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 Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]

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Maxine Evans

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MessageSujet: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mar 21 Nov - 15:25



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

Lorsque j'ouvre les yeux, je m'aperçois que le jour est déjà levé depuis un petit moment. Je reste toutefois dans mon lit, à contempler le plafond. Ma tête dévie sur le côté pour regarder l'heure. Dix-heures. Cela fait vraiment du bien d'avoir un jour de repos. Un jour où je ne vois pas la sale tête de mon patron. Je me lève difficilement de mon lit, je marche d'un pas lent en direction de la salle de bain. Comme personne ne l'occupe à ce moment de la journée, je vais pouvoir prendre le temps qu'il faut pour profiter d'une bonne petite douche chaude. Pas trop non plus pour ne pas faire payer des sommes astronomiques à la famille Shepherd. Pendant que l'eau chaude coule le long de ma peau, les souvenirs de la soirée d'Halloween me reviennent en mémoire. Ma rencontre avec Cassian, la soirée que j'ai passée avec lui. Notre moment intime dans la ruelle. Un sourire se dessine sur mes lèvres rien qu'à cette pensée. La soirée c'est déroulé il y a deux jours et pourtant, je n'arrive pas à me sortir le bel inconnu de mon esprit.

Ce n'est que vingt minutes plus tard que je sors de la douche. Je m'arrête devant la glace, mon regard se pose sur mon ventre, où plutôt sur la cicatrice qui s'y trouve depuis maintenant un an. Je n'arrive pas à croire que cela fait déjà un an que j'ai vécu le kidnapping. Un an que j'essaye de lutter contre mes peurs. Bien sûr grâce à Willem j'ai réussi à prendre le dessus sur quelques-unes de mes craintes, mais il me reste encore des cauchemars. Du bout des doigts je caresse la cicatrice, laissant les images de ma torture refont surface. Tout en serrant le rebord du lavabo, je secoue la tête tout en poussant des grognements pour chasser ses images de mon esprit. Je m'habille rapidement avant de descendre dans le salon, espérant de tout cœur que personne ne soit à la maison.

(…)

Je viens de passer toute la matinée à donner un petit coup de patte à Mady, que ça soit au niveau du ménage Je n'aime pas rester là à rien faire alors que la meute Shepherd m'a offert un toit au-dessus de la tête. Ce n'est qu'après le repas en « famille » que je m'installe un peu dans le canapé pour savourer cette journée de repos. Je regarde mon téléphone portable qui m'indique qu'il est bientôt dix-sept heures. J'en profite pour envoyer un message à mon loup pour le prévenir que je ne vais pas tarder à débarquer dans sa salle de boxe. Lorsqu'il est envoyé, j'attrape ma veste que j'enfile rapidement, avant de sortir de la maison, de nouveau vide.

Alors que je marche tranquillement dans les rues de Beacon-Hills, un sourire est scotché sur mon visage. Rien que l’idée que je vais passer un peu de temps en compagnie du bel oméga que j’ai rencontré lors de cette magnifique soirée d’Halloween me met de bonne humeur, chose plutôt bizarre puisque je ne le connais pas plus que ça. Pourtant, il hante mes pensées jours et nuit. C’est comme si ma louve réclame sa présence, comme si, je ne peux plus m’en passer.

Me voici devant la salle de boxe du bel oméga. J’essaye de cacher le sourire béat qui règne sur mon visage, lorsque je pousse la porte, mon cœur se met à battre rapidement. Bon sang, j’ai l’impression d’être une adolescente en chaleur. Je grogne intérieurement. Je marche dans un couloir à la recherche du boxeur. Lorsque mes yeux se posent sur une silhouette que je reconnais facilement, un nouveau sourire vient se dessiner sur mon visage, pendant que mes jambes avancent dans sa direction. « Alors beau brun, prêt pour ta visite guidée ? »



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Cassian Norton

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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mer 22 Nov - 15:42

Beacon Hills and his weirdness.
Les rayons du soleil filtrent à travers les rideaux pour inonder la pièce d’un rai lumineux mordoré. Je me tourne et me retourne dans le lit avant d’ouvrir finalement un œil puis l’autre. Ma main va maladroitement tâter la commode à ma droite pour y dénicher mon portable. L’écran indique dix heures et demi. Je me redresse doucement en constatant que Kae est déjà partie à la mairie ou elle avait finalement décroché un job d’assistante paysagiste conforme à son diplôme. Les cauchemars de la nuit précédente me reviennent en mémoire par vagues de souvenirs et je décide de ne pas m’enraciner afin de permettre à l’activité de m’occuper l’esprit. Je ne travaille pas aujourd’hui puisque le prochain cours de boxe aurait lieu demain mais je comptais tout de même y passer pour boxer un peu, nettoyer la salle et discuter avec Colton. Sans compter que je devais également chercher des pistes pour un autre job vu les disponibilités qui sont les miennes. Mon travail d'entraineur me plait énormément puisque c’est celui qui était le mien chez moi en Louisiane mais là-bas j’avais ma propre salle, mes propres employés, une image qui me servait de fonds de commerce et les rentrées du bar que j’avais à peine ouvert. Ma situation était relativement confortable. Or, si Colt est le meilleur patron qui soit, plus proche d’un pote malgré son âge avancé. Si je lui étais extrêmement reconnaissant de m’avoir accordé sa confiance aussi vite, de voir en moi le futur de la salle l’aspect pécunier des choses restait prioritaire dans mon esprit.

Je ne pensais plus que pour deux désormais et restais prudent quant à l’installation dans la ville. Si les chasseurs voulaient réellement finir le travail, il finirait bien par nous retrouver sachant que désormais quatre d’entre eux ne pourraient plus tuer qui que ce soit. Je me lève du lit et m’approche de la fenêtre pour repousser les rideaux et laisser le soleil remplir la chambre de son éclat. Un coup d’œil vers les rues en contrebas me tire un grand sourire béat. Halloween, la soirée, la ruelle. Maxine. Mon loup semble se réveiller en moi face au cours de mes pensées. Le canidé s’agite doucement me signifiant par la même ce que je sais déjà pour le ressentir pleinement. Deux jours. Cela ne fait que deux jours mon vieux. Mais, je suis d’accord avec toi elle me manque comme si cela faisait une éternité. Ce n’est pas franchement normal tu le sais. Mon loup s’agite plus brusquement en moi signe qu’il considérait que j’avais tort. Je mets fin à cette ridicule conversation intérieure avec mon double lupin ne pouvant pas me répondre. En tout cas, ce fut sans conteste la meilleure soirée d’Halloween de toute mon existence. Le visage de ma jolie louve s’affiche dans mon esprit. Encore ce possessif semblant naturel alors qu’il ne l’était pas après une première rencontre aussi fiévreuse soit elle. Un autre sourire vient effleurer mes lèvres déridant ma mine maussade d’un réveil salvateur dans un océan de malheur nocturne lorsque je découvre les croissants et le café sur la table de la chambre.

Je m’assois et lis le petit message de ma sœur. Tu dormais tellement bien que je n’ai pas voulu te réveiller pour te souhaiter une bonne journée. Vu que je me suis levé en avance je suis allé prendre ton petit dej. A ce soir Sian. Je saisis un croissant et croque avec délectation. Je t’adore petite sœur. Le café est plus que froid depuis le temps mais je m’en moque royalement. L’attention est juste adorable. Une fois mon petit déjeuner englouti, j’effectue ma toilette matinale avant d’enfiler un survêtement et d’aller faire un footing. De retour, je prends une douche expéditive mais agréable avant d’enfiler des vêtements confortables mais bien coupés. Bon, je n’en ai toujours pas des masses. Il va falloir que nous allions faire des courses K et moi. Une garde-robe aussi légère n’est pas franchement pratique. Etat d’esprit de fugitif j’imagine. Pour ma part, j’avais trouvé une autre raison de rester dans la ville. Je quitte les lieux pour aller à la salle mon sac de boxe sur l’épaule.

(…)

Je passe l’après-midi avec mon patron. Nous nous occupons de ranger et nettoyer la salle tout en discutant de tout et de rien mais surtout de boxe. Je donne mon avis sur nos élèves entre deux débats animés sur les combats les plus emblématiques de notre discipline. Une fois la salle de nouveau parfaitement rangée et presque neuve -j’exagère mais vous avez compris l’idée- je me change en tenue de boxe et vais m’entrainer avec Colton en guise de coach. Frapper sur les sacs me défoule grandement et me permets d’évacuer les restes d’anxiété et d’émotions négatives de la nuit. Je me doute que mon patron doit bien comprendre que quelque chose nous est arrivé à ma sœur et moi pour que nous débarquions ici dans cette petite ville de Californie vu la hargne sans nom que je mets dans chaque coup porté à ma cible d’entrainement, vu le feu dans mon regard, vu l’expression que j’arbore en cognant encore et encore en sautillant. Mais, il ne me demande rien. Il accepte mon silence et le respecte. C’est pour cela plus que tout le reste que j’aime Colton et que je le trouve formidable. Deuxième douche de la journée hautement nécessaire puisque j’ai fini recouvert d’une pellicule de transpiration.

Me voilà dans le bureau de l’humain avec lui assis sur la banquette et moi face à l’ordinateur en train de chercher un second job. L’ancien me conseille de voir du côté du coaching à domicile qui est en train d’exploser et peut rapporter gros vu la facturation du déplacement comparativement à l’inscription dans une salle. Je discute avec lui autour de ce job avant de lui confier que je préférerais néanmoins des horaires stables comme à la salle plutôt que de devoir me plier aux disponibilités des clients. Il me conseille alors de regarder du côté du campus. En effet, l’un de nos poulains est étudiant et ce dernier se plaint que la fac n’a pas encore réembauché de prof de sport. Mon téléphone vibre dans ma poche. Je le tire de là et lis le message de Max qui vient d’arriver. Un sourire béat illumine mon visage. Le loup dans mes veines roule sur lui-même en jappant. Je lève les yeux au ciel. Comment ce prédateur traumatisé pouvait réagir comme un louveteau chaque fois que Maxine entrait en ligne de compte ? Cela me dépasse. Mais, je suis aussi heureux que lui et le sourire vissé sur mes lèvres ne veut pas s’en aller. Colton esquisse un sourire amusé. Je crois qu’il a deviné le cours de mes pensées puisque je ne suis plus très attentif tout d’un coup. Il sait que je sais qu’il sait…

(…)

Mon loup sent la présence de la Beta bien avant qu’elle n’apparaisse dans mon champ de vision. Il exprime son contentement de manière tellement peu discrète en hurlant dans mon esprit que je sais déjà qu’elle est là. Je me retourne prestement pour la voir avancer vers moi un sourire éclatant sur ses jolies lèvres toujours aussi désirables. Un sourire jumeau du sien vient se greffer sur mon visage et je m’approche à mon tour d’elle d’un pas guilleret. Mes bras viennent enserrer sa taille et je me penche pour humer son délicieux parfum dans le creux de son cou avant de déposer un baiser tendre sur ses lèvres. Si Colton n’était pas là je me serais laissé aller à un baiser bien plus fougueux nettement plus en adéquation avec mon humeur quant à ces retrouvailles. Plus que prêt ravissante demoiselle dont je n’arrive toujours pas à déterminer la couleur de cheveux. Bah, je finirais bien par y arriver un jour ne t’en fais pas. Colton s’avance. Je comprends mieux d’où te vient le sourire béat de tout à l’heure maintenant.

Je lui fais les gros yeux bien que cela ne me dérange pas que Max sache l’effet que me procure la perspective de passer du temps avec elle. Je lui fais les gros yeux pour la forme donc. Maxine, je te présente Colton mon patron. Colton, je te présente Maxine. Je n’ai pas collé quoi que ce soit derrière son prénom parce qu’il n’y a encore rien d’officiel. Quand bien même le loup dans mes veines aurait voulu que je dise un ma jolie louve. Devant un humain, il perd la boule celui-là. Allez amusez- vous bien les tourtereaux dit l’ancien boxeur avant de tourner les talons. Nous quittons la salle de boxe et une fois à l’extérieur je prends sa main dans la mienne. Non pas parce que mon loup me le réclame ardemment mais bien parce que j’en ai particulièrement envie. Alors, on commence par quoi ?
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Ven 24 Nov - 10:16



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine


Je continue de marcher tranquillement dans le local de boxe, tout en ne quittant pas la silhouette du bel oméga des yeux. Je le vois se retourner dans ma direction avec lui aussi un large sourire sur les lèvres. Mon cœur fait un bon dans ma poitrine. Qu'est-ce qu'il peut être séduisant avec un sourire pareil. Cassian s'approche de moi d'un pas très léger. Lorsque ses bras viennent entourer ma taille, mes bras eux, viennent entourer son cou, j'en profite aussi pour lui déposer un petit baiser dans son cou. L'oméga embrasse mes lèvres d'un baiser tendre, que je prolonge. Cela fait pourtant deux jours que je l'ai pas vu et pourtant, j'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu. Je ris doucement. « J'espère bien que tu finiras bien par trouver. Même si je t'avoue que ça me fait rire de te voir galérer… » Je lui lance un regard remplis de malice.

Une voix masculine autre que celle de beau loup se met à raisonner dans mes oreilles. C'est fou, le fait d'être en présence du loup me fait complètement oublier le monde extérieur. Il n'y a que lui et moi qui compte. Je détourne mon attention sur un homme ayant très certainement la quarantaine. J'affiche un sourire amical lorsque Cassian nous présente. « Enchanté Monsieur ». Je dépose ensuite mon regard sur l'oméga, qui fait les gros yeux à son patron, en voyant ça, je ne peux m'empêcher une nouvelle fois de rire gentiment de lui. Apparemment je ne suis pas la seule à être contente de pouvoir passer du temps en sa compagnie. Le patron du boxeur nous balance une phrase qui me fait monter immédiatement le rouge aux joues avant de tourner les talons et de s'en aller. Tourtereaux…. Est-ce que l'on est officiellement ensemble alors que ce n'est que le deuxième jour ou l'on se voit ? Cela m'étonnerais, mais j'avoue qu'au plus profond de moi, j'espère qu'un jour ça sera le cas.

Cassian et moi sortons de la salle de boxe. Lorsque nous franchissons les portes, je sens la main du boxeur venir dans la mienne. Un nouveau petit sourire vient se dessiner sur mon visage, alors que ma main serre un peu plus sur celle du loup. Possessive ? Juste un peu. « Mhm… Je te propose de commencer directement par le centre-ville et après je te montre les alentours ? » Je n’attends pas une réponse de sa part que je l’entraîne déjà dans le sens opposé. Nous marchons tranquillement l’un à côté de l’autre, nos mains toujours accroché l’une à l’autre. Ce contact pourtant simple, me procure un bien fou.  

Je lui montre les différents restaurants, celui dans lequel je travaille également, mais je ne m’y attarde pas trop. Je l'entraine plus loin pour lui montrer les différentes boutiques. Nous arrivons devant le poste de police et un peu plus loin se trouve l'hôtel de ville… « Alors, parle-moi un peu de toi, d'où tu viens ? » Je dépose mon regard sur l'oméga, attendant patiemment une réponse. Me rendant compte que je suis un peu trop curieuse, j'affiche une mine désolée avant de reprendre « Désolée si je suis trop curieuse, dis-le-moi.. »


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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Ven 24 Nov - 22:02

Beacon Hills and his weirdness.
La main douce et chaude de Max dans la mienne, je sens la paix de mon âme m’envahir progressivement comme si par ce simple contact d’une tendresse bien réelle, les ténèbres de ma prison intérieure se voyaient implacablement chasser par les rayons éclatants du soleil le plus rayonnant qui soit. Cette énigme a quelque chose de fascinante mais je ne m’attarde pas dessus bien trop ravi de sentir ses doigts enlacés dans les miens alors que nous nous éloignons de la salle de boxe d’un pas léger. Son sourire étincelant me réchauffe bien plus que le corps et j’aimerais qu’elle ne cesse jamais de sourire afin qu’elle puisse éclairer ma vie de la sorte ainsi que parce que ce sourire et l’expression qui domine celui-ci sont juste craquants. La passion ne me quitte jamais lorsqu’elle est dans les parages mais celle-ci est en ce jour différente plus douce, tempérée et tendre.

Mon loup ne boude pas son plaisir dans mes veines. Mon animal intérieur dégouline de bonheur à un point presque risible. J’imagine le prédateur sautiller dans sa prison de chair et me rends compte que je me moque de moi même puisque nous ne faisions qu’un grâce à sa présence apaisante. Sa main se resserre sur la mienne alors que nous atteignons une avenue assez fréquentée et mon double gronde de contentement suite à ce geste possessif. Quant à moi, je laisse un sourire plus prononcé étirer mes lippes. Si elle savait à quel point elle m’avait manqué durant les deux jours précédents alors même que nous ne nous connaissions à peine et à quel point j’avais pensé à elle, je ne pense pas qu’elle ressentirait le besoin de raffermir sa prise sur ma main. Mon regard illuminé d’une lueur de satisfaction oblitère complètement les autres représentantes du beau sexe autour de nous.

Un filet de vent porte son parfum envoûtant jusqu’à mon nez et j’inspire la brise sans m’en cacher. C’est toi la guide Max. Je te suivrais où tu voudras. La ville est ancienne non ? La louve n’attend pas ma réponse pour me tirer par la main dans la direction opposée. Hey. J’ai pesté pour la forme. Le simple fait de passer du temps avec elle embellit ma journée et me rassérène. Puis bon, si je me plains c’est parce que j’ai failli lâcher sa main sans faire exprès. Ouais bon, cela n’a rien de dramatique mais bon. Je ne veux pas briser ce contact. Je confesse que mon loup rend tout beaucoup trop intense. Je me cache derrière mon double lupin là non ? Nous arpentons la ville d’un pas tranquille sous des nuages grisonnants et un brin de vent automnal. J’éclate d’un rire franc lorsqu’elle me présente les différents restaurants du centre-ville. Tu me connais bien on dirait ! Ça sent bon non ? Tu n’as pas faim ma belle ?

Max lève les yeux au ciel et me tire un peu plus loin. Cette fois, elle ne s’attarde pas sur ce restaurant qu’elle me présente comme celui où elle travaille. Je comprends que le lieu ne lui plait pas des masses vu la vitesse avec laquelle nous dépassons le lieu. Cela m’attriste qu’elle doive remplir un job qui ne lui plait pas. J’ai la chance de vivre de ce qui me passionne mais je sais que ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Le fait que cela soit le cas de la louve à coté de moi me déplait grandement mais je ne vois pas ce que je pourrais faire dans l’immédiat. Je n’aurais qu’à l’interroger à ce sujet plus tard et à essayer de l’aider comme je le pourrais. Nous passons devant différentes boutiques branchées comme le sont souvent celles des centre villes et cela me rappelle qu’un peu de shopping ne pourrait pas me faire de mal. Le regard de Max ne s’attarde pas sur les devantures clinquantes. Les clichés sur les femmes en prennent durement pour leur grade avec ma jolie louve. Nous dépassons ensuite le poste de police qui me rappelle oncle Madd pour arriver au pied de l’hôtel de ville. Son regard se pose sur moi tandis qu’elle m’interroge. Il fallait dire que j’avais bien fait attention à rester évasif jusque-là. Mon cœur se serre et mon regard se fait hagard alors que suis submergé par une vague de souvenirs de mon passé idyllique. Une vague qui me ramène irrémédiablement au drame.

Mon expression se fait grave tandis qu’un sourire triste parachève l’assombrissement de mon visage. Maxine sent ma peine puisqu’elle se rétracte en s’excusant ce qui me gêne. Elle n’a pas à s’excuser de vouloir me connaitre. C’est normal. Pour ma part je souhaite tout connaitre d’elle. Je déteste voir cette expression coupable sur ses traits ravissants. Je me sens presque coupable de la faire culpabiliser c’est pour dire à quel point. Mais, je ne suis pas prêt à lui avouer les raisons de ma présence ici. L’humain que je suis est soumis à certaines barrières que le loup en moi ne reconnait pas. J’ai besoin de son corps contre le mien pour m’apaiser alors je lâche sa main pour me blottir contre elle dans son dos. Mes bras enserrent doucement sa taille et je pose mon menton sur son épaule pour pouvoir me baigner dans son parfum. Une fois apaisé, je réponds sans me départir de mon sourire triste. Ne t’excuse pas Max. C’est normal que l’on se découvre l’un l’autre. Je suis né en Louisiane dans la ville d’Alexandria il y a vingt huit ans. La ville est située en plein cœur de l’Etat. Le climat est bien différent d’ici. Il fait chaud et moite l’été. C’est relativement difficile à supporter pourtant cela me manque. La plaine dans laquelle se trouve la ville est cernée de forets et de marais.

Je dépose un baiser sur sa joue en me rendant compte que je faisais plus une annonce publicitaire qu’autre chose. J’ai quelques notions de français comme un paquet de gens de là-bas. L’héritage socio-culturel est encore bien ancré. Tu veux que je te dise quelque chose en français ? Attends laisse moi réfléchir. Je fouille dans ma mémoire et creuse durement pour trouver quelque chose à dire dans cette langue réputée romantique. Je…Je vous…trouve craquante mademoiselle Evans. J’ai lamentablement bégayé et ais écorché certains mots mais j’ai réussi à sortir quelque chose de mignon. Je lui traduis mes paroles en riant avant de l’interroger à son tour sans bouger d’un iota. Je pourrais rester ainsi pendant des heures. Et toi ? Que peux tu me dire sur ta vie à Beacon Hills ? Quelque chose que tu n’as jamais dit à personne ?
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Sam 25 Nov - 12:16



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine


Nous nous sommes arrêtés devant l'hôtel de ville. Je viens de demander à Cassian d'où il vient, mais je vois son visage s'attrister suite à cette question. Je m'en sens mal à l'aise tout d'un coup. Pourquoi est-ce que j'ai posé cette maudite question. Il faut toujours que je trouve le moyen de tout gâcher. Je n'ose même plus prononcé un mot pour ne pas m'enfoncer encore plus, mais surtout pour ne pas le rendre encore plus triste qu'il semble l'être. Je n'aime pas le voir avec cette moue. Je préfère largement le voir avec un sourire sur ses lèvres. Mon petit loup lâche ma main, pour venir se mettre derrière moi. Il passe doucement ses bras autour de ma taille. Mes mains viennent automatiquement se positionner sur les siennes, mes pouces caressent le dos de ses mains. Lorsque qu'il pose son menton sur mon épaule, je sens son souffle chaud sur mon cou, ce qui me fait frissonner et me faire pencher légèrement en avant. Je me recolle finalement contre son torse. Je ferme les yeux afin de profiter de ce moment parfait. Le loup répond finalement à ma question. Un nouveau sourire vient prendre place sur mon visage lorsqu'il m'annonce qu'il est normal que nous nous découvrions. Il m'indique qu'il vient de la Louisiane, mais plus précisément dans la ville d'Alexandria. De ce que j'ai pu entendre, c'est une ville magnifique. Et les propos de mon petit loup me le confirment. La ville que j'aimerais un jour découvrir c'est la Nouvelle-Orléans. Surtout pour voir le défiler de mardi gras et entendre la musique typique de la Louisiane.

Je ne peux m'empêcher de rire suite à ce que vient de m'annoncer l'oméga. On dirait qu'il bosse dans une agence de voyage rien qu'à entendre la description qu'il vient de m'en faire. Mais au moins, grâce à cette description aussi détaillé, je sais d'où il vient. « Malgré le climat, ça doit quand même être une ville magnifique ». Je n'ai malheureusement pas eu la chance de voyager. Je suis née à Beacon-Hills, j'ai grandi ici et je crois que j'y finirais mes jours également. Ce n'est vraiment pas avec le salaire de serveuse que j'arriverais à aller voir ailleurs. Cassian m'informe qu'il a quelques notions en français. Je tourne légèrement la tête sur le côté afin d'apercevoir le doux visage du loup. « J'ai hâte d'entendre ça ».

Lorsque le bel oméga, prononce cette fameuse phrase en français, mon cœur rate un battement. Je l'avoue je n'ai pas vraiment compris ce qu'il vient de me dire. Cassian a dû le remarquer puisqu'il me la traduit instantanément en riant. Ça y est, j'ai littéralement craqué. Je suis folle de lui. Je pose une main sur sa joue que je caresse doucement, tout en lui volant un baiser. « Je te retourne le compliment Mr Norton, moi aussi je vous trouve très craquant »

Cassian me questionne à mon tour sur ce que je peux lui raconter de ma vie dans cette petite ville bien mouvementée. Je laisse échapper un soupire, alors que mon cerveau cogite à vive allure. Je détache à contre cœur de notre étreinte, pour aller m'asseoir sur la deuxième marche de l'hôtel de ville. Je reste un moment silencieuse. Mon regard est focalisé sur le sol, je n'ai pas très envie qu'il voit ma mine défaite, même si j'imagine qu'il doit la ressentir. Je finis par reposer mon regard pour croiser celui du bel oméga. Autant tout lui avouer, peut-être que j'arriverais à mieux me sentir après. « Ma vie n'a pas été rose dans cette ville. » Je marque une nouvelle fois une pause. J'essaye de trouver les mots pour lui expliquer tout ce que j'ai traversés… « Quand j'avais dix ans, j'ai perdu mes parents à causes des chasseurs. Mon oncle s'est occupé de moi par la suite, mais le destin à décider de me l'arracher comme mes parents. J'ai donc arrêté mes études pour me trouver un boulot de serveuse…»

Un nouveau silence s'installe. Je ne sais pas si j'ai envie de continuer de lui raconter les malheurs qui me sont arrivés par la suite, surtout le passage du kidnapping, qui je l'avoue me fait faire encore de mauvais rêves. Je n'en ai pas parlé à Willem. Je ne lui ai pas non plus raconté que j'ai toujours un peu peur de me retrouver seule dans une rue sombre. Je me gratte la tête, suite à la gêne que je viens de créer. Mon ventre se met à gargouiller tel un monstre sorti tout droit des films. Je pose immédiatement ma main sur mon abdomen pour contenir le gargouillis. Je relève doucement mes yeux dans ceux de Cass'. « Finalement, je suis tenté d'aller manger un petit morceaux…Et si tu veux, je continuerais le récit sur ma merveilleuse vie ici… » Je tente un brin d'humour pour détendre l'atmosphère mais j'échoue lamentablement.



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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Lun 27 Nov - 12:05

Beacon Hills and his weirdness.
Le rire mélodieux et suave de ma jolie louve me fait toujours le même effet depuis la dernière fois. J’espérais que malgré le retour de nuages sombres et menaçants dans mon ciel intérieur notre sortie en amoureux car je ne trouve pas de terme plus adéquat et cela ne me dérange pas franchement d’ailleurs serait placée sous des hospices un brin plus joyeux. Que je puisse m’enivrer de sa présence délicieuse jusqu’à ce que nos chemins ne se séparent malheureusement de nouveau et continuer de baigner dans cette rivière paisible loin des rives ténébreuses de mon âme torturée. Ce rire est plus qu’un simple son agréable et qui l’est d’autant plus qu’il émane de la sublime louve pressée contre moi. Ce rire est une délivrance. Une épée tranchant la noirceur de mes pensées d’un éclat acéré. Ce rire représente bien plus que ce qu’il signifie en ce moment précis. Ce rire chaud au milieu de cette ville sous ce temps résolument automnal porte quelque chose en lui. Quelque chose de doux, de lumineux, de précieux. Quelque chose d’invisible mais pourtant bien palpable. Le germe d’un avenir vainqueur d’un présent plein de souffrance. Ce chant du cœur est une ode à la vie et j’aimerais pouvoir le graver au plus profond de moi-même afin de l’entendre de nouveau dans les moments difficiles, compliquées ou dangereux. L’entendre de nouveau lorsque j’en aurais le plus besoin. L’entendre de nouveau lorsque je ne serais plus capable de me rappeler qu’il existe de la beauté en ce monde afin de me le remémorer.

Ce rire me prend aux tripes et me caresse le palpitant. Mon menton sur son épaule et mes bras autour de sa taille désirable, je sens mon sourire triste et mon visage marqué par la mélancolie se dérider et se transformer en un masque facial bien plus solaire malgré le poids de plomb dans mon cœur. Ses mains se sont posées sur les miennes et ses pouces caressent doucement le dos des miennes. Malgré son mouvement initial, la jeune femme est revenue se blottir contre moi. C’est une ville fantastique en effet. Les étés sont simplement éprouvants à cause du climat subtropical mais c’est le cas dans toute la Louisiane. J’aurais aimé pouvoir lui dire que j’adorerais la lui faire visiter un jour si elle le voulait mais je ne remettrais certainement plus jamais les pieds là-bas. Quand bien même la menace des chasseurs n’existerait pas ce dont je doute particulièrement je ne pense pas que je pourrais parvenir à repasser devant les lieux ayant marqué mon existence alors même que ma famille et ma meute avaient été massacrés dans les environs de la ville. Cela serait simplement au-dessus de mes forces. Ce qui est dommage parce que j’aurais adoré voir sa réaction face au gigantisme et à l’ambiance unique de la fête d’Halloween de NOLA. Alors, je préfère la distraire en essayant de la charmer d’une jolie phrase en français après lui évoqué l’ancrage encore bien réel de la langue du pays de la tour Eiffel et des baguettes dans l’Etat m’ayant vu naitre. J’espère ne pas trop gâcher l’effet des mots que je prononce vu ma difficulté à retrouver la formulation exacte mais je finis par y parvenir après moult hésitations et bégaiements me rappelant que j’aurais du ètre plus assidu en cours de langue. Je comprends à son expression que le sens de ma modeste tirade lui a échappée et la lui traduis donc en riant. Une de ses mains vient doucement caresser le chanvre de ma joue tandis que ses lèvres viennent effleurer les miennes dans un baiser m’apaisant bien plus rapidement que n’importe quoi d’autre. Un sourire en coin étire mes lèvres lorsqu’elle me retourne le compliment.

Il n’y a rien en ce bas monde de plus craquant que sa moue boudeuse. A si son ravissant sourire. A moins qu’il ne s’agisse du petit pli se formant sur son front lorsqu’elle arborait une expression concentrée. Mon cœur balance. Je me rends à mon tour compte que je venais de poser une question délicate ou plutôt indélicate en la voyant se fermer à son tour l’espace d’un instant. Un soupir s’échappe de ses jolies lèvres avant qu’elle ne se détache doucement de mon étreinte. Max va s’installer sur la première marche de l’hôtel de ville en silence et mon cœur se serre durement. Elle ne réagirait pas ainsi si ce qu’elle s’apprêtait à me dire ne la faisait pas souffrir ou n’était pas douloureux. Son attitude reflète celle qui fut la mienne quelques instants plus tôt et une pointe d’inquiétude vive me traverse de part en part. Je m’approche lentement d’elle pour me fixer juste devant elle. Sa mine défaite, la tristesse dans ses yeux, le pincement de ses lèvres tout en moi me pousse à me rapprocher d’elle pour essayer de la réconforter en lui caressant les cheveux, en déposant des baisers dans son cou ou simplement en passant une main dans son dos mais je respecte le fait qu’elle ait eu besoin de s’éloigner de moi pour prendre le temps de peser le pour et le contre de sa confidence. Si cela te coûte trop, tu n’es pas obligée de m’en parler Max. Pas maintenant si tu n’es pas prête. Je ne voudrais pas que tu te sentes…Obligée. La louve m’interrompt. Visiblement, elle a fait son choix. J’ai envie de me coller des baffes pour être la cause de la tristesse sur ses traits. Ses yeux passent du sol aux miens alors qu’elle m’avoue que sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Une nouvelle pause au cours de laquelle la jeune femme semble chercher ses mots. Je respecte son silence pudique mais rien ne pouvait me préparer à ce qui allait suivre. Dans mes veines, mon loup s’agitait furieusement de nouveau rageur à l’idée que quelque chose ait pu blessé et causé autant de peine à notre jolie louve. Il tourne en rond comme un fauve prêt à bondir et quand bien même je partage entièrement son état d’esprit, me montre un brin plus calme que lui.

Mon instinct de protection atteint des sommets vertigineux en ce qui la concerne ce qui n’avait rien d’étonnant eu égard à certaines choses mais paradoxalement l’était au regard du fait que nous nous étions rencontrés il y a deux jours. Seulement, je n’analyse pas les choses. Je les vis du moins j’essaie désormais de le faire. C’est ainsi que je fonctionne depuis mes premiers pas. Lorsqu’elle termine de m’exposer ce qu’elle avait vécu, subi et affronté à un âge aussi précoce que ce fut le cas pour Ryan, mon loup cesse immédiatement son manège de prédateur enragé dans son antre. Abasourdi autant que je le suis, mon double animal s’est figé. Je sens un tourbillon d’émotions violentes remonter en moi. La tristesse pour ce qu’elle avait vécu, la compassion pour une personne ayant vécu la même chose que moi, la rage de la voir si triste, la colère contre les meurtriers impunis de nos cauchemars, le désespoir de découvrir que mon cas et celui de Kae n’était pas isolé et que mon protégé et ma jolie louve avaient vécu le traumatisme que je ressentais, la haine brûlante et dévorante inflammable et dangereuse contre tous les chasseurs sans exception. Cela et tant d’autres choses. Mon sang boue littéralement dans mes veines et je dois me maîtriser pour ne pas démolir la poubelle située un peu plus loin à coups de poings et de pieds. Contrairement à moi, mon loup est calme et stoïque dans mes veines. Il regarde Max d’un œil neuf comme s’il avait trouvé quelque chose. Une louve capable de le comprendre pleinement ?

Je peux sentir que son attrait pour la jeune femme se fait plus profond. Je me remémore nos ébats enfiévrés dans la ruelle et sa cicatrice sur l’abdomen. Je n’y avais pas vraiment prêté attention tant j’étais pris dans la violence du désir. Je manque d’exploser littéralement et d’hurler ma rage à la face du monde. Cet ange tombé du ciel avait survécu à l’enfer et pour cela elle avait mon respect, mon admiration et bien d’autres choses.  Mon corps est tendu comme un arc bandé, ma bouche s’ouvre et se referme signe que bien que je sache que je devrais dire quelque chose je ne suis pas sûr de trouver les mots justes ce qui est un paradoxe sans nom vu ma situation et la réciprocité nous liant. La vérité c’est qu’il n’y a pas de mots justes. Rien ne saurait suffire. Le silence est porteur de cet intime qui apaise, qui ressource. Mes mains tremblent tant je suis incapable de masquer l’émotion que me procure cet aveu. Je dois avoir l’air de quelqu’un de névrosé là tout de suite. Après l’avoir baigné dans une vague d’amour car c’est bien de cela dont il s’agit dans mes yeux, je finis par détourner brusquement le regard.

J’ai tant de questions. Pourquoi ce monde est-il si profondément et irrémédiablement injuste ? Oncle Madd avait-il complètement raison en tout point ? Est-ce que mon loup avait senti cette complicité tragique le soir de notre rencontre ? Etait-ce pour cela qu’il avait tout de suite été intrigué puis conquis par elle ? Etait-ce pour cela qu’elle ne m’avait pas jugé lorsqu’elle avait découvert le bleu électrique de mes prunelles ? Et surtout. Surtout. Pourquoi me l’avait-elle avouée alors même que nous nous connaissions à peine ? Mon regard se lève pour se porter sur le sommet de l’hôtel de ville devant moi et j’inspire une grande goulée d’air frais. La confiance qu’elle m’accordait de facto me touchait profondément. D’autant plus profondément que je savais à quel point cela pouvait être difficile d’évoquer ce genre de chose. Je lui devais bien de dépasser mes propres réserves. Je la contemple regarder le sol avec le cœur saignant puis se gratter le cuir chevelu. Maxine Evans. Je fais le serment de te protéger. Tu es ma lumière. Je ne laisserais jamais quoi que ce soit te faire du mal. Son estomac ou plutôt le gargouillis qui en émane met un terme brutal à l’ambiance délétère dans laquelle nous venions de nous enfoncer.

J’ai réussi à garder mon calme mais je suis incapable de retrouver une expression avenante, épanouie ou satisfaite quand bien même sa présence m’apporte cela naturellement. C’est juste au-dessus de mes forces de retrouver le sourire alors que je viens d’apprendre qu’elle est orpheline. Sa main se pose sur son abdomen comme si elle voulait contenir le cri du monstre. En d’autres circonstances j’aurais probablement esquissé un sourire amusé ou lâcher une petite blague mais là mes lèvres sont crispés comme le reste de mon corps. Ses yeux reviennent se plonger dans les miens et je lui tends une main pour l’aider à se relever avant de la serrer contre moi dans un réflexe. Je ne sais pas qui de nous deux a le plus besoin de cette étreinte mais je lui offre ce câlin comme si je voulais faire passer ce que je ressens à travers ce biais. Puis, après avoir déposé un baiser tendre sur son front, je réponds. Allons manger quelque chose. Ton estomac ne nous pardonnerait pas de le laisser vide. Non, je ne veux pas que tu parles de ce qui te cause de la peine ma belle.

(…)

C’est main dans la main que nous sommes arrivés dans cette charmante petite brasserie. Pourtant, malgré la délicieuse chaleur de sa paume contre la mienne et de ses doigts enlacés aux miens, je n’ai pas décoché un seul mot de tout le trajet. Mon expression fermée n’a pas bougé d’un iota alors même que nous nous sommes installés face à face. Je ne parviens pas à faire abstraction de ce qu’elle avait du vivre sans compter que sa cicatrice me turlupine. Obsessionnel. La mine défaite de Max, sa petite voix marquée par l’émotion, ses paroles, la cicatrice. Tout cela repasse en boucle dans mon esprit alors que je contemple la carte des sucrés. Mes yeux zieutent son visage entre deux lignes de la carte. Mon loup est toujours aussi calme ce qui m’étonne et me met en colère. Me met en colère parce que l’animal est bien plus sage que moi sur ce coup-ci. Je sais pertinemment que ma rage contre ce qu’elle a vécu est légitime mais ce n’est pas cette rage qui pourrait l’aider à aller mieux mais bien une attitude plus posée or j’en suis proprement incapable. Le cercle vicieux est en place. Je finis par soupirer et parviens difficilement à esquisser un sourire en plongeant mes yeux dans les siens. Qu’est ce que tu veux manger Max ? Personnellement, je pense que vu l’ogre que je suis. Des muffins, des donuts et des cupcakes ne seraient pas de trop. Un café latté pour moi et toi ?

Une serveuse arrive et prend notre commande avant de repartir prestement. Le cycle recommence mécaniquement après cette accalmie jusqu’à ce que la main de la louve se pose sur la mienne et que ce simple contact me procure un effet apaisant d’une force évidente puisque je quitte le piège néfaste de ma pensée désabusée pour me refocaliser sur le présent. Nos yeux se croisent et son visage achève de me calmer néanmoins cela m’amène sur d’autres sentiers non moins douloureux. Elle avait fait preuve d’une honnêteté impressionnante et d’une confiance en moi presque aveugle. Je ne pouvais pas me montrer réservé de mon côté. Le ciment des relations était la confiance et la balance devait être équilibrée pour que cela puisse fonctionner. Mon regard accroche la silhouette familière d’un instrument qui me plaisait particulièrement. Dire que j’avais manqué ce piano en entrant tant j’étais engoncé dans mes pensées. Un sourire triste étire mes lèvres alors que je saisis la main de la jeune femme et me lève. Viens. Suis-moi. Tu as été sincère avec moi, je te dois la même chose. Une fois devant le piano, je m’installe sur le banc et l’invite à venir s’installer sur mes genoux avant de poser mes doigts sur les touches bichromes et tirer une brève mélodie de cette caresse familière.

C’est ma mère qui a voulu que je m’y mette quand j’avais huit ans. A l’époque, je ne voulais pas. Dissipé, je préférais largement faire les quatre cents coups avec Anza ma meilleure amie. Pourtant, dès que je m’y suis sérieusement intéressé je suis littéralement tombé amoureux de cette instrument classique et intemporel. Ce que je veux dire c’est que…Ce que je veux dire c’est que je sais ce que tu as dû ressentir. Ce que tu ressens peut être encore là. Dis-je en posant une main sur l’emplacement de son cœur. Mon menton se pose sur son épaule comme tout à l’heure à croire que cela allait devenir une habitude. Ma voix se fait murmure. Si, je me trouve ici dans cette ville que je ne connaissais pas avec ma petite sœur c’est parce que ma famille ainsi que ma meute ont été massacrés par des chasseurs sans raison un soir de pleine lune. Nous avons fui pour survivre et j’en éprouve encore une honte féroce quelque fois. J’ai…J’ai tué Max pour sauver Kae. Je n’aurais pas eu la force de continuer sans elle. J’ai tué et je serais prêt à le refaire si elle était de nouveau en danger ou si tu étais en danger. Je ne suis pas quelqu’un de bien ma belle. Je pense qu’il fallait que tu le saches. Je fuis son regard et fixe celui-ci sur les touches du piano devant nous. Je ne veux pas la perdre alors que j’ai besoin d’elle dans ma vie. Mais, je ne veux pas qu’elle se fasse une image faussée de moi. Je comprendrais parfaitement qu’elle s’en aille brutalement et ne veuille plus jamais me revoir. Pourquoi masquer toute la peine déchirante qui me nargue chaque nuit depuis des semaines sous une apparence de culpabilité ? Ne pas vouloir s'effondrer ou être trop fier pour le faire.
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Lun 27 Nov - 16:44



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

Je suis toujours assise sur les marches de l'hôtel de ville, je réfléchis aux mots que je vais employer pour l'informer de ce que j'ai vécu étant enfant. De longues minutes de silence s'imposent entre nous. Même mon loup ne prononce aucun mot. Il me laisse le temps de la réflexion, à savoir si je vais lui dire ou non. Je pèse le pour et le contre. Une sensation de frayeur s'empare de moi. J'ai peur qu'il s'en aille parce que j'ai toujours une crainte immense en moi. La silhouette de loup vient se positionner devant moi. Un infime sourire vient sur mon visage triste, à entendre la phrase qu'il vient de me prononcer. Non, je ne me sens en aucun cas obligée. Je lui annonce donc ce que j'ai traversé durant mon enfance. La perte de mes parents et plus tard, la perte de mon oncle. Mes yeux se posent une nouvelle fois dans ceux de l'oméga. Celui-ci reste étrangement dans un silence, disons-le de mort. Je ne suis pas vraiment très rassuré par ce mutisme. Mes yeux dérivent de son beau visage à ses mains maintenant tremblotantes. Oups, je crois qu'il n'apprécie pas ce que je viens de lui annoncer. En même temps, quelle personne n'éprouverais pas de la haine avec ce que j'ai vécu. Je dépose mes mains sur les siennes pour essayer de le calmer, car même s'il ne prononce aucun son, je sens bien qu'il bouillonne de l'intérieur. Je trouve ça vraiment touchant et mignon ce genre de comportement.

Alors que je m'apprête à ouvrir une nouvelle fois la bouche pour combler ce silence qui commence je dois l'avouer à me peser, mon ventre se met à faire des siennes. Un énorme gargouillis s'en échappe. Parfois je me demande si ce n'est pas ma louve intérieure qui se manifeste. Un sursaute au deuxième gargouillis, avant de plaquer ma main sur mon ventre pour limiter le bruit. Je n'ai pas envie qu'il croit que je ne mange pas, alors que je suis une vraie gourmande, surtout lorsque Mady nous fait sa fameuse tarte aux pommes. Rien que d'y penser j'en salive d'avance. Cassian me tend une main pour m'aider à me relever. Je l'attrape volontiers et je me retrouve dans ses bras, qui me font sentir en sécurité. Finalement, je n'ai pas besoin de mots pour me réconforter. Je crois que la seule façon de me réconforter c'est de me retrouver dans ses bras. Plus rien ne compte, il n'y a que lui et moi. Je me colle un peu plus contre lui. J'hume son parfum pour l'ancrer dans ma mémoire. Je sens ses lèvres venir se poser sur mon front pour y déposer un petit baiser. Je relève ma tête pour le regarder. Je pourrais rester des heures sans bouger à l'admirer ainsi. Il est tellement beau. « Je sais bien oui mais, il faudra bien un jour que j'arrive à en parler sans crainte… » J'affiche une mine triste. Sans compter Willem, je ne me suis jamais confié à qui que ce soit. Mes deux premiers alphas se sont évaporés lorsque j'avais le plus besoin d'eux. Ma cousine Nausicäa a disparue du jour au lendemain. Excepté Will et Cass', je n'ai personne à qui me confier.

C’est main dans la main que nous marchons tranquillement dans les rues de Beacon-Hills. Un silence de mort s’est installé entre nous. Finalement, je crois que j’aurais mieux fait de me taire, l’ambiance aurait été beaucoup plus joyeuse. Mais je préfère jouer la carte de la franchise, pour moi la sincérité est primordiale dans un couple. Cela nous prouve que l’on peut avoir confiance envers l’autre. Un soupire de bien être s’échappe de ma bouche lorsque nous pénétrons dans la petite brasserie. Ça fait tellement du bien d’être au chaud. Nous nous installons à une table vide, l’un en face de l’autre.  J’attrape une carte que je contemple avec attention. Il y a tellement de bonne chose que je ne sais pas ce que je veux. J’entends un soupire s’échapper des lèvres de mon bel oméga. Je relève les yeux de la carte pour les poser une fois encore dans ceux du loup. «  Trop de choix pour moi, je pense que je vais prendre la même chose que toi. »

Une serveuse débarque à notre table. Elle note notre commande avant de s'en aller voir d'autre client. Je sens bien que le loup n'est pas bien depuis ce que je lui ai avoué un peu plus tôt. Je pose mes mains sur les siennes et affiche un petit sourire pour essayer de le réconforter. « Cass', ne t'inquiète pas ça va je t'assure. » Il est vrai que la perte de toute ma famille m'a littéralement détruite de l'intérieur, mais j'ai réussi difficilement à remonter la pente petit à petit. Et puis, il faut dire que Willem m'aide beaucoup également. Même si mon alpha n'est pas au courant de cette partie de ma vie, il arrive me faire rire avec ses bêtises à et à me faire sentir vivante le temps d'un instant.

Le regard de l'oméga est ailleurs. Je ne peux pas m'empêcher de le regarder. Il est tellement beau avec sa petite barbe de quelques jours. Son air si ténébreux, qui cache pourtant une personne souriante derrière. Le voilà qu'il affiche un sourire triste, je n'aime vraiment pas le voir ainsi, je me sens coupable. Je lui attrape la main tout en le suivant. « Ne te sens pas obligé de faire la même chose Cass'.. » Mon petit loup m'entraîne jusqu'au piano que je n'avais même pas remarqué en entrant dans le bâtiment. Il s'installe sur le banc et m'invite à m'installer sur ses genoux, chose que je fais avec plaisir. Mes bras viennent entourer son cou, pendant que je l'observe jouer une douce mélodie. Je pose délicatement ma tête contre celle du loup, profitant un maximum de cette étreinte. Le boxeur brise le silence en me parlant de lui. Un sourire amusé illumine son visage lorsqu'il m'apprend qu'il préférait faire les quatre cents coups étant plus jeunes. Qui n'ai jamais tombé amoureux de cet instrument de musique. Le piano est un instrument que j'aime beaucoup avec le violon. Mais c'est également un instrument qui me semble compliqué, surtout avec les pédales.

La dernière phrase de mon loup raisonne dans mes oreilles. Lui aussi semble avoir vécu quelque chose de tragique. Cass' dépose sa main au niveau de mon cœur, tout en posant son menton sur mon épaule. Il se met ensuite à chuchoter et à me raconter le reste de son histoire. Je ne me sens pas bien du tout. J'en veux à la terre entière de lui avoir fait endurer autant de perte autour de lui. Ma louve intérieur aussi boue d’énervement. Comment est-ce que des hommes peuvent-ils faire endurer des choses aussi cruelles à d’autres hommes ? Je crois que j’arriverais jamais à répondre à cette question. Si j'avais réussi à contenir mes larmes tout à l'heure en lui racontant mon passé, là c'est impossible. Les larmes viennent brouiller mon champ de vision, mais j'arrive quand même à les retenir pour ne pas qu'elles coulent.

L'oméga détourne son regard pour le reposer sur le piano. Je pose ma main sur son visage et je l'oblige à me regarder dans les yeux. « Cass', je sais ce que tu as fait, tu me l'as montré le soir de notre première rencontre. Sache que je ne te jugerais pas sur ça, tu as fait ce qu'il fallait pour sauver ta sœur. Si j'avais été présente au moment où mes parents sont décédés, j'aurais réagi de la même manière pour pouvoirs les sauver. » Je marque une pause. J'en profite pour lui voler un baiser et de lui caresser doucement la joue. « Cass', ne te dévalorise pas. Tu es une personne bien. Je ne serai pas avec toi et je n'aurais absolument pas couché avec toi le premier soir si ça n'avait pas été le cas. Ca peut paraître fou mais, je tiens énormément à toi et sache, que je serais prête à tout pour qu'il ne t'arrive rien. »

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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mar 28 Nov - 19:35

Beacon Hills and his weirdness.
La chaleur tempérée de la ravissante brasserie est relativement agréable après la fraicheur automnale de tout à l’heure. Le temps des écharpes, des gants et des bonnets approchait à grand pas quand bien même j’étais bien conscient que les hivers ne devaient pas ètre atrocement rudes en Californie. Une excellente chose parce que je n’aurais probablement pas supporté un déracinement du thermomètre. Je n’ai qu’à me remémorer Chicago pour chérir l’Ouest américain. La différence la plus notable entre ma région natale et celle qui devenait lentement mais surement celle de notre adoption à Kae et moi était la sècheresse sous la chaleur là ou en Louisiane la brulure s’accompagnait naturellement d’une moiteur à couper au couteau. Il y avait bien une autre différence remarquable et parfaitement logique. Le niveau pluvial. La pluie était habituelle sur les terres de mon ancienne vie là ou ici elle semblait bien plus discrète. Cette chaleur d’intérieur particulièrement douce n’est rien comparée à celle qui était la mienne en cet instant précis grâce à la présence délicieuse de Maxine contre moi sur ce banc de piano. Le bruit de l’agitation frénétique du service s’invite dans mes oreilles brusquement comme si je n’y avais prêté aucune attention jusque-là.

Les tasses se remplissant de café brûlant, les plateaux que l’on pose sur les tables à la surface lisse parfaitement stylisée, le bruissement des tabliers floqués aux couleurs de l’établissement, le son des choppes de bières ou des verres d’alcool que l’on pose sur le bois sec, le débit des commandes émanant de la clientèle, les pas multiples de la population remuante. Le bruit de dizaines de cœurs battant à l’unisson. En un mot, la vie sous ces formes auditives variées. Si l’on se laissait déborder par l’observation attentive permise par les capacités surnaturelles étant les nôtres, il était par trop aisé de se perdre dans ce brouhaha paisible respirant la joie simple, douce et familière. Si tentant de s’y fondre comme un caméléon se faisant oublier dans le décor et cesser de vivre pour ne plus ressentir, cesser de ressentir pour ne plus souffrir, ne plus souffrir pour essayer d’oublier. Le loup dans mes veines reste fidèle à lui-même et s’agite dans sa prison de chair. Parfaitement lucide sur ce que je tentais de faire et tout aussi parfaitement opposé à cette idée. Sans agressivité excessive cela dit en vertu de la présence de notre jolie louve près de nous. Présence apaisante et lumineuse pour un animal meurtri se morfondant dans les ténèbres. Point de coups de griffes vicieux, de morsure des barreaux le retenant prisonnier, de claquements de mâchoire dans le vide, de grondement rageur à m’en coller des migraines ici.

Seule une agitation mobile ayant pour vocation de me transmettre son mécontentement face à une attitude qui ne nous ressemblait nullement. Le loup reste calme malgré le fait qu’il sente la colère de sa congénère dans l’enveloppe de Maxine. Il reste résolument calme préoccupé tant par l’aveu de la sublime louve sur nos genoux, que mon attitude suite au mien qui a été complet et sincère. Il reste calme et à l’affut de la suite comme s’il sentait malgré tout que cette étape représentait un tournant crucial de la formation du lien nous unissant à la jeune femme. Mes yeux quittent les touches bichromes du piano pour se porter sur la décoration originale et éclectique mais paradoxalement empreinte d’une touche réussie de classicisme local. Un autre sens aiguisé de prédateur vient parachever ma lamentable fuite précipitée en avant, ma pathétique tentative d’esquive de la personne que je ne pourrais jamais oublier même si le destin me jouait une nouvelle partition teintée de cruauté. Les effluves alléchants d’une demi-douzaine de mets sucrés saturés de graisse mais divinement agréables sous le palais pénètrent mon nez avec une vigueur décuplée par le fait que je les cherche volontairement. Nappage caramel, coulis de fraise, crème à la vanille et j’en passe.

Une chance que je sois un loup garou et ne puisse donc être atteint d’une maladie cardio vasculaire car tant de bonnes choses au même endroit était tout autant un appel au crime que les lèvres parfaites de Max à quelques centimètres seulement des miennes. Un esprit sain dans un corps sain certes mais la bouche a ses raisons que la raison ignore. Je peux sentir le regard de ma belle sur moi mais je parviens à ne pas succomber. Oui, je fuis lâchement et vilement face à cette potentialité qu’elle me rejette durement, horrifiée par le sang sur mes mains. Je déteste fuir. C’est contraire à mes valeurs et à tout ce que l’on m’a appris depuis mes premiers pas. Mais, lorsque je fais les choses je ne les fais pas à moitié. Oui, j’ai peur qu’elle pose un autre regard sur moi suite à cet aveu explicite sur mon innocence engloutie dans les méandres de l’horreur d’un monde implacable. J’ai déjà fui pour la première fois de ma vie pour survivre ainsi que pour que ma sœur échappe à un sort injuste. J’ai fui parce que ma mère me l’a ordonné en arguant que je devais vivre, que Kae devait vivre, que la meute devait vivre. J’étais l’alpha j’aurais dû…J’aurais dû mourir pour et avec les miens au lieu de détaler comme un lapin.

Mais Kaelyn n’aurait pas survécu. Kae aurait connu le triste sort de la meute Norton. Inconcevable. Le truc c’est qu’une fois que l’on a fui une fois, cela devient ridiculement facile de recommencer. Et c’est bien cela le plus triste. Sinon, je ne serais pas en train d’éviter sciemment le regard de Max. Ce regard que j’aimais tant contempler. Ce regard dans lequel j’adorais découvrir une petite lueur de fièvre ou de malice. Ce regard qui me faisait du bien. Ce regard que je craignais d’affronter désormais parce qu’un cœur déjà brisé ne devrait pas craindre de perdre un morceau supplémentaire alors que c’était bel et bien le cas. Cette fuite visuelle et de mes pensées divaguant de la météo aux éléments propre à la situation actuelle de la brasserie est celle d’un homme ayant déjà presque tout perdu mais ne souhaitant pas perdre une étincelle illuminant la noirceur devenue sienne, ne souhaitant pas perdre ce mot et le gout si unique qui l’accompagnait l’espoir, pas perdre cette paix de l’âme offerte gracieusement par un être magnifique, pas perdre cette sublime louve lui redonnant gout à la vie de sa simple présence, pas perdre cette graine d’un avenir triomphateur du mal qui le ronge, pas perdre ce sentiment merveilleux rassérénant son cœur. D’un homme ne souhaitant pas perdre la femme qui permettait à son cœur de battre de nouveau.

Max. Si, je fuis en cet instant de la sorte pour la plus grande colère de mon double animal c’est parce que je ne supporterais pas de te perdre alors même que je viens tout juste de te rencontrer. Tout juste de te rencontrer mais c’est largement suffisant pour que je sache ce que serait mon existence sans toi pour l’embellir. Mon loup se manifeste à moi d’un jappement plaintif et presque douloureux et je m’apprête à inspirer un grand coup afin de faire face à la réaction de Maxine. Je ne me souviens pas avoir eu les tripes si nouées un jour. Mais, il semblerait que la jeune femme ne soit pas ravie de mon évasion marquée par la peur puisqu’elle pose délicatement mais fermement une main sur ma joue pour me forcer à croiser son regard. Un regard que je craignais visiblement à tord puisque je n’y lis que compassion, compréhension, soutien et bienveillance. Mon visage se fend d’une expression un brin surprise avant de se parer d’une vague de soulagement bien réelle. Je respire à nouveau. Mon loup cesse de s’agiter en moi. Je plonge mes yeux dans ses prunelles ambrés dans lesquelles je pourrais me perdre et l’écoute m’indiquer qu’elle ne me jugerait jamais sur la couleur de mes yeux lupins puisqu’elles connaissaient le contexte tragique m’ayant amené à les obtenir. Mon cœur se desserre et le nœud dans mon torse de défait en un instant. Mon loup gronde de fierté et de satisfaction lorsque la louve précise qu’elle aurait certainement agi de même si elle l’avait pu à l’époque de son propre drame. Mes yeux ne quittent toujours pas les siens alors que l’émotion me traverse face à cette réaction que je n’avais pas lieu de craindre. Des larmes embuent mes yeux mais ne quittent pas mes orbites.

Les lèvres de ma jolie louve viennent caresser les miennes dans un baiser langoureux qui est suivi d’une douce caresse sur ma joue droite. Ce contact termine de m’apaiser et d’évacuer les derniers restes latents de mon inquiétude dévorante. Max reprend la parole pour me confier qu’elle me considérait comme quelqu’un de bien et qu’elle ne voulait pas que je me dévalorise. Lorsqu’elle conclut en m’avouant qu’elle tient à moi et serais prête à tout pour qu’il ne m’arrive rien. Cela me touche profondément et semble réparer quelque chose de cassé dans l’intimité sens dessus dessous de mon être. Cela me touche à un niveau inimaginable et je me sens envahi d’une plénitude chaude. Je ressens le besoin impérieux de la toucher, de me gorger de son parfum, de poser mes lèvres sur elle. Elle avait raison, si l’on analysait les choses rationnellement notre communion pouvait paraitre folle. Deux jours. Quarante huit modestes heures. Voilà le délai entre notre rencontre et ce moment précis. Et pourtant, tout cela semblait plus que naturel. Je saisis l’une de ses mains et la porte à mes lèvres sans la quitter du regard. Puis, j’inspire son parfum au creux de son cou avant de déposer un baiser sur ce dernier. Ma bouche remonte plus haut pour se poser sur sa joue, puis ses lèvres pour finalement atterrir sur le sommet de son crâne ou un baiser tendre s’imprime sur ses cheveux. Puis, mes doigts se mettent machinalement à jouer avec ses mèches sans que je ne m’en rende compte. Une habitude inconsciente rapidement acquise que celle-ci.

Max tu ne peux pas savoir à quel point tes mots sont importants pour moi. C’est la première fois depuis le drame que je me confie. C’est la première fois que j’affronte un autre regard sur cette question. Je ne vais pas te mentir. J’ai eu peur de te perdre là tout de suite. Peur que tu me condamnes pour ces vies que j’ai ôtées quand bien même il s’agissait de légitime défense. Je me suis rendu compte que cela m’aurait achevé. Parce que je me sens déjà brisé à l’intérieur mais j’ai découvert que j’aurais pu être dans un état encore pire. Ce que je veux dire ma belle. Ce que je veux dire c’est que j’ai besoin de toi dans ma vie. Depuis ce qu’il m’est arrivé je me sentais mort à l’intérieur mais toi, toi Max tu me fais me sentir de nouveau vivant. J’ai l’impression que mes mots sont particulièrement maladroits et expriment bien mal ma pensée actuelle mais je voulais qu’elle sache ce qu’elle représente pour moi. Une oasis au milieu du désert, un phare au milieu de l’océan, une étoile au milieu d’une nuit sombre. Mes lèvres se posent doucement sur son épaule avant que je ne me mette à jouer une mélodie profonde, douce et romantique sur le clavier aux teintes opposées. Je dois me concentrer pour m’appliquer parce que la louve ravissante sur mes genoux n’est pas favorable à la concentration mais je parviens à jouer et à retrouver les sensations délicieuses que me procurait la pratique de cet instrument. Ma mélodie se termine et un bref sourire étire mes lèvres. Je me régale du sourire de Maxine et vais gentiment mordiller sa lèvre inférieure dans la foulée. Il ne faut pas me regarder ainsi, cela rend tout beaucoup trop tentant.

Tu veux essayer ? Allez, je sais que tu vas y arriver. Je vais te guider ne t’en fais pas. Mes pieds sur les pédales, les mains de Max se positionnent près du clavier. Je l’aide en tenant ses mains pour les placer aux endroits adéquats et appuyer sur les touches nécessaires mais finis par la laisser essayer. Bien sûr, on ne devient pas pianiste au premier essai mais se familiariser ne coûte rien. La jeune femme reste sur un nombre limité de touches mais parvient à jouer admirablement bien pour une néophyte. Un large sourire étire mes lèvres. A quel moment ne me surprenait-elle pas ? J’ai adoré ma belle. Mon estomac se met soudainement à gargouiller comme le sien un peu plus tôt m’empêchant de continuer. Je me fends d’un haussement d’épaule innocent et d’un sourire angélique. Je pensais pourtant ne pas avoir aussi faim que cela. Le sandwich du distributeur m’avait paru suffisant. Je crois qu’il est temps d’aller se remplir la panse. Son estomac gargouille à nouveau alors que nous nous levons et je lève les yeux au ciel en esquissant une moue amusée. Tu crois qu’ils se parlent ? Ça ferait quelque chose comme tu as vu comment ils nous maltraitent ces deux-là. Ça fait une plombe que l’on attend là comme des idiots. Oublie ce que je viens de dire. J’éclate de rire devant ma propre débilité et nous rejoignons notre table ou deux plateaux ont été déposés. Une fois installés, je sens une interrogation poindre en moi. Est-ce que Max est territoriale vis-à-vis de la nourriture ? K ne l’était pas mais j’avais connu certaines personnes pour qui partager était inenvisageable. Je porte ma tasse de café à mes lèvres et savoure le gout agréable de la boisson en contemplant la louve face à moi. Puis, je repose la tasse et entreprends de saisir un muffin de son côté. Clac ma main est refoulée en arrière. Bon d’accord, c’était inutile puisque nous avions commandé la même chose mais j’ai la réponse à ma question. J’esquisse une moue de chien battu avant de sourire de nouveau. Un cupcake franchit mes lèvres. Bon appétit Max. Max ?
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mer 29 Nov - 12:45



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

N'arrivant plus à supporter le regard fuyant de mon loup, je pose délicatement ma main sur sa joue pour l'obliger à me regarder droit dans les yeux. Lorsque je lui prouve que je ne le juge pas et que je respecte son acte parce que moi aussi j'aurais fait la même chose si j'avais pu le faire, je le sens soulagé. Comme s'il pensait que j'allais disparaître d'un seul coup. Comme si j'allais l'abandonner alors que j'ai un besoin immense d'être en sa compagnie. Je sens Cassian s'apaiser au fur et à mesure que je lui parle. Un léger sourire vient se dessiner sur mon visage, lorsque je sens le loup prolonger le baiser que je lui vole. Mon sourire s'étire un peu plus lorsque le bel oméga attrape ma main pour la porter jusqu'à sa bouche. Le loup vient se nicher dans mon cou avant d'y déposer un baiser. Je me mets à frissonner et à gigoter tel une enfant. Pourquoi faut-il que je sois sensible à ce niveau. Je grogne intérieurement, mais je prie également pour qu'il n'arrête pas. Comme s'il avait entendu mes pensées, les lèvres du bel oméga remontent sur ma joue, pour revenir sur mes lèvres avant de s'arrêter sur le sommet de mon crâne. Un sourire béat ne quitte pas mes lèvres. Je n'ai absolument pas envie que cette journée ce termine. Je veux rester auprès de lui, sentir ses bras protecteurs autour de moi.

La nouvelle révélation de Cassian fait rater un battement à mon cœur. Ma louve intérieure est en train de hurler et de faire des bonds immenses en moi. Elle est aussi heureuse que moi. Instinctivement mes doigts se remettent à caresser doucement la nuque de mon bel oméga. Je suis extrêmement touché par le fait de savoir que je suis la première personne à qui s'est confié mon petit loup. « Il faudra beaucoup plus que ça pour me faire fuir Monsieur Norton. Maintenant que je suis rentré dans ta vie, tu devras me supporter jusqu'à la fin de tes jours puisque je suis très tenace… » Je lui lance un regard amusé et remplie de malice. Si tu savais à quel point tu es indispensable pour moi également. Je ne peux même pas imaginer mon avenir sans toi mon petit loup. Je suis devenue littéralement accro à toi. Je sens les lèvres de mon bel oméga venir se poser sur mon épaule et je ferme instinctivement mes yeux, comme pour savourer pleinement de geste affectueux et simple.

Une douce mélodie romantique se met à raisonner dans la pièce, couvrant ainsi tous les bruits de fond. C'est toujours avec les yeux fermés que j'écoute mon loup jouait magnifiquement bien du piano. Mes yeux s'ouvrent pour venir se poser sur le boxeur. Je le regarde sans rien dire, admirant chaque trait de son doux visage. Le son du piano s'arrête. Un bref sourire vient s'emparer du visage de Cass', avant qu'il ne vienne mordre gentiment ma lèvre. Un petit gémissement s'échappe de mes lèvres « Tu ne devrais pas faire ça... Ça risque de mal finir sinon… ». J'esquisse une moue amusé et démoniaque à la fois. Une idée pas franchement catholique me traverse l'esprit, mais je me retiens de lui en faire part.

J'ouvre de grands yeux, surprise de sa proposition. Je ne sais pas quoi lui répondre. Si j'essaye ça va être une véritable catastrophe, mais si je n'essaye pas, je risque de le regretter un peu. C'est avec un hochement de tête que j'accepte volontiers d'essayer d'en jouer. Je positionne mes mains près des touches du piano. Les mains de mon beau loup viennent se poser sur les miennes. Un frisson s'empare de moi. Je ne sais pas comment il arrive à faire ça, mais à chaque fois qu'il me touche, je suis prise de courant électrique agréable.

Avec l'aide de Cass', je joue quelques notes qui ne sonnent pas faux. Il finit par me laisser jouer toute seule. Je ne me sens pas forcément à l'aise. Je tire la langue tel une enfant qui essaye de s'appliquer. Je ne sais pas par quel miracle, mais j'arrive toute fois à ne pas faire de fausses notes aux plus grands bonheurs des oreilles de nombreux clients de la brasserie. Je me retourne vers mon beau loup et fronce un peu les sourcils tout en lui donnant une petite tape sur l'épaule. « Tu te fiches de moi là ! »

L'estomac de Cassian se met à gargouiller. Je lui lance un regard amusé avant de lâcher un petit rire. Comme quoi, il n'y a pas que le mien qui fait un bruit aussi fort. Cassian lève les épaules et affiche un sourire angélique. Je secoue doucement la tête tout en affichant toujours un sourire amusé. Je vole un petit baiser de rien du tout, avant de me redresser. Mon estomac ce remet lui aussi à faire du bruit. Comme d'habitude je pose ma main sur mon ventre pour contenir un peu le bruit du monstre qui s'y cache. « Je crois aussi en effet…» À nous entendre, on croirait que nos estomacs se parlent entre eux. Comme s'ils se plaignaient que l'on ne leur donne pas suffisamment de quoi se nourrir. Je me retourne interloquer parce que vient de m'annoncer Cassian. « Dis donc toi, tu ne serais pas mentaliste par hasard ? J'ai pensé exactement la même chose »

Nous éclatons tous les deux de rires, pendant que nous rejoignons tranquillement notre table. Pour le plus grand bonheur de mon estomac, de délicieux cupcakes et autres pâtisseries nous attendent. Je m'en lèche d'avance les babines. J'observe en silence Cassian, porter sa tasse de café à ses lèvres. Son regard vient se poser lui aussi sur moi. Je sens mes joues s'empourprer et mon cœur s'accélère d'un coup. La main du loup vient s'emparer d'un des muffins qui se trouvent juste sous mes yeux. Par réflexe je tapote la main de Cass' pour l'empêcher de me le piquer. Une mine boudeuse s'installe sur le magnifique visage du loup alors que j'affiche une mine désolé « Excuse-moi, l'habitude avec Willem… ». Au moment du repas, si tu as le malheur de trop traîner et surtout si tu as le malheur de te retrouver au côté de l'alpha, tu peux être sûr qu'il est le premier à te piquer la nourriture dans ton assiette pour ne pas gaspiller.

Pour me faire pardonner je lui tends un des muffins à côté de moi, tout en mordant dans mon cupcakes au chocolat. Je ferme les yeux en savourant le délicieux gâteau. Je reste un petit moment silencieuse. Réfléchissant sur quelle partie de la ville je pourrais emmener mon loup une fois que nous aurons terminé notre petit casse-croûte. La voix du bel oméga me fait sortir de ma rêverie. « Désolé, je réfléchissais à ou t’emmener pour continuer la visite. Enfin si tu veux la continuer… Et bon appétit à toi aussi »

Une fois mon gâteau engloutit en deux-deux, j’attrape ma tasse de café et savoure le liquide chaud couler le long de mon estomac. Sentir la chaleur couler dans mon corps me fait du bien. Un soupire de bien être s’échappe de ma bouche alors que je repose doucement la tasse. J’attrape cette fois-ci un donuts que je mets rapidement en bouche.


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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mer 29 Nov - 20:51

Beacon Hills and his weirdness.
Le confort de la banquette de cuir gris est indéniable aussi il est relativement aisé d’apprécier un peu plus l’ambiance agréable et l’atmosphère recherchée mais également tournée vers une familiarité cosy du lieu. C’est fou comme l’on peut passer à coté de tout un tas de choses lorsque l’on ne fait pas attention à son environnement ou plutôt dans mon cas lorsque plongé dans un état émotionnel néfaste on néglige volontairement le monde extérieur afin de ressasser ses émotions brulantes. Car, c’était bien la raison pour laquelle j’avais manqué tant de choses et fait abstraction de tant de détails lors de notre arrivée dans la brasserie quelques dizaines de minutes plus tôt. Cela ne faisait peut ètre pas non plus une demi-heure que nous avions passé le pas de la porte mais le temps filait bien trop rapidement en sa compagnie. J’aimerais sincèrement qu’il puisse se figer pour nous accorder un délai intemporel afin de pouvoir savourer sa présence encore et encore sans jamais m’en lasser ni craindre le dénouement de cette journée. Malheureusement, le sablier égrainait ses grains dans sa besogne vieille comme le monde sans égard pour les couples énamourés. Ressasser voilà ce qui m’avait fait manquer toutes ces petites découvertes m’amenant à penser que je risquais bien de faire de ce petit coin de paradis moderne l’un de mes repaires dans cette ville. Je suis persuadé que Kae adorerait cette brasserie et les chocolats chauds rehaussé d’une goutte de miel.

Or, si je ne ressassais pas ou plutôt plus c’était bien parce que je me sentais littéralement libéré d’un poids détestable qui avait enserré mon cœur depuis ma rencontre avec ma jolie louve. Ce poids qui m’avait vu être dévoré par l’inquiétude de perdre ce que je venais tout juste de trouver mais qui m’était déjà aussi précieux que la survie de ma petite sœur. J’avais besoin d’elle et de ce qu’elle représentait pour mon loup et moi. J’en avais besoin à un niveau viscéral ne pouvant qu’ètre le signe d’un déséquilibre ou d’une cassure car la rationalité aurait tendance à considérer cela comme excessif. Mais, c’était bien ce que j’étais brisé de l’intérieur alors cette réaction extrême n’était que nécessaire pour moi. L’équilibre voilà ce que m’offrait Max. Cela entre autres choses car la liste des bienfaits que la jeune femme m’apportait était proprement vertigineuse. Le fait qu’elle ait balayé sans ménagement mes peurs quant à la vision qu’elle pourrait avoir de moi et donc à notre sujet avait été renforcé par mon aveu mûri depuis l’instant où elle avait fait le premier pas, posé la première base de la confiance qui devrait cimenter toute union.

Je ne me rendais compte de cela seulement maintenant alors que nous étions désormais attablés face à face devant notre goûter gourmand réclamé avidement par nos estomacs respectifs, alliés de circonstances d’un genre nouveau unis pour la belle cause de la satiété. Je n’imaginais pas à quel point vider son sac, faire part de sa peine pouvait être aussi salvateur. Jusque-là, je m’imaginais que ce n’était pas le fait d’extérioriser sa peine qui changerait quoi que ce soit à un état émotionnel tourmenté et noirci ou du moins que si cela fonctionnait avec certaines personnes cela ne saurait être mon cas pour certaines raisons et pourtant cela m’avait fait un bien fou. Je ne regrettais pas de m’ètre ouvert à elle malgré le fait que je ne la connaissais pas deux jours plus tôt. Je ne regrettais pas de lui avoir rendu la confiance qu’elle avait aveuglément placé en moi. Je ne regrettais pas de m’ètre arrêté à Beacon Hills et ne le pourrais probablement jamais. Vivre c’est ressentir et je n’y parvenais plus sauf pour souffrir. Vivre c’est ressentir et parfois je me sentais plus mort que vivant. Vivre c’est ressentir et je pensais que mon cœur ne pourrait rien éprouver d’autres que de la haine, de la colère, de la peine, de la tristesse ou du désespoir. Sauf vis-à-vis de Kae qui était l’unique exception aux yeux tant de l’homme que du loup que je suis.

Mais depuis moins de trois jours, je sais que vivre puis ressentir n’a pas pour triste fatalité le cocktail d’émotion dangereux devenu mon quotidien. Vivre c’est ressentir. On peut avoir mal à en crever mais toute chose est empreinte de dualité. Je vis et ressens autre chose que la litanie dévorante et cauchemardesque née dans un traumatisme. Je vis et ressens de nouveau et parviens à me rendre compte de la merveille que cela représente. Le sourire qui flotte sur mes lèvres est vrai, pur, sincère, large, solaire et neuf. Je ne parviens pas à l’ôter de mes lippes, ne saurais m’y résoudre alors que mes yeux contemplent avec adoration la responsable de cet état de fait. Mes yeux ne quittent pas le visage magnifique de la louve en face de moi alors que ma tasse dont le breuvage fumant a déjà refroidi s’approche de ma bouche. Le gout de la boisson chaude est proprement délicieux malgré la température plus basse mais je ne sais pas si je la trouve parfaite parce qu’elle l’est bel et bien ou parce que je me noie dans les rayons du soleil humain dont le regard croise le mien. L’expression impatiente de Max doit probablement refléter la mienne tant mon estomac m’accuse de maltraitance devant un jury interne. Surtout que les odeurs alléchantes de diverses pâtisseries remontent à nos museaux avec la volonté évidente de nous pousser à passer pour des ogres devant quelques témoins trop occupé à passer un bon moment de leur coté pour juger notre manière de nous remplir la panse.

Les joues de ma jolie louve s’empourprent de cette ravissante nuance Amarante qui la rendait encore plus craquante qu’elle ne l’était déjà naturellement. Mon ouïe de loup me permet d’entendre les battements indisciplinés de son cœur et je sens un éclair de satisfaction nous traverser mon double animal et moi face au constat de l’effet que je lui faisais. Je dois dire que lors de notre soirée fiévreuse le mien avait proprement manqué de s’arracher de mon torse et qu’il avait fait des loopings quelques instants plus tôt face à sa réaction à mes aveux. Mais, en cet instant précis il était d’un calme proche de la paix permise par la présence de Maxine devant mes yeux. Je me pose soudainement une question au sujet de la jeune femme. La louve qu’elle était avait elle une approche territoriale de la nourriture ? Oui, je confesse qu’il s’agit bel et bien d’une question d’une importance cruciale à l’échelle de l’humanité. Plus sérieusement, cette capacité à réfléchir à ce genre de chose somme toute anodine était une autre preuve que ma psyché était clairement en sa présence débarrassée des entraves douloureuses de ce qui ne cessait de me hanter. Je me rends compte avec un sourire intérieur faisant écho à celui ne voulant pas quitter mes lèvres que cette question me passionnait réellement. K n’était pas du genre à refuser de partager mais quelques personnes ayant traversées ma vie se montraient particulièrement agressives lorsque l’on touchait à leur bouffe. Cela pouvait quasiment déclencher des réactions lupines chez de simples humains. Cela m’avait toujours fait marrer n’étant pour ma part absolument pas sujet au syndrome du grondement en cas de tentative de cambriolage alimentaire.

Ma main s’approche du plateau de Max comme si de rien n’était. Ça passe ou ça casse. Je savais déjà pour l’avoir vécu à la soirée que ma jolie louve savait se montrer féroce lorsqu’elle le devait. Constat que ces mots d’il y a quelques instants n’avaient fait que corroborer. Il y a une véritable guerrière sous ce cœur angélique et je sais que la louve de Maxine pouvait devenir une furie. Je le sentais instinctivement sans même savoir comment. Le moment de vérité se rapproche à chaque seconde. J’y suis presque. Clac. Ma main est délicatement mais fermement repoussée. Joli réflexe. Bon et bien j’ai la réponse à ma question. J’esquisse une moue savamment travaillé de chien battu pour me faire pardonner. Un pli boudeur au coin de la bouche j’observe la mine désolée de Max. Tu n’as pas à être désolé de ne pas vouloir partager ma belle. Plein de personnes détestent que l’on s’invite dans leur assiette. Je voulais simplement te taquiner. J’enfourne rapidement un cupcake dans ma bouche et le savoure sans feindre mon contentement devant la vague de satisfaction culinaire qui se diffuse en moi. J’adore littéralement cette brasserie. Je sais ou je vais venir prendre mon petit déjeuner maintenant. Kae partant plus tôt en raison de son job, elle ne pourrait pas faire de même. Je suis encore plus appréciateur de ma passion qu’est la boxe dans ce genre de circonstance.

Soudain, au milieu de mon ballet gustatif mon esprit rembobine brusquement la situation. Mon loup a bondi dans mes veines. Son agitation est plus féroce que tout à l’heure mais toujours pas excessive. Je comprends que cela ne serait jamais le cas près de Maxine. Il tourne en rond en raclant le sol de ses griffes en montrant les crocs en grondant doucement. Willem. Willem ? Willem !? Je me sens traverser d’un sentiment qui ne m’avait été que rarement familier et jamais aussi puissant. En un mot, je suis tout aussi brutalement frappé par le sentiment vicieux plus connu sous le nom de jalousie. Mon loup grogne en moi. Possessivité c’est mieux ? Autre grognement dans lequel perce une note d’inquiétude au milieu d’un déluge de mécontentement. L’animal ne considère pas cela comme de la jalousie. Les choses sont binaires pour lui. La louve de Max est à lui dans son esprit alors il ne conçoit pas ce Willem autrement que comme une nuisance à sa paix. Je sens mon visage se tendre sous l’expression d’une grimace. Mon rythme cardiaque s’accélère. Un toussotement passe mes lèvres dans la foulée. Comment masquer mon état ? Oh et puis zut ! Je prends une voix douce et me lance. Max qui est Willem ? Par simple curiosité. Me sens-je obligé d’ajouter pour ne pas passer pour un mec intrusif comme si ma tronche de six pieds de long n’indiquait pas suffisamment que la jalousie m’étreignait le palpitant. Mes yeux se lèvent vers le ciel. Non, moi possessif. Jamais. Hmm. Oui, jamais. Fin, je croyais. Je décèle une lueur amusée dans les yeux ambrés de ma jolie louve et me dis qu’elle va me mener en bourrique pour le simple plaisir de me voir m’inquiéter mais sa réponse me rassure rapidement et je peux de nouveau respirer tout en me fustigeant intérieurement pour cet élan de cette émotion nouvelle que je n’avais que rarement expérimenté avant aujourd’hui.

La jeune femme me tend un muffin au chocolat pour se faire pardonner et je le saisis avant de croquer une bouchée savoureuse. Merci beaucoup. Maxine mord dans un cupcake au chocolat avant de fermer les yeux de bonheur gustatif. Mes yeux se posent sur son visage et je contemple son expression en souriant avant de chasser les pensées salaces s’invitant au menu. Le plaisir de manger un gâteau. Le plaisir de faire des galipettes…J’ai probablement l’esprit beaucoup trop mal placé. Un frisson me parcourt le long de la colonne vertébrale. Je saisis ma tasse de café latté pour noyer le tournant de mes pensées dans une rasade ébène. Je lui souhaite un bon appétit en retard mais il semble qu’elle ne soit plus tout à fait là. Peut être sur un nuage en forme de pâtisserie qui sait ? Mon sourire se fait amusé à cette idée saugrenue La jeune femme revient à elle quelques instants plus tard. Merci. C’est sûr que je ne serais pas contre prendre racine dans le coin vu le gout divin de leurs pâtisseries mais bien sur que je veux la continuer. Je suis sûr que tu as encore un tas de chose à me faire découvrir. Max attrape sa tasse de café après avoir fini son gâteau. Un ogre et une ogresse nous nous sommes bien trouvés.

Un soupir de bien être s’échappe de ses lèvres et je saisis un muffin à la pomme et à la cannelle tandis qu’elle s’attaque méthodiquement à un donut tapissé de sucre glace. Je croque dans le muffin et ne peux réprimer une exclamation de satisfaction. Mmh, ce muffin est presque aussi délicieux que tes lèvres. Tu veux goûter ?  J’approche le gâteau de ses lèvres et souris en la voyant croquer une bouchée. Alors ? Verdict. Elle me rend la pareille en m’offrant une bouchée de son donut simple mais inimitable. Nous continuons de goûter sans faire de chichis. La gloutonnerie n’étant visiblement pas un tue l’amour ni pour elle ni pour moi. Et je dois dire que c’est tant mieux alors que j’avale rapidement un autre cupcake cette fois à la fraise. Je sors mon téléphone de ma poche et entreprends de prendre des photos de ma jolie louve. C’était toujours une bonne chose d’immortaliser un bon moment afin de se le remémorer au cours d’une journée compliquée. Et puis les photos étaient des réceptacles remarquables pour les émotions. Vas y Max, fais-moi ton plus beau sourire. Une grimace. Lorsqu’elle parvient à tirer une tète abominable malgré son sublime visage j’éclate de rire comme un môme de huit ans et manque de recracher mon donut. Et lorsqu’elle tire la langue malicieusement quelques instants plus tard, je sais que j’ai trouvé sa photo de profil dans mon répertoire. Une fois que la table devant nous est radicalement moins chargée je réfléchis quelques instants. Ça te dirait d’aller patiner ? Je ne me rappelle plus de la dernière fois ou j’en ai fait mais bon. Je suis sûr que tu es bien meilleure que moi à ce jeu-là.
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Jeu 30 Nov - 11:21



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

Alors que nous profitons chacun de notre délicieux gouter, je vois la main de l'oméga s'approcher doucement mais sûrement des gâteaux qui se trouvent à côté de moi. Je regarde sa main s'avancer un peu plus. Avant que je rencontre Willem, cela ne m'aurait absolument pas dérangé de partager mon repas avec quelqu'un d'autre. Mais depuis que j'ai fait la rencontre de l'alpha, j'ai vite compris que je devais me « dépêcher » de manger au risque de me faire voler la nourriture par l'estomac ambulant qu'est mon chef de meute. Je tapote alors la main de Cassian pour l'enlever de mon cupcake qu'il s'apprête à me voler. Voyant que ma réaction est relativement excessive, j'affiche une mine désolé et m'excuse auprès de mon loup. « Mhm, me taquiner, mais je passe pour une malpolie… Merci Willem… »

Je laisse échapper un petit rire, tout en continuant de savourer mon cupcake au chocolat. Mady à beau être une déesse de la pâtisserie, elle ne pourra malheureusement pas rivaliser avec ses délicieux gâteaux, bien que sa tarte aux soit un pur délice. Alors que mon regard ne quitte pas celui du loup en face de moi, je peux sentir son changement d'humeur. Vue la tête de six pieds de long qui fait et le fait d'entendre son cœur s'accélérer, je ne peux m'empêcher d'afficher un léger sourire en coin. La phrase de mon loup me confirme ce que j'imaginais. Une pointe de jalousie traverse bel oméga. Mon sourire s'agrandit un peu plus. Est-ce que je le taquine où est-ce que je reste raisonnable. Choix cornéliens je dois l'avouer… « Mr Norton serait-il jaloux ? » Je laisse échapper un nouveau rire avant de reprendre un tant soit peu mon sérieux pour lui répondre. « Je te rassure, tu n'as pas à être jaloux. Willem est mon alpha et un ami ». Pour me faire pardonner de tout à l'heure, je donne un muffin à mon loup.

Alors que je savoure le liquide encore légèrement chaud de mon café qui descend mes entrailles, Cassian m'informe qu'il n'est pas contre de continuer la suite de la visite guidée. Par contre, je ne sais pas ou l'emmener. Je réfléchis quelques instants. Autant continuer la visite au niveau de la ville. Je finis par lâcher un soupire de bien être, tout en continuant de contempler le visage du boxeur en face de moi. Je regarde mon loup prendre un nouveau muffin, alors que je m'attaque à un donuts avec du sucre glace. Je crois que ce soir je ne mangerais pas, vue tout ce que je suis en train de me mettre dans la panse. Un sourire amusé vient se positionner sur mes lèvres en entendant l'exclamation du loup lorsqu'il croque dans son Donuts. « Avec plaisir ». Alors que Cass' approche lentement son gouter je m'approche également en levant un sourcil. À cet instant précis, je ne peux m'empêcher d'avoir un esprit pas vraiment catholique. Tout un tas d'images salace défilent dans ma tête. Je croque dans son Muffin. En sentant le goût merveilleux de la pomme et de la cannelle je ne peux moi aussi m'empêcher de lâcher un soupire de bien être. « Je crois que c'est le meilleur Muffin que je n'ai jamais mangé. Tien, goûte moi celui-là ». Je lui tends à mon tour un morceau de mon donuts. Il est pourtant nature, mais je n'en ai jamais mangé d'aussi bon. Nous continuons de déguster tranquillement notre gouter.

Cassian sort son téléphone de la poche. Me doutant qu'une séance photo improvisé va avoir lieu dans quelques minutes, je lui fais mon plus beau sourire. Suite à la demande de mon bel oméga, je lui tire la plus moche des grimaces que je connaisse, ce qui ne manque pas de le faire rire aux éclats. Un rire que je ne me lasse absolument pas d'entendre. Je finis par lui tirer malicieusement la langue, avant de reprendre ma boisson, maintenant froide en main. « Qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi… » Alors que je m'apprête à lui proposer la nouvelle tournée de la visite guidée, le boxeur me devance en me proposant d'aller faire un peu de patinage. « Meilleure, ça je ne sais pas, mais la première à tomber sur les fesses, ça, tu peux être sûr que ça va m'arriver. » J'affiche une mine amusée avant de me redresser.

Une pointe de nostalgie s’empare de moi. La dernière fois que je suis allée patiner, c’était lorsque Jason, mon oncle m’y avait emmené la veille de sa disparition. Je ferme quelques secondes les yeux tout en secouant la tête pour chasser ses pensées de ma tête. Je n’ai pas envie de pourrir l’après-midi de Cass’ avec les souvenirs de mon passé douloureux. Je l’ai suffisamment pourri lorsque je lui ai avoué que j’étais orpheline. Lorsque nous sortons de la brasserie, la différence de température se fait ressentir. Je sens mes joues devenir rouge à cause du léger froid. Alors que nous marchons en direction de la patinoire, je me blottis contre lui. Je passe mon bras dans son dos, alors que ma main vient se loger contre son ventre. Je voudrais tellement que le temps s’arrête à ce moment précis pour profiter un maximum de cette étreinte.

(…)

Installé sur le banc à quelques centimètres de la patinoire, j’attache mes patins. Avant de me redresser, je sors moi aussi mon téléphone pour prendre une photo de mon loup et moi. Je veux à tout prix immortaliser cet instant. «  On y va ? » Je le range ensuite dans la poche de ma veste et j’attrape la main de Cass’ pour l’entrainer avec moi sur la glace.  Lorsque mon pied se pose sur le sol gelé, ma main s’agrippe instinctivement sur la barrière de sécurité. J’inspire un grand coup avant de lâcher la barrière.

Je fais un petit pas après l'autre. Finalement, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Mes mouvements s'accélèrent, me faisant ainsi prendre un peu plus de vitesse à chaque fois. Après avoir réalisé un tour de piste, je m'arrête au milieu de la patinoire, regardant mon oméga patiner. Un nouveau sourire vient se dessiner sur mon visage. Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne sait pas faire ? Je reste immobile, l'admirant faire du patin. Je décide d'aller le rejoindre. Je glisse un peu trop rapidement à mon goût. J'ai du mal à m'arrêter. La silhouette de mon loup s'approche à vitesse grand V. « Attention ! ». Je percute de pleins fouets mon boxeur et nous nous retrouvons par terre. Je relève piteusement mon regard vers le sien, affichant une mine désolée. « Je suis désolé... J'ai du mal avec le freinage… » Bon d'accord… peut-être que je l'ai fait intentionnellement…



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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Jeu 30 Nov - 23:16

Beacon Hills and his weirdness.
Max se prête au jeu de la séance photo improvisée avec une légèreté délicieusement rafraichissante. D’ailleurs, la jeune femme avait senti le coup venir en me voyant farfouiller dans mes poches à la recherche du précieux sésame électronique qui me permettrait de capturer les traits parfaits de son visage craquant afin de la garder près de moi tous les jours à n’importe quel moment de la journée. Les mots peuvent ètre d’une indicible beauté lorsqu’ils sont maniés avec une agilité toute poétique seulement j’avais toujours préféré les photos pour un certain nombre de raisons. Elles étaient porteuses de cette magie intemporelle que procuraient les images. A la fois explicites et pourtant propices à l’interprétation de chacun les émotions figées l’espace d’un éternel instant à jamais piégées dans un cadre étaient bien plus puissantes que n’importe quel texte à mes yeux. Là ou les mots laissaient une place certaine à l’imagination l’image était plus directrice mais ce n’était pas une mauvaise chose dans le sens empreint de logique ou l’on immortalisait des souvenirs agréables afin de trouver un support tangible à la mémoire sujette aux faiblesses humaines. La sublime louve installée en face de moi avait senti le coup venir puisqu’elle avait déjà pris une pose gracieuse par anticipation. C’est sûr que si je l’avais prise en photo avec un bout de donut au coin de la bouche cela aurait été…hilarant mais un brin moins glamour. Je tapote rapidement sur le téléphone afin de déclencher l’appareil photo mais rate la première parce que je suis trop captivé par le sourire éblouissant de ma jolie louve pour agir de manière professionnelle. Sa moue est littéralement magnifique et je me perds dans la contemplation de ce visage rayonnant qui ne me laisserait jamais indifférent et me ferait toujours le même effet délicieux.

Je réprime l’envie de lui caresser délicatement une joue puis de jouer avec ses lèvres tout en laissant mes doigts s’adonner à leur nouvelle activité favorite dans ses cheveux aux nombreuses nuances indéfinissables. Je pioche dans les restes de mon plateau afin de croquer une bouchée de muffin. Voilà à défaut de goûter les lèvres de Maxine, je vais me contenter de ce gâteau sinon cette photo ne sera jamais prise. Le son caractéristique du déclenchement résonne brièvement dans l’air. Je regarde le résultat d’un œil satisfait. Cette photo est parfaite il n’y a pas d’autre mot mais cette pose formelle pleine de charme guindée ne reflète pas tellement son caractère. Néanmoins, je sais que je retrouverais facilement le sourire dans les moments difficiles en contemplant le sien. Je lui demande de me faire sa pire grimace sans trop savoir pourquoi peut être pour vérifier que ce sublime visage pouvait devenir aussi étrangement abominable que ceux du reste de la population en pareilles circonstances. Surtout que le mien était passablement atroce lorsque je me pliais à l’exercice de bon cœur. Sa grimace parvient en effet à oblitérer l’espace d’une poignée de secondes sa beauté naturelle et je sens des soubresauts m’agiter alors que je prends la photo. Une fois cette expression mémorable dans ma galerie, je n’y tiens plus et me laisse aller à un fou-rire interminable tellement bruyant que le reste de la clientèle me regarde me plier en deux contre la banquette. Je ris aux éclats comme je ne l’avais plus fait depuis des semaines et des semaines.

Je me sens comme un môme de moins de dix ans incapable de retrouver son sérieux. Mes cotes finissent par me lancer et j’inspire une goulée d’air doux. Bon, le moment est venu de retrouver ma dignité perdue en chemin. Je finis par la retrouver en me passant une main dans la barbe. Mon expression récupère sa mine habituelle mais je souris comme un idiot en voyant la jeune femme me faire les gros yeux. Je lève mon téléphone une dernière fois au bon moment puisque Max me tire malicieusement la langue. Là, je viens de capturer l’essence même de son caractère. Un sourire amusé se peint sur mes traits tandis que je colle cette photo en écran de verrouillage. Le téléphone retourne se loger dans ma poche tandis que Max saisit sa tasse de café avant de me faire remarquer que j’étais un petit veinard. Je ne le sais que trop bien ma belle. Je sais que je suis le loup le plus chanceux du monde en faisant abstraction des circonstances m’ayant conduit dans cette ville évidemment. Un sourire goguenard étire doucement mes lèvres closes. J’ai définitivement l’esprit mal tourné. Hmm j’ai bien deux ou trois autres idées un brin moins respectables ma belle. Mais, je sais que j’ai une chance inestimable en effet.

La réciproque à sa remarque est assurément vraie car je ferais n’importe quoi pour elle. Mais, je suis persuadé qu’elle le sait déjà après notre discussion intime empreinte d’une sincérité sans borne de tout à l’heure alors je ne rabâche pas l’évidence. Je souris de plus belle en voyant ses joues rosir de nouveau. Suis-je le démon et est-elle l’ange ? Oh, je pense que nous avons chacun un peu des deux en nous. Quelques souvenirs inoubliables ne le prouvaient que trop bien. Je termine rapidement les dernières sucreries ayant survécu à mon appétit dévorant tout en réfléchissant à la suite potentielle de notre après-midi. Nous avions déjà visité le centre-ville et je doutais qu’il y ait beaucoup de coins mémorables dans le reste de la ville. Je pouvais bien évidement me tromper puisque c’était Max la guide et non moi. Néanmoins, une idée intéressante me traverse l’esprit et je ne tarde pas à en faire part à la jeune femme. Si, elle préférait que nous continuions à découvrir sa ville de naissance nous pouvions tout à fait reprendre après la séance de patinage. C’est avec une mine amusée qu’elle accepte ma proposition en clamant qu’elle tomberait certainement la première. Je suis loin d’en être aussi sur qu’elle. Mais non Max. Je suis persuadé que tu tiendras debout bien plus longtemps que moi. Puis, bon si on se casse quelque chose ce n’est pas si grave. Une chance que nous soyons tous deux des loups garous. Parce que sinon, la facture risquait d’ètre salée. Je termine mon café d’une traite alors qu’elle se redresse prestement.

Je ne prends pas la peine de chercher dans mes souvenirs avec qui j’avais pratiqué cette activité pour la dernière fois afin de ne pas faire une rechute dans un état émotionnel néfaste. Du reste cela faisait relativement longtemps. Oncle Mad, Esperanza, Kae et moi à Chicago il me semble. Une autre époque. Une autre vie. J’inspire doucement avant de sentir mon cœur se serrer durement en voyant l’expression de ma jolie louve. Il n’était plus difficile de nous comprendre mutuellement désormais que nous nous étions confié nos drames respectifs. Je ne dis rien et garde un silence pudique empreint de respect et de compassion alors qu’elle ferme les yeux pour lutter contre les souvenirs douloureux remontant à la surface. J’aimerais pouvoir l’aider à y arriver mais vu mes propres difficultés à y parvenir cela n’aurait pas été très concluant. Je me contente de saisir sa main doucement pour lui signifier que je suis là pour elle sans bouger en laissant un pourboire à la table. Nous quittons la brasserie une fois le règlement effectué. Je sais que ses souvenirs sont encore proches de la surface mais je ne veux pas m’imposer à elle. Elle sait que je suis là pour elle. Si, je peux l’apaiser d’une quelconque manière je le ferais sans une once d’hésitation. Je n’aime pas la voir ainsi triste et ailleurs. Cela fait enrager mon loup. La fraîcheur automnale nous revient durement au visage et après quelques pas Max vient se blottir contre moi. Un bras dans mon dos, une main contre mon ventre la louve se cale confortablement. J’hume une fois de plus son parfum enivrant et lui masse doucement la nuque avant d’embrasser tendrement ses cheveux.

(…)

Nous nous trouvons sur l’un des bancs juste devant la piste de glisse artificielle. Il fait vraiment froid et je me dis que j’aurais dû venir habillé plus chaudement mais comme à l’accoutumée la présence de ma jolie louve près de moi suffit à rendre ma température corporelle bien plus brûlante. Je termine de nouer les lacets de mes patins à glace tout en jetant des coups d’œil à la dérobée à Max. Elle semblait parfaitement dans son élément dans cet environnement glacé tandis que pour ma part une pointe d’inquiétude me nouait les tripes à l’idée de me ridiculiser. Non pas que mon sens de l’auto dérision avait besoin d’une remise à niveau car je savais parfaitement me foutre de ma propre gueule seulement je ne parviens pas à me départir d’une pointe d’appréhension que je ne connaissais habituellement pas. Je commence à me dire que je n’ai pas franchement eu une idée lumineuse en proposant cette activité pour notre après midi en tète à tète. Le mini-golf c’est bien aussi non ? Moins romantique c’est le cas de le dire mais au moins on ne risque pas de voir son ego se faire rouler dessus par un six tonnes. Je lève les yeux au ciel au moment ou la jeune femme se lève visiblement pleine d’aplomb. Je ne vais quand même pas passer pour une mauviette. C’est juste du patinage. J’ai connu pire et j’en ai déjà fait quand bien même ma mémoire a éludé probablement volontairement le moment gênant que cela a du être. Enfin bon, la présence de la louve à mes cotés m’assure de passer un délicieux moment peu importe si j’enchaine les gamelles les unes après les autres. La mélodie de Shape of you résonne dans les enceintes du bâtiment et je me lève à mon tour. Quand il faut y aller. Il faut y aller. Mon expression crispée se détend rapidement lorsqu’elle sort son téléphone pour immortaliser ce moment.

J’approche ma bouche de sa joue au moment ou elle appuie sur le bouton. Cette photo semble lui plaire puisqu’elle range prestement son portable dans sa veste. Hmm. Oui, bien sûr Max. En avant et haut les cœurs. Bon d’accord, j’en ai beaucoup trop fait dévoilant allègrement que je ne suis plus aussi déterminé qu’avant à aller faire des tours de patins. De toute manière, ma belle ne me laisse nullement le choix puisqu’elle saisit ma main pour m’entrainer en avant. Nous pénétrons sur le sol gelé d’un pas circonspect. Signe que nous étions finalement tous deux un brin nerveux à l’idée de nous lancer. Je prends le temps de m’habituer à la sensation. Quelques pas de glisse sans me casser la tronche. Max est restée à la barrière de sécurité et je me rends compte que j’avais eu peur pour pas grand-chose. J’en avais déjà fait et cela me revenait rapidement. C’était relativement instinctif en fait.

Je réprime l’envie de la laisser seule pour me lancer de plus en plus en vite sur la piste mais je craque lamentablement à la tentation de ressentir l’ivresse délicieuse de la vitesse. Mon caractère téméraire prend le dessus une fois mes réserves balayées et je me lance en savourant la sensation procurée par la glisse. J’ai littéralement envie de me coller des baffes pour mon inquiétude précédente. La boxe était un sport ou l’équilibre était primordial tout comme le patin à glace. Je souris de toutes mes dents en glissant de plus en plus vite. C’est tellement agréable que mon sourire s’élargit. Je finis par ralentir pour m’enquérir de la situation de Max. Je suis persuadé qu’elle patinait aussi bien que moi malgré une entrée en matière laborieuse. Je tourne sur moi même afin de la repérer au moment ou un cri d’avertissement poussé par une voix que je reconnaîtrais entre toutes s’élève brusquement dans les airs. Bam, l’impact est rude et nous nous tombons l’un sur l’autre dans un fracas. Mes bras entourent la taille de Maxine qui lève une mine désolée vers moi. J’éclate de rire à sa remarque.

Ne sois pas désolé c’est la plus agréable chute qui me soit jamais arrivé. D’ailleurs je t’avouerais que je n’ai plus très envie de me relever maintenant. Il va falloir trouver une très bonne raison. Lorsqu’une lueur malicieuse s’allume dans le regard ambré de la louve. Je comprends que cet accident n’en était peut être pas un. J’approche mon visage du sien et lui vole un baiser fougueux qui se termine par un mordillement de sa lèvre inférieure. Ce n’est pas bien de mentir ma chère. Un accident tu dis. J’ai pourtant eu l’impression que tu m’as foncé dessus volontairement. Qu’avez-vous à dire pour votre défense mademoiselle Evans ? Une moue amusée se peint sur mon visage. Je profite de cette drôle d’étreinte pour caresser l’une de ses joues qui est glacée sous mes doigts tout aussi froids. Nous finissons par nous relever quelques instants plus tard. Je lui tends une main afin que nous fassions quelques tours l’un à coté de l’autre. Tu dois te faire pardonner ma belle. Max me contemple avec un sourire en coin et une lueur que je ne connais désormais que trop bien dans les yeux. Aussi, je ne m’étonne pas de la voir détaler à toute allure sur la piste. Un sourire féroce étire lentement mes lèvres alors que je me lance à sa poursuite en jubilant. Max ! Reviens. Si je t’attrape…
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Lun 4 Déc - 19:39



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

C'est avec beaucoup d'appréhension que je pose mes patins sur la glace. Pourquoi est-ce que j'ai accepté de pratiquer cette activité. Je me maudis de l'intérieur. Même si j'ai déjà eu l'occasion d'en pratiquer auparavant en compagnie de mon oncle, cela remonte maintenant à quelques années. Après plusieurs minutes d'hésitation, qui m'ont parût être une éternité, je lâche la barrière de sécurité et me lance doucement mais sûrement sur la glace. Mes pas sont d'abord hésitants, mais après quelques secondes, j'arrive enfin à prendre mon équilibre. Mes pieds se mettent à glisser de plus en plus vite. Finalement, le patin c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. La vitesse me procure une sensation de bien-être. Alors que je me laisse glisser, je ferme quelques instants les yeux, tout en levant les bras, pour profiter de ce bien-être et du vent qui vient fouetter mon visage pour le faire rougir. Ne sachant pas vers où je glisse, je ré-ouvre rapidement mes yeux. Une silhouette que je reconnaîtrais maintenant entre mille se trouve juste devant moi. Je pourrais éviter le choc, mais je dois avouer que l'idée de me retrouver dans ses bras me plait bien par conséquent, je ne ralentis pas. Je le préviens tout de même pour ne pas le prendre en traître. Bam. L'impact est un peu violent. Je me retrouve allongé sur le loup. Ses bras viennent encercler ma taille. Je relève doucement mon regard dans le sien. Le voilà qu'il se met à éclater de rire après, que je me sois excusée. « Je t'avouerais que moi non plus je n'ai pas envie de bouger, je suis bien sûr toi… » J'affiche un petit sourire, alors qu'il pose doucement sa main froide sur ma joue qui l'est tout autant. Il m'embrasse et je réponds à son baiser. Le loup finit par me mordre la lèvre inférieure et mon cœur lui se met à battre rapidement. « Je ne parlerais qu'en présence de mon avocat… ». Une lueur de malice vient prendre place sur mon visage. Je lui vole un petit bisou, avant que nous nous relevions.

Mon loup me propose sa main que j'attrape avec joie afin que nous puissions faire un ou plusieurs tours de piste l'un à côté de l'autre. Ma main serre un peu plus celle de l'oméga. Possessive ? Je crois bien que je le suis réellement. Je n'ai jamais ressentie ce genre de sentiment. Je n'ai pas envie qu'il s'échappe. J'ai enfin trouvé une personne avec qui, je pourrais potentiellement finir ma vie et il est hors de questions que je le laisse s'éclipser. J'ai besoin de lui auprès de moi. La voix de mon loup, me sors de ma rêverie. Un nouveau sourire en coin vient étirer mes lèvres. Je sais comment me faire pardonner, mais je préfère garder le secret pour moi. Je lance un regard plein de sous-entendu au boxeur avant de lui lâcher la main et de partir comme une voleuse. Un rire s'échappe d'entre mes lèvres suite à sa déclaration. Si je ne le connaissais pas, il me ferait presque peur. Même si les coups de patins de mon loup semblent se rapprocher dangereusement de moi, j'arrive quand même à garder une bonne distance pour ne pas me faire manger par le grand méchant loup. Sauf que j'ai un peu raté mon virage, par conséquent, je viens de me manger les barrières de sécurités. Un nouvel éclat de rire s'échappe d'entres mes lèvres, alors que la carrure imposante de mon loup se trouve sous mes yeux. J'essaye de reprendre un tant soit peu mon calme. « Non, ne me mange pas pitié ! » Les deux mains pliées comme si je prie le ciel, je regarde mon loup tout en essayant de contenir mon fou rire, mais je n'y parviens pas.

Rire. C'est le sentiment de joie que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. Il y a certes des moments où je ris aux éclats lorsque je suis en compagnie de mon alpha, mais ce n'est pas pareil. À ce moment précis, je me sens bien. Je me sens libérée. Après plusieurs minutes, j'arrive à reprendre mon souffle. Je replonge mon regard amusé dans celui de mon loup. Mes mains viennent s'agripper à la veste de Cass', pour le tirer contre moi. Mes bras viennent se loger autour de son cou. Mes lèvres viennent se poser contre celle du boxeur, pour un tendre baiser. « Un nouveau tour de piste ça te dit ? Cette fois-ci je promets d'être sage »

Un sourire sur les lèvres, je me desserre de l'étreinte. Je lui attrape la main et je le tire doucement avec moi pour faire un nouveau tour de piste. Pendant un moment je ne parle pas, à dire vrai, je ne sais pas quoi dire. J'ai envie de lui poser tout un tas de questions, mais je n'ai pas envie de lui faire revivre d'affreux souvenir, mais je décide quand même de tenter le coup. « Dis, ta sœur et toi vous êtes à la recherche d'une meute ou pas encore ? » Bon d'accord, mon entrer en matière n'est absolument pas terrible mais, je n'aime pas tourner au tour du pot pendant cent ans. « Je te rassure, je ne cherche pas à t'obliger à quoi que ce soit, je veux juste te connaître un peu plus ».

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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mar 5 Déc - 22:48

Beacon Hills and his weirdness.
L’étreinte de ma jolie louve sur ma main au moment de nous relever est délicieusement possessive. Délicieusement parce que mon loup gronde doucement son assentiment et sa satisfaction de voir la louve qu’il considère comme sienne marquer son territoire de la sorte avec une douce autorité pleine de fermeté. Ce genre de geste le rassure quant à la sincérité de la jeune femme. Le rassure quant à ce lien puissant et sans égal qui se construit lentement mais surement entre nous au gré de ces tètes à tètes mémorables. Rassure l’animal devenu instable, méfiant et surprotecteur à l’excès quant à la réminiscence de cette lumière dans notre vie, la permanence de ce feu salvateur dévorant nos entrailles. Mais mon double lupin n’est pas le seul à qui cette marque de possessivité renouvelée procure un sentiment bien particulier de fierté, de soulagement, de bien être et de félicité inaltérable. Voir Max resserrer sa prise sur ma main, sentir ses doigts enlacer fermement les miens telle une branche noueuse, ressentir l’émotion qui l’anime de l’intérieur ainsi que de pouvoir le lire dans ses sublimes yeux ambrés. Tout cela me fait un effet à la fois profondément familier et terriblement nouveau.

Une douce chaleur se diffuse en moi malgré le contraste saisissant avec le froid de canard dans lequel nous baignons au sein de cette patinoire. Cette chaleur au niveau de mon torse est unique et incomparable. Les mots sont obsolètes pour la décrire. Je la ressens tout simplement et tout ce que je peux dire c’est que l’état émotionnel de mon loup intérieur ainsi que le fait que je porte désormais ce dernier à fleur de peau rend cette sensation littéralement renversante, saisissante voire bouleversante. Je dois me faire violence pour continuer d’afficher un masque impassible tant j’irradie littéralement de bonheur, de fierté et de satisfaction en cet instant précis. Un infime sourire en coin effleure mes lèvres. Réflexe très masculin face à une situation qui nous dépasse à un niveau inimaginable. Feindre la maîtrise la plus complète et l’assurance que nos charmes sont les seuls responsables de cet état de fait. J’ai encore des remugles alléchants du parfum divin de la louve dans le museau suite à notre carambolage que je soupçonne bien plus d’ètre un attentat sportif prémédité qu’une malencontreuse erreur de trajectoire.

J’inspire pour me gorger de son effluve qui m’apaise et me rend littéralement dingue d’elle à la fois. Dans mon être mon loup a abandonné toute dignité pour rouler sur lui-même en jappant. Je lève les yeux au ciel comme à chaque fois qu’il se la joue romantique transie. Cela ne lui ressemble tellement pas que je ne peux pas m’en empêcher. Il n’y avait décemment que Max pour lui tirer des réactions pareilles. Je ressens exactement la même chose mais cela reste un secret. Parce que et bien parce que cela ne fait que deux jours que nous nous connaissons et je ne veux pas qu’elle sache à quel point je suis raide dingue d’elle. Elle le savait déjà en partie suite à notre discussion de tout à l’heure mais je ne voulais pas qu’elle me considère comme dépendant d’elle parce que dépendant je l’étais émotionnellement jusqu’à la moelle. Je reporte finalement mon attention sur Maxine sans m’ètre départi de mon sourire solaire. Ce sourire se fait carnassier lorsque je lui annonce qu’elle devait se faire pardonner son invention du concept d’auto tamponneuse humaine. J’ai tellement d’idées sulfureuses que mon esprit boue comme une marmite sur le feu. Malheureusement, ce n’est ni le moment ni l’endroit adéquat pour que nous nous adonnions à la luxure parfaite et cette communion physique devrait attendre.

Le regard plein de sous-entendu à la fois malicieux et goguenard de Max me fait de nouveau lever les yeux au ciel. Je me sens comme le loup de Tex Avery qui observe danser miss Red. C’est une très mauvaise idée de me tenter de la sorte ma belle. Une très très très mauvaise idée. Je déglutis prestement la bile dans ma bouche. Mes yeux écarquillés reprennent une allure respectable et je me recompose une expression un brin plus digne. Mon loup adore jouer tu sais mais là je te déconseille franchement de nous tenter. Cette femme aura ma peau. Rappelez-moi qui de nous deux est l’ange et qui est le démon ? Mon esprit orienté dans une direction tout sauf catholique me renvoie l’image de ma jolie louve un brin moins vêtue ce qui me distrait naturellement. J’assume complètement. Sa main quitte lestement la mienne tandis qu’elle s’élance à toute allure loin de moi. Fuyant le ras de marée qu’elle vient de provoquer. Mon sourire carnassier se teinte d’amusement tandis que je lui hurle de revenir tout en sachant qu’elle n’en fera rien. Dans mes veines mon loup s’agite pour autre chose que des émotions négatives, une soif de sang ou de protection. Il est prêt à poursuivre la louve pendant des heures s’il le faut et à travers toute la patinoire également.

La bête brisée est déterminée à jouer sans même s’en rendre compte. J’éclate d’un rire féroce en l’observant s’éloigner de plus en plus. Je m’élance heureux comme un gamin et affamé comme le loup que je suis. Un prédateur en chasse sur des patins à glace au milieu d’une patinoire. La proie. Une sublime louve espiègle tentant d’échapper à la justice. Le tableau est risible et pourtant je me lance dans ma traque avec le sérieux d’un chasseur professionnel. Le prédateur est réveillé pour un motif tout à fait anodin et voilà bien le meilleur dans tout cela. Mon expression est crispée, mes traits tirés, mes yeux témoignent de l’ardeur dans mes veines. Un coup de patin après l’autre je me rapproche de ma cible. Je glisse à une vitesse vertigineuse sans même m’en rendre compte. J’esquive les autres patineurs. Mes yeux sont focalisés sur la silhouette mobile désirable et moqueuse qui fend la glace à quelques pas de moi désormais. Je vais t’attraper ma belle, je vais t’attraper et tu devras t’acquitter de ta dette. Une petite fessée. Hmm. N’importe quoi. Je divague complètement là. Je me rends compte de l’erreur de Max en arrivant dans le virage à sa suite. La jeune femme avait mal anticipé sa trajectoire et percute durement une barrière de sécurité.

Je m’approche d’elle doucement inquiet pour elle mais lorsqu’elle se retourne son rire mélodieux s’élève dans les airs et je fronce les sourcils un sourire en coin sur les lèvres. Son exclamation et sa posture de prière me font éclater de rire alors que je m’avance lentement pas après pas tel un loup s’approchant de sa proie piégée. Son fou rire lui vaut des gros yeux de ma part. Capturée ! Cela va être difficile ma belle. J’ai toujours faim de toi. Et tu as réveillée cet appétit. Je pousse le jeu jusqu’à me lécher les lèvres. Je n’ai pas de babines aux dernières nouvelles. Je finis par arriver juste devant elle pour la saisir par la taille et la soulever du sol. Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Je sais ! Mes lèvres viennent caresser son cou, prendre possession de ses lèvres, se balader sur son visage pour finir par mordiller sa lèvre inférieure. Il y a pire comme représailles non ? Je la repose sur le sol au moment ou elle explose de rire. Son rire est si communicatif que je ris de concert avec elle, accoudé à la barrière de sécurité je la regarde se plier en deux. Ses mains finissent par s’agripper à ma veste pour m’attirer à elle. Elle passe ses bras autour de mon cou et dépose un tendre baiser sur mes lèvres.

Je suis toujours partant pour un tour de piste. Par contre sans vouloir t’offenser, je doute de ta capacité à rester sage Max. De toute manière c’est ainsi que je te préfère joueuse et effrontée. Aie, pourquoi tu m’as donné un coup de poing sur l’épaule. J’éclate de rire devant la mine indignée de la louve. D’accord, d’accord tu es tout à fait capable d’ètre sage. Si tu le dis. Conclus-je dans un murmure. Notre étreinte est rompue. Max saisit ma main un grand sourire sur les lèvres. Nous nous lançons en même temps en avant et démarrons ce tour de piste dans un silence paisible, réconfortant, intime et doux. Je sens que Maxine veut prendre la parole mais semble se retenir. Je lui laisse le temps dont elle a besoin. Lorsqu’elle évoque Kae et moi et notre recherche de meute, je sens mon cœur se serrer et manque de lâcher sa main sans faire exprès. Mon regard se voile et se fait hagard. Durant de longs et douloureux instants, mes souvenirs planent dangereusement dans mon esprit. Je ne suis plus dans la patinoire mais ailleurs. Loin très loin de la joie dans laquelle je baignais. Je suis de nouveau dans ma prison intérieure aux murs faits de cauchemars mouvants et traîtres. Je me laisse guider par la main de la jeune femme sur la piste car sans cela je filerais droit dans les barrières de sécurité ou un autre patineur. C’est cette même main contre la mienne qui me permet de revenir à moi quelques instants plus tard.

Je détourne le regard et le fixe sur un point imaginaire. J’avoue que j’ai encore du mal à accepter la réalité implacable. Il y a un mois j’étais un Beta de la meute de mon père. Kae et moi étions heureux et innocents. Ma famille était en vie. Ma meute également. Nous préparions la pleine lune. Il y a un peu plus d’une semaine j’étais l’alpha de ce qui avait survécu à l’holocauste lupin de la meute Norton. Cette meute était ma famille comme elle l’avait toujours été. K et moi sur les routes sans espoir mais en vie. Désormais je ne suis plus qu’un vulgaire Omega et je crains de ne pas être suffisamment puissant pour protéger ma petite louve. Pour te protéger toi également. Le regard que je replonge soudainement dans celui de Max est empreint de terreur, de douleur, d’incertitude, de désespoir et de tristesse. Je pense qu’un alpha capable de nous accepter et de nous protéger ne pourrait être qu’une bonne chose en effet. Ma meute s’est éteinte et la lignée avec elle. Je ne regrette pas et ne regretterais jamais d’avoir sacrifié mon héritage pour sauver ma sœur. Je le referais mille fois s’il le fallait mais je ne peux m’empêcher d’avoir honte. Les hommes et les femmes de ma famille ont possédé ce rang depuis des générations et il s’est évanoui avec moi. Je suis désolé de t’embêter avec tout cela ma belle. Oui, nous recherchons un alpha. Tu crois que le tien voudrait bien de nous ?
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Jeu 7 Déc - 12:56



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

Par chance, lorsque je fais semblant de prier, j'arrive à faire rire mon compagnon. Malheureusement, mon fou rire s'accentue lorsque je voie mon loup faire les gros yeux. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai cette soudaine image de la femme qui arrive à faire sortir les yeux de ses orbites. Mes mains viennent immédiatement se poser sur mes côtes tant j'ai mal à force de rire. J'aperçois mon loup se rapprocher d'un pas lent vers moi. Je reprends mon sérieux pour afficher une petite mine effrayée. Mon cœur s'accélère. « Tu ne devrais pas ! Je ne suis pas du tout comestible… » Le loup m'attrape par la taille et me soulève. Pour être sûr de ne pas me retrouver à terre mes bras viennent automatiquement s'enrouler autour de son cou. « Ne pas me manger ça, ça serait bien… » J'affiche un sourire amusé, alors que mes yeux se ferment lorsque ses lèvres viennent effleurer la peau de mon cou. Un courant électrique parcours mon être alors que soupire s'échappe de mes lèvres. Pourquoi est-ce que je suis aussi sensible à ce niveau-là ce n'est pas du jeu. Sa bouche s'empare de la mienne, avant de se balader sur mon visage et de prendre possession de ma lèvre inférieure en la mordillant. Mon souffle est saccadé. Je le sens me déposer au sol. J'ai subitement un sentiment de frustration. Ma louve aussi grogne dans ma carapace. Je crois qu'elle aussi aurait aimé que ça continue. Alors, ça c'est vraiment la pire des représailles.

Des images de moins en moins catholique se bousculent dans mon esprit, ce qui me fait afficher un nouveau sourire en coin. Malheureusement, ce n'est pas le lieu requis pour pratiquer ce genre d'activité, surtout au beau milieu d'une foule de spectateurs. Je me mets alors à rire pour évacuer mes images. Le rire de Cass' vient se mêler au mien. Je propose à mon compagnon de faire un nouveau tour de piste, mais avant cela, je lui donne une tape au niveau de son épaule en affichant une mine offusquée. « Hé ! Je sais très bien être sage ! » J'ouvre la bouche avant de la refermer aussitôt. Tu vas voir si je ne sais pas être sage. Sans dire quoi que ce soit, j'attrape la main de mon loup et l'embarque avec moi pour faire un nouveau tour de piste cette fois-ci plus calmement.

Lorsque je pose la question en rapport à la meute à mon loup, je le sens étrangement distrait. Mon regard se pose sur lui. Son regard est perdu dans ses pensées les plus profondes. Je suis qu'une simple idiote. Il m'a pourtant dit que parler de son passé le faisait souffrir et moi je l'oblige à se replonger dedans. Je baisse la tête honteuse. Lorsque je rentrerais ce soir, il faut que je demande à Will de me couper la langue, ça m'empêchera de dire des bêtises et de refaire vivre de choses horribles à mon loup. Après quelques instants, mon loup coupe le silence et me raconte ce qui le tracasse. Je ne me sens pas bien. Je suis triste pour lui. Je ne peux même pas imaginer toute la peine qu'il a au fond de lui. Mes sourcils se froncent lorsqu'il m'annonce qu'il ne se sent pas suffisamment fort pour protéger sa sœur ou même moi. Mais je ne dit rien. Je me contente uniquement de me positionner devant lui pour l'obliger une nouvelle fois à s'arrêter. Même si nous gênons certains patineurs je m'en fiche.

Dans le regard du loup qui vient de se poser dans le mien, je peux lire tout un tas d'émotions. La peur. La tristesse. Le désespoir. La douleur et l'incertitude. Je m'en veux tellement. Je m'en veux de lui avoir fait ressentir toutes ces horribles émotions alors qu'il y a seulement quelques minutes nous étions tous les deux en train de rire. Mes mains viennent entourer la taille du boxeur. Mes yeux ne quittent pas les siens. « Écoutes déjà je tiens sincèrement à m'excuser de t'avoir fait remonter ses souvenirs douloureux, ce n'était pas mon but. Et ensuite, tu n'as pas à te sentir honteux de quoi que ce soit. Tous les alphas ne font pas ce que tu as fait pour sauver ta sœur. Crois-moi, sur ça je sais ce que je dis, j'ai vécu un truc horrible avec un alpha… » Je marque une légère pause, avant de reprendre. « Tu as perdu ton statut pour sauver ta bêta, par l'amour que tu lui portes. Pour moi tu n'as pas à te sentir aussi honteux. C'est courageux ce que tu as réalisé. » Je me colle un peu plus contre lui pour lui faire un câlin. Je ne sais pas ce que je peux lui dire de plus pour lui remonter le moral. Je ne suis pas vraiment douée pour ça. Après avoir déposé un baiser sur son torse, je relève une fois de plus mes yeux dans ceux de mon loup. « Arrêtes, tu ne m'embêtes absolument pas ! Bien sûr qu'il voudra de vous » Ma main vient se loger contre sa joue, que je caresse doucement, alors qu'un petit sourire vient prendre possession de mes lèvres. « Willem est quelqu'un de sérieux, mais qui s'est se montrer tout aussi enfantin que moi par moment. Je te laisse imaginer l'état de la pièce quand on est tous les deux. » Un petit sourire amusé se dessine sur mon visage. Les souvenirs de la décoration de ma nouvelle chambre refont surface. Sur ce coup-là, nous étions deux véritables enfants. « Enfin je te rassure, il s'est également se montrer sérieux et autoritaire lorsqu'il doit l'être. Il m'héberge chez lui, en ce moment, le temps que je puisse renflouer mon compte en banque pour que je puisse reprendre un appartement. »

Je me desserre de l'étreinte à contre cœur et j'entraine une nouvelle fois mon loup faire un dernier tour de piste. Lorsque mes pieds se posent sur la terre ferme je ne peux m'empêcher de pousser un soupire de bien-être. Je m'assois le banc et commence à retirer les patins. J'attrape rapidement mon téléphone dans la poche de ma veste pour regarder l'heure. Il n'est pas trop tard, mais je ne sais pas si Cass' à encore du temps. « Tu veux que l'on continue la visite, où on la continue plus tard ? »




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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Lun 11 Déc - 17:12

Beacon Hills and his weirdness.

Le dernier tour de piste en amoureux vient de prendre une tournure particulièrement douloureuse pourtant alors même que l’albâtre de la glace sous nos pieds contraste durement avec l’ébène de mes pensées, je n’en veux absolument pas à ma jolie louve d’avoir orienté la discussion vers la direction qu’elle lui a donnée. Au contraire, le fait de savoir qu’elle se préoccupe de notre situation à ma sœur et moi me procure une sensation univoque parfaitement identifiable. Cependant, je suis persuadé que ma réaction spontanée d’animal brisé par le poids de sa peine tortueuse lui a tiré des élans de culpabilité n’ayant pas lieu d’ètre. Je détestais qu’elle puisse se sentir coupable de quoi que ce soit vis-à-vis de ma personne. Parce que je savais que de la même manière que je préférais souffrir le martyr plutôt que de lui faire du mal ou de lui causer de la peine elle ne me ferait jamais souffrir volontairement. Nul besoin que nous formulions ces promesses à voix haute car nos regards ne l’exprimaient que trop bien lorsqu’ils étaient posés l’un sur l’autre. La ferveur de nos étreintes, la douceur de nos caresses, l’ardeur de nos baisers, la passion de nos unions, le naturel de tous ces gestes relativement précoces eu égard à la naissance de notre relation tout cela m’amenait à considérer ce qui se formait entre nous comme quelque chose d’irréfragable sans même que je ne comprenne réellement comment nous en étions arrivés là aussi rapidement sans même que je ne cherche à le comprendre. Instinctif voilà le mot adéquat.

Tout cela était instinctif pour mon loup intérieur et moi-même. Je ne veux pas la voir se sentir pour le moins du monde responsable de mon état émotionnel délabré et traumatisé car elle n’avait rien à voir avec ce dernier. Les bourreaux de ma famille, les assassins de ma meute en étaient les seuls et uniques responsables. Même quand ses mots obombraient mon humeur elle restait invariablement une source d’éclats coruscants à mes yeux de métamorphe meurtri par un sort inique. Je refusais que le soleil miraculeux de mes jours perde de son éclat par la faute des ténèbres de mon existence. Je le refusais de toutes mes forces. Malheureusement, en cet instant précis ou je ne me trouve plus dans l’enceinte à la température marmoréenne dans laquelle des souvenirs délicieux venaient d’ètre crées grâce à la malice rafraîchissante de ma belle je ne peux guère tout faire pour chasser les traces d’un sentiment de responsabilité erroné marquant ses traits sublimes. Puisque je suis de nouveau prisonnier de mes cauchemars alors même qu’il ne fait pas nuit et que la lumière du jour inonde les lieux. Je sens ma main quitter brusquement celle de Max pour aller percuter ma jambe mollement telle une branche pendante ne sachant pas vraiment quelle est sa place. La main de la jeune femme reprend possession de la mienne dans la foulée avec fermeté et je sens mon corps se laisser guider à travers la patinoire.

Pour ma part, je m’enfonce lentement mais surement dans l’horreur de mon passé à l’instar d’un condamné ayant trébuché dans un précipice. Du sang, du feu, des larmes, des cris, la lune, les balles, l’agonie, les hurlements. Chaque mètre dans le vide s’accompagne d’une décharge de souffrance émotionnelle prenant la forme d’un bain de sang anonyme au milieu d’une nuit paisible. Mes yeux sont fixés droit devant moi sur la valse mouvementée des humains se détendant mais ils ne les voient pas. Ne les voient plus. Ne peuvent pas les voir alors que les mâchoires acérées de ma mémoire se sont refermées sur mon esprit qu’elles déchiquettent. Dans mon ètre, mon double lupin a perdu cette maîtrise qui était la sienne chaque fois que nous nous trouvions près de la louve. Son agitation désordonnée et sauvage témoigne de son état face à ce rappel cruel de notre mémoire enchainée à cette nuit macabre. Le prédateur gronde, hurle, enrage face à ce piège contre lequel il ne peut rien. Mon rythme cardiaque s’accélère dangereusement tandis que je me ferme au monde extérieur et à la femme capable de me sortir de ma torpeur dévorante avec une aisance stupéfiante. Je fuis son regard avec résignation et une vigueur empreinte de désespoir. Fuir encore et toujours. Je ne veux pas fuir ! Je hais cette sensation. Je hais cette attitude. Fuis mon fils sauve ta sœur. Une fratrie court à toute allure quitte à avoir l’impression que leurs cœurs vont s’extraire de leurs corps. Les pales rayons nacrés de la lune les éclairent dans leur échappée. Mon regard fuit celui de Maxine pour aller se fixer sur un point que je suis le seul à pouvoir déceler dans l’agitation frénétique des environs. La désagréable impression d’ètre lucifuge me saisit à la gorge.

Mais, je m’en moque. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Pourtant, il le faut bien. C’est cela le courage. C’est cela être un chef disait Ethan. Faire les choses qui font le plus mal pour que les autres n’aient pas à le faire. Je ne suis plus un meneur papa. J’arrive tout juste à m’occuper de K. Je veux me libérer, quitter cette prison détestable prenant racine au plus profond de mon ètre. Je veux sortir pour retrouver la lumière que représente ma jolie louve. Je peux y arriver. Je dois y arriver. Je sais que je vais y arriver puisqu’elle est là à mes côtés. La chaleur réconfortante de sa main dans la mienne achève de me faire reprendre pied en dehors, dans ce présent si agréable en vertu de sa seule présence. Les mots s’échappent de ma bouche pincée comme un fleuve en crue. Ma voix enrouée par l’émotion ne semble pas vouloir s’arrêter. Le regard toujours perdu au loin, je vide mon sac sans hésitation. Je trouve que mes mots sont relativement détachés et dignes bien loin de la scissure béante dans mon torse. Comme si mon orgueil m’empêchait de dévoiler l’étendue véritable de ma débâcle intérieure. J’aimerais tellement disposer d’une fortitude bien plus conséquente afin de pouvoir apparaître comme un homme impavide aux yeux de la jeune femme. Parce que dans l’esprit de mon loup et le mien, c’est à nous qu’il revient de prendre soin de la louve, de la protéger, de veiller sur elle, de lui apporter ce dont elle pourrait avoir besoin, d’apparaitre comme un refuge solide et stable et non l’inverse. Réminiscence d’une fierté toute masculine se voyant balayée sans ménagement par la dure réalité. Je sens que notre vitesse ralentit rapidement pour que nous nous stoppions au beau milieu de la glace artificielle aux visées ludiques. Le visage de ma belle apparaît devant mes yeux tandis qu’elle se place devant moi tel un roc qu’il me serait impossible de dépasser.

Sa fragrance s’insinue délicatement dans mes narines et calme quelque peu mon animal intérieur. Je cesse d’éviter son regard bien conscient qu’elle ne me laisserait de toute manière agir de la sorte plus longtemps et plonge mes yeux dans les siens. Je la laisse contempler ce que je suis réellement. Exprimé à travers ces émotions turbulentes présentes dans mon regard hagard. Je réponds finalement à sa question bienveillante non sans continuer de me confier auprès d’elle, de cette compagne capable de comprendre ce que je ressentais sans me juger. De cette compagne auprès de laquelle je voulais vivre. Non pas survivre mais bel et bien vivre, reprendre gout à cette existence désabusée. Ses yeux d’ambre viennent se poser dans les miens pour ne plus les quitter alors que ses bras viennent quant à eux s’enrouler autour de ma taille. L’une de mes mains remonte prestement pour aller explorer la cascade se ses cheveux aux multiples nuances indéchiffrables. Je me mets à jouer avec ses mèches de manière machinale ce qui m’apaise grandement. Cet exutoire à ma souffrance semblait particulièrement incongru et pourtant le simple fait de sentir ses mèches s’enrouler autour de mes doigts représentait un remède d’une rare efficience contre mon état latent. Mon autre main se trouve sur le creux de ses reins. Je la contemple et l’écoute en silence.

Incapable de parvenir à prononcer quoi que ce soit. Je n’ai pas la force de gronder d’inquiétude et de rage à l’idée qu’un alpha ait pu oser lui faire de mal surtout si ce dernier était de surcroît censé la protéger. L’information se grave dans un coin de mon esprit et je me promets de creuser de ce coté là plus tard afin d’apprendre ce qu’elle avait vécu. J’ose espérer que le salopard en question est mort et enterré parce que sinon je risquais bien d’ajouter un autre visage à mes cauchemars. Un que j’aurais choisi cette fois ci. Max marque une courte pause avant de reprendre la parole. Mon regard se libère peu à peu des tourments qui le hante grâce aux mots prononcés par la louve, ma louve. La sincérité dans son ton, la portée de ses paroles et surtout ce que je peux lire dans ses yeux au moment de ce discours me font l’effet d’un baume aux vertus sans équivalents. Ne t’excuse pas Max. Ce n’est pas ta faute. Tu n’as rien à te reprocher bien au contraire ma belle. Bien au contraire…Merci. Ce simple mot indiquant tellement. Merci de m’accepter, de me soutenir, d’ètre là auprès de moi, de passer du temps avec moi, de me redonner gout à quelque chose que j’exécrais, d’illuminer ma vie, d’ètre toi-même, de prendre la peine d’apaiser mes tourments. Merci d’exister ma jolie louve. Parce que sans toi le chemin serait bien plus compliqué et je ne pense pas que je trouverais la force d’espérer. La jeune femme se blottit contre moi pour m’offrir un câlin hautement nécessaire et je me penche en avant pour frotter mon visage contre son épaule. Un geste très lupin qui prouve que mon double a autant besoin que moi de cette étreinte salvatrice. J’hume son effluve encore et encore en inspirant avidement.

Ses lèvres se posent sur mon torse avant que ses yeux ne reviennent se fixer dans les miens. J’esquisse un sourire triste en la voyant s’exclamer. N’en sois pas si sure mon soleil, je doute que n’importe quel alpha soit très heureux à l’idée d’accueillir deux loups traumatisés et donc potentiellement dangereux tant pour eux mêmes que pour les autres membres d’une meute dans ses rangs. J’aimerais partager son aplomb et ressentir sa certitude mais je n’y parviens pas. Je ne dis pourtant rien. Un léger sourire vient effleurer ses lippes coquelicots alors que ses doigts caressent tendrement ma joue. Ce contact me délivre finalement de mes errances intérieures et je pose une main sur la sienne en l’écoutant me peindre le portrait de son chef de meute. Vu son ton, l’expression de son visage et la joie dans ses yeux nul doute que sa relation avec l’alpha est forte et qu’il est quelqu’un de bien. Mon cœur se décrispe dans mon torse. Max avait probablement raison. Son alpha nous accepterait certainement Kae et moi. Il pourrait veiller sur nous et nous guider vers la paix de l’âme. Cela serait une véritable renaissance. Je ne sais pas si c’est mon esprit torturé qui me pousse à me faire une représentation idyllique de ce loup mais je ne me rends pas compte que de par cette description de ma belle, je le perçois comme une sorte de sauveur dépassant largement le cadre de la réalité. Je place la barre bien trop haut inconsciemment. Son sourire qui s’est fait amusé ne quitte plus son visage.

Il a l’air d’ètre quelqu’un de bien. Je pense qu’un alpha n’étant pas excessivement autoritaire est ce qu’il faut tant pour moi que pour K. Nos loups sont devenus compliqués suite au…Cela ne veut pas dire que nous sommes instables. Seulement qu’il nous faudra du temps. Du temps pour parvenir à certaines choses. Je te remercie énormément. La main de ma jolie louve retourne dans la mienne et celle-ci m’entraine pour un dernier tour de piste. Celui-ci est paisible et tranquille. Une lueur d’espoir s’est allumée en moi et pour la première fois depuis notre arrivée à Beacon Hills je ne demande qu’à y croire, à cette notion d’avenir. Qu’à cesser de vivre au jour le jour comme un fugitif. Un modeste sourire étire mes lèvres. Mon regard se porte sur Max pour ne plus la quitter, me fiant à sa direction des opérations. L’adoration dans mes prunelles est palpable. Nous quittons ensuite la glace pour le sol classique des bancs adjacents et je retire lentement mes patins pendant que la jeune femme regarde l’heure sur son portable. Je pourrais la continuer éternellement ma belle. Mais, je me dis que ce serait plus intéressant de la continuer un autre jour. Comme ça tu pourras encore me faire découvrir bien d’autres coins de la ville.

(…)

Nous sortons de la patinoire d’un pas guilleret main dans la main pour nous rendre compte avec dépit qu’une bruine se déverse sur la ville. Le temps est sombre et morose signe que l’automne n’avait pas encore dit son dernier mot malgré l’approche inlassable de l’hiver et son froid mordant. Et que même la Californie rayonnante connaissait les affres de la pluie à un degré moindre que ma patrie d’origine. Max se met à courir vers un porche tout proche en tirant sur ma main pour m’entrainer à sa suite mais je la retiens en riant. Nous sommes rapidement trempés et les gros yeux de la louve me font rire de plus belle. L’interrogation dans son regard trouve mes lèvres sur les siennes pour réponse. Le baiser que nous échangeons est fougueux, insatiable et passionné. Sublimé par les remugles de mes émotions néfastes de tout à l’heure. Toujours ce besoin de la sentir contre moi. Ce besoin d’elle. Ce besoin de sa présence. Une fois l’étreinte rompue, je lui lance. Ce n’est qu’un peu de pluie tu sais. Nous ne pouvons pas tomber malades et puis cela faisait trop longtemps que le gout de tes lèvres m’échappait. Une petite dizaine de minutes maximum. Oui, j’ai une définition particulière de trop longtemps avec elle.
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MessageSujet: Re: Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]   Mar 12 Déc - 15:08



Beacon Hills and its Weirdness

Cassian et Maxine

Même si mon loup m'indique que ce n'est pas de ma faute s'il s'est mis à repenser à son passé et à ce qu'il a vécu il y a peu de temps, je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable. Je me sens totalement coupable. Je sais ce que cela peut provoquer. Puisque je suis dans le même cas que Cassian. Moi aussi j'ai du mal à oublier ce que Ryan m'a fait endurer il y a presque un an maintenant. Je n'arrête pas de revoir ces affreuses images me revenir en mémoire dès que mon regard se pose sur l'immonde cicatrice de mon abdomen. Je lance un regard interrogateur à mon interlocuteur. Je me demande pourquoi est-ce qu'il me remercie. Ne voulant en aucun cas remuer le couteau dans la plaie je me tais et je me contente me blottir contre son corps. Lorsque le visage du loup vient se frotter contre mon épaule, un sourire amusé vient se dessiner sur mon visage.

Je n'ai pas envie de bouger. Je me sens tellement bien dans ses bras. Avec lui. J'aimerais pouvoir profiter de ce contact, pourtant anodin, mais qui arrive à me faire sentir bien, heureuse et épanouie encore très longtemps. Je dépose un baiser sur son torse, tout en posant mon regard dans ses yeux couleurs noiraud. Il esquisse un sourire triste. Preuve que ce que je viens de lui dire à propos de mon alpha, ne l'a pas totalement convaincue. J'essayerai de lui en parler une autre fois. Je ne veux pas qu'il se sente obligé d'intégrer la meute à Willem, surtout s'il ne se sent pas prêt. Un nouveau sourire vient prendre place sur mon visage lorsque le loup, vient positionner sa main sur la mienne. « Tu sais, il m'a fallu du temps également avant de lui accorder ma confiance, mais au fur et à mesure que j'ai appris à le connaître, il a su gagner ma confiance et celle de ma louve. Et puis, il sait être patient » Je marque une petite pause avant de reprendre. « Il n'y a pas de quoi. Mais si tu veux en savoir un peu plus sur lui, n'hésite pas j'essayerai de répondre aux mieux à tes questions ».

À contre cœur, je me desserre de l'étreinte. J'attrape la main du bel oméga, l'entrainant avec moi pour faire un dernier tour de piste. Celui-ci est calme et paisible. Aucun son ne s'échappe de ma bouche. Je n'ai plus envie de plomber l'ambiance. Je sens le regard du boxeur se poser sur moi. Je tourne mon visage pour croiser ses yeux que j'aime tant. Un nouveau sourire vient se peindre sur mon visage, alors que je pose mon attention sur la glace. Manquerais plus que l'on tombe une nouvelle fois. En y réfléchissant bien, ça pourrait se faire… Mhm non on va éviter. Avec mon loup nous partons nous installer sur un banc afin que nous puissions retirer nos patins. Je lâche un petit rire tout en reposant mon attention sur le loup « Va pour un autre jour. De toute façon on se tient au courant pour le jour. »

Nous sortons de la patinoire main dans la main. La chaleur de sa main dans la mienne me procure un sentiment de bien être. Mes yeux dérivent sur l'horizon pour m'apercevoir que la température s'est rafraîchie. Le temps est triste. Je n'aime pas l'automne et ses giboulées de température. Un frisson parcourt mon être, alors qu'un crachin se déverse sur la ville. Ne voulant pas avoir le froid sur moi pour le reste de la soirée, je me mets à courir en direction d'un abri quelconque en tirant Cass' dans ma course, mais le petit loup me retient. Je me retourne et lui fais les gros yeux. Non, s'il te plait, je n'ai pas envie de ressembler à un bichon tout frisé. Le rire mélodieux qui s'échappe de la bouche de mon oméga me fait afficher un petit sourire.  

Les lèvres du boxeur viennent se poser sur les miennes pour un baiser fougueux et passionné. Comme tout à l'heure, mes bras viennent enrouler sa taille. Mon corps vient se coller contre le sien. « Je sais mais je n'aime pas la pluie… » Je lui lance un regard amusé avant de reprendre « Moi c'est ton corps qui me manquait, même si tes lèvres sont délicieuses.. » Je rapproche mon visage du sien pour l'embrasser une nouvelle fois. Je me recule légèrement pour le regarder droit dans les yeux. « Je vais devoirs y aller, sinon Willem va se demander où je suis passée. »

J’affiche une mine boudeuse. Rien que le fait d’imaginer que je ne pourrais plus sentir son corps brûlant contre le mien jusqu’à la prochaine rencontre, me fait mal à l’intérieur. Je n’ai pas envie de le quitter. Je veux toujours rester auprès du loup. « Je t’envoie un message pour savoir quand tu es disponible » Je lui vole un dernier baiser avant de me desserrer de l’étreinte. « Passe une bonne soirée et passe le bonjour à Kae »

Je marche à reculons pour ancrer le magnifique visage du loup dans mon esprit, avant de tourner les talons et de partir d'un pas assez rapide vers les quartiers résidentiels. Non pas que je suis pressé, bien au contraire, je n'ai pas envie de me prendre une averse sur la figure.



FIN DU RP




© YOU_COMPLETE_MESS





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.
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Beacon Hills and its weirdness [Pv Cassian ]
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