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 Ritorno al passato || PV Arès

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Ritorno al passato || PV Arès   Dim 25 Juin - 22:20


Ritorno al passato
Finn est en convalescence. Il s’est pris une bastos l’autre soir alors que nous étions de sortie pour départager deux gangs de rackets pour une question de territoire. Le problème est cornélien. Ils sont trop nombreux pour le secteur. J’avais devant moi un gang assez récent qui m’est plutôt favorable, et l’autre historiquement en place et toujours plus ou moins affilié à Victor Barns. Ma décision n’est pas celle de mon cœur, mais celle de la raison. Je n’ai pas le luxe de pouvoir me mettre cette petite frappe de  Rick Carlyle à dos. Il est le leader du gang historique, et avec le nombre il a potentiellement le pouvoir de me mettre des bâtons dans les roues. Le gang de Matt, s’il aura tendance à avancer à mes côtés n’est pas assez conséquent, ni mature. Plus jeunes, ils ne feront pas le poids dans une guerre ouverte. Préserver les uns et ne pas se mettre les autres à dos, j’espère avoir trouvé le bon arrangement qui est de laisser le marcher du racket à Carlyle et faire basculer le gang de Matt sur les marchandises de contrebande. Toutefois il me faut convaincre ces jeunes que cela sera plus lucratif à terme. Difficile quand l’arrachage d’un sac à main vous promet du cash immédiat.

Bien que je lui ai offert le territoire qu’il revendiquait et cela sans concession sinon de ne pas attirer la volaille, Rick Carlyle a fait un pas de travers qui, si cela a été cuisant pour Finn, m’arrange au final. Carlyle pensait certainement que j’allais couper la poire en deux entre les deux gangs, lui donnant l’excuse de continuer la bagarre. Le caïd ne cherchait pas l’apaisement. Mécontent que je lui aie coupé l’herbe sous les pieds, il a envoyé deux tireurs à mes trousses le soir même de la réunion. Par réflexe, Finn s’est interposé en bouclier entre la balle et moi. J'ai pu descendre un des tireurs, l’autre court encore. Je n’ai pas vu son visage, mais j’ai mémorisé son odeur.

Ce qui m’arrange dans la blessure de Finn, c’est que Carlyle vient de se condamner à mort. Lors de la réunion, je lui avais accordé tout le territoire de Beacon Hills à l’unique condition qu’il ne fasse pas de vague, lui demandant de me nommer son second pour qu’il prenne sa place en cas de dérapage. Le deal a été énoncé clairement devant les deux gangs, plus des témoins neutres. Je peux donc faire la peau à ce fumier en toute impunité. Son bras droit, un certain Ben, prendra sa place quand l’autre nourrira les poissons ou les vers de terre.

(…)

Une scène ! Arès me fait une scène, parce que j’ai mis mon derche en danger. Il enrage, disant que s’il avait été là à la place de Finn, il ne se serait pas pris de balle, les deux exécutants seraient morts ainsi que Carlyle. Je laisse mio amico me passer un savon bien senti. Taisant ma rhétorique. Si Arès avait été présent, dans l’état d’esprit qu’il est en ce moment il aurait décimé la moitié du gang de Carlyle. Ça je ne peux pas me le permettre. Certes nous naviguons dans un monde violent et mortel, mais tuer un type juste parce qu’il s’est rangé sous une bannière au lieu d’une autre n’est pas accepté par la zone. Une organisation se doit d’observer un certain code moral. Un de ceux-ci dit qu’il ne faut pas éliminer les soldats de son adversaire, mais les subordonner.

Mio amico est sorti furibard de mon bureau, me balançant en pleine tête la balle de laine que je lui avais lancé. Je plaide coupable, j’ai vraiment mal choisi mon moment pour faire une plaisanterie. Arès aime rire et plaisanter. Toutefois quand ce n’est pas le moment… ce n’est pas le moment.

J’ai mis la squadra sur les traces de Carlyle. Le skinhead a senti le vent tourner et se planque. En sortant du bureau, je fais un clin d’œil à Kada’an. Notre relation s’est renforcée depuis que nous nous sommes tapés dessus sur le ring. Je sais que la rouquine a envie de recommencer, nous attendrons la prochaine lune. Tout se passe bien au bar, je sors donc m’en griller une.

(…)

Mon téléphone sonne:
 

(…)

Quelques jours sont passés. Carlyle reste introuvable, nous collons donc la pression sur son second, Ben. On a essayé une nouvelle fois de m’abattre. Je n’ai pas reconnu le type à qui j’ai fait un troisième œil. Impossible donc de relier cet acte avec Carlyle. Cela peut venir de Barns, des napolitains ou de je ne sais quel jaloux pas content. Je me suis encore engueulé avec Arès qui veut me coller les natiche jour et nuit.

- Bordelo Arès. Tu as une femme à t’occuper. Et nous avons déjà Finn de out.
- Merde Aless ! Les hommes sont là pour te protéger, non l’inverse !
- Ok ok, mais pas H24 où je deviens pazzo !


Pour avoir la paix, j’ai accepté une surveillance discrète. C’est avec un plaisir non dissimulé que je sors de l’atmosphère poisseuse du hangar. Je suis un peu fatigué, je n’attends donc pas la fin du dernier combat pour m’éclipser. Dehors, j’écarte les bras et m’offre à la brise de la nuit. Il est un peu plus de deux heures du matin. J’allume une sigaretta et marche tranquillement vers ma voiture.

Un point rouge brille dans la nuit. Quelqu’un m’attend à côté de ma sportive, adossé nonchalamment à un mur. J’ai le vent dans le dos, je ne peux donc pas capter l’odeur du gars. Par précaution ma main caresse mes reins pour se loger sur la crosse d’une de mes armes.

- Calma Alessandro !
- Sonny ?!


Je fais un geste codé de la main pour avertit Aiden, qui me couvre ce soir, qu’il n’y a pas de danger. Je suis plus que surpris de croiser le bras droit de Don Stephano ici et à cette heure-là de la nuit. La Cosa Nostra compte suffisamment d’hommes de confiance pour que les capo n’aient pas à se déplacer eux-mêmes.

- Marre de Los Angeles Sonny ? Ou tu as fait une connerie et tu as le padre aux natiche ?
- Divertente Aless’...


De la main il m’indique une limousine sombre un peu plus loin. Je le suis, tirant sur ma sigaretta pour masquer ma nervosité. Sonny ne se déplace jamais pour rien. Arrivé à la voiture, mon mentor se retourne.

- C’est un espace non fumeur Aless...

Je tire une dernière bouffée avant de jeter d’une chiquenaude mon mégot qui fait un arc de cercle rougeoyant dans la nuit. L’intérieur de la limousine est feutré. Entre les deux sièges à l’arrière, il y a un bar. Sans un mot Sonny me sert une grappa avec, comble du luxe, deux glaçon. Le pouvoir a du bon. Toutefois, je préfère largement le volant de ma sportive que de me faire conduire dans ce genre de paquebot sur roue. Je casse le silence que Sonny ne semble pas prêt de troubler.

- Je suppose que tu n’es pas venu jusqu’ici pour m’offrir un verre.

Sans un mot, il me tend une enveloppe. A l’intérieur je trouve un bristol avec une écriture que je reconnaitrais entre mille. Celle de mon parrain, celui à qui je dois une obéissance absolue, même si ici à Beacon Hills c’est moi qui commence à faire la pluie et le beau temps. Le message est court, factuel.

- Il y avait vraiment besoin que tu te déplaces en personne ? Tu pouvais mettre un timbre. Le service postal est efficace tu sais Sonny.
- Arrête de pérorer comme une Donna Aless.
- Ok !


J’avale mon verre cul sec et le repose dans un trou prévu à cet effet.

- Le padre t’aime bien. Ne le déçois pas. Ciao’ Aless’.
- Quoi ? C’est tout ?


J’ouvre la bouche pour lui dire qu’il pouvait parfaitement me dire ses « recommandations » par téléphone, cependant je me retiens. Je viens de comprendre pourquoi Sonny a pris la peine de se déplacer. Il voulait voir mon expression à la lecture du message.

- Pff ! Arriverdeci Sonny.

Je ressors de la limousine qui démarre doucement dès que j’ai refermé la portière. Stresser maintenant ne changera rien à la donne. Les cartes sont distribuées, sauf que je ne vois toujours pas mon jeu. Rangeant la lettre dans la poche intérieure de ma veste, je retourne vers ma propre voiture pour rentrer au Pink, prendre une longue douche et me coucher. J’appelle Jansinio, et tombe sur sa messagerie.

(…)

Arès et Ryan m’accompagnent. Nous avons rendez-vous avec la bande de Matt. Nous allons leur expliquer le prochain coup. Il s’agit "d’aider" au transit d’un camion chargé de sac de ciment. Le chargement vaut de l’or. Surtout qu'il est possible de le couper avec du sable pour faire plus de marge. Une des conséquences est que c'est moins solide...

Matt a du mal à lâcher le marcher du racket. La contrebande rapporte plus, mais les arrivées d’oseilles fraiches sont plus fluctuantes que dans le vol et l’extorsion. Je tente de lui faire entendre raison, lui expliquant qu’il doit se montrer patient et attendre que le gang de Carlyle faiblisse.

- Pour le moment, je n’ai pas les moyens de t’appuyer Matt. Mais si tu roules avec moi, je saurais m’en souvenir quand le vent tournera.
- Ma mère me dit toujours qu’un tient, vaut mieux que deux tu l’auras.
- Ta mère est sage. Simplement, je n’ai rien d’autre à t’offrir sinon du plomb.
- C’est une menace ?
- Tu m’obliges à en venir là.
- Tu n’arrives pas à descendre Carlyle…
- C’est un mort en sursis. Puis terré comme un rat, je n’appelle pas ça être en vie.
- Je dois en référer aux gars.
- Le camion passe vendredi prochain sur cet itinéraire. Il vaut mieux pour vous que vous l’interceptiez.


(…)

Arès étire sa carcasse de tigre. Le siège sur lequel il est assis proteste.

- Tu n’aurais pas pris du bide ?

Regard de fauve, puis un grand sourire fend le visage sombre de mio amico.

- C’est Nolan ou Za qui t’engraisse ?

Question de pure rhétorique. La lionne est une bille en cuisine. Arès me demande où nous organisons la réception du camion. Je lui réponds que nous ne ferons rien, et que c’est la Stiddia qui s’en chargera. Arès objecte que pour maintenir mon ascendance sur Matt, il vaut mieux que je sois présent.

- Je ne pourrai pas être là mio amico, car je suis « piacevolmente » invité à Los Angeles.

La stupeur se lit sur le visage de mon bras droit. C’est vrai que notre dernier tour dans la ville des anges lui a couté cher. Je sais que je vais lui demander beaucoup, c’est-à-dire de retourner dans la ville où il a chuté.

- J’aimerais que tu m’y accompagnes. Toutefois je comprends que tu ne le souhaite pas, auquel cas je demanderai à Ryan et Andrew.

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MessageSujet: Re: Ritorno al passato || PV Arès   Jeu 29 Juin - 2:31

Ritorno al passato PV AlessDurant les jours ayant suivis le kidnapping de ma féroce épouse par un fantôme négligé de mon passé sanglant et la libération salvatrice au gout de tuerie sans nom, je n’avais remis les pieds ni au Pink ni au HCC me tenant éloigné de l’organisation illégale dont j’étais le second car je n’étais toujours pas d’humeur à me montrer diplomate face à une menace quelle qu’elle puisse être. Si un homme de Barns avait tenté quelque chose je serais certainement allé me pointer seul ou accompagné sur le seuil du vieux salopard pour en découdre équipé ou non. Quant au Print, l’irritation latente qui continuait de résonner en moi eu égard aux bribes de colère du tigre se partageant mon crane avec un homme et l’esprit du gardien m’aurait rendu un brin susceptible face aux clients excessivement désagréables.

Une susceptibilité qui aurait potentiellement fait passée celle de Kada’an de l’autre soir pour un simple mouvement d’humeur tant je suis persuadé que je n’aurais pas hésité à terrifier le malheureux qui aurait eu la très mauvaise idée de me chercher des poux voire à lui en coller une ce qui en soit serait un motif de licenciement valable et sérieux si Aless n’était pas le parrain de ma fille et un ami très proche. Mais malgré ces liens qui me protégeraient à n’en point douter un tel geste d’humeur ferait une publicité catastrophique pour l’établissement alors même que nous étions parvenu à le hisser au sommet des débits de boisson de la ville à force de talent et de persévérance. Le travail, le travail et encore le travail rabâchait on aux jeunes et force était de reconnaître dans ce cas précis que c’était tout ce qu’il y a de plus véridique. Sans oublier le fait que l’on aurait pu me coller un procès aux fesses pour agression à moins que le patron du bar n’ait su trouver un arrangement à l’amiable pour rattraper ma connerie qui aurait été l’apanage d’une impulsivité sauvage témoignant du félin sommeillant en moi et dont l’esprit féroce coule littéralement dans mes veines. Aussi, Aless avait très bien fait en me tenant éloigné tant de mon poste de second dans le business que de mon poste de vigile dans le civil. La situation revenait à la normale lentement mais surement. Za était en vie, en pleine forme et en bonne santé tout autant que notre petite princesse dans son ventre n’aspirant qu’à émerger et découvrir ce vaste monde, sombre, cruel et sale. Oups, je pense que mon humeur s’est imprimé en ces quelques mots évocateurs.

Le fait est que malgré le fait que mon épouse et notre progéniture aillent bien une partie de mon esprit est encore piégée dans ce bain de sang macabre, une partie de moi est encore coincée dans les murs emprisonnant du bureau d’Aless alors même que je ne sais pas ou se trouve ma femme, une partie de moi n’a pas réussi à accepter le dénouement final bienheureux de tout ce cauchemar et cherche encore son chemin vers la lumière. Cette partie de moi un brin traumatisée par la perspective sans commune mesure d’une vie sans elle, sans elles avait savouré torturé le vieux Aleixei longuement, lentement avec une imagination d’un sadisme obscène. Alors que le reste de ma personne avait même trouvé ce jeu sanglant beaucoup trop cruel. Ce qui expliquait probablement pourquoi l’ex lieutenant de la Bratva californienne avait passé l’arme à gauche assez rapidement. C’était pour cela que je n’avais pas quitté Azalea d’une semelle depuis quelques jours. Et qu’elle avait agi de la même manière de son coté. Lincoln et Ryan ne quittait plus leur héritière du regard, honteux de leur rôle mineur mais déterminant dans les événements qui auraient pu coûter très cher autant à ma famille qu’à notre clan de gardiens. Cette part de moi qui savourait à sa juste valeur chaque contact visuel, olfactif, au toucher avec Za se disputait la place avec la précédente, la sombre marquée pour longtemps par cette peur lancinante, cette terreur indicible.

Témoignage du fait évident que je ne pourrais pas lui survivre. Littéralement collé à ma compagne du matin au soir, nous ne quittions qu’à contrecœur pour des raisons élémentaires. Cette proximité excessive qui aurait paru étouffante voire asphyxiante pour n’importe qui nous était aussi douce qu’une gorgée d’ambroisie. Mes lèvres étaient sans cesse à la recherche de la douceur diaphane de la peau de ma belle lionne. Nous nous embrassions au moindre regard comme des jeunes gamins se découvrant pour la première fois. Cette fureur passionnelle nous unissant était néanmoins parfois tempérée par la profondeur de notre amour aussi il arrivait que nous nous trouvions seuls, ensembles dans un silence contemplatif à peine déstabilisé par les bruits des courants d’air traversant le loft. Ce fut d’ailleurs au cours d’un tel moment de complicité que le couperet tomba. La mauvaise nouvelle arrivant sous la forme d’un appel de mon ami d’enfance préféré. Milan ne prit pas de pincettes pour m’annoncer la fusillade, la mise en danger d’Aless qui avait échappé de peu à une prune entre les deux yeux, balle qui avait blessé Finn assez grièvement. Mon visage s’était décomposé alors que j’avais remercié mon ami d’enfance de manière expéditive. Za m’avait interrogé et je lui avais tout raconté.

Mon smartphone avait failli se briser dans ma main tant j’avais serré fort mon moyen de télécommunication. Cela avait réveillé ma mauvaise humeur au plus grand dam de ma lionne qui d’habitude était celle que je devais calmer ce qui constituait un contrario assez ironique. Elle y était finalement parvenu à force d’efforts experts. D’ailleurs, elle était probablement bien l’une des rares personnes à être capable d’une telle prouesse tant je ne me plongeais que rarement dans des états pareils mais que lorsque je m’y plongeais je ne le faisais pas à moitié. Ma moitié avait une emprise sans équivalent sur moi et en une telle période cela s’avérait être un trésor inestimable au gout d’Eden tant j’avais besoin de cette ancre qu’elle représentait pour moi. En ces instants, ma belle portait parfaitement son titre de gardienne de mon état émotionnel.

(...)

Le lendemain, je laisse ma lionne se reposer sous la protection de Milan et de nos deux frères de clan et passe chez un fleuriste pour dégoter des jolies fleurs pour mon irlandais à grande gueule préféré avant de me rendre dans une grande surface au rayon nourriture pour acheter une spécialité irlandaise du moins ce que l’on présente au client comme telle ainsi que quelques magazines aux goûts douteux qui devraient plaire au plaisantin de la Squaddra. Une fois mes achats en poche, je fourre le tout dans un sac de sport et me rends à l’hopital ou je demande à voir le convalescent. On me refuse l’entrée mais je demande à voir le docteur Lakway qui transmet une autorisation d’entrée ainsi qu’un regard inquiet. Je lui offre un sourire poli, masque attendu d’un inconnu à un autre avant de la remercier. Je ne peux pas m'empecher d’adresser un regard peu amène à la réceptionniste de l’entrée tant mes émotions restent brûlantes malgré les effets du temps. Une fois dans la chambre de notre homme de main je m’assois sur la chaise à coté de son lit et le laisse se reposer en le couvant d’un regard aussi bienveillant qu’inquiet.

L’homme finit par se réveiller une demi heure plus tard et m’adresse un sourire penaud en se redressant péniblement. J’ai eu le temps de m’encquerir de sa situation pendant son sommeil. La balle n’a touchée aucun organe vital et s’est fichée dans son torse. Ils ont du la retirer avant de recoudre. Pour autant, Finn reste fragile notamment en raison de tout le sang qu’il a perdu. Ce dernier regarde à droite et à gauche pour vérifier que nous sommes bien seuls avant de m’adresser un sourire plus large. Un sourire empreint de fierté et de honte à la fois qui lui ressemble tellement que je me sens tout de suite un peu mieux. J’aurais pu emmener Nolan avec moi avec son matos afin qu’il vérifie qu’il n’y a pas de micros néanmoins cela aurait été inutile car la police n’est même pas venu interroger Finn. Son excuse bidon de s’ètre trouvé au mauvais endroit au mauvais moment a fait mouche. Il n’est pas un coupable dans l’histoire mais une victime...

Le criminel prend la parole le premier, brisant par la même le silence pesant planant sur la pièce. Tu ne devrais pas ètre là Arès. Alessandro a dit qu’on ne pouvait pas se voir à cause des risques d’associations. Les poulets... Finn. Laisse les poulets ou ils sont veux tu. Je n’en ai rien à carrer. Mais alors strictement rien à carrer. Comment tu te sens mon vieux ? Bien mieux qu’hier mais je ne vais pas sortir de là avant un certain temps j’imagine. Oui, mais je t’ai ramené des cadeaux. Tirant les divers objets du sac, je me sens coupable en le voyant grimacer de douleur après avoir rit de bon cœur. Je dépose les fleurs dans un coin, lui tend la bouffe moins infecte que celle de l’hosto et dépose les revues sur sa commode. Merci beaucoup Arès mais tu n’aurais pas du. Bah ça me fait plaisir. On te prépare également une fête surprise mais ne dis à personne que j’ai vendu la mèche.  L’irlandais se rend compte de mon propre état et que je cherche à noyer le poisson aussi il m’interroge. Comment c’est à l’extérieur ? C’est la merde Finn, la merde noire et bien puante. Et toi ça va ? Azalea va bien et le bébé ? Elle va très bien, elle trouve déjà le moyen de me casser la tète c’est pour dire et le bébé est pour bientôt. Je vais y aller Alessandro m’attend.

J’ai doublement menti Za ne pourrait jamais me casser la tète depuis les derniers événements chaque crise avec elle sera une bénédiction que je savourerais pleinement parce que mieux vaut insupportable que morte. Mais, cela a tiré un sourire au héros du jour alors je suis satisfait. Quant au second mensonge il a trait à Aless puisqu’il ne s’attend certainement pas à ma visite. Je dépose un baiser sur le front de l’irlandais qui éclate d’un petit rire alors que je quitte la chambre. Remontant dans le rover, je prends le temps de calmer la rage nouvelle qui m’habite depuis peu et réprime l’envie de frapper durement sur le volant du quatre quatre. Finn aurait pu y rester, Aless aussi et moi j’étais chez moi à me morfondre auprès de ma femme. Je prends le temps d’inspirer et d’expirer longuement avant de fermer les yeux une fois deux fois puis trois. Puis, je démarre et me rends au Print en roulant à une allure réglementaire. Je pénètre dans le bar d’un pas martial et salue rapidement mes collègues à coups de mots de sympathie et de sourires forcés. Je suis tout sauf d’humeur pour la sociabilité. Je file dans le bureau d’Aless dans lequel il se trouve et là j’explose tel l’Etna en paysage sur le mur. Je laisse mes inquiétudes, ma colère, ma honte de ne pas avoir été là pour jouer le rôle qui m’était dévolu. Je crache presque mon venin sur mon ami alors qu’il n’est pas responsable de la suite d’évènements m’ayant conduit dans une telle situation.

Je lui passe un savon comme je ne me souviens pas en avoir déjà passé à quelqu’un au cours de ma vie. Me voilà qui gesticule des bras en faisant de grands gestes évocateurs comme un italien plongé dans un débat animé. Le contraste avec le sicilien est saisissant tant les rôles à l’instar de Za et moi semblent s’ètre également inversés. D’ordinaire, je suis la glace et il est le feu mais désormais en cet instant du moins je suis le volcan. Le regard compréhensif et inquisiteur d’Alessandro sur ma personne m’exaspère parce que je sais qu’il peut lire en moi comme dans un livre ouvert, il sait que je serais retourné massacré chaque membre de ce foutu gang du premier au dernier. Le patron du Print me lance une balle de laine que j’aurais pu apprécié et même trouvé le geste amusant en d’autres circonstances plus apaisés mais que je lui renvoie aussi sec dans la figure avant de claquer les talons et de quitter le Print sous le regard ahuri du reste du personnel. Je suis conscient que Charlie et Kada ont peut être entendu certaines choses vu leur nature surnaturelle mais je m’en moque. Je vais courir sous ma forme de tigre pour m’apaiser avant de revenir au loft et me blottir contre mon épouse qui caresse mon visage en me berçant de sa présence délicieuse.

(...)

Cette fois c’est Nolan qui se dévoue pour affronter mon ire et quittant le lit après un baiser tendre à ma belle je vais m’enfermer dans le sous sol du loft pour l’écouter m’annoncer que les ennemis ont remis cela et qu’Aless a de nouveau été victime d’une tentative d’assassinat. Je me mets à hurler des insanités dans mon téléphone sans considération pour ce pauvre Nolan avant de retrouver mon calme et de l’interroger en douceur. Je le remercie avec sincérité et gentillesse tranchant radicalement avec les insultes dans le vide de quelques instants plus tôt avant de prendre des nouvelles de son épouse. Après avoir raccroché, je fracasse un meuble vide d’une série de coups de poing rageur qui me calme bien plus que n’importe quel exercice de respiration.

Penaud, j’entreprends de rassembler les débris en un petit tas avant d’appeler Aless. Cette fois je me montre encore plus virulent, buté, vulgaire, acharné, brutal, résolument décidé à obtenir gain de cause par le biais de cette conversation téléphonique si jamais cela est possible de l’ètre plus que la dernière fois. Le dialogue de sourd me fait remonter un afflux d’exaspération, de colère et de besoin de contrôle et de sang dans le cœur et je me mets à hurler un peu plus fort dans l’orifice comme si bousiller les tympans d’Aless allait l’amener à plier. Bah, je gage qu’il finira par accepter ne serait ce que pour éviter une migraine carabinée tous les jours. Il finit d’ailleurs par accepter à certaines conditions. Pazzo ou pas je m’en moque tant que tu es en vie bordelo di merda. C’est donc en partie satisfait que je raccroche vidé de toute énergie, de toute colère, de toute rage. Le calme après la tempète en somme. Je me sens de nouveau et bien comme moi à vrai dire. Je remonte à l’étage après avoir fourré les débris du meuble dans un sac poubelle et fais abstraction des regards des membres de mon clan pour aller me recoucher près de Za qui dort paisiblement certainement épuisée par le terme proche de la grossesse.

(...)

Deux jours plus tard, je suis revenu à la vie professionnelle tant au Print que dans les affaires. J’ai retrouvé mon calme olympien malgré quelques rechutes passagère. Ce soir nous quittons le HCC Alessandro, Nolan et moi pour nous rendre à une rencontre avec le gang rival de celui responsable de l’état de Finn. J’ai pris la peine de venir avec l’artillerie en exposition aussi sous ma veste dans le holster à mon épaule se trouve un desert eagle. J’ai un autre flingue à la ceinture et un couteau de combat attaché à la cheville sans compter appétit sanglant du tigre. Près de moi No est aussi bien équipé et plus encore puisqu’il a carrément décider d’avoir un fusil d’assaut accroché en bandoulière. Le message est un peu plus clair.

Le prochain qui tente quoi que ce soit, qui s’avise ne serait ce que de jouer au con le paierait cher, vraiment très cher. Je n’écoute les négociations en cours avec ces petites frappes alliées que d’une oreille distraite préférant concentrer toute mon attention sur la protection du sicilien, abandonnant provisoirement mon rôle de bras droit à celui de premier garde du corps du chef de notre organisazionne. La rencontre se déroule paisiblement malgré quelques éclats de voix et je n’ai aucun doute quant au choix du gang de Matt. Nous quittons les lieux et retournons au HCC. Une fois sur les lieux Nolan retourne prendre son poste alors que je reste dans la voiture voyant que le sicilien n’esquisse pas un mouvement de sortie. Je m’étire paresseusement en contemplant les environs ainsi que Tyrone et Dante de faction devant notre gagne pain. La pique amicale de mon ami lui vaut un regard mauvais bien vite compensé par un large sourire amusé. Peut être bien Aless. Peut être que je devrais remonter sur le ring qui sait. Tu crois qu’il y aurait des paris sur moi ?

Le sicilien reprend sur le sujet et je ne réponds pas malgré mon sourire en coin. Il sait très bien que la cuisine de ma chère et tendre moitié est un crime contre les papilles gustatives là ou celle de No est un appercu du paradis sur terre. Je l’interroge sur la réception du camion et écarquille les yeux devant sa réponse. Je fais valoir mon point de vue sur la question comme à l’accoutumée mais il n’en démord pas avant de m’avouer la raison de ce choix. La stupeur la plus complète s’imprime sur mes traits alors que je sens un frisson glacée me courir le long de la colonne vertébrale. Une terreur profonde s’empare de moi. Une terreur que je pensais avoir dépassé après avoir été miraculeusement sauvé des effets de la chute mais je me rends compte que les souvenirs eux sont toujours aussi douloureux et le resteraient certainement jusqu’à ma fin. C’était le genre de traumatisme que l’on ne pouvait espérer oublier à l’instar d’un kidnapping de sa bien aimée. En cet instant ou je me perds dans les méandres réconfortants de mon esprit torturé, je me rends compte que je suis en partie un être brisé depuis mon plus jeune age et mon abandon par ma mère jusqu’à cette chute puis la peur liée à la disparition de Za. Je réprime des larmes brûlantes, tourne la tète vers l’extérieur afin de masquer mon état et mon désarroi à mon ami. Une pensée étonnante tournée vers ma fille à naître me tire de ma stupeur. Deux mots aussi éclatants que puissants. Sauve moi. Je reprends contenance en toussotant avant de me tourner vers Aless et de lui répondre. Tss. Bien sur que je t’accompagne quelle question inutile. J’aurais été tenté de refuser parce que Za va bientot accoucher mais je ne peux pas te lacher surtout après tout ca.
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Dernière édition par Arès Kye Coleman le Ven 4 Aoû - 19:29, édité 1 fois
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Ritorno al passato || PV Arès   Mar 1 Aoû - 10:25


Ritorno al passato
Ma requête n’est pas anodine. Je n’avais rien pu faire lors de la chute de mio amico, sinon lui envoyer le pompier si adroit de ses mains. Los Angeles lui rappelle de cruels souvenirs. Je ne prends pas plaisir à replonger mon bras droit dans cette douleur qui fut la sienne. Mais après ce qu’il s’est passé, je ne peux plus l’écarter du danger qui me rode autour.

Sa nature surnaturelle est bien différente de la mienne. Je suis un animal, alors que le black est bien plus que cela. Je suis croyant de naissance et il arrive encore, mais c’est extrêmement rare, que je me signe face à une situation qui me dépasse. Toutefois ma foi a changé de cap après ma morsure. L’enfer existe bel et bien, il n’y a pas besoin de mourir pour y entrer. J’ai souvent l’impression d’être un demone. Arès, malgré son passif, serait plus à ranger du côté de ces emplumé d’anges. Oui, voilà ce qu’il est, un ange gardien ou un ange guerrier qui fricote avec le diablo. L’icône me plait.

- Tss. Bien sûr que je t’accompagne quelle question inutile. J’aurais été tenté de refuser parce que Za va bientôt accoucher mais je ne peux pas te lâcher surtout après tout ça.

Son indomptable femme va encore avoir matière à me faire la peau. Enfin, j’espère qu’il ne s’agit que d’un simple aller-retour. Don Stephano affectionne de parler directement aux gens concernés par des choses importants. Et il est bien évidement que le parrain de Los Angeles ne va pas se déplacer pour un petit capo de mon acabit. Que me veut-il ? Je suis encore jeune dans mon grade, par contre j’ai largement fait mes preuves. La mort de Lyly ayant définitivement signé mon intronisation dans la Cosa Nostra. Los Angeles, c’était la ville de la femme que j’aimais. Mes sentiments sont ambigus quant à un retour dans cette ville qui m’a vu naitre. Alors qu’Arès repense à ce qu’il a vécu dans la cité des anges, les éléments clés de ma vie défilent devant mes yeux. Un silence s’installe, nous laissant tous deux dans nos pensées.

Arès qui s’était retourné vers moi, finit par se gratter la gorge pour clore ce silence gênant. Des clameurs montent du HCC.

- Nous partirons vendredi matin et nous mangerons sur la route.

Je sors enfin de la voiture pour entrer dans le hangar. Je ne prête qu’un œil distrait au combat en cours. Je suis préoccupé, le message de Don Stephano est sujet à de multiples interprétations. C’est fait exprès. Il me maintient ainsi sous pression. J’irai bien calmer ma nervosité sur le ring, mais cela bouleverserait le programme de Largo. Je reste à peine avant de quitter l’endroit. Je salue mes hommes et quelques parieurs habitués puis je rentre au Pink avec Aiden qui me suit de loin et qui va passer une bonne partie de sa nuit en bas de mon appartement à guetter un éventuel tueur. Je ne vais pas mieux dormir que mon homme de main…

(…)

J’ai posé ma veste avec soin sur le siège arrière et déboutonné quelques boutons de ma chemise blanche. Dans le coffre, nous avons posé chacun un sac avec de quoi nous changer et l’artillerie habituelle. Sonny connait mes habitudes, alors j’innove avec un holster de cheville couplé à une arme de jet courte et plate. Les griffes c’est bien, mais elles sont accrochées au bout de mes doigts et totalement inutile si je n’ai pas la possibilité de me rapprocher de ma cible. Les chasseurs l’ont compris depuis longtemps, leur survie dépend de leur capacité à maintenir le combat à distance. Ils savent qu’ils n’ont pratiquement aucune chance dans un corps à corps.

Sur mes lunettes de soleil se reflètent le marquage de la route dans un rythme stroboscopique. A mes côtés, Arès ne dit pas grand-chose. Je lui ai laissé choisir la station de radio qui occupe nos oreilles. Nous avons pris la route vers les onze heures après avoir briffé la Stiddia pour tenir le gang de Matt au pantaloni. Le détournement du camion de sacs de ciment est un test grandeur réel. Test aussi pour la Stiddia qui va agir sans Arès.

(…)

Un nuage de poussière jaillir sous les roues lorsque je quitte la route pour m’engager sur une piste qui même à un restaurant routier. Le choix est bien restreint, mais nous ne sommes pas là pour un voyage d’agrément. Nous avons tous deux la dalle.

L’intérieur a une allure de vieux ranch. Le mobilier est solide, adapté aux grandi culo des chauffeurs routiers et à leur propension à déclencher des bagarres. Je ne regarde pas la carte et commande à la serveuse ce qu’elle a et qui ressemble le plus à une pièce de bœuf massive.

- Et sans verdura ! Je suis allergique.

Arès léve un sourcil moqueur. La seule verdura à laquelle un loup est allergique c’est l’aconit. Généralement c’est une plante que l’on évite de mettre dans les plats, car elle est aussi toxique pour les humains. En attendant notre repas, le tigre me questionne et me demande si j’ai une vague idée de ce que veut le Don.

- Niente. Ça peut aller du retour rapidamente sur Los Angeles, à une affaire que l’on me colle dans les pattes. Cela me ferait suer de devoir quitter Beacon Hills alors que tout se met en place...

Arès y possède l’appartement légué par ses cousins. Il n’est pas spécialement attaché à la ville, seulement je crois que comme moi, il a envie de voir ce que nous avons bâti, aboutir sur un business qui tourne. Le silence retombe quand nos viandes arrivent.

Il nous reste une heure et demie de route. Après un café bien trop clair à mon gout, nous reprenons la route.

- Tu vas lui faire un petit frère à ta future fille ? Histoire que la composante mâle ne se fasse pas déborder dans ton noyau familial.

Arès est un gars sur qui et avec qui il faut compter. Il ne se laisse pas facilement impressionner. C’est une force de la nature. Pourtant ce titan se transforme en chaton dès qu’Azalea pointe le bout de son museau. Comme quoi un homme est peu de chose…


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MessageSujet: Re: Ritorno al passato || PV Arès   Ven 4 Aoû - 19:32

Ritorno al passato PV Aless

C’est le jour du départ mais je suis toujours aussi morose que celui de l’annonce d’Alessandro. Mon humeur est aussi sombre que ma mine est basse et je crois bien que je traîne des pieds pour la première fois de mon existence. L’au revoir à mon épouse et ma fille a pris des élans d’adieu de soldat partant pour le front sans savoir s’il rentrerait un jour. J’ai passé autant de temps à embrasser et serrer Za dans mes bras qu’à bercer, chatouiller et faire sourire mon petit ange que celui que j’ai mis à quitter le manoir. Me moquant pour une fois littéralement de la ponctualité comme d’une guigne sans importance. Si mon associé voulait de l’entrain il aurait dû demander à un de nos gars de l’accompagner mais il ne pouvait pas légitimement s’attendre à ce que je fasse preuve de jovialité et de bonne humeur à l’idée de retourner dans la ville ou j’avais été  contraint de briser une des règles fondamentales de mon espèce pour sauver ma carcasse, ou j’avais abattu deux surnaturels manipulés par un deatheater renégat, ou j’avais failli mourir de souffrance suite aux effets de la chute, ou j’avais perdu une part de moi que je ne retrouverais certainement jamais. J’étais absolument dans mon bon droit pour faire la gueule notez le bien et je ne comptais pas m’en priver alors même que j’allais par loyauté et amitié replonger dans le traumatisme béant de mon âme qui ne datait que de l’année précédente.

A croire que le destin s’acharnait sur moi pour me faire passer un message inconstant. L’enlèvement de ma lionne, les règlements de compte en traître, la bête des doctors et les tentatives d’assassinat de mon partenaire de crime. Si je n’avais pas des frères de cœur dans l’organisation mafieuse, un alpha joyeux pour ami intime, une épouse merveilleuse et une petite adorable ainsi que de la ressource je peux vous dire que je me serais déjà laissé aller à la dépression. Foutue ville. Venez nombreux dans ce paradis Californien. Sans déconner je vous souhaitais bien du courage. Les émotions violentes s’étaient succédé à un rythme un brin trop soutenu pour que j’en sorte indemne malgré mon sang froid naturel. Aux alentours de midi, nous avions pris la route après avoir rentré dans le coffre de la sportive italienne deux sacs respectifs remplis de prêts à porter de bon gout. L’influence d’Alessandro sur mon style vestimentaire se faisant sentir depuis quelques temps à moins que ce soit ma récente paternité qui me pousse à me soigner bien plus qu’avant. Peu importe au final. Le monopole du Gucci n’appartient plus au capo du HCC. Quant aux armes, je sais que le sicilien adore ses pistolets fétiches ainsi que des couteaux de jets.

Pour ma part, un desert eagle, deux couteaux de combats et un pistolet mitrailleur à crosse démontable alourdissent mon paquetage. Est-ce mon rôle de garde du corps en plus de celui de second qui me pousse à un tel étalage de ferraille ou simplement mon appréhension légitime de refoutre les pieds dans l’auto proclamé cité des anges. Des anges déchus me conviendrait mieux mais bref passons. Quelques instructions laissées à mon équipe par le capo et mes conseils à mes hommes de main pour leur test sans leur leader décidé par Alessandro et nous voilà parti vers un sort bien incertain qui me pousse à aborder une tronche de six pieds de long. Portant mon choix sur une station de musique classique pour tenter de trouver dans le rythme des instruments une symphonie réconfortante à mon malheur je laisse mes yeux s’accrocher au paysage comme pour y puiser de la force pour les événements à venir ou simplement à focaliser mon attention afin d’empêcher mon esprit de replonger dans les souvenirs atroces. Le drame de ma vie. Trop courageux et loyal pour mon propre bien.

(…)

Nous faisons halte dans l’après-midi dans un relais routier typique des grands axes routiers du pays jurant brutalement avec la qualité de nos costumes respectifs. Alessandro est mis en valeur dans des tons clairs tandis que je suis vêtu de noir de la tête aux pieds. Cela couplé à ma mine, on pourrait presque imaginer que je me rends à un enterrement. Nous nous installons à une table libre sur des coussins moelleux d’un rouge sanglant avant de commander deux belles pièces de viandes rouges bien cuites pour ma part et une belle portion de frittes en prime sans oublier une bière à défaut d’avoir du vin. Je confesse avoir hésité à opté pour le whisky ou la vodka mais les effets de l’alcool étant inexistants pour les surnaturels l’intérêt serait limité d’autant plus que cela indiquerait à mon vis-à-vis à quel point je n’en menais pas large. Un sourcil amusé se dresse sur mon visage à la remarque du sicilien et je précise pour ma part que quelques carrés de légumes ne sont pas de refus. Tu sais ce que le grand patron te veut ?

La réponse est insatisfaisante parce que Beacon Hills est le lieu de toutes les promesses. Notre association peut devenir rentable, efficace et puissante et je l’aurais dans l’os si le don arrachait le loup à ce futur alléchant qu’il m’avait promis et réussi à faire désirer. Je me contente d’un simple hochement de tête. Nous mangeons ensuite en silence sans oublier de siroter un café au gout douteux puis nous repartons. Alors que je m’attendais à continuer de me morfondre dans mon silence protecteur, Alessandro évoque ma lignée familiale ce qui m’arrache un modeste sourire. Après Willem voilà qu’il s’y met aussi. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à vouloir savoir cela ? Tu n’es pas le premier à me demander cela. A croire que vous vous êtes donné le mot. Bien sûr que je vais lui en faire un et pourquoi pas deux tient. Mais chaque chose en son temps. Tu sais que je suis orphelin aussi ma paternité est autant déroutante que salvatrice. Je fais du mieux possible mais je vais prendre mes marques avant de multiplier les petites tigresses et les petits lionceaux.
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MessageSujet: Re: Ritorno al passato || PV Arès   Lun 14 Aoû - 18:21


Ritorno al passato
Il semblerait que Willem lui ait également posé la question sur un élargissement familiale. Ce détail m’amuse et montre une facette de l’apha qu’il s’emploie à masquer. S’il a agrandit sa meute, il m’a été reporté qu’il y a peu de donna dans son giron. Un alpha timide, c’est assez cocasse pour ne pas être relevé.

Arès m’explique que sa récente paternité le chamboule un peu. Il crée un schéma familiale que lui-même n’a jamais connu. A contrario de moi où bambino, toutes les femmes de mon quartier était un peu ma madre. La famiglia est le noyau fondamental pour tous les italiens et qu’importe que le nez que vous torchez n’est pas celui de votre progéniture. En y réfléchissant un peu, la Cosa Nostra fonctionne comme une meute, avec un alpha avec le Parrain, des parents puis les enfants qui sont élevés un peu par tout le monde.


L’autoradio passe du Ben Caplan. Je sais que mon compagnon de route n’adhère pas forcément à la country sombre, seulement les paroles raisonnent en moi. Je me prends à fredonner doucement.

- In the mean time I know my only choice is to ride on.

Los Angeles. Nous venons de passer le panneau qui annonce la cite des anges. Le soleil est de plomb, il y a longtemps que nous avons arrêté de faire les malins avec le bras à la fenêtre. La climatisation marche à fond et les fenêtres de mon italienne sont hermétiquement fermées.

Arès s’est à nouveau crispé sur son siège. Venir ici ne lui plait pas, mais pas du tout. Je mesure l’effort il mio amico fait pour moi. A chaque jour qui avance, je constate la préciosité de sa présence. Je compare Arès à Sonny, mon mentor. Sonny, l’éternel bras droit de Don Stefano. Si c’est bien le Parrain qui dirige la Cosa Nostra, il délègue sans hésiter beaucoup de décisions à Sonny. Au-delà du Boss et de son second, il y a deux amis plus unis que des frères. Il y a un chef et un subordonné, car c’est ainsi que fonctionne le monde des hommes. Seulement il m’est souvent arrivé de penser qu’ils ne formaient qu’une seule et unique personne. Je ne les ai vu qu’une seule fois en désaccord. C’était quand j’ai doublé le neveu de Don Stefano, reprenant une activité qu’il laissait dépérir. Je m’étais défendu en affirmant que c’était du gâchis. Mais on n’accuse pas impunément un membre de la famiglia en lignée avec le Parrain. Filippo Corleone était un tir au flanc. Il avait un territoire uniquement grâce à sa filiation et l’appui de son oncle Don Stefano Corleone. C’était su et connu de tous, mais chacun doit tenir son rang et j’avais clairement débordé du mien. Mon père n’était qu’un modeste employé de blanchisserie et ma mère arrangeait l’ordinaire avec des travaux de coutures ou des ménages chez des gens aisés.

La sanction était la mort, car il est connu que le chien qui mord une fois, mordra à nouveau. Sonny avait déjà pris ses dispositions. J’attendais mon sort funeste, ligoté comme une saucisse à l’arrière d’un van que l’on m’embarque sur un discret bateau de pêche… Pourtant ce soir-là, je n’ai pas pris la mer. Don Stefano Corleone venait de muter ma peine en exil pour dix années.

C’est à ce moment de ma vie que je pense quand je tourne en direction de Santa Monica. Le Parrain n’habite pas précisément dans le quartier de la litlle Italy qui s’est bien appauvrie ces cinquante dernières années, mais sur les hauteurs au nord de Santa Monica. C’est bordé de luxueuses villas toutes ceinturées de murs ornés de barbelés. Il faut au minima être milliardaire pour envisager avoir une résidence en ce lieu. Même ma voiture fait minable devant les cabriolets ou coupés dernier cri que nous croisons. Arès ne peut s’empêcher de siffler lorsque nous nous faisons doubler par deux pouliches siliconées dans un modèle Ferrari futuriste qui tient plus du concept car qu’à une voiture faite pour rouler à notre époque.

- Je vais te cafter à Za !

Le black me répond que j’ai maté aussi et qu’une certaine liane serait bien capable de m’emprisonner dans les racines d’un arbre pour m’assagir. Nous plaisantons, mais lui comme moi sommes tendus. Nous nous rendons dans l’un de ces châteaux fortifiés et il n’est pas dit que nous ne finirons pas dans les oubliettes.

(...)

Le portail ressemble aux autres, blindé en acier massif. Nous sommes filmés un long moment bien que j’ai décliné mon identité à l’interphone. Enfin les portes de l’enfer s’ouvrent. C’est l’impression que cela me donne sur l’instant, très vite contredite par le jardin soigné que je traverse en roulant au pas. Des gardes sont postés de façon stratégique. Sur le toit en terrasse de la demeure de maitre, un sniper nous suit avec la lunette de son fusil.

- Même les mouches évitent d'éternuer ici…

N’ayant reçu aucune indication, je me dirige vers l’entrée officielle de la maison. Ce n’est certainement pas par-là que l’on fait entrer un banni, toutefois je me dis que les gardes se chargeront bien de m’indiquer le chemin à suivre. C’est donc un peu surpris que je stoppe devant le grand escalier qui mène au grand hall. J’en informe Arès qui ne peut pas se douter des us de la famiglia.

- C’est un point positif si on nous permet d’entrer par la grande porte.

Le tigre se contente d’acquiescer. Il est déjà en mode garde du corps, concentré et sans parole inutile.

- Ah ! Si Don Stefano te tend la main, tu ne la serres pas, tu effleures sa bague de tes lèvres.

Le regard de mio amico vaut son pesant de pasta. Il s’étonne que le folklore du film de Coppola soit une réalité.

- Le Parrain est comme un dieu, un roi. Ce geste prouve la loyauté de celui qui l’approche. Tu me diras que cela ne prouve rien et pourtant tu serais surpris de voir comment Corleone débusque les simulateurs. Si cela te dérange, pense que je considère cet homme comme mon Boss.


Il n’y a qu’avec Sonny que je me permets des effronteries et encore… S’il n’a pas l’autorisation de me couler dans la baie, il sait très bien me faire mal, comme le démontre la dose d’aconit qu’il m’avait injecté dans les veines à notre dernier passage. Je viens à peine de fermer ma portière et de confier les clés à un employé qu’un brouhaha féminin nous parvient du haut des marches.

- Alessandrooooo !!! Vilain incantatore ! Più di un anno senza un singolo nuova!
- Aïe les frangines Mancini ! Après leur passage recompte tes palle mio amico.


Je fais un sourire crispé à mon second. Il n’a pas l’habitude de me voir si farouche devant des si bella dona. Mais il va vite comprendre quand il sentira une main s’immiscer là où il ne faut pas et sans qu’il ait eu le temps de réagir.

- Georgia ! Régina ! Eva ! Sempre bella !

Un nuage parfumé nous envahit, sans parler des décolletés pigeonnants aux formes généreuses qui viennent s’écraser contre nos torses. Mes lèvres sont embrassées et mordues sans mon autorisation. Mes oreilles reçoivent simultanément trois invitations à une débauche licencieuse plus une quatrième pour un quatuor à damner le saint des saints. Je leur présente mon second, me soulageant ainsi de deux de ces nymphomanes. Arès c’était amusé de me voir ainsi assailli. A mon tour de sourire narquoisement de le voir se tendre lorsqu’il se fait tâter le fessier.

La tempête Mancini repart comme elle est arrivée, dans un bruissement de froufrous et de gloussements. Une fois en haut des marches, je lorgne ma trogne dans une des vitres, puis sors mon mouchoir afin de me débarrasser du rouge à lèvre, cadeau des donna. Avec Arès nous procédons à une vérification mutuelle. Avec soulagement nous constatons qu’elles ont épargné la blancheur de nos chemises.

- 1er round, encore vivants !

Cette fois mio amico se tolère quelques secondes d’hilarité. Mais il se reprend rapidement, le tigre a le don de sentir lorsqu’une arme est pointé sur lui. Nous levons le nez, le type du toit nous fait un salut, son œil toujours collé dans sa lunette de visée. Je lui rends son salut, mio amico lui grogne un avertissement. Les amabilités sont interrompues par la porte qui s’ouvre sur Sonny.

- Qu’as-tu fais pour être rétrogradé au rang de portier mio amico ?
- Le Don m’a trouvé trop zélé pour tes futures semelles en béton…


Nous nous toisons, nos regards sont rivés l’un sur l’autre. Un ange armé d’une mitraillette passe, puis Sonny s’esclaffe et m’offre une grande accolade, assortie de deux bises. Je lui retourne ses embrassades. Nous sommes très tactiles dans nos manières et cette étreinte est sincère.

- Je suis heureux de te voir ici Aless’
- J’éprouve un peu de nostalgie, pourtant ce n’est pas si vieux…


Je regarde par-dessus l’épaule de mon mentor. L’escalier double qui monte à l’étage est toujours aussi impressionnant. Je suis déjà venu ici à l’occasion de soirées données par le Parrain ou pour des réunion réunissant les capo des différents territoires tenus pas la Cosa Nostra. C’est aussi dans le sous-sol de cette grande demeure que Sonny m’a torturé pour avoir eu l’audace de braver mon bannissement de cette ville.

- J’espère cette fois rester dans les étages…
- Il ne tient qu’à toi de ne pas visiter la cave Aless’. Pourtant Stephano y converse d’excellents crus.
- Je te crois sur parole Sonny. Nous allons continuer à faire la conversazione comme deux buone donne, ou nous passons à l’objet de ma convocation?


Sonny s’interrompt et d’une main me montre le couloir qui mène au bureau du Parrain. Je ne suis entré que deux fois dans ce bureau. La première fois j’étais encore un bambino. J’accompagnai ma mère qui faisait le ménage ici. La deuxième fois c’était juste après ma morsure. Sonny interrogeait le Parrain sur ce qu’il était judicieux de faire de ma carcasse. J’étais alors un loup instable, pourtant le bras droit de Don Stefano voyait en moi un potentiel à exploiter. C’est cette entrevue qui me valut mon passage à Phoenix.

Il y a deux gardes postés de part et d’autre de la porte qui mène au cœur de la Cosa Nostra. Sonny indique un fauteuil à Arès, lui interdisant explicitement l’entrée du bureau. D’un coup de menton, je confirme à mon second que je ne tenterai pas de l’imposer.

- Navré pour ton second, mais cette discussion doit rester confidentielle.
- Bien entendu Sonny.


Mais qu’il soit dans le couloir ou dans le bureau, cela ne changera pas grand-chose s’il devait intervenir... ou écouter. Le visage d’Arès reste impassible, cependant pas besoin de se regarder pour qu’il comprenne. Je note aussi que Sonny semble ignorer la nature surnaturelle de mon second. C'est un point de surprise qui pourrait jouer en notre faveur si cela devait mal tourner

(...)

Un des gardes ouvre la porte, j’entre. Don Stefano me tourne le dos, assis sur un fauteuil il regarde l’océan par la fenêtre. J’entends la porte se refermer doucement dans mon dos. Sonny s’écarte et pose ses natiche contre une commode. Le bureau est sombre, chichement éclairé par une imposante lampe de bureau et le jour qui filtre à travers les persiennes qui occultent les fenêtres. Je sais que les vitres sont résistantes aux balles. Le sol est orné d’une moquette rouge sombre et le mobilier est en noyer. Un cigare à moitié consumé est posé sur un cendrier, il dégage des volutes bleutées. J’aime l’odeur du havane, dans un réflexe conditionné mes doigt cherchent mon paquet de sigaretta, pourtant j’interromps rapidement mon geste. Je n’ai pas l’audace de m'en griller une sans la permission du maître des lieux.

- Mes hommages padre.

C’est ainsi que tout homme de l’organisation salue le Parrain. Nous lui devons un respect équivalent à celui d’un fils pour son padre. Enfin, celui dont le nom fait trembler la moitié de la ville fait pivoter son siège pour me faire face. Malgré son âge, l’homme en impose. Je n’ai pas à me forcer pour baisser les yeux en signe de respect. Il tend sa main gauche au majeur alourdi d’une imposante chevalière d’or ornée des armoiries des Corleone, une branche d’olivier. Sans un mot, je m’avance et ne coupe pas à la tradition.

- Tu n’aurais pas maigri Alessio ?
- La vie est mouvementée, même en province Padre.


J’attends l’autorisation de m’asseoir ou non. C’est un détail qui en dira long sur mon statut et le côté positif ou non de cette entrevue.

- Le temps est clément aujourd'hui.
- En effet.


Je lance une banalité qui n'en est pas une. Dans le couloir Arès répète ma phrase à l'identique à l'intention des gardes qui ne lui répondent pas. C'était un code pour vérifier que nous pouvions toujours communiquer. Car évidemment avant qu'Arès ne pose ses natiche sur son fauteuil ou moi qui entre dans le saint des saints, nous avons été fouillés et dépouillés de nos armes. Sonny s'est assuré que je n'avais pas de micro, il a même pris mon téléphone.

Je l'avais plus d'une fois souligné à Sonny, l'organisation méprise l’intérêt que peuvent avoir les êtres surnaturels au lieu d'en faire un atout. Mais les Siciliens affectionnent de travailler à l'ancienne. A leur yeux, les méthodes séculaires de la Cosa Nostra sont rodées et toujours aussi efficaces. Aujourd'hui ce mépris des changements joue en ma faveur.

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