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 Vendetta in città || Feat Arès

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Vendetta in città || Feat Arès   Mer 5 Avr - 21:37


Vendetta in città
Sigaretta coincée à la commissure des lèvres, je m’active sur la gestion du Pink. Je me suis chargé des commandes, réajustant les volumes des appros régulières en fonction des tendances changeantes de consommation de ma clientèle. L’arrivée du printemps change les habitudes hivernales. Je fais une brève apparition côté bar pour voir si Sophie n’a besoin de rien, saluant quelques habitués je me fais couler un café puis repars dans mon bureau avec une brioche coincée dans la bouche, mon café dans une main, le journal local dans l’autre.

Une pile de devis m’attend, sagement entassés sur mon bureau. J’ai fait venir les entreprises en vue des travaux d’agrandissement du bar. Il reste quelques formalités administratives pour que je sois légalement propriétaire de la boutique de Craig, toutefois le vendeur de merda electronico m’a passé un double des clés de son magasin vidé de ses marchandises. Arès a fait un excellent travail de sape sur mon voisin de commerce. Craig me voit comme une sainte providence dans ses malheurs. Je n’ai donc pas perdu de temps et contacté plusieurs entreprises pour des devis comparatifs. Je prends un soin méticuleux, frisant la maniaquerie à réaliser l’agrandissement du Pink de manière totalement transparente et légale. Ce bar est ma couverture, il est donc important qu’il soit le reflet d’une réussite exemplaire. Pour être rodé à la gestion de bars, l’exercice ne m’est pas difficile d’autant plus que je n’ai pas de réelle concurrence sur le créneau sur lequel je surfe.

Comme chaque matin, j’épluche la rubrique des chiens écrasés. Rien de notable à souligner pour aujourd’hui, je me plonge donc dans les devis et m’astreints à des comparatifs fastidieux. Dan vient me voir à un moment pour me demander si je souhaite boire ou manger quelque chose. Il est presque midi. A la grimace qu’il fait, je réalise que mon bureau est opacifié par la fumée des sigaretta que j’enchaîne depuis que je me suis mis à travailler. Je me lève pour ouvrir la fenêtre et aérer.

- Demande à Charlie de me faire un steak sans miel, sans merda verde et avec des frites. Le tout accompagné d’un verre de rouge s’il te plait Dan.
- Je crois que vous pouvez échapper au miel, mais Jansen et Charlie ont la ferme intention de vous faire manger des légumes Boss.
- Les frites sont des légumes !


Le serveur me fait un clin d’œil. Il est le témoin de cette guerre que les deux autres m’ont déclaré au sujet de mon alimentation. J’ai beau prouver à Jansinio que mon choix d'aliment ne joue pas sur ma silhouette ou mes performances physiques, mais rien à faire. Allié à ce bourricot d’ours, il me mène la vie dure sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Dans tous les cas, cette joute amuse tout le personnel du Pink qui observe les ruses de chacun pour, soit me faire avaler des légumes, soit les miennes pour m’y soustraire. Cela met de l’ambiance dans le bar.

(…)

J’ai établi mon plan de financement et commencé à rédiger les marchés de travaux. J’ai fait le bon élève et mon travail paye. J’ai avancé tout ce que je pouvais avancer. Dès que j’ai la pleine propriété de la boutique de Craig, il me faudra peu de temps pour débuter les travaux de restructuration du Pink. C’est donc avec un soulagement évident que je sors de mon bureau et passe côté bar aider Jessie au service et discuter avec les clients.

(…)

Je suis dehors avec un habitué du Pink en train de fumer lorsque j’entends la voix d’Arès provenant de l’intérieur du bar. Il y a de la violence dans son intonation. Lincoln et Ryan qui composent l’escorte d’Azalea viennent juste d’entrer dans le Pink. Je ne suis pas spécialement inquiet, pensant qu’il s’agit d’une affaire interne aux gardiens de la fumée. Toutefois j’écrase mon mégot et vais voir ce qu’il se passe. Arès ne m’a pas habitué à perdre son sang-froid et surtout pas devant les clients du Pink.

Son regard lourd de sens m’invite à rejoindre mon bureau. J’acquiesce d’un battement de cil, mais ne le rejoints pas immédiatement car je suis accaparé par un fournisseur qui nous livre en retard en pleine après midi. Je sens que Jerry mon barman est prêt à le mordre. Le temps que je règle l’affaire, Milan pointe son museau totalement essoufflé. Pour qu’il se précipite ainsi au Pink, c’est que l’affaire qui préoccupe mio amico est sérieuse. Dans mon bureau un tigre tourne en rond prêt à mordre.

- Cosa sta succedendo?

Je m’enquière de ce qu’il se passe, mais la rage d’Arès l’empêche de m’expliquer. C’est Ryan qui le fait à sa place. J’écoute le gardien sans l’interrompre. Le gars est un professionnel, il expose donc la situation clairement sans que j’aie besoin de lui faire préciser quoi que ce soit. Je ne sais que penser des circonstances dans lesquelles nous sommes. L’épouse de mio amico n’est pas une faible femme. Certes elle est diminuée par sa grossesse, pourtant il me semble être totalement suicidaire pour oser s’en prendre à elle. Arès est inquiet et pratiquement au bord de la panique. Il n’arrive pas à communiquer avec Za par leur lien télépathique. Je ne dis rien, mais commence à envisager un geste volontaire de la part d’Azalea qui pour une raison inconnue souhaite s’éclipser un moment. Je vais pour dire à mio amico que c’est certainement une lubie de femme enceinte lorsque la sonnerie de son téléphone me coupe.

Un sourire, le désenchantement, la haine pure.

- Tu m'as peut être oublié mais moi je ne t'ai pas oublié Arès. Et je vais enfin te briser comme tu m'as brisé. Te faire souffrir comme tu m'as fait souffrir. Savoure la vue de ton épouse à sa juste valeur car c'est peut être la dernière fois que tu la vois. Tic tac. Tic tac. Le compte à rebours tourne. Elle n'en a plus pour longtemps. A moins que tu ne la trouves.

Contrairement à mon second, je reste de marbre devant la vidéo d’Azalea ligotée et visiblement droguée. Mon regard se fait attentif au moindre détail, qu’il soit visuel ou auditif. L’accent russe de notre interlocuteur donne d’emblée le tempo de l’histoire. La Bratva… Je n’aime pas les méthodes de la mafia russe. Ça et les triades de l’empire du soleil levant sont l’un des rares points d’accord entre la Cosa Nostra et la Camorra. Slaves, Asiatiques et latins ne sont pas faits pour s’entendre. La communication est coupée laissant mio amico dans un désespoir profond.

Lincoln, Ryan et Milan sont aussi assommés par l’enlèvement de leur chef de fil. Le temps nous est compté. Je compose un numéro sur mon téléphone. Je n’ai aucune idée où se trouve celui que j’appelle et bien malin celui qui pourrait arriver à le localiser. Cela décroche sans un bruit à la quatrième sonnerie.

- Ciao’ Cendrillon.
- …
- Je te parie que les Lakers vont perdre leur prochain match.
- Bonjour Aless’.
- Peux-tu me localiser un appel ?
- Je vais faire de mon mieux. Arrangements habituels ?
- Sì.


J’ai pris le téléphone d’Arès des mains de celui-ci et consulte le journal des appels. Le dernier appel entrant est en numéro masqué. « Cendrillon » me demande quelques informations au sujet du téléphone de mon amico. Je lui fournis les données qu’il me réclame. Il me demande ensuite d’installer un programme, ce que je fais sans l’ombre d’une hésitation. Je conseillerai Arès de changer de phone une fois cette affaire réglée. Je raccroche pour composer le numéro de Ryan et lui demander de réunir la squadra au grand complet.

Arès finit par me donner le nom d’un certain Aleixei. Apparemment lui et Nolan ont eu une affaire contre le russe qui s’est soldée par pas mal de mort coté ruskoff. C’est donc une vendetta. Arès se prend la loi du Talion en pleine face. Ce sont les risques du métier. Il n’a peut-être pas eu le choix de laisser un survivant, celui-ci vient réclamer sa monnaie. Cette fois mio amico se retrouve dans la peau du gibier. Rien de bien enviable quand on a comme lui un passif plutôt chanceux dans le métier. Le retour de manivelle est brutal et douloureux.

Je n’ai pas à réfléchir sur ce que je dois faire ou pas. Si Za y passe, Arès deviendra incontrôlable et dangereux pour tout le monde, amis comme ennemis. Mon amitié pour lui me commande d’agir autant que pour des raisons purement professionnelles. Point de doutes, ni d’ambiguïté sur la réponse à donner à cette attaque.

- Lincoln va nous chercher une bouteille de whisky et des verres.

Je fais de la place sur mon bureau, empilant dans un coin mes devis et mes plans de financement pour y étaler une carte de la région. Milan a fini par relever Arès pour le coller dans mon fauteuil. En attendant que Ryan arrive, je compose un numéro à Los Angeles. Le geste me coute, mais nous n’avons que peu de temps.

- Ciao’ Sonny…

(…)

Mon bureau s’est transformé en vrai QG. Sur le tableau mural les deux Ryan, celui de ma squadra et celui des gardiens de la fumée notent les détails que nous avons en notre possession. Si Arès et ceux de son clan se sont focalisés sur Azalea attachée et malmenée, j’avais l’avantage de ne pas être impliqué émotionnellement pour être attentif aux détails.

J’ai listé une série de bruits comme des machines marchant à la pression vapeur, la rumeur d’une voie rapide à fort taux de passage, une ligne de bus, la présence de rails sur une route à proximité grâce aux bruits des pneus de voitures passant dessus et de néon défectueux dont la lumière est oscillante.

La carte sur mon bureau est entachée de cercles faits au surligneur. Nous avons pris un rayon d’une cinquantaine de kilomètres autour de Beacon Hills. Beaucoup d’endroits réunissent les différentes conditions. « Cendrillon » doit me rappeler dès que cet Aleixei utilisera à nouveau son téléphone. C’est Sonny qui me rappelle le premier. Le bras droit de Don Stephano a été étonné de mon appel, cependant il n’a fait aucun commentaire, se contentant de prendre ma requête avant de raccrocher.

- Ciao Aless.
- Sì ?


Sonny m’explique qu’Aleixei roule toujours pour la Bratva. Par contre il me donne une information intéressante. Aleixei détournerait de plus en plus les moyens de son organisation pour ses besoins personnels, comme l’équipe qu’il a en ce moment sous ses ordres.

- Pourquoi tu t’intéresses à Aleixei ?
- Il a pris en otage la femme de mon second. Elle est enceinte et non loin du terme.
- Je vois... Essaye de ne pas te coller la Bratva à dos, tu as déjà les napolitains aux fesses…
- Grâce à qui ? Merci Sonny. Je vais faire attention.


Il faut toute la force de persuasion des amis d’Arès pour l’empêcher de se ruer dehors et foncer tête baissée au hasard de la route. Je ne peux rien faire pour soulager la peine de mio amico, sinon rester de marbre et d’un calme olympien. Le Pink a fermé depuis une heure. Il est investi par la Squadra à son grand complet. La Stidia est également de la partie. Avec les informations données par Sonny, nous savons que l’équipe d’Aleixei compte une quinzaine de gars. Ce qui fait une belle troupe à affronter.

Il y a trop de lieux potentiels où Za peut être retenue et vu le nombre d’adversaires probables, il serait suicidaire de se disperser dans la nature et de vérifier chaque endroit. Nous sommes condamnés à attendre les coordonnées de «Cendrillon ». Et donc à ce qu’Aleixei utilise à nouveau son téléphone. L’attente et la passivité sont des fléaux quand la vie d’une épouse, future maman, et héritière de tout un clan est en jeu. Arès devient de plus en plus intenable. J’ai haussé le ton et m’appuyant sur la Squadra et la Stidia pour qu’il se tienne tranquille. C’est dans de tels moments où mon emprise sur mon organisation est mise à l’épreuve. Je passe le test avec succès. Arès reste dans le bureau alors que son instinct lui hurle de sortir. Je ne lui en veux pas des échanges verbaux plutôt menaçants auxquels cette situation nous a conduits. Une fois cette affaire terminée, lui non plus ne me tiendra pas rigueur de l’avoir bridé et retenu contre son gré. Enfin je l’espère. Si Za meure, je ne donne pas cher de ma peau. Il faut que l’un de nous deux raisonne avec sa tête alors que l’autre réagit avec son cœur. Je prends ce risque, bien que je sois mal placé pour lui faire la leçon. N’ai-je pas foncé tête baissée pour aller secourir Jansinio ?

Les minutes s’égrènent, puis les heures. Et enfin mon téléphone sonne comme une délivrance. Je doute que nous ayons réussi à garder Arès cloitré plus longtemps. « Cendrillon » me donne des coordonnées que je m’empresse de reporter sur la carte toujours étalée sur mon bureau. Notre travail précédent à déterminer les zones probables nous est utile, car la position donnée par le pirate informatique se situe pile entre deux bâtiments possibles.

- Nous allons nous séparer en deux groupes. Arès avec la Stidia d’un côté, moi avec la Squadra de l’autre. Je veux aussi un gardien de la fumée dans mon groupe au cas où nous tombons sur Za et qu’il y ait besoin de connaissances particulières liées à votre clan. LE groupe qui tombe sur le bon bâtiment avertit l’autre groupe. Il y a un kilomètre de distance entre les deux bâtiments. Cela ira vite. Mio amico, choisis le bâtiment que ton équipe prend en charge, je m’occupe de l’autre.

(…)

Six véhicules roulent à tombeau ouvert dans la direction établie, non sans avoir fait un détour d’un kilomètre dans le mauvais sens au cas où le Pink ait été sous surveillance. Deux heures que je retiens un fauve enragé en cage. La bête est lâchée.


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Sam 15 Avr - 21:34

Vendetta in cittaL’inquiétude sincère de l’amour profond fait naitre la peur de l’après et plonge dans la tension.

Mes pas circulaires dans le bureau du sicilien n’indiquent que trop bien mon état émotionnel. En cet instant précis je suis un fauve qui bouillonne intérieurement à l’image du célébrissime volcan dont la représentation tapissant le mur de couleur grès orne et domine le repaire de mon associé dans la façade légale de notre organisation. Un fauve inquiet pour sa compagne et par extension pour sa progéniture. Un fauve qui risque bien vite de devenir incontrôlable dans sa fureur et de ne plus être capable de distinguer les amis et alliés des cibles et des ennemis. Si je pouvais prendre le temps d’une réflexion rationnelle je pourrais me dire que le fait de se laisser dominer par cette colère, cette haine brûlant mon âme d’un feu incandescent me faisait allègrement franchir la frontière établie entre un gardien du surnaturel et les créatures qu’il combat. Mais, je ne suis clairement pas en état de penser et encore moins de manière rationnelle. Moi le colosse de glace par opposition à mon flamboyant partenaire de crime devenait en cet instant un chien fou ne demandant qu’à attaquer la première personne passant à portée au motif que cela me défoulerait. Que cette violence implacable, cette soif de sang gonfle mon être et fait pulser mon cœur ordinairement si paisible et maîtrisé même dans les situations les plus critiques à une allure folle. Mon sang bat dans mes veines tel un torrent de lave.
Traître corrosif aux martèlements intrusifs bien qu’internes. Je ne pense plus, je sens les choses. L’inquiétude, la peur et la tension constituent un nœud inextricable dans ma poitrine. Ma fougueuse et sublime épouse ! La lionne d’Azgeda. Ma lionne, ma créatrice, la mère de ma fille, la seule pouvant me comprendre, la maîtresse de mon état émotionnel du moins de sa stabilité, la gardienne de mon âme meurtrie. Les émotions instables prennent le pas sur ma raison et je sens mon aura surnaturelle se déployer dans la petite pièce, écraser les lieux de sa préséance. Ma belle, ma féroce, mon aimée ! Les grommellements les plus incompréhensibles se déversent un à un de ma bouche en un chapelet d’imprécations, de malédictions et d’insultes en tout genre. J’ai mal là tout de suite. Un mal de chien. Je vis une seconde agonie au milieu de l’un des bars les plus huppés de la ville et cette superposition a quelque chose de tragique. Za devrait être accoudée au bar en cet instant, assise sur un tabouret à siroter un cocktail sans alcool tout en exaspérant Alessandro de ses piques acérées ou en discutant enfant avec Jessie. Quoi qu’il en soit je vis une seconde agonie entouré de gens qui me sont chers. Mais aucun d’entre eux ne m’est aussi précieux que ma compagne.
 Ce constat brutal s’impose de lui-même à mon esprit embrumé, coincé dans des raisonnements tortueux de désespéré. Je sais qu’Alessandro voudrait me dire qu’elle va bien et qu’elle certainement de bonnes raisons de s’ètre éloigné. Je lui sied grée de ne pas l’avoir fait car d’une part il ne la connait pas et ne sait donc pas que ce n’est pas son genre de partir sans prévenir et d’autre part mon poing se serait écrasé dans sa mâchoire s’il avait tenté de m’apaiser en s’essayant à un trait d’humour foireux. Je sais que quelque chose ne va pas car je peux le ressentir dans tout mon être sans parvenir à l’expliquer. Je suis sous le joug d’un tourbillon émotionnel sauvage. Tourner en rond me permet de me replier dans un schéma mécanique abstrait me faisant prendre du recul sur la réalité à moins que cela ne serve qu’à détendre mon corps tendu comme un arc courbé avant de laisser filer un trait mortel. Je repousse sans ménagement la main ferme mais se voulant douce de mon ami d’enfance. Milan. Le chien noir comprend par ce simple geste d’humeur à quel point je suis au bord du gouffre. La seule question ici est vais-je y tomber. Vais-je m’y enfoncer et m’abandonner à sa noirceur ? Cette question ne saurait même pas en être une en soit car sa réponse me parait tout ce qu’il y a de plus évidente. Je m’enfoncerais au plein cœur des ténèbres s’il le fallait, si c’était le prix à payer pour sentir de nouveau le parfum de ma compagne ce parfum envoûtant et délicat. Je le ferais pour sentir sa peau diaphane contre la mienne, le gout sucré de ses lèvres moqueuses.
Je le ferais sans hésitation pour entendre son rire et sa voix chaude me dire que j’étais un idiot de m’ètre inquiété. Je ravagerais des destinées pour voir naître ma fille, abattrais des hommes de sang froid pour l’entendre pousser son premier cri, me nourrirais de terreur pour la voir s’épanouir. Je ne suis pas quelqu’un de bien de mon point de vue réaliste. Certains vous le confirmeront. D’autres vous parlerons de ma lumière intérieure, de ma générosité sans égale, ma fidélité impériale, ma bonne humeur, ma promptitude à soutenir ceux qui doivent l’ètre et bien d’autres choses. Za vous diraient que je suis quelqu’un de bien assurément, que la vie m’avait façonné à son image. Image ambivalente, paradoxale par conséquent humaine. Je me sentais comme quelqu’un de bien en compagnie de ma famille, mes amis, mes connaissances, devant mes actions de gardien, mes actions d’ancien orphelin finançant des opérations en faveur des orphelins mais je ne parvenais pas à les croire lorsqu’ils l’affirmaient. Je ne prends pas de plaisir à tuer sauf dans des cas bien précis et cette nuit je sens que je vais libérer les chaines retenant le monstre et accumuler de nouvelles horreurs dans ma conscience atrophiée. Milan, plus qu’un ami mon frère non pas de sang mais frère tout de même ne me quitte plus des yeux tout en restant à quelques pas d’écart. Sa présence me réconforte plus qu’il ne saurait l’imaginer et il me soutient en restant près de moi tout en respectant mon besoin d’isolement.
 

La lueur de l’espoir noyée dans les larmes du désenchantement conduit immanquablement à l’abattement le plus complet. Mais dans l’agonie je me relève et promets à mon ennemi la fin la plus atroce depuis des temps immémoriaux. Les chaines du monstre sont brisées.


Le sourire infime ayant marqué mon visage tendu d’une éclaircie à la pureté d’une apparition angélique témoigne d’un espoir indicible. Ma belle est sauve et m’appelle pour s’excuser de m’avoir plongé dans la terreur d’une disparition. Je suis partagé entre l’envie féroce de lui passer le savon de sa vie ou de pleurer de soulagement sans parvenir à me décider. Je prends même le temps de respirer de nouveau mais lorsque je réponds la joie éphémère s’efface tout comme le soulagement derrière l’amère déception d’une inquiétude plus prégnante encore que la précédente. Mes peurs se sont vu confirmées par une voix rauque au timbre mauvais. Un accent slave semblable à une mélodie des enfers. Tombant à genoux devant la vision de Za en danger je me décompose littéralement. La communication se termine brusquement et me laisse orphelin d’un espoir mis en terre. Je bafouille lamentablement quelques mots incompréhensibles même à mes propres oreilles. Je sens la stupéfaction et la terreur couler dans la pièce et rendre l’atmosphère fébrile. Si je suis un époux brisé, la pièce comptait également un ami proche abasourdi et deux frères de clan frappés de douleur sourde, d’une envie sanglante de réclamer justice et ressentant un besoin impérieux de protéger le sang royal de notre espèce sans oublier de laver leur honneur souillé par leur responsabilité dans l’évènement. Je ne me sens même plus la force de maudire et de promettre mutilations et tortures les plus brutales. Je n’ai plus la force de rien. Je vis une deuxième agonie sauf que celle-ci en apparence bien moins douloureuse l’est pourtant plus.
Je sens l’air manquer à mes poumons quand bien même je suis en train de respirer. Je sens mon cœur s’arrêter alors qu’il battait à tout rompre moins d’une minute plus tôt. Je sens mon univers s’effondrer autour de moi. Mes certitudes être balayés tels la poussière par la brise. Je ne sais pas quoi faire ni quoi dire. Je suis tétanisé par la vision de ma compagne à la merci de mes anciennes cibles. Un instant je ne suis plus à genoux mais dans la mêlée assassine d’un souvenir de mercenaire affilié à la Bratva Solntsevskaya. Je me revois abattre des mafieux vétérans de mes coups mortels en compagnie de mon mentor. Je reviens à moi dans la foulée, toujours paralysé par l’enjeu qui n’est ni plus ni moins que la vie de ma femme et celle de ma fille à naître. Mes yeux se ferment d’eux-mêmes comme si même mon corps refusait d’affronter la vérité, la dureté de la réalité en face. Le talion me revenait dans la face avec une vigueur inattendue et je n’y étais pas préparé. Le seul homme capable de penser rationnellement avec sa tête et non son cœur de la pièce s’active déjà sous le regard impuissant des autres individus présents encore sous le choc. Je ne l’écoute pas et ne sens même pas mon téléphone m’ètre retiré des mains. Mon frère de cœur s’approche de moi au moment où le sicilien rassemble nos hommes. J’ai envie de pleurer, de verser toutes les larmes de mon corps. Là tout de suite, je me sens comme le petit garçon que j’étais à l’orphelinat de St Thomas terrifié à l’idée d’avoir été abandonné. Seul et se construisant sur des failles.
J’ai envie de m’abandonner au désespoir mais la main de mon frère m’en empêche. Mes larmes resteront silencieuses. Je représente le supérieur hiérarchique de Lincoln et Ryan, je suis leur futur chef de clan par alliance. Il ne sera pas dit qu’ils se souviendront de moi comme un pleurnichard abattu. Je dois me montrer digne et fort comme quoi qu’il m’en coûte. Je savoure le soutien de mon ami à sa juste valeur cette fois ci et le laisse m’aider à me relever. Lorsque mon visage se tourne de nouveau vers le sicilien et les deux autres gardien d’Azgeda celui-ci est fermé, dur, les traits déformés par la haine et les yeux brûlants de rage. Ce n’est pas celui d’un homme dévasté et éploré mais d’un tueur réclamant son dû.  Mes yeux se plongent dans ceux de Milan et nous n’avons pas de mots à échanger pour nous comprendre. Aucun n’en réchappera et ils souffriront.  Oh oui, ils souffriront d’avoir défié un peuple surnaturel tel que le mien. Je consens à lâcher un Aleixei en réponse à une question d’Alessandro. Mon regard sur mon ami est froid et mauvais. Si mon épouse meurt ce soir, il n’y échappera pas. Je le tuerais de mes mains.
Comme je tuerais probablement d’une manière ou d’une autre les deux vétérans qui étaient responsables de la protection de leur héritière quand bien même tuer un semblable est un crime sans nom dans notre culture car l’apanage des renégats. Lorsque je fusille mes frères de clan du regard les deux gardiens détournent le regard. Milan m’installe dans le fauteuil d’Alessandro tandis que ce dernier s’anime et fais de la place sur son bureau, Lincoln va chercher ce qu’il a demandé Assis dans le confortable fauteuil du patron je me coupe de la réalité que je ne suis que d’une oreille distraite. Je suis conscient que je devrais aider à localiser ma compagne mais vu l’état dans lequel je me trouve je ne serais pas d’une grande aide mais un fardeau pour leur concentration. Je me plonge dans mes souvenirs de mon épouse pour tenter de m’apaiser. Je la revois furieuse m’engueuler de l’avoir esquivé après la chute, ses sourcils se froncer de mécontentement. Je la revois taquine et sensuelle une heure plus tard en train de prendre soin de moi. Je la revois radieuse m’annoncer sa grossesse, l’inquiétude sur ses traits à l’attente de ma réaction et le bonheur sur ses traits après ma réaction. Je la revois hier soir parfaite comme toujours à mes yeux. Je la revois ce matin…Je la revois.
 

La colère devient glace après avoir été feu, l’appel du sang est implacable et raisonnable. La terreur s’apprête à changer de camp. Connaissez-vous l’histoire de Baba Yaga ?  


Je reviens dans le réel encore plus abattu et tout sauf apaisé par mes souvenirs heureux. Et je manque de bondir hors de mon siège lorsque j’entends Alessandro prononcer le nom du mort en sursis ayant fait l’erreur la plus stupide de sa misérable existence de rat putride. Il me promet la souffrance je jure de lui apporter bien pire. Mais alors que je m’apprête à bondir tel le félin que je suis et me ruer à l’extérieur pour aller débusquer mes ennemis et délivrer ma femme de la menace qui pèse sur elle mes frères de clan et le chien noir me plaque contre le siège du fauteuil. Je ne peux réprimer une bordée d’injures et ressemble à un gamin boudeur alors que les trois surnaturels tentent de me persuader que c’est la meilleure chose à faire. Attendre ! La meilleure chose à faire ! Je les écoute pourtant et ne bouge plus alors que la quinzaine de porte flingues d’élite de l’organisation débarquent dans le bureau alarmés et sur les nerfs. Je croise le regard de Nolan et celui-ci vient instinctivement s’ajouter à mon cercle de geôliers. Mais plus le temps passe et alors même que ma colère et mon être n’est plus bouillant mais glacial comme si les morts que je souhaitais provoquer m’était étrangères plus je me rends compte que le temps défile alors je tente à de multiples reprises à la surveillance solidaire de mon cercle intime en vain. Trois surnaturels et l’homme m’ayant formé au maniement des armes humaines sont suffisants pour me contraindre à l’impuissance.
Sans compter la présence d’une quinzaine de criminels prêts à obéir à leur employeur pour me contraindre à l’immobilisme. Le regard de nos hommes de main sur ma personne est compatissant et bienveillant, empreint de solidarité pourtant j’ai envie de les cogner pour me retenir ici contre mon grée. D’ailleurs c’est ce que je devrais peut être faire ? Je pousse brusquement Finn sur Andrew et me tourne vers la sortie mais les rangs se resserrent autour de moi. Alessandro hausse le ton et je lui réponds de manière acerbe. Nous nous affrontons du regard longuement et le mien est mauvais mais je finis par me réinstaller à ma place. S’il arrive quoi que ce soit à Za…Les heures défilent et tombent tels des couperets, tels des accusations muettes contre notre passivité, ma passivité. Cloîtrés dans une ambiance tendue, le silence est pesant. Finalement le sicilien reçoit l’appel tant attendu et je me lèvre brusquement. J’écoute mon ami tout en m’approchant de la carte avant de l’observer et de la mémoriser de manière expéditive. Bien. Je prends celui-là avec la Stiddia. Ryan tu viens avec moi. Lincoln tu accompagnes Alessandro. Que les choses soient bien claires pour tout le monde et je peux vous assurer qu’elles ont intérêt à l’ètre. Aleixei est à moi et je le veux vivant. Merci à vous tous de vous trouver ici je ne l’oublierais jamais. Les deux équipes sortent du bar à présent désert et montent dans les six voitures à la peinture sombre. Milan s’installe à côté de moi à l’arrière tandis que Lenno prend le volant. Nolan a ramené le matériel avec lui en arrivant tout comme Ryan et les hommes et la seule femme présente de l’organisation piochent dans l’arsenal et s’équipent tantôt en armes de poing, tantôt en armes lourdes. Tous les membres de la Squaddra y vont de leur petite attention et les mains de la plupart de nos hommes de main sont passés sur mon épaule en geste de soutien. Les portières claquent et les six véhicules démarrent les uns après les autres. Milan me tend un Desert eagle que je vérifie machinalement pour m’occuper l’esprit.
Le convoi fait un large détour au cas où nous serions surveillés. Je reçois un appel bien particulier alors que nous fonçons à tombeau ouvert sur la route des deux entrepôts potentiels. Je réponds d’une voix glaciale. Sergei. Que me vaux ce déplaisir. Ecoute Arès je suis vraiment désolé pour ta situation. J’ai été prévenu par un sicilien. Cette petite merde d’Aleixei n’aurait pas dû survivre. C’est tout ce que tu voulais me dire ? Non, je voulais te prévenir que des renforts sont en route pour l’aider. Une faction dissidente. Combien ? Une quinzaine de porte flingues et de gros bras. Ecoute moi attentivement Sergei. Je veux bien débarrasser ton organisation de ces raclures rebelles mais en échange il est temps que tu paies ta dette de sang. Un silence de quelques instants. Qu’est-ce que tu veux le tigre ? Un contrat sur la tête des membres de la famille d’Aleixei. Arès tu ne peux pas faire…Tu as une dette envers moi Sergei. Je ne peux pas faire une chose pareille cela enverrait un très mauvais message. Cela serait la guerre interne. Ce n’est pas mon problème. Désolé je ne peux pas. Va te faire foutre Sergei. Bonne chance Arès. Tu as l’aval de mes supérieurs pour nettoyer les lieux. Voilà comment je paie ma dette de sang. Va sauver ta femme. Et élimines ces chiens galeux. Je raccroche et me sens soulagé qu’il n’ait pas accepté ma requête. Une faida comme disent les italiens consiste à éliminer entièrement une famille rivale du plus jeune au plus vieux, résurgence des coutumes claniques d’antan. Je suis assoiffé de sang et de vengeance et pourtant je ne sais pas si j’aurais pu rester de marbre après avoir demandé l’exécution d’innocents. Je murmure un merci vieux salopard avec un ton affectueux en repensant à Sergei avant d’envoyer un message prévenant Alessandro des renforts slaves. Les dés sont jetés. Alea jacta es. Je suis la faucheuse en marche pour mes ennemis. La baba yaga des contes macabres.
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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Jeu 20 Avr - 12:40


Vendetta in città
Je ne sais pas ce que demain sera fait. Arès est une des clés de voute de mon organisation. Je peux me passer de lui, mais cela me compliquerait grandement mon travail. Nos hommes font confiance dans ce grand black que rien ne semble pouvoir ébranler… jusqu’à ce soir. Je ne jette pas la pierre à mio amico, car comme Za est sa faiblesse, Jansinio est la mienne. Ce soir nous devons coute que coute récupérer l’épouse de mon second saine et sauve, sinon je ne donne pas cher de la peau des deux gardiens assignés à sa défense, ni même de la mienne qui ai contraint presque manu-militari Arès à patienter alors que son instinct lui hurlait d’agir.

Et je vois les sept anges qui se tiennent devant Dieu.
Ils reçoivent sept trompettes.

Mio amico a choisi son bâtiment cible, ordonnant à Lincoln de me suivre. Je me fais la réflexion mentale qu’il est préférable que les deux Ryan ne soient pas dans la même équipe, cela pourrait porter à confusion sur un ordre direct.

Les sept anges qui tiennent les sept trompettes se préparent à en sonner.

Nous partons dans la nuit, tels les chevaliers de l’apocalypse. Arès nous a demandé, ou plutôt ordonné quelque chose. Il veut que nous lui livrons Aleixei vivant. Il est plus aisé de tuer un homme que de le faire prisonnier en un seul morceau. Toutefois, je comprends le besoin de mio amico. Je suis quasiment sûr que j’aurais les même exigences si Jansinio venait à être menacé de la sorte. Ne l’ai-je déjà pas prouvé ?

(…)

Le premier fait sonner sa trompette. De la glace et du feu mélangés de sang tombent sur la terre. Le tiers de la terre brûle, le tiers des arbres brûle, et toute l’herbe verte brûle.

Le convoi s’est scindé en deux. Trois véhicules contenant l’escouade d’Arès file à légèrement à l’est, alors que la squadra reste sur la route qui mène plein nord. Je reçois un appel de mon second. Il a reçu un message d’un certain Sergei qui le met en garde sur un renfort d’une quinzaine d’hommes. Il a aussi la confirmation qu’Aleixei roule pour sa pomme et non pour celle de la Bratva. Sonny est à l'origine de cet appel. J’en suis heureux, car cela signifie que même banni de Los Angeles, je fais toujours partie de la Cosa Nostra et de la Famiglia. Toutefois, j'ai du mal à réprimer un frisson, car c’est une dette de plus à mon ardoise. Je sais que je ne sortirai jamais du milieu. Jansinio l’a compris dès le début. Mais ce genre de dette se paye un jour ou l’autre. Le niveau des affaires à Beacon Hills n’a rien à voir avec ce qu’il se passe à Los Angeles. Il faut que je prenne garde à ne pas m’encrouter.

Le deuxième ange fait sonner sa trompette. Quelque chose comme une grande montagne de feu tombe dans la mer. Le tiers de la mer devient du sang.

Nous arrivons à proximité de l’installation ciblée. D’emblée je sais que je viens de tirer la fève de la galette… Tout dans la disposition des lieux, l’enceinte de grillage fortifiée de barbelé et ce néon en face qui clignote à une cadence et une teinte qui me rappelle un reflet dans l’appel vidéo où nous avions vu l’épouse d’Arès, me disent que nous avons fait bonne pioche. J’attends cependant d’avoir un contact visuel avec ceux que nous recherchons pour prévenir Arès.

Je me trouve dans la première voiture avec Aiden au volant et Andrew. Dans celle qui suit se trouvent Nolan, Tyrone et Lincoln. La voiture balai est occupée par Ryan, Sam et Tyrone. J’ai demandé à Aiden de ralentir et d’éteindre les phares de la voiture. Je patiente quelques secondes, dehors c’est le calme plat. Puis j’appelle Nolan et Ryan leur expliquant le mode opératoire. Nous devons rapidement confirmer que nous sommes au bon endroit pour faire venir Arès. Nos ennemis ne savent pas que nous nous sommes scindés en deux groupes. Et la présence de trois voitures peut laisser penser que nous sommes bien plus que les neufs à être présents.

- Bene. Voiture un, nous forçons l’entrée. Voiture deux et trois, vous approchez, mais restez en arrière de vingt mètres minimum. Tyrone et Sam, vous nous couvrez à l’arme automatique. Nous leur laissons le premier tir.

Aiden resserre ses mains sur le volant, j’ai sorti une de mes armes, sur la banquette arrière Andrew fait de même. La voiture dérape sous l’accélération brutale, La calandre vient faucher le portail qui lâche dans un bruit de ferraille. Nous nous baissons tous quand Aiden défonce une barrière automatique située à dix mètres du portail. Il stoppe dans la cours de ce vaste entrepôt. Le silence n’est troublé que par un enjoliveur qui finit sa course dans de la mauvaise herbe.

- Ok. Enfonce la porte de l’entrepôt Aiden.

Cette fois-ci je boucle ma ceinture de sécurité, pendant qu’Aiden met les gaz, faisant patiner les roues. C’est un conducteur hors pair. Il sait ce qu’il fait. Enfin, il lâche la pédale du frein. La voiture fait un bond en avant et nous allons nous encastrer dans la porte coulissante qui permet aux camions d’accéder à l’intérieur du bâtiment.

Le troisième ange fait sonner sa trompette. Une grande étoile tombe du ciel, elle brûle comme une flamme immense. Elle tombe sur le tiers des fleuves et sur les sources d’eau.

A la première balle qui siffle, mon doigt glisse sur l’écran de mon téléphone.

- Arès, nous avons un contact. Amène tes fesses si tu n’as rien de ton côté.

Notre voiture n’est pas allée bien loin, freinée par sa collision avec la porte. L’intérieur du hangar s’est brusquement éclairé d’une lumière vive qui nous épingle, faisant de nous des cibles facile. Je commence donc par shooter chaque lampe, rapidement aidé par Aiden, Andrew et le reste de la Squadra qui s’est déployée suivant sa stratégie habituelle.

Le quatrième ange fait sonner sa trompette. Le tiers du soleil, le tiers de la lune et le tiers des étoiles sont frappés. Les parties frappées deviennent noires : le jour perd un tiers de sa lumière et la nuit aussi.

Je ne cherche pas Za, mais plutôt à sécuriser la zone. Nous nous sommes séparés en trois groupes de trois. Une pénombre relative est revenue. Une forte odeur d’huile m’emplit les narines, provenant du capot de notre voiture bélier.

Le bâtiment est vaste. Nous jouons clairement les appâts et faisons diversion afin que la Stiddia puisse se placer et approcher sans être vu. J’espère qu’Arès résistera à l’envie d’arriver en fanfare. Dans le doute, je lui envoie un texto.

« - Sommes dans la place. Nous faisons les épouvantails. Infiltrez-vous en mode fantôme et trouvez Za. »

Une balle siffle à mon oreille, je me baisse aussitôt, pour me relever comme un beau diable et riposter. Je progresse avec Aiden et Andrew, nous couvrant les uns les autres pour arriver dans un cul de sac. Cinq types nous encerclent, le métal des lames brillent, nous sommes trop proches les uns des autres pour poursuivre à l’arme à feu. Ce soir, il ne doit pas y avoir de survivants côté russe. Je laisse mes attributs de loup ressortir et pousse un profond rugissement. Aux yeux exorbités de nos adversaires, je devine que c’est la première fois qu’ils voient un loup garou. J’ai rangé mes armes dans leur holster et  je bondis sur l’adversaire le plus proche gueule ouverte sur mes crocs et mes griffes en avant. Aiden et Andrew ne sont pas en reste.

Rouge devient le sol.


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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Lun 24 Avr - 16:00

Vendetta in cittaMon propre convoi se sépare de celui d’Alessandro sur la route. Les trois véhicules à la peinture sombre occupés par le chef de l’organisation et la squaddra filent plein nord vers l’un des deux entrepôts potentiels tandis que ceux de la stiddia se dirigent vers l’est. Grace aux informations et au feu vert de la Bratva accordés par la mafia russe par l’intermédiaire de mon ancien employeur et ami malgré tout ce qu’il se passe aujourd’hui Sergei surnommé le loup de Sibérie, j’ai pu prévenir Alessandro du comité d’accueil renforcé qui risque fort de nous attendre. Assis à l’arrière de la voiture de centre conduite par Lenno j’échange des coups d’œil nerveux avec Milan. Je suis bien plus calme que je ne l’étais il y a plusieurs dizaines de minutes lorsque je me sentais comme un lion en cage prisonnier du bureau du sicilien. Je ne suis pourtant pas plus apaisé que dans le cœur du Pink Print seulement l’action m’empêche de trop réfléchir, de penser à des choses pour le moins déplaisantes. Je ne vois que l’image de mon épouse ligotée et chancelante. Sa tête dodelinant faiblement et sa personne à la merci de mes ennemis. Des ennemis dont j’avais même oublié jusqu’à l’existence. Les considérant par bien trop de suffisance aussi insignifiants qu’un surnaturel pouvait considérer des humains. La leçon que le destin me jouait ce soir était bien cruelle. Plus cruelle que toutes celles qu’il m’avait prodigué au cours de mon existence tumultueuse, raison pour laquelle elle resterait gravée au fer rouge dans mon esprit jusqu’à la fin de mes jours.

Je ne pense qu’à une seule chose, qu’à une seule personne. Za ma lumière, mon amour, ma vie, la mère de ma rédemption car tout le mal que je faisais, ferais et avais fait s’effacerait lorsque je sentirais le petit corps chaud de notre fille dans mes bras, la gardienne qui m’avait tant pris mais m’avais donné infiniment plus en retour, mon oxygène, une de mes raisons de vivre. Toutes les morts, tout le sang que je verserais ce soir, toutes les horreurs restent en arrière-plan dans mon esprit méthodique. Il ne s’agit que de moyens que je vais mettre en œuvre pour sauver ma compagne. Des chiffres dans mon esprit en lieux et places de noms et de visages. Des chiffres rien de plus comme les chiffres défilant en cet instant dans ma tête alors même que d’un signe de la main, j’encourage le neveu de Nolan à accélérer. Ma voiture se trouve entre l’ouvreuse un quatre quatre puissant conduit par Ellias à côté duquel se trouve Darren et à l’arrière mon frère de clan Ryan et l’arrière garde dans laquelle se trouvait Jade et Dante. Les armes sont sur les genoux, fusils d’assaut, petits et gros calibres prêts à servir au premier mouvement suspect détecté. Milan enfonce un chargeur dans son fusil d’assaut. Nous atteignons finalement le deuxième entrepôt mais ce dernier semble désert et aussi abandonné qu’il devrait l’ètre. J’échange un coup d’œil avec mon ami d’enfance qui hausse les épaules. Lenno et les autres chauffeurs laissent tourner les moteurs. Je reçois l’appel d’Alessandro et tapote sur le siège de Lenno qui démarre sans attendre et fait crisser les pneus. Ma voiture prend la tête du convoi et les deux autres véhicules s’engouffrent à notre suite. Nous filons à une vitesse bien supérieure à la limite autorisée sur la distance nous séparant du véritable entrepôt.

Ma tête dodeline faiblement de gauche à droite et j’ai une migraine épouvantable. Je sens du liquide couler de mon crane et me rends compte qu’il s’agit de mon propre sang lorsqu’une goutte atteint mes lèvres closes. Je tente de me redresser alors que tout mon corps semble pencher en avant comme si ma tête pesait une tonne. Je ne me souviens de rien dans un premier temps et fixe mes liens resserrés avec un mélange de mépris et d’appréhension. Puis, je me souviens et je tente de puiser dans mes forces pour me détacher. Je tente de puiser dans mes forces pour me délivrer seule et massacrer ces ordures mais je n’y parviens pas. La drogue m’a bien trop durement affaiblie pour cela et durant un instant je suis littéralement terrifiée bien plus que je ne l’avais jamais été. J’ai peur pour mon bébé et j’ai peur pour Arès. Peur qu’ils l’aient eu, qu’en ce moment ils soient en train de lui faire du mal. Je déteste cette impuissance terriblement humaine parce que je ne suis pas censé la connaitre. Je n’y suis pas habitué. Je laisse ces sentiments puissants et néfastes gonfler en moi comme pour me donner une énergie supplémentaire et refuse de me résigner à l’abandon, au pire, à la fin. Je ne ressens qu’une haine dévorante et le désir irrépressible de faire un massacre, de laisser ma lionne prendre les commandes et de lui lâcher la bride. L’animal en moi est encore plus furieux que je ne le suis. Sa progéniture et son compagnon sont en danger et ces liens qui le retiennent le rende fou de rage. Je sens les coups de pieds du bébé qui me fait comprendre sa terreur et qu’il n’est pas bien en ces instants critiques. Je voudrais me baigner dans le sang de ces criminels ayant eu la folie de me défier moi, une gardienne de sang royal et osé menacer la vie des personnes que j’aime mais mon corps est bien trop faible et refuse d’obéir à mon mental qui lui brûle d’un feu ardent. Je ne peux réprimer un hurlement de dépit, de frustration et d’exaspération qui résonne longuement sur les murs décrépis et la ferraille du bâtiment.

Le chef des morts en sursis s’approche de moi et me gratifie d’un coup de crosse de pistolet dans la mâchoire. Je crache mon sang sur son visage et souris comme une folle échappée de l’asile. Savoure bien mort en sursis, savoure bien tes dernières minutes de puissance car je sais qu’Arès viendra me chercher et me sortir de là. Il ne m’abandonnerait jamais quand bien même il devrait traverser les enfers pour me retrouver. Je refuse de penser qu’ils aient pu l’avoir traîtreusement de la même manière qu’ils m’avaient eu. Soudain, des bruits de chocs sourds faisant trembler les lieux résonnent à mes oreilles et à celles des mafieux de l’est. J’éclate de rire devant les quelques hommes entourant le petit chef et ce dernier s’approche pour me décocher un nouveau coup au moment où des coups de feu se mettent à claquer et siffler plusieurs étages inférieurs. Je ne parviens pas à laisser mes sens faire leur œuvre car je suis à bout de force mais juste après que le chef ait envoyé ses hommes en soutien à ceux déjà aux prises des hommes du sicilien je lui lance avec un sourire en coin, mauvais et sanguinaire. Je me fiche de ce que mon mari t’a fait pour que tu veuilles sa peau. A vrai dire je m’en contrefous. Tout ce que je peux te dire c’est que le sort qu’il te réserve est bien pire que la mort. Je sens la présence d’Arès dans les environs par le lien qui nous unit et me jette dans notre lien télépathique comme si cela pouvait me faire sentir la chaleur de sa peau, son regard sur moi, le gout de ses lèvres. Je ne remarque pas que le chef des raclures parle au téléphone.

Au moment où le texto de mon ami fait vibrer mon téléphone, je regarde Milan dans les yeux. Mon ami d’enfance m’adresse un sourire féroce. Un sourire qui me revigore comme une promesse que tout ira bien, que dans quelques minutes nous aurons rayé de la surface une bande de renégats de la Bratva et que je sentirais le parfum de mon épouse malgré la terreur, l’inquiétude dévorante, la fureur, le désespoir qui m’avaient conquis en cette funeste soirée. Je ne parviens pas à lui rendre ce sourire mais mon visage est un masque implacable de détermination sauvage. Nous ne pouvons pas échouer, nous n’échouerons pas. L’alternative n’existait même pas dans mon esprit meurtrier. Nous ne sommes plus qu’à quelques mètres du portail défoncé par la squaddra un peu plus tôt lorsque je sens la présence de mon épouse à travers notre lien. Cette fois je souris tandis que les coups de feu résonnent dans l’enceinte du hangar. Tiens bon ma féroce, tiens bon je vais te sortir de là je te le promets. Juste quelques instants. Mais juste avant que ma voiture ne passe le portail un bruit de moteur puissant attire l’attention des deux surnaturels présents dans la voiture. Lorsque nous tournons la tête il est déjà trop tard. Le quatre quatre est venu s’encastrer dans notre véhicule et celui-ci roule sur lui-même sur plusieurs mètres avant de terminer sa course contre un mur délabré. Je suis littéralement sonné et l’impression d’avoir des os brisés. Le choc a frappé par mon côté et j’ai ressenti l’impact de la tôle contre la tôle comme s’il n’y avait pas eu de portière pour faire tampon. Je sens du sang couler de mon crane mais n’y prête aucune attention. Une odeur de brûlé emplit l’habitacle et je me doute que la situation est critique.

A côté de moi Milan gesticule et donne des coups de pieds dans la tôle défoncée pour tenter de sortir. Des coups de feu claquent à quelques pas de nous, j’entends la voix de Dante beugler des ordres de tir à la Stiddia. Les rafales fusent les unes après les autres. Soudain, une force surhumaine brise le pare-brise et tire Lenno du piège de métal. Je parviens à murmurer un merci à Ryan car il ne peut s’agir que de lui et avec la rage de perdre du temps alors que Za était en danger à quelques dizaines de mètres plus haut de ma position je défonce la porte d’un coup de pied puissant. De l’autre côté Milan fait de même et nous nous laissons rouler loin du véhicule qui prend feu. Je me relève péniblement et passe mon desert eagle à ma ceintureque j’étais sans trop savoir comment parvenu à garder la main avant de rattraper le fusil d’assaut lancé par Jade. Devant moi les deux autres véhicules de mon convoi font barrage aux tirs des renforts slaves. Jade mitraille à tout va les positions ennemies et Darren couvre Dante. Elias recharge son arme de poing. Je me retourne et vois Ryan prendre soin de Lenno. Le gamin finit par se relever sans trop chanceler sur ses guibolles et demande à avoir une arme. Je m’apprête à lui dire d’aller se foutre à l’abri car quand bien même je suis étonnamment soulagé qu’il ne soit pas grièvement blessé je refuse de lui laisser prendre des risques inconsidérés. Il est le neveu de Nolan, mon ami et il est hors de question qu’il y reste ce soir. Seulement le gamin, s'approche en tirant sur nos vis à vis. C'est bien le neveu de son oncle.

Milan, Lenno et moi rejoignons le barrage et tirons vers les slaves embusqués derrière leurs propres véhicules. Je peste intérieurement. Je perds du temps avec ces salopards. Nous avons l’avantage de la vision nocturne intégrée grâce à Milan, Ryan et moi mais cela prend bien trop de temps. Je vide mon chargeur sur le barrage ennemi et parviens à toucher un renégat de la Bratva en pleine tête. Une balle siffle près de mon oreille et Ryan me tire de justesse sur le côté. Je le remercie d’un signe de tète avant de me préparer à passer en force entre les mailles grâce à la couverture de mes hommes. Ryan je vais me diriger vers le hangar et pénétrer sur les lieux pour aller chercher Za toi profites de la couverture de l’équipe pour longer leur position par le côté. C’est le moment de te faire pardonner. Milan tu restes ici et diriges l’équipe en mon absence. Vous me les abattez tous. Je ne veux aucun survivant. Pas de quartier mais sans perdre un seul d’entre nous. Le rire amusé de Jade lui vaut un regard noir de ma part. Je me tourne vers elle et lui lance. Avise toi d’essayer d’y laisser la vie et tu verras. Un signe de la main, une rafale de couverture forçant les russes à rester à couvert et je m’élance à toute allure vers le bâtiment parallèlement à Ryan qui va semer la panique dans leurs rangs en se transformant. Ils deviendront des cibles faciles pour la Stiddia. Je pénètre dans le hangar à toute vitesse et passe sans jeter un œil à la bataille de la Squaddra. Une balle effleure mon épaule. Je grimpe les escaliers quatre à quatre. J’arrive.
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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Dim 30 Avr - 17:32


Vendetta in città
Ce soir, pour mio amico je ne me bats pas comme j’ai l’habitude de le faire. Pour l’affront fait à mon second, pour avoir eu l’audace se s’en prendre à cette sublime Donna, ce soir je me bats en fauve. Je rugis ma fureur. J’espère que la femme d’Arès m’entend et que mon cri la rassure sur le temps qu’il reste à sa captivité.

Les hommes d’Aleixei ne sont pas des novices. Ils ont compris qu’au corps à corps, ils étaient désavantagés. Le combat change de figure et devient une guerre de tranchée. Je guéris des blessures par balle, mais pas de celles qui se plantent dans mon cœur ou en pleine tête. Les russes sont plutôt bon tireurs… Je dois ranger les griffes au profit de mes deux colts. J’entends la Stiddia qui fait son entrée. Cela crée une légère diversion que je mets à profit pour avancer avec Aiden et Andrew. J’apprécie les gars qu’Arès a recrutés. Je n’ai même pas eu besoin de leur faire un signe. Ils ont réagi de concert, cela nous a permis d’abattre un type qui se planquait derrière des grosses caisses de bois.

Je ne le vois pas, pourtant je perçois l’aura du tigre. Il ne fait pas bon d’être sur son passage. J’espère que sa fureur ne le fera pas commettre d’impair et prendre des risques inutiles.

Nous sommes bloqués. Chaque fois que nous jetons un œil à découvert, nous sommes ciblés par des tirs plutôt précis. La configuration des lieux n’est pas à notre avantage. Et aux bruits que j’ai entendus, je suspecte nos ennemis d’avoir carrément une caisse de munition à leur porté, là où nous devons compter nos balles si nous voulons pouvoir faire face. Nous tirons uniquement si nous pouvons faire mouche. Ce qui nous empêche de faire un tir de couverture pour avancer.

- OK. Cambiamento di metodo.

Il n’est pas dit que l’on stoppera Alessandro Amaro. Je range à nouveau mes flingues et entreprend de démembrer le cadavre qui est à mes pieds. Je commence par leur envoyer un œil, puis l’autre. Suit un avant-bras dont le moignon au coude montre bien que je n’ai utilisé aucune lame pour le séparer du reste du corps. Je fais un signe à Aiden et Andrew, pour qu’ils avancent quand ils jugent ma diversion efficace. A défaut de pouvoir les arroser de balles, je les inonde de morceaux sanguinolents de leur ex-camarade. Ce ne sont pas des enfants de cœur que nous avons en face de nous. Toutefois la boucherie bien sanguinolente finit toujours par faire son effet. Et effectivement mes hommes arrivent à se faufiler plus en amont. Un tir de barrage arrive, mais trop tard. Je me serre de la tête comme une boule de bowling, puis fais faire un vol plané à ce qui reste du macchabée avant d’avancer à mon tour. Le bout de chaire retombe dans un bruit flasque bien dérangeant.

(…)

Nous sommes restés au niveau zéro. Je guète la progression d’Arès à l’étage. Je pense qu’avec son lien avec sa femme, il a un avantage sur moi pour le localiser. L’entrepôt est plein de monde. Impossible de savoir à qui appartiennent les cœurs que j’entends battre. Andrew manque de s’étaler sur le sol en glissant sur une flaque de sang.

- Sans rire Boss, vous bossez salement !
- Scusate Andrew. D’autant plus que tu vas devoir nettoyer.
- Hé ?!
- Pas de panique ! Un bon incendie suffira.
- Me voilà rassuré, je croyais que tu voulais me faire jouer les Conchita.
- Oh. Tu serais très sexy en soubrette…
- Boss !
- Aller les enfants, restons concentrés. Y a trop de monde dispersés dans cette boutique. On va rejoindre Arès à l’étage. Notre priorité est Za. Après nous finirons d’exterminer ce qui reste de cette vermine.


Ils étaient quatre à nous bloquer le passage. Ils sont désormais quatre cadavres. Cela porte donc notre tableau de chasse à sept. Mais vu ce que j’entends autour de moi, je pense que le renfort de quinze gars est sous-estimé en nombre. Je ne doute pas que la Stiddia ait aussi fait son lot de victimes. C’est une mini armée que nous affrontons. C’est pour cela qu’Aleixei était si confiant dans son projet d’enlèvement.

(…)

Lorsque nous arrivons à l’étage, un bruit au fond du couloir me fait pointer mon arme. Je suis prêt à tirer quand je reconnais Arès. Nous avons chacun un couloir qui suit la même direction. Il prend le sien suivi par sa troupe, j’enquille le mien. Cet étage est réservé à l’administration, enfin était réservé. Car, les locaux sont abandonnés depuis des lustres et ont été squattés par une faune qui a laissé ses traces. Le mobilier est souvent cassé et les murs sont ornés de graffitis plus ou moins obscènes.

Nous avançons doucement. Andrew  vérifie chaque porte pendant que je garde à l’œil le bout du couloir. Aiden assure nos arrières. A l’avant dernière salle, un type en planque saute sur Andrew quand il vérifie que la pièce est vide. Mon homme se dégage prestement et d’un mouvement sec, brise les cervicales de son agresseur.

- Boss…

Aiden attire doucement mon attention. Trois types viennent de faire leur apparition au bout du couloir d’où nous venons. Je devine que nous allons être pris en tenaille. Andrew et Aiden les tiennent en joue et reculent, alors que j’avance poursuivant notre chemin, prêt à faire feu sur ce qui pourrait nous bloquer le passage. Dans un couloir si étroit, il est difficile de manquer sa cible. Mais tirer, provoquera le tir des autres. Leur but est évident, ils nous poussent à avancer.

(…)

Nous débouchons dans une vaste agora, où une belle mise en scène nous attend. Za a un pistolet collé sur la tempe. Avec quelques secondes de décalage, Arès arrive sur les lieux. Je l’entends gronder. Aleixei est loin d’être seul. J’espère que Sam, notre sniper, a réussi à se positionner en fonction de notre avancée. Il sait qu’Arès et moi pouvons l’entendre, s’il parle à voix basse. J’espère avoir rapidement un signe de sa part, nous disant qu’il a cet enfoiré en ligne de mire.



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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Ven 19 Mai - 11:48

Vengeance is justice


I use to see beauty in people but now i see muscle and bones


Les bruits de balles résonnent sur les murs délabrés de l’ancienne usine désaffectée, ricochent sur les pièces métalliques avec fracas tandis que les tirs s’intensifient rapidement suite à mon passage éclair au sous-sol du vaste bâtiment. Il semblerait que mon cher sicilien et son équipe d’élite soient engagé dans un véritable western moderne aux relents mafieux à l’étage inférieur. Pour ma part, je gravis les escaliers aux marches innombrables à toute vitesse bien décidé à délivrer la reine de mon cœur, la maîtresse de mon équilibre, le soleil de mes ténèbres de l’emprise d’un ennemi sournois dont j’avais oublié jusqu’à la misérable existence purulente. Je compte mentalement les marches comme un compte à rebours mortel avant un dénouement favorable sans prêter une grande attention au carnage qui se déroule entre ces murs oubliés du reste des hommes. Je suis persuadé que mon ami et son équipe gèrent parfaitement la situation là-dessous tout comme les membres de ma propre unité criminelle à l’extérieur. Je ne peux de toute manière que leur faire confiance et espérer que tout ira bien pour eux car il n’y a de la place que pour une seule chose dans mon esprit en ces instants critiques.

 Za et le chemin qu’il me reste avant de pouvoir l’atteindre, contempler son visage et la serrer dans mes bras en la suppliant à genoux de me pardonner de l’avoir mise dans une situation pareille car il ne fait aucun doute que je suis le seul et unique responsable de la perspective terrifiante dans laquelle je me trouve. Le constat est imprimé en lettres de feu dans mon crane désormais. Je ne laisserais plus aucun ennemi en vie car un ennemi que l’on épargne est une nemesis en devenir. Le hurlement puissant d’Alessandro fait presque trembler les lieux de son intensité et me pénètre avec une intensité rare. Ce hurlement est celui d’un loup laissant court à sa rage, c’est une promesse de délivrance pour mon épouse et de mort sanglante pour nos ennemis. Ce hurlement représente à la perfection le lien m’unissant au parrain de ma fille. Car, il ne fait nul doute que celui-ci serait mien si les rôles étaient inversés en cet instant. Les échos des déflagrations s’amenuisent lentement mais surement alors que j’atteins un étage supérieur. Mon cœur bat à une allure étonnamment normale. 


Je ne panique plus et suis de nouveau parfaitement maître de ma personne. Une haine froide et implacable qui vient réclamer son dû. La présence concrète de ma Za au sommet de ce labyrinthe de béton et de briques me permet d’ètre celui que je suis en temps normal soit un monstre de sang-froid. Un membre renégat de la Bratva déboule d’une pièce adjacente un pistolet mitrailleur à la main. Je saisis son poignet et le brise d’un mouvement sec avant de le projeter contre la vitre la plus proche qui se brise sous l’impact. Le criminel chute dans le vide et je me fige quelques instants le temps de le voir se briser plusieurs mètres plus bas en une vaste flaque écarlate. Son cri d’horreur sonnant comme une mélodie délicieuse à mes oreilles. Je laisse mon regard dériver et constate avec satisfaction que Milan et les miens ont eu raison des renforts embusqués nous ayant pris par surprise et foncent vers le sous-sol à toute vitesse.


You know i never wanted to hurt you but i’m sorry this is the end


Je me détourne de la vision de la cour intérieure alors qu’un filet de vent nocturne caresse mon visage et reprends ma route vers le cœur du bâtiment, la raison de ma présence en ces lieux honnis. Je bondis presque en avant tant l’impatience me tenaille. Je n’ai déjà perdu que bien trop de temps. Je ne compte plus les marches que j’avale car je les saute deux à deux tant je me hâte d’aller mettre un terme à ce cauchemar. Je cours à pleine vitesse en laissant mes sens me guider dans la bonne direction. Mon odorat de félin a reconnu l’effluve de mon épouse et suis la piste avec célérité. Sans compter notre lien télépathique qui me permet de ressentir ses émotions présentes et son état général. Des émotions pour le moins explosives ce qui pourrait facilement me tirer un sourire d’amusement si le danger qui pesait sur sa tête n’était pas aussi prégnant. Alors je continue de cavaler comme si j’avais l’enfer à mes trousses sauf que ce soir je suis l’enfer je ne le fuis absolument pas. Des bruits de cavalcade m’indiquent que mes alliés ont achevés de nettoyer le sous-sol et se sont à leur tour lancés dans la course contre la montre menant au sommet. Déjà la pression s’accentue signe que je suis tout près du but car j’entends une multitude de pas d’hommes quittant des salles précises, j’entends le bruit de chargeurs que l’on enfonce dans des culasses, des lames sortant de leurs fourreaux et des cœurs battant la chamade. Il parait évident que les mafieux qui se jettent dans la bataille sont terrifiés car ils ne s’attendaient certainement pas à ce que leur supériorité tactique et leur sens de la surprise soient si aisément balayés par les hommes qu’ils comptaient abattre comme des moutons mais ce sont des durs à cuire avec des dizaines d’années dans le métier qui en ont vu d’autres et qui ont l’habitude des bains de sang les plus atroces. Je ne le sais que trop bien puisque j’ai roulé avec eux par le passé. 

Ce sont des durs à cuire, de la raclure à n’en point douter mais de la raclure qui ne fuit pas devant les balles et qui partage la soif de revanche de leur chef. Cela tombe bien je n’ai aucune balle à disposition et même si j’en avais encore je ne les utiliserais pas. Certaines choses doivent être faite d’une manière bien précise et ne peuvent être faite autrement. Venez. Venez épancher ma colère glacée et la soif de sang qui m’anime. Venez connaitre la terreur véritable d’une agonie sans pareille d’un raffinement barbare. Oh oui venez essayer de m’empêcher d’atteindre Azalea ! Je range prestement mon imposante arme de poing dans ma ceinture et laisse ma transformation s’amorcer. Si en d’autres circonstances j’aurais pu avoir des scrupules à user de ma forme la plus noble de gardien pour perpétrer un massacre. Ce n’est aucunement le cas ce soir et ne saurait être le cas alors qu’une héritière de sang royal est menacée. La fumée se déchaîne autour de moi et danse, virevolte à vive allure en des volutes gris foncé embrassant ma silhouette avec grâce. Mes crocs s’allongent tandis que mes griffes apparaissent et que mon visage se fait félin. Mes yeux s’illuminent d’un éclat meurtrier alors que mes prunelles bleuissent.

So I’m saying my goddbyes. Goodbye to my good side.


La blessure par balle de mon épaule finit de cicatriser au moment où deux hommes morts canardent ma position me forçant à me plaquer contre un mur qui se voit arroser de balles d’armes lourdes durant une bonne minute. Je ne gaspille pas une seconde en attendant le moment fatidique ou ces derniers seront à court de munitions et ramasse un débris arraché du mur en piètre état. Lorsque l’averse de feu s’achève enfin, je déboule hors de ma cachette et projette de toute mes forces mon projectile dans la tête de l’un des deux assassins qui se brise dans une éruption écarlate et un craquement sonore écœurant. Le deuxième mort pose un regard effaré sur son partenaire de crimes et tente de recharger son fusil d’assaut le plus rapidement possible mais hélas je suis déjà sur lui d’un bond puissant et lui arrache l’arme des mains avant de la projeter plus loin. Le mafieux s’enfuit à toute jambe mais je m’élance à sa poursuite lui bondis dessus ce qui a pour effet de le faire s’écraser durement sur le ventre. Mes griffes se plantent dans sa gorge alors que de l’autre main, je tire de toutes mes forces pour arracher le couvre-chef. Je finis par ôter un poids à l’indésirable vermine et la garde à la main par les cheveux alors que je continue mon ascension vers ma paix de chair. Je m’élance une fois de plus dans un escalier et lève la tête détachée en croisant le regard d’un homme de main dont le regard se perd dans le vide devant le spectacle sans équivoque d’un monstre de cauchemar tenant la face de l’un de ses pairs.

L’arme lourde se lève mais ne fait pas feu car je l’écarte d’un revers du bras presque nonchalant avant de plonger mes griffes dans ses entrailles. Je prends quelques secondes pour voir la vie quitter l’homme avant de le projeter brutalement dans les escaliers. J’atteins un étage supplémentaire la face couverte de liquide écarlate, les griffes souillées mais les crocs toujours immaculés. Je reconnais les effluves des membres de la Stiddia et comprends que mes hommes ont empruntés les escaliers extérieurs pour grimper plus vite avant de briser une fenêtre pour rentrer. Je les rejoins en plein combat face à une petite escouade les ayant pris par surprise. Mon arrivée distrait les russes et mes camarades en profitent avec habileté. S’ils sont étonnés de me voir couverts de sang sous ma forme mi humaine mi tigre, ils n’en laissent rien paraître. Je plante mes crocs dans la nuque du dernier adversaire en vie et la lui déchire d’un mouvement sec avant de recracher la chair et de me nettoyer les lèvres.

It only ever got me hurt. And i finally learned. It’s a cruel, cruel world.


Les râles d’agonie laissent place à un bruit sourd alors que je mène mes troupes vers l’achèvement suprême, la libération de mon épouse et de notre fille en son sein. Je lève brusquement la tête alors que la Stiddia braque ses armes sur la direction opposé avant de les baisser et croise le regard d’Alessandro qui abaisse lentement son arme de poing. Je tourne la tête et reprends ma route mes soldats sur les talons. Milan me flanque de près. Le reste du chemin est plutôt tranquille. Les trois surnaturels du groupe que sont Milan, Ryan et moi n’ont aucun mal à éliminer les adversaires embusqués avant qu’ils ne puissent nous tomber sur le râble et causer des dégâts irréparables. Jusqu’au moment où une embuscade de dernière minute manque de nous faire passer ad vitam eternam. A couvert derrière des murs, débris en tout genre, barrières improvisés mes hommes se regardent les uns les autres. Jade et Dante rafalent à leur tour sans viser par-dessus nos protections de fortune sans grand succès cependant alors je fais signe à mes compagnons surnaturels de se préparer à projeter nos protections. Milan et Ryan projettent respectivement une table en piteux état et un bloc de béton en avant ce qui n’abat qu’un seul tireur mais a le mérite de les effrayer et de les distraire suffisamment pour que je m’élance à toute allure, me laisse glisser entre les jambes d’un mafieux et laisse mes griffes lui découper l’entrejambe. Avant que le reste des criminels ne puisse réagir, ils sont submergés par la Stiddia. 

Nous reprenons notre course et à l’issue d’une ultime volée de marche débouchons dans une vaste pièce pleine de voyous tatoués de la tête aux pieds une poignée de secondes après Aless et la Squaddra. Le spectacle de Za avec un pistolet sur la tempe fait émerger un grondement de rage hors de ma gueule tandis que je reprends forme humaine seulement si j’ai pu me contrôler jusque-là je risque de ne plus répondre de rien dans les instants qui viennent. Aussi je laisse le sourire de mon épouse m’apaiser avant de tourner la tête vers mon ami sicilien et murmurer maintenant. Ce dernier sifflote un air sicilien et Sam comprend instantanément, notre tireur fait feu et la balle pénètre dans la main d’Aleixei. Sans laisser le temps aux russes de réagir je laisse mes émotions brutales prendre le pas sur ma volonté et m’élance vers le groupe de criminels. Lorsque mes pattes touchent le sol et que je suis sous ma forme complète je ne me perds pas en conjoncture et prend un mafieux à la gorge avant de me frayer un chemin sanglant teintés d’amputation vers Za.
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Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Lun 19 Juin - 18:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Mer 24 Mai - 21:16

Spoiler:
 


Vendetta in città
La tension est palpable. Le ruskov savoure sa mise en scène. Toutefois les battements irréguliers de son cœur démontrent sa surprise. Malgré notre infériorité numéraire, nous n’avons aucune perte à déclarer.

« Je l’ai patron. »

Ce n’est qu’un lointain murmure, inaudible à l’oreille humaine. Ce soir ce qui va faire la différence entre eux et nous, c’est notre professionnalisme et aussi nos aptitudes surnaturelles. Nos hommes triés sur le volet ont été choisis pour leurs compétences, mais aussi pour leur mental et leur esprit d’équipe. Chacun sait son rôle, tout le monde connait la partition à jouer. Et comme dans tout orchestre symphonique, il n’y a qu’un chef d’orchestre, moi.

Si le moment de la confrontation des regards abreuve la soif de vengeance d’Aleixei, elle permet à nos hommes de se placer, ombres parmi les ombres, aussi silencieux que la morte elle-même. Sam est en place, la mire de la lunette de son fusil pointée sur le russe. Il ne va pas l’abattre car Arès nous l’a demandé. La curée lui est réservée.

Za est resplendissante ! Malgré les cernes qui lui ourlent le regard, soulignant la flamme vivace de ses prunelles, elle est belle et royale. Un pistolet collé sur la tempe ne l’empêche pas d’offrir à son époux le plus beau des sourires. Cette femme en impose par sa seule présence et sa manière d’être. Son regard croise le mien. D’une légère inclinaison du chef, je lui offre mes hommages.

Sur ma droite, je sens le tigre bouillir sur place. Je sais le dilemme qui le déchire, partagé entre le besoin impérieux de bondir et déchiqueter celui qui a l’audace de s’en prendre à ce qu’il a de plus précieux dans la vie, sa femme et son enfant à naitre, et la nécessité de la jouer sicuro. Une balle est vite partie.

Un sourire sardonique déforme les traits d’Aleixei. Il pense avoir l’avantage et tenir Arès par les palle. Cependant le russe n’a aucune idée du folklore italien. La mise en scène subtile lui échappe. Les slaves sont décidément des barbares même dans le crime. Arès pousse l’audace de quitter son adversaire des yeux pour me regarder. Son murmure n’est qu’un souffle.


Campé bien droit sur mes jambes, il serait possible de croire que je sors d’un diner spectacle avec sur le dos, mon couteux trois pièces en cachemire d’un gris sombre virant sur le noir et mes pompes italiennes au prix insolent, si ma chemise de soie blanche n’était pas ornée de roses écarlates, comme mes mains poisseuses qui témoignent qu’elles sont les seules armes que j’ai utilisées. Quelques hommes de main du russe commencent à pâlir se demandant où est la frontière entre la mise en scène et le réel.

Je sifflote un air célèbre qui tire une grimace dédaigneuse de la part d’Aleixei. A un tempo précis, Sam appuie sur la gâchette. L’arme qui tenait Za en joue tombe sur le sol. Le chef de file des russes se tient la main, le regard ahuri, cherchant désespérément d’où peut provenir ce coup de feu. Mais c’est trop tard. L’endroit comporte un gros matou de plus sous les hurlements de stupeur de nos adversaires. Il n’y aura pas de survivants, alors je laisse mon corps se transformer et prendre l’apparence d’un cauchemar. L'enfer vient de s'ouvrir sur terre.

Arès a soif de sang, tout son être appelle à la violence et à l’expédition punitive. Je sais que mio amico dois verser ce soir sa dose de sang pour pouvoir retrouver sa sérénité. Je m’élance vers sa reine pour la couvrir. Za m’accueille comme à son habitude.

- J’ai déjà un chevalier servant Amaro. Ne t’avise pas à tester ton charme sur moi !
- Madre di Dio ! Mia bella donna ! Je crains ne pas être le genre de docile chaton que vous affectionnez principessa. Je suis bien trop dominateur pour vous.


Za me grogne dessus, puis éclate de rire. J’ai droit à une palanquées d’insultes sur les machos italiens. Mais nos grivoiseries ne nous ne laissent pas moins inattentifs. Alors que nous palabrions comme dans un salon, la lionne a brisé la nuque d'un type qui tentait de la prendre à revers, pendant que je débobine les intestins d’un second hors de son ventre.

L’air est saturé de cette odeur douceâtre et légèrement écœurante du sang chaud. Andrew a bloqué Aleixei, le canon de son arme pointé sur son front pendant que nous nettoyons le reste.  Les russes sont de solides gaillards. Il faut frapper forts et juste pour les abattre. Car après la première stupeur de découvrir l’existence des monstres que nous sommes, ils se sont repris et se sont lancés dans une bataille acharnée, comprenant que le rapport de force n’a jamais été en leur faveur. Ils luttent avec l’énergie du désespoir, celle qui peut créer de véritables miracles, ou pas.

- Zone nettoyée Arès.

Ma voix est laconique. Du revers de la main, je m’essuie le coin des lèvres. Je revois Weizerling se jeter sur le chasseur qui l’avait planté. Le wendigo avait mangé aussi salement qu’un maiale. Il faut avoir des tripes pour regarder sans sourciller un wendigo se nourrir. Un à un je scrute nos hommes. Ils me répondent soit d’un signe de tête, soit en levant le pouce. Il y a quelques blessures, mais rien de bien choquant pour eux qui en ont vu bien d’autres. Place au couple royal, c’est à eux d’achever le morceau final de la symphonie qui vient d’être jouée. Andrew a amené le coupable au centre de la pièce. Son regard suit le tigre qui lui tourne autour. Je ne sais pas quelle genre de mort mio amico lui réserve. En attendant, je m’essuie les mains sur un pan de chemise arrachée à un mort. Nous allons devoir faire bruler l’endroit. Avec cette boucherie, il y a nos empreintes disséminées un peu partout.

© Fiche par Mafdet Mahes

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Vendetta in città || Feat Arès   Lun 19 Juin - 18:25

Vengeance is justice
L’atmosphère de la vaste pièce est brulante comme un jour d’été californien presque étouffante tant la tension est à son paroxysme. Face à nous un spectacle qui m’est profondément et paradoxalement terrifiant et apaisant à la fois. Azalea ma sublime lionne est ligotée à sa chaise et son visage gracieux est marqué des récents outrages qu’a osé lui faire subir ce fantôme de mon passé tumultueux, cette mauvaise surprise, ce vengeur aux désirs irrémédiablement suicidaires. Le coupable qui se tient fièrement dressé semble exulter d’une joie féroce en pointant son arme de poing sur le crâne de mon épouse. Mes yeux font le tour de la pièce une seule et unique fois car me détourner de mon point d’attention, de mon ancrage naturel, de ce que j’ai de plus précieux dans l’existence est presque douloureux mais je m’y contrains à contre cœur afin d’évaluer néanmoins la situation avec une minutie tranchant nettement vis-à-vis de mon bouillonnant état d’esprit.

Je laisserais bien cette condotta à d’autres notamment Alessandro mais cet examen attentif du périmètre bien qu’expéditif me semble particulièrement nécessaire même dans mon état de rage confinant à la soif de sang la plus implacable. La troupe de derniers fidèles du renégat russe est lourdement armée et il suffirait d’une erreur d’appréciation pour que l’un des miens qu’il s’agisse de Milan mon ami d’enfance flanqué à ma gauche si près que je peux presque caresser son aura de la mienne, de Nolan mon mentor d’hier désormais homme de main mais toujours vieil ami, d’Alessandro celui sans qui je n’aurais jamais pu me trouver ici dans cette antichambre de l’enfer pour y délivrer ma féroce moitié, de Ryan et Lincoln mes frères de clan ou n’importe lequel de nos criminels endurcis ne tombe pour ne plus jamais se relever. Sans compter les balles perdues pouvant atteindre Za dans le feu de l’action.

Je suis venu ici pour sauver la personne qui compte le plus dans ce monde à mes yeux et la promesse d’un futur rayonnant d’espoir non pas pour perdre un autre être cher. J’estime n’en avoir que bien trop vu me quitter. Une réflexion particulièrement ironique pour un homme tel que moi j’en conviens mais arrive parfois un moment où l’on prend cruellement conscience de certaines choses. Personne n’est immortel, je ne le sais malheureusement que trop bien mais une part de moi refuse ne serait-ce que d’envisager la possibilité d’une mort alliée. Alors, j’analyse malgré la colère se mêlant à l’inquiétude faisant palpiter mon cœur à un rythme effréné semblable à celui des slaves qui commencent à douter en se rendant compte que notre troupe est complète et indemne ce qui n’a en soit absolument rien de logique ou de naturel. Mon sang bouillonne dans mes veines et semble être soudainement devenu doté d’une propriété corrosive. Tout mon être de mon cœur à mon esprit ne désire qu’une seule chose se jeter dans la bataille et massacrer tout ce qui aura l’audace de passer à sa portée. Le félin en moi s’agite de plus en plus et ses coups de griffes furieux ne demandant qu’à déchirer, briser, fendre et sa hargne, sa haine sans commune mesure résonne dans ma tête tel un marteau en action. Je ne vais pas pouvoir me retenir beaucoup plus longtemps. Le tigre que je suis veut dévaster l’ennemi afin de protéger sa compagne et sa progéniture.

Le gardien en moi souhaite annihiler la menace qui pèse sur sa supérieure hiérarchique et faire fondre la vengeance des gardiens à la fumée sur des inconscients et leur faire connaitre une terreur ancestrale pour les punir de leur outrecuidance impardonnable. Enfin, l’homme en moi ne souhaite qu’une seule chose serrer son épouse, sentir la chaleur de sa peau, laisser libre court aux émotions brutales qu’il contient depuis des heures déjà et s’excuser tout en l’embrassant comme si demain n’existait pas. Or pour parvenir à cette fin, il me faut régler cette vendetta sortie du néant de l’oubli ou du moins matérialisé dans mon havre de paix par ma négligente insouciance coupable. Le regard dont je couve le leader de cette insurrection mafieuse est paradoxalement presque aussi doux qu’une caresse alors qu’une haine sans pareille déforme les traits de son visage vieillissant. La douceur dans mes yeux née de l’apaisement procurée par la proximité du soleil de mes jours ainsi que par la certitude inexplicable que tout ira bien, que cette soirée d’horreur qui est sans conteste l’une des pires de toute mon existence ne deviendra qu’un sombre souvenir et non le funeste acte tragique d’une histoire macabre dont je ne saurais probablement pas puiser la force de narrer l’épilogue vide de sens.

Une douceur illusoire assurément promesse d’un sort infiniment pire que celui que risque de connaitre ses sbires dans les instants à venir. Désormais, gonflé d’une tranquillité placide et d’une confiance invétérée en chacun de mes alliés, je laisse mon regard accrocher celui de mon épouse qui m’adresse un sourire rayonnant me poussant à me demander si elle a été un jour aussi belle, intimidante, altière et parfaite qu’en cet instant précis. Je me sens me consumer de l’intérieur sous ce regard empreint d’un amour et d’une confiance sans borne. Deux choses que je ne cesserais jamais de penser ne pas mériter de la part d’une telle puissance. L’éclat paisiblement triomphant de ces deux yeux verdoyants me transmet la dernière once de certitude quant à l’issue de cette sanglante confrontation. Décidant de ne pas gaspiller une seconde de plus dans cette atmosphère moite de haine mutuelle rehaussé d’un soupçon non négligeable de terreur ennemie, je tourne lentement la tête vers mon frère de crime et amico et me contente d’un infime mouvement de lèvres accompagné d’un sourire sincère et empreint d’une joie irréelle. Les instants défilent lentement dans la foulée du mouvement des lèvres d’Alessandro. Bang. Une balle traverse le fuselage bien trop léger du verre d’une vitre pour s’enfoncer dans la main d’Aleixei qui titube non sans avoir lâché son arme de poing au passage. Je m’élance dans la foulée sans hésitation aucune alors que les slaves ne tardent pas à retrouver leurs esprits après s’ètre inquiétés à juste titre de la menace latente représenté par un tireur embusqué de talent.

Une arme de guerre se dresse devant moi et je me jette en avant pour atterrir à quatre pattes sous la forme d’un tigre imposant aux crocs découverts et l’œil illuminé d’une lueur mauvaise. Un instant d’hésitation surprend l’homme à l’expression révulsée de terreur indescriptible tandis qu’il dévie malencontreusement le canon de l’arme puissante de sa trajectoire mortelle. Un instant de trop. Je bondis en avant et plonge mes crocs dans la chair tandis que l’homme tombe à la renverse sous mon poids massif. Autour de moi les tirs claquent et les cris fusent dans tous les sens. Des détonations successives provenant de l’extérieur témoignage de la présence de l’ange gardien à l’œil sur permettent d’épargner notre camp et alors que le combat continue de faire rage. Je me jette dans les pieds d’un autre homme avant de laisser mes griffes taillader son visage au moment même où mes crocs impriment leurs ravages meurtriers. Un instant seulement a passé alors que ma fourrure rayée se couvre un peu plus de liquide écarlate. Ma présence déstabilise l’ennemi qui ne s’attendait pas à affronter un monstre de crocs et de griffes aussi agile qu’un poisson dans l’eau. Mes crocs se plongent une fois de plus dans de la chair et j’imprime une torsion implacable pour briser l’os d’une jambe. Un autre bond est amorcé par ma carcasse animale, bond m’amenant à percuter avec une violence inouïe un solide gaillard parvenant honorablement à me repousser d’un puissant coup de pied sur le museau.

La deuxième tentative pour me maintenir à l’écart n’a pas l’effet escompté pour ma victime qui hurle tout le fruit de ses entrailles tandis que je transforme son pied en un amas sanguinolent. L’air est saturé d’un effluve doucereux de charnier en devenir. Le sang emplit tous les sens jusqu’à rendre nauséeux. L’horreur d’un combat aux allures barbares de cauchemar s’achève lentement mais surement mais le prédateur en moi n’est pas satisfait, n’est pas comblé alors même que du sang s’écoule de ses babines frémissantes. Mes pensées humaines d’ordinaire si fluides même sous cette forme primitive sont obstrués par la fureur d’un fauve ayant du supporté une captivité malvenue eu égard à la menace ayant pesée sur les épaules de sa compagne. Tuer. Tuer. Protéger. Abattre. Menaces. Femelle. Petit. Venger. Voilà les seules nuances traversant mon esprit en ces instants de tuerie. Je m’acharne méthodiquement sur la carcasse d’un russe mort l’arme à la main et les yeux fous rendus luisants par le désespoir sans que le tigre ne prenne conscience de l’immobilité sans appel du corps encore chaud. Le spectacle est écœurant pour les témoins humains mais la bête en moi s’acharne encore jusqu’à ce que je sente l’épuisement me gagner.

Une voix me sort de ma torpeur sanglante et me pousse à abandonner ma funèbre obsession. Je dévoile les crocs par réflexe et grogne en constant la proximité du loup avec ma compagne avant de sentir l’odeur du sicilien et de retrouver mes esprits. Je me mets ensuite à tourner autour du responsable de ce bain de sang sans jamais m’approcher plus près que ne le veut mon cercle. Aleixei ne me quitte pas une seule seconde des yeux. Je finis par m’immobiliser pour me relever sur deux jambes, nu comme un vers et écarlate d’une hémoglobine n’étant pas la mienne. Je m’abaisse pour me porter à sa hauteur avant de murmurer à l’homme qui fut autrefois un allié dans la nébuleuse constellation du monde souterrain des paroles qui resteraient à jamais entre lui et moi avant de l’envoyer dormir d’un coup de poing dans la tempe. Prenant quelques instants pour observer mes mains couvertes de sang d’un air hagard, je finis par détourner le regard avant de balayer la salle d’un air soulagé. Mon regard finit par trouver celui de celle pour qui j’aurais sans hésiter pu faire bien pire que ce qu’il s’était produit entre ces murs maudits.

Aza laisse des larmes inonder ses joues au teint diaphane meurtrie par les violences subies en ces lieux mêmes. Je ne peux réprimer les miennes qui me font l’effet de brûlures infernales ne pouvant que faire remonter un tumulte d’émotions en mon poitrail. Honte, soulagement, culpabilité, joie pure sans commune mesure et tant d’autres choses indescriptibles avec des mots. Des choses qu’il convient de sentir et de ressentir pour les reconnaître. La lionne d’Azgeda s’élance et m’enserre brutalement dans ses bras. Ses larmes ruissellent dans ma nuque et se mêlent aux miennes dans un torrent lacrymal symbolisant l’amour de deux êtres ayant senti leur cœur s’arrêter pour les mêmes raisons au cours de ce cauchemar nocturne qui resterait à jamais gravé dans les mémoires de tous les participants. J’enserre le visage de ma compagne entre mes mains tachées de sang et dépose une avalanche de baisers fougueux sur son visage sans que mes larmes ne se tarissent à un seul instant. Mes doigts caressent ses traits délicats avec une douceur infinie puis je me laisse glisser jusqu’au ventre enrobé de la future maman et caresse doucement la rondeur lunaire avec un amour palpable.

Mon soulagement manque de me faire rater un battement de cœur lorsque je sens la vie s’agiter sous ma main. Déposant un baiser sur l’excroissance maternelle je me sens relevé par la main droite de la lionne posée sous mon menton. Ses lèvres viennent chercher les miennes avec une volonté féroce comme si cette tragédie potentielle avait décuplée la passion et de ces morceaux de chair au gout divin elle souhaitait s’assurer que je n’étais pas un mirage bienvenu mais trompeur. La lippe délicieuse me plonge dans une extase certainement rendue possible par le caractère extrême des événements antérieurs et je m’abandonne à ce baiser sauvage, possessif et impétueux comme un naufragé se raccrochant à une planche en pleine mer. Lorsque notre étreinte s’achève, mon regard s’assombrit de lui-même malgré mon regard étincelant parfait reflet des deux prunelles vertes face à moi. C’est ma faute Za. Tout est ma faute. Je suis le seul responsable de ce carnage. Le seul responsable de ce qui t’est arrivé. Je détourne le regard dévoré par la culpabilité lancinante qui me tenaille.

Mais, mon regard est immédiatement ramené dans celui de l’héritière qui esquisse une moue sévère. Je t’interdis de penser cela. Arès. Tu m’entends. Je te l’interdis ! Ne t’avise pas de répéter ce genre d’inepties. Ce fou est le seul coupable que tu dois blâmer. Dit-elle en désignant du menton la masse inanimée d’Aleixei. Mes dernières larmes sont balayées par la main de mon épouse qui prend ma main dans la sienne pour m’entrainer vers la sortie alors que Milan enlève sa veste pour me la tendre. Je la noue autour de mon intimité en remerciant le blond d’un murmure. Nolan soulève le seul survivant ennemi avec l’aide de Dante. Alessandro croise mon regard et je lui souris avant de prendre la parole d’une voix forte bien qu’encore enrouée d’émotions. Mes yeux se portent sur chaque membre de cette épopée salvatrice. Messieurs et toi aussi ma chère Jade. Je tiens simplement. Je tiens simplement à vous remercier pour tout ce que vous avez fait ce soir. Tout ce que vous avez fait pour moi. Tout ce que vous avez fait pour nous. Je peux vous garantir que je ne l’oublierais jamais.

Les sourires des membres de l’organisation me font indéniablement chauds au cœur. Quand bien même nos hommes et notre femme étaient payés pour faire couler le sang lorsque cela s’avérait nécessaire la sincérité dans leurs yeux avait quelque chose de réconfortant. Una famiglia. Une fois dans la cour je reste main dans la main avec ma compagne tandis que le parrain de ma fille allume le brasier de manière nonchalante en catapultant avec classe sa cigarette dans l’essence imbibant désormais la surface du bâtiment. Le feu illumine la nuit tel un soleil immatériel et je me contente d’un hochement de tête entendu en direction d’Aless qui comprend dans un regard tout ce que geste peut exprimer. J’ai très bien choisi le protecteur non gardien à la fumée de ma fille. Il n’existait pas meilleur choix. Lorsque les sirènes des pompiers et de la police se mettent à déchirer la nuit nous sommes déjà loin avec un mort en sursis ligoté dans un coffre.
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