mon alpha, je le fixe et mes pupilles scintillent de ce bleu froid, caractéristique des loups meurtriers, les narines frétillantes.

Les seuls sons qui sortent de ma bouche depuis ma conversation avec Will, sont juste des grognements et des jappements. Déjà depuis ce début d'après-midi, j'ai davantage l'esprit lupin qu'humain. Et sa annonce pas forcément une bonne chose..

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 30 Avr - 22:52

Plus qu'une famille, une meute


Airson glòir an chinnidh!






Le reste de l'après midi passa relativement en paix. Nous discutions, buvions et passions du temps ensemble. Comment lorsque le clan se préparait à aller aux champs ou l'abattage des bêtes, nous nous préparions à une tâche ardue. Un adage dit qu'il faut faire chaque jour quelque chose qui nous effraye. Mais alors que l'après midi passait et ressentait les changements en moi, je savais à l'avance qu'une fois par mois me suffirait largement.

Sauf quand il s'agirait de m'occuper de Kada'an. Et pas seulement dans le sens romantique du terme. Sa proximité mettait mon ventre en feu dans un brasier torride qui remontait dans mes membres et venait enfumer mon cerveau autant que la lune. Seule une certaine pudeur m'empêchait de faire rouler la louve dans l'herbe et m'acharnait à lui faire des petits. Ou simplement la faire japper. Aussi ce fut fiévreux et le regard brûlant d'une lueur que j'hochai la tête pour nous mettre en route vers notre sanctuaire d'une nuit.

"En route chef..."

Nous marchâmes un temps, chacun plongé dans nos pensées ou encore concentré sur une chansonnette. Pour ma part je m'étais décidé à sortir ma pipe de mon sporran ainsi qu'un couteau. J'avais pris l'habitude, ancestrale chez les miens, de m'occuper les mains en y gravant certains éléments de ma vie. Aussi peu à peu, sous mes coups de lame une tête de loup apparut. Elle manquait de vernis et le tracé n'était clairement pas des plus précis. Mais j'appréciai mon oeuvre aussi commençai je à bourrer la pipe avant de l'allumer et tirer doucement sur le tabac. C'est environné d'un nuage de fumée que Willem m'expliqua ce qui allait suivre et j'hochai la tête.

"Willem. Je te remercie pour la confiance que tu m'accordes. Mon égo aurait eu beaucoup de mal à gérer des chaînes je crois. Cependant, je sens déjà la lune s'insinuer en moi. C'est comme dans ce film... Avec des Obscurus là... Enfin comme si une bête déchirée mon corps de l'intérieur pour s'échapper. Je la retiens. Pour le moment. Frappes moi, cognes moi et joue ton rôle mon Alpha. Je m'en remettrai. Comme on dit la douleur est temporaire, l'abandon lui est éternel."

Je craquai des jointures sur ma pipe, prêt à affronter la nuit qui suivrait. Ou non.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 13 Mai - 13:40

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
Kada’an est nerveuse. Je sais qu’elle souhaite être à la hauteur de ce que je lui demande. Rester avec nous et non pas gérer la pleine lune seule avec comme ersatz à l’assouvissement de sa soif de sang, la chasse des animaux de la forêt. C’est une vraie étape que je lui propose de passer. J’ai été clair. Je ne la bloque pas. Si elle éprouve l’irrépressible besoin de sortir pour se retrouver seule, je ne la retiendrai pas, ni par mon aura, ni par la force. La maitrise de l’animal qui nous hante doit se faire par la volonté. L’usage de la force étant à restreindre pour les loups qui ne maîtrisent pas grand-chose comme Tobias ou pour les jeunes loups comme James.

Les grognements commencent à se faire entendre. Je lance un regard furtif à Keanus et Mady. Ils me répondent par un battement de paupières un peu appuyé. Ils sont prêts.

James semble prendre ce futur combat, car cela en est un, avec un esprit encore lucide et responsable. Il s’attend à une réaction de force de ma part s’il le cas échoit. Il accepte ce fait… pour le moment. Qu’en sera-t-il si son loup prend le dessus ? J’ai de bons espoirs en l’écossais. Toutefois c’est aussi un homme impétueux, le loup ne le sera pas moins.

Mady s’affaire comme si nous étions là pour une banale veillée au cœur de la forêt. Je sais que par son attitude sereine, elle tente d’apaiser les humeurs de chacun. Ma tante en a vue d’autre. Elle sait que le sang peut couler ce soir, ceux de nos jeunes loups, comme le sien. Elle ne leur en voudra pas, car comme pour mon frère et moi, elle a conscience que cette violence potentielle n’est pas un choix, mais une conséquence biologique. En théorie, bien encadré, un jeune loup arrive assez facilement à contrôler sa partie animale en trouvant un terrain d’entente sur lequel sa bestialité inhérente à son état ne se sente pas lésée. L’équilibre reste toutefois fragile, car un choc psychologique, ou une instabilité de vie, peuvent tout changer.

D’ailleurs, l’agitation devient palpable. Tobias commence à me regarder en biais. Sans la présence de James et de Kada’an, il m’aurait déjà sauté dessus. Se retient-il pour ne pas passer pour un idiot qui ne sait pas se maitriser, alors que James en est à sa toute première pleine lune et reste encore relativement calme ? Keanus perçoit mon signal et va attacher notre cousin. Nous avions convenu que c’était mon frère qui l’attacherait car cela fait une bonne semaine que Tobias me cherche. Autant éviter de l’exacerber un peu plus en l’attachant moi-même. Les liens de Tobias sont robustes et ajustés à sa morphologie. Il n’a pas la force nécessaire pour s’en délier seul.

Pour James, j’ai décidé de l’entraver sans totalement bloquer ses mouvements comme pour Tobias. Des liens complétement serrés pourraient le stresser et aggraver son agitation. Il ne peut toutefois pas s’enfuir facilement.

Kada’an quant à elle commence à faire les cents pas dans la cabane. La nuit va être longue.

- James, si tu as soif ou que tu éprouves le besoin de manger, dis-le nous. Nous te donnerons ce que tu souhaites. On reste plus calme quand on est rassasié.

Je frotte le sommet du crâne de la rouquine quand elle passe à côté de moi pour la quinzième fois.

- Ne fronce pas le nez, sinon tu vas être ridée comme une mémé !

Son sourire ressemble plutôt à une grimace. La jeune louve est inquiète et son envie de fuir pour aller loin de toute civilisation est palpable.

Onze heure du soir, commence le temps des mâchoires qui claquent. La lune irrite et vous crispe comme une craie qui crisse sur un tableau noir. Noir est le ciel que seules deux lampes tempête tiennent éloignées. La lumière jaune donne lieu à un théâtre d’ombres et de lumières où les ombres prennent vie. Au loin un cri résonne. Nous ne sommes pas les seuls loups de la région. Tobias répond, à demi transformé, levant le museau vers le plafond, il émet un sinistre hululement.

J’espère que le hurleur solitaire restera loin de nous. J’aimerai éviter une confrontation avec d’autres loups, ou bien pire… celle avec des chasseurs. Hurler à la lune, ne fait pas de nous des meurtriers, mais aux yeux de certains chasseurs, si.

Un cri au accents écossais se fait entendre.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 13 Mai - 18:10


Pour James, pour moi,

pour la meute

J'ai beau me dire que je vais y arriver, je me sens nerveuse. J'ai besoin de courir. J'ai.. Non.. Je dois rester pour James. Pour moi. Pour nous. Pour la meute. C'est ma nouvelle meute. Et même si ça fait longtemps, même si je n'ai passé qu'une seule pleine lune avec les miens, j'y arriverai. Car je suis allé vers Willem. Je suis allé voir le médiateur qu'il est. Et quand j'ai su qu'il était alpha, qu'en plus il mène la même vie que ma famille, j'ai compris que c'était ma nouvelle famille. Et en plus James nous a rejoints. Jamais je n'aurais espéré que cela se passe. Jamais je n'ai cru qu'il reviendrait après m'avoir laissé seule.. Seule. Je lance mon premier  vrai grognement. Calme toi. Calme toi. C'est du passé tout ça. Il est là maintenant. Il faut que tu restes.. Pour lui.. Pour toi..

J'évite de regarder Keanus attacher Tobias. être attaché comme il est en train d'être, n'est carrément pas la chose que j'aimerais vivre. Psychologiquement cela doit être vraiment douloureux. Sans m'en rendre compte, je commence à faire des va-et-vient dans la pièce. Passant devant tout le monde, évitant de regarder la porte. Tobias grogne et j'essaie de ne pas lui répondre. Cela lui donnerait une raison de se faire mal en voulant tirer sur les chaînes. Quand je passe à côté de James, je m'arrête quelques secondes, attrapant sa main avant de repartir. Devant Mady, je respire, elle dégage quelque chose d'agréable. Après je ne sais pas combien de passage, Willem me touche la tête et je retiens de lui lancer un avertissement qui n'a pas lieu d'être. Sans doute, a quand même capté mon frisson car il tente de me détendre. Sa réplique m'arrache une grimace et je fronce encore plus le museau.

-C'est pas pour autant que j'ai moins de crocs qu'elle te dit la mémé !

Je m'assieds au côté de James. Je ferme les yeux et respire. Je peux le faire... Mais un hurlement vient briser le silence. Tobias ne résiste pas et répond au loup lointain suivi par James. Je me mords la lèvre pour ne pas faire la même chose, oubliant que mes crocs ne sont pas juste mes dents humaines. C'est un couinement de douleur qui s'échappe à la place. Ok.. Le goût du sang dans ma bouche ne m'aide pas. À nouveau je me redresse, bousculant involontairement le frère de Will. C'est quand l'air frais vient me frapper que je comprends que j'ai ouvert la porte. Et Willem tient promesse. Il ne me retient pas. Mais la chose la plus étonnante ce n'est pas ça. C'est plutôt moi. Au lieu de partir en courant, je me laisse juste tomber sur le paillasson devant la cabane.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 20 Mai - 12:13

Plus qu'une famille, une meute


Airson glòir an chinnidh!






Malgré tout mes efforts, je me sentais... différent. J'avais l'impression d'avoir trop bu. C'était comme si j'étais un autre. Mon âme, ou tout du moins ma conscience de moi, observait le monde à travers les simples fenêtres qu'étaient mes yeux pour elle. Et c'était tout. Je sentais le contrôle m'échappait peu à peu et étonnamment je m'en inquiétais pas.

Si.
Je devais m'en inquiéter.
Non.
Si.

Putain James tu fais chier... Devant le ridicule de mes états d'âme digne d'une amoureuse de quinze ans, je gloussai bien que mon hilarité se fit rauque et ressemblant plus à un glapissement qu'autre chose. C'était une chose étrange de sentir ses cordes vocales se transformaient. J'étais loin d'être une bête en sciences mais il me semblait y voir quelque chose d'illogique dans tout ça et physiologiquement impossible à faire. Mais en même temps la capacité de se transformer en une bête assoiffée de sang une fois par mois, et ce simplement parce qu'un disque argenté brillait dans le ciel était en soi ridicule.
Mais en même temps j'étais un écossais, un vrai. J'avais été élevé dans nos traditions les plus pures et dures. Les monstres existaient bel et bien. Ce n'était pas simplement une transformation des peurs des populations, ou même des leçons d'histoire ou de morale. C'était des avertissements, un rappel à l'homme qu'il n'était pas le maître de la nature loin de là et...

Je levai les yeux vers Willem, fronçant les sourcils. A quoi pensais je déjà ? La chaleur et l'odeur de Kada m'envahit alors qu'elle s'assit près de moi et je poussais un grognement de mâle appréciateur en plaçant ma tête sur ses genoux. Il m'était presque venu à l'idée de ronronner. Que diable ! Je ronronnais ! Qu'elle me gratte donc les oreilles et je glapissais de plaisir. Malheureusement elle n'eut pas eu le temps de faire ça. Un hurlement envahit l'air.

Le frère de meute appelait. Il était l'heure de tuer, d'écorcher, sentir les os craquer, le sang envahir ma bouche. Tuer, chasser. Vivre.

Non.

Si.

Je me levai et hurlai au ciel toute ma haine de l'humanité. Débattant sur mes liens, je courus rejoindre mon frère de meute, celui qui appelait à la chasse.

BANG.

Ma part humaine dans un sursaut reprit le contrôle de mon corps et le dirigea droit dans le mur dans lequel je m'encastrai. Poussé par ma force surnaturelle et mon poids, je sentis mon nez caquer douloureusement. L'élancement qui m'envahit le visage par vagues, me fit reprendre conscience de ma situation et me rassis lourdement avec un grognement, sentant mes traits redevenant plus ou prou humains. Quoique des crocs dépassaient encore de ma bouche.

"Whisky."

J'avais envie de whisky. J'étais prêt à tuer pour boire. Je jetai un regard enflammé à Willem et une envie soudaine de lui déchirer la gorge et laper son sang à grands coups de langue me prit.

NON !

Je glapis malgré moi et détournai le regard de Willem. Ce n'était pas une bonne idée de me tourner vers lui.

Chasser, tuer, se nourrir.

Se reproduire ?

Mon corps s'enflamma à cette pensée et je me tournai vers Kada, qui s'était bêtement assis sur le pas de la porte. Elle était belle. Prête à me recevoir. A s'accoupler. Je grondais doucement et ne prêtai pas attention à l'explosion hormonale qui accompagna le son.

Kada'an. Envie de toi. Et whisky."


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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Lun 29 Mai - 21:19

Sheperd
Willem

Kada’an
&
James

Plus qu’une
famille, une meute
L’atmosphère dans la cabane devient de plus en plus animale. Il est vrai que la tension est palpable et que cela risque de fritter un peu, pourtant je me sens en accord avec tout cela. Le mot meute prend enfin tout son sens. C’est une chose que de faire le chef de famille, car c’est bien ce que j’étais jusqu’alors quand mon cercle proche se limitait à mon frère, ma tante et son fils. Maintenant, c’est vraiment le rôle d’alpha que je dois endosser. C’est un rang très envié, mais difficile et délicat. Je suis issu d’une longue lignée de loups à la nature pacifique. Non que nous étions de doux agneaux, bien que les seventies et le mouvement hippie aient eu une sérieuse influence avec les conséquences désastreuses qui ont failli décimer entièrement les Shepherd.

J’ai été élevé dans ce milieu peace and love, et cela a forgé l’essentiel de mon caractère d’adulte, mais l’horreur, et la douleur du chagrin ont réveillé ce qui est inscrit dans les gênes animals de chaque loup : l’instinct de survie. Je n’ai pas mal tourné comme Tobias mon cousin, mais je ne suis plus le loup docile que j’étais. Je reste un homme conciliant, mais contrairement à Tedd, mon oncle et ancien alpha, il n’est plus question que je baisse l’échine et fuis devant les problèmes. En décidant de sédentariser mon clan, j’ai décidé d’affronter les ennuis et de les régler.

James, Kada’an comptent sur moi. Ils sont tous deux des individus avec une forte personnalité, pourtant ils ont accepté d’être sous mon influence. Pour eux je me dois d’être un bon alpha. La perfection n’existe pas et je n’ai pas l’outrecuidance de me prévaloir d’un charisme exceptionnel. Mon job de médiateur m’a appris que l’on avance autant grâce à ses réussites qu’à ses erreurs. J’ai appris du passé et j’espère avancer le plus justement possible.

Alors que les grognements s’amplifient, que James secoue ses chaines, son loup frustré par l’entrave, je me cherche encore. Dois-je laisser filtrer un peu plus mon aura, ou parlementer et miser sur leur force de caractère pour dominer l’animal qui est en eux et qui ne demande qu’à s’exprimer ? La solution est vraisemblablement un mixte des deux. Il me faut trouver le bon compromis, là réside la difficulté de ma tâche.

Un regard appuyé de la part de ma tante m’incite à revenir au présent et faire ce qu’il doit être fait. James me lance un regard de défi. Je ne sais que trop les envies qui lui passent en tête. L’appel de la traque et du sang. Je soutiens son regard, je ne lui en veux pas d’exprimer son instinct, mais je laisse Will’ le clown au placard. Ce soir, ce ne sont pas mes blagues à deux balles qui vont calmer le jeu. Ce soir, et peut-être plus qu’avant lors des pleines lunes de Tobias, je suis l’alpha. Je me redresse et me tiens bien droit, campé sur mes jambes. Je prends de l’envergure et du panache. Je me gonfle comme un lion et...

- Kada'an. Envie de toi. Et whisky.
- …


Les propos tendancieux de James me coupent l’herbe sous les pattes et je reste comme deux ronds de flans. J’étais en train de me faire un film, avec une attitude badasse à la Will Smith, et l’écossais parle de picoler et de copuler.

- Euh… temps mort !

Keanus a du mal à retenir un fou rire. Mady regarde James avec un regard courroucé et Kada‘an n’est pas loin de muter en chatte en chal… Même Tobias a arrêté de se débattre avec ses chaines et attend de voir ma réaction. Sérieux !...

J’attrape la bouteille que j’avais pris soin de ranger dans mon sac et la colle dans les mains de James.

- Ok pour biberonner, mais hors de question que vous me déballez votre libido !

Je secoue la tête totalement effaré. Je ne m’attendais pas à devoir gérer ce problème… ce genre-là de problème ! Je fronce les sourcils en regardant mon frère, pour qu’il arrête de se marrer.

(…)

Cette pleine lune aurait pu se terminer ainsi, avec cette anecdote qui nous aurait tous faire rire bien plus tard, si deux grognements n’avaient pas retentit à moins de cinquante mètres de la cabane. Les réponses de Tobias et de James au cri du loup solitaire l’ont finalement attiré et pas seul visiblement. L’affaire se corse.

- Keanus ! Resserre les liens de James. Mady ?

Ma tante me rassure d’un regard, elle et mon frère prennent en charge la surveillance de nos jeunes bêtas pendant que je sors gérer le nouveau problème.

(…)

Il n’est plus le temps de faire dans la dentelle, une fois dehors je laisse mon aura diffuser autour de moi dans un grognement qui, s’il ne se veut pas agressif, il n’est est pas moins un avertissement fort. Passez votre chemin, c’est préférable.

(…)

Maudite loi de Murphy… Deux regards lumineux me toisent à environ une dizaine de mètres. Un des loups a encore le doré des yeux d’un loup innocent, tandis que ceux de son comparse brillent du bleu des meurtriers.

- On se calme les gars…

Sans préavis, regard bleu bondit pour me sauter dessus, yeux jaune suit. Pas besoin de mot pour comprendre ce qu’ils veulent, du moins ce que le loup au regard bleu électrique veut : le rouge de mes prunelles, et la force qui va avec. J’arrive à me débarrasser de mes deux assaillants pour ce premier round. Mais je ne peux pas me battre sereinement en sachant Tobias, James et Kada’an instables juste derrière mon dos. L’attaque sur leur alpha ne va pas les aider à conserver la maitrise de leurs émotions.

- Barrez-vous. Je ne souhaite pas vous faire de mal, toutefois je n’hésiterai pas à me défendre.

HRP:
 




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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Ven 2 Juin - 13:29


l’électricité et le feu

ne font pas

bon ménage

La voix de James se fait comme le trajet de la foudre sur un arbre. Électrifiant tout mon système nerveux, le contrôle que j'avais sur moi-même venait de prendre une sacret décharge, et tout en moi fut court-circuité. Je grogne à cet appel charnel, et n'entends même pas Willem. Sans que je sache comment, je me retrouve attiré à James comme un aimant. Et avant que je puisse comprendre le pourquoi du comment, je suis arrivé à James alors que j'étais sur le paillasson, notre alpha, non sans surprise, nous demanda de ne pas exprimer notre désir. Je lui jette un regard noir alors qu'il est lui-même en train de regarder son frère qui est à la limite de partir en fou rire.
La tension en moi est toujours présente, et circule dans mon corps avec une telle anarchie, que le moindre contre argumentant à exprimé ce que j'ai envie, me rends folle. Mais comme l'ordre vient du membre supérieur de la meute, la louve en moi se retrouve freiner a contre "coeur". Je regarde mon amoureux, ce qui fut la chose à ne pas faire, car l’électricité qui passe dans nos regards me fait oublier l'ordre de Willem et je me retrouve sur James. Maudit instinct sauvage et animal.. Mais, alors que je commençais à vraiment avoir envie de devenir mère, le hurlement de tout à l'heure, ce fait proche. Trop proche. Je grogne de manière agressive. Qui est ce qui vient nous déranger !? Je me détache de James, et gronde plus fort. Les intentions des deux intrus ne sont pas bonnes. Pas bonnes pour eux.

Willem est dehors, et je sens en moi le feu du combat prendre le dessus. Les narines frétillent d'une tout autre faim que celle que j'avais plus tôt. Seulement l'électricité lubrique mélangée à la flamme meurtrière forme le meilleur cocktail Molotov dans la bombe à retardement que je suis. Mon alpha arrive à les repousser, mais ils reviennent vite à la charge. Et alors que Mady est avec Tobias, et que Keanus essaie de resserrer les liens de James, je prends la porte et lâche toutes mes pulsions.

J'observe rapidement la scène. Yeux jaunes crois capté l'attention de Willem pour qu'il ne remarque pas Yeux bleus qui passe sur le côté. Je grogne, informant par cette occasion mon chef de meute que je surveille ses arrières et aux deux qu'il vaut mieux pour eux de déguerpir. Mais autant parler à un cadavre. Il continuent leur manège et Yeux bleus s'élancent sur le côté droit de Will alors que Yeux jaunes prennent le gauche. Avant que Yeux bleus arrivent à Willem, je crée une collision entre lui et moi. La force est violente et on se retrouve à rouler au sol. Je ne le lâche pas, mais lui essaie d'arriver à ses fins. Nos forces sont similaires, et même s'il a plus de puissance, je compense avec une rapidité supérieure. Mais je n'arrive pas à le battre. Il est tout aussi féroce que moi. Voire pire. Et soudain, je sens la présence de James à mes côtés. Il a réussi à briser les chaînes...?

Je tourne la tête, et le vois. Cette inattention m'a valu un coup de patte sur le visage. Projeter au sol, je reste sonnée un instant avant de me relever. Je pousse un feulement mécontent, et ignore royalement la douleur lacérant sur ma joue droite. Reprenant place en face de Yeux bleus avec James.

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Sam 10 Juin - 16:57

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Dans mon instinct lupin, j'espérais que Kada'an se rapprocherait de moi, me tendrait son cou pour que je la mordille et y marque mon territoire. Puis qu'enfin je la féconde comme tout bon mal se le doit. Mais cela fut totalement différent. Will, torse bombé et prêt à rugir pour me mettre à ma place, eut un regard incrédule face à la bêtise de mes paroles. Je crus un instant qu'il allait éclater de rire à l'image de Keanus qui se tenait les côtés mais il n'en fit rien. Mais cet interlude à peu près humain, me fit reprendre légèrement mes esprits. Attrapant ma bouteille de whisky, je bus une longue gorgée, insensible au brûlant liquide se déversant dans ma gorge. Sentir le goût malté et tourbé de l'eau-de-vie me rasséréna.
Avant de me retrouver collé contre Kada'an qui semblait avoir craqué à ses instincts. Mes mains se resserrèrent sur sa taille et je mordais son con violemment en griffant sa peau. A cet instant, plus rien ne compta que de la faire rouler sur le ventre, remonter ses petites fesses et... GRAOUR.

Je grognais, mon regard étincelant et montrai les crocs. Un intrus ! Sur notre territoire ! Un frisson me parcourut alors que je tendais les muscles pour tester la résistance de mes liens. Mes sens s'affolèrent alors que Willem allait dehors, menacer les deux arrivants. Je sentais son aura et sa puissance ordonnant aux intrus de fuir s'ils ne voulaient pas d'ennui. Et ils attaquèrent ! Kada'an disparut, attirée par le bruit du combat et alimentée par la fureur de l'adrénaline que je sentais également courir mes veines. Keanus s'approcha de moi à toute vitesse, dans le but de m'enchaîner plus solide. Je lui grognais dessus.

"NON ! Je vais aider WILL !"

Je rugis le nom de mon Alpha en forçant sur mes chaînes et, entendant le bruit du corps de Kada'an percutant un autre loup, tira de toutes mes forces. Un craquement retentit et je me retrouvai catapulté, cul par dessus tête, roulant au sol. Me redressant sur mes pieds et n'adressant pas l'ombre d'un regard au reste de la meute, je me jetai au secours de Kada'an. Mon aimée me regarda et prit un violent coup de patte. Outré, je rugis férocement et envoyait un uppercut dans la mâchoire de l'autre avant de lui enfoncer brutalement mes griffes dans le ventre et le mordre à l'épaule. Il me répondit d'un grand coup de patte qui me brisa un poignet, me faisait rugir et je reculai, attendant que mes os se ressoudent.

color=#8B6C42]"Je vais te tuer fils de chienne ! T'égorger ! "[/color]

Je grondais férocement.

"Kada, je bloque ses mouvements et tu l'exploses !""

Et je me jetais sur Yeux Bleus, l'attrapant par les épaules. Il essaya de se dégager mais j'étais nettement plus musclé que lui, sans compter la férocité accordée par la pleine lune. Un craquement sinistre signifia la fin de ses clavicules et il hurla à la lune. Je le repoussai vers Kada, appuyant sur mon poignet douloureux, laissant la jeune femme déchiqueter ce chien.


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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Mer 14 Juin - 22:10

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famille, une meute
Toute cette agitation commence à me courir sur le paletot. De la cabane je sens venir par vague un vent de colère. Cela ne fait pas un pli, c’est Kada’an qui pointe le bout de son museau la première. Je peux faire une croix sur mon vœu pieu d’une pleine lune pas trop mouvementée. Je secoue la tête et soupire. Yeux jaune pense m’avoir distrait, là où je me demande comment éviter des morts dont la sienne.

Les deux intrus ignorent ma bêta et ses avertissements pour me foncer dessus. Ils ne comprennent pas qu’ils ont plus à craindre d’elle que de moi. Elle n’hésitera pas à les tuer, là où je vais tenter de ménager tout le monde. Pendant que la rouquine joue au culbuto avec yeux bleu, je bloque l’attaque de yeux jaune.

- Tu n’as aucune chance, laisse tomber.

Ma surchemise s’orne brusquement de quatre longues aérations.

- Sérieux !

Je lève le poing et l’abats sur le crane du gêneur qui s’effondre assommé.

- Et d’un !
- Je vais te tuer fils de chienne ! T'égorger !


Et en avant le folklore... Je suis conscient qu’il est vain de vouloir le freiner. L’impétueux écossais se jette dans la bataille comme un chevalier qui accourt auprès de sa dame. Je regarde Mady dont la silhouette s’encadre dans l’embrasure de la porte de la cabane. Elle lève les deux bras d’impuissance. Je suppose que mon frère tente de garder Tobias attaché. Quelle soirée !

Une bataille de chiens enragés fait rage devant nos yeux. C’est franchement brouillon et désordre. Je ne tente pas d’arrêter James, car son loup ne comprendrait pas l’ordre de cesser le combat. Il agit en réaction à un danger. Je sais que je ne dois pas casser cette dynamique. Un regard sur yeux jaune me rassure. Il est out pour un bon moment. James hurle de douleur quand l’autre lui casse le poignet.

- Je vais te tuer fils de chienne ! T'égorger !
- James ! Non.
- Kada, je bloque ses mouvements et tu l'exploses !


Parle à mon derche, ma tête est malade… Yeux bleu perd une clavicule. Mais c’est qu’ils vont me le mettre en pièces détachées !

- Stop les louveteaux, il a son compte.

Personne ne m’écoute ! James repousse le loup vers Kada’an dans une belle synchronisation. Le regard de la rouquine ne fait aucun doute sur la suite des événements.

- Temps mort !

Je gronde et rugis en même temps. Ma voix est devenue plus rauque sous la transformation. Kada’an a un instant d’hésitation, ce qui sauve la vie à l’arriviste qui pensait pourvoir m’arracher mon rang d’alpha si facilement.

- Celui qui ne se contrôle pas ce soir, aura des devoirs à faire et aussi des corvées !

Je n’attends pas que l’ordre arrive au processeur de leur cerveau, et en quelques brèves enjambées, je m’interpose entre yeux bleu et mes deux bêtas. Ils me l’ont mis dans un sale état.

- Ce n’est pas malin de ta part, tu aurais dû savoir que c’était perdu d’avance face au nombre que nous sommes.

Pour toute réponse, le loup me balance ses griffes, visant ma gorge. Mais il est trop affaiblit, J’évite sans difficulté les lames de rasoir qu’il a au bout des doigts.

- Maudite pleine lune…

Le regard bleu du loup est celui de l’animal dominé par l’influence de la lune. Sa raison a laissé place à une rage sauvage. Je ne sais pas quel lien le lie avec l’autre que j’ai assommé, mais ils sont venus ici, commandés par un fol instinct. Il n’y avait aucune préparation dans leur attaque, juste la soif de puissance. Tout en maintenant fermement yeux bleu à genoux au sol, ceci plus pour sa propre sécurité que la nôtre, je me tourne vers mes deux bêtas qui ne souhaitent qu’une chose : l’achever. Difficile de les blâmer, ils sont venus à ma rescousse. J’essaye de tourner ma morale d’une façon plus écoutable pour eux.

- C’est vexant de constater que vous ne me pensez pas capable de gérer ces deux idiots !

Ça grogne dans les rangs. Crocs et griffes demandent leur dû. Toutefois, je ne peux pas le leur accorder. Même si techniquement James ne perdrait pas le jaune de ses prunelles, ou que cela changerait quoi que ce soit à la lueur déjà bleutée du regard de la rouquine. Cependant donner la mort sous l’impulsion de la colère est le pire des carburants pour un loup.

Mady est retournée à l’intérieure de la cabane pour prendre le relais de mon frère auprès de Tobias. Keanus sort avec des liens solides pour attacher solidement les deux intrus. Il marque un temps d’arrêt, se demandant s’il ne doit pas attacher les deux écossais plutôt que ceux qui nous ont attaqués. Je lui fais signe de poursuivre sa besogne.

- James, Kada’an, vous me voyez rassuré de voir que vous avez l’esprit de clan et de meute. Toutefois, ôter la vie reste un acte grave, même lorsqu’il s’agit d’une personne qui nous attaque en premier.

James grogne sa révolte et détaille les mille et un supplices que les deux loups qui nous ont assaillis devraient recevoir.

- James ! Regarde ses yeux, et la sauvagerie de son regard.

Je tiens le menton de yeux bleu pour qu’il regarde vers mon bêta. L’oméga enrage sous ma prise. Je sens sa colère, mais aussi le doute et la peur de mourir. Il est entièrement sous la coupe de l’animal qui le hante plus qu’il ne l’habite.

- Te laisser aller à tes impulsions primaires, James, te conduira à cela. La perte de ton humanité.

Je traîne l’oméga vers le tronc d’arbre où Keanus vient d’attacher l’autre loup toujours inconscient. J’impose mon aura autant pour lui que pour mes bêtas. Je dois prouver qui est l’alpha. Je ne fais pas cela par plaisir, mais simplement parce que c’est dans nos gènes et que c’est comme cela que fonctionne une meute. La démocratie c’est quand tout va bien. Ce régime se transformant en monarchie en cas de danger. Il y a des meutes qui côtoient plutôt le système d’une dictature. En aucun cas, je ne souhaite cela. Toutefois, je suis conscient que la frontière est mince. Je suis embarrassé de m’imposer ainsi à James et Kada’an, mais je dois le faire et leur prouver que je mérite la couleur de mes yeux.

- Rentrez tenir compagnie à Tobias, ou restez dehors. Mais ne vous éloignez pas.

Je m’agenouille à côté de l’oméga. Au petit matin, je vais devoir le libérer. Je ne vais pas m’en faire un ami en quelques heures, mais je vais tenter de ne pas m’en faire un ennemi en l’apaisant.

- Hey, quel est ton nom ? Je m’appelle Willem.

Le loup se renfrogne. Ses entraves l’empêchent de se débattre et de me frapper. Il ne me répond pas, je continue pourtant à lui parler. Je lui décris l’astre lunaire qui lui tape sur les nerfs, ou de l’odeur de l’humus qui emplit nos sens lupins. Ma voix égrène ce que j’ai entendu lors des nombreuses veillées de mon enfance. Mes bêtas sont encore tendus et irritables, toutefois, ils ne cherchent plus à égorger les deux intrus… pour le moment. La nuit n’est pas finie. Je parle de l’importance de savoir écouter la nature qui nous entoure, car finalement c’est elle qui est notre réel habitat et non pas les appartements ou maisons où nous logeons. L’oméga se moque de mon point de vue, me traitant de hippie. Je ne m’en vexe pas, car cela reflète la réalité.

La soirée aurait pu se passer ainsi, avec un joli feu et de la guimauve plantée sur des piques, si un lapin pris d’insomnie n’avait pas décidé de traverser la clairière, levant son popotin dans un dandinement dodu qui fut irrésistible pour deux bêtas.

- Mais WTF !

Le lapin détale avec deux fauves aux fesses. J’hésite à les suivre. Keanus me fait signe d’y aller, il va veiller sur les deux intrus qui nous ont attaqués. Je pars à la poursuite des écossais. Ma foulée s’allonge et je prends plaisir à cette course nocturne avec pour seule lumière celle de la lune. Il ne m’est pas difficile de suivre leur piste. Kada’an et James sont aussi discrets qu’un troupeau de gnous. Je me demande si le lapin est toujours devant eux, ou s’ils ne courent pas juste pour le plaisir de courir.

- Hey ! Attendez ! Y a une falaise par là-bas ! Stop !!!!





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: Re: Plus qu’une famille, une meute | Feat Kada'an et James   Dim 18 Juin - 8:38


Une chasse en couple

Au début, je ne voulais pas le tuer. Je voulais jouer avec yeux bleus. Mais quand James m'offre, le plaisir de le mettre en charpie, mon corps bouge de lui-même et à coups de griffe, je lui casse une clavicule, griffant son corps avec sauvagerie. L'animal féroce et sadique que je suis fait surface. J'ai envie de ..

- Temps mort !

Un grognement et une aura d'alpha pas content se répandent. Je baisse le museau, la main encore en l'air. J’hésite et, finalement, je frappe le sol. L'ordre est clair. Je reste au-dessus de yeux bleus et grogne. Mais je ne fais plus rien malgré l'envie cuisante de finir de l'achever.

-Mais Willem !

Un nouveau grognement, une nouvelle dose, d'aura de chef de meute, et je me recroqueville.   En quelques secondes, il nous sépare de l'intrus et je grogne de frustration, me retenant de lui sauter à nouveau dessus. Puis je le regarde autrement et me rends compte qu'il me ressemble. Dans son regard, il y a la souffrance, le désir de sang non contrôlé. Mais il y en plus le désir du pouvoir. Être alpha ne m'a jamais attiré. Trop de responsabilités. Je n'aime pas les responsabilités, même si je sais répondre de mes actes.

Mais là j'ai envie de l'achever ! Et un regard pour James m'informe que lui aussi à le même désir que le mien. La réplique de Will me freine une nouvelle fois. Genre.. Je gronde à nouveau et fais mine d'avancer. C'était surtout une excuse pour me défouler. Mais, inconsciemment, je voulais protéger la meute moi aussi. J'ignore les motivations de mon mâle, mais je me souviens de l'avoir entendu crié qu'il va aider Will.

Je me laisse tomber sur le sol quand il nous demande de rentrer ou de ne pas partir loin. J'écoute Willem parler au loup que nous avons méchamment amoché. Il l'a cherché ! Mais le récit de mon alpha me détend et je reprends petit à petit le contrôle de moi-même. Mais bien sur, ce fut de coutre durée. Avant même que je puisse réagir en tant qu'humaine me voilà à courser un croupion blanc. Suivi de mon amour. Une chasse en amoureux le soir de plaine ! Je frémis à cette idée et accélère. La course avec James me fait oublier le lapin et je change de direction. Je deviens la proie de James.  La course est folle, rapide, et de plus en plus enivrante. C'est tellement bon de courir avec son chéri.

- Hey ! Attendez ! Il y a une falaise par là-bas ! Stop !

J’effectue un virage à 90% évitant de justesse le ravin et pars dans une autre direction. Plus loin, James a eu le temps de tourner sans freiner et c'est la collision entre deux loups qui se désirent. On se retrouve à rouler sur l'herbe entrelacé...



© Fiche par Mafdet Mahes


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