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 Broken Mirror [PV Mick & Therence]

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:06



Collision






C’est un de ces quelques matins ou malgré l’angoisse qui me prend dès le réveil, je me dis que je mérite un petit déjeuner correct. Je suis descendu peu après l’aube pour courir dans les bois. Et surtout me retrouver seul. La boulangerie étant sur mon chemin, je m’y arrête quelques instants. Il y a du monde devant moi mais je peux attendre. Et remarquer les éclats de voix.

C’est un jeune homme en blouson de cuir qui râle contre la serveuse de devoir attendre pour commander exactement ce qu’il voulait. Il est hargneux ou particulièrement de mauvaise humeur. Est-ce qu’il avait trainé dans la rue toute la nuit pour être dans cet état ou bien s’était-il levé du pied gauche ?

Je le détaille rapidement, son physique élancé d’abord mais surtout ses gestes. Le langage du corps est source de connaissances pour qui sait regarder. Malgré son état d’énervement, il ne semble pas sur la défensive. Il souhaite être obéi et vite. Si je n’éprouve pas d’attirance pour lui, je peux toutefois reconnaitre qu’il a du charme, mais avec un sacré caractère.

Un chariot remplis de viennoiseries tout justes sorties du four approche de la femme préparant les commandes. Son achat dans les mains, l'inconnu me bouscule comme le reste des clients qui l’empêche de sortir. Son regard croise le mien mais je ne sais pas quoi y lire. Je le suis des yeux jusqu’à ce qu’il sorte et disparaisse dans la rue. Un petit merdeux, ou un mec à ennuis. Je peux reconnaitre le masque qu’il porte pour se donner l’air d’un dur. Il y a quelques années, j’étais probablement comme lui.




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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:12


Ya have a bad day
C'est l'un de ces quelques matins, où l'on ferait mieux de rester coucher. Ce que je me serais fait un plaisir de faire, si d'une part, je n'étais pas de ces ambitieux qui considèrent que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, mais surtout, si il n'y avait pas tant de boucan dans mon immeuble au mur mal insonorisés.
Le sommeil cherchant à tout pris à m'écraser, je me suis tourné et retourné en essayant de m'isoler dans mon oreiller, encore groggy de ma soirée tardive. Mais après la marmaille et les cacophonies de vieilles voisines, les beuglements d'un type contre sa femme tout aussi remontée m'ont contraint à ouvrir grands les yeux et balancer les couvertures pour m'enfuir dans la sale de bain.

La tête sous l'eau, à me savonner avec agacement, j'ai reconsidéré comme jamais ce qui me sert d'appartement. Un studio d'une quinzaine de mètres carrés, un peu petit pour moi qui ait toujours vécu en maison, et pas vraiment le top pour impressionner, même si mes invités ont bien d'autres choses auxquelles penser une fois ici. Mais en deçà d'une déco somme toute... usagé, pour ne pas parler de l'état des lieux qui sans être vétuste n'a rien d'une chambre de luxe, je ne capte pas la wifi, ce qui me rend dépendant du lycée ou autres accès à la toile et potentiellement meilleurs outil de recherche qui soit, puis...
Je bondis dans la douche et retins un juron sous une vague glacée. Et cette s*loperie de chaudière qui déconne. Encore.

Je sors de chez moi, ma veste en cuir sur le dos, propre et brossé mais bougon. Cela dit, je n'ai pas prévu de rester. Si je me suis établie dans cette bourgade, c'est uniquement pour y retrouver quelqu'un. Ou au moins quelque chose : une piste. Rien ne dit qu'il soit ici, si je découvre qu'il vit ailleurs, alors je partirais comme je suis venu. Désolé, Beacon Hill, ne le prend pas personellement. Tu m'as vu naitre il parait, je m'évertue de te découvrir peu à peu depuis que j'ai posé le pied ici, mais ça s'arrête là. Tu ne sera jamais qu'un point sur cette carte que je m'efforce de reconstituer.

Je veux mon café, mon fortifiant, mon réconfort. C'est une question de survie. Je m'engouffre dans le petit commerce, attend mon tour avec impatience, et je commande mon mocaccino et des muffins. Je pianote sur le comptoir et lorsque la jeune femme revient, elle m'annonce que la nouvelle fournée n'est pas prête. Génial! Mon sourire s'élargit, crispé, mes doigts tapent plus fort, et je pointe quelques brownies dans la vitrine quelle me sert. Quand le café arrive, j'attrape le gobelet, prêt à repartir, mais tique et le lui retend sévèrement.

-Il est froid.


Elle bredouille, les clients affluent, je gène, la met dans l'embarras, elle et son collègue... et alors?! Je viens de sortir du lit, j'ai pris une douche froide, c'est pas demander la lune qu'avoir un café chaud?!!

Elle s'en retourne me le réchauffer, non sans triturer maladroitement la machine qui rechigne à obéir. Et une empotée avec ça! Je lève les yeux au ciel, excédé. Quand elle revient enfin, je lui arrache le gobelet des mains et m'en retourne dans un soupir harassé, pressé de sortir de là et engloutir ma dose de bonne humeur en grain. Les zombis venus chercher la leur me barrent le passage, je ne suis quand même si épais pour ne pas arriver à me frayer un passage sans frôler l'un de ces mollassons? Je bouscule sans gène, dont ce type dont je croise le regard. Il me regarde, et alors quoi, ça l'amuse de mater ma tête de décaféiné?

Je voudrais détourner le regard pour poursuivre ma journée maintenant que je suis en train de passer le seuil de ce satané café, mais un détail me reste en mémoire, comme une étrange persistance rétinienne. Est-ce que c'est un mauvais effet du à la fatigue, ou ce type avait vraiment les yeux de couleurs différentes?

-ET M*RDE!!!

Vu le train de la journée, c'était à prévoir. A peine posé un pied dehors que tout occupé à ces stupides yeux, je n'ai pas vu ce couple qui passait juste devant moi et dans lequel je suis rentré. Oh, aucun blessé! La femme n'a rien, le compagnon est assez sage pour me foutre la paix, mais voilà : mon café, mon précieux nectar lui, se retrouve à me dégouliner sur les doigts et la veste. Pas que la veste, évidemment, je vérifie en sentant la chaude humidité rencontrer ma peau et découvre d'esthétique tache marronâtres imbiber ma chemise.

Je peste, j’injurie en secouant ma main trempée et posant en urgence mon sachet de viennoiserie sur un banc pour essayer de nettoyer rapidement ça. C'est de sa faute! A ce type aux yeux bichromes, ça l'amuse de me dévisager?! Ch*er.

Je m'acharne sur la tache avec ma minable serviette en papier imprégnée de la graisse de ces foutus brownies, et instinctivement, je redresse la tête et darde vers la pâtisserie, alerté. Il vient de sortir et me regarde encore, lui!!!

-Toi...
commencés-je en le pointant d'un doigt lourd de menace et approchant, le sourire crispé.

En fait, je voudrais lui en foutre une, mais... Je bloque sur son regard bizarre, j'agite mon doigt dans le vide, et pour toute punition, je lui arrache sa serviette en papier des mains. Je frotte, mais fini par comprendre que ça ne suffira pas, ce n'est pas de gratter encore qui arrangera quoi que ce soit. Je la chiffonne, la balance, et le fixe à nouveau, mes iris plus sombres qu'ils ne peuvent l'être au naturel.

-J'ai pas de muffins, plus de café, et une p*tain de tâche sur ma chemise. J'ai pas besoin qu'un bigleux m'observe en prime. Je jette un regard piteux sur ma chemise. Je peux pas me balader dans l'état, et j'avais d'autre projet que repartir chez moi. Où je peux trouver un lavomatic ici? Et un BON café.

Par pité. Ou je risque de faire un massacre.

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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:13



Sacré casse-c*uilles







Lorsque je saisis le sac contenant mon précieux petit déjeuner, j’entends quelqu’un s’exclamer à la sortie de la boulangerie. La voix me renseigne sur l’identité de la personne peu courtoise. Il s’agit encore de ce mec qui s’est montré désobligeant quelques minutes plus tôt.

En sortant, je croque à pleine dents dans la viennoiserie. Les chaussons aux pommes de cette boulangerie sont vraiment délicieux. De quoi mettre de bonne humeur.

Mais apparemment, les gourmandises matinales n’ont pas d’effet sur ce gars. Je le jauge du coin de l’œil alors qu’il a l’air encore plus contrarié.

- Toi…balbutie-t-il quand il remarque que je l’observe.

Je m’avance alors qu’il me reproche sa maladresse d’un doigt accusateur. Puis, sans un mot, il m’arrache une serviette des mains manquant de faire tomber mon petit-déjeuner.

Je le rattrape de justesse. C’est utile d’être bien réveillé et en pleine possession de ses moyens. Même si tôt le matin.

- J'ai pas de muffins, plus de café, et une p*tain de tâche sur ma chemise, s’exclame-t-il. J'ai pas besoin qu'un bigleux m'observe en prime.

Je fronce les sourcils devant son comportement ridicule. Mon air dédaigneux doit le mettre encore plus en colère.

- Où je peux trouver un lavomatic ici? Et un BON café, insiste-t-il.

- Il y a une laverie pas loin, mais à moins que tu veuilles y rester en petite tenue le temps du lavage, ce qui finirait par me confirmer que tu n’es pas net, tu ferais mieux de repasser chez toi.

Il râle qu’il a besoin d’un café sur le champ sous peine de faire un meurtre. Ce genre de propos, ici, à Beacon Hills, pourrait passer pour une menace sérieuse. Pourtant, il faut bien avouer que dans sa position, il est plutôt drôle, pour ne pas dire pathétique.

Je crois qu’il a remarqué que je me moque de lui. Il serre les dents et ne dis rien. Pour une fois.

- Il y a le comptoir à café, en bas de la rue. Si tu aimes ça, la qualité de leurs produits suffira peut-être à te mettre de bonne humeur, dis-je avec ironie.

Alors que j’allais repartir, il me bouscule pour se planter devant moi. Je ne comprends son geste que lorsqu’une voiture a fini de nous dépasser. Pourquoi ce mec a réagi ainsi, en se cachant devant moi ?

- Des problèmes ? Demande-je intrigué.

Ses yeux noirs sont braqués sur moi.

- Tu as raison. Ce que tu peux bien faire ici ne m’intéresse même pas.

Cette fois-ci je lui tourne le dos, prêt à repartir pour mon footing habituel.

- Et évite d’être dans mes pattes trop souvent, ça m’arrive aussi d’être désagréable, conclus-je.




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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:14


...Wayne?
Si en règle générale un regard de travers me satisfait, mieux vaut éviter de me toiser par humeur d'orage. Je ne suis pas un divertissement de début de journée, ce type que l'on observe en riant ou en songeant qu'il y en a pour qui le jour sera meilleur que d'autre.
Mais j'aurais surement put oublier le regard de ce type comme de tous les autres, si d'une part il n'était pas si surprenant, d'autre part si mon café n'avait pas migré de mon gobelet à mon haut par sa faute. Encore heureux qu'il n'ai pas été bouillant, mais est-ce que je peux vraiment me ravir d'avoir due déguster une boisson tiède? Ch*er, j'ai pas la tête à faire le moindre effort pour voir un peu d'optimiste dans cette mâtinée poisseuse.

Tandis que je me débat avec ma tâche de café, en voilà une autre qui apparait dans mon champs de vision. Je ne le laisserais pas s'en tirer. Je m'approche pour lui dire deux mots que je juge plus sage de me servir de sa serviette, manquant de gâcher son déjeuner. Il est loin de m'impressionner, c'est juste que je ne m'imagine pas lui mettre un pain en pleine rue, et que j'ai surtout besoin de quelqu'un pour recevoir mes griefs. Il en fait les frais, et se contente d'afficher une mine méprisante. Pas un mot, rien, je m'énerve et lui reste de marbre! J'aurais préféré qu'il réagisse, au moins pour me donner une raison supplémentaire de l'insulter. Mais je ferais mieux d'en revenir à ma chemise gâchée. Je ne suis pas un maniaque des apparences, mais qui voudrait se trimballer avec un haut barbouillé?! En plus d'être particulièrement ridicule, je hais sentir le tissue me coller.

- Il y a une laverie pas loin, mais à moins que tu veuilles y rester en petite tenue le temps du lavage, ce qui finirait par me confirmer que tu n’es pas net, tu ferais mieux de repasser chez toi.


Il me cherche le bichrome?! Je siffle entre mes dents, conscient qu'il n'a pas tout à fait tort. Mais de quel droit il me conseille sur la marche à suivre? Avant de débarquer dans ce trou paumé, j'étais prêt à m'arrêter à la première laverie plutôt que refaire la route jusqu'à chez moi. Puis il continue à ce foutre de moi, et me fait prendre conscience que je suis le seul ici à attirer l'attention. Je me calme de mauvaise grâce. Il m'agace...

- Il y a le comptoir à café, en bas de la rue. Si tu aimes ça, la qualité de leurs produits suffira peut-être à te mettre de bonne humeur.


Tsss, qu'il est drôle. Mais alors qu'il s'apprête à repartir, je reconnais la tête du conducteur de la voiture qui s'engage dans la rue que nous bordons et je me terre, incognito.
J'ai des choses à faire. Je me croyais préparé, mais il faut croire que les choses sont plus complexes que je ne le pensais si ce n'est pas moi qui suis plus maladroit que je l'avais estimé. J'ai débarqué à Beacon Hill avec l'intention d'avoir accès à certains documents. L'administration est un foutoir qui me dépasse, et qui m'irrite au plus haut point. Je me revois il y a quelque jours, accoudé au comptoir de la maison communale, face à ce même vioc qui nous passe à côté en auto.

"Un acte de naissance?"


Son regard me laisse comprendre qu'il attend une raison de ma part. J'arbore mon sourire le plus aimable et explique un déménagement outre Amérique, besoin de refaire mon passeport...

"Possédez vous une ordonnance du tribunal?"


Mon sourire est longuement resté figé, aberré. Je demande juste à voir un papier attestant d'un nom, une année, un lieux, je ne demande pas à avoir à faire à des secrets d'états!
J'ai fait demi-tour, dégoutté, mais... l'employé n'a pas vu d'un très bon œil que je cherche à m'engouffrer de force dans la salle annexe. Quand il à commencé à gueulé en me prenant sur le fait, je n'ai rien trouvé de mieux que m'enfuir de là.

- Des problèmes ?


Je me contente de lever un regard sombre et significatif sur celui qui m'aura instinctivement servit de cachette. Qu'est-ce que ça peut lui foutre?

- Tu as raison. Ce que tu peux bien faire ici ne m’intéresse même pas.


Je voudrais me satisfaire de sa réponse, mais ça sonne trop comme un nouveau sarcasme.

- Et évite d’être dans mes pattes trop souvent, ça m’arrive aussi d’être désagréable.


Et quoi? Il se barre? Il pense peut-être que c'est terminé?
Ça pourrait. Je pourrais le laisser repartir mener sa petite vie et m'en retourner sur mes irritations, mais ce serait trop facile. Hors, si ce n'est pas pour réclamer une légitime réparation, je refuse de le laisser partir vainqueur.

Il va pour s'échapper que d'un geste assez vif, j'arrive à lui dérober son porte feuille. Il n'est jamais très prudent de laisser ses biens à découverts, note à moi même de calfeutrer le mien, sait-on jamais.

-...Wayne?
m'amusè-je en tombant sur une de ses cartes. Le fils caché de Batman?

Je le reluque en ricanant.

-Sûr qu'un bonnet à aigrettes et les collants doivent t'aller à ravir.


Étudiant, la vingtaine entamée... J'hésite à spéculer sur la nature de ses yeux et à lui demander si je dois craindre qu'il me lance des lasers en prime. Mais je crois que mes observation mesquines parlent pour moi, alors je me moque juste en silence et lui renvoie le morceau de cuir maintenant que j'ai ce que je souhaite.

-Pour le café et la lessive, Bruce!
Justifié-je en me détournant à mon tour pour descendre la rue en agitant les billets que je viens de piocher.

Je doute que monsieur Wayne soit assez pauvre pour regretter quelques dollars, mais j'ai au moins la satisfaction d'avoir le dernier mot sur notre escarmouche. Tiens, je crois même que ça me ramène un sourire...

Là dessus : mon café, et je repasse par l'appart'. Je ne me vois pas aller mener mes recherches à la bibli du compté avec cette nouvelle teinture textile.
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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:15



Avoir du répondant





Je repars satisfait lorsque je l’entends marmonner.

- Wayne… ?

Comment connait-il mon nom ? Je suis soudain beaucoup plus méfiant et fais volteface.

- Le fils caché de Batman ? Lâche-t-il.

La blague aurait pu me faire sourire. Seulement, je remarque qu’il manipule quelque chose dans ses mains. Lorsqu’il agite ma carte d’identité, je comprends rapidement qu’il a subtilisé mon portefeuille !

Il me reluque de haut en bas alors que je m’approche, mécontenté par son geste.

- Sûr qu'un bonnet à aigrettes et les collants doivent t'aller à ravir.

Il fait le malin. Je ne sais pas ce qu’il veut et il continue à analyser ce qu’il m’a volé. Je me plante devant lui lorsqu’il se sert, sans gêne, dans la maigre liasse de billets que j’avais prise avec moi.

- Pour le café et la lessive, Bruce ! Clame-t-il en me lançant mon portefeuille.
La situation est si singulière que je n’ai pas ouvert la bouche. Les sourcils froncés, je l’ai regardé faire. Saisi, et irrité, par son opiniâtreté. Et voilà qu’il se tire !

Est-ce que je laisse ce mec filer avec mon argent pour avoir la paix ou bien je m’insurge de son impolitesse combinée au larcin qu’il vient de commettre ? La réponse est toute trouvée. Quelque chose me dit que la quiétude de la forêt ne sera pas perturbée par ma présence matinale.

Je me mets en mouvement, suivant à distance ce mec qui a ni plus ni moins attisé mon sens de la répartie. Il descend la rue et rejoins l’adresse que je lui avais indiquée. Décidément, il tenait à le prendre ce café. Accro aux substances excitantes ?

Tandis qu’il semble prendre commande auprès de la serveuse, je longe le trottoir opposé pour parvenir à m’approcher dans son dos.

Lorsque la jeune femme revient pour le servir, il pose son téléphone sur le coin de la table. Il est distrait. L’espace d’un instant, il relâche son attention. Juste quelques secondes. Suffisamment pour que j’avance et subtilise son bien d’un revers de la main.

Je repars d’un bon pas, ne feignant pas de fuir comme un voleur. Ça n’est pas mon but.

S’il allait porter la tasse fumante tant désirée à ses lèvres, il la repose en fulminant et se lance à ma poursuite.

Je continue d’un pas vif, en tournant le téléphone dans ma main. Je sais pertinemment que je ne peux pas le déverrouiller et encore moins découvrir quoi que ce soit sur son propriétaire, mais sans que je sache vraiment pourquoi, le fait d’exaspérer ce mec me fait sourire.

Je bifurque dans le coin d’une rue au moment où il parvient à me rejoindre. Lorsqu’il passe à ma hauteur, je le saisis par le col et l’éloigne dans l’ombre. Une main ferme l’immobilise contre le mur du bâtiment tandis que l’autre fouille la poche intérieure de sa veste, à la recherche des quelques dollars qu’il m’a subtilisés plus tôt.

- Si tu croyais t’en sortir comme ça avec moi, c’est loupé, dis-je en ricanant.

Je le scrute avec profondeur pour essayer de comprendre ce qu’il veut. Il soutient mon regard et, d’un ton agacé, finit par de dire de le lâcher.

Je m’exécute et recule même suffisamment pour le laisser repartir. Ce qu’il ne fait pas.

- Puisque tu te permets quelques familiarités avec moi, tu peux me dire ce que tu fous ici ? Demande-je.

Je m’adosse contre le mur en face de lui. Les bras croisés, j’attends qu’il daigne répondre.

- Et d’abord, tu es qui au juste ?




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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:15


Wanna play?
Je me retourne de la brève altercation avec le sourire, froissant avec plaisir les billets dans la poche de ma veste. La victime presque consentante de ce vol – je n'arrive pas à croire qu'il n'essaie même pas de m'arrêter... - doit-être encore planté derrière moi, s'il n'a pas repris sa route. Je ris encore de la tête qu'il a affiché lorsqu'il m'a découvert avec son bien entre les mains. Il m'a regardé piocher son argent, sans un mot, et a simplement récupéré son porte feuille allégé, l'air bête... C'est pathétique...

Enfin. Avec un nom comme Mickael Wayne... Ça sonne comme le pseudonyme d'un type qui voudrait passer pour un héros, qu'il n'est pas. Un nom qui va comme un gant à un vairon aux menaces légères et incapable de réagir.

Lorsque j'entre dans le café qu'il à eut la bonté de me conseiller, je me sens plus vigoureux que jusqu'alors. J'ai eut l'occasion d'épancher un minimum mes contrariétés, mon café est à porté de main... je veux croire que la journée prend une nouvelle tournure. Même la serveuse à laquelle j'ai à faire est nettement plus désirable que l'empotée de plus tôt.
Un sourire intéressé échangé avec la blonde, et elle s'éloigne me servir mon noir écrémé matinal. Je sors l'argent et j'en profite pour vérifier l'heure sur mon portable. A cette heure ci, la bibliothèque doit-être ouverte. Je me remémore le trajet jusqu'à l'établissement, en me perdant négligemment à travers la vitrine garnis, quand le retour de la belle et l'odeur tentatrice me ramène à moi. Je ne sais pas si je souris vraiment à la jeune femme ou au gobelet salvateur qui m'est tendu. Seul avec mon café, je savoure ma rencontre avec la boisson chaude et amère comme si la gorgée que je j'allais prendre allait effacer à elle seule tous mes ennuis, quand une absence m'alerte aussitôt. Mon téléphone?! Je scrute vivement les environs, me retourne, et je comprend immédiatement à la vu familière qui s'éloigne au dehors. J'y crois pas...

-Hey! HEY!!!


Je sors du café en trombe. Le sale... il se barre avec mon portable! Je lance un juron, je ne l'ai pas vu venir celle là... Il est au bout de la rue, me narguant en agitant MON appareil, et moi je lui cours après en le maudissant, lui et sa foutu tête de faux-c*n. C'était pourtant pas net qu'il me laisse me barrer comme une fleur, aussi surprit ait-il put être par mes arrogances, si ce n'est qu'il ne m'aurait finalement pas calculé.

Il disparaît au coin de la rue quand je crois le rattraper, et tandis que je me vois continuer ma course après le virage pour le saisir violemment, c'est moi qui me fais surprendre par une prise soudaine. M*rde! Il m'entraine à peine plus loin et me bloque contre le mur.

-Wow, tu fais quoi là?!
Objectais-je qu'il ose se servir dans ma veste.

- Si tu croyais t’en sortir comme ça avec moi, c’est loupé.


- M*rde, mais c'est que t'es vraiment désagréable si on te cherche alors.


Je renifle méchamment quand il récupère son fric, mais j'ironise en soutenant son regard étrange. Ce n'est pas parce qu'il m'a eut par surprise que je vais plier devant lui. Cela dit, j'aime vraiment pas ses yeux. Des iris de couleurs différentes, j'en ait déjà vu. Chez des excentriques... Mais si j'en juge le personnage, ça n'a pas l'air d'être son style d'adopter des lentilles trompeuses à celui-là. La seule idée que ces yeux qui me sondent possèdent authentiquement une pareille dichromie me laisse une impression désagréable.

-C'est bon, lâche moi.


Non, j'aime vraiment pas, ça me met bien plus mal à l'aise que cette poigne ferme sur mon col. Il obéit, s'écarte même assez pour me laisser de quoi filer. Je rajuste mon blouson un brin perplexe. Cette menue humiliation et son argent, c'est donc tout ce qu'il voulait?... Ou il me prend pour le premier des lâches?

- Puisque tu te permets quelques familiarités avec moi, tu peux me dire ce que tu fous ici ?


Ce que je fou là? Ça ne le regarde pas. Comme ça ne regarde personne. Je reste muet, ne cachant pas vouloir garder le silence, et le patient se pose contre le mur, semble t-il décidé à recevoir une réponse.

- Et d’abord, tu es qui au juste ?


Ooh... j'aime la tournure que prend notre... anicroche? Non. Quelque chose me donne d'avantage l'impression que nous jouons à un jeu lui et moi. Implicite, sans règles, mais à un jeu tout de même. A moins que ce ne sois moi uniquement qui perçoive en ses curiosités à mon encontre les ouvertures d'un possible divertissement que je sais déjà comment tourné à mon avantage.

Je hausse le menton et esquisse un sourire en coin, hautain et amusé. S'il est assez perspicace, il doit déjà comprendre que je me fiche de lui et que si j'ose, c'est parce qu'il m'y pousse naïvement.

-Te dire qui je suis et ce que je fou ici. Bien sûr!
Concède-je la mine conciliante. Je suis simplement un type qui souhaite prendre son café.

C'est facile. Et pourtant, peut-il réellement me reprocher de ne pas avoir répondu à sa question? Je souris, mesquin. Outre mon répondant d'apparence puéril, te rends tu bien compte, Mickael Wayne, que je connais ton identité et que toi, tu ignore tout de moi? Je souris de plus belle. Ouais... je n'en doute pas. J'ai de l'avance sur lui. Certainement pas de quoi faire chanter ce type, mais de quoi l'agacer, ça j'en suis certain.
Néanmoins mon sourire se fane quand je remarque qu'il à toujours mon tél en main. Je le dévisage, cherchant à comprendre où il va vouloir en venir. Une réponse contre mon appareil? Une c*nnerie du genre? J'arbore un sourire hypocrite et tend la main.

-Un portable dont tu ignore le code, ça ne risque pas de t'apporter grand chose, Wayne.

Alors quel intérêt aurait-il à le garder? Ça ne sers à rien, je ressors gagnant. Alors qu'il me le rende.
Ma main reste tendue, mon regard ancré avec ténacité dans ses iris bichromes. Aller. Je veux récupérer ce qui m'appartiens.
Je m'agace, je trépigne intérieurement. S'il joue avec ma patience, je risque de lui en coller une.

Aller! Rend le moi!

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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:16



" Méfait accompli "









Le sourire et l’air hautain de ce mec commencent véritablement à m’agacer.

- Te dire qui je suis et ce que je fou ici. Bien sûr! Lâche-t-il d’une avec une fausse politesse. Je suis simplement un type qui souhaite prendre son café, rajoute-t-il comme pour m’exaspérer un peu plus.

Son sourire s’estompe quand il remarque que je viens de glisser son téléphone dans ma poche. Comme une punition qui semble irriter un enfant trop gâté.

Mais son hypocrisie reprend le dessus et il tend la main pour recevoir son bien. Je le fixe, incrédule. Comme si j’allais te le rendre si facilement.

- Un portable dont tu ignores le code, ça ne risque pas de t'apporter grand-chose, Wayne, dit-il avec fougue.

Si je ne peux percer le code de ce téléphone, je connais quelqu’un qui pourrait me rendre un service. Les mains dans les poches, l’air décontracté, j’essaie délicatement de décrocher la coque arrière de l’appareil. Lorsque j’y parviens, je fais glisser au bout de mon doigt la précieuse puce sans laquelle l’objet est inutile. Et je referme le tout en faisant attention à ce qu’il ne perçoive rien. Et surtout en évitant qu’un sourire trahisse mon méfait. Nos regards sont restés braqués l’un dans l’autre. Une joute visuelle. Et il n’a pas remarqué la botte secrète et discrète que je viens d’effectuer.

D’un geste lent, pour faire durer cet instant où il se croit vainqueur, je sors son téléphone de ma poche et le lui donne.

Comme je l’ai imaginé, il s’empresse de le ranger, sans doute de peur que je change d’avis. Il n’a pas vérifié qu’il était éteint. Un nouveau point pour moi car il aurait découvert le subterfuge.

Pour noyer le poisson, je m’approche très près de lui, le toisant avec sévérité.

- Restons en-là, dis-je alors en feignant la menace. Et je te le répète, évite de trainer autour de moi. Ça pourrait finir par vraiment m’agacer.

Sans un mot de plus de ma part, je sors de la ruelle et m’éloigne d’un pas assuré. Du coin de l’œil je le vois reprendre la direction opposée. Est-il toujours d’humeur pour un café ? Je pense que oui. Sa victoire, factice, le met sans doute dans une joyeuse disposition.

Mais mon geste camouflé a changé la donne. Ce mec est maintenant obligé de se montrer malin et de me retrouver. Sachant que j’ai emménagé que depuis quelques mois, mon adresse n’est pas référencée. À moins qu’il demande à la police, il doit se débrouiller seul. L’imaginer pester me met de bonne humeur.

Alors que j’entre dans l’immeuble où habite James, je souris en repensant à cette rivalité naissante. Mon ami est content de pouvoir faire une pause. Ma requête est plus « légère » que les recherches qu’il mène actuellement pour moi.

Je lui tends la carte SIM du téléphone que j’avais subtilisé à…ce gars. Je ne connais pas son prénom. Avantage qu’il a contre moi. Mais j’en saurais bientôt plus sur lui.

- Tu peux me cracker ça, s’il te plait. Je dois savoir à qui ça appartient.

- Pourquoi ? Demande James soupçonneux.

- Un jeu.

- Un jeu ?

- Oui je crois, répond-je avec un sourire narquois.




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MessageSujet: Re: Broken Mirror [PV Mick & Therence]   Lun 19 Jan - 12:16


And I win! Or not...
M*rde. Si ce crétin ne me tenait pas en laisse avec mon portable, j'aurais continué à me rire de lui avec plaisir. Mais l'otage dans sa poche, je ne peux pas le lui reprendre si facilement. Je tend la main, intransigeant, et arbore un sourire qui ne trompe personne. Néanmoins, s'il arrive à me faire rager, j'ai aussi la certitude que mon appareil ne sera d'aucune utilité en l'état. Quel intérêt de le garder alors? Je le pense ni assez susceptible, ni assez bête pour me l'abimer par vengeance. Alors j’attends. On se toise mutuellement comme deux chiens de faïence, moi dans un état de patience de plus en plus limité, lui parfaitement stoïque. C'est à celui de nous deux qui pliera le premier... Et l'idée de perdre patience avant lui et de la risé qui en ressortira me pousse à tenir encore. Mon sourire n'en est plus un, c'est un rictus agacé, mes yeux noirs eux ne quittent pas leur cibles vaironnes... Aller... ne m'oblige pas à cogner pour si peu, Wayne. Rend moi ce foutu portable!

Tandis que je n'y croyais plus... il le retire doucement de sa poche pour me le tendre.
Je le lui arrache des mains, le cache dans ma veste et mes lèvres s'étirent lentement dans un arc vainqueur. Un léger rire secoue mon thorax alors que je le toise avec mépris. J'hésite, j'ai une envie folle de lui murmurer "Brave bête". Juste pour le féliciter d'une si sage réaction. Je crois que ça se lis dans mes yeux, parce qu'il fait quelques pas en avant pour me surplomber, l'air mauvais. Moi, je ne bouge pas, je l'attend, trop fier pour craindre son approche sévère.

- Restons en-là. Et je te le répète, évite de trainer autour de moi. Ça pourrait finir par vraiment m’agacer.


-Hou, c'est vrai? Ça me donnerait presque envie de vérifier...


Je me moque de plus belle. Le plus sage ne relève pas la provocation et préfère abandonner la ruelle et cette joute. Je le suis du regard un moment et persiffle avec dédain. Tsss... beaucoup d'aboiements et d'agitations pour finalement filer la queue entre les jambes. C 'est ridicule. Je me retourne et poursuis mon propre chemin. Cette rencontre aura au moins eut le mérite de me rappeler que je suis maitre dans ma vie, et dans celles des plaies dans son genre.
Finalement, cette mâtiné n'aura pas été si catastrophique que ça.


Un café enfin avalé et un t-shirt propre sur le dos, je passe les portes de la médiathèque communale. Ça va, je m'attendais à débarquer dans un nid de poussière et d'antiquité, mais la caverne du savoir de Beacon Hill est plus moderne et rempli que je ne le croyais. J'arpente les rayons, cherche quelques indications, et ne peux m'empêcher de lorgner sur la porte menant à un entrepôt interdit d’accès avec l'idée que ce que je cherche se trouve peut-être par là. Les lieux sont calmes, digne d'une bibliothèque, peut agités, et les nez dans des bouquins... ce serait presque trop facile de me faufiler et prétexter m'être perdu pour ma première entrée ici. Tellement facile que quand je me dirige vers la porte, je fais aussitôt demi tour parce qu'une employée en sort. Raté. Plutôt que jouer les infiltré, je ferais mieux d'adopter une méthode tout ce qu'il y a de plus légal.

Je m'accoude au comptoir et attend que le rat des lieux quitte sa lutte passionnante avec l'ordinateur pour venir m’accueillir. J'arbore un sourire aimable, et lui demande si l'établissement ne stockerait pas dossier de presse, bulletin et autre archives du genre depuis quelques... décennies. Pour un devoir, justifiais-je. Comme je m'y attendais, son visage s'allonge pour marquer l'ampleur stupide de mes espoirs, et il me répond que ce genre de documents ne sont pas accessibles au public et ne peuvent être consultés sans justification. Mon sourire se crispe quand je comprend que je ne pourrais mener aucune recherche sans accompagnement de la part d'un gardien des lieux, et je décline poliment quand il me tend un formulaire. Je demande plutôt à me faire une carte, tant qu'à être ici.

Je peste en lui tendant les documents nécéssaires. Mais je cogite en reluquant les piles de livres entassés. Si les documents ne peuvent venir à moi, il y a moyen que je vienne à eux...

-Qu'en serait-il pour un stage?...


Je retrouve un semblant de vrai sourire. Les modalités expliquées et mes motivations surjouées, je le laisse aller me chercher un document et sort mon téléphone. Je sais déjà que je serais accepté, mais une grimace perplexe remplace mon triomphe. Et alors?... Je triture l'appareil qui reste sourd. Je n'aime pas ça. C'est un bon appareil, il ne m'a jamais lâché. Je pressent que ce n'est pas étranger au type de tout à l'heure, le retourne, ouvre la coque...

Je reste figé tandis que le bibliothécaire m’interpelle pour les papiers. Je me retourne violemment, cherchant du regard l'absent que j'imagine se rire de moi là où il doit-être.

Un juron tonne soudain dans la salle, suivit d'une nuée de chuchotement sévères.

Foutu Wayne!!!

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