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 Do you feel this good day my friend. No monster, no tragic death. Just life. PV Will

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Do you feel this good day my friend. No monster, no tragic death. Just life. PV Will    Jeu 29 Juin - 3:26

Do you feel this good day my friend ? No monster, no tragic death just life.Les rayons du soleil caressant ma joue me tirent de mon sommeil de plomb, recrudescence d’un manque d’énergie notoire en grande partie du au fait que je suis seul pour m’occuper de mon petit ange puisque ma délicieuse épouse a des obligations surnaturelles à assurer maternité récente ou non. Azalea se trouvait actuellement sur le territoire d’un autre clan de gardiens à la fumée pour une question de gardiens à la fumée. Raison pour laquelle je me suis permis de m’éloigner de certaines de mes obligations professionnelles en déléguant mon rang de vigile du Print à Dante la vieille ainsi que l’avant veille. Je gère les salaires de la Stiddia aussi ce genre d’arrangement est bien évidemment pris en compte à la fin du mois. Lorsque je suis au travail et que ma lionne n’est pas disponible c’est souvent Milan qui est chargé de l’intérim et du baby sitting non pas que j’ai besoin de le lui demander tant mon ami d’enfance est complètement gaga de celle qu’il considère aisément comme sa nièce bien que notre lien de sang soit purement factice. Sinon, c’est Moira l’épouse de Nolan qui se dévoue pour s’occuper de la petite.

Ayant tout juste accouché de son deuxième enfant la ravissante épouse de mon ancien mentor a naturellement la fibre maternelle. La raison de la présence de ma petite princesse au manoir est que nous avions convenu qu’Ozalee grandirait pour l’instant entre Beacon Hills, le territoire du clan et d’autres destinations comme chez ma tante lorsque l’occasion se présentait. J’avais hésité à élever la voix afin que la petite ne réside pas à Beacon Hills en raison du caractère sulfureux de cette bourgade unique en son genre. Mon travail illégal, mon rôle dans l’organisation sicilienne de la ville, les menaces surnaturelles prenant ici la forme de scientifiques horrifiques ou d’un monstre de cauchemar aux pulsions macabres. Tout cela ne pouvait que pousser le père aimant que j’étais à vouloir éloigner ce qu’il avait de plus précieux dans l’existence d’un tel environnement indubitablement malsain.

Je préférais mille fois souffrir la séparation quitte à devoir devenir un vagabond à sa place et savoir ma progéniture en sécurité bien que loin de moi plutôt que de devoir m’inquiéter pour elle à chaque instant du jour et de la nuit. Mais, j’avais finalement ouvert les yeux. Za avait entièrement raison. Elle est une héritière de clan un jour elle mènera Azgeda après sa grand mère et sa mère avant elle. Les deatheaters n’ont pas peur de la mort, elle fait partie intégrante de leur culture, de leurs existences. Elle est une alliée là ou pour d’autres elle n’inspire que terreur. Ma fille a des poids sur les épaules alors qu’elle n’est encore qu’un bambin tout juste sortie du ventre de sa mère. La couver et la préserver de ce qui constituera plus tard son quotidien serait particulièrement hypocrite. D’autant plus que des milliers d’enfants grandissent dans cette ville menaces surnaturelles ou non dont une partie de surnaturels. Quoi qu’il en soit Oza grandirait entre tous ses foyers.

C’était une première car malgré les apparences mon espèce était naturellement territoriale. En parlant de ma fille, celle-ci s’agite près de moi et vient me tapoter le visage de ses petites quenottes. Je me tourne sur le coté, maintient ma tète sur un poing le coude à la verticale et observe la petite remuer paisiblement. Bonjour toi. Bien dormi n’est ce pas. Un sourire de contentement simple et sincère étire lentement mes lèvres alors que je ressens la bouffée de fierté irréelle connue de bien des pères avant moi et de bien d’autres après moi. Mes yeux ne quittent pas le visage rond de ma fille alors même que cette dernière passe de la perplexité complète à l’amusement anodin. Quelques grimaces de ma part lui tirent des gazouillements associables à du rire et je saisis la petite pour la faire monter et descendre au dessus de moi en savourant sa joie innocente. Mon sourire de bonheur s’efface pourtant lorsqu’un effluve reconnaissable entre tous envahit soudain la pièce. Je fronce des sourcils et écarquille des yeux ronds en approchant Ozalee de mon visage. L’examen olfactif minutieux auquel je soumets la petite ne tarde pas à confirmer l’inéluctable.

La sentence tombe et est irrévocable. Je fronce du museau alors que la petite chipie sourit de toutes ses dents inconsciente ou du moins non concerné par son crime contre l’odorat aiguisé de félin qui est le mien. Oz. Je fais les gros yeux alors que la coupable gargouille et gesticule dans le vide mais je ne tarde pas à esquisser un sourire devant la bouille angélique de ma fille. Bon, organisation, organisation et encore organisation. Chaque chose en son temps. D’abord, la couche puis le biberon puis le bain. Et ensuite le repos. Je repousse les draps, saisis Ozalee et la dépose dans son berceau pour dénicher les couches que je sors d’un meuble prévu à cet effet. Le berceau en bois précieux est un travail d’orfèvre fabriqué sur mesure par un artisan local preuve que le petit commerce a un avenir. Car, je me suis engagé à acheter des biens le plus régulièrement possible à ce maître du bois. Raison expliquant la présence d’un échiquier, de petits jouets de bois infiniment plus beaux que le grossier chevalier de bois dans le berceau ainsi que d’un coffre à bijoux. La lionne et le tigre entrelacé sous la structure m’arrache comme toujours un bref sourire. Le berceau offert par le parrain se trouvant quant à lui dans la chambre d’Ozalee au sein d’Azgeda.

(...)

Ma fille me couve d’un regard perplexe alors que je m’assure que son biberon est à la bonne température. Laissant le contenu refroidir, j’en profite pour me couper des fruits exotiques en petits morceaux et casser des œufs dans une poêle avant de me servir un jus d’orange après avoir actionné la machine à café. Le manoir bien plus vaste que mon ancien loft semble terriblement vide en cet instant mais le petit cri de la petite tend à démonter ce constat et à prouver que parfois il suffit d’une seule présence pour remplir un lieu comme jamais. J’arrive princesse. Patiente encore un petit peu. Le lait est encore trop chaud.

Je passe mes œufs dans une assiette, avale quelques morceaux de fruits avant de saisir le biberon et de m’installer avec mon petit déjeuner et le biberon devant la chaise haute d’Oz. Je lui donne le biberon avant de prendre mon propre petit déjeuner. Le petit rot s’échappe des fines lèvres du nourrisson et je souris en finissant mes œufs tout en lisant le journal local. Alessandro le lit pour des raisons assez semblables aux miennes bien que radicalement opposées. Là ou le sicilien y cherche des opportunités à ne pas manquer ou des faits divers pouvant potentiellement s’apparenter aux affres du crime organisé. Je cherche des faits divers pouvant être liés à mes ennemis surnaturels et leur monstruosité sans nom si ce n’est celui de bête car c’est en soit ce qu’elle est. J’achève tant ma lecture que mon petit déjeuner au moment ou mon téléphone se met à vibrer dans ma poche.

Le numéro de mon épouse s’affiche à l’écran et je mets le haut parleur en prenant l’appel. Oza gargouille en reconnaissant la voix de sa maman et j’esquisse un sourire amusé. Tout se passe bien ici Za. Des bêtises ? Qui ferait des bêtises ici ? Oza tu as vu quelqu’un faire quoi que soit toi. Moi non plus. Maman s’inquiète pour rien pas vrai. Qu’est ce qu’on fait princesse ? On va aller voir tonton Will et tu pourras lui faire plein de cadeaux bien baveux. Oui, on va aller chez Will pour aider dans les travaux. Ça lui fera plaisir je pense et puis cela fait bien trop longtemps que l’on ne s’est pas croisé. Enfin, depuis que j’ai appris que je pouvais voler. Et puis la cuisine délicieuse de Maddy changera du poison de maman. Hein, tu as entendu le mot poison toi ma puce ? Pas moi. Je crois que ta maman a des problèmes d’oreille. Mouais, ici il fait un temps superbe. D’accord, tu nous manques Za. Reviens vite. Oz tu dis au revoir à maman. C’était un au revoir je dirais mais j’étudie encore la langue des bébés alors je ne suis sur de rien. Elle disait peut être ramène moi un souvenir de Floride qui sait. Ahaha, exactement. Moi aussi je t’aime Za.

(...)

J’installe la dormeuse invétérée ayant probablement des gènes cachés de panda vu sa facilité à s’endormir n’importe quand et n’importe ou dans le range rover et m’assure que son couffin est solidement maintenu au siège passager par la ceinture avant d’aller ranger le sac plein d’affaires pour bébé dans le coffre juste à coté de ma caisse à outil. Je suis bien conscient que Will a déjà la sienne mais on ne sait jamais parfois il arrive que l’on égare des instruments sans mème savoir comment. Un jeu double ne pourra pas faire de mal. Je ne bricole que rarement habituellement mais il m’arrive désormais de le faire un peu plus souvent vu les aléas du manoir.

Le bâtiment est assez ancien et même si les artisans ont fait un travail formidable je n’hésite pas à mettre la main à la pâte dès que le besoin s’en fait sentir. Je suis autant cérébral que manuel aussi j’apprends assez vite néanmoins qu’internet soit béni pour les forums d’aide et les vidéos explicatives sur YouTube. Je suis bien conscient que mon cher alpha dont la bonne humeur naturelle et le sens de l’humour pouvant aisément rivaliser avec le mien devait quant à lui avoir obtenu le statut de maître du bricolage en raison de l’ancien mode de vie nomade de sa famille. Et bien je profiterais à apprendre de son expérience en la matière. Je finis par m’installer au volant avant de prendre la direction de la maison des Shepperd à la périphérie de Beacon Hills. Une fois arrivé à destination, je constate avec amusement que ma fille s’est déjà réveillé. Si seulement je pouvais m’endormir ainsi. La vie serait plus douce. Quoi qu’il en soit, je sors de la voiture passe le sac autour du cou, saisis ma boite à outil avant d’aller sortir ma fille de la voiture. Un sac autour du cou, une caisse à outil dans une main et un couffin dans l’autre j’ai presque l’air d’un début de mauvaise blague ou d’un père débordé. Une fois devant la porte, je toque doucement après m’ètre délesté de la boite à outil. Surprise. C’est moi ! Enfin, c’est nous !
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Do you feel this good day my friend. No monster, no tragic death. Just life. PV Will    Mar 25 Juil - 19:59

Sheperd
Willem

Coleman
Arès

Do you feel this good day my friend
Une brioche maison coincée dans la bouche, je recule pour avoir un meilleur angle de vue. Ma nouvelle lubie est de garder un souvenir de l’état de la maison à notre installation. Le son d’un klaxon me fait sursauter. Je suis au milieu de la rue... Elle n’est pas très passante, cependant elle marque une frontière invisible entre un « ancien nouveau » quartier et les vestiges d’un coin pavillonnaire.

« Eden Creek » a été un projet immobilier des années quatre-vingt-dix, mélangeant logements sociaux et lofts pour classe moyenne un peu aisée. Le concept était méritant, mais les hommes sont ainsi faits, il est presque impossible de mixer deux classes sociales trop différentes. Les pauvres jalousent les plus aisées qui finissent par prendre peur devant les incivilités dictées par la frustration. Construit et imaginé pour cette mixité qui n’a jamais eu lieu, Eden Creek est devenu un quartier mal famé entraînant dans sa déchéance le quartier pavillonnaire où se trouve notre maison. Le prix des maisons a chuté drastiquement, ce qui explique pourquoi nous avons pu nous payer ce qui autrefois avait été une grosse maison bourgeoise pour une bouchée de pain.

Tout est à refaire, des murs à la plomberie, de la cave au grenier, en passant par le toit qui fuit. La maison a aussi servi de squatte ces deux dernières années. La façade est taguée d’un street art plus ou moins élaboré. Je me souviens de la réaction de Mady quand je l’avais amenée devant la maison alors que nous étions en pleine prospection d’un lieu pour nous fixer.

- Will’ ! Elle est magnifique !

Comme moi, ma tante ne voyait pas la friche du jardin, les chenaux cassés, les fenêtres brisées ou la tête de mort maladroitement dessinée sur la porte d’entrée. Ce que nous voyons tous deux, c’étaient les larges fenêtres qui laissent entrer la lumière, la cours arrière large permettant de garer plusieurs voitures, l’immense remise qui pouvait accueillir un atelier, et aussi une cuisine d’été. Sans parler du champ en friche transformable en potager qui, comble de bonheur pour une famille de loups, jouxte la forêt.

Peu importe que les voisins d’en face soient des dealers, des receleurs ou simplement des pauvres prêts à vous faire les poches pour améliorer leur quotidien. Notre installation avait attisé la curiosité, certains étaient venus voir de prés. Les plus chanceux étaient repartis avec une part de tarte de Mady, les moins intentionnés avec l’idée que nous étions une famille de vampires ou quelque chose s’y avoisinant à laquelle il valait mieux ne pas se frotter. Une famille toutefois accueillante, mais avec un grand sens de la propriété territoriale. Il nous avait fallu un petit mois pour nous intégrer à la communauté du coin. Maintenant, c’est comme si nous avions toujours habité là. Je crois que ce qui a plu au gens, c’est que nos premiers travaux se sont focalisés sur de l’indispensable. La façade arbore toujours ses tags. J’ai même demandé à un jeune d’en face s’il ne pouvait pas améliorer la tête de mort de la porte d’entrée pour qu’elle soit un peu plus stylée. Le crane arbore maintenant un haut de forme avec une rose sanglante, ainsi qu’un immense cigare. Mady avait remercié le môme en lui donnant un gros sac contenant des tourtes à la viande et des gâteaux.

Nous avons donc redonné un coup de neuf à la cuisine et au salon. Tobias s’est choisi une piaule dont les murs ont servi de test pour des fresques murales. Mady, Keanus et moi n’avons rien fait à nos chambres, sauf y installer du mobilier trouvé à la décharge. J’ai tout de même tenu à ce que Mady ait un matelas neuf. Elle avait râlé, arguant que les Shepherd avaient toujours vécu dans du bric et broc sans en être malheureux. J’avais évoqué son âge canonique. Elle m’avait appelé « petit con », puis m’avait remercié de cette attention. Même si elle vient à peine de passer la quarantaine, elle est la doyenne de la meute.

Tout content, je fais défiler sur mon téléphone les différentes photos de la maison. Un nomade est peu attaché aux objets et aux souvenirs du passé. Je n’ai pratiquement pas de photographie de ma famille qui a été décimée. Quand on vit en transportant sa maison d’un lieu à un autre, on ne s’encombre pas de superflu. Et les reliques du passé sont imprimées dans notre cœur. Nous n’avions pas de photos de nos aînés, pourtant je serai capable de décrire mon arrière-grand-père qui est mort peu après ma naissance. Cela grâce à la tradition des veillées. Certes la technologie avait fini par nous rattraper et nous avions une télévision qui fonctionnait plus ou moins bien. Pourtant nos soirées étaient comblées par les histoires que racontaient les plus anciens. Nous chantions également, accompagnés par le violon d’oncle Tedd ou ma guitare et celle de Keanus. D’ailleurs il faut que j’en parle à mon frère. Nos instruments de musique n’ont pas survécu à notre dérive après le génocide des nôtres. Il serait peut-être temps de faire concurrence au MP4 de Tobias.

Maxine s’est enfin installée avec nous. Elle a choisi une couleur qui lui plait et s’occupe à redonner un coup de fraîcheur à sa chambre.

- Will’ ! J’ai besoin d’aide.

Je range mon portable et rejoins Keanus dans la grange. Il tente de déplacer une grande herse. Elle date du temps où Eden Creek n’était que des champs à perte de vue.

- Il faut l’emmener à la déchetterie.
- Non ! Regarde, si on la redresse et que nous la posons contre ce mur, cela permettra à Mady d’y accrocher ses marmites, et avec une planche là et là, nous avons même des étagères.
- Ça donne un côté salle de tortue ton affaire !
- …
- Je plaisante. J’aime autant que toi l’idée de la récupération utile. Aller tire par-là, je pousse.


Déplacer cet amas de ferraille n’est pas une mince affaire, notre force naturelle nous est bien utile. Pendant une petite heure, nous déblayons la grange afin d’aménager la future cuisine d’été de Mady. Ma tante cuisine beaucoup, et maintenant que nous sommes nombreux, la cuisine de la maison atteint ses limites. Dans la grange, Mady pourra aussi faire ses conserves et ses confitures sans nous surchauffer la maison. Le bruit d’un 4X4 nous avertit d’une visite. Je laisse Keanus entasser des caisses et sors voir qui s’amène.

Si cela était possible, ma mâchoire se serait décrochée tant le spectacle qui s’offre à mon regard est ubuesque. Imaginez un King-Kong tout en muscle avec à la main une caisse à outil à faire pâlir d’envie n’importe quel bricoleur en herbe et de l’autre un minuscule bout de chou couleur miel tout fragile. La fille d’Arès est née il y a peu. Trop occupé entre le lycée, le campus, le poste de police, et Maxine à déménager, je n’avais pas eu le temps de rendre visite à mon ami. J’essuie mes doigts crasseux sur mon jean et vais à la rencontre de cette force de la nature drôlement encombré.

- Surprise. C’est moi ! Enfin, c’est nous !
- Je vois ça ! Mais elle est minuscule ! Pas possible qu’elle soit de toi ! Tu es sûr de ta femme ?


Je prends un air canaille tout me penchant sur le bébé pour lui grattouiller le ventre avec mon doigt le plus propre. Grognement de tigre. Le père est plutôt fier de sa progéniture. Et pour me rendre mon agacerie il me la colle dans les bras.

- Je suis tout sale ! Je vais la casser ! Je…
- Salut Arès ! Ça y est ? Enfin père !


Mon frère se colle à moi et commence à gazouiller et agiter les mains comme un débile devant Ozalee.

- Tiens, prend là !
- Non, tu te débrouilles très bien frangin.


Alors que les deux autres se saluent d’une accolade virile, je deviens empoté avec ce bébé dans les bras. Penser à lui tenir la tête, ne pas lui écraser le ventre. Euh c’est normal ce bruit de glouglou ? Je tente de redonner à Arès la prunelle de sa vie, mais le tigre emboîte le pas de mon frère pour aller voir ce que nous trafiquons dans la grange. Pas à l’aise, j’emboîte leur pas avec mon colis vivant. La fille d’Arès attrape la pointe de mon col de chemise est se met à le téter avec force.

- Non princesse, c’est sale !

J’écarte sa menotte. Le visage du bébé de transforme. Sa bouche dessine un u inversé, ses traits se crispent, puis elle ouvre le bec prête à pleurer. Affolé, je regarde mon ami qui est devant moi. J’ai rien fait ! Ou pas encore… Je finis par bourrer le bout de mon col dans la bouche du bébé qui ravi agrippe le tissu et se fait les gencives sur ce morceau de flanelle plein de sueur de loup et de poussière de grange. Après tout c’est la fille d’Arès, pas une chose fragile. Je reprends de l’assurance et quand Keanus et Arès se retournent vers moi, c’est en nounou professionnelle que je tiens l’enfant.

- Je plais à ta fille Arès. Gustativement parlant !
- Gare que Mady ne te choppe pas à tripoter un bébé avec tes mains sales.
- Keanus ! Ce bébé, c’pas de la mauviette.


Finalement j’ai retrouvé mes marques d’autrefois où il n’était pas rare que je m’occupe des plus jeunes de la meute. C’est donc un bébé collé dans le bras gauche suçotant mon col de chemise que j’explique à Arès nos idées de grandeur pour cette grange où on voit le jour à travers les planches.

- Vu que nous avons monsieur muscle avec nous, Arès tu ne pourrais pas aider à redresser la herse… sans t’empaler dessus. C’est pour accrocher les gamelles de Mady, pas pour crucifier des gens. Moi je ne peux plus aider !

J’exhibe le bébé comme excuse à deux balles. Keanus lève les yeux au plafond et Arès se marre comme il a l’habitude de faire. Je rentre dans le rôle du chieur avec des « un peu plus à gauche », ou des « non, ce n’est pas droit ». L’engin agricole en place, nous nous reculons faisant déjà des plans sur la comète des futurs repas qui seront préparés ici. Je devine que mon ami a besoin de cette normalité, la perspective de repas collectifs et de veillées sympathiques. Nous ne sommes pas des bêtes… du moins pas que des bêtes.

- Une bière pour arroser ça les gars ?

Comme d’un seul homme, nous nous dirigeons vers la maison. Je me suis appropriée le bébé, avec la bonne grâce de son paternel.

- Mady !!! Viens voir la fille d’Arès !

Que n’ai-je pas dit ! Je me fais dépouiller du bébé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

- M'enfin !!
- Tu pues la sueur et tu es dégelasse Will’ !
- Oui ben, elle m’a adopté. Elle me trouve à son goût !


Mady me regarde avec de grands yeux comme si j’étais le plus ignoble des pervers. J’explique que le bébé a adoré suçoter mon col de chemise.

- Pauvre petite ! Quelle bande de sauvages !
- Mais Mady !!! Enfin quoi !


Rien à faire. En bonne infirmière ma tante emporte l’enfant pour la nettoyer de tous les microbes que j’ai pu lui transmettre. Arès se moque de mon air déconfit.

- Mince, pour une fois que je plais à une fille en étant dégoulinant de sueur ! Et arrête de te marrer Arès, ne compte pas sur moi pour te faire du bouche à bouche si tu t’étouffes.

Keanus nous tend une bière chacun. Nous allons nous installer sur la terrasse pour débattre des travaux à faire. Je compte sur Mady pour venir nous remuer les fesses quand nous aurons suffisamment procrastiné.

- Tu vas lui faire un p’tit frère ?





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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