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 History [ ft team Beast and Elias]

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Stiles Stilinski

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MessageSujet: History [ ft team Beast and Elias]   Dim 10 Sep - 17:06

History





Suite de :
 
Je lève les yeux vers l’enseigne aux dorures passées par le temps. Je suis à la fois angoissé à l’idée de me pointer chez un Argent entouré de trois surnaturels — je me suis bien gardé de leur révéler son nom— et en même temps je suis carrément rassuré d’y être avec trois forces de la nature. Non parce que, pour être tout à fait honnête, ce type me fout les pétoches. Peut-être pas autant que Gérard qui n’a pas eu de scrupule à me tabasser, mais quand même. Question « flippe-humain-car-je-souris-mais-je-te-bouloterai-bien », il en tient une couche l’antiquaire. ‘Fin, il mange pas les humains mais…enfin je crois pas….

C’est donc le trouillomètre prêt à péter le max que je pousse la porte et déclenche la cloche. Oui, il est ouvert…non je pense que ce type ne dort pas. Moi, je suis sûr que c’est un vampire ! C’est obligé. Il est tout pâle. Il a les ténèbres dans ses yeux. Il a une voix, on pourrait croire Dracula. Et il fait froid dans le dos. Je suis sûr qu’il n’a pas de reflet !! Mais bon, on a besoin d’informations.

Il arrive de l’arrière-boutique avec cet air impudent et…flippant de croque-mitaine. Sa voix à la fois sifflante et nasillarde me questionne sur ma venue dans sa boutique à une telle heure. D’un regard, j’intime à Jordan de taire son côté flic et de me laisser parler. Nous devons éloigner l’attention de l’antiquaire de mes trois compères.

« Vous connaissez ma curiosité Monsieur Elias… Je me souviens d’un exposé qu’Allison a fait quand nous étions en cours, un exposé qui parlait de la Bête du Gévaudan, une vieille légende Française. Et…

Elias est un homme rusé. Il comprend bien vite, même s’il ne nous fait comprendre qu’il sait pourquoi nous sommes là qu’à demi-mots. Du moins, moi, je l’entends. Adrian aussi surement. Jordan est peut-être un peu trop occupé à chercher quelle affaire la boutique cache en réalité et Liam ne sait plus où donner de la tête face à tous ces objets.

«  Je me demandais si vous pouviez m’en dire plus ? Je sais qu’il est tard, mais je suis vite obnubilé lorsque je me pose des questions et je sais que nous serons plus tranquilles à cette heure-ci pour discuter de ce type de sujet.

Je joue avec la plaque de comptoir où est écrit le nom d’Elias pour m’assurer qu’aucun de mes collègues d’enquête n’aperçoive le nom de l’homme. Ce serait nous entourer de poudre à canon. Cela semble bien naturel avec ma façon d’être donc cela ne surprend personne.

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Mr. Argent

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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Lun 2 Oct - 9:38



Chapitre I

La Servante du Gévaudan





Un silence pesant régnait dans le quartier. La nuit était dense, tant que les spots des réverbères semblaient vaciller sous le joug de l'obscurité. De funestes rumeurs enjoignaient le commun à garder portes et fenêtres closes. Toutefois, un halo de lumière demeurait visible au carrefour. Il était un commerce qu'on aurait pu croire s'éveiller aux jours les plus sombres. Sur la porte un panneau indiquait « Fermé », mais pour quiconque se risquerait à tourner la poignet, la porte s'ouvrirait sans effort, prête a accueillir inconscients et désespérés.

J'étais occupé dans l'atelier à restaurer un bicycle que les langues médisantes prétendraient avoir été dérobé à un enfant du quartier. Il y avait dans le mouvement des rayons qui s'animaient d'une légère pression de la main quelque chose d'hypnotique qui avait le pouvoir d'imposer à la raison un rythme propice aux rêveries et à la réflexion. La compagnie des articles à l'allure endormis et les trottements de l'horloge ajoutaient à l'atmosphère méditative des lieux, loin des insécurités du dehors.

Il s'était établie comme une loi naturelle concernant la boutique, c'était que les personnes qui passaient le seuil étaient des âmes perdues, des âmes désespérées, ou bien en colère. Avec l'ombre contre-nature qui rôdait dans la ville et causait grand bruit à chacune de ses apparitions, je pouvais prédire avec exactitude que quelqu'un de la seconde catégorie ne tarderait pas à bientôt se manifester...

Le mécanisme était réparé. J'eus la satisfaction d'un travail bien fait ; la valse sans déraillement devant mes yeux en était la récompense, et je songeai à une infusion bien méritée lorsque la clochette à l'entrée tintinnabula. J'esquissai un fin sourire en songeant que le timing était à ceci près presque parfait.

La lueur tamisé des lampes détourait quatre silhouettes que la prudence ou la sobriété des lieux invitaient aux chuchotements. J'observais au travers du rideaux nos aventureux se fondre dans le bazar lorsqu'ils devenaient contemplatifs. Il y avait tant à voir, tant à déceler parmi les innombrables breloques et trésors entreposés des murs au plafond. C'était un monde à part où l'insolite côtoyait le banal, le chandelier faisait messe basse avec le pendule sous la surveillance de la vaisselle. Par soucis de commerçant et d'avantage par vigilance personnelle, je décelais froidement ceux qui ne résisteraient pas à la tentation de toucher aux objets qui encombraient chaque recoin de ceux qui n'oseraient battre un cil de crainte de se faire foudroyer. Je reconnaissais le fils du shérif, son adjoint, ainsi que l'adolescent qui les accompagnait, seul le quatrième aurait pu faire figure d'original au sein de la troupe aux personnalités bien assimilés à nos collines.

Un masque de démon honni troubla le fils du shérif qui se faisait un devoir de garder un œil sur le lycéen impressionnable et farfouilleur et l'homme importuné par les plumes d'un attrape-rêve suspendu bas parmi d'autres pendentifs, mobiles et fantoches. Le deputy était séduit par ce que lui évoquait la maquette d'un trois mats embouteillé, mais qui s'effaça au profit d'un totem qui trainait en arrière plan. La statuette amérindienne aux ailes déployées avait été brisée en deux dans un malencontreux accident. Une petite réminiscence du passé comme la boutique en était pleine, à l’instar d'hypothétiques futurs et d'insondables présents.

Je fis sciemment claquer ma canne sur le sol pour manifester ma présence et émerger de l'ombre de l'anti-chambre d'une démarche irrégulière.

Stilinski, pris-je soin de rouler chaque syllabes du patronyme contre ma dentition à l'incisive doré, un sourire amusé aux lèvres. Vous ais-je jamais dit à vous ou votre père combien la consonance de ce nom sonnait agréablement à mes oreilles. Il m'a toujours inspiré quelqu'un... de terriblement malin.

— Vous connaissez ma curiosité Monsieur Elias…

— Qui ne la connait pas, répliquè-je.

— Je me souviens d’un exposé qu’Allison a fait quand nous étions en cours, un exposé qui parlait de la Bête du Gévaudan, une vieille légende Française. Et…

J'approchai du jeune homme avec un agrément prémédité.  

— Et?

— Je me demandais si vous pouviez m’en dire plus ? Je sais qu’il est tard, mais je suis vite obnubilé lorsque je me pose des questions et je sais que nous serons plus tranquilles à cette heure-ci pour discuter de ce type de sujet.

— Bien sûr...

Je glissais un regard lent et scrutateur sur la troupe qui accompagnait le fureteur sans me départir d'un rictus incrédule. Quoi de plus naturel de débarquer en réunion au beau milieux de la nuit pour satisfaire une insatiable curiosité. Parce que je n'étais pas assez sûr et que la situation nous y enjoignait tous, j'acceptai volontiers de répondre à leur requête et de me plier au petit jeu des apparences. Il en allait de la sauvegarde de cette ville.

Ainsi c'est au conteur que l'on faisait appel. J'étais disposé à partager avec eux mes connaissances. Mais j'étais un conteur exigent, et j'attendais de mon auditoire qu'il m'honore de quelques répliques de circonstances. Une juste contrepartie alors que j'allais donner de la voix pour les quarts d'heures à venir. Je leur faisais également confiance pour apporter leur propres lumières et poser les questions qui seyaient à l'occasion. Que les plus effacés se rassurent, je me chargeais de les rappeler comme il se doit à notre mémoire.

Bien. Que s'ouvrent les pages du premier chapitre de notre histoire.

La Bête du Gévaudan... prononçais-je dans un français impeccable, le ton pensif. On parle d'un loup géant à la fourrure rouge, d'un animal exotique... Un monstre dont le seul but était de tuer. Pas pour la nourriture. Pas pour la vengeance. Pour aucune autre raison que le désir de mettre fin à toute vie qui croise son chemin.

Je tirais un livre d'une pile d'ouvrages parmi lesquels figurait à demi cachée l’œuvre d'un monsieur TR McCammon.

— D'après la légende, une talentueuse chasseresse fit face à la Bête armée seulement d'un outil à la pointe d'acier. Elle est connue dans l'Histoire sous le nom de la Servante de Gévaudan. Mais son véritable nom est Marie-Jeanne.

J'étalai le volume à leurs vues sur le comptoir pour leurs montrer la photographie d'une sculpture célèbre en sa région érigée en mémoire du combat héroïque de Marie-Jeanne Valet contre le loup.  


Afin de retenir les pages je déposai en guise de presse papier une petite boule de verre dans laquelle reposait un village et de petits flocons cristallins agités par le mouvement. J'effleurai de la main le support ouvragée composé de lys royaux. Mon regard fouilla par delà l'objet et j'entrepris d'emporter dans mon voyage mon public attentif, comme mon grand-père, et son père avant lui avaient eux-mêmes voyagés aux grès des mots qui ne souffrent pas le temps et se transmettaient rigoureusement dans notre famille.

J'entrainai mon auditoire dans une France d'autrefois. Je décrivis un petit village entouré de montagnes et de forêts parées de leur manteau blanc d'hiver, et nous approchai d'une taverne d'où exaltait la chaleur humaine et la gouaille d'un autre temps, les odeurs de vin et de ripaille, et sur une poutre, la représentation grossière d'un loup, une Malebête à rechercher et à éliminer dessinée sur un parchemin qu'une flèche vint épingler contre le bois. Marie-Jeanne baissait son arbalète avec la mutinerie d'une enfant et la noblesse qui seyait à son talent. Mais à la table voisine, les conversations allaient bon train et ternissaient l'atmosphère d'un climat de crainte et de révolte. Je pris alors la paroles de nos protagonistes terrer dans le silence depuis des siècles et à jamais.

— Les enfants n'étaient pas épargnés. Déchiquetés, membres par membres, il ne restait pas assez de certains d'entre eux pour faire un enterrement correct. Chaque nouveau rapport était contradictoire avec le précèdent, certains disaient que c'était en parti hyène, en parti loup, que ça avait une fourrure rouge, noire, des sabots fendus, une bande sur le dos. On savait qu'il tuait la nuit, visant la tête et le cou, et qu'il ne s'arrêterait pas, désignè-je la nuque frêle de l'un des adolescents dans un geste équivoque de la main imitant une mâchoire, un crochet. Car là où le loup trouve un agneau...

— Il en cherche d'autres. Poursuivit l'adjoint Parrish avec dans les prunelles une étincelle qui, je crois, m'était adressée. L'élan protecteur de l'homme pour les enfants impressionnables me décocha un rictus.

— Et pourtant, il ne mangeait jamais ses victimes. Il tuait pour le plaisir. Mais aucun animal ne tue pour le plaisir. Ce n'était pas un animal.

Mais une créature démente aux instincts incontrôlables. Car il aurait été révoltant de convenir du contraire, je guettais la manifestation d'un quelconque accord chez le plus jeune garçon et le germanique avant de me perdre à nouveau dans le lointain en reprenant une marche lente.

— La rumeur courait que le roi enverrait peut-être un contingent de ses propres chasseurs. Mais en attendant, la Bête sévissait. Ils avaient besoin de volontaires pour une partie de chasse. Et surtout, quelqu'un pour les mener.

— Marie-Jeanne.

Un sourire m'apparut en constatant l'attention de Stilinski.  

— Les villageois élurent Marie-Jeanne Valet pour mener la chasse. Elle doutait de ses capacités, et elle doutait aussi du surnaturel. Mais les agissements de ce que l'on nommait la Bête l'aidèrent à prendre sa décision lorsqu'on ramena la nouvelle dépouille d'un enfant. Le groupe partirait dès l'aube.

La sentence de l'aïeule trouva un écho dans le claquement de canne sur le plancher.

— Mais ils n'avaient pas affaire à un animal ordinaire.

J'accompagnais mon récit des tics et des tacs de ma béquille, trainant ma patte folle d'un bout à l'autre de la boutique. La petite troupe réunie aux cœurs du bazars me suivait tels les tournesols qui suivent de la tête l'astre lumière, les pieds ancrés en terre. Sur mon passage, je fis tourner un globe terrestre.

— Notre histoire nous vient de France mais c'est en Amérique du Nord, sur le territoire français, que tout a commencé.

En fermant les yeux, je pouvais entendre la pluie couvrir le tir des canons et apercevoir au loin la lueur rougeoyante d'un bastion en flammes, et au devant de la scène, courant dans les flaques et la fange, chutant tête bêche, puis se redressant grâce à son fidèle camarade, deux soldats qui fuyaient sous l’œil rond et bleu de l'astre de nuit.

Ma chère Marie-Jeanne,

J'aimerais avoir de meilleurs nouvelles. Mais même avec le soutiens de nos alliés les Indiens, nous sommes en train de perdre la guerre contre les anglais. Nous avons entendus que Montréal est tombée. Marcel et moi avons tous deux souffert de blessures. La seule chose qui nous maintient en vie et l'espoir de rentrer chez nous, et de te voir ma sœur.

Votre frère aimant,
Sébastien

— Cette lettre c'était retrouvée entre les mains de Marie-Jeanne avant que son frère ne lui revienne. Mais ce qu'elle ne mentionnait guère, c'était le carnage auquel avaient échappés les deux soldats français.

Ils pensaient avoir trouvés refuge dans une petite baraque le temps de se remettre de leurs blessures, mais la pauvre âme qui avaient trouvée les deux étrangers sous son toit les averties. Mieux valait ne pas rester ici, car il y avait quelque chose dehors, autre que les soldats anglais. Une créature de la nuit. Et tandis que l'ennemi, fusil au point, encerclait silencieusement les lieux pensant avoir pris au piège les deux fugitifs... c'est eux qui se retrouvèrent les proies d'une bête sans merci.

— Un bataillon anglais entier fut décimé sous les coups de griffes du Loup-Démon.

— Pourquoi ils ne lui ont pas dit? S'enquit l'un de mes invités.

— Oh mais ils lui ont raconté tous ce qu'ils ont vu durant la guerre. Mais Marie-Jeanne était sceptique. Pour elle Sébastien était superstitieux, mais il n'avait pas besoin de croire en quelque chose qu'il avait vu de ses propres yeux. Marie-Jeanne pensais tout savoir de la faune et de la chasse. Elle avait traversée chaque centimètres de ces bois et chassée chaque créatures sous le soleil. Mais pas sous la lune, soulignè-je d'un hochement du doigt. Son frère fut formel. Elle allait avoir besoin de plus que de l'acier pour arrêter la Bête.

Car, c'était une évidence. On n'arrêtaient pas des métamorphes avec des armes ordinaires...

J'émis un clappement de langue lorsque je surpris le plus indiscipliné de l'auditoire sur le point de poser ses doigts sur une raquette de lacrosse rangées avec diverses autres perches et bâtons, et le sommai de revenir parmi nous. L'objet était légèrement ceint en son centre qu'il en paraissait cassé.

Je me souvenais de l'adolescent. Il était venu à la boutique un jour accompagné d'un jeune homme. Mason je crois, mais j'avais le souvenir non d'un jeune homme de couleur mais d'un roux largement bâtis et au patronyme à forte consonance irlandaise. Ils étaient venus me réclamer un ouvrage de médecine que le plus vieux m'avait commandé. Le turbulent enfin à l'écoute, je repris notre histoire.

— Ils ont cherchés de l'aube au crépuscule, espérant trouver la Bête où elle dormait. Mais ils savaient qu'ils ne la trouveraient qu'à la nuit tombée. Il était juste après minuit, quand la première torche s'est éteinte, poursuivis-je en masquant une lampe par mon passage.

Ailleurs, en d'autres temps, la forêt vendue aux ténèbres nocturne frémissait des cris et des hurlements des chasseurs. On n'avait qu'un nom aux lèvres lorsque le coup fatal menaçait, le nom de la Vierge qui poursuivait sans relâche un démon sans nulle autre pareille. Marie-Jeanne! Marie-Jeanne!

— Mais les voix étaient soufflées les unes après les autres à l’instar des torches, la Bête comme les légendes le rapportent, semblaient être à plusieurs endroit à la fois.

Car la Bête était ténèbre, et les ténèbres entouraient la chasseresse. Mais elle était brave et agile, et elle blessa la créature. Et la créature le lui rendit.

— Blessée et seulement armée d'un poignard, la Bête lui apparue. Ses yeux étaient aussi glacés que la lune hivernale. Elle ne dut compter que sur l'intervention d'un érudit pour s'en sortir.

Et d'une gerbe de sorbier qu'il lança entre eux et qui fit fuir la créature.

Ça, c'était pas un loup!
Bien sur que non, idiote. C'était un loup-garou.


— Henri emmena Marie-Jeanne chez lui, dans un lieux protégé par des arbres de sorbiers.

Confinés entre les quatre murs de la boutique, chacun pouvait se fondre dans la peau de notre héroïne et imaginer sa curiosité dévorante à l'égard de la petite chaume débordantes de denrées toutes plus étranges les unes que les autres. Pendant que le jeune homme s'occupait de panser sa jambe entaillées, elle lui témoignait son intérêt pour les divers pots et onguents qui recouvrait la table et les étagères. Sorbier, gui, et combien d'autres... étrangetés...

— Monsieur Dunbar... Reposez ce pot à sa place. Immédiatement.

Je retenais en mon for un soupire d'agacement et tapotais sur le pommeau de la canne sans détourner le regard d'un point invisible droit devant moi. Je n'avais pas des yeux derrière la tête, mais un flair sans pareille pour les malins qui pensaient pouvoir toucher impunément aux trésors de cette boutique. L'objet retrouva sa place aussi promptement que le jeune homme s'en retourna se faire oublier derrière son compagnon de meute, l'agent de l'ordre et le professeur. Bien. Où en étais-je...

— Marie-Jeanne était curieuse et se demandait pourquoi il avait tout cela, ramassè-je la petite anse que le garçon avait dérangé. « Pour se protéger », lui répondit-il. Henri avait passé la moitié de sa vie à rassembler les outils et les compétences pour survivre à un loup-garou.

Et ces paroles avaient pour moi une résonance toute particulière. J'ouvris une armoire y déposer la anse, et en refermai doucement la porte d'où l'on pu apercevoir sur les différentes étagères l'éclat de petites fioles, de pierres et de bourses de cuir au contenu floral, en témoignaient les pétales tombées autour. Un avertissement à peine voilé.

— Jugeant sa pugnacité, l'homme proposa de lui enseigner si elle voulait savoir. Mais...

Je posai un pied après l'autre de chaque côté de ma canne et leur fis face à tous, le regard glissant sur chacun d'entre eux, une ombre insondable derrière les prunelles.

—  Marie-Jeanne ne voulait pas survivre à un loup-garou.

Les lumières diffuses des lampes creusaient la profondeur de mes orbites et accentuaient la parenthèse d'un sourire fielleux, et j'articulai, chaque mots.

—  Non. Elle voulait en tuer un.




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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Mar 3 Oct - 0:01

History





Par moment, je me demande vraiment ce qu’il me passe par la tête. Je veux dire, c’est vrai quoi. Habituellement, je change carrément de trottoir dès que je suis obligé de passer par là, et je précise « obligé », parce que croyez-moi, si je peux faire autrement, je fais autrement, et même si ça veut dire faire un méga détour ! Nan mais sans déconner, vous avez-vous la devanture du machin ? On dirait qu’en ouvrant la porte on va se retrouver à Narnia, ou plutôt à Fillory, parce que Narnia c’est le royaume des Bisounours. Fillory, c’est carrément plus dans le thème de papy Argent. Et oui, quand j’ai regardé la série, je me suis très sérieusement demandé si ce n’était lui « la Bête »… Alors, okay, il n’est pas aussi creepy que Gérard, enfin si, mais pas pareil quand même. Gérard, il veut tous nous buter. Ca a le mérite d’être clair…et relativement radical. Elias, bah en fait, je sais pas trop mais ce qui est sûr, c’est qu’il nous veut pas du bien. Donc clairement, je fais tout, genre absolument TOUT pour l’éviter. Et pourtant, là, c’est moi qui vais bien sagement me jeter dans la gueule du chasseur, en guise de cacahuète, accompagné, d’un amuse-bouche, d’un plat et même du dessert. Voyez si je suis aimable. J’espère juste qu’il n’a pas faim…

Sueur froide. Tu sais ce que c’est ? Bah c’est ce que j’ai là, maintenant, alors que la voix d’Argent s’étire dans sa boutique. Honnêtement, si ce n’était pas lui qui tenait la boutique, je passerais ma vie ici. Hey, je jurerais avoir vu le chandelier me faire un clin d’œil ! Et la pendule le frapper ? Oh my….ça y est…je divague. Un pas dans cette bicoque aux milles merveilles amères et je deviens fou. J’ai du mal à détacher mon regard du masque d’Oni qu’il garde bien en évidence. J’ai du mal à trouver mes mots. La plaie laissée par le passage du Nogitsune s’est rouverte bien trop récemment. Entre la mort de Donovan, les allusions de Théo, et surtout ce que j’ai découvert sur la mort de ma mère…j’ai l’impression que le renard joue encore avec mon ombre.

Et je crois que je ne suis pas le seul à être troublé. À se demander s’il nous attendait et s’il n’a pas modelé sa boutique pour nous perturber…Mais nous devons faire fi de ces douloureux souvenirs, nous sommes là dans un but précis.

— Stilinski, Vous ais-je jamais dit à vous ou votre père combien la consonance de ce nom sonnait agréablement à mes oreilles. Il m'a toujours inspiré quelqu'un... de terriblement malin.

Fichu crocodile! Il sait ce qu’il m’est arrivé. Je sais qu’il sait et il sait que je sais qu’il sait et il s’en délecte et je le hais pour ça ! Mais je me demande ce qu’il sait. Cet empereur des fouines pourrait bien être au courant des moindres couinements de la ville. Sait-il pour ma mère ? Pour Donovan ? Sait-il ce que je suis ? Sait-il ce qu’ils sont ? Mes compagnons d’enquête. Je suis le seul humain, et si cela fait de moi le plus faible physiquement, cela me rend aussi responsable de leur secret. Il ne les touchera pas !

J’aborde le sujet en parlant du projet d’Allison. Si je garde leur lien de parenté sous silence pour ne pas alerter l’ouïe surdéveloppée de mes compagnons, le fait de la nommer me permet de souligner que je sais que cette histoire est l’Histoire pour les Argent. Il accepte et se lance dans son récit. Je murmure à sa suite mais mon français est pollué d’un accent que les frenchies adorent, mais qui trahit bien ma langue maternelle. Une bête, une vrai, une qui aime tuer, non pas pour survivre mais pour vivre du lugubre plaisir d’apporter la mort. Marie-Jeanne, une chasseresse qui aurait combattu la bête. Je ne peux m’empêcher de l’imaginer avec les traits d’Allison.

Mon regard se perd un instant dans la neige qui retombe doucement sur le village protéger de verre puis mon esprit glisse sur les paroles du vieille homme et s’embarque dans une incroyable histoire. Une histoire trop vraie pour n’être qu’un scénario d’horreur, trop horrible pour être acceptée telle quelle, et pourtant… Elias nous conte l’histoire de Marie-Jeanne valet, mais aussi de son frère Sébastien, de son ami Marcel et de cet homme, vraisemblablement un druide du nom de Henri.

J’imagine chaque instant qu’il conte. Je visualise ce film dans ma tête. Et j’en ai des frissons. J’admire la bravoure de Marie-Jeanne, mais que l’on pourrait se demander s’il ne s’agissait pas de stupidité une de vouloir se mesurer à une telle créature sans rien savoir du monde dont elle était issue. Mais qu’elle était brave. Tout comme l’était Allison. Rien dans ce qu’a dit elias ne confirme cette intuition que les deux femmes sont liées de sang, pourtant, je ne parviens pas à me défaire de cette sensation, de cette certitude, mais si elle n’a guère d’intérêt…n’en a-t-elle aucun ?

«  Et a-t-il pu l’aider ? Lui a-t-il vraiment montré comment tuer la Bête ? Ou la fin de cette histoire telle qu’elle est relatée dans livres n’est que mensonges ? Enfin, j’imagine que même si elle l’a réellement vaincue, tout n’a pas été rapporté dans les livres, je me trompe ? Comme l’a-t-elle eu ? Comment peut-on venir à bout d’une telle créature ?

Non, ma peur n’a pas disparue. Je suis toujours tétanisé par le boiteux, mais je suis encore plus curieux ! Comment ça je suis pressé? Bah, c'est à dire que Therence et Brian sont parti se faire bouffer alors bon... Pas ue je m'inquiète pour Therence, hein...et puis je veux savoir!!!


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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Lun 13 Nov - 17:07



Chapitre II

La Bête du Gevaudan





— D'après ce que j'ai lu, la bête a été tué par Jean Chastel.

Je pivotai vers l'impertinent, un rictus acéré étirant ma commissure.

— Peut-on savoir qui vous a dit cela? Internet? Si c'est votre source d'information la plus fiable, alors vous pouvez aussi bien partir.

Et je m'en retournai à l'arrière de ma boutique en les congédiant d'un mouvement agacé de la main. Je ne fut point étonné lorsque l'on m'interrompit. Nul doute que je représentais un mal pour bien d'entre eux. Mais un mal, hélas, nécessaire.

— Qu'est-ce qui arriva ensuite? S'enquit l'adjoint.

— Et a-t-il pu l’aider? succeda le plus curieux. Je souris dans l'ombre avant de leur faire face à nouveau. Lui a-t-il vraiment montré comment tuer la Bête? Ou la fin de cette histoire telle qu’elle est relatée dans livres n’est que mensonges? Enfin, j’imagine que même si elle l’a réellement vaincue, tout n’a pas été rapporté dans les livres, je me trompe? Comme l’a-t-elle eu? Comment peut-on venir à bout d’une telle créature?

— Marie-Jeanne savait qu'elle ne pouvait pas s'incruster à un autre groupe de chasse armée de gui et de baie de sorbier. Elle avait besoin d'un avantage. Elle avait besoin de connaitre son ennemi. Alors pour honorer les morts, elle servit un breuvage et s'attendit à ce que tout le monde boive. Sans exception.

Et chacun plongea les lèvres dans le vin au gout étrange. Quelques baies de sorbiers étaient parfois tombée au fond des coupes. C'est alors qu'un verre éclata. C'était Marcel, hagard. Le verre avait coupé sa main, et Marie-Jeanne vit là un prétexte de le prendre à partie. Elle l'emmena au puits où laver sa blessure, mais Marcel n'était pas dupe et sachant que le secret était perdue, il remis à la jeune femme les clefs de la cave d'où elle l'avait vu sortir au matin de la chasse en lui disant qu'elle y trouverait une serviette pour panser sa plaie.

Tu trouvera ce que tu cherche, dit-il.

— Marie-Jeanne s'aventura dans le sous-sol. Et ce qu'elle y découvrit aurait ébranlé jusqu'à l'âme la plus robuste.

La lampe chuta au sol et elle se plaqua la main sur la bouche pour étouffer son cri.

— Un amas de corps sans vie, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants mutilés par la Bête.

Je laissais à leur imagination le soin de préciser les détails de la scène d'horreur et guettais en poursuivant ma ronde tranquille la déglutition de dégout et le poil qui se hérisse de frayeur. Car, que pouvait-on éprouver d'autre que de l’effroi face à pareil spectacle, interrogè-je silencieusement mes hôtes.  

— La chasseresse pointa son arbalète sous la gorge du soldat qui l'attendait au puits. L'homme était las du secret et du sang sur ses mains et une flèche suffirait à le libérer de ce fardeau. Il encouragea Marie-Jeanne à tirer, il la supplia. Mais Marie-Jeanne baissa son arme. Sur la neige, le sang vif de Marcel gouttait toujours abondamment.

Ce n'était pas le meurtrier. Mais il le couvrait.

— Marie-Jeanne confronta son frère dès qu'elle rentra à la taverne. Il avait tué des enfants. Il tuait tout ce qui croisait son chemin. « Pourquoi? » s'enquit la demoiselle. « C'est ce que je suis », lui répondit son frère. C'est ce qu'il était devenu.

Je me tournais vers mon auditoire, et tel un maître d'école qui fait réciter la leçon dument apprise, j'interrogeais la classe.

— Connaissez vous la vielle légende de ce qui arrive, lorsque quelqu'un boit de l'eau de pluie de l'empreinte d'un loup?

Je leur laissais une chance de trouver la réponse et de nous la donner. Je devinais les cerveaux s'activer et se souvenir la nuit de pleine lune où Sébastien et Marcel avaient échappés aux anglais sur le sol américain. Une chute, une flaque et l'empreinte d'un loup...

Va, dis leurs que c'est moi. Puis regarde moi les déchiqueter en quelques secondes. Chaque âme dans cette pièce, jusqu'au dernier.

— « Tu es un monstre! » mimè-je à droite, la main sur le cœur. « Une Bête, Marie-Jeanne ». mimè-je à gauche, la main évasive.

LA Bête

— Elle voulait le tuer, mais Sébastien en était convaincu, elles n'en ferait rien.

« Pourquoi? » Raisonna quelqu'un dans la petite assemblée. Je haussais le menton d'un air d'évidence.

— Les liens du sang, très chers. Les liens du sang. Après tout, ils étaient une famille.





     Mr. Argent      



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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Mar 28 Nov - 16:43


La servante du gevaudean

Franchement, vivre avec un hyperactif comme ça ne doit pas être simple. Je plaind stilinsky, car son fils, brillant, ne doit pas lui faciliter la vie… Et puis dire à ce gamin de ne pas fourrer son nez au milieu de certaines affaires doit surement être le meilleur moyen pour l’inciter à le faire… Non, vraiment je ne l’envie pas.

Ceci dit j’ai déjà une vague idée de ce que ça peut être en regardant MON hyper actif attitré. C’est assez grisant de le voir se démener, j’entend presque cliqueter les rouages de son esprit. Il ne peut pas résister, tout comme moi, à une énigme.

Le fait d’avoir plus ou moins réussi à coincer le Wendigo, et obtenir de lui qu’il nous aide était une victoire en soi, mais une bien maigre victoire si on pensait à l’ennemi que nous serions amener à affronter tôt ou tard. Et y penser, c’est ce que je faisais en boucle depuis lors… Je n’étais pas assez fort. Malgré mon entrainement avec Mafdet, magré mon retour de l’enfer, et la fusion avec Cerberus, je n’étais pas assez fort. Je sais que je n’ai pas atteint mon potentiel, mais je manque de temps pour le faire.

Visiblement Adrian avait aussi une piste, et nos deux affaires du moment, comme le soupçonnait Brian, n’en était qu’une. Les disparitions, la bête, et ces saloperies de médecins. Eux, des médecins ? A ce compte-là, je suis la reine des neiges…
Quand nous arrivons avec Adrian, que j’ai conduit en voiture, j’ai comme l’impression de faire l’école buissonnière... Non... plutôt de braquer une banque.. Ou un truc du genre… Bref, j’étais dans mes petits souliers.

Soudain une attaque massive de.. euh.. porte drapeau me fit reculer de crainte, avant que je réalise que ce n’était pas bien méchant. Très soupçonneux à présent, je détaillais mon assaillant…
Le plus intéressant, du moins sur le coup, fut de voir que Monsieur Wendigo en personne connaissait l’espece de minet-a-parole qui oeuvrait déjà sur place. Brian avait l’air aussi intrigué que moi sur ce qoup la.

Brian n’en avait pas perdu une miette non plus, et ne perdit pas de temps pour tirer les vers du nez aux deux gamins. Non.. Trois… J’aurais du me douter que Stiles tremperait tôt ou tard dans une telle enquête, ce Therence avait l’air du même acabit, quand à Liam, son « dossier » était bien au chaud dans le presse papier.. Un loup garou… un ADO loup garou. Manquait plus que ça… Je lâchait un soupir un peu sulfureux, et un petit nuage de fumée s’échappa de ma narine.. oups…
Je ne sais pas à quel moment j’ai décroché, mais le « aller au travail » de Brian me remet dans le bain… Bon, inutile d’essayer d’écarter les gamins de l’affaire, je connais stiles, liam, et cette lueur dans le regard de Therence vaut toutes les réponses…

Cependant, la mention « bête du Gévaudan » me dégrise totalement…. Surtout que les gamins semblent connaitre la légende et des détails précis, des détails pour éliminer cette menace. Si d’autres ont pu y arriver, alors on le peut aussi.

Idiot que je suis à parier sur le futur quand le présent est dangereux. Normalement mes sens surdéveloppés auraient du m’avertir de la venue de mon collègue, mais ce n’est que grâce aux reflexes de Brian que nous pouvons échapper à cette confrontation…

(…)

Séparation.. j’ai horreur de ça, mais j’en comprend l’utilité.
Toujours est-il que cette boutique, devant laquelle je suis déjà passé plusieurs fois, ne m’inspire pas confiance… En vérité, maintenant que je suis devant, je sens s’agiter Cerberus, plus sensible que moi, même si « moi » est devenu « nous »… Il y a ici des choses, des histoires et des liens qui jouent sur sa corde sensible. Je frémis en pensant à ce qui pourrait résulter de son erruption incontrôlée au milieu de cette boutique.

J’avais beau tenté de me concentrer sur le ping pong verbal entre stilinski junior et Mr Elias, le propriétaire de la caverne d’Ali baba, j’étais irrémédiablement attiré par des statuettes, notamment celle-ci, amériendienne, surement, et évidemment tout ce qui pouvait être relié au feu et à l’enfer… Par pitié, mon cher « nous », reste tranquille.

Cependant, la voix du propriétaire était tellement envoutante qu’il me paraissait difficile, à elle aussi, d’y résister.

Je posai un regard captivé sur le copieux grimoire, représenant marie jeanne , la servante du gevaudan.. Une simple femme qui avait pu vaincre la bête, si cette bête était bel et bien la même qui nous préocupais, elle pouvait donc revenir d’entre les morts…
Lorsqu’il eut finit son récit, je posait une simple question.

« ce loup garou la pouvait il être réellement tué ? »

Son regard était acéré, tout comme ses paroles, sans doute, et il semblait scruter au fond de mon âme… Il y rencontra un regard non moins déterminé, très ancien, et qui était frustré de ne rien connaitre de cette histoire. Mais alors que je voyais un conte, une légende, Cerberus y voyait une arme, un moyen..
Je lui demande alors simplement ce qui arriva ensuite…
L’histoire était la même, donc tout autant captivante. Mais la derniere remarque me hérissa les poils
« du sang ? De la même famille ? »
J’étais perplexe.
« et l’a-t-elle vaincu ? ou.. cette bête à t’elle survécu ? »
Peut etre n’était elle pas invicible, mais juste invaincue… Grosse nuance.



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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Ven 8 Déc - 23:55

History





Si effrayant soit-il, cet homme m'impressionne plus encore par cette incroyable capacité à se montrer puit de connaissances. Un livre d'histoire, une encyclopédie, vivante et interactive. Une sorte de Père Castor version film d'épouvante. Il sait mettre le ton qu'il faut le bougre. Il sait comment rendre l'histoire intéressante, comment la rendre immersive. J'ai cette étrange sensation de me battre aux côtés de la belle française, de craindre à ses côtés la colère de la Bête, d'accepter ce qu'elle est, qui se cache derrière sa monstruosité.

J'admire cette femme qui a su tenir tête, malgré toutes les raisons qu'elles avaient de fuir, à la terreur qui sévissait sur les terres qui l'avaient vu grandir. Et pensant à elle, je pense aussi à ceux, qui aujourd'hui encore se dressent contre un destin funeste. Beacon Hills est un noyau. Le Nemeton attire les êtres surnaturels, bons et mauvais et les êtres surnaturels attirent les curieux, hostiles et amicaux. Nous ne serons jamais en paix. Mais j'avoue parfois m'interroger sur ce qu'aurait été notre vie si les Hale n'avaient pas été emportés. Ils nous protégeaient, comme nous essayons aujourd'hui de protéger les honnêtes gens innoncents et inconscients. Aurais-je été au courant, si ce feu n'avait pas été déclenché ? Aurais-je vécu tant de choses ? Aurais-je survécu ? Et elle ? Certaines choses changent. Nous changeons, parfois pour nous rapprocher, parfoi pour nous éloigner.

Cette bête, qui est-elle ? Si c'est bien la bête du gévaudan, si c'est bien la même, a-t-elle changée ? Et ce frère, ce frère que Marie-Jeanne aimait tant, pourquoi, comment a-t-il tant changé ? Comment est-il devenu ce monstre avide de cruauté ? Comment devient-on un monstre ? Comment redevient-on humain ? Peut-on redevenir humain ? Parfois, j'aimerais tout oublier, et redevenir comme avant. Presser le bouton reset, trouver le moyen de faire comme si je n'avais jamais vécu toutes ces histoires oublier le poids de la vie, des vies ue j'ai prises...

Je déconnecte et reconnecte sans arrête en ce moment. Mon esprit est ailleurs, préoccupé, bien loin de ce sur uoi je devrais me concentrer. La Bête, cette quête...nous devons découvrir un moyen de le détruire, ce monstre. Et enfin, peut-être, tout pourras recommencer. Mais nous devons d'abord en terminer avec la Bête du Gévaudan.

Devenir loup en buvant de l'eau de pluie recueillie dans l'empreinte d'un loup. Lorsue l'homme, pour survivre, devient un monstre. Peut-on dire qu'il a véritablement survécu ? Est-il vivant ? Ou est-il mort au profit d'une autre créature, d'une autre chose ? Et pourtant, selon Argent, Marie-Jeanne, aux yeux de Sébastien, ne pouvait le tuer.

Les liens du sang, très chers. Les liens du sang. Après tout, ils étaient une famille. Expliqua le vieille antiquaire.
Nous connaissons tous une ou deux histoires qui attestent que cela n'est pas toujours un argument valable, dis-je en le fixant sans ciller.

Derek n'avait pas hésité une seconde à trancher la gorge de son Oncle, comme ce dernier n'avait pas pas reculer en tuant sa nièce. Mais je vise principalement le conteur, qui n'a pas hésité à réduire son propre petit fils à l'état de marionnette, sans parler de Gérard, psychopathe ui ne consièdre sa famille que comme des pions, ou de façon générale, tous les Argent, qui préfèrent se tuer plutôt que de devenir lycan.

Mais elle trouver le courage de lui faire face, n'est-ce pas ?

Jordan à son tour, demande si la Bête a survécu.

- Comment ? Je veux dire, comment s'est-elle dressée contre lui ? Quelques racines de sorbiers ne lui feront rien. Il faudrait quelque chose de bien plus fort, de bien plus sacré contre une telle créature. Qu'a-t-elle utilisé ? Quelle arme a-t-elle conçue ? Car même si elle n'a pu asséner le coup fatal, elle aurait pu, n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: History [ ft team Beast and Elias]   Jeu 28 Déc - 14:32



Chapitre III

Damnatio Memoriae





Le temps était gris et humide. Une voix crachouilla dans l'interphone et les grilles d'Eichen House s'ouvrirent dans un grincement sinistre.  

Il m'avais semblait au détour d'un couloir, apercevoir la silhouette chétive et blafarde d'une âme en détresse que j'avais ramené à ma boutique une nuit noire et pluvieuse. La Banshee m'avait fait démonstration de sa voix. J'avais ramenée la jeune femme chez elle, la laissant à sa mère, avec la pensée froide et désolante que ses cris n'auraient de cesses de raisonner dans ce petit quartier. Ainsi donc ne savait-on que faire de la spectrale pleureuse sinon l'abandonner dans ce refuge infernal. Triste sort auquel je me gardais de compatir plus que de raison.

J'avais avertis de ma visite. Je me présentais à l’accueil et on m'assigna immédiatement un infirmier qui me guida par delà les dédales de l'asile et me mena au bas-niveaux. Le quartier sécurisé. Je le suivais d'une marche égale, hermétique aux points monstrueux qui s’abattirent sur les barreaux d'une porte et aux regards qui glissaient sur notre passage.
J'arrivai devant une vitre de verre et l'on me laissa avec mon hôte. Allongé sur sa couchette, le docteur leva les yeux d'un livre de poche pour les poser sur moi sans grande surprise. Deux orbites scrutatrices et nonchalantes bordées par l'âge, et j'en avais eu vent, une troisième dissimulée sous le bandage autour de sa tête.

Il me rejoins de son côté de la vitre, je lui souris avec courtoisie et la satisfaction de notre entrevue.

Le Dr. Valack avait entrepris certaines expériences sur les êtres que je m'évertuais à chasser. J'avais, avant lui, consulté bon nombres d'autres spécialistes, des docteurs également, bien que dans des domaines divers. L'on nous avait appris à « connaitre son ennemi mieux que soit même », et c'est ce que je m'évertuais à faire. Étudier les atouts et les faiblesses des êtres surnaturels.

Sa réaction avait été de glisser dans l'ouverture prévu à cet effet l'une de ses lectures. J'avais cru à un traiter médicinal, mais je venais de me faire prêter un roman de science-fiction. Je n'étais pas coutumier de ce type d'ouvrage, mais rien dans les actes de l'extralucide n'aurait su être du au hasard. Je l'avais donc lu malgré tout.

C'est sans surprise que le docteur m'avait accueillis à nouveaux. Il me devait des explications. J'appris alors la réalité des expériences sordides de ces créatures anciennement Hommes, leur projet fou de ramener à la vie la Bête du Gévaudan, mais surtout, j'avais découvert que certaines lois naturelles et surnaturelles que nous connaissions n'étaient pas inviolables. Comment est-ce qu'un homme de Gévaudan avait trouvé le moyen de duper le temps, l'emprise insoupçonnée que ces créatures avaient sur la nature et la manière dont-ils avaient réussi à imposer leurs propres règles.

Suite à cette entrevue, j'avais pris mes distances avec Beacon Hills. La saison était orageuse, l'atmosphère lourde d'une électricité oppressante, j'avais trouvé bon de vaquer à d'autres occupations, loin des ravages qui promettait la renaissance d'une antique monstruosité. Néanmoins, je m'étais intéressé à l'affaire. Je n'avais pas la science et les outils de ces génies, mais je voyais en leurs travaux quelques bénéfices qu'il eu été stupide d'ignorer.




— La sceptique devint une croyante cette nuit là. Alors Marie-Jeanne retourna voir Henri pour découvrir comment tuer à la fois une Bête et un frère.

— Et l’a-t-elle vaincu? Ou... cette bête a t’elle survécu?

— Comment? Je veux dire, comment s'est-elle dressée contre lui? Quelques racines de sorbiers ne lui feront rien. Il faudrait quelque chose de bien plus fort, de bien plus sacré contre une telle créature. Qu'a-t-elle utilisé? Quelle arme a-t-elle conçue? Car même si elle n'a pu asséner le coup fatal, elle aurait pu, n'est-ce pas?

— Pas du sorbiers en effet. Même une flèche n'aurait pu suffire. Ils avaient besoin de quelque chose qui coupe plus profondément.

Nos quatre amis jetèrent des regards sur une hallebarde posée dans un coin, des sabres entreposés sur un portant, un tomahawk accroché au mur, tant d'armes dissimulées parmi les babioles et les breloques. Sortie d’on ne sait où, je faisais rouler entre mes doigts la tige d'une flèche antique. Le carreaux tournait à gauche et à droite sous mon nez obombrant un sourire mesquin.

— Pas une épée. Pas une hache. Mais quelque chose qui utilise le poids de la Bête contre elle.

Marie-Jeanne et son ami forgèrent alors ensemble la lance qui allait vaincre la Bête. Ils firent fondre l'acier et le modelèrent à l'effigie d'un lys mortel, et l'empalèrent solennellement sur un bâton sous la veillée maternelle et impitoyable de la pleine-lune. Marie-Jeanne s'engageait à verser le sang de son frère, et dans son geste, un fin ruisseau de son propre sang macula la lame argentée.

— Marie-Jeanne a chassée Sébastien pendant trois ans jusqu'à ce qu'elle le piège l'hiver 1767.

Entre les troncs noirs et froids de la forêt, l'homme succédait à la Bête et la Bête succédait à l'homme dans une course poursuite sans fin. Le sang sur ses vêtements n'étaient que le reliquat de blessures qui guérissaient instantanément, les flèches restaient plantées dans son corps sans fatiguer sa féroce progression et quand il lui prenait de les retirer, c'était d'un mouvement de main ferme et pour les jeter au sol sans jamais se détourner de sa cible. Le regard de Sébastien, de l'homme derrière la Bête, n'avait d'humanité que le relief de ses yeux. Il en invoqua aux ténèbres tapis dans sa chair, ses prunelles noires brillèrent d'une lueur bleu mortelle et les nuées obscures enveloppèrent son corps. Ce n'était plus une marche forte dans le dos de la pucelle, mais un galop funeste qui fonçait droit sur elle, frêle comparée au monstre noir et massif. Marie-Jeanne désarmée courait pour sa vie et un objectif connue d'elle seule, et elle y parvint lorsqu'elle l'attira au cœur d'une clairière. La chasseresse se laissa glisser sur le sol en plongeant la main dans la neige, et avec toute la rage qu'il fallait à affronter le loup, elle déterra la lance et la présenta à la Bête que l'élan meurtrier fit s'empaler dessus jusqu'à mi-bâton. La Bête transpercée redevint homme sous les yeux de la chasseresse. Mais cela n'aurait su ébranler son outrecuidance.

— Croyait-elle qu'une petite blessure allait l'arrêter? Il était la célèbre et crainte Bête du Gévaudan. Et quand il aurait fini de tuer, tout le monde le saurait. Il aurait causé tellement d'horreur que toute l'Histoire retiendrait son nom. Mais Marie-Jeanne lui en fit la promesse, personne ne se souviendrait de lui.

Damnatio Memoriae? Tu ferais effacé mon nom? Notre nom?

— La blessure continuait de saigner et Sébastien compris qu'il ne guérirait plus. Ce n'était pas un acier ordinaire, lui expliqua t-elle. Mais de l'aconit et du sorbier, forgé avec son sang, leur sang, sous la lumière de la pleine lune. L'histoire se rappellerait de lui. Mais seulement en tant que Bête.

Je refermais le livre sur lequel figurait la sculpture de Marie-Jeanne pour annoncer la fin de notre histoire.

Damnatio Memoriae. Ils ont effacés tout détails de lui. Toute signature, tout ce qu'il possédait, ils ont tout brulé. Le nom Sébastien Valet a été oublié depuis plus de 150 ans.

Mais quand il se rappellera, lorsque la Bête se souviendra...

Nos héros modernes connaissaient désormais la véritable histoire de Gévaudan. Je restais disposé à répondre à toutes questions qui puissent les aider à vaincre la créature. Car si Marie-Jeanne avait forgée la célèbre lance qui la vainquis une première fois, il leur faudrait à présent mettre la main sur l'arme en question. Puis je les voyais rivés sur leurs écrans de téléphone.  

Damnatio Memoriae était une pratique romaine, expliquais-je, un décret pour détruire les image des damnés. Cela consistait à retirer leurs noms des inscriptions et leur visage des statues. Les romains pensaient que c'était un châtiment pire que la mort. Et peut-on en effet concevoir pire châtiment que d'être renié, effacé des mémoires?

Oublié, demandè-je au plus mémorable d'entre tous. Je dédaignai Stilinski pour poursuivre ma ronde lente et oppressante autour de mes convives et enrichir mon enseignement.

Damnatio Memoriae a été utilisé plus tard sur un tueur en série de 1958 connu comme le Démon Tailleur, citè-je en français. Il attirait les enfants dans un magasin de Paris où il les tuaient et faisait bouillir leur chair pour les manger.

Chaque mot avaient été empreint d'un timbre bas, rude et impitoyable. Mon ombre parue ralentir quelques secondes sur l’hôte à la pilosité de jais, secondes à figure d'éternités pour les coupables.

— Qu'est-il advenu la lance? s'empressa t-on.

Le temps repris dès lors que mon ombre s'écoula vers une nouvelle destination.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, » très cher. La lance n'est plus telle qu'elle fut du temps où Gévaudan était encore Gévaudan, mais son essence demeure sous une autre forme.

« Comment savons nous que ce n'est pas une coupe en acier pleine de poussière dans la collection d'antiquités de quelqu'un? » m'attendis-je à ce que l'on me fasse la remarque. Non sans un certain amusement, je passai devant une coupe en acier pleine de poussière rangée sur une étagère.

— Il serait logique que la lance ait été reforgée en une chose ayant une apparence inoffensive...

— Aussi inoffensive que celle d'une canne? interrogea un clairvoyant.

Les coups jusqu'alors réguliers sur le plancher se turent et tous les regards convergèrent sur mon indispensable béquille. A leurs regards avides, on eu pu les imaginer prêt à se jeter sur le morceaux de bois et se débattre dans l'embrasure de la porte pour s'échapper tous à la fois tels des bandits. Je levais les yeux au ciel. C'en était navrant d'imbécilité...

— Messieurs, je vous en prie.

N'écoutaient-ils donc pas ce que je leurs disais? N'avais-je pas parlé d'un outils? Il est vrai que cette canne en plus d'accompagner une jambe défaillante pouvait receler en son sein sa propre lame, piètre effet de surprise pour un homme de ma condition. Mais une lame sans effets contre la Bête à pourfendre. Un autre que moi s'était approprié la lance de Marie-Jeanne.

— Si vous voulez récupérer la bonne canne, j'ai bien peur qu'il vous faille vous mesurer à un autre que moi, fis-je en jouant avec un maillet oublié sur l'établi.

L'adjoins sembla mal-à-l'aise à l'évocation de l'objet et j’eus la conviction qu'il l'avait aperçu aux mains de son actuel propriétaire. Il les avaient donc rencontré. J'avais ouïe d'étonnantes rumeurs à propos de l'adjoins Parrish. On se racontait, entre les murs froids et oubliés d'un pénitencier, par quel maléfice l'homme avait réussi à sortir indemne de sa voiture en flamme. On disait que c'était un miracle et cela ne faisait aucun doute. Mais jusqu'alors je demeurais dans l'expectative quant-à sa nature exacte. Sa présence ici, considérant la situation et si je me fiais à ce que je savais du combat qui attendait cette ville, était une réponse en soit. Un être igné, un gardien. Un chien des Enfers. J'aurais du m'en douter à la seconde où je l'avais aperçu passer le seuil de cette porte à la recherche d'information sur notre incarnation du chaos.

Bien. Ils avaient à leur disposition tous les éléments pour mener à bien leur combat. Ils savaient qui était l'Homme de Gévaudan, quel était l'outil qui avait servit à l'arrêter et où se procurer ce dernier. D'autres questions demeuraient en suspend, mais je ne doutais pas qu'ils trouveraient rapidement les pièces manquantes. Le reste n'était qu'affaire de déductions.

— Attendez!

Le bataillon se figea, l'une des mains sur la poignet de la porte.

— Rien n'est gratuits très chers.

Pensait-on pouvoir obtenir quelque chose dans cette boutique sans payer un prix en retour?

— En échange de ma... contribution en vous fournissant les informations nécessaires à appréhender la Bête... Je demande seulement à récupérer la canne.

Je portais une main volatile sur mon cœur pour adoucir l’intérêt que j'avais pour cet objet de funeste fonction.

— La Bête vaincue, elle ne vous sera plus d'aucune utilité, fis-je taire les curieux.

Il me parut néanmoins que la demande avait suscitée un élan de compréhension chez certains. Aurais-je omis de préciser?

— Marie-Jeanne n'a jamais quittée Henri après la mort de son frère. Et leur relation est devenu plus qu'un partenariat. Ils se sont mariés et elle a pris son nom.

Marie-Jeanne fut la première chasseuse. Je leur laissais le soin de comprendre.

— Si d'aventure vous n'étiez pas en position de me ramener la canne... laissez là sur place. Je me débrouillerais pour la récupérer par mes propres moyens.

Une fois les chemins menant au monde d'en bas nettoyés, je pourrais descendre y mener mes fouilles d'antiquaire sans craintes. On sous-estimait l'utilité des biens qu'un ennemi pouvait laisser derrières lui après la bataille.

Je les laissaient enfin partir endosser leur responsabilité de Héros et arrêter la menace qui planait sur notre ville. La clochette tinta une dernière fois lorsque je refermai la porte dans leur dos, révélant un émetteur installé dans l'encadrure. J’appuyai sur l'objet qui émit une lumière vivace, et une onde électromagnétique fit échos à d'autres capteurs positionnés à chaque angles de la boutique. Les lieux étaient à présent protégés de l'apparition des para-scientifiques et je pouvais retourner à la restauration de mes biens en toute sérénité.



Fin





     Mr. Argent      






[HRP : Messieurs, notre entrevue s'achève ici. L'aventure reprendra pour vous avec la Team Doctors sur le campus. En attendant, libre à vous de répondre et poursuivre votre investigation à la suite de ce poste si le cœur vous en dit.]
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