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 Sanctanière

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Alex Cormier

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MessageSujet: Sanctanière   Mar 20 Juin - 19:02

Sanctanière




L’ours avait pris le temps qu’il lui avait fallu pour réfléchir à l’offre du druide, et l’avait finalement acceptée.  Alex ne lui avait pas mis de pression de quelque forme que ce soit.  De toute manière, il fallait laisser le temps à Gabriel de préparer ses choses et effectuer son propre déménagement.  Ensuite, ils avaient pu préparer l’arrivée de Charlie.  Ça avait impliqué d’ajouter une serrure à l’ancienne, dont la seule utilité était de venir faire basculer le loquet de sorbier et ainsi briser le cercle surnaturel qui protégeait les habitants des lieux.  Puis les deux druides étaient allés ensemble chez Michael.  Gabriel pour s’y installer, Alex pour visiter son cadet, et offrir un support moral à quiconque des deux autres hommes en aurait davantage besoin.  Le vol du retour, comme les semaines suivantes, lui avait paru long et solitaire.  Autant il ne supportait pas les flammèches qui surgissaient constamment entre son paternel et lui, autant l’isolation dans cette maison austère au milieu des bois le rendait mal à l’aise.  Lui, le typique asocial de service, cherchait la moindre excuse pour passer du temps hors de son ermitage, alors qu’il commençait à comprendre pourquoi son père était devenu tel qu’il était désormais.  

Heureusement, Macklin et Weizerling lui offraient suffisamment de prétextes pour rester tard à l’hôpital, et au lycée, Mafdet était fidèle à elle-même.  Elle avait prit le druide orphelin de maître sous son aile et lui enseignait, à sa manière, quelques secrets.  Il y en avait bien un, par contre, qu’elle se refusait de lui livrer, et qui commençait à l’embêter.  Si elle lui expliquait qu’il avait encore des croûtes à manger, ou que c’était trop dangereux et qu’elle ne voulait pas laisser sa petite souris lui retirer la joie de jouer avec sa nourriture, il aurait pu comprendre, et se montrer patient.  Toutefois, chaque fois qu’il lui parlait de se transformer en animal, elle lui répondait par ce sourire qu’il commençait à détester.  Jusqu’à ce qu’il en devienne suffisamment las pour cesser de la harceler.  Après une démonstration, elle lui avait demandé de rester pour préparer le laboratoire de la semaine suivante et avait refermé la porte sur leur discussion.  Instinctivement, Alex sut qu’il allait soit être bouffé, soit avoir droit à une conversation surnaturelle.  Il était ressortit dans une humeur obscure, à quelque part entre ire et désarroi.  Soit.  Elle disait qu’il ne pourrait jamais se transformer, que ce n’était pas inhérent au druidisme, mais à sa nature de Gardienne.

***

Alex poussa le panneau de la porte avec ses omoplates et fit passer Charlie à l’intérieur avant de refermer la porte du revers du pied.  Il s’enquit auprès de son ami de la pièce où devait se rendre la boîte et la déposa dans la nouvelle chambre de l’ours, par-dessus une autre.  Il retourna ensuite dans la grande pièce commune, où Charlie venait de libérer Civet de sa cage, et ils entreprirent de vider la boîte contenant les affaires du lapin pas si domestique.  C’était fou ce qu’il avait de jouets, de trucs variés, de bidules et d’autres machins en tous genres.  Alex devrait probablement ramener les doublons au vétérinaire, pour qu’il puisse les distribuer aux nouveaux propriétaires de rongeurs.  Le lapin semblait par ailleurs terrorisé.  Depuis qu’ils avaient commencé à vider l’appartement de Charlie, il était devenu nerveux, comme si il avait peur d’être oublié là, abandonné par ses papas.

-Je t’avais dit qu’on aurait dû le ramener en premier, pas en dernier! reprocha Alex en sachant très bien qu’il serait buté une nouvelle fois à l’argument du tour de garde.

Plutôt que de créer un conflit dans les premières minutes de leur cohabitation, Alex préféra ne pas nourrir le sujet.  Il offrit une petite carotte à Civet, qui ne semblait pas décider à reprendre son calme, et alla pianoter sur son ordinateur, penché au-dessus de la table, persuadé qu’il n’en avait que pour un moment.  Il avisa l’alerte de son site de rencontre, mais ne la lut pas, et alla plutôt sur le site de la pizzeria locale.

-J’vais commander la pizza.  Jenny la prendra sur son chemin.  Tu veux quoi dessus?

Quelques minutes plus tard, le Canadien se redressa victorieux en annonçant à son nouveau colocataire que leur repas arriverait dans 28 minutes, selon le chronomètre électronique qui venait d’apparaître.

-Pendant ce temps, je vais défaire les boîtes de la cuisine. avertit-il le zoomorphe qui était dans sa nouvelle chambre – l’ancienne chambre d’Alex.

Rangeant et cordant les petits électroménagers et les vivres en tous genres, le châtain était tantôt heureux de voir que ce que son père avait emporté avec lui était désormais remplacé, tantôt conciliant en mettant les choses de Charlie à la place de celles des Cormiers, qu’il rangeait dans une boîte destinée à prendre la poussière au sous-sol le temps que leur cohabitation durerait.  Il voulait que Charlie se sente comme chez lui, et il savait que ce serait en le mettant à l’aise dans la cuisine que cela arriverait.  Et le canadien se montra même franchement embêté lorsqu’il ouvrit une boîte plutôt lourde.

-Okay... soupira-t-il, un fantôme de sourire passant sur ses sourcils autrement découragés.  La boîte contenait une quantité incalculable de pots de miels, qui semblaient ne pas tous provenir des mêmes types de fleurs.  L’étonnement qui avait laissé sa place au découragement passa rapidement à l’amusement, alors qu’Alex entreprenait de vider une étagère d’une armoire, hélant son camarade.

-Charlie, tu peux venir un instant?  J’crois qu’on devrait discuter d’une nouvelle règle de cohabitation.

Car oui, Alex avait insisté pour en établir, arguant que c’était la meilleure manière de conserver une certaine harmonie.  Lorsque l’ours émergea de sa chambre, l’air suspicieux qu’il affichait devint rapidement défensif en croisant le regard de sa plus précieuse denrée.  Alex le rassura en douzième vitesse.

-T’as pas à t’inquiéter.  Je voulais juste savoir ce que tu pensais de mon idée : on réserve l’espace là, il pointa ce qu’il venait de dégager, pour le miel, et rien d’autre.  Mais on range pas de miel ailleurs non plus.  Ça t’irait ou bien?

Le druide n’avait pas vraiment été chiche.  Il avait même l’impression que la tablette qu’il offrait au bouffeur de miel serait plus que suffisante pour le contenu qu’il venait de dénicher dans la boite mellifère.  C’était la plus grande, de toute manière...


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MessageSujet: Re: Sanctanière   Dim 17 Sep - 10:27

Sanctanière




Charlie se réjouissait. Oh bien sûr, sur sa face apathique, il était difficile de s'en rendre compte, mais la forêt environnante le mettait dans d'excellentes dispositions. L’ours en lui était ravi de retrouver un environnement plus proche de sa nature, et l’homme tout aussi content de satisfaire à son côté grégaire en aménageant avec son druide d’ami. Chargé de deux cartons qui lui occultaient partiellement la vue, il surveillait les pieds d'Alex, seule partie de sa personne qu'il percevait encore, et lui emboîta le pas à l'intérieur de la maison.

« C'que t'as ? Heu. A la chambre. »

L'ours n'avait pas tant d'affaires que ça. L'appartement qu'il quittait sans regret était un meublé, et un meublé pouilleux, en plus, duquel il ne voyait pas l'intérêt d'embarquer le moindre truc qui n'aurait pas été à lui. A l'exception notable du matelas, on avait son petit confort ! Le reste de ses affaires tenait dans peu de cartons : ce qui n'allait pas à la cuisine, seule pièce qu'il avait un tant soi peu investie, avait de grande chance de finir dans sa piaule. Déposant ses précieux paquets à la cuisine -il n'aurait laissé à personne d'autre, pas même Alex, le devoir sacré de transporter son miel-, Charlie revint vers la pièce principale pour s'occuper de Civet. Le lapin ne semblait pas très en forme et dubitatif, l'ours le poussa du doigt.

« Bah tremble pas comme ça, y a même pas d'orage !

— Je t’avais dit qu’on aurait dû le ramener en premier, pas en dernier ! »

Charlie haussa les épaules alors qu'il se laissait tomber assis à côté du lapin pour vider son carton de jouets.

« Y avait pas de raison que tu l'es plus longtemps ! »

Bouché par son incroyable capacité d'argumentation, Alex n'insista pas et une carotte plus tard, le druide s'occupait de leur propre repas.

« Extra tout. » Répondit l'ours, avec un sourire plein de dents à l'attention d'Alex lorsque celui-ci tourna un sourcil ondulant dans sa direction.

Abandonnant leur lapinou après une dernière caresse, le cuisinier se releva pour rejoindre ses nouveaux quartiers, sur lesquels il promena un regard critique. Il connaissait déjà les lieux pour avoir squatté une fois ou deux chez le druide, ou plutôt les druides à cette époque, mais la pièce apparaissait différente maintenant qu'Alex en avait récupéré ses affaires. Ignorant royalement ses cartons, l'homme ours se dirigea droit vers la fenêtre pour ouvrir en grand. Penché vers l'extérieur, les mains posées sur le rebord, il huma à plein nez le parfum de la forêt. Si son museau ne le trompait pas, et soyons honnête, il ne le faisait jamais, il y avait une ruche dans le coin, et pas si loin encore.

« Charlie, tu peux venir un instant ? J’crois qu’on devrait discuter d’une nouvelle règle de cohabitation. »

La voix du druide, étouffée par la porte qui les séparait, sortit le garou de ses considérations de la plus grande importance.

« J'arrive, grogna-t-il en se détournant finalement de sa nouvelle vue. Qu'est-ce qui y a ? »

Alex lui tournait le dos et l’ours grommela pour lui-même en s’apercevant qu’il profitait ici aussi de la vue. Foutu dru et ses insinuations. Il y avait pourtant des questions autrement importantes sur le tapis ! Les yeux de l’ours s’étaient plissés, donnant une allure vaguement inquiétante à son visage placide. Qu’est-ce que le druide allait farfouiller dans SON miel ?? Pas né de la dernière pluie, son colocataire eut tôt fait de se rendre compte de là où il mettait les pieds et pesamment, Charlie le rejoignit alors qu’Alex lui expliquait son idée.

« Hmm. »

Suspicieux, l’ours inspecta l’étagère en question, son propre carton, puis la face du druide. Il n’avait jamais trop aimé les règles et son esprit de contradiction borné cherchait toujours un moyen de les contourner.

« Ok, concéda-t-il. Mais c’est moi qui le range. »

Une opération à haut risque réalisée avec le soin d’un écolier, pour un peu, il aurait tiré un bout de langue entre ses dents. A sa grande satisfaction, il s‘aperçut effectivement qu’il avait encore la place d’agrandir le stock. Un coup d’œil en biais au druide qui, de son côté, s’était attaqué à un autre carton, et l’ours resserra un peu plus ses réserves. A vue de nez, l’étagère étant haute, il aurait même la place d’en rajouter par-dessus la première couche. L’instinct était sauf et il put aider Alex à finir de ranger la cuisine.


*


«  Pizza time ! »

Un doux parfum de tomate accompagnait la jeune femme et son sourire rayonnant et sans plus de façon, Charlie laissa tomber ce qu’il était en train de faire pour la rejoindre.

« T’en as mis du temps !

— Si tu commences déjà à râler je repars avec ! Bonjour quand même. »

De mauvaise grâce, l’ours la laissa déposer un rapide baiser sur sa joue râpeuse. Il y avait des mois maintenant que leur relation tenait plus du rapport fraternel qu’autre chose et sans plus se soucier de lui, la jeune femme s’avança vers Alex pour le saluer à son tour.

« Désolé de pas être venu t’aider à le supporter, j’étais de service ce matin. Je pose ça où ? »

Rapidement, les trois amis se retrouvèrent attablés, et Charlie fort occupé à rajouter une épaisse couche de miel sur sa pitance.

« Quelqu'un en veut ? » Interrogea-t-il en tendant la cuillère encore luisante, lorgnant avec gourmandise sur la part qui l'attendait.


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MessageSujet: Re: Sanctanière   Sam 23 Sep - 17:18




Sanctanière


Un ennui mortel me gagne. Peter commence à déjouer tous mes tours. Puis nos joutes ne sont plus si épiques qu’avant. Je décide d’aller me dégourdir les pattes et file vers la forêt direction le manoir. Je veux voir où ils en sont avec le jeune Ian, mais pas me faire attraper par Ruby.

Mode chat, je chemine en mode pépère déviant de mon trajet au gré des distractions, un oiseau par-là, une souris ici. Je prends mon temps et au bout d’une bonne heure, me voilà face au manoir. Manque de chance, il est fermé. L’absence de voiture m’indique que les occupants des lieux sont partis ailleurs. Je saute sur un rebord de fenêtre pour regarder à l’intérieur. Tout est rangé et impeccable. Quelle famille de maniaques !

J’hésite quant à quoi faire. Rentrer et me lover dans le canapé, ou poursuivre mon excursion ? Tout à mon hésitation, je vois un bouquet d’herbes qui sèchent sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Reprenant le temps d’un instant figure humaine, je m’en saisis et les analyse. Ce sont des plantes médicinales. J’en avais proposé à Ruby pour ses insomnies, mais celle-ci ne viennent pas de mon stock. Je sens leur effluve, reconnais l’odeur de Ruby qui en masque une autre, plus ancienne.

- Alex ma jolie souris… Dis-je avec un sourire qui s’élargit.

Le jeune druide a su attiser mon intérêt. L’homme est loin d’être démuni. Un peu comme Stiles, mais avec bien plus de maturité, il sait jouer du sarcasme. Et si sa formation de druide est à compléter par plus d’expériences, il a déjà le répondant nécessaire pour survivre. La queue droite comme un i, je file en direction de la cabane du canadien.

***

De l’herbe à chat ! Le potager Cormier regorge de merveilles. Je me roule dedans de contentement. Je pourrais passer des heures ici, le museau dans les plantes. Seulement du remues ménage dans la cabane attire mon attention. Je connais un poste d’observation qui me donne une belle vue sur la cuisine. Sous mon regard amusé, j’observe les deux compères à l’action. Il semblerait qu’Alex ait décidé de cohabiter avec un type que je ne connais pas. La fenêtre fermée m’empêche de sentir ce nouveau venu. Pourtant je mettrais ma patte à couper que c’est un surnaturel. Le foin autour d’un stock conséquent de pot de miel n’est pas ordinaire pour être naturel.

Le gars qui répond au nom de Charlie ouvre la fenêtre. Je le regarde tendre le museau à l’extérieur. Subrepticement, je m’approche pour renifler à mon tour. Un ours garou ! C’est un ours ! Meow ! Ça promet de devenir comique avec la bande de loups d’à côté ! Les deux compères sont distraits par une visiteuse. J’en profite pour sauter sur le rebord de la fenêtre et m’inviter à l’intérieur. Alex a été obligé de rompre sa barrière de sorbier qui protége habituellement la cabane de son père. Si un ours entre, une féline aussi…

Damned, ils reviennent à la cuisine avec leur pitance. Je file sous un meuble. L’endroit est loin d’être désert. Un museau ondulant me surprend. Deux longues oreilles encadrent la peluche qui me fait face.

« -Salut toi. »
« - … »

Je montre les crocs, la pauvre chose se ratatine sur ce qui semble être son trésor : une pile de carottes. Alors qu’autour de la table cela s’affaire à partager une pizza, j’avance ondulant comme seul savent le faire les félins, acculant ma proie dans un angle de mur, sous un des placards. Ses maîtres sont trop occupés à s’empiffrer pour s’inquiéter de leur familier.

« - Coucou futur repas. »

Sadique, je frotte ma tête contre celle du lapin qui tremble de peur.

« - Mais tu es tout doux mon mignon. »

Son cœur bat à une vitesse frénétique. Mon regard vert se plante dans le sien. Un souvenir me vient en mémoire, celui du visage du druide, les sourcils oscillant dans une danse frénétique. Cela lui ferait de la peine si j’égorge son lapin.

« - Pousse-toi un peu ! »

D’un coup de croupe, je décale le lapin et m’installe pour écourter les trois autres. Seulement le lapereau n’arrête pas de trembler.

« - S’bon ! Je ne vais pas te bouffer, car je l’aime bien lui. »

Le taxon me regarde méfiant. Tout son maître celui-là !

« -Tu vas habiter là avec l’ours ? »

Finalement le lapin se calme. En silence nous écoutons la conversation en cours autour de la table. Je cherche aussi une sortie de secours. Car si un chat noir ressemble à un autre chat noir, je sais le druide observateur et pas né de la dernière pluie.

L’ours me plait bien. Esprit basique qui ne s’embarrasse pas de superflu. C’est aussi un grand gourmand. En plus il est très agréable à regarder, ce qui ne gâche rien. Et depuis que Jordan veille à me virer des douches du poste de police, il faut bien que je trouve à mater ailleurs. Alex n’est pas mal non plus.

« - Dis lapin ? C’est quoi ton nom ? Tu ne veux pas qu’on devienne copain ? Je peux t’avoir des radis si tu aimes.»

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Sanctanière   Mar 17 Oct - 18:40

Sanctanière




Alex rattrapa d’un geste de main leste le verre que Charlie avait laissé tomber et qui roulait dangereusement près du bord du comptoir, comme prêt à se jeter dans le vide vers la céramique douloureuse du plancher, puis il le rangea et termina ce qui l’occupait dans les derniers moments : réorganiser les épices en ordre alphabétique.  Il sortit ensuite une bouteille de cola qu’il posa sur la table en même temps que son arrière-train sur sa chaise.

-Sur la table!  Non mais c’était une bonne pratique, hein.  Tu pourras pas toujours être là donc aussi bien que je me fasse tout de suite à cet horrible choix de vie.  Merci quand même d’être venue me sauver la vie.  Je sais pas si j’aurais pu lui survivre seul quinze minutes de plus.

Le druide se saisit d’une part de la pizza sans extra-tout et, laissant l’autre pizza entière à Charlie, en servit également une pointe à Jenny, qui regardait avec son incompréhension habituelle l’étrange mélange qui trônait dans l’assiette de l’ursidé.

«Comment…?» soupira-t-elle seulement en éclatant de rire.

Ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, et elle avait déjà exprimé plutôt clairement son étonnement sur les talents de chef de Charlie et son aptitude à préparer des assiettes qui étaient délicieuses compte tenu de ses goûts particuliers.  Alex qui, lui, en comprenait l’origine et les raisons, se contenta de moquer gentiment l’ours dans un corps d’homme en lui poussant l’épaule du poing.

-Non merci, Crowley.  Les gens normaux mettent pas de miel sur leur pizza. taquina donc le laborantin avant de piocher une frite et de l’imbiber du miel que Charlie venait de se servir.  Il envoya un clin d’oeil à Jenny qui rigolait, mais déchanta à son commentaire qui la remettait championne en titre des taquineries.

«Parce que des frites au miel c’est toujours normal pour un grand garçon de plus de cinq ans?»

-Ah bah si! se rebiffa Alex en laissant choir son dos contre la chaise, qui gémit pour donner bonne mesure.  Si elle se liguait contre lui, elle aussi!  Où diable allait le monde?  Il s’ensuivit un silence presque religieux, ponctué des bruits de mastication plus ou moins accentués de chacun et de l’ouverture du soda de Jenny qui remplit son verre avant de prendre une petite gorgée à lèvres hésitantes, comme des orteils qui ne savent pas encore si l’eau de la piscine est, ou non, trop froide pour s’y élancer.

«Et vous comptez pendre la crémaillère à quel moment?»

La fourchette plantée dans un morceau de poivron fugitif, Alex leva les sourcils en direction de la serveuse, les yeux ronds comme des billes.  Billes qui roulèrent lentement en direction de Charlie, dont elles soutinrent le regard un moment avant de reprendre leur course à rebours, une ébauche de réponse sur les lèvres.

-Euh, bah on en avait pas vraiment discuté...

S’ensuivit une danse préoccupée des sourcils, qui réfléchissaient à toute vitesse.  Comment cette information avait-elle bien lui échapper, à lui, Alex Cormier?  Ah oui.  Il était Alex Cormier, d’une maladresse sociale invétérée, inculte des traditions de bienséance les moins universelles et asocial à temps partiel.  Ceci pouvait expliqué cela…

-J’y avais pas pensé du tout en fait.  T’sais, j’habite déjà ici depuis un moment hein...

D’où lui venait l’idée, d’ailleurs, à la Jenny?  Plus chiche, Alex aurait cru que, non contente de manger de la pizza qu’ils lui payaient, elle voulait également faire la fête sur leur bras*.  Et puis, il y avait un problème principal.  Ils ne pourraient virtuellement pas inviter trop de gens à la fois et risquer de mélanger leurs relations surnaturelles et banales ensemble.  Il fallait la jouer cool, qu’elle ne réalise pas le dilemme et le malaise dans le crâne du drui… laborantin.  Alex se força donc à rire sous des sourcils qui ne cherchaient guère à plaisanter, eux.

-Et pis, il y aurait qui?  Ce s’rait nous trois et c’est tout, non?  En fait, c’est déjà notre crémaillère!  Ahah!

Parce que Jansen n’était pas une option, allons donc.  Ni Arès, ou la flopée de bourrins qui servaient de collègues à Charlie, ou de scientifiques qui avaient le même rôle auprès d’Alex.  Et comme si elle lisait ses pensées, Jenny en rajouta une couche.

«Non, mais tu rigoles, Alex?  Charlie, dis-lui qu’il raconte n’importe quoi!  Vous avez plein d’autres amis.  Y’a le voisin, déjà, et ton boss, qu’à fait rager Edd...»

«-Non!»  tranchèrent simultanément les deux hommes, qui se fixèrent avec une tension dans le regard.  Voilà qui commençait leur cohabitation de manière exemplaire!

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Sanctanière   Mer 13 Déc - 10:40

Sanctanière




« Vous êtes quand même de drôle de zèbres, tous les deux… Conclut Jenny en portant une canette à ses lèvres.

— Chuis pas un zèbre. »

Peut-être était-elle trop habituée à l’entendre maugréer mais Charlie ne récolta en tout et pour tout qu’un sourire sibyllin qu’il ignora royalement. Ou dont il ne perçut pas les sous-entendus, c’était une autre possibilité. Une nouvelle part de pizza eut le temps de finir au fond de son gosier, le temps que ses petits rouages s’agitent paresseusement.

« On pourrait inviter Jansen… Finit-il par lâcher d’un air pensif (ce qui lui donnait un petit côté bovin) alors qu’il mâchouillait sa nouvelle part.  Tu l’aimerais bien, Jenny. Il est cool. »

Plus haut grade dans la hiérarchie de l’ursidé, attention ! Toujours à l’aise pour occuper les silences des désormais colocataires, Jenny embraya sur sa journée de boulot et les nouvelles frasques d’Eddy. De bonne composition, Charlie hochait la tête, gratifiant de temps en temps la conversation d’un petit grognement d’assentiment. Méthodique, il enchaînait les parts de pizza quand d’autres auraient gobé des cacahuètes jusqu’à ce qu’il fut arrêté par un problème logistique. Les cartons étaient vides. En désespoir de cause, il plongea sa cuillère dans le pot de miel.

« On se matte un film après ? » Proposa-t-il, la bouche pleine.

Ses yeux refirent le tour de la table. A part les parts encore entre les mains de ses amis, sauvées in extremis de sa gloutonnerie, il n’y avait définitivement plus rien et il se leva pour débarrasser. Négligemment, son regard balaya la pièce :

« Il est où, Civet ? »

Pas de trace du lapin. Ça ne l’inquiéta pas tout de suite : après tout Civet était un habitué des lieux, et Charlie pas franchement d’une nature angoissée. Les cartons finirent au recyclage. Pas folle la guêpe, pas envie d’avoir un druide sur le dos dès le premier jour dans sa nouvelle grotte. Enfin maison.

Se tannant dans le canapé, il y entraîna rapidement la serveuse. Jenny gloussa, attrapant Alex pour qu’il vienne se poser à son tour, puis se tanna entre les coussins.

« Et ben on est bien là ! Je comprends quand même pas pourquoi vous invitez pas tous vos potes d’un coup…

— Parce qu’il aime jamais mes amis. Alex, on a un chat ? »

Le regard errant de l’ours venait de tomber sur un bout de queue sombre dépassant de sous un meuble.


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MessageSujet: Re: Sanctanière   Lun 29 Jan - 23:01

Sanctanière




Alex lança un regard en biais à Jenny, sous ses sourcils froncés par les interrogations qui se propulsaient à l’intérieur de sa tête.  Pourquoi les trouvait-elle drôles?  Ce n’était pas si anormal que des gens ne s’entendent pas avec les mêmes personnes, y compris pour des amis.  Et probablement surtout pour des amis.  Peut-être jouait-elle les mystérieuses exprès pour que Charlie et Alex se retrouvent un peu désemparés, à ne pas trop comprendre ce dont il s’agissait?  Ce serait un coup un peu traître, mais pas interdit, il fallait bien l’avouer.  Ses méninges silencieuses occupées  d’une part à décrypter cette boutade et les zillions de sens propres ou figurés que la serveuse aurait pu vouloir leur donner, et d’autre part à mâcher sa pointe de pizza avant que Charlie ne se les approprie toutes.  Ceci dit, Alex eut la bonne idée de mettre l’activité « bouffer » en pause, le temps de se resservir une part et d’en servir une à son ex également.

-Ouais, Jansen aussi. approuva-t-il l’idée de l’ursidé, qui poursuivi en nourrissant le terreau cérébral d’Alex d’une idée aussi saugrenue qu’elle révélait du fantasme.  -Il est plus que cool.  Et pis, peut-être que t’arriverais à tasser de vieux meubles.  Mais bon, ça ferait peut-être un peu bizarre aussi.

Le laborantin s’étouffa de rire devant le regard étincelant qui lui disait clairement « Peut-être?  Très bizarre! »  En même temps, c’était vrai que c’était déjà assez étrange que l’intimité de Jenny ait été partagée par Charlie et Alex… Alex qui tentait généralement de ne pas y penser puisqu’il était toujours aussi persuadé de faire piètre figure, en tant qu’amant, après Charlie.  Renfrogné, le druide se tut et ne répondit qu’au strict minimum à la jeune femme qui leur racontait sa vie en long en large et en travers.  Du bout de la fourchette, il décollait tantôt un champignon, tantôt un piment de la croûte de fromage huileux, avant de s’en couper un petit morceau qu’il déglutissait sans vraiment le goûter.

Ce fut la voix plus basse de son ours de compagnie qui ramena le biochimiste sur le plancher des vaches.  Le scientifique acquiesça sans conviction à l’idée de se poser devant un film, et remarqua ensuite la cuillère dans le pot de miel, alors que le pataud l’avait débarrasser de son assiette au moment-même où Alex avait piqué le dernier morceau de pizza.

-J’sais pas, il doit faire le tour pour vérifier qu’tout est à sa place. répondit Alex, à la primordiale interrogation sur leur lapereau.  Ils se dirigèrent ensuite, dans une simultanéité exempte de coordination, vers la partie salon de l’espace ouvert.

Tombant presque sur Jenny, elle-même à demi enchevêtrée sur Charlie, Alex se saisit de la télécommande et ils se replacèrent en des positions un rien plus confortables.  Le canadien avait commencé à chercher un film qui les tenterait tous, lorsque la demoiselle au centre du sofa déterra inconsciemment la hache de guerre.  Le zappage cessa aussitôt et plutôt que la maturité, comme le canadien en fit preuve, Charlie choisit de se l’ouvrir.  Le ton sardonique d’Alex ne prêta à aucune erreur d’interprétation lorsque Alex répondit au cuistot en s’adressant à son ex.

-C’est vrai ça, Jen.  Je pensais pas que la vérité se saurait, mais dans l’fond je te déteste âprement.  Pis Jansen aussi, t’sais.Le sourcil en accent circonflexe, Alex termina sa réponse à son colocataire, faisant une petite parenthèse, avant de suivre le regard de l’ursidé. Non, que Civet, et tu le sais.  D’toute manière, t’aimes aucun de mes amis non plus, à part Jansen et Jenny...  En fait, si il devait être honnête, Alex s’entendait bien avec la plupart des amis de Charlie, même si il n’était pas forcément lui-même ami avec eux.  Il y avait Matrim, déjà, puis Arès, le collègue de Charlie et ancienne flamme du Canadien.  En fait, plus il y réfléchissait, plus Alex se convainquait de la conclusion à laquelle il était déjà arrivée : il devait n’y avoir que Alessandro, parmi les « amis », si l’on pouvait réellement nommer une telle teigne ainsi, qu’Alex n’aimait pas.  Pas du tout, même.  Il le détestait, pour être honnête.  Mais ça restait le seul envers lequel il éprouvait une aversion, profonde ou non.

Et, enfin, son regard tomba lui aussi sur la queue touffue qui se balançait doucement sous un meuble.

-De que c’est…?*

Les yeux d’Alex, dirigés par ses sourcils, firent rapidement le tour de la pièce et tombèrent enfin sur la fenêtre ouverte dans son ancienne chambre.  Un sourire espiègle aux lèvres, il sauta sur ses pieds en espérant que la druidesse – si son intuition était bonne – ne les aie pas entendu et n’aie pas prévu ses intentions, et courut à l’intérieur de la chambre de charlie, dont il referma la porte derrière son dos.  Tranquillement, il alla fermer la fenêtre en se disant qu’ils avaient dû oublier le loquet de la porte, et qu’il devrait vérifier la barrière : si elle était aussi facile à franchir que par une fenêtre ouvert, aussi bien dire qu’elle était inutile.

De retour avec ses amis au salon, Alex se mit à quatre pattes pour voir se qui se traficotait sous la bibliothèque.  Ça, c’était une vue quelque peu surprenante.  Un Civet tout cotonneux se blottissait contre une Mafdet couleur de nuit.

-J’ai trouvé Civet! lança Alex en étirant le bras sous le meuble.  Le lapin détala sous le meuble télé, mais ça n’était pas lui que le druide visait.  Il s’empara du félin par le cou, non sans quelques égratignures, et le blottit contre lui, sous les exclamations de Jenny, désormais fan numéro un de Mafdet (et probablement la seule…).

«Qu’il est mignon!  Il est abandonné?  Faut lui trouver un maître…  Pauvre bête, perdue au milieu de la forêt!»

-T’en fais pas, Jen, c’est la chatte des voisins.  Elle vient parfois dans le jardin, mais c’est la première fois qu’elle entre par effraction comme ça.  Elle devait être curieuse de vous voir.

«Ouf!  Comment elle s’appelle?  Tu ne vas pas la mettre à la porte, hein?  J’irai la rendre à ses propriétaires en partant d’ici si vous voulez.»

-Elle s’appelle Mafdet, répondit Alex avec un regard légèrement soutenu en direction de l’ursidé.  Et je peux la leur ramener moi-même, je voudrais pas t’importuner.  Tu aimerais la flatter?

Aussitôt qu’il l’eut offert, la bestiole se mit à se tortiller et à cracher.  Civet, lui, s’était levé sur ses pattes arrières pour voir si les cuisses de Charlie étaient libres, définitivement décidé à aller s’y lover.

-Elle miaule fort, mais en vrai elle est pas méchante hein.  Y’a ce film que j’ai jamais vu.  Les critiques sont pas mauvaises, ça vous dirait?
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MessageSujet: Re: Sanctanière   Sam 10 Fév - 20:46




Sanctanière


Je me suis fait un nouvel ami. Civet. Ce lapin ne paye pas de mine, mais il en connaît un rayon sur la nature humaine. Toujours fourré soit chez Charlie, soit chez Alex, il en sait des choses sur ces deux-là. Nous papotons amicalement sous le placard. Ma queue balance au rythme de mon contentement. J’apprends notamment qu’ils sont sortis tous les deux avec la même fille, celle qui est présentement là, en train de manger avec eux. Je trouve la situation cocasse.

- J’ai trouvé Civet!

Hein ! Quoi ? Mince ! À écouter le lapin me raconter certaines préférences intimes des deux hommes, je ne les ai pas surveillé. Civet ! Faux frère ! Revient te faire attraper à ma place ! Non pas la peau du cou ! Je balance des coups de griffes, mais coincée sous le meuble, j’ai peu de latitude et aucune chance de fuite. Me voilà soulevée comme un vulgaire minou. Je sens la chaleur d’un torse. M’a-t-il reconnu ou pas ? Telle est la question qui va gérer la suite de mes emmerdes.

- Qu’il est mignon!  Il est abandonné?  Faut lui trouver un maître…  Pauvre bête, perdue au milieu de la forêt!
- Meowww ! « T’approche pas ou je te mors ! Je ne suis pas une pauvre bête, mais une déesse égyptienne ! Oui, bon, ex-déesse…»
- T’en fais pas, Jen, c’est la chatte des voisins.
- Meow ! « Merde, il m’a grillée. Trop futé ce druide. »
- Elle vient parfois dans le jardin
- Meow ! « Oui d’ailleurs faudrait arroser l’herbe à chat ».


- Mais c’est la première fois qu’elle entre par effraction comme ça.  Elle devait être curieuse de vous voir.
- Meow ! « C’était ouvert ! Oui ma curiosité m’aura joué un sale tour. Repose-moi ! » Meowwww ! « Tout de suite ! »
- Ouf!  Comment elle s’appelle?  Tu ne vas pas la mettre à la porte, hein?  J’irai la rendre à ses propriétaires en partant d’ici si vous voulez.»
- Meow ! « Tu rien du tout ! »
- Elle s’appelle Mafdet.  Et je peux la leur ramener moi-même, je voudrais pas t’importuner.  Tu aimerais la flatter?
- Meowwwwww ! « Non ! Non non non nonnnnnnnnnnnn! »


Je tente de me débattre, griffe la nana, mais elle persévère en me radotant des niaiseries sur les gentils minous. Je lance un regard vers Alex et feule.

- Elle miaule fort, mais en vrai elle est pas méchante hein.  Y’a ce film que j’ai jamais vu.  Les critiques sont pas mauvaises, ça vous dirait?
- Meow ! « Met autre chose! Je l’ai déjà vu celui-là. »


Coincée… Civet se fait cajoler sur les genoux de Charlie. L’ours tente de me caresser le sommet du crâne avec un « bon chat ». Je lui croque le doigt. Il ne réagit même pas ! Civet incline une oreille et me rassure, affirmant que ses maîtres sont gentils. Ça je le sais bien, mais le problème n’est pas là. Puis je suis absolument vexée de m’être faite attraper.

- Meow…

Alex s’assoit dans le canapé qui revient à l’horizontal, compensant le poids de Charlie de l’autre côté. Le film commence. Je prends mon mal en patience. Donc Jenny est sortie avec les deux-là. Et maintenant ces deux-là emménagent ensemble. Je tourne la tête à droite puis à gauche. Alex me lance un regard avec un sourire en coin. Tss ! Je finis par me détendre et profite des caresses de Jenny.

- Ronron ! Ronron ! RONRON !

J’ai mis le moteur en route avec l’idée de les enquiquiner, mais les basses fréquences que j’émets semblent leur plaire. Et si je me transformais en panthère ? Non le canapé n’y résistera pas et Jenny serait affolée. Dommage. L’inconvénient d’un corps de chat, c’est qu’il est propice au sommeil. Je m’étire, pousse Alex des coussinets, baille et me réinstalle. La pression de Jenny s’allège, je ne songe pas en profiter, appelée par un petit somme.

Je me réveille. Le film n’en est pas loin de la fin. J’ai besoin de me toiletter. Autant cela me dérange pas avec les autres gens, autant ce n’est pas la même chose avec ceux que je connais. Je me redresse, pitâte les cuisses de Jenny qui s’en amuse. Je profite qu’elle m’ait lâchée pour sauter au sol. Je lève le museau en signe de défit vers Alex, il me répond avec un clin d’œil.

Je comprends pourquoi ! Le sacripant a fermée toutes les issues vers l’extérieur. Je fouine à la recherche d’une porte de secours, mais rien. Je songe à me transformer pour ouvrir une fenêtre, mais le danger que Jenny m’aperçoive est trop grand. La cabane du druide n’est pas grande. Chaleureuse, mais pas vaste. Au hasard de mon exploration, je tombe sur les cachettes de Civet. C’est qu’il en collectionne des choses ce lapin ! Je termine ma course sur un lit qui sent bon le druide. Opération toilette et essaimage de poils. Toute cette agitation m’a épuisée. Je me cale en boule contre l’oreiller et m’endors. Ils finiront bien par ouvrir une porte ou une fenêtre. Au pays des rêves de chat, je cours après une souris qui a les yeux d’Alex.

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MessageSujet: Re: Sanctanière   Dim 8 Avr - 7:48

Sanctanière




La grimace de l’ours à la moquerie de son nouveau colocataire se perdit dans la chevelure dorée de la jeune femme affalée sur lui. Ce fut la seule réaction qu'Alex put tirer de lui : difficile de déterminer si Charlie avait perçu l’ironie mordante ou si sa grimace était un signe d’assentiment. De toute façon, il était entré en phase de digestion, et il fallait bien l’apparition d’une nouvelle bestiole inconnue dans leur salon pour réveiller son intérêt. Tordu vers l’arrière, le coude posé sur le sommet du canapé, l’ours suivit les pérégrinations de son druide de compagnie avec une attention renouvelée, alors qu’on ne parlait même pas bouffe.

« C’est pas Civet. » Observa doctement Charlie, au cas où quelqu’un dans la pièce confonde encore lapin et chat.

Jenny minaudait déjà et bon gré mal gré, le félin hérita d’un nouveau coussin. Ses miaulements à qui mieux-mieux auraient réveillé un mort. Etait-ce le bruit ou juste la légendaire capacité de Charlie à ne comprendre vite que quand on lui expliquait longtemps ? Toujours est-il que l’ours ne capta pas immédiatement le message de son ami et eut un clignement d’yeux hagard lorsqu’Alex lui adressa un regard entendu. Il faut dire aussi que le chaton avait commencé à se tortiller pour s’échapper des mains cajoleuses de la serveuse et attirait toute son attention limitée.

« Elle miaule fort, mais en vrai elle est pas méchante hein.  Y’a ce film que j’ai jamais vu.  Les critiques sont pas mauvaises, ça vous dirait?

— Ouais. »

L’éloquence de Charlie était une légende et ça n’était pas pour rien. Sur les genoux voisins, il ne fallut pas longtemps pour que leur invité surprise commence à prendre ses aises et un demi-sourire pointa le bout de son nez sur les lèvres de l’ours. L’impassibilité (non, pas l’ahurissement !) était un peu son expression « marque de fabrique ». Sauf quand un petit poilu était de la partie. D’un bond, Civet avait rejoint sa place favorite (quoique dise le druide sur ses propres genoux) et l’ours le grattouilla affectueusement derrière les oreilles.

« Bon lapin. Bon chat. »

Sa tentative à sa gauche eut moins de réussite. Une goutte de sang perla sans parvenir à le faire moufter. En relevant les yeux de son doigt qu’il observait d'un air détaché, il aperçut Alex adresser un sourire chafouin au chat, puis lui lancer un regard sans équivoque à lui en désignant discrètement la bestiole du menton. Ce n’est qu’à cet instant que le nom de l’animal fit tilt dans l’esprit de l’ours dont le visage s’éclaira d’une nouvelle lueur de compréhension. Pour quelques minutes en tout cas, puisque le générique de fin le surprit à distraitement caresser d’une main son Civet, de l'autre Mafdet. La nature du félin était déjà passée en arrière-plan dans son esprit.

Imitant leur invité qui patounait sur les genoux de Jenny, il s’étira en baillant. Sur ses genoux, le lapin protesta d'être dérangé dans son sommeil par un tortillement de museau et quitta son perchoir d'un bond, permettant à son maître de se lever pesamment.

« J'ai faim. Vous voulez quelque chose ?

— Non mais t'es fou ou quoi, t'as vu tout ce qu'on a mangé ?

— Alex ? »

En attendant la réponse du druide, Charlie s'était déjà dirigé vers la cuisine pour farfouiller dans sa toute nouvelle réserve de miel, l’œil brillant de convoitise.

« T’es impossible », le taquina Jenny en le rejoignant pour se pendre à son épaule. Un grognement de l’ours lui répondit, a priori une négation, et les experts devaient pouvoir y pêcher le mot « bière » car la jeune femme quitta son flanc pour se mettre en chasse. Civet, sorti de sa bouderie, vient se poster devant lui, l’oreille frétillante, et l’ours s’accroupit pour le gratouiller.

« C’est pas l’heure des carottes, poilu. »

Le lapin ne se découragea pas et entraîna l’ours jusqu’à la nouvelle chambre du druide. La vue du chat roulé sur la couverture tira un sourire à Charlie qui fit signe à Alex :

« On l’adopte ? Chuis sûr qu’elle adorerait un petit collier. Avec une clochette. »

« Les gars ? J'avais pas vu l'heure, je vais y aller. »

La voix de Jenny, toujours postée dans la cuisine, fit relever le nez de l'ours. Déjà en mouvement, la serveuse récupérait sa veste sur une chaise :

« Vous serez sages ?

— Jamais. Ce soir, j'apprends à 'lex à brûler des bagnoles. »

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MessageSujet: Re: Sanctanière   Mar 17 Avr - 5:22

Sanctanière




« J'ai faim. Vous voulez quelque chose ?

— Non mais t'es fou ou quoi, t'as vu tout ce qu'on a mangé ?

— Alex ? »

« T’es impossible »

-C’est pas une si mauvaise idée… Pardon.

Alex éteignit la sonnerie de son portable, étonné que sa mère ne l’appelle à une telle heure.  Elle n’avait qu’à lui laisser un message vocal ou texte et il lui répondrait dès qu’il aurait quelques minutes – ou qu’il passerait à la toilette, soyons honnêtes – car il avait une invitée de marque, pour le moment.  Distrait par son appel, ses deux amis avaient déjà le temps de flirter dans la cuisine.  Alex hallucinait.  Surtout que ça commençait à être sérieux avec son Herménégilde, ou Gustave, ou peu importe.  Les deux adultes n’avaient certes pas besoin de chaperon, et le laborantin réalisait qu’il avait effectivement une envie pressante, maintenant que le message de sa mère l’attendait.

La chasse tirées, les mains propres, la réponse envoyée (je te rappelle plus tard, j’suis avec des amis), Alex eut la surprise de voir Charlie commettre un attentat à l’intimité et la vie privée!! Alex ne se fit pas prier pour aller le rejoindre, y allant de son petit commentaire vinaigré.

-Tu sais que c’est la mienne, de chambre, hein?  Je pensais que t’avais un meilleur sens de l’o… Oh!

Jamais sourire n’avait été à la fois si manifeste et machiavélique sur le visage du druide.

-Et une permanente! Ou une coupe lion!

Jenny les ramena rapidement à l’ordre, et à l’heure, puisqu’elle devait rentrer et qu’elle commencerait tôt le lendemain matin.

« Vous serez sages ?

— Jamais. Ce soir, j'apprends à 'lex à brûler des bagnoles. »

-Et à Crowley à pirater l’internet… 


De son air sceptique, la serveuse éclata de rire, comme si pour elle il était impossible d’imaginer Alex faire une telle chose.  Elle devait croire qu’il connaissait probablement la théorie, mais ne l’avait jamais appliquée «dans le vrai monde» comme elle nommait avec moquerie ce qui était hors du labo hospitalier où il travaillait en conditions closes et connues.

Une poignée de main et une étreinte plus tard (on laissera les lecteurs deviner le destinataire de chacune), Alex referma la porte sur la voiture de la visiteuse qui démarrait, et il alla s’écraser dans le canapé.

-J’dois rappeler ma mère, j’ai pas trop compris.  Une histoire de sdf qui a besoin d’un toît pour quelques nuits, ou j’sais pas trop quoi.  On prendra une bière après si tu veux.  Tout en bas, au fond, y’a une cuvée spéciale de chez moi.

Pour autant qu’on puisse considérer que de l’hydromel était de la bière, cela étant dit.  Il l’aurait bien offert plus tard, mais n’avait réussi à se procurer que deux bouteilles en prévision de ce jour de renouveau.

Au bout d’un moment de silence correspondant environ à la composition automatique et trois sonneries, Alex entama la discussion.

-Salut, ça va?
-…
-Correct.  J’ai pas trop compris ton message, c’est qui, ce gars-là?
-…
-Ok...
-…
-Hein? Euh… Il va bien?
-...
-Aaah, OK.  Tu veux dire genre…?
-…
-Oh.  J’suis désolé.  Et pap’…
-!!!
-Non, non, j’comprends, désolé, désolé.
-…
-Oui, mais il est parti rejoindre Micha.
-…
-Ben, c’est que…
-…
-Ok, ok.  Et comment il s’appelle, au fait?
-…
-Chun?
-…
-Ah! Jun avec un j!
-…
-Ben, c’est que j’aurai pas de chambre pour lui.
-…
-Ben, je me suis trouvé un coloc pour aider à payer les bills.
-…
-Non mais, vu comme ça c’est certain.  Je pourrais dormir au sous-sol, je pense que j’ai vu un lit une fois dans un racoin.
-…
-Sûr et certain, que c’est juste temporaire?
-…
-Ça veut dire combien de temps?
-…
-La fin des classes? Putain.
-…
-Désolé, c’est sorti tout seul.
-…
-D’ailleurs… des classes… il a quel âge?
-…
-Dix-sept ans?  J’sais pas gérer ça, moi!
-…
-Micha c’était mon frère, et j’pense pas que ce Jun apprécie le genre de dynamique qu’on avait.
-...
-Promis?  Parce que j’me souviens à quel point tu chial… évoquais souvent comment nos estomacs étaient des appels à la banqueroute, et je roule pas sur l’or.
-…
-Laisse-moi juste le temps d'y penser et je te reviens là-dessus. Faut que je figure comment je m'arrangerai...
-…
-Merci.  À bientôt!
-…
-Oui, je t’aime aussi.»


Alex n’avait pas la moindre idée de ce qui venait de se passer lorsqu’il raccrocha, et il se dirigea vers le réfrigérateur pour en piocher deux rousses qu’il fourra dans son sac avec l’hydromel.

-Ma mère nous a trouvé un coloc.  J’espère que t’aimes les renards.  Pose pas de questions.

Et le druide s’éclipsa à l’extérieur, entreprenant de grimper sur le toît de la masure.  Ses gestes patauds n’en restaient pas moins précis, trahissant une certaine connaissance du trajet.  Son père l’y avait fait grimpé pour observer les perséides, une fois, à travers une éclaircie assez vaste entre les cimes, et Alex avait pris l’habitude d’y retourner lorsqu’il avait besoin de temps pour lui, ou qu’il faisait de l’insomnie, par exemple.  Il décapsula sa bouteille et s’étendit sur le bardeau rêche, contemplant la voûte céleste.  Quelques minutes plus tard, il entendit la porte d’entrée se refermer de nouveau et un moment plus tard la tête de l’ours apparue à l’horizon de son îlot.


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MessageSujet: Re: Sanctanière   Mar 8 Mai - 16:47




Sanctanière


- On l’adopte ? Chuis sûr qu’elle adorerait un petit collier. Avec une clochette.
- Meow !


Adopter je veux bien, quant au collier, je le verrais plutôt autour du cou d’Alex. Faut que je convainque l’ours de cette bonne idée. Puis je suis certaine que le druide n’est pas si coincé qu’il n’y paraît.

- Vous serez sages ? Demande la fille avant de partir.
- Jamais. Ce soir, j'apprends à 'lex à brûler des bagnoles.

Nounours et moi sommes faits pour nous entendre.

- Et à Crowley à pirater l’internet…
ajouta Alex que je n’avais pas repéré.
- Tu sais que c’est la mienne, de chambre, hein?  Poursuit-il Je pensais que t’avais un meilleur sens de l’o… Oh!

Alors comme ça on est gêné que son colocataire entre dans sa piaule ? Intéressant !

-J’dois rappeler ma mère, j’ai pas trop compris.  Une histoire de sdf qui a besoin d’un toit pour quelques nuits, ou j’sais pas trop quoi.  On prendra une bière après si tu veux.  Tout en bas, au fond, y’a une cuvée spéciale de chez moi.

Oui c’est ça, va téléphoner pendant que je fouine. Un monologue commence en s’atténuant au fur et à mesure que le druide s’éloigne de sa chambre. J’en profite pour sauter sur le parquet et explorer sous le lit. Civet est passé par là, il y a quelques crottes, et un trognon de carotte. Je déniche deux chaussettes orphelines, un papier de bonbon et un… Oh ! Du coussinet, je fais glisser une page du magazine qui semble avoir été lu et relu. Enfin quand je dis lire, c’est plutôt regarder les images. Littérature masculine. Dire que pour avoir son équivalent féminin, il faut aller piocher dans les revues pour gay. La vie est injuste avec les femmes, nous refusant toutes activités licencieuses.  

J’entendis des bouteilles tinter et la porte d’entrée s’ouvrir. Jenny n’est plus là, je pourrais reprendre forme humaine, mais quand Charlie s’apprête à rejoindre le druide sur le toit, je décide de rester ainsi et de les laisser entre eux. En humaine, cela nous aurait obligé à une conversation qui ne semble pas être opportune maintenant. Je me faufile donc entre les jambes de Charlie quand il sort rejoindre son compère. En quelques bonds, me voilà dans les fourrés.

Je reviendrai m’inviter un jour, mais à deux pattes cette fois-ci.

- Meow !

Aller Salut les garçons.

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MessageSujet: Re: Sanctanière   Ven 10 Aoû - 9:10

Sanctanière




« Et à Crowley à pirater l’internet… »

Hein ? Pirater internet ? Il sait faire ça, son druide ??

Charlie regarda passer son colocataire avec un respect renouvelé.

« Charlie, sale ours ! Viens me dire au revoir !

— Ouais, ouais… »

Bon gré mal gré, faussement maugréant, le garou rejoignit ses amis dans l’entrée et accepta l’étreinte de la serveuse. Avec tout ça, il n’avait toujours eu ni manger, ni boire. C’était dingue qu’il ait été arrêté si souvent pour des broutilles mais qu’il n’y ait pas de lois contre ça. Derrière lui, Alex était plongé dans la contemplation de son portable :

« J’dois rappeler ma mère, j’ai pas trop compris.  Une histoire de sdf qui a besoin d’un toît pour quelques nuits, ou j’sais pas trop quoi.  On prendra une bière après si tu veux.  Tout en bas, au fond, y’a une cuvée spéciale de chez moi. »

L’ours ne s’embarrassa pas de mots inutiles. En guise d’assentiment, il fit volte-face et s’engouffra dans l’escalier. La cave des Cormier –il ne s’était pas encore complètement entré dans la caboche que c’était aussi la sienne à présent- recélait un vrai bric à brac que Charlie, dans sa grande éloquence, qualifiait de « trucs de druide ».  L’ours n’était pas connu pour sa curiosité mais il avait le museau fin et un tas d’odeurs intéressantes s’élevaient des étagères. L’air de rien, son regard s’éleva vers l’étage. La voix sourde d’Alex lui parvenait toujours. Qu’est-ce qu’il avait dit déjà ? Un SDF ? Boarf.


*


Un bruit de verre brisé le sortit de sa transe. Oups. L’ours cligna des yeux, plusieurs fois, devant le petit flacon brisé au sol, et ne se rendit compte qu’il avait commencé à se transformer qu’en tendant la main, ou plutôt la patte, vers lui. Un grondement d’agacement lui échappa et de sa basket prête à craquer, il repoussa les preuves de son forfait sous le meuble. Ce n’était même pas ce truc là qu’il cherchait, c’était cette herbe qu’Alex lui avait déjà fait en décoction et qui sentait si bon. La voix du druide s’était tue là haut, trop tard pour continuer à chercher. De ses pattes griffues, Charlie saisit deux bouteilles d’hydromel et se secoua en bas des marches pour redevenir lui-même. Ni vu ni connu !

« On a un coloc qui arrive demain.  J’espère que t’aimes les renards.  Pose pas de questions.

— Gné ? »

Aurait-il voulu qu’il n’en aurait pas eu le temps. Alex lui passa en coup de vent devant le nez et attrapa les bouteilles qui pendaient au bout de ses bras ballants pour les fourrer dans un sac où elles s’entrechoquèrent contre les premières prises du druide, puis sortit sans se retourner.

« Tu vas où ? »

Pas de réponse. Charlie se gratta la tête et son regard perdu tomba sur Mafdet à l’affût dans le salon.

« Il va où ? »

La chatte l’ignora et se glissa entre ses pattes au moment où il ouvrait la porte. Lâcheuse. A choisir, elle cavalait trop vite pour être suivie, et le pas hésitant de l’ours le guida donc à l’aplomb de la maison, à la recherche du druide. Comment est-ce qu’on montait là-haut…

« Gnurf ! »

Son escalade fut tout sauf agile. Péniblement, il se hissa à côté de son ami et roula sans grâce pour s’asseoir dans le bon sens.

« T’sais que je tiens plus du grizzly que de l’ours noir ? »

En tout cas, son hydromel était bien mérité ! Se tannant à côté du druide, il décapsula sa bouteille et s’offrit une bonne gorgée.

« Elle est partie, informa-t-il Alex. Le chat je veux dire. J’espère qu’elle a pas trop embêté Civet. »

Au dessus de leurs têtes, le ciel s’étendait comme un drap étoilé, transformant les deux hommes étendus sur un toit au milieu de la forêt en gamins planqués dans leur cabane de couverture au milieu du salon.

« C’est la cabane du bichon miteux là-bas ? » S’informa Charlie en désignant d’un doigt vague une cheminée qui surnageait de la forêt, à pleine discernable dans l’obscurité, au milieu des frondaisons.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Sanctanière   Lun 10 Sep - 5:21

Sanctanière




Une main sous le crâne, de par l’intérieur de son capuchon, l’autre fermement agrippée à la bière à laquelle trois gorgées avaient été goulûment volées, Alex observait Nout sans même chercher à y voir quoi que ce soit. Son grand-père aurait dit qu’il ne pensait pas. Et pourtant, les idées et les questions fusaient dans son esprit engourdi comme dans un sac de toile, sans trouver nulle part pour rebondir et laisser une chance à Alex de s’accrocher à un fil conducteur quelconque. Son cerveau n’était qu’un amalgame de bruits blancs dans un capharnaüm indescriptibles de pensées fugaces qui le traversaient avec la vivacité d’un esprit malveillant. On aurait pu croire qu’il était en transe, si ce n’avait été du mouvement régulier qui, pour une quatrième fois, ramena son torse un peu plus à la verticale alors qu’il levait le coude, et ainsi la bouteille qui y était fermement encastrée.

Le druide ne bougea pas d’un poil, pas même d’un poil de sourcil lorsque son ami zoomorphe entreprit de le rejoindre en un festival de gémissements, de grognements et peut-être de quelques halètements. Il se contenta de sourire au râleur qui décapsulait à son tour son trésor. Un sourire sardonique qui n’avait même pas besoin de mots pour se moquer de la piètre forme physique du balourd.

Alex acquiesça doucement à l’annonce de son colocataire concernant Mafdet et il lui semblait déjà que les jeux d’échos à l’intérieur de son crâne se calmait. C’était la première fois qu’il réalisait de façon aussi vertigineuse l’ampleur de son fardeau druidique. Devoir être prêt à héberger à tout moment, sans préavis, des inconnus qui avaient potentiellement le pouvoir de réduire sa vie à néant, ça n’avait pas été dans le pitch de vente de Gabriel Cormier. Le laborantin avait les reins solides et pourrait prendre bien pire qu’un adolescent fugueur sous son giron, se dit-il sans avoir la moindre idée que l’adolescent ne se rendrait jamais à leur porte. Si tous ceux qui l’avaient engendré depuis la nuit des temps pouvaient le faire, il n’y avait pas de raison pour qu’Alex n’y parvienne pas également. Et puis, il n’était pas vraiment seul. Il y avait Mafdet, et quelques noms que son père lui avait griffonnés, et son père, même si c’était par téléphone interposé. Et bientôt son frère, également.

Charlie interrogeait Alex sur la cheminée qu’ils voyaient au large. Se contentant d’un râle lugubre pour confirmer son hypothèse à l’ours, le biochimiste tança d’un sombre regard algueux le panache de fumée qui s’élevait en annonçant la froideur de la nuit promise. Il se contenta de prendre une nouvelle gorgée avant de s’étendre de nouveau sur le bardeau râpeux.

La présence de Charlie et l’aura thermique qui en émanaient suffisaient à amoindrir la douceur de la fin de soirée qui aurait pu faire frissonner le californien moyen. Son aura d’amitié, pour sa part, venait effacer les inquiétudes de l’adulte et atténuer sa tempête mentale. Ils étaient là, comme deux crétins, sur le toît de leur demeure à fixer le ciel nocturne à la recherche d’un peu d’espoir, ou d’une réponse. Avec un peu plus de pragmatisme, Alex devait avouer qu’il aimerait voir passer une étoile filante dans le ciel.


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