AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 History [ ft team Beast and Elias]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Stiles Stilinski

avatar

Messages : 433
Réputation : 45
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: History [ ft team Beast and Elias]   Dim 10 Sep - 17:06

History





Suite de :
 
Je lève les yeux vers l’enseigne aux dorures passées par le temps. Je suis à la fois angoissé à l’idée de me pointer chez un Argent entouré de trois surnaturels — je me suis bien gardé de leur révéler son nom— et en même temps je suis carrément rassuré d’y être avec trois forces de la nature. Non parce que, pour être tout à fait honnête, ce type me fout les pétoches. Peut-être pas autant que Gérard qui n’a pas eu de scrupule à me tabasser, mais quand même. Question « flippe-humain-car-je-souris-mais-je-te-bouloterai-bien », il en tient une couche l’antiquaire. ‘Fin, il mange pas les humains mais…enfin je crois pas….

C’est donc le trouillomètre prêt à péter le max que je pousse la porte et déclenche la cloche. Oui, il est ouvert…non je pense que ce type ne dort pas. Moi, je suis sûr que c’est un vampire ! C’est obligé. Il est tout pâle. Il a les ténèbres dans ses yeux. Il a une voix, on pourrait croire Dracula. Et il fait froid dans le dos. Je suis sûr qu’il n’a pas de reflet !! Mais bon, on a besoin d’informations.

Il arrive de l’arrière-boutique avec cet air impudent et…flippant de croque-mitaine. Sa voix à la fois sifflante et nasillarde me questionne sur ma venue dans sa boutique à une telle heure. D’un regard, j’intime à Jordan de taire son côté flic et de me laisser parler. Nous devons éloigner l’attention de l’antiquaire de mes trois compères.

« Vous connaissez ma curiosité Monsieur Elias… Je me souviens d’un exposé qu’Allison a fait quand nous étions en cours, un exposé qui parlait de la Bête du Gévaudan, une vieille légende Française. Et…

Elias est un homme rusé. Il comprend bien vite, même s’il ne nous fait comprendre qu’il sait pourquoi nous sommes là qu’à demi-mots. Du moins, moi, je l’entends. Adrian aussi surement. Jordan est peut-être un peu trop occupé à chercher quelle affaire la boutique cache en réalité et Liam ne sait plus où donner de la tête face à tous ces objets.

«  Je me demandais si vous pouviez m’en dire plus ? Je sais qu’il est tard, mais je suis vite obnubilé lorsque je me pose des questions et je sais que nous serons plus tranquilles à cette heure-ci pour discuter de ce type de sujet.

Je joue avec la plaque de comptoir où est écrit le nom d’Elias pour m’assurer qu’aucun de mes collègues d’enquête n’aperçoive le nom de l’homme. Ce serait nous entourer de poudre à canon. Cela semble bien naturel avec ma façon d’être donc cela ne surprend personne.

© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mr. Argent

avatar

Humeur : Mesquine
Messages : 137
Réputation : 11
Date d'inscription : 27/12/2014
Localisation : Derrière le comptoir de ma boutique.

MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Lun 2 Oct - 9:38



Chapitre I

La Servante du Gévaudan





Un silence pesant régnait dans le quartier. La nuit était dense, tant que les spots des réverbères semblaient vaciller sous le joug de l'obscurité. De funestes rumeurs enjoignaient le commun à garder portes et fenêtres closes. Toutefois, un halo de lumière demeurait visible au carrefour. Il était un commerce qu'on aurait pu croire s'éveiller aux jours les plus sombres. Sur la porte un panneau indiquait « Fermé », mais pour quiconque se risquerait à tourner la poignet, la porte s'ouvrirait sans effort, prête a accueillir inconscients et désespérés.

J'étais occupé dans l'atelier à restaurer un bicycle que les langues médisantes prétendraient avoir été dérobé à un enfant du quartier. Il y avait dans le mouvement des rayons qui s'animaient d'une légère pression de la main quelque chose d'hypnotique qui avait le pouvoir d'imposer à la raison un rythme propice aux rêveries et à la réflexion. La compagnie des articles à l'allure endormis et les trottements de l'horloge ajoutaient à l'atmosphère méditative des lieux, loin des insécurités du dehors.

Il s'était établie comme une loi naturelle concernant la boutique, c'était que les personnes qui passaient le seuil étaient des âmes perdues, des âmes désespérées, ou bien en colère. Avec l'ombre contre-nature qui rôdait dans la ville et causait grand bruit à chacune de ses apparitions, je pouvais prédire avec exactitude que quelqu'un de la seconde catégorie ne tarderait pas à bientôt se manifester...

Le mécanisme était réparé. J'eus la satisfaction d'un travail bien fait ; la valse sans déraillement devant mes yeux en était la récompense, et je songeai à une infusion bien méritée lorsque la clochette à l'entrée tintinnabula. J'esquissai un fin sourire en songeant que le timing était à ceci près presque parfait.

La lueur tamisé des lampes détourait quatre silhouettes que la prudence ou la sobriété des lieux invitaient aux chuchotements. J'observais au travers du rideaux nos aventureux se fondre dans le bazar lorsqu'ils devenaient contemplatifs. Il y avait tant à voir, tant à déceler parmi les innombrables breloques et trésors entreposés des murs au plafond. C'était un monde à part où l'insolite côtoyait le banal, le chandelier faisait messe basse avec le pendule sous la surveillance de la vaisselle. Par soucis de commerçant et d'avantage par vigilance personnelle, je décelais froidement ceux qui ne résisteraient pas à la tentation de toucher aux objets qui encombraient chaque recoin de ceux qui n'oseraient battre un cil de crainte de se faire foudroyer. Je reconnaissais le fils du shérif, son adjoint, ainsi que l'adolescent qui les accompagnait, seul le quatrième aurait pu faire figure d'original au sein de la troupe aux personnalités bien assimilés à nos collines.

Un masque de démon honni troubla le fils du shérif qui se faisait un devoir de garder un œil sur le lycéen impressionnable et farfouilleur et l'homme importuné par les plumes d'un attrape-rêve suspendu bas parmi d'autres pendentifs, mobiles et fantoches. Le deputy était séduit par ce que lui évoquait la maquette d'un trois mats embouteillé, mais qui s'effaça au profit d'un totem qui trainait en arrière plan. La statuette amérindienne aux ailes déployées avait été brisée en deux dans un malencontreux accident. Une petite réminiscence du passé comme la boutique en était pleine, à l’instar d'hypothétiques futurs et d'insondables présents.

Je fis sciemment claquer ma canne sur le sol pour manifester ma présence et émerger de l'ombre de l'anti-chambre d'une démarche irrégulière.

Stilinski, pris-je soin de rouler chaque syllabes du patronyme contre ma dentition à l'incisive doré, un sourire amusé aux lèvres. Vous ais-je jamais dit à vous ou votre père combien la consonance de ce nom sonnait agréablement à mes oreilles. Il m'a toujours inspiré quelqu'un... de terriblement malin.

— Vous connaissez ma curiosité Monsieur Elias…

— Qui ne la connait pas, répliquè-je.

— Je me souviens d’un exposé qu’Allison a fait quand nous étions en cours, un exposé qui parlait de la Bête du Gévaudan, une vieille légende Française. Et…

J'approchai du jeune homme avec un agrément prémédité.  

— Et?

— Je me demandais si vous pouviez m’en dire plus ? Je sais qu’il est tard, mais je suis vite obnubilé lorsque je me pose des questions et je sais que nous serons plus tranquilles à cette heure-ci pour discuter de ce type de sujet.

— Bien sûr...

Je glissais un regard lent et scrutateur sur la troupe qui accompagnait le fureteur sans me départir d'un rictus incrédule. Quoi de plus naturel de débarquer en réunion au beau milieux de la nuit pour satisfaire une insatiable curiosité. Parce que je n'étais pas assez sûr et que la situation nous y enjoignait tous, j'acceptai volontiers de répondre à leur requête et de me plier au petit jeu des apparences. Il en allait de la sauvegarde de cette ville.

Ainsi c'est au conteur que l'on faisait appel. J'étais disposé à partager avec eux mes connaissances. Mais j'étais un conteur exigent, et j'attendais de mon auditoire qu'il m'honore de quelques répliques de circonstances. Une juste contrepartie alors que j'allais donner de la voix pour les quarts d'heures à venir. Je leur faisais également confiance pour apporter leur propres lumières et poser les questions qui seyaient à l'occasion. Que les plus effacés se rassurent, je me chargeais de les rappeler comme il se doit à notre mémoire.

Bien. Que s'ouvrent les pages du premier chapitre de notre histoire.

La Bête du Gévaudan... prononçais-je dans un français impeccable, le ton pensif. On parle d'un loup géant à la fourrure rouge, d'un animal exotique... Un monstre dont le seul but était de tuer. Pas pour la nourriture. Pas pour la vengeance. Pour aucune autre raison que le désir de mettre fin à toute vie qui croise son chemin.

Je tirais un livre d'une pile d'ouvrages parmi lesquels figurait à demi cachée l’œuvre d'un monsieur TR McCammon.

— D'après la légende, une talentueuse chasseresse fit face à la Bête armée seulement d'un outil à la pointe d'acier. Elle est connue dans l'Histoire sous le nom de la Servante de Gévaudan. Mais son véritable nom est Marie-Jeanne.

J'étalai le volume à leurs vues sur le comptoir pour leurs montrer la photographie d'une sculpture célèbre en sa région érigée en mémoire du combat héroïque de Marie-Jeanne Valet contre le loup.  


Afin de retenir les pages je déposai en guise de presse papier une petite boule de verre dans laquelle reposait un village et de petits flocons cristallins agités par le mouvement. J'effleurai de la main le support ouvragée composé de lys royaux. Mon regard fouilla par delà l'objet et j'entrepris d'emporter dans mon voyage mon public attentif, comme mon grand-père, et son père avant lui avaient eux-mêmes voyagés aux grès des mots qui ne souffrent pas le temps et se transmettaient rigoureusement dans notre famille.

J'entrainai mon auditoire dans une France d'autrefois. Je décrivis un petit village entouré de montagnes et de forêts parées de leur manteau blanc d'hiver, et nous approchai d'une taverne d'où exaltait la chaleur humaine et la gouaille d'un autre temps, les odeurs de vin et de ripaille, et sur une poutre, la représentation grossière d'un loup, une Malebête à rechercher et à éliminer dessinée sur un parchemin qu'une flèche vint épingler contre le bois. Marie-Jeanne baissait son arbalète avec la mutinerie d'une enfant et la noblesse qui seyait à son talent. Mais à la table voisine, les conversations allaient bon train et ternissaient l'atmosphère d'un climat de crainte et de révolte. Je pris alors la paroles de nos protagonistes terrer dans le silence depuis des siècles et à jamais.

— Les enfants n'étaient pas épargnés. Déchiquetés, membres par membres, il ne restait pas assez de certains d'entre eux pour faire un enterrement correct. Chaque nouveau rapport était contradictoire avec le précèdent, certains disaient que c'était en parti hyène, en parti loup, que ça avait une fourrure rouge, noire, des sabots fendus, une bande sur le dos. On savait qu'il tuait la nuit, visant la tête et le cou, et qu'il ne s'arrêterait pas, désignè-je la nuque frêle de l'un des adolescents dans un geste équivoque de la main imitant une mâchoire, un crochet. Car là où le loup trouve un agneau...

— Il en cherche d'autres. Poursuivit l'adjoint Parrish avec dans les prunelles une étincelle qui, je crois, m'était adressée. L'élan protecteur de l'homme pour les enfants impressionnables me décocha un rictus.

— Et pourtant, il ne mangeait jamais ses victimes. Il tuait pour le plaisir. Mais aucun animal ne tue pour le plaisir. Ce n'était pas un animal.

Mais une créature démente aux instincts incontrôlables. Car il aurait été révoltant de convenir du contraire, je guettais la manifestation d'un quelconque accord chez le plus jeune garçon et le germanique avant de me perdre à nouveau dans le lointain en reprenant une marche lente.

— La rumeur courait que le roi enverrait peut-être un contingent de ses propres chasseurs. Mais en attendant, la Bête sévissait. Ils avaient besoin de volontaires pour une partie de chasse. Et surtout, quelqu'un pour les mener.

— Marie-Jeanne.

Un sourire m'apparut en constatant l'attention de Stilinski.  

— Les villageois élurent Marie-Jeanne Valet pour mener la chasse. Elle doutait de ses capacités, et elle doutait aussi du surnaturel. Mais les agissements de ce que l'on nommait la Bête l'aidèrent à prendre sa décision lorsqu'on ramena la nouvelle dépouille d'un enfant. Le groupe partirait dès l'aube.

La sentence de l'aïeule trouva un écho dans le claquement de canne sur le plancher.

— Mais ils n'avaient pas affaire à un animal ordinaire.

J'accompagnais mon récit des tics et des tacs de ma béquille, trainant ma patte folle d'un bout à l'autre de la boutique. La petite troupe réunie aux cœurs du bazars me suivait tels les tournesols qui suivent de la tête l'astre lumière, les pieds ancrés en terre. Sur mon passage, je fis tourner un globe terrestre.

— Notre histoire nous vient de France mais c'est en Amérique du Nord, sur le territoire français, que tout a commencé.

En fermant les yeux, je pouvais entendre la pluie couvrir le tir des canons et apercevoir au loin la lueur rougeoyante d'un bastion en flammes, et au devant de la scène, courant dans les flaques et la fange, chutant tête bêche, puis se redressant grâce à son fidèle camarade, deux soldats qui fuyaient sous l’œil rond et bleu de l'astre de nuit.

Ma chère Marie-Jeanne,

J'aimerais avoir de meilleurs nouvelles. Mais même avec le soutiens de nos alliés les Indiens, nous sommes en train de perdre la guerre contre les anglais. Nous avons entendus que Montréal est tombée. Marcel et moi avons tous deux souffert de blessures. La seule chose qui nous maintient en vie et l'espoir de rentrer chez nous, et de te voir ma sœur.

Votre frère aimant,
Sébastien

— Cette lettre c'était retrouvée entre les mains de Marie-Jeanne avant que son frère ne lui revienne. Mais ce qu'elle ne mentionnait guère, c'était le carnage auquel avaient échappés les deux soldats français.

Ils pensaient avoir trouvés refuge dans une petite baraque le temps de se remettre de leurs blessures, mais la pauvre âme qui avaient trouvée les deux étrangers sous son toit les averties. Mieux valait ne pas rester ici, car il y avait quelque chose dehors, autre que les soldats anglais. Une créature de la nuit. Et tandis que l'ennemi, fusil au point, encerclait silencieusement les lieux pensant avoir pris au piège les deux fugitifs... c'est eux qui se retrouvèrent les proies d'une bête sans merci.

— Un bataillon anglais entier fut décimé sous les coups de griffes du Loup-Démon.

— Pourquoi ils ne lui ont pas dit? S'enquit l'un de mes invités.

— Oh mais ils lui ont raconté tous ce qu'ils ont vu durant la guerre. Mais Marie-Jeanne était sceptique. Pour elle Sébastien était superstitieux, mais il n'avait pas besoin de croire en quelque chose qu'il avait vu de ses propres yeux. Marie-Jeanne pensais tout savoir de la faune et de la chasse. Elle avait traversée chaque centimètres de ces bois et chassée chaque créatures sous le soleil. Mais pas sous la lune, soulignè-je d'un hochement du doigt. Son frère fut formel. Elle allait avoir besoin de plus que de l'acier pour arrêter la Bête.

Car, c'était une évidence. On n'arrêtaient pas des métamorphes avec des armes ordinaires...

J'émis un clappement de langue lorsque je surpris le plus indiscipliné de l'auditoire sur le point de poser ses doigts sur une raquette de lacrosse rangées avec diverses autres perches et bâtons, et le sommai de revenir parmi nous. L'objet était légèrement ceint en son centre qu'il en paraissait cassé.

Je me souvenais de l'adolescent. Il était venu à la boutique un jour accompagné d'un jeune homme. Mason je crois, mais j'avais le souvenir non d'un jeune homme de couleur mais d'un roux largement bâtis et au patronyme à forte consonance irlandaise. Ils étaient venus me réclamer un ouvrage de médecine que le plus vieux m'avait commandé. Le turbulent enfin à l'écoute, je repris notre histoire.

— Ils ont cherchés de l'aube au crépuscule, espérant trouver la Bête où elle dormait. Mais ils savaient qu'ils ne la trouveraient qu'à la nuit tombée. Il était juste après minuit, quand la première torche s'est éteinte, poursuivis-je en masquant une lampe par mon passage.

Ailleurs, en d'autres temps, la forêt vendue aux ténèbres nocturne frémissait des cris et des hurlements des chasseurs. On n'avait qu'un nom aux lèvres lorsque le coup fatal menaçait, le nom de la Vierge qui poursuivait sans relâche un démon sans nulle autre pareille. Marie-Jeanne! Marie-Jeanne!

— Mais les voix étaient soufflées les unes après les autres à l’instar des torches, la Bête comme les légendes le rapportent, semblaient être à plusieurs endroit à la fois.

Car la Bête était ténèbre, et les ténèbres entouraient la chasseresse. Mais elle était brave et agile, et elle blessa la créature. Et la créature le lui rendit.

— Blessée et seulement armée d'un poignard, la Bête lui apparue. Ses yeux étaient aussi glacés que la lune hivernale. Elle ne dut compter que sur l'intervention d'un érudit pour s'en sortir.

Et d'une gerbe de sorbier qu'il lança entre eux et qui fit fuir la créature.

Ça, c'était pas un loup!
Bien sur que non, idiote. C'était un loup-garou.


— Henri emmena Marie-Jeanne chez lui, dans un lieux protégé par des arbres de sorbiers.

Confinés entre les quatre murs de la boutique, chacun pouvait se fondre dans la peau de notre héroïne et imaginer sa curiosité dévorante à l'égard de la petite chaume débordantes de denrées toutes plus étranges les unes que les autres. Pendant que le jeune homme s'occupait de panser sa jambe entaillées, elle lui témoignait son intérêt pour les divers pots et onguents qui recouvrait la table et les étagères. Sorbier, gui, et combien d'autres... étrangetés...

— Monsieur Dunbar... Reposez ce pot à sa place. Immédiatement.

Je retenais en mon for un soupire d'agacement et tapotais sur le pommeau de la canne sans détourner le regard d'un point invisible droit devant moi. Je n'avais pas des yeux derrière la tête, mais un flair sans pareille pour les malins qui pensaient pouvoir toucher impunément aux trésors de cette boutique. L'objet retrouva sa place aussi promptement que le jeune homme s'en retourna se faire oublier derrière son compagnon de meute, l'agent de l'ordre et le professeur. Bien. Où en étais-je...

— Marie-Jeanne était curieuse et se demandait pourquoi il avait tout cela, ramassè-je la petite anse que le garçon avait dérangé. « Pour se protéger », lui répondit-il. Henri avait passé la moitié de sa vie à rassembler les outils et les compétences pour survivre à un loup-garou.

Et ces paroles avaient pour moi une résonance toute particulière. J'ouvris une armoire y déposer la anse, et en refermai doucement la porte d'où l'on pu apercevoir sur les différentes étagères l'éclat de petites fioles, de pierres et de bourses de cuir au contenu floral, en témoignaient les pétales tombées autour. Un avertissement à peine voilé.

— Jugeant sa pugnacité, l'homme proposa de lui enseigner si elle voulait savoir. Mais...

Je posai un pied après l'autre de chaque côté de ma canne et leur fis face à tous, le regard glissant sur chacun d'entre eux, une ombre insondable derrière les prunelles.

—  Marie-Jeanne ne voulait pas survivre à un loup-garou.

Les lumières diffuses des lampes creusaient la profondeur de mes orbites et accentuaient la parenthèse d'un sourire fielleux, et j'articulai, chaque mots.

—  Non. Elle voulait en tuer un.




     Mr. Argent      



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stiles Stilinski

avatar

Messages : 433
Réputation : 45
Date d'inscription : 17/11/2014

MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Mar 3 Oct - 0:01

History





Par moment, je me demande vraiment ce qu’il me passe par la tête. Je veux dire, c’est vrai quoi. Habituellement, je change carrément de trottoir dès que je suis obligé de passer par là, et je précise « obligé », parce que croyez-moi, si je peux faire autrement, je fais autrement, et même si ça veut dire faire un méga détour ! Nan mais sans déconner, vous avez-vous la devanture du machin ? On dirait qu’en ouvrant la porte on va se retrouver à Narnia, ou plutôt à Fillory, parce que Narnia c’est le royaume des Bisounours. Fillory, c’est carrément plus dans le thème de papy Argent. Et oui, quand j’ai regardé la série, je me suis très sérieusement demandé si ce n’était lui « la Bête »… Alors, okay, il n’est pas aussi creepy que Gérard, enfin si, mais pas pareil quand même. Gérard, il veut tous nous buter. Ca a le mérite d’être clair…et relativement radical. Elias, bah en fait, je sais pas trop mais ce qui est sûr, c’est qu’il nous veut pas du bien. Donc clairement, je fais tout, genre absolument TOUT pour l’éviter. Et pourtant, là, c’est moi qui vais bien sagement me jeter dans la gueule du chasseur, en guise de cacahuète, accompagné, d’un amuse-bouche, d’un plat et même du dessert. Voyez si je suis aimable. J’espère juste qu’il n’a pas faim…

Sueur froide. Tu sais ce que c’est ? Bah c’est ce que j’ai là, maintenant, alors que la voix d’Argent s’étire dans sa boutique. Honnêtement, si ce n’était pas lui qui tenait la boutique, je passerais ma vie ici. Hey, je jurerais avoir vu le chandelier me faire un clin d’œil ! Et la pendule le frapper ? Oh my….ça y est…je divague. Un pas dans cette bicoque aux milles merveilles amères et je deviens fou. J’ai du mal à détacher mon regard du masque d’Oni qu’il garde bien en évidence. J’ai du mal à trouver mes mots. La plaie laissée par le passage du Nogitsune s’est rouverte bien trop récemment. Entre la mort de Donovan, les allusions de Théo, et surtout ce que j’ai découvert sur la mort de ma mère…j’ai l’impression que le renard joue encore avec mon ombre.

Et je crois que je ne suis pas le seul à être troublé. À se demander s’il nous attendait et s’il n’a pas modelé sa boutique pour nous perturber…Mais nous devons faire fi de ces douloureux souvenirs, nous sommes là dans un but précis.

— Stilinski, Vous ais-je jamais dit à vous ou votre père combien la consonance de ce nom sonnait agréablement à mes oreilles. Il m'a toujours inspiré quelqu'un... de terriblement malin.

Fichu crocodile! Il sait ce qu’il m’est arrivé. Je sais qu’il sait et il sait que je sais qu’il sait et il s’en délecte et je le hais pour ça ! Mais je me demande ce qu’il sait. Cet empereur des fouines pourrait bien être au courant des moindres couinements de la ville. Sait-il pour ma mère ? Pour Donovan ? Sait-il ce que je suis ? Sait-il ce qu’ils sont ? Mes compagnons d’enquête. Je suis le seul humain, et si cela fait de moi le plus faible physiquement, cela me rend aussi responsable de leur secret. Il ne les touchera pas !

J’aborde le sujet en parlant du projet d’Allison. Si je garde leur lien de parenté sous silence pour ne pas alerter l’ouïe surdéveloppée de mes compagnons, le fait de la nommer me permet de souligner que je sais que cette histoire est l’Histoire pour les Argent. Il accepte et se lance dans son récit. Je murmure à sa suite mais mon français est pollué d’un accent que les frenchies adorent, mais qui trahit bien ma langue maternelle. Une bête, une vrai, une qui aime tuer, non pas pour survivre mais pour vivre du lugubre plaisir d’apporter la mort. Marie-Jeanne, une chasseresse qui aurait combattu la bête. Je ne peux m’empêcher de l’imaginer avec les traits d’Allison.

Mon regard se perd un instant dans la neige qui retombe doucement sur le village protéger de verre puis mon esprit glisse sur les paroles du vieille homme et s’embarque dans une incroyable histoire. Une histoire trop vraie pour n’être qu’un scénario d’horreur, trop horrible pour être acceptée telle quelle, et pourtant… Elias nous conte l’histoire de Marie-Jeanne valet, mais aussi de son frère Sébastien, de son ami Marcel et de cet homme, vraisemblablement un druide du nom de Henri.

J’imagine chaque instant qu’il conte. Je visualise ce film dans ma tête. Et j’en ai des frissons. J’admire la bravoure de Marie-Jeanne, mais que l’on pourrait se demander s’il ne s’agissait pas de stupidité une de vouloir se mesurer à une telle créature sans rien savoir du monde dont elle était issue. Mais qu’elle était brave. Tout comme l’était Allison. Rien dans ce qu’a dit elias ne confirme cette intuition que les deux femmes sont liées de sang, pourtant, je ne parviens pas à me défaire de cette sensation, de cette certitude, mais si elle n’a guère d’intérêt…n’en a-t-elle aucun ?

«  Et a-t-il pu l’aider ? Lui a-t-il vraiment montré comment tuer la Bête ? Ou la fin de cette histoire telle qu’elle est relatée dans livres n’est que mensonges ? Enfin, j’imagine que même si elle l’a réellement vaincue, tout n’a pas été rapporté dans les livres, je me trompe ? Comme l’a-t-elle eu ? Comment peut-on venir à bout d’une telle créature ?

Non, ma peur n’a pas disparue. Je suis toujours tétanisé par le boiteux, mais je suis encore plus curieux ! Comment ça je suis pressé? Bah, c'est à dire que Therence et Brian sont parti se faire bouffer alors bon... Pas ue je m'inquiète pour Therence, hein...et puis je veux savoir!!!


© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mr. Argent

avatar

Humeur : Mesquine
Messages : 137
Réputation : 11
Date d'inscription : 27/12/2014
Localisation : Derrière le comptoir de ma boutique.

MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Lun 13 Nov - 17:07



Chapitre II

La Bête du Gevaudan





— D'après ce que j'ai lu, la bête a été tué par Jean Chastel.

Je pivotai vers l'impertinent, un rictus acéré étirant ma commissure.

— Peut-on savoir qui vous a dit cela? Internet? Si c'est votre source d'information la plus fiable, alors vous pouvez aussi bien partir.

Et je m'en retournai à l'arrière de ma boutique en les congédiant d'un mouvement agacé de la main. Je ne fut point étonné lorsque l'on m'interrompit. Nul doute que je représentais un mal pour bien d'entre eux. Mais un mal, hélas, nécessaire.

— Qu'est-ce qui arriva ensuite? S'enquit l'adjoint.

— Et a-t-il pu l’aider? succeda le plus curieux. Je souris dans l'ombre avant de leur faire face à nouveau. Lui a-t-il vraiment montré comment tuer la Bête? Ou la fin de cette histoire telle qu’elle est relatée dans livres n’est que mensonges? Enfin, j’imagine que même si elle l’a réellement vaincue, tout n’a pas été rapporté dans les livres, je me trompe? Comme l’a-t-elle eu? Comment peut-on venir à bout d’une telle créature?

— Marie-Jeanne savait qu'elle ne pouvait pas s'incruster à un autre groupe de chasse armée de gui et de baie de sorbier. Elle avait besoin d'un avantage. Elle avait besoin de connaitre son ennemi. Alors pour honorer les morts, elle servit un breuvage et s'attendit à ce que tout le monde boive. Sans exception.

Et chacun plongea les lèvres dans le vin au gout étrange. Quelques baies de sorbiers étaient parfois tombée au fond des coupes. C'est alors qu'un verre éclata. C'était Marcel, hagard. Le verre avait coupé sa main, et Marie-Jeanne vit là un prétexte de le prendre à partie. Elle l'emmena au puits où laver sa blessure, mais Marcel n'était pas dupe et sachant que le secret était perdue, il remis à la jeune femme les clefs de la cave d'où elle l'avait vu sortir au matin de la chasse en lui disant qu'elle y trouverait une serviette pour panser sa plaie.

Tu trouvera ce que tu cherche, dit-il.

— Marie-Jeanne s'aventura dans le sous-sol. Et ce qu'elle y découvrit aurait ébranlé jusqu'à l'âme la plus robuste.

La lampe chuta au sol et elle se plaqua la main sur la bouche pour étouffer son cri.

— Un amas de corps sans vie, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants mutilés par la Bête.

Je laissais à leur imagination le soin de préciser les détails de la scène d'horreur et guettais en poursuivant ma ronde tranquille la déglutition de dégout et le poil qui se hérisse de frayeur. Car, que pouvait-on éprouver d'autre que de l’effroi face à pareil spectacle, interrogè-je silencieusement mes hôtes.  

— La chasseresse pointa son arbalète sous la gorge du soldat qui l'attendait au puits. L'homme était las du secret et du sang sur ses mains et une flèche suffirait à le libérer de ce fardeau. Il encouragea Marie-Jeanne à tirer, il la supplia. Mais Marie-Jeanne baissa son arme. Sur la neige, le sang vif de Marcel gouttait toujours abondamment.

Ce n'était pas le meurtrier. Mais il le couvrait.

— Marie-Jeanne confronta son frère dès qu'elle rentra à la taverne. Il avait tué des enfants. Il tuait tout ce qui croisait son chemin. « Pourquoi? » s'enquit la demoiselle. « C'est ce que je suis », lui répondit son frère. C'est ce qu'il était devenu.

Je me tournais vers mon auditoire, et tel un maître d'école qui fait réciter la leçon dument apprise, j'interrogeais la classe.

— Connaissez vous la vielle légende de ce qui arrive, lorsque quelqu'un boit de l'eau de pluie de l'empreinte d'un loup?

Je leur laissais une chance de trouver la réponse et de nous la donner. Je devinais les cerveaux s'activer et se souvenir la nuit de pleine lune où Sébastien et Marcel avaient échappés aux anglais sur le sol américain. Une chute, une flaque et l'empreinte d'un loup...

Va, dis leurs que c'est moi. Puis regarde moi les déchiqueter en quelques secondes. Chaque âme dans cette pièce, jusqu'au dernier.

— « Tu es un monstre! » mimè-je à droite, la main sur le cœur. « Une Bête, Marie-Jeanne ». mimè-je à gauche, la main évasive.

LA Bête

— Elle voulait le tuer, mais Sébastien en était convaincu, elles n'en ferait rien.

« Pourquoi? » Raisonna quelqu'un dans la petite assemblée. Je haussais le menton d'un air d'évidence.

— Les liens du sang, très chers. Les liens du sang. Après tout, ils étaient une famille.





     Mr. Argent      



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
History [ ft team Beast and Elias]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LMDC Tag Team Championships: Floyd Mayweather & Randy Orton Vs Stone Cold Steve Austin & John Cena
» Team Aura (pv : Red Wolf )
» Prospect & Farm team NYI
» Les "Team Trophée" à Neerpelt
» Black History: Haitian Monument

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Boutiques, magasins et autres affaires privées :: Boutique d'antiquités-
Sauter vers: