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 [Tibet]Tibet Thym

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MessageSujet: [Tibet]Tibet Thym   Ven 12 Mai - 15:51




Tibet Thym

La joyeuse troupe

« c’est pas le moment de faire une sculpture de glace et d’eau ! ». Charlie et moi nous regardons, mi amusé, mi exaspérés… Tama s’en donne à cœur joie depuis que nous sommes arrivés sur ce sol, mais moi je me les gêle grave ! Visiblement il y a que moi que ça concerne, puisque charlie semble presque avoir une véritable peau d’ours le préservant du froid, tama est plus ou moins dans son élément même si il préfère sans doute les eaux plus chaudes, quant à Matthias, c’est un putain de loup garou, qui peut supporter ce que bien peu de gens peuvent d’ordinaire. Si j’avais encore ma bestiole, j’aurai sans doute pu profiter de sa protection, mais justement, on est plus ou moins la pour régler le problème aussi.

« vous voulez que je gèle des pieds, c’est ça ? Et que je me fasse amputer, et que je puisse plus marcher hein ? ».. Matthias me regarde, amusé. Il m’a déjà proposé un petit jeu pour me réchauffer, mais je boude. Les galipettes ce sera pour quand on sera au chaud, a l’abris, sans vent et sans cette fichue neige qui rentre dans les fringues, les cheveux et s’infiltre dans… dans… peu importe..

Tama est comme un gamin.. Bon.. un gamin pire que moi. Mais ça me fait du bien. Parceque personne, dans ce groupe, n’a oublié qu’il nous attend des épreuves, sans doute terribles. On ne pourra pas vaincre celenao juste en se pointant, en résolvant une énigme à la con, et en se serrant dans les bras comme à la fin d’un film. Je pense qu’on va en ch… Enfin surtout moi, a priori…

Ohhhh je les connais, ces moines tibétains, et leur foutues cérémonies à la con, le dépassement de soi, le salut de l’âme, l’élévation spirituelle et tout ça… Le seul truc que je veux élever, la, c’est la température… Ou est Jordan quand on a besoin de lui ?.. oui… a beacon hills, et il a d’autres chats à fouetter.. Enfin surement pas mafdet… J’ai soudain une grande angoisse en pensant à elle. Plus exactement à son cadeau, que j’ai utilisé sur Maxence. C’était plutôt intense, mais je me demande, avec le recul et les pieds gelés, si ça n’a pas été une énorme boulette… Et si, au lieu de l’aider, je n’avais fait qu’empirer les choses… Et puis il me cache trop de trucs… J’ai bien senti qu’il ne m’a pas tout dit, mais il peut ériger une barriere impénétrable, et, connaissant mon pouvoir, il avait pris bien soin lors de notre dernière rencontre, à ne choisir que des vêtements et objets récents, exempts de toute trace psychique exploitable.

Je dois avouer que le voyage lui-même avait été super jusqu’ici.. Enfin si on ne tiens pas comptes des accidents...

(…)

« libereeeeeeeeeeee, délivrééééééééééée »… « libéréééééééééééé, délivrééééééééééééé »… « libérééééééééééé délivrééééééééééé »… Je frappe au petit bonheur la chance pour fracasser ce foutu réveil. Qui a eu l’idée de merde de mettre cette chanson pour l’alarme du réveil… Ah ben c’est moi.. Je me frapperai des fois si je pouvais. Je pouvais, avant… Matthias est beaucoup plus pragmatique. Il envoie la bestiole fracasser le réveil… Enfin le calme. Dans une voix trop craquante, Matthias me demande pourquoi j'ai pris cette chanson.
"ben tu sais, le froid, le fait de se libérer de celeano, et la bestiole, enfin libre..." ça me paraissait adapté. Mais au petit matin, c'est juste super énervant.


Je suis bien, calé contre la chaleur de sa peau. Il sent bon. Il sent MON mathhias. Ya rien au monde qui pourrait me faire oublier cette délicieuse odeur épicée… C’est le jour J. Nos valises, comme de braves petits soldats, sont alignées devant la porte. Pas grand-chose, en fait. Des vêtements chauds, quelques bouquins, certains qui m’appartiennent, d’autres que nous a léguer Alex… Tama nous attendra a l’aéroport. Quand à Charlie… Inutile d’essayer de l’appeler au téléphone pour le réveiller.. Je connais une méthode bien plus efficace…

« CHARLIE ». je pense très fort à lui, me servant de mon pouvoir pour instiller un effroi dans le drap, et ainsi m’auto coincer dans une boucle psychique de danger. Des que je lâche les draps, je laisse s’évaporer cette crainte.

« on a environ 20 minutes, le temps que Charlie arrive et fracasse la porte… Je propose de les utiliser sous la douche, mais pas que pour la douche ».

Matthias est en grande forme, de ce que je peux sentir, et donc il a l’air d’accord… On sait très bien tous les deux ce qui nous attend, et je sais aussi ce qu’il traverse. On tente comme on peut de ne pas penser à tout ça…

Finalement Charlie m’a fait mentir… 18 minutes plus tard, c’est un ours très inquiet qui déboule dans l’appartement, alors qu’on est en train de se sécher, Matthias et moi.
Lorsqu’il comprend que je l’ai amené ici en trichant, il grogne pour la forme. Mais j’ai tout prévu. Des tartines de miel trônent sur la table. Et puis il ne peut pas résister à ma bouille qui sourit, je le sais.

(…)

« Puisque je vous dit que nous avons des réservations »… Je tente d’être patient, mais cette greluche décolorée m’énerve. Charlie étant Charlie, ce n’est pas vraiment lui qui arrange notre recherche de billet perdus…

« vous voulez bien rechercher au nom de Lunsford, du coup ? »… La greluche fronce les sourcils mais s’exécute néanmoins… Je suis a deux doigts de lui balancer des trucs persos et intimes sur elle pour la motiver, mais la main de matthias qui enserre la mienne me calme. Il me connait, il sait quand je suis sur le point de tricher…




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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Ven 2 Juin - 14:53







Vaincre ou mourir,
telle est l'alternative qu'impose la destinée


Feat. Matrim, Charlie et Tama

J’ai offert amour et soutien à Matrim ainsi que la promesse de l’accompagner jusqu’au bout du monde pour vaincre ses démons.

J’ai également promis à Chad d’être présent pour lui dans son projet mais le voyage au Tibet prévu par Matrim est arrivé très rapidement. Quelque chose semble l’avoir bousculé, l’incitant à ne plus attendre. Je suis divisé mais je ne peux trahir la voix du cœur. Ma mère m’avait encouragé à montrer à Matrim combien je tenais à lui.

Je suis revenu bouleversé du concile des chasseurs. Le diner avec Chris et Chad n’a pas fait taire cette angoisse viscérale. Quand je rejoins Matrim, je ne sais pas mentir sur mon état d’esprit. Mais à la lumière de son sourire, mon inquiétude fond comme neige au soleil.

La veille du départ, je rends visite à Parker et Anna qui ne m’envient pas d’affronter le froid qui règne sur les terres les plus hautes du monde. Le climat et le paysage tibétains trancheront nettement avec l’été californien.

Je passe également quelques heures avec Chad qui m’enjoint d’être prudent et de veiller sur Matrim, membre de sa meute et ami avant tout. Cela est un conseil informel car il sait combien il compte pour moi. Je lui retourne l’avertissement face à ce qui se trame à Beacon Hills, autant pour les dangers qu’il affronte que pour l’impact de cette histoire sur son âme. Guérissons-nous vraiment de tout ce qu’entraine la perte d’un être cher ?

Ma mère, si courageuse, semble avoir un regain de force lorsque je l’embrasse pour lui rappeler mon départ. Sa santé est fluctuante, source d’angoisse sur ce qu’il peut advenir. Les certitudes sont illusoires.

En préparant mes bagages, j’observe à nouveau la fresque qui recouvre un mur de ma chambre. Mes parents avaient cru mon mensonge sur l’inspiration soudaine et incontrôlée qui m’avait poussé à peindre toute la nuit. Mais ils s’étaient inquiétés de ce qu’elle représentait. Qui ne l’aurait pas été en observant le monstre sanguinaire et ses nombreuses victimes ? Matrim était venu la photographier pour que je puisse la montrer à Chad et sa meute ainsi qu’à Parker et Anna. Une bête se cache en ville et nous devons tous être vigilants.

À mon retour, je recouvrirai ce sombre tableau de plusieurs couches de peinture blanche. Cela n’effacera pas la menace mais ma chambre ne sera plus un musée des horreurs.

Même si le voyage initiatique ne s’apparente pas à des vacances, Matrim s’extasie de partir avec moi en compagnie de deux de ses amis. Jusqu’à ce que le sommeil nous assomme, il déroule toute l’organisation qu’il a préparée.

Le matin résonne d’une chanson à succès. Encore endormi, je n’ai pas vraiment conscience que la bestiole glisse jusqu’au réveil pour faire taire la reine des neiges.

- Pourquoi tu as mis cela ? Nous allons l’avoir en tête toute la journée, marmonnée-je en ouvrant les yeux.

- Ben tu sais, le froid, le fait de se libérer de Celeano, et la bestiole, enfin libre..., explique-t-il en se serrant contre moi.

Mon corps réagit à sa présence contre ma peau nue. Ses mains sont baladeuses, je souffle sous ses caresses agréables.

- On a environ 20 minutes, le temps que Charlie arrive et fracasse la porte…Précise mon amoureux. Je propose de les utiliser sous la douche, mais pas que pour la douche.

Son sourire espiègle ne nécessite pas qu’il précise le fond de sa pensée. L’eau fraiche de la douche nous fait frissonner sans nous faire perdre la chaleur de nos corps.

Après ce moment qui n’appartient qu’à nous, Matrim et moi sortons de la salle de bain pour nous sécher en continuant les chamailleries amoureuses.

Son ami arrive au moment où j’entre dans la chambre pour m’habiller alors que je ne porte qu’une serviette autour de la taille.

J’entends Matrim expliquer qu’il prépare un petit déjeuner appétissant pour chasser la mauvaise humeur matinale de Charlie et s’excuser de l’avoir volontairement inquiété pour le sortir du lit.

Quand nous sortons de l’appartement avec nos bagages, Matrim demande innocemment qui de Charlie ou moi est le plus musclé. Son humour fripon semble arracher un grognement à son ami.

C’est un taxi qui nous conduit à l’aéroport pour ne pas que nous laissions une voiture sur le parking pendant une durée indéterminée et pour que nous soyons sereins sur le trajet et durant notre séjour.

Cette sérénité se décompose lorsque la guichetière nous affirme que nous n’avons pas de billets.

- Puisque je vous dis que nous avons des réservations, s’agace Matrim. Vous voulez bien rechercher au nom de Lunsford, du coup ?

Je lui serre la main pour lui signifier de rester calme. Lorsqu’il est contrarié, il use parfois trop facilement de son pouvoir pour obtenir ce qu’il souhaite. Son impulsivité reflète l’homme enfant qu’il demeure. Mais c'est son émerveillement constant que je retiens de lui, ce petit quelque chose qui lui a fait gagner mon cœur.

Nos billets enfin en main, je plaisante avec Matrim sur le fait qu’il ait procédé à la réservation en utilisant mon nom, comme si nous étions mariés alors que nous n’avons que rarement évoqué l’avenir de notre couple sinon par le bonheur d’être ensemble.

Nous apercevons Tama au loin, dépassant en hauteur de la foule par sa taille et sa coiffure volumineuse.

Nous devons encore attendre deux heures avant qu’une voix féminine annonce dans les haut-parleurs que l’embarquement pour Ngari Gunsa vient de commencer.

Nous avançons sur la passerelle, sans vraiment passer inaperçu. Bien que personne ne connaisse notre véritable nature, nous formons un groupe hétéroclite. Un ours, un loup, un renard et Matrim, l’initiateur de ce voyage.

Je lui donne un léger coup d’épaule pour attirer son attention et évoquer un sujet qui me préoccupe.

- Je ne suis jamais monté dans un avion, soufflé-je.

Mon instinct animal me fait redouter l’enfermement au milieu du ciel. Charlie et Tama ressentent peut être la même chose. Je crains que ces longues heures en altitude ne soient pas de tout repos. Suis-je capable de maitriser la bestiole ?



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Tama'Rangi Marama

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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Lun 5 Juin - 15:05


Tibet Thym


L’excitation de visiter son continent ancestral était grande.  Revoir des montagnes, des vraies, plutôt que ces bosses faiblardes qui parsemaient le bas-relief californien, était un bonheur en soi.  Sans la possibilité qu’elles n’entrent en éruption, par contre, Tama’ craignait qu’elles ne lui semblent un peu fade.  Et puis… à cette hauteur, à ce point au cœur du continent, il appréhendait quelque peu de se retrouver si loin de la mer.  Mais ces appréhensions venaient et s’en retournaient comme le flux et le reflux de la mer sur la plage, au gré des marées et des vagues combinées, et rapidement il ne s’en soucia plus, mais décida plutôt de se laisser bercer avec amusement par cette nervosité qui lui rappelait qu’il était aussi humain, peu importe le nom qu’on voulait lui donner dans ses îles natales.

Le renard verrouilla la porte de son logis avec une lueur de malice dans le regard.  Si quelqu’un tentait d’entrer par effraction chez lui durant son absence, il aurait une mauvaise surprise.  Fier de son piège, il ne craignait pas de le déclencher lui-même à son retour : le rusé nageur avait bien plus d’un tour dans son sac.  Et il n’était pas né de la dernière pluie, lui.  Le polynésien s’en alla donc, d’un pas tranquille, vers l’arrêt de bus, deux coins de rue plus loin.  Son sac voyageur, le même qu’il avait en arrivant aux États-Unis, à l’épaule, il sifflotait un petit air moderne bien populaire en Nouvelle-Zélande.  Il portait un débardeur bigarré, un bermuda ample et des sandales qu’il troquerait pour des chaussettes et des chaussures à l’aéroport, lorsque ces relous le lui demanderaient.  Dans son sac de toile, quelque chose se rapprochant à la fois d’un poncho et d’une couverture lui permettrait de se couvrir dans l’avion sur-climatisé et le long des pentes frigorifiques du Tibet.  S’il se fiait à son expérience multicentenaire, cela devrait bien lui suffire : ça lui suffisait bien dans les monts blanchâtres d’Aotearoa, après tout.

L’Océanien avait récupéré son billet sans problèmes, s’assurant simplement qu’il aurait un siège avec espacement supplémentaire “pour ses jambes, vous comprenez”.  Le guichetier lui sourit en lui assurant que sa requête avait bien été prise en compte.  Par la suite, le blond déposa son grand sac sur le convoyeur et récupéra le sac de toile qu’il garda dans sa main, errant plus ou moins distinctement à la recherche de ses partenaires de voyage.  S’il reconnaîtrait sans difficulté le visage juvénile de Matrim, l’ours et le loup qui l’accompagnaient lui étaient inconnus.  Il comptait bien se fier sur l’aura des deux créatures pour les identifier, mais dans les parages de Beacon Hills, n’était-ce pas un jeu un peu dangereux, à la quantité de garous qui semblaient rôder dans les parages?  Les recherches furent néanmoins rapidement abandonnées lorsqu’il tomba sur un restaurant offrant un choix impressionnant de sushis.  Il en était là, la main dans la broussaille capillaire, à contempler le menu, lorsqu’il fut abordé par le trio surnaturel.  Il reconnut immédiatement l’ours, dont la simplicité dépassait même les descriptions de Matrim, et le loup, qui vint submerger l’esprit de Tama’Rangi d’une lame d’animosité.

Cet instinct animal ne dura heureusement pas et Tama, en bon vivant qu’il était, préférait attendre de voir comment les choses se développeraient pour juger de la réputation que les loups avaient chez les renards.  Et pour juger de ce loup particulier.  Durant les cent vingt-deux minutes qui restaient avant leur vol, le renard des marées laissa leur espace aux amoureux, profitant de ce temps pour apprendre à connaître Charlie au-delà du filtre de Matrim, il le suivit dans sa divertissante mission culinaire du moment.  S’ils n’avaient pas la complicité d’un Robin des Bois et de son Petit-Jean, Tama ne s’amusa pas moins pour autant, et ils retournèrent à la salle d’attente juste à temps pour que leur embarquement soit annoncé.  Un vol direct vers le Tibet, c’était quand même plutôt leur veine.

Une lueur de malice emplit le regard joueur de Tama en entendant l’avoeu de Matthias.  Il se pencha à son oreille et lui murmura un “encouragement” à sa manière.

«C’est ma deuxième fois dans un avion.  J’espère que tu aimes te sentir comme une sardine.  Personnellement, je préfère encore le bateau.  Je veux dire, l’Homme navigue depuis des millénaires, et ne vole que depuis une petite centaine d’années...»

Le géant des îles posa sa main sur l’épaule de l’artiste et lui sourit, agrémentant le tout d’un clin d’oeil explicite.  Il ne faudrait pas que le renard ne soit pris au sérieux quand même...

«Si t’es trop nerveux, on peut toujours t’assomer aussi, hein!»

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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Ven 16 Juin - 22:07

Tibet Thym




« CHARLIE !

— Hein ?? Quoi ?? »

Réveillé en sursaut, l’ours se redressa brusquement. Mal lui en pris : une couette traîtresse, une position plus qu’improbable au coucher… Il n’en fallait pas plus pour se retrouver, cul par-dessus tête, à faire connaissance avec son plancher. Grognant et grommelant, le garou se dépêtra tant bien que mal et croisa le regard apeuré de Civet, qui, épouvanté par le barouf de son maître, s’était planqué sous une étagère. Charlie lui jeta un regard à mi chemin entre léthargie et suspicion :

« Depuis quand tu parles toi ? »

Il avait la bouche pâteuse. Qu’on en ressente les effets ou pas, trop d’hydromel tuait l’hydromel. Avec lourdeur, le garou se hissa sur son matelas, et il lui fallut encore une bonne minute avant de percuter que ce sentiment d’urgence ne le quittait plus. Matrim.

« Merde ! »

Il était réveillé cette fois, et bien. Sautant dans son jean, l’ours enfila le premier tee-shirt qui lui tombait sous la patte, saisit d’une main le sac qu’il avait préparé la veille, de l’autre son casque. Pas le temps pour vérifier l’écuelle de Civet, le mentaliste en danger avait la priorité. Quelques minutes plus tard, Charlie se garait en catastrophe devant son immeuble et manquait de défoncer la porte de son appartement.

« Bah… »

Matrim et Mathias sortaient visiblement de la douche et vu leurs faces, ça n’avait pas dû représenter un grand danger. Charlie se renfrogna :

« C’est quoi ce bordel ? »

Il s’était fait avoir comme un bleu. Grommelant, il se laissa tomber sur la chaise que Matrim lui désignait. Celui-là, il avait de la chance d’avoir pensé au petit-déjeuner…

« Franchement, je me serai réveillé hein… »

La mauvaise foi incarnée ? Non. Du tout. Pas plus que quand, taquin, l’artiste s’interrogea sur qui de ses deux compagnons étaient le plus musclé.

« Moi évidemment ! »

Personne n’avait besoin de savoir que l’aura de l’ours jouait beaucoup dans la perception robuste qu’il donnait aux gens.


*


« T’oublieras pas de passer le chercher hein ? Et oublie pas ses carottes ! Je les ai préparées, elles sont au frigo. Mais non j’en ai pas encore trop fait ! Pff. Ouais. Je lui dirai. Bye. »

Le téléphone regagna sa poche alors que Matrim les rejoignait enfin avec les billets.

« T’as le bonjour d’Alex. On décolle quand ? »

Dans longtemps. Beaucoup trop longtemps. Pour tuer le temps, l’ours entraîna le renard à la chasse au « sandwich maison d’aéroport ».

« La clé mec, c’est de trouver du miel. Après, même un pauv’ pain de mie fait l’affaire. Bon c’est clair que c’est pas facile à trouver dans un magasin de souvenirs. »

Les vertus comparées des crackers et des gaufres en guise de structure générale pour le « sandwich maison d’aéroport » les occupèrent un long moment, si bien que lorsqu’ils rejoignirent le couple pour l’embarquement, le sac de l’ours débordait des deux denrées.

« Ch’était pour faire des tests, expliqua-t-il à Matrim, la bouche pleine, avant de lui tendre le paquet une fois installé. T’en veux ? »

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Merci pour la sign Chuck & Mat' !
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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Mer 15 Nov - 11:08




Tibet Thym

La joyeuse troupe

Ohh qu’elle était loin cette douche avec Matthias.. Je ne sais pas comment ils font, tous, pour ne pas être frigorifié sur place. Bon, en fait, si, je sais exactement comment ils font et ç’a m’énerve. Eux qui aiment pas que je triche, avec mon pouvoir, ils me narguent car ils ne craignent pas le froid. Alors voyons voir. On a un ours qui aimerait mieux hiberner mais qui, en attendant, est aussi à l’aise qu’un pied dans une charentaise, un maitre de l’eau et du froid, kitsune, qui se rit de tout et de tous, un loup garou hyper sexy qui aimerait bien être ailleurs mais qui se moque du froid également, et moi… ça me fait une belle jambe de pouvoir lire les traces psioniques et émotives des objets… Les cailloux, si je les interrogeait, me raconteraient des histoires de glaçons, de froid, de givre… avant, j’avais ma bestiole, qui améliorait de façon presque inconsciente les objets que je touchais ou portait.. J’aurai eut moins froid, c’est sur… Je regarde Matthias, qui est à présent le réceptacle et le gardien de la bestiole, et je me dis pour la nième fois que je l’aime…
Cet espèce de grand romantique n’était jamais monté en avion avant ça… et vu le fiasco, m’est avis que ce n’est pas près d’arriver de sitôt à nouveau.

(…)

Ça fait une bonne heure qu’on a enfin embarqué. Je me marre chaque fois que je regarde Tama avec sa carrure impressionnante et sa touffe de cheveux. Le pauvre type qui est derrière lui se contorsionne pour voir le film projeté sur l’écran central de la rangée… Je suis un peu déçu de ne pas avoir un écran intégré à chaque siège, comme sur certaines compagnies, mais rien que de voir cet espèce de parvenu qui commande du champagne sur un vol low-cost, en train de se contorsionner pour ne pas rater son film, ça vaut le coup. D’ailleurs je soupçonne Tama d’en rajouter en se relevant pour bien emmerder le type derrière lui. Je le sais, j’ai capté son regard une fois, et il s’est presque mordu les joues pour pas éclater de rire… Quant à moi, j’ai pris la main de Matthias dans la mienne et comme ça a eu l’air de gêner le couple assis à deux sièges de nous, je me suis bien collé à lui en lui faisant des bisous dans le cou.. Même Matthias, plutôt discret et peu démonstratif, s’est prêté au jeu en me caressant les cheveux et le dos… Si j’avais encore ma bestiole, je peux vous garantir que les gobelets auraient déjà déverser leur contenu sur ce couple de peigne-cul.

(…)

Je ne saurai pas vraiment dire ce qui m’a réveillé en sursaut, une angoisse chevillée au corps, un état d’urgence jusqu’au bout de l’âme, un cri resté bloqué, muet, dans la gorge. Tout semble être comme ralentis, alors que je regarde autour de moi. Tama semble concentré, comme s’il essayait de retarder ou annuler l’inéluctable. Je vois des volutes de vapeur, de glace, tournoyer par les fenêtres explosées de l’avion. Il y a des sièges arrachés, disparus, et je ne saurais dire où est le ciel et où est la terre… Charlie est arque bouté, semblant retenir quelque chose, l’empêcher de s’arracher. Il y a du sang sur son visage, ses vêtements sont à moitié déchirés. Matthias me broie pratiquement la main, alors qu’il semble concentré à l’extrême. C’est comme un membre fantôme, une amputation de moi-même que je sentirai encore. Je SENS la bestiole agir, même si ce n’est plus moi qui la contrôle. Mais toute mon attention est focalisée sur mon propre pouvoir. On va peut-être tous mourir, car je comprends avec effroi que notre avion est sur le point de s’écraser dans la neige et le froid, mais je ne veux pas que mes dernières pensées soient celles de ces passagers. Non, je ne veux pas ressentir leurs peurs, leurs regrets, leurs angoissent à travers les sièges qui ne demandent qu’à livrer leur petits secrets, je ne veux pas me perdre dans…

CONTACT

Maman je t’aime et je suis désolé d’avoir cassé la photo de papa exprès... Je ne le déteste pas vraiment tu sais. Je sais que tu as le droit de refaire ta vie…

J’aurai dû signer cette putain de clause sur mon assurance vie. Ma femme et mon fils auraient pu avoir tout l’argent de ma mort, qu’elle serve à quelque chose au moins


Matrim !

Je te l’ai jamais dit, johan, mais je t’aime.. Je suis désolé .. j’aurai du te le dire.. maintenant qu’il est trop tard je..

MATRIM !

… et après, il faut rouler la pâte dans le sens de la longueur, en l’ayant imbibée de sirop de pêche… La pâte doit être cuite à 180 degré, avant de rajouter les fruits…

MATRIM ! REVEILLE TOI !

Ironique, non ? Mon premier voyage en avion, et le dernier… On dit qu’il y a plus d’accident de la route qu’en l’air.. C’est curieux… je n’ai plus de jambe, mais je ne sens rien… C’est joli ces flocons qui passent à travers les hublots explosés… ça devrait exploser, je pense.. ça explose toujours dans les films..

MATRIM ! MERDE !

Une douleur. Puis une autre, sur ma joue. Je cligne des paupières, et ma vision se refocalise sur trois visages inquiets, alors que je sens du froid poudreux dans mon dos… Vivant… Et, enfin, je n’entend plus toutes les pensées rémanentes. Matthias sait très bien ce qu’est devenu mon don depuis que je n’ai plus la bestiole, il m’a coupé de tout objet lié à la catastrophe. En me relevant, je remarque les veines noires sur sa peau. Il a absorbé ma douleur. Je crois que l’action conjointe de mes camarades nous à sauvé, mais, malheureusement, ce n’est pas le cas des autres passagers.. Il n’y a que la carcasse d’une porte non loin, et nous nous relevons, prêts à affronter la suite…

Alors, pendant que je rêve de douche chaude, et que j’avance, pas après pas, vers notre destin, je suis heureux de ne pas être témoin de ce qui reste de l’avion et de ces passagers. Nous avons été éjectés loin du crash.. Mais tama nous assure qu’il n’y a pas de survivants. Je ne sais pas comment il sait ça, mais je le crois..




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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Mer 24 Jan - 12:53

rp mis en pause // terminé / a archiver
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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: [Tibet]Tibet Thym   Jeu 25 Jan - 20:41










Nous plongeons dans les froides ténèbres


Feat. Matrim, Charlie et Tama

C’est le noir.

Total.

Mes sens de loup s’éveillent avant ma conscience.

D’abord l’odorat. La chair carbonisée, le sang et le kérosène m’enivrent.

Puis j’ouvre et ferme les yeux à plusieurs reprises. La lumière m’éblouit sans que je sache déterminer s’il s’agit du soleil ou des flammes.

Je bouge lentement et constate avec soulagement que je n’ai rien de cassé.

Enfin, les minutes passées me reviennent immédiatement en mémoire. L’angoisse, les turbulences, les cris.

La bestiole.

Je ne comprends pas pourquoi elle s’était tant agitée alors que nous étions presque arrivés.

J’entends Charlie et Tama crier, penchés au-dessus de Matrim. Il ne se réveille pas mais son cœur bat.

Je me précipite à ses côtés. Ce n’est pas son corps qui souffre le plus mais son esprit. Je dégage rapidement tout ce qui se trouve à son contact. Son pouvoir reste accroché au moindre objet empreint de la violence et la souffrance que nous venons de vivre.

Nous déplaçons doucement Matrim, l’éloignant du lieu du crash.

Toute ma capacité de guérison est tournée vers lui, noircissant mes veines à mesure que j’absorbe son mal.

Il reprend peu à peu des forces et réussit à se redresser.

Plus fort que des mots de réconfort, mon baiser parvient à le revigorer.

Nous avons eu une chance inouïe, seuls survivants d’un drame malheureux.

Nous étions préparés à une expédition. Pas à cela.

Quelques éléments récupérés près de l’avion seront certainement utiles à notre survie.

Nous sommes immobiles dans un cadre immaculé. Sur la toile blanche du monde, j’aimerais dessiner une chaleur rassurante, des moments de joies, de liberté et d’insouciance.

Mais je n’ai dans les pensées que l’encre noire et indélébile de la honte et le rouge du sang et des flammes.

Derrière nous, la carcasse de l’avion fume encore. Mon cœur se brise d’être responsable de tant de morts. Cela m’affectera à jamais.

Devant nous, les montagnes se dressent, fières et immuables dans leur manteau de neige. Quelques flocons sont balayés par le vent qui se lève et promet d’être puissant et glacial.

Matrim nous a guidés jusqu’ici mais je le sens désemparé. Pris par le froid, il désespère que nous soyons perdus bien trop loin de la civilisation.

La nuit approche et, avec elle, l’inquiétude naturelle et muette que ce voyage soit le dernier.

Nous marchons. Encore. Et encore.

Puis nous rejoignons un abri de fortune avant que cela ne devienne trop dangereux d’avancer sans visibilité. Abrités tant bien que mal entre des rochers pour échapper aux bourrasques, nous sommes serrés les uns aux autres. Nos manteaux épais en guise de toile de tente, le confinement nous donne un peu de répit.

Cette intimité aurait normalement fait rire Matrim. Mais pas aujourd’hui.

En silence, nous pensons que la première nuit sera la plus difficile.

Mais les suivantes sont pires. Il nous est parfois impossible d'allumer un feu.

Les loups, les ours et les renards résistent au froid. Mais, à l'inverse des neiges qui drapent le paysage dans un linceul monotone, ce n'est pas éternel.

Je tente de nous apaiser, plongeant le regard vers les cieux pour admirer le scintillement des étoiles, pareilles à des lanternes infiniment minuscules.

Même au grand jour, là où nous voyions la beauté, tout nous paraît fade et décourageant.

Je songe à Chad, à Anna et Parker. À mes parents. Beacon Hills est bien loin d’ici et nous pouvons leur donner aucune nouvelle.

Faire face aux chasseurs ou à une créature aux instincts meurtriers n'est rien comparé à la nécessité de survivre dans un milieu si hostile.

Le lendemain, la pluie en altitude devient autant d'échardes glacées qui tentent de pénétrer nos vêtements. Le vent hurle plus fort qu'un loup le ferait un soir de pleine lune.

Je soulage la fatigue et les douleurs musculaires de Matrim autant de fois que je le peux.

Les nuits sont rudes.

L'aube du énième jour est annonciatrice d'une nouvelle avancée pénible et angoissante.

Mais après quelques minutes, Matrim cesse de marcher et serre ma main dans la sienne.

- Tu crois que ça existe un mirage de froid, demande-t-il.

Je suis des yeux la direction qu'il indique puis me retourne vers Tama, espiègle renard, pour savoir s'il est à l'origine de cette vision salvatrice.

Soudain, quelques rayons de soleil dépassent les sommets derrière nous et projettent une lumière chaleureuse sur notre chemin.

Face à nous, dans une aura éclatante, un édifice apparaît.

Le temple, construit à même la montagne, semble flotter parmi les nuages tant la brume est épaisse. Elle serpente sous les arches de pierre et le lieu demeure immuable sous ses caresses. Même le temps n'a su altérer l'intégrité du monument. Les gravures visibles par endroit sont si précises que nous pourrions penser que l'ouvrage voit son premier levé de soleil.

Un léger souffle chasse définitivement le brouillard, dégageant l'entrée du sanctuaire.

Deux silhouettes y apparaissent alors qu'il n'y avait personne quelques secondes plus tôt.

Elles sont parfaitement immobiles, laissant croire qu'il s'agit d'effigies de pierre. Pourtant, nous sentons leur regard posé sur nous.

Lasses des jours passés sans trouver âme qui vive ni refuge bienfaiteur, nous accélérons le pas dans leur direction.

Oubliant la prudence, nous arrivons au pied du temple. Il apparaît plus imposant encore, nous écrasant d'une force aussi spirituelle que naturelle.

- Entrez, vous étiez attendus, déclare l'une des inconnues.

Nous nous dévisageons, comprenant sans subtilité que notre périple est sans plus aucun doute observé.

J'étais loin de penser que la quête de Matrim et les épreuves qui y sont liées débuteraient à la seconde même où nous poserions le pied sur ces terres de glace.







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