AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arès Kye Coleman

avatar

Humeur : Farouchement protecteur
Messages : 725
Réputation : 64
Date d'inscription : 09/03/2016
Localisation : Là ou la paix n'est qu'illusion. Beacon Hills, California

MessageSujet: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Jeu 29 Juin - 3:40

Un bar pour une famiglia PV KadaLa période estivale est toujours synonyme d’une activité débordante au Print comme dans la plupart des établissements du même rang me direz vous. Que ce soit les bistrots, les petits restaurants, les débits de boissons, les petits comptoirs ou les grands établissements la donne est la même avec la chaleur et la fin des cours des jeunes qu’il s’agisse des étudiants ou même des lycéens bien que nous ne servions que les premiers en honnêtes tenanciers que nous étions. Les vêtements se font plus légers, plus confortables et plus courts. Le maître mot est la liberté et la bonne humeur. On vient profiter de la caresse de la brise de début ou de fin soirée en agréable compagnie que l’on soit en famille, en couple ou en groupe d’ami autour d’un bon verre ou deux ou trois selon les envies, les possibilités et les habitudes de tout un chacun. On parle plus fort en terrasse ou à l’intérieur pour les plus portés sur le design cosy et chic du lieu à moins d’ètre un malheureux arrivé bien trop tard pour disposer d’un carré de bois et de chaise sur le trottoir ou la modeste esplanade nouvellement installé de manière improvisée pour satisfaire l’afflux sans pareil de clients potentiels. La renommée de l’établissement n’est plus à faire et de nouveaux habitués font leur apparition chaque fois un peu plus nombreux. Le bouche à oreille est parfois l’un des meilleurs vecteurs de publicité envisageable.

Traditionnel et peu coûteux rien ne vaut les conseils et l’avis des usagers eux mêmes car contrairement à une débauche de fonds prenant la forme d’affichage en tout genre ou de présence dans les pages adéquates d’un journal ou d’un magazine. Les arguments d’un consommateur sentent la sincérité, l’authenticité, la subjectivité certes mais la bonne subjectivité celle que l’on se doit de courtiser en tant qu’offreur. Un ami ne mentira jamais à un ami pour promouvoir quelque chose qu’il n’apprécie pas. Un petit ami ne conduira pas sa belle là ou il ne pense pas qu’elle pourra passer un bon moment pour des raisons que je n’évoquerais pas ici. Un collègue de travail. Bon, un collègue de travail se moquera peut être du lieu ou il pourra décompresser après une dure journée de labeur tant qu’il peut se siffler quelques marguaritas ou bières fruitées en toute tranquillité. La liste est longue mais le fait est que le bouche à oreille est l’un des meilleurs moyens de construction de réputation sur le long terme cependant il faut parvenir à gagner ce bouche à oreille. Je pense pouvoir affirmer que nous y sommes parvenu. Je m’inclus dans le lot étant donné que cela fait désormais un peu plus d’un an que je travaille dans ce bar devenu avec le temps et grâce aux efforts d’Aless un peu plus qu’un bar, un établissement d’un standing sans concurrence dans le domaine en ville.

Oui cette activité trépidante semble être un avant gout de ce qu’elle sera certainement à temps plein une fois que l’extension sera achevée et que la vision ambitieuse du patron des lieux sera concrétisée. Le travail ne manquait pas et tandis que Jansen et Anna offraient un spectacle sensuel mais correct aux spectateurs sur le rythme d’une musique envoûtante, les serveuses allaient et venaient à un rythme frénétique dans la foule alors que Jerry remplissait les cocktails requis de la main sure de l’expert et qu’à coté de lui Alessandro donnait comme souvent de sa personne pour suppléer derrière le comptoir, que Charlie cuisinait ses plats avec la dextérité d’un ours en pleine forme et en pleine possession de ses moyens certainement bien aidé par une belle dose de miel faisant office dans son cas de caféine sucré ou d’ambroisie divine. De la red bull en pot en somme. Alors que le spectacle se poursuit Miyavi se pointe et vient aider coté service après avoir échangé quelques mots avec Aless.

Pour ma part, je prends le temps de me plonger dans cette atmosphère électrique et joviale. Avec la palanquée de derniers événements qu’ils soient liés à mes retrouvailles avec un fantôme de mon passé ayant depuis lors acquis le statut concret de fantôme, des événements et des aléas liés à notre position dans le monde souterrain de la ville, la grossesse et l’accouchement de ma chère et féroce épouse, la disparition aussi soudaine que brusque de mon loupiot ainsi que quelques autres menus détails je n’avais plus vraiment l’esprit à jouer les vigiles de service. Or, en cet instant précis je me rends entièrement compte à quel point cette couverture à mes autres activités me plait. Oh, il n’y a rien de bien reluisant dans une telle activité si ce n’est intimider et casser extrêmement rarement quelques gueules mal disposées mais la répétitivité d’un tel poste n’a rien à envier à celle d’un barman ou d’une serveuse.

La répétitivité constitue la base même de notre secteur d’activité même pour le patron. Alessandro fait certainement les mêmes prévisions et les mêmes calculs chaque semaine de chaque mois depuis la reprise en main du Pink. Non, là ou est le véritable plaisir dans tout cela c’est dans l’ambiance, dans l’aspect social d’un tel secteur d’activité, dans le gout des interactions. Certes parfois l’exaspération peut poindre mais les clichés sont relativement irréels en l’état puisque la grande partie des gens savent se tenir et ce même avec un coup dans le nez. J’effectue mon énième tour de l’établissement en revenant à l’intérieur. Vu la densité de population je filtre les entrées, surveille autant l’extérieur que l’intérieur au cours de rondes monocordes ayant le mérite de me faire prendre un brin d’air là ou le reste du personnel doit se contenter de l’air climatisé. Je prends le temps de saluer quelques habitués d’un sourire aimable et de quelques mots comme à l’accoutumée calquant en cela ma méthode sur celle du propriétaire des lieux. Les derniers résultats de la NFL nous plongent dans une discussion animée et donne lieu à quelques éclats de rire.

Je reprends mon inspection de la zone en me fiant grandement à mes sens aiguisés de prédateur surnaturel pour me faciliter la tache. Je me fige un instant le temps de ramasser la veste d’une dame ne l’ayant pas vu glissée de son siège avant d’échanger un regard avec Aless. Un regard interrogatif pouvant se traduire par HCC ce soir dont la réponse silencieuse est à la négation. Je m’en serais douté face à un tel déferlement de clientèle difficile de disparaître pour aller gérer l’illégal. Ryan et Nolan avaient les clés de la maison de ce coté là. Je continue mon chemin en surveillant férocement les lieux tel un cerbère devant les enfers. Lorsque des clients éméchés le plus souvent des hommes assez jeunes commencent à hausser le ton à la limite de l’acceptable, je m’approche et me contente d’un rappel des règles de la maison avec une sévérité promesse de mauvais moments en cas de récidive et les lurons se calment assez vite. En cette soirée animée, je n’ai à sortir qu’un seul branquignol voulant jouer au plus malin.

Le tirant durement par le col, je le reconduis dehors avant de le pousser sans ménagement, de lui ordonner de décarrer et de ne plus foutre les pieds ici. Je retourne dans le bar et adresse quelques mots encourageant à la fête et la décontraction notre clientèle mais dans le respect de tous. Je pense que le folklore du bar entretient en partie sa légende. L’incendie, la ré-ouverture, le sicilien joueur aux commandes, le vétéran du métier au bar et j’espère être rentré dans ce folklore comme le vigile souriant mais sérieux dans son job. Quoi qu’il en soit, je prends quelques instants pour demander un verre d’eau à Jerry alors que Sophie repart au service. Celui ci me tend un shot de tequila et je l’interroge du regard. Le vieux bougre sourit en me désignant une jolie femme entourée d’un banc d’amies aussi désirables qu’elle. Je lève la main et agite doigts afin que mon alliance soit mise en évidence avant de me siffler le verre de tequila pour la route. Je remercie néanmoins la jolie latina en passant sous le regard amusé d’Aless. Et c’est reparti pour une autre ronde. Le bar ferme ses portes plusieurs dizaines de minutes après l’heure habituelle de fermeture et mon regard s’attarde sur la chevelure rousse de Kada’an. La plus jeune et récente serveuse de l’établissement semble être étrangement proche de mon ami sicilien.

Je ne sais pas quels secrets cimentent leur complicité évidente et je ne tiens pas nécessairement à les découvrir car chacun a à mon gout droit à une certaine intimité néanmoins je dois confesser que je suis notablement intrigué par ce lien qui les unit. Probablement parce qu’il semble s’ètre mis en place du jour au lendemain et que le loup se montre compréhensif, patient et amical avec elle un peu à la manière d’un grand frère ou d’un aîné particulièrement impliqué dans une relation ce qui je m’excuse ne lui ressemble pas vraiment. Je sais que la jeune femme est une louve, je le sais depuis le premier jour. Une nature aussi commune dans le monde surnaturel ne saurait pas être un secret pour le prédateur que je suis pourtant je sens qu’il y a quelque chose entre les deux lupins sans savoir quoi. Bah, cela n’a en soit que bien peu d’importance. Elle fait partie de la meute de Will aussi elle a toute ma bienveillance et mon amitié. Raison pour laquelle je l’approche sur le parking et lui propose de la ramener chez Will, chez elle, enfin auprès de sa meute. Les rues de cette ville ne sont pas sure. Rien à voir avec mon second boulot illégal mais tout à voir avec la bête qui avait faillie nous tuer Will, Milan et moi. Sacrée soirée pas vrai ? Kada’an c’est ça. Je peux te ramener si tu veux. Cela ne me dérange pas, je comptais passer le bonsoir à Will. Solidarité entre collègues. © 2981 12289 0



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


Dernière édition par Arès Kye Coleman le Jeu 7 Sep - 17:52, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kada'an Ravewood

avatar

Humeur :
Messages : 553
Réputation : 45
Date d'inscription : 09/07/2015
Age : 21
Localisation : En forêt !

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Dim 2 Juil - 16:06


Un bar pour

une famiglia

Changement. Le mot est faible pour exprimer ce qui se passe dans ma vie. Moi qui ai toujours pensé que je resterais une solitaire sans cœur, me voilà aimante et aimer. En l'espace de quelques mois je suis tombée amoureuse d'un Écossais qui m'aime aussi même si je ne sais pas ce qu'il me trouve en fait. Je suis une lycéenne. Certes pas, normale » étant aussi une louve, mais je n'ai rien de particulier pour être aimé.. Si ? Je me demande encore ce que j'ai bien pu faire pour être dans cette histoire d'amour. Sans parler de la meute. Qui aurait cru que j'intègre une meute ? Jamais que je ne disais. Jamais je ne rentrerais dans un groupe. Comme quoi, ne « jamais » dire jamais est juste.
Mais la cerise sur le gâteau, c'est mon travail. Enfin, je ne suis pas obligée de me reposer sur l'argent que j'ai dérobé à mon père après sa mort. Je travaille, je vois beaucoup de monde et je suis la première surprise du contrôle que j’exerce sur moi-même. Certes, il y a eu deux dérapages, l'un le premier jour où j'ai tué un homme dans la rue, aidé par mon boss cela dit. Et la seconde, j'ai juste cogné la table un peu fort. Et Aless a réagi vite. Suite à ce service mouvementé, j'ai découvert l'autre monde de l'Italien. Les combats illégaux. J'ai pu me défouler face à un loup expérimenté, devant des hommes et quelques femmes qui m'ont encouragé à taper fort. Pendant ce combat, le lien que j'ai avec Alessandro s'est affiné. Et il est devenu plus fort. Notre complicité en devient de plus en plus évidente. C'est lui que je vais voir en premier quand j'ai un problème avec la louve en moi. Quand elle commence à déborder. Car je sais que lui est capable de me maîtriser tout en me laissant libre cours à ma colère et à ma frustration. Il commence à me connaître comme si nous avions toujours vécu ensemble. Comme un frère qui veut protéger sa soeur, il fait attention à moi. Et je dois avouer, que j'aime beaucoup cette présence rassurante.

Aujourd'hui, j'arrive un peut en retard. C'est la période des examens et j'ai des difficultés, alors je reste un peu plus longtemps. Mais cela, le Boss ne m'en tient pas rigueur. Si j'arrive en retard, ce n'est pas par ce que je ne me suis pas réveillé, ce pas par ce que je n'ai pas envie de venir. Au contraire, . Je préfére partir plutôt du lycée et arriver à l'heure car l’ambiance du bar me donne la sensation de vivre. D' exister. De faire quelque chose de mon temps. En plus, je n'ai pas spécialement besoin du bac pour trouver du boulot. Je suis déjà dans le monde du travail.

Je me change rapidement, et me glisse entre les tables, après avoir échangé un regard avec le patron. Je prends la première commande et c'est ainsi que je me replonge dans ce monde à la fois agréable et stressant, difficile et plaisant. Je range ma fatigue de la journée dans un coin de ma tête, et j'ignore les voix des professeurs me dire que je ne devrais pas travailler au Pink Print. Eux le connaissent sous la réputation qu'il avait avant qu' Amaro en prenne les rênes. Mais leur expliquer que le bar n'est plus ce qu'il était.. C'est comme leur dire que l'Allemagne n'a jamais été en dictature. L'exemple est peut-être fort, mais c'est vrai. À leur avis, le Pink n'est pas un lieu pour moi.

Je regarde la pièce et me rends compte du nombre. Les tables sont pleines, en intérieur comme en extérieur. Je n'ai pas le temps de penser à autre chose, alors je ferme mon esprit, et affiche un large sourire en naviguant entre les tables pour amener deux commandes aux barmen. Jerry me souris et Aless me fait un clin d'oeil. Je réponds au premier par le même geste et je fais une fausse grimace à l'Italien. Je pends les commandes et, en me retournant, je croise le regard du vigile. Arès. Malgré son rôle et son prénom, c'est un homme tellement gentil. Je n'ai pas eu l’occasion du lui parler beaucoup depuis que je suis ici, mais je l'entends souvent rire avec les clients. Je lui souris de bon cœur, faute de ne pas pouvoir le saluer. Il me le rend, et retourne à ses rondes. Gentil, mais efficace dans son travail. Ce n'est pas quelqu'un a qui j'aimerais chercher les embrouilles.

Je retourne aux tables avec de plus en plus de facilité. Là où j'étais maladroite et pas très habile, je suis maintenant beaucoup plus légère et gracieuse. Certes, ce n'est pas forcément ce que demande Aless, mais quand je prends de plus en plus de plaisir à donner l'impression de glisser entre les tables. J'ai une nouvelle dextérité aussi. Avant, alors que je faisais attention à ne pas tomber un plateau, j'arrive aujourd'hui à en tenir deux sans réfléchir à ce que que je fais. Je pose les boissons de à la première table, part à la seconde, et cela, en échangeant deux ou trois mots sympas avec eux.

Puis je vais prendre d'autres commandes et ainsi de suite. J'ai pris mes marques dans ce lieu. Et j'y suis plus à l'aise qu'au lycée. Mais je n'ose demander à Willem d'arrêter les cours et d'être ici plus souvent. Déjà, je ne suis pas sûre que mon employeur soit d'accord, car il m'a bien expliqué qu'il ne pouvait pas me prendre plus des horaires autorisés par la loi. Et Willem ne voudra pas non plus. Donc, je garde cela pour moi, et me contente d'être là le soir. La soirée avance et il n'y a pas eu trop de problèmes. J'ai pu apercevoir Arès mettre un homme dehors, puis reprendre sa ronde tranquillement avec de nouveau, sa bonne humeur. Je continue mon service, tout en lançant des regards rapides sur la scène d'Anna et Jansen. Il ne faut pas se cacher qu'ils sont vraiment beaux. Que ce soit lui où elle, on arrive à s'évader en les observant.

Enfin, le bar se vide et c'est l'heure de fermer. Je me file me changer et je salue tout le monde pour leur dire au revoir. Je suis dans le parc à voitures quand l'odeur d'Arès arrive à mes narines. Je me retourne pour me retrouver face de l'homme.

Sacrée soirée pas vrai ? Kada’an c’est ça. Je peux te ramener si tu veux. Cela ne me dérange pas, je comptais passer le bonsoir à Will. Solidarité entre collègues.

Je ne m'attendais pas à cette demande. J'aime marcher seule quand je rentre chez Will, mais j'avoue que pour une fois être accompagné d'un collègue me ferait du bien. Mais j'espère que marcher dans la forêt ne le générait pas. Ma louve à ses habitudes et elle n'aime pas avoir ses rituels de chambouler, surtout ceux qui sont après le travail.

-J'ai pris pour habitude de marcher en passant par la forêt pour rentrer. J'aime le calme des arbres après le bruit du Pink. Il est agréable de respirer l'air frais des bois dans la douce fraîcheur du soir que de voir les lumières et d'entendre le bruit des moteurs.. Si une petite balade nocturne ne te dérange pas, ta compagnie sera appréciable.

© Fiche par Mafdet Mahes


♥️ Love doesn’t make sense ♥️
I do not want to start a story with you .. because all the stories have an end, and I never want to stop..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arès Kye Coleman

avatar

Humeur : Farouchement protecteur
Messages : 725
Réputation : 64
Date d'inscription : 09/03/2016
Localisation : Là ou la paix n'est qu'illusion. Beacon Hills, California

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Mer 5 Juil - 21:07

Un bar pour une famiglia PV Kada Le rythme des commandes diminue peu à peu au fur et à mesure des départs successifs de la clientèle du Print au plus grand soulagement de nos trois serveuses qui peuvent prendre quelques instants pour souffler après cette soirée de travail aussi fructueuse qu’éprouvante tout comme le seraient certainement toutes les suivantes durant ces mois délicieusement ensoleillés. Je prends la peine de raccompagner les derniers habitués entre autres irréductibles du dernier moment tout en échangeant quelques plaisanteries de bon aloi avec eux ou elles, le sexe n’ayant aucune importance depuis le changement radical emprunté sous la nouvelle direction. D’autant plus que tout le monde était égal devant l’amour de la boisson.

Quoi qu’il en soit, nous échangeons quelques mots entre collègues, mots pour l’essentiel relatif au fait que Charlie ne risquait pas de s’endormir au fourneau, que Jessie trouverait certainement plus reposant de s’occuper de son petit gars hyperactif que de devoir enchaîner les tables sans discontinuer ou que Dan allait bien finir par nous choper une sciatique à force de secouer des shakers en aluminium dans tous les sens. Je ris de bon cœur avec le reste de l’équipe lorsque vient mon tour de recevoir quelques piques. Bon joueur j’en rajoute même une couche histoire de déclencher quelques fous rires. Comme de juste on me chambre vis à vis de ce verre de tequila et de la jolie latina à qui j’ai tapé dans l’oeil et seulement dans l’oeil. Jerry se demande si accepter une attention est tromper et je pars dans un débat animé au cours duquel je réponds que ce serait comme considérer que nager nu constitue de l’exhibitionnisme.

Je clos les hostilités en affirmant que ce genre de petites marques d’intérèt de la part de la gente féminine me permettait de ne pas me sentir comme un quarantenaire casé et père d’une tripotée de marmots tout en éclatant de rire en imaginant une telle vision. La benjamine de l’équipe rejoint nos danseurs dans les vestiaires alors que je me rends pour ma part au petit coin avant de faire le tour du bar pour vérifier que personne n’a rien oublié auquel cas le client retrouverait son bien dès sa prochaine visite. Un bar tenu par un criminel n’est pas nécessairement criminel. Nous nous souhaitons bonne nuit réciproquement et je dépose des baisers sur les joues d’Anna, Jessie et Sophie sans oublier de dire à la maman d’embrasser son fiston de ma part. Le genre d’attention chaleureuse d’un parent à un autre qui m’aurait laissé de marbre quelques mois plus tôt était rapidement devenu une routine à mes yeux. Puis, je ferme la fermeture de ma veste en cuir avant de quitter les lieux après qu’Alessandro ait abaissé le rideau de fer. Une fois sur le parking, j’adresse quelques signes de la main aux conducteurs tout en les observant les uns après les autres quitter les lieux.

Tout le monde est pressé de retrouver son agréable chez soi. Moi plus que quiconque étant donné que ma Za s’y trouve en cet instant même. Je me fais mentalement la réflexion d’à quel point la présence d’une seule personne particulière est susceptible de rendre un espace terriblement attractif avant de laisser mon regard accrocher ma voiture puis la chevelure chatoyante d’éclats roux de Kada’an. Je lève les yeux vers le ciel pour aviser les ténèbres nocturnes tout juste dissipées par la présence d’un lampadaire un peu plus loin. La jeune femme est tout comme moi une créature surnaturelle aussi la luminosité n’est guère qu’un détail à nos yeux de prédateurs diurnes et pourtant un élan de solidarité et d’instinct farouchement protecteur s’empare de moi et glisse dans mon esprit telle un serpent sinueux. Je n’ai aucune idée de l’étendue des connaissances surnaturelles de ma plus jeune collègue ni même si elle est consciente de l’existence des scientifiques de l’horreur ou de la terrifiante bête des cauchemars rodant en liberté depuis quelques semaines maintenant. Oh, je suis persuadé qu’elle est plus qu’à même de se défendre.

Milan m’avait rapporté qu’il l’avait vu se battre au HCC sous les bons soins du sicilien et d’autre part sa réaction virulente face à des clients abusifs il y a quelque temps n’en disait que trop long sur son tempérament sanguin. Je m’approche donc de la jeune femme d’un pas tranquille avant de lui proposer de la raccompagner chez elle. L’expression de son visage m’indique clairement qu’elle ne s’y attendait pas ainsi je laisse mes épaules se lever puis s’abaisser dans un mouvement nonchalant voulant dire que je ne la forçais pas à quoi que ce soit. Je l’écoute m’exposer son unique exigence avec un sourire sur mes lèvres avant de jeter un bref coup d’oeil à mon quatre quatre. Les loups aiment que leurs habitudes ne soient pas chambouler. Les félins aussi au passage mais je ne vois aucun inconvénient à marcher. Cela ne pourra que me faire du bien de m’aérer ainsi l’esprit. Une petite balade nocturne ne me dérange absolument pas. En effet tu as raison la fraîcheur de la brise nocturne alliée à la beauté de la nuit doit représenter un beau contraste à l’agitation précédente. Je te suis donc. Laissant quelques instants défiler dans un silence relatif alors que nous nous mettons en marche vers le foyer des Sheppherd je finis par reprendre la parole. Tout se passe bien dans la meute ? Je veux dire ce ne sont peut être pas mes affaires mais Tobias peut être quelqu’un de bien compliqué parfois.
 © 2981 12289 0



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kada'an Ravewood

avatar

Humeur :
Messages : 553
Réputation : 45
Date d'inscription : 09/07/2015
Age : 21
Localisation : En forêt !

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Dim 23 Juil - 16:58

HRP:
 

Un bar pour

une famiglia

La soirée fut rude. Il serait idiot de dire le contraire. Mais l'ambiance entre collègues ressemble plus à celle d'une grande famille. Je suis la petite nouvelle, pourtant, je me sens intégré dans cette équipe. Je surprends souvent des regards dans ma direction, des sourires, qui observent si je ne fatigue pas. Je ne mérite pas autant t'attention.. Ou alors ils surveillent mes humeurs pour réagir vite en cas d’explosion imminente ?
Mais depuis mon combat avec Alessandro, depuis que je sais que j'ai une échappatoire en cas de besoin, je me sens beaucoup plus calme. Alors que Willem espère que je contrôle mes émotions pour éviter ce genre de malheureux événement, Aless à compris que ma louve devait déverser sa rage dans un combat. C'est l'une des raisons pour laquelle, je me suis senti en confiance avec lui assez rapidement. Il a su prendre mon caractère tel quel. Je sais que James ne l'aime pas. Considérant mon patron comme un manipulateur. Ce qu'il est sans doute. Mais avec moi il est honnête. Il ne fait pas semblant. N'importe qui aurait pu s'en rendre compte lors de notre combat. Il ne m'a pas ménagé, et je lui en suis reconnaissante.

Je souris aux piques que se lancent les autres. Ils rigolent, jouant avec les capacités de chacun. Mais une réplique du vigile concernant la nage à poil manque de me faire m'étouffer. Le souvenir d'Alessandro sortant de l'eau du lac avec pour seule tenue celle d'Adam dans le jardin d'Éden me surprend à revenir maintenant. après avoir coulé les corps des deux idiots qui m'avaient provoqué mon premier soir de travail, je l'ai comparé à une statue Grecque. Je lui lance un regard qui en dit long sur ce que je pense et un sourire en coin avec un air de provocation. Il me fait un clin d'oeil avec sa cigarette toujours entre les lèvres.

Après un dernier rire, un au revoir enjoué, nous quittons le bar. Ma première pensée, quand l'air frais de la nuit pénètre mes poumons, va à Cahir. L'homme sans qui, je n'aurai jamais été qui je suis aujourd'hui. Sans lui, jamais je n'aurais ouvert les yeux. Je serai resté aux prises du fantôme de mon père, délaissant ma vie pour des meurtres plus sanguinolents les uns que les autres. Puis il y a eu James, Willem, Alessandro. Autant d'hommes qu'il m'en a fallu pour prendre conscience de qui j'étais vraiment. Une femme pouvant être amoureuse, une fille capable de me contrôler quand j'en avais besoin. Une louve qui reste sauvage et qui a de temps en temps, besoin d'un grand frère pour évacuer la rage accumulée. Je garde mon identité tout en devenant meilleure. Un bon équilibre ? Je l'espère..

[...]

Je souris à Arès qu'en a sa réponse affirmative à ma demande d'une balade sous le ciel étoilé. Mais je capte aussi son regard vers, ce que je suspecte être sa voiture. Il aurait sans doute préféré y allez en voiture pour ensuite rentrer plus vite chez lui ? Mais il me suit, je ne vais pas faire la fille qui ne sait pas ce qu'elle veut, et affiche mon contentement à être accompagnée par Arès. Du coin de l'oeil, j'observe sa démarche calme et posée. Je sais que moi, j'en suis rarement capable, mais je me surprends à marcher à son rythme. Cela me fait alors du bien, de prendre le temps.

Mais sa question me surprend encore plus. Comment ça ce passe avec la "meute" ? Je m'arrête sans m'en rendre compte, et fixe son dos. Est ce que j'ai laissé insinuer que mon côté animal ? Je secoue la tête et me reprends. Je reviens à son niveau, et me souviens alors de notre première pleine lune ensemble. Je tousse pour faire revenir la voix et réponds.

-Euh... Je ne suis pas la mieux placée pour dire que Tobias est compliqué... Mais ça ce passe plutôt bien. Je crois. Cela fait bien longtemps que je suis en solitaire.. Alors, il faut que je réapprenne la vie en groupe. Ce n'est pas toujours facile. Surtout avec mon caractère.

À nouveau, les corps sans vie des clients du Pink viennent s'amuser dans ma tête. Puis la remontrance d'Aless, comme quoi je devais apprendre à surveiller mes arrières. Je souris à nouveau à ce souvenir et regarde l'homme.


© Fiche par Mafdet Mahes


♥️ Love doesn’t make sense ♥️
I do not want to start a story with you .. because all the stories have an end, and I never want to stop..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arès Kye Coleman

avatar

Humeur : Farouchement protecteur
Messages : 725
Réputation : 64
Date d'inscription : 09/03/2016
Localisation : Là ou la paix n'est qu'illusion. Beacon Hills, California

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Ven 4 Aoû - 19:26

Spoiler:
 

Un bar pour une famiglia PV KadaLe ciel de ce milieu d’été s’est paré d’étoiles comme une dame se parant d’atours somptueux pour charmer ses courtisans innombrables. Seulement, la voûte céleste elle n’a pas besoin de se travestir de bijoux éclatants pour être sublime cela lui vient aussi naturellement que les êtres vivants respirent pour vivre. En cela, elle me rappelle la femme la plus précieuse de mon existence enténébrée. Naturelle et superbe. Naturellement superbe. La contemplation fugace de cet éclat nocturne me ramène indubitablement à Azalea et je ris intérieurement de moi-même. Lorsque l’on ne peut s’empêcher de voir des signes de la présence de quelqu’un dans tout ce qui nous entoure c’est que l’on est bel et bien atteint par cette délicieuse maladie du cœur appelée l’amour. Je prends le temps de l’observer avec une attention coutumière comme si dans le chatoiement des astres poussiéreux se trouvait le reflet de ma moitié aguicheur, sauvage, sensuel et indomptable. Si, j’ai jeté un coup d’œil déçu vers le Range c’est parce que je suis bien placé pour savoir que la menace rodait inlassablement dans les rues de la ville sans cesse plus dangereuse.

Non pas la mafieuse car celle-ci était relativement obsolète pour un surnaturel et la guerre ouverte mais de plus en plus tempérée entre les deux puissances de l’ombre de la bourgade tenait à s’apaiser comme si les deux rivaux avaient soudainement décidé de jouer l’usure et la longueur plutôt que le chrono et la pétarade aveugle. De la violence concentrée et implacable à la stratégie subtile et cadencée il n’y avait visiblement qu’un pas que le sicilien de Beacon Hills et Barns avait décidé de franchir. Chacun se renforçait dans son coin en silence. Le taulier vétéran se refaisait certainement une santé suite aux diverses pertes financières et territoriales. Le boss de la Squaddra bâtissait quant à lui son assise pour les dix prochaines années. Un jeu de dupe propre au milieu dont j’avais pris l’habitude du temps où j’œuvrais dans le mercenariat. Mais de cela la jeune louve à mes côtés sur ce chemin à priori paisible et reposant ne pouvait le savoir à moins que la relation l’unissant à Alessandro ait été plus profonde que je ne pouvais parvenir à me la représenter. Non, la menace causée par la double vie du sicilien et la mienne ne pouvaient pas me pousser à m’inquiéter plus en avant quand bien même mes certitudes avaient été balayés récemment lorsque ma lionne s’était faite enlevé par ce démembré d’Aleixei.

Non, c’était la menace surnaturelle qui me triturait l’esprit alors que nous avancions tels deux ombres face à la rafraîchissante brise nocturne. Les trois médecins de l’horreur comme les avaient nommés Hayden ma petite protégée à la nature pourtant contraire à l’idéal surnaturel que je prétends faire respecter en ma qualité de gardien à la fumée. J’avais opté à la base pour le terme de scientifiques mais médecins collaient également. Elle savait malheureusement certainement mieux que moi comment les définir vu son expérience tragique à leur contact. Je n’avais malheureusement pas encore pu les débusquer malgré les infos de la lycéenne mais je finirais bien par y arriver. Sans compter la présence macabre de la bête. Bête qui avait vaincu avec aisance un gardien du surnaturel, un chien noir et un alpha ainsi que plusieurs bêtas. Après avoir interrogé la jeune louve sur sa situation dans la meute en raison du caractère assez difficile de Tobias que je voyais mal devenir soudainement un parangon de civisme et de bonne humeur eu égard à toutes les fois où il avait fait grise mine et donner du fil à retordre à cette chère Maddy ainsi qu’à l’autorité d’alpha de Willem, je laisse mes pensées se fixer sur la bête et mes sens de gardien jouer leur rôle et me tranquilliser l’esprit.

Je note néanmoins sa gène à évoquer sa situation devant moi pouvant indiquer qu’elle ne pense pas aussi proche de la meute des Shepperd que je ne le suis ou que je ne suis pas suffisamment intime avec elle pour qu’elle le fasse naturellement. Les deux cas sont fort logiques au demeurant. Et puis il faut reconnaître que ma question pouvait passer pour un jugement alors que ce n’est aucunement le cas puisque je sais pourquoi Tobias est devenu comme il est et je le comprends pour avoir moi aussi eu à vivre des drames dans ma vie à un âge assez précoce. Je ne le jugeais absolument pas tu sais. Je disais juste que lorsque l’on n’est pas habitué il peut être assez déroutant mais c’est quelqu’un de bien malgré cela. En effet, le changement peut être assez brutal. Mais je n’ai aucun doute quant au fait que tu t’es bien intégré chez les Shepperd. Regarde comment le Pink t’a adopté. Je rends son sourire à la jeune louve avant de littéralement passer du coq à l’âne. Tu m’as dit que tu rentrais souvent à pieds. Hmm. Will t’aurait il parlé de quelque chose d’inhabituel rodant dans la ville ? Quelque chose d’assez dangereux pour que tu sois avertie ?© 2981 12289 0



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kada'an Ravewood

avatar

Humeur :
Messages : 553
Réputation : 45
Date d'inscription : 09/07/2015
Age : 21
Localisation : En forêt !

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Lun 7 Aoû - 21:51


Un bar pour

une famiglia

Ce n'est pas sa question en elle-même qui m'a fait tiquer. Mais le fait qu'il soit sans aucun doute un surnaturel sans que je m'e soit rendu compte. Mais j'oublie vite ce moment d'inquiétude. Si Willem est un ami d'Arès, c'est que je peux lui faire confiance. Et j'avais besoin de libérer certaines choses. À un inconnu qui comprendrait. J'avais besoin de connaître l'avis de plusieurs personnes sur mon passé. Savoir si mes actes sont vraiment immondes. Ou si je peux arrêter de me dire que j'ai été faible. Il faut que je tire un trait sur tout cela. Et reprendre ma vie là où je venais de la trouver. Autrement, dis, avec un patron, des amis, un amour, une meute.
J'écoute d'une oreille ce qu'Arès a à me dire et je fronce les sourcils. Je sais bien qu'il n'y a pas de jugement dans sa parole. Mais je ne dis rien. Car il ne semble pas avoir fini de discuter. Je souris quand il me m'affirme être sûr de ma bonne intégration. Ma bouche s'élargit davantage quand il me démontre à quelle vitesse le Pink m'a adopté.

-Le changement a été brutal pour tout le monde dans la meute ça, c'est sûr. Pour ne parler que de moi.. Je dois dire que ça était un virage à 90°.

Je reste dans le vague pour le moment. Je ne suis pas sûre de vouloir parler de m'ai passé à Arès. Mais lorsqu'il parle d'une menace, je hausse les sourcils et regarde mon collègue.

-Non, je n'ai pas entendu parler de ce danger. Est ce tellement important ? .. Par contre, ...

Je serre les dents et m'arrête. Je laisse la parole à Arès pour qu'il m’explique ce qu'il veux dire.  Puis quand il à fini ses explications, je ne bouge plus et fixe le vigile qui a également arrêté ses pas pour me regarder. Qu'est-ce que je fais..? Est ce que je lui en parle ? Est ce que change de sujet..? Je regarde mes pieds et ne fais pas attention à la main qui se pose sur mon épaule. Je regrette des actes passés. Actes que j'ai aimés et que j'aime encore. Pourquoi est ce que regretterais quoi que ce soit ? Pourtant, une boule se forme dans mon ventre à chaque fois que je m’apprête à en parler. Et au fond de moi je sais que je peux le dire à l'homme à côté de moi. Je lève mes yeux et fixe le vide.

-Par contre, ... J'ai toujours été un danger. Aah.. Arès.. Je peux te faire confiance.. Je crois. Will et Aless sont informé, mais j'ai peut-être besoin d'en parler à quelqu'un de parfaitement neutre. Et tu es sans doute la personne la mieux disposée à être neutre..

Je prends une grande respiration, et me lance.

-Quand je te disais que ma vie à pris un large virage, je n'exagère rien. Aujourd'hui, je suis cette pile électrique qui sourit aux clients, qui rigolent avec eux. Je suis cette serveuse agréable, avec des sautes d'humeur violente. Mais je n'ai pas toujours été ça. Je suis une meurtrière. J'ai subi l'abus d'un père qui se servait de moi pour tuer les gens qu'il voulait que j’assassine. Parfois des hommes d’affaires, parfois des gens innocents. Et j'en ai pris un sacret bon plaisir.

Je marque une pose avant de reprendre.

Est ce que prendre un réel plaisir à faire le mal est quelque chose de logique ? De normal ?



© Fiche par Mafdet Mahes


♥️ Love doesn’t make sense ♥️
I do not want to start a story with you .. because all the stories have an end, and I never want to stop..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arès Kye Coleman

avatar

Humeur : Farouchement protecteur
Messages : 725
Réputation : 64
Date d'inscription : 09/03/2016
Localisation : Là ou la paix n'est qu'illusion. Beacon Hills, California

MessageSujet: Re: Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada    Jeu 7 Sep - 17:57

Un bar pour une famiglia PV Kada


Durant un infime instant vespéral de cette promenade nocturne synonyme de retour au bercail pour la jeune louve aux cheveux couleur flamme, je sens le cœur de celle-ci rater un battement et un bref coup d’œil en biais m’indique que son corps s’est crispé de lui-même en réaction fort logique à une pensée déplaisante déclenchée par mes soins de manière bien involontaire. Je ne me permets pourtant pas de l’interroger à ce sujet, estimant sans doute que ma relation avec la plus jeune de mes collègues ne me permettait pas encore une familiarité aussi prononcée. A dire vrai, nous nous connaissions à peine et ce cheminement commun empreint de l’instinct du protecteur naturel qu’était le gardien du surnaturel en moi conscient d’une menace mortelle et inaltérable et de celui d’ami de son alpha me poussant à vouloir prendre soin d’elle par extension de cette relation m’unissant à Will. Un simple ange gardien amical, une épaule à disposition, un confident de confiance peu importe les épithètes la volonté reste la même. Contrairement à mes deux proches radicalement opposés je ne cherche nullement à la prendre sous mon aile mais à lui être d’un soutien ponctuel à sa libre appréciation.

Je ne souhaite pas m’imposer à Kada’an mais la laisser venir à moi dès qu’elle est en ressentirait le besoin pour une raison ou une autre. Les amis de mes amis…Un sourire éclatant accueille ma remarque sur sa capacité aisée à l’intégration peu importe la structure en question. C’est un bien joli sourire que celui-là, celui d’une jeune femme heureuse et épanouie et je suis à la fois grée au parrain de ma fille et à l’alpha d’avoir offert des possibilités à la lycéenne. Possibilités conduisant à ce simple mais ravisant sourire qui ne saurait pas laisser indifférent le jeune père que je suis, aspirant naturellement à en voir un similaire éclairer les traits de ma progéniture. Il est des sourires que l’on partage sans trop savoir ni comment ni pourquoi et celui de Kada en cet instant précis était de cela. C’est donc mécaniquement que mes propres lippes s’étirent en un arc de cercle au bas de ma trogne paisible. J’écoute avec attention la réponse de la jeune louve tout en observant les environs d’un œil alerte de prédateur pertinemment conscient de la potentielle présence d’un rival lui étant bien supérieur.

Sa réponse indique que son fort caractère parfois explosif comme certains clients désagréables ont pu le constater cache des antécédents inavoués qui me mettent rapidement la puce à l’oreille car je n’ai pas encore pu voir la couleur de ses prunelles lupines mais cet aveu entouré de mystère m’oriente fort logiquement vers le bleu électrique révélateur dont Chris est également tributaire tout comme Alessandro. Je respecte son choix de ne pas trop en dire et l’interroge sur de potentielles informations transmises par Will à sa meute relative au danger planant sur la ville d’une ombre gigantesque. Au vu de sa réponse, je décide de ne pas l’affoler car si l’alpha a fait ce choix de silence c’est bien qu’il avait ses raisons. Plonger le monde surnaturel local dans la panique la plus complète n’est en effet pas particulièrement nécessaire. Oui, ce danger est relativement important de mon point de vue mais si Will ne t’en a pas parlé c’est qu’il a ses raisons. Aussi, je ne vais pas empiéter sur ses prérogatives. Qu’est-ce qu’il y a ? Tu peux parler librement Kada’an. La jeune femme s’immobilise et me dévisage longuement indécise dans le regard aussi je me fige à mon tour à côté d’elle plongé dans l’expectative.

La serveuse du Print semble engagée dans un débat intérieur que je me garde bien d’influencer me contentant de lui laisser le temps de se décider sans relâcher mon attention sur les alentours. Les yeux de la louve s’attardent sur ses pieds avant de remonter brusquement pour se perdre dans le vide. Bien sûr que tu peux me faire confiance ma belle. Je ne dirais rien à personne si tu ne le souhaites pas. Et je ne compte pas te juger non plus. D’autant plus que je serais moi-même bien hypocrite de le faire. La jeune femme prend une longue inspiration avant de se lancer plus en avant. Attentif à la lycéenne, je délaisse ma surveillance latente du pâté de maison et me focalise entièrement sur elle. Ma réaction n’exprime pas une grande surprise quant au fait que la Beta de Will ait déjà tué. Par contre mon expression se fait ébahi quant au rôle de son père dans ce qu’elle est devenue. Ayant du mal à imaginer qu’un père puisse faire volontairement du mal à sa propre fille je suis à la fois très triste et révolté.

Visiblement, je peux peut être m’estimer chanceux de ne pas avoir connu le mien. Pas que cela m’ait orienté sur une voie bien différente de celle qui fut la sienne. Mais bon…Abasourdi par cette responsabilité bien plus que l’ultime aveu de plaisir de la louve je prends la main de Kada’an et m’assieds sur le bord de la chaussée l’invitant à faire de même. Une fois sommairement installé, je laisse un silence s’installer avant de répondre. Ton père m’a l’air d’un beau salopard. J’ose espérer qu’il n’est plus en vie. Sinon…Tout d’abord, je tiens à te dire que le fait que tu sois devenue cette ravissante et bouillonnante pile électrique si encline à embellir ce monde de ta présence et de tes sourires prouve que tu es plus forte que ce que ton géniteur t’a contraint à faire. C’est très important que tu le saches. Vraiment. Laissant une légère pause filer, je reprends ensuite.

Tu as tué et j’ai également déjà tué en vertu de ma nature de gardien du surnaturel mais pas que aussi je pense pouvoir t’apporter un éclairage sincère sur la question. Ton père a fait ressortir ce qu’il y a de plus noir et de plus mauvais en toi pour te façonner et t’utiliser de manière abjecte. Ôter une vie est trop marquant pour que tu puisses te défaire de cette part de ton âme. Cette part souillée que tu aimerais cacher ou oublier. Elle fait partie de toi et le fera toujours. Tu dois l’accepter et faire la paix avec elle en la combattant de toutes tes forces. Ce qui est paradoxal je le reconnais mais plus tu tues plus cette part d’ombre s’agrandit et si tu n’y prêtes pas garde elle peut tout engloutir sur son passage.

Mon regard se porte sur les étoiles avant de revenir dans celui de la jeune louve. Je ne dirais pas que cela est normal mais dans ton cas comme le mien cela a une certaine logique. Nos épreuves nous ont façonnés de manière bien sombre et nous ne pouvons pas l’effacer. J’ai pris du plaisir à abattre les chasseurs ayant assassiné mes cousins loups garous mais au final cela n’ôte rien à la douleur. C’est ta louve qui a apprécié ce sang je peux te l’assurer. Tu es jeune Kada. Tu es jeune. Tu as le temps de prendre ta revanche sur ton père de la plus belle des manières grâce à cela. Dis-je en plaçant la main sur son cœur. © 2981 12289 0



Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Un bar pour une famiglia. Une famiglia pour un bar. PV Kada
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ô mon amour c'est le jour parfait, pour ne rien faire ou pour crever.
» Réflexions Pour Une Haïti Meilleure
» Manuel-mode d'emploi en vue d'être président, pour les Nuls
» Une baston... Quoi de mieux pour se détendre... et pour boire du Tzinpaf ? (PV Jenna, Laara, Saeko, Clio et Keylo)
» Recption pour le baptême de Savannah [Libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Restaurants / Bars :: Pink Print : Bar gay friendly-
Sauter vers: