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 Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))

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Jansen Avery

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MessageSujet: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Mer 22 Mar - 16:26





Crêpes au pignons ou crêpage de chignon ?



Les crêpes sont délicieuses… C’est du moins l’avis de Charlie qui nous en a boulotté au moins la moitié avant même qu’on arrive chez alex… Je sens bien qu’Alessandro est nerveux. Mais il a aussi ce petit sourire en coin qui le rend si sexy. En fait, je le soupçonne de laisser libre court à sa nostalgie et au plaisir de retrouver Alex et Charlie. Sa vieille bande. D’habitude, c’est MA spécialité, la nostalgie. Il faut croire qu’on se change, lui et moi. On s’influence.

Car je me sens un peu « bad boy » depuis quelques temps. Je n’en suis pas venu aux mains, à l’école, mais j’ai menacé. Je n’en ai rien dit à Alessandro, mais il suffirait qu’il me dise « raconte-moi tes problèmes à l’école » pour que je lui déballe tout.

C’est en partie pour ça qu’on est réunis, aujourd’hui. La malédiction du gui. Alex est mon espoir. Je pense qu’il peut trouver une solution. Il est à la fois savant et inventif. Et on a besoin des deux… Je ne suis pas sur qu’on trouve une solution miracle dans ses bouquins, mais je suis persuadé de son intelligence supérieure et qu’a nous quatre nous trouvions une solution. Ou a nous trois. Je soupçonne Charlie de servir de gouffre à crêpe et d’argument de vente … Alex en pince pour lui, ça me parait évident. Mais je ne me mêlerai pas de ça. Sauf si ça peut nous aider. Je deviens calculateur, je pense que c’est l’influence d’Alessandro. Mais je crois que ça lui plait. Janice aurait appelé ça de la stratégie. Nulle honte à avoir. Elle en serait même fière.

Puisque personne ne se décide, c’est moi qui finit par sonner à la porte. Charlie est presque gêné, et Alessandro surement en train de penser au jugement que pourrait avoir Alex. Je me doute que, bien qu’aucune des deux têtes de mules que sont Alex et mon italien ne l’avouent un jour, les deux ont envie que l’autre le considère d’un œil plus appréciateur.

Hmmm.. a la réflexion, pas trop non plus. Alex est plutôt beau gosse, et bien que notre récente aventure avec un certain pompier m’aie émoustillé, je n’ai pas envie de partager Alessandro avec quiconque d’autre… Possessif…. Un autre trait de caractère qui déteint, visiblement.

La porte s’ouvre sur des sourcils en chapiteaux, visiblement en train de chorégraphier un mouvement complexe destiné à Alessandro. Immédiatement ma main se retrouve dans celle de mon amant. Je ne sais pas si c’est lui qui me l’a prise d’autorité, ou si c’est moi qui me suis approché de lui de la sorte…

Toujours est-il que nous formons un front unis.. Pourtant, rien d’agressif dans le comportement du jeune druide.. Simplement de la gêne, de la curiosité.

Nous finissons par franchir le seuil que j’ai déjà franchi le jour ou nous avions combattu ma sœur transformée horriblement. Notre combat avait été sanglant et rude, mais notre amitié était née alors.

« merci de bien nous recevoir, Alex… Je pense que tu es la seule personne qui puisse m’enlever cette malédiction… Et oui, je sais, je suis idiot de me l’être infligé tout seul, mais on a jamais dit que l’amour rendait intelligent »…


Je rougis à cette déclaration. J’ai déjà dit à Alessandro que je l’aimais. Mais je n’ai jamais dit ça devant une tierce personne.
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Mar 28 Mar - 22:32


Crêpes aux pignons ou
Crêpage de chignons ?
Je suis bien plus à l’aise avec mes activités de gangster que ces affaires de cœur. La bataille dans la sylve des femmine qui avaient enlevé mon danseur avait fait évoluer ma relation avec Jansinio. Une évolution à laquelle je ne suis pas préparé. C’est une chose de dire être attaché à quelqu’un, mais une autre que de le démontrer en risquant de façon inconsidérée sa vie. Pour le Drus j’avais foncé bille en tête, partant au hasard de la route, inconscient et irréfléchi dans mes actes. La logique aurait dû me faire encadrer par la squadra. Jansinio est ma force et ma faiblesse. Il a le pouvoir de me faire agir contre ma nature. Et là encore, je vais prendre sur moi et espérer que Cormier soit à la hauteur des espoirs de celui qui partage plus que ma couche.

Nous avons longuement parlé sur la manière d’approcher le druide. C’est qu’il a des gênes de diva canadienne, sans les qualités vocales. Il a été convenu que c’est mon danseur qui prenait contact avec l’irascible manitobain. Mes relations avec lui ont toujours été entachées de phrases assassines. Toutefois, ce que Cormier n’a jamais remarqué, c’est que contrairement à tous ceux qui m’irritaient un peu trop, je ne lui ai jamais collé mon poing en pleine face. La présence de Crowley m’a toujours empêché d’aller lui coller les points sur les i à coup de mandales bien senties. Dix ans plus tard, je me réjouis de m’être abstenu…

(…)

Phœnix dix ans plus tôt.

Dos contre la façade de brique, la semelle en appui sur le mur j’observe la scène avec un sourire malveillant. La bande entoure le nerd qui est dans la classe de Crowley. Sérieusement comment il est possible d’avoir un look pareil ? C’est comme si un lapin se dessinait une cible sur le dos avec la mention « frappez-moi ». Je ne sais même pas où il peut trouver di vestiti pareils ! A croire qu’il fait ses achats à l’armée du salut. Quoi qu’il en soit, la raison pour laquelle il se fait remuer par la bande est qu’il a collé notre ours dans la merda. Ce fayot est allé moufter que Charlie avait rendu un devoir copié sur un élève de ma classe particulièrement doué et qui revend aux plus jeunes ses anciens devoirs. J’ai un arrangement avec lui, il fournit Charlie gratos avec ses devoirs et moi je lui déniche ce qu’il veut de totalement illégal.

Jusque-là ça ne marchait pas trop mal. Les soucis de concentrations ursidiennes faisaient que mio amico ajoutait quelques erreurs en recopiant, donnant de la plausibilité à ses devoirs. Restait les devoirs faits en classe où là Charlie devait se débrouiller à se coller à côté de quelqu’un pas trop mauvais et de coopératif. Je m’occupais des récalcitrants et rares étaient ceux qui refusaient d’aider l’ours.

Les petites tapes sur la tête pleuvent. Le nerd a ses lunettes de travers. Il nous invective avec des mots qui nécessitent de se balader avec un dictionnaire pour le comprendre.

Un des gars le pousse vers moi. L’autre premier de classe trébuche en reculant, je le rattrape par son ceinturon que je soulève brutalement, lui coinçant les joyeuses dans l’entrejambe de son pataloni. Il beugle, son cri grimpant dans les aiguës sous les quolibets du gang.

- Je crois que pour préserver la société, ce serait un geste humanitaire de te castrer. Bien qu’avec ta tête de anatra, pas une femelle ne peut avoir envie de t’approcher à moins de dix mètres.

L’autre tremble comme une feuille. Si je ne le tenais pas, il s’écroulerait sur le sol. Je reste dans son dos à lui murmurer ce que je pourrai lui faire subir s’il n’arrangeait pas la situation de l’ours. Mais la résistance physique d’un tel être dépasse l’entendement. A croire qu’ils sont bâtis pour subir. Je le repousse violemment, il se vautre lamentablement dans une flaque d’eau. La bande se gausse et s’esclaffe de son infortune.

- Tony, passe-moi son sac !

Le pote en question m’envoie un sac couleur vert armée. Une lueur de panique passe dans le regard du nerd. Ces mecs sont incroyables. Il est possible de les castagner sans qu’ils mouftent, mais toucher à leurs précieuses affaires les rend subitement dociles. Je vide le contenu, envoyant choir un à un le contenu sur le sol crasseux de la ruelle où nous sommes. Le contenu de sa trousse y passe, puis ses cours, éparpillant ses feuillets comme des confettis.

- Alors ? Tu vas aller voir ce prof et lui dire que tu as menti !
- Je n’ai pas menti ! Charlie triche !
- Ok, je continue.


Je sors une console de jeu. J’aime la musique que se met à faire son petit cœur.

- Je parie que c’est ça qui te fait jouir !


J’ai lâché le sac et manipule le gadget technologique sans ménagement. Le nerd me couine d’arrêter. Mon regard se fait acéré et sans pitié alors que mes mains déplient la console à la limite de la rupture.

- Tu vas innocenter Charlie ?
- … oui…
- Va bene ! Je garde ta chérie en otage le temps que tu t’exécutes. Dégage !


Nous le regardons ramasser ses affaires tant bien que mal. Il bouscule un des gars en s’enfuyant. Dans la rue perpendiculaire, sur le trottoir opposé un type nous observe. Lui aussi est dans la classe de Charlie. Il fait assez sombre, mais ma vue perçante me permet de bien discerner son visage et ses sourcils qui dialoguent avec le vide. « Quelque chose à redire Cormier ? » disent mes yeux qui se sont plantés dans les siens. Malgré la distance, je ne doute pas que mon regard ne lui échappe pas. Sans attendre sa réaction, je lui tourne le dos et entraîne la bande dans la ruelle vers le bar qui nous sert souvent de base de ralliement. Les gars commentent notre petit amusement.


(…)

Pour mettre tous les atouts de notre côté, Jansinio a mêlé Charlie à l’opération « désenvoutement ». Fait étrange à mes yeux, Crowley a toujours eu le bénéfice du doute à ceux de Cormier. Je n’ai jamais compris ce qu’il tolérait à l’ours et pas à moi. Peut-être le côté assez manipulable de Charlie qui est impossible d’avoir avec moi. D’ailleurs ils se reparlent depuis qu’ils se sont recroisés à Beacon Hill. Le sens de la moralité du canadien est assez flou à cerner. Je me souviens de ses grandes diatribes sur mes actes répréhensibles et ma façon à me cacher derrière le nombre. Ce que Cormier n’a jamais vu, c’est qu’avant d’arriver à un rang de chef de bande, il faut se battre seul pour obtenir ce respect.

C’est en repensant à ce passé à Phoenix que nous arrivons devant la demeure du druide. C’est une tranche de ma vie que j’ai aimé. Un temps où je forgeais mes armes et fais des erreurs de jugement dues à ma jeunesse et ma fougue. J’étais bien moins calculateur que maintenant et vivais au jour le jour.

A côté de moi, Charlie se lèche les doigts. La moitié de la pile de crêpes qu’il avait préparées pour que nous ne nous pointions pas en rustres se fait lentement digérer dans son estomac sans fond. Je fronce les sourcils.

- Ben quoi !
- Niente… T’es un affreux gourmand !


L’ours me sort une justification dont seul lui a l’art. Il voulait vérifier que les crêpes étaient correctes pour les papilles d’Alex.

- Tu n’es pas obligé de les lui prémâcher non plus.
- Greuh !


Je ne peux masquer mon sourire quand Cormier ouvre la porte. Avant qu’il n’ait dit un mot, son visage expressif nous fait tout un monologue. Ça et Charlie qui empeste le miel, j’ai vraiment l’impression de revenir dix ans en arrière. Venir demander de l’aide au canadien me crispait un peu, pourtant là je dois reconnaitre que je suis heureux que l’on soit à nouveau réuni tous les trois. La raison en est bien moins contrariante que par le passé.

Le sourcilleux a fini par s’effacer pour nous laisser entrer. Discrètement je bourre du coude les côtes de Charlie qui s’apprête à enfourner une nouvelle crêpe. Il va finir par donner une assiette vide à Alex. En vrai, je suis à la limite du fou rire. Quand Charlie boulote ainsi, ce n’est pas seulement par gourmandise, mais aussi quand il ne sait pas trop quoi faire de sa carcasse. Serait-il possible que Jansinio ait vu juste concernant ces deux-là ? Alex me semble trop à cheval sur ses principes pour que ça colle avec l’approximation qu’est l’ours.

- Greuh !
- Merci de bien nous recevoir, Alex… Je pense que tu es la seule personne qui puisse m’enlever cette malédiction… Et oui, je sais, je suis idiot de me l’être infligé tout seul, mais on a jamais dit que l’amour rendait intelligent.


Le Drus regarde subitement ses pieds, quant à moi je le regarde étonné. Je n’ai rien dit, il a parlé de son propre chef. Sa sincérité me désarme quelques secondes, ce qui ne passe pas inaperçu au regard du manitobain. D’ordinaire, je me moque de ce que les gens pensent de moi, mais là je ne souhaite  pas qu’Alex se fasse un jugement basé sur notre passif. Je me glisse dans le dos de Jansinio et passe un bras protecteur et possessif en travers de son torse.

- Cette maledizione est dangereuse pour sa survie. Il obéit à tout ce que je dis. Prend mes phrases au premier degré. Cela devient harassant de constamment de choisir mes mots et faire attention à l’interprétation qu’il peut en faire.

Je ne veux pas qu’Alex pense que cette situation me plaise. Je n’ai pas besoin d’une maledizione pour que Jansinio fasse ce que je veux. De plus je n’ai que faire des gens dociles, mis à part pour les porte-flingues que je recrute.

- Alex, je te serais redevable si tu arrives à délivrer Jansinio de cette maledizione.

Ces mots me coûtent, mais ils sont sincères. Je sens Jansinio s’appuyer plus fortement contre mon torse. Sans dire tout haut l’amour que je ressens pour lui, il sait la valeur de ce que je viens de prononcer et ce que cela me coûte en fierté.

Un angelo passe dans la pièce. Le silence est ponctué par un bruit de mastication. Étrangement je me sens bien là. Je suis loin de mon territoire où j’ordonne et lance des ordres. Ici, dans la maison du druide, je suis obligé de mettre de l’eau dans mon vin et pourtant… Je crois que j’ai un coup de spleen et la nostalgie d’une fin d’adolescence insouciante. Un passé que la présence simultanée de Charlie et Alex me rappelle. Je serre mon danseur contre moi avant de le relâcher. Il est ma force et ma faiblesse.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Ven 7 Avr - 13:41

De crêpes et de chignons




Un biscuit à la mélasse au bec, Alex était en train de terminer de transférer ses affaires dans sa nouvelle chambre. La cabane lui semblait étrangement vide maintenant que son père avait officiellement déménagé avec son cadet. Non pas que ce soit excessivement plus silencieux, ou qu’il soit parti avec tout le mobilier. Simplement, Alex s’apercevait désormais de la différence qu’avait eue la présence de Gabriel au quotidien, même lorsqu’ils s’engueulaient et ne s’adressaient plus la parole pour quelques jours. Le laborantin prit une bouchée du biscuit avant de soupirer profondément. Il fallait qu’il passe chez cet imbécile de loup d’à côté. Il n’était pas question qu’il entrave les relations de qui que ce soit, et son voisin devrait le comprendre. Derek et Stiles méritaient une chance supplémentaire, ce n’était qu’un simple malentendu, après tout. Et Alex avait toujours été un fervent des secondes chances, même à répétition, après tout.

Ce n’était pas pour rien qu’il s’était lié d’une amitié aussi incongrue qu’imprévue avec Crowley. L’ours avait eu droit à sa deuxième chance, et s’en était montré à peu près à la hauteur. Ellis l’avait également regagnée, durant le bref temps de leur rencontre, et bien qu’il le nierait avec passion et énergie, Alex était prêt à donner une chance de salut à n’importe quel autre membre de la bande des lourdauds de Phoenix. Même à leur chef, bien qu’il ne risquait pas de se l’admettre de sitôt et que, le cas échéant, il était hors de question de mettre le lupo solitaire au parfum. Pour l’instant, Charlie restait une exception qu’Alex ne savait s’expliquer autrement que par son rôle de simple exécutant.

Avalant ce qui restait du biscuit en ajustant l’heure de son réveil, Alex nota mentalement qu’ils arriveraient bientôt. Il avait encore beaucoup de bric-à-brac à ranger et nettoyer au sous-sol, bien que son paternel soit parti avec beaucoup de ces choses. C’était dans son atelier, en fait, qu’Alex ressentait le plus l’absence de son père. Ses notes éparpillées sur la table, ainsi que le bouquin encore presque vierge qui appelait à devenir son propre grimoire, alors qu’il laissait à Michael l’honneur d’hériter de celui de son père, n’avaient pas la prestance de ce dernier et c’était comme si le vide qu’il avait laissé derrière son départ était rehaussé au surligneur.

Sortant de la chambre des maîtres en refermant la porte derrière lui, Alex arriva dans la pièce principale, qui faisait office à la fois de cuisine, de salle à manger et de salon. Il mit de l’eau à bouillir en attendant ses visiteurs et son regard tomba sur l’objet du dernier et plus virulent litige qu’il avait eu avec son père. Il avait peut-être bien eu le dernier mot, et gagné son point, mais Alex ne s’en ressentait pas forcément plus vainqueur pour autant. Certes, il avait su faire valoir son point et avait pu conserver l’héritage de son grand-père, mais un goût amer lui revenait en bouche, lui rappelant que pour Gabriel, c’était un héritage de son père qu’il avait dû laisser derrière lui. N’avait-il été qu’un enfant gâté, spolié, dans cette histoire? Avait-il causé plus de mal que nécessaire? Le sifflement du canard tira Alex de ses démons et il versa l’eau bouillante dans la cafetière à piston.

Lorsque la sonnette avertit enfin le druide de l’arrivée de ses visiteurs, il se dirigea rapidement vers la porte pour y accueillir ses amis et Alessandro. La moitié du Pink sur son seuil, Alex haussa deux sourcils surpris devant la pile de crêpes que tenait son futur colocataire.

-Vous avez invité tout le quartier, ou bien on est supposés passer à travers ça rien qu’à nous quatre? taquina-t-il en s’assurant que l’écran de sorbier était levé pour faire entrer ses camarades.

Autant la présence des deux autres gardiens de la forêt lui seyait parfaitement, autant le druide éprouvait une gêne à savoir que le mafieux était sur le point d’entrer chez lui, de le juger – car, honnêtement, ce n’était pas là tout ce qu’Amaro aimait faire – et d’analyser l’endroit. Il sentait son intimité ébréchée, sa vie privée violée. C’était de la pudeur extravagante, probablement, mais le sentiment n’en était pas moins là. Et la déclaration de son ami dru n’aidait pas Alex, qui considérait la présence du fumeur comme un mal nécessaire. Et encore, il doutait de la nécessité réelle de la présence du manipulateur, mais si cela réconfortait Jansen et l’aidait à affronter cette épreuve, qui était-il pour refermer la porte au nez du loup? De toute manière, ça impliquerait visiblement de couper une main à l’un des deux amants.

Le biochimiste retint de toute sa volonté ses dents bien en place les unes contre les autres, pour ne pas envoyer une réplique cinglante envers l’italien de service. Du genre que si l’amour rendait intelligent, ce serait déjà une qualité qu’il pourrait trouver à Alessandro. En réalité, Alex avait bien trop conscience de l’intelligence de son némésis, car il en voyait le danger, mais il la considérait comme une mauvaise intelligence, tournée vers son propre nombril et ses desseins opaques. Peut-être que l’affection de Jansen, dans sa vie, le tournerait vers l’extérieur, petit à petit, mais mamie dirait qu’il rêvait en couleur, d’espérer une telle chose.

Un sourire amusé balaya tout de même le faciès d’Alex lorsqu’il réalisa que l’expression un peu bête qu’il venait de surprendre sur le visage du sicilien en était une d’étonnement. Comme quoi, ce n’était pas en embrassant Jansen sous le gui qu’il s’était mis à l’abri des surprises. L’italien s’était vite repris, forcément, et adopta une attitude ouvertement protectrice envers Jansen. Comme si Alex pourrait vouloir du mal à son ami. Il allait croire quoi, là, le louloup?

- Cette maledizione est dangereuse pour sa survie. Il obéit à tout ce que je dis. Prend mes phrases au premier degré. Cela devient harassant de constamment de choisir mes mots et faire attention à l’interprétation qu’il peut en faire.

-Tu voudrais dire que les gens sont plus intéressants quand ils ont leur total libre-arbitre? Qui l’eut cru...
Se moqua ouvertement Alex, après avoir jaugé un instant que d’insulter l’accent du mafieux était trop risqué. Et tu as mis combien de temps pour t’en rendre compte?

- Alex, je te serais redevable si tu arrives à délivrer Jansinio de cette maledizione.


Le silence se planta au coeur de la discussion comme s’il s’agissait d’un vulgaire goret. Le regard du druide planté dans celui du loup, ils se jaugeaient, ou du moins c’était ainsi qu’Alex le percevait. Ce fut Charlie qui le rompit, demandant ce qu’ils attendaient pour rentrer et se mettre à table, et dissipant la tension du même coup. Le druide fila à la cuisine pour en revenir un instant plus tard, chargé.

-Si ça peut te soulager la conscience, Amaro, tu n’as pas à m’être redevable. Je ne le fais pas pour toi, mais pour Jansen. Café? interrogea-t-il sans attendre de réponse pour remplir la tasse de l’ours et de son patron. J’ai du thé et de la tisane, si tu préfères... ajouta-t-il à l’intention du dru, avant de reprendre sur un ton beaucoup plus sérieux.

-J’étais sérieux, les mecs. Est-ce que ça fait longtemps que ça dure? De ce que j’en ai compris, c’est le genre de truc qui peut devenir de plus en plus difficile à dissoudre avec le temps qui passe.

Charlie lui en avait parlé il y avait déjà quelques semaines, mais l’ours lui-même n’avait peut-être pas été mis au courant de cette mésaventure immédiatement, et il y avait la maigre chance qu’il ait tenu sa langue durant un long moment...


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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Jeu 20 Avr - 8:55





Crêpes au pignons ou crêpage de chignon ?



C’est pas vraiment un de ces moments. Ceux qui restent gravés à jamais dans la mémoire. Mais c’est un de ceux-ci : Ceux qui reviennent, quand même, comme un combattant acharné, pour combattre les moments de morosités. Oui, je sais déjà que plus tard, quand ça n’ira pas, quand je douterai, je me rappellerai de l’effort qu’a fait Alessandro d’avouer ce qu’il ressent pour moi devant une autre personne, et qui plus est Alex, avec qui il a quelques comptes à régler.

Charlie est fidèle à lui-même, et je sais parfaitement qu’il cache un trop plein d’émotions sous des dehors pataud et maladroits. Son obsession pour la bouffe nous fait tous rire, mais je me rends bien sur compte qu’il y a autre chose qu’un lourdeau rigolo dans sa démarche de plantigrade.

Quant à Alex, il a beau être le champion incontesté des dressages de sourcils, et l’inventeur génial de tours avec les siens, il est aussi émotif que n’importe qui dans cette pièce. La différence entre nous quatre est une différence de comportement, pas de fond. Je ne suis pas naïf, je sais ou m’entraine Alessandro. J’y vais avec volupté. J’y allais déjà avant de me condamner moi-même avec cette malédiction. Mais je me dis que, chemin faisant, peut être que j’arriverai à amener un peu de lumière dans ces ténèbres. Et qu’elle n’en sera que plus belle, car uniquement visible à quelques initiés.
Ceux qui plongent suffisamment profondément pour ne plus entendre les clameurs du monde, pour ne plus voir les lumières des miroirs aux alouettes, réfléchies par un soleil artificiel qu’on entretien avec des faux espoirs, comme des charbons sur lesquels on souffle avec conviction. Ici, dans le fond, il y a le silence, les lumières subtiles sont enfin visibles, le temps est suspendu et la lenteur devient un atout, pas une faiblesse.

Plus de pesanteur. Celle du quotidien. Plus de but. Plus besoin de chercher son oxygène, car on sait qu’on meurt doucement, mais qu’on fait partit d’un tout. Et que, même si on est seul, même si on ne voit rien à l’horizon, on est entouré. Mes abysses des profondeurs, c’est Alessandro. Et le courant marin qui m’entoure et m’attire plus au fond, est chaud, aimant.

La demeure d’Alex, que je redécouvre pour la deuxième fois, semble différente de mes souvenirs. Il ya quelque chose de plus chaleureux ici. Comme si il s’y était passé des choses importantes. A voir comment Charlie se comporte, j’ai comme une petite idée de la question.
Lorsque je lui explique que je me suis infligé ma malédiction tout seul, par amour, son regard se concentre sur le plancher… Mon sourire s’élargit. J’avais vu juste. Charle ne remarque rien, bien sur, ou fait semblant de ne rien remarquer, allez savoir avec lui.

Je sens soudain la chaleur d’Alessandro m’entourer. Oh comme j’aime ce contact. Il me protège. Il m’émoustille.
- Cette maledizione est dangereuse pour sa survie. Il obéit à tout ce que je dis. Prend mes phrases au premier degré. Cela devient harassant de constamment de choisir mes mots et faire attention à l’interprétation qu’il peut en faire.

Je fronce les sourcils. C’est la première fois que les inconvénients de cette malédiction sont énoncés aussi clairement de la part d’Alessandro. Je n’avais pas réalisé les efforts constants qu’il doit fournir pour me parler sans que j’interprète des mots anodins comme des ordres impérieux.
L’étreinte de mon amant se fait plus présente, puis il me relâche. Je suis bien contre lui. Près de lui. Je sais que même si la malédiction est levée, je continuerai de me plier à sa volonté. Mais la différence sera de taille. Je pourrai me demander si c’est bien ou non. Les questions reviendront. Mais surtout ma liberté et ma conviction totale qu’il est celui que j’aime.

Les remarques cinglantes d’alex, ponctuant les déclarations d’Alessandro ne changent rien à la situation. Je pense que ces deux la s’envoyaient des pics bien avant que je sois né… Etant donné ma croissance rapide et non naturelle, ce ne serait pas étonnant.

« je veux bien un thé, oui, merci alex… Même si j’aime le café, je crois que ce serait plus approprié… Le moindre symbolisme ici aura son importance, je crois… Un Geis plante ses racines profondément dans la foi et la conviction…OH.. » je ris moi-même de mon expression. Parfois j’emprunte des mots à connotation sylvestres sans même m’en rendre compte. Et je sais que Janice, ou plutôt la cinquième ronce, qui partage mon corps habituellement, le fait plus souvent, voir parle en rimes…

-J’étais sérieux, les mecs. Est-ce que ça fait longtemps que ça dure? De ce que j’en ai compris, c’est le genre de truc qui peut devenir de plus en plus difficile à dissoudre avec le temps qui passe.
Je regarde Alessandro avec anxiété.

« plutôt oui… juste après noël… ».. Je me rappelle ma décision. Et la joie pure qui se lisait sur le visage d’Alessandro.
« et il y a autre chose… Jusqu’à récemment, je pensait que je changeait de sexe et de personnalité, selon certaines conditions.. Principalement l’extase.. » c’est rouge pivoine que je regarde Alessandro et Alex. Cormier est bidonné.

« mais j’ai compris que c’est plus complexe que ça. C’est belle et bien une autre personne, totalement séparée de moi normalement, qui prend ma place.. Janice. Autrement appelée la Cinquième Ronce, et qui a disparu de ma sylve d’origine quand je me suis enfuie. C’est très grave. Ce genre de chose ne s’est jamais produit auparavant. Et je crois comprendre pourquoi. »
Je prend une pause, pour expliquer notre récent combat dans la sylve.

Lorsque je raconte ce qui m’est arrivé, mon kidnaping, mon presque viol, mais surtout l’aide apportée par Brian et Alessandro, Alex et Charlie sont sidérés. Ce dernier m’insulte pratiquement de ne pas avoir pensé à son nom, comme il me l’avait dit, pour l’appeler à la rescousse.
« je vais bien, je vais bien.. Mais j’ai reçu mon héritage… Je sais qui je suis. Ce que je peux faire. Et ce que peut faire Janice… »

Alors, pour étayer mes dires, je reprend mon apparence de Hyacinth. Je vois la fierté et l’envie dans le regard d’Alessandro, la joie d’un enfant dans celui de charlie, et l’incrédulité mêlée d’enthousiasme dans celui d’Alex.

« Certaines dryades ont un pouvoir qui leur est personnel. Le mien est de transformer ma sève, mon sang. Et la sève de ce que je touche. C’est comme ça que j’ai pu transmettre certaines de ses qualités à Brian. Ou que je transforme un bâton en épée de sang-bois. Janice, quant à Elle, transporte en elle un microcosme sylvestre. Comme si elle était une petite sylve vivante. C’est comme ça que même ses cheveux deviennent une arme. C’est unique dans l’histoire de la sylve. Je crois que c’est nos deux capacités intrinsèques qui a donné ce résultat. »

M’approchant d’Alex, avant qu’Alessandro, par inadvertance ou volontairement, m’ordonne de ne pas en dire plus, pour garder un avantage.

« Toutes les dryades au sang pur peuvent fusionner dans un arbre. C’est ce que nous avons fait avec Janice. Mais nos pouvoirs personnels se sont emmêlés. J’ai transformé notre sève pour n’en faire qu’une, et elle a apporté le pouvoir de la sylve pour rendre ça durable. Depuis nous partageons le même corps, et comme c’est mon pouvoir qui a initié la transformation, elle n’a aucun souvenir entre chaque incarnation… Je crois que ça complique et renforce la malédiction du gui..Evidemment rien de tout ça n’était voulu.. Il doit y avoir un moyen de nous séparer à nouveau, et de rompre la malédiction.. »

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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Dim 30 Avr - 16:02


Crêpes aux pignons ou
Crêpage de chignons ?
Cormier me fixe d’un étrange regard après que j’ai affirmé lui être redevable s’il arrivait à débarrasser Jansinio de sa maledizione. Il n’est pas coutumier de ce genre d’aveux de ma part. Le Drus me mène à un comportement qui ne m’est pas familier. Toutefois si je m’écrase, c’est aussi parce que j’ai conscience que si j’avais laissé ma verve habituelle prendre le dessus et ordonné à Cormier de s’exécuter, il aurait agi en âne buté et entravé le projet.

Seulement le bourricot n’est pas si loin…

-Tu voudrais dire que les gens sont plus intéressants quand ils ont leur total libre-arbitre? Qui l’eut cru... Et tu as mis combien de temps pour t’en rendre compte?

Le spectre de boots en béton renforcé vole dans la pièce jusqu’à ce que Charlie casse la dynamique meurtrière qui vient de s'installer, en parlant de manger.

Sauvé par l’appétit d’un ours…

Le contact visuel se rompt et Cormier va vaquer à sa tache de femme de maison. Mon regard sur sa nuque se fait interrogateur. La balance entre ce qu’il peut m’apporter de positif et le lourd poids de sa langue bien trop active pour son bien, oscille vers les profondeurs d’un lac bien vaseux. La main de Jansinio qui caresse mon dos me sort de mes envies de meurtre. Je le suis dans ce qui doit être le salon-salle à manger- salle à tout faire.

La feuille d’érable revient avec un plateau chargé comme une ménagère exemplaire. Le ventre de mon cuisinier montre son contentement dans un grouik sonore qui amuse la galerie.

-Si ça peut te soulager la conscience, Amaro, tu n’as pas à m’être redevable. Je ne le fais pas pour toi, mais pour Jansen. Café?

Je vais l’étriper, le peler comme une patata, le découper en cube et le donner à manger à des maiali. Je veux le rôtir à la lave de l’Etna, lui casser les doigts un à un et coudre sa bouche avec du barbelé.

Pendant que Jansinio et Cormier jouent à la dinette avec des manières de bonnes femmes, je rumine ma colère. J’ai fait profil bas. Je me suis même abaissé à m’avouer redevable, mais l’autre sirop de sucre rigide n’est même pas capable de changer de registre et rejoue nos vieilles rengaines. En parlant de sirop... je pourrais l’attacher sur une fourmilière enduit de miel... non cela attirerait Charlie. Et si je lui...

-J’étais sérieux, les mecs.

J’ai dû louper un épisode ! Quand a-t-il été sérieux le Cormier ? Ça devait être quand je lui imaginais mille morts, toutes plus artistiques et imaginatives les unes des autres.

- Est-ce que ça fait longtemps que ça dure? De ce que j’en ai compris, c’est le genre de truc qui peut devenir de plus en plus difficile à dissoudre avec le temps qui passe.
- Plutôt oui… juste après Noël…


Alors que Jansinio rappelle les faits, je me remémore cette soirée. C’était au Pink Print. Nous avions fait une belle recette pour ce réveillon du jour de l’an. Je me souviens de m’être isolé un moment avec mon danseur, juste avant minuit alors que les clients déclamaient le compte à rebours du changement d’année. Je me souviens qu’au moment où nos lèvres nous tendaient l’un vers l’autre pour nous embrasser, Jansinio a eu un léger recul. Cela n’a duré qu’une seconde ou deux avant qu’il m’embrasse fougueusement. Je ne savais rien de ce qu’il se passait. Et pour être tout à fait honnête, je pense que je l’aurais laissé faire si j’avais été au courant de la maledizione. Avec le recul, il apparait évident que c’était une belle sciocchezza. Jansinio me surprend par ce qu’il ajoute. Son aveu montre à quel point il a confiance en Cormier et Charlie.

- Et il y a autre chose… Jusqu’à récemment, je pensais que je changeais de sexe et de personnalité, selon certaines conditions.. Principalement l’extase.

Cormier se marre, Charlie fronce les sourcils pour comprendre ce que le druide trouve drôle. Je regarde le plafond en soupirant. Ma come ingenuo ! Le Drus explique sa fusion avec la cinquième ronce, puis sa voix baisse d’un ton. Je devine qu’il va tout leur dire. J’attrape sa main et la serre doucement. J’aimerais être capable d’effacer ces souvenirs qui le meurtrissent encore. Cormier ne rit plus et Charlie a le visage grave. Le cuisinier râle de ne pas avoir été appelé à la rescousse lors de l'enlèvement. C’est vrai que je suis parti du Pink en prenant la route pour l’est au hasard. A ce moment-là, je n’avais aucune idée où été retenu Jansinio, mais j'étais incapable de rester immobile et inactif. Sans son lien avec Brian…

Le danseur rassure ses amis, dit qu’il va bien et pour le prouver prend sa véritable forme. Dieu qu’il est beau ainsi. Mon prince… C’est Hyacinth qui explique ses incroyables pouvoirs. Il est bien plus fort que moi, mais aussi très naïf. Je n’ai pas le temps de lui ordonner de ne pas en dire plus, qu’il finit de déballer toute l’histoire.

Je reste silencieux pendant que les autres digèrent ces informations. Je comprends qu’ils soient impressionnés car il y a une belle différence entre le danseur qui se produit au Pink, et le prince Hyacinth et toute sa dangerosité, sans parler de son panache. J’aime l’idée que mon amant ne soit pas une frêle orchidée. Savoir qu’il a potentiellement du répondant plait à mon côté combatif. J’ai toujours eu la facilité en horreur ainsi que les gens acquis d’avance. Je laisse un moment passer puis je prends la parole

- Alex, je finance ce qu’il y a besoin de financer.

Je fixe le druide avec fermeté. Qu’il n’essaye pas de m’arnaquer, car à ce jeu j’ai plus d’expérience que lui.

- Que faut-il faire ? As-tu besoin d’ouvrages qui te manquent ?

Je me doute bien qu’il n’a pas la solution là tout de suite, et qu’il va devoir plonger son nez pointu dans ses grimoires. Une image d’un Cormier bien plus vieux avec un air à la Dumbledor me tire un sourire qui ne s’affiche que dans ma tête et non sur mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Jeu 4 Mai - 4:55

De crêpes et de chignons




Stupéfait.
Stupéfait et terriblement mal à l’aise.
Voilà ce qu’était Alex.  Pourquoi diable Jansen semblait complètement étranger au concept de pudeur.  Trop de détails venaient de mettre Alex dans un inconfort tel qu’il ne savait plus où se mettre et, immédiatement, un rire nerveux s’échappa de ses lèvres jusqu’à en faire tressauter ses épaules.  Seuls ses sourcils, peut-être, trahissaient complètement son embarras ainsi que son désarroi le plus complet.  Il avait beau savoir que les deux surnaturels n’avaient certainement pas une situation chaste, l’obliger ainsi à y penser était un coup traître.  Et puis bon.  Il y avait tout de même un brin de comique dans l’histoire, réalisa Alex en se demandant de quoi son ami pouvait avoir l’air en femme.  Et la conclusion était qu’il ne pouvait qu’être un joli brin de demoiselle.  Et s’imaginer l’expression d’Amaro la première fois qu’il s’était réveillé avec la mauvaise personne n’avait pas de prix, il fallait bien l’admettre.

Le dru poursuivit son histoire, faisant tomber un joug sérieux sur le rire du châtain.  D’un clignement d’oeil, Alex posa son regard sur le langage verbal des amoureux.  Amaro avait toujours été un excellent menteur, et il n’était pas difficile de croire que s’il voulait entourlouper ses trois convives et leur faire des accroire, il y arriverait sans peine.  Pourtant, Alex trouvait que c’était là de petits gestes bien trop peu dramatiques et grandiloquents pour qu’ils soient mesurés, joués et exagérés.  En somme, il croyait que le sicilien était, peut-être, réellement spontané.

Pâle comme le torchon qui pendait devant le fourneau, Alex écoutait le récit de l’homme végétal avec autant d’attention que d’effroi.  Les insultes de Charlie lui passèrent six pieds au-dessus de la tête, alors qu’il réalisait toute l’ampleur de celui qu’il venait d’inviter à prendre le thé.  Chacune de ses deux natures, si l’on pouvait le dire ainsi, était déjà exceptionnelle.  Jansen avait beau assurer qu’il allait bien, de telles épreuves… de telles choses devaient bien laisser des traces, quelque part et…

Et que faisait-il là?  Comment…  Qu’est-ce que… quoi?  Comment venait-il donc de faire cela?  De se transformer de la sorte.  C’était hallucinant.  Le druide songeait déjà à vérifier dans sa copie du grimoire si le phénomène avait déjà été observé, répertorié.  Mais d’abord, il devait se montrer attentif et écouter ce que Hyacinth lui expliquait.  À l’évocation de Brian, et de l’épée que Jansen avait forgée le jour de leur rencontre, Alex hocha ostensiblement de la tête.  Il se rappelait d’avoir rencontré le flic à la clinique vétérinaire, une éternité auparavant.

La demande à demi-mots de Jansen était lourde de sous-entendus et de sens.   Ce n’était pas à ce genre de missions que le canadien s’était attendu.  Et il ne reprocherait pas au messager d’avoir mal fait son travail, à voir la surprise qui brillait dans le regard hébété de l’ours.  Ce fut l’italien qui rompit d’abord  le silence.  Évidemment, il abordait immédiatement son sujet de prédilection.  Le blé.

-T’en fais pas, ça devrait pas trop te coûter cher. avait-il lâché sur un ton blanc, dans ce qui s’apparentait à un automatisme.  Il ne s’était pas trop aperçu que, par le fait-même, il avait accepté l’offre du mafieux.  Mafieux qui s’empressait et le bousculait de question.  Un peu de discipline, pardi!  On n’abordait pas un tel problème comme un navire.  Il fallait un plan, de l’ordre, des étapes et une suite logique.  Évaluer les hypothèses et les solutions des plus simples et efficaces vers les plus complexes.  De force, Alex fit tourner sa langue sept fois contre son palais, épargnant le lupin d’un commentaire sarcastique sur la nécessité de trouver les chroniques de Sylvebarbe et Vifsorbier, ouvrage dont il venait d’imaginer l’existence.

Il réalisa alors que son précédent commentaire aurait également pu passer pour ironique, compte tenu de leur relation habituelle, et qu’il aurait pu sous-entendre que Amaro n’avait pas à craindre pour ses précieux dollars.  Alex décida donc de rectifier le tir.

-Je veux dire que, pour l’instant, on ne devrait avoir besoin de rien.  Juste de réfléchir.  Mais si j’ai besoin de financement, j’irai te trouver.

Le laborantin offrit un regard exempt d’hostilité à son ennemi, marquant ainsi son désir de faire une trêve dans leur querelle, puis s’offrit une longue lampée de thé, pour remettre un peu d’ordre dans ses idées.

-Alessandro, j’imagine que tu as essayé d’ordonner à Jansen de cesser de t’obéir? Et sans attendre de réponse, il se répondit à lui-même. Non, c’est stupide.  C’est circulaire et paradoxal.  À moins de trouver la formulation parfaite, qui soit claire et sans ambiguité, ni ne pose personne en danger.  En lui imposant de toujours utiliser son libre arbitre, peut-être?  Non, non, non.  Il doit y avoir une meilleure solution...

Les doigts d’Alex s’agitaient, tantôt contre sa tasse, tantôt sur la table, tantôt sur sa cuisse ou contre ses lèvres, à la recherche d’une idée, ou d’une solution.  Puis une nouvelle idée jaillit du néant.

-La branche sous laquelle vous étiez, vous l’avez probablement pas conservée?  Il y aurait peut-être eu quelque chose à faire avec.

Charlie tira un sourire sardonique au coin des lèvres du biochimiste lorsqu’il dit à ses deux collègues qu’il leur avait bien dit que son druide était brillant, mais Alex démentit rapidement ses propos.

-Encore que je ne saurais pas quoi faire.  Détruire la branche pourrait libérer Jansen de l’emprise de son pouvoir, comme il pourrait le sceller pour de bon.


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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Mar 9 Mai - 8:51





Crêpes au pignons ou crêpage de chignon ?



Le jeune drus se rendait compte qu’il était comme suspendu aux lèvres d’Alex. Pour la première fois depuis des mois, le problème avait été formulé clairement, les limites fixées, l’urgence décrite et les modalités encore à trouver.

Le danseur devine que la tension qui s’installe entre Alessandro et Alex le fait sur un très vieux canapé, au cuir patiné par les années, et devant une vieille télé. Sans doute cette tension se sirote-t-elle un bon vieux whisky.
Oui, ces deux la se connaissent depuis longtemps, et se détestent et s’admirent depuis longtemps, Jansen en est persuadé.

Non loin de se cannapé, Charlie prend ses aises, et pianote sur la télécomande des non dits et des souvenirs d’un autre temps, d’un autre lieux. Il est une constante, qui met tout le monde d’accord. L’estomac de l’ursidé. Sourire en coin, Jansen se demande si Charlie était déjà un ours à l’époque ou ces trois la firent connaissance… Et Alessandro ? Déjà un loup ? En tout cas, surement, déjà un grand prédateur…

Mais la main d’Alessandro dans la sienne est une pulsion de chaleur, quelque chose qui lui rappelle, s’il en était besoin, que l’italien n’est pas qu’un prédateur. C’est aussi un protecteur, et bien que cruel et sauvage, autant capable d’aimer que n’importe qui.

Le Drus ne commet pas l’erreur de croire que la proposition d’Alessandro n’est que matérielle. Bien sur son amant propose de l’argent, des ouvrages, des éléments tangibles, mais ce que ça implique est bien plus intéressant. Il se mouille pour lui, il veut l’aider, vraiment.
Il ne peut s’empêcher de regarder le profil de son amant, et d’avoir envie de lui, la, maintenant. L’ironie de la situation ne lui échappe pas. En tant normal, avoir eut la révélation évidente de l’amour de son italien préféré aurait peut être suffit à déclencher sa transformation, et Janice aurait sans doute fichue une belle pagaille ici, avant de s’enfuir, paniquée… Mais la malédiction même qu’il essaie d’endiguer ou de faire disparaître, paradoxalement, le protège pour l’instant d’une telle bévue…

Charlie n’avait pas eut l’occasion, tout comme Alex, de voir la forme véritable de Jansen. A leur rencontre, et pendant leur combat contre la chimère, Jansen avait un peu changé, mais pas à ce point la… La tête de l’ursidé était presque comique, du miel pendant au bout de ses doigts gourmands.. Pour le détourner de la bouffe, il fallait vraiment mettre le paquet…

Evidemment, les premières idées, bien qu’intelligentes, d’Alex, ne furent pas les bonnes. Ils avaient déjà essayé des ordres complexes…. Une fois, même, Jansen était resté bloqué, du sang coulant de son nez et de ses oreilles, jusqu'à ce qu’Alessandro annule son ordre et le couvre de baisers en s’excusant… La suite avait été très agréable, mais peu importe…

« non nous n’avons pas gardé cette branche.. Mais mon pouvoir spécifique devrait m’aider à recréer exactement la même, et puisqu’elle aurait mon empreinte, ce serait, d’un point de vue symbolique et surnaturel, la même.. Mais effectivement, quoi en faire ensuite ? Même si ça me dérange pas d’embrasser Alessandro autant de fois qu’il faudra pour nos tests… »
Son sourire leur est destiné à tous, mais c’est dans les yeux d’Alessandro qu’il se reflète, comme une lumière brillante au milieu des ténèbres.

« la détruire serait un risque, oui… Tout comme… désolé mais il faut que j’en parle avant que tu m’interdise de même y penser.. tu sais, ce genre de phrase que je prendrai au pied de la lettre « je t’interdis ne serait-ce que d’y penser »… »

Et effectivement, Alessandro ouvrait déjà la bouche quand Jansen lâcha d’une traite :
« si je transmet mon sang à Alessandro, et que je l’embrasse immédiatement avant qu’il le rejete dans son processus de guérison, je serai soumis à mon propre sang, en quelque sorte.. Je ne sais pas si ça peut marcher, mais avec le bon rituel, si tu en trouve un, ou les bons ingrédients, pour que le paradoxe n’annule pas tout, est ce que, en quelquesorte, je serai soumis à « moi même », et donc, par extension, libre de toute entrave ?... Mais maintenant que je connais la vérité, je ne veux pas condamner Janice. Elle A le droit de vivre et d’avoir sa propre vie.. »

Alessandro est furieux… Il sait très bien le risque réel mortel que cela implique que son danseur transmette ainsi son sang.. De plus, il venait sans doute de prendre conscience qu'effectivement, Brian avait pu recevoir son sang sans le rejeter, car sans don de guérison. Cet acte si intime, ce lien si profond, Alessandro et Jansen ne pourrait le partager longtemps, car le corps d'Alessandro et sa nature lupine rejetterait le sang de Jansen comme un corps étranger.. Colère.. Tristesse... Cette fois ci, c'est la main de jansen qui serre celle de son amant. Je t'aime, lui dit elle, cette main. Vraiment...


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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Dim 14 Mai - 22:41


Crêpes aux pignons ou
Crêpage de chignons ?
-T’en fais pas, ça devrait pas trop te coûter cher.

Par sureté, je ferme les yeux suite à la réplique de l’autre fastidioso avec son accent qui mange les mots, comme si c’était nécessaire sur de l’anglais qui se raccourcit déjà bien assez. Je sens mes prunelles s’illuminer d’un bleu intense. Sérieusement, si je ne pensais pas qu’il peut vraiment aider Jansinio à se dépêtrer de sa malédiction, ours ou pas ours, cette bicoque de bois aurait déjà vu sa décoration refaite avec les tripes de son odieux occupant. Et au diable les projets que j’ai avec le manitobain. Alex a depuis un moment dépassé ce que je tolère habituellement.

J’expire lentement, contenant la sauvagerie qui a commencé à s’emparer de moi et rouvre doucement les yeux. Jansen devine mon agacement, mais ne se doute pas que je suis sur le point de dépasser la limite du non-retour. Dans ma vision périphérique, je devine Charlie se redresser. Mon cuisinier est peut-être quelqu’un de placide, mais il n’en est pas moins un métamorphe avec des sens aiguisés. Il est prêt à s’interposer. Sera-t-il assez rapide ? Ses baffes sont puissantes, mais il est lent et... ne peut rien contre l’arme qui est accrochée dans mon dos à la ceinture de mon pantaloni.

-Je veux dire que, pour l’instant, on ne devrait avoir besoin de rien.  Juste de réfléchir.  Mais si j’ai besoin de financement, j’irai te trouver.

Je croise le regard de celui qui j’imaginais étriper il n’y a pas dix secondes. Son regard est stable, mais sans affront. A-t-il deviné qu’il allait trop loin ? Charlie lui a-t-il fait un signe discret de ne point trop pousser le rital volcanique que je suis ? Quoi qu’il en soit, le canadien vient de gagner un sursis. J’inspire profondément. Le parfum boisé de Jansinio m’aide et m’apaise. Il est le garant de mon contrôle les nuits de pleines lunes. Tant qu’il est dans les parages, Cormier devrait vivre. Du moins s’il arrête ses provocations gratuites. Je me suis abaissé une fois de lui dire que je serais reconnaissant de son aide. Il n’y aura pas de seconde fois.

Cormier part dans des questions auxquelles il ne nous laisse même pas le temps de répondre. Que croit-il ? Des exercices de sémantique, c’est ce que je me tue à faire à chaque fois que je parle avec Jansinio. Tournant et retournant mes phrases avant de les prononcer afin d’être certain de l’interprétation que peut en faire le Drus. Pour un être volubile comme moi, c’est épuisant. Si nous venons voir Cormier, c’est bien que nous avons échoué à trouver la bonne formulation d’un ordre qui libérerait mon amant.

- La branche sous laquelle vous étiez, vous ne l’avez probablement pas conservée?  Il y aurait peut-être eu quelque chose à faire avec.

L’idée n’est pas bête, mais Jansinio répond avant moi. Le Drus n’a rien dit de la malédiction qui le tenait quand le personnel a rangé le bar après le réveillon. Jansinio dit qu’il pourrait la reproduire à l’identique, et que même si cela ne le dérange pas de m’embrasser autant de fois qu’il le faut, il doute que cela agisse. Mon amant ne peut s’empêcher de sourire à l’idée de cet exercice. Sa candeur me surprend toujours autant. Il est si pur et si fairplay. Il est mon Némésis. C’est vraiment incroyable que nous soyons ensemble.

L’idée de recommencer avec une branche de gui est écartée car dangereuse comme une autre possibilité qu’il évoque d’une traitre, ayant peur que je le coupe. S’il me transmet son sang et que nous nous embrassons à nouveau sous une branche de gui, il pourrait devenir son propre maitre.

- Mais maintenant que je connais la vérité, je ne veux pas condamner Janice. Elle a le droit de vivre et d’avoir sa propre vie..

J’apprécie Janice, mais je n’en suis pas amoureux. Je pensais l’être quand je croyais que c’était Jansinio. Mais cela tenait plus à de l’auto persuasion et au fait que Janice est une belle femme aux charmes envoutants. Seulement maintenant je sais que je ne mettrai pas ma vie en danger pour elle contrairement pour lui. Honnêtement je me moque de Janice, mais ce n’est pas le cas de mon amant… Puis je pense à O’Conner. Mes mâchoires se crispent rien qu’en pensant au lien qui l’unit à Jansinio. J’ai déjà vu la réaction du danseur quand il avait « encaissé » les émotions des ébats des deux volailles avant que ces « frères de sang » arrivent à bloquer leur communication. Une nouvelle rage me traverse. Elle est colorée du sentiment de jalousie. Jalousie pour ce flic qui en sait souvent bien plus que moi sur l’état émotionnel de Jansinio, jalousie pour cette dryade qui partage son corps comme un parasite.

Une main sert la mienne. Je réponds à la pression des doigts du danseur à lui en broyer la main. Un gros doute me submerge. Est-ce la malédiction qui le fait agir ainsi ? J’ai peur de savoir, mais je refuse de continuer à vivre avec ce doute. Le visage de Lyly me revient en mémoire. L’amour réchauffe autant qu’il fait mal. Est-ce seulement une bonne chose que Jansinio reste auprès de moi ? Il me suffirait de lui ordonner de partir loin de moi… Non… Il m’est autant indispensable que la nicotine que j’absorbe quotidiennement. Celui qui est vraiment envouté, n’est pas le danseur…

- Alors si tu refuses de refaire le rituel avec ton sang dans mes veines pour ne pas contraindre Janice. Si détruire une branche de gui similaire est dangereux…

J’écarte les mains en signe d’impuissance.

- Cette maledizione doit être brisée ou contournée d’une manière ou d’une autre, car elle t’expose. Je ne peux pas faire attention à ce que je te dis constamment. Un jour ou l’autre je vais prononcer une phrase ambiguë qui te mettra en danger…

Une solution m’apparait, évidente et cruelle. Pour qu’il ne soit pas soumis à mes ordres, il faut simplement qu’il ne soit pas soumis à ma présence.

- En fait, c’est simple…

Cormier fronce les sourcils ne comprenant pas là où je veux en venir. Jansinio comprend le cheminement de ma pensée, affolé il secoue la tête. Si je lui ordonne de se tenir loin de moi, il ne pourra plus être affecté par ce que je dis, sauf au fait de se séparer. Le choix est cornélien. Il est mien, tout mon être refuse de me séparer de lui. Pourtant il en va de sa survie. Je lis la panique dans le regard du Drus. Je n’ai encore rien formulé à voix haute, mais je le pense si fort… Il faut que je m’éloigne quelques instants avant qu’il ne prenne cette idée qui vient de germer dans mon esprit à la lettre.

- Je vais m’en griller une dehors. Je reste à portée de voix.

Je me tais ayant peur de trop en dire. Je laisse le soin à Jansinio d’expliquer aux deux autres ce à quoi j’ai pensé. Dehors, un caillou fait les frais de mon énervement et de ma détresse. D’un coup de pied, je l’envoie balader à cent mètres de là. Je finis par m’adosser à un tronc d’arbre qui jouxte la maison de Cormier. Je suis à une quinzaine de mètres du salon que je viens de quitter. S’ils ne se mettent pas à parler à voix basse, je peux les entendre parler clairement.

Ma main qui tient ma sigaretta tremble. Bordelo que m’arrive-t-il ? Il est beau le Don, comme m’appelle Arès. Je suis en train de me ramollir et de m’affaiblir. Et pourtant, je n’arrive pas à me résoudre à rompre. Jansinio que m’as-tu fait ? Mon téléphone me sort de mon expectative.

- Sì ?

Gérer et discuter de mes affaires me ramène à un rôle que je maitrise et auquel j’excelle. Quand je raccroche, je sens un regard posé sur ma nuque. Je tourne le dos à la maison de Cormier.

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MessageSujet: Re: Crêpes aux pignons ou Crêpage de chignons ? (alex, aless, charlie (?))   Mar 20 Juin - 7:31

De crêpes et de chignons




Évidemment, Jansen se proposait d’embrasser le mafieux aussi souvent que nécessaire, mais Alex n’était pas aussi amusé de la spontanéité du dru que s’il sortait avec quelqu’un de plus… humain.  Et pas dans le sens garou du terme.  Toutefois, le druide doutait de l’efficacité de la stratégie du baiser, qu’ils avaient probablement déjà expérimenté plus que de nécessaire.  L’homme des bois enchaîna immédiatement avec une nouvelle idée.  Elle avait bien effleuré l’esprit du laborantin, mais comme il ne connaissait pas vraiment le fonctionnement de ce processus, comme Jansen le nommait, et ne comprenait pas du tout ce dont il s’agissait de manière précise et détaillée, il avait préféré ne pas en parler et poursuivre ses recherches.

Attentivement, la main devant sa mâchoire, l’index et le pouce triturant ses lèvres autant que le gras du bout du menton, le biochimiste écoutait, prévoyait quelques embûches et problèmes, hésitait à répondre trop rapidement, récoltait l’information en pesant le pour et le contre, les risques réels autant que les bénéfices réels et potentiels.  Aussi bien dire que la colonne des réels étaient désespérément vide.  Et la mention de Janice ne vint que planter le clou dans le cercueil de la bonne idée qui aurait pu être.

Et là il hallucinait ou quoi.  Amaro baissait les bras?  Lui, le grand parleur, mafieux en chef de leur bourgade, abandonnait si facilement la course à la liberté de celui qu’il prétendait aimer plus que tout?  Et dire que le druide avait été prêt à lui laisser le bénéfice du doute, lui laisser une chance de prouver qu’il pouvait accorder de l’importance à quelqu’un d’autre qu’à sa propre personne et à son égo surdimensionné.  Mais non, le loup à la cigarette n’était toujours que l’égocentrique bavard à voyelles qu’il avait toujours été.  Au point où l’image qu’il entretenait était devenu sa personne.  La menace muette qu’il fit avant de sortir en griller une fit froncer conjointement les sourcils de l’ours et du druide, alors que Jansen semblait angoissé à l’idée de deviner ce que trafiquait son amant.

-Sérieux, les mecs.  Qu’est-ce que vous lui trouvez?

À peine la porte fut-elle refermée, Alex avait sifflé sa désapprobation entre ses dents.  Il balaya d’un mouvement de tête la rhétorique de sa question et interrogea plutôt Jansen sur les intentions du lupin.  C’en était révoltant.

-Et pourquoi ce s’rait pas lui qu’irait loin, bout d’crisse?  Tu es à ta place ici, avec nous, il a pas l’droit d’te forcer à partir!

Un grommellement fusa du côté de l’ours, qui s’était rapproché du dru comme un garde du corps, une étincelle de panique dans le regard.  C’était pas vrai qu’ils s’étaient fait un pacte, ou peu importe le nom qu’ils pourraient y donner, pour se désunir aussi rapidement.  Alex se dépêcha vers la porte.

-J’vais lui parler, lui r’mettre les pieds sur terre un peu.

Cependant, il fut retenu dans son élan par la poigne ferme de Crowley qui le retint sur place.  Tentant de dégager son bras, Alex tomba nez à sourcils avec le regard grave de l’ours, qui ne savait plus pour quel camp miser.

-J’ai dit parler, Crowley, pas casser les pieds.  Promis, je reviens en un morceau et je le ramène.

À l’extérieur, Amaro était au téléphone.  Alex l’observa raccrocher, un sourcil haussé, les bras se balançant le long de ses côtes, évoquant assez clairement son malaise.

-Je sais que ça ne te fais pas plus plaisir qu’à moi d’être ici, mais on veut tous les deux le bien de Jansen.  Si tu veux bien rentrer, ton cerveau nous sera sûrement utile.  Il est trop tôt pour jeter l’éponge… J’ai encore une carte à mon arc, au moins.

Alex grimaça, se trémoussant vaguement sur place comme si il n’arrivait plus à contrôler son bras, qui se tendit finalement devant lui, en direction du mafioso.  S’il pouvait éviter de lui écraser les phalanges, Alex apprécierait : ils savaient tous deux lequel des deux avait le plus de force brute.  Piler sur son orgueil le faisait déjà bien assez souffrir comme ça.

-On devrait faire une trêve, pour Jansen.  De toute manière, Charlie et lui sont embarrés à l’intérieur jusqu’à ce que tu reviennes.

Une lueur de sourire passa sur les lèvres du druide, qui se doutait bien que ce petit chantage émotif n’était pas nécessaire, mais il évoquait tout de même le sérieux par lequel il désirait traiter de la situation.


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