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 L'Obscurité rencontre la Noirceur || Alessandro

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MessageSujet: L'Obscurité rencontre la Noirceur || Alessandro   Mer 1 Mar - 21:29

Pia
&
Aless

Dark shadow
La voilà bien embarrassée, Pia n’avait pourtant pas perdu pied et n’avait commis aucune folie. Cette dernière l’avait longuement tourmentée lors de son séjour dans cette cellule, mais en aucun cas, la blonde n’avait écouté sa voix mélodieuse. Ses doigts étaient sagement restés éloignés du scalpel qu’elle avait dissimulé quelque part sur elle. Certes ce fameux Brian devait payer pour ce qu’il avait fait, mais elle savait prendre son temps, bientôt elle lui arracherait la vie. Dans l’immédiat, elle avait quelque chose de bien plus important à effectuer.

Pia se trouvait sur la plage arrière de la voiture de son oncle, son macabre regard s’envolait sur les trottoirs sans la moindre arrière-pensée. La police avait longuement fulminé lorsque les agents étaient tombés sur ce fameux dossier qu’elle avait travaillé de toute pièce. Tous ces rapports de psychiatres qui la jugeaient malade, elle ne pouvait donc être accusée de meurtres volontaires. Pourtant elle ne pouvait fuir la case asile de fou ; il y avait bien du sang sur ses mains après tout. Mais la Banshee ne s’était en rien laissé abattre. Elle connaissait la ville, chaque rue, chaque place. Ses pas avaient arpenté chaque pavé et chaque dédale, son oreille avait tout entendu, même les choses les plus malicieuses.

La voiture se gara sur le bas-côté et son oncle tourna un regard dans sa direction. Elle lui offrit un sourire des plus innocents avant de se saisir de son chapeau et de l’ajustait sur ses cheveux lisses. « Tu ne fais pas de bêtises dans ce bar d’accord ? Je reviens te chercher dans deux heures, garde ton téléphone sous la main. Je ne veux pas de problème avec la police. » Sa tête se hocha docilement et ses doigts s’enroulèrent sur la poignée de la porte. Une fois sur le trottoir, elle braqua son regard sur l’enseigne qui se tenait devant elle. Elle fit craquer ses phalanges et tira sur les pans de son long manteau aussi noir que son cœur.

Ses premiers pas à l’intérieur furent des plus curieux. De nombreux regards furent tournés dans sa direction et l’interrogation se lisait dans toutes les prunelles. Un maigre sourire illumina son visage de marbre. Ils ne devaient pas avoir l’habitude de croiser pareil personnage. Pia ne perdit pas de temps et se posta au bar. Son attention se posa sur le barman en pleine discussion avec ce qu’il semblait être un client régulier. La blonde ne se racla aucunement la gorge, elle se montra étrangement patiente, jouant seulement avec le bord de son col roulé.

Si elle voulait échapper à Eichen House, Pia devait faire des sacrifices. Ses doigts vinrent jouer une mélodie agaçante sur le comptoir au rythme de ses pensées. Faire alliance, voilà une chose qui ne lui avait jamais traversé l’esprit, mais qui devenait désormais une nécessité. Elle avait très peu entendu parler de lui, mais la Banshee se doutait qu’il ne cracherait pas sur ses services. On vint enfin la servir et elle glissa un généreux billet pour, ensuite, murmurer de sa voix aussi froide qu’une brise d’hiver. « Je viens pour affaire personnelle. »

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: L'Obscurité rencontre la Noirceur || Alessandro   Ven 3 Mar - 17:55


Follia nero
Les napolitains s’ajoutent à mes tracasseries. Et les questions qu’ils se posent à mon sujet, je me les pose également. Quoi qu’il en soit, la Squadra se trouve bien sollicitée. J’ai perdu deux gardes au HCC, le hangar des combats clandestin. Largo continue de bosser malgré sa tête de pastèque trop mure. Cerati n’y est pas allé de main morte sur mon gérant. Ce dernier prouve la force de mon organisation en restant à bord malgré sa peur. Sa loyauté affichée renforce ma validité en tant que Don de la ville. Depuis qu’Arès a formé sa Stiddia, mon entreprise a pris une nouvelle envergure et une nouvelle légitimité. Il me reste toujours Victor Barns, l’ancien caïd de Beacon Hills avant que je débarque ici.

Ses actions me freinent, malgré cela pour inspirer le respect dans l’underground, il faut pouvoir montrer sa force. Barns me sert en cela. L’éliminer purement et simplement ne serait pas un bon calcul. Il est mon prétexte pour réaffirmer régulièrement et dans la violence qu’il faut choisir son camp en toute connaissance de cause. Je dois le garder en adversaire crédible, mais aussi l’affaiblir suffisamment pour qu’il ne me pourrisse pas trop mes affaires.

Arès et Ryan ne peuvent pas être sur tous les fronts. J’ai dédié la Squadra à la question napolitaine. Les gars de Vincenzo Leonelli sont autrement des professionnels que la clique qui entoure Victor Barns que je fais surveiller par la Stiddia. Les napolitains règne en maîtres sur San Francisco. Rien à voir avec le pauvre territoire de Beacon Hills. Je sais que mes affaires ici n’auront jamais l’ampleur de ce que j’étais en train de construire à Los Angeles avant de me faire bannir. Toutefois, je compte quand même bien élargir mon business et faire de Beacon Hills une belle annexe du crime organisé.

La présence de la mafia napolitaine n’arrange pas mes affaires. Car elle s’ajoute au travail de sape que Bars fait sur mon organisation montante. Et autant gérer un criminel de Bars est assez facile, autant c’est bien plus complexe avec les membres de la famiglia de Napoli. Je connais suffisamment les méthodes de la maison pour savoir que je dois rester vigilent à tout instant. Je n’ai hélas pas la latitude que je souhaiterai pour recruter des hommes de mains. Nous sommes dans une ville de province. Il n’y a pas beaucoup de profil qui correspondrait comme dans une métropole comme LA ou San Francisco. Et peu seraient d’accord pour s’extirper d’une ville immense et venir s’enterrer dans un trou comme Beacon Hills. Ce qui est parfaitement compréhensible. Je suis ici bien parce que je n’ai pas le choix. Arès a déjà mis la main sur toutes les perles rares du coin.

(…)

Ryan me fait un topo au téléphone de ses investigations. Lui est ses hommes ont repéré cinq types de la Camorra. Les gars sont des pros d’après Ryan. Il me demande s’il faut les éliminer.

- Non. Leonelli profiterait de l’occasion pour prendre cela comme une déclaration de guerre. Nous n’avons pas les reins assez solides s’il nous envoie une vraie équipe. Ils sont en observation. Tentez de ne pas les perdre de vue. Je veux que l’on soit capable d’agir dans leur dos.
- OK Boss, mais là je vais devoir recruter du monde, sinon on fragilise la Squadra à l’éparpiller dans cette surveillance.
- Tu as des types fiables en vue ?
- Oui. Si nous y mettons le prix, nous pouvons nous attendre à une bonne loyauté.
- Ok. Je veux valider les recrutements moi-même de visu. Ils doivent comprendre pour qui ils vont bosser. Comprendre ce que ça peut leur couter de me tourner le dos…
- Boss ?
- Entre Jerry. Ciao’ Ryan. Rappelle-moi quand tu as du nouveau.


Je raccroche et regarde mon barman. Il a une mine contrariée. Je lève un sourcil étonné quand il prend soin de fermer la porte de mon bureau avant de me dire de quoi il s’agit. J’apprends ainsi qu’une jeune femme lui a donné une grosse coupure pour qu’il la mette en contact avec moi. Je soupire, mais qu’est-ce qu’ils ont tous à agir comme s’ils étaient dans un tripot de bas étage. L’enseigne du Pink me semble suffisamment clean pour que l’on n’ait pas besoin de payer pour parler au patron des lieux. MacAulay m’avait déjà fait le même coup et de façon pas très discrète.

- Elle ressemble à quoi ?
- Une lycéenne proprette.
- Pas si proprette que cela vu la somme qu’elle t’a donné. Encore une qui pense que je vends de la drogue. Bordelo, ce n’est pas parce que je suis italien que je donne forcément dans ce business !


Je donne le change à Jerry. Il n’est pas censé connaitre mes activités illicites. Et je m’évertue à ce que le Pink reste un lieu clean. Une affaire légale florissante, c’est la pierre d’achoppement de toute organisation mafieuse. Je ne suis toutefois pas naïf. Jerry et le reste de mon personnel se doutent bien de quelque chose. Cependant, il y a un statu quo tacite entre eux et moi. Ils ne se mêlent pas de mes affaires, je ne les implique pas. Je demande à Jerry de me laisser le billet. Suivant ce que veut la jeune fille, soit elle repart avec, soit il ira dans la cagnotte du personnel du bar.

(…)

C’est une jeune femme assez fade que Jerry fait entrer dans mon bureau. J’ai juste levé un œil de mon registre de compte pour lui indiquer le fauteuil devant moi avant de me replonger sur mes lignes de références. Mon fournisseur a changé lui-même de grossiste. Il faut donc que je retrouve parmi des centaines de références les alcools que je commandais avant. Je suis strict sur la qualité de ce que nous servons au Pink, ma clientèle vient ici pour le sérieux de la maison. Je n’ai pas le droit à l’erreur.

J’ai laissé mariner la lycéenne bien dix minutes. C’est long quand on vient pour un entretien et que la personne que vous venez voir ne fait pas cas de vous. Je m’attendais à ce qu’elle remue, soupire et pianote sur son téléphone. Qu’elle agisse en adolescente standard.

Rien de tout cela. Je ne la regarde pas, pourtant je sais qu’elle ne bouge pas d’un millimètre, les mains sagement posées sur ses genoux. Ah ! Je viens de retrouver un de mes Whisky. Je relève la nouvelle référence sur l'ordinateur et barre l’ancienne de mon listing papier. Je soupire quand je vois ce qu’il me reste à retrouver. Je pose mon stylo et écarte mon clavier d’ordinateur. Bougeant la tête pour faire passer cette sensation ankylosée qui me raidit la nuque, je lève enfin le regard vers la jeune femme.

Ses cheveux raides sont lissés et tirés de part et d’autre de son visage, lui donnant un air statique et rigide. Cela allonge son visage de façon dérangeante. Elle n’est pas belle, ni moche, ni banale. C’est une sorte de beauté froide. Son maintien rigide et son absence totale de mouvement, sinon ses paupières qui clignent à intervalle régulier, font que je pourrais être face à un mannequin de cire, ça serait pareil. Toutefois dans tout cet immobilisme anormal après avoir dû patienter dix bonnes minutes, un détail est frappant. Son regard. Ce n’est pas celui d’une adolescente, ni celui d’une camée qui tente de trouver un nouveau dealer. Je connais ce regard. Parfois je peux voir le même dans mon miroir. Ma main à couper que cette fille a déjà tué de sang-froid ou pas loin.

- Que puis-je pour vous mademoiselle euh je n’ai pas entendu votre nom… et qui ne peut être commandé au bar ?

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MessageSujet: Re: L'Obscurité rencontre la Noirceur || Alessandro   Sam 11 Mar - 21:54

Pia
&
Aless

Dark shadow
On lui avait demandé d’attendre le temps que le barman joue le rôle du bon chien fidèle à son maître. Cela ne la dérangeait en rien, la cellule lui avait forgé une patience des plus prodigieuses. Alors que d’autres avaient fini par perdre la tête et à tourner comme un dément dans leur petite pièce ornée de jolis barreaux, Pia était restée sagement assise sur ce banc inconfortable. Son regard de tueuse avait retenu chaque trait de chaque visage qu’il avait croisé. Tout avait été enregistré dans sa boîte crânienne. Et c’était désormais les clients de ce bar qui subissaient l’analyse glaciale de la tueuse d’hommes. Sa curiosité était particulièrement gourmande aujourd’hui et sa soif de sacrifice n’avait pas été étanchée depuis de longs jours, l’appel du meurtre se faisait de plus en plus oppressant dans son esprit détraqué.

Enfin, on l’autorisa à rejoindre le patron du très catholique établissement. Elle adressa un méchant sourire à un homme trop occupé à dévorer sa silhouette pour se rendre compte qu’il avait failli goûter à la folie de la jeune femme. Elle découvrit donc les coulisses et enfila son masque de glace pour rejoindre le bureau. Pia ne remercia pas l’homme et ne prononça aucun mot. Elle s’installa simplement dans le fauteuil qui lui était désigné, croisant les jambes, le dos droit, le visage aussi délicieux que celui d’une statue. Le patron ne semblait pas prêt à lui accorder de son temps, pas pour l’instant. Soit, elle attendrait.

Son plan se devait d’être parfait, le moindre refus ou la moindre erreur risquait de lui faire perdre pied à jamais. Et si la folie gouvernait l’esprit alors elle ne donnait quelques secondes de vie supplémentaire aux personnes présentes dans ce bar. Il fallait un minimum de logique pour savoir où se trouver le gaz et autres systèmes hautement inflammable. Un sourire intérieur fleurit et son regard se porta enfin sur l’homme qui se tenait en face d’elle. Il représentait le cliché parfait de ce qu’elle se faisait d’un mafieux. Propre sur lui, brun à la gueule d’ange qui devait sans doute se penser le seul dominant sur cette terre comme sous les draps, peut-être flairait-elle cette arrogance connue à tout homme trop ambitieux. Il aurait été une victime parfaite, mais la Veuve Noire n’avait plus le temps de s’amuser. Il lui fallait une alliance.

Enfin, l’inconnu porta son attention sur sa personne et Pia pencha la tête sur le côté dans un bref sourire en coin. « Pia. Pia Abramov. Je pense vous savoir assez cultiver pour lire les journaux de la ville non ? Connaissant vos activités, il doit s’agir d’une chose importante que de savoir votre nom en sécurité. » Sa voix n’était en rien moqueuse ou sarcastique, la froideur ne l’avait pas quitté, restant dans cet horizon de pur sérieux. Elle redressa légèrement le menton et poursuivit « Je ne viens pas chercher des stupéfiants ou autres bêtises dans ce genre. Je suis une tueuse tout comme vous. Oh ne jouez pas la carte de l’innocence, je sens ce genre de choses. » Après tout n’était-elle pas une Banshee ? « Je viens pour une alliance. » Son regard brûlait de cette flamme dangereuse, la tueuse s’était réveillée dans son cœur et ne demandait qu’une chose : Reprendre son trône.

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MessageSujet: Re: L'Obscurité rencontre la Noirceur || Alessandro   Ven 17 Mar - 21:19


Follia nero
- Pia. Pia Abramov.

Rien que le timbre de sa voix me rend plus attentif à cette visiteuse étrange. Elle ne décline pas son identité, elle me donne un titre. Je plisse les yeux et la regarde attentivement. La beauté glaciale peut se vanter d’avoir toute mon attention.

- Je pense vous savoir assez cultiver pour lire les journaux de la ville non ? Connaissant vos activités, il doit s’agir d’une chose importante que de savoir votre nom en sécurité.
- Les journaux et leurs rubriques faits divers sont une mine d’or pour celle ou celui qui sait lire entre les lignes ou faire les recoupements nécessaire.


Il est un fait que je m’astreins chaque jour à lire les feuilles de chou locales. Si je sais tous des derniers lots du loto de la ville dont je n'ai que faire sinon pour en faire un sujet de discussion avec ma clientèle, j’ai connaissance du moindre cambriolage qui tourne un peu au vinaigre, ou des promotions de certains dans d’obscurs bureaux administratifs. J’apprends aussi les naissances, les décès, les mariages. Autant d’informations personnelles qui peuvent se révéler un jour utiles. J’avais l’habitude de manœuvrer dans une mégapole, autant dire qu’avec le périmètre restreint de Beacon Hills, j’ai peu de mal à faire le tri et mémoriser ce qui doit l’être.

- Dans un milieu au public averti, on m’a murmuré un nom, celui de la veuve noire. Sans offense, je m’imaginais une trentenaire. Comme quoi il est important d’être attentif à ses aprioris. La mort n’a pas d’âge.

Je lui offre un sourire convenu. C’est bien Don Amaro qui lui parle et non le Boss playboy du Pink. Je devine qu’il ne sert à rien que j’use ma salive latine. Donna Abramov restera de marbre aux charmes latins.

- Quant au secret de mon nom… Je ne suis qu’un honnête patron de bar. Vous savez que l’identité des principaux mafieux du pays sont connus des services de police, de même que leur adresse personnelle. Pourtant au regard de la loi, ils sont tous d’honnêtes hommes d’affaires. La mafia a cela de subtil, elle peut justifier d’activités tout à fait légales.

La jeune femme n’a pas esquissé de geste inutile. Je sais que ce n’est pas une attitude affectée, mes oreilles de loup l’auraient percée à jour. J’ai vraiment affaire à une vraie tueuse au sang-froid. Ce constat affute ma curiosité. Peu de monde peut se vanter de rester de marbre comme cela.

- Je ne viens pas chercher des stupéfiants ou autres bêtises dans ce genre.
- Je ne touche pas à ce trafic de merda.
- Je suis une tueuse tout comme vous.
- Je suis patron de bar mademoiselle…
- Oh ne jouez pas la carte de l’innocence, je sens ce genre de choses.
- Vous… « savez » ? Comment ?
- Je viens pour une alliance.
- Je suis avant tout un homme d’affaire. J’espère que votre argumentaire est solide. Je vais nous chercher quelque chose à boire. Pendant ce temps réfléchissez à ce que vous pouvez m’offrir et quelle contrepartie vous souhaitez. Je veux du factuel, du concret et du tangible.


J’écoute ce qu’elle souhaite boire et retourne côté bar préparer cela. Cela me permet aussi de m’extirper de son regard glacial. La veuve noire, elle porte bien son surnom ! J’ai pris le billet qu’elle avait donné à Jerry pour nous mettre en contact et le glisse dans le pot commun des pourboires du personnel. Sur un petit plateau, je pose la commande de Donna Abramov et un verre de Limoncello. Un client m’interpelle pour me souhaiter le bonjour. Nous échangeons quelque mots sur le dernier match de la NBA et il m’apprend qu’il y a eu un feu de cave dans l’immeuble près de chez lui la veille et que depuis les services sanitaires ont évacué le bloc d'immeuble en raison du principe de précaution.

- Ils ont dit que les fumées étaient toxiques. Mais un voisin affirme qu’il y avait un laboratoire clandestin. Il les a vus évacuer des produits chimiques.
- Le monde n’est plus sûr Garvet !
- Oh que Non Aless’. Ciao’
- Ciao’ Renifle pas cette merda ou tu ne trouveras plus le chemin du Pink et je perdrais un très lucratif client.
- Ha ha !


Je note l'information, pour demander plus tard à Ryan d'aller se renseigner sur cet étrange incendie.

(…)

Je ne sais pas combien de temps a duré mon absence, quatre ? Cinq minutes ? Quand je reviens à mon bureau, je peux jurer que Donna Abramov n’a pas bougé d’un poil sinon ceux de ses paupières. Cette fille est glaçante. Sans un mot, je pose le plateau sur mon bureau, l’invitant à se servir. Il en faut beaucoup pour m’impressionner, toutefois celle qui pourrait passer pour une frêle jeune femme, m’invite à ne pas la sous-estimer. Et si je dois en croire les journaux, il est étrange qu’elle ne soit pas enfermée à double tour dans une prison.

- Alors ? Compétences ? Rayon d’action ? Et le prix de tout cela ?

L’idée d’employer une mineure pour commettre des crimes ne m’embarrasse nullement. Sa jeunesse et sa fausse innocence peuvent au contraire lui ouvrir bien des portes. Je pars du principe que chacun fait son choix et que personne n’a à y redire. Si Pia Abramov a choisi la voie du crime, autant exploiter ses compétence. Je suis un homme pragmatique.


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