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 A friend is someone who knows all about you and still loves you. [Feat Arès]

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Chris Ivakov

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MessageSujet: A friend is someone who knows all about you and still loves you. [Feat Arès]   Jeu 30 Mar - 18:15





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A friend is someone who knows all about you and still loves you. Chris & Arès



Aujourd'hui, en cette magnifique journée, je suis de sortie au parc avec Arès. Depuis que celui-ci est devenu papa, nous nous voyons de moins en moins, ce qui est tout à fait normal. La dernière fois que nous avons fait une "vraie" sortie, c'était pour aller au centre commercial, faire des courses pour son gosse. On avait bien rigolé d'ailleurs ! Mon ami doit effectuer le rôle du père, et je dois clairement avouer que cela me fais très bizarre. C'est mon premier ami qui devient papa. Ca fait bizarre non ? Quand on c'est connu, on était tous les deux dans les bois, en essayant de cogner des scientifiques glocks, en passant par des bagarres dans des bars, et maintenant, Coleman est papa ? Et oui le temps passe, j'ai maintenant 19 ans, je commence à pousser aussi. Le temps passe.. à tel point que je ne vois plus Espérance. Nous nous sommes vachement éloignés. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dises, c'est comme ça. Je ne peux guère y faire quelque chose. En tout cas, aujourd'hui je ne vais pas déprimer, oh non. J'vais me foutre de la gueule de mon pote, qui à pour sûr doit être vachement débordé et stressé. Mon but dans cette histoire, c'est de justement lui faire passer un bon moment. Je prends même l'initiative d'aller le chercher chez lui !

J'avais pu rencontrer la femme d'Arès par la même occasion, à l'hôpital quand elle a accouché. Le bébé est d'ailleurs très beau. Généralement, un bébé n'est pas beau à la sortie du ventre de la maman, voir même horrible, à mon goût. Les yeux globuleux, la peau toute rougeâtre. Je trouve vraiment ça moche. Mais ils ont eu de la chance eux, le leur est mignon ! La sonnerie de mon téléphone me sort de mes pensées, étant donné que j'étais entrain d'attendre Arès dans mon 4x4, en bas de son loft. Je décroche, il me dit de monter en haut, pour que je l'aide. Pourquoi l'aider ? Je soupire simplement, et m'empresse de couper le contact pour descendre de la voiture et monter les marches afin d'arriver à la porte d'entrée du loft. Un coup de main dans les cheveux pour les remettre en place, puis je toc directement à la porte d'entrée. Qui c'est qui m'ouvre ? Azalea. Je souris simplement en lui faisant la bise, tout en lui demandant si elle allait bien, avec le bébé, et tout ce qui va avec. Elle m'indique aussitôt le chemin vers la chambre du couple, ou Arès était apparemment entrain de préparer quelques affaires. J'affiche alors toujours une mine interrogative, et m'empresse d'aller le retrouver. Arrivé derrière lui, je tapota ma main contre son épaule. Dés qu'il c'est retourné vers moi, j'ai directement pu sentir tout le stress que mon ami avait, même si je n'étais pas un loup, j'aurai pu le voir à sa tête ! J'agrippe sa main droite de ma main et le tira vers moi pour lui faire une accolade amicale.

- Salut vieux ! Comment tu vas ? Dis-je en m'exclamant. Être papa te réussis bien apparemment, tu as l'air ordonné ! Réplique-je aussitôt en me mettant à rigoler.

Mon regard bleuté scruta les affaires qu'Arès préparait. Mais qu'est-ce qu'il y a dans ce sac ? Je voulais l'ouvrir mais il me poussa légèrement en rigolant, me disant que c'était une surprise. J'aime pas trop les surprises d'habitude, mais quand c'est lui, je les acceptes avec plaisir. Il m'avait dit de ne rien amener, qu'il avait tout prévu pour cette journée, mais je ne pensais pas non plus qu'il manigançait des choses !  Je saisis rapidement le sac où était disposé deux grosses bouteilles d'eau et un peu de nourriture et me dirigea tranquillement vers la porte d'entrée, en faisant un détour vers le bébé du jeune couple afin de lui dire bonjour. Dés qu'Arès arriva, je salue aussitôt Azelea en souriant, pour ressortir du loft en déboulant les marches, vers ma voiture. J'ouvre rapidement le coffre, y déposant le sac que je portais, ainsi que le gros que mon ami me tend, pour ensuite rentrer dans la voiture. Coup d'accélérateur, direction le parc.

Afin de me moquer un peu de mon ami, et mettre une couche d'humour dans notre sortie, je lui tend une perche et fais exprès de ne pas attacher ma ceinture. Je vis très clairement Arès regarder plusieurs fois ma ceinture, quand soudain il s'exclama en me disant de la remettre. Je pouffe immédiatement de rire, tapotant à plusieurs reprises le volant, ce qui provoqua quelques légères secousses dans la voiture.

- J'vois que devenir papa, change une personne ! Dis-je ironiquement. Sinon, comment tu vas ? On c'était pas vu depuis un moment, depuis l'accouchement d'Azelea à vrai dire !

Nous continuons notre route, je continuais moi de faire le con, en chantant comme une casserole avec Arès et la radio, sifflant vers les jeunes demoiselles qui passaient comme le lourdeur que je n'avais pas été depuis ma première année de lycée. J'avoue que ce temps me manquais un peu. Faire le con avec les potes, je pense honnêtement qu'il n'y a pas mieux. Oh que non.

Ces moments passés avec Arès m'ont beaucoup manqués. Je compte en profiter, et surtout passer du bon moment avec lui.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: A friend is someone who knows all about you and still loves you. [Feat Arès]   Ven 31 Mar - 22:02

En ce dimanche printanier de fin de mois de mars je regarde ma petite fille s'agiter dans son berceau d'un œil rayonnant de fierté. Le berceau que nous avait offert Alessandro conformément à la tradition sicilienne qui voulait que ce soit le parrain qui se charge de cet objet si symbolique dans la vie d'un bambin. Car ces barreaux de bois sont une forteresse protectrice dans laquelle la vie va s'épanouir, grandir lentement et paisiblement et ou la loi du sommeil si précieux tant pour les parents que pour le nourrisson va s'illustrer. Des barreaux de bois ambivalents car les forteresses pouvaient aussi bien devenir des prisons. Seulement cela ne serait pas le cas lorsque ma plus grande fierté se trouverait ici avec moi à Beacon Hills car je ne comptais absolument pas me priver des petites joies de la paternité ni de faire découvrir la bourgade et ses environs à ma fille quand bien même elle ne s'en souviendrait pas en grandissant. Ce que je veux dire c'est que ni les ennemis surnaturels de mon espèce ni les ennemis humains de l'organisation criminelle à laquelle j'appartenais ne sauraient m’empêcher de vivre tout simplement. Que ma fille était une héritière d'un clan de deatheater puissant. Ce serait un bien mauvais exemple que de lui enseigner dès son plus jeune age à fuir devant les dangers au lieu de faire face. Un jour probablement après ma mort cette petite merveille deviendrait la chef d'Azgeda. Une guerrière de sang royal crainte et respectée de toute une espèce et de ses ennemis. Les leçons les plus importantes de l'existence se dispensaient dès le plus jeune age. L'autre berceau celui en bois précieux payé grâce aux largesses des profits générés par le crime organisé. Magnifique ouvrage de bois sculpté et taillé sur mesure, représentation d'un navire ancien à la proue mythologique et reposant fort logiquement sur un lion et un tigre se trouvait dans la chambre d'Ozalee sur le territoire de son clan.

Clan qui l'avait littéralement choyé durant les deux dernières semaines ayant suivies l'accouchement d'Azalea. Mon épouse avait choisi de mettre au monde notre fille ici dans la petite bourgade californienne plutôt qu'au cœur du clan comme le voulait pourtant la coutume. J'avais eu beau tenter de la persuader que les plus conservateurs ne verraient pas cela d'un très bon œil d'autant plus que j'avais la facheuse tendance à bousculer les us et les coutumes des miens et que mon mariage avec une gardienne de rang sacré en avait choqué quelques uns. Choc qui était devenu souvenir lorsque mon peuple avait appris que j'étais bel et bien devenu un élu en recevant la capacité habituellement dévoyée aux gardiens de rang immortel. Le surnom que l'on donnait aux deatheaters transformés avait pris tout son sens dans mon cas et désormais peu nombreux étaient ceux qui me contestaient mon rang de chef de clan par alliance. La déesse m'avait désigné disaient les chants en mon honneur. J'imagine que devenir une exception vivante, un mystère sur patte donnait le droit d'entrer dans l'histoire d'une espèce mais cela me gênait quelque peu ce qui ne manquait pas de faire sourire ma compagne qui me tançait vertement. Seulement je n'avais jamais aspiré à cela. A survivre à la chute, à recevoir des capacités hors normes je me contentais d’être un gardien du surnaturel comme tant d'autres avant tout cela. Cela me convenait parfaitement. Il est ironique de constater que Beacon Hills m'avait autant pris qu'elle m'avait donné. Car depuis mon installation dans la bourgade tant de choses étaient arrivées, des merveilleuses comme des tragiques. La plus belle d'entre toutes et de loin se trouvait devant mes yeux et était venue au monde dans l’hôpital local. Za avait choisi d'accoucher ici comme un pied de nez aux ennemis de notre espèce qui y semaient le chaos impunément, comme un doigt d'honneur aux déserteurs de la mafia russe qui avaient connus un sort bien pire que la mort entre nos griffes après avoir eu la désastreuse idée de la kidnapper pour se venger de moi, comme pour reconnaître à la bourgade sa particularité surnaturelle particulièrement puissante en raison de la présence du Nemeton. Voilà pour les motivations les plus évidentes.

Les plus intimes étaient que c'était ici dans cette ville que j'avais ouvert les yeux sur mes sentiments pour l'héritière, dans cette ville que j'avais enfin compris et enfin dans cette ville que la bambina pour reprendre les mots d'Alessandro avait été conçue. A y réfléchir cela faisait parfaitement sens. Je souris d'amusement en repensant à la tronche du sicilien lorsqu'il avait pris sa filleule dans ses bras pour la première fois. Je n'avais d'ailleurs pas manqué de prendre une photo tant la situation avait été littéralement hilarante. Je la lui ressortais à l'occasion pour me moquer gentiment de lui dès qu'il me taquinait pour une raison ou une autre. Je revois également Milan et Nolan dans la chambre de l’hôpital mon ami d'enfance m'avait serré dans ses bras de manière fort fraternelle et nous avait inondé de félicitations Za et moi. Nolan avait été tout aussi ému et mon ancien mentor dans le mercenariat m'avait couvé d'un regard de fierté avant de dire que son fils et ma fille devraient passer beaucoup de temps ensemble. Vu l'amitié qui unissait les deux pères que nous étions cela paraissait fort logique. Milan avait tout de suite été adopté par la petite au plus grand amusement général et il se considérait depuis comme le protecteur attitré d'Ozalee. Il l'était naturellement. Ma tante et Jhon étaient également passés et les larmes de ma tante furent rejointes par celles de ma belle mère qui n'en versaient pourtant o grand jamais. Une guerrière et chef de sa trempe vous pensez bien. Asmodée et Idris m'avaient serrés tellement forts dans leurs bras qu'ils avaient manqués de ma casser une vertèbre. Enfin le dernier mais pas le moindre Chris avait fait d'une pierre deux coups en rencontrant enfin Azalea et Ozalee. Cela faisait quelques semaines que je ne l'avais pas vu avant l'accouchement. De tous il avait été le moins à l'aise avec la situation. En même temps, le loupiot avait 19 ans tout juste et toute la vie devant lui avant de se retrouver dans la même situation que moi. J'avais du insisté pour qu'il prenne la petite dans ses bras mais une fois cela fait il s'en était plutôt bien sorti.

Le regard que nous avions alors échangé en disait long, très long même. Une année s'était écoulée et tant de choses avaient radicalement évoluées. Nous nous étions rencontrés le premier soir de mon installation en ville. Il était le premier surnaturel que j'y avais rencontré. Et quelle rencontre ! Une double rencontre en soit puisque nous avions affronté les scientifiques et avions malheureusement été vaincus aisément. J'avais échoué dans ma mission de gardien pour la première fois de mon existence mais avais trouvé un ami. Un de ceux qui vous restent à jamais. C'est le cas de le dire. Soirées arrosées sur soirées arrosées, conneries sur conneries, bagarres de rues sur bagarres de rues, rigolades sur rigolades. Le loup garou avait instinctivement pris la place de mon défunt cousin Jason. Ils partageaient quelques traits de caractère et la perte d’êtres chers avait semblé laisser un vide intarissable dans mon cœur. Un vide aujourd'hui comblé de nouveau tant par Chris  que par Willem. Je n'oubliais pas pour autant Malaki et Jason et ne les oublierais jamais. Lorsque je pensais à eux. Je me disais qu'ils se disputeraient probablement la place de parrain et que j'aurais certainement du donner deux parrains à Ozalee. Je suis sur qu'ils sont fiers de moi de là ou ils sont désormais et cela me met du baume au cœur parce que l'anniversaire de leur mort est passé. Sur les tombes avec Za, Ozalee dans une poussette, ma tante et son mari la tristesse avait été tempérée par les balbutiements de la petite.  Un moment lourd de sens. La partie la plus douloureuse de mon passé qui m'avait été arraché et ce que mon avenir comptait de plus radieux réunies dans un instant solennel. Pour en revenir à Chris il devait probablement avoir eu autant de mal que moi à se faire à l'idée de ma paternité. Pourtant de mon coté tout mes doutes, toutes mes peurs, mes hésitations, mes appréhensions et mes terreurs avaient été balayées lorsque j'avais pris ma fille dans mes bras pour la première fois avec une délicatesse presque excessive tant j'avais peur de mal m'y prendre. J'avais consulté ma tante et Asmodée du regard pour savoir si je m'y prenais bien mais c'était Nolan qui m'avait rassuré. Le membre de la Squaddra était déjà passé par là à une année près. Penché en avant au dessus du berceau de bois blanc j'observe le bébé remuer et balbutier gaiement. Mon sourire solaire semble vouloir atteindre mes oreilles et je n'arrive pas à détacher le regard de ma fille. Captivé par le spectacle d'agitation du nourrisson je la chatouille doucement de temps en temps et savoure le rire insouciant de la petite chose fragile devenue en quelques secondes la chose la plus importante de mon existence.

Celle qui passait avant toutes les autres et de loin, celle pour laquelle j'étais prêt à faire des miracles ou au contraire ravager des vies entières si le besoin s'en faisait sentir. Je prends le petit chevalier de bois que j'avais taillé il y a quelques mois ce qui avait grandement contribué à apaiser mes peurs liées à ce destin de père. Qui m'avait aidé à mieux appréhender les responsabilités qui m'attendaient.  Ce cheval de bois avait une signification aussi grande pour moi que pour ma fille. Je le fais galoper dans les airs et imite le bruit du cheval au galop avant de faire une grimace se voulant monstrueuse qui fait rire Ozalee. Je mime un combat entre le cavalier de bois et ma personne avant de me laisser tomber au sol ce qui arrache un éclat de rire à ma fille débordante d'énergie. Azalea arrive dans la foulée et me couve d'un regard affectueux teinté de fierté et d'amusement. Nous échangeons un long regard et je peux lire dans le sien quelque chose comme. Tu vois je t'avais bien dit que tu ferais un père formidable. Je me relève et échange un baiser avec mon épouse avant qu'elle ne saisisse Ozalee dans ses bras et l’emmène au salon pour lui donner le sein. Au passage ma lionne me rappelle que j'avais rendez vous avec Chris dans une demi heure et je soupire. Oops. J'avais complètement oublié la sortie entre amis de cet après midi. Un haussement d'épaule nonchalant met fin à mes remords. Je ne vois pas le temps passer lorsque je suis avec Ozalee et que je m'occupe d'elle. Comme je ne vois pas le temps passer lorsque je suis avec Za alors avec les deux en même temps. L'apocalypse pourrait ravager le coin que je n'y péterais peut être pas attention. Je me presse et prépare un grand sac dans lequel je fourre un ballon de football américain, un autre de basket, une balle de Baseball et un gant, des serviettes, des gants de boxe. Puis, je vais chercher des bières que je positionne délicatement avec des bouteilles d'eau et des sandwichs préparés pour l'occasion. Bon, je crois que c'est tout. J'espère que Chris ne s'attend pas à une surprise légendaire parce que ma surprise était relativement terre à terre. La véritable surprise de cette sortie était notre alchimie retrouvée tout simplement. Notre amitié aussi fusionnelle que celle que j'avais eu avec mes cousins me manquait parfois alors je comptais bien profiter de cette journée à sa juste valeur. Maintenant peut être que ce besoin de philosopher sur le sens d'une surprise venait de mon nouveau rôle de père mais cela ne revêtait en soit aucune espèce d'importance.

Za m'annonce que Chris est arrivé puisque son quatre quatre est en bas et je l'appelle pour lui dire de monter. Je réfléchis à ce que je pourrais emmener d'autre mais je ne vois pas alors je m’apprête à fermer le sac au moment ou le jeune loup garou me tapote l'épaule. Je me retourne vers lui et constate qu'il a bien constaté que mes traits sont désormais plus souvent et facilement tirés et que me   levant une nuit sur deux pour que ce ne soit pas toujours ma compagne qui s'occupe de la petite je suis relativement fatigué. Pourtant Ozalee n'est pas un bébé difficile, elle dort bien, fait de bonnes nuits et ne pleure pas beaucoup. Mais c'est plus fort que moi il faut que je m'inquiète. Je prends de l'age bien plus vite que prévu. Sa main agrippe la mienne et il m'attire à lui pour une accolade amicale. Je le serre chaleureusement dans mes bras et le détaille longuement. Je réponds avec un grand sourire amusé sur les lèvres : Salut le jeune ! Je vais très bien. Un peu fatigué mais cela en vaut la peine. Merci beaucoup. Je fais ce que je peux. Ordonné tu dis je pense qu'on peut dire que je le suis devenu assez récemment.
Le regard du jeune homme tente de fureter du coté des affaires que je viens de préparer et je n'ai pas d'autre choix que de le repousser gentiment en arrière pour préserver le secret au combien précieux de son contenu. Chris ne s'en offusque pas et saisit un deuxième sac dans lequel il y a également de la nourriture et de l'eau. J'ai pris large de ce coté afin de prévenir plutot que guérir. Ce que l'on va faire devrait creuser l’appétit. Le loup garou se dirige vers la porte d'entrée. Je quitte la chambre d'un pas nonchalant le sac sur l'épaule et vois le loup garou s'approcher de ma compagne qui tient Ozalee dans ses bras. La petite tapote le visage du lycéen de son minuscule poing. Les gazouillis de la petite témoignent de son amusement mais elle enchaîne avec un bâillement adorable. C'est qu'on s'épuise vite à cet age là. Je dépose la figurine de bois dans la main de la petite qui serre le poing dessus et dépose un baiser sur son front. Avant d'embrasser Azalea qui nous souhaite de nous amuser. Je quitte le loft avec un regard en arrière. Est ce douloureux d'abandonner un tableau aussi idyllique ne serait ce que pour quelques heures ?

Oui. Franchement oui. Mais je sais que je vais passer un très bon moment avec mon comparse de toujours alors je ne regrette pas. Une fois dans le quatre quatre de Chris je bloque sur sa situation. Nos regards se croisent et je sens qu'il me taquine mais je ne peux m’empêcher de m'exclamer de mettre sa ceinture de sécurité. Il semblerait que l'un de nous deux soit devenu responsable parce qu'à une autre époque j'aurais moi même conduit ainsi. Nous sommes des surnaturels pour mourir dans un crash de voiture, il fallait y aller. Fais moi le plaisir de coller ta ceinture de sécurité mon cher Chris ! Si tu ne veux pas que je le fasse moi même. Nos regards se croisent de nouveau et je ris à mon tour de moi même et de bon cœur ce qui détend l'atmosphère. Je vais vriller tonton mécontent ou quoi. Nous avons moins de sept ans d'écart et pourtant, pourtant je ne suis plus tout à fait le fêtard invétéré amateur de très belles femmes que j'étais en arrivant dans cette ville. Je suppose que tu as raison Chris. Je ne suis plus tout à fait le même mais cela ne change strictement rien. On va continuer de déconner ensemble pendant très longtemps. Ça va merveilleusement bien. Et toi ? Les cours, le foot, Esperance ? Oui, cela fait quelques semaines. Je me rappelle encore de ta tète à l'accouchement. Comment l'oublier en même temps ! Je me montre aussi taquin qu'à l'accoutumée. Nous ne nous étions pas vu durant une longue période avant la nouvelle année mais j'avais bon espoir que tout soit toujours comme avant. Que cet éloignement n'avait et n'allait pas modifier la profondeur de notre lien. Je démarre la radio et monte le volume avant d'enfiler mes lunettes de soleil. Chris roule normalement en chantant à tu tète. Je le  rejoins dans le massacre auditif de bon cœur en y mettant de l'énergie et même de la gestuelle en improvisant une petite dance. Chris baisse la fenêtre et siffle quelques jolies demoiselles. Je fais mine d’être outré par son attitude de gros lourd mais ne parviens pas à m’empêcher d'éclater de rire. Cette journée risque d’être très agréable. Alors que nous approchons du parc je demande à Chris : J'espère que tu es prêt à suer mon vieux. Parce que ça pour suer tu vas suer.

It's really good  to see you again #Bromanceft. Chris
Ʃkaemp はは ™



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Jeu 6 Avr - 14:16, édité 1 fois
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Chris Ivakov

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MessageSujet: Re: A friend is someone who knows all about you and still loves you. [Feat Arès]   Sam 1 Avr - 22:52





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La question fatidique que je redoutais tant arriva. Comment ça va avec Espérance ? Et bien, je ne sais moi même pas trop. Nous nous voyons plus du tout ces temps ci, je ne sais même pas si nous sommes encore en couple. Je n'ai pas trop envie d'inquiéter Arès, il a assez de choses à se soucier, je n'ai pas envie qu'il se soucis de moi. Mais, le problème avec les êtres surnaturels, c'est que nous ne pouvons pas leur mentir. Oh non, ils le sentent aussitôt. Je suis donc bel et bien obligé de lui dire la vérité, bien que cela m'en déplaise.

- Au avec Espérance ?.. Et bien, je ne sais pas trop pour être tout à fait honnête avec toi. On ne se voit plus du tout ces temps-ci, je ne sais même pas si nous sommes encore en couple à l'heure actuelle. M'enfin bon, ne t'en fais pas pour ça. Nous ne sommes pas là pour nous raconter nos problèmes, ça va dériver en une journée déprimante, et je ne veux absolument pas de ça !

Presque arrivé au parc, et après avoir fais les cons, Arès reprend de nouveau la parole pour me demander si je suis prêt à suer. Suis-je prêt à suer ? Moi ? Au que oui !

- A ton avis mon vieux ! Bien sûr que je suis prêt à suer, on va faire les kékés du parc, on va bien s'marrer tu vas voir !

Nous continuons notre fin de route, toujours à se marrer. Une air plus que sympathique se fait clairement ressentir dans la voiture. Vous savez, ces moments, que vous ne gâcheriez 'pour rien au monde', et bien, c'est ce genre de moment. Voiture, musique à fond, un début de printemps qui s'annonce, ce qui fait que les vitres sont limites ouvertes, et des conneries sur conneries qui fusent dans tous les sens. C'est ce genre de bons moments, que je ne laisserai filer, pour rien au monde. Cette alchimie entre deux personnes, c'est quelque chose qui peut remonter le moral dans tous les sens du terme, et je pense dans n'importe quelles circonstances. L'amitié que j'ai avec Arès, est une amitié qui ne fait que évoluer, dans le bon sens. Cela est très, très rare que nous nous engueulons, je crois que ce n'est par ailleurs jamais arrivé. Malgré que mon ami est six ans de plus que moi, ce qui est génial, c'est que nous nous entendions comme si on avait le même âge, et surtout comme si nous nous connaissions depuis toujours. Et ça, c'est quelque chose que tout le monde devrait connaître avec une personne, à mon goût.

Après toutes ses belles pensées, nous arrivons sur place. Je me gare tranquillement à côté d'une belle voiture de sport, et ressors de la voiture, le sourire jusqu'aux oreilles. J'ouvre le coffre et prends le plus gros sac, donnant le plus léger à Arès.

- Et tu te fais vieux ! Les jeunes s'occupent de la grosse marchandise ! Dis-je alors en rigolant comme un âne. Il fait chauds d'ailleurs, tu ne trouves pas ? Le soleil tape !

Nous nous mettons à marcher lentement vers un endroit avec beaucoup d'espace dans le par. Je prends les directives de notre petite marche, et m'arrête à un endroit où il y avait un peu de monde aux alentours. Si on se met à faire un peu de sport, pourquoi ne pas faire les kékés ? C'est une chose que je n'avais pas fais, depuis le collège je dirai bien. Après avoir posé le gros sac au sol, j'enlève aussitôt mon pull pour le poser sur l'herbe, me retrouvant donc en débardeur. Je relève mon regard bleuté vers mon ami, qui c'était lui aussi mis en débardeur. Je me mets subitement à rigoler, contractant les muscles du haut de mon corps pour essayer d'être aussi épais que lui.

- Dis moi, t'as pas chômé ces derniers mois ! C'est moi, ou t'as pris des bras ?

Je me mets à rigoler tout seul, comme un con avant d'être suivis par mon ami qui se met lui aussi à rigoler. Comme j'avais décidé de faire le lourds de base, j'ouvre le sac devant moi, où a ma plus grande surprise, j'y trouve un ballon de basket, un gant et une batte de baseball, un ballon de football américain et des gants de boxe. Mon sourire, ne fait que progresser à la suite de ma découverte. Quand il me dit qu'on va suer cet après midi, je vois qu'il ne fait pas semblant. Je saisis aussitôt les deux paires de gants pour en envoyer une à Coleman. Je les enfiles aussitôt, et commence à "m'échauffer" très légèrement en envoyant des coups dans le vide. Je m'avance ensuite vers Arès, et le tchecka de mon gant droit.

- Bon mon vieux. On est là pour s'amuser et faire les kékés non ? Commençons par l'activité qui va attirer le plus les regards des gens ! Rétorque-je en rigolant.

Nous mettons tous les deux nos gardes, et commençons à mettre quelques coups dans le vide, personne ne veut toucher l'autre. J'essaie d'ouvrir le bal en envoyant un crochet du droit, mais mon ami l'esquive et répliqua aussitôt d'un magnifique uppercut. Je souris en reculant pour me avancer immédiatement. J'avais oublié, que j'avais affaire à un deatheater, protecteur du surnaturel, qui avait un talent inné à se battre. Je m'avance et recule aussitôt suite au directe qui me porta dans le nez. Je secoue ma tête dans tous les sens en rigolant bêtement, et prend place devant lui à nouveau pour me concentrer un peu plus. Il envoya un crochet du droit, que j'esquiva avec bravoure pour remonter en uppercut. Je m'avança aussitôt vers lui pour lui mettre un direct du droit, qu'il riposta aussitôt d'un jab. Et là, le public du parc assista à je pense, l'un des plus beaux combats qu'il puisse connaître. Nous assistons là, à un échange de coups digne d'un combat de boxe en championnat international. Des directs, jabs, crochets, uppercuts, tout vol dans tous les sens, et je pense que c'est très beau à voir, étant donné que nous faisons que esquiver et encaisser, sans reculer. Après un long échange de coup, j'enroule mes bras autour de lui pour le plaquer contre un arbre à quelques centimètres de nous, comme si c'était des cordes. Je faisais mine de reculer, imaginant un arbitre fantôme qui me poussait pour le laisser respirer. Mais sauf, que j'ai fais ça pour me faire respirer moi même. J'apposa instantanément mes deux gants contre mes genoux en m'abaissant en avant, soufflant comme un asthmatique. Je relève ma tête vers mon ami, qui n'était pas non plus dans un meilleur état. Un long et large souris se dessina sur mon visage, suite à nos deux états. Je me redressa dés qu'il arriva vers moi, et lui fit une tape accolade en me mettant à rigoler.

- Oh con ! Cet échange était digne d'un Rocky Balboa contre Apollo Creed ! Dis-je en éclatant de rire. En plus, les deux physiques concordent à peu prêt ! Réplique-je en tapotant amicalement l'épaule droite d'Arès de mon gant.

Je recule quelques secondes après de quelques pas vers l'autre sac, en enlevant mes gants que je jeta tel Stephen Curry dans le sac d'où ils provenaient. Je fis par instinct aussitôt, le geste de Curry lorsqu'il mit un trois point, bloquant ma main droite en l'air tout en détournant ma tête vers Arès, le grand sourire aux lèvres. Je saisis aussitôt deux bières dans l'autre sac, les décapsulant tous les deux, pour ensuite en jeter une à mon ami.

- Que veux-tu faire maintenant ? J'te laisses le choix étant donné que j'ai choisis la première activité !

Oh oui. Comme je l'avais prédis, cette journée va être géniale.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: A friend is someone who knows all about you and still loves you. [Feat Arès]   Jeu 6 Avr - 14:26

Les sourcils de mon comparse de toujours depuis mon arrivée à Beacon Hills se froncent de manière imperceptible lorsque j'évoque la situation de sa vie amoureuse d'un seul nom révélateur. L'impression que cela me laisse est qu'il ne souhaite pas en parler ni s'étendre sur le sujet ce qui ne manque pas de m'étonner grandement car la dernière fois que nous avions discuté de ce sujet, fois remontant par ailleurs à bien des mois il convenait de le souligner la relation entre les deux jeunes tourtereaux semblait être au beau fixe. Mais, les amours de jeunesse n'étaient pas connu pour être les plus sérieux ou les plus solides et pourtant... Pourtant le jeune loup garou m'avait semblé parfaitement satisfait de son couple. Pour être honnête, cela m'avait même amuser de le voir si follement épris de sa belle Espérance car la première fois qu'il m'avait instruit à ce sujet avait eu lieu plusieurs mois avant que je ne devienne à mon tour un amoureux transi. En fait il en parlait tellement avec de tels étoiles dans les yeux que je n'aurais pas pu imaginer un tel épilogue à sa relation sentimentale avec cette explosive lycéenne dont il m'avait tant fait les louanges à bien des niveaux. La tristesse et l'émotion contenue du lycéen sont presque palpables pour le surnaturel que je suis. En effet, son cœur a manqué un battement au moment ou je l'ai questionné au sujet de sa belle. Et ce dernier ne s'est pas remis depuis si j'en crois mon inspection auditive de son palpitant. Puis, vu que ce dernier semble complètement éluder mes autres interrogations il parait un peu plus évident que le sujet qui le trouble répond au doux nom sucré d'Espérance Sullivan. Le silence s'installe durant les instants postérieurs à ma pèche aux nouvelles et je ne le brise pas, ayant bien conscience que mon jeune ami se débat certainement avec des questionnements intérieurs désagréables relatifs à sa situation amoureuse. Si notre relation n'était pas ce qu'elle était j'aurais pu me dire que cela ne me regardait pas mais c'est précisément en raison de ce qu'elle est que je me dois de connaitre les derniers rebondissements de la vie de Chris pour pouvoir réagir en conséquence.


 Un coup d’œil en biais ne m'indique que trop bien nombre de choses. Son expression crispée, ses traits tirés, son regard perdu constituent la somme d'une équation aisément solvable. Nous nous connaissions si bien désormais que je pouvais presque deviner qu'il rechignait à se livrer à moi. Seules les raisons m'étaient indéterminées. Se disait il que cela me collerait des soucis à gérer ? Alors même que je n'en avais déjà que trop. Ou ne voulait il simplement pas reconnaître sa douleur ? Concernant mes soucis, il avait raison sur un point je ne pourrais pas m’empêcher de considérer ses déboires relationnels comme un souci car ce qui préoccupait ou blessait un de mes amis se voyait nécessairement placer dans cette case. Mais il avait tord au sujet de mes propres soucis. Ces derniers n'en étaient nullement. Ils s'agissaient simplement de mes nouveaux paramètres de vie et de l'inquiétude que chaque parent ressentait au début de la vie de ses enfants. Je ne les qualifierais même pas de problèmes personnellement. Car les problèmes ne vous causaient pas une joie intarissable et une fierté sans pareille. Finalement et alors que je m'appretais à perdre patience et à lui dire de cracher le morceau une bonne fois pour toutes, mon loupiot comme je l'avais bien vite surnommé affectueusement finit par se livrer. Sa réponse est brève mais explicite et je croise son regard dans la foulée. Je ne sais pas quoi lui conseiller. Je ne sais pas si je devrais lui dire de se battre pour ses sentiments quitte à confronter sa petite amie ou si je devrais plutôt lui conseiller de lâcher l'affaire et laisser les souvenirs rester de jolis souvenirs avant de passer à autre chose. Avec sa belle gueule d'ange rebelle il ne devrait pas avoir trop de mal à trouver de nouveau chaussure à son pied mais les deux conseils me semblent extrêmes dans leur opposition. Comme si le premier correspondait à ce que le nouveau moi, le mari heureux et jeune père de famille lui conseillerait et le second au drageur invétéré, butineur et Don Juan égoïste que j'avais longtemps été par le passé. Mes propres sourcils se froncent de mécontentement. 


Je ne sais pas comment l'aider et cela me frustre. En cet instant précis je me sens comme un grand frère qui n'a pas suffisamment veillé sur son cadet et cela n'a rien d'agréable. Je m’apprête à ouvrir la bouche pour lui dire quelque chose au moment ou ce dernier s'exclame qu'il ne veut pas que nous partions dans des délires déprimants qui viendraient noircir notre humeur et irrémédiablement souiller nos retrouvailles. Je me rends compte que lui dire que tout allait s'arranger et qu'il ne devait pas se laisser abattre aurait sonné faux car je ne pouvais strictement rien en savoir. Alors je me contente d'augmenter le volume de la musique qui résonne à pleine basse dans le quatre quatre tout en chantant à tu tète en cœur avec mon pote. Je le tance sur sa voix et Chris se met à chanter en alternant les timbres ce qui m'arrache un rire d'hilarité. Après un échange de blagues volant bien bas mais ayant le mérite de nous donner mal aux cotes, nous finissons par atteindre les environs. Le lycéen ralentit l'allure et répond avec entrain à ma question sur sa motivation à finir littéralement épuisé. Un grand sourire éclatant illumine mon visage tandis que je réponds :Voilà ce que j'aime entendre ! Ce n'est même pas nécessaire de préciser que nous allons bien nous marrer mon vieux. Il s'agit d'une évidence. Un Chris. Un Arès et des larmes de rire voilà le secret d'une excellente journée ! 
La route se poursuit dans une bonne ambiance retrouvée. Les soucis sentimentaux du jeune loup semblent ne plus peser sur ses épaules. Notre alchimie fusionnelle est rafraîchissante et je dois bien confesser que suis entièrement satisfait en ces instants. Instants à la fois reposant, apaisant et paradoxalement particulièrement exaltant. Vous savez que vous êtes engagé dans une véritable amitié lorsque à l'instar d'un couple vous vous sentez entier en présence de l'autre. Je ne vais pas non plus faire un descriptif exhaustif de toutes les vertus de l'amitié car cela prendrait bien trop de temps néanmoins le sourire solaire éclairant mes traits rugueux en disait long sur la question et par extension mon état d'esprit. Les piques amicales s’enchaînent au même rythme que les vannes. Les éclats de rire laissent place à d'autres éclats de rire bien plus bruyants. Je me rends compte à quel point il est si facile de se laisser aller et de savourer ce que la vie a de meilleur lorsque l'on a les bonnes personnes à ses cotés. Nous arrivons finalement sur place une dizaine de minutes plus tard et je sifflote d'appréciation devant la sportive d'un rouge pimpant à coté de laquelle nous nous garons. Nos portières claquent simultanément dans un choc sourd. Je relève mes lunettes de soleil sur mon front et esquisse une moue interrogative dans laquelle perle une pointe d'amusement vu l'arc à la commissure de mes lèvres. 


J'éclate de rire avant de répondre : Que d'attentions pour les anciens. Quelle prévenance. Les jeunes d'aujourd'hui sont vraiment de chics types. Mon dos te remercie. Plus sérieusement, c'est vrai que le soleil tape. Heureusement qu'on a pris de quoi s'hydrater. Bière, bière et encore de la bière. Nous nous mettons en marche vers le cœur du parc d'un pas nonchalant. Je dirige la marche quelques pas derrière le loup garou. Non pas là. Un peu plus loin. Trop de soleil ici. Là bas ce sera mieux. Encore quelques mètres. Non je n'ai pas l'impression d'avoir pris des bras. Mais, j'allais justement te dire la même chose. Je finis par laisser Chris choisir avant d'éclater de rire pour me moquer de moi même. Il me semblait que les papas poules ne l'étaient qu'avec leurs enfants. Je dépose délicatement mon propre sac au sol et observe les lieux. Le parc est bien rempli en même temps qui n'aurait pas envie de prendre un bon bain de soleil dehors après un hiver des plus rigoureux. L'expression de joie traversant le visage de Chris lorsqu'il découvre le contenu du sac surprise m'amuse. Joyeux anniversaire vieux me retins je de dire. Je me mets plus à l'aise et enlève ma chemise pour finir en débardeur. Chris fait de même et me lance une paire de gants de boxe sans se départir de son sourire heureux. Je prends le temps de les enfiler alors que Chris s’entraîne tel un boxeur professionnel. Je le regarde avec un sourire sincère. Nos gants se percutent amicalement et je lui réponds : J'ai toujours su que tu avais le sens du théâtral mon loupiot. Allons y. Le show peut commencer. Nos poings gantés se lèvent et nous frappons dans le vide avant de nous rapprocher. Ma garde levée bien haute est droite et sure. Je me bats depuis que j'ai huit ans et de part ma nature surnaturelle et mes activités illégales je le fais plutôt bien mais en cet instant précis je ne souhaite pas être le meilleur, je souhaite juste m'amuser avec mon petit frère de cœur. 


Je lui laisse l'honneur du premier assaut et esquive son crochet du droit avec un léger sourire malgré mon visage concentré sur le combat. Je sens l'adrénaline pulser dans mes veines et décoche un uppercut vers le loup garou. Nos regards se croisent et je lui adresse un clin d’œil complice. Quelques pas de coté plus tard j'envoie un direct du gauche qui frappe le visage de Chris. Autour de nous des spectateurs commencent à se rassembler. Appâtés par le spectacle d'une violence contenue. Bon les enfants ne sont pas présents en masse car les parents ont tendance à les éloigner de ce genre de spectacles mais des jeunes et des moins jeunes, hommes comme femmes se délectent du spectacle sportif. J'analyse les déplacements de mon adversaire et anticipe son direct du droit que je ne parviens pas à parfaitement esquiver et qui vient s'écraser sur ma mâchoire. Je réplique d'un jab dans la foulée. Mes oreilles me laissent apprécier les commentaires des occupants du parc et je souris en coin en apprenant qu'il y avait des connaisseurs dans le lot. La suite du combat est plus intense et brutal et tout les coups possibles de la boxe anglaise sont sublimés par les deux athlètes que nous sommes. Nous ne nous ménageons pas et les commentaires de la foule se font plus animés. Chris n'y va pas de main morte et je ne lui fais pas de cadeaux. Je comprends que nous en avons terminé lorsque le jeune loup garou brise l'engagement en me poussant vers un arbre. Je me laisse pousser jusqu'au tronc. Chris s'écarte et reprend son souffle à demi plié en deux. Pour ma part, j'inspire une grande goulée d'air et essuie la sueur sur mon visage. Je suis déjà trempé. J'ai mal partout ou les coups de mon ami avaient fait mouche et je reste accolé à l'arbre un sourire amusé sur les lèvres. Je ne réponds pas lorsqu'il compare notre face à face à un mythe du cinéma de boxe mais souris allègrement. En mème temps mon vieux, nous avons des capacités qu'ils n'auront jamais. Je dirais que nous trichons un peu. Mais, la triche c'est bien. Chris tapote mon épaule et je retire mes gants que je lance dans le sac. Mon ami fait de même dans la foulée et je lève la main droite dans laquelle s'écrase celle du lycéen. Ce dernier salue à la manière de Stéphane Curry et je ne peux réprimer un éclat de rire avant de m'installer sur l'herbe grasse du parc. Je rattrape la bouteille de bière et la décapsule d'un coup de dent avant de la lever à l'intention de Chris. 


Je laisse mon regard balayer le parc avant de répondre : Là tout de suite, je pense que je veux juste prendre un bain de soleil en savourant ma bière. Allez viens t’asseoir mon vieux. Je tapote le sol à coté de moi pour l'inviter à s'affaler comme je l'avais fait. Avant de reprendre : Une fois que l'on aura suffisamment flâné je pense qu'on pourra faire quelques échanges de Baseball. Tu as remarqué que je préférais qu'on finisse avec le football parce que je sais que tu es bien meilleur que moi à ce niveau. Chris s'installe à coté de moi et nos bières s'entrechoquent. J'avale une gorgée fraîche avant de reprendre : Tu as faim ? N'hésites pas y a des sandwichs dans le sac. 
It's really good  to see you again #Bromanceft. Chris
Ʃkaemp はは ™



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