AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
13 octobre 2018

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Therence & Caracole


►►►◄◄◄

Lewis Walton




Classement au
29 septembre 2018

Andy Turing


►►►◄◄◄

Tobias Shepherd


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
15 septembre 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Isaac Lahey


►►►◄◄◄

Andy Turing




Classement au
31 août 2018

Caracole O’Brien


►►►◄◄◄

Andy Turing


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
18 août 2018

Isaac Lahey


►►►◄◄◄

Amance Jouve


►►►◄◄◄

Lewis Walton




Classement au
4 août 2018

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Amance & Willem


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
21 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski




Classement au
6 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
23 juin 2018

Scott McCall


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
9 juin 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Vicky Anderson


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
26 mai 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alex


►►►◄◄◄

Tobias Rapier




Classement au
11 mai 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Charlie & Alex


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
28 avril 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Samael Washington


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
14 avril 2018

Caracole O’Brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
31 mars 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Scott McCall




Classement au
17 mars 2018

Theo Raeken


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
4 mars 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric & Derek


►►►◄◄◄

Charlie Crowley




Classement au
17 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Derek Hale




Classement au
3 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
20 janvier 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
6 janvier 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Connor Edenfield


►►►◄◄◄

Therence Garnet





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]

Aller en bas 
AuteurMessage
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Dim 24 Sep - 20:35



Into the darkness
Rp précédent:
 

J'aime pas les égouts. C'est sombre, c'est sale, ça schlingue, et c'est infestés de rats. Et non pas que j'ai peur de ces bestioles, il en faut plus pour m'effrayer, mais j'aime pas spécialement les rats. Quelque chose à fait un "shplouirch" dégouttant sous ma semelle. Je jette un œil en grimaçant, mais au regard que me lance le flic, je masque mon dégout par une fausse nonchalance.

-Il était hors de question que je reste à la voiture...

Pour rappel. Ce type est fermement convaincu que je serais un poids, mais ça n'empêche que je vadrouille à ses côtés. Le seul moyen de m'empêcher de le suivre aurait été de me menotter à la voiture, et quand il m'a clairement fait comprendre qu'il n'hésiterait pas à le faire si je ne l'écoutais pas scrupuleusement à partir du moment où j'aurais mis un pied dehors, j'ai ravaler ma blague selon laquelle en général, c'est moi qui gardait les clefs des menottes et pas l'inverse. Je l'ai laissé passé devant. Et je le reluque, dans sa tenue d'intervention, son gros calibre à la main. Je me demande s'il s'imagine sérieusement me protéger comme un bon agent de la sécurité et de l'ordre qu'il est. Je déteste cette idée. Mais je le suis à travers les tunnels sans broncher. Lui me prend sans doute pour un péteux qu'il faudra secourir au moindre danger.
Moi, je sais que j'ai un flingue chargé à la ceinture de mon pantalon.

On sait en partie ce qu'est notre bête, où elle est, et on va découvrir en parallèle comment la tuer. Je réfléchi au sujet des adolescents chimères, leur facteur commun et lien à notre monstruosité et autre trio horrifique et ce qui s'est dit ou reste à déterminer sur le sujet. C'est en tentant d'élucider les disparitions et retour étranges de nos camarades que nous nous sommes plongés dans cette enquêtes avec Liam et Stiles à la base. C'est ce que j'explique au flic, sceptique.

-Vous pensez quoi, que je suis en quête d'aventure?

Je hoche de la tête en riant. Je me demande, si je cherchais à me justifier, si seulement ce type serait prêt à me croire. Dans le fond, il a raison : cette chasse à la Bête m’excite franchement. Et qui ne le serait pas?! On parle de traquer une p*tain de légende! Un mastodonte garou, pas le petit délinquant du coin ou une chimère! Si, techniquement, si, c'est une chimère, mais réelle, pas une illusion. On a une cible, des pistes concrètes, des éléments qui s'imbriquent parfaitement et je crois que pour la première fois depuis que je mène des recherches, j'ai l'impression que ça me mène quelque part. Quelque part qui me plais... Alors ouais, cette affaire m’enflamme à un point que personne ne peut comprendre. Mais il s'agit pas juste de jouer les détectives pour espérer apercevoir le monstre de foire de la ville et combler mon désir de sensation forte.

Je connais beaucoup de loups qui ont du sang sur les mains. Parmi eux, certains, un peu sauvage, portent le poids de vieilles erreurs, et d'autres plus civilisés n'hésitent pas à commanditer leurs assassinats juste sous mon nez, quoique j'ai jamais affirmé avoir été témoin de cet épisode. Malgré ça, aucun ne parait-être sur le point de faire un carnage gratuit et de s'en prendre à une dizaine d'adolescents. Mais...
Il y a le wendigo dont je n'accepte pas les motivations, aussi élémentaire soient sa faim. Lorsque je l'ai rencontré dans le cauchemar d'Adriann, j'ai été témoin et victime de son sadisme. Cette chose n'a pas juste faim, elle m'a parlée de torture avec un véritable délice et elle m'aurait réellement bouffée si elle avait pu, difficile d'imaginer le contraire. De ce que j'en sais, de ce qu'Adriann m'en a dit, le wendigo ne pointe le bout de son nez qu'à la pleine lune pour boulotter une victime. Je comprend aussi qu'il se manifeste naturellement pour se défendre... Mais... j'évite de trop penser à son garde mangé qui dénombrait plusieurs restes, au carnage onirique qu'il m'a fait vivre, à ses plans tordus pour faire s'entretuer des chasseurs... quelle que soit l'étendue de sa perversité, le wendigo est dangereux. Il le sera pour moi le jour où on se rencontrera pour de vrai.
Je me suis trop attaché à Adriann pour pouvoir m'en prendre à lui, pas comme on m'imagine le faire considérant qu'il mange des gens et que je possède une arme à feu... Mais je ne suis pas non plus assez inconscient pour penser que je n'aurais peut-être pas à m'en servir. J'ai acheté cette arme pour me défendre et je m'entraine régulièrement à la clairière avec mes boites de conserves comme l'italien m'a appris à le faire, mais j'ai concrètement jamais tâter du vivant.

Alors qu'importe la futilité apparente de ma motivation, mais j'ai besoin de me faire la main et suis prêt à rencontrer un véritable monstre. Et cette Bête est la cible toute désignée pour ça.

Pas un bruit sinon celui de nos pas qui se répercute sur les parois des tunnels. Je suis attentif à une trace du passage de notre monstre, mais observe régulièrement le policier. Brian n'est pas quelqu'un de très bavard, professionnalisme oblige, j'imagine. Mais j'ai l'impression que je l'intrigue d'une certaine façon. Peut-être pour tenter de comprendre l'étendu de mon inconscience à me fourrer avec lui ici, peut-être pour me demander si je compte mettre K.O un sumo surnaturel avec mes petits points d'humain dans le pire scenario, ou alors au sujet de l'allemand...

-Si je répond à vos questions, vous répondez aux miennes? Vous avez accès aux dossiers hors-normes du shérif, alors je suppose que c'est pas uniquement pour cette affaire là... Jusqu'à quand remonte les plus vieilles affaires étranges qui sont répertoriées?

Au hasard, pour situer. Au moins une vingtaine d'années?...

©️ Halloween sur Never-Utopia





Dernière édition par Therence Garnet le Mar 7 Nov - 1:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brian O'Conner

avatar


Humeur : Troublé...
Messages : 780
Points : 820
Réputation : 112
Date d'inscription : 25/07/2015
Localisation : Poste de police

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Lun 2 Oct - 18:13


Beacon Hills’s Investigations


Feat Team Doctor



Je sens que la cohabitation va être difficile. Le drôle assis à côté de moi a de la répartie. Un peu trop pour son bien… et le mien. Je serre la mâchoire lorsqu’à ma question il m’en retourne une identique, toute aussi indiscrète. Si je suis maintenant capable d’afficher, très discrètement, ma liaison avec Jordan, je suis toujours mal à l’aise lorsque l’on me renvoie cette liaison dans la figure. Un mini courant d’air se créer dans l’habitacle de la voiture de patrouille alors que toutes les fenêtres sont closes.

Je me gare devant l’entrée qui mène aux égouts. Coupant le moteur, je reste un moment immobile scrutant les environs qui sont chichement éclairés par l’unique lampadaire présent et la lueur du ciel étoilé. Je fais comprendre au chieur qui m’accompagne que la moindre embrouille de sa part lui fera goutter à mes bracelets de métal sagement rangés à mon ceinturon. Le beau gosse de service me lance un regard hautain et méprisant comme savent le faire les adolescents vis à vis de leurs ainées.

- Tu restes dans mes pas en laissant 80 cm de distance entre nous.

L’autre lève un sourcil plus moqueur qu’interrogatif. Je lui explique que c’est la juste longueur qui me permet de l’attraper prestement pour le mettre à l’abri le cas échéant. Mais aussi l’espace dont j’ai besoin pour ne pas lui en coller une par mégarde. Son regard trahit tout le sarcasme qu’il se retient de déverser. Je reste impassible, le visage sans expression comme on me l’a enseigné à l’école naval. Seulement je bouillonne à l’intérieur. A croire que ce morveux a pris des cours de style avec Amaro.

Avant de m’avancer dans le tunnel qui nous fait face, je vérifie une dernière fois le mécanisme de mon arme de service. En quelques gestes rapides, je vérifie le chargeur et le glissement de la culasse. Je remets le cran de sécurité, mais garde mon arme en main. Quand je relève le nez, je m’aperçois que Therence n’a pas perdu une miette de mes gestes. S’il pense que je vais lui confier mon arme, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Nous nous engageons dans un couloir sombre et suintant d’humidité. Nos pas raisonnent, j’ai l’impression de m’engager dans le système digestif d’un monstre géant. Au loin des pompes occupent l’espace sonore par un bourdonnement régulier. L’odeur de poubelle est encore supportable. Le blousonneux s’engage dans une justification de sa présence. Le voilà avec l’âme d’un Sherlock Homes. Encore un qui regarde trop de séries TV. Entre les séries policières et les autres sur le monde médical, je suis persuadé que bon nombre de boutonneux se sentent capables de réceptionner un blessé aux urgences…

« NFS, chimie, iono… »


Comme s’inventer des capabilités d’inspecteurs de police. Je suis en train de préparer les concours pour le devenir. Je suis bien placé pour savoir qu’il ne s’agit pas d’être simplement logique, observateur et un peu psychologue. Il existe des méthodologies précises que l’on n’invente pas à moins d’être un génie.

-Vous pensez quoi, que je suis en quête d'aventure?

Son rire auto satisfait ponctue sa question rhétorique. Je ne relève pas et me contrains à ne pas hausser les épaules. Il m’agace autant que le rital à qui il me fait penser. Le faisceau de ma lampe torche éclaire un rongeur qui court devant nous. J’imagine que le nombre de ses cousins est conséquent. J’espère fortement de ne pas les croiser de sitôt. Nous arrivons à un croisement en T. Avant de déboucher sur l’intersection je lance une lame d’air à la manière d’un sonar. Cela me permet de percevoir un éventuel obstacle. Ma perception reste assez grossière, mais me permet de deviner si quelque chose, ou quelqu’un nous attend caché par l’intersection. Rien… J’hésite entre les deux directions, l’une étant mieux éclairée que l’autre. L’ombre se fondant dans l’ombre, je tourne sur la droite, le couloir le moins bien éclairé.

- Si je réponds à vos questions, vous répondez aux miennes?
- Quoi ?


Il se pense vraiment en ballade ou bien ?

- Vous avez accès aux dossiers hors-normes du shérif, alors je suppose que c'est pas uniquement pour cette affaire-là... Jusqu'à quand remonte les plus vieilles affaires étranges qui sont répertoriées?

Je m’arrête pour lui faire face et soupire.

- Cela date d’avant la construction de la ville, si on en croit les histoires qui se transmettent depuis des générations chez les amérindiens du secteur.

Le môme semble prendre la mesure de mes propos. Il croyait quoi ? Que brusquement les surnaturels sont apparus parmi les hommes ? Jordan ou Weizermachin sont les représentants d’entités millénaires. Toutefois je veux bien mettre mon cas à part. Je me catalogue comme étant un être humain avec des capacités étendues. Je vois chez les mentalistes une évolution de la race humain dont je serai l’un des précurseurs.

- Dis-moi Therence. Dans tes connaissances sur les surnaturels que sais-tu de leur sens ? Quelles sont les capacités d’un loup ?

Deux gobilles rondes d’incompréhension me regardent, genre pour me dire « tu me prends pour une bille ? »…

- Tu connais l’histoire du petit chaperon rouge ?

Nouveau sourire mauvais du jeunot. Oui je te considère comme un gamin. Car visiblement tu as oublié les morales qui se planquent dans les contes pour enfants.

- Que vous avez de grand yeux mère grand’ ! C’est pour mieux te voir mon enfant !

Je mime une voix fluette suivie d'une réponse plus caverneuse. Mon ton condescendant commence à agacer le rebelle.

- Que vous avez de grande oreille mère grand’ ! C’est pour mieux t’entendre mon enfant.

L’adolescent proteste, m’intimant l’ordre d’arrêter de me foutre de sa gueule.

- Que vous avez de grandes dents mère grand’ ! ...

J’attrape le gamin par le col de son sweet et rapproche mon visage du sien. Tout en montrant les crocs que je n’ai point, je plante mon regard dans ses prunelles insolentes. Et poursuis ma diatribe en articulant comme si je parlais à simplet.

- Si tu ne veux pas finir dans l’estomac du loup, tu évites, un de te faire voir, et deux de te faire entendre. Odorat poussé, acuité amélioré et ouïe affûtée… égalent marcher sans faire de bruit, se fondre dans le décor et se taire. Je te rappelle que nous ne sommes pas de taille pour le combattre et que je n’ai aucune envie de tâter de ses grandes dents. Compris monsieur je sais tout ?


A ses paupières qui se plissent, je sais que je viens de le vexer. Mais j’ai cure de son égo. Mon but est que personne ne soit blessé en attendant que les autres trouvent un moyen pour dégommer cette chose. Je relâche le pénible qui se réajuste avec un reniflement de  mépris. Nous reprenons notre progression. Quelque chose file entre mes pieds. Un rat. Je n’aime pas ces bestioles porteuses des pires maladies. Avec les vagues successives de peste et de choléra, l’inimité envers cet animal est inscrit dans nos gènes. Derrière moi, ça suit bon gré mal gré. L’odeur devient de pire en pire. Pour être rigoureux dans notre exploration, j’ai décidé de tourner à droite à chaque intersection. Ce qui parfois nous fait revenir sur nos pas.

Vingt minutes que nous sommes là. Ma radio est muette, le béton qui nous entoure coupe tout signal. Je ne m’en inquiète pas trop, me disant qu’il suffit de remonter le long des puits de visite que l’on croise régulièrement pour nous approcher suffisamment de la surface pour pouvoir capter un signal.

Nouvelle bifurcation, cette fois sur un passage relativement bien éclairé. J’éteins ma torche pour économiser la batterie. Le sol est marqué par des traces de passage. Mais il est difficile d’estimer à quand remonte le dernier passage. Une semaine ? Un mois ? Plus ?

C’est Therence qui me tirant par la manche, vu que je lui ai clairement demandé de la fermer, attire mon attention pour me montrer une inscription.


J’allume ma torche pour voir plus clairement. Ce n’est pas un tag ordinaire comme nous en avons croisé. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je balaye le reste du couloir avec ma lampe cherchant un indice qui pourrait donner de l’importance à ce charabia en latin.

- Je n’ai pas fait option latin. Et toi ? Une idée de la signification de cette inscription.

Regard mauvais qui m’accuse de briser la loi du silence que j’ai imposée. Je lève les yeux au plafond de dépit. mais pour une fois l’irascibilité dont sont empreints nos échanges sert à quelque chose. Une trace de « propre » serpente sur le plafond du tunnel. Comme si quelque chose de très grand avait circulé ici, emportant la poussière et les toiles d’araignée plaquées au-dessus de nos têtes. Sherlock semble faire la même déduction que moi. La grosse bête est passée par là. Mais quand ? Il y a une semaine ? Un jour ? Une heure ? Une minute ?

Je me retourne vers l’inscription. J’ai le sentiment que c’est une des clés de notre énigme. Seulement je ne connais absolument pas le latin. Enfin si je devine le sens des mots damnatio et memoriae qui se rapproche de damnation et mémoire, cette locution doit avoir un sens bien plus précis. Mais lequel ?



© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Bête

avatar

Messages : 13
Points : 10
Réputation : 0
Date d'inscription : 13/10/2016

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Lun 9 Oct - 18:36


Me

L’air est frais. J’ai quitté la forêt. Je cherche quelque chose, mais je ne me rappelle de plus de quoi il s’agit. Chaque fois que je pense tenir ce souvenir diffus, il m’échappe de plus bel.

Cela me frustre

J’enrage

Colère

Fureur

Tuer les obstacles qui m’empêchent de me souvenir.

L’odeur est immonde, pourtant l’endroit m’attire. Je n’aime pas ce dédale de couloirs. JE m’y sen à l’étroit.

Oppression

Étouffement

Mes griffes rayent les murs. Un bruit strident me vrille les oreilles. J’attrape le responsable et l’écrabouille.

Je n’aime pas les rats.

Je n’aime pas le bruit.

Je capte une odeur capiteuse, un parfum. Celui d’une femme ?


(c) Fiche et montage par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Ven 20 Oct - 23:23



Ourobouros
O'Conner est perspicace concernant mes rapports avec l'allemand. Mais grâce à Amaro, je sais que lui sort avec l'adjoint. Un mec, son supérieur hiérarchique, ça me suffit pour un match nul. Ça ne me dit pas s'il sait ou non pour sa nature cannibale, mais pour l'instant, le criminologue est l'un des éléments essentiels à la résolution de cette enquête pour ne pas lui chercher des noises, au même titre que le sont les deux agents, ou... une bande de jeunes curieux et obstinés. Par contre, quand j'évoque son intimité avec Parrish, l'autre se raidit. Hou... ça sent celui qui n'assume pas à plein nez, ça. Ça me ramène l'assurance qu'il m'avait enlevée, mais la sensation d'un courant d'air venu de nulle part me hérisse la nuque et détourne mon attention pour le reste du chemin. J'ai cherché une vitre mal fermée ou une jointure usée dans la portière, loin d'avoir le matériel de police flambant et dernier cri des grandes métropoles comme les administrations des petites villes s'en plaignent, mais je n'ai rien trouvé.

-Tu restes dans mes pas en laissant 80 cm de distance entre nous.

-Si je sens mauvais, faut le dire.

Le "soldat" parce qu'il en a l'expression sévère et concentré ne bouge pas d'un pouce. Alors je lui offre un sourire chaleureux en me faisant moins agressif et plus attentif.

-Pourquoi? Peur de se faire sauter dessus?

Par un "adolescent"? S'il avait quelques années de moins et que j'en avais eu l'occasion, me retrouver avec un prude moralisateur dans son genre, dans des galeries sombre, à l'abri des regards, je lui en aurait fait voir de belles qu'il aurait pas été prêt d'oublier... On oublie pas quand Garnet chauffe et malmène son monde. Mais non. C'est seulement que monsieur veut jouer les héros et éviter de m’assommer par mégarde.
Je compte pas à ce qu'il doive me protéger, mais je m’abstins de trop le contredire sur ce point et me contente de descendre de la voiture en poussant un soupir agacé. J'ai de quoi me défendre. Les garous guérissent peut-être de leurs blessures, en visant bien, y a moyen de les arrêter. Dans le cœur, entre les deux yeux. Pas sûr que ça se régénère. Il doit bien y avoir quelque chose à atteindre chez la grosse bestiole sous sa présumée enveloppe de fumée. Mais s'il ne m'a pas refiler de quoi me protéger et qu'il parle de jouer les défenseurs, je ne prendrais pas le risque qu'il me confisque mon seul moyen de défense sous prétexte que je serais plus dangereux avec que sans. Et puis qu'est-ce qu'il y connait aux garous et compagnie? Il est au courant, il a une arme, a été formé à s'en servir et à réagir en cas de danger, mais concrètement, il s'est déjà retrouvé face à un monstre? Quoiqu'il en doute, moi c'est le cas. Je pourrais lui en faire une liste complète, d'un vieux shaman effrayant, au wendigo au gosier démesuré, à un rital aux dents longues. Je ne me vanterais juste pas du fait que je m'en sois toujours sorti parce que j'étais accompagné par un autre garou, dans un monde onirique ou parce que l'opposant en question était moins d'humeur assassine que joueuse.

A l'entrée des tunnels, O'Conner fait basculer son fusil sur l'avant et vérifie son bon fonctionnement dans un enchainement ininterrompu. J'enregistre chaque mouvement en imaginant l'engin entre mes bras, songeant à l'essaie qu'Amaro m'avait fait mimer avec son colt avant de me vendre le pistolet. Prendre en compte le poids de l'objet, sa pression de tir... Sa chorégraphie terminé, nos regards se croisent. Et je plisse des yeux à son dédain évident. Rah!!! Mais j'en veux pas de son fusil!

Je fais le compte du nombre de balles que j'ai sur moi. Je n'ai pas refais le plein depuis mon dernier entrainement, mais il me reste assez pour un chargement en plus des six qui dorment dans le chargeur. Je garde les autres rangées dans un paquet de cigarette qui me sert à fourrer de petits riens, comme des médocs volés dans un drugstore. J'ai la main droite qui me fourmille désagréablement. Tu sors ton flingue, tu tire. Il est pas dit que je le sorte pas plus tôt dans l'appréhension de croiser le monstre au tournant. Mais comme l'avait dit le rital, dégainer dans le seul but d'impressionner comme l'envie me démange de le faire pour rabattre son caquet au flic, c'est aussi stupide qu'exhiber son zob sans tirer son coup. Et si dans mon imaginaire déluré j'aurais pas hésiter à montrer de quoi faire rougir tête de boy-scoot, je prendrais pas le risque qu'il me prive de mon arme. Il se prend déjà assez pour la tête pensante et la figure protectrice du duo sans lui permettre de me castrer d'avantage.
A une intersection, je m'arrête dans le dos de Brian, en alertes.

-Vous avez senti?...

C'était plus faible qu'une onde de choc, mais je suis sûr qu'un courant invisible vient de traverser les couloirs perpendiculaires au notre. Comme... dans la voiture... Coup d’œil soupçonneux. Mais Brian reste complétement hermétique et ça m'agace. Il ne manquerait plus qu'il s'imagine que je frémis au moindre phénomène qui passe dans ces tunnels! Un regard à droite, puis à gauche, et il s'engage dans le couloir le plus lugubre sans la moindre concertation. Je ne suis pas un suiveur, je déteste être ignoré, je l'incendie du regard. Il me prend vraiment pour un boulet...

Je savais depuis longtemps que certains membres du commisariat étaient au courant pour le monde surnaturel, et en m'embarquant dans ces histoires avec Stiles, j'ai eu la confirmation qu'un véritable travail tournait autour de ça. Une compilation des affaires étranges survenue dans la ville. Peu après mon arrivée ici, j'ai épluché ce que je pouvais de documents administratifs. Des articles à la bibliothèques, des recensement du lycée et du campus. Mais quand on veut trouver des infos sur quelqu'un de "remarquable"...

-Cela date d’avant la construction de la ville, si on en croit les histoires qui se transmettent depuis des générations chez les amérindiens du secteur.

Wow... quand Stiles m'a montré le casier "cas surnaturels" de son pater, je m'attendais à un recensement de quelques décennies, certainement pas à ce que ça date d'aussi loin... Est-ce que je me suis bien fait comprendre? Je pensais à des cas surnaturels, des présences étonnantes rapportées sur le papier. J'ai un vague doute. Mais O'Conner vient au moins de me rassurer. Les documents du poste de police date d'il y a plusieurs années.

-Donc... vous avez tout ça dans vos tiroirs? Je laisse passer un petit silence avant de demander, innocemment. Doit y avoir moyen d'y jeter un œil quand on "sait", pas vrai?

Comme moi, par exemple? Pas un fils de shérif, pas un criminologue, mais quelqu'un au courant de toutes ces choses...

Contrairement au Fils-de-shérif mais également Petit-ami-de-Derek-Hale ou à mon Je-t'aime-moi-non-plus de criminologue, O'Conner n'est rien de plus qu'un étranger qui n'a aucun intérêt à se sentir concerné par ma curiosité et à se mêler de ma vie outre par son sens moral. Ça rend la chose moins... gênante. Tout ce qui nous lie c'est cette affaire et Amaro par qui j'ai entendu parlé de lui parce qu'il est son beau-frère, ou quelque chose comme ça.
Quand j'y pense, ça me laisse d'ailleurs perplexe sur l'honnêteté de ce type et de Parrish... C'est quoi leurs rapport avec le mafieux en fait? Ils fermeraient les yeux sur les activités du truand? Y seraient carrément mêlés?! Je vais lui faire perdre son mépris à ce sale ripou...

-C'est pas exemplaire de sortir avec son collègue. Qu'est-ce que vous pensez de la corrupt-

-Dis-moi Therence. Dans tes connaissances sur les surnaturels que sais-tu de leur sens ? Quelles sont les capacités d’un loup ?

Haussement de sourcil. Pour qui il me prend? Un novice?

-J'en sais beaucoup sur les loups. J'en connais même pas mal.

J'ai encore des choses à apprendre, mais je suis ouvert à ce monde et j'en sais largement assez pour qu'il arrête avec son petit ton condescendant.  

-Tu connais l’histoire du petit chaperon rouge ?

Je ricane franchement. Alors quoi, maintenant il va se la jouer donneur de leçon? Il me prend vraiment pour un môme, et ça commence à me gonfler...

-Que vous avez de grand yeux mère grand’ ! C’est pour mieux te voir mon enfant !

Je ne relève pas. Il me cherche. Je ne suis pas le gamin ridicule qu'il imite.

-Que vous avez de grande oreille mère grand’ ! C’est pour mieux t’entendre mon enfant.

-Sérieux, à quoi vous jouez?! Et vous alors, qu'est-ce que vous en savait des loups exactement?!

-Que vous avez de grandes dents mère grand’ ! ...

Celle là, je l'ai pas vu venir. Il se retourne me chopper par le col et je me retrouve nez-à-nez avec "Gentil Petit Flic" faussement métamorphosé en "Grand Méchant Loup". Je comprend plus rien. Mais ça lui prend souvent?!!

-Si tu ne veux pas finir dans l’estomac du loup, tu évites, un de te faire voir, et deux de te faire entendre. Odorat poussé, acuité amélioré et ouïe affûtée… égalent marcher sans faire de bruit, se fondre dans le décor et se taire. Je te rappelle que nous ne sommes pas de taille pour le combattre et que je n’ai aucune envie de tâter de ses grandes dents. Compris monsieur je sais tout ?

-Ok, c'est bon! J'ai compris... baissè-je progressivement le ton.

Je l'ai pas lâché des yeux, rivés par les siens, complétement déconcerté. Je lui repousse le bras et rajuste ma veste d'un mouvement sec en le fixant durement et avec une méfiance compréhensible vue son numéro. Tss... Faux-jeton. Il n'a peut-être pas de véritable crocs, il est moins benêt qu'il en a l'air le saligaud.  

Il reprend la route et je le suis à 80cm de distance. Discrètement. Silencieux. Et attentif... Pas parce qu'il me l'a demandé, mais parce qu'il a raison. Je me sens c*n maintenant. O'Conner 3, Therence 1. Point compte double, on parle de rester en vie. Ça n'empêche, on a toujours pas trouver de trace de son méchant loup.

Dans le silence, le moindre bruit est accentué. Le couinement d'un rat, le vrombissement des tuyaux. La fraicheur des lieux et les odeurs d*gueulasses aussi... Je jette un œil prudent par dessus mon épaule, sur le couloir sans fond, et repasse mon regard sur celles de l'éclaireur en vêtements d'intervention. Je n'aime pas beaucoup déambuler dans l'obscurité. Parler me démange. J'ai les doigts qui remues du côté de mon flingue. Arrivé à un énième croisement, je tapote sur l'épaule du flic pour avoir son attention et décris un cercle rapide avec mon doigt en grimaçant. On tourne en rond! ...Remarque inutile. Il l'avait remarqué. Et il sait ce qu'il fait... Soupir, et je continue de le suivre en me demandant ce qu'on cherche exactement. Ça doit faire une demi-heure qu'on patrouille, le monstre a du se faire la malle depuis le temps...

Ce n'est pas ce que disent les preuves de passage sur lesquelles O'Conner s'arrête. Ça me donne un coup d'adrénaline. La Bête pourrait être à quelques tunnels du notre. Mon regard est happé par une marque particulière. Une fumée noirâtre s'échappe lentement de l’inscription au sol. Je tire sur la manche du flic et lui indique d'un mouvement de la tête. Amène ta lampe par là!

-Je n’ai pas fait option latin. Et toi ? Une idée de la signification de cette inscription.

Hey! Je croyais qu'on devais pas parler!

-Non. Râle-je. Mais notre Wikipédia attitré en sait peut-être quelque chose.

Et si Stiles ne sait pas quelqu'un de la bande le saura peut-être. Ils sont surement mieux placés que nous pour résoudre ce type de mystère. Je pianote des pouces sur mon téléphone en me demandant qui d'Adriann ou de Stiles il vaut mieux prévenir, puis envoie le message à tout le monde, sauf Parrish dont je n'ai pas le numéro.

-Pas de réseau...

Il va falloir attendre de revenir du côté de la surface pour qu'ils réceptionnent. Brian a balayé les lieux avec sa lampe avant de la diriger au dessus de nos tête. Quelque chose a ramassé toute la crasse sur une longue trainée... C'est immense. Et c'est bien passé par ici.

Je reste bloqué quelques secondes sur cette idée avant d'être interpelé par le mouvement de Brian. On reprend la route. Et je reprend une goulée d'air pleine d'assurance. C'est flippant, mais c'est ce qui rend la chose aussi exaltante.


Je crois qu'on a perdu la trace du monstre. On marche, on marche, c'est une ronde sans fin, les mêmes couloirs qui se succèdent. A tel point qu'il serait facile de finir par les reconnaitre...

-Vous avez pas comme... un air de déjà-vue? chuchotè-je sans plaisanter. Je suis déjà venu par là...

C'est bizarre...

-Ouais... c'est ça... j'étais là, dans ces égouts... J'étais pas tout seul...

Des tunnels sans fins, humides, infestés de rats et autres horrifiants nuisibles...
J'avance pas à pas puis m'arrête, hagard, et fait volte face.

-... Une baguette magique à la main!

Je claque des doigts et vise le flic, un large sourire aux lèvres. Le passage d'un rat qui aurait pu être cinq fois plus gros ponctue ma réplique avec un couinement moqueur. S'il voyait sa tête!
Je m'attend même pas à ce qu'il relève ces délires comme il m'en tombe chaque mois d'octobre et qui pourraient être le fruit de rêves farfelus ou plus probablement de soirée très arrosée. Et l'autre qui me regarde comme s'il avait à faire à un môme. Roh, qu'il se détende! C'est lui qui a levé le silence! Puis c'est pas comme si une mue de Basilic nous attendait au tournant! Hé, hé... hé. Mon sourire s'efface aussi net que je coince sur place. Sur le mur que nous longeons, le rond de lumière de la lampe-torche de Brian éclaire nettement un gros anneaux. Un serpent qui se mord la queue.

Alors ça c'est pas drôle du tout!!!

C'est Brian qui me devance, surement persuadé que les histoires d'horreurs dont je me moque me fichent finalement la trouille. Mais j'ai pas peur! J'ai été surpris. Les Basilics, on ne voit ça que dans des romans et des films fantastiques. En théorie?... Un jour il faudra que quelqu'un me précise quelles créatures existent et lesquelles n'existent pas, ça m'évitera quelques humiliations. Mais trêve de bêtises.

-Qu'est-ce que c'est? Je coulisse un regard agacé à l'énième remarque du flic à côté duquel je me suis posté. ... Je sais que c'est un ourobouros, tous le monde connait ce symbole... Je veux dire, qu'est-ce que ça fait là à ton... votre avis? On est au beaux milieux des égouts.

C'est pas comme si il y avait une chambre secrète cachée dans les égouts de la ville. C'est évident que ça a un rapport avec la présence de la bête ici. Pas d'indications, pas la moindre autre décoration aux alentour, pas non plus d'inscription en référence à celle trouvée plus loin. Juste le bas relief.
...
Je débarrasse les toiles d'araignées qui s'accumulent et tâtonne en ignorant superbement O'Conner. Ce n'est pas incrusté dans le mur mais plutôt positionné contre... Je presse un côté par accident, ça bouge. Échange de regard avec le flic. C'est un mécanisme! Je fais tourner la vanne à l'air d'une sculpture antique et le bruit d'un bloc de béton qui racle sur le sol suit le mouvement. C'est ébahis que je découvre une ouverture, et dans le renfoncement du mur qui a bougé, une porte cachée...

-Géant...

C'est comme dans un film... le regard exaspéré de Brian face à mon excitation me fait rapidement reprendre un air sérieux. Ce mec à pas eu d'enfance ma parole!

-Vous êtes comme ça tout le temps ou seulement avec moi?

Brian entre le premier. Je reste planté devant la porte, mélange d’appréhension et d'angoisse refoulée avant de le suivre à l'intérieur.

©️ Halloween sur Never-Utopia





Dernière édition par Therence Garnet le Mar 7 Nov - 1:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brian O'Conner

avatar


Humeur : Troublé...
Messages : 780
Points : 820
Réputation : 112
Date d'inscription : 25/07/2015
Localisation : Poste de police

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Jeu 26 Oct - 17:04


Beacon Hills’s Investigations


Feat Team Doctor



-... Une baguette magique à la main!

Sérieux ! Voilà Harry Potter qui me vise avec une baguette magique invisible. Si nous étions dans une situation standard, je l’embarquerai à l’hôpital pour un contrôle sanguin. Je décide de ne pas relever sa bêtise édifiante, et me morigène de ne pas avoir été plus ferme lorsque c’était encore possible de le renvoyer vers les autres. J’ai une pensée pour Jordan. Il s’en coltine deux d'apprentis sorciers J’espère qu’il s’en sort car cela ferait mauvais genre de roussir le fils du shérif. Je ne comprends pas cette attitude puérile et inconsciente. Nous sommes sur les traces d’un monstre de trois mètres de haut, et l’autre zig se tape un délire à la visite des entrailles de Pouldard. Si j’avais une baguette magique fonctionnelle entre les doigts, je sais déjà quel sort je réserverai à ce frimeur de première. L’ombre d’un sourire malsain traverse mon visage alors que je l’imagine droit comme un i, paralysé et muet. Mon esprit s’évade sur un gribouillage de son visage bien trop fier. Et des sourcils en accents circonflexes ici, et une bouche démesurée par là. J’accommoderais le tout avec un tas de boutons et verrues disgracieux et cela sera parfait. Fier de mon œuvre mentale, Potter me sort de mes pensées qui deviennent de plus en plus malsaines à son contact.

- Je sais que c'est un Ouroboros, tout le monde connait ce symbole... Je veux dire, qu'est-ce que ça fait là à ton... votre avis? On est au beau milieu des égouts.

Oui ben pas moi… Je n’ai jamais fréquenté de groupe mystique. Et si lors de mes années collège j’étais passé du côté obscur, la seule force qui gouvernait ma vie était celle de mes poings. Je ne maîtrisais pas encore mon don de mentaliste pour en faire comme plus tard, une arme de combat.

Je regarde cet Ouroboros. Le môme a raison, ce symbole n’est pas là pour rien. Toutefois, il pourrait être l’œuvre d’une bande de jeunes. Il faut voir dans quoi ils s’embarquent parfois pour « agrémenter » leur vie qu’il leur semble fade. Mais ce symbole relié au plumeau géant qui a fait la poussière du plafond...

"If one's an incident, two's a coincidence, and three's a pattern."

Ou le mantra de Stilinski.

Nous cherchons une bête immense, le plafond des égouts vient d’être nettoyé. La création de ce monstre remonte à plusieurs siècles, et nous tombons sur ce symbole qui représente l’infini ou la roue du temps. Manque un troisième point et… Le morveux va coller ses sales pattes sur le dessin, ruinant la scène de crime en bousillant d’éventuelles traces… Mais quel c... Un bruit de raclement se fait entendre. Sérieux !

- Tu viens de trouver la chambre des secrets, Harry…

Mon humour est du pur sarcasme.

- Three's a pattern…
- Géant...
- Comme le monstre que nous traquons. Pff !
- Vous êtes comme ça tout le temps ou seulement avec moi ?
- Es-tu sûr de vouloir entendre la réponse ?


Je concentre à nouveau mon attention sur l’endroit que nous venons de découvrir. J’aimerai pourvoir me laisser griser par le côté aventure de notre découverte, si l’endroit que nous devinons dans le rond lumineux de ma torche ne ressemblait pas à celui où Jordan, Ruby et moi nous nous étions fait piéger par les trois mecs casqués. Nous ne nous en étions pas sortis vivants grâce aux capacités d‘une louve alpha, d’un chien infernal et d’un mentaliste qui brasse du vent, mais tout bonnement parce qu’ils avaient décidé de nous laisser la vie sauve. Comme si le combat devait être remis à plus tard.

Du faisceau de ma lampe je balaye les murs à côté de la porte et finis par trouver un interrupteur. Je ne sais pas comment réagir à ce que nous voyons. L’endroit est glauque à souhait. Une table métallique à mi-chemin entre la table d’autopsie et un établi, trône devant nous. Elle est maculée de fluides organiques, mais aussi de substances répugnantes autant que nauséabondes.  A proximité, une autre table avec un inventaire qui ferait pâlir de jalousie le pire inquisiteur de la haute inquisition. Des gens se font charcuter ici. L’hygiène est pire que dans le plus sale atelier de mécanique automobile. Comment est-il possible de survivre à cette horreur ?

Harry Potter a fermé son clapet. Cependant il m’impressionne car il ne panique pas. D’autres à sa place, auraient hurlé, réclamant de ressortir au plus vite de cette anti chambre de l’enfer. Il y a des cuves remplies d’un liquide verdâtre qui ne dit rien qui vaille. Tout est rouillé, souillé et dans un état proche de la rupture. Je fais plusieurs tests, lançant une lame d’air. L’onde retour ne me donne que des contacts francs, durs et solides. Nous sommes pour le moment seuls. Avec prudence nous examinons les lieux. Il faut avoir l’estomac bien accroché en voyant les perceuses aux forets ensanglantés et les couteaux aux lames émoussées. Cet endroit rayonne de douleurs et de souffrances. Ce lieu est un cauchemar. Je vois Harry reculer lorsqu’il aperçoit une série de bocaux où nagent des choses qui oscillent entre le fœtus atrophié, et un Alien.

- Attention ! Derrière toi la fosse !

…Plouf !

© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Mar 7 Nov - 1:13



Smell of death
-Je sais ce qu'est un Ouroboros, tout le monde connait ce symbole... Je veux dire, qu'est-ce que ça fait là à ton... votre avis?

Je hausse les épaules et hoche la tête d'exaspération à la tête pleine de jugement de Brian. Rah! Tout le monde sait qu'une étoile à cinq branche s'appelle un pentacle et que c'est le symbole du Diable? Pour moi, l'Ourobouros avec sa symbolique de recommencement perpétuel est plutôt connu. J'imagine que ça doit dépendre de la culture des gens, après tout si les loups garous sont ancrés dans la culture populaire grâce aux films d'horreur et séries, je ne savais quasiment rien sur les wendigos avant de rencontrer mon professeur au point d’être prêt à croire qu'il puisse se coltiner un véritable cœur de glace dans la poitrine, à titre d'exemple. Bref. Si Stilinsgeek était avec nous, il aurait surement fait mention d'un célèbre manga où il est question de ce symbole pour approuver qu'on a pas besoin de virer satanistes pour savoir ce genre de chose, une histoire d'alchimie et de chimères...

La sculpture en forme de roue incrustée dans le mur agit comme la clef d'un mécanisme et révèle une entrée cachée lorsqu'on la fait pivoter.

-Tu viens de trouver la chambre des secrets, Harry…

Grrr. Je me rapproche peut-être plus d'un petit chaperon rouge que d'un loup, je vais finir par le mordre s'il continue à me chercher...

Weasley entre le premier. Et moi je reste planté devant l'entrée, bloqué par une lourde appréhension. Tout est noir. Froid. Une forte odeur faisandée exhale de la pièce. Ça me rappelle mon passage dans une usine désaffectée. Et je voudrais pouvoir passer outre, ma confrontation avec une chambre réfrigérée plongée dans les ténèbres me parait encore trop familière pour ne pas l'éprouver. Je me demande un instant s'il ne vaut parfois mieux pas laisser certaines choses dans leur pénombre au risque de le regretter... puis je franchis prudemment le seuil en suivant O'Conner et sa lampe, armé de mon téléphone en guise d'éclairage.  
J'ai déjà senti cette odeur. Une odeur de mort.

Des spots illuminent soudain la pièce. Surpris, mon regard passe de Brian, le doigt sur un interrupteur à une... salle d'opération clandestine. Ça suinte d'humidité, il y a du sang et d'autres substances incrustées sur le mobilier et l'outillage. La pièce beigne dans une lumière verdâtre écœurante. On est loin des salles d'inductions extra-terrestre aseptisée que je m'étais imaginé. Des instruments rudimentaire et plus complexes dont je ne préfère pas connaitre l'usage sont étalée dans la crasse et laisse deviner le genre d'horreurs qui se sont déroulés ici. J'ai des sueurs froides à la vue des sangles de cuir usées qui pendent de la table. Tout mon être me cri de déguerpir d'ici, c'est une salle de torture...

Brian ne parait pas aussi serein qu'auparavant, mais il garde son calme, même devant ces cuves assez grande pour contenir des types de notre taille. Et pour le coup ça me tempère moi aussi... Le calme de Brian, et l'air de rien, son fusil. On a trouvé le labo des médecins de l'horreur. Il y a des étagères remplies d'alambics et de bocaux de toutes les tailles et aux contenu morbide couvert de poussières et de toiles d'araignées. Un scorpion inerte flotte dans un bocal, dans un autre c'est une queue de reptile sectionnée et à côté... quelque chose que j'espère être une grosse tumeur et pas un fœtus difforme. Ça fout la gerbe.

-...J'ai noté quelque chose à propos des ados-chimères. décidè-je de m'opposer au silence et toute la tension que ça amplifie. Ça vaut ce que ça vaut, mais je le balance toujours. Quand Tracy est revenue au bahut, dans son délire elle a griffée Hayden. Quelques jours plus tard, Hayden a disparue. Et c'est la même chose avec Corey, des étudiants l'ont vus trainer avec Lukas au Siné, et il s'est retrouvé à l'hosto le bras écorché par ce dernier avant de s'évaporer à son tour et être chimérisé.

Je m'approche d'un des bocaux au contenu phosphorescent. Ça ressemble à de longues griffes bleu.

-Peut-être qu'ils s'infectent entre eux? Ou se marquent? Les gamins qui sont passés par ici seraient lâchés pour aller marquer de nouveaux cobayes pour les Docs, vous voyez?

Si non, pourquoi les relâcher dans la nature?...

Brian m'intrigue planté devant un mur qui jouxte un court escalier et un promontoire qui longe plusieurs côtés de la pièce.

-... Wow. Ça, ça va être long à décrire aux autres... déclarè-je devant une fresque qui s'étale sur une couche de briques dissimulée par une première couche qui s'est faite explosée.

La luminosité est suffisante, alors je prépare mon tél et recule pour prendre l'ensemble en photo quand Brian s'exclame bruyamment.

-Attention! Derrière toi la fosse!

Je sens mon talon partir dans le vide et mon corps basculer en arrière. Woooh-!

... Plouf!

Battre des bras n'a servit à rien. Heureusement ma chute a été amortie par un amoncellement fermes mais assez flasques de détritus. Hurgh!... ça dégouline et ça grouille sous mes doigts... Je m'étire attraper mon téléphone, seule source éclairée et éclairante autour de moi, et le ramène à hauteur du visage pour pouvoir me redresser sur mes bras.
Une agglomération de cafards se fait la malle au contact de la lumière.

Mes yeux s'écarquillent en miroir aux orbites livides qui me fixent, épouvantées.
Littéralement nez à nez avec un cadavre.

J'expulse un cri à plein poumon.  

-Sortez moi de là! SORTEZ MOI DE LÀÀÀ!!!

J'attrape la première chose qui m'est tendu et suis extirpé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. A peine regagné la surface que je recule de plusieurs mètres de la fausse, choqué, et laisse Brian regarder. AAH!!! P*tain d'insectes! Ça se ballade sur mes fringues! Je me secoue vigoureusement et me bats le corps et le crâne à grandes claques pour me débarrasser des cloportes qui me grouillent dessus.

-Je HAIS les macchabées!!!

J'ai du mal à me calmer. J'ai eu droit à "Sept minutes au paradis" avec des restes de victimes d'Adriann à l'usine de surgelé désaffectée, eu un clair aperçu de ses chasses avec son wendigo, et maintenant... maintenant, c'est une hécatombe!

©️ Halloween sur Never-Utopia


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brian O'Conner

avatar


Humeur : Troublé...
Messages : 780
Points : 820
Réputation : 112
Date d'inscription : 25/07/2015
Localisation : Poste de police

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Mar 14 Nov - 15:59


Beacon Hills’s Investigations


Feat Team Doctor



-Sortez moi de là! SORTEZ MOI DE LÀÀÀ!!!

Le cri du cœur. Je fonce et attrape sa main pour le tirer hors de la fosse d’un geste énergique. Je n’ai pas vraiment le temps de vérifier s’il ne s’est pas blessé car il s’éloigne de la chausse trappe où il est tombé. Des insectes fuient en une armée dispersée sur son blouson. Non sans une grimace, j’imagine sans mal que les bestioles n’ont qu’une envie, celle de se plaquer à l’intérieur de ses fringues. Je le laisse gesticuler pour se débarrasser des parasites et m’approche prudemment de la fosse. Ma lampe torche illumine l’enfer. Pendant mes onze années à la Navy, j’ai vu bien des horreurs, bien des charniers. Seulement ici, il prend un niveau supérieur dans l’horreur. J’ai vu des corps torturés de la pire façon qu’il puisse être. L’imagination des hommes est fertile… Mais là, il ne s’agit pas seulement de trancher pour faire mal. C’est l’intégrité de l’ADN qui a été mise en cause. Ce que ma lampe illumine sont les rebuts d’expériences ratées. Le regard vitreux que je croise va longtemps me hanter. Vue l’installation sommaire, il parait évident que les opérations si sordides soient elles sont exécutées à vif.

-Je HAIS les macchabées!!!
- Personne n’aime la compagnie des morts. Pas de blessure ?


Je l’aide à se débarrasser de la vermine qui court encore dans ses cheveux.

- Comment expliquer cela aux civils…

Je soupire. Par respect nous devons rendre ces corps à leur famille. Mais une mère ne devrait peut-être pas savoir l’horreur qu’a subit la chair de sa chair.

- Il faut que Jordan crame ça. Il faut épargner les familles d’un tel cauchemar. La mort d’un proche est déjà une douleur suffisante.

Avec un peu de chance, l’identification sera toujours possible avec les empreintes dentaires. Quel gamin a de nos jours pas fait au moins un moulage chez le dentiste ? Garnet semble se reprendre. Je dois reconnaitre qu’il a du cran. Je repense à sa théorie.

- Vu les accessoires qu’il y a ici, je doute qu’une simple contamination suffise. La création d’une chimère me semble être un acte chirurgical assez barbare. Par contre tu as possiblement raison, dans le sens que chaque chimère viable fasse du recrutement.  Nous avons trouvé leur atelier. J’espère que l’autre groupe a avancé sur la façon de tuer la bête. Sortons de là pour leur dire notre trouvaille. L’un d’eux aura peut-être une idée sur l’inscription en latin et le symbole de l’Ouroboros.

Je sors le premier et lorsque Therence est également sorti, je referme la porte à l’aide du mécanisme qu’il a trouvé.

- Inutile qu’une bande de jeunes curieux tombent là-dessus.

Nous reprenons le couloir par lequel nous sommes revenus.

- Appelle Wizeli… Adriann quand tu as du réseau. Vraisemblablement lorsque nous serons à nouveau dehors.

La trempette de Therence a mis un terme à nos agaceries. Je reconnais au gamin un certain cran et un très bon sang froid. Il en faut pour fréquenter l’allemand. Au détour d’un couloir, j’ai un doute sur le chemin à prendre. Tout se ressemble, puis nous avons tournés en rond dans notre exploration minutieuse des égouts. Je n’ai aucune envie de faire le chemin inverse avec la même méthode.

- A ton avis ? Droite ou gauche ?

Therence réfléchit et me montre le couloir de gauche.

- Allons-y.

Effectivement, il avait raison car nous retrouvons au plafond les traces que j’avais observées.

- Bien joué équipier.

Je marque ma satisfaction avec mon poing et le pouce levé. Je ne suis pas un ingrat, et sais réviser mon jugement quand c’est nécessaire. Notre démarche s’allège au fur et à mesure que nous sentons l’air du dehors nous parvenir dans une brise saine et respirable. Seulement la joie de sortir de ce cloaque est vite douchée par l’ombre imposante d’une silhouette qui se découpe sur un couloir à notre gauche. Je retiens Therence et lui fais signe d’être le plus silencieux possible. Mais comme moi il a vu l’ombre qui s’avance. Nous reculons en tentant de faire le moins de bruit possible. Seulement l’ombre avance vite, nul doute qu’elle appartient à la bête. Elle va déboucher sur l’intersection et nous apercevoir. Nous pressons le pas et retournons dans le dédale des couloirs. Difficile d’être rapides et discrets dans ce couloir soit de béton, soit de caillebotis disjoints qui grincent à chaque pas.

- Fonce !

Recommandation inutile, Big foot nous a pris en chasse. Seulement à fuir ainsi, nous nous enfonçons de plus en plus dans le réseau des égouts et à un moment nous devons nous rendre à l’évidence que nous tournons en rond et que la seule issue passe vers le monstre.

- Il est malin, il nous a bloqués. Il faut tester les conduits verticaux.

Avec fébrilité nous cheminons en regardant le plafond. Mais à chaque fois que nous apercevons une ouverture, ce n’est pas une gaine de maintenance, mais des grilles scellées qui canalisent les eaux pluviales. Si on peut approcher la surface, il est impossible de sortir. Les grilles ont été scellées pour éviter que des troubles fête s’invitent dans les égouts. Rapidement nous devons nous rendre à l’évidence que nous sommes coincés.

- Il nous faut de l’aide !

Je pense à appeler Jordan, mais je sais qu’il n’a rien pu faire, puis les civils qui sont avec lui voudrait venir. Stiles, Liam, ils sont trop jeunes pour que je les entraine ici à servir de diversion à ce monstre.

- Amaro !

Aux sourcils qui se froncent sur le visage de Therence, il me semble choqué. Je précise donc qui est l’italien.

- C’est un loup et… pas une personne recommandable. Mais ce type a de la ressource et il sera ravi d’avoir un flic qui lui en doit une.

A la tête de  Therence, j’ai l’impression qu’il sait parfaitement de qui je parle. Pas étonnant finalement. Un rebelle en blouson noir et un gangster notoire…

- Fais-moi la courte échelle s’il te plait. Il n’y a pas d’échelle où s’accrocher pour m’approcher de l’extérieur.

Therence hésite, puis lie ses deux mains où je mets un pied.

- Ne t’inquiète pas c’est juste pour me hisser.

Je prends appuis et avec toute la détente possible, je tente d'agripper la grille scellée. J’arrive à me tenir dans un équilibre précaire, le dos collé au conduit et mes rangers en appui de l’autre côté. C'est assez sec pour que je ne glisse pas. Je m’assure avec la main gauche, pendant que j’attrape mon téléphone. Amaro répond à la troisième sonnerie. Je lui explique ma situation et lui rappelle qu’il avait accepté d’aider Jordan dans la traque de la bête.

- Viens avec tes mecs, l’idée est de faire diversion. On ne sait pas encore comment tuer le monstre.
- Mes mecs comme tu le dis sont tous humains Brian ! Je ne les amène pas se frotter à la bête.
- Tu ne penses pas suffire à toi tout seul quand même.
- J’appelle Shepherd. Ciao’.
- Attend ! Je te donne un point GPS.
- Inutile le poulet. Il faut du signal pour faire marcher le GPS. Tu patauges bien dans les égouts là ?
- Shit ! Grouille !
- Ça aura un prix O’Conner.


Je me laisse retomber au sol dans un grognement.

- Maudit rital. Bon, il va venir avec un alpha. Il faut simplement rester vivants d’ici là.

Je fais une tête de boy scout qui ne semble pas rassurer Therence. J’ai rangé mon téléphone et ressortis mon arme que je vérifie pour la énième fois. Protection bien illusoire.

Spoiler:
 

© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Lun 4 Déc - 23:54



Amuse-bouches
-Je HAIS les macchabées!!!

-Personne n’aime la compagnie des morts. Pas de blessure ?

-Personne ne tombe littéralement sur les morts!
me débâté-je coléreusement contre les mains du flic qui remplacent les bestioles avant d'admettre qu'il essaie seulement d'aider. Je souffle et tremble un bon coup. ...Ça va.

Rien de cassé. C'est pas ma première fois. Je vais m'en remettre.

-Comment expliquer cela aux civils…

-Le coup du puma va pas fonctionner cette fois.

-Il faut que Jordan crame ça.

-Sérieusement?!

-Il faut épargner les familles d’un tel cauchemar. La mort d’un proche est déjà une douleur suffisante.


Je ravale ma salive en survolant la salle d'opération barbare puis en lorgnant vers le charnier depuis ma place, c'est à dire le plus loin possible. Vu comme ça...

Nous en avons assez vu. J'ai capturé l'image de la fresque juste avant de chuter, et nous ne sommes pas prêt d'oublier le reste pour pouvoir faire un rapport détaillé à l'autre équipe. Brian se charge de fermer correctement la porte dans notre dos.

-Inutile qu’une bande de jeunes curieux tombent là-dessus.

Je suis d'accord avec lui. Nous revenons sur nos pas, et Brian m'expose ses propres réflexions sur le possible rôle des chimères. Tous des adolescents passés sous le bistouri pour être transformés en créature hybrides par des médecins fous. La Bête est l'une de ces tentatives. Je tente de faire le rapprochement entre des expériences sur des jeunes et une créature légendaire de deux siècles. Ils ont voulus recréer la Bête. Une Bête de Gévaudan 2.0.

-Appelle Wizeli…

-Weizerling.

-Adriann quand tu as du réseau. Vraisemblablement lorsque nous serons à nouveau dehors.


J’acquiesce d'un fade "mh mmh". J'essaie d'avantage de me concentré sur notre route et ce que nos découvertes apportent concrètement à l'affaire que me laisser déranger par mes dernières émotions. Je ne suis pas enthousiaste d'avoir le cannibale au téléphone après mon plongeons macabre. Mais nous n'en serions pas à un tel stade dans notre relation si je n'étais pas capable de faire la part entre ses différentes facettes et agir en conséquent. On a besoin de tenir le criminologue au courant pour l'enquête, je saurais mettre mes ressentiments de côté. Adriann, ce n'est pas le wendigo.

-A ton avis ? Droite ou gauche ?


Haussement de sourcil. Il me prend pour son limier ou il me demande sérieusement mon avis?... Je détaille chacun des couloirs, il me semble reconnaitre un défaut sur la tuyauterie de l'allée ou nous avons trouvé l'inscription et les griffures. Je désigne le couloir de gauche. Nous nous engageons et un peu plus loin, les traces sont effectivement là.

-Bien joué équipier.


Je plisse des yeux, toujours méfiant à son pouce en l'air et sa mine satisfaite qu'il m'adresse.

-Je suis plus un gamin maintenant?... C'est pas trop tôt.

Ponctué d'un petit sourire satisfait aussi, plus soulagé que provocateur. Ça me va.

O'Conner est moins ch*ant qu'à notre arrivée. La situation ne nous invite pas à se disputer, mais je pense que c'est autre chose. Il est plus tolérant que je l'imaginais me concernant. En ce qui le concerne, son côté moralisateur n'est pas gratuit, même si énervant. L'enquête avance.
Notre cheminement est moins hasardeux qu'à notre entrée dans les égouts, la sortie se rapproche à chaque pas. Mon téléphone vibre dans ma poche. Il y a enfin du réseaux, les autres viennent de recevoir mes textos. J'en profite pour appeler le wendigo et leur faire un topos de nos dernières trouvailles.

-Hey. Vous avez reçus les messages? Du nouveaux de votre côté?

-Appelle Chad.

-... Quoi?

-Appelle Chad pour l'inscription.

-C'est une blague? Et je l'appelle comment?

-Je sais que tu as son numéro.

-Quoi?!! N-non!

Mais comment il... Oh non de...!

-T'as fouiné dans mon téléphone?!

Il a déjà raccroché. N'importe qui dira que ce n'est qu'un juste retour alors que je fouille régulièrement le sien au point de prendre le numéro de son partenaire de crime - sachant que ces deux là sont souvent fourrés ensemble et dans des histoires pas possibles, ça m'a semblait prudent - ça n'empêche... ... ... ça n'empêche!

-Un problème avec l'al-

-NON! Aucun problème avec l'allemand.


Sgrmblblblm. Mon problème, c'est l'autre loulou à son vairon. Je fouille dans mes contacts, trouve un "Dark Loulou" et appuis sur le bouton d'appel à contre cœur.

Ça sonne. Ça sonne. Ça sonne...
Il décroche oui ou-

-Allo?

-Enfin! C'est quoi un "Damnatio Memoriae"?


Dans mon idéal, cette conversation ne dure pas plus de cinq secondes. J'ai déjà un "Super, ciao!" sur le bout de la langue, interrompu parce que j'aurais raccroché entre le "Su-" et le "...per, ciao!". Silence. Je crois qu'il lui faut quelque secondes pour me reconnaitre. A moins que ce soit le temps qu'il lui faut pour réaliser que j'ai son numéro de tél. J'ai presque envie de lever les bras au ciel, une banane diabolique sur la figure et m'écrier : surpriiise!

-Adriann m'a passé ton numéro. Mais non j'ai pas fouillé son tél!... Mais on s'en fout de pourquoi c'est pas lui qui t'appelle! Il est occupé!!! Qu'est-ce que c'est "Damnatio Memoriae"?

Quelque chose me dit qu'il mesure le sérieux de ma question. Ça ne l'empêche pas de se montrer sceptique... Pourquoi, moi, je cherche à savoir ça?

-Pourquoi je te le dirais? Est-ce que tu m'as mis au courant pour vos combines? Ah! C'est vrai : tu l'as fais, avec un train de retard!

C'est le tapotement de main de Brian sur mon épaule qui me préviens. Ce serait bien d'aller à l'essentiel... Mais il va pas s'y mettre aussi!

-... ... ...Il propose de se retrouver sur le campus. Fais-je l'intermédiaire avec ce dernier. Ok je tiens tout le mo-BIP-nde au courant.

...Sale loup... il m'a raccrocher au nez!!!

Je recontacte aussitôt les autres pour les avertir. L'allemand décroche, je ne lui laisse pas le temps de répliquer :

-Rendez-vous sur le campus, Chad nous retrouve chez un pote à lui, Maxence "Reagan, comme le président". Répétè-je les mots du loup, comme si j'étais capable d'oublier. Mais depuis quand est-ce que tu fouilles mon téléphone?!

Je crois qu'Adriann est encore à l'autre bout quand Brian m'attrape par le bras. Un bout d'ombre s'agite sur le mur des derniers couloirs à prendre. C'est l'hésitation subite d'O'Conner qui m'assure que c'est bien ce que je crois. Je raccroche sans piper un mot, la respiration bloquée dans les poumons. Un pas en arrière pour nous, des centimètres en avant pour l'ombre qui se précise. Je m'éloigne à reculons sans lâcher la silhouette des yeux, concentré sur la présence de Brian juste derrière moi et sur le bruit de mes semelles qui se posent sur le sol, pointe-plat-talon. Pointe-plat-talon... Doucement. Sans bruit. Puis légèrement plus vite... les pas plus grands... en trottant, puis en courant!

-Fonce !

Je ne me le fais pas dire deux fois et prend les jambes à mon coup. Le monstre en a après nous!
On a pas réfléchi. On a couru à travers les dédales en essayant seulement d'être plus rapide que la Bête, et si nous avons réussi à la semer, maintenant, c'est nous qui sommes paumés...

-Ch*er...

-Il est malin, il nous a bloqués. Il faut tester les conduits verticaux.

Il est urgent de trouver une issue, mais nous nous rendons vite compte que les grilles qui se succèdent sont scellées. Être séparé de l'extérieur par de stupides barreaux, j'ai l'impression qu'on est pris au piège. Ces tunnels sont un labyrinthes, il faut espérer que les odeurs suffirons à masquer notre piste. Du revers de la main, je me débarrasse d'un morceau de... truc visqueux resté accroché sur ma manche. Mon bain de cadavre m'offre un petit avantage sur Brian à ce niveau là. Je crois...

-J'ai pas eu le temps de demander comment tuer ce truc...

-Il nous faut de l’aide !

-Sans blague! Une idée?! Parce que c'est pas un autre bon flics qui va nous sortir de là, ni un garou caractériel, et encore moins un Stiles avec ou sans sa batte!


Le seul qui fasse le poids c'est Adriann. Mais mon plongeons dans la fausse me revient en pleine figure.
Ce n'est pas d'Adriann dont on va avoir besoin contre ça. Et on est pas assez désespéré pour en arriver là...

-Amaro !

Heu... quoi?! Coincé dans les égouts avec un gros monstre folklorique à nos trousses, c'est surement la dernière personne à qui j'aurais pensé, mais...

-C’est un loup et… pas une personne recommandable. Mais ce type a de la ressource et il sera ravi d’avoir un flic qui lui en doit une.

Et au choc succède l'air blasé. Il le serait aussi s'il savait.

-Heu... ouais, ça marche! Pas besoin de me le présenter.

Je le connais déjà.

-Fais-moi la courte échelle s’il te plait. Il n’y a pas d’échelle où s’accrocher pour m’approcher de l’extérieur.

Je regarde Brian, puis la grille, puis Brian. Et si ça s'ouvrait? Il ne serait quand même pas capable de m'abandonner ici, pas vrai?

-Ne t’inquiète pas c’est juste pour me hisser.

Y a intérêt. Je l'aide à se hisser au plus prêt de la surface et surveille successivement qu'il ne tombe pas et que la Bête ne débarque pas. Brian occupé au dessus de ma tête et mes mains libérées, j'empoigne la crosse du pistolet calé sur mes reins en guettant anxieusement un bout et l'autre de l'allée sombre et le moindre bruits.

-Viens avec tes mecs, l’idée est de faire diversion. On ne sait pas encore comment tuer le monstre. ... Tu ne penses pas suffire à toi tout seul quand même.

Je lève les yeux sur le flic peu rassuré. En arrivant, je me serais surement dit que le loup mafieux avait assez de force pour un bon round contre la grosse bestiole. Après la visite du labo, j'ai drastiquement revu mon jugement.

-Attend ! Je te donne un point GPS. ... Shit ! Grouille !

-Qu'est-ce qu'il a dit?

- Maudit rital. Bon, il va venir avec un alpha. Il faut simplement rester vivants d’ici là.


... Qu'il me répond avec sa tête de bon flic. "Mangez-moi! Mangez-moi! Je suis une proie de choix!" traduit son attitude. De quoi donner des airs de jouets au fusils entre ses bras. Si la Bête nous frôle les talons, je pousse cet imbécile dans sa gueule sans hésiter!

D'un seul élan je sors mon semi-auto, vérifie que le chargeur est bien plein, et remboite le magasin d'un coup sec. Plus de bruit de Glock qu'on manipule. Brian à les yeux braqués sur mon flingue.

-C'est pas la taille qui compte, ok?! Aboyè-je méchamment avant qu'il ose une remarque sur le pistolet de poche. C'est la façon dont on s'en sert. Et je sais très bien m'en servir...

Mais le gentil-flic au fusil n'a pas l'air de vouloir plaisanter. Il me refait sa tête de méchant flic! Où est-ce que je me suis procuré une arme?!

-... Je connais quelqu'un?... tentè-je timidement.

...qui connait quelqu'un, qui connait quelqu'un, comme ça avait marché la première fois...

-Tu fais confiance à Amaro?

Sérieusement.

-Alors aies confiance en moi quand je manie un flingue comme il m'a appris à le faire. conclu-je d'un glissement de culasse de circonstance, viril et plein de classe.

Jamais mieux protégé que par soit-même, comme on dit. Je servirais pas d'amuse-bouche à un monstre!


Nous arpentons prudemment les couloirs, arme au point. Mes doigts cramponnent la crosse. Je me repasse ce que j'ai appris avec le mafieux. Une respiration constante. Une portée de quarante mètres, ne pas tirer à moins de quatre. Compter les balles. Toujours compter les balles. Le flic qui est mieux équipé que moi a pris la tête de notre duo. Cette fois c'est moi qui l'arrête. Au bout du couloir, un tuyaux, ou une pompe, je ne saurais pas trop dire, laisse échapper une fumée blanchâtre douteuse. La lampe éclaire trois balafres perceptibles sur l'installation et le mur en question. C'est tout récent. Je fais machinalement quelques pas en arrières, prêt à repartit sur notre trajectoire, opposée au passage de la Bête, mais le danger se fait sentir avant de devenir perceptible.

-Il est derrière nous!

Je fais volte face, deux billes blanc-électrique apparaissent dans la pénombre à l'autre bout du tunnel. C'est une ruse, elle nous a pris à revers!  

Je vise, je tire. Une, deux, trois fois, en visant le poitrail, inratable, les éclats de l'arme de O'Conner qui m'accompagnent, enfin je crois. J'ai arrêté de respiré, une seule pensée en tête : l'arrêter avant qu'elle ne nous fonce dessus.
Mais mes coups de feux cessent sur plusieurs "clic" qui m'indiquent que le chargeur est vide et je fini par baisser légèrement mon bras, perplexe et inquiet. La chose se redresse et on en arrive à la conclusion déjà émise par le flic un peu plus tôt. Ça ne sert à rien, les armes ordinaires ne sont pas suffisantes!

-...C'est le moment d'essayer ta tête de Grand Méchant Loup... lâche-je, éberlué.

Mais Brian reste désespéramment lui-même. La Bête ouvre grand sa gueule et pousse un grondement épouvantable. La tuyauterie, le sol, tous vrombit sous les échos de son rugissement. Tout mon être se hérisse et je m'élance en arrière imité par le flic. Pas d'autre choix que la fuite.

-On peut pas courir éternellement! m’époumonè-je au bout d'un moment. J'dois m'arrêter recharger mon flingue!...

Un gamin aurait demandé une pause WC sur l'autoroute qu'il aurait fait la même tête.

-Je l'ai pas acheté dans le but de mitrailler un monstre invincible. me défende-je. J'ai pas un second chargeur prêt à l'emploie, je dois faire ça manuellement!

Ça nous exposerait dangereusement, mais si on ne peut pas l'abattre, on peut au moins le ralentir en lui tirant dessus...

Nouveau grondement bestial dans notre dos. M*rde pour le flingue! Je bifurque tête la première à plusieurs intersections, et quand je me retourne et freine au bout de plusieurs couloirs...

-O'Conner?!!

... je suis tout seul. Mais où est-ce qu'il est passé?!

©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chad Wilder

avatar


Humeur : vengeresque

Messages : 986
Points : 999
Réputation : 92
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Ven 8 Déc - 20:57

Razz
Spoiler:
 

Le chieur professionnel.
Chad
ft.
Garnet
Service technique de la mairie. Je n’ai pas eu le retour pour la validation des métrés de notre terrain et l’accord de principe pour ancrer la maison profondément dans le sol. La construction va se faire à flanc de falaise, il me faut donc de solide fondations, qui doivent par ailleurs me planquer la future Batcave de Mick. Il râle que je bosse pour l’italien et ses commerces illicites, mais notre future maison sera imprenable, et agrémentée de pièces secrètes, qui sur mes plans apparaissent comme étant du remblai.

La nana à l’accueil me connait pourtant bien, mais elle semble prise d’une frénésie administrative et me complique la tâche en m’imposant d’envoyer un courrier de relance.

- Et si je vous le fais de vive voix, ce courrier ? Vous pouvez me répondre dans la minute, simplement en ouvrant mon dossier. Ainsi en sachant ce qui bloque, je peux agir.

- Navrée. Mais nous nous sommes fait remonter les bretelles, car justement pour fluidifier le travail nous ne vous demandions pas de respecter le protocole. Je sais que c’est idiot, mais je n’y peux rien. Voici la référence à rappeler. Désolée. Suivant !

- Sgrmblblblm !

Je ressors de la les mâchoires serrées, prêt à mordre le prochain emmerdeur. Les reproches à peine voilés de Mick m’ont irrité. Car ils touchent un point sensible, mon travail d’architecte. Si nous avions eu d’âpres discussions quant aux plans de notre maison, jamais il avait remis en cause le professionnalisme de mon travail. Et là, il sous-entendait carrément que je fasse passer la rénovation du Pink, plus l’autre travail peu recommandable d’Amaro avant notre projet. Mais c’est que je suis multitâche, moi monsieur !

Dring ! Mon téléphone sonne. Mick. Il me prévient que James a peut-être une piste. Il reste avec son pote pour réfléchir ensemble. Cela a un gout de punition...  

- Sgrmblblblm !

Je rentre à l’appartement, écrit mon courrier de relance pour ressortir et le poster dans la foulée. Je ne suis toujours pas content. Je décide donc d'aller sur notre terrain. Me projeter sur notre maison m'aide à me poser. Alors que j'avance tranquillement sur le sentier qui mène à la falaise, je tombe sur des détritus. Il semblerait que des intrus aient fait la fête hier soir, oubliant le relief de leur repas. Cannettes et emballages de burger souillent notre propriété. J'étais venu là pour m'apaiser, voilà mes yeux prêts à luire !

- Sgrmblblblm !

Dring ! Mon téléphone sonne. Mick. Il va rentrer tard, très tard. James et Noah en sont dans une partie à qui aura la plus longue, ou plutôt à qui craquera un code le premier. Mick ne leur sert à rien, mais il reste pourtant avec son ami.

- Sgrmblblblm !

J'ouvre l'ordinateur et me colle sur les plans du tripot de jeu d'Amaro. Puni pour puni, autant que ça soit à raison !

Dring ! Mon téléphone sonne. Numéro inconnu.

- Allo?

- Enfin! C'est quoi un "Damnatio Memoriae"?

- …

Euh What ? Je mets quelques secondes à réaliser qui m’appelle, et du sujet dont il me parle.

- Adriann m'a passé ton numéro.

- Ben voyons… T'as fouillé son phone !

- Mais non j'ai pas fouillé son tél!...

- Arrête de l’épier, je ne couche pas avec lui ! Je les aime blond, bichrome et pas cannibale ! Et pourquoi Adriann ne m’appelle pas directement ? Tu n’as pas des devoirs à faire ? Des cours à réviser ? Un bizut à bizuter ?

J’étais de mauvais poil. Entendre l’emmerdeur N°1 de Mick au bout du fil me crispe.

- Mais on s'en fout de pourquoi c'est pas lui qui t'appelle! Il est occupé!!!

- Occupé à quoi ?

- Qu'est-ce que c'est "Damnatio Memoriae"?

- Pourquoi tu veux savoir ça ? Tu ne fais pas latin que je sache !

- Pourquoi je te le dirais? Est-ce que tu m'as mis au courant pour vos combines?

- T’es mineur Garnet ! Mineur ! Puis on t’a mis au courant.

- Ah! C'est vrai : tu l'as fait, avec un train de retard!

- Ah pardon ! La prochaine fois je ferai un twitt pour que tu sois au courant en live de mes activités avec ton ex.

Je savourais d’avance ma pique, mais l’autre guignol ne relève pas.

- Pas au téléphone ! Retrouve-moi sur le campus. Dans les résidences universitaires, bâtiment B. La piaule de Maxence Reagan, précisé-je avant de raccrocher sans un au revoir.

Il n’a pas dit bonjour !
Je ne dis pas au revoir.
Non mais !
Il m’énerve !
Mais qu’il m’énerve !

Mais comment cette fouine a entendu parler de cette inscription ?!

© Fiche by Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alessandro Amaro

avatar


Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1101
Points : 1133
Réputation : 226

Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Ven 15 Déc - 15:27


BHI :
The Beast of Beacon Hills
J’ouvre la fenêtre de mon bureau, la fumée de sigaretta commence à faire des cumulonimbus au plafond. Je suis en retard dans ma comptabilité. Mon organizzazione a été secouée dans ses fondements avec mon amitié avec Arès. Crise existentielle de part et d’autre. La menace sur la famille de Finn, notre virée à San Francisco casser de la gueule de napoletano a remis les choses d’aplomb. J’avais fait l’erreur de situer le tigre comme mon mentor, Sonny. J’avais oublié que si nous avons tous deux été à l’école de la rue, mes trottoirs étaient sous gouvernance mafieuse, là où Arès était dans un no men land incontrôlé. Je soupire, avale une rasade d’alcool et replonge dans les chiffres et les bordereaux de commandes.

Mon téléphone sonne sur le bureau. O’Conner. Que me veut mon ex-beau-frère ? Je finis par répondre. Ce type est pire qu’une sangsue quand il a décidé de vous faire ch*er.  

- Cosa ?

Il m’explique qu’il patauge dans les égouts, coincé par le monstre qui avait collé une raclée à Jordan et Willem. Je suis tenté de lui dire bonne chance et de lui raccrocher au nez, mais il me rappelle que j’avais accepté d’aider le shérif adjoint en cas de problème. Je ne me mêle pas des affaires surnaturelles de la ville et du monde entier en particulier. Je suis un loup, mais ma vision de ma nature est bien différente de celle de mes congénères. C’est peut-être l’origine du paradoxe qui fait que les chasseurs me foutent la paix alors que j’ai largement ma dose de sang sur les mains. A croire qu’à leurs yeux un criminel de mon espèce est plus innocent qu’un loup qui dérape lors des pleines lunes. Le meurtre de sang-froid aurait-il des lettres de noblesse ?

- Viens avec tes mecs, l’idée est de faire diversion. On ne sait pas encore comment tuer le monstre.
- Mes mecs comme tu le dis sont tous humains Brian ! Je ne les amène pas se frotter à la bête.
- Tu ne penses pas suffire à toi tout seul quand même.


Quand on est dans la merda jusqu’au cou, on évite de persifler la volaille !

- J’appelle Shepherd. Ciao’.
- Attend ! Je te donne un point GPS.
- Inutile le poulet. Il faut du signal pour faire marcher le GPS. Tu patauges bien dans les égouts là ?
- Shit ! Grouille !
- Ça aura un prix O’Conner.


Je raccroche agacé de l’interruption mais satisfait de l’ascendance que je viens de prendre sur le flic. J’ai annoncé à Arès que notre organizzazione allait monter en puissance et non comme une succursale de la Cosa Nostra, mais bien en nos propres noms. J’ai une dette envers mio amico que je compte bien payer un jour. Je suis peut-être un criminel, toutefois j’ai le sens de l’honneur. Je compose le numéro de l’alpha. Une voix ensommeillée me répond.

- Will’ ! J’ai besoin d’un alpha sauvage.

L’ami d’Arès me rétorque que je me trompe de numéro. Je lui explique que la couille gauche de Jordan est dans la misère. Coincé dans les égouts avec la bête. Mon annonce finit de réveiller l’alpha. Il a assuré Jordan de son aide et si de prime abord il ne semble pas bien redoutable, Willem Shepherd est un homme de principe qui peut se montrer redoutable si on touche à ses proches.

- Je passe te prendre d’ici cinque minuti.

Qui dit égout, dit saleté et puanteur. J’éteins mon ordinateur et grimpe à mon appartement me changer. C’est dans une tenue confortable que je chope Shepherd devant chez lui. Il m’explique que son frère n’est pas à Beacon Hills à cause de son travail et ne peut donc pas venir en renfort.

- O’Conner demande juste de l’aide pour le sortir des égouts, pas de tuer le monstre.

Nous filons en silence vers l’endroit indiqué par O’Conner. J’aide ce type parce que j’ai promis à Parrish de l’aider pour ce qui touche à ce monstre. Mais également parce que Brian est le frère de sang de Jansen. Ma séparation avec le danseur ne me fait pas oublier les liens passés. Si je n’éprouve plus cet élan ardent qui me tournait vers le drus, je garde pour Jansen une réelle affection. Si Brian est blessé, ça lui fera de la peine. Je vais donc faire en sorte que le flic s’en sorte au mieux.

(…)

Une fois entré dans le couloir qui nous plonge dans le réseau inextricable des égouts de la ville, Will’ et moi nous nous sommes transformés. C’est un peu nouveau pour moi d’agir ainsi. J’ai bien mes deux flingues sagement rangés dans leur holster, mais c’est bien en loup que je vais traquer la bête, et l’occuper assez de temps pour permettre à Brian de se sortir du guêpier dans lequel il s’est fourré. Je sens l’aura rayonnante de Will’. Sensation étrange que mon loup combat un moment. Jamais je n’ai courbé sous la puissance d’un autre garou, seulement l’aura de Will’ n’est pas écrasante. Au bout d’une cinquantaine de mètres, je ne la combats plus, et au contraire j’accueille cette puissance. Pour la première fois de ma vie, je comprends ce que ressent un bêta. Je comprends que cela ne se résume pas à se mettre sous les ordres d’un alpha. Non la connexion est plus complexe et plus intime. Finalement mon loup aime la présence de son congénère, alors le temps d’un combat, je mets mon orgueil en dormance et étale mes sens pour la traque et la chasse.

(…)

Difficile de se fier à son museau dans une telle puanteur. A un moment nous passons dans un couloir où sur un mur se trouve une drôle de sculpture. Un serpent qui se mord la queue. Intrigué je m’approche. Pour l’avoir souvent sentis sur Jansen, je reconnais l’odeur d’O’Conner. Un autre parfum s’invite dans mes narines.

- Therencio !?

La fragrance est trop forte pour ne pas être récente. Brian ne m’a pas précisé s’il était seul ou pas. Puis le connaissant avec son amour des procédures, il ne se serait pas encombré d’un « civil ». Toutefois, je connais suffisamment Therencio pour savoir qu’en bon rebelle il est capable de s’imposer n’importe où… et parfois de devoir en payer le prix. Seulement là il ne s’agit pas d’une douce torture charnelle, mais du risque d’y laisser sa peau. J’informe Will’ qu’il est possible que Brian soit accompagné d’un jeunot un peu scava merda. Nous accélérons, Shepherd ayant ciblé les odeurs de Brian et celle de Therencio. Deux loups en chasse qui finissent par croiser un autre parfum, plus musqué, plus fort. Une odeur nephande nous fait dresser les poils du corps. Au détour d’un couloir, nous percevons une ombre qui s’avance vers nous alors que nous débouchons à un carrefour en T. Une cavalcade nous parvient à l’opposé de l’ombre. Brian et Therencio. Je consulte Willem du regard. Nous sommes restés silencieux jusqu’à présent, mais il est évident que le monstre a repéré les deux fuyards. Will’ acquiesce à ma question muette. Je pousse la voix, dévoilant notre présence.

- Brian ! Therencio ! On va faire diversion. Quand la bête nous prend en chasse, profitez-en pour déguerpir.

Seulement le gros monstre qui est obligé de baisser la tête pour circuler dans les couloirs nous arrive dessus plus rapidement que sa silhouette ne le laisse penser. Will’ et moi ne cherchons pas à résister et rejoignons les deux autres. Je lance un regard effaré à Therencio.

- Tu as le don de te coller dans la merda toi !

Il me montre son flingue et explique sa présence sur un ton lamento. Je lève les yeux au plafond.

- Tu comptes le stopper à coup de piqûres de moustique ? Sympa ton after-shave !

Je ne sais pas dans quoi il a baigné, mais il empeste la mort. Alors que nous avançons dans les couloirs j’interroge Brian sur la topologie des lieux. L’arme qu’il tient fermement en main me rassure un peu plus quant à sa possibilité de ralentir le gros tas de muscles qui semble prendre plaisir à nous acculer sans nous rattraper. Comme s’il jouait au chat et à la souris, avec nous dans le sale rôle. Tous les couloirs se ressemblent, mais il devient évident que nous tournons en rond.

- Il bloque l’issue.

Fin raisonnement... Maintenant nous sommes quatre à nous retrouver coincés. J’aurais peut-être dû demander à Arès de venir avec nous. Je sors mon téléphone : pas de réseau.

- Porca puttana troia !

Le voilà face à nous le gros balèze avec une espèce de fumée qui l’entoure et son regard insondable. Je rugis, imité par Willem. Etrangement je n’éprouve pas le besoin d’utiliser les armes. La présence de l’alpha m’insuffle une autre force, plus sauvage et plus animale.

- Prends ça Therencio.

Sous le regard contrarié de Brian et interloqué du plus jeune d'entre nous, je lui passe une de mes armes.

- Elle est plus lourde et le recul est plus violent. Mais ce n’est pas comme si tu pouvais rater la cible…

Le monstre qui nous fait face bouche littéralement le couloir. Therencio demande si nous avons un plan.

- Le plan est de déloger le truc qui bouche la sortie et de filer de là.

Quant à savoir comment faire… Il est évident que ça va saigner... Nouveau rugissement de ma part. Un vent surnaturel se lève dans cet espace clôt. Les yeux de Brian luisent faiblement. Je sais par Jansen qu'il peut être violent avec ses dons de mentaliste. Seulement ici, il n'a que de l'air à manipuler, ou de l'eau croupie et nauséabonde. Shepherd a gagné une carrure imposante avec sa transformation. Sa puissance attise la mienne. Je lâche les dernière amarres qui tiennent mon loup. La dernière fois que je l'ai fait, j'ai manqué de trucider Arès.

- Will'... Je compte sur toi pour...

Je ne termine pas ma phrase. Je n'aime pas ce que je lui demande. Mais d'un clignement d’œil il m'assure qu'il me ramènera à la raison, par la force s'il le faut. Je sais qu'il n'abusera pas, et que ça le répugnera même de me dominer. Seulement là, nous avons besoin du meilleur de chacun. Therencio sera plus efficace avec mon arme qu'avec le flingue de donna que je lui ai passé. Brian est prêt à déclencher une tempête.

En face le monstre semble s'amuser de la situation.

The show must go on


© Fiche par Mafdet Mahes

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Willem Shepherd

avatar


Humeur : Claustro

Messages : 611
Points : 598
Réputation : 83

Date d'inscription : 05/10/2016
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Jeu 21 Déc - 11:25

Shepherd
Willem

Alessandro
Brian
Therence

Comment se coller dans la merde :
• Sens propre…
• Sens figure…
Les murs de ma chambres m’oppressent. J’ai l’impression de dormir dans le ventre d’un monstre ou d’une machine infernale. J’ai ouvert la fenêtre, mais rien n’y fait. C’est comme quand on est gamin. Plus on pense au monstre planqué dans le placard, plus le monstre prend consistance et vie. J’ai fini par attraper ma couverture et aller me coller dans l’un des hamacs sous le porche à l’arrière de la maison. Souvent j’y retrouve mon frère. Seulement ce soir il dort dans une autre ville, sa banque organisant une réunion annuelle rassemblant une partie des succursales de l’État.

Là je me sens bien, dans mon milieu : dehors. Je m’emmitoufle dans ma couverture et me laisse bercer par les oscillations du hamac. Rapidement je sombre dans le pays des songes. Mes rêves ne sont pas agréables en ce moment. C’est peuplé de conflits et de situations inextricables où je me retrouve responsable de tout. Une souris me gratte la cuisse avec insistance. Je bouge et tente de la déloger sans me réveiller totalement, pour finalement me rendre compte que c’est mon téléphone qui vibre.

- Quoi ?

Ma voix croasse, je dors encore.

- Will’ ! J’ai besoin d’un alpha sauvage.
- Vous vous êtes trompés de numéro. Y a pas d’alpha sauvage ici. Simplement un loup tout mou qui roupille.
- La couille gauche de Jordan est dans la misère, coincé dans les égouts avec la bête.
- Brian !? Quoi ! Si on lui abime son nonos Jordan va cramer la ville !


Je me suis redressé brusquement dans le hamac. Grave erreur, car l’instant suivant, je suis par terre. C’est confortable, mais casse-gueule…

- Je passe te prendre d’ici cinque minuti.
- Suis déjà prêt !


Je m’étais couché habillé. J’entre dans la maison pour enfiler une vareuse puis fais le pied de grue sur le trottoir. La voiture italienne d’Aless s’arrête d’un mouvement sec. Je grimpe, il redémarre aussi vite.

- Kean’ n’est pas là par contre. Il est à une convention je ne sais plus trop où.
- O’Conner demande juste de l’aide pour le sortir des égouts, pas de tuer le monstre.
- Tant mieux car elle colle de grosses baffes !


(…)

- Ça pue !

Un coup d’œil vers l’italien me montre qu’il n’est pas non plus ravi de l’odeur. Puis un frisson désagréable court le long de mon dos. Je me transforme et projette mon aura. Le loup que je suis n’aime pas la sensation qui parvient des profondeurs des couloirs qui s’offrent à notre vue. Je sens Aless’ me renvoyer son aura. C’est un oméga fier de son statut. Loin de moi l’idée de le dominer. Je sais moduler ce rayonnement. Je tente de me faire fraternel. Cela fonctionne car au bout de quelques pas, l’italien ne me combat plus et au contraire additionne sa propre aura à la mienne. La sensation est étrange, un peu comme avec Cassian. Tous les deux ont une aura guerrière que Keanus, Mady ou Tobias n’avons pas. Kada’an a une rémanence un peu dans ce style mais c’est différent, plus lié à l’instinct qu’un réel comportement guerrier.

Nous filons dans les couloirs et ne sommes pas trop de deux pour confronter nos sens. Devant un étrange symbole avec un serpent qui s’amuse avec sa queue, je sens l’odeur de Brian. Je la connais, Jordan m’ayant suffisamment mis en garde de ne pas mater son mec. J’ai beau eu lui dire que j’étais hétéro, le chien de l’enfer est possessif et ultra protecteur.

- Therencio !?
- C’est qui ?


Aless’ élude ma question, parlant d’une connaissance à lui. J’imagine que c’est une personne peu recommandable s’il ne me donne pas plus de détail. Je préfère ne rien savoir sur les bandits et criminels de la ville.

(…)

Grosse bêbête repérée. Nous aussi… Tout comme Brian et le fameux Therencio dont je ne vois que le dos. En guise de diversion, nous nous faisons piéger comme les deux autres. Nous fuyions mais le monstre ne semble pas pressé pour nous rattraper. J’écoute l’altercation entre Aless et cet adolescent. En voyant l’arme que brandit Therencio, je lance un regard désapprobateur au rital. Il est un peu jeune pour un criminel. Je me demande combien de personnes ce môme à blessé, voire tué !

- Porca puttana troia !

Personnellement j’aurais plutôt dit « putain de bordel de merde de troll », mais l’idée est là. Nous sommes coincés. Septique je regarde Aless donner son arme à Therencio.

- Elle est plus lourde et le recul est plus violent. Mais ce n’est pas comme si tu pouvais rater la cible…
- Il va s’arracher le bras avec cette arme ! C’est un gamin humain ! Tu as vu ses petits bras ?


Regard assassin du gangster adolescent. Triste jeunesse, si désabusée, si dangereuse.

- Ah mais attend !!! T’es pas celui qui ennuie l’autre colérique décoloré ? Gardin ? Garmin ? Gadin ? Gradin ? Gourdin ?

C'est quoi son nom à celui-là ? Je n’ai pas le temps d’écouter la réplique qu’Aless nous ramène sur terre.

- Le plan est de déloger le truc qui bouche la sortie et de filer de là.
- J’ai oublié de prendre la ventouse des chiottes… Bon par déloger, tu proposes de foncer dans le tas ? Je n’ai pas mieux comme stratégie. Brian ?


Un courant d’air balaye la place. Je pousse ma transformation à son maximum. Cela fait augmenter de carrure et me donne un air bien moins sympathique. De mon regard d’alpha je perçois l’aura malfaisante du monstre qui semble nous narguer. Passer en force ne va pas être simple. Brian et Garnet ne cicatrisent pas comme nous. Aless’ l’a compris, lui aussi lâche la bride de son loup.

- Will'... Je compte sur toi pour...

Seulement pour lui ce n’est pas la même histoire que moi. Je suis un loup-né, alors qu’il a été mordu. J’ai grandi chez les bisounours, là où il a connu la violence de la rue. La différence est édifiante. Il y a de fortes chances, non… il va falloir que je le domine pour que sa conscience humaine reprenne le dessus. Je n’aime pas ça. Mais il me le demande. Puis c’est Amaro, pas un loup lambda. La lutte sera féroce, mais je sais qu’il ne m’en tiendra pas rigueur.

- C’est bon Aless’. Je te gère après. Tente simplement de ne pas me mordre les miches trop fort, j’y tiens !

Je me retourne vers l’ado-bandit.

- Et toi évite de me trouer la peau avec ton arme !

Je me rends compte qu’il n’est pas vraiment serein. Je tempère mes propos.

- Aless et moi on se mange les coups, car on cicatrise. Vous essayez de rester dans notre dos.

J’aurais bien dit « un, deux, trois, go ». Mais la bête a poussé un cri et a fait un pas en avant donnant le signal de la charge. Je bondis, Aless’ à mes côtés. Pour mon égo je passe la scène de ma rencontre avec le poing de la grosse bestiole. Je double les autres… mais en sens inverse et en volant pour finir écrasé comme une mouche sur un parebrise, sauf que là c’est une cuve en métal qui fait un grand bong !

- Brian ! Bloque-le !

Prenez un couloir de section ovoïde de trois mètres de hauteur sur deux de large. Considérez un… heptagone non régulier de trois mètres pour la plus grandes des hauteurs et un mètre-cinquante pour la plus petite. Comment faire passer quatre individus dans le couloir sans avoir de contact avec l’heptagone ? Données : indice de résistance, de l’individu A = 1, de l’individu B = 0,8, de l’individu T = 0,2 et de l’individu W = 1,2. Coefficient de résistance de l’heptagone = 50. Vous avez deux heures. Ce contrôle compte pour votre moyenne et néanmoins survie.

Amaro apprend également à voler. Je dois avouer qu’il y met du panache. La bêbête a les poils collés à la peau. Brian est en plein test aérodynamique sur elle. Je ne sais pas si j’ai entendu un coup de feu ou non. Mes entailles ont cicatrisé. Deuxième round, on y retourne.

- Aless ? Tu crois qu’un coup de genou dans l’entrejambe ça marche ? C’est pas sympa, mais la bête n’est pas sympa.

(…)

Loup vole ! Mon dos refait bong avec une cuve de décantation. Aless’ qui vole bien mieux que moi passe au-dessus de ma tête. C’est un plouf que j’entends ? Ah, voilà le son caractéristique d’une arme automatique et d’une autre qui doit être celle de l’italien. L’enfant-truand semble s’être  mangé un sacré recul dans les épaules. Je l'avais dit qu'il avait des bras pas dimensionner pour ce type de calibre.

- Aless ? Euh ! T'es où ?

Je me redresse et entend patauger dans mon dos. Une aura de fureur me hérisse les poils. Un italien plein de merde, c’est un italien pas content du tout. Et quand c’est un loup garou, ce n’est plus un humain. Je commence à douter et me demande si nous n’allons pas avoir deux bêbête à gérer là…

- Tout doux ! Ce n’est pas moi qu’il faut croquer, mais le gros tout moche là-bas.

Je sens l’oméga prendre totalement le contrôle de l’italien. Ça va être coton de le ramener à la raison si un jour on sort de là.

- Aless ? T’es avec moi ?

Je ne suis pas certain qu’il m’entende vraiment. De son côté Brian semble commencer à s’épuiser à bloquer la bête avec son pouvoir de mentaliste. Les balles de son arme ne semblent avoir rien fait au monstre. Notre vie est clairement en danger. Brian et Therence ne peuvent pas s’approcher.

- OK ! On recommence… A la moindre ouverture foncez.

Alessandro s’extirpe de la cuve. Son regard bleu électrique est celui d’une bête sauvage. Il faut que l’on se coordonne sinon nos attaques sont vouées à l’échec.

- Et merde !

Je dois moi aussi m'abandonner au loup. Je rugis et laisse l’animal qui vit en moi depuis que je respire prendre la place dans mon esprit. Je n’ai jamais totalement donné le contrôle au loup, mais là c’est nécessaire. Il faut qu’Alessandro devienne une extension de moi, que le temps d’un combat il devienne mon bêta. L’humain que je suis est trop gentil pour le rallier de force. Exit le Will’ le comique. Je n’aime pas l’image que je donne à ce moment présent. Il n’y a pas un monstre dans ces couloirs, mais trois. Aless, la bête et moi.

Quand je bondis à nouveau, l’ordre que je donne à l’italien se fait en langage loup.  L’un de nous attaque à la gorge, pendant que l’autre vise l’aine. Il nous est impossible de le terrasser. Nous essayons simplement de le pousser de la sortie pour que nous puissions nous y engouffrer et sortir de là. Après… ben on réfléchira après !

Si Brian et le bébé-tueur pouvaient lui coller une mine en pleine tête sans nous blesser, ça serait top. Enfin, sans nous trouer les miches non plus.

Spoiler:
 





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Bête

avatar

Messages : 13
Points : 10
Réputation : 0
Date d'inscription : 13/10/2016

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Jeu 28 Déc - 15:12


Me

Je suis comme attiré par cet endroit. L’odeur y est pourtant putride. Je cherche…

… je cherche le commencement

J’erre dans ce labyrinthe étroit… je cherche, mais ne trouve pas…

C’est pourtant là, je le sais, je le sens…

Je me souviens des bruits de machineries infernales… est-ce l’enfer ? Un bruit de pas quelqu’un qui court et fuit au dehors. Je retourne à mes errements.

… des pas raisonnent à nouveau, je n’aime pas l’aura des nouveaux venus. Ils sont deux. Je les suis à distance. Un doute…

Oh !

Ils ont trouvé ce que je cherche. Je me dévoile et fonce. Ils ont peur et courent. La porte du lieu que je cherchais s’est refermée. Je tape sur le symbole, les murs raisonnent mais l’endroit reste clôt. Je rugis ma fureur et course les deux fuyards. Ils savent eux, ouvrir la porte de l’enfer.

***

Encore du monde dans ces tunnels, deux loups. Je veux qu’ils m’ouvrent la porte de l’enfer, je les coince. Je rugis et leur ordonne d’ouvrir la porte

Ouvre l’antre !


Une tempête de vent se lève. Quel est ce prodige ? L’homme aux yeux clair doit être un mage. Les loups attaquent, je les repousse comme de vulgaires moustiques.

Ça pique ! La pétoire du mage fait du bruit, comme le mousquet du plus jeune. Est-ce des chasseurs ? Pourquoi les loups les aideraient ?

Je rugis à nouveau, mon cri part dans les aiguës. Outrage ! Les deux loups volent à nouveau.

GRRR !



(c) Fiche et montage par Mafdet Mahes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brian O'Conner

avatar


Humeur : Troublé...
Messages : 780
Points : 820
Réputation : 112
Date d'inscription : 25/07/2015
Localisation : Poste de police

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Mar 2 Jan - 21:48


Beacon Hills’s Investigations


Feat Team Doctor



-Tu fais confiance à Amaro?
- Tu as un honnête citoyen sous la main, prêt à venir patauger dans les égouts pour retenir Godzilla ?


Je le regarde manier son pistolet à eau avec suspicion.

-Alors aies confiance en moi quand je manie un flingue comme il m'a appris à le faire.

J’écarquille les yeux. En fait Therence connait parfaitement Amaro, suffisamment pour que le rital lui ait appris à tirer. Tout va de mal en pis dans cette ville. Cependant, je concède que si Amaro lui a montré comment se servir de sa pétoire, c’est qu’il doit pouvoir tirer avec à peu près dans la bonne direction.

-Il est derrière nous!


Le monstre nous a pris à revers. Un monstre c’est dangereux. Un montre  malin c’est mortel. J’épaule mon fusil d’assaut et tire. Je vise le cœur, ça le stoppe à peine. Il semble moins aimer les balles en pleine tête, mais protège sa face de cauchemar avec la main. C’est inutile. L’arme de Therence claque à vide.

- Amaro ne t’a pas appris d’éviter de tirer à vide, ça abime le chien !

Encore faut-il qu’il sache ce qu’est un chien… Therence me demande de faire une tête de méchant. Genre je fais « Bouh » et le monstre va détaler ?  Le rugissement que nous lance la bête commande à nos cerveaux de fuir et vite.

- On peut pas courir éternellement! J'dois m'arrêter recharger mon flingue!...
- Tu ne veux pas que je lui dessine une cible sur le cœur non plus ? Il faut tenir jusqu’à l’arrivé d’Amaro. Tais-toi et fonce !


Il  n’a cependant pas tort, nous ne pouvons pas courir indéfiniment. J’accélère car je sens l’autre nous tanner le train. Le bruit derrière moi s’atténue. Je crois que nous l’avons semé.

- C’est bon, tu vas pouvoir recharger… Therence ? Mais où il est passé ce con ?

Une vision du gamin en train de se faire grignoter par la bête me passe à l’esprit. Je fais demi-tour, craignant tomber sur une scène gore. Je lance des rafales d’air devant moi comme un sonar aérodynamique. Le retour ne provient que de surfaces dures comme les murs, les tuyaux ou le sol, rien de mou comme un être vivant. Puis j’entends enfin Therence m’appeler. Sa voix raisonne dans les couloirs, il est difficile de savoir où il se trouve. L’intensité va en diminuant. En plus il bouge ! Sa maman ne lui a pas appris que lorsqu’un enfant est séparé de l’adulte responsable, il ne doit pas bouger ?!

- Je suis là ! Ne bouge plus !

J’avance, fouillant les couloirs, me mangeant des culs de sac, c’est un vrai dédale ici. Quand enfin je l’aperçois au bout d’une intersection. Je le rejoins rapidement. Nous échangeons des regards furieux.

- Quand je dis « derrière moi à 80 cm », c’est 80 centimètres, pas mètres ! Tu ne vas pas me dire que tu n’as pas réussi à me suivre ?
- Porca puttana troia !
- Ah voilà la cavalerie… mais ils font quoi ces idiots !


Au lieu de détourner la bête, ils nous la collent à nouveau aux fesses. De deux, nous passons à quatre clampins coincés dans les égouts à courir comme des dératés. Nous avons un moment de répit quand la bête semble prendre son temps à nous rejoindre. Elle peut, car elle nous bloque l’unique sortie. Amaro file l’un de ses flingues à Therence.

- Elle est plus lourde et le recul est plus violent. Mais ce n’est pas comme si tu pouvais rater la cible…
- Il va s’arracher le bras avec cette arme ! C’est un gamin humain ! Tu as vu ses petits bras ? Ah mais attend !!! T’es pas celui qui ennuie l’autre colérique décoloré ? Gardin ? Garmin ? Gadin ? Gradin ? Gourdin ?
- Garnet… Et je suis d’accord avec Willem, il va se démonter les épaules avec ton engin.


Mais Amaro enchaîne avec un plan on ne peut plus vague…

- Le plan est de déloger le truc qui bouche la sortie et de filer de là.
- J’ai oublié de prendre la ventouse des chiottes…
- ….
- Bon par déloger, tu proposes de foncer dans le tas ? Je n’ai pas mieux comme stratégie. Brian ?


J’avoue qu’avec l’escouade présente, je n’ai pas de tactiques martiales qu’ils pourraient premièrement capter et deuxièmement exécuter sans mourir dans les dix premières secondes. Va pour foncer dans le tas. La bête est là et nous toise. Je lance une onde d’air pour évaluer le volume et la pression que je dois appliquer. Il ne s’agit pas de le ventiler, mais de lui claquer la face. Ça va être coton, ce bestiau doit avoisiner les trois cents kilos.

- Will'... Je compte sur toi pour...
- C’est bon Aless’. Je te gère après. Tente simplement de ne pas me mordre les miches trop fort, j’y tiens !
- On n’a pas besoin de problèmes supplémentaires Amaro !


Willem s’inquiète de se faire plomber par Therence. J’avoue qu’un tel calibre dans les mains du gamin, ça fout les jetons ! Les deux loups s’élancent. Je me rapproche de Therence.

- Tu mets un pied en avant pour gérer le recul avec tout ton corps, sinon tu vas basculer en arrière. Et pour ne pas te démettre les épaules, serre un peu les coudes.
- Brian ! Bloque-le !


Amaro et Willem ont fait un magnifique vol plané. Je tends la main vers la bête pour visualiser un cercle imaginaire. Mes yeux s’éclairent d’une légère lueur bleutée. Mentalement je densifie l’air dans ce bouclier invisible, puis le projette violemment sur la bête. Cela ne la fait pas bouger, mais lui bloque la respiration. Mon action crée un appel d’air qui nous attire d’un pas Therence et moi.

- Therence, vise légèrement en dessous du point que tu cibles. L’arme va avoir tendance à remonter. Will’ ! Amaro c’est quand vous voulez là !

L’alpha propose l’arme des faibles, soit un coup dans les parties. Je me demande si la chose est sexuée. Les deux loups volent à nouveau.

- Therence ! Tire !

J’ai enlevé le tir à répétition de mon fusil et tente de lui loger une balle dans les yeux. L'aveugler, devrait nous laisser une chance. Mais il se protège d’une main.

- Tout doux ! Ce n’est pas moi qu’il faut croquer, mais le gros tout moche là-bas.


Amaro est clairement flippant. Sa baignade forcée dans la cuve de décantation semble avoir totalement libérer le loup qui le hante. Il n’y a plus rien d’humain dans son regard. Willem le comprend.

- Et merde !

J’ai beau savoir que les deux loups sont censés être de notre côté. Mais une peur primaire me serre les entrailles. Je ne reconnais plus mon collègue de travail. Je n’avais jamais vu un alpha à la limite de la transformation totale. J’espère que Shepherd sait revenir à un niveau un peu plus humain, sinon Therence et moi sommes foutus. Amaro attaque à la gorge et Will’ vise l’entrejambe. Ça marche, les loups prennent cher, mais j’ai enfin l’ouverture que j’attends. J’épaule mon arme et prends le temps de viser. Ma première balle lui emporte un morceau d’oreille. L’arme de Therence fait du bruit. Je ne dévie pourtant pas mon attention, je bloque ma respiration et tire à nouveau, je touche la joue. La bête hurle de douleur, j’enquille sur le tir suivant. En plein dans l’œil gauche. Il y a une grosse confusion où Amaro et Will’ sont fortement malmenés. Je fais signe à Therence de s’approcher du trio mouvant que forme les deux loups et la bête.

- Nous n’aurons pas droit à un autre essai. Dès que je lui plombe le deuxième œil, tu passes, rampe s’il le faut mais passe.

Je décide de ranger mon fusil et privilégie mon arme de service avec laquelle je serais plus précis. Il me faut trois balles pour faire mouche dans cette empoignade sans toucher les loups. Bon j’ai éraflé le bras de Willem.

- Go, go, go ! Maintenant !

Je pousse Therence qui hésite. La bête bloque toujours le passage, mais ne voit plus rien. Il faut "simplement" passer entre ses pieds et ses mains qu’elle agite comme autant de massues aveugles. Cela me rappelle un certain Saule... Therence? Toujours fan de Harry ?

© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Lun 15 Jan - 1:22



Fight like beasts
-O'Conner?!!

Où est-ce qu'il est passé?! Je me plaque aussitôt la main sur la bouche. C'est pas le tout d'attirer le monstre à moi sans moyen de défense. J'écoute, mais pas un bruit aux alentours. Un silence angoissant. J'ai une trouille monstrueuse. Que les cris du flic retentissent entres les murs parce qu'il s'est fait choppé...

Avec sa tête de rosebeef prêt à mâché il est censé me servir de bouclier imaginaire, pas mourir réellement! Évidemment qu'il va rester en vie. En attendant je recharge mon pistolet, balle par balle. Je renverse le contenu de ma boite de cigarette dans la paume de ma main, les cartouches que j'y garde planquée, et je rempli le chargeur le plus rapidement possible. J'ai les mains qui tremblent. J'ai canardé sans réfléchir, petit moment d'affolement. Amaro me ficherait une latte. Est-ce que je serais capable de battre un métamorphe avec un flingue? j'avais demandé au rital. "Je ne te cache pas qu’il te faudra un facteur chance", avait-il répondu avec son accent de vrai-faux parrain, "une situation favorable pour en sortir indemne. Tu ne pourras presque rien contre un surnaturel qui te prend par surprise. De plus, être prêt à dégainer à tout instant est usant pour les nerfs. Disons qu’avec cette arme, tu augmentes tes chances de survie"

J'ai jamais beaucoup aimé compter sur la chance. Ni sur les autres tant que je peux compter sur moi. Mais ni moi ni le rital n'avions ce type de monstruosité à l'esprit lorsque nous envisagions cette possibilité. Je remboite le chargeur plein et me déplace prudemment. J'ai du mal à me situer. Où sont Amaro et l'Alpha? Est-ce qu'ils sont déjà arrivés, en train de dévaler les premiers tunnels dans le dos de la Bête? Ce truc doit se servir de son flair et connaitre ces galeries mieux que nous. Mais lui aussi, il laisse des traces de son passage... des trainées noirâtres sur les conduits. De la suie. Je rebrousse chemin et arpente les tunnels jusqu'à retrouver une marque, là où elle a du abandonnée la course, et reviens à l'intersection la plus proche en priant pour qu'elle ne soit pas en tête à tête avec le flic.

-Brian!

Ma voix se répercute dans les trois voies. Ne me dis pas que tu es en train de te vider de tes tripes quelques part et répond moi!

-Je suis là! Ne bouge plus!

Oh bon sang! Je lève les yeux au ciel remercier je ne sais quel dieu. L'attente me parait interminable, mais pour une fois j’obéis, attentif à toute arrivée. Quand enfin le flic montre le bout de son nez à l'autre bout du couloir, je me précipite sur lui.

-Quand je dis « derrière moi à 80 cm », c’est 80 centimètres, pas mètres ! Tu ne vas pas me dire que tu n’as pas réussi à me suivre?

-Qu... Désolé, mais quand un mastodonte me fonce dessus, ma priorité c'est courir! rétorquè-je sur le même ton. Et c'est toi qui a disparu!

-Brian! Therencio!

-Amaro!

On est sauvés!

-Ah voilà la cavalerie… mais ils font quoi ces idiots!

... Ou pas... Je fronce les sourcils en apercevant les renforts qui foncent dans notre direction. La Bête à leur trousse.
Et m*rde.

Cette saleté gronde et galope, mais elle ne nous attrape pas. Ça doit être un jeu, supposant qu'un loup-garou psychopathe soit joueur. A la réflexion, tous les psychopathes sont joueurs. Profitant de l'accalmie, je reprend mon souffle et juge l’acolyte d'Alessandro, totalement incrédule.

-... M'sieur Shepherd?

Le prof de bio et conseiller d'orientation du bahut, qui s'habille comme un épouvantail, ressemble à un écureuil quand il mange, et qui fait défiler les jolies lycéennes dans son bureaux pour des câlins "fraternels"? C'est LUI, l'Alpha de la situation?!
Un regard interrogatif vers le flic pour comprendre qu'il n'y a pas erreur sur la personne, puis un regard alarmant sur l'italien qui devient notre seul véritable pilier pour nous tirer de là.

-Tu as le don de te coller dans la merda toi!

Ben... haussement d'épaule et grimace déconcernée.  

-... Il fallait bien que des gens compétents et "au courant" s'occupent de cette affaire? Puis c'est pas comme si je savais pas manier un flingue!

-Tu comptes le stopper à coup de piqûres de moustique?

-Parce que j'ai l'air d'avoir mieux sous la main?

Qui est-ce qui m'a refilé ce modèle de poche? lui reprochè-je d'un mauvais regard.

-Sympa ton after-shave!

Ah. Ah. Qui rira bien rira le dernier.

Et si la Bête est capable de rire, c'est sans doute ce qu'elle est en train de faire. Sa masse imposante sur laquelle se détache deux orbites vides et un immense sourire en dent de scie revient boucher le bout du tunnel.

-Prends ça Therencio.

-Sérieux?

Alessandro me tend son colt. La première fois que je l'ai approché, j'ai eu droit à une méchante leçon. Amaro ne m'a pas laissé y touché sans - littéralement - m'encadrer par la suite, et a trouvé plus judicieux de me refiler une version réduite et semi-automatique. Son rappel fait échos aux prémisses de son enseignement, lorsqu'il m'avait fait manier cette arme.  

-Elle est plus lourde et le recul est plus violent. Mais ce n’est pas comme si tu pouvais rater la cible…

Passé la surprise, j'opine vigoureusement et ouvre la bouche lui assurer que ça va le faire qu'une autre voix s'exclame à ma place.

-Il va s’arracher le bras avec cette arme! C’est un gamin humain! Tu as vu ses petits bras?

Je darde un regard incendiaire vers le loup. "Gamin". "Humain". "Petits bras"... Autant de piques qui crèvent mon ego. J'ai envie de lui rétorquer que les balles se perdent facilement, mais pas sûr que le contexte s'y prête ni qu'Amaro prenne la blague d'un très bon œil alors qu'il me refile de quoi tuer. Je tiens à ce qu'on me laisse son pistolet le temps de sortir d'ici.  

-Ah mais attend!!! Qu'est-ce qui lui prend encore?! T’es pas celui qui ennuie l’autre colérique décoloré ? Qu... Moi? Non!... Regard fuyant et mine méprisante en me retournant vers Alessandro. Gardin? Pardon?! Garmin? ... Gadin? Gradin? Gourdin?

-... Je vais vraiment le shooter...

-Garnet… Et je suis d’accord avec Willem, il va se démonter les épaules avec ton engin.

-RAH! Ça suffit! Je vais rien me démonter du tout, et c'est vraiment pas le moment pour parler du bahut! C'est quoi le plan?

-Le plan est de déloger le truc qui bouche la sortie et de filer de là.

-J’ai oublié de prendre la ventouse des chiottes… ... ... Bon par déloger, tu proposes de foncer dans le tas? Je n’ai pas mieux comme stratégie. Brian?

Mon regard passe du prof au flic qui ne formule aucune objection. Puis une bouffée surréelle se lève et nous frôle, comme une déflagration dont Brian serait le centre. C'est moins perceptible qu'un garou, mais je le vois, le scintillement qui s'estompe dans ses iris. J'éprouve un mélange de joie et de curiosité. Je savais bien que ces brises dans la voiture et dans les tunnels n'étaient pas ordinaires... Lui non plus, il est pas humain.

Devant nous, c'est un autre genre de force invisible qui s'accroit à m'en donner des frissons. Le mafieux et le prof à la chemise de bucheron s'étirent, font le dos rond et laissent apparaitre leurs attributs lupins. Amaro délaisse son arme au profits de griffes mortelles et montre les crocs, Willem a perdu sa face de comique pour une expression plus sévère. Ses yeux virent réellement au rouge. Je retire ce que j'ai dit, il peut avoir l'air beaucoup plus impressionnant qu'un épouvantail.

-Will'... Je compte sur toi pour...

-C’est bon Aless’. Je te gère après. Tente simplement de ne pas me mordre les miches trop fort, j’y tiens!

-On n’a pas besoin de problèmes supplémentaires Amaro!


-Et toi évite de me trouer la peau avec ton arme!

La confiance règne! La vision de l'Alpha qui se prend une balle dans le dos et se met à pisser une gerbe de sang me frappe. Je me renfrogne, à deux doigts de montrer mes piètres petits crocs d'humain. Je n'ai pas besoin qu'il me foute la pression quand je ne suis moi-même pas sûr de gérer aussi bien que je le voudrais! Entre viser dans des boites de conserves au milieux de nulle part et tirer sur la bonne cible au milieu d'un enchevêtrement d'êtres vivants, il y a un monde.

-Aless et moi on se mange les coups, car on cicatrise. minimise-t-il face à mon incertitude. Vous essayez de rester dans notre dos.

-Ok.

Je me met en position. J'ai les tempes qui pulses. Brian apparait dans mon champs de vision. Je lui jette un regard que je voudrais beaucoup plus assuré que je ne le suis.

-Tu mets un pied en avant pour gérer le recul avec tout ton corps, sinon tu vas basculer en arrière. Et pour ne pas te démettre les épaules, serre un peu les coudes.

Mon regard trahis une certaine reconnaissance pour son conseil avant de retourner mon attention sur mon objectif en prenant appuie sur mon pied droit et rapprochant les coudes. Ça va le faire. On va tous se tirer de là entiers et sans balles perdues dans le derche. Je vais arriver.

Non de...!!! Je me décale de justesse pour éviter Willem qui s'est fait propulsé dans les airs et atterrit plusieurs mètres plus loin. Alessandro suit le même chemin. La Bête les rétame comme des poupées de chiffons. Je croyais qu'un Alpha et un gangster au sang chaud avaient assez de puissance pour surpasser ce monstre! Mes espoirs viennent d'en prendre un coup. Regard alarmé sur Brian. Comment on est censé arrêter ça?!...

Les deux loups-garous dans le décors, Brian et moi nous trouvons sur le front sans autre protection que nous-même. Dans notre dos, Willem gueule à Brian d'agir. Je m'apprête à tirer qu'O'Conner tend sa main grande ouverte devant lui. Ses yeux reluisent à nouveaux, et j'observe, ébahis, l'air qui semble prendre consistance et ondoyer autour de la Bête.

-T'es quoi au juste?

Est-ce que c'est vraiment important? Non, pas tant que ça peut ralentir la Bête et nous permettre de sortir de là. J'ai un haut le cœur quand Brian et moi nous retrouvons subitement attiré par l'appel d'air de son attaque.

-Therence, vise légèrement en dessous du point que tu cibles. L’arme va avoir tendance à remonter. Will’! Amaro c’est quand vous voulez là!

Je m'exécute. Les deux loups foncent de concert sur la Bête qui les ré-expédie d'une brassée.

-Therence! Tire!

J'appuie sur la détente. Ma main rebondie sous l'effet du recul. Le choc m'a traversé  le long des bras jusqu'au épaule. Aouch... la vache! Ils n'avaient pas torts en avertissant tous de la puissance du contre coup. Mais c'est rien comparé à ce que le mastodonte ou une balle serait capable de me faire. Je serre les dents, raffermis ma position, et je tire à nouveaux. J'encaisse le retour. Les parties vitales du mastodonte cachée sous une masse trop robustes pour être atteintes, j'imite Brian et cible son visage. Mais sa main lui suffit à se protéger.

-Tout doux ! Ce n’est pas moi qu’il faut croquer, mais le gros tout moche là-bas.

J'ose un regard par dessus mon épaule. Amaro émerge d'une cuve, couvert de déjections, mais ce n'est pas ce qui me frappe. La sensation de danger qui émane de lui est palpable, une fureur en latence. Son visage à la grimace presque irréelle, le nez plissé et les babines qui découvrent ses crocs m'inquiète. L'absence d'éclat dans ses yeux ronds de colère me glace. Ce n'est plus un homme. C'est une bête féroce.

C'est un manège délirant qui se déroule sous mes yeux. Willem redouble de puissance, la même aura qu'Alessandro qui durcie ses traits et lui donne l'air de gagner en volume. Son rugissement me court sur l'échine. Pendant un instant je retiens mon souffle, je me demande s'il va y avoir confrontation entre nos deux alliés. Mais Amaro contient sa rage et ne l'expulse que de pair avec l'Alpha lorsqu'ils s'élancent tous les deux sur le grand monstre noir.

Le rugissement des loups galvanise ma propre hardiesse. Amaro plante les crocs dans sa gorge, Willem s’attaque à son flanc. Ce sont deux animaux qui griffent et qui mordent jusqu'à l'os. Imaginer le wendigo assez meurtrier pour lutter contre le monstre, c'était sous-estimé la bestialité de la race lupine. Sa tête est dégagée : un bout d'oreille éclate, une balle lui frôle la mâchoire. Je suis ma propre cadence de tir, moins posé que Brian, mais avec l'idée que mes balles n'atteignent peut-être pas son œil mais le chatouille assez pour le distraire des deux loups accrochés à lui. Je me focalise sur sa gueule immense en imaginant lui loger une balle dans le gosier. Je tire, ça gronde, mais j'ai peur d'avoir toucher le mauvais lupin. Il y a trop d'agitation! La Bête reprend le dessus, je ne peux pas tirer sans risquer de les toucher aussi. Le canon suit la tête du monstre qui ne cesse de bouger et d'être éclipsée par le passage de l'un ou de l'autre des garous. Je garde le doigt sur la gâchette mais perd mes moyens. Je peux pas tirer... Je baisse mon arme quand son œil gauche se fait éclater.

-Nous n’aurons pas droit à un autre essai. Dès que je lui plombe le deuxième œil, tu passes, rampe s’il le faut mais passe.

-Ok!

Pas le temps de réfléchir. Ma vision se focalise entre les parois du tunnel qui parait bien étroit autour de la Bête et les mouvements de bagarre sans interruptions. Je me projette plonger que la pattasse du monstre s’abat sur la zone en question.  

-Go, go, go! Maintenant!

-Non, non, non! Je suis pas prêt!

La bousculade du flic ne me laisse pas le choix. Je m'élance malgré moi, trois enjambées et je plonge me faufiler dans l'ouverture qu'offrent ses pattes arrières, aidé par la viscosité du couloir. Je lui glisse entre les pattes. Aplatis au sol, je redresse prudemment le nez d'entre mes coudes - j'ai réussi? - qu'une masse sombre s'écrase à quelque centimètres de mon visage. B*rdel! Je me redresse position assise et recule aussi vite que je peux éviter les pas endiablés de la créature momentanément aveugle. Je me crois hors de portée pour pouvoir me relever mais je me fais faucher et écraser contre le mur. Ma tête heurte le béton, la pression sur la cage thoracique me coupe le souffle et me sonne à moitié.

J'ignore si la Bête vient de me mettre une baffe ou si quelqu'un m'a pris pour un matelas d’atterrissage, mais la douleur me vrille le crâne. J'hériterais une belle bosse. J'y porte la main en grimaçant, cligne des paupières dans une tentative de me réveiller et je tente de repérer Alessandro, Brian et Willem de la Bête dans le vacarme de détonation et de hurlements qui résonnent. Je ne vois que des ombres qui se débattent. Je cherche le colt de l'italien que j'ai lâché dans ma volée. C'est pas vrai, où est-il?! Je manque de perdre l'équilibre en me mettant à genoux et tâtonne autour de moi. Là! Je tend le bras et écrase ma main sur l'objet avec soulagement. A plusieurs mètres en face je distingue vaguement une paire de jambes. Je dois être plus atteint que je le croyais, parce qu'elle oscille en triple exemplaire. Brian?...

©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alessandro Amaro

avatar


Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1101
Points : 1133
Réputation : 226

Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Mer 24 Jan - 13:19


BHI :
The Beast of Beacon Hills
Je n’aime pas la demande que je fais à Willem, soit d’user de son pouvoir d’alpha pour me dominer et me maîtriser, seulement il n’y a pas d’autre alternative. Le monstre qui nous bloque la sortie requière que je lâche les rênes à un autre monstre. Moins imposant, mais non moins dangereux. Je le sens qui jubile dans mon cœur. Le loup se délecte d’avance du combat à venir. Il se moque bien de l’enjeu, seule l’envie de se battre compte.

- C’est bon Aless’. Je te gère après. Tente simplement de ne pas me mordre les miches trop fort, j’y tiens !
- On n’a pas besoin de problèmes supplémentaires Amaro !
- La ferme O’Conner ! C’est d’une tempête dont on a besoin là, pas d’une brise d’été le poulet. Je ne garantis rien pour tes miches sexy Will’. Même dans mon état normale je les trouve à croquer.


Regard offusqué de l’alpha que j’affectionne faire tourner en bourrique avec des attentions charmeuses. J’entends O’Conner donner quelques conseils à Therencio sur le maniement de mon flingue. J’avoue que c’est utile, mes calibres sont adaptés à ma force et à ma maîtrise des armes à feu. Rien à voir avec le calibre de gonzesse que je lui ai vendu. La bête bouge, Will’ et moi attaquerons. L’alpha semble rebondir sur le poing du monstre et disparaît de mon champ de vision loin dans mon dos. Je l’ai chopé à la gorge. Avec mes griffes et mes crocs je tente de toucher un point vital comme sa jugulaire. Seulement une fois que Will’ a dégagé, le monstre m’attrape dans le dos, plantant ses griffes dans mon blouson et ma chair. La douleur est intense, comme ma colère. Je rugis une promesse de meurtre sanglant avant de me faire renvoyer comme un fétu de paille.

- Aless ? Tu crois qu’un coup de genou dans l’entre-jambe ça marche ? C’est pas sympa, mais la bête n’est pas sympa.
- Tous ce qui peut l’atteindre est bon à prendre…


Ma voix est rauque, j’articule à peine. Le loup me domine totalement. Instinct de survie, et orgueil me font repartir à l’assaut. Will’ vise les palle du monstre, je continue mon travail de sape sur sa gorge. Je sens plusieurs de mes côtes se briser sous la force surhumaine de la bête. C’est foutu d’avance ! Je me sens décoller à nouveau, je ne suis que douleur. Mes oreilles sont agressées par le bruit de l’arme automatique de Brian. Mon atterrissage est un choc glacé dans une eau saumâtre et putréfiée. Je bois la tasse de ce liquide infâme. Patauge pour ressortir la tête de cette daube qui pue la merda. Je m’extirpe de là, les lèvres retroussées sur mes crocs. Fureur et colère.

- Tout doux ! Ce n’est pas moi qu’il faut croquer, mais le gros tout moche là-bas.

Je regarde ce loup aux yeux rouges. D’où il ose me commander ?! Je rugis à son égard.

- Aless ? T’es avec moi ?

Son aura chaude contraste avec le froid qui m’entoure. J’arrive à me raisonner. C’est l’autre qui m’a envoyé boire la tasse dans une cuve de décantation. Il va payer son outrage de sa vie !

- OK ! On recommence… A la moindre ouverture foncez.

Will’ me harangue, je crache un mollard plein de résidus de la cuve. On n’y arrivera pas !

- Et merde !

Son aura change du tout au tout. Je ploie légèrement les épaules sous sa contrainte. La pression de l’alpha est implacable. Je tente de résister, mais Will’ le gentil n’est plus là. Il ne me donne pas d’autre choix que de lui obéir. La bête grogne à ce moment-là terminant de rompre ma dernière amarre de résistance. Je me rallie à l’alpha, lui apportant toute ma force. Un lien se crée entre nous. Plus besoin de mots, il ordonne, j’obéis. Je suis son bras armé.

Cette fois nous résistons mieux. Will’ a réussi à placer un coup pile dans les parties du monstre qui sous la douleur, nous offre de belles ouvertures. J’ai planté mes crocs dans sa gorge. Son sang gicle dans ma gueule, le goût et l’odeur exacerbe ma combativité. Une empoignade s’ensuit. J’entends les tirs de Brian. Il a enlevé le tir automatique de son fusil de combat pour un tir balle par balle. Je les entends siffler à mes oreilles. O’Conner vise la tête du monstre. J’espère qu’il va éviter de me trouer la peau. Mais je n’ai plus le temps de penser au danger dans mon dos. Avec Will’ nous essayons de ne pas nous faire réduire en bouillie.

- Go, go, go ! Maintenant !
-Non, non, non! Je suis pas prêt!


C’est le signal, l’ultime chance. Je pèse de tout mon poids aidé de Willem. La bête est déséquilibrée un moment. Il me semble voir Therencio lui passer sous les jambes et disparaître brusquement, suivit de Brian. Le monstre est aveuglé, il se cogne aux parois pour nous faire lâcher et également nous blesser. Mon épaule émet un craquement sinistre. Je lâche le monstre. Will’ le repousse dans le cul de sac où nous étions coincés. Je sens l’alpha m’attraper pas le blouson et me forcer à me redresser. Je me relève en grimaçant. Béquille de l’autre, nous avançons plus ou moins aveuglés par le sang qui nous brouille la vue. Nous dépassons O’Conner qui a repris ses tirs à l’arme automatique. Il hurle des ordres que mon cerveau n’analyse pas. Je vois une forme à terre, Therencio ! De mon bras valide, je l’attrape par la ceinture de son jean. Will’ fait pareil de son côté, mais avec le col de son blouson. Nous nous extirpons de là, menés par l’instinct et aussi par un léger filet d’air frais. Mes sens sont saturés par l’odeur nauséabonde que je dégage, le bruit des armes de Brian qui couvre notre fuite, la douleur qui diffuse dans mon corps et une immense fureur liée à tout cela et la terreur d’y rester.

C’est dans un état second que nous arrivons dehors. Je respire à grande goulée cet air sain. Je ne me souviens pas d’avoir lâché Therencio. Je ne me souviens de rien, sauf que je dois me battre pour sauver ma peau. La bête apparaît à son tour. Une onde de terreur dresse mes poils, ma conscience s’effondre. Je n’ai plus d’alliés, ni d’amico. Une seul option dans cette situation, devenir un monstre pire que celui qui me fait face. Will’ me parle mais je le repousse violemment, lui arrachant un lambeau de vêtement et de peau. En position de combat à quatre pattes je m’apprête à bondir et tuer tous ceux qui sont présents. Colère aveuglée par la soif de sang, l’envie d’en découdre et la peur d’être terrassé.

Sono un animale pazzo.

© Fiche par Mafdet Mahes

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Willem Shepherd

avatar


Humeur : Claustro

Messages : 611
Points : 598
Réputation : 83

Date d'inscription : 05/10/2016
Localisation : Beacon Hills

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Sam 27 Jan - 16:54

Shepherd
Willem

Alessandro
Brian
Therence

Comment se coller dans la merde :
• Sens propre…
• Sens figure…
Tout s’enchaîne dans un capharnaüm inimaginable. Je retire mes doutes sur le gamin. Les prunes qu’il envoie avec le flingue d’Aless blesse la bête. Le rital semble avoir fait son job. Therence aura très certainement mal au bras, mais il ne semble pas s’être démis une épaule avec cet engin d’une taille en relation avec l’ego de son propriétaire.

Pour l’instant Aless’ est une extension de mon bras. Nous coordonnons notre attaque sans parler.  Sa soumission à mon aura m’apporte une nouvelle force conséquente. S’il rejoignait réellement une meute, le gain en puissance serait immense malgré son instabilité. Par ce lien temporaire, je sens sa combativité et le guerrier qu’il est. J’avais sentis cela chez James, mais pas de façon si brute et bestiale. Amaro est une arme à lui seul. Il a chopé le monstre au cou et ne le lâche pas. Quant à moi, je laboure les flancs de la bête. Nous nous accordons à l’affaiblir quand j’entends Brian changer de rythme de tir.

Lorsque je vois un bout d’oreille de la bête tomber, je comprends ce qu’il cherche à faire : aveugler le monstre. Seulement celui-ci bouge et s’agite, rendant l’opération difficile. Je tente de le maintenir, nouveau tir, je serre les dents. La bête a bougé, c’est mon bras qui reçoit la balle. Mon muscle est transpercé de part en part. Je ne dits rien pour ne pas déconcentrer Brian, ni lui coller une nouvelle pression. Son tir suivant fait mouche. Le monstre hurle, il vient de perdre un œil. Étant au corps à corps avec lui, je vois sa chaire peiner à de régénérer. Cela va prendre plus de temps que pour les blessures que je lui inflige, mais il va se régénérer. Nous ne devons pas tarder à prendre la fuite. Cela me navre de laisser un tel danger en liberté, mais nous sommes impuissants. J’espère que les autres auront trouvé comment l’abattre.

- Go, go, go ! Maintenant !
-Non, non, non! Je suis pas prêt!


C’est maintenant ou jamais. Aless’ pèse de tout son poids pour déséquilibrer le montre, je bouge dans le même sens. Je vois Therence passer, mais il se mange un retour de patte de la bête aveuglée par les tirs de Brian.

Nous profitons de ce bref répit où la bête est totalement désorientée pour nous en aller. Brian reste en arrière en couverture. Aless est dans un sale état et plus du tout maître de lui-même, pourtant dans un réflexe qui doit être lié au lien particulier qu’il semble avoir avec Therence, il attrape l’adolescent encore trop sonné pour pouvoir dégager de là rapidement. Je viens à la rescousse avant que le gamin ne soit pas traîné comme un vulgaire sac de plâtre. Dans notre dos, j’entends les rafales d’arme automatique.

Enfilade de couloirs, j’ai relâché mon emprise sur Alessandro. Grave erreur. Enfin l’air frais du dehors, l’italien lâche Therence, je sens les emmerdes venir, je pose l’adolescent qui se débrouille comme il peut pour se redresser. L’italien se retourne vers moi, ses yeux luisent d’un bleu étincelant. Son épaule malmenée semble reprendre sa place. Dans son regard je ne lis que fureur et envie de sang. Les cheveux sur ma nuque se dressent quand j’entends la bête rugir dans mon dos.

Impossible ! C’est impossible de gérer deux fauves enragés.  Brian me dépasse alors que je tourne toujours le dos à la bête, faisant toujours face à Amaro. Mon instinct me dicte que le danger immédiat vient de lui. Nouvelle rafale de balle. Brian tire, mais avec parcimonie. J’imagine qu’il va bientôt être à court de munition.

« iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii »

Un bruit violent me vrille les oreilles. C’est le même son que j’ai entendu avec Jordan la première fois que j’ai été confronté à ce monstre. Cela me paralyse, de même qu’Amaro. Brian et Therence ne semblent pas touchés de la même façon. Ce son doit comporter des infra-sons seulement audibles par les garous. J’espère de toutes mes forces que cela va avoir le même effet que la dernière fois. Et effectivement, l’abominable loup retourne dans les profondeurs des égouts.

Brian et Therence disent quelques choses, mais je ne les écoute pas. La bête partie, Alessandro reporte toute son envie d’en découdre sur moi. Nous sommes engagés sur une lutte séculaire, celle du titre d’alpha. Car quand bien même je le sais pas intéressé par ce rang, le combat qui vient d’avoir lieu et le fait qu’il ait dû donner le commandement à son loup pour gagner en puissance, le dit loup joue à l’outsider qui tente sa chance. Il rugit, je réplique.

- Alessandro ! Reprend toi ! C’est Will’.

Cause à mon c… Nous nous tournons autour. Je lève la main quand Brian veut intervenir. Non, c’est une affaire de loups. Alessandro attaque, je pare. Reprendre le contrôle est difficile, je n’aurais jamais dû lâcher mon emprise de façon si soudaine.

(…)

Dos contre la terre humide je reprends mon souffle. Mes vêtements sont lacérés. La bête y est pour beaucoup, Aless y a ajouté sa marque. L’italien est en « tas » à dix mètres de moi. Therence hésite à s’approcher de son mentor, alors que Brian vérifie que la bête ne revient pas nous rendre visite.

- C’est bon Therence. Il est calmé.

Je me suis imposé comme jamais je ne l’avais fait. Ce fut violent, à la limite d’un viol psychique. Mais c’était ça où je demandais à Brian de m’aider à l’abattre. Je l’ai encore sous mon emprise, mais je me retire peu à peu.

Il ne m’a pas raté. Alessandro sait se battre bien mieux que moi. Toutefois j’ai réussi à garder le dessus. J’en suis fier et mortifié à la fois. Fier car cela me prouve que je ne suis pas un alpha en carton. Mortifié car l’italien est mon ami. Brian dit qu’il faut aller au campus. J’argue qu’il serait souhaitable que je cicatrise un peu et me change.

- Puis Aless pue les chiottes à dix mètres !




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
The Dread Doctors

avatar


Messages : 12
Points : 20
Réputation : 2
Date d'inscription : 29/12/2015

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Sam 27 Jan - 22:00


The Dread Doctor...

“RƎUSSITƎ „

- Il est prêt à se souvenir, dit le généticien.

Trois hommes marchent dans les couloirs de la station d’épuration. Leur pas est lourd. Le temps passe différemment à leur passage. Question de fréquence.

Ils ont violé les lois de la physique.
Ils ont profané celle du surnaturel.
Ils ont réussi.

Quand la bête se souviendra de son nom, son hôte mourra.
Quand la bête prononcera son nom, la bête du Gévaudan sera de retour.

Rien nous protégera de sa sauvagerie.
Craignez la nuit.
Nul part vous serez en sécurité.

- Il faut l’appeler, termine le chirurgien.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brian O'Conner

avatar


Humeur : Troublé...
Messages : 780
Points : 820
Réputation : 112
Date d'inscription : 25/07/2015
Localisation : Poste de police

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Lun 29 Jan - 18:13


Beacon Hills’s Investigations


Feat Team Doctor



Dans mon passif de marine, j’ai souvent été confronté à des situations où l’espoir d’en sortir vivant et en un seul morceau était du cinquante – cinquante. C’est un risque que tout soldat accepte quand il signe son contrat. Aucune mission de type suicide n’est tolérée dans l’armée. Seulement, les impondérables sont légions et transforment rapidement une mission de routine, en commando de la dernière chance. J’ai quitté l’armée non pas par crainte de tomber sur le terrain, mais parce qu’un salopard a gâché ma carrière pour des raisons innommables.

Willem et Amaro se battent de concert. Je ne peux pas piffer l’Italien, mais là j’avoue renouer avec l’esprit de corps que j’ai connu à l’armée. Chacun son rôle. Les deux loups en première ligne comme tanks, Therence et moi en seconde ligne en soutien et harcèlement. Jamais je n’aurai parié sur une telle équipe ; un roitelet du lycée, un baba-cool, un gangster égoïste et un flic. Et pourtant, après les coups de gueule de chacun, tous font leur job à la mesure de leur moyen.

Therence est passé, je le suis, puis reste là, plombant le monstre de balles, le temps que les deux loups dégagent à leur tour. J’entends leur cavalcade dans mon dos, je les suis en reculant, ne quittant pas le monstre du regard. La bête s’agite en gestes désordonnées totalement aveugle. J’ai arrêté de tirer pour ne pas lui donner ma position. Je recule encore puis prends de la distance. À un moment j’imagine l’avoir semé et qu’aveuglé le monstre se perde dans le labyrinthe des couloirs. Mais le voilà qui arrive, imposant et plus furieux que jamais. J’épaule mon fusil d’assaut et sans cesser de reculer je tire, balle après balle je lui truffe la tête de plomb. Comment une telle créature peut-elle résister à pareil traitement ? C’est effrayant. Même Jordan n’a pas cette résistance. Avec le traitement que j’inflige à la bête, le Hellhound serait mis KO. Pas mort, mais KO. À quoi cela sert-il que je fasse mouche à chaque tir, si mes balles ne sont que des piqûres de moustique. Je vise un conduit qui passe au plafond, de la vapeur s’échappe. J’espère que cela va perturber les sens du monstre.

Mon soulagement est bref lorsque je sors enfin à l’air libre. Therence se masse le crane assis par terre. Je double Willem, mais alors que nous entendons à nouveau la bête se rapprocher, l’alpha ne bouge pas d’un pouce. Je suis son regard. Amaro a le regard assassin. Il est entièrement dominé par son loup. Mon regard passe d’un loup à l’autre. Je ne sais pas s’il faut que je colle une bastos à Amaro avant de truffer à nouveau la bête. Puis ce n’est pas comme s’il me rester  beaucoup de munition.

- Willem ! Il faut se barrer de là !

Therence hurle que la bête est là. Les deux loups se font face. Le monstre leur est devenu secondaire. Cela n’augure rien de bon.

- Alessandro ! Reprend toi ! C’est Will’.

L’italien rugit. Inutile de savoir parler le loup pour comprendre la provocation.

- Je lui colle une balle dans le bide et on se barre !

Willem m’arrête, me montrant la direction de la bête avec son pouce. Le message est clair. Il gère l’Italien et moi la bête. Ce n’est pas équilibré cette affaire ! J’aimerais plutôt qu’on pique un sprint. Mais je suis et reste un soldat. Un plan de bataille, si on peut appeler ça un plan, est donné, je fais avec.

- Therence prend le large !

J’épaule mon fusil et recommence à tirer. Mais étrangement au bout de deux tirs, la bête se calme. Je remarque que Willem et Alessandro sont également affectés par un léger sifflement. Le monstre retourne dans les tunnels malodorants. J’aimerais avoir un camion de béton pour pouvoir l’enfermer. Ce danger momentanément écarté, un autre se déclare. Les deux loups viennent de se jeter dans un corps à corps sanglant. Aless’ cherche à tuer, Will’ à le maîtriser. Le spectacle est violent. Deux fauves se battent sous nos yeux. Therence n’a pas filé comme je le lui ai demandé. Est-il effrayé par celui à qui il fait assez confiance pour lui acheter une arme et écouter ses leçons, ou au contraire, navré de voir l’Italien dominé par ses pulsions primaires ? J’ai sorti mon arme de poing, prêt à abattre le rital si l’alpha échoue à le raisonner. J’espère de tout cœur à ne pas devoir agir.

(…)

- C’est bon Therence. Il est calmé.

Je m’occupe de Willem, pendant que Therence semble lorgner du côté d’Alessandro. Le loup qui renâclait encore un peu, semble s’apaiser en voyant l’adolescent s’approcher. Willem a été obligé de s’imposer en alpha pour stopper la spirale de fureur où s’enfermait l’Italien. Je me demande si Therence ne serait pas arrivé à le calmer simplement en lui parlant.

- Nous devons rejoindre les autres aux campus. Il devient urgent de trouver l’arme qui tuera cette abomination.

Willem réclame une pause pour cicatriser un peu et aller se changer. J’hésite à laisser les deux loups seul à seul. Seulement nous avons une mission.

- OK, on vous aide à marcher jusqu’à la voiture d’Aless'.

Je lance un regard à Therence. Est-ce qu’il se sent capable d’épauler l’Italien, pendant que je sers de béquille à Willem ? Je n’attends pas plus, me baisse puis colle Willem en travers de mes épaules, comme on m’a appris à transporter d’urgence un blessé sur un champ de bataille. Au pire je reviens faire de même avec Amaro. Mais avec notre inimité latente, ce n’est pas certain qu’il accepte mon aide.

Spoiler:
 

© Fiche par Mafdet Mahes


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Therence Garnet

avatar


Humeur : Effronté
Messages : 940
Points : 1103
Réputation : 168

Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]   Sam 24 Fév - 23:33



Out of control


La bouffée d'air qui nous arrive au bout du tunnel me fait l'effet d'une délivrance. Bêtement sonné, je me suis fait attrapé et embarqués à l'extérieur des galeries dès lors que la monstruosité a été basculée dans un renfoncement par les loups, aveuglée par les tirs de Brian. Je retrouve rapidement ma liberté de mouvements quand Alessandro et Willem me lâchent, plus chamboulé par l'urgence de la situation que gravement commotionné. La rage de la Bête résonne dans les entrailles de bétons, Brian ne tarde pas à nous rejoindre. Nos flingues sont sans effets, deux lycans au meilleur de leur capacités ne permettent que de ralentir la grosse chimère, il faut se casser d'ici!

Mais une vision inattendue me stoppe net dans le dos de Willem. Alessandro nous fait face ainsi qu'à la gueule béante des égouts. Il s'est accroupi, à quatre pattes comme un coureur sur le point de partir. Comme un animal prêt à bondir...

-Willem! Il faut se barrer de là!

Un grondement, une présence écrasante, je me retourne, affolé.

-La Bête est de retour!

Je recule machinalement devant l’invincible qui réapparait de la pénombre, mais c'est être pris entre deux feux. Par dessus mon épaule, Amaro continue d'émettre un grognement glaçant.

-Alessandro! Reprend toi! C’est Will’.

-Je lui colle une balle dans le bide et on se barre!

-Quoi?! Non! gueulè-je scandalisé en me fichant devant lui avant de me reprendre. Personne ne tire sur personne, pas dans notre équipe!

Et encore moins sur Amaro! Willem suit indirectement mon avis en désignant la créature de fumée à Brian sur laquelle il braque son fusil. Mon regard passe d'une menace à l'autre, impuissant.

-Therence prend le large!

-Rêve!

Il n'y a pas grand chose que je puisse faire, mais je ne me barrerais pas d'ici! Je lève mon arme afin d'accompagner les tirs du flic avec mes dernières balles. J'ai bien retenue la manœuvre et peux toujours asticoter le visage du monstre. Mais les deux balles de O'Conner l'ont a peine entamées que la créature réagit étonnement. Simultanément, les grognements menaçant dans notre dos laissent place à des râles douloureux. Le flic est en alerte, la Bête fini par faire demi-tour et retourner se terrer dans les tunnels. L'atmosphère ambiante devenue comme sourde retrouve son silence ordinaire. Je reste l'arme pointé sur une cible qui nous a snobée, simplement c*n.

-... Qu'est-ce qui lui prend?

Un ultrason aurait retenti. Le seul sifflement que j'entends est le souffle du vent qui s'infiltre et racle dans les conduits à l'entrée des égouts.

Un rugissement nous fait nous retourner. Willem et Alessandro se jaugent sauvagement, entamant une ronde lente et menaçante, deux dos ronds et visages grimaçants muent par des instincts primaux et qui s'écrasent mutuellement de leurs auras jusqu'à ce que la tension éclate.
Shepherd fait signe à Brian de le laisser faire. Au même moment je fais un pas en avant, prêt à l'empêcher de tirer si l'envie lui prenait, incapable de déchiffrer le regard sévère d'O'Conner qui dans un soucis de protection pourrait aussi bien s'en remettre à l'Alpha qu'être en train d'évaluer le meilleurs endroit et moment de shooter Alessandro.

Subitement, l’élastique invisible qui nous retenaient tous à distance les uns des autres éclate dans un grondement déchirant et un vif éclair bleuté.

-Amaro! Arrête!!!

Mais l'animal reste sourd et aveugle. Ce n'est plus Amaro. L'italien a disparu au profit d'un fauve hors de contrôle. C'est brutal, sanguinaire. Je prend conscience qu'il n'est plus question d'équipe comme ça m'avait paru le meilleur des arguments sur l'instant, seule la survie et maintenir une position de force compte pour lui dans son état. Et le constat de n'être plus qu'un objet aux yeux de mon professeur d'arme m'attriste et me blesse imperceptiblement.
Je reste pétrifié devant le combat, à la fois impressionné, effrayé et confus. Alessandro est fou furieux, une force brute inconscient des limites que Willem, malgré toute son intention de vaincre, conçoit encore.

Aless a littéralement perdu la raison.


Un mollard sanglant s'écrase dans la terre piétinée. Le professeur de bio gît sur le dos, lacéré de toute part et le souffle rauque qui s'éclaircit progressivement. Mon regard se pose ailleurs avec méfiance. Je ne reconnais pas cette masse informe, poisseuse, ronflant laborieusement qui est prostrée en retrait.

-C’est bon Therence. Il est calmé.

Je ne me suis pas aperçu de l'éloignement de Brian aux abords de l'entrée des tunnels. La voix de Willem me tire de ma contemplation morbide. Je me précipite aux côtés du loup.

-Amaro?...

Je m'accroupis prudemment à ses côtés.

-Hey, Alessandro. C'est bien... toi?

Je ne sais pas comment m'adresser à la créature qui se tient basse en face de moi, s'il me reconnait ou s'il est encore embrouillé par sa part primitive. Si nous sommes encore deux étrangers l'un pour l'autre. Je l'examine avec vigilance et approche une main hésitante sur son dos, ne sachant pas si je peux toucher l'animal blessé sans déclencher une rebiffade. Puis je m'autorise le contact. Sa cage thoracique se gonfle et se dégonfle sous ma main qu'il a plus ou moins accepté. Il souffle encore, mais un poids me retombe de dessus les épaules lorsque ses yeux bleu m'apparaissent avec leur couleur brune naturelle.

-Nous devons rejoindre les autres aux campus. Il devient urgent de trouver l’arme qui tuera cette abomination.

-Très urgent. Approuvè-je en couvant l'italien avec incertitude.

Surtout si l'on risque de perdre un des nôtres au passage.

Willem demande un temps pour se remettre de leurs combats. Brian coupe cours à mon hésitation de les fourguer ensemble en acceptant, et suggère de les ramener à la voiture. Quoique j'ai pu me moquer de Willem, il a réussi à recadrer l'omega, alors si jamais il était pris d'un sursaut de sauvagerie... J’acquiesce simplement au regard du flic qui s'occupe de l'Alpha, et passe le bras d'Amaro par dessus mon épaule et l'empoigne sous l'autre bras pour l'aider à se relever.

-Aller, debout!

Je nous redresse tant bien que mal mais flanche et me reprend de justesse au déséquilibre du lycan. C'est qu'il pèse de tout son poids!

-Sans blague, mais tu te crois mort?! Fais un effort, Shepherd est déjà sur pied, lui, au moins...

Ou pas tout à fait, mais pour ce qu'il doit être en état de le remarquer... Tu parles d'un Boss! Ce n'est pas en le maternant qu'un orgueilleux de sa trempe va se reprendre, mais en titillant son ego. Cela dit, j'ai un léger moment de flippe. Ce grondement, là, c'était un grognement d'humain, pas vrai?...

J'installe Alessandro dans la voiture. Je ne sais pas quoi penser de tout ça. Est-ce que je dois m'inquiéter? Être en colère, déçu? Je suis tellement de choses. Nous devons d'en être sortis parce que la Bête s'est barrée d'elle même et il ressort de cette bravade inutile contre l'Alpha dans un sale état. L'optimisme de Shepherd ne me permet pas de douter qu'ils s'en remettrons rapidement, ça n'empêche que ça aurait pu très mal tourné, et qu'ils ont morflés stupidement.
Je déroule la ceinture et me penche la lui passer pour lui éviter de s'écrouler durant le trajet, que le mécontentement de l'italien se fait sentir. Au regard contrarié qu'il ose, je lève un regard à la fois incrédule et fâché, de gros yeux explicites. Quoi? Il n'aime pas se faire attacher?! et j’enclenche la ceinture d'un geste volontairement sec, provocateur, qui pourrait aussi bien remplacer mon poing dans son museau en pleine ressoudure.

-T'imagines pas pouvoir faire ton exigent, certainement pas après ce que tu viens de nous faire. T'as complétement perdu les pédales, tu nous a tous mis en danger, et... et puis "ça", c'était pas toi!

Où était-il, l'homme solide comme un roc, tactique et lucide dans chacune de ses actions, maître de lui et de son univers et toujours propre sur lui, même en faisant couler le sang de d'autres dans l'ombre ou par un appel téléphonique?! Disparue sous la crasse et le sang, celui de Willem et le sien, et la boue dans laquelle il s'est trouvé agenouillé. Dominé par un animal.
Ça, ce n'est pas le Amaro que je connais. C'est très loin de l'image que je m'en suis faite.

Je met cours à notre solide échange de regards pour me tirer de là et fermer la portière.

Le rital représente beaucoup de choses pour moi. Une force admirable, que j'espère égaler un jour et en laquelle je sais pouvoir me raccrocher. Ce n'est pas comme si j'avais voulu le placer sur un piédestal, c'est... sa personnalité qui veut ça! Mais tout à l'heure la stature idéale s'est écroulée, et ça m'est douloureusement tombé dessus. Le grand Amaro n'est pas dépourvus de failles.
Ça me trouble, ça m'effraie, parce que je n'ai pas beaucoup de repères dans la vie et force est de constaté qu'il en est un et non des moindres. Amaro est un pilier, et tout italien qu'il soit avec ses humeurs parfois volcaniques, il n'est pas censé se laisser dépasser par les évènements. Et encore moins par lui-même.

Je demande si ça va aller pour la route, heureusement si Willem n'est pas encore en état de conduire, il le sera bientôt. Ça me fait un peu mal de l'admettre, mais c'est l'italien qui a pris une dérouillée. Sans être prêt à le reconnaitre, mon estime de l'Alpha a un peu changée.  

Nous ne perdons pas plus de temps avec O'Conner, les autres sont peut-être déjà en train de nous attendre.


Je tremble un bon coup en voiture. Des fauves en rognes, j'en ai croisés quelques uns depuis le temps que je vis ici. Mais mon expérience se résume à des provocations de prédateurs et des cauchemars, et c'est justement ce manque d'expérience qui me pousse à m'entrainer sur la première terreur surnaturelle venue. J'avais encore jamais vu deux enragés se battre comme ce soir.
Brian garde les yeux sur la route, moi sur le paysage qui défile de mon côté à toute vitesse, silencieux. J'ai perdu l'envie de tanner le flic sur sa nature, lui qui semble manipuler l'air, ou quelque chose comme ça. Je tais des questions qui me brûlent les lèvres, mais dont les réponses sont trop évidentes pour les entendre. Est-ce que dans le pire des scénarios, il lui aurait vraiment tiré dessus? Je n'ai pas lâché le révolver d'Amaro, moi non plus. Durant tout le combat, les doigts frémissants enracinés à la crosse. Si Willem n'avait pas été là pour contenir le loup, peut-être que je ne serais pas resté transi et les bras ballants. Et cette perspective me dérange. Assez pour éviter d'aborder le sujet et reporter toute mon attention et mon énergie sur la véritable bête à abattre.

Go au campus.

La suite:
 

©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
BHI : The Beast of Beacon Hills [Pv Team Doctors]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» BEACON HILLS HIGH CHRONICLES: Begins ft. Eden
» First Work: L'alpha de Beacon Hills [PV:Cahir]
» Un autre oméga à Beacon Hills ?! PV Joy
» Bienvenue à Beacon Hills [PV Lydia]
» Un coin nommé Beacon Hills - ft Jordan Parrish

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Dans la ville :: Quartiers résidentiels :: Quelque part dans les quartiers résidentiels-
Sauter vers: