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 Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Mer 5 Avr - 21:31


Le Pink Print, una famiglia.
Ça y est, j’ai reçu mon titre de propriété. La boutique de merda electronico de Craig, mon voisin de palier, est officiellement à moi. Les travaux de restructuration du bar vont pouvoir commencer. Le changement majeur sera l’ouverture d’une salle en sous-sol où je vais y déplacer les spectacles. Mes deux danseurs Jansinio et Anna auront un vrai espace pour se produire ainsi que Miyavi pour ses prestations musicales. Les clients pourront choisir entre soit profiter des animations, soit trouver un endroit calme pour boire un verre. C’est vrai que le bar est presque systématiquement plongé dans la pénombre lors des numéros de danse de Jansinio et d’Anna. Cela et le volume un peu fort de la musique fait fuir une clientèle moins adepte de telles animation. Cela permettra aussi à mon personnel d’avoir un endroit relativement calme et de ne pas continuellement travailler dans le vacarme trois soirs par semaine.  

Le regroupement du Pink avec la boutique de Craig me permet aussi d’agrandir considérablement la réserve. Je vais enfin pouvoir souffler sur la gestion du stock qui est actuellement en flux tendu, faute de pouvoir stocker de grandes quantités. C’est avec un sourire sur les lèvres que je déambule dans le sous-sol poussiéreux. Bientôt ce sera un lieu à la mode à Beacon Hills.

(…)

La matinée est calme. Un rayon de soleil invite à rester en terrasse. Je me suis d’ailleurs installé dehors pour siroter un café et éplucher les journaux. Je lis absolument tout de l’actualité locale. Un bon mafieux est un mafieux bien renseigné et aussi un mafieux qui anticipe les merda pour rester en vie.

La rubrique nécrologique me fait froncer les sourcils. Le type que ma Squadra a serré la semaine passée et qui tentait de détourner ma livraison d’alcool clandestin, a visiblement deux fratelo. C’est mauvais, car il ne faut jamais sous-estimer le chagrin des proches des types que vous envoyez six pieds sous terre. J’appelle Ryan, le chef de mon équipe de porte flingue et lui demande de garder un œil sur la famiglia du voleur.

Je n’ai pas de nouvelle récente de Victor Barns, mon principal concurrent dans le milieu à Beacon Hills. L’adage « pas de nouvelle, bonne nouvelle » ne s’applique pas dans le monde de l’underground. Le vieux briscard doit fomenter sa vengeance. Depuis mon arrivée ici et ma main mise progressive sur les activités illégales du secteur, je me suis fait quelques ennemis parmi les  caïds locaux. Lentement mais surement, je bâtis mon organisation sur le modèle classique qui a bercé mon enfance, celui de la Cosa Nostra, celui de la mafia sicilienne.

(…)

Le printemps apporte un regain d’activité. Kada’an nous est d’une précieuse aide. La jeune louve soulage efficacement Jessie au service. Dan assure seul celui du matin. La moindre absence m’oblige à les remplacer et assurer moi-même le service. Avec l’agrandissement futur du Pink, il va nous être impossible d’assurer efficacement si je n’augmente pas le personnel. Dans l’idéal j’estime qu’il me faut un serveur de plus à temps plein en journée, un barman de plus en deuxième moitié de journée et un autre serveur à mi-temps le soir. Avec les travaux qui vont commencer, je vais avoir de moins en moins de temps disponible. Je décide donc de lancer mes recherches pour trouver du personnel et fait paraitre une annonce.

L’équipe du Pink est une vraie famiglia. Dan le plus ancien fait figure de paternel et est souvent une bonne épaule pour les plus jeunes. Je connais Charlie mon cuistot depuis l’adolescence. L’ours peut sembler parfois taciturne, mais c’est un gars simple, binaire avec qui il n’est pas difficile de s’entendre. Anna et Jansen s’occupent de la partie spectacle de danse. Je leur laisse carte blanche. Par contre je refuse les numéros dégradants que Jansen faisait avant mon arrivée. Si j’accepte qu’il use de ses charmes sur scène, je souhaite qu’il le fasse avec art et subtilité. D’ailleurs ses prestations sont encore bien meilleures depuis qu’il a repris les cours à l’école de danse.

- J’y vais patron !
- D’accord Jessie. Prends des photos de ta petite avec son costume ! Je veux voir ça !
- J’avais bien l’intention de la mitrailler.


Je remplace Jessie le temps que Kada’an arrive du lycée pour prendre son service. La fille de Jessie participe à un spectacle avec sa classe. Ma serveuse n’avait pas osé me demander de finir plus tôt. C’est Dan qui m’avait soufflé le désir frustré de cette jeune maman. La famiglia est importante pour moi, et la fille de Jessie mérite de faire sa représentation devant sa maman. J’avais donc accordé à ma serveuse le droit de ne faire qu’une partie de son service. J’assurai son remplacement avec l’aide de la rouquine.

(…)

Je lis le journal au comptoir et notamment la presse nationale. Il y a pas mal de scandales financiers. Parfois je me dis que les bandits en col blanc sont bien plus redoutables que ceux qui usent d’arme à feu. Enfin, chacun son domaine. Je m’ennuierai à mourir si je n’avais pas de temps en temps des balles qui sifflent non loin de mes oreilles. Jerry, le barman qui officie l'après midi et le soir me sort de mes pensées.

- Aless’, il y a quelqu’un pour toi.


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Conrad Hendrickson

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Ven 7 Avr - 21:40

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    La journée était agitée, une nouvelle dispute avec ses parents, un nouvel entretient d'embauche raté.. Le soir promettait, il avait besoin de se ressourcer, et quoi de mieux qu'une bonne bière pour requinquer un homme déprimé si ce n'est l'amour de quelqu'un ? Rien.

    Il se rendait au Pink Print, à pieds, ce qui fait une trotte depuis son appartement mais tant pis, la fatigue serra effacée quand l'ambiance du bar prendra possession de lui. Une lumière tamisée, une musique d'ambiance et bien sûr, de l'alcool. C'est ça qui lui ferra oublier cette affreuse journée.

    Une fois le chemin vers le bar effectué, l'humain remarquait une affichette sur la vitrine, il y voyait écrit :


                   Le Pink Print
                   Vous infirme que
                   nous recrutons:
                   -Un serveur


    Coup du destin ou coïncidence, l'humain n'allait pas laisser passer cette chance, il se dirigea directement dans l'édifice et commandait une Guiness, il la buvait lentement pour se préparer à demander, assis sur une table non loin de l'entrée, non sans une certaine appréhension si le poste était toujours à pourvoir.

S'il vous plaît, pourrais-je voir le patron?

    Conrad avait lancé cette phrase au barman pendant qu'il avait commandé sa bière. Puis avait gagné la table près de l'entrée, accompagné d'une chaise vide

    Voilà l'humain stressé, anxieux, comment allait-il se présenter, sa tenue était-elle adéquate, ou encore paraissait-il trop fatigué ? ou "flamboyant" pour ne pas dire efféminé ? Il voyait le serveur s'éloigner et se diriger vers ce qui semblait être le bar, Conrad prit une grande respiration et s'empressa de sortir son portable pour checker si sa coiffure n'était pas trop en désordre.
    Voilà le serveur qui entame la conversation.. Que va-t'il dire, qu'est-ce que Conrad devra faire ? Il espérait que ça n'allait pas être comme un de ses ancien boulots où sa patronne lui avait demandé un acte sexuel pour sauvegarder son embauche.







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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Jeu 20 Avr - 12:38


Le Pink Print, una famiglia.
Je léve le nez de la rubrique nécrologique  de la feuille de chou local et regarde Jerry qui me désigne un gars à l’autre bout du comptoir.

-Sì?
- Il a simplement demandé après toi sans autre précision.
-Bene.


Je replis soigneusement le journal, termine mon café et vais à la rencontre de celui qui me demande. J’espère que ce n’est pas encore pour une demande douteuse. James MacAulay n’était pas passé inaperçu en venant au Pink comme dans un film d’une mauvaise série B, sans parler de Pia Abramov qui elle aussi n’avait pas trouvé de mieux que de glisser un billet à Jessie pour pouvoir me parler. Au moins ce gars sait faire simple et se contenter de demander le patron pour me parler. Les autres ne savent que se compliquer la vie.

Je n’ai que quelques mètres à parcourir, toutefois je les mets à profit pour détailler celui qui me demande. Il doit avoir le même âge que moi, plutôt svelte il a un look soigné. Il ne dégage pas d’animosité particulière et si son cœur s’accélère, il n’annonce rien d’autre qu’un émoi naturel quand on demande à parler au patron d’un lieu.

- Ciao’ amico. Je suis Alessandro Amaro, le gérant du bar. Que puis-je pour vous ?

Je lui tends la main tout en plantant mon regard dans le sien. Ma poignée de main est ferme est franche. Je ne perçois rien d’anormal chez mon vis-à-vis. Il m’explique le but de sa demande. Il souhaite répondre à une de mes offres d’emploi. Je me recule un peu pour le détailler un peu mieux. Je sais que cela faisant, je le mets un peu mal à l’aise. Cependant dans un bar, il faut s’attendre à se faire mater et rester pourtant de marbre et professionnel. Il a une silhouette avantageuse qui peut être un atout pour le Pink.

- Passons dans mon bureau pour discuter plus à l’aise.


Je le contourne et l’invite à me suivre. Je passe la porte de service que je retiens afin qu’il ne se la prenne pas dans la figure, puis nous entrons dans mon bureau. J’ai aéré pour évacuer l’odeur de tabac omniprésente autour de moi. Je vire une pile de dossier du fauteuil invité pour permettre à ce postulant de s’asseoir. Je suis en plein tri. J’ai une sainte horreur des dossiers qui s’amoncèlent pour rien. Je regarde pendant une seconde le poster géant face à mon bureau et qui représente l’Etna. Ce volcan est mon icone. Il représente le symbole de celui que je suis, imprévisible, explosif, mais aussi exaltant et ayant du panache.

- Je recherche un serveur pour le service de l’après-midi et de la soirée. J’ai besoin de quelqu’un d’endurant car je vais bientôt agrandir le bar. Il va y avoir une salle au sous-sol. Vous avez des références à présenter pour un job dans ce milieu ? Des expériences ?

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Conrad Hendrickson

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Mer 26 Avr - 19:47

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- Ciao’ amico. Je suis Alessandro Amaro, le gérant du bar. Que puis-je pour vous ?

    Voilà l'humain pris d'un sourire incontrôlé, était-ce la magnifique accent de ce bel homme ou bien le fait qu'il ne reste plus seul devant sa Guinness ? En tout cas l'humain ne se fit pas prier pour se lever, serrer la main tendue du gérant et pourtant, il n'arrivait pas à garder ses yeux dans les siens, il est vrai que sa timidité et son manque de confiance en soit l'en empêchait.

- Bonjour, j'aimerais postuler pour le poste de.. serveur, j'espère qu'il est toujours à pourvoir ?

    Le patron de l'établissement avait une poigne  franche, pourtant il inspirait une délicatesse, du moins pour celui-ci.

- Passons dans mon bureau pour discuter plus à l’aise.

    A ces mots, l'humain déglutit, en effet, la dernière fois qu'il avait entendu ça, c'était lors d'un entretient d'embauche.. son "ex-futur" employeur lui demandait une fellation, chose qu'il a naturellement refusé.

    L'humain perd ses moyens, le patron avait tenu la porte pour lui, et libéré le siège de ses dossiers. Que de galanterie.. Mais bon, il est vrai qu'il n'est pas là pour faire la cour à quelqu'un, il reste posté devant le bureau, attendant une gestuelle, un accord sur le fait de pourvoir ou non, s'asseoir.

- Je recherche un serveur pour le service de l’après-midi et de la soirée. J’ai besoin de quelqu’un d’endurant car je vais bientôt agrandir le bar. Il va y avoir une salle au sous-sol. Vous avez des références à présenter pour un job dans ce milieu ? Des expériences ?

- J'ai pas vraiment de références.. ça fait dix ans que je fais des petits boulots, en tant que serveur pour des remplacement ou autre, mais un boulot fixe me tenterais maintenant. Et puis Je tiens la route, je suis endurant, et les horaires me conviennent, du moins si j'ai le poste. Je ne veux pas parraître trop.. entreprenant ?








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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Dim 30 Avr - 17:56


Le Pink Print, una famiglia.
Je m’installe à mon bureau et referme un dossier qui récapitule la comptabilité du mois écoulé. Je n’ai pas fini, mais j’en avais un peu assez de ce travail fastidieux de comptable. A Los Angeles j’avais un comptable qui s’occupait de ça, mais ici, si le Pink tourne bien, la priorité d’embauche va au personnel de salle et non pour une aide administrative. Le temps de faire les travaux d’agrandissement que j’estime à deux bons mois, le temps que l’établissement rentre dans ses frais en attirant plus de monde, je ne peux pas espérer recruter un gratte papier avant une année. Je prends mon mal en patience et m’attèle à la tâche en faisant des poses au bar comme je viens de le faire avant que ce gars se pointe.

- J'ai pas vraiment de références.. ça fait dix ans que je fais des petits boulots, en tant que serveur pour des remplacement ou autre, mais un boulot fixe me tenterais maintenant. Et puis Je tiens la route, je suis endurant, et les horaires me conviennent, du moins si j'ai le poste. Je ne veux pas paraitre trop.. entreprenant ?

Je scrute le type me moquant bien si cela peut le mettre mal à l’aise. Au contraire, je teste un peu son assurance. Car dix ans sans arriver à se fixer quelque part, c’est qu’il a un souci. Si je me moque de ce qui a bien pu lui arriver pendant ce temps, pour qu’il n’arrive pas à garder un poste fixe, je veux m’assurer qu’il ne va pas se barrer dans trois mois.

- C’est certainement très indiscret de ma part, mais pourquoi n’avez-vous pas réussi à garder un emploi fixe durant ses dix dernières années ? Qu’est-ce qui vous a motivé à bouger ? Et quelle garantie ai-je que vous ne me lâcherez pas au bout de quelque mois ? Le travail est rude et physique. Sachez que je traite mon personnel comme ma famille. Et à l’instar d’un père, je peux être très protectionniste, mais aussi intransigeant sur la qualité du travail accompli.

Je ramasse mon paquet de tabac et m’en allume une.

- Sigaretta ? Vous me semblez être bâti pour ce job, cependant il me faut plus qu’une envie d’un emploi fixe pour recruter quelqu’un.

Je pense à Kada’an qui avait remplacé Jessie au pied levé. Avant même de me demander de bosser pour moi, elle s’était exécutée, me prouvant qu’elle pouvait faire l’affaire. La jolie rouquine ne s’était pas contentée de réclamer un poste. J’attends de voir si ce gars a la bonne idée de se proposer à travailler un soir ou deux afin de me prouver ce qu’il vaut. Dans le cas contraire, je déclinerais sa proposition. J’aime les gens actifs dans la vie comme dans le travail. Demander quelque chose, ne suffit pas pour l’obtenir. Il faut agir. Je suis prêt à donner sa chance à ce gars, s’il se donne les moyens de me convaincre.

- Au fait, vous ne m’avez pas dit votre nom.

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Conrad Hendrickson

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Dim 12 Nov - 12:32

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- C’est certainement très indiscret de ma part, mais pourquoi n’avez-vous pas réussi à garder un emploi fixe durant ses dix dernières années ? Qu’est-ce qui vous a motivé à bouger ? Et quelle garantie ai-je que vous ne me lâcherez pas au bout de quelque mois ? Le travail est rude et physique. Sachez que je traite mon personnel comme ma famille. Et à l’instar d’un père, je peux être très protectionniste, mais aussi intransigeant sur la qualité du travail accompli.


    Le jeune homme déglutit une nouvelle fois, c'est vrai qu'il n'avait aucune raison de lui offrir cet emplois, néanmoins, il devrait prouver sa valeur, une protection financière avec ce boulot, cela serait un atout pour couper les ponts avec cet entourage toxique qu'est sa famille. Ils n'y aurait plus d'insultes, de moqueries, de violences si bien physiques et morales. Conrad ne devait rien laisser paraître, son avenir en dépendait. Malgré tout, ces derniers mots ne touchèrent, il se disait que quoi qu'il en soit, avec ces arguments jamais il n'aurait le poste, et donc que ses espoirs étaient vains.

- Sigaretta ? Vous me semblez être bâti pour ce job, cependant il me faut plus qu’une envie d’un emploi fixe pour recruter quelqu’un.

    C'est vrai que ce seul argument ne vaut pas un clou, qui voudrait de quelqu'un comme employé s'il ne peut même pas se plaire là où il travaille ?

-Non merci, je ne fume pas.  Pour ce qui est des motivations, j'aimerais vous en dire plus, mais cela relève du domaine privé, et je doute que vous n'aillez le temps de faire le psychologue, nous avez une boutique à faire tourner, des employés à gérer, des dossiers à régler, alors je doute que vous n'aillez le temps pour écouter ces histoires qui me feront très probablement défaut, car je risquerais de faire ressortir la plus profonde des petite filles qui pourrait sommeiller en moi, cela ,ne serait pas beau à voir.

    COnrad en avait déjà peut-être trop dis, et il serait peut-être obligé de se confier, ses épaules semblent se crisper, comme si le stress prenait possession de lui, il semblait ne pas vouloir en parler, mais il se doute que son "peut-être" futur employeur aurait besoin de plus de détails pour pouvoir embaucher quelqu'un, et cela semble se confirmer, il lui demandait son nom. Ce n'était pas non plus la question la plus malaisante du monde, mais avec les précédentes révélations, il est vrai que les yeux du jeune homme semblaient s'humecter de larmes. Il répondit alors d'une voix tremblante, comme sanglotante;

-Je suis Conrad, Conrad Hendrickson.

    De là, il ne pu se retenir plus longtemps, une larme en précéda une autre sur chacune de ses joues, ses souvenirs refoulés sont tous venu le hanter au moment où il en avait le moins besoin. Un entretient d'embuche ne demande pas de tels choses, seulement des qualités, des expériences, références. Ici, la seule chose qu'on pouvait voir, c'était la fragilité, l'humanité en quelque sorte, mais une lueur dans ses yeux, l'espoir d'une possible vie meilleur avait quand même l'air d'être présente.




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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Mar 14 Nov - 21:24


Le Pink Print, una famiglia.
Le prétendant au poste n’en mène par large. Son cœur bat un tempo bien anarchique pour qu’il ne cache pas de noires pensées. Il refuse ma sigaretta, arguant qu’il ne fume pas. Avec moi il va être servi, à l’instar de tous les grands fumeurs, j’exhale l’odeur de tabac. La suite de son discours me surprend, car il en dit beaucoup et trop peu à la fois. Je ne sais pas ce qui ne tourne pas rond dans sa vie, mais de toute évidence il ne respire pas la joie et la bonne humeur.

Sa présentation n’est pas vendeur, il se traite lui-même de petite fille, laissant penser qu’il peut me claquer entre les doigts d’une crise de nerf digne d’une diva. Il est évident que le travail de serveur est nerveusement épuisant. Les clients sont exigeants et sans patience. Mais ils sont rois, l’argent qu’ils dépensent au Pink leur donne tous les droits ou presque. Je me suis toujours interposé pour protéger Kada’an, Jessie ou Jansen lorsque des gars indélicats devenaient plus que lourd.

-Je suis Conrad, Conrad Hendrickson.

Alors qu’il me donne son nom, sa carapace se fissure pour finalement céder. Et tel un barrage qui se rompt son regard se fait humide pour finalement être inondé. Des gars qui craquent, je connais. J’évolue dans un milieu qui est rude et dur. C’est vrai que les hommes qu’Arès a recruté sont particulièrement solides et rodés, cependant dans le bar que je tenais à Los Angeles j’ai souvent dû ramasser mon personnel à la petite cuillère. Le métier est éreintant. Huit heures à piétiner et porter des plateaux qui font parfois plus de dix kilogrammes, cela use même les plus rodés. Comment ce type, Conrad, pourrait survivre dans un tel job ? Son apparente fragilité expliquerait qu’il n’ait pas réussi à garder un travail jusqu’à présent. En lieu et place de paquet de sigaretta, je lui lance un paquet de mouchoir. C’est Dan qui m’avait donné une boite pour justement palier à ce genre d’évènement. Car personnellement je n’utilise jamais de mouchoir. Mes dernières larmes datent de plusieurs années, quand j’avais été obligé d’assassiner la femme dont j’étais épris car elle allait me dénoncer aux flics. Je l’ai étranglé avec amour… aussi cruel que cela puisse paraitre et pour elle et pour moi.

Je le laisse reprendre contenance, pendant que je cherche une phrase polie pour lui signifier un refus ferme. Toutefois dans la détresse qui noie son regard, je lis une lueur d’espoir. Je ne suis pas un philanthrope, c’est Willem le bon samaritain des chatons égarés, pas moi. Pourtant, le temps d’un fugace moment, le visage de mio fratello, Matteo, se superpose à celui de Conrad. Même air paumé, même tronche désolée, même promesse d’essayer de faire mieux, sinon pas plus pire. Je fais claquer mon briquet et exhale un long trait de fumée, oubliant que mon vis-à-vis ne fume pas. Je me ramollis. Je n’ai pas le cœur à le jeter froidement. Qui de Willem ou Arès déteint sur moi ? Pff ! Ils vont finir par me limer les crocs ces deux là !

- Tu conviendras que ce n’est pas brillant comme présentation. Tu m’expliques ce qui te met dans cet état ? A chaque problème, il existe une solution.



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Conrad Hendrickson

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Mar 14 Nov - 22:07

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- Tu conviendras que ce n’est pas brillant comme présentation. Tu m’expliques ce qui te met dans cet état ? A chaque problème, il existe une solution.

    Que pourrait bien dire le jeune homme ? Dire la vérité ou bien mentir ? Il se souvint qu'il disait qu'il se montrait protecteur envers ses employés, peut-être s'il avait le fin mot de l'histoire, pourrait-il l'aider, et personnellement, et professionellement ?

- C'est une bien longue histoire. Depuis des années déjà, mes parents militent contre les droits LGBT, hors il l'avère que je fais partie de ceux-ci, en fait, je sais pas vraiment pourquoi, mais ce sont les hommes qui me plaisent plus particulièrement, mes parents ne peuent même pas en entendre parler. Il ont même fais le voyage jusqu'en France pour les "Manif pour tous" pour retirer leurs droits aux homosexuels français. Mais ce n'est pas tout, depuis des années, depuis que j'ai quitté les bancs de l'école, ils me poussent à bout, me battent, me frappent, m'injurient, tout ça soit-disant pour m’inciter à trouver du travail, ou poursuivre mes études. Le problème, c'est que dès que je leur parle de garçons, ils me menacent de me couper les vivres, sans travail, moi et ma chienne seront très vite à la rue. Alors je m'écrase devant-eux et essaie tant bien que mal d'être le parfait fils qu'ils voudraient avoir.

    Le jeune homme avait sorti cette tirade des plus longue avec les longues entre-coupures, dues aux sanglots, sa voix tremblante faisait néanmoins place bientôt à une voix plus affirmée, comme s'il se délivrait d'un poids qu'il traînait depuis des années et qui prenait de plus en plus de masse. Déjà avant il était mal parti pour être accepté dans ce travail, autant à présent, cela devrait être encore pire. Conrad se dit au final que dire cela implorait la pitié du patron, et sois-dit-en-passant, ce n'était pas souvent la meilleure technique à adopter?

    Conrad sécha ses larmes, malgré ses révélations, il devait tout de même rester un minimum digne, et franchement, son entretient semblait des plus mal partis. Mais après-tout, une personne si mal en point psychologiquement pourrait-elle supporter la fatigue non seulement physique, mais aussi émotionnelle qu'est le métier de serveur ? Et bien oui, c'est bel et bien ce qui ce passe depuis des années, et le boulet finit par se lâcher devant M. Amaro, le patron du Pink Print. Sur un ton qui semble maintenant plus haineux, il avoue des choses qui peuvent encore paraître pires.

- Si vous-vous demandez pourquoi je baisse facilement les yeux, c'est aussi parce que de nombreux employeurs m'ont demandés des services, disons déplacés pour accéder à un emploi, et de quelque âge, sexe ou situation qu'ils soient. Alors je vous avoue que cela laisse des traces. Vous n'en êtes aucunement en cause, mais ce n'est pas quelque chose que je puisse oublier.

    Maintenant délivré de ce lourd fardeau, s'esquisse sur le visage du jeune homme un léger sourire, comme si tout ce malheur n'aurait pas été vain, et qu'enfin de ses espoirs naisse un rêve, et que de ce rêve puisse enfin aboutir la réalité. Une réalité bien différente que celle dont le jeune homme aurait voulu de ça il y a des années, mais une bien plus réalisable, concrète. Ne sachant que dire, il regarde toujours le bout du bureau devant lui, n'osant pas croiser le regard de son interlocuteur.    



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Jeu 16 Nov - 17:19


Le Pink Print, una famiglia.
Je ne sais pas si c’est une bonne idée de lui demander de développer ses ennuis. Je ne suis pas un bon samaritain et dans tous les cas, je ne l’aiderai que si j’y trouve un avantage. Sans le savoir Conrad vient de mettre les pieds chez le diable.

Dès ses premiers mots je comprends le noyau du problème. Le rejet de la communauté LGBT. Un classique. Je suis bien placé pour savoir ce qu’il en coute de ne pas baiser « normalement ». La mafia italienne est machiste et misogyne au possible. Alors pour tous les gay, les homosexuels, les PD, les pédales, les folles et autres pseudonymes éclectiques que certains imaginatifs trouvent, il n’y a aucun salut sinon que de finir totalement refroidit six pieds sous terre. Je me souviens parfaitement de la déception dans le regard de Sonny, mon mentor, quand il avait compris qu’en guise de préférences sexuelles, je n’en avais aucune. Le bras droit du parrain de LA semblait regretter de m’avoir choisi comme poulain pour lui succéder. J’ai encore en mémoire une discussion mémorable où ma virilité avait été remise en cause. Le ton était monté et l’impulsif que je suis, avait fini par planter son poing dans la figure du numéro deux de la Cosa Nostra. La réponse ne s’était pas faite attendre avec le canon du flingue de Sonny posé sur mon front.

« - Explose-moi la cervelle si t’en as seulement les couilles Sonny. »

Nous nous étions jaugé du regard, je n’avais pas bougé un cil. Sonny avait décidé de reporter son jugement sur ma capacité à me faire respecter du milieu quand je ne cacherais plus mes préférences. Depuis ceux qui ont douté du fait de savoir si j’étais un vrai mec ou pas sont morts. Maintenant je n’ai plus besoin de massacrer de l’homophobe, un regard de ma part sur leurs misérables épaules et ils se ratatinent dans leur scarpa. Il est cependant vrai que contrairement à Conrad, je ne crains pas les coups. Le jeune homme m’explique qu’il est battu et maltraité chez lui. Il n’est pas à l’aise en me racontant son histoire. Je devine sa honte, mêlée à une détresse et un gout de désespoir d’arriver un jour à se sortir de ce cycle infernal.

- Si vous-vous demandez pourquoi je baisse facilement les yeux, c'est aussi parce que de nombreux employeurs m'ont demandés des services, disons déplacés pour accéder à un emploi.

Je serre les mâchoires car cela me rappelle l’histoire de Jansen. Le type qui m’a précédé aux commandes du Pink était de ce genre-là.

- Je peux te rassurer immédiatement, je n’ai pas besoin de ce genre d’artifice pour coller un mec dans mon lit !

Conrad semble s’avachir sur sa chaise, comme s’il venait de faire un immense effort qui l’aurait vidé de ses forces. Il lorgne le bout du bureau, s’attendant à je ne sais quel jugement dernier.

- Regarde-moi Conrad.


Ses épaules s’affaissent, il lève timidement les yeux, mais son regard s’arrête à mes mains.

- Dans les yeux !

J’ordonne d’une voix ferme, mais chaude. Il s’exécute. Son regard vacille mais reste collé à mes prunelles.

- Sur ton CV c’est dit que tu as 31 ans. Un peu vieux pour courber l’échine devant tes parents. La prochaine fois que ton padre te frappe, riposte ! Envoie le al diavolo ! Quant à reprendre tes études, ce n’est jamais trop tard mais il faut que tu sois autonome.

Le regard de Conrad baisse progressivement sur ma chemise. Il y a du travail !

- Regarde-moi dans les yeux, je ne vais pas te manger !

Bon c’est vrai que je suis un loup, mais il ne le sait pas.

- Conrad, tant que tu acceptes d’être la victime, tu ne pourras pas changer le regard des autres sur toi. Je prends le risque de t’engager. Le Pink est ouvertement branché sur une clientèle mixte LGBT ou non. Je n’aime pas les clivages dans un sens ou l’autre. Donc pas d’hétérophobie ici non plus. Quant à tes expériences malheureuses avec tes employeurs précédents, je pense que tu peux te rapprocher de Jansen. C’est l’un de nos danseurs. Il a vécu ce genre de tristes expériences. Il sera à même de te comprendre. Mieux que moi qui n’ai jamais laissé personne me marcher dessus.

Mon discourt semble rassurer mon futur serveur, qui se fend même d’un sourire. Ce qui le rend carrément canon. Jansen pourrait peut-être lui donner des conseils pour se tenir droit. Avec plus d’assurance, Conrad ferait des ravages, au lieu d’être cette ombre apeurée.

- Si c’est OK pour toi, reviens demain vers neuf heures, j’aurais préparé ton contrat d’embauche.


Je me lève pour signifier la fin de notre entrevue et lui tend la main.

- Si tu fais l’affaire et que la vie chez toi devient impossible, je possède quelques appartements dans le quartier populaire de Beacon Hills. Je pourrai t’en louer un en rapport avec ton salaire si tu le souhaites.


Jansen me trouverait philanthrope, Arès devinerait que je m’attache la confiance du jeune homme pour éventuellement m’en servir plus tard. Pas forcément pour des affaires louches ou illégales. Mais il est toujours précieux d’avoir en poche quelqu’un qui vous est redevable.


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Conrad Hendrickson

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Ven 17 Nov - 6:38

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- Je peux te rassurer immédiatement, je n’ai pas besoin de ce genre d’artifice pour coller un mec dans mon lit ! .

  Son peut-être futur employeur lui dit ceci, et franchement, cela le rassurait, bien que ne passage où il n'avait pas besoin de ça pour coller un homme dans son lit n'était pas forcément nécessaire.
- Regarde-moi Conrad.

    Il est vrai que cela faisait maintenant quelques secondes qu'il fixait le bord du bureau, son regard se relevait sur les mains de son interlocuteur, sans oser relever plus les yeux, mais cela semblait déjà être un bon début.

- Dans les yeux !

       Le jeune homme faillit à s'excuser, il releva son regard à celui de l'homme devant lui, bien que très mal à l'aise. Il avait vraiment l'impression qu'il allait le manger. Et puis, comment ne pas se sentir mal quand un homme qui a tant de prestance est en face de sois ? Cela doit vraiment être compliqué.

- Sur ton CV c’est dit que tu as 31 ans. Un peu vieux pour courber l’échine devant tes parents. La prochaine fois que ton padre te frappe, riposte ! Envoie le al diavolo ! Quant à reprendre tes études, ce n’est jamais trop tard mais il faut que tu sois autonome.

    Et oui, c'est vrai, jeune mais il a bel et bien 31 ans. C'est probablement vieux pour ne pas pouvoir s'affirmer devant ses parents. Mais répondre à des attaques, cela serait bien une première. Surtout avec un tel respect envers ses parents, bien qu'il les déteste, il les respecte.

- Même si je me défendais avec quiconque, j'ai trop de respect pour lever la main sur mon père. Je suis autonome, si ce n'est que ce sont mes parents qui paient le loyer, je met des sous de côté tout les mois ! Je voulais faire des études pour devenir barman, malheureusement mes parents n'ont pas jugé ça comme un métier durable dans le temps.

    Conrad semblait baisser son regard petit à petit sur le col de la chemise de son interlocuteur, cela semblait plutôt comme un reflex que comme une réelle envie.

- Regarde-moi dans les yeux, je ne vais pas te manger !

    Celui-ci enchaîna rapidement;

- Conrad, tant que tu acceptes d’être la victime, tu ne pourras pas changer le regard des autres sur toi. Je prends le risque de t’engager. Le Pink est ouvertement branché sur une clientèle mixte LGBT ou non. Je n’aime pas les clivages dans un sens ou l’autre. Donc pas d’hétérophobie ici non plus. Quant à tes expériences malheureuses avec tes employeurs précédents, je pense que tu peux te rapprocher de Jansen. C’est l’un de nos danseurs. Il a vécu ce genre de tristes expériences. Il sera à même de te comprendre. Mieux que moi qui n’ai jamais laissé personne me marcher dessus.

    Hétérophobie ? Conrad supposait que cela n'existait pas, mais si celui-ci l'entendait, c'est que cela devait exister. Mais qui pourrait bien être ce Jansen ? En général un danseur est mignon, sexy, c'est plus vendeur.

- Si c’est OK pour toi, reviens demain vers neuf heures, j’aurais préparé ton contrat d’embauche.

    Comment ? Il était embauché, et ce dès le lendemain, ce n'était pas espéré !

- Je serais là au levé du soleil ! Après toutes ces révélations je n'espérais plus cela !

- Si tu fais l’affaire et que la vie chez toi devient impossible, je possède quelques appartements dans le quartier populaire de Beacon Hills. Je pourrai t’en louer un en rapport avec ton salaire si tu le souhaites.

    Oui, c'est vraiment quelqu'un de bien, qui ne rêverait pas d'un patron pareil ? Il est prévenant, attentionné. Tout d'un patron parfait !

- Merci beaucoup, je vous serais redevable !

    Conrad ne savait comment le remercier, il lui promettait un avenir, si proche soit-il, des plus intéressants, exaltants. Et qui pouvait bien être Jansen ? Un danseur, certes, mais l'avait-il déjà croisé ?  




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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Lun 20 Nov - 17:50


Le Pink Print, una famiglia.
Je raccompagne Conrad jusqu’au bar, puis retourne dans mon bureau pour m’atteler à la tâche fastidieuse des commandes. Je dois également organiser les travaux du sous-sol pour l’agrandissement du bar. Le déblaiement des merda qui y trainaient encore est presque terminé. La semaine prochaine la première entreprise va venir pour le gros œuvre. Il y a des murs à casser, d’autre à monter, des ouvertures à créer et cela en faisant le moins de nuisance possible sur le Pink. Sacré casse-tête. Ce soir Jansen reste avec moi. Nous ne pouvons deviner que cette nuit sera l’une des dernières avec notre lien pas si indéfectible que cela. Cormier a trouvé une solution pour défaire Jansinio de la maledizione qui le lie à moi tel un esclave. Le sort l’oblige à exécuter au pied de la lettre ce que je lui dis. Il a perdu totalement son libre arbitre, et moi je dois faire attention à la moindre parole que je prononce en sa présence, car il prend tout au premier degré. Loin d’être un agrément pour moi, cela devient un cauchemar. Je n’ai que faire d’un amant docile. Ce n’est pas cela qui m’a plu chez le drus.

(…)

9h10, je passe côté bar. L’avantage d’avoir mon appartement juste au-dessus est qu’une fois levé et habillé, je suis arrivé sur mon lieu de travail. Dan est dehors en train d’expliquer à Conrad comment disposer les tables et les chaises. Le jeune homme a dit qu’il serait à l’heure et c’est le cas. Je salue Sophie la barmaid en lui claquant deux bises. Elle me tend un expresso et une viennoiserie.

- Grazie mólto Sophie. Bien passé hier, ton après-midi shopping ? Pas trop de folies ?
- J’ai pris la robe dont je t’ai parlé, même si je vais avoir rarement l’occasion de la porter.
- On la créera cette occasion. J’ai une petite idée, comme se faire un repas avec tout le personnel du Pink.
- Oh ça serait cool Aless.


Je m’installe au comptoir pour boire mon café et lire le journal. Je commence comme d’habitude, par la rubrique nécrologique. Pas de morts connus, je lorgne sur les résultats sportifs histoire d’avoir de la répartie quand je discute avec les clients. Dan et Conrad passent à côté de moi. Poli, le jeune homme me salue.

- Ciao’ Conrad. Je laisse Dan te montrer l’ouverture du bar, après tu passeras dans mon bureau signer ton contrat de travail.

(…)

Je dispose les deux exemplaires sur le bureau pour que Conrad les signe. J’ai déjà parafé les documents.

- Pour le moment, tu vas alterner entre le shift du matin et le shift du soir. Comme ça tu verras toute l’équipe. Le matin c’est Sophie qui est au bar et Dan au service. Vers onze heure y a Charlie notre cuistot qui pointe son museau jusqu’à quatorze heure. Il revient vers dix-huit heures jusqu’à vingt et une heures. L’équipe de l’après-midi est composée de Jerry au bar, et de Jessie au service. En Soirée tu verras Kada’an. Anna et Jansen nos deux danseurs aident au service pour compléter leurs heures de spectacles qui ne commencent pas avant vingt et une heure.

Je bombarde Conrad d’informations. Ce n’est pas grave s’il ne retient pas tout aujourd’hui.

- Nous sommes fermés le dimanche. Tu auras un jour de congé par semaine qui sera mobile. Par contre cela ne sera ni le vendredi ni le samedi qui sont nos jours d’affluence. Ça te va ?

(…)

Après quelques menus détails, j’embarque Conrad au stock. C’est à ce moment-là que Sophie arrive. Elle doit changer l’un des fûts de bière. L’opération est physique, généralement c’est Dan, Jerry ou moi qui nous nous en chargeons.

- Tu as déjà changé un fût Conrad ?

Visiblement non. Je demande à Sophie quel type de bière lui fait défaut, puis invite Conrad à me suivre dans le stock. Je lui montre notre rangement. Sors le fût concerné et le lui passe en le faisant rouler sur la tranche.

- Tiens, tu vas jusqu’au bar comme ça. Mais évite de trop le secouer sinon nous allons nous faire doucher en mettant la bonde.

Je laisse Conrad manœuvrer et lui ouvre la porte qui sépare la réserve du bar. Je passe devant pour lui indiquer le chemin.

- Il faut commencer par enlever celui qui est en place. Donc pour éviter une douche à la bière, car il en reste toujours un fond, tu commences par ouvrir la soupape qui est là.

Nous sommes tous deux accroupis derrière le bar. Sophie nous esquive comme elle peut pour continuer son travail. Je montre les différentes manœuvres à faire à Conrad. Il n’y a rien de bien compliqué, sauf que si on oublie une étape, nous sommes bons pour nous faire arroser. Il faut un peu de force pour sortir le fût vide de son logement et encore plus pour y insérer celui qui est plein.

- Je te laisse mettre le fût neuf. Veille à ce que l’anse soit de ce côté-ci.

Je me pousse un peu afin de lui faire de la place.


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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Mar 21 Nov - 14:20

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L'entretient s'était mieux déroulé que prévu, et la soirée n'annonçait plutôt reposante. Betsy, la chienne-louve de Conrad était très affectueuse, et dormait avec lui. Ce soir, après une telle nouvelle, les deux mangeraient surement comme de rois.
Conrad avait préparé un cocktail de légumes en wok, on pouvait discerner chaque ingrédient. Des pois gourmands, des minis épis de maïs, des pommes de terres, toute une ribambelle de légumes, sautés avec de la sauce soja, et des graines de sésame torréfiées. A cela avait été ajouté quelques tranches de tofu rôti, un menu végétarien et haut en couleur. Une fois le repas avalé, venait le temps de choisir sa tenue. Décontracté, tout de même présentable, et surtout confortable ! Quoi de mieux qu'un jean sombre, une jolie chemise lie-de-vin, et un petit nœud-papillon extravagant, de couleur blanche, avec un motif jacquard en velours, blanc également.

La nuit s'annonçait des plus reposante, une bonne nuit de sommeil, et demain serra le premier jour de ta nouvelle vie. Un boulot avec un patron compréhensif, un cadre de travail agréable, tout semblait parfait. Betsy aux pieds du lit, sur ceux de Conrad, un nuit de sommeil était méritée, quand on sait que la journée du lendemain est une journée de travail, où l'on montre du mieux qu'on peut, ses qualités.

[...]

Le réveil était simple, et tôt. Un bol de thé avec une tartine de fromage à tartiner sur un pain brioché, le tout toasté et engouffré aussitôt pour ne pas arriver en retard. Brosser Betsy, pour éviter les poils partout, la sortir bien évidemment, mais tout ça c'est après la douche. Une douche sous l'eau chaude, relaxante. Parfait pour commence une dure journée en devenir. Bien coiffer la mèche rebelle et enfiler ses vêtements. Paré pour une journée bien chargée ! Le levé du soleil, et comme promit, Conrad était frais et disponible, devant le Pink-Print.

Dan expliquait à Conrad comment mettre les chaises et les tables en places, pour enfin retourner au bar, pour l'ouverture. Il salua le patron brievement, avec de suivre Dan.

-Bonjour M. Amaro, comment aller vous?

-Ciao’ Conrad. Je laisse Dan te montrer l’ouverture du bar, après tu passeras dans mon bureau signer ton contrat de travail.

-Très bien, merci à vous !

Le "jeune" homme semblait bien assimiler les choses qu'on lui apprenait. On voyait dans ses yeux, l'envie de faire bien, de faire ses preuves. Un véritable désir, une véritable envie d'avoir enfin un avenir plus sûr. Le temps passait, et enfin Dan avait fini de monter à Conrad tout ce qu'il devait savoir, il aurait probablement besoin d'une piqûre de rappel mais le principal avait été assimilé. Il finit enfin par se rendre dans le bureau du patron, un peu perdu dans ses pensées, essayant de se rappeler de tout ce qu'il devait faire.

-Me voici.

Conrad semblait bel et bien un peu perdu dans ses pensées, mais il avait prit le temps de frapper, il attendait qu'on lui laisse l'autorisation d'entrer dans d'ouvrir la porte. Qui sait ce qui pourrait se tramer par là?

Les documents étaient déjà paraphés, ne manquaient plus que les signatures. Conrad lui faisait confiance, après si qu'il avait confessé, le prendre était déjà une chance. Il les signe, ainsi le patron du bar prends la parole.

- Pour le moment, tu vas alterner entre le shift du matin et le shift du soir. Comme ça tu verras toute l’équipe. Le matin c’est Sophie qui est au bar et Dan au service. Vers onze heure y a Charlie notre cuistot qui pointe son museau jusqu’à quatorze heure. Il revient vers dix-huit heures jusqu’à vingt et une heures. L’équipe de l’après-midi est composée de Jerry au bar, et de Jessie au service. En Soirée tu verras Kada’an. Anna et Jansen nos deux danseurs aident au service pour compléter leurs heures de spectacles qui ne commencent pas avant vingt et une heure.

Oulààà, Conrad n'avait pas tout bien suivi, si ce n'est le début. Et Jansen, ce nom qui est revenu. Un danseur, oui c'était bien ça. Il expliquait ensuite que le dimanche était libre, plus un autre jour flottant dans la semaine. Mardi.. mercredi .. pourquoi pas, après tout, ça ferra une coupure, Betsy aura moins de temps avec lui, mais ua moins, il serra réparti. Quoi qu'un lundi, c'est pas mal non plus...

- Tu as déjà changé un fût Conrad ?

Un fût ? Non, il n'avait jamais fait cela. Et rien qu'à le demander, ça semblait compliqué. Il s'étaient auparavant dirigés au stock, et Sophie était venu demander s'il était possible de changer un fût vide, d'où la question. Conrad répondit d'un hochement de la tête que non, un peu niais en fait. Alors une fois le type de bière à prendre énoncé par la barmaid, Conrad prend le fût et essaie tant bien que mal de ne pas le ballotter, cela évitera la "douche" de bière. C'était lourd, mais pas impossible à soulever, alors le concerné avait retroussé ses manches pour se mettre à la tâche.

- Il faut commencer par enlever celui qui est en place. Donc pour éviter une douche à la bière, car il en reste toujours un fond, tu commences par ouvrir la soupape qui est là.

Conrad s’exécute, cela paraît compliqué, mais au final, ça ne l'est pas tant que ça. Une fois la manœuvre terminée, son patron lui demande donc d'installer la neuve. En fait, comme Cela devait être la même chose, cela n'a pas été bien compliqué, surtout quand on voit avec quelle aisance ça a été fait. Heureusement, il avait été aiguillé par Alessandro, sinon nous n'aurions pas donné cher de sa chemise.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Sam 25 Nov - 17:11


Le Pink Print, una famiglia.
Conrad a réussi à placer le fût plein en bonne place. C’était un test de ma part pour m’assurer que son apparente musculature ne soit pas que de la gonflette bidon. Il semblerait que non.

- Il faut maintenant placer la bonde. Je vais te montrer comment faire sur le fût vide.

Je tire sur la connectique qui va à la tireuse au-dessus de nos têtes. Je lui montre comment tenir le mécanisme pour qu’il s’insère rapidement sans forcer.

- Ce n’est pas difficile. Il faut simplement ne pas traîner, sinon la pression s’échappe du fût et t’arrose copieusement.

J’ai des souvenirs mémorables avec Jerry. La bonde était un peu endommagée, une légère fêlure. Nous avions été trempés de la tête aux pieds. Cela aurait pu être amusant si ce n’était pas tombé en plein coup feu lorsque les gens sortent des bureaux et passent boire une mousse. Je profite du calme du matin pour expliquer la manœuvre à Conrad.

- Tiens ! Entraîne-toi sur le fût vide.

Je lui passe le mécanisme et pousse le fût vers lui. Son premier essai est hésitant, ce qui est normal quand on ne l’a jamais fait. Il recommence et réussit à chaque fois.

- Parfait. Sur le fût neuf maintenant.

(…)

- Amaro ? Alessandro Amaro ?
- Oui ? Je suis là.


Je me relève de sous le comptoir et vois un employé d’UPS avec une caisse. C’est le whisky haut de gamme que j’importe directement d’Écosse. Je signe le reçu sur son smartphone. Alors que je m’appète à aller ranger les précieuses bouteilles dans la réserve j’entends un sifflement qui n’augure rien de bon.

- Le collier ! Serre le collier ! Vite ! Rapidamente !

Je plonge sous le bar, croise le regard paniqué et désolé de Conrad. Il a les deux mains sur la tête de la bonde, la bière suinte et commence à tout arroser. Il pousse de toutes ses forces, seulement un fût neuf est à plus de 4 bar quand on le perce. Ce n’est pas au-delà des limites d’un humain, mais l’inexpérience rend ses gestes inefficaces. Je prends la suite, ferme les yeux quand un jet mousseux me nettoie le visage et verrouille le système en aveugle. Lorsque j’ouvre les yeux à nouveau, je constate que le fût est correctement raccordé. C’est déjà une bonne chose. Par contre le sol et les meubles à proximité sont maculés de bière. Nous avons perdu peu en volume, c’est simplement la pression qui fait autant de dégât. Je suis trempé, de même Conrad qui semble autant désolé pour la merda qui règne, que pour sa chemise lie-de-vin.

- Tu la fais tremper dans de l’eau froide avant de la laver et tu n’auras pas de tâche. Jamais d’eau chaude. Astuce valable pour tous les alcools ou presque.

Le jeune homme se confond en excuses. Je le rassure, lui disant qu’il fera mieux la prochaine fois et qu’il n’y a pas plus formateur que de se louper la première fois.

- Par contre, c’est toi qui nettoies !

Quand je me redresse, je vois le sourire en coin de Sophie. Quoi ! Il faut bien qu’il apprenne le nouveau.

- Je monte me changer. Quand tu auras fini de nettoyer, va te débarbouiller dans les vestiaires du personnel. Il y a une douche. Tu as une chemise de rechange ?

Visiblement non. Son pantaloni semble moins touché. Il peut rester avec pour son service.

- OK. Pour la prochaine fois, prévois un change complet. Ce n’est pas rare que l’on se salisse ici. Je vais te prêter une chemise.

Je monte rapidement à mon appartement qui se trouve juste au-dessus du bar. Colle ma chemise sale dans une bassine d’eau froide, passe rapidement sous le jet de la douche pour me rincer et virer l’odeur de bière qui me colle à la peau. Incident de routine pour un bar. Je me rhabille et redescends en tenant un cintre avec une chemise gris foncé avec de fines rayures bleu nuit. C’est pile le moment où Conrad arrive dans l’arrière salle avec en main un sceau et un balai. Il a terminé de nettoyer.

- Tiens. Elle devrait t’aller. Tu me la rendras demain. T’occupe pas de la laver, je m’en charge. Je suis assez maniaque sur ce point.



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Le Pink Print, una famiglia || Feat Conrad   Jeu 7 Déc - 18:21





Pink print.  Ma famille




Dormir dans le lit d’Amaro était plaisant. Mais Jansen avait un souvenir dérangeant. Un souvenir dans lequel il se donnait de façon plus absolue, plus éternelle, à son amant. Et, bien que ce souvenir soit plaisant, bien qu’il se fût essayé à le retrouver comme lorsqu’il se retrouvait lui-même au sortir d’un arbre, rien n’y faisait. Il y avait un grand vide en lui, à présent, mais pas de tristesse. Il avait non seulement perdu un amour, mais aussi la présence qui vivait en lui, Janice, son ex mentor. Aucune trace d’elle, mais il sentait qu’elle ne faisait plus partie de lui.
Il avait tant prié pour que ça arrive, mais maintenant que c’était vrai, il se sentait comme trahis, perdu, seul.

Elle était vivante, ça il en était sûr, mais elle avait disparue. Il avait espéré pouvoir lui parler en direct, comme avant, mais soit elle fuyait, elle aussi, soit elle avait ses propres plans… A l’école de danse, il obtenait de bons résultats, mais c’est comme si il lui manquait cette créativité, ce qui faisait de lui son unicité au sein des autres danseurs. Si il passait le trimestre comme ça, sa moyenne chuterait probablement. Alors il fallait se secouer.

Et rien de mieux que de croquer à pleine dents dans la pomme de son premier jardin : ses numéros pour le pink print, un peu moins osés depuis qu’il était officiellement « la plante du rital ». Voila qui n’était plus vrai… Il ne pouvait plus conquérir son cœur, mais il restait ses yeux et son corps. Alors il allait jouer le grand jeu.. Et puis les clients du Print n’attendaient que ça de toute façon.
Cormier avait la charge de l’étrange graine, et la surveillait comme un nourrisson. Jansen s’était attendu à une sorte de connexion avec cette graine, mais, hormis le fait que sa blessure au cœur était résorbée, rien de tel n’était arrivé.

Ce soir, retour aux premières amours, donc. Son costume était sobre, efficace. Il ne cachait pas grand-chose et allait encore moins cacher à la fin du spectacle. IL n’était pas prévu qu’il passe ce soir, mais il aimait faire des surprises aux clients, et, avouons le, a son patron.
Quand la musique se lança, étrangement calme dans le brouhaha du bar, jansen sorti de la pénombre, comme un fantôme. Alors, léger, aérien, il se mit à enchainer des pas complexes, à la fois suggestifs et techniques, mêlant ses deux activités de danseurs. Une barre, peinte à la peinture réagissant à la lumière noire, une douche de lumière, toute simple, et son corps comme instrument artistique.

Les bruits du bars s’étaient affaiblis, beaucoup de clients hypnotisés par la danse à la limite du lascif, et pourtant si technique. Au fur et à mesure de ses acrobaties, Jansen se dénudait, comme avant.

Il repéra qu’un nouveau oeuvrait en salle. Visiblement, le Print se portait bien. Le nouveau était mignon et il portait une chemise d'amaro. Pour en porter lui même de temps en temps il se doutait que le nouveau devait être un autre amant.
Lorsque le spectacle fut terminé, il était éclairé par la seule lumière du plafond, mais dos à la foule. Le galbe de ses fesses et de son dos s’éloigna, majestueux, dans la pénombre. Il ne regarda pas en arrière, et fila sous la douche, avant de se changer et de venir prendre les commandes, sous les regards pétillants de ceux qui voulaient bien se laisser bercer par ce spectacle…

Son sourire était radieux, ses gestes gracieux, mais le vide à l’intérieur de lui ne s’était pas réchauffé à l’aulne des compliments. Ce soir, il irait courir dans les bois, se perdre dans le chant sylvestre.


© Fiche par Mafdet Mahes


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