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  Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]

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Merisha Gunder

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MessageSujet: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Ven 30 Juin - 19:52

Moules & coups de langues



Le restaurant était à la hauteur des attentes de la jeune femme alors qu'elle faisait à nouveau les cent pas devant la baie vitrée. L'intérieur était tendu de velours, meubles en bois précieux et autre classiques décorations que l'on pouvait retrouver dans tout restaurant gastronomique digne de ce nom. Cependant, l'odeur de cuisine qui s'élevait dans la rue environnante était un plus apprécié. Les effluves de cannelle, de piment oiseaux et d'aromates embaumaient les narines de Merisha qui vibrait à chaque inspiration d'un plaisir encore inassouvi.

En effet, elle s'était retrouvée la première au lieu de rendez vous. Chose rare pour une opération de séduction. Mais en était on encore à ce stade-ci ? Merisha était sortie sans trop de soucis du poste de police, sans devoir jouer trop avec les sentiments de son adorable médiateur. Et pourtant, alors même qu'elle se savait sauve, son invitation avait traversé ses lèvres sans qu'elle ne pense aux conséquences. Comme toujours. L'excitation de inattendu et du danger. Et un certain besoin de protection. La polonaise frissonna en repensant à l'aura que dégageait Willem. En plus d'être un beau spécimen, quoique courtaud, il avait cette allure de mâle dominant mais humble à laquelle Merisha ne pouvait avoir qu'une envie : en profiter. Et lui montrer qui était la maîtresse.

Passé ses allures de lycéenne amoureuse de son sauveur, Merisha avait décidé de jouer le grand jeu avec Willem. Et ne montrerait aucune pitié comme en démontrait sa tenue. C'était une robe amarante à volants, descendant jusqu'à ses genoux. Elle était taillée selon un modèle de gala mis à part son son décolleté en V, juste assez échancré pour deviner l'absence de soutien gorge de la part de la jeune femme. Malgré son poitrine si modeste, Merisha savait comment faire rêver les mâles n'en doutez point. Un sautoir de perles venait se perdre sur le torse de la femme alors qu'un ruban de soie ras-de-cou arborait un rubis fièrement, dévoilant juste assez de peau pour embrasser le cou de la femme.

Elle avait également passé, contrairement à ses habitudes, plusieurs heures à se maquiller. Sa peau était ainsi poudrée, ses joues légèrement rosies tandis que ses lèvres semblaient absorber le regard d'un pourpre profond. Son regard bleu semblait être un éclat de saphir derrière ses yeux au regard souligné d'un trait noir et ses cils interminables. Accompagné une pochette en cuir, qu'elle tenait dans ses mains parfaitement manucurée et dotés d'un vernis carmin. Des talons aiguilles bordeaux complétait la tenue flamboyante de la femme.

Lorsque Willem apparut il lui sembla qu'un ange lui avait décoché une flèche pleine de mièvre. Elle lui adressant un grand sourire langoureux ainsi que son plus beau regard de prédatrices. S'approchant à pas de loups, elle glissa, trébucha et atterrit droit dans les bras de Willem. Un nuage de Samsara envahit certaine les narines du jeune homme tandis que la demoiselle secouait son épaisse chevelure, gardée dans son état habituel tout en montrant une moue déçue à Willem.

"Oh Will... Quelle idiote je peux être ! Et moi qui voulait faire ma plus grande impression... Et si on entrait ? "

Sans attendre de réponse, Merisha attrapa son Jules et l'entraîna vers le restaurant. Moins de cinq minutes plus tard, ils étaient assis sur une magnifique table dressée avec quelques samoussas dans une assiette et Merisha dégustant avec un plaisir non feint un kir et dévorant le bel homme des yeux. Reposant son verre, la polonaise se mordille les lèvres sans lâcher un instant du regard avant de détourner les yeux, attrapant un amuse bouche pour croquer dedans.

"Délicieux ! Je ne saurais jamais assez vous remercier pour cette idée de rendez vous Will. Et pour votre gentillesse concernant mon petit égard de conduite... J'en suis rouge de honte. "

En effet elle rougissait. Mais plus de désir que de gêne. Aussi reporta t'elle son regard sur la carte avant d'adresser un énième regard de braise à Willem tout en jouant du bout des doigts avec les perles de son decolleté.

"Je pense prendre de délicieuses moules marinières. Avec un peu de frites. Et un chablis. Et vous Will ? "

ft. Willem Sheperd (aka Willou)


Dernière édition par Merisha Gunder le Sam 9 Sep - 10:17, édité 2 fois
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Ven 21 Juil - 18:37

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
- Je-vais-au-restaurant-français-ce-soir-avec-une-jeune-femme.

Keanus aide Mady à transporter une lourde casserole de la gazinière à la table. Nous sommes une tablée de sept maintenant, tous des loups avec un appétit gargantuesque. Tout le monde aide à sa mesure, mais il est vrai que la tâche de ma tante s’est alourdie. Elle ne s’en plaint pas car elle aime l’ambiance animée de nos repas pris en meute. J’esquisse un geste pour monter dans ma chambre quand mon frère m’arrête.

- Sérieux ! C’est qui !
- Keanus ! On ne dit pas « c’est qui », mais « qui est-ce ». Puis ta question est indiscrète. Je la connais ?
- Quand c’est toi qui demande, ce n’est pas indiscret ?!
- Ben…


Je fais une grimace puis me gratte la nuque. Il est difficile de garder des secrets dans une famille de loups. La moindre hésitation est scannée, épiée et cataloguée.

- C’est-une-voleuse-que-j’ai-rencontrée-au-poste-de-police.

Mon frère s’esclaffe, Mady me regarde avec des yeux ronds. Je hausse les épaules un peu penaud. Du pouce je désigne l’étage. C’est qu’il faut que je me lave et enfile une tenue. Bon sang, il faut porter un habit en queue de pie pour manger dans un restaurant français ?

- Et elle a volé quoi ta voleuse ?
- Un sonotone…


Ma voix s’éteint en énonçant le forfait commis par Merisha. C’est toujours mieux que si elle avait pillée une banque. Seulement l’objet de son délit est assez incongru pour amener des questions. Questions auxquelles ne n’ai absolument pas envie de répondre. Je n’attends pas leur réaction et monte vers la salle de bain. Cette fois c’est Mady qui me stoppe dans mon élan en venant se poser au pied des escaliers.

- Tu sais ce que tu vas mettre ?
- Ben mes affaires du placard
- Oui tu ne vas pas prendre mes robes… Tu sais précisément ce que tu vas porter ?
- Euh non…
- Je vais te préparer tes affaires sur ton lit.
- Merci Mady.


(…)

Mon image dans le miroir est flatteuse. Mady m’a sélectionné un costume que nous avions acheté ensemble. Il est d’un gris foncé qui, d’après ma tante, me donne un air sérieux et « très monsieur ». Je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle entendait par là. J'ai laissé dire.

Je remets mon jean, mon rendez-vous n’étant qu’à vingt heures, j’aurais eu moult occasion de ma salir. Évidemment, à chaque membre de la meute qui rentre à la maison, Mady cri un :

- Will ne mange pas avec nous, il sort avec une demoiselle.
- Mais c’est bon ! Ce n'est pas le scoop du siècle !
- Si !
- Elle ressemble à quoi la meuf ?
- Tobias, « meuf » c’est péjoratif ! C’est une belle femme et c’est tout ce que tu sauras.


J’ai fini par fuir dans la grange. Mise à part Maxine qui m’a regardé avec un sourire encourageant, –il n’y a bien qu’elle qui comprend mon désarrois du moment,– Kada’an m’avait harcelé de questions et James avait évoqué des gestes que je préfère oublier.

19h30. Inspection en bas des escaliers. Mady décide de changer ma cravate à la dernière minute. Je grogne car je viens de passer presque quinze minutes à faire un nœud qui ne tourne pas.

- Ce bleu-vert rappelle tes yeux. Tu vas faire des ravages.
- Mais je ne souhaite rien ravager du tout, juste manger et passer une soirée agréable.


La voix de James arrivant par le filtre des cloisons de sa chambre me précise que si elle couche le premier soir…

- Mais il n’est pas question de ça !

Je fuis cette maison où il impossible d’avoir une vie privée. Tout le monde se sentant dans l’obligation de se mêler de vos affaires. Le moteur de l’Impala démarre dans une belle pétarade.

- Arf ! Il faut que j’ouvre un peu l’arrivée des gaz.

Je n’ai pas le temps de ressortir de la Chevrolet que Mady me menace depuis le seuil de la maison.

- Will’ ! Tu n’ouvres pas le capot de cette antiquité, tu vas te salir !
- Ah oui…


Me voilà parti. J’ai la trouille….

- Will’ !!!!!

Dans le rétroviseur, je vois ma tante courir dans la rue à ma poursuite. Je pile.

- Quelque chose de grave est arrivé ?
- Non ! J’ai oublié de te dire d’acheter des fleurs.
- Fleurs ?
- Oui, tu sais ce végétale avec des couleurs !
- Je sais ce que sont les fleurs, mais pourquoi veux-tu que j’en achète ?
- Ben pour offrir à… comment s’appelle-t-elle déjà ?
- Merisha.


Une lueur de triomphe brille dans le regard de Mady. Jusque-là j’avais tenu bon et ne leur avais pas donné le prénom de la femme avec qui j’allais sortir ce soir.

- Je suis sérieuse pour les fleurs. Prends quelque chose qui va avec son tempérament.

Qu’est-ce que j’en sais ! Nous nous sommes croisés trois quart d’heure à tout casser. Puis je les trouve où ces fleurs ? Il doit y avoir un dieu pour les empotés, car un magasin me fait de l’œil trois rues plus loin. Je me gare et me précipite vers le vendeur qui est en train de fermer.

- S’il vous plait !
- Navré je ferme. Repassez demain.
- Cela sera trop tard…


Est-ce mon air de chien battu ? Je me retrouve avec un petit bouquet rond dans les mains.

- Cadeau ! Demain il sera invendable.

Je regarde les fleurs qui me semblent en bon état et les imagine faner d’un seul coup.

(…)

J’ai vingt minutes d’avance. J’ai trouvé une place non loin du restaurant. Je suis impressionné et intimidé par le cadre. J’ai attrapé mon bouquet et sors de la voiture. Seulement je me sens comme un couillon là, alors je me glisse à nouveau derrière le volant. Je patiente, attendant l’heure en martelant le volant au rythme d’un vieux rock.

(…)

Ahhhhh ! La voilà ! Je suis ébahi par l’apparition. Elle est tout bonnement envoutante. Mon regard perçant note chaque détail qui souligne sa féminité. J’ai l’impression d’être un pouilleux à côté d’une telle créature de rêve. Je veux sortir et aller à sa rencontre, seulement mon corps refuse d’obéir. Alors comme un idiot, je la regarde m’attendre.

Enfin je retrouve l’usage de mon corps et sors de la voiture en tentant de ne pas faire grincer la portière. Je la referme avec un silence absolu. Il ne faut pas qu’elle comprenne que j’étais là bien avant elle. Je m’avance. Mince le bouquet !

Crise de panique. Je récupère les fleurs en restant pratiquement en apnée. Et lorsque je m’éloigne de la voiture, c’est comme si j’arrivais seulement maintenant.

Ce bouquet est bien trop simple ! Il aurait fallu une rose unique dans un étui structuré, ce genre de machin là. Je le cache dans mon dos à l’instant où elle se retourne vers moi.

Une démarche de reine, et un parfum enivrant, la voilà qui me choit entre les bras. Je joue mon rôle d’homme solide et la porte presque pour la redresser sur les pics à glace qu’elle porte en guise de chaussures.

(…)

Seulement, je ne mène la danse qu’un bref instant, Merisha m’entrainant d’autorité à l’intérieur. J’ai toujours mon bouquet planqué dans mon dos, qui passe d’une main à l’autre pour que Merisha ne le voie pas. J’arrive à le refourguer au maitre d’hôtel qui nous propose le vestiaire.

Nous sommes conduits à une table avec des assiettes superposées, trois verres par personne et quinze fourchettes. Je plains le type qui est de plonge ! Merisha ne semble pas surprise par la richesse du décor ni l’obséquiosité du maitre d’hôtel qui veut à tous prix me pousser ma chaise sous mes fesses. Je ne suis pas encore sénile !

Lorsqu’on nous demande ce que nous souhaitons boire en apéritif, le serveur a un regard dur lorsque j’évoque l’idée d’une bière bien fraiche.

- Comme Mademoiselle…

(…)

J’ai bu la moitié de mon Kir en une gorgée. Je repose mon verre lorsque je m’aperçois que Merisha savoure le sien à petites gorgées. Je croque un de leurs sandwichs triangulaires. Mais c’est que c’est délicieux, j’en gobe trois d’affilé avant de stopper. Il n’en reste plus que deux dans l’assiette.

De l’autre côté de la table, Merisha est un vrai sémaphore sensuel. Je réponds à tous cela par un sourire. J’ai du mal à me laisser aller. L’endroit change des diners où j’ai l’habitude de trainer avec Keanus.

- Délicieux !
- Oui c’est très bon…
- Je ne saurais jamais assez vous remercier pour cette idée de rendez-vous Will.
- Euh, je ne…
- Et pour votre gentillesse concernant mon petit égard de conduite... J'en suis rouge de honte.
- Ce n’était qu’une mauvaise blague…


Je me redresse, fier de moi. C’est elle qui a eu l’idée du restaurant, mais peu importe. A ses yeux, je semble être un prince charmant attentionné. L’idée me plait et change des stéréotypes dans lesquels on me classe habituellement. Hippie, gitan, bûcheron étant les plus gentils. Ce soir je suis un homme classe, avec une belle chemise et une jolie cravate d’un vert d’eau changeant assortie à mes yeux. Enfin, c’est ce qu’a dit Mady. Je ne suis pas foutu de dire si ma cravate est verte, bleu ou fauve.

- Voici le présent de monsieur…

Le serveur présente son plateau avec mon bouquet qui a reçu un… traitement magique ? Il a été disposé dans un vase et soulagé de son cellophane. Ma compagne s'extasie sur ce qu'elle nomme une folie. Je reconnais pourtant le bouquet que m’avait gracieusement offert le fleuriste. Pourtant les fleurs sont dans un meilleur état que lors de mon arrivée. Merisha me lance un nouveau regard de biche séduite. Je bombe le torse, fier comme un paon. Le serveur a dû noter mon interrogation. D’un geste élégant il se penche à mon oreille et me murmure la solution.

- Quinze minutes au congélateur.

Je note l’astuce, et me redresse en bon alpha que je suis. Merisha semble être ravie de ce complot… que je n’ai absolument pas ourdi. Je pensais mon bouquet au fond d’une poubelle. En effet, ce restaurant n’a rien à voir avec un diner.

(…)

- Je pense prendre de délicieuses moules marinières. Avec un peu de frites. Et un chablis. Et vous Will ?
- Euh…


Les moules, ce sont bien les marshmallow qui poussent dans une coquille ? Ce truc c’est l’inverse des olives, faut manger le noyau. Je suis un loup, pas une mouette ! Je lis la carte une première fois. Je ne comprends rien. Cela cause de vichyssoise, de julienne, de brunoise qui me rendent perplexes. Puis il n’y a pas de photos comme au diner… Pas question que je prenne du coquillage avec un marin, je vais rester sur la terre ferme. J’y retourne une seconde fois à l’endroit, une troisième à l’envers. Puis enfin mon regard s’arrête à un nom que connais et que j’apprécie : du chevreuil.


- Je vais tenter leur gibier avec la gigue de chevreuil et sa…. farandole de légumineuses forestières….

Y a moyen de demander un supplément frite ? Ou c’est réservé aux cailloux de la mer ? Le vin ! J’imagine que le Chablis demandé par la belle est du vin. Me voilà à la fin de la carte où j’apprends que c’est un vin blanc français. Dans ce domaine je suis un inculte comme la majorité de mes compatriotes. Il y a des dizaines de références dont certaines atteignent des prix pharaoniques. Le serveur arrive pour prendre notre commande. En homme galant, –euh… en type qui ne sait pas ce qu’il veut–, je laisse Merisha commander ce qu’elle souhaite. Elle prend les cailloux du marin, pour le plat principal et un truc inconnu en entrée. L’entrée !!! Je n’ai pas regardé ce qu’il y a. Au secours !

- Monsieur ?
- Ben…
- Avez-vous choisi votre plat principal ?
- Oui ! De la-gigue-de-chevreuil-et-sa-farandole-de-légumineuses-forestières
- Très bon choix monsieur.
- Il y a des frites avec ?
- Non, mais je peux vous ajoutez cela.
- Oui oui merci.
- Et en entrée ?
- …
- Puis-je me permettre de vous conseiller ?


Imaginons un rétro éclairage qui illumine soudainement le serveur comme si dieu venait de descendre sur terre. J’écoute radio paradis en hochant la tête avec un air entendu. Le type doit avoir l’habitude de l’américain empoté qui n’y connait rien en gastronomie sinon la composition d'un double cheeseburger royal avec supplément ketchup.  

En entrée, j’ai donc très habilement commandé une assiette forestière pour rester dans le « thème » de mon plat principal avec un bourgogne rouge. Le serveur parti, me voilà à jouer avec ma serviette. Aller Will’ ! Du courage. Je regarde à droite. Un couple âgé émiette son pain en attendant leur plat. Je regarde au milieu. Regard de braise qui me fait entrer en auto combustion. Je regarde à gauche. Je vois un jeune couple. Le gars ne semble pas à l’aise. Il triture une petite boite carrée sur sa cuisse. Je le vois prendre une grande inspiration et sortir sa main cachée pour offrir la boite à la jeune femme qui l’accompagne. Petits cris de joie, faux airs modeste du type. Ok Ok ce n’est pas si difficile. Je suis un loup alpha, je suis un loup alpha, je suis… inspiration !

- Racontez moi votre parcourt Merisha. Votre vie me semble tout sauf sortir de l’ordinaire.

Aïe ! Je me suis emballé, j’ai posé ma main sur la sienne. Pas moyen de reculer, ses doigts ont crocheté mon poignet. J’expire enfin et me laisse envahir par une douce chaleur. Je ne sais pas où va me conduire cette soirée, nonobstant le cadre est magnifique et ma compagne l’est tout autant. De plus le regard qu’elle pose sur moi est flatteur. Les gens me voient comme un professeur, un médiateur, ou un chef de meute. Merisha voit un homme qui lui plait. Je termine cul sec mon verre de Kir et plonge dans son regard de biche, inversant la position de nos mains et du qui tient qui. Je suis l’alpha bordel !

En vrai, je n’ai aucune illusion sur qui mène réellement la danse…

Spoiler:
 




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Merisha Gunder

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Mer 26 Juil - 17:43

Moules & coups de langues



Willem était... Beau. Ce n'était pas un Apollon, ni même un éphèbe aux traits délicats, à la musculature parfaite, aussi doux qu'un agneau. Le médiateur ne faisait pas pâmer au premier regard sur lui. Et pourtant il dégageait ce charme, cette impression délicate de protecteur. Aussi galant qu'un gentleman, Merisha le devinait aussi féroce qu'un loup une fois lâché. Elle risquait de laisser plus d'une griffure sur son dos puissant. Mais il n'était pas encore prêt à mériter le corps de la jeune femme. Loin de là.

Merisha ne se considérait pas comme une prédatrice sexuelle, ni même une manipulatrice. Elle ne cherchait pas le malheur d'autrui. Simplement à jouer avec le feu, frôler les limites. Se sentir vivre. Mais pour cela, elle désirait tout autant se laisser sombrer dans les bras de son invité du soir. Aussi ne le lâcha t'elle pas une seule seconde du regard. Il était tout aussi plaisant de voir le malaise de l'homme. Dans un second temps, la femme éprouvait un certain respect pour Willem. Il ne semblait pas être un habitué de la nourriture élaborée de la gastronomie française et du protocole qui l'accompagnait. L'effort était fait, il y avait mis du sien malgré sa gêne. Les fleurs étaient magnifiques, bien que simple, et le geste avait touché Merisha. Peu d'hommes se montraient si prévenants, surtout dans les Amériques, pour un rendez vous même galant.

Merisha feignit de ne pas voir le manège entre le serveur et Willem, adressant même un discret clin d'oeil de remerciement envers l'homme lorsqu'il s'éloigna. Elle était ravie de voir sa... victime être soutenue ainsi. Même si le ridicule ne tuait, il était toujours agréable de l'éviter non ? Des éclats de voix firent tourner la tête à la jeune femme qui aperçut un couple, fraîchement promis l'un à l'autre à entendre les gémissements de plaisir et autres pâmoisons. Il était temps de jouer...  

"Ils sont si charmants... Quel couple merveilleux ! L'intense moment que cela doit être de déclarer sa demande mais aussi de la recevoir."

Regard rêveur, mine naïve, comme si elle désirait de tout son coeur une demande en bonne et dûe forme. Clignement de yeux.

"Mais... Je ne suis pas prête à cela. Je préfère m'amuser."

Ce dernier mot avait été susurré du bout des lèvres, qui furent mordillées une seconde après. Avec un petite sourire innocent, Merisha se mordilla l'ongle, laissant poindre sa langue de manière très claire, avant de grimacer. Son vernis était tout frais et encore amer. Une seconde plus tard, la femme profitait du geste de Willem pour crocheter ses doigts autour du poignet en le regardant d'une manière intense. Vidant son verre cul sec, l'homme inversa la position, faisant passer un long frisson de désir en Merisha.

"Ma vie ? Elle n'est on ne peut plus classique... J'ai grandi dans les bas fonds de la Pologne communiste. C'est là que j'ai acquis certains... talents que vous me connaissez. Je suis ensuite parti en Angleterre avec ce qui est devenu ma famille où j'ai vécu plusieurs années. Puis j'ai pris ma retraite avant de m'installer ici. Peut être pourrais je vous apprendre quelques mots en polonais..."

La mine glaciale de Merisha semblait être vouée à inonder d'insultes pleins de Y et W sur l'homme alors que son regard l'invitait plutôt à la combler de plaisir pour qu'elle puisse desserrer ses lèvres et souffler d'une voix éraillée quelques mots doux dans sa langue natale. La jeune femme griffa légèrement le poignet de Willem en retirant sa main et lui sourit mi-figue mi-raisin. Il lui faudrait la mériter. La fuir ou la suivre.

"Et vous Willem ? Vous devez avoir un sacré passé pour être si... dominateur, viril et charmant. Pour un pauvre médiateur de province du moins..."

[Prépares à souffrir mon tout beau   ]

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Jeu 10 Aoû - 17:26

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
Bon, je crois que j’arrive à faire illusion ! Ma compagne de soirée semble ravie de ma présence et ne voit pas mes maladresses. Enfin, elle feint de ne pas les remarquer. Je ne sais pas si c’est bon signe, si c’est flatteur ou non pour moi. Je n’ai pas une grande expérience en la matière. Une ou deux fliquettes, quelques collègues du corps enseignant, rarement une de mes relations avait dépassé les deux semaines. Quand ce n’est pas Tobias qui pète un câble, les chasseurs s’en mêlent. Et quand rien de tout cela n’arrive, je crois que je me saborde tout seul de manière inconsciente. Je pense avoir peur de l’attachement et de la douleur que l’on ressent quand ce lien ce brise par la séparation ou la mort. J’ai certes recréé des liens forts en agrandissant la meute, pourtant je ne suis pas prêt à partager mon cœur.

Merisha s’exclame sans grande discrétion sur le couple qui est à côté de nous. Il me semble deviner un sourire gêné sur les lèvres du pauvre gars qui vient de faire sa déclaration officielle avec une bague qui brille de mille feux. Je m’inquiète du brusque regard rêveur de ma compagne. J’imagine déjà les films romantiques qu’elle peut se passer en tête. Je crains d’avance les minauderies colorées de messages subliminaux que je ne comprendrai pas.

- Mais... Je ne suis pas prête à cela. Je préfère m'amuser.

J’ai toutes les peines du monde à masquer un soupir de soulagement. Mon regard se vrille sur ses lèvres qu’elle mordille, augmentant ma tension artérielle... entre autres choses. Je trouve soudainement que la température ambiante a augmenté de plusieurs degrés significatifs. J’avale cul sec mon verre, à défaut de changer mon état émotionnel, cela me coupe un instant du regard de braise de ma compagne.

Merisha m’explique qu’elle a grandi dans la Pologne communiste. Je réalise que le bloc soviétique a chuté il n’y a pas si longtemps finalement. La belle a du vécu et un passage sur l’ile britannique a terminé de l’émanciper avant qu’elle n’atterrisse aux USA. Son cœur dérape quand elle dit avoir pris sa retraite en s’installant ici. Je ne sais pas si c’est en relation avec le vol du sonotone, ou si elle s’adonne toujours à ses exploits passés. La polonaise me propose ensuite de m’apprendre quelques mots de sa langue natale. Je lui fais un sourire crispé, car je crains qu’elle ne m’abuse sur la réelle signification de ce qu’elle m’enseignerait. Son visage devient soudainement sévère alors même que son regard reste de biche.

Ses ongles rayent la peau de mon poignet lorsqu’elle se dégage de mon emprise. J’avais oublié que je la tenais encore ! Son expression reste ambiguë, du moins c’est peut-être limpide aux yeux d’une autre femme, mais pas aux miens. En ce qui me concerne, je suis totalement perdu sur son intention et ses attentes à mon égard. Je planque mes mains sur mes genoux, les fines rayures rouges qu’elle m’a offertes disparaissent bien trop vite.

- Et vous Willem ? Vous devez avoir un sacré passé pour être si... dominateur, viril et charmant. Pour un pauvre médiateur de province du moins...

« Pauvre médiateur de province… »

Ses derniers mots brisent ceux plus flatteurs du début de sa phrase. Je ne sais pas comment réagir. J’ai le vague sentiment qu’elle me prend pour un dindon sans farce. « Pauvre médiateur de province… » Ces mots me restent en travers de la gorge. Mon métier est utile justement dans les provinces et non par dans les quartiers riches où ils règlent leurs querelles à force d’avocat réputés et hors de prix. Elle m’a vexé. Je mâchouille mon entrée sans répondre immédiatement. Un serveur vient remplir mon verre alors que je n’ai rien demandé et que je ne suis pas un manchot.

Que répondre à la jeune femme ? Je ne peux évidemment rien lui dire sur les raisons de mon errance depuis sept années. Il est vrai que sans l’information essentielle qui me concerne, soit mon rang de loup alpha et de chef de meute, ma vie peut paraitre terne et sans grand intérêt. J’ai mangé tout le pain de la corbeille et sauce sans vergogne mon assiette avec le dernier bout qu’il me reste.

- Un métier est totalement inutile s’il n’est pas exercé au bon endroit. Quant à mon passé, il est chargé de deuils que je préfère laisser en dormance dans un coin de ma cervelle.

A mon tour de casser l’ambiance. Je suis une personne foncièrement pacifique, pourtant la violence m’accompagne depuis ce jour maudit où les miens ont été exterminés. Je me décale un peu pour laisser la place au serveur qui débarrasse mon assiette. Songer aux affres de mon passé, me fait oublier ma gêne initiale et le côté balourd qui va avec. C’est donc l’alpha qui se redresse sur sa chaise et qui plante son regard dans celui de la polonaise. Nullement intimidée, Merisha semble en frissonner de plaisir.

On m’apporte mon chevreuil, mes yeux ses mettent à briller de gourmandise et toute trace de frustration est envolée devant cette viande qui me semble appétissante. Will’ le provincial est de retour. J’oublie femme provocatrice et serveurs zélés pour apprécier le tendre de ma gigue. Mon couteau tranche la chair sans forcer. Je ferme les yeux et savoure la première bouchée. C’est une explosion de saveur sur ma langue. Je mâche doucement, presque religieusement. Cette viande est une tuerie ! Le plaisir à l’état pur dans une assiette. Ces français sont vraiment des as !

Une coquille choit près de mon assiette dans une maladresse calculée. Elle me fait savoir que j’ai abandonné le plaisir féminin qu’est la compagnie de Merisha, pour celui culinaire de la chair d'un cervidé. C'est que j'ai des priorités dans mes instincts primaires.

- Navré, mais un lo… homme tel que moi ne résiste pas à l’attrait d’une viande si succulente.

La belle fait la moue, ne s’attendant pas à si injuste concurrence. Nous mangeons donc dans un silence relatif, elle ses cailloux du marinier et moi mon gibier qui me rappelle les grands moments de la meute lorsque nous partions en chasse dans les territoires vierges du grand nord. Loin du monde, nous renouions avec la pure tradition des clans nomades. Nos repas étaient faits de viandes grillées et de cueillettes. Bien évidemment, le met que je déguste a été cuisiné avec une précision d’orfèvre, et présente des saveurs bien plus subtiles qu’une viande simplement cuite sur un feu de bois en pleine forêt. Toutefois, je retrouve ce bouquet sauvage typique des viandes de venaison.

Lorsque j’ai terminé mon plat, mangé avec une lenteur calculée, je prends le soin de m’essuyer la bouche. L’addition risque d’être salée, mais une fois au moins, je souhaite inviter la meute à manger ici. Il faudra que j’y réfléchisse, quand mon portefeuille pourra supporter la dépense, il y a déjà tant à faire à la maison.

- Pardonnez mon impolitesse ! C’était si bon.

Je ne sais pas trop comment rattraper le léger froid qui s’est installé suite à cet épisode. Je pose ma main sur la table, la paume ouverte vers le haut dans une muette invitation à la rejoindre. Il est tant que je me comporte en mec. Je ne sais pas si cela vient du chevreuil, mais je me sens l’audace d’être ce soir, ce que Merisha décrivait avec ses flatteries : un séducteur.  

- Je vous laisse me conseiller pour la douceur qui saurait terminer ce repas ?

La jeune femme s’anime à nouveau, toujours sensuelle et maitresse d’elle-même. Elle préfère s’amuser comme elle me l’a dit. La polonaise a un caractère bien trempé et assume ses désirs. J’ai bien conscience des artifices qu’elle use pour me séduire. Cela fonctionne parfaitement bien. Je regrette que la griserie du vin de qualité que j’ai dans mon verre en cristal, glisse sur moi comme de l’eau sur un matériau waterproof. Pour s’abandonner un peu, il faut relâcher sa conscience. Sans l’ivresse, je dois sauter de mon plein gré. Ça, ce n'est pas aisé.

Le serveur revient avec la carte des desserts. Je retiens la main de Merisha dans la mienne et à mon tour calque mon comportement sur le sien. Rare que je sois aussi audacieux ! J’approche ses doigts de mon visage et sans la quitter du regard y pose doucement mes lèvres dans un effleurement fugace. J’ai vu faire ça dans un film, j'espère être autant badasse que l'acteur...

- Choisissez pour moi Merisha.

Je la libère, elle passe commande sans nommer le dessert, se contentant de montrer la ligne au serveur, avec un doigt sur la bouche pour l’inviter au secret. La belle a annoncé la couleur. « Je préfère m'amuser. » Finalement cela m’aide à me détendre et laisser les choses venir comme elles le veulent bien.

Un charriot est amené près de notre table. Les deux assiettes sont masquées par deux cloches en inox. Avec emphase, le serveur se saisit des deux dômes et les soulève en même temps dans un geste plein de manière. C’est beau et cela me semble succulent.

Au regard pétillant de malice de Merisha, je sais que la soirée ne fait que commencer.

[Je saurai me défendre !  Embarassed ]




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Jeu 17 Aoû - 15:05

Moules & coups de langues



La tacle de Merisha semblait avoir fait mouché, en plein dans l’orgueil tout masculin de Willem. Le silence de l’homme dévorant son entrée d’un air contrarié était aussi révélateur que s’il avait crié au scandale. La polonaise ne lâcha pas sa prise du regard tout en dégustant elle aussi son entrée. Chacun de ses gestes étaient étudiés pour faire preuve de lenteur et de grâce. A l’exception de quelques accidents, dont l’instant fatidique où la fourchette glissa des mains de la jeune femme pour tinter fort peu délicatement sur la porcelaine et où son masque de prédatrice se brisa pour laisser apparaître un regard peiné et boudeur, Merisha réussit son coup.

Ce fut alors au tour de Willem de contre attaquer et ce dernier toucha également sa cible. Le coeur de la polonaise se serra à l’idée des deuils qu’avait pu subir son Jules. Mais malgré la tristesse dans la voix de l’homme, son regard était déterminé, presque sauvage. C’en était presque excitant au point que Merisha sentit un frisson de désir parcourir son dos avant d’éclater en une douce chaleur dans son bas ventre. Le bras de fer avec Willem n’était plus un jeu de séduction. Mais un besoin. Il devait la dominer de toute sa virilité. Et elle faire de lui sien.

Mais avant qu’elle ne put répondre, Merisha se vit couper par l’arrivée des plats et d’une concurrente inattendue. Une sale garce au corps tendre et savoureux, aux longues jambes élancées et musclées, et d’une saveur presque gustative. Une salope aux yeux de biche. Une biche littéralement. A peine le plat avait-il était présenté à Willem que celui-en avait oublié toute retenue. Un agacement profond avait peu à peu envahi Merisha, devenue boudeuse et adressant de noirs regards à son volage Jules. Excédée, elle finit par laisser glisser une coquille entre ses doigts pour attirer l’attention de Willem sur elle, suçotant innocemment, tout en gardant une moue, un crustacé.

Mais l’homme n’en eût cure et retourna bien vite à sa nourriture. La première frustration passée, Merisha se prit à sourire tendrement en voyant Willem dévorer à pleines dents. Au moins prenait-il un plaisir évident à découvrir la gastronomie française et son excellente venaison. Et au fond d’elle, elle espérait qu’il serait d’un tel dévouement pour dévorer d’autres parties plus charnelles de son propre corps. Mais de cela, elle n’en doutait guère.

« Je vois que vous avez pris plaisir à manger votre viande Willem. Mais ce n’était que le commencement. »

Léger sourire fantomatique. Et détournement de regard froid comme la glace. Cependant, Merisha eut la bonté de laisser glisser le bout de ses doigts dans la main ouverte de Willem tout en parcourant la carte des desserts. Elle frissonna de plaisir et de surprise lorsqu’il baisa doucement sa main et lui sourit presque tendrement. Avant qu’un éclair sensuel ne traverse son regard. Aguicheuse, Merisha attrapa délicatement son verre de sa main gauche et regarda par dessus le bord son futur amant.

« J’aurais tant aimé avoir de la glace… Les français sont si excellents dans ce domaine. Mais ils ne le proposent pas. Mais je ne doute pas qu’en gentleman, vous m’offrirez ce petite plaisir Willem. »

Sourire en coin innocent. La phrase n’était pas des plus subtiles mais elle savait qu’elle risquait de rendre fou Willem. Toute insinuation à cet art suçatif était un tourment pour tout homme ayant un tant soit peu d’expérience.

« Mais pour moi, ce sera simplement une Dacquoise. Et vous… une Charlotte au chocolat. Cela me donnera presque envie de vous croquer. »

Merisha se mordilla les lèvres malgré elle et sa main gauche vint planer près de son décolleté pour le réarranger, offrant une vue de choix à son Jules. Alors que le dessert arrivait, la polonaise n’en pouvant de cette chaleur ardente au creux de son bas ventre, mima de ses lèvres.

Prends moi sauvagement sur cette table.


Mais le pauvre bougre lisait il sur les lèvres ?

[Sauras tu vraiment te défendre ou te jetteras tu sur la belle ?  ]

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Lun 21 Aoû - 18:37

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
Le sourire expressif de ma compagne me laisse penser que je suis passé à côté d’une allusion. Alors que Merisha commande les desserts, je rembobine mentalement le film et le repasse au ralentit, analysant ce qu’elle a dit pour trouver le double sens que j’ai loupé. Mon oreille reste néanmoins attentive. Je suis comme beaucoup d’hommes, hermétique aux sous-entendus et autres messages subliminaux.

Tout à ma mon replay personnel, je n'en écoute pas moins son babille où je capte le mot Dacquoise. Je suis bien incapable de dire de quoi elle parle, sinon que cela semble comestible.  

- Et vous… une Charlotte au chocolat. Cela me donnera presque envie de vous croquer.

Temps mort ! Arrêt sur image. Je plisse le front sous l’effort de ma réflexion. Croquer ? Elle n’a pas parlé de glace avant ?

Ho !

Non ?

Si ?

J’écarquille les yeux, le rouge n’éclairant pas mes prunelles, mais plutôt mes joues. Je viens de percuter son allusion d’il y a cinq minutes, et qu’elle renouvelle pour le néandertalien que je suis. Elle me propose tout bonnement de me… Déjà des images me viennent à l’esprit et avec mon imagination très fertile le résultat ne tarde pas à venir. Je me dandine sur mon siège brusquement un peu à l’étroit.

Le type d’à côté me regarde avec suspicion. Seulement, plutôt fier d’avoir emballé ma compagne sans avoir besoin d’un artifice telle qu’une bague étincelante, je tente de mimer, à celui que j’adopte sans autre formalité comme mon comparse de la soirée, la récompense que je viens de gagner rien que par mon charme viril.

A son tour d’écarquiller les yeux. Il s’étouffe avec son verre de vin, crachant sans retenue un brouillard de rouge qui tache sa dulcinée. Notre voisine crie son indignation de voir son cachemire totalement navré avant de s’inquiéter de la santé son presque futur ex-fiancé.

Lâchement, je me détourne expressément de leur conversation qui semble s’envenimer à chaque « Bibiche » que le pauvre gars prononce pour sa défense. Je note à moi-même de rayer le mot de mon vocabulaire. Puis mon regard croise à nouveau celui de la polonaise, ce n’est évidemment pas de la « Bibiche » que j’ai envie de lui envoyer, mais plutôt du qualificatif un peu moins... un peu plus… Je crois que je vais me dispenser de surnoms…

A nouveau, mon regard est attiré par ce que l’on me sert dans l’assiette, mon estomac reprenant la suprématie de mon cerveau. Je ne sais pas pourquoi ils appellent cela une Charlotte, mon gâteau ne ressemblant en rien à une fille. Mais peu importe l’appellation, cela me semble rivaliser avec les desserts de Mady.

Un reliquat de neurone non occupé à saliver sur la nourriture m’invite à lever le museau et faire acte de présence auprès de ma compagne. Celle-ci se… tripote élégamment le décolleté, faisant apparaître le galbe d’un sein bien tentant. Le feu de mon boxer qui était remonté au niveau de l’estomac à la vue du désert, s’embrase à nouveau dans un incendie virulent. J’attrape maladroitement mon verre de pétillant, une clairette si mes souvenirs sont bons, pour boire goulûment un peu de fraîcheur avec l’espoir d’éteindre mon désir plus que montant.

Me croyant en sécurité et maître de mon corps, j’ai le cran de regarder à nouveau la belle. Comme au ralentit je regarde ses lèvres mimer des mots. Son gloss accentue la sensualité de sa bouche.

"Prends moi sauvagement sur cette table."


La surprise me fait expirer brusquement, arrosant au passage ma compagne de vin pétillant. Me voilà pétrifié, attendant une insulte, des cris ou un tremblement de terre. Le temps suspend son vol dans l’attente de la réaction de la polonaise. Étrangement ce n’est pas elle qui réagit, mais la femme d’à côté qui se lève bruyamment et s’en va avec un « tous les mêmes ». Mon regard passe de Merisha au type éconduit. Je balbutie un :

- Moi ce n’est pas du rouge qui tache…

Regard de rancune du type qui se lève pour disparaître à son tour. Le bruit ambiant du restaurant, qui s’était interrompu à cette scène épique, reprend comme si de rien n’était. La polonaise n’a toujours pas esquissé un geste. Il est vrai que si la scène m’a paru durer une éternité, en réalité moins de quatre secondes viennent de s’écouler.

Improvise Will’, improvise ! N’importe quoi mais go now ! Trois neurones décident de commander ma main droite d’attraper ma serviette pour éponger le fin nuage de gouttelettes qui parsèment le buste de Merisha. C’est lorsque j’apprécie le choc contre sa poitrine chaude et la fermeté de celle-ci que trois autres neurones, ceux qui sont le plus en haut du crâne et le plus éloignés de mon bas ventre, commandent un recul immédiat. Dans le même temps une dizaine de neurones réclament mon attention sur la charlotte au chocolat qui commence à prendre un coup de chaud. Seulement, trois, plus trois, plus dix, cela laisse 99,999% du reste des neurones qui gèrent un incendie qui va irrémédiablement se muter en éruption volcanique.

Résultante de l’activité cérébral d’un loup alpha en pleine confusion des sens ; deux secondes de pause, la main sur un mamelon qui ne demande qu’à être pétri comme une miche de pain.

- J’aime aussi beaucoup les glaces…

Euh ? C’est moi qui viens de parler ? Il semble que oui, car Merisha semble s’animer à nouveau. Néanmoins, j’esquisse un mouvement de recul pour la bienséance du lieu, mais c’est sans compter sur une main qui retient la mienne le temps d’un fugace mais brûlant instant. L’heure n’est plus de savoir si j’ose, mais de savoir comment et où.

- Nous pourrions aller voir ailleurs pour trouver des glaces à léch… manger.


Un serveur surgit à mes côtés, carte en main. Je renvoie le rabat-joie en lui donnant ma carte bancaire. Puis je me lève et m’agenouille devant la polonaise, l’aidant à nettoyer son corset avec des gestes que je tente de rendre prudes. Seulement la jeune femme de m’aide guère dans cette entreprise plus qu'hasardeuse, déjà plusieurs convives nous regardent avec désapprobation.

- Allons attendre mon reçu à l’entrée.

S’éloignant de la nourriture, le peu de neurones qui s’y concentraient rejoignent l’ivresse frénétique qui occupe tous les autres à contenir une ardeur de plus en plus poignante afin de trouver un lieu adéquat pour une suite plus qu’évidente. Les trois neurones du sommet du crâne se sont retranchés dans une bulle hermétique et stérile à tous stimuli, attendant que l’orage passionnel passe pour reprendre les rênes de la raison qui vient d se faire la belle.

Spoiler:
 













Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Lun 28 Aoû - 15:55

Moules & coups de langues



Willem finit par réagir à la proposition ô combien indécente de Merisha. Cette dernière commençait à s'inquiéter doucement mais sûrement de la capacité libidineuse de l'homme. Mais sa réaction, son dandinement furent autant de preuves de son effet et cela suffit à la rassurer. Buvant doucement sur son verre, elle feignit d'ignorer l'échange silencieux entre les deux hommes, se contentant d'hausser un sourcil faussement surpris lorsque le nouvellement fiancée monsieur aspergea de rouge sa dulcinée. Et à la vue de la réaction de celle-ci il ne restait guère de l'asperger d'autre chose ce soir là...

Mais Merisha ne put pousser son avantage plus loin, à nouveau trahie par la nourriture et l'amour presque obsessionnel que semblait lui porter Willem. Mais d'un autre côté, un homme aussi passionné ne pouvait que l'être dans bien des domaines. Et au vu des regards qu'il lui lança par dessus sa Charlotte, il ne rêvait que d'une chose. Et pas de nourriture cette fois ci. Poussant l'ouverture offerte par le regard de sa victime, Merisha obtint une réaction de plus... étranges. Recouverte de clairette, elle sentit son visage moucheter par le jet de vin ainsi que son décolleté. Et plus étrange encore, elle ne s'en offusqua pas, au contraire de sa voisine. Willem finit par réagir également et la polonaise ne put retenir un hoquet, plus proche du gémissement, de plaisir lorsque la large main de l'homme épousa les contours d'un sein ne demandant que cela. Lorsqu'il se recula, Merisha retint la main de son Jules lui lançant un regard plus que lourd de sous-entendus. S'il ne l'amenait pas rapidement dans un autre endroit, elle se jetterait sur lui et au diable les convenances.

« En effet. Une glace. Excellente idée. Je pense qu'on a tous les deux besoin de se relâcher un peu. De fraîcheur. »

Le feu aux joues, Merisha lança un nouveau regard de braise à Willem, le bas ventre en feu. Elle se leva d'un bond et alla attendre au côté de son Jules le reçu tant attendu. A peine fut il payé que la belle polonaise se lovait contre Willem, une main sur le torse de ce dernier le caressant doucement au travers de sa chemise.

« Je suis trempée. J'ai besoin de mettre mes affaires à sécher... Au plus vite. »

Et cela tombait bien, la douce avait repéré non loin du restaurant un hôtel qui semblait tout à fait correspondre aux critères, relativement luxueux de la polonaise. Sans attendre l'aval de son (futur ?) amant, elle le traîna en le tenant par la main jusqu'à la réception de l'hôtel et le laissa régler les détails pour la nuit. Attrapant les clés, elle le guida jusqu'à l'ascenseur où ils s'engouffrèrent, frappant presque la touche de leur étage. Mû par les hormones, autant que par son instinct séductrice, Merisha plaqua accidentellement Willem contre la paroi de la cage et relevant la tête, frôlant les lèvres de l'homme des siennes, l'enrobant dans un nouvel nuage de parfum. Accentué par la ténue note musquée de son désir.

Moins de deux minutes plus tard, Merisha entrait à grand pas dans leur suite temporaire. Voyant Willem dévorait du regard la décoration impeccable, elle profita de ne pas être observer pour laisser tomber sa robe de deux pichenettes sur ses bretelles. Se retrouvant ainsi simplement vêtue d'une culotte de dentelle bordeaux. S'éclaircissant doucement la gorge, elle lança ses talons aux pieds de Willem ainsi que son plus beau regard de vierge effarouchée et faussement innocente. Couvrant pudiquement sa poitrine, pourtant déjà dressée de désir et brûlante de passion, elle battit quelques instants des cils.

« Quel plaisir d'être sèche... Enfin d'une certain façon. Mais me voilà comme ainsi dire... Telle Eve ? Peut être pourriez vous me rendre la pareille Willem... Après c'est vous qui m'avez élégamment arrosé. Vilain garçon... »

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Ven 8 Sep - 18:22

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
A peine ai-je payé la note, plutôt salée soit dit en passant, qu’un corps chaud et souple vient se lover contre moi. En contre réaction, le mien prend des allures d’autocuiseur sous pression. Je m’imagine comme le loup dans un Tex Avery, les yeux sortant de leur orbite, la langue qui prend des airs de tapis qui se déroulerait sous les pas de ma belle. Vu le regard du maitre d’hôtel, je ne dois pas être bien loin de cette description un tantinet caricaturale.

La frêle créature qui m’accompagne prend des allures de victime et affirme devoir faire sécher ses affaires et cela le plus rapidement possible. Pas très prompt à trouver une solution à ce genre de situation, j’envisage déjà la vision de mon Impala envahie par ses froufrous accrochés aux pare-soleil. Mais fort heureusement qu’une femme sait garder son cerveau en fonctionnement quel que soit le moment, sauf si une souris s’aventure vers ses pieds. Je me laisse donc attraper et diriger d’une main polonaise fortement décidée.

Nous revoilà devant un autre employé. Un clone du maître d’hôtel du restaurant. Je marque un temps d’arrêt et regarde autour de moi. Non nous ne sommes plus au restaurant, et bien dans un hôtel. Je suppose que la jaquette cintré du pingouin qui me demande ma préférence sur le plumard, va à nouveau me couter un œil. Pas le temps de faire le pingre, une paire de seins qui se colle dans mon dos accélère les formalités.

En bon toutou docile, je me fais entraîner vers l’ascenseur. Cela fait longtemps que ma raison s’est envolée et quand la belle se plaque accidentellement contre moi, ses lèvres frôlant les miennes, mes sens enivrés de son parfum, ma main cherche le bouton d’arrêt d’urgence de l’élévateur. Toutefois, ce geste trop calculateur se fait biaiser par un désir impérieux. Ma main atterrit finalement sur la croupe de ma partenaire, ferme, musclée et agréablement galbée. L’urgence d’un besoin naturel autant qu’ancestral agite mon cœur et saccade ma respiration. Un « ding » et une porte qui coulisse rangent nos mains en position plus sage.

Merisha continue à mener la danse en ouvrant la porte de la chambre. Le luxe de l’endroit me détourne de l’action en cours. Je ne suis jamais entré dans une telle suite. Du regard, je suis le plissé des tentures et la sobriété de la literie. Nous pouvons nous croire dans un de ces magazines de décoration où l’emplacement de chaque objet est savamment étudié. Une belle pièce, nette et rangée. Belle mais sans vie.

La vie s’invite rapidement avec la polonaise qui, se raclant la gorge, m’invite à me retourner vers elle. La température de la pièce grimpe soudainement. Comment a-t-elle fait pour se dévêtir en moins de trois secondes ? Une de ses chaussures choit devant mes pieds dans un geste élégant et non moins provocateur. Sa jumelle la suit de près. Mon regard remonte des escarpins abandonnés à ses pieds nus. Mes yeux suivent le galbe de ses mollets, remontent le long de ses cuisses fuselées, pour s’arrêter à de la dentelle couleur vin rouge. Le précieux tissu montre, plus qu’il ne cache, un pubis savamment ciselé. Je n’imaginais pas qu’il était possible de faire de savantes coquetteries à cet endroit du corps.

Je prends une brusque inspiration, la scène m’ayant laissé en apnée totale, puis je poursuis mon exploration visuelle. Je note le grain de sa peau qui s’accentue sous l’effet d’un léger frisson. Son ventre est plat, laissant même deviner une fine musculature trahissant le côté sportif de sa soi-disant ex-profession. Une main, faussement pudique qui me cache la vue du saint des seins, finit de réveiller le mâle animal qui sommeille en tout homme. Je ne m’attarde pas sur l’expression ingénue de son visage, mes yeux se recentrant sur leur cible et cette culotte en dentelle.

La belle me susurre de ne pas la laisser seule dans cette impudique présentation, m’accusant avec justesse d’être coupable de tout.

- Vilain garçon...
- Pardon ma Dame.


Mon air contrit n’est que circonstanciel, ma veste tombe sur le tapis moelleux de la chambre, recouvrant les escarpins de la polonaise. J’avance d’un pas, me débattant avec ma cravate qui subit la même chute, et quand j’arrive face à cette Venus de Milo, mes doigts s’agacent sur les boutons de ma chemise. Il n’est plus question de pudeur ou de timidité, mais d’envie et de luxure. Deux mains agiles viennent à ma rescousse et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les deux pans de ma chemise s’écartent sur mon torse nu. La vue semble convenir à ma compagne qui s’agrippe soudainement à ma nuque.

Il existe des danses qui n’ont nulles besoin de leçon. Mes mains trouvent naturellement leur place sous ses fesses. Souples comme des lianes, deux jambes s’enroulent autour de ma taille. Direction le plumard taille XXL, où je couche la belle sur le dos tout en restant à son aplomb. Je décolle une main du matelas, puis l’autre pour l’aider à me débarrasser de ma chemise. Mes lèvres plongent dans la salière au creux de son cou, quand je sens le bouton de mon pantalon s’ouvrir. Mes doigts se glissent naturellement sous la dentelle, dernier rempart de son intimité.

Il y a toujours un moment casse-ambiance, celui qui demande de m’extirper de mon futal. Mais c’est sans compter sur Merisha qui reprend les rênes, inversant nos positions. Je suis un peu offusqué de la facilité qu’elle a, à me retirer mon pantalon en deux temps trois mouvements. Nous voilà à égalité. Elle en dentelle transparente, moi en boxer coton opaque qui ne cache pourtant rien de mon désir.

Une amazone se jette sur moi. Les deux derniers remparts s’envolent, sur une lampe de chevet pour la culotte de Merisha, et sur un coin de tableau pour mon boxer. Ses mains se baladent sur tout mon corps, alors que les miens restent focalisés sur deux cibles, ses seins et sa croupe. Elle ronronne mon prénom, je grogne comme un homme des bois.

Le lit devient un champ de bataille digne d’un combat naval. Nous oscillons et tangons en cadence pour finir par tomber sur le tapis.

- Ouille !

Un des talons des escarpins de Merisha me rentre dans le dos. Sans ma veste qui était tombée dessus, je me serais empalé sur ces engins de torture. Mais le feu qui se concentre en un point unique de mon anatomie me fait oublier le bobo. L’envie me submerge.

« Femme à moi ».


Tout langage structuré s’étant fait la belle dans ma cervelle de loup en rut.

(…)

- Will’ ! Essaye cette cravate.
- Mady ! Ça me serre le cou !
- Tu ne peux pas mettre ce costume sans cravate voyons !
- Pff !


Ma tante me tourne autour comme si j’étais un adolescent qui allait à son premier bal. J’ai bien tenté de la mettre à la porte de ma chambre, mais rien à faire. Elle a décidé de me materner. Depuis une heure je fais les frais de ses pulsions matriarcales. Elle a même tenté de boutonner mon pantalon. J’ai dû sortir les crocs pour qu’elle ne s’approche pas de la zone critique. Mais peine perdue, car trente secondes plus tard, elle glissait ses mains sur mes fesses pour rentrer ma chemise dans mon futal.

- Mady !
- Arrête de faire ton pudique Will’ !
- Mais !
- Y a pas de mais.
- Je suis un adulte.
- Oui… sur le papier…


Je n’ai pas eu le choix et me voilà à tirer la langue au pingouin dans le miroir qui me renvoie ma grimace.

- Whaou ! Tu as réussi à le transformer en homme moderne !
- Kean’ dégage !
- Pense à sortir couvert frangin.
- Dégage !


Je suis parti de la maison comme un voleur.

(…)

« Sortir couvert… » Une pensée parasite me renvoie les paroles de mon frère. Je viens de lancer sauvagement Merisha sur le lit, le museau entre ses cuisses je m’apprête à entrer dans le vif du sujet.

« Sortir couvert » Merde ! Un gyrophare rouge s’allume dans ma cervelle en ébullition. L’avertissement fraternel ne peut avoir qu’un unique sens pour nous qui sommes des loups garou. Si je suis naturellement couvert pour toutes les maladies sexuellement transmissibles, Merisha est en âge de procréer.

Douche froide sur un volcan en limite d’explosion. D’une main fébrile j’ouvre le tiroir de la table de nuit, tout en détourant l’attention de la polonaise en lui faisant un immense suçon dans le cou. Nerveux mes doigts explorent le meuble pour tomber sur… une bible. Rhaaa !

Un corps se cambre sous le mien, avide de recevoir. Oui, mais non ! Des ongles griffent mon dos, redonnant du comburant à ma combustion interne.

« Mady ! Mady au secours ! Dis-moi que tu ne m’as pas seulement peloté les fesses ! Tantine ! »

J’attrape Merisha par la taille et plonge à nouveau sur le tapis. Direction mon futal et mon portefeuille dans la poche arrière. Le bassin de ma complice se fait de plus en plus impatient. Ma main trouve mon ultime espoir. Je l’ai ouvert deux fois, la première fois au restaurant, puis il y a dix minutes à l’accueil de l’hôtel. Aucune raison que je trouve ce que je cherche, pourtant tel un naufragé je m’accroche à cette bouée de fortune.

Comme au ralentit mon portefeuille s’ouvre, d’un côté ma carte bancaire, de l’autre la poche zippée avec la monnaie. Du bout d’une griffe, car la panique commence à faire sortir mes attributs lycans, je déplie le rabat côté carte de crédit. Mon regard tombe sur un post-it rose bonbon orné de la fine calligraphie de ma tante.

« Soit prévenant Will’ »

Dessous, le saint Graal dans son papier couleur aluminium, étanche et plastifié. L’affaire ne prend qu’une poignée de secondes. Puis me redressant fièrement tel le roi Arthur, j’exhibe Excalibur ornée de son fourreau infanticide. Retour sur le lit, car nous ne sommes pas des animaux et parce que Mady m’a demandé d’être prévenant.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Merisha Gunder

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Sam 9 Sep - 10:13

Moules & coups de langues



Willem était fin prêt. L'homme semblait perdu dans son désir, cette envie presque irrépressible de partager quelques moments de plaisir mêlés de coups de reins et d'autres choses fort peu catholiques. Merisha dévorait du regard l'homme qui s'approchait, jetant à bas sa veste, sa cravate subissant le même sort en l'espace de quelques secondes. La polonaise se jeta sur le dernier obstacle camouflant le torse de Willem et écarta les pans de sa chemise, découvrant une vision des plus agréables. Se mordillant les lèvres, elle attrapa l'homme par la nuque et l'embrassa sauvagement tout ronronnant en sentant des mains pressées sur son postérieur.

Ses jambes s'enroulèrent d'elle même autour de la taille de l'homme, savourant la bosse qu'elles trouvèrent au passage de son bas-vente et la cambrioleuse se laissa porter jusqu'au lit. Ronronnant de plus belle au contact des lèvres de Willem contre son corps, Merisha griffa prestement l'homme tout en lui arrachant presque littéralement sa chemise et en mordillant une audacieuse clavicule à quelques centimètres de son nez. Quelques doigts oublieux se glissèrent soudainement sous la dentelle, arrachant un grognemissement à la jeune femme qui donna un petit coup sur la main.

« Toi d'abord. »

D'un coup de reins et en poussant sur les épaules de son amant, Merisha le retourna et se retrouva à califourchon sur lui. Embrassant son cou, elle laissa glisser ses mains vers le bas vente de l'homme, frôlant certaines parties sensibles du genre masculin. Trouvant un bouton accompagné d'une fermeture éclair, Merisha, d'un tour de main, finit de se mettre à pied d'égalité en matière de nudité. Mais ce n'était pas assez pour la polonaise. Avec un feulement, elle se jeta sur le pauvre boxer de Willem qui fut rapidement accompagné de la culotte de la femme. Corps emmêlés, leurs mains partirent en éclaireur sur les corps de chacun entre grognements et gémissements de plus en pressant.

« Qu'est-ce que... ?!»

Merisha se redressa soudainement, soufflant sur une mèche tombée devant ses yeux, la moue boudeuse. Le couple s'était si sauvagement pris au corps que le bord du lit n'avait été qu'un obstacle passager avant qu'ils ne s'envolent par dessus et atterrissent brutalement au sol. Mais avant que Merisha n'eut put se relever, un sauvage la prenait et la jetait sur le lit sur lequel elle rebondit, traversée par une vague de désir des plus intenses. Un museau affamé se glissa enter ses cuisses et un frisson parcourut le corps de Merisha.

« Wiiiiiiiiiill !»

Le gémissement plaintif de Merisha traversa ses lèvres lorsque son amant se désintéressa bien trop rapidement de la délicate fleur féminine de la polonaise pour revenir à son cou. Moue boudeuse aux lèvres, regard aussi triste que désireux, la cambrioleuse donna quelques coups de reins à son Jules, griffant son dos pour le ramener à des choses plus libidineuses. Mais rien n'y faisait. Prête à repousser son amant et lui passer un savon, elle n'eut guère le temps. Emportée par la taille jusqu'à au tapis, elle donna quelque coups de poing peu engageants sur le torse de Willem, ne comprenant pas son affaire. Avec un soupir, elle lui mordit le cou alors qu'elle était ramenée au lit.

Assisse sur le King Size, elle eut soudainement à quelques centimètres de son visage l'objet de son désir et principal outil de la nuit pour Willem. Outil qui venait d'être vêtu d'un emballage plastique des plus protecteurs. Mais dans l'esprit embrumé de désir de Merisha, une promesse faite fit peu à peu surface. Et elle tenait toujours ses promesses. Et c'était une excellente raison pour se venger du temps perdu et de sa frustration grandissante. La polonaise attrapa la fière Excalibur et raffermit sa prise par quelques mouvements de va-et-vient bien connu.

« Je t'avais prévenu que je voulais manger une glace. Qui donc déguste une crème glacée avec son emballage plastique ? »

Lueur audacieuse dans le regard, Merisha fit voler d'un coup de main le sacro-saint protecteur et avant même qu'une plainte puisse être émise par Willem, la polonaise se mettait à ouvrer pour tenir sa promesse.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Dim 17 Sep - 16:51

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
- Je t'avais prévenu que je voulais manger une glace. Qui donc déguste une crème glacée avec son emballage plastique ?
- Que ?!


Adieu veau, vache, cochon et condom. Mais !!!! Mais pas le temps de bêler qu'une main brulante, suivie de lèvres douces et généreuses finissent de pilonner ma raison. Puis en parlant de pilonner, je glisse mes doigts dans la chevelure de ma partenaire pour lui maintenir la tête alors que je me cambre.

Le plaisir que Merisha m’offre se décline en plusieurs étapes. Il y a déjà la pression de ses lèvres sur mon bâton qu’elle alterne avec un jeu expert et une fouille indécente de la langue. Son souffle chaud contre cette partie-là de mon anatomie attise mon plaisir. Suit le bruit d’une succion goulue, c’est qu’elle aime la glace la gourgandine. Une lave brulante se décharge dans mes nerfs, éblouissant tous mes récepteurs sensoriels, plus rien n’a d’importance que l’acte ultime. Mes narines frémissent, s’enivrant du parfum de mon amante. Sa précieuse eau de parfum se fait transplanter par une odeur plus suave et plus intime, celle de la femelle prête.

- Ola !

Je stoppe l’ardeur de la voleuse comprimant la base de sa glace. A trop s’activer, elle pourrait rapidement fondre. Une moue boudeuse et un regard de biche me reprochent mon geste. Toutefois, je lui remets bien vite un sourire sur son si beau visage lorsque je l’attrape par les hanches. Direction la salle de bain. Accrochée à moi telle une liane, Merisha plonge dans mon cou et s’occupe à m’orner de suçons çà et là suivant un sens artistique qu’elle seule comprend.

- Lumière !

J’ordonne tel un roi et la fée électrique m’obéit ! Mes yeux s’écarquillent devant le luxe de la salle d’eau. Des spots s’illuminent dans une judicieuse séquence, merci la domotique et le capteur de présence.

- Tu crois que cela s’éteint si on ne bouge pas ? Aïe !

Merisha vient de me pincer une fesse. Dur avertissement pour me signifier que je n’ai pas intérêt à rester immobile. Je m’avance sur le sol de marbre noir veiné de rose. J’hésite entre la baignoire SPA et une immense douche à l’italienne. Je boude la trempette à jet qui va nous ramollir et me dirige vers la douche.

- Eau tiède !

Cette fois aucun elfe de maison ne m’écoute, la douche reste sourde à mon ordre, jusqu’à ce que mon colis tende un bras élégant jusqu’à la commande aux multiples boutons. Je ferme un œil sous le jet un poil froid qui nous assaille.

- Tiède j’ai dit !

Trois injures en polonais plus tard, la belle a tripatouillé tous les boutons, un jet m’a mouillé les fesses, un autre a déversé un déluge sur nos têtes. D’un commun accord, nous virons ce qui nous arrive sur la figure pour arriver à une configuration qui n’est pas sans rappeler une station de lavage pour voiture. C’est ce qu’il faudrait pour mon Impala… J'imagine mon bébé sous la caresse de...

- Hé Ho ! On ne me mange pas les lèvres !

Un rire en cascade me coupe et un regard mutin me contredit. OK ! Je vois ! Mais c’est une provocation ! Raffermissant ma prise sous ses cuisses, je la plaque doucement contre la paroi de la cabine de douche. Merisha déporte son poids sur mes épaules, tout en me griffant habilement la couenne. A croire qu’elle est plus louve qu’humaine.

- Vilaine fille…

Je lui retourne son compliment de tout à l’heure, tout en desserrant ma prise. Le dos de Merisha glisse sur le mur d’un gap suffisant pour que nous puissions enfin jouer aux Lego. Mon corps me hurle d’accélérer les mouvements, pourtant le geste se fait avec une langueur et une lenteur à la hauteur de notre envie. Une fois à la garde, nous respectons un bref répit avant que deux bêtes sauvages tentent de se chevaucher mutuellement. Le corps souple et sportif de ma partenaire nous permet toutes les excentricités. Le seul pari tient sur ma capacité à ne pas glisser sur le sol mouillé.

Spoiler:
 







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Merisha Gunder

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Mer 27 Sep - 11:14

Moules & coups de langues



Merisha avait cru que Willem allait protester, refuser d'être traité de la sorte sans protection. Mais il fallait croire que la polonaise avait réussi son numéro de charme et nulle plainte ne parvint à ses oreilles tandis que ses lèvres se glissaient le long de l'objet de son désir. On ne pouvait pas dire que Merisha était une fin connaisseuse de cet art suçatif. Elle avait cependant eu des partenaires de jeux de chambre et s'était plus d'une fois retrouvée dans cette position effrayante au premier abord. Mais la jeune femme s'était rendue compte du pouvoir que quelques coups de langue pouvaient avoir sur un homme et avait de plus en plus apprécier leur donner ce plaisir de soumission presque mutuelle.

Aussi ne protesta t'elle pas lorsque des mains solides se glissèrent dans ses cheveux et que Willem se cambrait pour mieux s'installer. Elle accéléra au contraire le mouvement, jouant de son souffle, sa langue et caressant certaines parties plus sensibles, pourtant bien trop souvent délaissées, de l'anatomie de l'homme. Cela eut son effet et au bout de quelques instants, une main la repoussait tandis que son amant lui demandait grâce. Une moue boudeuse et agacée apparut sur les traits de la jeune femme. Déjà ? Que se passerait il lorsque les choses sérieuses commenceraient ? Mais avant qu'elle n'ait pu faire valoir ses revendications, Merisha était soulevée par les hanches et traînait vers la salle de bain.

« łobuz ! » [ndla = Goujat]

Mais l'insulte n'était que politesse pour maintenir une illusion alors que la lumière s'allumait. Willem semblait traîner, hésiter. Ou être un sacré boulet ne sachant où la mettre. Merisha hésita même à l'aider mais pour ne pas froisser elle se contenta de pincer une fesse. Le choix de monsieur était donc la douche. Aux commandes plus compliquées que le coeur d'une adolescente. Grognant, la polonaise se fit doucher plus d'une fois avec différentes forces et température. Tour à tour grelottante puis la peau rougie, elle déchaîna sa frustration en écrasant tous les boutons de sa main.

«Gówno! Synowie suki! » [ndla = Merde ! Fils de chienne !]

Sa colère eut raison de la machine et ils tombèrent d'un commun accord sur le fait d'accepter d'être lavé plus vite qu'ils ne transpireraient. Cependant, Willem semblait encore perdu dans ses pensées au détriment de Merisha. Claquant sa langue contre son palais, elle se jeta à l'assaut des lèvres de son Willem jusqu'à ce qu'il soit rappelé à l'ordre. Enfin concentré sur la chose, il finit par passer à l'acte, déclenchant une vague de plaisir dans le bas ventre de la jeune femme cambrée pour mieux l'accueillir.

Griffant habilement son dos, elle accompagnait chaque coups de reins d'un petit gémissement avant de mordre plus ou moins sauvagement le cou ou l'oreille d'un Willem concentré dans sa tâche. Souple par sa profession, Merisha glissa ses jambes dans des positions saugrenues pour quelqu'un d'extérieur mais qui déclenchaient de nouvelles sensations des plus agréables pour eux deux. Sentant son homme s'éreinter à la tâche, la belle brune se laissa choir avant de pousser l'amant au sol. Avant qu'il eût son mot à dire, elle le chevauchait telle une amazone, la tête rejetée en arrière, une main pressant son sein droit, l'autre caressant le torse de Willem.

«Oh Tak, mały to dobrze! » [ndla = Oh oui petit loup comme ça c'est bon !]


[Je te laisse finir je vais tirer les dés What a Face]

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MessageSujet: Re: Moules & coups de langues [PV Willem] [CONTENU MATURE]   Jeu 5 Oct - 23:11

Sheperd
Willem

Gunder
Merisha

Moules et coups de langues
Elle me rend fou ! Quand ai-je oublié le diabolique pouvoir des femmes ? Je suis l’homme, un alpha qui plus est, je suis censé la chevaucher. Toutefois, n’est pas le cavalier celui qui croit l’être ! La salle de bain raisonne de nos râles bestiaux. La souplesse de ma partenaire pourrait m’inquiéter sur les degrés de liberté de ses articulations. Seulement, toute raison s’est envolée sous mon crane. Tout mon être est centré sur un mouvement basique constitué d’un unique degré de liberté. Entrer. Sortir. Y retourner encore et encore. Danse ancestrale, offrande à un dieu païen, activité tendancieuse, expression du bonheur primaire ou acte de procréation, je m’en moque comme de ma dernière paire de chaussettes trouées. Je me suis coupé de tout ce qui pourrait me distraire et me laisse encourager par le langage imagé de ma partenaire. Je ne pipe pas un mot de polonais, mais je doute qu’elle déclame de la poésie.

Comment je me retrouve plaqué au sol, reste encore un mystère polaque. Mais franchement pouvoir tâter du sein bien galbé me va parfaitement, laissant l’amazone s’occuper du rythme. Et c’est qu’il ne faut pas lui en compter.

L’explosion des sens nous fait réagir différemment. Merisha me plante son sourire Colgate dans l’épaule, alors que je lui renverse la tête en m’agrippant à sa chevelure. La jouissance me laisse dans un état proche du coma. Un pied qui me piétine allégrement le torse me tire un grognement. Je prends toute la place parait-il !

- Hey ! Doucement avec le matériel !

Je m’inquiète soudainement de la direction du peton polonais et me redresse avant qu’elle ne me brise réellement les noix. A son regard, je pige vite qu’elle ne bluff qu’à moitié. Je ne m’en colle pas moins sous le jet de la douche, monopolisant toute cette pluie bienfaitrice. Je finis par fuir de la cabine quand des mains aux ongles parfaitement manucurés menacent de m’émasculer si je ne libère pas la place et l'eau chaude. Cette fille est une sauvage ! Mais j’aime…

Alors que la belle disparait à ma vue, enveloppée d’un brouillard conséquent, j’essuie le miroir avec la main pour voir ma trogne. J’ai l’impression d’avoir la rubéole tellement j’ai des traces de suçons. Je ne parle pas de l’empreinte de ses dents sur mon épaule. J’attrape une serviette et me sèche en retournant dans la chambre, la peau à nouveau indemne de tout dommage. C’est tout de même pratique d’être un garou.

J’observe nos vêtements éparpillés çà et là. Du coin du pied je fais deux tas. Un tas fille et un tas mec. Je lance la serviette éponge vers une chaise et la rate. Flemme d’aller ramasser. Merisha met un temps fou sous la douche, je décide de me coller dans le plumard.

Bras croisés derrière la tête, je patiente. Bras croisés derrière la tête, je m’endors.

Spoiler:
 










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