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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Nuovo partner || Feat Alexandre   Jeu 17 Aoû - 22:44


Nuovo partner
Chad Wilder était arrivé comme cheveu dans la zuppa. L’architecte avait eu l’audace de s’attaquer à mes comptes bancaires. La méthode avait fonctionné, car il avait gagné toute mon attention. Seulement le jeune homme était drôlement futé, car au lieu de finir mort lesté au béton au fond du lac, il était devenu un partenaire d’affaire. La révision des plans d’agrandissement du Pink qu’il m’avait proposé était clairement un trait de génie, assurant une facilité pour le personnel dans un bar qui allait doubler de superficie.

Pour le service rendu, il devait aussi me trouver un endroit où installer mon tripot de jeu. C’était Arès qui initialement devait s’occuper de cela, mais avec sa récente paternité et le reste de nos affaires, mon second n’avait plus le temps pour la prospection d’un lieu adéquat. J’attendais donc un signe de Wilder qui prenait la relève.

(…)

Le permis de travaux a été accepté à la mairie, j’ai contacté dans la foulée les artisans pour commencer au plus tôt les travaux au Pink. Pour le moment cela ne gêne pas le fonctionnement du bar puisque tout se passe au sous-sol qui va accueillir une nouvelle scène, une mini piste de dance et un coin bar plus intimiste avec des fauteuils moelleux. Ainsi, le niveau actuel du bar restera plus classique avec la partie restauration et une autre à tendance pub.

Conrad, le dernier serveur que j’ai embauché n’est finalement pas resté et je sens également que le fratello d’Alec commence à se lasser de cette ambiance bruyante et usante à la longue. Le métier de serveur est difficile. D’autant que je tiens à un service impeccable. Si je soutiens mon personnel quand il est en difficulté, je lui demande un travail rigoureux. Mon entreprise croit plus vite que je ne recrute. Toutefois je refuse de bâcler mes embauches que ce soit pour le Pink Print que pour l'organizzazione. En attendant j’aide au service.

(...)

C’est le début d’après midi, tout est calme au Pink, je reste donc dans mon bureau. Ryan, le chef de ma squadra m’a rejoint en passant par la porte de service. Il vient me faire son rapport sur nos activités. Largo lui a fait passer les comptes du HCC, le hangar des combats clandestins. Depuis que nous filtrons rigoureusement les entrées, il y a moins de problèmes de bagarres hors du ring. Les chiffre sont bons, l’activité est rentable et commence même à nous donner des plus-values que je peux réinvestir comme dans la revente de marchandises hors des circuits légaux. C’est d’ailleurs ce dont Ryan veut m’entretenir. La guerre avec Victor Barns, mon concurrent et celui que j’ai détrôné à la tête du crime organisé de Beacon Hills connait un répit. Je ne souhaite pas l’écraser totalement, il faut toujours avoir un ennemi à frapper pour régulièrement prouver que l’on est le plus fort.

- Finn a trouvé le nouvel entrepôt d’une grosse firme d’import. L’endroit est bien sécurisé, mais il a trouvé des failles à exploiter.
- Une opération en one shot ?
- Oui car après notre passage, ils colmateront les brèches de leur système.
- La marchandise ?
- Du numérique, tablettes, téléphone et tous les accessoires qui vont avec.
- Les accessoires sont rentables et sicuro, contrairement aux appareils numériques qui ont des mouchards.
- Je sais Aless’, mais tu te fais plus de blé en vendant une tablette que des écouteurs.
- Mais le risque que la volaille remonte au revendeur n’est pas négligeable. Et forcément un jour tu as un gars qui parle. Il y a une solution.
- Laquelle Boss?
- On perd un peu de fric, mais on se met à l’abri si on revend par lot tous les apareils numériques à d’autres circuits de revente que le notre. Faut cibler des gros gangs sur la côte vers Sacramento. C’es assez éloigné de Beacon Hills.
- L’éloignement augmente le risque lors du transport.
- Tu es un as pour nous trouver des itinéraires qui vont bien.
- Et on se charge de la revente des accessoires ?
- Oui. Par contre va falloir cibler ce qui coûte un peu de blé et éviter les articles à 2 $ sur e-bay.


Nous passons une bonne heure à  monter l’équipe qui fera le casse. Il nous faut les plans de l’endroit. J’appellerai Wilder. L’entrepôt est loin de Beacon Hills, mais ce type est un bon fouineur. Puis ce n’est pas comme s’il pouvait me refuser quelque chose.

L’heure tourne, l’activité reprend côté bar, il faut que j’aille faire mon travail de patron de l’établissement le plus en vogue de la ville. Ryan me dit avoir quelque soucis avec des loyers mal payés sur les quelques immeubles que j’ai racheté pour une bouchée de pain. C’est Sam qui se colle à cette besogne. Il demande quelles sont nos limites pour récupérer le blé. Il y a un peu de tout dans le quartier qui est sous mon emprise. Nous agissons au cas par cas, suivant ce que les gens peuvent offrir ou pas. Je propose à Ryan d’en parler ce soir au HCC avec Sam.

(…)

Le temps était maussade et un peu frais. Le Pink a donc fermé un peu plus tôt que d’habitude. Les conditions météorologiques ont beaucoup d’influence sur mon activité. Mais c’est aussi bien, Jessie était heureuse de terminer plus tôt, et Kada’an de rejoindre son fougueux écossais. J’expédie la comptabilité et les bons de commandes avant de filer au HCC. Un mafieux n’est pas aux trente-cinq heures. Mes journées commencent vers huit heures trente, neuf heures du matin et ne se terminent pas avant deux heures voir trois heures du matin. Autant dire que mes nuits sont courtes, surtout si Jansinio reste dormir avec moi.

J’écrase mon mégot pour rallumer dans la foulée une nouvelle sigaretta. Je passe la porte du HCC qui est gardée par deux hommes. Avec les nouvelles règles, toute nouvelle personne qui souhaite entrer que ce soit pour parier ou combattre doit être parrainé par quelqu’un qui a déjà un droit d’entrée. Cela nous permet d’éliminer les gens instables. Toutefois, cela reste facile de se faire parrainer. Dès que je suis à l’intérieur, je suis assailli par la clameur des parieurs. Sur le ring Donovan affronte un type qui le bat systématiquement depuis plusieurs mois. Je me demande pourquoi celui que j’ai affronté ici lors de mon premier combat s’obstine autant. Mais en regardant le combat, je comprends. Donovan résiste enfin. Je m’assois dans les gradins pour regarder la persévérance de ce gars qui m’avait une fois mis une belle raclée. Je salue les gens autour de moi, demande des nouvelles du petit dernier, ou de la femme souffrante du gars à côté de moi.

Je suis rompu aux techniques de la Cosa Nostra. Cela demande une bonne mémoire, pourtant c’est incroyable comment les gens vous apprécient lorsque vous vous souvenez du prénom de leurs bambini ou du dernier rhume de leur épouse. Pour asseoir mon emprise sur l’univers sombre de la ville je dois inspirer peur et confiance en même temps. J’ai été à bonne école à Los Angeles.

Donovan finit par l’emporter au quatrième round. Il a l’arcade sourcilière totalement pétée, pourtant il est heureux. Content de prendre enfin sa revanche, car sa côte avait drastiquement chutée. Il va se faire un bon paquet de blé sur ce combat qu’il gagne inopinément.  A voir les mines des parieurs, peu avaient misé sur lui. Le regard de Donovan croise le mien. Je devine son attente, ma reconnaissance lui est importante. Je ne me fais donc pas prier et lui tends un pouce vers le haut en guise d’hommage. Ma reconnaissance est reprise par les parieurs, qui bons joueurs, reconnaissent la valeur de Donovan. Je les laisse à leur liesse, car je viens d’apercevoir Sam avec qui je dois discuter des moyens de rétorsion pour récolter les loyers.

(…)

Nous nous sommes installés au bar qui se trouve au fond du hangar. Nous y servons de l’alcool de contrebande. C’est un tort boyau infâme mais qui satisfait les types d’ici qui n’ont de toute manière pas de palais pour apprécier mieux. Quant à moi, j’ai ma bouteille personnelle de Grappa. J’en ai offert un verre à Sam qui me fait le décompte des loyers impayés et du profil de nos débiteurs.

- Celui-là tu le vire. Il n’aura jamais de quoi payer, et est incapable de nous servir de guetteur ou d’indic. Lui, tu cognes un peu, il a un travail, donc du blé.

Nous éclusons la liste lorsque Sam se redresse d’un bond.

- Cosa ?
- Le type sur le ring, à gauche, c’est le dénommé Collins. Il est en colloc avec une nana. La fille a payé sa part, mais pas lui. Cela arrive souvent. Cette fois la fille refuse de payer pour lui.
- Vedo.


Je souffle un long trait de fumée et regarde ce Collins aligner des gnons sur le ring. Le hangar est saturé d’odeur, pour que je devine la nature exact de Collins, mais vu le type que Largo lui fait affronter, c’est que c’est un surnaturel. Et qui dit surnaturel, dit potentiel non négligeable.

- Sam ? Amène-moi ce gus quand il a fini sur le ring.

Tout en surveillant d’un œil le combat de Collins, je vais parler à un type qui est venu s’accouder au comptoir. C’est un chef de bande à qui je refile souvent de la marchandise à revendre.

- Vous avez quelque chose pour moi Boss ?
- Des accessoires multi média. Tu peux revendre ça ?
- Oui sans soucis !
- Je te ferai signe si mon affaire se fait.
- Merci.


(…)

Collins a finalement gagné son combat. Il empoche donc une somme honorable vue que sa côte était basse. Largo m’ayant confirmé que c’était son premier combat chez nous. Il va pouvoir me régler son retard de paiement. Lorsque j’aperçois Sam lui mettre la main dessus, je lui montre le bureau de Largo à l’étage. Il y a certaines discussions que je préfère avoir en privé. Je prends mon verre de Grappa avec moi et grimpe l’escalier d’acier qui même au bureau qui surplombe le ring.

Quelques instants plus tard la porte s’ouvre sur Collins. Sam referme la porte dans son dos et va poser ses fesses sur un fauteuil défoncé dans un coin. Je ne dis rien, me contentant de tirer sur ma sigaretta.

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MessageSujet: Re: Nuovo partner || Feat Alexandre   Ven 18 Aoû - 15:03

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Un rapide coup d'oeil sur l'écran de l'ordinateur que j'ai emprunté à ma colocataire durant son absence m'indique que mon compte est clairement et définitivement à sec, chose que j'ai du mal à comprendre, je n'ai pourtant pas l'impression d'avoir été si dépensier que ça ce mois-ci … Enfin, si l'on excepte les sorties de plus en plus régulières dans les bars. Et la perte des économies pour remplacer la moto … A y réfléchir, il faudrait qu'un jour je me mette à faire les comptes en réalité. Je referme rageusement le portable, agacé et bien emmerdé car ce mois-ci, je ne peux même pas compter sur la générosité de la brune, visiblement énervée que je lui demande d'allonger le loyer pour le quatrième mois consécutif. Aurions nous vécus chez un propriétaire basique que cela n'aurait pas été un gros soucis, mais j'ai ouïe dire que l'endroit appartient à un type pas franchement recommandable et qui n'hésite pas à venir briser quelques os si on s'amuse à le léser trop souvent. En d'autres termes, il va vite falloir que je me renfloue, car même si je cicatrise plutôt vite, la douleur reste la même, et mon côté masochiste n'est pas franchement prononcé. Tapotant nerveusement sur le pc, je tire un peu plus sur mon bâton de nicotine comme si la fumée allait me donner une réponse toute faite. Mais pour une fois, pas de miracle, pas de bon samaritain, je vais devoir me bouger le cul pour me sortir de là. La solution, je l'ai en réalité, depuis un petit moment même. Ayant pratiqué la boxe durant des années pour m'aider à canaliser l'animal un peu trop belliqueux que j'étais alors, je me débrouille plutôt bien quand il s'agit de taper sur quelqu'un. Et les combats de rues ne sont pas si rares, il suffit de savoir où chercher. Fouillant brièvement l'annuaire de mon téléphone, je finis par tomber sur le nom recherché, délaissé depuis quelques semaines. Une tonalité à peine, et la voix grave, brisée par le tabac et l'alcool consommé sans modération, s'élève à l'autre bout.

-" Cole ? Qu'est-ce que tu me veux ?"
-" Sympa l'accueil vieux."
- "J'ai pas eu de tes nouvelles depuis un bail, tu dois encore être dans la merde, j'me trompe ?"
- "Dans le mille. J'ai besoin de me refaire, mais j'ai pas mis le pied dans le circuit depuis un moment, t'aurais pas un plan rentable ?"
- "Laisse moi réfléchir … Y'a quelques matchs en centre ville, passé minuit, mais rien de bien fou."
-" Du moment que ça fait rentrer de quoi payer le loyer, ça me va."
- "Sinon … J'ai un autre plan, mais tu risques plus gros. Et tu gagnes plus gros si tu t'en tire, évidemment."
- "Vas'y balance."
- "Pas au téléphone, ce soir, 22h, endroit habituel."


Je raccroche, et fixe le téléphone quelques secondes. Dans quel plan foireux il va encore m'attirer ? J'ai toujours tendance à me méfier de ce qu'il me propose sortant de l'ordinaire, toutefois, je ne peux pas franchement me permettre de faire la fine bouche cette fois-ci. La porte claque dans mon dos et je hausse un sourcil avant de jeter un coup d'oeil à l'horloge murale, n'attendant pas ma colloc' avant un moment. Silencieux comme une ombre, je n'esquissa pas le moindre mouvement pour ne pas attirer l'attention, dans l'optique de me retirer dans ma chambre avant qu'elle ne parvienne à capter ma présence. L'idée qu'elle pique encore une crise concernant le loyer ne m'enchante pas vraiment, autant s'évite rune scène si cela est possible. Dans ce genre de moment, je me dis que j'aurais probablement bien mieux fait de vivre avec un mec, au moins j'aurais pu lui en coller une, ce que le peu de galanterie dont je dispose m'interdit avec elle. Coup de chance, elle file dans sa chambre, me permettant au passage de faire de même. Ne reste qu'à patienter un peu pour rejoindre Phil et ses plans tordus.

Clope au bec, mains dans les poches et capuche sur la tête, je rejoins le troquet où il est censé m'attendre, les yeux légèrement dans le vague. Sans m'en expliquer parfaitement la raison, je suis extrêmement morose ces derniers temps, et l'idée d'une bonne baston parvient à peine à éveiller mon excitation. L'atmosphère suffocant de l'établissement me prend rapidement à la gorge lorsque j'en passe la porte, m'incitant à commander presque immédiatement de quoi me rafraîchir en jaugeant rapidement les lieux d'un coup d'oeil. Presque vide, faut dire ce n'était pas vraiment le meilleure endroit pour prendre une bière, celle qu'ils y servaient n'avait aucun goût et faisait plus penser à de la pisse quand de l'alcool. Mon comparse se pointe rapidement, sans me laisser le temps de finir mon semblant de breuvage, et m'interpelle d'une bonne claque sur l'épaule.

- "Content de te revoir, j'pensais pas que tu me rappellerais de sitôt !"
- "J'ai pris des vacances. Bon, du coup, c'est quoi ton plan ?"


Phillipe rigole, de ce rire gras et bruyant qui sonne tout sauf sincère et secoue la tête négativement. Court sur pattes, plutôt trapus, l'aspect typique d'un mec qui traîne dans des affaires louches avec cette capacité incroyable à parler pour ne rien dire, et baratiner pour toujours s'en sortir. Le genre de gars qui à la plus grande chance de finir avec une balle entre les deux yeux le jour où sa parole ne lui sera plus utile. Mais curieusement, il s'en sort plutôt bien malgré les quelques cicatrices marquant son visage bronzé. Il me signe de finir ma bière rapidement.

- "Pas ici. Je t'explique en route. Paye ton verre et suis moi."

Obéissant, je termine ma chope d'une traite, n'ayant pas le moindre risque de pouvoir finir ivre, et balance la maigre monnaie dont je dispose sur le comptoir sans trop me soucier de savoir si c'est suffisant, avant de finalement le suivre à l'extérieur. Si je m'attendais à ce qu'il se diriger vers l'extérieur de la ville, une moue suspicieuse s'installe sur mon visage lorsque je le vois se diriger un peu plus vers les coins mal famés de la cité. Pas que je craigne vraiment pour ma sécurité, la sienne ne m'importe aucunement, mais j'évite tout de même de fréquenter certain endroit, de peur d'y croiser du monde connu. Après dix bonnes minutes de marche silencieuse, nous voilà devant un hangar passablement défraîchi et habitant pourtant une certaine agitation en son sein. Je tends légèrement l'oreille avant d'esquisser un sourire satisfait.

- "Combats clandestins ?"
- "Mieux que ça ! C'est un genre de club privé mon vieux. Je connais un des types à l'intérieur, et l'accord d'un membre est suffisant pour que tu puisses rentrer."
- "Et si je comprends bien, c'est toi qui me fait rentrer du coup."
- "C'est ça. Mais j'te préviens gars, tu vas morfler beaucoup plus que dans la rue."
- "Parfait. C'est exactement ce qu'il me faut."


Après cinq minutes de discussions avec les gorilles à l'entrée, je passe la porte en compagnie de mon « parrain » pour la soirée, et pénètre dans un univers qui m'est assez familier depuis quelques temps. La sueur, le sang, la chaleur, les cris, et l'argent. Je ne me souviens plus trop comment j'ai fini par tomber là-dedans, mais plus le temps passe, plus il me sera probablement difficile d'en sortir si jamais l'envie m'en prend. Après quelques rapides explications, Phil m'indique les inscriptions pour les matchs alors que je l'écoute d'une oreille distraite. Il y a ici autre chose que je ne trouvais pas ailleurs. Une odeur familière et pourtant dérangeante. Je ne suis pas le seul hybride dans les lieux, loin de là. Etudiant l'endroit en attendant mon tour pour m'inscrire, j'avance mécaniquement jusqu'à pouvoir poser ma candidature. Il sait ce que je suis et me le fait habilement comprendre avant de me donner les quelques règles en cours pour participer. J'acquiesce mécaniquement et m'écarte après les dernières consignes, en profitant pour me défaire du sweet que je porte. La chaleur m'étouffe déjà et je n'en aurais pas besoin pour ce qui suivrait. Mais le jeu en vaut clairement la chandelle si je peux en croire les paris et les cotes.

Le combat tire en longueur alors que j'ai plus de mal à tenir le coup que ce que j'avais pu anticiper. Le type me faisant face est clairement d'un niveau supérieur au mien que je compense avec une force par vraiment normal pour un être humain lambda. J'arrive finalement à le mettre au sol et à l'y maintenir suffisamment longtemps pour m'accorder le victoire, et le beau paquet de pognon allant avec. En nage mais satisfait, je me redresse et m'allume une clope, toujours sur le ring, avant d'en sortir pour aller chercher la liasse de billet qui m'est dû. Bâton de nicotine aux lèvres, je m'apprête à récupérer ma veste lorsqu'un type inconnu m'aborde, flanqué d'un autre faisant probablement le double de largeur, et m'intime de le suivre. Conscient de ne pas avoir déroger aux règles imposées par l'endroit, je m'exécute tranquillement et ferme la marche, les mains dans les poches alors qu'il nous mène à l'étage surplombant la scène. Pas vraiment inquiété par la situation,  je me demande simplement combien de temps je vais rester ici, avide de pouvoir prendre un peu d'air frais.

La type s'efface devant une porte, m'incitant à rentrer dans la pièce et ferme la marche, m'empêchant toute retraite une fois à l'intérieur. J'observe rapidement les lieux d'un coup d'oeil, difficile de comprendre qu'il ne s'agit pas du bureau du videur. D'ailleurs le type qui me fixe de derrière sa table n'a rien d'un videur, mais plutôt de celui qui paye le dit-videur. Mon regard s'arrête momentanément sur l'homme m'ayant mené jusqu'ici, tranquillement installé dans un recoin, avant d'afficher une moue passablement blasée. Allons bon, je n'avais pourtant pas cherché d'emmerdes au grand manitou pour une fois. Un silence pesant nous entoure et je me décide finalement à prendre la parole en premier, peu enclin à y passer le reste de la nuit. Dégageant ma clope d'une main, je laisse l'autre dans la poche bien décidé à ne pas m'incliner devant qui que ce soit, fût-il dieu en personne.

- "Puis-je savoir ce que je fais ici exactement ? Je ne crois pas avoir bafoué une quelconque règle."




Dernière édition par Alexandre Collins le Lun 21 Aoû - 19:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nuovo partner || Feat Alexandre   Sam 19 Aoû - 15:14


Nuovo partner
La grappa dans mon verre a une douce couleur soleil, preuve de son vieillissement en fut de châtaignier. Je n’ai jamais mis les pieds sur l’ile qui a vu naître mes ancêtres, pourtant la Sicile exerce sur moi une sorte de fascination. Son volcan s’étale en grand sur un des murs de mon bureau au Pink et une bouteille de cet alcool local n’est jamais loin de moi. Je suis sicilien avant d’être américain. Toute ma vie est régie par les codes de la famiglia, ils sont mes racines et une base sur laquelle je construis ma vie. Et pour le moment, ma vie est à Beacon Hills où j’ai arrêté de jouer les seconds rôles depuis un moment en reprenant les rênes du crime organisé du secteur. Toutefois tous royaume est sujet aux attaques et cela n’est pas pour me déplaire, la vie serait bien ennuyeuse sans imprévus.

Collins, sigaretta calée au coin de ses lèvres analyse le bureau de Largo et fait ses premières déductions. Soit il a une très grande confiance en lui-même, soit il est d’une inconscience arrogante, car aucune crainte n’émane de lui. Généralement, même ceux qui n’ont rien à se reprocher n’arrivent pas à rester sereins lorsqu’on les met dans une telle situation. L’homme finit par demander la raison de sa présence ici. J’avale une gorgée de grappa puis repose doucement mon verre.

- En effet, la règle qui stipule qu’un loyer se paye chaque mois.

Ma réponse est directe et précise. L’homme semble surpris une fraction de seconde de la coïncidence purement fortuite de croiser son créancier. Seulement sa surprise est de courte durée. Son cœur n’a que vaguement sursauté. Ce type semble d’être un calme à toute épreuve. Pourtant je l’ai vu enchaîner des coups sur le ring. Il a ce genre de profil rare, d’homme qui n’use pas de gestes ou de paroles inutiles. Pas de fanfaronnade, ni de pose étudiée, Collins semble être en retrait comme un observateur.

- Il semble que tu te sois fait un joli paquet de blé ce soir. Largo va réévaluer ta côte. Ton prochain combat, si tu es toujours de la partie, sera moins juteux. Tu vas donner à Sam ce que tu dois. Estimes-toi heureux que je n’y ajoute pas des intérêts en pénalité de retard.

Je suis coupé par mon téléphone, je laisse donc Collins aux mains de Sam qui comme à son habitude est arrivé dans le dos du loup en mode furtif. Sam est le sniper de la squadra. La discrétion est une seconde peau pour lui et bien qu’il soit un simple humain, il est capable de leurrer un surnaturel.

(…)

Wilder m’a enfin rappelé. Il affirme ne pas pouvoir avoir les plans de l’entrepôt que nous visons pour notre prochain casse mais biaise à un rappel à l’ordre musclé de ma part par trois possibilités à aller voir pour mon business de tripot. J’insiste pour les plans de l’entrepôt, il me rappelle que ce n’est pas dans notre accord. L’architecte est âpre en affaire. Je vais devoir me débrouiller autrement. Je raccroche. Sam me fait un signe de tête positif. Il a récupéré l’oseille des loyers de Collins. Il doit lui rester à peine de quoi mangiare, mais ce n’est pas mon problème.

Je rallume une sigaretta et soufle un long trait de fumée. Le loup semble avoir la même addiction à la nicotina que moi. Bien que Sam lui ati raflé une bonne partie du pactole gagné lors de son combat, Collins n’est pas plus agité ou énervé qu’à son entrée. Il est certes déçu d’avoir été obligé de se délester de ses dollars, mais sans plus. Ce gars me plait, il a un sang froid bien utile dans le métier. Rares sont les gars parfaitement honnêtes qui viennent au HCC. L’homme a visiblement besoin de blé et moi de mecs qui savent garder la tête froide.

- Tu vas avoir de quoi payer le mois prochain ? Ou tu ne serais pas contre un travail correctement rémunéré ?

J’ai plein de choses à lui proposer entre rejoindre mon équipe d’hommes de main, combler le vide que Conrad à laissé au Pink comme serveur, ou encore ce fameux tripot pour lequel il va falloir trouver un gérant. Je ne connais pas ce gars, ni si je peux lui faire confiance. Mais cela se teste et s’éprouve sur le terrain.




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MessageSujet: Re: Nuovo partner || Feat Alexandre   Lun 21 Aoû - 19:57

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Difficile de ne pas comprendre d'instinct qu'il s'agit du grand manitou du lieu face à qui je me trouve actuellement. Tranquillement installé derrière un bureau somme toute imposant, un verre de je ne sais quoi à la main, je n'arrive pas précisément à en capter et encore moins reconnaître l'odeur, il me jauge tranquillement sans émettre le moindre son pouvant m'indiquer la raison de ma présence entre ces murs. Pour autant, je ne m'inquiète pas plus que cela, n'ayant pour une fois pas grand-chose à me reprocher, j'ai bien suivi à la lettre les restrictions du lieu, mon comparse m'ayant bien fait comprendre avant d'y mettre les pieds qu'au moindre écart un peu trop important, je risque de finir en pâté pour chien. Si t'en est que les chiens accepte de me manger … Je doute d'être bien comestibles pour d'autres canidés. Mais passons. Le type tiré à quatre épingles abandonne finalement son breuvage pour me répondre enfin, et le fait avec un ton si posé que c'en est presque déconcertant. Je fronce légèrement les sourcils tout en tirant sur la clope étant retourné entre mes lèvres, avant que la signification véritable de cette phrase ne parvienne à atteindre mon cerveau. Est-ce que je manquais à ce point de point de chance pour venir gagner du pognon dans un entrepôt précisément tenu par le type que je suis censé payer ? A croire que oui … Dans la genre situation qui pue, ça se pose là. J'abandonne mon attitude nonchalance pour lui porter davantage d'attention sans pour autant le laisser trop transparaître. J'attends également la suite en laissant la nicotine emplir mes poumons, car suite il y aura, à n'en pas douter.

Quelques secondes plus tard à peine, après un moment à observer, il reprend finalement sur une constatation sur mes gains plutôt généreux de la soirée et leur utilité compte tenu de la situation. Mécaniquement lorsqu'il aborde la question du pognon, la main dans ma poche se resserre sur la liasse de billets qui s'y trouve. Non pas que je sois spécialement avare, mais je dois avouer que ça m'emmerde un peu de devoir me délester sitôt d'autant d'argent, même si le retard de loyer était la raison première de ma présence ici. Son ton condescendant m'agace légèrement et je m'apprête à lui répondre concernant ces fameux intérêts dont il me dispense soit-disant, lorsqu'il est interrompu par son téléphone. Un soupir m'échappe alors que je détourne le regard pour mieux observer la pièce lorsqu'une présence bien trop proche m'interpelle, et m'incite à me retourner pour faire face au type m'ayant conduit dans le bureau. Comment ai-je pu ne pas le sentir ? L'espace d'un instant, j'en viens à me questionner sur mes capacités, ces dernières auraient-elles pris un coup dans l'aile sans que je m'en aperçoive ? Non, probablement pas, car j'ai bien réussi à sentir que le type avec qui je conversais – ou plutôt que j'écoutais parler – depuis mon arrivée n'était pas un homme lambda, mais plutôt quelqu'un de mon genre. Alors quoi ? J'abandonne mes réflexions rapidement lorsqu'il m'incite à régler ce que je dois du loyer, en rajoutant une couche sur l'absence d'intérêts exceptionnels. L'idée de lui en coller une pour me tirer et garder le pactole m'effleure bien l'esprit l'espace d'une seconde et je lui adresse un demi-sourire n'augurant rien de bon, pourtant, je sais rester raisonnable et fini par sortir la liasse pour en retirer la majeure partie et la lui refiler. Cigarette presque morte, je recule de deux pas pour être proche du bureau et écrase le mégot dans le cendrier que j'ai aperçu sans la moindre gêne. Vaut mieux ça que le sol, je doute que le grand chef prétende le contraire. Le problème ainsi réglé sans plus de débordements, j'observe la porte plusieurs fois, ne voyant plus de raisons à me retenir ici, mais le gars me retient encore, visiblement, le loyer n'est pas le sol problème. Je hausse les épaules, pas envie de faire d'histoires ce soir, étrangement, et me contente d'aller prendre place sur une chaise libre, les avants-bras appuyés sur les cuisses dans une posture d'attente.

La discussion téléphonique s'achève alors que je suis tranquillement en train d'étudier les détails du bureau face à moi, et je récupère l'attention du type dont j'ignore toujours jusqu'au nom. La seule chose que je sais réellement, c'est qu'il doit être plutôt bien placé dans l'organigramme du réseau illégal de Beacon Hills, car je ne l'avais encore jamais vu, et pourtant ce n'est pas le premier endroit peu recommandable que je fréquente. Le silence s'étend à nouveau alors qu'il se rallume une clope, comme pour faire durer un peu plus le suspens, et j'ai bien envie de m'en griller une autre aussi, ce dont je m'abstiens pourtant, désireux de ne pas perdre de vue une seconde ce gars qui ne m'inspire pas grand chose de bon pour le moment. Et pourtant, lorsqu'il reprend la parole, ce ne sont pas des menaces qui émanent de lui, mais une proposition des plus curieuses. Ce gars à qui je devais du fric, cherche à m'offrir un boulot … c'est le monde à l'envers ! Franchement surpris cette fois, je garde le silence avant d'afficher un demi-sourire passablement amusé par la situation.

"A dire vrai, si ça peut m'éviter de continuer à servir des burgers à des ados boutonneux, je ne suis pas contre. "

Il faut dire que je n'ai pas vraiment choisit le métier le plus rentable au monde, mais le peu d'études que j'ai réussi à faire n'offre aucun débouché dans une si petite ville, j'ai donc du improviser, et sans expérience, par grand-monde n'est pas à risquer une paye pour ma pomme. Néanmoins, il faudrait être stupide pour ne pas comprendre que l'emploi proposé n'est probablement pas des plus légaux. C'est pourquoi je reprend bien vite, à la fois piqué par la curiosité de cette opportunité tombée du ciel et soucieux de savoir ce que ça signifie exactement.

"Après, ça dépend de quoi il s'agit exactement … Je n'ai pas beaucoup de restrictions, mais si c'est pour aller tabasser des mères de familles ou des petits vieux pour quelques dollars, je ne suis clairement pas le type qu'il te faut. Je ne suis pas un fervent défenseur de la loi, loin de là, mais j'ai quelques principes inébranlables. "

Je ne me fais pas vraiment d'illusions, mon profil n'intéresse en général que pour ce genre de basse besogne, et ce n'est pas la première fois qu'on me propose du taff dans cet univers, mais j'ai toujours renoncé en découvrant en quoi il consistait exactement. Je suis sûrement un enfoiré, mais par principe, je ne m'en prends que rarement aux autres, et soit ils le méritent, soit ils sont consentants, quand ce n'est pas les deux pour certains. N'ayant jamais trop supporté l'autorité, j'ai pour habitude de tutoyer dès que l'on fait de même à mon égard, pourtant je crois que j'aurais mieux fait de me mordre la langue cette fois-ci au lieu de trop parler, car plus je laisse mes sens découvrir peu à peu les alentours, plus je constate que ce type est loin d'être seul, et que je suis peut-être en train de me fourrer dans de sales draps. Si l'on ajoute à cela l'assurance inébranlable dont il fait preuve, ça pue vraiment pour mon postérieur de loup.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Nuovo partner || Feat Alexandre   Mar 22 Aoû - 16:58


Nuovo partner

J’analyse les réactions de Collins. Le comportement d’un homme à une situation donnée offre un bel aperçu de sa personnalité à qui sait remarquer les infimes tressaillements ou décoder les postures. Sam, sans y avoir l’air vu qu’il regarde les mouches voler, fait de même. Il jauge celui qu’il pourrait avoir à couvrir lors de nos opérations. Il sait bien que je n’offre pas aisément un job dans mon organisation et doit se demander ce que je trouve à Collins. Tous les gars qui roulent pour moi sont triés sur le volet. Collins pourrait me servir d’informateur, ou de facteur, mais j’ai l’intuition que cela serait gâcher son potentiel.

J’apprends qu’il vend des burgers dans un des fast-foods de la ville. Un lavoro qui sent bon l’huile de friture et l’ennui. Sans grande surprise, il se dit prêt à changer de gagne-pain. Toutefois son élan de spontanéité est rapidement freiné par son instinct. Monsieur aurait des principes. A la bonne heure. Je prends un air blasé lorsqu’il évoque de tabasser des madre ou des vecchio. Mais c’est qu’il me prendrait pour un vulgaire chef de gang !

Je recrache ma fumée d’un air menaçant. On ne confond pas un loup avec un rocket de quartier ! Peu à peu, le bureau de Largo commence à ressembler à San Francisco par temps de brouillard. Deux fumeurs dans cette pièce pas très vaste contribuent rapidement à diminuer la visibilité. Sam se permet d’ouvrir une fenêtre. L’air neuf vient brasser la fumée, créant un ballet de volutes bleutées que je suis du regard. Je prends mon temps, non pas pour coller la pression au loup, mais afin de me faire une opinion de lui la plus factuelle possible. J’ai noté son bref tutoiement qui dénote un caractère affirmé. Tous dans la squadra me vouvoient malgré le temps passé à bosser pour moi, partageant le bruit des balles qui sifflent à nos oreilles. Si jamais, je n’abandonnerai un de mes gars à terre, la hiérarchie de la famiglia est immuable. Il y a un ordre établi, une hiérarchie qui n’est pas là pour rien. Notre « profession » est dangereuse et hautement mortelle, suffisamment pour que la discipline y règne comme dans un escadron de l’armée. Le fondement de la Cosa Nostra est le code d’honneur, où la loyauté est au cœur de toutes les règles.

Ce que je dois déterminer est si Collins peut se plier à nos lois. Elles ne sont pas là pour contraindre, mais pour la pérennité de l’organizzazione. Je ne peux cependant pas lui en vouloir, car il n’a visiblement pas tout à fait compris où il vient de fourrer les pieds. Il a posé ses natiche sur un siège attendant avec calme la suite, ce qui me prouve qu’il sait quand écouter et quand parler.

- Mon organizzazione a plus d’envergure que d’aller ennuyer les madre chez elles. Et bien au contraire, la famiglia est sacrée à mes yeux.

Ce que je tais, c’est qu’une fois que l’on en fait partie, il est impossible d’en partir, pas en vie en tout cas. Mais pas besoin d’entrer dans ce genre de « détails » si je souhaite pouvoir appâter ce gars donc les réactions me plaisent de plus en plus. Mon expérience du milieu m’a enseigné que si on recrute un gars plus ou moins contre sa volonté, il est nécessaire d’avoir un bon moyen de pression pour qu’il file droit. Or Collins vit en collocation avec une donna qui n’est pas la sienne. Cela sous-entend qu’il n’a ni famille, ni copine régulière à proximité de Beacon Hills qui pourraient servir de moyen de pression. De plus si son potentiel s’avère être à la hauteur de mes espérances, il sera indispensable qu’il bosse pour moi de son plein gré, et non contraint. Condition indispensable pour lui donner des responsabilités ou la main sur les recettes du tripot par exemple. Mais pour l’heure il est bien trop tôt pour lui confier quoi que ce soit d’illégal. Ce n’est pas en cinq minutes que je peux m’assurer de la loyauté d’un gars. Je vais donc user de la bonne vieille méthode de la Cosa Nostra et le rendre redevable.

- Ton profil m’intéresse amico.

Je laisse planer le suspense sur quelle part de lui je parle. De sa capacité à cogner ou celle à servir des burgers. Collins reste attentif, en bon oméga qu’il est à l’évidence, il est de nature indépendante. Pourtant ce n’est pas forcément un mal. Dans une équipe il faut des suiveurs, des bons toutous qui obéissent sans discuter, mais aussi d’autres qui savent prendre des initiatives et risquer de déplaire au Boss. Cela demande une certaine indépendance d’esprit et une bonne dose de courage. Il me semble percevoir chez ce loup un mélange de salopard et de bon gars. Il a dû avoir sa dose de noirceur pour être si désabusé. Personne n’atterrit dans le milieu sans avoir été auparavant malmené par la vie.

- Je possède un bar, tout ce qui a de plus légal. Un de mes serveurs m’a lâché. Le job est fatigant et te prendra toutes tes soirées. Par contre rien à voir avec ton fast-food, c’est un établissement qui se veut orienté vers le haut de gamme sans non plus tomber dans les travers des établissements chicosses. Comme il également orienté gay-friendly et que certains soirs nous y avons des spectacles un peu osés, tu n’y croiseras pas tes ados boutonneux. Le salaire est à l’image de l’établissement.

Collins me demande des précisions comme le nom du bar que je gère, ou bien mon propre pseudonyme. J’aime son côté pragmatique et posé. Il va à l’essentiel, une sobriété qui le valorise à mes yeux.

- C’est le Pink Print qui se trouve au centre-ville et je m’appelle Alessandro Amaro.

Je reprends une autre sigaretta et lui lance mon paquet. Sa tige de nicotine calée entre ses lèvres s’est éteinte.

- Suivant l’opinion que je me fais de toi, il se pourra que j’aie un autre job à te proposer. Encore mieux rémunéré, néanmoins il faudra faire tes preuves. Et toujours pas de madre ni de vecchio à frapper.

Je fais un signe à Sam qu’il peut partir et de là lever un peu la pression sur Collins. Fouillant le bureau de Largo je déniche un autre verre que je remplis d’une dose de Grappa, pour le pousser vers mon « invité ». Je précise que bosser au Pink se fait avec un contrat en bonne et due forme. Mon bar a une gestion irréprochable. C’est une des astuces de la mafia, avoir une activité légale et visible. C’est pour ça que les grands parrains de la pègre peuvent vivre libres au grand jour. Sauf lorsqu’ils font une erreur qui permet de les impliquer sur une sale affaire.

- Ton verdict ?


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