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 L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]

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Kada'an Ravewood

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MessageSujet: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Sam 20 Mai - 16:14


l'appel du combat

Plusieurs soirs étaient passés entre le meurtre du chasseur et aujourd'hui. Je n'ai plus de marques au bras à cause de la blessure, et pourtant, au fond de moi, quelque chose bouillonne. Cette fichu flamme à profiter du chasseur pour se rallumer. Le feu du meurtre reprend vie alors que j'ai cru que je l'avais éteint pour toujours. Et à qui je pourrai me confier ? À Will ? À James ? À la meute ? Non, ils ne devraient jamais savoir. Qui d'autre.. Au fur et à mesure de mes pensées, je me rends compte que je connais la personne. Et c'est mon boss. Et pendant que je me dirige vers le Pink Print, je me demande comment je pourrais lui en parler.
J'arrive enfin au bar, et quand je rentre, Anna me fait un coucou de la main. Je lui souris, mais le coeur n'y est pas. J'ai cette frustration dans le corps qui m'empêche de bien réfléchir, avec un esprit calme. Je sais qu'a le feu en moi attend une seule étincelle pour prendre une ampleur mauvaise. Je file me préparer et pense à Amaro.

Je sais qu'il n'est pas dupe et qu'il a dû voir que depuis quelques soirs je suis différente. J'ai bien vu les regards de Jerry et ceux d'Anna. Même si Aless est plus discret que ses employés, je sais qu'il m'a remarqué. Je suis plus susceptible, plus énervée, moins concentrée et surtout moins poli face aux clients. Et cela, depuis déjà trois soirs. Et ce soir ce fut le soir de trop. Pourtant, le service se passe pas trop mal, les habitués ne cherchent pas à me faire la conversation comprenant que je ne suis pas d'humeur blageuse, quant aux autres, ils sont relativement calmes et gentils. Mais nous sommes deux et je ne suis pas rapide, je dois dire, malgré le monde. Jerry essaie de me motiver d'un regard, mais je dois avouer que je n'attends que la goûte d'essence pour nourrir l'explosion. Chose qui arriva assez vite.

Une table de clients râleurs du service trop lent m'énerve un peu trop. Après avoir posé leurs commandes devant eux, il me remercie par un "Ah bah, ce n'est pas trop tôt !" Je me surprends à claquer le poing sur la table, une lueur malsaine dans les yeux. Le boom a fait taire toute la salle et je ne me sens même pas partir hors contrôle. Je serre le plateau et le grincement qu'il fait m'informe que je ne suis pas loin de la transformation faciale.

Je n'ai le temps de ne rien dire quand une main solide m'attrape par-derrière. Quand je me retrouve plaqué contre quelque chose, l'odeur d'Amaro emplit mes narines, et je comprends que je suis allé trop loin. Il me dit quelque chose que je n'entends pas à moitié et il me tire à son bureau.

Je m'assieds quand il me montre la chaise et serre les dents quand il commence à me demander ce qui ne va pas avec moi. Je ne baisse pas le regard, plongeant dans le sien.

-J'ai tué un chasseur, il y a trois jours. Il était trop près de la maison de la meute. Willem est au courant étant donné que son frère m'a soigné, j'ai une balle qui est resté dans mon bras. Et depuis, depuis que j'ai tué cet homme, je suis frustrée, car premièrement j'ai aimé cela, et secondement je m’efforce à ne pas me défouler au lycée ou ici au travail. Ce soir.. J'ai dérapé, car j'ai, j'ai accumulé une trop grande pression. L'appel du combat devient incontrôlable Aless. J'aurais dû t'en parler plus tôt, avant que je ne glisse trop dans cet appel en essayant de ne pas l'écouter.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Jeu 25 Mai - 14:54


Omicidio
Avec le retour des beaux jours, le soleil qui se couche de plus en plus tard, l’activité au Pink est à son point haut. Côté service nous avons des bras supplémentaires avec Conrad que j’ai recruté récemment et Johan le fratelo d’Alec. Si je commence à douter que Conrad restera longtemps avec nous, le jeune mentaliste à l’air de bien se faire à cette nouvelle vie qui lui est imposée pour sa propre sécurité et celle du pompier.

Côté travaux sur le bar, j’ai reçu une aide inattendue, moyennant bien évidement un service de ma part. Toutefois, j’aime bien l’idée de troc et grâce à ce jeune architecte et ses conseils avisés, l’idée que je me faisais du nouveau Pink Print prend une nouvelle dimension. Ce Wilder me semble avoir du potentiel, et pas uniquement pour dessiner des plans de bâtisse. Mais rien ne presse, il faut être patient, les meilleures mauvaises graines germent doucement.

J’aide Jerry au bar, car deux serveurs de plus font que les commandes arrivent plus rapidement. Derrière le zinc, nous nous partageons le travail de façon à ne pas nous gêner. Je m’occupe de tout ce qui est alcool sec et cocktail, Jerry prend à sa charge le sans alcool, les alcools doux, les tireuses à bières et le percolateur. Torchon sur l’épaule, je m’active avec un shaker quand Kada’an dépose son plateau sur le bar un peu brusquement. Elle annonce la commande d’une voix irritée, puis attrape un plateau alourdit d’une commande précédente pour aller le servir. Pas besoin d’être un loup pour deviner qu’elle est plutôt à cran. Je lève un sourcil interrogateur en direction de Jerry. Mon barman hausse les épaules impuissant. Il ne sait pas plus que moi ce qui irrite la rouquine. Est-ce son écossais transi qui lui fait des misères ? Il faut que j’arrive à lui parler un peu avant la fin du service. Mais pour le moment je dois expliquer à Johan quelques détails. C’est un peu rude pour lui, car il doit assimiler toutes les appellations des boissons que nous pouvons servir. Il est volontaire, le métier va bien finir par rentrer.

Anna prend ses dernières commandes, après elle a son show à exécuter. D’ailleurs Jansen vient d’arriver pour la seconder. Je prétexte aller chercher quelque chose dans l’arrière salle pour aller coller mon museau dans le cou de mon danseur. Il ne peut pas rester ce soir, car demain il a une répétition générale dans son école de danse. Je nous ai imposé cette règle. Quand il a des séances éprouvantes prévues à son école, nous ne passons pas la nuit ensemble. Je prends son rêve très au sérieux. Je lui donne donc les moyens de réussir. Et passer la nuit avec moi n’est pas gage de sommeil calme.

(…)

Anna en moins au service, j’alterne entre la préparation des plateaux et le service. Il y a du monde, nous commençons à prendre du retard. Je tente d’amadouer les clients les plus mécontents avec mon numéro à l’italienne. Mais il est un fait que nous nous faisons déborder. Le bruit, le monde qui encombre le passage, les clients qui changent quinze fois d’avis, ou qui modifient la composition des cocktails nous mettent sérieusement en retard. J’entends râler de plus en plus fort aux tables qui attendent un peu trop longtemps leurs consommations. D’ailleurs, Kada’an arrive à l’une d’elle avec son plateau.

Je suis en train de prendre une commande quand un boum me fait lever la tête en direction de ma serveuse. Elle vient de taper du poing sur la table. Je devine qu’elle vient de se manger une remarque désagréable. L’inconvénient de ce métier, est que nous nous devons toujours être serviables quelques soient les circonstances. La rouquine est tempétueuse, mais là ce n’est pas cela qui m’inquiète le plus. L’aura de sa louve enfle, prête à déborder. Je file à grandes enjambées vers elle, non sans aboyer au passage la commande que je viens de prendre à Jerry.

D’un geste ferme, j’attrape Kada’an par la taille et la plaque brusquement contre mon torse. J’ai laissé venir mon loup à fleur de peau. Ma serveuse le sent. C’est Willem son alpha, mais ici c’est moi le boss et le loup dominant. Mon intervention douche ses ardeurs meurtrières, je l’entraine dans mon bureau. Il est urgent de désamorcer la bombe à retardement qu’elle est.

(...)

Elle est assise en face de moi, mais au lieu de fixer ses pieds comme une enfant en faute, elle darde ses prunelles, droit dans les miennes.

- Cosa sta succedendo Kada’an ?
-J'ai tué un chasseur, il y a trois jours. Il était trop près de la maison de la meute.
- Vedo.
- Willem est au courant étant donné que son frère m'a soigné, j'ai une balle qui est resté dans mon bras.
- Faut l’enlever, car ton corps va lutter constamment contre cette intrusion.
- Et depuis, depuis que j'ai tué cet homme, je suis frustrée, car premièrement j'ai aimé cela, et secondement je m’efforce à ne pas me défouler au lycée ou ici au travail.
- Ton éducation te fait aimer cela Kada’an. Je suis bien placé pour savoir le poids d’une éducation, le poids du milieu où tu grandis enfant.


Je n’aime pas tuer pour tuer. Par contre cela m’apporte la satisfaction d’être celui qui domine. Mon plaisir est dans le contrôle, contrôle de mes affaires et des gens qui y sont liés.

- Ce soir.. J'ai dérapé, car j'ai, j'ai accumulé une trop grande pression.
- En effet, il va falloir y remédier Kada’an. Tu imagines bien comment cela ferait mauvais genre d’avoir la volaille qui rapplique ici…


La rouquine s’excuse. Elle est sincère, je lui pardonne. Faisant le tour de mon bureau, je m’accroupis devant elle et lui prends les mains.

- C’est vrai que la meute de Will’ fait un peu bisounours quand on regarde les frères Shepherd. Néanmoins Will’ est solide. Pourtant je comprends que tu ne souhaites pas le mêler à cette part criminelle qui est bien ancrée en toi.

L’alpha et moi sommes un peu les deux mentors extrêmes de la belle écossaise. Willem faisant office d’ange et moi de démon. Nous n’avons pas beaucoup de temps car de l’autre côté de la cloison des clients ont soif.

- Ce soir tu vas rester avec moi mio cuore.

Je la regarde avec un sourire carnassier. Elle comprend que je ne vais pas lui conter fleurette, mais rien ne stoppe la galanterie d’un italien même si la soirée que je lui propose va s’avérer sanglante. Je me redresse et lui tenant le menton entre le pouce et l’index je pose mes lèvres sur le bout de son joli nez.

- Allons abreuver les soiffards qui attendent de l’autre côté, puis après le service nous irons étancher une autre forme de soif mia bella.

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Sam 27 Mai - 8:29


l'appel du combat

Je l'écoute, sans le quitter des yeux. Ce n'est pas un manque de respect de ma part, seulement, dans la communication,
beaucoup de choses passent par, le regard. Surtout avec des personnes avec une ironie et un franc-parler très souvent aux seconds degrés. C'est donc Juste, pour ne manquer aucune information. Quand il me parle de la balle dans le bras, je soupire en comprenant que je me suis mal exprimée.

-Avais. J'avais une balle, Keanus, me la retirer.

Je ne le coupe plus et l'écoute avec une attention particulière. C'est bien la seule personne qui me fait la morale sans que je pète un câble, et surtout, que j’approuve la remontrance. J'ai dépassé la limite. Et je n'ai pas d'excuse valable contre les mots de mon patron. L'essence du loup a disparu quand il se lève pour s’accroupir devant moi. Je le laisse prendre mes mains et sa proximité est soudainement rassurante. Son souffle chaud sur mon visage me détend alors qu'il parle de la meute de Will. C'est vrai, qu'ils sont bien gentils.. Mais un jour je devrais en parler à Willem. Par respect et par confiance. Je souris à Aless et ferme les yeux quand ses lèvres approchent mon nez. Me rappelant un geste de mon frère quand j'avais peur. Parler m'a fait du bien et je respire de nouveau.

En en reviens à la communication quand Aless me parle d'une "autre soif" venant de lui, cela aurait pu être différentes sortes de "soif", mais dans ses yeux ont brillé une lueur tueuse. Sans l'échange d'informations visuel, le message aurait pu être lubrique.

-Merci, patron.

Nous retournons en salle, et je serais bien allez présenter mes excuses à la table que j'ai agressées, mais ils sont partis après avoir bu leur verre. Je soupire et reprends. Les serveurs ont perdu 4 bras pendant bien trop longtemps. Suite à ma discussion avec le boss, je me sens plus calme, et ça se remarque. Je suis beaucoup plus rapide et bien plus poli. Vite, l'accident de tout à l'heure est oublié, et l'échange avec les clients est plus agréable. Surtout pour eux. Le temps défile à une vitesse alarmante et très vite, les clients se font plus rares. Je ne me suis pas rendu compte de l'heure quand finalement, c'est la fin du service.

Je regarde Jansen et me rends compte que je n'ai pas vraiment parlé à mes collègues de travail. Seuls Jerry et Anna ont pu converser avec moi. Est-ce une bonne idée de ne pas discuter avec les gens qui travaillent avec nous ? J'hausse les épaules et souris. L’ambiance est bonne dans cette équipe de travail. C'est toujours agréable de bosser avec eux.

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Jeu 1 Juin - 21:17


Omicidio
Nous retournons au bar. L’activité n’a pas baissé, bien au contraire. Le Pink est tout simplement bondé. Il est grand temps que les travaux d’agrandissement commencent. Wilder m’a proposé un séquençage des travaux qui nous évite une trop longue fermeture du bar. De mon côté, j’ai lancé les recherches qu’il m’a demandé de faire. Cela m’aurait facilité la tâche si son bordelo se tramait à Los Angeles et non à San Francisco qui est couvert par les napolitains. Mais un deal est un deal.

Kada’an s’est reprise. Mon coup de semonce a été efficace, au moins pour qu’elle tienne jusqu’à la fin de son service. Une légère accalmie me permet de m’éclipser dans mon bureau avec un état partiel des recettes de la journée. Je ne devrais pas avoir de surprise sur le reste des consommations servies d’ici la fermeture. Je m’attèle donc à la gestion du stock. Ordinairement, je fais cela après la fermeture. Toutefois Kada’an a besoin de se défouler et hors de question que je la laisse rentrer dans l’état d’esprit qui est le sien actuellement. Je ne dois rien à Willem, sinon que j’apprécie l’alpha pour l’homme qu’il est. Shepherd sait gérer l’incongruité d’être à cheval entre deux milieux opposés.

La musique qui filtre à travers les cloisons vient de baisser de volume. C’est le signal pour les clients restants que le personnel du Pink a envie de rentrer chez eux. Je finalise mes commandes pour le lendemain. C’est Dan qui est chargé des réceptions. Je lui laisse un message sur le tableau d’affichage. Notre fournisseur est en rupture de deux de nos références. Un léger bruit à la porte de mon bureau me fait lever le museau. Jansen se glisse telle une liane dans l’embrasure de la porte qu’il a à peine ouverte. J’éteins mon ordinateur pour mieux l’étreindre.

(…)

Je raccompagne mon danseur à la porte de sortie du Pink. Jerry claque une bise à Anna puis passe la porte en se baissant pour éviter le rideau de fer qui est déjà partiellement baissé.

- Kada’an, tu restes un peu s’il te plait.

J’ai expliqué l’état émotionnel de la serveuse à mon ficus ambulant, lui décrivant la nature de la rouquine qui a besoin de se défouler. Il vaut mieux pour tout le monde que ce soit moi qui encaisse son surplus de rage. Jansen m’avait fait promettre de l’appeler lorsque j’irai me coucher. Je lui avais rétorqué, faussement fâché, qu’il croit l’écossaise capable d’avoir le dessus sur moi. Un peu naïf, il s’était confondu en excuses avant de remarquer mon sourire moqueur. Il m’avait bourré le ventre d’un coup « amical ». J’aime nos chamailleries. Je le charrie sur son apparente faiblesse, il me prouve qu’il peut aussi être un prédateur.

(…)

- Andiamo, Bella !


J’ai invité Kada’an à monter dans ma voiture. Je sais que la louve a l’habitude de se défouler en forêt. Toutefois la nature et ses sentiers boueux n’est pas un lieu qui attire le pur citadin que je suis. Non que je craigne de salir mes précieux vêtements, ma garde-robe est régulièrement renouvelée, le sang de mes adversaires ayant le mauvais gout de ne pas partir au lavage. Puis c’est un peu délicat de donner au pressing des chemises souillées de sang.

- Nous allons au HCC.

La rouquine me demande ce que c’est. Je lui explique que c’est le nom qu’Arès a donné au hangar où ont lieu les combats clandestins dont je supervise l’organisation. Contrairement à Jerry, Jessie, Anna ou Dan, la rouquine est « officiellement » au courant de ma double vie. Je ne suis pas dupe et je sais que le reste de l’équipe du Pink a de forts doutes. Seulement, ils ont l’intelligence de ne pas fouiner ni de poser de question. Cela leur permet de rester dans la légalité et de s’éloigner des ennuis.

Je conduis posément, l’autoradio diffusant un vieux tube de rock des années quatre-vingts. Un air entrainant qui finit par me faire pianoter en cadence sur le volant. Je me mets à siffloter la mélodie, Kada’an suit le rythme en dodelinant de la tête. Un passant pourrait penser que j’emmène la jeune femme danser en boite de nuit. Je porte un costard de marque sur une chemise blanche dont j’ai déboutonné quelques boutons. Kada’an est habillée correctement, c’est ce que j’exige de mon personnel. Je ne leur impose pas un code couleur particulier, simplement leur tenue ne doit pas dépareiller aux miennes qui sont plutôt classes.

Mais nous n’allons pas dans une soirée chic à déguster du champagne le petit doigt en l’air. Là où nous allons, cela empuantit la sueur, le sang et l’alcool bon marché. Dans le hangar, c’est blindé de mâles plus machos les uns que les autres qui beuglent comme des porcs autour d’un ring.

Ceux qui combattent sont majoritairement des hommes. Mais il y a une poignée de femmes qui viennent régulièrement en découdre. Si les combats sont moins puissants du fait des différences morphologiques, ils n’en sont pas moins violents et redoutables. Les filles compensent souvent par la technique ce qui leur manque en muscles. Rares sont les combats mixtes, les hommes ont toujours du mal à affronter une Donna. Car il est acquis dans les consciences qu’il n’est pas glorieux de frapper une femme.

- J’ai appelé Largo. Nous ferons le final de ce soir.

Je me tourne vers elle avec un sourire charmeur. Kada’an est étonnée que je lui propose un combat non pas entre quatre yeux, mais en exhibition devant une foule qui ne va pas manquer être en délire. Les parieurs me connaissent. Ils savent que si j’affronte une Donna sur le ring, c’est qu’elle peut me donner du fils à retordre.

- Nous aurions pu nous étriper dans l’intimité, mais tu vas comprendre pourquoi je choisis de te faire monter sur le ring. Tu as besoin d’évacuer tes envies de tuer. Au HCC, la foule va t’encourager à me cogner fort.

Je lui explique qu’elle doit vraiment donner à sa louve ce qu’elle veut. C’est à mes yeux la meilleure des méthodes. Shepherd lui conseillerait surement une alternative plus calme, un biais qui enfouirait ses pulsions. Mais ce qui est enfermé finit toujours par sortir un jour. Kada’an est une adversaire sérieuse. Son père l’a entrainée à tuer. La différence entre elle et moi sur nos capacités meurtrières, est que c’est ma profession.

(…)

Je me suis garé dans une rue transversale à celle du HCC. A l’entrée le garde nous salue et nous tient la porte. Nous sommes immédiatement assaillis par l’ambiance d’une salle de combat. Sur le ring deux poids moyens s’affrontent avec des gants de boxes.

- Kada’an, comme tu n’es pas coutumière de la boxe française, je te propose de nous affronter à mains nues. Viens avec moi, dans les vestiaires j’ai un bas de survêtement et un t-shirt qui te seront plus pratiques que ton jean ajusté.

(…)

En attendant la jeune femme, je suis allé serrer quelques mains et tapoté quelques épaules. Le changement pour le dernier combat s’est rependu comme une traînée de poudre parmi les parieurs. Quelques habitués me provoquent, me demandant si je suis si fatigué que cela pour affronter une femme.

- Ma ! Quelle Donna ! Je ne vous conseille pas de la croiser un jour où elle est énervée.

Kada’an me rejoint, un peu intimidée par tous les regards qui la fixent, ou plus exactement qui fixent ses seins.

- Montre leur que tu vas les bouffer s’ils te manquent de respect.

Un clin d’œil de ma part vers ma serveuse, un grognement féroce plus tard, le cercle des mâles en chaleur s’est éloigné à une prudente distance. Jo qui fait l’arbitrage annonce le prochain combat. Deux mastodontes montent sur le ring. Commence la partie d’intimidation et roulage des mécaniques. Je montre un des combattant à la rouquine, lui précisant de bien regarder son style.

- Je ne peux pas le copier car je n’ai pas le même développé que lui, mais il est impressionnant de rapididité pour sa masse.

Le gong sonne le début du combat. Ça cogne fort d’entrée de jeu. Les parieurs s’excitent, leur exaltation est communicative car je me lève de concert avec le reste de la foule quand l’un des gars chute à terre. Kada’an s’est prise à l’ambiance et beugle comme un charretier, sommant le faiblard avec des mots très imagés de se relever.

Largo s’est assis à côté de nous et me demande comment il fait la cotation pour Kada’an. Je me retourne vers ma serveuse.

- Nous adaptons les règles en fonction des déséquilibres entre les combattants afin que chacun ait une chance de gagner.

La jeune femme est peu habituée à ce genre de combats et aux règles qui les régirent.

- Je te propose de tenir un certain nombre de round d’une minute. Si je te mets à terre plus de dix secondes tu perds. Si tu tiens le nombre de round convenus tu gagnes. Est-ce que quatre rounds te semblent corrects ? Nous pouvons faire moins ou plus. Quel est ton avis ? Il faut aussi que j’aille me changer.


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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Dim 4 Juin - 8:38


l'appel du combat

Après avoir dit au revoir à tout le monde, Aless et moi  montons dans la voiture. À la sortie du parking, il m'informe que l'on va au HCC, je tourne la tête sans comprendre. Où ça ? Je lui demande d'une voix assez posée malgré la tension dans tout mon corps. Sa réponse m'arrache un sourire et une grimace. J'ai comme l'impression que ça va être autre chose de ce, j'ai l'habitude.
Le calme de mon patron se répercute sur moi, et je sens mon corps se détendre. La musique que glisse hors du poste radio est entraînante. Et alors que l'Italien sifflote en tapotant le volant, je me surprends à bouger la tête en cadence. J'ai un fin sourire pendu à mes lèvres, et je n'aurais jamais cru que je puisse être autant paisible alors que je sais que dans moins de deux heures, je serais sur un ring.. Je ne donne pas du tout cette image d'une femme prête à prendre et à donner des coups. Pas même des flics auraient pu croire un instant ce que nous allions faire, pourtant, aucun jeu d'acteur n'était en place. Nous sommes juste dans une ambiance sereine et tranquille.

Quand Aless me dit que nous allons faire le final, je me tourne vers lui. Il m'affiche un sourire charmeur Alessandro à une éloquence élégante. Sa façon de faire est fascinante par son aménité mélangée à un mystère et une obscurité qui lui est propre. Je lui rends son sourire même si je dois dire que je suis étonné de faire le final. Le dernier combat et celui qui reste dans les mémoires. En plus, là c'est le boss du lieu qui va combattre une femme. Il me justifie la raison et je pense finalement comprendre pourquoi nous allons nous affronter devant la foule en délire.

Quand il se gare, je commence à sentir la pression qui remonte à petits pas. Nous rentrons dans le hangar, et la chose qui me saisis, c'est l'odeur. J'ai un haut-le-coeur et regrette ma forêt.

-ça sent aussi bon qu'une morue dans un carton à chapeau !

Et encore, une seule, je suis gentille.. Je secoue la tête et me pince mentalement le nez. Il me propose de changer de vêtement pour être plus à l'aise pendant le combat. Je le suis donc dans les vestiaires et prends ce qu'il me tend. Je me change, et trouve le t'shirt un peu grand. Pas vraiment confortable, j'ai plutôt l'impression d'être dans un sac à patates. Je préfère encore me foutre en brassière de sport, même si beaucoup d'yeux malsains seront posés sur moi. Ou plutôt sur ma poitrine. Je hausse les épaules et laisse le sac à patates. Mes cheveux sont bien coiffés pour le travail, je troque ma coupe avec une queux de cheval haute, plus pratique qu'une pince.

Je reviens auprès du Rital. Comme prévu, c'est bien ma poitrine que l'on regarde. Je me sens un peu intimidée, ne sachant pas ce que j'ai le droit ou pas de faire. Mais Aless me conseille de ne pas me laisser faire. Un grognement s'échappe, mais je ne sais pas si c'est d'Amaro ou de moi. Le groupe en profite pour s’éclipser sans demander son reste. Je les regarde déguerpir avant de tourne la tête quand on annonce le prochain combat. Je me rapproche de mon futur adversaire et sans se retourner vers moi, il me montre les opposants. J'écoute ce qu'il me dit et observe avec attention. C'est tellement différent avec ce d'ont j'ai appris... Mon père préconisait la fatalité, je  n'ai aucune technique si ce n'est de foncer tête baissée.

La nouvelle ambiance commence à me communiquer une certaine ferveur. ça frétille dans mon corps et quand un homme se retrouve au sol, je ne peux m’empêcher de me lever en même temps que les autres et de hurler.

-Relève toi vieille coque rouillée ! Ce n'est pas le moment de faire le traîne-potence !

L'excitation est palpable et je comprends vraiment, pourquoi Aless veut que je combatte face à tout ce monde. Je ne suis pas sûre d'arriver à vraiment offrir à ma louve ce qu'elle veut en frappant mon patron, sans la foule. Ils me pousseront à être encore plus violente. Quand un homme que je suppose être Largo, s'approche et demande dans quelles règles se passera le combat, l'Italien me regarde et me propose une règle. ça semble équilibré. Une minute, je ne sais pas si c'est court ou long quand on est sur un ring, mais ça semble quand même assez rapide.

-Quatre n'est pas un bon chiffre.. On pourrait finir à égalité.. Pourquoi pas cinq ?


 

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Mer 7 Juin - 21:34


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-Quatre n'est pas un bon chiffre.. On pourrait finir à égalité.. Pourquoi pas cinq ?
- Il ne s’agit pas pour toi de gagner un nombre de round, mais de ne pas te faire éliminer pendant le nombre de round déterminé. Mais va pour cinq !


J’explique à Kada’an que même si elle ne me domine pas pendant un nombre majoritaire de round, elle gagne tout de même si elle tient jusqu’au bout du cinquième.

- Tu te fais éliminer si tu restes à terre pendant plus de dix secondes.

La rouquine hoche le museau pour me dire qu’elle a compris. Toutefois, je suppose qu’elle trouverait plus noble de remporter la victoire non pas sur sa résistance à ne pas plier, mais sur sa capacité à me contrer et prendre le dessus sur moi. Je ne sais pas ce qu’elle vaut en combat. Jusque-là je ne l’ai vue que s’en prendre à deux idioti d’humain. Certes c’est une femme et la différence de sexe chez les lycans donne les mêmes déséquilibres de force et de puissance que chez les gens ordinaires. Cependant, je suis suffisamment monté sur un ring pour savoir qu’il faut se méfier des petits gabarits. J’ai souvent gagné sur plus fort et plus imposant que moi, parce que mes adversaires ont pensé à tort que c’était du tout cuit.

J’ai déjà en tête la stratégie que je vais employer avec ma serveuse. Elle a besoin de se défouler et le HCC a besoin de spectacle. Je vais donc la surprendre et cogner très fort dès le début du combat pour la mettre à terre et la déstabiliser. Je devrais y arriver sans mal, car pour ce premier round, Kada’an n’aura pas encore pris ses repères. La présence de la foule devrait la perturber. De plus, si je la démolis d’entrée de jeu, cela devrait faire râler dans les tribunes. A la fin du premier round, la louve aura le public pour elle et la rage de s’être mangée mes poings. Après… c’est moi qui risque de prendre cher quand elle attaquera le deuxième round totalement furieuse. Il faut que le fauve qui est en elle sorte. Je compte bien faire d’une pierre deux coups.

(…)

Le vainqueur du combat que nous regardions n’a pas les hommages qu’il mérite. La foule présente n’attend qu’une chose, le dernier combat. Le nôtre. Les parieurs aiment me voir montrer sur le ring. Cela élève le HCC au-dessus d’un simple tripot de combats organisés. Les gens estiment celui qui dirige et qui sait prendre son ticket pour suer et encaisser comme les autres. Que je gagne ou que je perde sur le ring, je gagne le respect des hommes présents. Et dans le milieu, conquérir le respect du monde que je souhaite dominer, est primordial.

(…)

Joe, l’arbitre monte sur le ring et attrape le micro qui pend depuis le plafond. Ce vieux briscard sait faire le show pour mettre de l’ambiance. Il a eu les consignes par Largo. Il expose donc la règle du combat à venir. Si Kada’an arrive à me tenir tête pendant cinq rounds, elle gagne. Même si je la domine lors des combats. Le public accueille ce point avec une clameur et des encouragements ponctués de surnoms peu galants pour ma serveuse. Joe précise que si elle reste à terre plus de dix secondes, elle est éliminée. Des sifflements retentissent. Ce combat, que les gars pensent déséquilibré, plait. Toutefois, ils devinent bien que je ne me permettrais pas d’affronter une Donna, si je ne la pensais pas capable de se défendre. L’attente fait monter l’excitation du public. J’amène la rouquine à son angle du ring avant de rejoindre mon côté.

- Hey Bella Donna. Sur le ring, il n’y a pas un Boss et sa serveuse, mais deux loups prêts à montrer qui est le plus fort. N’espère pas que je te ménage.

Je lui fais un clin d’œil assorti d’un sourire charmeur. Je ris de sa réponse qui est à son image, volcanique. Adoro ! Kada’an sait que je suis une personne atypique. Je ne suis pas les règles, je les invente. Ce soir je compte bien me mesurer à un adversaire féminin sans pour autant passer pour un lâche.

La louve est déjà dans son monde. Elle regarde le ring et ne fait plus cas des hommes qui hurlent autour d’elle. Néanmoins je vais lui rappeler qu’ils sont bien là, à la mater comme un bout de viande. Lorsque je suis à l’angle opposé et que j’agrippe une des cordes pour me hisser sur le terrain de jeu, la jolie rousse m’imite. J’ai décidé de combattre torse nu, non par esthétisme mais pour éviter de me faire lacérer un énième polo. Deux loups qui s’affrontent ne le font pas uniquement à coups de poing.

(…)

Je sautille sur place et lève le bras pour provoquer la foule. Des sifflets retentissent, de même que des moqueries. Mon sourire s’agrandit, carnassier, sauvage. Joe fait signe à Largo qu’il peut remonter le micro, puis nous invite Kada’an et moi à nous rapprocher l’un de l’autre. Il pose ses mains sur nos épaules et écarte les bras pour nous donner la distance d’engagement. Sous le boucan d’enfer que fait le public dans les gradins, il nous énonce quelques règles élémentaires.

- Vous pouvez frapper avec n’importe quelle partie de votre corps et vous pouvez frapper n’importe quelle partie du corps de votre adversaire avec les restrictions suivantes : Interdiction de crever les yeux de votre adversaire, ou de le mutiler. Interdiction de porter des coups mortels. C’est compris ?
- Oui.
- Oui.
- Ce match se joue en cinq rounds. Le premier qui tombe et ne se relève pas en moins de dix secondes est éliminé. Compris ?


Kada’an et moi répétons notre accord. Elle me regarde droit dans les yeux. Mes prunelles dardent les siennes. Due loups, due fauves, due regards féroces.

- Si ce combat dure cinq rounds, la rouquine est considérée comme gagnante. Compris ?
- Oui !


Cette fois nos voix parlent à l’unisson. Joe se recule et baisse le bras qu’il avait levé. Le gong retentit. C’est parti pour soixante secondes. Je ne laisse pas le temps à Kada’an de réagir et comble l’espace qui nous sépare d’un pas pour lui cueillir la mâchoire de mon poing droit. Cela me dégage la voie vers son ventre où mon poing gauche vient s’encastrer.

La foule hurle et me hue. Je prends mes distances, Joe s’est interposé car l’écossaise a un genou à terre. Elle ne s’attendait pas à ce que je la cueille aussi vite. Habituée à ma galanterie légendaire au Pink, Kada’an devait s’imaginer que je lui laisserais l’honneur d’engager le combat. Je lis le doute et la stupéfaction dans son regard. Je lui montre les crocs et mon regard étincelle d’un bleu électrique. Je provoque la louve par un grognement bestial. Son étonnement se mue en fureur. La louve se redresse. Elle n’est pas contente. Per niente !

Nouvelle provocation de ma part avec un baiser que je dépose sur mes doigts et que je lui envoie d’un geste gracieux de la main. Soixante kilogrammes de nana en furie me fonce dessus sous les holàs de la foule ravie de la tournure du combat.

(…)

Sa colère que j’ai exacerbée, la foule de mâles en rut qui hurle des obscénités et l’espace du ring bien trop restreint pour sa louve, déstabilisent la rouquine. Ses coups sont violents, mais mal coordonnés car portés par la frustration, plus que l’envie de me tuer. Je joue un peu la comédie, mimant un ennui évident en parant ses attaques avec une apparente facilité. Toutefois ce n’est qu’une mise en scène de ma part, car je suis vraiment concentré sur le jeu de son corps et ma nonchalance à la contrer n’est que feinte. Il faut que Kada’an finisse ce premier round avec l’envie de me trucider. Il me reste vingt-cinq secondes au chrono. Je l’attaque de front, pour me baisser à la dernière minute et faucher sa jambe d’appui d’un coup de pied sur son talon d’Achille. C’est douloureux et radical, Miss Ravewood embrasse la surface dégueulasse du ring en se tenant la cheville.

- Tu fais la sieste mio amore ?

Mon sourire se fait moqueur. Une lueur assassine passe dans le regard de la rouquine pendant que Joe lui égrène le compte à rebours.

- 10… 9…. 8… 7…. Engagement !

Les capacités régénératives de la louve ont fait leur effet. Toutefois son orgueil est piqué à vif. Maintenant que j’ai bien énervé le fauve, je vais devoir assumer les conséquences. Je n’ai pas trop de doutes quant à savoir si je lui résisterai pendant les cinq rounds, j’ai connu bien plus aguerri en adversaire. Reste à savoir dans quel état je vais finir quand la Bella Donna aura passé sa rage sur moi.

Le gong sonne la fin du premier round. Chacun retourne dans son coin. J’ai demandé à Largo de s’occuper de Kada’an. Il lui éponge donc le front et lui tend une bouteille d’eau fraiche. La louve ne me quitte pas du regard. Elle me fixe à la manière d’un prédateur. En face, je fais le joli cœur, énervant. Puis je crache l’eau avec laquelle je viens de me gargariser dans une bassine que me tend Noland un de mes hommes de mains

- Elle va vous étriper Boss.
- J’y compte bien No’.
- Ho ! Je ne savais pas que vous donniez dans le masochisme Patron !
- Idioti ! C’est pour le spectacle ! Regarde les dans les tribunes !


Noland suit mon regard. Le HCC est enfiévré par le combat en cours. Ils se moquent bien de savoir si Kada’an souffre ou pas des coups que je lui ai porté. Ce qu’ils veulent c’est la voir se ruer sur moi et s’acharner. Largo s’occupant de la rouquine, je ne sais pas quelle est sa côte. Suivant les règles du HCC, les paris sont clos à la fin du premier round. Round pendant lequel j’ai mis la jeune femme en difficulté. C’est sur cette base que les parieurs doivent faire leur jugement.

(…)

« Bong » Le deuxième round commence. Kada’an se relève prestement de son tabouret, une rage froide dans le regard. De l’index, je l’invite à s’approcher. Suit un échange de coups qu’elle et moi parons facilement. La louve a canalisé sa colère pour le mettre au service de sa détermination. Ses gestes sont plus précis et elle fait moins d’erreur de contre.

L’atmosphère est chaude, voire presque suffocante. Les cris de la foule sont devenus à mes oreilles un bruit de fond que j’ai repoussé dans un coin. Mon attention est centralisée sur la rouquine et les indications de Joe qui nous arbitre. Il est tout à fait impartial, ne faisant aucune faveur, ni à son Boss, ni à la jeune femme qui le combat courageusement.

La puissance de ce deuxième round monte progressivement pendant les trente premières secondes, pour atteindre un niveau fort de violence. Kada’an me fait payer cher l’humiliation du premier run. La jeune femme est agile et souple. Elle a renoncé à me faire mal avec ses poings. Mon corps est zébré d’entailles qui saignent avant de cicatriser. J’ai eu raison de ne rien mettre sur le dos, cela aurait fini par me gêner. Je ne suis pas en reste, la rouquine commence à avoir un méchant bleu sur le côté droit qui a du mal à se résorber. Je la frappe toujours au même endroit, je pense lui avoir fêlé une côte. Tiens, elle semble changer de tactique, son coup de pied vient de me cueillir à la tempe. Je suis légèrement sonné, elle en profite pour m’envoyer son genou dans le ventre. Je me plie en deux, vacille, et pose une main sur le sol. Joe n’intervient pas, Kada’an peut encore frapper. Elle ne se prive pas. Il faut qu’un combattant ait deux appuis au sol, en plus de ses pieds, pour stopper l’engagement. A nouveau, la louve lève le pied, visant ma tête. La foule est en délire. Je la bloque en lui attrapant la cheville. Le choc me déstabilise, mais j’ai le temps de la faire chuter et de me relever. Il nous reste vingt-cinq secondes avant la fin du deuxième round.

Nous nous tournons autour, cherchant un angle d’attaque. J’engage, usant de mes deux poings et de ma jambe droite. Il n’y a pas que Kada’an qui se défoule ce soir. Ce combat me fait aussi du bien. Cela me permet d’évacuer mes aigreurs des magouilles de Leonelli, le second du parrain des napolitains à San Francisco. La Cosa Nostra et la Camorra se font une guerre de territoire sans merci. Je me retrouve mêlé à tout cela sans avoir toutes les billes pour vraiment comprendre l’importance des enjeux.


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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Dim 11 Juin - 17:20


l'appel du combat

C'est surtout que je n'aimais pas le chiffre quatre. C'est une idiote superstition mais tant pis. Je hoche la tête pour lui faire comprendre que j'ai bien compris ce qu'il voulait me dire. Mon coeur tape dans la poitrine, et ma louve se réveille vraiment quand l'italien me confirme qu'il n'y a plus de boss. Qu'il n'y a plus de serveuse. Je lui lance un sourire carnassier et un grognement m'échappe.
-Il va s'en dire mon cher, que je ne vous ménagerais pas non plus. Quelle idée d'apporter une flamme  au milieu d'un braiser.. Flamme qui n'attend que le gaz pour exploser.. Heureusement que nous guérissons assez vite.. Abîmer à jamais la statue Romaine que vous êtes serait un sacrilège.

Il rigole, et je fais de même alors que d'un clin d'oeil et d'un sourire charmeur, il saute sur le ring. Je prends cet acte comme une provocation de sa part. À mon tour je monte sur la place du combat. C'est la première fois, alors je ne fais qu'imiter Aless. L’arbitre nous fait signe d'avancer. Et je fixe les pupilles de mon adversaire. Je ne vois plus les hommes autour de nous, et entends leurs hurlements comme une lointaine vague bruyante. Une main se pose sur mon épaule. Je trépigne involontairement. Je réponds oui à chacune des règles. À la dernière, Nos deux voix sont en accord.  

Quand le départ du combat est annoncé, je n'ai pas le temps de réagir que ma mâchoire prend un retour, et qu'un coup dans le ventre me claque au sol. Un genou sur le parterre, je lève la tête. Estomaquée, je regarde Alessandro, partagé par une incompréhension totale et un doute grandissant. Il me montre ses crocs et ses yeux luisent de leurs couleurs bleue meurtrière. Je grogne et frappe le sol en me redressant. Je n'ai pas encore pris ma forme lupine. Mais quand il me souffle un baiser, avec son maudit regard aguicheur,  mes yeux prennent la même teinte que la sienne, et mes crocs se font menaçant. Je m'élance sur lui dans une rage qui commence juste à s'exprimer. Quand c'est quelqu'un que j'aime bien au fond, c'est difficile d'avoir une rage violente rapidement. Frustrée est féroce, je le frappe, mais il esquive et pare mes coups avec une facilité, qui au lieu de me démotiver, me fou en rogne. Puis, un coup que je ne vois pas me fait manger le sol du ring. Ma première réaction fut l’étonnement, mais la troisième provocation de l'italien est sans doute celle de trop. Je le regarde avec cette fois, une réelle envie de le tuer. C'est bien la première fois que j'ai envie d'égorger une personne que j’apprécie en temps normal. Et en plus cela l'amuse !

- Tu fais la sieste mio amore ?

Je lui lance une grimace mauvaise et un regard tueur en me redressant. Puis en penchant la tête, c'est à mon tour de lui lancer une pique verbale.

-Je teste le sol pour savoir si tu supporteras ta future chute, Trésor.
Dis-je en lui soufflant à mon tour une bise volante.

La fin du round et annoncer, et je laisse Largo essuyer la sueur et le sang qui coule du coin de mes lèvres. Je fixe Alessandro, comme si c'était une future proie à dévorer. Je bois l'eau fraîche que me donne l'homme et montre les crocs à Aless quand il me fait un coeur de ses mains avant de passer ma langue sur mes lèvres, comme la louve que je suis et qui se lèche les babines de ce qui va suivre. Mais cette pause me permet de faire le point sur moi-même et je canalise ma haine. Je la garde pour m'en servir avec intelligence, et pas comme un vulgaire animal.

C'est donc dans un nouvel esprit que je me lève quand un bruit annonce la seconde partie. Il me fait signe d'avancer et je tourne sur moi-même pour regarder les tribunes. Le premier round, je les ai ignorés avec difficulté cette fois, je prends l'énergie des cris qu'ils lancent. Puis je souris à Amaro et lèche une de mes canines. Le combat commence assez calmement. Puis je change de manière de faire. Les cris deviennent plus fort dans mon esprit. Les gens attendent autre chose que ces coups d'enfants fatigué. La violence monte crescendo. Je ne réfléchis plus. Je laisse ma louve s'acharner, et c'est à coups de griffe que j'attaque cette fois. Puis sans prévenir c'est mon pied qui part. Jamais encore je ne me suis servi de ce membre, et je profite de cette surprise pour lui donner un nouveau coup qui le fait poser une main par terre. L'arbitre n'intervient pas, alors j'en profite. Je lève le pied, mais pas assez rapide. Il en profite pour me déséquilibré. La chute me surprend dans un premier temps, mais je me relève. Il est lui aussi debout.
Je secoue la tête. Il ne reste pas beaucoup de temps, mais on se tourne autour. Mon côté droit me fait souffrir et j'ai du mal à marcher sans boiter. Et alors que le compte à rebours commence, Aless engage la fin du combat. Il me frappe de ses deux poings puis de son genou. Je me retrouver, plier en deux, mais sans trop savoir du comment j'ai fait, mon poing rencontre sa mâchoire. Nous sommes toujours sur nos pieds, mais je me recule quand le chiffre 2 se fait entendre. Je ne suis pas Sûre de m'arrêter si je reste trop près. La fin du second round est annoncée, et je retourne voir Largo.

-Économise toi, tu n'arriveras jamais au 5e round comme cela. Tu vas t'épuiser.

Je ne lui réponds pas. Cette fois, au lieu de fixer Amaro, je regarde les hommes qui attendent la suite. Je souris malgré moi. Cette nouvelle ambiance est excitante. Je bois une bonne gorgée et respire en essayant de calmer mes nerfs. Mais c'est perdu d'avance. Je fais un sourire ravageur à Alessandro.



Nous nous avançons à nouveau au centre du ring.  Joe s'écarte et le combat reprend. Il m'attaque en premier. Son enchaînement est violent. Je me retrouve en deux un instant. Je lui lance un feulement et sors les griffes. J'oublie ou je suis, j'oublie les règles. J'oublie qui il est, qu'il peut me mettre K.O en moins de temps qu'il faut pour le dire, mais surtout j'oublie que je suis aussi une humaine. Dans mon regard, toute trace d'humanité a disparu, mes poils lupins ressortent, et je manque de pousser un hurlement. J'arrive à remplacer ce cri naturel par un cri de rage. Les taquineries du début de combat ont disparues. Mon contrôle aussi. D'un saut rapide, je passe au-dessus de lui et me retrouve dans son dos. Il essaie de me m'attraper. Il y arrive, et je me retrouve déséquilibré. Au lieu de tomber sur mes deux pieds, un genou cogne le sol et je jappe de douleur.  Rapidement je l'attrape par le bras et tire dessus. De cette manière, je me redresse. Et un fin craquement se fait entendre. c'est à peine perceptible et son loup s'en remettra vite.  Je n'ai plus aucun sang froid et ce craquement ne m'aide à me calmer au contraire. Seulement, ma propre douleur au genou accentué par celle de ma côte me rend assez faible. Je tiens sur une jambe le temps que mon corps guérisse.

Mais je n'ai pas le temps de me reposer deux secondes que ma blessure reçoit une nouvelle châtaigne. Je tombe à genoux dans une plainte sourde. La respiration coupée. Quand Aless s'approche, je tourne avec une jambe tendue. Il saute au moment où je le touche. Il ne tombe pas, mais il est déstabilisé et ça me laisse le temps de me redresser. Quand enfin le gong annonce la fin du rond.

Je sens la fatigue qui monte. La rage à quitté mon regard et la douleur remplace ma fierté. Je retrouve Largo en soupirant. J'aurai dû l'écouter. Il fait ce qui la à faire et je reste parfaitement calme. Signe que la fatigue est vraiment bien avancée. J'aurai peut-être du rester à 4 rounds. Je regarde mon adversaire. Alors que j'ai l'impression de bientôt m'effondrer, lui semble en forme. Est ce juste une tactique pour me faire perdre motivation ? Je finis la bouteille et masse légèrement mon coté droit. Je grimace et soupire en voyant que je ne guéris pas aussi rapidement que je l'aurais pensé.

L'avant-dernier round est annoncé. Je m'avance lentement et observe Alessandro. Je ne vois pas le premier coup. Je m'en rends compte quand je suis couché. Les secondes défilent et j'arrive à me redresser avant que Joe annonce l'avant-dernière seconde. Dans ce round, je n'attaque pas. J'esquive les attaques de l'italien, sans même les parer. J'essaie d'éviter tout contact avec lui, mais j'entends les gens qui ne sont pas d'accord avec cette façon de faire. Je n'ai pas le droit de me laisser aller comme ça. Je serre les poings à la recherche de ma colère. Je vois mon père. et c'est ce qui m'aide alors. Il me provoque, m'insultant de faible. D'inutile. ça suffit pour me redonner un peu de force à la moitié du rond. Le Sicilien accélère le mouvement et arrive à atteindre mon épaule. Je pousse un grognement. C'est un coup qui m'a réveillé.

Pour les trente dernières secondes, j'attaque à mon tour. Avec moins de violence, moins de rapidité, mais avec plus de force et surtout de précision. Je ne me laisserais pas abattre. Pas maintenant. Pas si près de la fin !  Me battre ainsi m'a fait vraiment du bien. Et même si je ne tiens pas le dernier round, j'en sortirais quand même vainqueur. Pas contre Aless, mais pour moi. Ce combat m'a beaucoup appris et...

BING.

Ma perte de concentration m'a coûté une baffe qui me couche une troisième fois. Bizarrement je sus bien là. Mais les chiffres qui défilent m’énervent. Avec lenteur, je me redresse et regarde mon adversaire. Dans mon regard, il reste une lueur de provocation. Tu ne me coucheras pas si facilement pendant dix secondes...
 

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Ven 16 Juin - 21:40


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Les natiche sur le tabouret, je laisse Nolan me verser une bouteille d’eau sur la tête. L’eau ruisselle sur mon visage, inondant mes épaules et mon torse, emportant un peu de la sueur qui me poisse la peau. Du bout de la langue, j’essuie mes lèvres du sel qui les macule. J’aime l’ambiance qui règne dans le hangar. Le spectacle que j’offre avec Kada’an passionne les parieurs. Les jeux sont plutôt en ma faveur, mais un bon nombre de joueurs ont estimé que je ne donnerai pas ma pleine puissance et que je resterai galant. Ils ont misé sur la rouquine. Le début du combat les a dépités car je n’ai fait aucun cadeau à la Bella. Elle peut encaisser et elle doit encaisser. L’idée de base étant tout de même d’assouvir le besoin de violence de la louve.

Elle vient de tenir trois rounds et commence à accuser la fatigue. Elle se bat comme un louveteau inexpérimenté. J’ai entendu Largo lui recommander de s’économiser. Elle n’a pas écouté et en paye les frais. Je ne peux toutefois pas baisser le rythme au risque de me faire accuser de tricherie. Celui qui monte sur le ring y va pour gagner. Il y a de l’argent en jeu, il n’est donc pas question de biaiser le combat. Ma serveuse sait se battre, mais pas sur un ring. Je ne doute point qu’elle fut redoutable lorsqu’elle roulait pour son padre. Néanmoins les exécutions à l’extérieur ne sont pas régies par les mêmes règles, ni les mêmes impératifs que les combats organisés. Il faudrait encore un ou deux combats de plus pour que la louve soit vraiment à l’aise sur le ring.

Mes coups répétés sur son flanc commencent à faire leur effet. Sa régénération naturelle commence à tarder. Frapper toujours au même endroit est une technique connue de sape. La subir est je pense très formateur. Le gong retentit, la pause est terminée. Nous nous relevons sous les vivats du public. J’adresse un geste galant à mon adversaire, qui ne me répond pas. Kada’an est comme absente. Je n’ai d’autre choix que d’engager le combat comme le réclame la foule. Mon coup la met directement au sol. Je grimace. La rixe devient déséquilibrée avec la fatigue croissante de la louve. Elle se redresse à l’ultime seconde égrenée par Joe. Je reprends l’engagement, cette fois elle esquive. Elle a compris ma technique de sape et verrouille l’accès à son flanc déjà malmené. C’est là que je trouve enfin sa technique de combat. Elle est épuisée, son corps agit d’instinct et exécute ses parades en mode quasi autonome. Je poursuis mes attaques sans toutefois augmenter le rythme. Je souhaite qu’elle tienne au moins jusqu’au cinquième round. Je me bats donc loyalement, mais sans développer toutes les vacheries qui pourraient me faire gagner rapidement.

Une clameur monte des tribunes, c’est un mécontentement. Au début, je crois qu’ils en ont après moi et m’accusent de ménager mon adversaire, seulement c’est la louve que les parieurs interpellent. Ils n’apprécient pas son jeu purement défensif. Elle est pourtant en droit de prendre cette option. Notre pari est sur le fait de tenir cinq rounds et non de me dominer. Néanmoins, les gars veulent de l’action, des coups, du sang et des os qui craquent. C’est pour cela que les combats clandestins existent, pour voir ce qui n’est pas admis sur les places légales.

Je ne veux pas frapper plus fort, alors je harangue la louve, la traitant de faible et de chiffe molle. Mes propos vexants percent son esprit, titillant sa fierté. Elle retrouve un peu d’énergie et répond à mes coups. Je grimace quand son poing ripe sur mon biceps, touchant un nerf. La douleur fuse et irradie de l’épaule au poignet. J’enchaine avec l’autre bras, j’atteins son épaule dans un bruit mat. Cela semble la réveiller, elle part sur un enchainement pas très rapide mais précis, tout en conservant une bonne défense. Plusieurs attaques percent ma défense. La chaleur, l’air vicié et ce combat commencent aussi à me fatiguer. Mon corps souffre de plusieurs coupures qui se sont refermées et je dois avoir quelques hématomes. Quand Kada’an arrive à placer un coup, il fait mal. Elle reprend confiance, trop… Une seconde d’inattention et je la cueille à la mâchoire. La louve goute à nouveau le sol du ring. Alors que je pense que c’est l’ultime fois que je l’envoie au tapis, elle se redresse avec une lueur de revanche dans le regard. Je lui envoie un baiser papillon et lui fais signe d’approcher, provocateur et charmeur. Le gong retentit pour la dernière pause.

- On se boit quelque chose de frais après !

Ma proposition la cueille par surprise, lui rappelant la réalité. Je suis son Boss et nous n’avons aucun griefs l’un envers l’autre. Nous sommes là, juste pour l’art du combat et assouvir la soif de sang des loups que nous sommes. Kada’an semble ragaillardie car elle ne s’affale pas sur son tabouret comme les fois précédentes.  

Nolan masse mes deltoïdes et commente le combat. Je souris à ses propos. En bon mercenaire qu’il est, il a tout de suite vu le potentiel de Kada’an et deviné son expérience passée.

- Elle a la carrure pour l’organisation Boss.
- Effectivement, mais c’est la bêta d’un ami à Arès.
- Willem ? L’alpha nous a aidés lorsque l’on s’est fait surprendre par les chimères.
- Will’ bosse aussi pour les flics. Il est préférable de restreindre nos liens à celui d’ami qui donne des coups de mains sur des problèmes surnaturels. Parrish n'aura rien à redire. Il ne faut pas mêler l'alpha ou sa meute à nos affaires.
- Dommage, elle a du potentiel la petite !

Le gong nous coupe. C’est la dernière manche. Je me redresse et lève les bras pour faire réagir le public, puis faisant fi des règles je vais chercher Kada’an sur son coin de ring, lui prends la main et la lève, incitant le public à l’ovationner. Un vrai tapage retentit dans le hangar. J’honore mon adversaire, je suis fier d’elle et je le montre. Le public apprécie et scande le prénom de la rouquine qui n’est pas habituée à être ovationnée. C’est pour cela que je souhaitais combattre ici, sous les projecteurs et non pas dans un coin obscure de la forêt. Ici, il y a une foule pour témoigner de sa valeur. Cela flatte la louve et l’apaise, car elle est reconnue comme étant un prédateur. Notre combat se fait à la loyale.

- Dernier round mia Bella.

Joe n’est pas dupe de mon stratagème. L’ovation a pris du temps pour se calmer. C’est autant de secondes de récupération supplémentaire pour la louve. La rouquine repart donc gonflée à bloc. Cette fois c’est moi qui mange le premier coup.

- Outch !

Deux fauves s’affrontent. Kada’an semble avoir rangé sa fatigue au fond d’une poche. Ce dernier round se déroule comme si les précédents n’avaient été qu’un simple échauffement. La louve attaque à pleine puissance. Cette fois, je ne fais pas semblant de me défendre. Une nouvelle rage l’anime, celle de vaincre. Nos poignets se croisent brutalement dans un contre mutuel. Je me recule, mais pas assez rapidement, son talon me fauche à l’aine me pliant en deux. Ma tempe fait connaissance avec son poing, cette fois c’est moi qui suis à genoux sur le ring. Le choc m’a explosé l’arcade sourcilière. Mon œil gauche se noie de sang. Je vois rouge au sens propre du terme.

- 1… 2… 3…

Secouant brusquement la tête, j’envoie des gouttelettes rouges autour de moi. La foule hurle en délire. Je traine un peu à me relever pour maintenir l’ambiance.

- 6… 7… engagement.

L’affrontement reprend et nous combattons presque d’égal à égal. J’ai l’avantage du terrain et l’ancienneté. Pourtant comme l’a souligné Nolan, la petite a du potentiel. Je sens en elle cette part de noirceur qui m’est très familière. C’est vrai que Kada’an ferait une excellente recrue pour l’organisation. Elle est capable de tuer de sang-froid. Seulement je respecte l’amitié d’Arès pour Willem. Will’ est son ange gardien, je serais son diable de compagnie qui pourra assouvir ses besoins primaires de violence.

Le gong retentit, pourtant nous continuons à nous battre sous les hurlements d’encouragement des parieurs. Kada’an a gagné. Je l’ai pourtant collé trois fois au tapis sur ce round. À chaque fois elle s’est relevée, plus déterminée que jamais. Joe finit par nous séparer. Je me recule un peu et je prends appui sur mes cuisses. J’ai le souffle court et le cœur qui bat à la chamade.

La rouquine est à la limite de l’évanouissement. Je m’approche d’elle et la hisse sur mes épaules. C’est son heure de gloire, l’ovation est totale. Les gars trépignent dans les gradins. Beaucoup ont perdu leur pari, mais ils ont eu un beau spectacle. Ils sont donc satisfaits.

Lorsque je fais redescendre la louve de mes épaules, je sens son contentement. Nous sommes tous deux trempés de sueur et de sang, mais c’est bien un sourire qui orne nos visages.

- Nous remettons ça quand tu le désires mia Bella. Ta présence est bonne pour mes affaires !

La rouquine me bourre l’épaule du poing dans une fausse contrariété. Galant, je lui écarte les cordes pour qu’elle puisse descendre du ring. C’est le dernier combat, le hangar se vide peu à peu. Quelques habitués restent pour taper le carton dans un coin ou picoler un peu. J’entraine Kada’an dans les escaliers métalliques qui montent jusqu’au bureau de Largo. Je lui aurais bien offert à boire au bar, mais tout le monde veut lui parler et la féliciter. Au dixième mâles en rut qui vient la toucher, je devine l’écossaise prête à faire un meurtre.

(…)

La porte du bureau se referme sur le brouhaha du hangar. Le calme retrouvé est agréable. J’ouvre la fenêtre car nous avons vraiment très chaud.

- Sers-toi dans le frigo Kada’an.

Pour ma part, je prends la bouteille de grappa et me sers une belle dose dans un verre à whisky. Puis je lui tends mon verre pour trinquer.

- Alors apaisée mia Bella ?


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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Ven 23 Juin - 9:55


l'appel du combat

Tout ce qui se passe à la fin de l'avant-dernier round me rappelle pourquoi nous sommes là. Je ne m'attendais pas à ce qu'Alessandro me propose de boire un coup alors que ça lui correspond bien. J'aurais dû m'en douter, mais le combat en cours m'a fait perdre toute réalité. Je lui souris puis en retournant voir Largo, je reste debout. C'est le dernier round. Je n'ai pas le droit de perdre. Enfin, si j'ai le droit, mais en aucun cas j'ai envie de perdre. Je bois une grande gorgée d'eau et m'arrose un peu. La transpiration sur mon corps le rend brillant. Est ce que James trouverait cela sexy ? Penser à mon Écossais me donne encore un peu plus de force. Lui se battrait sans ressentir de la fatigue. Je souris dans le vague, et aimerais bien me retrouver dans ses bras après une grande douche.. Ou même pendant..? Je frémis et secoue la tête. Ce n'est pas le moment !

Je me sens déjà plus en forme que le combat précédent, et quand le son du dernier round retendit, je suis prête. Je me tourne vers Alessandro au moment où il lève les bras. Le public commence à réagir plus fort. Mais quand mon adversaire s'approche de moi et me prend la main, je le regarde avec surprise. Puis, il la lève vers le plafond du hangar, et main dans la main nous regardons les hommes et femmes dans les tribunes. Qui hurlent mon prénom. J'ouvre de grands yeux. Je me sens étrange. Je suis flattée, mais aussi un peu gênée. C'est quelque chose de tellement nouveau ! Mais ma louve aime ça. Mes yeux scintillent et je me prends au jeu naturellement. Je regarde la salle, et me sens à a nouveau pleine d’énergie. Comme si je venais de sortir du canap' après une demi-heure de sieste.

Quand enfin le hangar se calme un peu, on se retrouve au centre du ring. L'arbitre note le début du combat et je lance mon poing entre le nez et la bouche d'Amaro. Je sens la fatigue, mais je l'ignore, et attaque en force. J'ai envie de gagner. Le combat se déroule avec une violence nouvelle. Le désir de vaincre est fort. Surtout après ce qui s'est passé juste avant. Avoir été acclamée de la sorte a été d'un grand bénéfice.
Aie ! Encore une fois, ce moment d'inattention me coûte un coup dans l'épaule assez fort. Je reviens dans ce qui se déroulent et nos poings se rencontrent avec une puissance surnaturelle. Il recule de quelques pas, mais j'arrive à lui toucher le coin de l'entre-jambe d'un talon féroce. Quand il se plie, j'en profite pour lui mettre un pain dans l'arcade. Il secoue la tête, et les gouttes de sang qui giclent me rendent sanguinaire. Les cris autour me rappellent où je suis, et qui sont en face de moi. Je calme mes ardeurs meurtrières, mais prends trop de temps. À peine relevé, l'Italien m'offre une série de châtaignes qui me mettent au sol. À mon tour de tacher le ring, je crache le sang qui s'accumule dans ma bouche. Plus motivée que jamais, je me redresse lentement.

Le sourire d'Aless me met en rogne, même si dans un autre contexte, il aurait pu me faire fondre. Et même si j'en aime un autre, même si mon boss est bien plus vieux, rien ne m'empêche de trouver ses sourires charmants. Et sans me le cacher, l'obscurité m'attire bien plus que la lumière. James est adorable, mais il a un parti de noirceur, surtout quand il est en colère, que j'aime. Quant à mon boss, cette malfaisance est vraiment présente me séduit malgré moi. J'ai de la sauvagerie. Une part bien plus grande de haine que d'amour. Le diable qu'est Alessandro m'offre cette chance de pouvoir exprimer cette partie dominante en moi. Alors que Will lui m'aide à trouver un peu de lumière. L'un ne va pas sans l'autre. Mais l'un est plus exaltant que l'autre.

CRAC !

Pour la seconde fois dans ce rond, je me retrouve au sol. Cette fois à cause d'un craquement de la cheville. Je pousse une plainte sourde et me relève in extremis avant le temps impartie des dix secondes. Je sautille sur une jambe pour soulager l'autre, et me re concentre.  Je retombe une nouvelle fois, fauché par un pied. Je reste couchée un instant et me redresse. Cette fois je prends appui sur mes deux jambes. J'ignore la douleur cuisante, et continue de me battre. Je n'attends pas le son de la fin de rond, et l'on continue à s'échanger des coups, encourager par les tribunes. Mais l'arbitre nous sépare. On s'écarte l'un de l'autre, et je manque de m'évanouir. Je me retiens à sur l'épaule de Joe un instant. Avant de me retrouver sur celles d'Aless. Je ne sais pas comment je me suis retrouvé là, mais j'en profite pour respirer un grand coup. J'ai la tête qui tangue et il me repose sur le sol. A court de force, je m'appuie sur lui le temps d'en retrouver un peu. J'ai utilisé mes dernières réserves pour ce final, et j'ai de la peine à tenir debout.

Petit à petit, je reprends un peu du poil de la bête et arrive à me tenir toute seule. Quand il me dit que ma présence est bonne pour ses affaires, je rigole et lui bourre l'épaule gentiment. l'Italien me tient les cordes et je descends. Les gens viennent me voir. Au début, j'en suis contente, mais au fur et à mesure que les gens approchent, je grogne de plus en plus fort. Certes, je suis fatiguée, mais j'ai encore un peu d'énergie.. Ne me cherchez pas trop... Mon boss s'en rend compte, et m'amène à l'étage, au bureau de Largo. Quand la porte se referme, je souffle un grand coup. ça fait tellement de bien un peu de calme !

Je l'écoute, et me sers dans le frigo. Je n'ai pas spécialement envie d'Alcool, mais une bouteille de vin Italien entamée m'attire. Je m'en sers un peu, puis la range à sa place. On trinque et je bois lentement, afin de déguster la boisson.

- Alors apaisée mia Bella ?

Je lui offre un large sourire. Je ne sais pas comment je pourrais le remercier..

-ça m'a fait beaucoup de bien, oui. Je me sens vide de la colère et de la frustration qui m'habitait. Mais je crois que j'y ai pris un peu "trop ?" de plaisir. J'ai beaucoup appris sur moi aussi pendant ce combat.

Je me laisse tomber sur une chaise en face de l'homme et ferme les yeux. Sans pour autant m'endormir. Je laisse juste le clame m'envahir. Je suis apaisée. ça, il n'y a aucun doute. Mais...

-Je suis indirectement proche de la police.. Par l’intermédiaire de Will. Est ce que tu risques quelque chose, s'il apprend ce qui s'est passé ce soir d'une manière ou d'une autre ?

 

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Mer 12 Juil - 18:17


Omicidio


L’alcool qui me brûle la gorge est un plaisir après ce déchainement d’énergie et de combativité. Kada’an est resplendissante malgré sa fatigue et la sueur qui lui colle les cheveux sur la peau. Il se dégage d’elle une beauté sauvage que seul un autre prédateur peut apprécier. Elle me confirme que notre combat l’a vidée de sa colère et de sa frustration animale. Je lui rends son sourire, mais fronce les sourcils lorsqu’elle s’accuse d’avoir aimé cela.

- Mais Mia Bella ! J’espère bien que tu as aimé me cogner !

L’évidence avec laquelle j’affirme cela, la fait rire. Je lui précise que je n’ai aucune tendance masochiste. Kada’an me rassure qu’elle a parfaitement compris le sens de mes propos et m’affirme avoir aussi beaucoup appris.

Je la regarde plus attentivement. Ce n’est pas juste savoir se placer sur un ring qu’elle a appris ce soir. Mais d’embrasser sa fureur et de la canaliser sur un objectif. Ce soir elle devait me résister pendant cinq rounds. Elle a réussi ce pari. Je ne doute pas que la prochaine fois, cet arrangement sera devenu trop facile. Peu à peu elle pourrait devenir une vraie adversaire, sans que nous ayons besoin d’assouplir les règles. Elle a cette rage au cœur qui est indispensable pour ce type de combat.

Ici dans ce bureau, je vois le vrai visage de la louve. Au Pink elle est une serveuse enjouée ou impulsive suivant son humeur. Là, c’est une Donna déterminée qui s’écroule sur une chaise. L'instant est au repos du guerrier. Cette Donna n’a rien à envier aux membres de la Squadra. Comme le disait Nolan, elle serait une bonne recrue, toutefois…

- Je suis indirectement proche de la police.. Par l’intermédiaire de Will. Est-ce que tu risques quelque chose, s'il apprend ce qui s'est passé ce soir d'une manière ou d'une autre ?
- Je doute que Shepherd cautionne ceci, ou mon vrai business en général. Seulement…
- ?
- Shepherd et les siens n’ont pas toujours été en règle avec la loi et la volaille. Il fermera les yeux.


J’explique à Kada’an que forcément je me suis renseigné sur l’alpha qui traînait dans mon bar. D’autant plus qu’il m’avait collé Parrish dans les pattes pour une affaire de bestia. Shepherd n’a pas vraiment eu une vie stable avant Beacon Hills. Difficile à retracer, cependant en recoupant avec les bribes qu’Arès avait eu l’indiscrétion de laisser passer, je sais que sa meute avait longtemps vécu en marge de la société, occupant illégalement des lieux et volant un peu à droite à gauche des vêtements, des outils ou simplement de la nourriture.

- Shepherd bosse pour les flics car il a une idée précise de son rôle dans ce monde. C’est un idéaliste, il veut aider son prochain. Tu remarqueras qu’il ne porte ni uniforme, ni arme comme Parrish ou ce O’Conner pour ne citer que les surnaturels que je connais dans le poulailler central. Cependant il a une fissure dans le cœur.

Willem est un bon alpha, soucieux des siens. Il a réussi à surmonter son passé douloureux. Pourtant la fissure est là. Je passe ma vie à fréquenter la noirceur du monde et je sais reconnaître une bombe à retardement. Je n’aimerai pas être le chasseur qui s’en prendra à sa meute…

- Ne t’inquiète pas mia Bella. Willem sait qui je suis réellement. Il est évident qu’il préférerait que tu gères ta louve par un travail de concentration et de contrôle intérieurs. Mais toi et moi savons que c’est à des années lumières de la personne que tu es.

Je fais signe à la jeune femme de me suivre. Nous croisons Largo dans les escaliers. Il s’apprête à fermer. J’échange avec lui sur la recette de la soirée.

- Hey ! Kada’an, tu as gagné un petit pactole, même après le pourcentage pris par Largo.

La rouquine ne s’attendait certainement pas à gagner des dollars. Cependant, je suis réglo. Elle s’est battue dans un cadre précis, avec des règles énoncées à l’avance et acceptées par les deux parties. Etant nouvelle et novice sa côte était élevée.

Je la raccompagne aux vestiaires où nous nous changeons l’un à côté de l’autre sans pudeur ou faire de chichi. Elle m’a déjà vu nudo et s’est pourtant remise de tant de splendeur italienne. Je sais le cœur de l’écossaise pris par celui à qui j’avais fourni une arme. Puis, ce n’est pas comme si mon cœur était libre, bien que j’ai toujours du mal à admettre ce fait de m’être fait piéger comme les autres.

- Je te raccompagne Mia bella.

Nous avançons sans nous presser vers ma voiture. Nous puons tous deux le fauve et le chien mouillé, pourtant cela n’a pas d’importance. Je me sens apaisé. Même si je n’ai pas placé tous les coups vicieux que je connais, ni lâché mes bottes secrètes, cette sensation qui monte régulièrement au fur et à mesure que la lune s’arrondit dans le ciel nocturne, ce sentiment d’être en cage s’est évanoui. Kada’an ressent la même chose, mais elle est embarrassée par un sentiment de culpabilité.

- Bella, ne crois pas ne pas être digne de ce bon samaritain de Shepherd. C’est un loup né comme toi. Il sait l’éventail de caractères qu’il peut exister chez les garous. La méthode le contrariera peut-être, cependant il sera d’accord pour que tu vides ton sac avec moi, plutôt que de risquer de blesser un innocent ou d’attirer l’attention des chasseurs.

En homme galant, j’ouvre la portière pour que ma serveuse s’installe confortablement, puis je la rejoins en me mettent derrière le volant.

- Je lui en parlerai la prochaine fois qu’il vient au Pink. Ok Mia Bella ?

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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Sam 29 Juil - 15:05


l'appel du combat

J'explose de rire quand il s’exclame qu'il espère que j'ai aimer le frapper. Ce n'est pas un parton comme les autres. Je me dis encore souvent que j'ai eu de la chance d'être allé à son bar le jour où l'une de ses serveuses devait partir en urgence. Est ce la chance ou juste le destin ? Je hausse les épaules et prends une courte gorgée du vin, et m'affale sur ma chaise, épuisé mais en paix.  J'ai les yeux mis clos, repensant à cette soirée.

J'ai toujours eu des objectifs lorsque j'étais avec moi père. La finalité était toujours la mort.
Parfois des innocents incapables de se défendre, mais d'autres, des hommes d'affaires qui obscurcissaient ses propres marchés. Mais aujourd'hui le défis n'était pas de battre quelqu'un comme je l'ai cru au début. Mais de lui faire face pendant 5 rounds. Mon erreur de pensée a failli me faire échouer, mais j'ai fini par comprendre à quel rythme je devais me tenir pour réussir. Et alors que j'ai commençais fort, je me suis facilement rendu compte que je ne tiendrai jamais comme ça. Enfin.."Facilement" après que Largo m'ait conseillé de m'économiser. Je ne pensais pas qu'en 5 min, on pouvait se faire si mal !

Je frémis involontairement à l'idée de tuer encore. Je passe ma langue sur m lèvres pour rattraper une goutte de sang de la vigne rebelle, en imaginant la couleur safranée de nos rivières pourpres. Mes yeux tombent sur mes propres veines, et j'écoute mon cœur battre. Cette sensation de prendre la vie.. La disparition de ce son si doux.. Le goût de sucré à acre en fonction des personnes.. L'espace d'un tiers de seconde, mais yeux s'illuminent de leur bleu cyan avant de reprendre leur teinte azur.  Puis je fixe Alessandro quand il répond à mon inquiétude.

-J'imagine que tu as raison. Il fermera sans doute les yeux. Et puis.. Il n'a peut être pas besoin de savoir si c'était dans un cadre illégal ...

Il m'explique ensuite que Willem sait qui est l'Italien et que mon alpha n'est pas ce genre à être une volaille bien éduquée. En effet, du fait de sa marginalité, il n'a pas toujours été "dans là loi". Et comme l'explique mon boss, il n'a pas de badge. Il est juste médiateur dans un poste de police et dans un lycée. Rien de plus. Je hoche la tête pour dire que j'ai bien compris chaque chose que rajoute le Sicilien.

Puis, après avoir fini le verre, nous partons nous changer. J'aurai bien pris une douche avant d'enfiler mes affaires de la journée, mais tant pis. Je ne suis pas pudique. Me changer à côté d'un loup du sexe opposé ne me gêne pas le moins du monde. Et puis, on vient de passé une soirée à s'envoyer.. Des coups alors que je n'étais pas plus habillé que ça, il faut ce l'avouer. Un short et une brassière.. De plus, je l'ai déjà vu nu. Le fait que nos bras se frôlent alors que j'enfile mon jean ne me fait pas spécialement réagir. Seulement, j'arrive presque à imaginer James à la place. Je secoue la tête, revêtis mon haut, pas s'en avoir retiré ma brassière couverte de sang et de sueur.

Nous croisons Largo. Ils échangent quelques mots puis Alessandro me regarde et m'informe que j'ai gagné un peu d'argent. Je me retourne sans vraiment bien comprendre ce que cela veut dire. Je ne sais pas trop où me mettre, mais un sourire s'affiche sur mon visage. Je le remercie et l'on rigole un instant, sans doute à cause de mon air mal à l'aise. Puis, Aless me demande s'il me raccompagne. Je le regarde un instant en souriant. Bien sûr que je veux bien que tu me ramènes ! Puis je me rends compte que ce n'était pas une question, mais une affirmation.

-D'accord, ça marche !

Nous allons à la voiture, et en gentleman qu'il est, il m'ouvre la porte avant de la fermer une fois assise sur le siège passager. Que dire.. "Merci ?" Non, je me contente de lui sourire à travers la vitre. Il me dit ensuite, que s'il faut qu'il en parle à Willem la prochaine fois qu'il passe au Pink, il le ferait.

-Non, s'il doit le savoir, c'est parti moi. Tu es mon patron, pas mon pigeon voyageur. Si je dois dire quelque chose à mon alpha, c'est à moi de le faire.


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MessageSujet: Re: L’adrénaline du meurtre [ Ft.Aless ]    Mer 9 Aoû - 17:47


Omicidio
- Non, s'il doit le savoir, c'est par moi. Tu es mon patron, pas mon pigeon voyageur. Si je dois dire quelque chose à mon alpha, c'est à moi de le faire.
- Je n’ai clairement rien à voir avec un piccione ! Je te laisse gérer notre arrangement défouloir avec Willem. Honnêtement je ne le crois pas capable de te proposer la même chose. Il n’a pas cette part d’ombre que nous avons toi et moi.


Son alpha est un gars plutôt pacifique, bien que je me doute qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Comme tout le monde, Shepherd doit avoir ses propres démons à gérer. Seulement il n’a pas le même besoin que Kada’an ou moi pour expulser les tensions. Je passe une vitesse et accélère. La nuit se prêterait bien à une folle virée et la tentation d’accélérer est forte. Toutefois, ma serveuse s’est donnée à fond ce soir. Ses blessures ont cicatrisé et ses derniers hématomes finiront de s’estomper d’ici une heure. Je n’ai pas frappé avec ma pleine puissance. La louve le sait, elle m’en est reconnaissante, mais le fauve qui sommeille en elle réclame une revanche que je compte bien lui accorder.

- J’apprécie notre relation il mio angelo.

Kada’an me questionne d’un regard. Elle ne comprend pas vraiment le sens de mon propos.

- Tu sais d’instinct où sont les choses. Tu ne remets pas en cause mon statut de boss, mais sur le ring tu as parfaitement compris que je te mettais sur le même niveau que moi.

Je lui confirme que si je me suis retenu, c’est uniquement pour qu’elle prenne ses marques sur une aire de combat qui ne lui est pas familière.

- La prochaine fois, je monte d’un cran mia bella.

Elle me fait comprendre qu’elle espère bien me coller au tapis. Le temps du trajet jusqu’à la demeure des Shepherd nous échangeons des amabilités sur la correction que chacun espère donner à l’autre. Notre relation est claire et saine. Elle sait que malgré mes tournures de phrase charmeuses, je ne cherche absolument pas à la charmer. Je sais qu’elle me respecte en tant que patron, mais que sa louve compte bien en raconter au loup que je suis. Pas de faux semblant, ni de quiproquos possibles.

Arrivé à destination, je coupe le moteur pour le bruit. Je ne doute pas que les loups qui doivent être tous couchés à cette heure tardive nous ont tout de même entendu arriver. Je me tais, m’esquissant aucun geste d’au revoir. Kada’an ne fait pas mine de sortir non plus. Nous sommes des meurtriers tous les deux. C’est ma profession, tandis que pour elle c’est une rémanence de son passé qui s’invite dans le présent comme pour le client du Pink qu’elle a occis par colère. Pas besoin d’être grand psychologue pour savoir que cela la mine. Si elle regrette son geste, c’est plus vis-à-vis de moi et de me priver de deux clients que pour les deux nuisibles qui sont morts ce soir-là. Elle a aimé tuer, comme j’aime les mises en scène sanglantes lorsque je souhaite délivrer un message fort. Je ne tue pas pour tuer, cependant je reconnais aimer le faire avec style et panache. Le carnage avec les hommes de Barns avait, après coup, retourné les tripes d’Ares. Même les flics avaient gerbé leur repas de baptême lorsque qu’ils étaient venus constater le règlement de compte. Je peux tuer d’une simple balle dans la tête comme faire de la décoration avec vos entrailles. Seul le contexte me fait choisir l’une ou l’autre des méthodes. Une personne ordinaire dirait que quelque chose a grillé dans ma cervelle. Je lui rétorquerai que ce n’est pas de la folie, mais du pragmatisme. Je désacralise un acte honni, celui du meurtre de sang-froid.

- Là où je suis né, je n’avais que deux choix. Celui de subir la loi des autres, ou imposer la mienne…

Les mots sont sortis tous seuls. Ce n’est pas réellement un aveu, ni une intention préméditée de me confier. Cela ressort plutôt du constat. Celui du karma plutôt que de la destinée. On ne choisit pas qui on est, ou qui on devient. Il est possible éventuellement de faire un peu semblant d’être quelqu’un d’autre, toutefois peu de gens y parviennent et non sans un éternel déchirement intérieur.

- J’ai grandi à l’ombre de la mafia, puis je suis devenu un loup. L’animal a simplement finalisé le prédateur que j’étais déjà devenu. Tu es née louve, ensuite ton père t’a appris à devenir une meurtrière. On ne change pas le moule qui nous a forgé Kada’an. Ne t’excuse pas de qui tu es.

Je regarde la maison des Shepherd, elle est silencieuse et plongée dans l’obscurité. Est-ce que Willem nous guette ? Il est le genre d’homme à s’inquiéter pour les siens, capable de se mettre en péril pour eux.

- Tu as là une famille, une meute, un petit ami qui font une belle ancre. Cette maison, les gens qui y vivent sont la lumière. Même Arès aime venir ici. Il semblerait que les Shepherd aient ce genre d’aura solaire rare. Ils te permettront de t’élever vers la lumière et ce que l’on appelle le bien.

Mon briquet claque sèchement, j’inspire profondément et exhale avec un plaisir non forcé la fumée de ma sigaretta.

- Cependant, tu as une part d’ombre. Si tu la muselles, elle te rendra folle et dangereuse pour les gens que tu aimes et pas seulement pour l’imprudent qui t’aura manqué de respect. C’est pour cela que je veux que tu considères le Pink et moi ton boss comme l’antre qui abrite et cache cette partie sombre de ton âme. Tu ne peux pas me damner, je le suis déjà.

Mon œil droit se ferme à moitié, irrité par la fumée de la tige de nicotine que j’ai fini par coincer au coin de mes lèvres.

- Je peux encaisser tes assauts et j’avoue que l’idée d’un nouvel affrontement avec toi me plait. D’autant plus que tu vas progresser et connaitre peu à peu mes ruses et mes feintes. Puis je ne suis pas le seul adversaire possible. Tu leur as fait une sacrée impression. Je parie que dans quelques temps d’autres vont réclamer à t’affronter. Tu sais encaisser autant que tu envoies.

Mon mégot fait un arc de cercle avant de s’étaler sur l’asphalte. Je suis sorti de la voiture et j’ai ouvert la portière de ma serveuse. L’heure est plus que tardive, mais la galanterie est un art de vivre, aussi naturel pour moi que le fait de respirer. La belle rousse attrape ma main et s’extirpe de la voiture plutôt basse de caisse.

- Ne bride pas celle que tu es. Soit entière bella Donna.

Je pose un baiser chaste sur sa joue et lui fait un clin d’œil. Nous avons combattu cinq rounds complets dans une promiscuité plus qu’étroite. Autant dire qu’elle porte sur elle mon odeur comme si elle sortait de mon lit. Je sais son écossais de copain tempétueux et possessif, mais je ne doute pas que la maligno saura l’apaiser.

- Buonanotte Kada’an



Spoiler:
 


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