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 Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Sam 28 Oct - 14:57


Tre anatre in uno stagno
Assis sur un tabouret haut derrière le bar, j’évalue la recette de la journée avec le décompte partiel que je viens d’extraire de la caisse enregistreuse. Le Pink est la seule chose qui tourne rond en ce moment. J’ai réussi à fidéliser une clientèle plutôt agréable et consommatrice. Le mérite n’en revient pas qu’à mon seul travail. J’ai donné les bases d’une organisation et d’un style. Le personnel a suivi, non dans la contrainte, mais parce que ma façon de travailler leur a plu. Nous sommes une équipe qui sait tenir sous le stress grâce à sa cohésion. Une cohésion que je dois consolider ailleurs…

Seulement, même le meilleur cadre de travail, ou la meilleure des équipes ne pallient pas à tous les coups de blues ou de spleen. J’ai encore du mal avec cette prestigieuse ascendance dont je viens d’hériter. J’ai passé mon enfance dans un quartier populaire, là où j’aurais pu être en droit de vivre dans les beaux quartiers. Dans une demeure luxueuse où on n’entend pas les voisins s’engueuler, ou vaquer à des activités plus intimes. Serais-je le même si j’avais eu la même vie que Filippo mio fratellastro ? Je rumine ce mensonge vieux de vingt-huit ans. Je suis le fils illégitime du parrain, mais je reste un lieutenant de Sonny, son bras droit. J’ai un arrière-gout d’injustice tout en ayant la satisfaction de ne pas être le fils de l’homme sans envergure qui m’a élevé. Je ne me suis jamais reconnu dans Guiseppe Amaro et pour cause… Je comprends maintenant ce sentiment que j’avais. Si j’ai un peu hérité du physique maternel, je n’ai rien du caractère de ma mère et encore moins de celui que je croyais être mon père. Maintenant l’évidence me frappe. Cela me rassure, autant que j’enrage d’avoir appris la vérité parce que Filippo s’est fait descendre. Si on m’a menti sur mon propre père, en quoi puis-je avoir confiance ? En qui ? Je fais l’amer expérience de comprendre que sur l’échiquier de la vie, je tiens plus souvent le rôle du pion que je ne le pensais de prime abord.

Je ne suis pas le seul à tirer la tronche au Pink. Mon associé n’est pas très en joie, même s’il donne le change à nos clients. Nous vivons notre première crise. J’ai osé mettre en doute les hommes qu’il avait recrutés. Il y compte des amis de longue date. Mon pragmatisme n’a pas été apprécié. Je comprends sa déception et son amertume. L’affaire avec la stiddia nous a fait mettre le doigt sur une faille de notre amitié. C’est l’antagonisme que peut avoir son appartenance au clan de la fumée et moi à celui de la Cosa Nostra. Seulement cette amitié m’est précieuse, car sans lui, je me retrouverai bien seul. Charlie se tient loin des affaires sombres depuis qu’il a emménagé avec Cormier. Je respecte le souhait de mon ami d’adolescence, même si les baffes de l’ours feraient une sacrée différence dans mon équipe. Pour l’heure j’ai besoin de retrouver la confiance et le respect de mio amico.

L’autre traîne-misère du Pink est Kada’an. Sa belle chevelure rousse a pris des couleurs de vulcano qui s’étouffe. Ma serveuse a l’œil triste et charrie une humeur aussi joyeuse qu’un temps écossais. D’habitude j’arrive à la faire sourire, mais il faut croire que mon charisme bat de l’aile. Ou plus vraisemblablement, mes propres tourments ne me mettent pas à mon avantage. MacAulay s’est barré de la meute de Willem. Un jour il était là, le lendemain il ne l’était plus. L’alpha traîne de plus en plus au Pink. Il noie sa frustration dans des verres d’alcool qui ne le soulent pas. Il est préoccupé par Kada’an. Je lui ai assuré de prendre le relais lorsqu’elle travaille au Pink.

(...)

Un verre tombe. Un rebond, un deuxième, puis c’est le bris en un millier d’éclats. Kada’an grogne sa frustration contre le client maladroit. Celui-ci s’insurge. Arès se gonfle, menaçant, prêt à tordre des cous et casser des bras. Je ne suis pas loin de sortir un de mes flingues et tirer en l’air. Nous avons tous besoin de vacances, seulement il n’est pas l’heure des vacances.

(…)

Chacun aide à mettre les chaises sur les tables pendant que Jerry nettoie le sol. Les derniers clients sont partis. Sale ambiance au Pink qui raisonne au bruit des chaises posées avec violence sur les tables et mon barman qui entrechoque les pieds des tables, agacé par la morosité de tous. Il est important que l’on redresse la barre et vite, car nous allons dans le mur.

- Kada’an ? Arès ? Ça vous dit d’aller se défouler en boite de nuit ?

Je leur aurais proposé une activité tricot ou aqua-poney, ils n’auraient pas eu l’air moins surpris et effarés. Je me sens obligé de préciser.

- Un lieu où on danse et où on picole. Una discoteca.

J'écarte les bras bras impuissant. C'est pourtant clair !

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Sam 28 Oct - 17:15

Tre anatre in uno stagno
J’ai passé une nuit détestable pour un certain nombre de raisons. Primo, Za est rentré sur le territoire du clan avec notre petite féline en herbe affectueusement surnommée et je cite princesse prout prout par son ton tonton alpha. Lorsque j’avais évoqué cette anecdote hilarante à mon épouse celle-ci avait eu envie de découper la langue de Will qu’elle appréciait pourtant énormément. Je m’en étais bien douté car la lionne d’Azgeda avait un caractère explosif et une fierté probablement bien plus élevée que celle d’Aless qui était pourtant sur un nuage depuis qu’il avait appris pour sa filiation réelle. Donner un surnom pareil à la merveille vivante née de notre amour profond et inlassable était un crime de lèse-majesté sans nom à ses yeux. J’avais oublié de dire à Will de ne pas appeler Oz ainsi lorsque Za serait dans les parages mais de toute manière l’héritière avait dû rentrer précipitamment pour des affaires de gardien. Sans compter qu’Idris et Asmodée voulaient voir leur petite fille.

L’excellent moment que j’avais passé avec ma famille quelques jours plus tôt s’était déjà dissipé dans les brumes de la morosité. Lorsque j’avais fait remarquer à ma lionne que princesse prout prout était un surnom hilarant, celle-ci m’avait fait les gros yeux. J’avais repris en disant qu’elle en rirait plus tard avec Will et j’avais du esquiver un coussin du canapé. Puis, j’étais allé prendre ma petite puce dans mes bras tout en riant comme un forcené. Ma femme n’oserait pas tenter de me jeter autre chose alors que je portais notre plus précieux trésor, notre héritage au clan. Je me trompais, lorsque j’avais fait rigoler Ozalee en disant princesse prout prout et en la chatouillant. Un autre coussin avait atterri droit sur ma tronche. Indigné, je lui avais à mon tour fait les gros yeux et la morale. Quelle idée de jeter un coussin alors que notre princesse aurait pu être un dommage collatéral de cet imbroglio prouvant que la future chef de notre clan de deatheater n’avait décidément pas d’humour. Ça méritait franchement une fessée avais-je clamer et le sourire goguenard de mon épouse m’avait bien alléché d’autant que ses sublimes yeux arboraient une lueur de lascivité. Mais, bien évidemment le destin en avait décidé autrement. Notre fille avait lâché un modeste prout absolument mignonet. Et Za avait grogné de fureur, j’avais pris la défense d’Oz en disant que c’était naturel et que les siens étaient pires. Quelle idée !

Reposant la petite dans le berceau j’avais quitté les lieux à la quatrième vitesse et même sauté la rambarde de l’étage pour atterrir dans le salon sur mes deux pieds et la narguer. Malheureusement, elle avait sauté elle aussi et m’avait battu dans un combat au corps à corps bref mais intense. Pour ma défense, peu de monde dans cette ville si ce n’était Jordan pouvait espérer battre Azalea. Alors une Azalea furieuse…Bon, je n’en voulais pas trop à Will de m’avoir fait tourner en bourrique Za parce que d’une part c’était l’une de mes passions dans la vie et d’autre part nous avions tourné la page de ce surnom ridicule dans une partie de jambe en l’air mouvementée. Le lendemain elles repartaient pour le territoire du clan. La joie de ce souvenir ne suffisait pas pour que je passe outre la morosité ambiante des derniers jours, une morosité dont j’étais l’un des représentant les plus acharnés au demeurant.

Secundo, je n’avais toujours pas encaissé le premier réflexe de Sandro qui avait été de mettre en doute l’organisation, notre organisation celle que j’avais pensé et grandement contribué à mettre en place en tant que bras droit. Alessandro m’avait fait confiance et laissé carte libre et je pense que j’avais plus qu’honoré sa confiance en lui montant une force de frappe opérationnelle d’une qualité supérieure au milieu de l’amateurisme mafieux régnant à Beacon Hills sauf dans le camp de Barns. Pour autant, j’aurais pu encaisser que ce que je considérais quelque peu comme mon œuvre n’était pas exempte de défaut si je n’avais pas pensé et créé un système imperméable à la trahison et aux soupçons. Milan, Nolan, Lenno, Dante et Darren. Près de la moitié de nos hommes de main m’étaient liés à des degrés divers. De mon meilleur ami que je connaissais depuis l’enfance, à mon ami intime et ancien mentor, au neveu de celui-ci que j’avais déjà croisé à plusieurs reprises avant la création de la Stiddia, aux deux frangins très proches du premier qui m’avait d’ailleurs parlé d’eux à quelques reprises bien avant que je n’atterrisse à Beacon Hills. Quant à Jade et Elias, la première sortait désormais avec Darren et Elias était un homme loyal sans compter que sa relation avec sa sœur était fusionnelle. Et la loyauté de Jade m’était toute acquise !

J’avais donc naturellement pris les insinuations du boss du Print comme une insulte à mes compétences, à mes choix, à mes amis et pire à notre amitié même. Je repensais à ce qu’il avait affirmé à Sonny à Los Angeles et me demandais s’il avait été réellement sincère lorsqu’il avait fait mon éloge à son père adoptif ou s'il l'avait fait par pur calcul. Je connaissais son histoire car notre amitié avait été suffisamment puissante pour que nous ne nous cachions rien. Ainsi, il connaissait également une bonne part de mon histoire mais je ne savais pas si les choses seraient comme avant. S’il remettait en cause mes hommes, je considérais qu’il me remettait également en cause car je ne me désolidariserais pas de mon travail. Et cela je ne parvenais pas à l’accepter. Le ressentiment et l’amertume me rongeaient de l’intérieur et si je lui avais exposé mon point de vue sur la loyauté des nôtres je l’avais fait avec tact et mesure sans me laisser déborder par mes émotions. Le parrain de ma fille m’avait blessé et si je masquais mes émotions sous un masque de professionnalisme éclatant, ce dernier ne pouvait pas ne pas se rendre compte que notre lien si cher à mon cœur se distendait tant je l’évitais et me contentais d’aligner quelques mots lors de nos conversations.

Cela lui coûtait il tant de ne pas penser au pire dès le départ, de faire preuve de loyauté envers des hommes qui lui en donnaient sans compter, de reconnaître à Barns de l’avoir doublé ? Je n’en savais rien et m’en moquais, enfoncé dans la mauvaise humeur et le marasme collectif. S’il avait été traumatisé par les trahisons à L-A ce n’était pas ma faute ni mon problème ! Bordelo ! Tercio, Will n’avait pas pu mettre mes conseils en application et était de nouveau dans un bien triste état. Il passait des soirées entières au Print à cuver comme un vieux poivrot dépressif. James s’était tiré sans prévenir ni s’excuser ni fournir la moindre explication à son geste. Il avait abandonné l’homme qui lui avait sauvé la vie et offert un foyer accueillant ainsi qu’une nouvelle famille. Les recherches n’avaient rien données pour l’instant et le loup demeurait introuvable. Je ne pensais pas que la fierté écossaise était aussi excessive. Will avait fait ce qu’il avait eu à faire pour le bien de sa meute nom d’un chien et une première pleine lune douloureuse ainsi qu’une relation difficile avec son alpha n’excusait pas un tel choix. Mon ami était démoli, littéralement et suintait le désespoir.  

Il s’en voulait entièrement pour cet événement dont il n’était à mes yeux pas responsable et remettait tout en cause. Son rang d’alpha, son installation dans la ville. Tout mon soutien anéanti par une seule action. Concernant, l’écossais j’étais furieux plutôt qu’attristé mais je soutenais l’alpha sincèrement du mieux que je le pouvais. Ce n’était pas Will ça ! Cette loque qui se laissait abattre par le chagrin. Quant à Kada’an son état était encore pire car elle n’avait pas perdu qu’un frère de meute mais également, un compagnon et peut être une ancre. Sa jovialité avait disparue, elle ne parlait plus avec personne au bar et s’isolait de plus en plus. Toutes mes tentatives de la consoler avaient lamentablement échoué alors j’avais respecté son souhait et avais décider de la laisser tranquille en espérant qu’elle s’en remettrait. Mais, vu qu’elle était à deux doigts de coller une droite à chaque client désagréable j’en doutais fort et me tenais à l’affut au cas où. Je détestais la voir comme cela, comme je détestais voir Will dans le même état. L’accumulation de ces trois choses faisaient que comme tout un chacun, j’atteignais mes limites et me retenais de tirer une tronche de six pieds de long, de maugréer dans ma barbe ou d’insulter vertement les clients désagréables avec le personnel. J’ai passé une nuit détestable seul et je passe une journée tout aussi détestable. L’atmosphère pesante avait contaminée tout le reste du personnel et les gestes se faisaient secs et nerveux. Seul Charlie semblait immunisé contre le mal ambiant et distribuait des sourires éclatants chaque fois qu’il sentait du miel.

(…)

Alessandro est assis derrière le comptoir et fait les comptes de la semaine ou de la journée. A dire vrai, je n’en sais rien et je m’en moque un peu soyons honnête. Le sicilien constate donc que le bar tourne à merveille et que les profits restent stables après avoir bondi durant l’été du moins je l’imagine. Ou plutôt, je le sais car il est aisé de se faire une idée en connaissant les goûts des habitués, le prix des boissons et des repas ainsi que l’afflux des clients. Oui, le Pink tournait parfaitement bien malgré la bonne humeur complètement feinte des derniers jours. Et c’était une très bonne chose mais encore une fois je m’en moquais un peu dans l’immédiat. Si, je pouvais me permettre d’ètre un roc pour le sicilien c’était parce que je me sentais en harmonie avec moi-même. Or ce n’était décemment plus le cas aussi la situation était proprement catastrophique. Un client bouscule involontairement notre jolie rouquine.

Le verre tombe, danse sur lui-même et se brise juste avant un deuxième pour faire bonne mesure. Kada’an n’hésite pas une seconde et se met à hurler sur l’homme qui se met à son tour à hurler son innocence. Je mets un temps avant de me rapprocher. Plutôt d’accord avec Kada’an, je m’approche tel un prédateur avide de sang. La mine mauvaise et les yeux noirs. Je pose la main sur l’épaule de Kada pour l’apaiser et plonge mes yeux dans les siens. Puis, en constatant avec étonnement et soulagement que la louve s’est calmé. Je passe un savon au client qui pensait peut être que j’allais prendre son parti en lui disant que la moindre des choses est de s’excuser quand on bouscule quelqu’un. Le regard d’Alessandro croise le mien. Il n’est pas très content que je nous ais peut être fait perdre un client mais je reprends ma ronde sans m’en soucier. Il n’avait qu’à regarder ou il foutait les pieds point.

(…)

Le service est fini et c’est l’heure de la fermeture. J’aide comme à l’accoutumée à ranger le mobilier se trouvant à l’extérieur et à remettre les chaises sur les tables. La brusquerie est palpable et tout le monde semble vouloir expédier la besogne dans la moindre once de délicatesse. Alessandro nous propose une sortie à Kada’an et moi et je le regarde d’un air effaré. Est-ce qu’il pensait sérieusement que nous étions d’humeur à faire la fête. Je comptais aller pioncer du côté des Shepperd pour soutenir Will en compagnie de Milan que l’alpha connaissait. Et puis, j’étais marié et fier de l’ètre. Or, les boites de nuit étaient les antres de la dépravation nocturne. Bon d’accord, j’exagérais quelque peu mais bon. Je me voyais déjà me faire accoster par de la donzelle alcoolisée à l’haleine douteuse que la vision de mon alliance ne ferait pas culpabiliser. Obligé de repousser des avances graveleuses tout en me demandant ce que je fichais là. D’autant que la dernière fois que j’avais mis les pieds dans une boite de nuit remontait à quelques années. Je me contente de fixer le patron avec des yeux ronds. Je me contente d’un haussement d’épaule nonchalant avant de lâcher un modeste : Pourquoi pas. Ne serait-ce que pour voir Kada se dérider ça en valait le coup.
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Why do we fall sweetheart ? To learn everytime.


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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Dim 5 Nov - 13:09


Tre anatre in

uno stagno

Pourquoi. Comment. Quand. Je nage dans un lac où l'eau n'est que des larmes et la brume qui m’empêche de voir est aussi épaisse que le béton armé. Je ne comprends pas. Tristesse, colère, haine, peur, souffrance. Tout se mélange. A la maison, tout le monde espère revoir le bout de sa jupe, un éclat de voix qui nous dira "Je suis là". Mais les jours passent, le temps s'étale. La pression nous rend faible. Mady essaie de nous faire rire. Mais entre Willem et moi, je ne sais pas qui est le plus au fond du trou. Quand Willem remet son titre d'Alpha en question, j'essaie de comprendre ce que j'ai pu faire pour le voir partir. Keanus à beau nous dire que nous y sommes pour rien, on se sent responsable. Notre état affecte Tobias. Lui aussi appréciait l’écossais. Même Arès n'arrive pas à faire sourire son ami.

Au boulot, ce n'est pas beaucoup différent. Je me retiens de frapper un quart des clients. J’accumule l'essence au fond de mon coeur. Bientôt, quand l'étincelle sera trop proche, je vais prendre feu. Mais en attendant, je ne parle pas. Je ne souris pas. Les clients régulier qui commence à me connaitre, me lance des regards inquiet. Je les fixe un instant, sans rien dire. J'ai cette ombre que me hante. Pourquoi. Comment. Quand. Une larme viens perler ma joue, et je la vire d'un coup de main.

Je ne suis pas la seule dans un état de décomposition imminent. Arès n'a pas la même énergie. Quand il regarde Aless, c'est comme ci quelque chose c'était briser. Leur complicité semble avoir pris une sacré baffe. Mais il est aussi inquiet pour Willem. trop souvent assis à cette table, au fond,
à broyer du noir en essayant de se saouler avec des boissons sans effets.  Arèsme surveille. Il sait que je ne suis pas loin d’assassiner quelqu'un. Un autre regard est souvent posé sur moi.

Alessandro aussi semble sur le qui vive. Il regarde la salle comme si une bombe était cacher quelque part. En pleine ascension, le patron semble inquiet. Pourtant, malgré nos humeurs, le bar tourne. Si ce n'est pas le bar c'est.. Mais je lui ai promis de ne ne pas me mêler des affaires en dehors du Pink. Être ignorante me couvre, mais le couvre aussi. Trop d'information, pourrait nous être dangereux à tout les deux. Je secoue la tête, et me re concentre. J'ai assez de problèmes comme ça. C'est une assez bonne raison pour ne pas penser à ceux de mon boss, qui ne me regarde même pas.

Je retourne voir Jerry pour lui amener des verres vides quand on me bouscule. Un verre tombe du plateau. Dans ma tête, je le vois tomber en Slow motion. Mais, dans un mouvement pour le rattraper, un second suit la course du premier. Trois rebonds. Et deux bris de verre. Je fixe les morceaux éparpiller à mes pieds.

-Nom de dieu ! même un sanglier fait plus attention que vous ! Vous ne pouvez pas regardez derrière vous avant de reculer comme un bourrin ?? I'm pissed Off !

Je serre le plateau et me retiens de lui casser sur la tête. Une main viens se poser sur mon épaule à l'instant où je n'arrivait plus à tenir mes pulsions. Je lève les yeux et plonge mon regard dans celui d'Arès. Je m'apaise, me calme, et respire de nouveau calmement. Mon coeur reprend un bon tour minute, et nous avons évité l'explosion des soupapes du moteur. Il me rassure, même s'il semble lui aussi très à cran. Je lance un regard vers Aless est me surprend à voir dans le sien, une aussi grande colère. D'accord. Nous avons tous vraiment besoin de nous détendre le slip avant de commettre un acte regrettable.  

C'est enfin la fin du service. On nettoie les tables, rangent les chaises. Mais l'ambiance est aussi endiablé qu'une fête de morts dans leurs repos éternel.  On ne se parle pas, on ne s'offre pas de sourire. Les chaises grincent, claquent, et c'est le seul bruit qu'il ressort. Sans ça, c'est silence plat.


La corvée finie, je me dirige tête basse vers la sortie pour rentrer. Mais je rencontre un obstacle.
Alessandro nous attend Arès et moi.

- Kada’an ? Arès ? Ça vous dit d’aller se défouler en boite de nuit ?

Je le regarde avec des yeux rond. Il m'aurait parler Maya que mon regard ne serait pas différent. Inexpressive, je le fixe comme un étrange homme, qui serait possiblement d'une autre planète. Il semble s'en rendre compte et nous explique ce qu'il veut dire par là, ouvrant les bras en signe de desespoir. Arès répond un "pourquoi pas" aussi enchanté que si on lui avait demander de faire un bain de boue. Je fixe les pieds d'Amaro.

-Bah.. Pourquoi pas.

Ouais, j'avais la flemme de réfléchir à une réponse, alors je reprends ceux du Gardien.


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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Ven 10 Nov - 14:27


Tre anatre in uno stagno
”-Pourquoi pas…”

Voilà la réponse qu’ils m’ont sortie. Je les aurais embarqués à un concert de chants grégoriens ils auraient été autant emballés. J’ai envie de les envoyer paître, seulement je sais que Kada’an n’est pas bien, et que mon amitié avec Arès a sérieusement besoin de ciment et pas celui que j’utilise pour lester les cadavres. Finn est encore de ce monde grâce à lui. Nous avions tous deux torts et raisons. Seulement il est aussi ciuco que je peux l’être.

- Rentrez chez vous pour vous faire beaux, je passe vous prendre dans une demi-heure. Ciao’.

Je les plante là et monte à mon appartement pour prendre une longue douche brulante. L’eau ruissèle sur mon visage, je garde les yeux clos. Une spirale de pensées s’empare de moi et me donne le vertige. Je pensais avoir les épaules solides, seulement là j’encaisse le poids d’un lourd fardeau. N’est pas parrain qui veut. J’ai le look, la bonne naissance, l’expérience et les connaissances, mais ai-je la résistance pour soutenir tout cela ? Je pense à ce père qui m’a conçu. Un homme que j’admire tant, que je n’ai jamais eu l’audace de le prendre comme modèle, me rabattant sur son second, Sonny.

L’eau de la douche est devenue froide, j’ai vidé le ballon d’eau chaude, pourtant je reste stoïque sous le jet qui mord ma peau. Je n’ai pas réussi à tirer au clair un point. Si mio fratello ne s’était pas fait descendre, aurais-je su mon ascendance ? Sonny m’a laissé croire que non, seulement je pense que c’est plus complexe que ça. Au début peut-être, quand nous n’étions que des bambino. Mais arrivés à l’âge adulte, Federico et moi avons suivi une route. Lui celle du fils du parrain, moi celle d’un de ses lieutenants. Seulement déjà à cette époque il n’était pas difficile de constater qui mio fratello n’avait pas la carrure de son héritage. Un soin extrême a été pris pour que nous ne nous croisions pas. Don Stephano avait-il deviné que son fils ainé ne ferait pas de vieux os dans ce monde où il faut avoir des yeux derrière la tête pour survivre ?

Taire ma filiation, me mettait aussi à l’abri, si tant est qu’un lieutenant de la Cosa Nostra est à l’abri. Taire ma filiation, évitait une lutte fratricide. Taire ma filiation permet de me sortir tel un joker, un joker censé avoir la carrure pour prendre la relève, un joker que Sonny a consciencieusement formé et entrainé loin de l’arrogance que m’aurait donné la connaissance de mon réel géniteur. Je suis resté humble dans mon apprentissage, acceptant les coups de Sonny. Federico n’aurait pas supporté un dixième de ce que j’ai subi. A quel moment mon destin s’est-il joué ? Le froid finit par me faire trembler. Je me sèche rapidement et vais me planter devant ma penderie. Ce soir, je ne veux pas paraître comme Alessandro Amaro, le patron chic du Pink, mais comme un type ordinaire. Je laisse donc de côté toutes mes chemises en soie et en popeline pour leur préférer une dans une toile de jean allégée. Un Lewis 501 d’un bleu soutenu complète mon choix. Santiag et ceinture en croute de cuire et voilà le rital qui se transforme en Texan pur souche. Manque plus que le chapeau, mais faut pas exagérer. Ma tenue est finalement banale, simple et confortable.

(…)

Je siffle quand Kada’an monte à mes côtés sur le siège passager. Je fais un signe de la main à Willem qui est sorti sur le porche de la maison de la meute Shepherd.

- Ne t’inquiète pas Will’, je la surveille comme si elle était ma piccola sorella

Kada’an grogne, affirmant qu’elle n’a pas besoin de chaperon. Je démarre et m’esclaffe, lui rappelant qu’elle va s’en coltiner deux de chaperons ce soir !

- Deux beaux mâles en escorte ! Tu vas pouvoir te la jouer mia Bella !

Quand je m’arrête devant la bicoque cossue de mio amico, Kada’an semble déjà de meilleure humeur, ce qui par ricochet améliore la mienne. Arès arrive bien sapé, mais rien d’aguicheur. C’est vrai que monsieur est marié.

- T'as demandé la permission à ta lionne ?

J'aurais mieux de me taire ? Le trajet jusqu’au Sinema, la boite de nuit que nous visions, est assez court et se passe dans un silence relatif. Des tensions sont encore palpables. Par contre il suffit que quelques types sifflent Kada’an lorsqu’elle descend de la voiture pour qu’Arès et moi nous plaçons derrière elle en grands frères protecteurs. J’exagère à peine en disant que nous en imposons. La louve ouvre la marche, ne boudant pas son plaisir d’avoir deux chevaliers servants rien que pour elle. Nos relations à tous les trois sont très clairs pour que nous puissions pousser un peu le trait sans risque de quiproquo ultérieur. Nous attirons les regards, notre bonne humeur revient. Place à l’amusement.

- Vous voulez faire quoi en premier ? Boire et regarder comment est l’ambiance, ou… aller sur la piste et faire le spectacle ?




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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Sam 11 Nov - 14:26

Tre anatre in uno stagno
Je réprime un sourire amusé en entendant la réponse de Kada franchir ses lèvres. Reflet parfait de la mienne quelques secondes plus tôt. Mèmes nos postures sont relativement similaires. Si avec cela, Alessandro ne comprend pas que l’idée de nous faire rouler dessus par un six tonnes nous procurerait plus de réactions que sa proposition incongrue d’aller faire la fiesta jusqu’aux petites lueurs de l’aube alors que l’humeur générale est à la morosité la plus assommante. Je ne vois vraiment plus. Pour ma part, j’ai accepté sans joie parce que je voudrais que la jolie rouquine s’échappe de cette chape de plomb qui pèse sur son cœur. Si, mes propres errances émotionnelles ne me gênent pas plus que cela parce que je peux vivre avec, je déteste voir les personnes auxquelles je tiens sincèrement dans un tel état. Cela accroît dangereusement l’ambiance lugubre en moi. Bien que je ne le montre absolument pas par fierté d’une part et parce que j’estime ne pas être coupable de quoi que ce soit d’autre part, la situation de mon amitié avec mon associé me pèse lourdement.  

Je considère le loup comme un membre de ma famille au vu de tout ce que nous avons vécu ensemble. Je l’ai même privilégié comme parrain à Oz devant des mecs comme Milan et Nolan ou l’époux de ma tante qui avait toujours été une figure paternelle découverte bien trop tardivement pour moi. Si, il n’était pas difficile de créer des liens avec moi. Il l’était néanmoins d’en créer d’une telle intensité car mon histoire personnelle m’avait laissé des séquelles qui si elles se refermaient grâce à l’existence de la famille que j’avais fondé avec Za n’en restaient pas moins bien réelles. Ma carapace émotionnelle avait très rapidement fondue avec le sicilien et je m’en étais toujours réjoui mais depuis quelques temps je sentais poindre quelques regrets. J’avais appris pour Finn. Je m’en voulais de ne pas avoir eu confiance en le jugement d’Alessandro mais je lui étais reconnaissant d’avoir pris en compte mon point de vue sur la question.

Quant à Finn, je ne lui en voulais aucunement. Je savais qu’il avait protégé ma famille en refusant de me donner et ce choix me poussait à penser que j’avais pleinement raison d’avoir implicitement menacé mon associé s’il touchait à un seul de nos gars. Que ne donnerais je pas pour avoir quelques napolitains à vider de leur sang là tout de suite ? Un simple hochement de tête accueille la remarque du patron du Print. Ce dernier tourne les talons pour monter dans son appartement. Je claque une bise sur la joue de Kada avant de lui souffler un à tout à l’heure puis je rentre chez moi en roulant tranquillement. Bon, il faut convenir que le bon côté du départ de Za c’est que cela va certainement m’épargner une crise de nerf accompagné d’une migraine carabinée.

Il faut savoir voir le verre à moitié plein même quand notre gosier nous hurle qu’il est à moitié vide. Je ne vais pas recevoir de coussins dans la figure, ne vais pas l’entendre me qualifier de mauvais mari qui préfère aller s’amuser plutôt que de passer du temps avec sa famille, ne vais pas la voir me la jouer telenovela, ne vais pas l’entendre jouer sur la corde sensible en évoquant Ozalee, ne vais pas l’entendre me demander si elle pouvait venir avec moi - non elle viendrait sans me laisser le choix, mouais c’est carrément son genre – ne vais pas la voir tenter de me corrompre d’une manière bien précise pour que j’envoie le sicilien aux orties. Dans tous les cas, elle n’en aurait nullement eu besoin parce que si les deux étoiles de ma vie s’étaient trouvées à Beacon Hills, mon refus aurait été ferme et définitif. Je ne vois ma famille que par intermittence…Une fois dans ma demeure, je monte à l’étage pour passer par ma penderie. Un pantalon noir, des bottes beiges en suédine, un tee-shirt longue manche noir et enfin un chapeau parce que et bien parce que. Un bon bain dénoue mes muscles et m’apaise de mes tourments aussi je me laisse happer par cette sensation de délivrance en humant le parfum de ma lionne ancré profondément dans l’atmosphère vaporeuse.

Je me sens tellement détendu en cet instant précis que je me laisse plonger dans un sommeil apaisant pour me réveiller près d’une demi-heure plus tard. Oups. Il vaut mieux que je me mette en mode turbo sinon je vais faire attendre mes partenaires de soirée. Je sors de la salle de bain et termine de me préparer rapidement avant de descendre dans le séjour. Je m’installe sur un fauteuil après avoir manqué de trébucher sur un jouet de ma fille. Mais comment ? Elle arrive à peine à soulever le petit chevalier de bois que je lui avais taillé dans une branche. Je lève les yeux au ciel en souriant de fierté. C’est la fille d’Azalea Ashford après tout. Ceci explique cela. Pendant que je lis mon ouvrage, j’hésite une bonne dizaine de fois à me faire rapidement une omelette avant de partir mais au moment où je me lève pour aller casser les œufs un coup de klaxon attire mon ouïe surnaturelle. Bon et bien, mon estomac attendra visiblement. Je quitte les lieux en fermant derrière moi et monte à l’arrière. Nous démarrons et je fusille Alessandro du regard lorsqu’il évoque Za non pas que sa pique ait fait mouche mais le fait que ma lionne me manque rend celle-ci douloureuse. Pourtant, un sourire légèrement amusé en coin étire mes lèvres. Silence paisible lors du trajet.

(…)

Nous arrivons au Sinema et là une bande de types a la très mauvaise idée de siffler Kada qui est-il faut bien le dire proprement éblouissante. Seulement, je la connais suffisamment pour savoir qu’elle déteste ce genre d’attitude et elle a bien raison. Sans compter que depuis notre conversation je prends mon rôle d’ami fraternel protecteur très au sérieux. Ce qui explique aisément que j’encadre la jeune louve de manière synchronisée au mouvement d’Alessandro. Puis, que je passe en mode intimidation. Vous savez le regard noir du prédateur regardant une proie qu’il révérait de disséquer. J’ai appris de la meilleure. Cela déglutit sur notre passage et j’esquisse un infime sourire satisfait. Kada ouvre le bal et nous la suivons de près telle une escorte royale. Les regards se posent sur nous et ma bonne humeur revient lorsque j’échange un regard avec les deux loups à mes côtés. Pour ma part, je vote pour la piste. Ça manque d’animation vous ne trouvez pas ? Un petit pas de danse de mon cru vient appuyer mon propos. A dire vrai, je me sens déjà un peu mieux. Comme si mon esprit ne demandait qu’à se laisser aller à cette ivresse alléchante. Allez ne soyez pas timide. Il faut bien avoir une raison pour s’arroser le gosier !

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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Jeu 16 Nov - 22:42


Tre anatre in

uno stagno

Bien. Me voilà engagée dans une soirée avec Alessandro et Arès. Une fois ma réponse donnée je sais que c'est ce dont j'avais besoin. D'une soirée avec deux personnes que j’apprécie. J’oublierais peut être mon écossais ce soir. James... Pourquoi tu es partit de nouveau...?  Je retiens une larme et j'acquiesce à l'heure donnée. Une demi-heure, ça me laisse assez de temps pour me préparer. Je les salut de la tête avant de filer rapidement à la maison. En arrivant, je vois dans le regard de Mady qu'ils n'ont pas de nouvelles. Je ne pose donc pas la question qui m'écorche les lèvres, et le cœur. Je fais un câlin à la femme de la maison, embrasse la joue des trois hommes. Maxine qui s'est installé il y a peut n'est pas là. Je soupire. J'aime Maxine. Pour une fois, je me sens la protectrice de quelqu'un. J'aime la douceur de son visage et la fraîcheur de son rire quand Will fait l’andouille. Je secoue la tête et file à la salle de bain. J'espère qu'elle va bien. Je refuse de la perdre, elle..

Je m'abandonne à l'eau tiède et ferme les yeux. La sensation est agréable. Je me détends et laisse le liquide m’envelopper. Je soupire de bien être dans cet instant de calme. Personne ne contredira qu'un bain ou une douche procure la sensation la plus délicieuse après une longue et dure journée. Mais très vite, une autre source vient se rajouter. Sans que je puisse retenir quoique ce soit, mes larmes de la journée brisent le barrage avec violence. Je laisse tout sortir. Et soupire. Depuis quand je suis me laisse tomber dans un état si pitoyable pour une seule personne...

Une robe incarnate. Pour intensifier le feu de mes cheveux, faire ressortir mes yeux bleus et rendre ma peau blanche plus jolie. Je n'attache pas ma chevelure. Préférant laisser cascader la lave sur mes épaules. Je me maquille à peine. Je rougis mes lèvres et noircis légèrement mes yeux. Je souris à mon reflet, et me met dans la peau d'une jeune femme qui va passer une bonne soirée. En descendant, j'ai le droit à de grandes paires d'yeux qui me fixe, sidéré. Je ne suis pas la même femme qu'il y a une demi heure faut dire.

-Tu va où ?? Avec qui ? Comment ? Pourquoi ?

Alessandro choisi ce moment pour venir me chercher. Quand Willem croise son regard, il semble se détendre. Surtout que le patron du Pink en rajoute une couche pour le rassurer. Je grogne, plus pour la forme. En vérité, je ne serais jamais sortie sans Alessandro ou Arès. Savoir qu'il y aura aussi Arès fini de tranquilliser Will'. Il est content que je sorte, tout comme Mady qui commençait à s’inquiéter me voir broyer de noir.

Toujours galant, Aless m'ouvre la portière coté passager et je le remercie d'un large sourire. L'odeur qui emplit sa voiture me sécurise. J'ai associé trois odeurs à la sécurité. Willem, Aless et Arès. Je ferme les yeux quand il démarre et me laisse bercer par la musique faible et le ronronnement du moteur. Quand nous arrivons chez Arès, je me sens déjà beaucoup mieux. Arès arrive, Aless lui lance une pique. Je ne dis rien et fixe la route. Pas d’autres paroles échangées jusqu'au Sinema.

A peine descendue de la voiture, je regrette d'avoir mis cette robe. Des hommes me sifflent et me regardent. Je grogne en leur direction, mais à peine ai-je commencé; que mes deux frères de cœur se placent derrière moi, lançant des regards avertisseurs.  Je lève la tête fière, hautaine, et ouvre la marche, suivis de mes deux protecteurs. Nous avançons ainsi, sous les regards des autres. Être le centre d'attention alors que je suis entourée de deux hommes, qui font leur effet, flatte mon ego surdimensionné, et je ne me gène pas de le monter.

Dans la salle, l'ambiance commence à peine. Les gens ne sont pas assez bourrés pour se lâcher. La piste de danse est presque vide. La question de l'italien me fait sourire. Et encore plus la réponse d'Arès.

-J'suis d'accord avec, toi. Ça manque un peu de feu !

Je me laisse rapidement prendre dans le rythme et suis les pas de danse d'Arès.



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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Dim 19 Nov - 17:07


Tre anatre in uno stagno
Finalement l’ambiance du Sinema a un effet positif sur le tigre, rapidement suivit par Kada’an. Je laisse échapper un soupir de soulagement. J’avais craint que la soirée soit une soupe à la grimace. C’était sans compter sur le rythme de la danse d’Arès. Je tais une plaisanterie un peu limite que notre amitié fragilisée pourrait ne pas laisser passer. J’ai perdu la confiance de mio amico. Nos deux solitudes se sont heurtées avec fracas. Aussi fiers l’un que l’autre. Aussi butés que têtus. C’est ce qui faisait toute notre force. Toutefois pour l’heure, j’ai envie de mettre cela entre parenthèse. Et sans avoir ce pouvoir si spécial de Willem a désamorcer les tensions, car je suis infoutu de faire l’âne comme lui sait si bien le faire, j’espère que cette soirée va nous permettre de nous mener dans une bulle paisible le temps de quelques heures. Au petit matin, James ne sera pas revenu voir ma pétillante serveuse, et Arès et moi aurons toujours à trouver un terrain d’entente pour faire tourner notre boutique le mieux possible.

Je les regarde se lancer sur la piste de danse. Avec ravissement je note que le tigre est loin d’être ridicule et sait se déhancher avec élégance et rythme.

- Bordelo mio amico, c’est à la Bratva que tu as appris à gigoter ainsi ?

Regard de tueur. Je lève les mains en signe d’apaisement et plaide coupable. Il faut que Willem me donne des cours de blagues pourries, car je l’ai entendu faire marrer Arès avec bien plus nase que ce que je viens de sortir. Ou alors c’est que ça ne colle vraisemblablement pas avec mon caractère. J’arrête donc de faire l’idiota et reprend ma dégaine d’italien charmeur.

- Mi scusi bella signora.

Je sors le sourire ravageur N°5 à une belle signora qui reste hésitante en bord de piste. D’un bras chevaleresque je l’invite à se joindre à moi. J’évite de lorgner dans son décolleté pour ne pas l’effaroucher. Une chose à la fois. Et contrairement à Arès, plus rien ne me lie côté fidélité. Jansen est de l’histoire ancienne. Nous restons amis et partageons encore quelques acrobaties sexuelles. Mais le Nemeton s’est emparé de notre sentiment amoureux afin de libérer le danseur de la maledizione du gui. Je me souviens de mes sentiments passionnés pour lui. Je le trouve toujours sexy et attirant, mais je n’éprouve plus cette flamme. Ce qui engendre un nouveau soucis. Avec mon amour perdu pour le drus, j’ai également perdu mon ancre. Arès peut témoigner que je peux me révéler explosif quand mon loup arrive à prendre le dessus.

Tout en dansant avec... Sophia?  Anna? Peu importe... Je surveille discrètement Kada’an, j’en ai fait le serment à son alpha. En me retournant vers mon associé, j’ai bien du mal à ne pas m’esclaffer. Monsieur plait aux dames... trop même. Si Azalea voyait ça ! Oh ! Y a même un type qui tente sa chance. Je ne peux résister à lancer un clin d’œil au gars pour l’encourager. Arès choppe mon regard… je suis mort. Sa femme et sa fille ont dû rentrer dans leur clan. Je sais que mio amico en est affecté. Mais soit il joue au nain grincheux, soit il reste optimiste. Des pieds se fond discrètement écraser. Un beau gosse fuit vers le bar, Arès est partie dans une chorégraphie qui lui a permis d’obtenir un bon mètre de distance de sécurité entre son corps et le reste de la foule. De son côté Kada’an s’amuse. Elle a vu mon manège. Nous continuons ainsi un bon moment. La bella donna que j’avais invité s’est trouvé un autre cavalier, à que cela ne tienne j’ai le choix. Mon plus gros souci est blonde ? Brune ? Blond ? Brun ? Ou… un beau black qui se déhanche de manière bien trop suggestive pour son bien. Je file voir le DJ et lui susurre quelques mots accompagnés d’un billet à l’effigie d’Alexander Hamilton.

- Kada’an ? Tu me donnes un temps de survie de combien ?




L’écossaise ne comprend pas ce que je veux dire, quand la musique change du tout au tout pour un tango. Je ne sais peut être par raconter de blagues, par contre je suis un excellent danseur. Arès est perdu avec ses pas de street danse qui ne colle pas au nouveau rythme. Je doute qu’il ait des notions de Tango, ni qu’il apprécie de se faire mener. Mais là est tout l’amusement. Au pire je finis avec son poing dans la figure. La routine…

Alors que mio amico lance des regards effaré vers le DJ, se retenant de lui hurler « C’est quoi cette daube ?! », j’arrive dans son dos, plaque mes mains sur ses hanches et colle mon corps contre le sien. C’est l’ultime moment, soit il m’apprend à voler, soit je lui apprends à danser autre chose que son remue popotin, certes très sexy. Mon regard se plante dans celui du tigre. J’entends le félin feuler. J’amorce le premier pas qui nous met face à face. Je suis encore en vie. Est-ce que je le dois au sifflet d’encouragement de la foule ?

- Rentre ton ventre et suis-moi. Tu vas voir que les danses latines sont également sportives.

Il n’y a pas plus torride que le tango. Pardonne moi Azalea, je te promets que je n’ai aucune vue sur ton tendre et cher époux.

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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Jeu 23 Nov - 17:57

Tre anatre in uno stagno
La réponse de Kada à ma question me tire un sourire étincelant et celui-ci s’élargit un peu plus lorsque la louve se met à danser à son tour dans mon sillage de déhanchement félin. Mes yeux restent posés sur celle que je considérais comme une petite sœur depuis notre conversation nocturne de l’autre soir. Je sens mon cœur ètre balayé par une vague de joie en la contemplant si épanouie et amusée quand bien même au petit matin le poids de la tristesse reviendrait certainement peser sur ses épaules graciles. James McAulay comment as-tu pu abandonner une telle merveille sans te retourner ? Je dirais bien quelque chose sur les écossais mais cela serait stupide étant donné que la rouquine qui illumine la piste de son éclat près de moi est-elle même écossaise. Je sais qu’elle s’en sortira parce qu’elle est l’une des personnes les plus fortes que je connaisse. Mais, je savais aussi que certaines blessures ne se refermaient jamais peu importe l’inlassable écoulement du temps. Rasséréné par l’expression ragaillardie sur les traits de la jeune louve, je me laisse à mon tour aller à l’ivresse de la musique électro lounge de ce début de soirée. Je n’avais jamais franchement aimé danser contrairement à mes frères de cœur à Seattle. Je n’aimais toujours pas suite à ma transformation en deatheater.

Désormais, j’appréciais déjà bien plus la chose notamment parce que ma lionne dansait extrêmement bien et qu’avec elle l’intérêt de duos de samba, kizomba ou de n’importe quelle danse rythmée mais sensuelle prenait tout son sens. Danser avec elle était un plaisir certain comme n’importe quelle activité en fait. Je me rends compte que c’est une très mauvaise idée de penser à ma moitié puisque cela ne fait que plomber mon état émotionnel dont la joie éphémère était sur la sellette. Je me concentre donc sur le rythme des sonorités électroniques et la voix féminine douce et suave accompagnant la mélodie. Une chanson de Petit Biscuit si je ne m’abuse. Les français étaient vraiment très doués pour ce genre de musique. Mes yeux accrochent une nouvelle fois Kada bercée par le rythme endiablé mais paradoxalement maitrisé et apaisé de sa chorégraphie. Je cale ma propre chorégraphie dans la sienne afin que nous n’ayons pas l’air de deux oiseaux dépareillés au milieu d’une piste quasiment déserte. Je ne fais presque pas attention à Alessandro qui est resté stoïque au bord de la piste et qui nous couve d’un regard amusé. Sa pique amicale me fait hausser un sourcil interrogateur alors que je me retourne vers lui pour lui adresser un regard d’exécuteur polaire de ladite Bratva.

Un brin rapide comme tentative de réconciliation complice sans compter que faire l’andouille ne lui va absolument pas. Ça c’est le registre de mon alpha préféré. Il a breveté le concept et l’a porté à un niveau inatteignable. Chez le Shepherd, cela était une seconde peau tandis que chez ce représentant de la brulante Sicile cela sonnait simplement comme incongru. Le pire c’est que le don local a raison et que c’était dans les clubs russes de la cité des anges que j’avais passé de sacrées soirées avec des hommes de main tatoués de la tète aux pieds, des mercenaires comme moi, Nolan alors célibataire et un nombre incalculable de jolies représentantes de l’est eurasien. J’avais appris cela sur le tas comme tout le reste comme d’habitude. Malgré le sourire qui tente de s’incruster sur mes lèvres, mon expression reste glaciale. Qui dit Bratva dit Aleixei et le kidnapping de ma lionne il y a quelques mois alors qu’elle était enceinte et vulnérable. J’avais toujours de bons rapports avec Sergei mais le traumatisme russe serait difficilement oubliable. J’aurais imaginé qu’Alessandro en serait conscient mais visiblement il pense qu’il suffit d’un claquement de doigts pour que j’efface le moment de ma vie le plus traumatisant. Celui au cours duquel j’aurais pu tout perdre en raison de la vengeance vicieuse d’une Nemesis oubliée. Un élan de déception me frappe de plein fouet et je reporte mon attention sur Kada et la musique dans mes oreilles.

Laissant Amaro faire et bien du Amaro tout simplement. Le problème avec ce genre de musique doucereuse et enivrante c’est qu’elle est propice à la sensualité et la séduction et que grâce à la faveur divine, les gènes de mes parents inconnus ou simplement moi même j’ai une gueule qui ne déplait pas trop à la gente féminine ce qui m’a toujours plu au plus haut point puisqu’il y a encore un peu plus d’un an j’étais plus proche du don Juan que du bon père de famille fou amoureux de sa femme. Seulement, désormais mon cœur est pris et enchainé et mon corps ainsi que le reste de mes attributs également raison de l’alliance à mon doigt. Pourtant cela ne décourage pas les prétendantes qui se mettent à danser de manière tentatrice dans mon environnement direct. Si le tigre en moi s’enivre de ce contact il sait aussi que l’effluve de sa compagne n’est nulle part dans les parages alors il tire la tronche. Quant à moi, bien que je n’aurais jamais imaginé dire cela un jour des années en arrière je suis fier d’ètre un parangon de fidélité. Quelques sourires polis, quelques mots brefs mais directs et je m’éclipse de ce banc de sirène bien trop apetissant mais n’arrivant pas à la cheville de la tueuse qui me sert de compagne. Je pensais m’en ètre bien sorti malgré les lueurs de déception et de dépit dans une ribambelle de regards superbes. Et oui en 2017, les maris fidèles cela existe bel et bien toujours. Lorsqu’un bel apollon aux cheveux châtains et aux trais masculins délicatement ciselés s’approche, je me dis qu’il va tenter sa chance avec l’une des nombreuses jolies danseuses sur la piste mais celui-ci s’arrête devant moi et m’adresse son sourire charmeur.

Je réprime l’envie de lever les yeux au ciel en me rendant compte qu’il avait dû me penser de l’autre bord vu ma réaction face aux sirènes du conte pour adulte fièvre sur le dancefloor. Quelque part, j’ai envie d’éclater de rire tout en étant flatté de plaire aux deux sexes de la sorte mais je suis quelque peu gêné parce que je ne sais pas comment gérer ce beau gosse aux yeux verts d’un mètre quatre vingt et qui me regarde comme s’il voulait me dévorer. Le type croise le regard d’Alessandro qui lui envoie un clin d’œil d’encouragement. Je fusille le sicilien du regard. Une fois que la fête sera terminée je vais amocher ta belle gueule d’apollon latin mio amico. Je te le promets. Je feins d’ètre intéressé par un tète à tète musical avant d’écraser malencontreusement des pieds causant par la même une fuite d’animal blessé vers le bar. Pff. Enfin tranquille ma parole. La chanson se termine et je ne suis plus dans le rythme. C’est malin. Je fuis à mon tour vers un coin vierge de la piste en me déhanchant sur la musique suivante jusqu’à ce que celle-ci ne s’achève brutalement sans motif valable. Du tango se met à résonner dans la vaste salle. Non mais attendez du tango ! Du tango ! Du tango dans une discothèque branchée en 2017 ! De la kizomba à la limite parce que le rythme est propice à cette ivresse que l’on s’attend à éprouver mais du tango. Une danse formelle et guindée. Une danse de vieux. J’ai beau ètre marié et devenu père, je réprime l’envie d’insulter le dj et de lui dire ce que je pense de ses choix musicaux argentins du siècle dernier.



Alessandro arrive dans mon dos et se plaque contre moi. Le tigre gronde dangereusement en moi. Il n’a pas oublié que ce loup a essayé de nous abattre il y a moins d’une semaine de cela. Pour ma part, je soupire. J’aurais dû me douter que cette ânerie était de son fait. Qui d’autre ? Je ne suis pas Jansen hein ! Va onduler du bassin ailleurs si tu tiens à ta vie Alessandro Amaro. Le tigre feule de toutes ses forces alors que le loup se place face à moi. La foule siffle d’encouragement et je réprime l’envie de casser l’ambiance en laissant un feulement rageur s’échapper de mes lèvres, en fracassant le crane d’Alessandro ou en le projetant sur ce rassemblement hétéroclite de traitres inconnus. Je ne réponds rien à sa remarque et me contente de le couver d’un regard incrédule. Il veut vraiment que nous la jouons Pacho Herrera sur dos gardenias ? Il place ses bras autour de ma taille et saisis ma main dans la sienne. Je suis tiraillé entre l’envie de me plier en deux de rire et celle de lui coller un coup de boule tant je fulmine. Je le laisse guider nos pas au gré de sa chanson. Je danse et suis comme je le peux.

Ma capacité d’adaptation est terriblement utile dans ce genre de situation. Heureusement que Za m’a forcé à apprendre certaines danses avec elle parce que sans cela je serais complètement ridicule. Est-ce que je suis vraiment en train de danser du tango avec mon associé au milieu d’une boite très fréquentée ? Comment ma vie a-t-elle pu mal tournée à ce point ? Comment et quand surtout ? Lorsque sa main vient dangereusement s’approcher de mon fessier alors que nous virevoltons au milieu de la piste comme deux tourtereaux. Je me rapproche pour murmurer à son oreille. Je ne savais pas que tu étais aussi fatigué par la vie. Je crains fort que ton père ne reçoive une lettre de condoléance très bientôt. Pourtant malgré ma menace, je continue de jouer le jeu et me laisse guider par le sicilien dans cette danse beaucoup trop sensuelle pour mon bien. Un sourire carnassier étire lentement mes lèvres alors qu’une idée de vengeance me vient en tête.
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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Ven 19 Jan - 15:11


Tre anatre in

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Sur la piste, je prends conscience que c'est la première fois de ma vie que je viens au Sinéma. Que c'est la première fois que je sors faire la fête avec des amis. Pendant que je danse dans le sillage du félin, je ne peux pas m’empêcher de le regarder, à la fois admirative et, étrangement, heureuse. Puis mon regard vagabonde jusqu'à Alessandro. L'italien nous observe d'un œil, surveille les gens de l'autre. Je me sens en sécurité avec Arès et Aless. Un sourire s'affiche sur le visage de celui qui nous à fait sortir de l'œil du cyclone qu'est la tristesse dans la quelle nous serions sans doute resté sans la demande du boss à la fin de notre service.

Je ne connais pas la musique qui passe, mais mon corps bouge en rythme. Je ne réfléchie pas aux pas de danse, je me laisse juste entraîner par le lâcher prise du moment. Je n'ai envie de penser à rien d'autre qu'au moment présent. La musique libère mon esprit. La danse libère mon corps. La tension que j'avais instaurée dans mon être disparaît au fil des mouvements. Je tourbillonne, mes cheveux roux libres comme mon âme à l'instant, forment une roue colorée, que je peu observer dans le miroir au fond de la sale. Quand j'ouvre les yeux, je croise ceux d'Arès qui s'est rapproché de moi, se basant sur mes pas. J'affiche un large sourire, profitant de cet instant pour laisser les bons souvenirs m'envahir. La complicité fraternelle que j'ai avec Arès n'est encore qu'une jeune pousse, mais le lien entre nous est fort. Et la plante grandi, nourri par notre envie à tout les deux.  

Le loup ne peut pas s'empêcher une nouvelle fois de piquer le tigre avec une tirade propre à lui même. Je souris, évitant de rire pour ne pas vexer Arès. Surtout que dans ses yeux semble surgir un mauvais souvenir. Je lui offre un grand sourire, car, si je ne me trompe pas, ça lui fait du bien. Puis, je tourne le regard vers le natif de la Sicile, alors qu'il invite une biche à danser. Ce temps à suffit pour Arès, à se retrouver prise dans une vague de jolies demoiselles. Mais ça, je ne m'en rends compte qu'après avoir suivis le regard d'Aless. Je rigole malgré moi, amusée par les regards déçus des gazelles quand l'homme qu'elles avaient cherché à s’accaparer, les repoussait une après une. Le tigre ne semble pas intéressé par leur pelage. Quand même un homme tente sa chance que je me rends compte que mon frère de cœur est désemparé. Surtout que la tête de notre trio n'arrange rien en encourageant l'homme d'un clin d’œil explicite. Je secoue la tête, et continue ma danse, profitant de la nouvelle musique pour laisser mes pas "fuir" les garçons trop entreprenants. Même si je sais que je n'ai qu'a grogner pour faire rappliquer mes deux grands frères. Mais, à l'instant, je préfère les laisser dans leurs chamailleries silencieuses, visible que par ceux qui sont susceptible de les connaitre.

Sans raison valable; la chanson coupe en plein milieu, laissant place à quelque chose de totalement différent. Quelque chose que j'ai rarement entendu. Du tango. Ayant perdu son repaire musical, mon corps se sens soudainement seul. J'arrête de danser, et sursaute quand la chaleur d'Aless passe dans mon dos.

- Kada’an ? Tu me donnes un temps de survie de combien ?

-Hein?

Je n'ai pas le temps de dire plus, qu'en quelques enjambés, l'italien sépare la distance entre lui et Arès, plaquant son corps contre celui du jeune père. J'ouvre de grand yeux, abasourdie. Mais très vite, je rigole, encourage mes deux amis en tapant des mains en rythme. Rapidement, le groupe présent à coté de moi m'accompagne, pendant que deux autres couples se forment également, pour suivre mes amis.

En retrait de la piste de danse, je regarde les deux hommes, en souriant. Par contre, j'ignore royalement les analyses dont je suis l’élément d'observation. Les hommes ne se rendent pas à quel points ils peuvent être aussi répugnant qu'une horde de rats d'égouts. Je reporte mon attention à plus beau. Les danseurs se lorgnent, mais je n'arrive pas à savoir si c'est du "je t'adore" ou du "je te déteste". Les mots que murmure Arès me font opter pour la seconde. Pourtant, là où je m'attendais à voir Aless se manger un coup de poing, il y a une danse chevronnée et sensuelle. Je ricane, et l'envie de les mettre dans une situation encore plus délicate me tire un rictus. Pourtant je me retiens. Qui sait ce qu'une valse pourrait bien déclencher...

-Rooh, et puis, Pourquoi pas après tout...?

Je traverse la salle en direction du DJ. Le pauvre, il va finir par croire qu'on aime pas la musique qu'il met.

-Dites moi... J'aimerais embêter mes deux amis, pensez vous qu'il serait possible de mettre  le lac des Cygnes avant la fin du Tango ?

Il soupire, mais accepte. Je jette un regard à Aless et Arès. Quand la musique commence. Fière de moi, j'admire leurs airs perdu. Ils se tournent vers le DJ et je leur fait un sourire faussement penaud et un petit signe de la main. Mais mon regard exprime plus l'être diabolique que je suis à ce moment.




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Meute-Famille-Solitude Au temps de l'Oméga
Guidé par l'instinct, je suis l'animal. Guidé par la raison, je suis un homme.  Là où commence le renouveau.
Je plie et ne romps pas, mais surtout, je persévère  L'instant de symbiose au sein d'une nouvelle famille   ©️️ sensitive
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Tre anatre in uno stagno | Feat Kada'an et Arès   Ven 26 Jan - 18:21

clickAlessandro &
Kada’an + Arès
xxx
« Tre anatre in uno stagno »- Je ne savais pas que tu étais aussi fatigué par la vie. Je crains fort que ton père ne reçoive une lettre de condoléance très bientôt.

Tout le corps de mio amico se tend, contre cette étreinte qui le hérisse au plus haut point. Seulement nous sommes le centre d’attraction. Deux choix s’imposent à lui, me casser la gueule ou jouer le jeu et tenter de me rendre la monnaie de ma pièce. Fort heureusement pour moi, il choisit la deuxième option. Son corps s’assouplit et le bon danseur qu’il est, s’accorde à mes mouvements et aux pas que je lui impose. Je fronce les sourcils, car un sourire est né sur ses lèvres. À quoi pense-t-il  le bougre ? À vouloir faire le malin, je risque de le payer cher.

Alors que je rattrape la main d’Arès après une volte, il y a comme une ratée dans la sono et le rythme change du tout au tout.  Je lance un regard inquisiteur du côté du DJ, pour croiser le regard hilare de Kada’an. La chipie m’a doublé à mon propre jeu ! Tchaïkovski retenti dans la boîte de nuit. Le rythme est lent et loin des standards que je connais. Arès en profite pour inverser les rôles, prenant la place du danseur, me laissant celui de la ragazza. Autant je peux être gracieux sur des danses latines, autant là je suis tout bonnement ridicule. Toutefois, Arès ayant joué le jeu, je fais contre mauvaise fortune, bon cœur. L’idée de cette sortie était bien d’atténuer les tensions entre nous, et quoi de mieux qu’un peu d’autodérision. Je léve les bras en arc de cercle au-dessus de ma tête, me colle sur une jambe tel un héron grotesque. Arès me fait tourner comme une toupie. Fin de la démonstration. Des voix s’élèvent dans le public, réclamant de la musique moderne. Il est temps de libérer la piste, rapidement envahie par une armée trépignante. Le tigre semble être déçu. Kada’an l’a également doublé dans son idée de vengeance. Mais je ne doute point de l’inventivité de mio amico. Il saura me faire payer mon affront.

- Je vais boire un verre, j’ai le gosier sec.

Arès hoche de la tête. Je le laisse libre de me suivre ou non. Je fais signe à Kada’an avec le bras et lui montre le bar. Elle me répond par le même langage qu’elle me suit dans cinq minutes. Je suis un  peu obligé de nager à contre-courant pour atteindre le bar. Je questionne le barman pour savoir ce qu’il a à proposer. Je refuse toutes ses boissons aux couleurs fluorescentes et me rabat sur le seul whisky potable de sa liste. J’ai envie de me griller un sigaretta, seulement un panneau rappelle que l’endroit est strictement non-fumeur. J’engage une conversation badine avec ma voisine de tabouret en attendant les deux autres.

Un type s'installe à côté de moi. Un peu frimeur il engage la conversation. Il dit se nommer Jackson. Un peu jeune à mon goût, il tente un flirt. Je répond de manière aussi légère sans imaginer que cela aille plus loin que l'échange d'un verre. En fait il avoue qu'il a fait un pari avec un pote. Se prendre en selfie avec moi. Je lui demande ce qu'il gagne s'il obtient sa photo. -Une nuit torride avec sa moitié-. Je m’exécute de bonne grâce.



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