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 Une souris nommée Algernon || Feat Tina

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Sam 7 Oct - 16:42

Sheperd
Willem

Curtis
Tina

Une souris nommée Algernon







Le cours de monsieur Shepherd
est reporté à 14h
Salle 204a


Mon scotch s’enroule autour de mon doigt au lieu de se coller convenablement sur mon message pour ma classe de première. Je grogne, grattant désespérément le rouleau pour décoller un nouveau bout. Je ne sais pas qui a inventé les rouleaux de scotch, mais on passe plus de temps à tenter de décoller un bout de collant, puis une fois cette tâche ingrate faite, il ne faut pas se croire vainqueur. Car la bande de papier se vrille et se colle sur elle-même avant que vous ayez le temps de l’appliquer là où vous en aviez l’intention. Après avoir bataillé cinq minutes, je contemple mon œuvre et j’en suis satisfait. N’ayant pas de papier sous la main, j’ai arraché un bout de carton d’un emballage qui trainait derrière la cantine. ça pue un peu, mais je n'avais rien d'autre sous la main.

Mon cours a été déplacé à cause d’une réunion qui rassemble tous les professeurs du lycée. Le proviseur nous a informé que les sorties scolaires seraient restreintes, car la police a émis un bulletin d’alerte. Un animal sauvage et dangereux rode dans la région. Je ne suis pas le seul surnaturel parmi les enseignants. Un coup d’œil dans leur direction me laisse envisager qu’ils ne sont pas dupes non plus, et que l’animal n’a rien à voir avec un chien enragé ou un puma. Je ne peux évidemment pas raconter que leur bestiole m’a collé une sacrée raclée. J’étais avec Jordan Parrish. Même lui n’a rien pu faire face à ce monstre de presque trois mètres de haut.

14h00. Les élèves, enfin une partie des élèves arrivent dans la salle de travaux pratiques. Quand je demande pourquoi il en manque un bon tiers, un élève me dit que mon bout de carton s’est décollé de la porte de l’autre classe. Foutu scotch qui ne tient pas sauf sur mes doigts ! Je tergiverse entre aller chercher les élèves qui me manquent ou commencer mon cours. Leur absence est un peu liée à mon affichage pas très… peu… enfin voilà… !

- Tina Curtis ! Tu veux bien me garder cela le temps que je lance un appel au micro ?

Sans lui demander son avis, je pose sur son bureau un carton de cinquante centimètres de long, trente de large et trente de haut.

- Prends en soin !

Je quitte la classe sans donner plus d'indication.

Ce qu'il y a à l’intérieur du carton, si tu t'amuses à ouvrir:
 

Je marche d’un bon pas vers la vie scolaire. Sans grande surprise le concierge n’est pas à son poste. J’attrape donc le micro pour lancer mon message. N’ayant pas l’habitude de ce genre de truc, j’appuie sur un bouton au hasard, créant un sifflement désagréable dans les hautparleurs. Je finis par trouver le bon bouton, mais avant que je m’en rende compte, tout le lycée a le temps de m’entendre batailler avec cette daube acoustique.

- Mais bordel de m*rde, ça va marcher cette daub… Oh ! Allo ? 1- 2. 1- 2. Ah ça marche ! Oui bon. Ici Willem Shepherd. Euh le professeur Shepherd. Les élèves de la 1ère b ont leur cours de SVT en salle 204a. Je vous y attends.

Je reprends le chemin de ma classe. Je ne suis pas encore arrivé devant la porte que j’entends de l’animation à l’intérieur. Pas moyen de les laisser deux minutes tous seul !




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Sam 7 Oct - 21:20

Sheperd
Willem

Curtis
Tina

Une souris nommée Algernon







Le cours de monsieur Shepherd
est reporté à 14h
Salle 204a



La première chose que je vois en ouvrant mon casier, c’est un petit papier. L’ouvrant rapidement, je parcours du coin de l’œil les quelques lignes. Et je le regrette immédiatement. Encore un mot d’un ado désespéré qui craque sur toutes les jeunes filles qu’il voit. Bien que ce soit hyper flatteur, et assez révélateur de sa personnalité, je n’ai vraiment pas le temps de m’en occuper. Réduisant sans pitié le mot en une minuscule boulette, je la laisse tomber sur le sol, et dépose dans mon casier mes affaires.

Je ressortais du cours de physique, et de ses interminables formules, auxquelles je ne comprenais rien. L’enseignant nous avait parlé de l’énergie, et des différents types d’énergie. Il avait beau expliquer sa pensée pendant une heure, je n’avais absolument rien saisi. Bien que j’ai toujours mieux comprit que s’il avait tenté de nous parler des atomes. J’avais toujours eu du mal à me représenter mentalement quelque chose, mais avec ces neutrons, ces électrons, ces protons, dont certains tournaient autours d’autres, tandis que ceux restant étaient au centre. J’avais commencé à décrocher quand on avait attaqué les ions, et je n’avais depuis jamais compris. Heureusement, l’énergie était légèrement plus claire, et j’arrivais encore à savoir de quoi l’on parlait.

En tout cas, heureusement pour moi, le cours suivant n’était pas de la physique, mais de la SVT, avec M. Shepherd. D’après ce que j’avais entendu, c’était un prof plutôt sympa, autant dans les cours que hors des cours, tant que tu ne l’emmerdais pas. Si t’avais le malheur de causer du grabuge, tu te souvenais longtemps de ses punitions. Un prof plutôt juste, donc. J’avais entendu parler d’un enseignant, il y a quelques années, qui était tout l’opposé. Extrêmement chiant, et s’arrangeant toujours pour mettre les punitions les plus désagréables aux malheureux perturbateurs que l’on plaçait sous sa responsabilité. Si les élèves parlant de lui étaient, pour la plupart, tristes qu’il soit mort, la grande majorité de ces mêmes élèves remerciaient le Seigneur d’avoir débarrassé le lycée de cet enseignant. Très sympa, les étudiants !

Refermant la porte de mon casier, je replaçai le cadenas, avant de me diriger vers ma salle. Un groupe de cinq élèves palabrait devant la porte, des plis soucieux sur leurs visages. M’avançant dans leur direction, je passai entre eux, me plaçant devant la porte, et l’ouvrit. Ou du moins essayai. La poignée ne bougeait pas d’un pouce. Me tournant vers les adolescents, je demandai :

« - Le prof n’est pas encore arrivé ?
- Non, d’habitude il n’est jamais en retard ! C’est la première fois que ça arrive !
- Il est peut être absent ? Hasarda une fille.
- Tu l’as déjà vu malade ? Répliqua le mec qui dirigeait la conversation.
- Euh, non, mais…
- C’est normal. Il n’est jamais malade ! Ça fait longtemps que je suis ici, mais je ne l’ai jamais vu malade une seule fois ! Pas une seule fois !
- Vous avez demandé à l’administration ? » Les interrogeai-je.

Des regards s’échangèrent à droite à gauche, des élèves commencèrent à hocher la tête avant de se raviser, et de la secouer de droite à gauche. Soupirant théâtralement, je tournai les talons, lâchant un « J’ai compris… » Par-dessus mon épaule, et de m’en aller en direction des bureaux des responsables. Je n’avais pas fait trois pas que je butais sur un objet. Baissant les yeux, je vis à mes pieds un bout de carton recouvert de quelques mots et d’un bout de scotch rebelle. Le saisissant entre mes doigts, je déchiffrais les lettres sur l’objet, avant de rigoler doucement, et de rebrousser chemin. Je revins auprès des élèves, leur lançant le bout de carton, et mes mots :

« - Je sais où est le prof !
- Ah bon ? Il n’est pas absent ? Il est où ?
- Salle 204a bande de génies ! » Répliquai-je, un sourire hilare sur le visage.

Depuis le temps qu’ils étaient ici, les élèves n’avaient pas repéré le carton au milieu du couloir, ou mieux, s’ils l’avaient vu, aucun d’eux ne s’étaient préoccupé du pourquoi il était là ! Flemmards, ou juste aveugle, je ne savais pas, mais j’espérais qu’ils seraient plus curieux au cours de M. Shepherd que maintenant !

~


Entrant rapidement dans la salle, je posais mon sac sur ma table, et commençais à sortir mes affaires. Pendant ce temps là, l’enseignant interrogeait un élève, qui lui répondit en montrant le panneau de carton qu’il tenait dans sa main. Nul doute qu’il se demandait pourquoi certains étudiants étaient absents. Ou plutôt pourquoi plus du tiers de la classe était absente. A l’évidence, c’était beaucoup trop de personnes manquantes à l’appel pour l’homme qui avait tant à nous apprendre sur la vie et sur la terre également. Il déposa une boite en carton sur mon bureau, me demandant (en réussissant à mettre mon nom de famille dans sa phrase tout en me tutoyant, sur le coup, ça me semblait assez bizarre) d’en prendre soin pendant qu’il rameutait le reste des élèves. Avant que je ne puisse lui demander ce qu’elle contenait, il était sortit de la salle, me laissant avec un carton devant moi.

Quelques secondes après son départ, un jeune homme, plutôt grand étant donné qu’il faisait bien une tête de plus que moi, s’assit à côté de moi, et me lançant un sourire amical.

« - Salut ! Alors, c’est toi la nouvelle ? T’es arrivée il y a quoi…deux jours, et t’es déjà dans les petits papiers du prof ?
- Oh non, pas du tout ! Il m’a simplement demandé de prendre soin de son carton tandis qu’il réglait un truc.
- Ouais, c’est ça… D’ailleurs, elle contient quoi ?
- Aucune idée ! »
A ces mots, des couinements se firent entendre dans la boite, attisant le sourire de mon interlocuteur. Le menaçant de la voix, je le prévins :
« - N’essaye même pas…
- Aller, t’as pas envie de savoir ce qu’il y a là dedans ?
- Pas vraiment, et tant qu’à faire, je préfèrerais que tu ne mettes pas ta main dedans. Dans tout les sens du terme. Et avec le sous entendu.
- Oh, ça va ! T’as pas besoin d’être la pute du prof ! Il est déjà assez chiant comme ça ! dit-il en approchant sa main de l’ouverture.
- Non, ne l’ouvr…. Commençai-je en tentant de retirer sa main. Mais trop tard.

Il avait déjà plongé la main dans le contenant, et poussant un grand cri, il retira vivement sa main, une souris blanche au bout mordillant son index. Dans sa précipitation, il me bouscula, faisant tomber la boite. Une vingtaine de souris se déversèrent dans la classe, poussant des petits couinements, et effrayant la plupart des filles rassemblées, dont certaines montèrent sur leurs chaises. Ce fut la grosse débandade. Certains des mecs tentèrent de mettre des coups de pied aux souris passant trop près d’eux, sans qu’aucun des deux camps ne touche l’autre. Le boulet qui avait provoqué toute cette pagaille s’était éloigné. Allant vers la porte, je me préparai à la fermer pour éviter que les souris ne sortent, mais M. Shepherd choisit ce moment pour entrer dans la salle. J’allais lui expliquer la situation, pourquoi est-ce qu’en partant à peine cinq minutes, il trouvait le contenu de son cours éparpillé dans sa classe, avec un élève avec le bout du doigt en sang, et des étudiantes en train de hurler sur leur chaises, quand justement, le petit fouteur de merde me prit de vitesse, me pointant de son index valide, et criant au prof pour se faire entendre dans tout le boucan :

« C’EST TINA MONSIEUR ! JE L’AI VU ! J’AI TENTÉ DE L’ARRÊTER, MAIS JE SUIS PAS ARRIVÉ A TEMPS, ET JE ME SUIS FAIT MORDRE ! »

En entendant ces mots, je sentis mon cœur rater un battement, et pendant un instant, je ne sus que répondre au prof, sans avoir l’air encore plus coupable.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Sam 14 Oct - 14:26

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Une souris nommée Algernon
Lorsque j’entre dans ma salle de classe, j’ai l’impression d’entrer dans un cirque. Une partie des filles sont perchées sur leur bureau. Je note quelques gars aussi qui semblent avoir peur de bestioles plus petites qu’eux. D’autres plus téméraires tentent de les écrabouiller en marchant dessus.

- C’EST TINA MONSIEUR ! JE L’AI VU ! J’AI TENTÉ DE L’ARRÊTER, MAIS JE SUIS PAS ARRIVÉ A TEMPS, ET JE ME SUIS FAIT MORDRE !

Malgré le vacarme, j’entends son cœur vaciller sous le gros mensonge qu’il débite. Tina, l’élève à qui j’avais confié le sujet de notre cours se ratatine sur place.

- Vraiment Colin ?

L’accusateur soutient mon regard. C’est le genre de petit caïd qui use d’une autorité naturelle et de quelques centimètres de plus que la moyenne pour ennuyer son monde. Le parfait petit con. Mais chaque chose en son temps. Il faut déjà récupérer les souris, en un seul morceau si possible. Seulement avec la panique qui règne dans la classe, c’est tout bonnement impossible.

J’évalue l’ampleur des dégâts, souris apeurées, élèves hystériques, pas quinze mille solutions pour le loup que je suis.

- ASSIS ! Et taisez-vous.

J’ai parlé un peu fort, mais sans crier, en poussant mon aura. Les surnaturels de la classe sont les premiers à obéir suivit des autres, car même les humains sont sensibles, dans une moindre mesure, à l’aura d’un alpha. Quant aux souris, elles sont tétanisées sur place. J’attrape mon carton et vais cueillir mes rongeurs un par un, certains en moins bon états que d’autre.

- Bon !

Je n’ai pas le temps de poursuivre que le responsable du laboratoire de SVT entre dans la classe.

- Vous vous êtes trompés de carton monsieur Shepherd. Les souris mortes sont dans celui-ci.

Il me tend un carton où je vois une quinzaine de corps blanc sagement rangés.

- Ah ! Euh oui. Voici les vivantes… enfin ce qu’il en reste.

Ahuri, le gars récupère mon carton avec sa population particulièrement malmenée. Dans cette histoire j’ai oublié un point. C’est le labo qui tue les souris avant la dissection et non les élèves. Nonobstant un silence d’or règne dans la classe. L’ordre impérieux de ne plus bouger et de se taire flotte encore dans l’air. Je passe dans les rangs, distribuant une souris par paillasse. Lorsque j’arrive au niveau de Colin, je lui attrape la main d’autorité.

- Voyons voir ce soit disant bobo.

Je lui triture les doigts, absorbant discrètement sa douleur. Trente secondes plus tard je lui rends sa main et son doigt intact.

- Ce n’est pas beau de mentir ! Ton doigt n’a rien !
- Mais si ! Regardez là ?
- Oui ? Où ? Personnellement je ne vois rien. Besoin de lunettes Colin ?


La classe éclate de rire, bien contente que le caïd se paye la honte. L’adolescent proteste puis regarde son doigt miraculeusement guéri. Son regard oscille entre moi et sa main, ne comprenant pas ce qui lui arrive. Je capte le regard de Tina et lui fais un clin d’œil complice. Si avant cela elle ne se doutait pas de ma nature, ce qui arrive souvent avec les jeunes encore mal à l’aise avec ce que leur renvoie leur odorat, elle ne peut plus ignorer mon statut de loup alpha après ma démonstration de force. Je retourne au bureau et commence les explications sur la dissection.

- Vous prenez un scalpel. Attention de ne pas vous couper. Et vous faite une petite incision un centimètre sous le nombril. Après vous insérez la sonne cannelée en restant près de la peau et en remontant sous la gorge.


Je montre sur le spécimen que j’ai gardé au fur et à mesure que j’explique.

- Quand la sonde est en place, avec les ciseaux vous découpez la peau en vous appuyant sur la sonde qui protège le reste des organes. A vous maintenant.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Dim 15 Oct - 20:59

Sheperd
Willem

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Une souris nommée Algernon
Cherchant une explication pour le professeur, ne sachant pas comment lui annoncer ce qui s’est passé sans me faire haïr par l’élève, et peut être par ses amis, et donc peut être potentiellement une grande partie du lycée, je me fais sauver par une voix.

Celle de M. Shepherd.

- Vraiment Colin ?

L’adulte n’a pas vraiment un air à croire l’accusateur. D’ailleurs, son petit sourcil levé indique tout le contraire, tout en rendant toute la scène un peu plus amusante. Le menteur, de son côté continua à défier mon défenseur de ne pas le croire. Celui-ci choisi cependant son propre camp, sans préciser duquel il s’agissait, mais je ne me faisais pas énormément de soucis à ce sujet. Sa réaction faciale parlait pour lui. Il se désintéressa du perturbateur (et dire ça, c’est un euphémisme) pour reporter son attention sur les souris. Et les autres élèves. Et les filles hystériques. Pour nous donner un ordre simple :

- ASSIS ! Et taisez-vous.

En entendant le son de sa voix, je sentis autre chose. Il avait une aura autour de lui, faite de charisme, mais pas seulement. Je n’arrivais pas à définir ce que c’était. Immédiatement, j’obéis, en même temps que deux autres élèves. Le reste de la classe, visiblement moins impressionnée, même si ce n’était que légèrement. En quelques secondes, le groupe entier est assis. Un record ! Il y a des profs, comme ça, ils savent se faire respecter ! Et ils savent aussi se salir les mains. C’est ce que je me dis en voyant notre enseignant remplir le carton des petits animaux, même si certains avaient l’air plus mort que vif. Et un peu sanglant aussi. Quelques minutes plus tard, le cours peut commencer. Avant que notre instituteur ne puisse prononcer un mot, la porte de la salle s’ouvrit sur un autre pédagogue qui portait un autre carton.

- Vous vous êtes trompés de carton monsieur Shepherd. Les souris mortes sont dans celui-ci. Dit-il, en tendant un carton identique à son interlocuteur. Celui-ci l’échangea contre le sien en disant :
- Ah ! Euh oui. Voici les vivantes… enfin ce qu’il en reste.

A côté de moi, Collins, comme l’a appelé le maître de la classe, tenant son doigt blessé d’une main, ouvrit de grands yeux en entendant ça. Dire qu’il s’est fait mordre juste à cause de sa curiosité. Dans un sens, c’était un peu triste pour lui, et très drôle de se dire qu’il a voulu jouer avec le prof, et qu’au final il a tout perdu. Souriant pour moi-même, je me fais surprendre par Collins qui me jette un regard assassin. Lui jetant un regard interrogatif, je lui demandai silencieusement ce qu’il avait contre moi. Ce n’était pas le moment de me faire détester par quelqu’un qui avait la moitié de l’établissement pour contact. Autant essayer d’arranger les choses le plus vite possible.

Malheureusement, il ne répondit pas, et je restai bloqué sur son regard. Il faudra que je lui parle après le cours.

Pendant que je réfléchissais à cela, M. Shepherd passa dans les rangs calmes et apaisés en distribuant une souris à chaque groupe. Je me retrouvais directement avec Collins, qui n’avait pas changé de place. Peut être une bonne chose, qui sait. Ça me permettra de lui parler. L’enseignant s’arrêta devant mon collègue, lui prenant sa main blessée dans la sienne. Quelques secondes plus tard, il la lui rendit intacte. Je clignais des paupières, complètement…confuse ? Non, le mot n’était pas assez fort ! Quoi qu’il en soit, ce qui venait de se passer était totalement impossible ! J’avais vu la blessure de mes propres yeux ! Le regard de mon instituteur croisa le mien. Sentant une boule dans ma gorge, je m’efforçais de l’avaler, tandis que l’homme qui me faisait face m’envoya un clin d’œil. Tandis que le rire de la classe s’éteignait suite à la réflexion de Shepherd, quelle qu’elle soit, je tentais de me concentrer sur les paroles de notre professeur.

Malheureusement, le clin d’œil énigmatique qu’il m’avait lancé occupait constamment mes pensées.

Si seulement j’avais vu celui que me lançait Collins au même moment.

Lorsque je sortis de mes pensées, je me tournais vers mon coéquipier. Je lui demandais ce que l’on devait faire, car je n’avais absolument rien écouté. Il me tendit le scalpel, plaça la souris devant moi en me donnant la localisation des endroits nécessitant des coups de la lame.
Tout se passa bien au début, le corps réagissait bien. Pas de giclures, pas un seul problème. Puis vint la partie délicate. Je saisi les ciseaux que me tendit Collins, tandis qu’il m’informa :

- Applique les ciseaux ici, et coupe d’un geste fluide.

Si seulement j’avais écouté mon instinct, et que je ne l’avais pas écouté, lui. En découpant la chair, les ciseaux découpèrent également une partie d’un des organes, faisant fi de la soi-disant protection. Le sang gicla partout, tachant mes vêtements, et éclaboussant mon visage. J’en avais partout ! C’était sincèrement l’un des pires moments de ma vie ! Poussant un cri surpris, je fis un mouvement pour tenter de me protéger d’éventuelles autres éclaboussures, ne réfléchissant absolument pas dans l’action, et ma main s’entailla profondément sur les ciseaux. Lâchant l’objet, je plaquais ma main contre ma poitrine, portant un regard apeuré autour de moi. Dans une minute, peut être moins, la plaie serait refermée. Elle commencerait à cicatriser dans quelques secondes.

J’avais très peu de temps pour agir avant que quelqu’un ne remarque ma différence. Demander au prof pour aller à l’infirmerie ? Peut être, mais il enverrait quelqu’un pour m’accompagner ! Rester en appliquant quelque chose sur la blessure ? Impossible, quelqu’un allait forcément remarquer la guérison !

Je n’avais plus qu’une seule solution. Et elle me causerait sans doute des problèmes. Beaucoup de problèmes si M. Shepherd était aussi juste qu’on le disait au niveau des punitions.

Abandonnant mon sac dans la salle, gardant ma main valide plaquée contre la source de mon sang qui commençait déjà à se refermer, je sortis sans cérémonie dans le couloir, sous les remarques choquées, amusées, ou moqueuses des autres élèves. Peu importait. Tournant le regard en direction de Collins, je le vis avec un sourire en train de me fixer. Je savais ce que ça signifiait.

Tournant mon regard vers mon professeur, je pus juste capter son regard quelques secondes (assez longtemps) pour prononcer du bout des lèvres « Désolé monsieur… » Avant de franchir le pas de la porte.

Arrivant dans le couloir, je tournais la tête des deux côtés. Que faire ? D’abord, il fallait que je camoufle la blessure. Faire semblant de n’avoir jamais été blessée était impensable. Je ne pouvais pas me permettre de juste nettoyer ça. Éventuellement je pouvais aller à l’infirmerie, en espérant qu’elle soit vide à cette heure ci, prendre un pansement, et me l’appliquer sans trop nettoyer pour garder du sang dessous,  ça pourrait faire penser que le fluide vital continuait de couler.

C’est en réfléchissant à toutes ces solutions que je marchais en direction de l’infirmerie. Espérons que l’infirmière ne soit pas là…

~


Écoutant à la porte de la réserve de médicaments, pansements, et autres ressources pour aider les gens normaux à se soigner, j’hésitais plusieurs minutes avant de l’ouvrir. Ou de tenter. Celle-ci était fermée à clé.

- MERDE !

Hurlant ma frustration, je tournais en rond dans le vestibule d’attente, cherchant une solution.

Quelques instants plus tard, je levais la tête, vérifiant la présence, ou plutôt l’absence de caméras. Je savais que je risquais le renvoi pour ce que je projetais de faire, mais je n’avais pas le choix. Je me reculais de quelques pas, avant de mettre un grand coup dans la porte, localisant la frappe vers la serrure. La porte s’ouvrit sur le coup, tandis que ce qui bloquait l’ouverture emportait avec lui un petit morceau du mur. Franchissant l’ex-obstacle, qui ferait mieux de se recycler dans quelque chose où il ne doit pas empêcher les gens de passer, je fouillais dans les tiroirs pour dénicher ce dont j’avais besoin. Je trouvais ainsi une paire de ciseaux, qui me rappelèrent de mauvais souvenirs, des bandages et des sparadraps pour attacher les bandages.

Ramenant le tout vers une table, je commençais à préparer le camouflage, quand quelque chose me fit relever la tête. Des bruits de pas. Ils se rapprochaient rapidement, trop rapidement.

Attrapant les objets que j’avais récupéré, je m’apprêtais à sortir, mais au moment où je me tournais vers mon échappatoire, le professeur Willem Shepherd apparut sur le seuil. Et il me fixait, alors que je venais de sortir sans permission d’un cours pour aller forcer une porte d’une salle interdite si nous n’avions pas de raisons valable d’y être, (tant qu’un adulte était présent, ce qui n’était pas le cas) et que je venais de voler des biens de l’établissement.

On pouvait dire que j’étais profondément enfoncé dans les problèmes. Et ça aussi, le dire était un euphémisme.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 19 Oct - 17:20

Sheperd
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Une souris nommée Algernon
Après ma démonstration, les élèves s’exécutent. Beaucoup sont un peu écœurés par cette dissection, car certains d’entre eux ont des souris en animaux familiers. Je vais vers les tables des plus réfractaire et me fait rassurant, leur certifiant qu’elles ont été tué proprement sans souffrance et que jusque-là on leur a réservé une vie de paradis à souris en compensation du don de leur corps pour l’éducation de générations d’adolescents. Tous ne gobent pas mes mensonges, mais je détourne leur attention et ils finissent par faire l’expérience demandée. A la première rangée, où se trouvent les plus studieux, ils ont déjà bien avancé, me demandant ce qu’ils doivent faire ensuite. Je leur explique qu’ils doivent tenir la peau écartée grâce à des épingles, puis leur demande de sortir délicatement les organes internes sans les casser et enfin de faire un schéma de l’ensemble en distinguant bien les différentes fonctions, comme la respiration, la digestion, ou le circuit sanguin.

Un cri me fait lever le museau. Je ne sais pas quelle maladresse a fait Tina, mais elle vient vraisemblablement de percer le cœur ou la rate, car elle se trouve aspergée de sang. Ce cours ne sera décidément pas de tout repos. Dans sa surprise et son empressement, la voilà qui se blesse la main. Non, vraiment ce n’est pas le bon jour ! Je n’ai pas le temps d’aller la voir pour lui venir en aide, qu’une des lycéennes au deuxième rang tourne de l’œil à la vue du sang. J’ai marché dans une crotte de chien avec le mauvais pied, ou bien ?

Me voilà à rattraper la jeune fille avant qu’elle ne s’assomme en tombant. Tina sort de la classe précipitamment sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Ayant allongé la fille évanouie au sol, je vais chercher un flacon d’ammoniaque dans la classe de chimie qui jouxte celle de SVT et réanime la demoiselle en lui faisant renifler l’embout débouché.

- Vous deux, vous expliquez aux autres ce qu’ils doivent faire ensuite. Je reviens. Et essayez de ne pas vous blesser !

Une fois dans le couloir, j’hésite quant à la direction prendre. Je finis par me fier à mon odorat et à l’odeur de sang. La piste me mène à l’infirmerie dont je trouve la serrure fracassée. Naïveté de la jeunesse, ou penchant à préférer la voie la plus compliquée ? Je n’en sais fichtre rien et je ne suis pas assez objectif sur moi-même pour savoir si j’étais aussi idiot au même âge.

- Tout ça n’est pas malin jeune fille !

J’entre dans la pièce et repousse la porte pour la fermer comme je le peux. D’autorité, je lui prends la main et retire les pansements inutiles. Elle est troublée lorsque je vois son entaille qui cicatrise à vue d’œil. J’accélère le mouvement et mes veines noircissent.

- Tu as le nez bouché, ou quoi ? Je n’ai pas grondé assez fort tout à l’heure pour que tu comprennes que nous sommes de même nature ?

Je farfouille dans la pharmacie et trouve ce que je cherche.

- Lave-toi les mains.

Lorsqu’elle a fini et qu’elle me tend sa main, vierge de toute coupure. Je fais tomber quelques gouttes d’éosine sur sa paume, avant d’enrubanner tout ça avec de la gaze. Pour faire son effet, je remets une goutte de ce désinfectant qui a la couleur du sang, sur mon pansement d’un blanc immaculé.

- Garde ça encore demain, puis après t’aura cas dire que l’entaille était bénigne.

Tina me regarde d’un air ahuri. Elle ne va tout de même pas me demander de faire la guirlande électrique avec les yeux pour prouver que je suis un loup !




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 19 Oct - 19:53

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Glacée sur place, je ne bouge plus d’un millimètre, comme si j’étais face à un prédateur implacable dont la vision était basé sur le mouvement. Comme si le fait de ne pas bouger pourrait faire croire à ce prédateur qu’il n’y avait personne devant lui, que la pièce était vide. Immobile pendant une seconde, le temps d’observer son environnement, son terrain de chasse, sa proie. Car je ne me le cachais pas, j’allais vraiment me faire exploser. Pas seulement par le professeur, mais par tout le monde ! Par l’administration, qui me renverrait surement, par les élèves, qui ne manqueront pas de se perpétuer le nom de Tina Curtis comme celui de celle qui réussit à se faire virer en moins d’une semaine, si du moins ils n’entendaient pas parler de ma guérison. Par mon propre père, qui devrait encore s’adapter pour nous permettre de vivre une vie à peu près normale.

M. Shepherd s’avança dans la pièce, fermant derrière lui la porte. J’en profitai pour cacher instinctivement ma blessure, afin éviter qu’il ne la voie cicatriser. Il se retourna vers moi, s’avançant à grands pas. A chaque fois que ses chaussures touchent le sol, je tremble comme une feuille en pleine tempête.

- Tout ça n’est pas malin jeune fille !

Ça, je le sais bien. C’était malheureusement la seule solution que j’avais. Je n’aurais jamais pu faire autrement. Des fois, on est prisonnier de notre destin, soumit à la fatalité. Il y a des choses qui sont faites pour arriver.

Relevant la tête, je m’aperçus que mon professeur était juste devant moi. Sans que je puisse protester, ou tenter d’esquiver son geste, il me prit le poignet, l’emprisonnant entre ses doigts, et retira rapidement les pansements. Je tentais de m’arracher à son étreinte, mais rien à faire, sa poigne était trop forte. Je ne peux plus rien faire.

Je sens une chape de plomb s’abattre sur mes épaules. Ça ne sert à rien de lutter. Il a vu la blessure. Il l’observe cicatriser. Je ferme les yeux, résignée. Il sait que je ne suis pas comme lui. Il se rend compte que je suis différente d’eux. Je suis différente de tout le monde ici. Comme un chat au milieu d’une ménagerie de chien. Mais il y a quelque chose de différent d’un coup. Comme si…comme si la douleur s’en allait.

Rouvrant mes yeux, je vois la blessure terminer de se refermer. Ses doigts toujours en contact avec ma main sont parcourut de veinules noires, se regroupant en veines sombres parfaitement visibles au niveau du poignet.

- Tu as le nez bouché, ou quoi ? Je n’ai pas grondé assez fort tout à l’heure pour que tu comprennes que nous sommes de même nature ?

Je suis immobile. Je me laisse faire. Entièrement sous le choc. Sous le choc accélérant le battement de mon pauvre cœur, qui en voit de toutes les couleurs. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il vient de me dire. Pendant qu’il fouille dans la pharmacie je commence à saisir le sens de ses paroles, tout en sentant mon cœur accélérer à toute vitesse. A cause du choc d’avoir été découvert, d’avoir découvert un de mes semblables ? Ou autre chose ?

- Lave-toi les mains.

C’est avec un automatisme effrayant que j’obéis. Beaucoup trop perturbée pour penser à ce que je fais. Je fais couler de l’eau sous mes doigts, en profite un peu pour en passer sur mon visage maculé de rouge. Je ressors mes mains. Lisse comme une peau de bébé. L’adulte en face de moi joue au petit infirmier, et laisse couler un soupçon de produit chimique sur ma main, avant de la momifier, et de tacher le tissu avec un liquide rouge, coloriant le bandage, et donnant le change.

- Garde ça encore demain, puis après t’auras qu’à dire que l’entaille était bénigne.

Je le regarde dans les yeux. Je n’arrive pas à y croire… Je n’arrive pas à croire que j’ai enfin rencontré une personne subissant la même chose que moi. Murmurant d’une voix fluette, hésitante, je lui demande, une étincelle d’espoir dans les yeux :

- Vous…vous êtes comme…comme moi ?

Soupirant d’un air agacé, il hoche la tête pour prouver ses allusions. Je n’ai besoin que de ça comme confirmation. Depuis qu’il m’avait soigné, aspirant ma douleur, je savais qu’il était également différent. Mais qu’il m’affirme qu’il était comme moi, un loup… J’étais comblée pour la journée.

Alors, quelques instants après être certaine de tout, j’abandonnai mes peurs, et me logeai dans ses bras, des larmes coulant sur mes joues.

J’avais enfin trouvé un autre loup garou.

Je n’étais plus seule.


Dernière édition par Tina Curtis le Mar 24 Oct - 19:56, édité 1 fois
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Mar 24 Oct - 18:55

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- Vous…vous êtes comme…comme moi ?

Je la regarde comme si elle me demandait si je venais de la planète mars. Levant les yeux au plafond, qui soit dit en passant aurait besoin d’un bon coup de peinture, je soupire mon exaspération face aux peu d’interconnexion qu’ont les neurones d’un cerveau d’adolescent. Je dirais pudiquement qu’entre douze et dix-neuf ans, ce n’est pas câblé pareil.

- Non ! Moi je suis un garçon et toi une fille ! Tu n’as pas de…  le truc entre les jambes, ni moi des…. Bref !

Je stoppe mon explication vaseuse et me trouve bien embarrassé lorsque Tina s’accroche à moi inondant mon T-shirt d’eau salée. Après quelques hésitations, je l’entoure de mes bras et lui caresse la tête comme je le ferais avec un petit chiot.

- Ça va aller Tina. Tu sais c’est cool d’être un loup garou ! Tu sais avant les autres ce qu’il y a à becter à la cantine et ainsi savoir si cela vaut la peine de se presser ou non.

Mes commentaires grégaires ne semblent pas l’interpeller plus que ça.

- Nous devons retourner en classe. Je t’invite à manger une glace ou ce que tu veux après les cours. Nous pourrons discuter de tout ça mieux qu’ici.

Je pense surtout à l’infâme secrétaire qui s’est fait de moi l’image d’un pervers. Je n’y peux rien si je collectionne les adolescentes qui se blottissent dans mes bras ! Je n’ai rien fait monsieur l’agent ! C’est juste un truc de loup, mais vous ne pouvez pas comprendre, ni moi l’avouer…

- Je ne sais pas quelles sont tes connaissances sur notre espèce, mais je veux bien te servir de tuteur, mentor ou appelle ça comme tu veux, pour t’aider. Ok ?

Je sors mon mouchoir de ma poche pour le lui tendre. Mais je freine mon geste. Il y a de la peinture dessus et des traces de glace à la fraise… Merci Maxine… Je finis par tirer sur mon t-shirt et au prix d’une belle acrobatie à lui nettoyer la figure. Résultat… on dirait une SDF qui ne s’est pas lavée depuis un mois...

- Le mieux est que tu fasses un tour par les sanitaires pour filles. Rejoints moi en classe après. D’accord ?

Nous sortons de l’infirmerie, dont je repousse la porte en vérifiant que personne nous voit, puis nous filons dans le couloir comme des voleurs. Je laisse Tina devant la porte des sanitaires et rejoins ma classe. Heureusement la dissection s’est déroulée dans le calme. Les souris sont plus ou moins charcutées suivant les apprentis chirurgiens, mais l’essentiel est là. Un tas pour le système digestif, un pour la respiration et un... pour du hachis parmentier...

- Colin ! Tu comptes faire quoi avec cette patte de souris ?

L’élève prit en faute, ressort l’appendice de son sac. J’imagine qu’il comptait faire une incivilité avec, à la cantine. Au bout de cinq minutes, Tina revient en classe et retourne s’asseoir à côté du casse pied de service. Je lance un regard sévère au pénible. La fin du cours se termine sans heurt.

- Laissez-moi vous souris sur mon bureau avant de sortir.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Mar 24 Oct - 21:27

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Je restai dans les bras de… M. Shepherd, vu que je ne connaissais pas son prénom. Étrangement, je me sentais bien dans ses bras. J’avais l’impression de pouvoir m’endormir entre eux, et que malgré tout je n’aurais rien à craindre. Le professeur avait un aspect protecteur extrêmement apaisant.

Et je me plu à rester dans son étreinte, même si je sentis qu’il était un peu raide. J’avais entendu légèrement qu’il m’avait répondu un peu après ma question, mais je n’avais pas écouté. Il s’adressa une deuxième fois à moi, ce qui me permit de commencer à émerger un peu.

- […] Tina. Tu sais c’est cool d’être un loup garou ! Tu sais avant les autres ce qu’il y a à becter à la cantine et ainsi savoir si cela vaut la peine de se presser ou non.

Je restai blotti contre son torse, n’écoutant pas vraiment sa remarque, tandis que des larmes coulaient le long de ma joue. Larmes de joie, causées par la découverte d’un de mes semblables.

Car j’en étais sûre maintenant. Si j’avais trouvée un autre loup, qui avait l’air d’apprécier sa malédiction, c’est qu’il y en avait peut être un autre dans la région. Pour l’instant, je profitai juste de l’aura protectrice de mon instituteur, et secouai légèrement la tête en entendant sa phrase. La suivante me fit lever la tête.

- Nous devons retourner en classe. Je t’invite à manger une glace ou ce que tu veux après les cours. Nous pourrons discuter de tout ça mieux qu’ici.

Je souris en imaginant tout ce que les gens pourraient penser en nous voyant ainsi collés l’un à l’autre ! D’autant que la porte était toujours brisée, en tout cas son verrou. Je pensai à laisser un peu d’argent en guise d’excuses sur la table quand l’adulte sorti de sa poche un petit mouchoir blanc avec quelques tâches. Pas vraiment le plus attirant, même si l’intention derrière est louable.

Finalement, c’est avec son t-shirt que l’homme en face de moi me nettoya la figure, ce qui, pendant quelques instants, m’offrit une vue imprenable sur ses abdos. C’était vraiment bizarre. Je sors de la classe, et quelques minutes plus tard, mon enseignant et moi sont dans les bras de l’autre, et il me nettoie mon visage avec son haut. Qu’est-ce que ça ferait un beau potin ! Enfin, si ce n’était pas moi et mon prof les cibles. Espérons que personne n’apprendrait ce qui s’était passé ici. Monsieur Shepherd n’avait surement pas besoin de ça. Et moi non plus.

- Le mieux est que tu fasses un tour par les sanitaires pour filles. Rejoints moi en classe après. D’accord ?

Nous sortîmes ensembles de l’infirmerie, et marchâmes de concert dans le couloir jusqu’à atteindre la porte des toilettes. Mon professeur m’abandonna à cet endroit, tandis que de mon côté, j’entrai dans la pièce. Je m’avançais en direction du miroir, curieuse de voir ce qui avait dérangé le pédagogue au point qu’il préfère me voir m’arranger le visage seule. On ne peut pas dire qu’il me déçu. Mes cheveux étaient complètement ébouriffés, et s’ils ne tombaient pas naturellement en boucles sur les côtés, nul doute qu’ils n’auraient plus aucune forme à l’heure qu’il était. Je me passai de l’eau sur le visage, soucieuse de mon apparence, et me refit légèrement ma coiffure pour que mes cheveux soient à peu près dans la même position qu’avant de partir de la classe.

Cela me prit quelques minutes, et c’est au terme de celle-ci que je sortis des sanitaires, et me dirigeai vers la porte de mon cours, pour entrer dans celle-ci, sans aucune trace de la peur avec laquelle je l’avais quitté. Certains élèves, en me voyant, se moquèrent évidemment de moi, me désignant à leur camarades, tandis que d’autres me lançaient des sourires encourageant, des clins d’œil discrets, et autres signes que je n’étais pas seule dans la classe. Possiblement à cause du fait que me taper Colin pour le devoir de SVT était probablement la source des problèmes qui m’étaient tombés dessus.

Je m’assis à ses côtés, tandis qu’il semblait rapetisser sous le regard du prof. Peut être ne s’était-il pas tenu pendant son absence. Soudain, je remarquais sur le t-shirt de M. Shepherd une tache de sang, qui s’était sans doute déposée ici lorsqu’il m’avait débarbouillé avec son vêtement. Je priai pendant toute l’heure, ou la demi heure, vu le temps qui était passé, pour que personne ne le remarque. Heureusement, aucun élève n’y fit attention, à part moi. Enfin je crois.

Lorsque la sonnerie retentit, je pris mes affaires, et les rangeai à la va-vite dans mon sac, tandis que l’enseignant réclamait les souris. Colin s’en chargea, et je sortis de la salle avec un autre groupe d’élèves. Nous discutâmes du professeur, mais surtout de ma blessure. J’avais fait forte impression de toute évidence en quittant le cours ainsi, mais surtout en me faisant rattraper par le responsable de la classe, et en revenant comme une fleur, sans une seule remarque. Certains me félicitèrent, d’autres y allèrent de leur imagination débordante pour imaginer toutes d’histoires, toutes plus folichonnes les unes que les autres. Au bout d’un moment, toute la classe sortie, et le professeur dispersa les derniers retardataires. En tout cas ceux qui avaient cours. D’autres, comme moi, avaient une pause pendant deux heures, l’administration ayant voulu nous gâter en nous mettant des leçons jusqu’à dix-huit heure le vendredi. Je regardai du coin de l’œil mon enseignant, ou mon mentor, comme il s’était appelé, un sourire légèrement timide sur les lèvres, et lui dit d’une voix peu assurée :

- On peut…parler maintenant ?

~


Nous étions tout les deux à la cafétéria sur une table en théorie réservée aux pédagogues, que M. Shepherd avait réquisitionné pour nous. Un chocolat chaud à la main, j’étais silencieuse. Mon guide était en face de moi, attendant peut être que je commence à parler. Ce que je fis.

- Tout à l’heure, vous aviez dit que vous pouviez me servir de mentor, pour m’en apprendre plus sur…nous. J’en aurais bien besoin. A vrai dire, on pourrait presque dire que je suis là pour ça.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 26 Oct - 17:17

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Mon cours fini, je me dirige vers la cafeteria accompagné de Tina. Comme j’ai aussi un rôle de conseiller d’éducation, il n’y a rien de choquant à notre action. Toutefois, je nous dirige vers la zone réservée aux enseignants afin d’être au calme. Tina a choisi un chocolat chaud, j’ai quant à moi j’ai porté mon dévolu sur un tacos. J’ai une faim de loup !

- Tout à l’heure, vous aviez dit que vous pouviez me servir de mentor, pour m’en apprendre plus sur…nous. J’en aurais bien besoin. A vrai dire, on pourrait presque dire que je suis là pour ça.
- Ah bon ? Pourrais-tu m’expliquer comment tu es devenue ce que tu es maintenant ? Cela me permettra de savoir par où commencer.


Pendant que Tina parle, j’engouffre mon tacos avec la bienséance d’un professeur qui se sustente.

Spoiler:
 

A un moment elle s’arrête, me regardant avec des yeux ronds comme deux soucoupes. Quoi ? J’ai une tache sur le front ? J’avale tout rond, m’étouffe, tape du plat de la main sur la table pour faire passer le bouchon de pain dans mon œsophage et émet un soupire de contentement quand cela choit dans mon estomac. "Manger doucement" me dit Mady... Oui mais j'ai faim !

- Tu disais donc que tu as été mordu en France. C’est beau la France ? Ah oui, ce n’est pas notre sujet…

Je la laisse poursuivre son étrange histoire. Aux États-Unis, c’est généralement plus basique les morsures. Je t’attrape et je te mords. Point, pas de chichis. Elle doit voir mon étonnement et me demande comme ça m’est arrivé à moi.

- Je suis né comme ça.

Nous sommes dérangés par un troupeau de professeures. Des collègues bavardes, bruyantes et très indiscrètes. Sans vraiment s’en cacher, elles écoutent notre conversation.

- Viens Tina. Il faut que je te donne la documentation en lien avec cette option.

Je feins une réunion d’orientation avec mon élève. Nous nous levons et sortons de la cafeteria pour nous installer vers le stade de lacross où il est facile de repérer les gens qui s’approchent.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 26 Oct - 20:29

Sheperd
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Face à face dans la cafétéria, on pu prendre tout les deux le temps de s’observer, et je pris le temps de noter quelques détails, maintenant que je n’étais plus sous pression. Je n’avais pas vraiment prêté attention lui, m’étant coupée, et ayant été en état de peur folle. Mais en allant dans cette cafétéria, et en buvant ce délice de chaleur, j’avais, pour mon plus grand bonheur, fait redescendre mon rythme cardiaque, mon stress, et j’étais bien plus disposée à parler. C’est donc avec un sourire gentil que je pris la remarque de mon interlocuteur.

- Ah bon ? Pourrais-tu m’expliquer comment tu es devenue ce que tu es maintenant ? Cela me permettra de savoir par où commencer.

Pendant que M. Shepherd m’interrogea, j’en profitai pour détailler l’apparence physique de l’homme. Faisant vers les un mètre quatre-vingt, il portait un t-shirt taché de sang, et de ketchup ayant coulé de son tacos. Bien bâti, il avait une figure apaisante, compréhensive. Une expression douce. Souriant à son regard calme et encourageant, je pris une inspiration, et me lançais.

- Je suis originaire de France, de la Lozère plus précisément. J’avais une vie plutôt confortable avant. Mes parents faisaient deux boulots qui payaient bien, de sorte que l’on n’avait aucun problème d’argent. J’en ai dépensé beaucoup, principalement en fête foraine, cinéma, et autres divertissements. C’était toujours moi qui payais pour mes amies.
- Vous vous demandez surement quel est le rapport avec ma condition ? Tout. Tout n’est qu’enchaînement d’évènements, de conditions, qui ont fini par aboutir à un résultat. Pour l’instant, tout ce qu’on voit, c’est que je viens d’une famille aisée. Quelle est le lot des filles issues de milieux riches ?


Un instant plana, tandis que la réponse arrivait d’elle-même aux oreilles du loup. A l’époque, j’étais insouciante. J’étais une fille frivole, ne mesurant absolument pas la grandeur de mes actes. On avait plongé dans du coca des mentos, et on avait envoyé tout ça par la fenêtre de la chambre d’une fille du lycée. Il y en avait partout. Sans aucune mesure des conséquences de nos actes. Nous nous lancions des paris stupides, simplement pour la drôlerie de la chose.

- A l’époque, avec mes amies, on se lançait des tas de gages à faire, des défis complètement inconscients… Nous n’avions aucune pensée pour les gens que nous embêtions. Ni pour les risques que l’on prenait.

Comme ce jour où une amie avait décidé de faire du « train-surfing ». On l’a retrouvée à la gare à une dizaine de kilomètres de la ville de départ. On ne l’a plus revu pendant trois jours. Consignée dans sa chambre quand sa mère l’a ramenée.

- Le dernier défi que j’avais accepté était de ne pas utiliser les chemins ou les routes pour voyager d’une ville à l’autre. Chez moi, il était courant d’aller voir tel membre de la famille dans tel ville voisine. Les collines, et forêts étaient tranquilles. En théorie. Ma mère m’avait envoyé porter de l’argent à ma grand-mère pour lui permettre de payer son loyer. Obligée de n’emprunter aucun chemin de goudron, j’ai décidé de passer par la forêt pour aller plus vite. Malheureusement, on n’avance pas aussi vite dans les bois que sur les départementales. La nuit m’a rattrapée.
- Lorsqu’elle est tombée, je n’avais que peu de moyens pour me repérer. Uniquement un portable qui se vida en à peine une heure, un portefeuille. Totalement inutile. Au bout de quelques heures, je tombai sous la lumière de la lune. Elle était pleine ce soir là. Lorsque je relevai la tête, quelqu’un m’observait. C’était un homme, la quarantaine. Il semblait habillé comme à la dernière décennie, tandis qu’il s’éclairait à la lampe à pétrole. Il m’a tendu la main, et je l’ai prise. Il disait vivre dans la forêt. Et qu’elle était dangereuse. Je lui ai rit au nez. J’aurais peut-être dû l’écouter.


Je serrai dans mes mains ma tasse, tandis que les souvenirs remontaient. Je me souvenais encore de la douleur de la morsure, de la terreur causée par les yeux rouges de l’homme. Immédiatement après avoir été mordue, j’avais brisée la lampe contre lui. Il s’était enflammé. Est-ce qu’il était encore vivant ? Est-ce qu’il y avait moyen qu’il ait survécu ? Je ne saurais peut être jamais la réponse de cette question.

- Il m’a invité dans sa « demeure » comme il l’appelait. Une masure de bois. Une structure qui avait un air d’ancienneté marqué. Au moment où je suis entrée, j’ai immédiatement sentit l’odeur.

Je levais la tête, braquant mes yeux dans ceux de mon guide.

- Un cadavre. Pile à côté de la porte. Après, c’est un peu flou. Je me souviens que l’homme s’est jeté sur moi, qu’il a fait briller ses yeux avant de me mordre. J’ai pu saisir la lampe à pétrole et je l’ai brisée sur son crâne. Sa tête a prit feu, et j’en ai profité pour partir. Je ne savais pas où aller, j’ai juste foncé devant moi. J’ai couru pendant je ne sais plus combien…

J’allai continuer lorsque je remarquai l’expression du pédagogue. Celui-ci avait englouti une bonne moitié de son tacos, et tentait de tout engouffrer d’un coup. Malheureusement, il ne fit que s’étouffer, et gava ses joues de nourriture pour garder un moyen de respirer. Je ne pu m’empêcher d’ouvrir des yeux ébahis devant cette scène, avant de rigoler en remarquant la grande ressemblance avec un écureuil. Je mis ma main devant mes lèvres pour exprimer mon hilarité en toute discrétion, alors que mon interlocuteur avalait tout les nutriments. Il reprit contenance, relançant le sujet.

- Tu disais donc que tu as été mordu en France. C’est beau la France ? Ah oui, ce n’est pas notre sujet…
- Non, en effet. Je disais donc… Oui ! Donc, j’ai couru jusqu’à atteindre un village. A partir de là, je n’ai plus prit de risques, et je suis allée au village de ma grand-mère par les routes. C’est elle qui m’a accueilli, soignée, et qui a inventée une excuse bidon pour mes parents lorsqu’elle m’a ramenée. Ils avaient eu un peu de mal à gober l’histoire d’un chien qui ne m’aimait pas, mais ils n’ont rien dit. Malheureusement, tout à éclaté lors d’une de mes pleines lunes. J’avais prit l’habitude de m’enfermer dans la cave quand j’ai comprit ce qui m’arrivait. Seulement, ça n’a pas suffi. Un soir où mes parents s’étaient disputés, mon père est allé à la cave pour prendre une bouteille de whisky. Il m’a trouvé par la même occasion. Lorsque je lui ai demandé ce qui s’était passé, il m’a raconté que je l’ai mordu, mais qu’il m’a brisé la bouteille sur le crâne, m’assommant. C’est à cause de cet incident que l’on est parti, mon père et moi. On pensait qu’il allait devenir comme moi, alors on a prit un avion pour les États-Unis, et on s’est installés ici, après mes demandes.


Alors que je racontai mon histoire, je pu voir l’expression de la personne me faisant face changer au fur et à mesure. J’étais curieuse de voir comment ça s’était passé pour lui. Avait-il autant craint, ou souffert ? Je lui posais la question, mais je ne reçu qu’une simple phrase.

- Je suis né comme ça.

Après que d’autres professeurs arrivèrent à notre table, celui à qui je me confiais se leva, et commença à baratiner sur mon parcours scolaire, et m’emmena dans le couloir. Je remarquai qu’il ne m’entrainait pas vers son bureau, mais vers le terrain de crosse. Nous débouchâmes après une petite marche à l’extérieur, et nous nous installâmes sur les gradins. Et je repris le fil de mon histoire.

- Vous voyez, j’ai un gros problème. Je n’ai aucun contrôle sur ma forme. Dès que je commence un peu à m’exciter, ou que mon cœur accélère pour une raison ou pour une autre, je risque de me transformer ! Je n’ai trouvé personne qui aurait pu m’apprendre. Vous êtes le premier loup que je rencontre depuis…depuis…

*Aller, dis-le, Tina ! Dis-le ! « Depuis que j’ai été mordue, depuis que ma vie est devenue un enfer ! » Ce n’est pas si compliqué !*

- Depuis ce qui m’est arrivé.

Je poussais un soupir de soulagement. Première fois que je dévoilais mon histoire complète à quelqu’un d’autre. Première fois que je rencontrais quelqu’un qui aurait une chance de me comprendre. Ne pas oublier de noter ce jour comme sacré pour moi désormais.

Baissant les yeux, je joins doucement mes mains sur mes genoux, attendant patiemment sa réaction. Je n’avais aucune idée de ce par quoi il commencerait, mais en premier lieu, je ne savais pas ce dont je voulais parler tout d’abord. Du nombre de personnes qui sont comme nous ici ? Peut être une petite dizaine, tout au plus. Ou bien de comment me contrôler ? Sachant que la pleine lune approchait à grands pas. Dans les deux cas, c’est de lui dont j’avais besoin.

Pendant que je réfléchissais à tout cela, un groupe de jeunes approcha du terrain. Relevant la tête, j’en reconnu quelques uns. Parmi eux, il y avait Brian, en tenue de Lacrosse, et…Colin.

Encore. A croire que je ne pouvais pas l’éviter. Souriant de toutes ses dents, il fit un geste à ses amis, se campa bien sur ses pieds avant de me lancer :

- Tina ! J’ai entendu dire que t’avais demandé au coach pour entrer dans l’équipe il y a quelques jours ! Tu veux que l’on s’entraine tous ensemble ?

Serrant les dents, j’hésitais pendant quelques instants. Ses paroles semblaient amicales, mais ses yeux les démentaient. Néanmoins, j’avais envie d’aller sur ce terrain, et de donner à Colin une raison de m’accorder un peu d’estime. Mais je ne savais c’était une mauvaise idée. Sans une intervention de M. Shepherd, il était probable que je rentre dans le jeu de l’étudiant.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 2 Nov - 13:03

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Tina

Une souris nommée Algernon
Mordue à cause d’un stupide pari. J’ai entendu bien des histoires sur les circonstances de cet acte, mais jamais une comme ça. Ça a le mérite d’être original sinon tout de même un drame. Elle a visiblement traversé le territoire d’un loup solitaire. Un loup ermite qu’il vaut mieux éviter. Ce genre de métamorphe ‘isole volontairement du monde et font généralement peu de dégâts, sauf quand une imprudente vient transgresser les frontières non-dites de son territoire. Bien des légendes campagnardes sur des zones à éviter en forêt, tirent leurs racines de ce genre d’individus.  Je note que ça grand-mère l’a soignée et aidée à inventer une histoire plausible. La vieille dame avait peut-être raconte les vieilles histoires et les vieilles légendes tout en sachant qu’elles avaient toutes un fond de vérité. Mais entre passer pour folle en disant la vérité, ou conserver sa tranquillité et sa quiétude… Son père découvre la vérité un soir de pleine lune. Il n’y a pas eu de mort, une chance. L’ignorance et la peu la fait déménager elle et son père pour les États-Unis.  Tina affirme avoir été attirée par Beacon Hills.

Le Nemeton proche de la ville est puissant. Ma famille est déjà passée par Beacon Hills. Je me souviens de trois passages. Mais à chaque fois nous ne restions pas longtemps. Les gens d’ici n’aimaient pas nos caravanes et les nomades que nous étions. « Rien qu’une bande de voleurs »… Ce qui n’était pas entièrement faux, même si nous tentions de compenser nos menus larcins par des travaux de réparations ou de rangement comme un tas de buches ou de la mauvaises herbes à ramasser. Puis il y avait également une famille de chasseur bien trop active pour la sécurité de la meute.

Je suis navré d’apprendre que Tina n’a jamais croisé un loup adulte qui aurait pu lui enseigner les bases. Elle affirme que je suis le premier loup qu’elle croise, alors que le lysée en pullule comme la ville. De toute évidence elle ne maîtrise absolument pas ses sens.

- Bon, maintenant tu n’es plus seule.
- Tina ! J’ai entendu dire que t’avais demandé au coach pour entrer dans l’équipe il y a quelques jours ! Tu veux que l’on s’entraine tous ensemble ?


Je lève la tête sur le groupe qui vient d’arriver sur le terrain. L’attitude de Colin dément la gentillesse de ses propos. A voix basse je demande à Tina si c’est vrai. Effectivement, l’adolescente a envie de jouer au Lacross.

- C’est une bonne chose de faire du sport pour canaliser ton trop plein d’énergie. Accepte. Je m’assure que cela ne dégénère pas. Tout est nouveau pour toi, mais sache que je suis un alpha et toi une omega. Ce sont des rangs de domination chez les loups. J’ai la capacité de faire plier le loup qui est en toit.

Je pousse légèrement mon aura, doucement pour que Tina ne le reçoive pas comme un acte d’agression, mais simplement pour qu’elle comprenne quel genre d’emprise je peux avoir sur elle.

- Soit rassurée, je t’empêcherais de déborder. Par contre qu’ils ont la technique. Il est normal qu’ils puissent d’en faire baver malgré ta force. Le lacross est un jeu complet. Cela peut t’aider. Tu dois apprendre les techniques. Reste humble, mais affirmée.

Je lui montre le terrain en souriant. Je suis confiant sur ses capacités et je reste là en cas de dérapage.

- Colin ? Soyez sympa avec une débutante. Elle doit apprendre, non se faire laminer.

J’ai gardé mon sourire en disant cela, toutefois mon regard est acéré. Colin va y réfléchir à deux fois avant de faire un coup vache.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Dim 12 Nov - 21:36

Sheperd
Willem

Curtis
Tina

Une souris nommée Algernon
Quelques secondes après la proposition de Colin, je baissai la tête. Je craignais que le professeur en face de moi ne me reproche d’avoir été aussi imprudente, d’avoir voulu entrer dans l’équipe de lacrosse. Il aurait raison en plus. Quelle folie de vouloir pratiquer un sport où les joueurs ont tendance à être sacrément violents, quand on a soit même des problèmes de contrôle ! Mais M. Shepherd ne me critiqua pas pour cela. Sa seule réaction, à l’écoute des mots de l’élève, furent simplement :

« C’est vrai Tina ? »

La phrase ressemblait beaucoup à une question rhétorique, mais je fis quand même l’effort d’acquiescer. Mais, à mon plus grand bonheur, aucun regard plein de sous entendus ne fut lancé, aucun silence gênant ne s’installa. Au lieu de ça, le loup en face de moi commença directement à se mettre dans son rôle de mentor. Il m’apprit doucement ce que j’avais besoin de savoir, me révéla ce que j’avais besoin d’entendre.

- C’est une bonne chose de faire du sport pour canaliser ton trop plein d’énergie. Accepte. Je m’assure que cela ne dégénère pas. Tout est nouveau pour toi, mais sache que je suis un Alpha et toi une Omega. Ce sont des rangs de domination chez les loups. J’ai la capacité de faire plier le loup qui est en toi.
- De…faire plier ? Comment ça ?

La démonstration ne se fit pas attendre. Ce qu’il voulait dire s’imprima rapidement en moi. Sa capacité à soumettre un métamorphe, sorte d’autorité naturelle, d’aura, devait lui venir de son statut d’Alpha, que je devinai être le chef de meute. Ça devait être le même pouvoir qu’il avait utilisé en cours, pour calmer tout le monde après la dispersion des souris. Ce que je prenais pour du pur charisme, n’était visiblement pas que dû à son boulot de professeur. Peu après cet essai, Shepherd reprit ses explications, et ses conseils.

- Soit rassurée, je t’empêcherais de déborder. Par contre, ils ont la technique. Il est normal qu’ils puissent t’en faire baver malgré ta force. Le lacrosse est un jeu complet. Cela peut t’aider. Tu dois apprendre les techniques. Reste humble, mais affirmée.

Sentir ces paroles parvenir à mon oreille, tandis que mon cerveau en comprenait le sens, me rassura légèrement. Avec lui à mes côtés, je n’avais pas à craindre de causer trop de problèmes. Étirant gentiment mes lèvres, en réponse à son sourire, je me levai, et pris la direction du groupe de Colin. Arrivant à sa hauteur, j’entendis l’Alpha lancer au sportif :

- Colin ? Soyez sympa avec une débutante. Elle doit apprendre, non se faire laminer.

L’élève souriait encore, mais à l’évidence, un détail ne le rassurait peut être pas tellement, car il avala sa salive après l’avertissement déguisé en demande du professeur. Il se tourna vers moi, et me dit :

« - Bon, va t’équiper. Pas besoin de mettre l’équipement complet, comme tu en as l’habitude. On fera principalement des tirs au but et des deux-contre-un après l’échauffement. Casque, gants, et crosse suffiront.
- D’accord. Et si on y va fort ?
- T’inquiète, on fera attention à pas trop te bousculer ! »

Ricanements du groupe. Néanmoins, il n’y avait pas autant d’ironie que d’habitude, dans sa voix. Deviendrait-il amical à force ? Si seulement je le savais… Fonçant dans les vestiaires, j’y saisi comme convenu une paire de gants, un casque et une crosse, et presque sans cesser de courir, excitée comme une puce par l’entrainement qui s’annonçait, j’ouvris la porte de la pièce, ressortis sur le terrain avant de rejoindre la petite équipe.
Nous commençâmes l’exercice par quelques tours de terrain, où je fis le nécessaire pour rester au milieu du groupe, histoire d’éviter de me faire remarquer. Vinrent ensuite les éternels étirements, qui m’agaçaient plus qu’autre chose. Puis enfin, les tirs commencèrent. Je fus nommée d’office aux buts, bien que n’ayant jamais essayé. Lorsque je tentai de m’y opposer, Colin répliqua avec son sourire de gentil garçon :

« Ne t’inquiète pas, c’est temporaire. Histoire que tu te fasses la main pour ce rôle. En plus, le gardien habituel à besoin de s’exercer un peu, alors il n’y a pas de meilleure contrepartie ! »

Mouais…J’étais un peu dupe, mais soit, pour cette fois, je voulais bien essayer. Et puis, ce ne serait pas si problématique. Après tout, mon cœur ne risquait pas d’accélérer soudainement, à ce poste !
Peut être aurais-je dû me demander pourquoi donc Colin m’avait-il fait garder les cages avec un bâton de tireur. Mais comment aurais-je pu seulement me rendre compte du problème avant d’être devant les cages ?

Ce n’était pas exactement ça, qui m’inquiétait sur le moment. C’était peut être la manière dont j’allais réussir à attraper les balles qui me torturait l’esprit. Je n’avais aucune expérience ! Me plaçant devant les cages, je me positionnais correctement devant la zone, avant d’observer le premier lanceur. Frêle, plutôt petit, il semblait assez rapide. Lorsqu’il commença à courir, je me rendis compte de la gêne qu’allait m’occasionner la crosse. Elle était bien trop petite pour attraper et bloquer une balle ! J’ouvris la bouche pour avertir Colin, et lui demander de changer de bâton, mais je n’en eu pas le temps. Parallèlement, tout semblait s’enchainer au ralentit, ce qui donnait une sensation assez étrange. J’eus le temps de remarquer que parmi les joueurs amassés derrière le tireur, beaucoup rigolaient, semblaient parier sur si j’allais attraper la balle ou pas. Colin lui, observait la scène avec une attention démesurée. Il était simplement trop intéressé par le déroulement de la scène. Absorbée par tout ces détails, je n’eus presque pas le temps de voir la boule foncer sur moi. Lorsque je la remarquais enfin, elle n’était qu’à quelques centimètres de mon visage. Le mouvement fut un réflexe immédiat.
Je penchai ma tête sur le côté, et évita d’être percuté. D’un autre côté, la balle que j’étais censée arrêter atterrit dans les cages, que j’étais censée garder.
Tous les joueurs se mirent à rire de mon erreur. Colin se tint la tête d’un air désolé, et moi, je me mordis la lèvre. Avant de me reprendre.

« - Colin ! Y’avait un problème ! La crosse que j’ai choisie n’est pas faite pour le gardiennage ! Il m’en faut une autre !
- Aucun problème, je vais t’en chercher une ! »

Le leader revint quelques minutes plus tard avec le modèle correspondant à mon poste, et me la lança. Je l’attrapai au vol, la soupesai, avant de montre que j’étais prête d’un signe de tête. Lorsque la balle suivante arriva, j’étais concentrée dessus.
Elle n’eut aucune chance. Au même titre que les suivantes n’eurent aucune chance.

PS:
 

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Une souris nommée Algernon || Feat Tina   Jeu 16 Nov - 13:14

Sheperd
Willem

Curtis
Tina

Une souris nommée Algernon
Je regarde les jeunes organiser leur entraînement. Je ne connais pas les règles du Lacross, préférant très largement le basket comme sport collectif. Colin propose à Tina de la coller aux cages. Je sens le dérapage venir. Elle débute, ce n’est pas une bonne idée. Mais qu’importe, l’important est que la jeune fille arrive à se faire une place parmi ceux de son âge. Si j’interviens là, je ne ferai qu’aggraver son isolement. Elle doit montrer à Colin qu’elle est une fille sur qui il peut compter. Elle doit arriver à imposer le respect et se faire accepter.

Tina est allée chercher ses gants et son casque. Colin lui donne une crosse et l’entrainement commence. Les balles fusent avec vitesse. Les réflexes de Tina lui permettent de ne pas se les prendre en pleine figure, mais pas de les attraper. Je reste silencieux, observant la scène avec une tranquillité apparente. Ma présence les empêche de faire des coups vaches, seulement je comprends qu’ils ont tout de même réussi lorsque Tina fait remarquer qu’elle a une cross de lanceur et non de gardien. Elle reste calme et n’entre pas dans le jeu de la provocation. Colin en est pour ses frais et lui donne une cross convenable.

La suite m’amène un sourire aux lèvres. Les gars ont beau changer de technique, varier les angles, donner des effets, plus rien ne passe. OK c’est un peu de la triche, car le loup qui est en Tina a forcément une longueur d’avance et de meilleurs réflexes. Il semble aussi que l’animal s’amuse et prend plaisir au jeu. Une bonne chose pour Tina. J’espère qu’elle ressent cette harmonie. Plus tard en cas de détresse, elle pourra s’appuyer sur ce moment de pleine union avec le loup pour se reprendre et calmer le fauve.

Je les regarde jouer un moment, puis je regarde ma montre. L’heure de mon prochain cours approche. Le groupe de jeune commence à ranger le matériel. Je m’approche d’eux.

- Colin ! Vous tenez un bon gardien là ! A voir ce que Tina donne en attaque. La prochaine rencontre avec la ville voisine est dans trois semaines je crois. Ils pourraient se laisser gruger par une fille, pensant qu’elle ne vaut pas un clou. Tu viens de trouver un sacré joker Colin. Si tu sais le sortir de ta manche au bon moment, tu assures la victoire de ton équipe.

Je salue la troupe et annonce à tous que la porte de mon bureau de conseiller leur est largement ouverte s’ils ont les moindres soucis. J’appuie mon regard discrètement vers Tina. L’invitant ainsi à repasser plus tard pour discuter de ses impressions.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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