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 Une urgence amène à des rencontres intéressantes Ft. Willem Shepher

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Lionel Lerouge

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MessageSujet: Une urgence amène à des rencontres intéressantes Ft. Willem Shepher   Dim 18 Juin - 22:58

Une urgence amène à des rencontres intéressantesLionel & Willem
Don't panic, just listen and let the futur happened ( Lindsey Stirling → Shatter me ) ••• La journée commençait à être longue, mais quand on fait ce métier, il faut savoir être prêt à recevoir tout le monde. Le début de l'été annonçait les accidents bêtes, Lionel n'était pas ici depuis longtemps, mais d'un endroit à une autre, les gens ne changent pas beaucoup et il y avait énormément de personnes qui ne faisaient pas attention au soleil. Surtout qu'en Californie, le soleil tape fort et les étés sont chauds. La température n'était pas un problème pour le jeune homme qui était habitué à voyager et à subir de brusques changements climatiques. Imaginez quitter la Guadeloupe et vous retrouvez sous les nuages gris de Paris quelques heures après. Lionel était en train de s'occuper d'un homme qui avait fait une mauvaise chute dans les escaliers. Il était donc en train de vérifier si son patient avait des douleurs quelconques et si cela nécessitait des soins plus poussés. Lionel avait tout de suite remarqué l'étrangeté de la ville et les changements divers qui s'étaient produits depuis son retour. Elle semblait chargée d'énergie et le nombre d'accidents bizarre était là pour rappeler que la ville contenait énormément de créatures surnaturelles.

« Donc vous avez mal au bras, sur une échelle de 1 à 10, pouvez-vous me noter la douleur ? 10 étant la douleur la plus forte de votre vie. » Fit-il, les yeux rivés sur son écran, observant le dossier médical de l'homme.

Lionel écoutait attentivement son interlocuteur. Le lion se demandait comment il avait fait pour tomber dans les escaliers, mais il n'était pas là pour juger et surtout il n'était là que pour quelques minutes, le temps de voir l'état de santé de l'homme. Après tout, ce n'était pas vraiment sa place habituelle, mais plutôt celle de sa collègue partie en pause il y a à peine dix minutes. Une fois qu'il eut exposé son diagnostique et laissé aux bons soins des médecins, il retourna faire son travail habituel. Le stress était au rendez-vous comme d'habitude. Il fallait savoir gérer les patients atteint de crise cardiaques ou encore savoir réagir rapidement face à des patients qui venaient et qui souffraient le martyr. Heureusement qu'il était habitué depuis le temps. Le lion se souvenait travailler sous la chaleur intense dans un petit hôpital à soigner des enfants atteint de pathologie qui n'existe même pas ici. Lui-même risquait sa vie là-bas, mais il semblerait que depuis son retour, il ne soit affecté par aucune pathologie virale ou bactérienne. C'était une bonne chose finalement. Lionel avait du mal à voir du positif dans le fait d'être une créature surnaturelle, alors il essayait de se consoler. Le contrôle était difficile et à la fin de la journée, il avait un mal fou à évacuer tout le stress emmagasiné dans la journée, c'est souvent à ce moment que le lion en profitait pour sortir. En cet instant même, il pouvait le sentir rugir au fond de son cœur. Il faut dire que la profession qu'exerçait Lionel n'était pas de tout repos, c'était même carrément le contraire.

« Lionel, il y a eu un accident de la route, ils ont réussi à ramener une jeune femme, dépêche-toi ! ! »

Le jeune homme couru vers le brancard, aidant à le faire rentrer rapidement. À première vue, elle semblait inconsciente et couverte de sang. Mais le sang a tendance à exagérer les blessures qui sont parfois bien moins graves que ce que l'on pense.

« La victime était-elle consciente avant de venir ici ? »

L'urgentiste à côté de lui répondit un « oui » bref. Il n'y avait pas de temps à perdre. Et bien, l'après-midi commençait bien tient. Vous seriez étonné du nombre d'urgences qu'une petite ville peut avoir. Lionel fit aussi vite qu'il put, accompagné de ses collègues, elle avait besoin de soins médicaux d'urgences. Il espérait que la jeune femme fut seule quand elle a eut son accident. Après tout, même si on est habitué à voir des gens blessés et ne pas se relever, c'est toujours quelque chose de dérangeant. Il sortit le matériel aussi vite qu'il put et laissa une autre équipe prendre en main la suite des soins. Il y avait suffisamment de personnel soignant pour elle. C'était pour le moment, la cas le plus grave et ceux qui attendaient leur tour pour se faire soigner avaient longuement regarder le brancard sortir du véhicule d'urgence. La jeune femme était dans un état très déplorable comme il put le souligner. Mais pour l'heure, il fallait la stabiliser, le simple fait que celle-ci était consciente quand on la sortit du véhicule était une petite lueur d'espoir. Après un petit moment, l'adrénaline retomba et le jeune homme sortit de la salle avec une charge en moins. La journée n'était cependant pas terminée et il restait du monde à voir. Une de ses collègues lui donna le prénom de quelqu'un en salle d'attente. Il était urgentiste, mais infirmier avant tout. Il fit un pas dans la salle d'attente. Celle-ci était bien remplie et il sentit sur lui de nombreux regards, espérant que quelqu'un en blouse blanche les appelle enfin. Malheureusement, Lionel n'était pas capable de satisfaire tout le monde.

« Monsieur... Shepherd ? Il me semble que c'est vous le responsable chargé d'amener un de vos élèves ? » Dit-il en le cherchant du regard.

Son odorat avec reniflé quelque chose de surnaturel, mais comme à son habitude, il l'ignora, cette ville même respirait l'étrangeté et le surnaturel. De plus, ressentir tout ça c'était nouveau pour lui. Au début, avoir un odorat surhumain et une ouïe tout aussi développée avait été un véritable fardeau pour lui, mais il avait fini par s'y habituer. Il fallait maintenant qu'il réussisse à déchiffrer ce que ses sens lui envoyaient. Mais pas maintenant, il avait un jeune patient à gérer.
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Une urgence amène à des rencontres intéressantes Ft. Willem Shepher   Mar 20 Juin - 21:13

Sheperd
Willem

Lerouge
Lionel

Une urgence amène à des rencontres intéressantes

Bad trip
Je commence la journée avec le sourire. Réveil à l’aube grâce à la fenêtre de ma chambre toujours ouverte été comme hiver sur le chant des oiseaux et… la tondeuse de notre voisin insomniaque. Mais il faut plus que le moteur crachotant de la vieille Einhell de ce bon vieux David pour me mettre en rogne.

- Will’, tu ne pourrais pas proposer tes dons de mécano à David et régler le moteur de sa maudite tondeuse ?
- Oh, tu sais qu’elle ne pétarade pas autant que notre Impala. Mady, je crois que nous sommes mal placés pour critiquer la gêne sonore de Dav’.


Je lui énumère nos propres travers entre Tobias qui met toujours sa musique à fond, James qui braille en bon écossais qu’il est et Kada’an dont le rire en cascade est tout autant plaisant que sonore, surtout à trois heures du matin quand elle fait des choses inénarrables avec James.

- Mais d’accord, j’irai lui régler son moulin, non par pitié pour tes oreilles mais pour cette antique mécanique pour laquelle j’ai du respect.
- L’ordre de tes priorités sera toujours un mystère pour moi mon cher neveu.
- Tes pancakes sont toujours un délice ma très chère tantine.
- Tu n’es qu’un vil flatteur !
- Non, je suis un gentil médiateur. Nuance !


C’est décidément de très bonne humeur que je quitte la maison avec ma muscle car. J’aime cette voiture, une Chevy Impala de 1967. Trois cent cinquante chevaux sous le capot et une ligne racée. Ça c’est de la bagnole.

(…)

Les belles journées qui annoncent l’été qui arrive, font traîner les élèves dehors. Je me gare sur le parking réservé au personnel. Ce matin j’ai deux cours de travaux pratiques d’une heure et demi chacun et un cours magistral avant la pause de midi. Je n’aime pas cet horaire car les lycéens n’apprennent rien quand leur estomac commence à crier famine. Toutefois étant un nouveau professeur, je ne peux encore pas plaider pour des désidératas personnels.

Dans le couloir, quelques élèves me saluent. Si ma dégaine crispe un peu quelques-uns de  mes confrères, j’ai plutôt la côte auprès des plus jeunes. Je suis un professeur « cool » comme ils disent. Il est vrai que mon approche n’est pas très académique, pourtant je n’en reste pas moins intraitable face à la paresse ou la triche.

(…)

Je range la salle de travaux pratique, jetant les restes des expériences des élèves dans le conteneur adéquat. J’aime la matière que j’enseigne, les sciences et vie de la terre. Avec ma nature et mon ancienne vie purement nomade, je suis foncièrement écolo. La meute des Shepherd a toujours vécu en bonne intelligence avec son environnement. Souvent nous nous éloignions des zones urbanisées, stoppant nos caravanes au milieu de vastes espaces sauvages comme il en existe encore aux États Unis ou au Canada. Nous vivions souvent à l’ancienne, en autarcie. Lors de ces périodes, notre quotidien était fait de cueillette, de chasse et de pêche. Cette manière de vivre demande d’être à l’écoute de la nature et aussi de savoir quand il est temps de bouger pour préserver les ressources.

Nous passions un peu pour des naïfs aux regards des gens ordinaires. Cependant nous avions tout de même une connexion avec le monde moderne. La technologie est finalement entrée dans la meute par l’intermédiaire des plus jeunes d’entre nous. La fréquentation des écoles publiques nécessitant que nous ne soyons pas en trop grand décalage comme peuvent l'être les Amish. En tant que loups garous, nous faisions de notre mieux pour ne pas nous faire trop remarquer.

(…)

La sonnerie de fin de cours vient à peine de retentir, qu’ils sont tous en train de se marcher dessus pour être dans les premiers pour la file de la cantine. C’est le moment où le lycée se transforme en une contrée dangereuse où les plus forts mangent avant les plus faibles. Nous pourrions nous croire dans une savane africaine. Les professeurs étant toujours prioritaires, j’ai toujours un plaisir sadique à doubler mes élèves qui ont dû quasiment se battre pour être à moins d’un quart d’heure de leur première bouchée de nourriture. Un garou se décale, me bloquant le passage. Il sait que je suis un alpha, il ne cherche qu’à frimer devant ses potes surnaturels. Je ne peux évidemment pas le remettre à sa place en faisant luire mon regard ou en lui montrant les crocs.

- Tu es paré pour le DS de demain Kévin ?
- Il y a un DS demain monsieur ? Mais vous ne nous avez pas prévenus.
- Oups !
- Cela porte sur quel chapitre ?
- Qui vivra verra !


L’artifice est facile mais efficace. Le garou s’est ratatiné sur lui-même sans s’en rendre compte. Je le double avec un clin d’œil malicieux. Le doute s’installe dans sa cervelle de moineau. Y a-t-il réellement une interrogation ou pas. En voilà un qui va potasser pour rien ce soir.

(…)

J’écoute mes confrères débattre d’une question de politique générale. Je ne prends pas part à ce genre de débat qui est souvent source de conflit. Mais rester neutre dans ce pays relève d’une sinécure.

- Et tu en penses quoi Willem ?

Trois paires d’yeux me scrutent soudainement alors que je mange ma banane. Le sourire canaille de la professeure d’histoire me fait rougir. J’avale donc tout rond et tente de trouver une échappatoire.

- Il n'y a pas une culture américaine, il y a une culture en Amérique et elle est diverse.
- ….


L’art et la manière de ne pas se mouiller est encore de sortir une phrase sibylline suffisamment d’aplomb pour qu’elle ne soit pas contestée. La fin du repas se termine sur les dernières bêtises de la classe de 1ère4B.

- Willem ? Ce soir, tu ne voudrais pas venir traîner au pub avec nous ?
- Ah non, j’ai la tondeuse de mon voisin à réparer avant que quelqu’un le flingue, excédé par le boucan qu’elle fait. Une autre fois Mary.


Je me lève, prétextant un rendez-vous avec un élève qui n’a réellement lieu que dans une bonne heure. Ce n’est pas que je n’apprécie pas les autres professeurs, mais en groupe ils ont un comportement de caste supérieure qui me hérisse. Pris les uns séparément des autres, ils sont tout à fait charmants. Je file me planquer dans un coin vers le stade de lacross, pour poursuivre le livre que je lis en ce moment. Ma venue fait fuir une volée d’adolescents en train de fumer des substances illégales. Je ferme les yeux sur ceux que je reconnais et me plonge dans mon bouquin. C’est le bip de mon téléphone qui me rappelle à la réalité. Je l’avais programmé cinq minutes avant mon rendez-vous, car je sais que je m’immerge très facilement dans un livre, oubliant l’heure qui passe. Je suis un peu frustré car cela me coupe en plein milieu d’un passage palpitant.

(…)

L’élève sort de mon bureau avec un dossier d’inscription pour une fac de lettre. Le môme est en foyer, c’est son tuteur qui m’a demandé de superviser son inscription dans le secondaire. Son statut de boursier rend la tâche fastidieuse.

J’ai enfin terminé. J’envisage de passer au poste de police pour prendre des nouvelles d’une affaire que j’ai eu à traiter en médiation avant de rentrer à la maison et de fourrer mes mains dans le moteur de la tondeuse de David.

- Willem ! Viens vite.
- Que se passe-t-il ?
- C’est Louis Sullivan. Il a sauté par la fenêtre du deuxième étage.
- Mince ! Les secours ont été appelés ?
- Oui. Il faut que tu viennes avant que cela ne tourne au drame.


J’ai déjà reçu plusieurs fois ce lycéen dans mon bureau. En tant que conseiller d’éducation, plus mon rôle reconnu de médiateur, il n’est pas rare que l’on me confie des cas comme ce jeune homme. Dépressif et anorexique, ce qui n’est pas banal pour un garçon, Louis n’arrive pas à se dépêtrer d’un mal être qui le mine au plus haut point. L’origine de sa dépression est complexe et plus la somme de petites choses qu’un choc majeur. Louis est malheureusement la preuve que j’espère encore vivante, que personne n’est à l’abri de ce genre de décente aux enfers.

(…)

C’est grosso modo une belle panique tant du côté des adolescents que des adultes sensés mieux se contrôler. Un attroupement se presse autour de la victime. Je choppe deux élèves délégués de classe et les charges de disperser leur camarades vers leur classes respectives, pour ensuite me précipiter vers Louis.

- Alors on se prend pour un oiseau monsieur Sullivan ?

Levant les yeux vers l’établissement, j’estime sa chute à une dizaine de mètres de hauteur. Il a une fracture ouverte au niveau du tibia et de multiples fractures au niveau du bras. Délicatement je me saisis de sa main. Rapidement mes veines deviennent noires. Je cache précipitamment ma peau par ma manche de chemise que j’avais remontée.

- Louis ? Parle-moi.

Je ne suis pas médecin, mais comme Mady est infirmière, elle m’a appris quelques gestes de secourisme et les signes auxquels il faut prendre garde. Je souris doucement au jeune homme qui semble étonné de son propre geste et surtout d’être encore en vie. Ses pupilles sont normales et ses propos restent cohérents. Il tente même de se redresser, ce qui me fait penser qu’il ne doit pas avoir trop de lésions internes. Je déplace une de mes mains à la base de sa nuque pour que le soulagement que je lui apporte soit plus conséquent. Son regard s’étonne de la sensation de bien-être au milieu de ce qui doit être un ouragan de douleur. Je lui fais un clin d’œil, comme si la situation était banale. La sirène de l’ambulance retentit et un infirmier accompagné d’un médecin urgentiste se précipitent auprès de Louis.

(…)

Cela leur prendra quarante-cinq minutes pour le déposer sur la civière en prenant un maximum de précaution.

- Vous avez prévenus ses parents ?
- Oui, mais ils sont en vacances sur la côte est…


Le médecin me regarde atterré. Une tentative de suicide, des parents absents… Je comprends qu’en tant que médecin, ce qui arrive à Louis doit le faire hurler. Un médecin devrait lutter contre des maladies ou des accidents, mais pas pour ça…

- Je vais vous accompagner, je connais son dossier.

(…)

Le trajet est court jusqu’à l’hôpital. Assis à l’arrière de l’ambulance avec le médecin, je parle doucement avec Louis. Il est en état de choc, horrifié par son propre geste tout autant déçu de s’être raté.

- J’ai ma tante qui travaille à l’hôpital, je lui dirais de prendre bien soin de toi.

Mon sourire se veut chaleureux, mais moi aussi j’ai envie de hurler. Notre dernière entrevue remonte à environ trois semaines. Je m’interroge. Aurais-je pu prévenir ce drame ? L’émotion m’empêche de me remémorer sa visite dans mon bureau. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable.

(…)

L’hôpital, enfin. Les portes du van qui s’ouvrent, les équipes qui se passent les consignes dans des termes que je ne comprends pas. Le regard blasé et professionnel de ces gens en blouses blanches me met mal à l'aise. J’ai envie de leur crier qu’il s’appelle Louis et non « un adolescent de race blanche », qu’il aime la musique électro et que sa couleur préférée est le vert. Vert est son t-shirt avec des auréoles qui tirent sur le marron. C’est ce que donne comme nuance son sang sur cette couleur qu’il affectionne.

Je suis le brancard puis me fais stopper devant une double porte vitrée par une aide-soignante qui me colle dans les mains des papiers à remplir pensant que je suis le père du garçon. J’e veux lui dire que je suis un peu jeune pour avoir un adolescent de cet âge comme fils, pourtant je me contente d’expliquer que je suis son professeur et son conseiller scolaire. Je précise que ses parents sont avertis mais que pour le moment ils sont à l’autre bout du pays.

Je vais m’asseoir, trouvant par chance un siège de libre dans la salle d’attente des urgences. Remplir les papiers est finalement un bon palliatif à la dure attente. Il se dégage du lieu une aura pesante. Je perçois autour de moi l’angoisse de ceux qui accompagnent un proche, ou la douleur des patients moins prioritaires qui sont là depuis des heures pour certains d’entre eux.

Au bout d’une heure, je commence à être à cran. Je dois résister à l’envie de soulager la douleur de ceux qui attendent pour ne pas passer pour un nouveau messie. Mes sens lupins me rendent empathique. Cela commence à devenir très pesant. J’ai envie d’air frais et d’espace. Seulement je dois rester pour Louis. J’ai envoyé un SMS à Mady, lui donnant le nom du gamin. Ma tante doit être occupée, car elle ne m’a pas répondu.

- Monsieur... Shepherd ? Il me semble que c'est vous le responsable chargé d'amener un de vos élèves ?
- Je… oui !

Je me lève d’un bond, mon regard accroché au type avec une blouse blanche qui m’adresse la parole. Est-il un médecin ? Un chirurgien ? Puis son odeur perce parmi l’odeur particulièrement désagréable des urgences. C’est une odeur animale et féline. Je pourrais penser qu’il à un chat particulièrement collant si je ne sentais pas une forte puissance. C’est un être surnaturel, mais ce n’est pas un loup. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme lui. Mais ce qu’il est, n’est pour le moment pas ma priorité.

- Comme va Louis ? Rien d’irréparable ?

Je suis inquiet comme pourrait l’être un père. J’ai ce gamin sous ma responsabilité et bien que je n’ai rien à voir avec sa tentative malheureuse, je me sens coupable de ne pas avoir anticipé son geste. Lionel Lerouge, son nom est écris sur sa blouse, m’emmène dans un box de l’autre côté des deux portes vitrée que tous ceux qui attendent aimeraient pouvoir franchir. Je fronce le nez, l’odeur de sang, mêlée aux produits pharmaceutiques me prend d’assaut. L’animal que je suis n’aime pas cela. Cette odeur de mort me pousse à vouloir voir Louis et le soulager à nouveau. Peut-être que ce Lionel Lerouge comprendra et me laissera approcher le garçon.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Lionel Lerouge

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MessageSujet: Re: Une urgence amène à des rencontres intéressantes Ft. Willem Shepher   Jeu 22 Juin - 22:33

Une urgence amène à des rencontres intéressantesLionel & Willem
Don't panic, just listen and let the futur happened ( Lindsey Stirling → Shatter me ) ••• Lionel scruta les personnes assises dans la salle d'attente, attendant fermement une réponse. Finalement, un grand brun se leva et se présenta à lui. Se forçant à lui sourire, le lion jeta après un œil à son dossier. Le cas était spécial, quelques os de casser et des bleus, mais plus de peur que de mal sans doute. Après tout, avec une chute pareille, ça aurait pu être bien pire.

« Si vous voulez bien me suivre s'il vous plaît. » Dit-il simplement.

Il y avait deux trois formalités administratives à remplir, d'après ce qu'il lisait, les parents du jeune homme n'étaient pas présent à Beacon Hills. Quelle idée de laisser son gamin seul ? Pensa-t-il aussitôt. Il n'était pas là pour juger bien sûr, alors il ne fit aucune remarque désobligeante et se contenta d'amener le professeur dans un autre endroit, ressemblant fort à un bureau, mais avec le nécessaire d’auscultation. Lionel n'était pas doué pour commencer à parler et à sympathiser, pas plus pour rassurer non plus. « Comme va Louis ? Rien d’irréparable ? » Il essaya pourtant de ramasser toute les parcelles de compassion qui restait dans son esprit.

« Je n'ai aucune nouvelle pour le moment, il devrait venir nous en donner. De ce que j'en sais, ça aurait pu être plus grave, mais il a quelques fractures, notamment au tibia et son bras gauche, je remarque également une cote fêlée sur le dossier. » Rapporta-t-il d'une seule traite. « Donc, vous êtes professeur, mais je lis que vous le connaissiez, peut-être savez-vous s'il suit un traitement particulier, s'il a des antécédents médicaux ? »

À première vue, Lionel restait strictement professionnel, mais il avait remarqué un détail avec son interlocuteur. C'était un loup, il le sentait en tant que druide et en tant que créatures surnaturelles avec un odorat très développé, il pouvait aisément deviner que Willem était un loup-garou. De plus, il pouvait également en déduire que c'était un alpha, sa façon de se comporter, de se tenir et la présence particulière que ceux-ci avaient. Autant de signe que Lionel savait aisément reconnaître. Pourtant, il ne se dégonflait pas, il avait vécu dans ce milieu-là depuis tellement longtemps que rien ne l'impressionnait réellement. Son odeur d'homme-lion était facilement repérable de plus, il possédait une aura visible par ceux qui en avaient le pouvoir et Willem l'avait sûrement déjà senti. En revanche, étant donné la rareté de ces créatures et plus le fait qu'ils ne sortent pas souvent de leur continent, peu de gens hormis les druides connaissaient leurs existences. Lionel soupçonnait alors Louis d'être une créature surnaturelle, peut-être que c'était un des bêtas de Willem. Mais l'idée, lui paru idiote, il aurait cicatrisé rapidement. "Bref" dit-il à lui-même. Quelqu'un toqua à la porte et Lionel se dépêcha d'aller ouvrir. Une de ses collègues était derrière, celle-ci l'amena juste devant pour discuter du cas de Louis. Ce n'était pas de très bonnes nouvelles tout ça. Le lion jeta un œil à Willem qui devait sûrement écouter. Finalement, après quelques minutes, il revint. Agissant comme si de rien n'était.

« Je vais vous demander de signer quelques papiers, c'est pour Louis. » Dit-il en faisant imprimer les formulaires, puis en les donnant en même temps qu'un stylo au professeur.

Il avait réussi à avoir quelques nouvelles du jeune homme. Déjà, il était conscient et semblait ne pas trop souffrir. C'était les effets de la morphine, mais quand il est venu ici, il ne semblait pas non plus trop souffrir. Étonnant pensa le lion en regardant l'alpha. Lionel imprima également des papiers d'absences pour le lycée et également un papier pour Willem, pour dire qu'il était bien à l'hôpital avec l'un de ses élèves. Signant les papiers, le lion les tendit également à Willem. Il n'y avait rien d'autre. N'y tenant plus, Lionel fit attention à ce qu'il n'y ait personne qui écoute à la porte et se lança.

« Vous avez diminué sa douleur n'est-ce pas ? » Dit-il calmement en signant toujours les papiers qui sortaient de l'imprimante.

Il y avait une décharge de responsabilité, les parents ne pourront pas être là avant demain soir et le professeur semblait être la seule personne adulte assez proche de l'adolescent.

Lionel était simple et curieux et il était un être surnaturel. Il y avait toujours une certaine méfiance entre métamorphes, mais le jeune homme était avant tout un druide et il se souciait donc des autres un minimum. C'était dans sa nature, il connaissait énormément les loups-garous, après tout ses cousins en étaient tous et il aurait été destiné à devenir le prochain émissaire. D'après ce qu'il savait des hommes-lions, ceux-ci ne pouvaient retirer la douleur, mais étaient capable de guérir avec le "souffle". Lionel ne savait pas ce que c'était et il en cherchait pas à savoir non plus. Ce qui le préoccupait, c'était que son sang était une batterie régénératrice pour tous ceux qui n'étaient pas des lions. C'était en partie à cause de ça que les hommes-lions étaient si rares aujourd'hui. Peut-être que Lionel devrait utiliser ses dons et ce qu'il disposait pour guérir. Mais le jeune homme n'avait pas trop la tête à ça, on pourrait le traiter d'égoïste, mais ce n'était pas lui et il s'en fichait.
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