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 Moules & coups de langues [PV Willem]

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Merisha Gunder

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MessageSujet: Moules & coups de langues [PV Willem]   Ven 30 Juin - 19:52

Moules & coups de langues



Le restaurant était à la hauteur des attentes de la jeune femme alors qu'elle faisait à nouveau les cent pas devant la baie vitrée. L'intérieur était tendu de velours, meubles en bois précieux et autre classiques décorations que l'on pouvait retrouver dans tout restaurant gastronomique digne de ce nom. Cependant, l'odeur de cuisine qui s'élevait dans la rue environnante était un plus apprécié. Les effluves de cannelle, de piment oiseaux et d'aromates embaumaient les narines de Merisha qui vibrait à chaque inspiration d'un plaisir encore inassouvi.

En effet, elle s'était retrouvée la première au lieu de rendez vous. Chose rare pour une opération de séduction. Mais en était on encore à ce stade-ci ? Merisha était sortie sans trop de soucis du poste de police, sans devoir jouer trop avec les sentiments de son adorable médiateur. Et pourtant, alors même qu'elle se savait sauve, son invitation avait traversé ses lèvres sans qu'elle ne pense aux conséquences. Comme toujours. L'excitation de inattendu et du danger. Et un certain besoin de protection. La polonaise frissonna en repensant à l'aura que dégageait Willem. En plus d'être un beau spécimen, quoique courtaud, il avait cette allure de mâle dominant mais humble à laquelle Merisha ne pouvait avoir qu'une envie : en profiter. Et lui montrer qui était la maîtresse.

Passé ses allures de lycéenne amoureuse de son sauveur, Merisha avait décidé de jouer le grand jeu avec Willem. Et ne montrerait aucune pitié comme en démontrait sa tenue. C'était une robe amarante à volants, descendant jusqu'à ses genoux. Elle était taillée selon un modèle de gala mis à part son son décolleté en V, juste assez échancré pour deviner l'absence de soutien gorge de la part de la jeune femme. Malgré son poitrine si modeste, Merisha savait comment faire rêver les mâles n'en doutez point. Un sautoir de perles venait se perdre sur le torse de la femme alors qu'un ruban de soie ras-de-cou arborait un rubis fièrement, dévoilant juste assez de peau pour embrasser le cou de la femme.

Elle avait également passé, contrairement à ses habitudes, plusieurs heures à se maquiller. Sa peau était ainsi poudrée, ses joues légèrement rosies tandis que ses lèvres semblaient absorber le regard d'un pourpre profond. Son regard bleu semblait être un éclat de saphir derrière ses yeux au regard souligné d'un trait noir et ses cils interminables. Accompagné une pochette en cuir, qu'elle tenait dans ses mains parfaitement manucurée et dotés d'un vernis carmin. Des talons aiguilles bordeaux complétait la tenue flamboyante de la femme.

Lorsque Willem apparut il lui sembla qu'un ange lui avait décoché une flèche pleine de mièvre. Elle lui adressant un grand sourire langoureux ainsi que son plus beau regard de prédatrices. S'approchant à pas de loups, elle glissa, trébucha et atterrit droit dans les bras de Willem. Un nuage de Samsara envahit certaine les narines du jeune homme tandis que la demoiselle secouait son épaisse chevelure, gardée dans son état habituel tout en montrant une moue déçue à Willem.

"Oh Will... Quelle idiote je peux être ! Et moi qui voulait faire ma plus grande impression... Et si on entrait ? "

Sans attendre de réponse, Merisha attrapa son Jules et l'entraîna vers le restaurant. Moins de cinq minutes plus tard, ils étaient assis sur une magnifique table dressée avec quelques samoussas dans une assiette et Merisha dégustant avec un plaisir non feint un kir et dévorant le bel homme des yeux. Reposant son verre, la polonaise se mordille les lèvres sans lâcher un instant du regard avant de détourner les yeux, attrapant un amuse bouche pour croquer dedans.

"Délicieux ! Je ne saurais jamais assez vous remercier pour cette idée de rendez vous Will. Et pour votre gentillesse concernant mon petit égard de conduite... J'en suis rouge de honte. "

En effet elle rougissait. Mais plus de désir que de gêne. Aussi reporta t'elle son regard sur la carte avant d'adresser un énième regard de braise à Willem tout en jouant du bout des doigts avec les perles de son decolleté.

"Je pense prendre de délicieuses moules marinières. Avec un peu de frites. Et un chablis. Et vous Will ? "

ft. Willem Sheperd (aka Willou)
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem]   Ven 21 Juil - 18:37

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
- Je-vais-au-restaurant-français-ce-soir-avec-une-jeune-femme.

Keanus aide Mady à transporter une lourde casserole de la gazinière à la table. Nous sommes une tablée de sept maintenant, tous des loups avec un appétit gargantuesque. Tout le monde aide à sa mesure, mais il est vrai que la tâche de ma tante s’est alourdie. Elle ne s’en plaint pas car elle aime l’ambiance animée de nos repas pris en meute. J’esquisse un geste pour monter dans ma chambre quand mon frère m’arrête.

- Sérieux ! C’est qui !
- Keanus ! On ne dit pas « c’est qui », mais « qui est-ce ». Puis ta question est indiscrète. Je la connais ?
- Quand c’est toi qui demande, ce n’est pas indiscret ?!
- Ben…


Je fais une grimace puis me gratte la nuque. Il est difficile de garder des secrets dans une famille de loups. La moindre hésitation est scannée, épiée et cataloguée.

- C’est-une-voleuse-que-j’ai-rencontrée-au-poste-de-police.

Mon frère s’esclaffe, Mady me regarde avec des yeux ronds. Je hausse les épaules un peu penaud. Du pouce je désigne l’étage. C’est qu’il faut que je me lave et enfile une tenue. Bon sang, il faut porter un habit en queue de pie pour manger dans un restaurant français ?

- Et elle a volé quoi ta voleuse ?
- Un sonotone…


Ma voix s’éteint en énonçant le forfait commis par Merisha. C’est toujours mieux que si elle avait pillée une banque. Seulement l’objet de son délit est assez incongru pour amener des questions. Questions auxquelles ne n’ai absolument pas envie de répondre. Je n’attends pas leur réaction et monte vers la salle de bain. Cette fois c’est Mady qui me stoppe dans mon élan en venant se poser au pied des escaliers.

- Tu sais ce que tu vas mettre ?
- Ben mes affaires du placard
- Oui tu ne vas pas prendre mes robes… Tu sais précisément ce que tu vas porter ?
- Euh non…
- Je vais te préparer tes affaires sur ton lit.
- Merci Mady.


(…)

Mon image dans le miroir est flatteuse. Mady m’a sélectionné un costume que nous avions acheté ensemble. Il est d’un gris foncé qui, d’après ma tante, me donne un air sérieux et « très monsieur ». Je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle entendait par là. J'ai laissé dire.

Je remets mon jean, mon rendez-vous n’étant qu’à vingt heures, j’aurais eu moult occasion de ma salir. Évidemment, à chaque membre de la meute qui rentre à la maison, Mady cri un :

- Will ne mange pas avec nous, il sort avec une demoiselle.
- Mais c’est bon ! Ce n'est pas le scoop du siècle !
- Si !
- Elle ressemble à quoi la meuf ?
- Tobias, « meuf » c’est péjoratif ! C’est une belle femme et c’est tout ce que tu sauras.


J’ai fini par fuir dans la grange. Mise à part Maxine qui m’a regardé avec un sourire encourageant, –il n’y a bien qu’elle qui comprend mon désarrois du moment,– Kada’an m’avait harcelé de questions et James avait évoqué des gestes que je préfère oublier.

19h30. Inspection en bas des escaliers. Mady décide de changer ma cravate à la dernière minute. Je grogne car je viens de passer presque quinze minutes à faire un nœud qui ne tourne pas.

- Ce bleu-vert rappelle tes yeux. Tu vas faire des ravages.
- Mais je ne souhaite rien ravager du tout, juste manger et passer une soirée agréable.


La voix de James arrivant par le filtre des cloisons de sa chambre me précise que si elle couche le premier soir…

- Mais il n’est pas question de ça !

Je fuis cette maison où il impossible d’avoir une vie privée. Tout le monde se sentant dans l’obligation de se mêler de vos affaires. Le moteur de l’Impala démarre dans une belle pétarade.

- Arf ! Il faut que j’ouvre un peu l’arrivée des gaz.

Je n’ai pas le temps de ressortir de la Chevrolet que Mady me menace depuis le seuil de la maison.

- Will’ ! Tu n’ouvres pas le capot de cette antiquité, tu vas te salir !
- Ah oui…


Me voilà parti. J’ai la trouille….

- Will’ !!!!!

Dans le rétroviseur, je vois ma tante courir dans la rue à ma poursuite. Je pile.

- Quelque chose de grave est arrivé ?
- Non ! J’ai oublié de te dire d’acheter des fleurs.
- Fleurs ?
- Oui, tu sais ce végétale avec des couleurs !
- Je sais ce que sont les fleurs, mais pourquoi veux-tu que j’en achète ?
- Ben pour offrir à… comment s’appelle-t-elle déjà ?
- Merisha.


Une lueur de triomphe brille dans le regard de Mady. Jusque-là j’avais tenu bon et ne leur avais pas donné le prénom de la femme avec qui j’allais sortir ce soir.

- Je suis sérieuse pour les fleurs. Prends quelque chose qui va avec son tempérament.

Qu’est-ce que j’en sais ! Nous nous sommes croisés trois quart d’heure à tout casser. Puis je les trouve où ces fleurs ? Il doit y avoir un dieu pour les empotés, car un magasin me fait de l’œil trois rues plus loin. Je me gare et me précipite vers le vendeur qui est en train de fermer.

- S’il vous plait !
- Navré je ferme. Repassez demain.
- Cela sera trop tard…


Est-ce mon air de chien battu ? Je me retrouve avec un petit bouquet rond dans les mains.

- Cadeau ! Demain il sera invendable.

Je regarde les fleurs qui me semblent en bon état et les imagine faner d’un seul coup.

(…)

J’ai vingt minutes d’avance. J’ai trouvé une place non loin du restaurant. Je suis impressionné et intimidé par le cadre. J’ai attrapé mon bouquet et sors de la voiture. Seulement je me sens comme un couillon là, alors je me glisse à nouveau derrière le volant. Je patiente, attendant l’heure en martelant le volant au rythme d’un vieux rock.

(…)

Ahhhhh ! La voilà ! Je suis ébahi par l’apparition. Elle est tout bonnement envoutante. Mon regard perçant note chaque détail qui souligne sa féminité. J’ai l’impression d’être un pouilleux à côté d’une telle créature de rêve. Je veux sortir et aller à sa rencontre, seulement mon corps refuse d’obéir. Alors comme un idiot, je la regarde m’attendre.

Enfin je retrouve l’usage de mon corps et sors de la voiture en tentant de ne pas faire grincer la portière. Je la referme avec un silence absolu. Il ne faut pas qu’elle comprenne que j’étais là bien avant elle. Je m’avance. Mince le bouquet !

Crise de panique. Je récupère les fleurs en restant pratiquement en apnée. Et lorsque je m’éloigne de la voiture, c’est comme si j’arrivais seulement maintenant.

Ce bouquet est bien trop simple ! Il aurait fallu une rose unique dans un étui structuré, ce genre de machin là. Je le cache dans mon dos à l’instant où elle se retourne vers moi.

Une démarche de reine, et un parfum enivrant, la voilà qui me choit entre les bras. Je joue mon rôle d’homme solide et la porte presque pour la redresser sur les pics à glace qu’elle porte en guise de chaussures.

(…)

Seulement, je ne mène la danse qu’un bref instant, Merisha m’entrainant d’autorité à l’intérieur. J’ai toujours mon bouquet planqué dans mon dos, qui passe d’une main à l’autre pour que Merisha ne le voie pas. J’arrive à le refourguer au maitre d’hôtel qui nous propose le vestiaire.

Nous sommes conduits à une table avec des assiettes superposées, trois verres par personne et quinze fourchettes. Je plains le type qui est de plonge ! Merisha ne semble pas surprise par la richesse du décor ni l’obséquiosité du maitre d’hôtel qui veut à tous prix me pousser ma chaise sous mes fesses. Je ne suis pas encore sénile !

Lorsqu’on nous demande ce que nous souhaitons boire en apéritif, le serveur a un regard dur lorsque j’évoque l’idée d’une bière bien fraiche.

- Comme Mademoiselle…

(…)

J’ai bu la moitié de mon Kir en une gorgée. Je repose mon verre lorsque je m’aperçois que Merisha savoure le sien à petites gorgées. Je croque un de leurs sandwichs triangulaires. Mais c’est que c’est délicieux, j’en gobe trois d’affilé avant de stopper. Il n’en reste plus que deux dans l’assiette.

De l’autre côté de la table, Merisha est un vrai sémaphore sensuel. Je réponds à tous cela par un sourire. J’ai du mal à me laisser aller. L’endroit change des diners où j’ai l’habitude de trainer avec Keanus.

- Délicieux !
- Oui c’est très bon…
- Je ne saurais jamais assez vous remercier pour cette idée de rendez-vous Will.
- Euh, je ne…
- Et pour votre gentillesse concernant mon petit égard de conduite... J'en suis rouge de honte.
- Ce n’était qu’une mauvaise blague…


Je me redresse, fier de moi. C’est elle qui a eu l’idée du restaurant, mais peu importe. A ses yeux, je semble être un prince charmant attentionné. L’idée me plait et change des stéréotypes dans lesquels on me classe habituellement. Hippie, gitan, bûcheron étant les plus gentils. Ce soir je suis un homme classe, avec une belle chemise et une jolie cravate d’un vert d’eau changeant assortie à mes yeux. Enfin, c’est ce qu’a dit Mady. Je ne suis pas foutu de dire si ma cravate est verte, bleu ou fauve.

- Voici le présent de monsieur…

Le serveur présente son plateau avec mon bouquet qui a reçu un… traitement magique ? Il a été disposé dans un vase et soulagé de son cellophane. Ma compagne s'extasie sur ce qu'elle nomme une folie. Je reconnais pourtant le bouquet que m’avait gracieusement offert le fleuriste. Pourtant les fleurs sont dans un meilleur état que lors de mon arrivée. Merisha me lance un nouveau regard de biche séduite. Je bombe le torse, fier comme un paon. Le serveur a dû noter mon interrogation. D’un geste élégant il se penche à mon oreille et me murmure la solution.

- Quinze minutes au congélateur.

Je note l’astuce, et me redresse en bon alpha que je suis. Merisha semble être ravie de ce complot… que je n’ai absolument pas ourdi. Je pensais mon bouquet au fond d’une poubelle. En effet, ce restaurant n’a rien à voir avec un diner.

(…)

- Je pense prendre de délicieuses moules marinières. Avec un peu de frites. Et un chablis. Et vous Will ?
- Euh…


Les moules, ce sont bien les marshmallow qui poussent dans une coquille ? Ce truc c’est l’inverse des olives, faut manger le noyau. Je suis un loup, pas une mouette ! Je lis la carte une première fois. Je ne comprends rien. Cela cause de vichyssoise, de julienne, de brunoise qui me rendent perplexes. Puis il n’y a pas de photos comme au diner… Pas question que je prenne du coquillage avec un marin, je vais rester sur la terre ferme. J’y retourne une seconde fois à l’endroit, une troisième à l’envers. Puis enfin mon regard s’arrête à un nom que connais et que j’apprécie : du chevreuil.


- Je vais tenter leur gibier avec la gigue de chevreuil et sa…. farandole de légumineuses forestières….

Y a moyen de demander un supplément frite ? Ou c’est réservé aux cailloux de la mer ? Le vin ! J’imagine que le Chablis demandé par la belle est du vin. Me voilà à la fin de la carte où j’apprends que c’est un vin blanc français. Dans ce domaine je suis un inculte comme la majorité de mes compatriotes. Il y a des dizaines de références dont certaines atteignent des prix pharaoniques. Le serveur arrive pour prendre notre commande. En homme galant, –euh… en type qui ne sait pas ce qu’il veut–, je laisse Merisha commander ce qu’elle souhaite. Elle prend les cailloux du marin, pour le plat principal et un truc inconnu en entrée. L’entrée !!! Je n’ai pas regardé ce qu’il y a. Au secours !

- Monsieur ?
- Ben…
- Avez-vous choisi votre plat principal ?
- Oui ! De la-gigue-de-chevreuil-et-sa-farandole-de-légumineuses-forestières
- Très bon choix monsieur.
- Il y a des frites avec ?
- Non, mais je peux vous ajoutez cela.
- Oui oui merci.
- Et en entrée ?
- …
- Puis-je me permettre de vous conseiller ?


Imaginons un rétro éclairage qui illumine soudainement le serveur comme si dieu venait de descendre sur terre. J’écoute radio paradis en hochant la tête avec un air entendu. Le type doit avoir l’habitude de l’américain empoté qui n’y connait rien en gastronomie sinon la composition d'un double cheeseburger royal avec supplément ketchup.  

En entrée, j’ai donc très habilement commandé une assiette forestière pour rester dans le « thème » de mon plat principal avec un bourgogne rouge. Le serveur parti, me voilà à jouer avec ma serviette. Aller Will’ ! Du courage. Je regarde à droite. Un couple âgé émiette son pain en attendant leur plat. Je regarde au milieu. Regard de braise qui me fait entrer en auto combustion. Je regarde à gauche. Je vois un jeune couple. Le gars ne semble pas à l’aise. Il triture une petite boite carrée sur sa cuisse. Je le vois prendre une grande inspiration et sortir sa main cachée pour offrir la boite à la jeune femme qui l’accompagne. Petits cris de joie, faux airs modeste du type. Ok Ok ce n’est pas si difficile. Je suis un loup alpha, je suis un loup alpha, je suis… inspiration !

- Racontez moi votre parcourt Merisha. Votre vie me semble tout sauf sortir de l’ordinaire.

Aïe ! Je me suis emballé, j’ai posé ma main sur la sienne. Pas moyen de reculer, ses doigts ont crocheté mon poignet. J’expire enfin et me laisse envahir par une douce chaleur. Je ne sais pas où va me conduire cette soirée, nonobstant le cadre est magnifique et ma compagne l’est tout autant. De plus le regard qu’elle pose sur moi est flatteur. Les gens me voient comme un professeur, un médiateur, ou un chef de meute. Merisha voit un homme qui lui plait. Je termine cul sec mon verre de Kir et plonge dans son regard de biche, inversant la position de nos mains et du qui tient qui. Je suis l’alpha bordel !

En vrai, je n’ai aucune illusion sur qui mène réellement la danse…

Spoiler:
 




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem]   Mer 26 Juil - 17:43

Moules & coups de langues



Willem était... Beau. Ce n'était pas un Apollon, ni même un éphèbe aux traits délicats, à la musculature parfaite, aussi doux qu'un agneau. Le médiateur ne faisait pas pâmer au premier regard sur lui. Et pourtant il dégageait ce charme, cette impression délicate de protecteur. Aussi galant qu'un gentleman, Merisha le devinait aussi féroce qu'un loup une fois lâché. Elle risquait de laisser plus d'une griffure sur son dos puissant. Mais il n'était pas encore prêt à mériter le corps de la jeune femme. Loin de là.

Merisha ne se considérait pas comme une prédatrice sexuelle, ni même une manipulatrice. Elle ne cherchait pas le malheur d'autrui. Simplement à jouer avec le feu, frôler les limites. Se sentir vivre. Mais pour cela, elle désirait tout autant se laisser sombrer dans les bras de son invité du soir. Aussi ne le lâcha t'elle pas une seule seconde du regard. Il était tout aussi plaisant de voir le malaise de l'homme. Dans un second temps, la femme éprouvait un certain respect pour Willem. Il ne semblait pas être un habitué de la nourriture élaborée de la gastronomie française et du protocole qui l'accompagnait. L'effort était fait, il y avait mis du sien malgré sa gêne. Les fleurs étaient magnifiques, bien que simple, et le geste avait touché Merisha. Peu d'hommes se montraient si prévenants, surtout dans les Amériques, pour un rendez vous même galant.

Merisha feignit de ne pas voir le manège entre le serveur et Willem, adressant même un discret clin d'oeil de remerciement envers l'homme lorsqu'il s'éloigna. Elle était ravie de voir sa... victime être soutenue ainsi. Même si le ridicule ne tuait, il était toujours agréable de l'éviter non ? Des éclats de voix firent tourner la tête à la jeune femme qui aperçut un couple, fraîchement promis l'un à l'autre à entendre les gémissements de plaisir et autres pâmoisons. Il était temps de jouer...

"Ils sont si charmants... Quel couple merveilleux ! L'intense moment que cela doit être de déclarer sa demande mais aussi de la recevoir."

Regard rêveur, mine naïve, comme si elle désirait de tout son coeur une demande en bonne et dûe forme. Clignement de yeux.

"Mais... Je ne suis pas prête à cela. Je préfère m'amuser."

Ce dernier mot avait été susurré du bout des lèvres, qui furent mordillées une seconde après. Avec un petite sourire innocent, Merisha se mordilla l'ongle, laissant poindre sa langue de manière très claire, avant de grimacer. Son vernis était tout frais et encore amer. Une seconde plus tard, la femme profitait du geste de Willem pour crocheter ses doigts autour du poignet en le regardant d'une manière intense. Vidant son verre cul sec, l'homme inversa la position, faisant passer un long frisson de désir en Merisha.

"Ma vie ? Elle n'est on ne peut plus classique... J'ai grandi dans les bas fonds de la Pologne communiste. C'est là que j'ai acquis certains... talents que vous me connaissez. Je suis ensuite parti en Angleterre avec ce qui est devenu ma famille où j'ai vécu plusieurs années. Puis j'ai pris ma retraite avant de m'installer ici. Peut être pourrais je vous apprendre quelques mots en polonais..."

La mine glaciale de Merisha semblait être vouée à inonder d'insultes pleins de Y et W sur l'homme alors que son regard l'invitait plutôt à la combler de plaisir pour qu'elle puisse desserrer ses lèvres et souffler d'une voix éraillée quelques mots doux dans sa langue natale. La jeune femme griffa légèrement le poignet de Willem en retirant sa main et lui sourit mi-figue mi-raisin. Il lui faudrait la mériter. La fuir ou la suivre.

"Et vous Willem ? Vous devez avoir un sacré passé pour être si... dominateur, viril et charmant. Pour un pauvre médiateur de province du moins..."

[Prépares à souffrir mon tout beau ]

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem]   Jeu 10 Aoû - 17:26

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
Bon, je crois que j’arrive à faire illusion ! Ma compagne de soirée semble ravie de ma présence et ne voit pas mes maladresses. Enfin, elle feint de ne pas les remarquer. Je ne sais pas si c’est bon signe, si c’est flatteur ou non pour moi. Je n’ai pas une grande expérience en la matière. Une ou deux fliquettes, quelques collègues du corps enseignant, rarement une de mes relations avait dépassé les deux semaines. Quand ce n’est pas Tobias qui pète un câble, les chasseurs s’en mêlent. Et quand rien de tout cela n’arrive, je crois que je me saborde tout seul de manière inconsciente. Je pense avoir peur de l’attachement et de la douleur que l’on ressent quand ce lien ce brise par la séparation ou la mort. J’ai certes recréé des liens forts en agrandissant la meute, pourtant je ne suis pas prêt à partager mon cœur.

Merisha s’exclame sans grande discrétion sur le couple qui est à côté de nous. Il me semble deviner un sourire gêné sur les lèvres du pauvre gars qui vient de faire sa déclaration officielle avec une bague qui brille de mille feux. Je m’inquiète du brusque regard rêveur de ma compagne. J’imagine déjà les films romantiques qu’elle peut se passer en tête. Je crains d’avance les minauderies colorées de messages subliminaux que je ne comprendrai pas.

- Mais... Je ne suis pas prête à cela. Je préfère m'amuser.

J’ai toutes les peines du monde à masquer un soupir de soulagement. Mon regard se vrille sur ses lèvres qu’elle mordille, augmentant ma tension artérielle... entre autres choses. Je trouve soudainement que la température ambiante a augmenté de plusieurs degrés significatifs. J’avale cul sec mon verre, à défaut de changer mon état émotionnel, cela me coupe un instant du regard de braise de ma compagne.

Merisha m’explique qu’elle a grandi dans la Pologne communiste. Je réalise que le bloc soviétique a chuté il n’y a pas si longtemps finalement. La belle a du vécu et un passage sur l’ile britannique a terminé de l’émanciper avant qu’elle n’atterrisse aux USA. Son cœur dérape quand elle dit avoir pris sa retraite en s’installant ici. Je ne sais pas si c’est en relation avec le vol du sonotone, ou si elle s’adonne toujours à ses exploits passés. La polonaise me propose ensuite de m’apprendre quelques mots de sa langue natale. Je lui fais un sourire crispé, car je crains qu’elle ne m’abuse sur la réelle signification de ce qu’elle m’enseignerait. Son visage devient soudainement sévère alors même que son regard reste de biche.

Ses ongles rayent la peau de mon poignet lorsqu’elle se dégage de mon emprise. J’avais oublié que je la tenais encore ! Son expression reste ambiguë, du moins c’est peut-être limpide aux yeux d’une autre femme, mais pas aux miens. En ce qui me concerne, je suis totalement perdu sur son intention et ses attentes à mon égard. Je planque mes mains sur mes genoux, les fines rayures rouges qu’elle m’a offertes disparaissent bien trop vite.

- Et vous Willem ? Vous devez avoir un sacré passé pour être si... dominateur, viril et charmant. Pour un pauvre médiateur de province du moins...

« Pauvre médiateur de province… »

Ses derniers mots brisent ceux plus flatteurs du début de sa phrase. Je ne sais pas comment réagir. J’ai le vague sentiment qu’elle me prend pour un dindon sans farce. « Pauvre médiateur de province… » Ces mots me restent en travers de la gorge. Mon métier est utile justement dans les provinces et non par dans les quartiers riches où ils règlent leurs querelles à force d’avocat réputés et hors de prix. Elle m’a vexé. Je mâchouille mon entrée sans répondre immédiatement. Un serveur vient remplir mon verre alors que je n’ai rien demandé et que je ne suis pas un manchot.

Que répondre à la jeune femme ? Je ne peux évidemment rien lui dire sur les raisons de mon errance depuis sept années. Il est vrai que sans l’information essentielle qui me concerne, soit mon rang de loup alpha et de chef de meute, ma vie peut paraitre terne et sans grand intérêt. J’ai mangé tout le pain de la corbeille et sauce sans vergogne mon assiette avec le dernier bout qu’il me reste.

- Un métier est totalement inutile s’il n’est pas exercé au bon endroit. Quant à mon passé, il est chargé de deuils que je préfère laisser en dormance dans un coin de ma cervelle.

A mon tour de casser l’ambiance. Je suis une personne foncièrement pacifique, pourtant la violence m’accompagne depuis ce jour maudit où les miens ont été exterminés. Je me décale un peu pour laisser la place au serveur qui débarrasse mon assiette. Songer aux affres de mon passé, me fait oublier ma gêne initiale et le côté balourd qui va avec. C’est donc l’alpha qui se redresse sur sa chaise et qui plante son regard dans celui de la polonaise. Nullement intimidée, Merisha semble en frissonner de plaisir.

On m’apporte mon chevreuil, mes yeux ses mettent à briller de gourmandise et toute trace de frustration est envolée devant cette viande qui me semble appétissante. Will’ le provincial est de retour. J’oublie femme provocatrice et serveurs zélés pour apprécier le tendre de ma gigue. Mon couteau tranche la chair sans forcer. Je ferme les yeux et savoure la première bouchée. C’est une explosion de saveur sur ma langue. Je mâche doucement, presque religieusement. Cette viande est une tuerie ! Le plaisir à l’état pur dans une assiette. Ces français sont vraiment des as !

Une coquille choit près de mon assiette dans une maladresse calculée. Elle me fait savoir que j’ai abandonné le plaisir féminin qu’est la compagnie de Merisha, pour celui culinaire de la chair d'un cervidé. C'est que j'ai des priorités dans mes instincts primaires.

- Navré, mais un lo… homme tel que moi ne résiste pas à l’attrait d’une viande si succulente.

La belle fait la moue, ne s’attendant pas à si injuste concurrence. Nous mangeons donc dans un silence relatif, elle ses cailloux du marinier et moi mon gibier qui me rappelle les grands moments de la meute lorsque nous partions en chasse dans les territoires vierges du grand nord. Loin du monde, nous renouions avec la pure tradition des clans nomades. Nos repas étaient faits de viandes grillées et de cueillettes. Bien évidemment, le met que je déguste a été cuisiné avec une précision d’orfèvre, et présente des saveurs bien plus subtiles qu’une viande simplement cuite sur un feu de bois en pleine forêt. Toutefois, je retrouve ce bouquet sauvage typique des viandes de venaison.

Lorsque j’ai terminé mon plat, mangé avec une lenteur calculée, je prends le soin de m’essuyer la bouche. L’addition risque d’être salée, mais une fois au moins, je souhaite inviter la meute à manger ici. Il faudra que j’y réfléchisse, quand mon portefeuille pourra supporter la dépense, il y a déjà tant à faire à la maison.

- Pardonnez mon impolitesse ! C’était si bon.

Je ne sais pas trop comment rattraper le léger froid qui s’est installé suite à cet épisode. Je pose ma main sur la table, la paume ouverte vers le haut dans une muette invitation à la rejoindre. Il est tant que je me comporte en mec. Je ne sais pas si cela vient du chevreuil, mais je me sens l’audace d’être ce soir, ce que Merisha décrivait avec ses flatteries : un séducteur.  

- Je vous laisse me conseiller pour la douceur qui saurait terminer ce repas ?

La jeune femme s’anime à nouveau, toujours sensuelle et maitresse d’elle-même. Elle préfère s’amuser comme elle me l’a dit. La polonaise a un caractère bien trempé et assume ses désirs. J’ai bien conscience des artifices qu’elle use pour me séduire. Cela fonctionne parfaitement bien. Je regrette que la griserie du vin de qualité que j’ai dans mon verre en cristal, glisse sur moi comme de l’eau sur un matériau waterproof. Pour s’abandonner un peu, il faut relâcher sa conscience. Sans l’ivresse, je dois sauter de mon plein gré. Ça, ce n'est pas aisé.

Le serveur revient avec la carte des desserts. Je retiens la main de Merisha dans la mienne et à mon tour calque mon comportement sur le sien. Rare que je sois aussi audacieux ! J’approche ses doigts de mon visage et sans la quitter du regard y pose doucement mes lèvres dans un effleurement fugace. J’ai vu faire ça dans un film, j'espère être autant badasse que l'acteur...

- Choisissez pour moi Merisha.

Je la libère, elle passe commande sans nommer le dessert, se contentant de montrer la ligne au serveur, avec un doigt sur la bouche pour l’inviter au secret. La belle a annoncé la couleur. « Je préfère m'amuser. » Finalement cela m’aide à me détendre et laisser les choses venir comme elles le veulent bien.

Un charriot est amené près de notre table. Les deux assiettes sont masquées par deux cloches en inox. Avec emphase, le serveur se saisit des deux dômes et les soulève en même temps dans un geste plein de manière. C’est beau et cela me semble succulent.

Au regard pétillant de malice de Merisha, je sais que la soirée ne fait que commencer.

[Je saurai me défendre !  Embarassed ]




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Merisha Gunder

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem]   Hier à 15:05

Moules & coups de langues



La tacle de Merisha semblait avoir fait mouché, en plein dans l’orgueil tout masculin de Willem. Le silence de l’homme dévorant son entrée d’un air contrarié était aussi révélateur que s’il avait crié au scandale. La polonaise ne lâcha pas sa prise du regard tout en dégustant elle aussi son entrée. Chacun de ses gestes étaient étudiés pour faire preuve de lenteur et de grâce. A l’exception de quelques accidents, dont l’instant fatidique où la fourchette glissa des mains de la jeune femme pour tinter fort peu délicatement sur la porcelaine et où son masque de prédatrice se brisa pour laisser apparaître un regard peiné et boudeur, Merisha réussit son coup.

Ce fut alors au tour de Willem de contre attaquer et ce dernier toucha également sa cible. Le coeur de la polonaise se serra à l’idée des deuils qu’avait pu subir son Jules. Mais malgré la tristesse dans la voix de l’homme, son regard était déterminé, presque sauvage. C’en était presque excitant au point que Merisha sentit un frisson de désir parcourir son dos avant d’éclater en une douce chaleur dans son bas ventre. Le bras de fer avec Willem n’était plus un jeu de séduction. Mais un besoin. Il devait la dominer de toute sa virilité. Et elle faire de lui sien.

Mais avant qu’elle ne put répondre, Merisha se vit couper par l’arrivée des plats et d’une concurrente inattendue. Une sale garce au corps tendre et savoureux, aux longues jambes élancées et musclées, et d’une saveur presque gustative. Une salope aux yeux de biche. Une biche littéralement. A peine le plat avait-il était présenté à Willem que celui-en avait oublié toute retenue. Un agacement profond avait peu à peu envahi Merisha, devenue boudeuse et adressant de noirs regards à son volage Jules. Excédée, elle finit par laisser glisser une coquille entre ses doigts pour attirer l’attention de Willem sur elle, suçotant innocemment, tout en gardant une moue, un crustacé.

Mais l’homme n’en eût cure et retourna bien vite à sa nourriture. La première frustration passée, Merisha se prit à sourire tendrement en voyant Willem dévorer à pleines dents. Au moins prenait-il un plaisir évident à découvrir la gastronomie française et son excellente venaison. Et au fond d’elle, elle espérait qu’il serait d’un tel dévouement pour dévorer d’autres parties plus charnelles de son propre corps. Mais de cela, elle n’en doutait guère.

« Je vois que vous avez pris plaisir à manger votre viande Willem. Mais ce n’était que le commencement. »

Léger sourire fantomatique. Et détournement de regard froid comme la glace. Cependant, Merisha eut la bonté de laisser glisser le bout de ses doigts dans la main ouverte de Willem tout en parcourant la carte des desserts. Elle frissonna de plaisir et de surprise lorsqu’il baisa doucement sa main et lui sourit presque tendrement. Avant qu’un éclair sensuel ne traverse son regard. Aguicheuse, Merisha attrapa délicatement son verre de sa main gauche et regarda par dessus le bord son futur amant.

« J’aurais tant aimé avoir de la glace… Les français sont si excellents dans ce domaine. Mais ils ne le proposent pas. Mais je ne doute pas qu’en gentleman, vous m’offrirez ce petite plaisir Willem. »

Sourire en coin innocent. La phrase n’était pas des plus subtiles mais elle savait qu’elle risquait de rendre fou Willem. Toute insinuation à cet art suçatif était un tourment pour tout homme ayant un tant soit peu d’expérience.

« Mais pour moi, ce sera simplement une Dacquoise. Et vous… une Charlotte au chocolat. Cela me donnera presque envie de vous croquer. »

Merisha se mordilla les lèvres malgré elle et sa main gauche vint planer près de son décolleté pour le réarranger, offrant une vue de choix à son Jules. Alors que le dessert arrivait, la polonaise n’en pouvant de cette chaleur ardente au creux de son bas ventre, mima de ses lèvres.

Prends moi sauvagement sur cette table.

Mais le pauvre bougre lisait il sur les lèvres ?

[Sauras tu vraiment te défendre ou te jetteras tu sur la belle ? geek ]

ft. Willem Sheperd (aka Willou)
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Moules & coups de langues [PV Willem]
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