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 BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!

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AuteurMessage
Stiles Stilinski

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MessageSujet: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Mer 19 Avr - 23:35

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Suite de :
 
Le moteur de Roscoe n’est pas le plus discret mais il fonctionne, en ce moment en tout cas et c’est déjà inespéré ! On s’est donné rendez-vous ici pour ensuite mener l’enquête dans l’endroit le plus approprié : le poste du Sheriff. Je sais qu’on trouvera de quoi avancer, mais genre un grand pas ! Le genre de pas qui pourrait bien nous mener tout près de la résolution de ce mystère. Therence n’est pas encore là. Ça me laisse le temps de réfléchir, de divaguer sauf qu’en ce moment, je déteste faire ça, parce qu’inexorablement je retombe sur le même sujet. Derek. Cormier. Et ce que j’ai appris sur Maman. Je ne suis pas encore allé confronter Cormier. Après tout, c’est tout de même un ami de Derek et quand il apprendra ce qu’il s’est passé…le problème, c’est qu’en attendant, je n’ai toujours pas parlé au loup, et ça ça craint un max. Je commence à croire que cette situation lui va bien. Mais à moi, est-ce qu’elle me va ?

Ah ! Le voilà ! Je m’extirpe tant bien que mal de ces pensées au chemin sombre en même temps que de la voiture. Je me tourne vers le bâtiment et je soupire. Entrer c’est facile. Ne pas se faire choper, c’est une autre paire de manche surtout qu’on cherche quelque chose de bien précis. Mon père enquête sur les disparitions qui nous intéressent. Et je crois bien, que lui et nous ne sommes pas les seuls. Ruby est coincée au manoir, mais ce n’est pas le cas de Parrish !

— « Prêt ? » demandé-je à Therence.

Et bien, dans ce cas, allons-y, Allonzo ! Therence me suit. Je serais le guide ici, je connais plutôt bien les locaux. Nous n’évitons pas les caméras, ce ne sera pas nécessaire. Ils ne visionnent les enregistrements que s’ils soupçonnent une effraction ou qu’il s’est passé quelque chose. L’agent n’est pas d’astreinte pur surveiller le poste mais pour être présent si une âme en détresse se pointe. Donc en gros, s’ils ont besoin de regarder les vidéos c’est qu’on a déjà merdé. Et on ne va pas merder, pas vrai ? En attendant, l’astreinte n’étant que pour venir en aide, l’agent la passe généralement dans une pièce réservée avec un peu plus de confort. Donc techniquement, il n’y a aucune raison pour qu’on se fasse avoir. Il suffit de ne pas passer par la porte principale, qui déclenche automatiquement une alarme dans la dite salle — bah oui, si quelqu’un débarque en détresse, c’est par là qu’il va passe— mais par la porte de service, dont j’ai chouré la clef, évidement.

Un minimum de discrétion et tout se passera bien ! Normalement… Mouais, plus facile à dire qu’à faire quand même. On parle de moi quand même, le seul mec capable d’obtenir le cri le plus abominable d’une porte d’hôpital ! Therence n’est pas mal non plus dans le genre il me semble, et encore Liam n’est pas encore là. Il a dit qu’il essayerait de nous rejoindre mais qu’il ne pouvait rien promettre. Tous les trois, en toute discrétion…Mission Impossible….Challenge Accepted !

Comme prévu, entrer n’a rien de compliqué. Je mène le blousonneux jusqu’au bureau de mon père. C’est cette partie la plus tendue : y entrer sans alerter le garde. Il ne peut nous voir mais la porte grince parfois. Quand le bureau est animé, ça passe inaperçu, mais là, au milieu de la nuit…et tout le monde connaît ma relation avec les porte qui grince, elles se jettent sur moi, elles m’admirent, elles me….hum bref ! Aujourd’hui, il se trouve que j’envoie Therence au front, et les porte qui grincent l’admirent beaucoup moi, je les comprends ! On a de la chance…pour l’instant ! On referme la porte et je baisse doucement le store. Cela passera inaperçu. Personne ne se souviendra de si mon père avait ou non relevé les stores avant de partir. Lui si, mais il se dira qu’il manque de sommeil, ce qui sera d’ailleurs bien vrai.

Je m’avance vers un casier au plus près de son bureau et je le désigne à Therence.

« C’est ici qu’il garde les enquêtes « étranges » », soufflé-je en mimant les guillemets.

Nous nous emparons des paquets de dossiers et nous installons au sol pour fouiller. Si l’autre n’a pas d’appel, nous devrions avoir la nuit pour nous. Oui, j’ai la foi !

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Sam 6 Mai - 0:11





Infraction et effraction


Il est tard dans la nuit. Les étoiles sont en train de dire bonjour à la lune, dont celle ci brille de ses rayons de luminance sur la ville. Un vent léger souffle à travers les ruelles, faisant s'envoler des feuilles mourantes et des morceaux de débris qui jonchent le sol. Vraiment, c'est une belle nuit dans  cette région apparemment dangereuse dès l'apparition de l'astre nocturne. Parfaite pour faire le mur sans risque. Dès que mes parents s'endorment, je saute hors de ma fenêtre pour cavaler seul dans les rues de Beacon Hill. Une ballade au clair de lune, c'est tellement romantique ! Faudra que je pense à en faire une avec Cara-chou d'ailleurs...

Enfin bref. Mes pas sont décidés sans pour autant être rapides. Mon allure est plutôt tranquille bien que je sois à l’affût de tout ce qui m’entoure. Je ne tiens pas spécialement à être surpris. Cela pourrait devenir fâcheux sachant que je viens de délibérément faire le mur. Si mes parents me chopent dehors à cette heure ci, s'en est terminé de moi. Plus j’avance et moins je croisse de monde. Normal en même temps, les gens sont en train de dormir ou se pressent d'y aller. Le lieu dans lequel je me rends n’a rien d’avenant ni de festif. Bien sûr, se balader dans les rues de nuit n'est jamais des plus accueillant, surtout après le nombre important de disparu au cours des derniers jours.

Mais là, il s’agit de me rendre à un endroit précis. Pas n'importe lequel par ailleurs. Le poste de police de Beacon Hill. Voilà ma destination de rêve. Bon je blague. J'aurai largement préféré finir ma soirée dans ma chambre, emmitouflé sous une couette devant un bon jeu vidéo plutôt que de devoir  me balader à l'intérieur de ce bâtiment en pleine nuit. Au faites, il manque plus que la pluie et le ciel zébré d'éclairs pour compléter le charme de la fugue nocturne. Enfin bref, vous vous demandez sûrement ce que je peux faire par ici, surtout à une heure aussi indue. Pour l'adrénaline et l'aventure, mon pote ! …

Bon, ok c'est juste pour entrer par effraction dans les archives policières afin de faire avancer notre enquête. Rien de bien folichon en vérité. Pourquoi les dossiers de la police en particulier me demanderiez-vous ? A cause des rumeurs concernant un kidnappeur, un extraterrestre ou bien la mort elle-même en personne… Rien que ça ?! Tsss ! Ah mon humble avis, tout cela n’est que balivernes ! E.T ? Faucheuse ? Non mais qui croit encore à ce genre de choses à notre époque ?! Les idiots, nul doute ! Mais bien évidemment, ceux qui colportent ces ragots plus ou moins crédibles, aux autorités les plus proches, prétendent tous ne pas y croire.

Pourtant, ils en ont tous peur au point de se cloître à double verrou chez eux. Si ça, ce n’est pas faire preuve d’idiotie ! Soit t'as la frousse et tu l'assumes, soit tu n'y crois pas un mot à ces sornettes et tu vas pas chouiner devant les autorités comme s'ils avaient tout pouvoir afin d'assurer la sécurité aux habitants. Faut pas exagérer non plus, ce ne sont que de simples humains. Enfin, majoritairement.... Je soupire devant tant de stupidité humaine. Pour ma part, je n’y crois pas à cette théorie de bonhomme vert venu d'ailleurs ou bien de fantômes vengeurs accomplissant leurs méfaits envers les pécheurs… En fait, non. Pour être exact, je m’en fiche complètement. Tout cela ne m’importe que peu.

Tant que ces créatures venu de l'au-delà, paraît-il, ne viennent pas me chercher des noises, ils peuvent bien errer où bon leur semble. Leurs petites vies d'ectoplasmes ne m’intéresse nullement. Toutefois, je n'éprouve pas le même désintérêt envers les chimères. Cela me paraît bien plus réel que les théories précédentes. Surtout depuis ma charmante rencontre avec Georges, où j'y ai gagné une gourmette révélant bien des secrets en passant. Certes, d'obscurs secrets dont je n'ai pas tout à fait compris le sens. Néanmoins, c'est un indice d'une importance capitale. Au point de me poser la question sur sa présence en ces lieux, son propriétaire disparu et le fait qu'un monstre nous a chassés de là.

En fin de compte, quoi qu’il se passe réellement avec eux, je dois en tenir informer Stiles et accessoirement Therence. J'espère simplement que je ne vais pas me retrouver nez à nez avec une  parce que j'aurai oser troublé la sécurité d'une organisation secrète et malveillante. Cachant leurs activités illégales sous l’ombre effrayante d’une ou plusieurs chimères de garde. J'ai beau être un loup-garou génial, cela n'empêche pas que seul face à une troupe vilains pas beau, je ne fais pas le poids très longtemps. Pas longtemps du tout en faites. Juste de quoi filer à l'anglaise à toute berzingue.

Je me retrouve devant la porte de service du poste de police. Elle est vieille, décrépie par les intempéries et grince en plus ! Le schéma classique d'un début d'histoire d’horreur. A quand la musique sinistre qui résonne à travers les murs et l'atmosphère pensante ? Cependant, je ne suis pas effrayé pour si peu. Loin de là. Je ne suis plus un enfant à qui le croque-mitaine ou le monstre sous le lit donne des cauchemars au point de devoir aller se cacher sous le lit de mes parents avec mon doudou.

Prenant tout de même mon courage à deux mains, je pénètre dans le bâtiment. Il y fait tellement sombre que je suis obligé d'utiliser mon portable pour éclairer mon chemin. Je ne vais tout de même pas me priver de source de lumière afin de ne pas alerter qui que ce soit. Tout ça pour me gameler au sol comme un imbécile juste parce que je ne voyais pas où je mettais les pieds. Mes pas résonnent et brisent le silence pesant de ce lieu. J'observe le couloir, restant sur mes gardes, près à m'enfuir au moindre problème.

Je m’apprête à le traverser quand je me rends compte d'une chose. Je ne sais pas où ils sont ni où est le bureau du Sheriff. Oui je sais, ce n'est pas très malin de ma part de m'infiltrer quelque part sans connaître les lieux. Mais c'est pas comme si je fréquentai les lieux avec assiduité comme certains. Non voyons, je ne cite personne en particulier. Enfin pas tout à fait.  Ah bien voilà, maintenant vous vous sentez tout de suite concernés. Elle est belle la jeunesse de nos jours ! Hm … Je m'égare. Revenons plutôt à ma propre situation qui est la suivante. Où est donc le bureau du grand manitou à l'étoile brillante ? Bon et bien, il semblait qu’il ne me restait qu’une seule chose à faire: visiter le coin.

Vous y avez tous cru, hein ! J'suis pas fou à ce point là. C'est un coup à se faire prendre. Et puis c'est pas non plus si difficile de suivre leur piste. C'est comme s'ils avaient placé des flèches directionnelles à chacun de leurs pas. C'est donc sans complexité que je trouve le bureau. Les volets sont fermés donc je n'ai aucun moyen visuel de savoir s'ils sont là ou non. Toutefois, j'ai une confirmation auditive faite par la présence de deux rythmes cardiaques, dont un que je reconnais. Je vérifie que le couloir est désert avant d'ouvrir la porte et de m’engouffrer à l'intérieur de la pièce.

-Hey les gars !  Désolé du retard, mes parents ont mis un temps fou à s'endormir. Ça avance bien les recherches, sinon ? J'ai ramené avec moi les dossiers médicaux des disparus si ça aide. Dis-je tout en sortant les copies photographiques imprimés des dit dossier de ma veste.



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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Mer 17 Mai - 17:18

HRP : Nous (Adriann, Jordan et moi) venons nous incruster en arrivant de ce sujet qui introduit notre arrivée au poste de police.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Ven 26 Mai - 18:00



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Les dernières lueurs du jours persistent dans le ciel blafard, que déjà, l'astre de nuit pointe son morceaux de croissant à travers la cimes des arbres. Dans le brouillard filtrant les faibles rayons lunaires, les troncs plus ou moins droits et alambiqués donnent l'illusion de hautes silhouettes observatrices, et leurs racines cachées sous le par-terre de brume dissuadent l'exploration de ces bois.

Les feuilles et les branches s'écrasent sous mes pas. Je cavale en évitant en bonds et en détours les obstacles sur mon chemin, calfeutré dans mon anorak et avec un poids qui bringue-balance dans mon dos. Tout me parait grand, fantasmagorique. C'est impressionnant. Mais je m'arrête quand le bout de ma chaussure heurte dans quelque chose.
La vapeur nocturne s'écarte et je me découvre suivre un vieux chemin de fer mangé par la végétation. Et à quelques mètres devant moi sur les rails se fait sentir une présence...

Un petit liseré vermeil apparait comme un coup de pinceau dans le brouillard. Je sursaute, le sac plein dans mon dos suit le mouvement. Les arabesques en mouvances me signalent la position de la chose qui attend, stoïque, et qui se détourne subitement en faisant nettement valdinguer une queue blanche et touffue. Hey! Attend!!! Je cours après l'apparition, intrigué et rapidement euphorique : mais j'ai déjà joué avec ce grand chien blanc! Je ris, gambade avec insouciance et suis prêt à me laisser prendre au jeu jusqu'à ce qu'un mouvement me retienne.

Le fil rouge dans ma main que je n'ai jamais lâché se rappelle à moi.

Pas par là.

La voix est indéfinissable mais sereine. C'est la voix du grand chien blanc aux drôle de motifs. Le fil rouge découle de mon dos depuis le long des rails. Dans la direction opposé qu'il m'incite à prendre. Mais...

Pas encore.

Ma joie enfantine laisse place à une incompréhension croissante. Le chien qui m'attend est bienveillant, mais ce chemin n'est pas le bon si je veux retrouver mon papa.

-Et mon père? demandè-je d'une voix fluette.

Est-ce que ce n'est pas le but de mon expédition? Le retrouver, lui?

Pas encore
répète t-il.

Je fronce des sourcils, peiné, je n'aime pas cette réponse. Il essaie de m'empêcher de le retrouver! Je considère mon compagnon à fourrure qui est prêt pour poursuivre nos jeux innocents, puis le long chemin dans mon dos, et je fais un pas en arrière en refermant plus fort mon point autour de la cordelette avant de me détourner sur un regard désolé adressé à la bête de blanc.
J'ai pris ma décision. Ce sera lui. Mais tout juste ai-je le temps de faire demi-tour que la nuit fond sur tout et me plonge dans le rien. Rien d'autre que moi, et un fil rouge à suivre à l'aveuglette...

Tout est noir. Mon gardien n'est plus là, et je suis seul et j'ai peur. Mais je serais courageux, parce que c'est la voie que j'ai choisi, déterminé plus que tout à trouver l'auteur de mes jours. Alors je marche avec prudence, guidé par mon mince fil écarlate, sans savoir ce qui peut bien se cacher dans les ténèbres qui m'entourent...

Un mouvement vif m'interpelle sur ma droite et je me retourne subitement, le cœur qui bat fort dans ma tête et ma poitrine. Mon ami le grand chien?... Je ne ressens que de l'incertitude et de l’oppression, j'ai la chair de poule. Je tourne sur moi-même, guette le moindre signe d'une présence en déglutissant fortement, mais il n'y a rien. Pourtant la peur persiste et s'intensifie. Je suis sur le point d’appeler maman à l'aide, parce que c'est sûr, je ne suis pas tout... seul...

Un volte-face et la gueule rouge et féroce d'un immense loup me saute à la figure.


-AAH!!!

P*tain!!! Je me débat rageusement et dégage des mains la masse qui vient de m'écraser le visage. J'ouvre les yeux sur le plafond de ma chambre et un mur familier mais pas celui contre lequel je m'endors habituellement. En me redressant, je m'étonne d'une grimace mal réveillé de trouver mon oreillers au fond du lit, absent de ses quelques posters habituels. ... Je me suis couché dans le mauvais sens...
J'incrimine la toile au loup rouge échouée de son mur d'un regard assassin et la balance par terre d'un coup bref.

-Parce que tu m'attaque maintenant?!!

Sérieux?! Comment elle s'est décrochée?... Je m'assois au fond du lit et je me masse le visage et ma tignasse échevelé en poussant un gros soupir avant de considérer mon bazars.

Un coin de mon lit est jonché de quelques bouquins et notes, et l'écran de l'ordi à demi enseveli dans la pagaille me renvoie la gravure d'un innommable canidé roux dévorant une femme.

Un rire cynique s’échappe de mes lèvres. ...Une légende française vieille de près de trois siècles, c'était "ça" ma piste?!

Je sais que si un certain asiatique était témoin de mes humeurs, il défendrait que l’ancestral Lycaon et son intermédiaire Noah vers qui il m'a conduit n'y sont pour rien, que c'est une question d'équilibre ou je ne sais quoi, mais sur le coup je leurs en veut pour leurs stupides infos. Si j'ai été à la rencontre du plus jeune, c'était pour retrouver le modèle de mon tableau, fil rouge jusqu'à un géniteur absent. Ils savaient que c'est un type de chair et d'os que je cherchais, de poils et de crocs d'un autre point de vue, mais certainement pas une... inspiration vaseuse. Je me fais mener en bateaux.
Ou bien je ne suis pas encore capable d'accepter les évidences.

Je jette un coup d’œil au portrait lupin tombé au sol puis à celui plus grossier sur un polycopié, la tête dans le coaltars et dépité. Puis doucement, j'écarte les écris sur la Bête pour déterrer une feuille et un bout d'inscription au stylo rouge.

Peter Hale

... Ça me laisse vaseux.

Bon. C'est pas tout, mais je suis de sortie ce soir... Il est quelle h- Oh ch*er!


* * *


Qui aurait cru qu'un jour je me presserais pour passer ma nuit dans un commisariat... Je me gare prêt de Roscoe et adresse un regard ferme à Stilinski en retirant mon casque. Je lui déconseille le moindre commentaire sur mon retard. Je suis là, c'est le principal, et je me rend compte à son air d'émerger de réflexions pénibles qu'il a très bien su comment tuer le temps sans râler.

-Prêt ?

-Prêt.


Je rajuste ma veste d'un mouvement sec, dédain inconscient contre mes soucis persos que je délaisse au profit de notre enquête et pour le délit que nous nous apprêtons à commettre, et je suis le fils de shérif direction le bâtiment.

Nous sommes entrée par la porte de service prêt de la benne. Tout est calme... Je tique en apercevant une caméra et interroge Stiles du regard. Une mimique retour me laisse comprendre que ce n'est pas un problème. Ok, s'il le dit... Je ne peux que lui faire confiance ici. Et puis l'idée de s'infiltrer à la barbe des flics, les vidéos du délit juste sous leurs nez, ça me tire un sourire diablotin... Outre que ces histoires touchent notre ville et nos établissements scolaires, je ne me serais pas lancé là dedans avec Stiles et Liam si je n'avais pas eu l'assurance de m'amuser un peu. C'est quelque chose que je loue franchement à cet intrépide gosse de shérif de savoir faire fi des règles... Je jubile! Je suis en train de réfléchir à une signature de notre passage, un tout petit petit rien à laisser quelque part, histoire de pousser la provocation à son paroxysme pour lorsque nous quitterons ni plus ni moins que le bureau du shérif, quand Stiles me fait signe d'ouvrir la porte. Plissement de sourcils perplexe. Pourquoi moi? Hochement de tête et de mains frénétiques typique de l'agité. Parce que les portes l'aiment beaucoup trop! ... Petit air blasé.

La porte m’obéit et s'ouvre docilement, garantissant notre secret. Je le gratifie d'un petit sourire supérieur pour conclure notre jeu de mîmes. Les portes m'aiment, m'adorent, me glorifie! Mais comme l'amant d'une nuit dont ont tait la visite au risque de lui apporter des ennuies...

Les stores baissés, nous sommes à l’abri et enfin libre d'agir. Je scrute l'ensemble du bureau sans retenu, du drapeau national sur pied comme toutes les administrations d'état en ont un à la plante verte sur les étagères. Je me demande si le shérif à les oreilles qui siffles, si une petite voix dans son sommeil, probablement celle d'un Stiles démoniaque, lui intime que quelque chose se trame...

-C’est ici qu’il garde les enquêtes « étranges ».

Je retire innocemment ma main d'un tiroir verrouillé du bureau en me retournant vers le casier. Intéressant...

Les dossiers finissent posés au sol et nous avec pour les parcourir. Ça en fait un sacré paquet. Je me demande combien de surnaturels font l'objet d'enquêtes policière. Est-ce qu'ils sont seulement au courant? Est-ce que je serais susceptible de reconnaitre quelques noms et crimes? Comme des cas de restes de corps retrouvés à moitiés dévorés?...

Je me recentre. Je demande si Liam est censé nous rejoindre, parce que j'ai des infos sur nos camarades anciennement disparus. De quoi leurs donner un nom, des faits... Je vais attendre qu'il soit là. Évidemment j'ai pas approché chacun d'entre eux pour m'enquérir de leur santé. Mais j'ai une informatrice hors pair. Au fait...
Je pose mes papelards sur mes genoux pour le fixer intensément jusqu'à ce qu'il me regarde à son tour.

-C'est vrai que t'as rompu?

Ne me demande pas comment Bruny sait, elle me l'a dit, c'est tout. Peut-être parce que son sixième sens de commère si ce n'est pas son radars à coups-d'une-quinzaine sait repérer les cœurs brisés?
Je me dresse subitement quand la porte s'ouvre sans préavis... Sur Liam.

-Hey les gars !  Désolé du retard, mes parents ont mis un temps fou à s'endormir. "Bébé", me raclè-je la gorge. Il le mérite, je le soupçonne d'avoir volontairement voulu nous surprendre en entrant... Ça avance bien les recherches, sinon ? J'ai ramené avec moi les dossiers médicaux des disparus si ça aide.

-Génial. Avec les dossiers de Stilinski, on a de quoi décortiquer la vie de pas mal de monde.

Glauque. Mais excitant aussi... Mais trêve de bêtises!

-Ok les gars. État des lieux de notre enquêtes : tout a débuté quand nous avons appris la disparition de camarade lycéens. La presse locale en a parlé avec l'idée, on le sait maintenant, foireuse d'une secte et le shérif était sur le dossier. Stiles, tu as eu vent de la déclaration d'un vieux sur le retour de son petit-fils enlevé par des extra-terrestres et revenu "changé". Et nous... jetè-je un regard au plus jeune, on a croisé une chose franchement pas commode et difficilement identifiable dans les bois. Considérant que nos disparus du lycée on refait leur apparition entiers et compte tenu des infos de d'autres qui mènent leurs affaires côté campus et de la déclaration du vieux, on en est venu à la conclusion avec Stilinski que les disparitions du lycée et du campus sont deux affaires bien distinctes. Donc notre cible : le milieux lycéen, ses élèves, et les scafandreux kidnappeurs.

Ça c'est fait. Je m'empare d'un dossiers par ci, un dossier par là pour les organiser par personnes sur le sol, entre nous.

-Donc, notre première étape : on déballe tout ce qu'on a sur nos victimes. Qui? Quoi? Comment? Où? Quand?

Je réclame l'aide de Stiles pour m'apporter sa méthodologie "fil de laine" pour placer et relier au mieux les éléments et au loupiot de nous filer les documents adéquats ou les disposés selon au fur et à mesure.

Il y a trop de victimes pour creuser au cas par cas et interroger scrupuleusement l'entourage de chacune comme un bon enquêteur le ferait. Mais en synthétisant à notre groupe d'élèves concernés, nous devrions en tirer un schéma global et quelques points communs... Stiles nous a ouvert l'accès aux dossiers de son père, Liam est en possession des dossiers médicaux des victimes, et moi... je sais à peu prêt tout ce qui c'est produit de notable dans le milieux scolaire et estudiantins de Beacon Hills.

-J'ai une listes des camarades concernés et assez d'infos pour déterminer ou compléter les dossiers.

Et j'énumère ce que j'ai appris. Tracy Steward et ses crises nocturnes qui a été retrouvée en salle de cours plus folle qu'elle ne l'est. Ce type quasi invisible dont j'ai oublié le nom qui est allé retrouver son crush Luca en boite de nuit et transféré à l'hosto d'urgence parce qu'il c'est fait déchiqueté le bras, ce dont il ne garde plus de trace. Sydney et Beth et leurs chutes de cheveux et rognage d'ongles "creepy". Donovan, le petit délinquant récidiviste qu'une amie de la sœur du coéquipier de l'ex-petit copain de... bref, qu'une connaissance à Bruny connaissait...  

-... et qui, lui, est toujours porté disparu... pointè-je sa photo. Puis il y a Josh Diaz... Noah Patrick...

Et la liste se poursuit en même temps que nous classons les papiers par personnes. Je leurs rappelle notre Stanley Hammilton, rien qu'une victime parmi d'autres mais qui avait été notre point de départ. Aux rapports collectés par le shérif et dossiers médicaux attachés aux plus atteints j'ajoute mes infos personnelles de vie de familles d'un tel, vie sociale d'un autre. Tout ce que j'ai pu glaner et qui peut nous aider à dresser le moindre facteur commun entre eux. Jusque là ce sont des lycéens de milieux, de conditions et de vies différentes, et aucun ne se souvient exactement de ce qu'il s'est passé lors de leur disparition...

-... Mais on peut considérer qu'à leur retour, ils ont effectivement tous... bien changés.

Nerveux. Agressifs. Des histoires de sang noir ou argenté, de blessure miraculeusement guéris et de lueurs passagère dans les yeux...  

-Il y a beaucoup de rumeurs dans tout ça, mais on est sûr qu'ils ne sont pas réapparus sans dommages. Et a en croire ces symptômes... plus aussi humains qu'ils ne l'étaient tous par nature.

Je regarde mes compagnons d'enquêtes. Le verdict est commun : nos camarades n'ont pas seulement été enlevés, ils ont été... surnaturalisés. Ou quelque chose comme ça. Ça rend notre affaire un peu plus flippante... Les questions sont, par qui? Dans quel but? Les silhouettes de scaphandres au point d'interrogation en guise de face trônent sur le reste. Et en parlant de surnaturel et de flippe...

Notre dernier apport à ce b*rdel organisé qui à remplacé le par-terre, c'est une feuille vierge sur laquelle Je détoure la forme grossière d'un mastodonte. Notre effroyable rencontre nocturne avec Liam. Un surnaturel a identifier et à relier à tout ce fouillis...

-... Aussi "venu d'ailleurs" que ça avait l'air, ça ne peut pas être notre ravisseur débâté-je. Le vioc a parlé d'extra-terrestres au pluriels si j'ai bon, et puis surtout je ne donne pas chair de ceux qu'il aurait pu croiser sa route.

Frisson partagé avec Liam.

-T'y étais pas Stilinski, mais ce truc aurait bouffé Dunbar s'il était resté coincé dans son trou, le bestiaux de lard après quoi on courrait faisait près de 100kg et il... il me l'a complétement éviscéré!

Je m'empare d'un fil, ou scotch, ou machin de couleur pour relier notre inconnu à un papier exposant la finalité surhumaine de nos victimes d'après le termes que Stiles avait trouvé approprié : "Chimère".

Liam lève son museau, et aussitôt Stiles et moi suivons son regard vers la porte, inquiété. On vient par ici?... Oh p*tain!!! Panique à bord, quelqu'un se jette sur l'interrupteur, je lorgne sur le dessous du bureau de shérif où se cacher... à trois?! Plus le temps, dans la précipitation, je me plaque contre le mur derrière la porte. Soudain, plus un mouvement dans notre pièce. Mais quand la porte s'ouvre à côté de moi, je m'empare du drapeau que je fais valser côté socle en ignorant la grimace dissuasive de Stilinski et prend l'élan suffisant à assommer notre arrivant.

Derek avait déjà failli m'attirer des ennuies en nous évadant du commisariat sur une crise d'ado, je me laisserais certainement pas attraper pour y être entré en suivant son hyperactif!!!

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Lun 26 Juin - 1:10




Investigations

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
C’était une scène des plus quotidiennes pour un professionnel qui collaborait avec la police : assis à un bureau face à deux agents, à s’observer les uns les autres. Or, habituellement, la propension du dit-professionnel à consommer la chaire de ses semblables n’était pas une part du problème exposé. Je n’étais pas prêt à apporter des « explications plus personnelles » à Laurel et Hardy qui s’étaient invités jusque dans mon amphithéâtre, et je n’étais certainement pas dans les meilleures conditions pour collaborer pleinement avec eux sur une affaire.

-Les relations entre collègues sont autorisées, dans l’Etat de Californie ?, attaquai-je
-Qu’on me trouve une loi qui dise le contraire… et je la fait bruler…, répondit Parrish en me toisant.

Satisfait de nos piques respectives, je lui offris un sourire en coin avant de poser mon regard sur son protégé, flattant bien plus ma répartie. Presque honteux, le wendigo se délectait du spectacle qu’il offrait. 

*

- La ville est assujettie à une attaque surnaturelle un peu particulière, commença O’Conner.

S’il avait voulu capter ma curiosité en une seule phrase, c’était réussi. Qu’y avait-il de plus intéressant que mener une enquête officieuse sur une attaque surnaturelle qui s’abattait sur la ville entière ? Etouffant le gosse surexcité qui sommeillait en moi, ravalant mon arrogance, je pris la parole :
-Quel est le problème ?
-Nous sommes confrontés à deux problèmes, me corrigea-t-il.

De mieux en mieux ! Je me réinstallais correctement sur ma chaise, mon corps entier à l’écoute des deux policiers. La présence de jeunes surnaturels, transformés d’une bien étrange façon… la même enquête que nous avions entamés Chad et moi. Les mêmes noms ressortaient, de simples gamins au lycée, et… La présence d’un laboratoire. J’hochais la tête, mon enthousiasme subitement calmé au rappel du cauchemar que l’architecte et moi avions vécus. Presque incontrôlable, ma main frotta nerveusement mon genou qui avait accueilli contre son gré une balle en argent… autant pour le calme que je voulais garder en façade.

- Il y a un lien entre ces adolescents qui meurent subitement avec une substance semblable à du mercure suintant de leurs orifices naturels et ce monstre de plus de trois mètres qui commence à faire beaucoup de ravage en ville.
-Il y a un endroit, aux alentours de la ville. Ce n’est pas vraiment un laboratoire, mais on soup- JE ! Je soupçonne, me rattrapai-je sans subtilité, désireux de ne pas impliquer le Loulou, que tout ça ait un lien avec le labo dont vous parlez. C’est plus une sorte de hangar pour… pièces détachées, à vrai dire.

Gifle mentale. Si Chad était mon partenaire de crime, je voulais néanmoins lui éviter un maximum d’ennuis ; et même si je me souvenais que l’une de ses amie, Ruby, était flic, les deux ici pouvaient quand même lui poser problème. 

-Nous avons besoin de votre aide pour comprendre comment ces trois types choisissent leurs victimes. Nous avons l’espoir que cela nous mènera au grand monstre. Car il est bien possible que lui aussi soit un adolescent.

J’haussais un sourcil, visiblement aussi étonné que Parrish par l’hypothèse. Autant pour le transfert des informations entre les deux protagonistes... La plupart des gamins étaient morts suite à la transformation, et un aurait survécu pour se transformer en bête immonde ? Je gardais mon scepticisme pour plus tard, assez poli et intrigué pour laisser parler O’Conner. 

-Il nous est délicat de sortir la masse de documents concernant les adolescents morts de manière étrange et ceux portés disparus. Et comme l’affaire étant en marge des enquêtes officielles…
-J’ai quelques pistes au sujet de la sélection. Et de l’enquête tout court. 

Je leur offris mon sourire le plus provocateur ; ils auraient pu me coincer pour avoir enquêté sur une affaire officielle et/ou ne pas leur avoir faire partager d’informations. Mais le cadre tout à fait illégal de cette enquête m’offrait une immunité quant à mes dérapages liés à ce qui était autorisé ou non. Ils ne pouvaient absolument rien me reprocher.

*

Parrish était venu me prendre en voiture en début de soirée. J'avais attendu, assis sur le trottoir, réfléchissant en fumant. Je n'avais aucun avantage sur les deux policiers, mis à part des connaissances qui pouvaient peut-être compléter les leurs ; et encore, rien n'était moins sûr... mais ça, ils n'avaient pas besoin de le savoir. Si j'avais peu de chance d'obtenir une immunité pour mes fringales de pleine lunes, cela valait au moins le coup d'essayer.
Le trajet se déroulait dans le silence le plus complet. Il n'y avait pas besoin de parole pour comprendre que mettre en place une relation courtoise de travail était désormais inutile. Parrish se gara à l'arrière du commissariat et je me ruais presque en dehors de la voiture, trop heureux d'échapper à l'ambiance morose pour quelques instants. Les places de parking libres témoignaient du calme de l'endroit. C'était une bonne chose, à la fois pour travailler et à la fois si les choses tournaient vraiment mal avec les amoureux.

-Je vous laisse passer devant, Parrish, souriais-je. L'illégalité a l'air de plus vous troubler que moi.

Je lui emboîtais le pas en changeant ma sacoche d'épaule. Appeler l'adjoint par son nom de famille me faisait d'autant plus rire que j'étais certain qu'il n'arrivait pas à prononcer le mien correctement... Nous n'empruntions pas l'entrée principale. Sans une discrétion excessive mais prudemment, nous avancions jusqu'au bureau du Sheriff. Là encore, je laissais le Chien de l'Enfer ouvrir la voie, profitant du point de vue pour observer sa démarche et sa manière de se te-

-Oh schei- !, m'exclamai-je en voyant un objet s'abattre sur le crâne de Parrish.

Je ne terminais même pas ma phrase que déjà, je reculais de deux pas en humant l'air, fidèle créature apeurée que j'étais. Il y avait l'odeur dominante d'un loup et une autre... que je connaissais par cœur. Les yeux levés au ciel, les battements de mon cœur encore incertains, je m'avançais plus prudemment que mon compère.

-... Qu'est-ce que tu fous là ?, demandai-je simplement, les mains levées en signe d'incompréhension. Ca va, vous ?, me tournai-je vers l'adjoint.  



les apprentis détectives

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Sam 8 Juil - 0:20


Beacon Hills’s Investigations


Feat : Jordan, Adrian & les drôles du lycée



Weizerartung surfe sur le porte à faux de cette affaire. Nous sommes dans l’illégalité la plus totale. Je n’aime pas son regard lorsqu’il arrive au poste de police avec Jordan. Un regard qui est explicite, on le dénonce, il nous dénonce.

Un point partout, la balle au centre…

Je les attendais dans les vestiaires, je suis donc autant surpris de voir le porte-drapeau choir sur Jordan alors qu’il entre dans le bureau de Stilinski. Arme bien dérisoire d’un gamin qui est visiblement une connaissance du professeur. Jordan est plus ahuri que blessé. Deux autres idiots sont planqués sous le bureau. Trois adultes encombrant la seule issue possible, continuer à se planquer tourne au ridicule. Alors que Wizzarding somme un certain Therence à s’expliquer, je contourne le bureau du shérif et reconnait le fils de celui-ci, avec un autre jeune du même âge.

Stiles Stilinski est connu du poste de police pour fourrer son nez dans les enquêtes en cours. D’après Jordan, le shérif avait bien tenté de dissuader son fil, mais après ce qu’il était arrivé à son ami Scott McCall, les deux lycéens avaient grandement aidés aux affaires surnaturelles non classées. Les intrusions de Stiles étaient donc plus ou moins « tolérées » par les policiers aux parfums de ce qui se terre réellement à Beacon Hills.

- C’est bon, relevez-vous.

Je suis étonné de ne pas trouver Scott dans cette entreprise douteuse. Pendant ce temps, un peu forcé par Wizzling, Therence résume en quelques mots le but de leur intrusion. Ils sont sur la même affaire que nous. Pas vraiment étonnant sachant la propension de Stilinski junior à se mêler de tout et des lycéens qui disparaissent pour revenir changés en créatures.

- OK. Nous allons faire simple et efficace. Vous nous dites ce que vous savez et où vous en êtes, puis vous laissez les grandes personnes gérer cette affaire.

Bien mal m’en a pris de vouloir les écarter de l’action. C'est un véritable tollé. Je crois que nous faisons face aux pires trois têtes de mule du lycée de Beacon Hills. Dans les protestations j’en déduis plusieurs choses. Le plus jeune est un loup garou. Je soupire. Nous sommes six dans ce bureau, et sur six personnes, seulement deux sont cent pour cent humaines. Bienvenue à Beacon Hills, son église en ruine, son Nemeton tranché, sa faune locale…

Mais l’information la plus croustillante est l’apparente intimité entre l’allemand et le gamin qui a essayé d’assommer Jordan. Pendant que mon sac à puce essaye de raisonner et calmer la jeunesse, je me glisse dans le dos du professeur.

- Les relations avec les mineurs sont autorisées au campus ?

La vengeance est trop savoureuse. Il m’avait mis drôlement mal à l’aise un peu plus tôt dans la journée avec ses allusions douteuses.

Deux points partout, la balle au centre.

Wizzitung sert les dents. Le sujet parait très sensible. Nos regards se croisent. Cette fois c’est moi qui délivre un message. Cherche-moi des noises, je peux me montrer très bourrin.

(…)

Il faut bien une vingtaine de minutes pour que chacun exprime sa légitimité et se mettre à bosser de concert. Je prends un feutre et me dirige vers le tableau papier du shérif pour en dégager une feuille vierge. Cela sera plus simple, et nous pourront retirer la feuille en partant. Je note donc ce que nous avons sous la dictée des cinq autres.

• Trois gars avec des masques étranges. Plus forts que le Hellhound.
• Des disparitions de lycéens et d’étudiants. Certains lycéens reviennent changés. Ceux du campus semblent mourir systématiquement > pas la même affaire.
• Lycéens revenus changés : Tracy, Belasko, Lucas, Donovan, Theo, Corey, Hayden, Josh, Zack, Beth, Noah.

J’ajoute ensuite la liste des disparus.

- Il faut trouver le point commun entre tous ces élèves. Les trois types semblent faire des expériences qui ont des succès un peu aléatoire. Adriann, c’est là que vous pouvez aider avec les dossiers que nous avons sur ceux qui ont été enlevés. Puis il y a l’ultime problème. J’ajoute une ligne à ma liste.

• La bête. Monstre massif entouré d’une étrange fumée, presque trois mètres de haut, semble invincible.

- Aller au travail !

Cela me fait étrange de travailler avec des adolescents, mais cela ne l’est pas moins que de demander la coopération d’un mangeur de viande humaine. Chacun prend un dossier, le consulte avant de passer au suivant. A six cervelles, nous allons bien finir par trouver le point commun entre eux. Quelle équipe !

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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Mer 26 Juil - 22:40

Team up





[HRP: Je ne sais quoi dire pour m'excuser de cette longue absence non prévenue. Je me suis laissée...dépassée, comme d'habitude. Si le poste ne convient pas de quelque manière que ce soit, n'hésitez pas à me le dire, je modifierai à votre convenance.]

Clairement, Therence est plus doué avec les portes que moi. Il jubile en plus l’animal ! Oui, bah c’est pas ma faute. Mon cœur doit battre trop vite et entrer en résonnance et les faire grincer, voilà ! En attendant, on se met à chercher. On ne sait trop quoi, mais je suis sûr qu’on le saura en le voyant. Cette sensation est étrange pour moi. Je n’aime pas qu’un danger rôde ainsi en menaçant mes proches, mais en même temps, cette sensation d’adrénaline, je ne suis pas sûr de pouvoir m’en passer un jour. J’adore résoudre les enquête. C’est mon déstressant à moi. Ma drogue…et maintenant que je n’ai plus Derek, cette drogue prends toute la place sans rencontrer aucun obstacle.

Therence s’arrête de tourner les pages et se met à me fixer. Je continue de chercher, ignorant délibérément son regard mais cela ne suffit pas à le garder sous silence. Mes mâchoires se contractent et mes  paupières se ferment un instant. Je n’ai pas encore vu Derek, pourtant, il va le falloir. Car je bous à l’intérieur. Je ne voulais pas y aller sans dormir sur tout ce que j’ai appris, j’aurais pu le regretter, maintenant j’ai peur, car il n’est pas venu à moi…est-ce que tout est vraiment terminé ? Il me manque cruellement pourtant. Je l’aime comme un fou. Je sais qu’on est différent, mais pas tant que cela en vérité. Si nos caractères sont diamétralement opposés, ça ne signifie pas qu’on n’est pas compatibles. Et il me manque…mais…Cormier…

«  Ça te laisse champ libre s’il t’intéresse. Quoique de ce que tu m’en as dit, ça ne t’a pas gêné jusque-là…et lui non plus apparemment…

Je replonge mon nez dans les recherches. C’est un sujet…dont je ne veux pas parler…pas avec quelqu’un qui ne pouvait même pas concevoir le couple que je formais avec Derek…ça laisse pas beaucoup de monde pour parler…

Quand Liam débarque sans crier gare, je suis si concentré que si mon sursaut n’est pas suivi d’un cri ce n’est que grâce à la présence d’esprit du rebelle qui vient de me plaquer une main sur la bouche. Mais ils veulent me tuer ou quoi ? Liam veut me faire avoir une crise cardiaque, et Terence essaye de m’étouffer.

Mmfff

Hey ! Oh ! C’est bon, je vais plus crier là ! Je fronce les sourcils en regardant le téléphone de Lima allumer. Il hausse les épaules en prétextant qu’il n’allait rien y voir et qu’il risquer de tomber et du coup d’alerter plus de monde.

«  Liam, tu es nyctalope, ça veut dire que tu peux voir dans la nuit... »

Bref ! Therence passe en revue ce que l’on sait.  Clair, concis, précis. Même simplet aurait tout capté. Il est doué là-dedans le blousonneux. On organise les dossiers. On les relie. La méthode du fil est plus efficace sur un mur, mais ça reste jouable et ça nous aide carrément à trouver des nœuds plausibles. Therence énumère les victimes supposées. Les points se forment, les liens se croisent, les nœuds se créent. Tracy, Corey, Sydney, Beth, Donovan…

Je déglutis, difficilement. Les mots de Théo me reviennent. Il sait ce que j’ai fait. Mon épaule me tire…et mon esprit s’étire vers Derek…S’il savait…et Scott ? Mais l’enquête ne peut être mise sur pause à cause d’une dispute avec mon mec…ex… mes pensées sont vites rapatriées vers les victimes qui commencent à se faire nombreuses. Tous ont disparus, puis ils sont réapparus, mais légèrement différents. Il n’ont pas été mordus, Liam l’aurait senti. Ce ne sont pas des lycans, ils n’ont pas la même odeur. Ils n’ont, pour certains, même pas vraiment d’odeur, ou deux odeurs…Il n’y a rien de logique, mais en même temps le surnaturel n’obéit pas aux lois de la logique, du moins pas toujours…

Vient ensuite la terrible rencontre que Liam et Therence ont faite. Je suis sceptique, mais je les crois néanmoins et je ne doute pas une seconde que ce truc devait être affreux. La question qui se pose c’est : est-ce que ça a un rapport avec le schmilblick ? Est-ce qu’il s’agit de la forme transformée…chimérisée de l’un des disparu ? Dans ce qui, qui en est à l’origine ? Qui se prend pour Dieu dans l’ombre de notre ville ? Mes yeux sont fixés sur le papier, mais mon esprit est en pleine ébullition, du moins jusqu’au mouvement vif de Liam. Nous ne sommes plus seuls. Décidément, ce poste de police est un moulin à vent ! J’éteint la lumière et plonge sous le bureau. Therence ne nous a pas rejoint dans notre cachette mais en bon rebelle, il ne reste pas les bras ballant et s’empare d’une matraque de fortune. Non, non, non, non, non ! Le bras tendu pour arrêter le mouvement, je ne suis cependant pas assez rapide. Je rentre la tête dans les épaules quand Parrish reçoit le coup. Un homme derrière peste avant de s’adresser à Therence et le copain de Parrish entre à son tour et nous dit de sortir de notre « cachette » qui n’en a que le nom.

Je m’extirpe de sous le bureau, les yeux rivés sur l’inconnu du bataillon, pas si inconnu aux yeux de Therence. Ce regard que lui jette Therence et cette tension palpable…ce n’est quand même pas… le mangeur de cochon? Oh, oh ! Bon, je garde ça dans un coin de ma tête, ça pourra m’être utile, en attendant, concentrons-nous sur l’enquête. Poussé par son cannibale, dont je reste éloigné par précaution, une morsure ça me suffit, Therence explique la raison de notre présence au poste. Brian tente de nous écarter de l’affaire d’un ton condescendant…il est sérieux là ? Ah la bonne blague ! Oui, mais en fait, non, mon cher ! Parrish se tourne vers lui, bien plus conscient des têtes de mules que nous sommes.

«  Je ne crois pas non ! Nous sommes bien mieux placés pour suivre les lycéens sans paraître complètement pervers, vous avez besoin de nous !

Et je ne suis pas le seul à protester. Chacun y va de son ou de ses arguments. Mais finalement, nous arrivons à plaider notre cause. Je ne suis pas sûr de vouloir les voir se joindre à nous, car il ne vont avoir de cesse que de tenter de nous écarter de l’enquête, mais c’est toujours pratique d’avoir un Hellhound de son côté, et de ce que j’en sais, Brian n’est pas non plus incapable de se défendre, sans parler du troisième luron qui, si je ne me suis pas trompé dans mon hypothèse, a quelques rangées de dents en guise d’arme, ce qui est déjà plus que Therence et moi…plus que moi surtout, car il servira d’arme à Therence !

C’est Brian qui prend les devants et couche sur papier le résumé de ce que nous avons sorti jusque-là. Il ne nous reste qu’à continuer à chercher ! Après avoir écarté un dossier sans intérêt, je m’approche de la feuille. Cette bête, d’où sort-elle ?


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Jeu 24 Aoû - 22:59



... Find
-... Qu'est-ce que tu fous là ?

La bouche pendante et qui remue inutilement, je dois avoir l'air d'un poisson hors de l'eau qui cherche son souffle.

Dans mon esprit, c'était très clair : assommer le flic et se barrer comme on est venus mais à grand sprint. Aucune envie de faire un tours derrière les barreaux parce qu'un louveteaux ne sait pas faire le guet comme il faut. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient trois derrière la porte. L'adjoint qui a eu le malheur d'ouvrir se retrouvent à compter les étoiles qui virevoltent autour de son crâne et je raffermis la prise sur mon porte drapeau, prêt à accueillir ses collègues, quand c'est un visage dont je connais intimement chaque détails qui m’apparait et me fait me sentir bien c*n...

... "Qu'est-ce que tu fous là ?" M... mais je lui retourne la question! Et parce qu'on se connait?! Évidemment qu'on se connait! Mais on est censé se connaitre jusqu'à quel point vis-à-vis d'eux?! Est-ce que je suis son élève, lui le prof de FAC, quand ma carte de lycéen côtoie encore la carte universitaire frauduleuse qu'il avait faite pour moi? Est-ce qu'on est juste deux connaissances avec un intérêt pour les sciences criminelles? Des potes, des amants, est-ce que je peux l’appeler par son prénom ou est-ce que je ferais mieux de donner du "monsieur Weizerling" pour sauver les apparences?!

-Et toi alors?! Retrouvè-je ma vindicte habituelle, soufflant bas en nous calant légèrement en retrait des flics et de mes camarades.

Je veux bien croire qu'il soit consciencieux dans son travail, qu'il me dise pas qu'il règle ses affaires à cette heure-ci, ici! Je plisse les sourcils, interrogatif, en jetant un œil à la flicaille. Ce n'est pas avec des menottes aux poignets qu'il débarque, mais il n'est quand même pas là pour répondre d'histoires de macchabées à demi dévorés ou de ce que Liam avait raconté au shérif sur la présence en ville d'un wen...

Liam.
Oh m*rde...

Mon cœur fait un sale bond dans sa cage avant de filer à toute allure. Personne dans la salle ne parait s'attarder sur ce point, trop surpris par la présence de trois adolescents dans le bureau du shérif. Mais pour moi qui suis l'amorce de cette stupide histoire et en connais tous les tenants, je me rend compte. Liam : victimes d'un wendigo qui avait sentit l'odeur de mon amant cannibale sur ma veste et, sous une menace de mon cru de se faire manger s'il parlait, avait avertis le shérif de sa présence dans la ville, Adriann, l'amant cannibale en question, et deux flics avec des têtes de boyscoots tout ce qu'il y a l'air de plus dangereusement droits et incorruptibles. Confinés dans une même pièce. Dans un poste de police...
Avec l'agitation en cours, je ne suis pas sûr que Liam ait reconnu l'odeur du criminologue ni qu'il ait le courage de le pointer du doigt en l'ayant en face. En revanche, je m'inquiète qu'Adriann comprenne à un moment en compagnie de qui il se trouve... En sachant ce dont il est capable pour se protéger.

Un gout de bille me remonte dans la gorge. Je ravale ma salive et mon coup de stress. Pas de panique, je ne suis même pas sûr de lui avoir dit qu'il s'agissait de Dunbar, ça pourrait aussi bien être un autre loupiot. Parce que ma crainte n'a pas du passer inaperçue aux narines sensibles de celui qui-n'aimait-pas-sentir-la-peur-sauf-chez-les-humains, je le jauge avec agacement et une mauvaise foi difficile à dissimuler.

-Tu devrais pas être ici.

J'ai des raisons d'être nerveux en sa présence... Mais il n'est pas question de nous actuellement, et la présence des flics ne fait que me rappeler que je ne suis pas en position de protester. Je donne le change en me gonflant d'assurance, autant que je le puisse devant mon amant, professeur, et accessoirement vu la situation, figure d'autorité légitime...

-On enquête sur la disparition des lycéens et sur la créature.

-OK. Nous allons faire simple et efficace. Vous nous dites ce que vous savez et où vous en êtes, puis vous laissez les grandes personnes gérer cette affaire.

Le flic m'arrache un souffle outré. Je rêve?!

-Oh! Et je suppose que les grandes personnes, c'est censé être vous?

Mais ils se sont regardés avec leur visages de poupons de trente-piges?! L'adjoins à l'air d'être façonné pour émoustiller un public d'adolescentes! Sans parler de leur comportement de flics exemplaires à leur mettre sous le nez, pour ce qu'un beau-parleur m'en a rapporté... "Laissez les grandes personnes gérer cette affaire" qu'il dit : mais comptez là dessus!

-Je ne crois pas non! Nous sommes bien mieux placés pour suivre les lycéens sans paraître complètement pervers, vous avez besoin de nous!

-Exact! pointè-je Stilinski du pouce en faisant de gros yeux en signe d’appuis. On est les mieux placés pour ça. On a un fin limier dans la bande, et on a déjà bien avancés dans nos recherches.

Je doute que ce soit l'état de nos recherches qui pousse les "adultes" à capituler quand notre point commun à Stiles, Liam et moi est notre entêtement sans borne couplé à une propension à se fourrer dans les ennuies. Et c'est peut-être justement le point qu'il vaudrait mieux qu'ils négligent le moins...

-Vous voulez vraiment nous lâcher? Les défiè-je après réflexion. Ok.

Nous nous sommes trop aventurés dans cette enquête pour accepter d'abandonner nos recherches où elles en sont, mais surtout, qu'ils mettent ça sur le compte d'un age ingrat où des gamins ont besoin de faire leurs preuves dans le monde des adultes ou qu'ils admettent que nous sommes naturellement impliqués, aussi sagaces qu'eux et plus apte à fouiner...

-Mais nous écarter, vous savez que ça ne nous fera pas abandonner pour autant, pas vrai? Que ça nous incitera à poursuivre avec plus de motivation? Et qu'il y a de grands risques que les "grandes personnes" responsables que vous êtes, comparé à nous, "les gamins inconscients"... insistè-je sur le dernier terme, aient à regretter les conséquences de cette décision?...

Parce qu'on y veillera? Haussement de sourcils entendu et demi-sourire malin. Vous nous prenez pour des gamins? Très bien. Alors on va agir en gamins. Aller, les "grands", admettez que vue comme ça, vous n'êtes plus si sûr de vouloir nous virer de l'affaire.
Au verdict du trio, je me félicite mentalement. Comme il est bon d'avoir le dernier mot...

Je ne me rend pas bien compte qu'en voulant défendre notre cause, je viens, peut-être, de nous assigner trois... non, deux gardiens - deux, parce qu'Adriann est aussi puéril que nous, seulement ça, les autres ne le savent pas encore.
Passé notre acceptation dans leur groupe d'enquêteurs de l'étrange, nous en revenons à l'enquête. Nous partageons nos trouvailles et nos suspicions mutuelles, de la puissance des trois hommes masqués, aux changements à l'origine confuse des adolescents, en passant par l'affaire annexe du criminologue et son... partenaire de crime.

-Il faut trouver le point commun entre tous ces élèves. clame l'agent je-me-prend-pour-un-grand. Les trois types semblent faire des expériences qui ont des succès un peu aléatoire. Adriann, c’est là que vous pouvez aider avec les dossiers que nous avons sur ceux qui ont été enlevés.

Liam nous avait rapporter les dossiers médicaux de son beau-père. Et lorsque je vois les ainés s'en saisir, je ne peux pas m'empêcher de leur adresser un sourire provocateur. C'est à ce moment là, alors qu'ils n'ont qu'a se servir, qu'ils sont censés admettre que notre intervention est tout sauf inutile pour l'ensemble de l'enquête... Hé, hé.

Chacun se plonge dans sa part de paperasserie. Entre deux documents, je lorgne vers le coin d'où Stilinski avait sorti certains des fichiers que nous consultons. Je ne suis pas sûr que le moment s'y prête, et je ne peux décemment pas aller vérifier entouré comme je suis, mais... je me demande à combien d'années remontent les affaires les plus étranges qui sont entreposées dans ces casiers...

Sur le coup, je ne percute pas, mais mon regard repasse une seconde fois sur le papier que regarde le fils de shérif pour s'y accrocher avec intérêt. Je relis les dernières notes du tableau puis j'arrache la feuille des mains de Stilinski.
La bête. Entouré d’une étrange fumée. Invincible.

-... Vous avez déjà entendu parler de la Bête du Gévaudan?

Je les regardes tours à tours puis me lève aller accrocher l'image que Stilinski a trouvé prêt de la description du flic auquel je chipe le marqueur pour énumérer par des mots clefs, en leur expliquant.

-C'est une vieille légende française. Dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, un mystérieux animal a semer la terreur dans la province de la Lozère. Le monstre était tellement dangereux et l'affaire a pris une telle ampleur que le Roi Louis XV a envoyé ses propres chasseurs pour le tuer. La Bête du Gévaudan a fait une centaine de victimes. Des femmes et des enfants entre autre. Certain pensent que c'était un animal, d'autre un meurtrier en série, d'autre encore que c'était un puissant sorcier capable de se transformer en monstre mangeur de chair... Et les descriptions qu'on en fait varient elles aussi : un énorme canidé à la fourrure rousse, un loup ou peut-être une hyène, ou ça pourrait aussi être un mélange de plusieurs animaux, comme un pumas avec des sabots fourchus et de la taille d'un cheval.

...Une Chimère, ponctuais-je mes notes, France, Auvergne, 1866, Jean Chastel et 113 victimes, éparpillées sous la liste d'O'Conner.

-Mais...

Je prend du recul pour observer le tableau, me rendre bien compte et me retourner vers les autres.

-Mais on m'a raconté autre chose. Que son apparence ressemblait d'avantage à... ça. désignè-je la photo et la description de O'Conner. Un énorme monstre de fumée noire.

Je comprend, parmi toutes les histoires que j'avais entendu à Boston, l’intérêt de cette dernière. Et ça me fiche un frisson et me laisse grave et contemplatif. Parce que si j'ai vu juste...

-... On a à faire à une légende...

Au sens littéral.

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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Jeu 31 Aoû - 17:34


Beacon Hills’s Investigations


Feat : Jordan, Adriann
& les drôles du lycée



Cela ne me plait pas que des adolescents soient mêlés de près à cette histoire. Non pas que je les crois incapables d’un réel travail d’enquête ou de prendre part à la bataille. Dans le golf du moyen orient j’ai eu plusieurs fois en face de moi... des enfants.

C’est le pire ennemi qui soit.

Onze ou douze ans, voir même plus jeunes. Toute la candeur et l’innocence d’un ange dans le regard, le doigt sur la gâchette de leur armes encore fumantes.

Je les regarde fouiller les dossiers. Mieczyslaw Stilinski, fils du shérif. Il a les capacités pour être meilleur policier que son père. Pour avoir déjà assisté à leurs querelles de famille quand le plus jeune se mêle de notre travail. J’ai souvent relevé la pertinence de son analyse. Je ne connais pas les deux autres sinon que le nom de Liam Dunbar est dans la liste des êtres surnaturels de Jordan en tant que loup garou. Quant au dernier de ces jeunes, celui qui pensait pouvoir assommer Jordan avec un porte-drapeau, il entretient une relation plutôt suspecte avec le professeur de criminologie. Je ne suis pas psychologue, mais le regard qu’ils se portent malgré eux, en dit long... trop long. Au prochain sarcasme de l’allemand, je lui rappelle les lois sur les relations avec les mineurs, le montant de l’amande et le nombre d’années de prison. Voir ces trois jeunes s’affairer dans le bureau du shérif comme s’ils étaient en terrain conquis me ramène dans un passé pas si lointain.

Golf du moyen orient… Un point du globe où quel que soit l’époque, il y a toujours un pays en guerre. Et quand une guerre devient permanente, le nombre d’hommes valides diminue. Et ce sont des gamins comme Mieczyslaw, Liam ou Therence qui prennent la relève pour sauver leur famille et les gens qu’ils aiment.

Ce sont les pires ennemis qui soient.

Un enfant vous tue sans remord, car il ne comprend pas la portée de son geste. Par contre la réciproque n’est pas la même. Car même si on finit aussi par leur tirer dessus, pour se protéger, pour survivre, parce qu’il n’y a pas d'autre choix. Il est impossible d'oublier leur regard d'ange quand leur vie s’éteint. Ils sont comme des robots qu’il est impossible de déprogrammer, ou si difficilement que l’urgence de la situation n’offre aucun espoir de s’y prendre autrement.

J’ai tiré, protégé ma vie, celle de mes camarades. La mort est familière aux soldats, nous mettant un peu à part des civils. Nous déshumanisons chaque personne que notre métier nous oblige à abattre, pour ne pas devenir fous, pour pouvoir se regarder dans un miroir. Seulement il est impossible de déshumaniser un enfant. Même meurtrier, il reste un ange, un coupable innocent, un innocent coupable.

Toutefois nous ne sommes pas dans le Golf, mais dans une petite ville de Californie. Je regarde Garnet, son blouson de cuir, sa coupe de cheveux savamment étudiée, ses propos qui trahissent toute son arrogance naturelle. Puis il y a Liam, ses gestes, son regard toujours en mouvement qui dénoncent son instabilité. Dire que c’est un loup, une bête féroce. A quel genre de dérapage dois-je m'attendre de leur part ?

Ce sont les pires ennemis qui soient.

Mais nous n’avons pas le choix. Notre adversaire est une chose qui dépasse l’entendement et nos troupes restreintes à « ceux qui savent ». Je soupire puis arrête de jauger notre effectif, le jeu est distribué, il nous faut faire avec les cartes que nous avons en main.

-... Vous avez déjà entendu parler de la Bête du Gévaudan?

Le nom me dit vaguement quelque chose, mais je ne me suis jamais intéressé aux légendes et autres contes de fée. J’écoute Garnet développer son propos. J’entends donc l’histoire d’un monstre qui a terrorisé des paysans français au XVIIIè siècle. Si la réalité du dit monstre n’est pas vraiment prouvée, il y a bel et bien une action du roi de France pour gérer la panique qui grondait dans les campagnes. Il y a deux ans de cela, j’aurais rétorqué qu’à l’époque les gens avaient peur de leur ombre et qu’un gros chien enragé était vraisemblablement au cœur de l’histoire. Puis je suis arrivé à Beacon Hills. Un gros chien, j’en ai un à la maison qui brûle ses vêtements à la moindre contrariété. Aussi insensé que cela peut paraître, je donne foi à l’histoire que nous raconte l’adolescent.

- Mais on m'a raconté autre chose. Que son apparence ressemblait d'avantage à... ça

Affirme le gamin en pointant la description que j’ai faite de la bête.

- Qui ça « on » ?
- ... On a à faire à une légende...


Il élude ma question.  Je ne sais pas qui se cache derrière ce « on ». Mais visiblement Garnet n’est pas enclin à m’en dire plus. Je soupire. Voilà une des raisons qui me rendent frileux pour bosser avec des jeunes.

- Admettons. Nous n’avons pas d’autre piste et il devient important d’agir. Il faut savoir comment les français ont réussi à avoir la peau de leur bête et nous appliquerons la même méthode.

Avec un peu de chance ce qui a été valable il y a plus de trois siècles pourrait l’être encore aujourd’hui. Seulement je doute que nous trouvons l’information sur le circuit officiel. Je leur fais part de mes interrogations.

- Je doute que les bouquins d’histoire donnent le détail de la mort de cette bête. Et je crains que les livres qui accréditent la thèse surnaturelle ne soient pas très fiables. Il n’y a que les gens de l’époque qui savent…
- Ou leurs descendants…


Je fronce les sourcils à l’intervention de Stilinski. Quelque part nous sommes tous les descendants de quelqu’un ayant vécu en Europe à cette période. Seulement le fils du shérif s’agite, semblant faire un effort de mémoire. Et soudain, il s’exclame :

- Je sais qui pourr…

J’ai juste le temps de le bâillonner d’une main et de faire signe aux autres de faire profil bas. J’ai entendu un bruit à l’extérieur du bureau du shérif. Étreindre la lumière serait mieux nous trahir, alors je prends un dossier au hasard et sors du bureau comme si j’étais seul.

- Ah Brian ! Tu tombes bien !

C’est le collègue d’astreinte qui m’interpelle. Il me dit avoir reçu un appel étrange.

- Ce n’est surement rien d’important, mais la patrouille de service est en train de régler un problème de tapage nocturne à l’opposé de la ville. Je sais que tu n’es plus en service, mais je vois que tu aimes faire des heures supp… tu ne voudrais pas aller voir ?
- Ben heu… C’est-à-dire que… je pensais me plonger dans ce dossier. Il s’agit de quoi ?
- Quelqu’un a appelé, car il y a un animal qui rôde vers la station d’épuration et les couloirs qui mènent aux égouts.
- Un animal ? C’est la fourrière qu’il faut appeler. Ils ont un gars d’astreinte.
- Je sais bien, mais le type ne répond pas. Tu veux mon avis, il doit dormir.
- Cela attendra bien demain, non ?
- Le type qui a appelé avait l’air très effrayé. Non, il était terrorisé.


Mon attention est soudainement attiré par ce que que me raconte mon collègue.

- Tu as une description de l’animal ?
- Rien de précis et plus je lis mes notes, plus je me demande si le type n’était pas sous l’emprise de la drogue.
- Donne-moi la description, s’il te plait.
- Sombre, très grand et qui dégage de la fumée.
- Ok ! Je vais voir. File moi les coordonnées.


Je prends son papier et retourne dans le bureau du shérif sous prétexte d’y ranger le dossier que j’ai en main.

(…)

La discussion s’étant passée juste de l’autre côté de la cloison, les autres ont tout entendu, m’évitant ainsi de faire un résumé. Je regarde Jordan. Il faut que nous allions voir. Une âpre discussion s’engage à messe basse pour ne pas se faire repérer par le collègue de service. Dans la balance : le fait de ne pas laisser la bête vadrouiller comme ça en liberté, et le triste constat que nous sommes incapables de la battre. Deux urgences se télescopent, entre surveiller que le monstre ne blesse personne et celle de savoir comment la bête du Gévaudan a été tuée.

- Vous allez voir le type dont parle Stilinski pendant que moi je m’assure que personne ne croise la bête.

Jordan est contre et veut me suivre. Je lui fais part de ma réticence de laisser un groupe de civil mener seul l’enquête sans la présence d’un représentant des forces de l’ordre. Le Hellhound accepte, en me faisant promettre de ne pas m’exposer inutilement. Je promets tout ce qu’il veut entendre comme promesses et sors m’équiper de ma tenue d’intervention dans les vestiaires. Par précaution, en plus de mon arme de service, je prends un fusil d’assaut à l’armurerie. Obligé de sortir par la porte principale, vu que je suis en mission officielle, je me fais charrier par mon collègue.

- Tu as si peur des chiens Brian ? Prends un bazooka pendant que t’y es !
- Ah oui ! Dommage que nous n’avons pas ça en armurerie….


Plus sérieusement, je ne sais pas ce que les autres vont trouver, mais l’idée d’un bazooka n’est pas si idiote. Je me suis installé dans ma voiture de patrouille quand la porte côté passager s’ouvre sur un Garnet qui s’installe sur le siège sans me demander ma permission.

- Tu penses aller où ? Descends et rejoins les autres.

Air rebelle, bras croisés sur la poitrine, il aurait cinq ans de moins, il taperait du pied….

- Sors de là ! Tu ne m’es d’aucune utilité et au contraire tu risques de me gêner.

J’ai droit à un sermon sur les adultes qui n’en sont pas et les adolescents bien plus matures que les dits adultes. Nous perdons du temps à bavasser alors qu’un fauve se balade en liberté de la ville. A part lui coller mon poing dans la figure et le sortir de la voiture par la force, je ne vois pas d’autre solution pour me débarrasser de ce chewing gum vivant. Je mets le gyrophare et écrase l’accélérateur.

- Boucle ta ceinture et ne touche à rien !

Le môme est déjà en train de tripatouiller l’ordinateur qui est fixé au tableau de bord. Heureusement, il faut un mot de passe pour accéder au serveur de la police.

- Pourquoi tu n’es pas resté avec les autres ? C’est à cause de l’allemand ? Des problèmes avec lui ?


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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Dim 10 Sep - 16:53

Plan d'Action







Après un échange étrange qui nus en apprend beaucoup malgré les non-dits, surtout via les non-dits. Il suffit de connaître un peu Therence pour comprendre que la relation qui le lie au non-flic est plus complexe que « simple connaissance ». Therence semble prit d’un coup de stress et rien que ça, ça en dit long sur le rebelle habituellement débordant d’assurance. Encore qu’il se remet vite. Sa capacité d’improvisation est vraiment remarquable. Liam  a le sang chaud, surtout face à l’agent qui souhaite nos voir tout bonnement arrêter nous recherche-là. Ce n’est pas dans notre caractère, il devrait pourtant le savoir. Laisser les choses aux grandes personnes, aux adultes, mon pauvres si tu savais tout ce que nous avons déjà traversé. Nous ne sommes plus tout à fait des enfants… C’est Therence qui dégaine l’argument de choc. Ils savent que nous continuerons avec ou sans eux, avec ou sans leur consentement. Et puisqu’ils en sont conscients, cela les rend responsable malgré eux de ce qui peut nous arriver. Cela signifie tout simplement qu’il leur sera bien plus simple de garder un œil sur nous en nous permettant de travailler avec eux…

Ils abdiquent et nous nous remettons enfin au travail. Nous nous plongeons dans les dossiers à la recherche de l’indice clef, à la recherche d’une aiguille dans un champ de blé. Ce n’est que lorsque la feuille que je suis en train d’étudier m’est sans pitié arrachée de mains —pauvre d’elle— que je comprends que nous l’avons peut-être bien trouvée, cette aiguille.

Therence nous demande si nous avons déjà entendu parler de la Bête du Gévaudan. En ce qui me concerne, oui. Forcément, quand tu cherches tout ce qui existe sur les loup-garous, tu finis par tomber sur l’une des légendes européennes les plus connues et terrifiantes. Après, difficile de séparer le vrai du faux sur internet, mais j’en avais appris un peu plus lors de l’exposé d’Allison…lorsque nous devions travailler sur nos ancêtres. Cela dit, je ne vois pas pourquoi Therence amène cette légende sur le tapis. À moins que…Le rebelle confirme aussitôt ma théorie informulée. La véritable forme de la bête pourrait bien être celle rapportée lors des derniers incidents de Beacon Hills. Une énorme bête noire, faite de fumée et de ténèbres.

Brian s’attarde sur la source de cette information mais Therence l’ignore. L’agent comprendra-t-il que notre âge n’a pas d’influence sur le nombre d’aventures que nous avons vécues ? Cela dit, j’avoue, cela m’intrigue aussi ! Enfin, cette information est vite oubliée pour que nous puissions nous concentrer sur ce qui importe vraiment : comment nous débarrasser de la chose ? Brian soulève un vrai problème, savoir qu’il s’agit bien de notre ennemi ne nous dit pas comment la vaincre. Comme aucun écrit ne relatera sa fin, il nous faudrait parler à ceux qui s’en sont chargés à l’époque. Le petit hic dans cette solution : cela date d’environ 150 ans. Impossible donc….à moins que…

«  Ou leurs descendants…

Cette famille aime son histoire et quelque chose me dit que les anciens sont de véritables encyclopédies vivantes et il se trouve qu’un de ces vieux livres d’histoire tient une boutique en ville.

«  Je sais qui pourr… »

Mais me voilà bâillonné comme un malpropre. Hey ! Pour une fois que je peux être utile, voilà qu’on m’empêche de parler. Bon, d’accord, parfois je parle pour ne rien dire, souvent ça n’a pas de sens, mais là c’était vraiment utile.  Enfin, j’avoue que Brian a eu un bon réflexe. Son collègue d’astreinte nous aurait repérés sans peine si j’avais pu continuer sur ma lancée. Quant à cet appel, il semble tomber du ciel et concerne directement notre enquête. Brian revient dans le bureau et nous échangeons pour établir un plan d’attaque. Nous ne sommes pas encore équipés pour vaincre la Bête mais nous ne pouvons pas intervenir. Les regards se tournent vers moi. Ah, ça les intéresse maintenant ce que j’avais à dire ?!

— «  Je disais juste que je sais qui pourrait nous renseigner. C’est le genre de type qui connaît toutes les histoires, tout le folklore, tous les écrits…toutes les légendes…. Bref, c’est notre homme.

Je me doutais bien qu’après cela, le plan allait me mener à ladite boutique mais je ne m’attendais pas à devoir m’y rendre en compagnie d’un Hellhound, d’un Bébé loup-garou et d’un wendigo— si mon hypothèse est correcte concernant ce professeur bien proche de Therence. Ils vont devoir rester calmes nos trois dentus !

Une fois hors du commissariat, les trois me regardent — oui, les trois, Therence a soif d’action…libre à toi d’aller te faire bouloter le blousonneux— avec insistance.

«  Je vous préviens, il est humain et il n’est pas au courant de qui vous êtes alors pas de crocs, pas de griffes, pas de grognements et pas de n’oeil qui brille !

Ou on ne sortira jamais de l’échange vivant…Bien entendu, l’antiquaire est plus que conscient de l’existence des créatures surnaturelles, mais il ne sait pas qu’eux en sont…Donc je n’ai pas menti. L’omission sera ma meilleure alliée ce soir !

— « Direction, la boutique de l’antiquaire !

à suivre :
 
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Dim 24 Sep - 20:35



Ready for adventure
-Qui ça « on » ?

Je reluque l'agent de l'ordre trop curieux tandisque je viens d'expliquer avoir entendu parler de la bestiole qui terrorise la ville en des termes plus officieux qu'officiels.

-Quelqu'un, qui connait quelqu'un, qui connait quelqu'un...

En quoi ça le regarde?! Ca pourrait passer pour de la raillerie, surement à cause du petit air provocateur que j'affiche, mais c'est la vérité. C'est l'adjointe Volpha qui m'a envoyé son bêta Miyavi pour m'orienter vers Noah qui joue les intermédiaires avec un dénomé Lycaon, une espèce de Mathusalem lupin qui en sait beaucoup sur l'univers surnaturel et les loups. Mais non seulement ce serait long à expliquer, trop personnel pour que quelqu'un comme lui y fiche son nez, mais ça ne nous apporterait rien de savoir d'où je tiens mes infos. Et puis ce type à l'air trop géné par notre présence dans cette enquête pour lui donner gentiment mes sources ou n'importe quel moyens de la régler par lui même. Le meilleurs moyen de nous faire accepter sur l'affaire, c'est de prouver notre utilité et de savoir nous faire désirer.

- Admettons. Nous n’avons pas d’autre piste et il devient important d’agir. Il faut savoir comment les français ont réussi à avoir la peau de leur bête et nous appliquerons la même méthode.

Je suis d'accord. Mais le flic réfléchis où dénicher cette information sachant que nous n'avons clairement pas à faire au loup-garou lambda. Je repasse ce que j'ai appris en revu, mais je suis prêt à leur proposer une séance de spiritisme faute de mieux, que Stilinski se fait bâillonner et que tout le monde se fige. Il y a du mouvement derrière la porte. Coup d’œil à l'adjoint et au prof de criminologie, mais le second flic prend les devants, un dossier sous le bras. L'exclamation de son collègue fait retomber la pression dans le bureau.

Il est question d'un appel étrange. Est-ce que Parrish va nous prendre en charge tout seul si son collègue est appelé ailleurs? Un flic en moins, ce ne serait pas plus mal, ça nous laisserait plus de liberté... mais tout le monde saisit la situation quand il explique un cas de tapage nocturne, à cause d'un animal qui erre du côté des égouts... terrorisant le pauvre témoin...
Échange de coup d’œil avec les autres.

- Tu as une description de l’animal ?
- Sombre, très grand et qui dégage de la fumée.


-C'est lui! C'est notre bête! On sait où il est, on peut lui tomber dessus. chuchotè-je au retour de Brian dans notre QG improvisé.  

Est-ce que je suis le seul à penser que c'est une bonne nouvelle? Mon regard croise furtivement celui du wendigo, et ça gâche mon excitation. Comme un rappel que toutes les bêtes assassines ne sont pas si facile à arrêter alors même qu'elle se trouve sous notre nez.

-Je disais juste que je sais qui pourrait nous renseigner. Se manifeste Stiles.

Ça fait un deuxième problème de régler. Avec la Bête qui vagabonde dans la ville, les choses se précipitent. O'Conner tranche les rôles de chacun.

- Vous allez voir le type dont parle Stilinski pendant que moi je m’assure que personne ne croise la bête.

Je regarde les deux flics se disputer sur la nécessité d'escorter la bande ou qu'ils se chargent ensemble de la bestiole. Je crois que si un rital ne m'avait pas souffler que l'adjoint Parrish et son collègue était son copain, je me serais douté de quelque chose. Leur débat est professionnel, mais pas l’émotion qui accompagne leur regard et leurs paroles.

Nous quittons le bureau du shérif, Brian dans son coin, nous accompagnés par Jordan vers la sortie de service s'assurer que nous ne nous fassions pas repérer. Comme établie, la bande se concerte pour aller en apprendre fissa sur comment tuer notre monstre pendant que j'hésite, la main qui joue nerveusement dans la poche de ma veste, le regard en direction de la sortie principale du bâtiment. Je jette un regard sur le quatuor, puis sur Adriann... Je m'apprête à m’éclipser qu'il s'engage dans la même direction. Si la situation exige qu'un flic s'occupe de la Bête et qu'un autre surveille la bande maintenant impliquée, rien n'empêche au dernier adulte de notre troupe d'aller prêter main forte à Brian.

-Non, toi tu vas avec eux.

Sauf qu'aller sur le terrain, c'était aussi mon idée, et je ferais pas équipe avec lui! et... et je préfère qu'il fasse fonctionner sa cervelle de profiler plutôt qu'ouvrir la porte à sa part la plus sombre sous prétexte d'appréhender un molosse sanguinaire. Et pour être certains de couper court à toute protestation, je m'échappe aller rejoindre O'Conner.

- Tu penses aller où ? Descends et rejoins les autres.

Je le reluque en haussant un sourcil et ferme la porte en guise de réponse.

- Sors de là ! Tu ne m’es d’aucune utilité et au contraire tu risques de me gêner.

-Aucune utilité?! J'ai peut-être résolu une part essentielle de cette enquête!

Je déteste cet air condescendant qu'il se permet. Il rouvre la bouche, je le coupe sur un faux-ton méditatif.

-Lequel de vous ou votre collègue a passé la nuit derrière les barreaux du commisariat à chanter des chansons paillardes avec son détenu, déjà? J'arrive pas à me souvenir...

Ponctué d'un sourire de diable.

-Si c'est sur ça qu'il faut compter pour protéger cette ville, je pense que je peux prétendre au poste, moi aussi.

Je ne bougerais pas de là. Regard insistant contre soupir vaincu. Le flic met le gyrophare en route et démarre en trombe. Je m'accroche précipitamment à la poignet. Hou... monsieur est susceptible. Ça me provoque quand même un franc sourire. Je n'oublie pas vers quoi on s'embarque, mais il y a quelque chose de jouissif à fuser dans les rues de la ville l'alarme hurlante, cap sur une véritable affaire, assis au côté d'un agent assermenté. Et puis c'est bien la première fois que je monte à l'avant d'une voiture de police...

- Boucle ta ceinture et ne touche à rien !

"Ça va...", grimacè-je en retirant les doigts du tableau de bord.

- Pourquoi tu n’es pas resté avec les autres ? C’est à cause de l’allemand ? Des problèmes avec lui ?

-Non.

Ma réponse était un peu trop précipitée, c'est ça?... Je regrette mon élan au coup d'oeil du flic.

-... Pourquoi j'aurais des problèmes avec l'"allemand"? J'ai eu mon lot d'histoires pour les dix prochaines années pour pas en entendre de nouvelles, c'est tout.

Bien sûr que j'ai des problèmes avec l'allemand. J'ai toujours des problèmes avec l'allemand! Si ce n'est pas son cannibalisme, c'est son inconscience à se fourrer dans les ennuies, et si ce n'est pas son inconscience à se fourrer dans les ennuies, c'est sa manie de faire des cachotteries pour tout, et si ce n'est ni ça, ni l'idée saugrenue de tomber amoureux, alors c'est forcément autre chose! Si on viraient guimauve à la Wayne et Wilder, je suis sûr qu'on trouverait quand même de quoi se disputer, ne serait-ce pour une pincée de sel de trop dans la bouffe. Tout est prétexte à problèmes chez nous. "Nous", en fait c'est ça notre problème...  

La question d'O'Conner m'a contrariée et me perturbe tandis que je me rend compte qu'il a vu clair dans notre relation. Je lorgne sur lui un peu perplexe. Adriann et moi avons pas été si évident pourtant?... Je me dis que ce ne serait pas une bonne idée de relever le doute et qu'il vaut mieux la fermer...

-Vous sortez avec votre collègue.

... Avant d'opter pour le contraire. Je n'espère pas le surprendre plus que ça, ni qu'il se sente particulièrement menacé, mais s'il sait pour moi, l'inverse est aussi vrai. Alors pas de leçon de morale, pas de jugement. S'il s'en abstient, je m'abstiens aussi. Ce que je lui fait comprendre d'un long regard.


La suite:
 

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: BHI : Etape un deux et trois : on cherche, on suit, on trouve!   Jeu 19 Oct - 19:19





Plan en place


Suite à mon entrée remarquable dans la pièce, je fais fie du désagréable commentaire de Therence, préférant éteindre la fonction lampe-torche de mon portable. Cela fait tiquer Stiles que j'use de cette fonction alors que je suis nyctalope. …. Error 404, cerveau not found…. Zut de zut ! Comment ai-je pu être un tel idiot. La logique humaine est toujours ancrée dans mon esprit. C'est pas de ma faute si c'est automatique pour moi d'éclairer un lieu sombre au lieu de me servir de ma vision nocturne. De plus, je dois bien l'avouer, j'avais totalement oublier cette aptitude.

Gêné par cette révélation, j'affiche un sourire benêt avant de me concentrer sur l'affaire. Je dois bien dire qu'après tout ces derniers événements, j'ai mis de coté certains point de l'enquête. Heureusement que certains on une mémoire d'éléphant parce qu'on serait dans la panade sinon. Therence, se prenant pour le chef des opérations, fait un bref résumé des informations en notre possession. Le seul moment dont j'aurai bien voulu me rappeler c'est de notre rencontre avec Georges, de son petit nom. Rien que de m'en souvenir, j'ai des frissons dans le dos. Pas de doute à ce sujet, il va rester dans mon top trois des cauchemars les plus cauchemardesques. Juste après les Berserker en faites.

Perdu dans mes souvenirs, c'est avec effarement que je regarde les deux zigotos jouer avec une pelote de laine. Franchement, je comprends pas du tout ce qu'ils font avec ça. A part l'idée de créer un piège avec tout ces fils qui traînent partout, je ne vois pas à quoi cela peut servir. Mais vu qu'ils ont l'air plongé dans un état de concentration intense, je vais juste hocher la tête devant tout leur blabla incompréhensible et faire genre que j'ai tout capté alors que c'est pas du tout le cas. En tout cas, quelque soit leur drôle de méthode, on peut dire qu'elle fait ses preuves.

En deux trois mouvements, on a une piste potentiel à explorer. Les victimes revenus de dieu seul sait où avec un comportement troublant et une étrange odeur sur eux. Enfin, pas sur eux exactement. On dirait plus que c'est leur propre odeur corporel qui a été modifié. Tout comme Georges en y repensant. Ils étaient des chimères dormantes ou le sont devenu ? Je ne sais même pas pourquoi quelqu'un prends la peine de kidnapper des gens puis de le relâcher quelques jours plus tard, après avoir jouer les savants fous. Ça n'a aucun sens ! D'ailleurs, je ne sais même pas si c'est plausible de créer des chimères en réalité. C'est de la fiction après tout. Tout comme les loups-garous, vous allez me dire. Un point pour vous.

Soudain, des bruits de pas résonnent dans les couloirs du poste de police. Je lève brusquement la tête hors des papiers et me concentre sur le son. Qui que ça soit, ils sont trois et se rapprochent dangereusement de notre local. D'un bond, Stiles se rue sur l'interrupteur avant de se cacher derrière le seul meuble disponible. Le bureau. Toutefois, Therence en bon kamikaze, se plaque contre le mur de la porte, le drapeau américain à portée de main. Dès que la porte s'ouvre, l'hyperactif tente de stopper en vain le caïd d'assommer le premier venu. Aoutch. Pauvre drapeau !

C'est considéré comme étant un crime d'utiliser à mauvais escient un symbole américain, non ? Quoi que, s'attaquer à un député en uniforme c'est aussi punissable par la loi. Aurais-je dû prévenir qu'ils étaient plusieurs ? Parce qu'assommer un mec c'est pas très discret, surtout quand il y en a deux autres derrière lui. Dont un qui nous demande de sortir hors du bureau. Sérieusement, on risque rien ? C'est pas pour dire mais j'ai pas envie que mes parents doivent venir me chercher ici pour effraction alors que je devrais paisiblement dormir dans ma chambre. Oui, la vie d'adolescent est totalement difficile.

Fort heureusement, après de rapide explication, les nouveaux venus ne nous en veuillent pas trop de les avoir agresser en premier. Enfin, nous... C'est plutôt le brun corbeau qui est responsable des futurs maux de tête de Parrish. Cependant, je ne m'attends pas qu'en représailles, ils viennent nous chiper notre enquête ! Non mais oh, ils se croient où ces trois zozios ?! Vu ce qu'on a enduré et risqué, hors de question qu'ils imaginent une seule seconde qu'on va gentille-ment rentrer chez nous et oublier toute cette histoire. Et encore moins leur permettre de retirer toute la gloire lorsque celle ci sera close. Qu'ils se fassent poursuivre par Georges et on en rediscutera ensuite !

C'est scandalisé par le fait qu'ils veulent nous mettre à l'écart que je ne remarque pas tout de suite cette drôle d'odeur qui fait s'alarmer tout mes instincts de survie. C'est donc à force d'usure que nous réussissons à changer d'avis aux députés. Bon, je suis pas sûr que le troisième coco en soit un vu qu'il a plus l'air d'être proche de Therence que les flics mais on va quand même le mettre dans la même case que les deux adultes. La flemme de créer une catégorie spécialement pour le coup de cœur du caïd.

Attendez.... Ne me dites pas que c'est ça le bouffeur de cochon au clair de lune ?! C'est vraiment lui le méchant wendigo qui va me réduite en petits cubes apéritif, sérieux ? Franchement, je m'attendais à autre chose. Une personne plus … Voilà quoi... Pas un gars trop propret sur lui tout droit sortie de son école de riche. Oui c'est discriminant et alors ? Ma cervelle, mes critiques.Voyons donc ce que prépare le deuxième député avant que je ne regrette prochainement de ne pas me retirer de l'enquête. C'est pas pour dire mais je me sens pas du tout en sécurité d'être avec un cannibale dans la même pièce. Et c'est pas parce que monsieur à l'air inoffensif, ou que nous sommes plusieurs, que je vais baisser ma garde.

Nous retournons fouiller les dossiers à la recherche d'un indice probant, une information importante qui nous débloquerait la situation. Sauf que dommage, elle ne se manifeste pas en s'éclairant d'une couleur fluorescente genre coucou c'est moi. Tout à coup, Therence nous demande si l'on connait la bête du Gégé-quoi ?! C'est quoi encore ce machin ? Si c'est encore une référence de la culture pop, je fait une crise. Et une méchante. Stiles a l'air de comprendre le lien entre la bête mystérieuse et notre enquête, ce qui n'est pas du tout mon cas. A part si la bête du gégé-machin c'est une bestiole qu'on a déjà rencontré.

Oh mon dieu, ne me dites pas que Georges est en vérité une espèce de gégé-machin ! On est dans la mouise jusqu'au cou pour s'en débarrasser si c'est le cas. Hypothèse émis par les autres qui correspond parfaitement à la mienne. Sauf que heureusement, Stiles, en tant que super génie des recherches, à l'air d'avoir une piste afin de découvrir comment le Gégé-machin à trépasser. Un homme dans Beacon hill qui a l'air de connaître tout le folklore, ça existe vraiment ? Faut croire que oui. Après interruption de la part des policiers et explication du futur plan à suivre, nous sortons tous du poste de police sans se faire attraper par le garde d'astreinte.

Avant de nous donner notre prochaine destination, Stiles nous rappelle les règles de survie. Pas de mode méchant loulou / insérer votre espèce de créature surnaturelle, monsieur l'encyclopédie vivante du folklore n'est pas au courant que c'est réel. Je sais me tenir en société pour ma part ! Les autres, c'est à voir par contre. … Attendez une seconde, il a bien dit l'antiquaire ?!



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