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 Un vol avec escales...

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Jansen Avery

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MessageSujet: Un vol avec escales...   Ven 29 Déc - 19:54





Un vol avec escales



Pestant pour la cinquième fois, qui était son chiffre fétiche après tout, la silhouette rapide et clairement féminine s’arrêta sur le faite d’un toit. Ses vêtements prêts du corps, digne de Catwoman, qu’elle avait vu à la télé chez sa dernière victime, étaient certes pratiques, et recelant de nombreuses poches pour ses pinces, crochets et autres découpeurs en diamant, mais le cuir grinçait beaucoup trop à ses oreilles. Pourtant, même les toutous à l’oreille fine ne l’avaient pas entendu. De fait, elle se rappelait avoir fustigé son apprenti, naguère, qu’on avait fini par appeler « diling diling » parce qu’il faisait tinter la fine chaine d’argent avec les feuilles ouvragées, qu’elle portait elle-même à présent, caressant avec nostalgie le bijou qui lui rappelait le prince.

Cette catwoman, quelle frimeuse. Il faisait froid, sur les toits, et ils étaient glissant. Et ça sentait mauvais. Sans compter tous ces stupides pigeons qui n’apparaissaient jamais dans les film. Mais il y avait de bonnes idées, comme les griffes de métal. Moins versatiles que ses propres griffes, mais tout de même. Le fouet, aussi... Elle adorait le fouet. Surtout agrémenté de ses ronces vénéneuses si elle était d’humeur mesquine et en colère.

Soudain, elle s’accroupit alors qu’un reflet de lumière lui indiquait qu’une partie des gros lourds qui gardaient l’entrepôt s’en allaient, riant grassement, pour boire ou se droguer. Leur nuit était finit. Tant mieu pour eux, il n’aurait pas une aussi mauvaise gueule de bois que ceux qui avaient pris leur place. Le seul hic, comme elle l’avait pu voir dans ses repérages, c’est que ceux qui prenaient la relève était aussi plus pro. Silencieux. Bien recrutés par leur patron. D’ailleurs ce dernier faisait montre de beaucoup de prudence également, car la voleuse n’avait pas pu déterminer qui il était ni ou il habitait… Les hommes le craignaient et le respectait.

Une mèche rebelle cuivrée s’échappa de sa capuche, et la voleuse la remis en place, derrière son oreille. C’était le bon moment. Profitant du départ bruyant des premiers, elle couru et sauta sur un toit plus proche, en terminant par une roulade. Elle n’aimait pas trop être en hauteur, loin de la terre et des plantes, car sa réserve personnelle sylvestre n’était pas inépuisable, et elle voulait garder jalousement ce petit secret, bien que la deuxième ronce eut des soupçons lors d’un duel et Jansen, lui, savait, bien sur.

La fenêtre au deuxième étage était à sa portée, aussi, après un élan, elle se laissa porter tel une feuille par le vent, et se cramponna au rebord, découpant en silence un trou suffisamment grand pour s’y faufiler. Elle s’était beaucoup entrainée pour ça. Pas pour la découpe, n’importe quelle crétine suffisamment patiente pouvait y arriver. Mais découper sans bruit voulait aussi dire obtenir du verre tranchant. Elle avait beau guérir vite, il n’était pas vraiment agréable de se faire un peeling au verre avant de commettre un larcin.

Se faufilant à l’intérieur, elle mis quelques secondes à accommoder, ne possédant pas, hélas la vision d’un chat ou d’un loup, même si elle était plus importante que celle d’un humain.
« Mais Qu’est ce que ! ». Deux coups. A la gorge, pour couper le son et le soufle. A la nuque.
« shhhht.. fais dodo… »…

Elle traina avec patience, sans bruit, le corps dans un recoin sombre. En vérité, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle venait prendre. Mais une telle garde pour juste quelques caisses c’était trop pour sa curiosité maladive…
Au moment ou elle s’apprêtait à sauter près d’une de ces caisses, elle entendit une exclamation étouffée près de l’entrée, suivit du bruit caractéristique d’un silencieux.. Immédiatement, les hommes de main se mirent en branle.

Merde !!! Qui était le trouble-fête qui venait lui gâcher son vol en première classe !


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Sam 6 Jan - 17:51

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« Una ladro affascinante »La mission à San Francisco m’a écarté de Beacon Hills une bonne semaine. La famiglia de Finn est à l’abri et j’ai exécuté la mission que m’a donnée mio padre. Ils sont satisfaits à Los Angeles. Le meurtre de Frederico a été vengé, et j’ai pris un peu de galon dans l'organizzazione. Toutefois j’ai refusé la visite au parrain. Refusé de m’agenouiller une fois encore et baiser sa main. Sonny m’avait appelé, rageur, disant que j’étais attendu pour être remercié  de ma brillante action. Je lui avais rétorqué que j’avais un vrai travail et autre chose à faire que du cinéma à la Fellini. Mon mentor avait grogné sur mon arrogance. « Mi hai addestrato a diventare uno, Sonny. » lui avait répliqué. Il m’avait raccroché au nez. J’ai promis à Arès que je ne serai pas leur toutou. Un allié certes, mais pas l’un de leur Capo.

Mon organizzazione avait été secouée par mon altercation avec Arès. De mon côté trop d’événements majeurs s’étaient succédé, trop pour le sanguin que je suis. Quant à Arès il était déchiré entre sa tribu, son devoir de gardien et notre univers de mafieux.

Ombre et lumière. Je pourrai être en droit de porter un nom illustre, celui que l’on chuchote avec crainte et respect, mais… ce n’est pas dans ma nature d’apprécier que l’on me prémâche le travail. Je pars de rien et je vais faire d’Amaro un nom qui donnera des cauchemars à la volaille et des sueurs froides à mes ennemis. Je fais le pari audacieux de me hisser à la tête d’une organizzazione qui comptera dans le paysage du crime.

Noirs sont mes desseins. Rien ni personne ne peut m’écarter de ma voie.

Retour au Pink. Les travaux ont commencé. Nous avons un nouveau chanteur en la personne de Lewis et un nouveau serveur avec Conrad. Les deux nouveaux sont appréciés. Il est vrai que les deux nouveaux ont tous deux une belle gueule. Cela plait aux signora et aux signori. Qualité, beauté, le tout dans une ambiance pop/rock ou celte suivant l’humeur de chacun. Mon bar devient un incontournable de Beacon Hills. C’est l’endroit branché où hisper côtoient les étudiants baba cool ou encore quelques bourgeois qui se veulent tendance. Même Willem avec ses sempiternelles chemises de flanelles à carreaux et son blouson de cuir antédiluvien fait des émules. Quelques lumberjack font leur apparition.

Ce soir c’est Jansen qui opère sur scène. Nous avons eu un léger différent quant au degré d’effeuillement qu’il exécute. Même si je ne ressens plus pour lui cette flamme qui m’embrasait avant, je reste notamment sur quelques acquis. Je n’aime pas le voir à poil sur scène. Reliquats de jalousie ? Possessivité mal placée ? Je ne sais pas. Il avait souffert du commerce de son corps et bien que notre lien soit revenu à du libertinage je ne souhaite pas revenir sur d’ancien acquis. Souhaite-il inconsciemment me rendre jaloux ? Lui non plus n’est plus censé éprouver de l’amour pour moi. Quoi qu’il en soit, il a toujours un corps très désirable.

Au bar ça envoie avec l’aide de Conrad. J’aide Jerry à préparer les commandes. Après la fermeture j’irai faire mon tour au HCC. Normalement Cassian doit combattre. J’aime le regarder se battre. J’étudie ses techniques et la façon qu’il a de laisser son loup juste affleurer sans jamais le laisser sortir. L’oméga n’est pourtant pas un calme, pourtant il y arrive. Je ne vais pas lui avouer que je le prends en modèle, mais c’est tout comme.

(…)

Pas de HCC pour moi ce soir, ni mater Jansen sur scène. Ryan est cloué au lit par une gastro. Pas besoin d’une balle pour désorganiser une équipe. Arès est occupé de son côté et la squadra aura du mal à être efficace si je leur colle Milan en tête. J’ai donc répondu à Andrew que je venais superviser l’opération.

Victor bars est dans mon collimateur. Jusqu’à présent, je me contentais de l’affaiblir, le gardant à flot juste assez pour pouvoir de temps à autre montrer mon potentiel de feu. Seulement ma décision de vraiment monter une organizzazione pérenne dans le temps, j’ai besoin d’avoir le champ libre à Beacon Hills.

Deux semaines qu’on traque sa planque d’arme. Il faut que nous mettions la main dessus avant de faire tomber Barns. Dans le cas inverse, ses hommes risquent de faire main basse dessus et de disparaître dans la nature. Dans le milieu, les armes sont un bien précieux et difficile à se procurer au nez et à la barbe de la volaille. Là, je sais que Barns possède une planque Certaines de ses armes sont certainement fichées chez les flics. Mais ce n’est pas grave. L’idée est de nous en servir en one-shoot en prenant soin de porter des gants et de laisser les empreintes de leurs précédents propriétaires dessus. Un moyen comme un autre d’attirer les foudres policières sur d’autres têtes que la mienne et celles de mon équipe.

J’ai donc quitté le Pink bien avant la fermeture pour me coller en planque avec la squadra. Comme l’a remarqué Tyrone, la relève des gardes n’a rien à voir avec les mauvaises frappes qui entourent habituellement Barns. Les napoletano... Le relevé d’équipe en est presque comique tant la différence de milieu est évidente. Vincenzo Leonelli vient donc chasser sur mes terres. Le numéro deux de la Camora a vraiment décidé à me les briser. Se doute-il de ma prestigieuse ascendance ?

Quoi qu’il en soit, je ne peux pas laisser ces types jouer les gangsters chez moi. Leur présence annonce un butin à la hauteur du danger.

Nous attendons que les ploucs se soient fait la malle et que les hommes de Leonelli se placent sur un schéma classique de protection d’un bâtiment. Enfin je donne l’ordre de l’assaut. Finn est en planque sur un toit et couvre nos arrières.

Aiden ouvre la porte et plonge au sol en roulant pour se déporter et ne pas être atteint par une balle qui fuse dans le chuchotement reconnaissable d’un silencieux. J’entre à mon tour suivis de Nolan et Andrew. L’enjeux est simple et se joue à l’arme à feu. Il faut abattre son adversaire avant d’être touché. Nous avons la surprise pour nous. Les types échangent en italien. Ils ne sont pas encore aperçus de ma présence. Je me sers de cet atout et guide mes hommes en fonction des parades envisagées dans le camp adverse.

Prestement je me glisse vers ses caisses et m’en sert de bouclier. C’est un parfum très particulier qui me fait lever le museau. Jansen ? Seulement le regard que je croise est certes vert, mais c’est bien la seule ressemblance avec mon danseur. Janice ! Que fait-elle ici ? Je suis interrompu dans mes réflexions par un tir qui arrache un bout de bois à dix centimètres de ma tête. Je riposte et fais mouche. Uno napoletano de moins.

Si Janice est là, c’est donc que Jansen a pris son pied avec un autre... D’ailleurs n’est-il pas étrange que je n’ai pas vu la belle chanteuse lors de notre expérience au Nemeton ? Je regarde à nouveau en direction de la dryade, mais elle a disparue. Bordelo ! J’aurais bien voulu lui parler. Un nouvel éclat de bois qui vole me rappelle que je ne dois pas me déconcentrer. Les hommes de Leonelli ne sont pas des novices. La lutte est équilibrée, bien que nous gagnions du terrain.

(...)

Je vois l’éclat métallique une seconde trop tard. Je déporte pourtant mon bras par réflexe, pour tirer tout en sachant que je n’aurais pas le temps. Une forme tombe du plafond. C’est si rapide que la silhouette est floutée. Quand je tire, l’homme qui allait m’abattre est déjà à terre. Sa nuque présente un angle pas très naturel.

- Grazie mille mia bella donna.

Mais la jolie feuille est déjà hors de portée. Je souris. Janice semble vouloir jouer à cache-cache.

- Boss ? La voie est libre.
- OK No’ Dis à Tyrone et Aiden d’avancer les fourgons pour charger les caisses. Et gardez vos gants. On ne laisse aucune empreinte.


Aucun de mes gars ne semble avoir aperçu Janice. J’aimerai la remercier, mais la mutine semble se dérober à mon regard.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Ven 19 Jan - 12:16





Un vol avec escales



Tous ses muscles tendus, la dryade-cambrioleuse était sur le qui-vive. Son plan parfaitement huilé, du moins à peu près, venait de partir en jus de racine de mandragore… Elle aimait bien improviser, mais jusqu’à un certain point. Elle n’avait jamais vraiment aimé les planifications méticuleuses, et il semblerait qu’elle doive le payer sur ce coup ci.

Essayant de compter les coups de feu, et leur distance, afin d’estimer le nombre de personnes impliqués, elle se déplaçait comme une ombre, se fondant dans le décor. Elle ne voulait pas puiser dans sa réserve personnelle, mais il fallait bien se rendre à l’évidence, ce terrain particulier ne lui était pas favorable. Pas de sol en terre battue, pas de forêt ou de jardin tout proche. Du béton, du plastique en veut tu en voilà, et des odeurs de plomb, de cendres, de nicotines et de feu… Que du bonheur… Cinq intervenants extérieurs, à vue de nez en trompette parsemé de taches de rousseurs de la jeune femme.

Les autres sont évidemment autant surpris que la cambrioleuse, et ils échangent en italien, ce qui semble corroborer ce que pensait la jeune femme. Seulement il y a autre chose. Mafia, trafic, tout cela ne l’intéresse pas, elle a déjà vu les hommes s’entretuer pour ça. Pouvoir… Oui. Il y a quelque chose d’autre, ici, qui l’attire comme un aimant, comme un arbre séculaire…

Mais, alors que, accrochée au mur grâce a des griffes de diamant, Janice regarde vers le bas, son cœur manque un battement. LUI. Elle le connait, bien sur, car depuis qu’elle peut enfin vivre sa vie, sa mémoire lui est revenu. L’italien. L’amant de Jansen. Son amant a elle. Cette espèce de mauvais garçon est d’autant plus séduisant en action. Elle sait ce qu’il peut faire, et admire presque le fait qu’il veuille le faire « a l’ancienne » plutôt qu’en utilisant ses capacités hors normes. Il s’emble être bien entouré, des hommes habitués à tirer, se planquer, se battre.

IDIOTE ! se morigène-t-elle, alors qu’elle se rend compte que son désir soudain à libéré quelques phéromones certes anodins, mais chargés de son odeur de chlorophylle. Le nez développé d’Alessandro n’allait pas mettre longtemps à la repérer. Aussi fit-elle un bond, tournant sur elle-même pour s’accrocher un peu plus haut. D’ici elle avait une meilleure vue. Le bel italien avait pour lui cette description, elle ne le laisserai pour autant pas prendre ce qu’elle convoitait, même si pour l’instant elle n’avait pas vraiment une idée précise de ce que ça pouvait être.

C’est alors que les deux regards se croisent. Janice ne peut s’empêcher de lui sourire, un peu aguicheuse. Il y a une forte tension ici. Du stress. Elle adore ça. Elle est excellente sous pression. Mais cette distraction aurait pu couter cher à son ex amant, ex patron. En effet une balle fuse tout près de lui, qu’il arrive à esquiver avant d’envoyer ad patres son adversaire.

Inutile de rester la, à perturber Alessandro. C’est un allié. C’est bien pour ça, n’est ce pas, qu’elle surveille ses arrières ? Un simple allié. Un concurrent aussi. S’il ne convoite pas la même chose qu’elle, tout ira bien. Dans le cas contraire… Il guérira vite des blessures qu’elle lui infligera… De même qu’elle guérira de celles qu’il lui fera certainement, étant donné la grande maitrise du combat qui le caractérise. Alessandro ne la connait pas en tant que guerrière. Une petite fleur fragile, qui chante, s’enfuie et est assez agile. Voila ce qu’elle est. Et c’est très bien ainsi. Ne pas dévoiler ses atouts, ne pas donner d’information. A le voir bouger, elle rougit, pensant à d’autres joutes tout aussi passionnantes qu’elle pourrait avoir avec lui.

Mais le bel italien semble déconcentré. Peut être par sa faute. Elle analyse rapidement l’angle, le temps, l’attaque, l’adrénaline boostant ses propres réflexes déjà surhumains. Alors elle plonge, tournant sur elle-même et arrive coude en avant sur la nuque de son adversaire. CRACK. L’angle n’est plus du tout naturel, il est mort sur le coup. Avec une dernière roulade, elle se relève, abaissant sa capuche, sa longue chevelure cuivrée luisant faiblement, malgré le manque de lumière.

- Grazie mille mia bella donna.

Elle ne répond pas. Mais un petit rire cristallin accompagne sa nouvelle fuite, utilisant les caisses comme tremplin à ses rebonds. Il sait jouer de son accent et de sa voix, le petit salopard… Elle en ferait bien son quatre heure…
Cependant elle ne perd pas une miette des ordres donnés. Les gardes sont à terre, pour la plupart morts, à part ceux qu’elle a assommé& . Mais il lui faut trouver ce qu’elle est venue chercher.

Comptant sur son instinct, sur son radar interne pour ce genre de choses elle tente de trianguler une position. LA !

C’est comme une liane qui s’enroule autour de son cœur. Il y a quelque chose ici…
Tombant sans bruit près de la caisse de taille moyenne, dont le bois est d’une couleur plus sombre que les autres, elle s’approche, fébrile, posant sa main sur le bois, cherchant à deviner par un effet d’écholocalisation sonar, transmettant via le bois, ce qui pouvait bien se cacher à l’intérieur. C’est un violent mal de tête qui lui parviens en guise de réponse, première fois que ça lui arrive.

C’est ce moment particulier que décide d’exploiter un des hommes d’Alessandro, pour la tenir en joue et lui demander de se retourner… Dilemme. 2 secondes lui suffiraient pour le mettre hors d’état de nuire, mais avec un risque non négligeable de le tuer. Hors Alessandro semble tenir à ses hommes.

C’est avec un sourire désarmant qu’elle lui fait fasse, et une moue irrésistible. Puisant dans ses réserves, levant les mains en mimant le fait d’etre menottée, elle laisse sa chevelure diffusée quelques spores et phéromones…

« j’ai été une vilaine fille… arrêtez moi… »

Les pupilles dilatées et le sourire béat lui suffisent à évaluer son efficacité, ce qui n’est jamais joué d’avance, certains humains ou surnaturels résistants particulièrement bien à ses phéromones. S’approchant doucement, lui souriant, elle le frappe alors rapidement au plexus, à la tête, à l’estomac. Trois petits coups très précis, les yeux se révulsent, et l’homme de main précieux glisse doucement au sol, soutenu par la cinquième ronce.

Bon… la caisse… Soupirant, car sachant que ça n’allait pas être discret, la jeune dryade frappe de toutes ses forces, et ses griffes, la caisse en bois, qui vole en éclat, mais non sans avoir résisté étonnamment bien. Le contenu se déverse, et Janice se met à fouiller frénétiquement, persuadée que c’est la bonne. Des armes. Des munitions. De drôles d’engins de mort, mais rien de PARTICULIER.

Elle l’entend dans son dos. Se retournant, elle voit qu’il l’a tient en joue, mi agacé, mi amusé, et s’il restait une moitié, elle serait sans doute un peu volage…

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 22 Jan - 18:15

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« Una ladro affascinante »Mes hommes commencent à transférer les caisses d’arme et de munitions. Finalement l’opération s’est déroulée sans trop de heurts. Andrew a une belle ecchymose au visage et Tyrone a la lèvre fendue. Quelques bobos de ci, de là, rien d’handicapant, ni de très grave.

Pendant que mes hommes s’activent, je check les hommes à terre. Ce sont des pros, je ne trouve rien de probant dans leur portefeuille, sinon de « vraies-fausses » carte d’identité. Pas de carte bleue, que de l’argent liquide que je subtilise. Il n’y a pas de petits profits, surtout que l’endroit va bientôt sentir le roussi. Finn fait le tour, récupérant nos douilles. Laisser le moins d’indices possible. Je note tout de même les noms des morts. Ils se sont exprimés en italien, mais par certains que tous le soient ou comprennent cette langue.

- Finn ? Tu as fini de faire le ménage ?

Je montre un angle de l’entrepôt à Aiden pour qu’il l’arrose d’essence. Il s’agit de faire en sorte que l’incendie soit massif rapidement, empêchant les pompiers de l’éteindre avant qu’il ne fasse son travail et efface un maximum de preuves.

- Finn ?

C’est anormal que l’irlandais ne réponde pas. Je dégaine mon arme et m’avance dans l’entrepôt. Différentes marchandises s’entassent. Rien d’illégal, c’est du fret ordinaire, sans intérêt pour moi. Au détour d’un empilement de caisse, je la trouve. Devant elle, il y a une caisse isolée totalement explosée. Finn gît à ses pieds. Mon premier réflexe est d’écouter si son cœur bat toujours. C’est le cas. J’en suis soulagé car cela nous aurait posé un problème de fond. Néanmoins je garde Janice dans le collimateur de mon arme. Que fait-elle ici ? Je suis contrarié de l’avoir dans les pattes alors que mon équipe et moi sommes en plein opération. Cependant lorsqu’elle se retourne, je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire. Elle est toujours aussi belle. Je devine que Finn s’est fait avoir avec ses phéromones. Je fronce brusquement les sourcils. Si Janice est de sortie, cela signifie que Jansen est en dormance. Hors, seule l’extase provoque cette mutation. Étrangement cela me contrarie d’imaginer que le danseur soit allé voir ailleurs. Attitude de mufle, car depuis notre rupture j’ai allègrement repris mes habitudes libertines.

- Et Jansen ? Tu sembles te souvenir de moi, tu dois donc te souvenir de lui ?

À chaque fois que Janice apparaissait, je devais l’apprivoiser à nouveau. C’était toutefois de plus en plus aisé, comme si une rémanence des fois antérieures restait accrochée à sa mémoire. Je suis troublé pas son regard plus effronté que jamais. Quelque chose a changé. Sans pour autant baisser mon arme, je la dévisage à nouveau. Elle n’a plus ce regard perdu de celle qui recommence sa vie à son réveil. Elle se souvient.

- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?

Quelque chose me trouble. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Par contre mon instinct m’encourage à rester sur mes gardes.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 23 Jan - 12:51





Un vol avec escales



Elle l’observe. On dirait un acteur. Il comprend d’instinct quand et comment se mettre dans la lumière pour se sublimer.
Elle l’analyse. On dirait un tueur. Il comprend d’instinct quand et comme se fondre dans l’omre pour traquer et tuer.
Il est entre les deux, son esprit aussi sans doute, car il la tient en joue, mais il sourit… Elle voit milles questions se peindre sur son visage, des micro expressions. Il sait se contenir, mais elle a l’habitude.

- Et Jansen ? Tu sembles te souvenir de moi, tu dois donc te souvenir de lui ?

Oh.. Il s’agit donc de ça… Bien sur, c’est logique, quand elle y pense. A part Jansen, qui d’autre peut réellement comprendre ce qui les unissait et qui est à présent brisé, lui rendant sa liberté.

- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?

« oui. Je me souviens. Le petit prince en exil. Mon protégé. Il est libre. Nous ne sommes plus un, mais deux à présent. Je le surveille. Je le protège s’il le faut, mais il a sa propre vie et moi la mienne. Vous vous êtes arraché le cœur mutuellement, et se faisant, vous m’avez libérée de notre fusion plus ancienne. »


Mais il avait créé quelque chose. Cette graine rouge, étrange, la première de la sorte qu’elle ait vu de sa vie. Mieux valait ne pas trop en parler pour le moment.

« Il guérira. De fait, tout comme toi, il n’est pas triste de votre rupture. Il te désire encore, bien, sur, tu es un beau morceau irrésistible, mais il ne souffre pas. Simplement il se sent vide, encore plus parce que je ne comble plus ce vide par ma présence intrinsèque. Mais il survivra, comme toujours. »

Et puis elle comprend une partie de l’agacement de l’italien.

« oh.. OH.. »
son rire est bref mais bienveillant, bien que provoquant.. « non.. ce n’est plus ça. Il n’y a plus cette vieille notion démodée d’extase pour que je puisse fouler la terre. J’ai mon corps. Ma vie… Et Jansen… n’a pas d’autre amant que toi, du moins à ce que je sache… »

Léger redressement des épaules. Fierté. L’italien reste conquérant… Elle se doute, quant à elle, qu’il accumule quelques autres conquêtes, mais ça fait partie de lui, et puis elle sait que Jansen ne souffre pas de ça. Dans le cas contraire, il y aurait eu quelques victimes collatérales…

Cependant elle avait horreur du feu. Et des armes à feu. Tout autre que le bel italien aurait déjà gouté à ses ronces vénéneuses, mais cependant sa patience avait des limites.
« ne me braque pas, mon chou.. j’ai horreur de ça.. Je viens pas marcher sur tes plates-bandes.. Mais il y a quelque chose ici… que je DOIS trouver… »

Alessandro n’avait pas l’air de vouloir changer son idée de la tenir en joue… Levant les yeux au ciel, à la fois amusée et exaspérée, la dryade soupira. Puis, vive comme l’éclair, elle toucha le bois de la caisse derrière elle, y imprima l’idée de la sylve qui pulsait en elle, et sortit d’un coup d’une autre caisse en bois non loin du dos d’Alessandro. Normalement les dryades ne peuvent le faire qu’avec le bois vivant. Mais normalement les dryades ne portent pas une sylve entière en elle. Seule la cinquième ronce et peut être la reine, porte se fardeau et ce cadeau. Elle put le désarmer sans problème, envoyant valdinguer le flingue au loin, mais se retrouva le poignet enserré par la poigne de fer de l’italien.

« hmmm.. d’humeur joueuse ? » Avec un baiser rapide pour le déconcentrer, appréciant le parfum de café italien et de nicotine,  elle sauta, pris appuis de ces deux bottines sur le torse musclé de son adversaire, et avec une roulade d’une souplesse surhumaine, se libéra, prenant garde de ne pas griffer son partenaire de jeu..Il ne connaissait que Janice la fragile chanteuse fugueuse… Il était temps de l’intéresser un peu plus à elle et lui faire comprendre qu’elle comptait aussi comme une guerrière.

Elle se souvenait qu’il avait affronté et vaincu certaines de ses sœurs honnies. Il était un bon guerrier. Elle ne le sous estimerai pas. Et puis tout ça n’était finalement qu’un jeu bien agréable. De nouveau proche de la caisse sombre éventrée, elle connu un malaise bref, mais intense, que l’italien du percevoir, car il la rattrapa, décidé semble-t-il à déployer quelques capacités un peu moins humaines… Il était difficile à ce stade de savoir s’il jouait ou si il était furieux et dangereux.
Oh,.. Dangereux, oui, il l’était, c’était sa nature même.. Mais elle aussi, à présent qu’elle avait récupéré sa vie.

Le terrain de jeu était idéal. Tout en ombre et lumières, en caisses, en strates de hauteurs, presque une forêt de béton, de bois et de plastique… Aucun des deux adversaires ne donna le signal de départ, mais la course poursuite commença aussitôt. Tantôt l’un était chassé, tantôt l’autre l’était à son tour, les rôles changeants. A un moment, les hommes d’Alessandro s’inquiétèrent et appelèrent leur boss, qui leur aboya que tout allait bien et qu’ils devaient se casser, qu’il s’occuperait lui-même de l’incendie. L’homme à terre finit par se réveiller et ne trouvant pas son patron ou son agresseur sur les lieux de sa défaite, haussa les épaules et alla rejoindre les autres, un peu groggy.

Des coups furent échangés, des griffures, immédiatement guéries, de part et d’autre, ce qui permit aux deux adversaires de se jauger. Chacun des belligérant arbora bien vite un sourire de joie, car il pouvait enfin exprimer leur plein potentiel guerrier. Cependant rien ne mortel ne fut engagé.
Au cours de sa poursuite, Janice connu plusieurs fois le même malaise, et ce n’est qu’au cours d’une pause, alors que les deux adversaires, transpirants, se faisaient face, tout en souriant et en dévorant du regard l’autre, qu’elle comprit. Certaines caisses étaient plus sombres, d’un autre bois.
Levant la main en signe de pause, elle prit la parole.

« j’ai compris. Ce que je cherche n’est pas dans les caisses. C’est LES CAISSES. Le bois de certaines. c’est… oh sainte sylve !!! » L’horreur la frappa, elle devint pâle comme un pin blanc, et ne du qu’a l’intervention d’Alessandro de ne pas tomber sur le sol de son perchoir, atterrissant dans ses bras secoureurs, comme une parodie de conte de fée.
L’idée ne pouvait pas encore être exprimée, aussi se contenta -t-elle de planter ses yeux verts effrayés, ce qui était rare pour elle, dans les prunelles luisantes de son adversaire-sauveur-amant… Un arbre séculaire avait été tué, découpé, avec méthode et sadisme, pour en faire des caisses.. Pour quoi.. par qui ??? C’était un affront, un anathème.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Dim 28 Jan - 16:08

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« Una ladro affascinante »- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?
- Oui. Je me souviens. Le petit prince en exil. Mon protégé. Il est libre.
- Libre ?


Je fronce les sourcils ne comprenant pas où elle veut en venir. Par libre, entent-elle que l’esprit de Jansen s’est volatilisé dans la sylve ? Son espèce est si atypique, que j’ai du mal à appréhender toutes les composantes possibles de ce qu’il peut faire.

- Nous ne sommes plus un, mais deux à présent.
- Due ?
- Je le surveille. Je le protège s’il le faut, mais il a sa propre vie et moi la mienne.


Quelle espèce étrange. Pouvoir cohabiter dans le corps de l’autre. Je suis néanmoins rassuré de savoir que Jansen ne s’est pas volatilisé dans l’herbe.

- Vous vous êtes arraché le cœur mutuellement, et se faisant, vous m’avez libérée de notre fusion plus ancienne.

Je grimace à cette évocation. Je ne peux m’empêcher d’entendre un reproche. Pourtant si j’ai bien compris leur hiérarchie, le fait que Jansen soit devenu mon compagnon était pour les siens un crime de leste majesté. Janice m’explique qu’il va bien, même s’il ressent un vide. Puis elle a un rire soudain et une lueur moqueuse dans le regard. Je grince des dents, car la vile, a réussi à m’analyser.

- J’ai mon corps. Ma vie… Et Jansen… n’a pas d’autre amant que toi, du moins à ce que je sache…

C’est idiot, mais je suis satisfait qu’aucun autre n’ait effleuré sa peau, ni redessiné le contour de ses muscles.

- Ne me braque pas, mon chou.. j’ai horreur de ça.. Je viens pas marcher sur tes plates-bandes.. Mais il y a quelque chose ici… que je DOIS trouver…
- Ça…


Je reste sur mes gardes jusqu’à preuve du contraire. Il n’y a rien à voler ici sinon les caisses d’arme. Je ne sais pas tous des dryades, toutefois suffisamment pour savoir les que larmes les répugnent. Le reste de l’entrepôt  se restreint à des palettes de lessive ou de papier chiottes. Mais la belle est rapide. Elle disparaît pour se trouver dans mon dos la seconde suivante. J’ai beau être un loup avec de bon réflexes, mon arme voltige au loin sur le sol.

- Ça va la rayer !

J’ai eu le temps de choper son poignet. Je n’aime pas que l’on me dépossède de mes attributs. La cagna me déconcentre avec un baiser. Je me fais avoir comme un bleu et surtout me fait surprendre pas sa souplesse et son agilité à se défaire de mon emprise.

Janice a l’avantage de la surprise, pourtant elle chancelle comme prise d’un malaise. Je bondis pour la rattraper. Sollicitude et besoin de savoir ce qu’elle cherche, ma volonté est double. Un drôle de combat s’engage. J’apprends parfois à mes dépens que Janice n’est pas une tendre jeune fille. Je mentirai si je disais que cela ne me plaisait pas.

Finn m’appelle, je me laisse glisser au sol et l’avertis que je m’occupe de terminer le nettoyage et qu’ils peuvent d’ores et déjà embarquer les armes dans un de nos planques. Notre joute est sérieuse, les coups font mal et le sang coule. Pourtant cela reste plus un jeu qu’une lutte sérieuse. Je m’abandonne à cet affrontement, un peu comme lorsque je monte sur le ring. Sauf que là mon adversaire est plutôt agréable à regarder, et de pue pas le fauve.

- J’ai compris. Ce que je cherche n’est pas dans les caisses. C’est LES CAISSES. Le bois de certaines. c’est… oh sainte sylve !!!

Janice interrompt le combat brusquement. Je ne comprends pas ce qui la choque. Des caisses, y en a pléthore ici. Je ne comprends pas, mais cela choque tant la dryade qu’elle chute de son perchoir. J’ai juste le temps de la rattraper avant qu’elle rencontre le béton du sol.

- Hey ! Faut faire attention Bella Donna !

Je luttais contre une guerrière redoutable. Dans mes bras je tiens une princesse fragile. Je raffermis ma prise et la serre contre moi alors qu’elle darde ses yeux dans les miens. Je n’ai pas pour habitude de me mêler des problèmes surnaturels, ni des problèmes des autres en général.

- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.

Voilà que je dévie de mon objectif pour de beaux yeux verts...

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 5 Fév - 12:57





Un vol avec escales



Encore choquée par sa découverte, bien qu’en charmante compagnie, la jeune dryade réfléchissait aux implications. C’était une guerrière, un stratège et un mentor. Pas une politicienne, et elle sentait confusément que d’une façon ou d’une autre, cette saloperie dont elle sentait déjà l’odeur nauséabonde serait lié à de la politique. Humaine, ou surnaturelle… Ce dernier point n’était pas une gageure, personne n’avait pu découper ce genre d’arbre par erreur, et, d’ailleurs, les gardiennes du bosquet ne l’aurait pas permis… Ce n’était peut-être pas sa sylve d’origine, mais elle ne pouvait laisser passer ça… et puis il y avait surement beaucoup plus gros…

Le combat avec Alessandro avait été motivant et plaisant, même si douloureux. Aucun combat n’est doux, de toute manière. Les blessures qu’ils s’étaient infligés n’étaient pas profondes et servaient à indiquer leur implication dans cette joute. Elle aimait avoir un adversaire à la hauteur, et Alessandro l’étai forcément.

- Hey ! Faut faire attention Bella Donna !

La Jeune femme sourit. Maintenant qu’elle pouvait se souvenir, elle se rappelait effectivement leur première rencontre. Du moins pensait-elle que c’était leur première rencontre. Elle chantait sur une place, près d’une fontaine, et il l’avait appelé exactement comme ça. Elle l’avait suivi, dans son club, et avait chanté pour lui, et pour le public. Elle avait partagé son lit. Oh, ça elle s’en rappelait aussi, et elle avait aimé. Plus qu’aimé, car le plaisir éprouvé avait déclenché de nouveau la métamorphose. Une extase n’est pas une chose si commune. Elle se cultive, comme une fleur. Elle se chérit, comme une rose éphémère. Elle se ressent bien après, comme le parfum de la belle endormie.

Si l’urgence n’était pas une maitresse aussi exigeante, elle serait bien restée blottis contre Alessandro, la force animale se dégageant de lui était un précieux écrin pour sa crainte. Oh, comme elle l’aimait, sa crainte chérie. Elle qui passait pour une guerrière froide, impitoyable, sans peur, sans défaut. Elle aurait tant voulu montrer à sa sylve ce qu’elle était en vérité, mais ce privilège n’avait été donné qu’a deux personnes jusqu’ici : Jansen et Alessandro.

- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.
Il voulait s’impliquer. Peut être comptait-elle un peu pour lui ?

« L’arbre est déjà mort. Mais les caisses, son bois, est encore imprégné de son essence surnaturelle. Je ne comprends pas quel porc, quelle sous merde a pu faire ça, mais il doit y avoir un but caché. Une perversion. Je pense, sans en être sûr, que ce bois pourrais…polluer d’une façon bien degueulasse une bonne partie de la ville et de l’endroit ou ces caisses devaient atterrir.. ; »

Le concept n’était pas simple a expliquer. Elle Se releva, mais resta collée contre son chevalier particulier. Il semblait amuser de la voir utiliser des mots grossiers, tout en restant très féminine.

« Je pense qu’un traitre parmi la sylve dont est issu cet arbre-roi a du faire un pacte avec un société typiquement humaine. Tu sais, parmi les mafieux, ou trafiquants ou que sais-je.. je ne serai pas étonné que ce soit un demi-sang… »


Les beaux yeux de l’italien reflétaient sa perplexité. Aussi lui expliqua -t- elle le principe du sang pur qui se diluait. Certaines dryades étaient si proche des humains qu’elles n’avaient pour ainsi dire plus de rapport avec leur origine. Les avantages étaient nombreux : elles ne craignaient pas les éléments autrement douloureux ou mortels pour les sang pur, elles pouvaient se fondre dans la société humaine et servaient la plupart du temps d’espionne. Mais certaines étaient très amer, car se sentaient délaissée, reléguée…

« peut-être qu’on a affaire à une dryade si proche des humains qu’elle en est devenue vénale, et par vengeance tente à la fois de punir une sylve, et polluer les humains. Car crois-moi, si on endigue pas ce truc… vous allez connaitre une pollution comme jamais vous ne l’avez connu jusqu’ici… »

Elle fis quelques pas, tortillant sa mèche de cheveux, puis se décida a arracher une planche de bois, avec un numéro de caisse. Elle lui montra que ce bois particulier était différent, mais maintenant qu’elle le savait, elle avait mis comme une barrière entre lui et son ressenti.
« tu peux tout cramer. Je garde ça… Je vais avoir besoin de toi pour remonter la piste. Qui leur a donné ces caisses, vendu ça… pour coincer la connasse qui s’imagine pouvoir bafouer nos règles ancestrales… »

Ramassant le flingue et le tendant, du bout des doigts, à Alessandro, elle ajouta.
« Et tu peux compter sur moi aussi. Je paie mes dettes. Tu m’aides, je t’aide. Infiltration. Cambriolage. Arrachage de dents... peu importe. »

Il était désirable… Peut être qu’il y aurait des surprises en chemin. Mais elle n’userait d’aucun charme surnaturel envers lui.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Jeu 8 Fév - 17:43

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« Una ladro affascinante »- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.
- L’arbre est déjà mort. Mais les caisses, son bois, est encore imprégné de son essence surnaturelle. Je ne comprends pas quel porc, quelle sous merde a pu faire ça, mais il doit y avoir un but caché. Une perversion. Je pense, sans en être sûr, que ce bois pourrais…polluer d’une façon bien dégueulasse une bonne partie de la ville et de l’endroit où ces caisses devaient atterrir.


Étonné, je regarde Janice un peu surpris par son écart de langage. La belle m’avait habitué à une attitude plus policée. Je découvre peu à peu une nouvelle personne, un nouvel être. J’esquisse un sourire. Cette nouvelle personnalité n’est pas pour me déplaire. J’ai toujours préféré les gens avec du caractère.

Janice m’explique qu’il y a un traître parmi les siens. Arbre-roi, demi-sang, elle me perd rapidement dans son explication. Elle s’est redressée, mais reste collée à mon torse. Son parfum sylvestre est enivrant. Le nouvel air assuré dans ses prunelles la rend encore plus belle et désirable. Dangereuse également…  Ce n’est pas Jansen, ou alors celui que j’ai aperçu furtivement dans cette forêt où nous combattions avec Brian. Hyacinthe, le prince guerrier.

Elle m’explique le principe du sang pur et du demi-sang. Nos modes de vie sont drastiquement différents, tout comme la communication. Sans appréhender tous les problèmes liés à ce mélange des deux races, je devine que les « bâtards » doivent avoir du mal à se positionner d’un côté ou de l’autre, et que le mépris des « purs » peut radicaliser les demi-sang .

- Peut-être qu’on a affaire à une dryade si proche des humains qu’elle en est devenue vénale, et par vengeance tente à la fois de punir une sylve, et polluer les humains. Car crois-moi, si on n’endigue pas ce truc… vous allez connaître une pollution comme jamais vous ne l’avez connu jusqu’ici…

La pollution n’est pas vraiment ma tasse de thé. Mon caractère me fait égoïste, après moi le déluge. Car je ne laisserai pas de progéniture sur cette terre. Janice s’avance vers la caisse. Mes yeux suivent sa croupe ondulante. Oui, la pollution est bien le dernier de mes soucis. Si Cormier m’entendait penser…

- Tu peux tout cramer. Je garde ça…
- Va bene.
- Je vais avoir besoin de toi pour remonter la piste. Qui leur a donné ces caisses, vendu ça… pour coincer la connasse qui s’imagine pouvoir bafouer nos règles ancestrales…
- Je gagne quoi en échange, mia Bella ?


J’hausse un sourcil. M’embarquer dans sa cause humanitaire est un peu cavalier. Un peu plus, elle va vouloir me rendre végétarien, ou pire : végan. Jansen étant moins proche de moi, avec Charlie ils m’ont lâché la grappe avec la verdura.

- Et tu peux compter sur moi aussi. Je paie mes dettes. Tu m’aides, je t’aide. Infiltration. Cambriolage. Arrachage de dents... peu importe.

Elle paye ses dettes ? Le Mafieux que je suis, est tout de suite intéressé. Je reprends mon flingue qu’elle me tend du bout du doigt pour le ranger dans son holster. Je me dirige vers l’entrée par où je suis passé et où mes hommes ont laissé de quoi allumer un bel incendie. Il y a notamment un bocal scellé avec soin. Du sodium. Au contact de l’eau, ça explose. Le cauchemar des pompiers. En pensant à ce corps de métier, une ombre traverse mon visage. Je n’ai pas de nouvelles d’Alec depuis des lustres. Parti sans laisser d’adresse, ni prévenir. Dire que j’avais embauché son fratello comme serveur. Je me suis laissé avoir par son pouvoir si particulier. Je m’en veux d’avoir baissé la garde et finalement aidé un ingrat. Ce n’est pas le premier qui me plante, ni le dernier. Toutefois j’ai l’audace de me penser indispensable et attachant. Une griffure à mon égo que je soigne à l’arrogance et aux aventures sans lendemain, usant des gens comme des mouchoirs jetables. Finalement c’est ça le vrai moi. Égoïste, calculateur et manipulateur.

- Tu as conscience que mes activités ne sont pas philanthropiques et que ce n’est pas quand je te demanderais un service retour, qu’il faudra finasser avec une quelconque éthique ?

Pendant ce temps, je disperse la poudre de sodium à des endroits stratégiques. Le but étant de rendre la reconnaissance des corps impossible. Une fois cela terminé, je disperse de l’essence. Les caisses de bois vont faire un bon combustible. L’odeur a fait fuir Janice qui m’attend à l’extérieur. Je trace une voie liquide jusque dehors.

La nuit est largement entamée. Le jour pointera son museau dans deux petites heures. Je claque mon briquet et allume une sigaretta. J’exhale une profonde bouffée de fumée. Janice est négligemment assise sur le capot de ma voiture.

- Ne colle pas tes empreintes dessus, c’est une voiture volée !

Je m’avance vers elle, puis jette en arrière ma sigaretta à peine entamée. Un brasier digne d’une cinématique s’embrase dans mon dos. Je pense sincèrement mériter le trophée du mec le plus badass !

- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mer 14 Fév - 14:51





Un vol avec escales



La jeune dryade n’avait pas donné sa parole à la légère. Elle ne donnait jamais rien à la légère. Et sa morale n’était pas encombrée par les principes humains, du moins plus depuis qu’elle était séparée de Jansen. Ce dernier était jeune, comparativement à elle, et n’avait pas encore eut le temps de s’endurcir. Il avait fui et avait trouvé refuge parmi les humains, et près d’un loup. Ce même loup qu’elle observait maintenant. Elle ne serait pas aussi sensible que son protégé, elle ne tomberait pas dans les mêmes pièges. Et pourtant, elle voulait bien l’admettre, il l’avait positivement surpris les rares fois ou il avait enfin osé se battre, expriment son potentiel. Elle avait eu des doutes sur la mémoire corporelle du Drus, et sur les leçons qu’elle lui avait donné. Mais il semblerait, après tout, qu’il en ait retenu quelques-unes.
L’italien l’avait écouté, et elle l’en remerciait. Il faut dire que résumer les mœurs et la société sylvestre n’avait rien d’une partie de plaisir, à dire et à entendre. Dans les grandes lignes, Amaro semblait avoir saisit la portée choquante de l’histoire, et à quel point Janice comptait faire payer la traitresse et ses comparses.

Lorsqu’elle avait promis au bel italien qu’elle payait toujours ses dettes, elle avait vu s’allumer une étincelle d’intérêt dans ses yeux. Peut-être, d’ailleurs, que l’intérêt d’Alessandro n’était pas uniquement orienté vers les activités résolument illicites que les deux comparses s’apprêtaient à exercer.

Elle n’était pas du tout à l’aise avec le feu. Même si elle en comprenait la nécessité, y compris en forêt. Il permettait aux jeunes pousses d’avoir une chance, il refertilisait certains sols, il donnait de l’air et de la vie, même si prenait souvent autant qu’il donnait. Mais le feu que voulait déclencher l’italien n’avait rien de naturel. Elle se fichait de cet entrepôt, et même des hommes à l’intérieur, elle n’avait aucun scrupule à tuer, si la situation l’exigeait. Mais le processus chimique qui était utilisé pour activer et propager ce feu la dégoutait. Pas l’acte. Pas Amaro. Le principe chimique...

- Tu as conscience que mes activités ne sont pas philanthropiques et que ce n’est pas quand je te demanderais un service retour, qu’il faudra finasser avec une quelconque éthique ?


La belle éclata de rire. « Tant que tu ne me demandes pas de détruire une sylve, quand bien même serait-elle rivale, ou de faire du mal à Hyacinth… Indique moi à type a séduire et à étrangler, ou une gorge à trancher, des hommes de mains à empoisonner, lacérer et enterrer… je n’aurait même pas un frémissement de paupière… »

Elle n’avait pas toujours été aussi implacable, et cynique. Mais l’époque ou elle aurait cherché le bon dans l’être humain était bien lointaine, et à cette époque, elle n’était pas une fugitive restée fidèle à son royaume.
Incapable de supporter l’odeur chimique du feu, et tout simplement sa chaleur, qui épuisait ses réserves naturelles, elle s’était éloignée, vers la voiture de l’italien. Elle l’aurait reconnu entre mille. L’odeur de son parfum, de la nicotine. Elle promenait ses mains sur la carrosserie avec une légère convoitise coupable, mais finit par s’assoir en amazone sur le capot de la voiture..

- Ne colle pas tes empreintes dessus, c’est une voiture volée !
Elle lui sourit. Il était charmant.

« Oh, chéri. Bon courage à celui qui voudrait relever les empreintes d’un végétal… Quant à celui qui arriverait à déterminer mon âge et mon identité, il aurait d’abord mon total respect, avant de mourir. »

L’explosion qui s’en suit fait voleter la chevelure auburn de la jeune femme, alors que son chevalier noir approche.
- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.
« Au bout de la nuit, petit volcan… je te suis »…
Elle avait faillis l'embrasser, tout le contexte le lui soufflait. Mais elle s'était repris au dernier moment.

Elle se mit un peu plus à l’aise, sa combinaison moulante un peu moins stricte que pendant son cambriolage avorté. Elle tournait et retournait pensivement le morceau de bois, ce demandant par ou elle pourrait commencer. Elle avait pris le morceaux avec le tampon, sans doute une société écran, mais c’était un début.
« tu peux en tirer quelque chose ? Essayer de remonter la signature surnaturelle ne ferait que me donner un violent mal de crâne… Je ne peux pas, a l’heure actuelle, remonter jusqu’au lieu de l’arbre originel dont ce bois est issu. Mais.. ton réseau…. »

La nuit leur appartenait, et même la vitesse de la conduite sportive d’Amaro lui convenait. Ouvrant la fenêtre, elle se laissait entrainer par le vent, les odeurs de la nuit, et les alarmes de flic et de pompiers qui résonnaient déjà au loin. Elle fredonnait, visiblement ravie de la tournure des événements.
« Oh, au fait… Je suis toujours embauchée dans ton bar ? J’ai pas vraiment eut l’occasion d’y revenir, surtout que j’ai passé les derniers mois enfermé dans la psyché de Jansen. Mais maintenant que je suis libre. ça pourrait être intéressant et ça me permettrait de garder un œil sur le prince. Je sens qu’il va adorer. »

Son éclat de rire cachait une grande tristesse qui n’échappa pas à l’italien.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 20 Fév - 18:02

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« Una ladro affascinante »- Oh, chéri. Bon courage à celui qui voudrait relever les empreintes d’un végétal… Quant à celui qui arriverait à déterminer mon âge et mon identité, il aurait d’abord mon total respect, avant de mourir

Je lève un sourcil. Janice n’est clairement pas comme Jansen. Puis elle est vieille de combien d’années ? Je l’imagine se flétrir quand personne ne la regarde. C’est avec un petit sourire narquois que je m’installe au volant.

- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.
- Au bout de la nuit, petit volcan… je te suis.


Petit ? Faudrait-il lui rappeler les ardeurs du vulcano ? La belle résiste et a matière à résister. Je ne sais pas si cela me plait plus que cela m’irrite. Histoire à suivre. Je démarre alors qu’elle n’a pas encore fermé sa portière. Je file, prenant un chemin tortueux pour éviter les caméras de surveillance. Pratique d’avoir un ex-beau-frère flic. Un jour où Brian était venu voir Jansen au Pink, j’étais allé fouiner sur l’ordinateur de sa voiture de patrouille avec la complicité d’Arès, Charlie et Kada’an qui avaient retenu l’attention du flic ailleurs que vers sa caisse. Quelques capture d’écran avec mon téléphone, et à moi les précieuses données qui me permettent de fuir discrètement. Un jour, ils quadrilleront trop la ville pour que je puisse m’escamoter à leur surveillance. Mais ce jour n’est pas encore arrivé. Donc j’en profite et trouverai bien une autre parade, le moment venu. Enfin, je sors de l’agglomération, je peux enfin accélérer… un peu plus.

-  tu peux en tirer quelque chose ? Essayer de remonter la signature surnaturelle ne ferait que me donner un violent mal de crâne… Je ne peux pas, a l’heure actuelle, remonter jusqu’au lieu de l’arbre originel dont ce bois est issu. Mais.. ton réseau…
- Je ne te promets rien, mais je vais me renseigner. J’imagine qu’une entreprise n’utilise pas ce genre de caisse par hasard. Ce sont des armes appartenant à un certain Victor Barns qui étaient dans tes caisses en bois spécial. Soit il les a volées, soit il sait. Je penche pour la première option. Depuis qu’on se fait la guerre, je n’ai croisé aucun surnaturel dans son équipe.


Les phares de la voiture trouent l’obscurité. Nous sommes loin de toutes habitations, il y a longtemps que nous avons dépassé les derniers éclairages publics. A côté de moi, Janice fredonne. Sa compagnie est agréable —quand elle ne cherche pas à m’attaquer —. Je sais que le Nemeton m’a arraché un sentiment précieux. Difficile d’avoir des regrets lorsque l’on ne ressent plus rien pour « l’autre ». Je me persuade que c’était la meilleure option pour la survie de Jansen. La meilleure option pour moi également. M’attacher me rend faible et faillible. J’ai perdu Lyly. Je ne veux pas revivre ce gouffre et cette détresse immense. Une balle dans le ventre fait moins mal qu’un chagrin d’amour. Je n’ai pas besoin de ce sentiment. J’ai suffisamment à m’occuper, puis ce n’est pas comme si mon lit restait vide de vie.

- Oh, au fait…
- Cosa ?
- Je suis toujours embauchée dans ton bar ?
- Je ne me rappelle pas t’avoir virée.
- J’ai pas vraiment eut l’occasion d’y revenir, surtout que j’ai passé les derniers mois enfermé dans la psyché de Jansen.
- Pour ça, plaint toi au ficus !
- Mais maintenant que je suis libre.
- Ça pour être libre… ma mâchoire s’en souvient !
- Ça pourrait être intéressant et ça me permettrait de garder un œil sur le prince. Je sens qu’il va adorer.


Sa remarque est de la pure ironie. Son rire sonne faux, terriblement faux. L’indomptable guerrière cache une petite fille triste. Je ne dis rien pour alléger l’ambiance qui vient de prendre du plomb dans l’aile. Nous roulons en silence. J’ai ouvert la fenêtre, la fumée incommode ma passagère. Au bout d’une demi-heure, les phares éclairent une voiture garée sur le bas-côté.

- On change de carrosse Cendrillon.

J’abandonne la première voiture, vitres ouvertes, clé sur le contact. La seconde est aussi une voiture volée. C’est Aiden et Tyrone qui s’occupent de notre « parc » de voitures. Vingt minutes plus tard, je récupère enfin ma voiture, garant l’autre dans un garage anonyme que je referme soigneusement. Je prends la direction de Beacon Hills.

- Il faut te déposer quelque part ? J’imagine que tu n’habites pas chez Jansen.

Je roule la tête sur mes épaules pour me décontracter la nuque. Le manque de sommeil commence à se faire sentir. Loup-garou ou pas, j’ai besoin de dormir.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 26 Fév - 12:04





Un vol avec escales



- Je ne te promets rien, mais je vais me renseigner. J’imagine qu’une entreprise n’utilise pas ce genre de caisse par hasard. Ce sont des armes appartenant à un certain Victor Barns qui étaient dans tes caisses en bois spécial. Soit il les a volées, soit il sait. Je penche pour la première option. Depuis qu’on se fait la guerre, je n’ai croisé aucun surnaturel dans son équipe.

Janice hocha la tête, c’était plus que ce qu’elle-même pourrait tirer de ce bout de bois, plus que ce qu’elle osait demander au sulfureux italien. Elle aimait la nuit. Elle avait l’impression que l’homme était moins présent, posait moins son empreinte sur le monde, et pesait moins, tout simplement. Pourtant il y avait une vie, grouillante, et des êtres qui osaient sortir qu’au moment ou d’autres dormaient et se préparaient déjà à une journée de travail.

Elle avait depuis longtemps appris à vivre avec le béton, le verre, l’asphalte. Cela ne lui plaisait pas plus qu’à ses sœurs, mais, contrairement à elles, elle portait en elle sa propre sylve et donc n’avait jamais vraiment l’impression d’être déconnectée de ses racines.
L’italien les conduisaient dieu savait ou, et la civilisation paraissait bien lointaine. Seule les phares de la voiture osaient troubler l’obscurité calme du voyage improvisé.
Elle savait qu’Alessandro était un être complexe. Irascible, avec des affaires pas franchement honnêtes, possessifs, volage. Mais gentleman. La preuve en était, il n’avait plus rien dit quand elle avait eut une humeur mélancolique. Elle lui en était reconnaissante.

En regardant le rétroviseur, elle l’observait. Parfois leurs regards se croisaient par le truchement des images réfléchies, et elle souriait, sans vraiment s’en rendre compte. Des trois entités présentes, lors de leur séparation au Néméton, elle était la seule à savoir ce que chacun avait perdu. Elle l’avait ressenti intensément, et savait, de fait, que ce que ressentait alors Alessandro pour Jansen était véritable. Heureux, le prince en exil, heureux le loup indépendant. Ni l’un ni l’autre n’avait conscience de ce qu’ils avaient perdus.

Restait la question intéressante de la graine rouge. Elle n’avait aucune idée de ce qu’avait créé Hyacinth, et pourtant elle connaissait toutes les plantes et la flore, puisqu’elles les avaient toutes en elle. Alors qu’était cette chose ? Bénéfique, maléfique, un peu des deux ? Et quelle portée aurait-elle si elle poussait et arrivait à maturité.
Elle suivit l’italien lorsqu’il changèrent de voiture, et de nouveau ensuite, cette fois-ci dans la voiture d’Alessandro.
A sa question, elle le regarda effrontément.
« Je n’habite nulle part, en fait… Je dors dans un arbre… Mais c’est comme me soustraire au monde, comme une parenthèse… Et je me douche aux bains publics… Oh, autant le dire, je suis sdf… mais avec l’argent que va me rapporter ma nouvelle activité ». Elle joua avec ses griffes de diamant . « je pense que je devrais pouvoir me payer un petit loft correct dans quelques temps… Et puis je ne commet pas mes frasques a Beacon Hills.. J’ai cru comprendre que les flics étaient pas tout à fait humains, ici, et je n’ai pas envie d’avoir une saleté de surnat’ aux fesses si je.. Si j’emprunte à long terme un tableau ou un bijou ».

Elle trouva le rire d’Alessandro plaisant. Chaleureux. Viril..
Elle le vit tenter de détendre ses muscles. C’était pratiquement un appel, volontaire ou non. Il était de ceux qui savent séduire, envoyer des signaux, et le faire de façon consciente ou inconsciente.

« Mais on pourrait avoir un arrangement, au moins pour ce soir »
. Ôtant un de ses gants munis de griffes, elle passa simplement sa main sur le cou d’Alessandro, massant simplement les muscles noués.
« Je connais tout un tas de plantes et d’onguents qui pourraient t’arranger.. Ainsi que les techniques pour les appliquer… »

Elle n’était pas pudique, ni du genre à baisser les yeux, aussi les garda t’elle plantés dans ceux du loup lorsque celui-ci tenta de la sonder. Elle le savait capable de sentir ses pulsations cardiaques, et donc de comprendre son désir et sa sincérité…

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Jeu 1 Mar - 21:58

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« Una ladro affascinante »Demain, qui est finalement déjà là en cette heure tardive, ou très matinale suivant le point de vue est un dimanche. Jour hebdomadaire de fermeture du Pink, jour de grasse matinée. Un jour où il est rare de me voir émerger du lit avant une heure de l’après-midi.

- Je n’habite nulle part, en fait… Je dors dans un arbre…

Elle sort ça, comme d’une banalité lénifiante. Pétillante Janice, fille de l’air et voleuse hors pair. Avec une nana pareille dans mon équipe… Elle joue avec les griffes qui lui permettent bien des audaces.

- Et puis je ne commet pas mes frasques a Beacon Hills.. J’ai cru comprendre que les flics étaient pas tout à fait humains, ici, et je n’ai pas envie d’avoir une saleté de surnat’ aux fesses si je.. Si j’emprunte à long terme un tableau ou un bijou.

J’éclate de rire, car je pense à Brian. S’il savait ce que faisait la frangine de son frère de sang… J’aimerai bien voir sa tête de boy scout pas content.

- Mais on pourrait avoir un arrangement, au moins pour ce soir.
- Cosa ?


Elle me surprend à passer sa main sur ma nuque raide. Ce n’est pas une simple caresse, mais bien des pressions savamment dosées. C’est agréable et je m’abandonnerai volontiers tout entier à ses mains, si je n’avais pas la voiture à conduire.

- Je connais tout un tas de plantes et d’onguents qui pourraient t’arranger.. Ainsi que les techniques pour les appliquer…

Mes lèvres esquissent un sourire avant que mon regard se coule vers la bella donna. Pareille invitation ne se refuse pas, même si je suis bien harassé par une journée non-stop. Son regard impertinent et impudent brave le mien. Elle me tient en haute estime, j’en suis particulièrement flatté. Jansen n’a jamais eu que des éloges pour la cinquième ronce. Une guerrière redoutable, la Guerrière, celle que l’ennemi craint le simple murmure de son nom. Son regard sur moi, me fait me sentir plus homme, plus mâle que je ne le suis déjà.

- Andiamo demone. Mais je t’avertir qu’il va falloir quelques heures de sommeil avant que le vulcano soit actif. Mais je ne suis pas contre la tua cura avant de m’endormir.

Sans attendre sa réponse, j’accélère, pressé d’arriver.

(...)

Alors que Janice s’agace sur les fins boutons de ma chemise, je porte le goulot d’une bouteille de whisky à mes lèvres. Moi aussi, j’ai ma médecine personnelle. Sous l’œil réprobateur de la dryade, j’avale deux amples gorgées.

- Cosa ? Tu as peur que je fasse une cirrhose ? Tu ne vas pas faire comme Jansen et me tanner pour un régime équilibré et manger du vert comme un  herbivore !

Un ongle me griffe le torse, un bouton saute et finit sa course quelque part sous le lit. Je lui embrasse le cou et agace sa peau de mes crocs. Je tends le bras loin, la vilaine tente de confisquer ma bouteille. Elle me parle de mon haleine éthylique. Je réplique que ça ne sent déjà pas le tabac, ou pas tant.

- D’ailleurs… Voglio una sigaretta.

Le sol se dérobe sous mes pieds, ma main qui serrait le goulot de la bouteille serre à présent le vide sidéral. Je suis sur le dos, en équilibre instable entre le matelas de mon lit et le rien. La cinquième ronce vient de frapper. Rapide comme un éclair.

- La mia bottiglia ! Ladro !

Je suis dépouillé de mon pantalon. Je grogne quand elle passe ses doigts dans mes chaussettes.

- Ça chatouille ! Rend moi mia bottiglia !

Parle aux pissenlits, ils seront plus réceptifs. J’abandonne toutes velléités de mener l’action, Janice me semble avoir dix bras et dix jambes. Je mentirai si j’affirmai ne pas être content de mon sort. Elle me fait son tour de passe-passe sylvestre et la chambre embaume de parfums de plantes et de fleurs. Je finis par me laisser choir à plat ventre sur le lit dans le plus simple appareil.

- C’est là que j’ai mal docteur.

Je lève vaguement la main et montre mes épaules du pouce. Deux mains se plaquent sur mes natiche.

- Plus haut !

Elle remonte le long de ma colonne vertébrale, j’exhale un râle de bien-être. Mes yeux se ferment sous la fatigue, je résiste à l’appel du sommeil pour savourer le ballet de ses mains expertes, plus tard si elle est toujours disposée, nous pourrons…

- Ah oui ! Là !

Mes trapèzes sont savamment malaxés. Il me faut cette nana dans mon équipe !

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 12 Mar - 15:24





Un vol avec escales



Elle ne l’admettrait jamais, mais elle était finalement suspendue à la décision et au bon vouloir de son conducteur. Alessandro semblait réfléchir. Elle le connaissait en partie et ne ferait pas l’erreur de baisser entièrement sa garde avec lui, mais elle n’avait rien à lui reprocher. Le concept de loi étant assez flou pour elle également, ce n’est pas de se côté-là qu’elle lui cherchera des poux. Elle le désirait, oui. Mais plus important, il était un allié sur qui elle pouvait compter, du moins vu les milieux ou elle allait devoir plonger ses mimines aux griffes acérées.

D’ailleurs en parlant de ses griffes, c’est une habitude qu’il lui faudrait perdre. A trop se reposer sur les gadgets, elle finirait par négliger d’affuter ses compétences plus naturelles.

- Andiamo demone. Mais je t’avertir qu’il va falloir quelques heures de sommeil avant que le vulcano soit actif. Mais je ne suis pas contre la tua cura avant de m’endormir.

Le rire cristallin et sincère de Janice est la seule réponse, et sans doute la plus appropriée. Ce soir, pas d’osmose avec la forêt, ce soir elle aurait un vrai lit, un vrai matelas, et un homme chaud contre lequel se lover… Elle n’en demandait pas plus.

(…)

Ni l’un ni l’autre n’avait prononcé de mot, pendant le trajet. Une simple musique, diffusée par le lecteur mp3 intégré. Le bruit des exhalaisons de nicotine d’Alessandro, et le vent à leur oreilles.

Pas plus de paroles échangées non plus, alors que la voiture se garait devant le pink print. Elle n’attendit pas que l’italien lui ouvre la porte de la voiture. Il en aurait peut être eut envie, car elle le savait galant, mais ils avaient déjà dépassé ce stade, bien qu’elle ne se plaindrait jamais de la galanterie. Simplement, elle ne se sentait pas digne de telles attentions.

Ah les hommes et leurs chemises de luxe.. Pas pratique tous ces boutons, à enlever sans tout déchirer. Elle lui jette un regard opprobre, alors qu’il siffle sa bouteille de whisky, car elle a oublié qu’il est aussi un loup, et que l’effet de l’alcool ne sera pas aussi rédhibitoire que sur les autres hommes. Tordant son petit nez en trompette histoire de faire de l’exercice, elle n’en garde pas moins un œil sur le liquide ambré qu’elle ne veut pas voir disparaitre aussi vite, loup ou pas.

- Cosa ? Tu as peur que je fasse une cirrhose ? Tu ne vas pas faire comme Jansen et me tanner pour un régime équilibré et manger du vert comme un herbivore !

Elle pouffe de rire.

« Vraiment ? Le prince est parfois si… Attentionné. ».. Petit prince en exil, petit cœur tout vide. Elle pensait à lui, et à ce qu’il allait faire. Peut être était-ce aussi bien qu’il ne soit plus amoureux, s’il décidait de revendiquer son trône, comme il l’avait clamé. Pas d’attache, pas de faiblesse.

Bon, tant pis pour la chemise, elle fait sauter un bouton avec ses griffes, accédant enfin à la soie de la peau de l’italien, et au fin duvet qui la recouvre. Le baiser dans son cou lui donne des frissons et elle se laisse faire de bonne grâce.

« Et on fait quoi pour cette haleine de bar de fin matinée ? ». Il lui répond qu’au moins ça ne sent pas le tabac. Elle hausse les épaules, car elle ne trouve pas désagréable le tabac, du moins quand il est à peu près naturel.

Mais le bougre veut en profiter pour fumer une clope. Hors de question, elle l’a sous la main, elle ne saurait tolérer un délai supplémentaire. Un croc en jambe, et, rapide comme l’éclair, elle le débarrasse de la bouteille et le fait plonger, à sa merci, sachant qu’il pourrait s’il le souhaitait se débattre, sur le lit.

Le pantalon ne tarde pas à suivre chaque morceau de vêtement qu’il porte, et lorsqu’elle le débarrasse du dernier morceau de tissus, elle le regarde effrontément. Mais une promesse est une promesse, et Alessandro semble bien fatigué, qu’il soit loup ou non.
Elle porte en elle une sylve, qu’elle peut exhaler à sa guise. Bientôt dans la pièce une douce odeur boisée envahit les narines des deux oiseaux de nuit. A califourchon sur lui, alors qu’il lui indique une douleur sur les épaules, elle le titille un peu, empoignant ses fesses dans un rire très sylvestre, avant de remonter le long de la colonne vertébrale.

Elle est aussi nue que lui, et, bien que ce ne soit pour le moment pas l’idée, voulant se concentrer sur le massage, elle le masse de tout son corps, ayant transformé un banal verre d’eau en onguent, grâce à sa sève particulière.

Les muscles sont plaisant à travailler et Janice se laisse aller, à la fois concentrée sur le massage et le bien être de son patient, mais également sur son propre plaisir. Ce type est un bonbon pour les yeux et elle se dit qu’elle a beaucoup de chance de pouvoir « profiter » ainsi de lui. Après les épaules, le dos, les jambes, les pieds, elle lui intime gentiment de se retourner.

Bien que fatigué, il est loin d’être stoique, et encore moins à présent qu’il la voit, souriante et belle comme un crépuscule embrasé. Mais ce n’est pas le moment pour ça.
« Plus tard ». lui dit-elle, empoignant son désir pour l’agacer un peu. Son massage continu donc de plus belle, et, sachant comment s’y prendre, elle finit par l’envoyer au pays des songes, gentiment.

Sa respiration est lente, apaisée. Elle l’observe. Les deux mains sur son torse. Elle le trouve beau et dangereux. Peut être est-il beau car dangereux ?

Finalement, remontant les couvertures contre eux, elle finit par se lover contre lui. Dans cette demi torpeur, elle se met sur le côté, en cuiller, et l’entraine contre elle, profitant de la douce chaleur aux senteurs de camphre et de ses mains, qu’elle agrippe. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a pas pu dormir ainsi.

Elle est réveillée au petit matin par une ferveur qu’elle sait devoir être calmée comme seuls deux corps de chair peuvent le faire. Mais elle ne trouve pas ça désagréable, au contraire. Et elle ne fait rien pour l’éviter, déplaçant une main d’Alessandro, jusqu’ici posée sur son ventre, plus haut, sur sa poitrine. Ses crocs viennent lui titiller le cou, et elle trouve ça agréable.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 20 Mar - 21:58

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« Una ladro affascinante »L’homme n’est pas fait pour vivre seul. La présence de Janice est agréable, mais pas seulement pour ses mains expertes à offrir du plaisir et du réconfort. Devant elle, je baisse la garde car je lui donne quelque chose de précieux, ma confiance.

Je passe de l’état de veille au sommeil sans m’en rendre compte. Repos salutaire pour mon corps, mais aussi celui de l’âme. Le loup s’endort lui aussi, confiant. Pour une fois, ma nuit n’est pas agitée. Étrangement, je rêve de nature sauvage, de forêts vierges de toute intrusion humaine, de larges prairies où l’herbe est douce et tendre. Je rêve de fleurs aux parfums envoûtants et d’arbres majestueux. Je rêve d’une vie simple, loin des magouilles, des trafics d’influences, des meurtres et de cette course à la puissance à laquelle se résume ma vie. Je rêve que je ne suis pas seul, que je suis entouré d’une présence bienveillante et aimante. Être aimé, la seule chose qu’il est impossible d’acheter.

Je ne m’étais jamais vraiment posé la question sur ce sentiment partagé ou non. J’ai aimé ma mère, puis je m’en suis éloigné après la mort de celui qui m’a élevé à la place d’un autre, contre l’assurance d’un salaire. De ne pas mourir ? Maintenant que je connais les secrets qui ont entourés ma naissance, je suis perdu dans mes sentiments familiaux. Don Stefano est un homme que j’admire, seulement je serais incapable de l’appeler « papà » et le souhaite-t-il seulement ? Quand à ma mère, elle perd encore du crédit à avoir accepté un tel arrangement. Mio fratello, Matteo, a carrément vendu notre padre aux fédéraux… L’enfant que j’ai été les a aimés, l’adulte que je suis maintenant, ne les considère pas plus que de lointains liens de sang. Et eux ? M’ont-ils aimé ? Moi le bâtard ? Ma madre, mariée alors qu’elle était enceinte. Cela n’a pas dû passer inaperçu. Et cet homme, Guiseppe Amaro, forcé d’élever un fils comme s’il était le sien, avec la peur au ventre de représailles s’il devait m’arriver quelque chose. Car évidement que mon géniteur s’est tenu au courant de mon évolution. Sonny m’est arrivé dans les pattes de façon un peu trop évidente, maintenant que je sais de quoi il retourne. Qui a vraiment eu de l’amour pour moi ?

Lyly. Je sais son amour sincère. Elle croyait à ma rédemption en voulant me faire expier mes fautes et me livrer à la police. Sa trahison était pleine d’amour, ça lui a coûté la vie et une part de mon âme. Puis il y a eu Jansen. Je le sais, mais c’est comme lire un fait dans un journal. Mon cœur n’a aucune mémoire du sentiment que nous partagions, alors que mon esprit se souvient parfaitement de nos ébats. Je me souviens m’être senti bien avec lui, mais c’est comme si s’était arrivé à quelqu’un d’autre. Il est toujours un bon amant, mais ce n’est plus pareil. Un parmi les autres.

Je traverse une rivière les pieds nus. L’eau fraîche caresse ma peau. Puis c’est l’herbe tendre que je sens sous mes pieds. J’entends un rire cristallin, une ombre fuit dans un mouvement soyeux de cheveux un peu roux. Je poursuis la fuyarde qui s’échappe, sans pour autant prendre de la distance.

Je comprends ensuite. C’est pour mieux m’emmener dans un lieu idyllique. Une cascade, un écrin de verdure, et un tapis de mousse accueillant. La belle se laisse attraper. Lei è bella. Je la désire.

(...)

La chambre est paisible. Le soleil filtre à travers la fenêtre entrebâillée. Les bruits sont feutrés, nous sommes dimanche. Le Pink va rester fermé et aucun camion poubelle ne fera un raffut du diable sous mes fenêtres. Je garde les paupières clauses pour retenir les sensations de mon rêve. Le songe se mue peu à peu en réalité. Et la naïade onirique prend forme et chaleur à mes côtés. Toujours sans ouvrir les yeux, je souris quand ma main est saisie dans une invitation à visiter des montagnes douces et fermes. Je bascule sur le corps qui repose à côté de moi et vais nicher mon nez dans ce cou gracile. Deux mains se plaquent sur mon fessier, je laisse le loup affleurer en toute confiance, car je le sais sous bonne garde. Mes crocs agacent cette peau aux saveurs ambrées. Enfin mes yeux s’ouvrent.

Regard bleu électrique dans celui d’un vert absinthe insolent et poison.

Mes mains quittent ses seins pour attraper ses poignets que j’emprisonne au-dessus de sa tête. Je scrute son visage chercher une faille inexistante. Des cuisses fermes me serrent les hanches.

- Vuoi suonare la mia bella?

Je chuchote, mes lèvres effleurant les commissures de ses lèvres. La réponse se fait avec un joli coup de reins. Je prends un sourire cruel, car je vais prendre tout mon temps. Mes hanches répondent à un tempo que Janice souhaiterait plus intense. J’y mets lenteur et amplitude, lui refusant une quelconque intrusion dans son intimité. Mes lèvres brûlent sa peau, par des effleurements trop délicats. Mon sexe lui laboure le nombril, la faisant rager de frustration. Je dois renforcer ma prise sur ses poignets, la bella est en train de faire ressortir le général d’armée qui veille toujours sous cette apparence fragile. Mais point de soldats obéissant, ni de vaillant conquérant. Simplement un voleur qui prend les chemins de traverses, lui refusant le bon porno qu’elle attendait.

Mes râles se mêlent aux siens. Nous ne nous lâchons pas du regard, elle a accepté le challenge et de monter à la jouissance sans coït. Subtil jeux de caresse et de regards impudiques. Je m’enivre de l’odeur de sa sueur,  et de son souffle capricant contre ma peau. Je lui murmure des mots dans ma langue natale, des mots doux et d’autres plus crus.

(…)

Mon briquet claque sèchement et j’exhale la fumée de ma première sigaretta de la journée. La chambre est dans un désordre relatif. « D’intenses calmes » ébats. Pas d’acrobaties, pas de positions compliquées, simplement le sens du toucher porté à son extrême.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 3 Avr - 12:09





Un vol avec escales



Janice n’était jamais vraiment seule. De toutes les dryades, sa particularité était assez unique. Peut être que la reine était elle aussi une sylve vivante, il y avait tellement de secrets et de mystères autour de cette femme. Mais en tous les cas, alors que d’autres dryades, et même Jansen, avait besoin d’éléments de la sylve près d’elles pour exercer leur pouvoir, Janice portait en elle un microcosme sylvestre. Aussi pouvait elle profiter du chant vert, aussi pouvait elle chasser lorsqu’il le fallait ce sentiment de solitude. Mais, pour autant, il lui manquait, ce contact, cette peau chaude contre la sienne, ce battement de cœur, l’odeur de l’autre, les bras qui l’enserre. L’arbre-père ne pouvait pas lui donner ça. Pas plus que de se perdre dans la forêt.

En étant aussi proche d’Alessandro, elle lui fit partager cette drôle de connexion. Pas vraiment de façon consciente, mais à travers un rêve partagé. Un chemin découvert, une invitation en forêt. Une cascade. Un tapis de verdure, le jeu de la poursuite, celui du vainqueur. Une petite perdition, loin du monde et de ses tracas. Dans ce genre de rêve, si spécial, les sensations s’invitent, et la réalité pointe le bout de son nez. La peau. Le duvet sur les avants bras.

Elle le retrouve, dans la réalité, au petit matin. Elle aime sentir les mains chaudes et puissantes sur elle. Alessandro s’arrache doucement aux fils de son rêve, heureux, reposé, et vif comme le volcan.

Lorsqu’il vient nicher son nez dans son cou, la guerrière laisse aller son propre désir, et empoigne les deux collines du volcan éveillé. Mais ce dernier semble vouloir jouer et pousser le désir à son paroxysme. Elle connait les humains. Les hommes. Mais celui-ci est spécial. Il ne s’embarrasse pas d’un oripeau de vertu. Elle sait de quoi il est capable. Une partie d’elle semble vouloir résister, se rebeller, combattre. Elle a toujours été une guerrière, un général. Elle n’est pas habituée à baisser les armes, à se laisser maitriser. Elle ne donne pas sa confiance facilement, même à Jansen.

Et pourtant, elle le laisse mener la danse. Elle le désire, elle voudrait qu’il soit en elle, mais il ne fait rien pour assouvir son désir. D’abord agacée, elle finit par se laisser aller à cette emprise particulière, et l’orgasme, frustré, donc plus fort, plus intense, monte en elle. Et c’est à la chaleur de ce soleil endiablé qu’elle recharge ses batteries, qu’elle transforme cette énergie en bonheur fugace.

(…)

Il est assis, au bord du lit, et le bruit caractéristique du briquet qui claque indique la première cigarette de la journée. Elle observe son dos, les muscles qui roulent, la sueur qui appelle ses lèvres. Elle dépose un baiser sur son épaule, pendant que ses ongles déclenches quelques frissons de plaisir, cherchant dans les cheveux blonds cendrés une réponse à l’énigme Amaro.
S’amusant de sa demande, elle reproduit, peut être pas si involontairement, une scène dont elle avait des souvenirs d’âme partagée. La chemise préférée de Jansen sur le dos, piquée dans l’armoire d’Alessandro, et rien d’autre sur sa peau, deux boutons, sans plus, fermés, elle lui apporte un café, ayant repéré la machine de luxe présente dans l’appartement.

« Tu as pris des risques. »
Lui dit elle, un regard énigmatique. « Payants… ». Son sourire vient atténuer de façon charmante une fausse menace sémantique. « Je commence à comprendre ce qu’il te trouve… ». Volontairement elle lui avait dit ça au présent. L’amour avait beau être absent du cœur de Jansen, à présent, elle savait qu’il le désirait toujours autant. Et puis, depuis qu’elle ne faisait plus un avec lui, il lui était difficile de connaitre les pensées de son protégé. Il lui devenait une énigme.

« Tu as besoin de tester mon engagement »
. Elle se posa devant lui, une main sur son cou, pendant qu’il buvait son café. Ses caresses étaient pleines de sollicitudes. Son sourire était communicatif, comme les lueurs concupiscentes dans les deux regards. Elle s’assit sur ses genoux, et fut agréablement surprise de trouver la main de l’italien sur le bas de ses hanches, passée derrière la chemise, qui tenait par pudeur et provocation.

« Alors donne-moi une cible. Une mission. Et un temps limite pour le faire. ».

Elle releva fièrement le menton. Elle adorait les défis.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 9 Avr - 17:21

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« Una ladro affascinante »Une légère brise joue avec le rideau. Dehors c’est le calme dominical. Assis sur le lit, je savoure ma première sigaretta de la journée. Le matelas bouge sous les étirements de la bella qui a passé cette demi-nuit avec moi. Il n’est pas loin de midi. Ses lèvres se posent sur mon épaule. J’aime ce moment après l’amour, l’esprit et le corps détendu et rechargé en même temps. Janice a l’intelligence de ne pas babiller et de laisser nos sens au repos. Ses doigts s’égarent dans mes cheveux me tirant des frissons de plaisir.

Je souris quand elle attrape l’une de mes chemises pour cacher sa nudité. Le tableau est plaisant et m’en rappelle un autre, plus masculin. Le galbe de ses fesses dépasse du tissu, la suggestion attise à nouveau mon désir. Janice est belle et sensuelle. Une femme à la hauteur de mes espérances. Mais c’est aussi une ronce meurtrière et sauvage. Le genre qui ne se domestique pas.

Mon regard s’arrête sur ses hanches qui ondulent alors qu’elle s’apprête à me préparer le café que je souhaite. J’exhale ma fumée et ferme à moitié les yeux quand elle revient, une tasse à la main. L’odeur de l’arabica a envahi la chambre pour ma plus grande satisfaction.

- Tu as pris des risques. Payants…

Je me saisis de la tasse fumante et la regarde en fronçant les sourcils. Des risques ? Lesquelles ? Je réfléchis à ce qui a pu m’échapper. Je sais Janice dangereuse, mais je ne la considère pas comme une menace pour moi, tant que je sais ne pas dépasser certaines limites avec elle. Rien à voir avec le doux et docile Jansen. Elle est une herbe folle, capable de s’épanouir sur des terrains arides. Pour la mériter, il faut savoir se mettre en danger et risquer de s’écharper contre ses épines.

- Je commence à comprendre ce qu’il te trouve…

Jansen ? Mon attirance pour le drus est toujours présente. Il est bel homme. Toutefois, il me faut plus qu’une belle plastique pour allumer ce feu dévorant qu’est l’amour. Notre histoire avait commencé d’une drôle de manière, un soir de pleine lune. Son irruption dans mon espace au mauvais moment lui a valu une attaque de ma part. Il avait sur calmer le fauve d’une manière pour le moins sensuelle. Ensuite, je m’étais enivré de son parfum boisé et mon tempérament de mâle dominant avait trouvé sa place avec cet homme trop naïf pour son bien.

Puis j’ai entraperçu une autre facette de sa personnalité. Une facette qui me plait bien plus. Mais entachée de la maledizione du gui, elle était biaisée. Son obéissance absolue n’est pas ce que je recherche, ni ne souhaite. Il était devenu un corps facile, acquis d’avance. Pour sa sécurité et sa dignité, je reste persuadé que j’ai fait le meilleur choix face au Nemeton. Seulement je ne serais pas honnête, si j’affirmais que cela me convient. Je reste Alessandro Amaro, patron apprécié du Pink Print et parrain en puissance sur Beacon Hills. Mais dans cette affaire, j’ai perdu une étincelle. Le drame est que c’est un souvenir qui ne m’appartient plus. L’image de Jansen s’impose à mon esprit. Une autre se superpose, celle de Hyacinthe. Je souris doucement. Conquérir ce prince serait un beau challenge. Mais il doit se faire discret pour ne pas alerter ses puttana de sorella.

- Tu as besoin de tester mon engagement.

Janice s’installe sur mes genoux. Ma main vient naturellement trouver sa place sur ses reins. À cette distance, je vois le grain de sa peau, scrute ses mèches rebelles pour finir par plonger mon regard dans le sien. Quelle fille étrange. Je m’étonne encore de son attachement pour moi. Car je pense qu’il va au-delà de l’aide que je peux lui apporter pour trouver l’origine des caisses qui l’avait mise en colère.

- Alors donne-moi une cible. Une mission. Et un temps limite pour le faire.

Elle lève le menton, fait la fière. Dire que j’avais l’intention de ne pas lui demander de contrepartie contre mon aide. Mais puisqu’elle s’offre ainsi… Je pose ma tasse sur le sol, défait les deux boutons de ma chemise qu’elle a sur le dos pour faire glisser le tissu d’une chiquenaude.  Je me lève du lit la saisissant sous les fesses pour l’emmener sous la douche.

- J’ai bien un travail à te donner. Mais cela demande de la subtilité.


Le sourire de la belle s’élargit. Alors que l’eau tiède vient s’écraser sur nos visages, je lui explique que j’aimerais qu’elle élimine Victor Barns.

- Par contre il ne faut pas que l’on puisse relier sa mort avec moi. Il faut donc une mise en scène qui envoie sur une autre piste. Il faut également laisser la vie sauve à ses hommes les plus proches. De nouveaux leaders tentent de s’installer sur la ville, et pour mon buisines il est toujours utile d’avoir un contre-pouvoir.



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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 17 Avr - 9:18





Un vol avec escales



L’instant était agréable. Elle n’avait pas connu d’amant depuis un bon moment, étant trop occupée à être coincé dans la psyché et le corps de son protégé. Mais maintenant qu’elle avait une vie bien à elle, de nouveau, elle appréciait les mains chaudes et douces qui la caressait, la proximité de l’italien, sa chaleur, le duvet sur ses avants bras et la barbe naissante qui venait lui titiller son cou ou sa joue.

Quel gâchis. Voila un homme qui aurait pu hisser Jansen aux sommets et l’aider à réclamer son héritage. Voila un homme qui saurait révéler toute la lumière chez Hyacinth, qui le pousserait à écarter les ténèbres qui se dégagent d’Alessandro. Et pourtant, la Cinquième Ronce avait été surprise de constater toutes les nuances présentes dans ces ténèbres. L’homme dont la main caressait à présent ses hanches était capable de bonté, d’abnégation, même. Elle en avait été témoin, ne serait-ce que près du Nemeton. Quel personnage complexe !
Elle ne le quitte pas des yeux lorsqu’il l’emmène sous la douche, la portant comme si elle était aussi légère qu’une feuille d’automne.

- J’ai bien un travail à te donner. Mais cela demande de la subtilité.
Elle lui sourit, car il a déjà accepté. L’eau qui coule le long de leur corps est un délice. Les bains publics sont propres, mais trop de monde. Elle apprécie la petite bulle d’intimité avec lui, les caresses, la mousse du gel douche. Elle est pourtant très attentive aux explications d’Alessandro.

« ces hommes les plus proches. Entendu… ». Elle réfléchit quelques instants, n’aimant pas parler pour ne rien dire lorsqu’elle échafaude des plans.
« il me faut un micro-puce, une mini camera… et aussi…. » . Elle énuméra les éléments qu’elle voulait utiliser. Elle lui expliqua que la caméra et le micro serait pour qu’Alessandro puisse suivre ses démarches, au cas ou ça tournerai mal. Elle lui indiqua qu’elle saurait quoiqu’il arrive griller le dispositif pour qu’on ne remonte pas à lui. Elle ne le laissa pas lui dire qu’elle ne devait pas se mettre en danger ou ce genre de foutaises. La vérité, c’est qu’elle était accro à l’adrénaline, depuis longtemps. Il y avait peu de chance, selon elle, que ça tourne si mal que ça, mais elle tenait à ce qu’Alessandro profite de la moindre information qu’elle tirerai de cette aventure, au cas ou il doive réagir instantanément, et non pas quelques jours plus tard.
Elle lui demanda ce qu’il savait de lui, ses habitudes.

« Bonjour, je m’appelle Esmée. ». Alessandro avait fermé les yeux, mais il les rouvrit lorsqu’elle prononça ces mots. Les cheveux de la belle étaient plus courts, et surtout d’une autre couleur. La brunette qui lui faisait face n’avait pas réellement changé, et pourtant, n’eut été leur intimité, elle n’aurait pas été si facilement reconnaissable.
« le maquillage fera le reste , avec un peu de glamour… Jansen n’a jamais été très bon à ce jeu la. Il sait se faire remarquer, mais pas l’inverse…».

(…)

La première phase n’était pas la plus motivante, mais elle était nécessaire. Jumelles, photos, quelques acrobaties urbaines, et attendre, surtout. Attendre. Observer. Les allées et venues, les cibles potentielles, les créneaux, les failles. Cet homme était visiblement très occupé et menait plusieurs affaires en même temps. Il avait des gardes du corps, pas un problème. Et aussi des hommes de confiance. Ça, par contre, ça pourrait poser un problème… Mais chaque « homme d’affaire » avait tôt ou tard besoin de fêter quelque chose… Avec un sourire torve, Janice planifia sa mission du surlendemain.

(…)

Le bar était chic, le videur strict, son mental pas assez fort. Esmée, habillée à la garçonne, mais avec un tailleur rehaussant son décolleté généreux, dont elle avait paré sa dernière prise diamantaire, entra dans le club privé, comme si c’était son élément naturel. Les odeurs d’alcool, la musique jazz fusion, tout ça ne lui était pas si inconnu que ça. Elle repéra sa proie assez vite. Le type avait une certaine classe, et avait surtout comme intérêt d’être suffisamment proche de Barns, mais pas assez pour être compromise. Elle se débrouilla donc pour être dans son champ de vision, et se mit en scène. Elle était donc une femme visiblement navrée de ne pas trouver son rendez vous, regardant sa montre, se repoudrant le nez, et agitant son verre de brandy avec lassitude, mais classe. Il ne mit pas longtemps à lui proposer un verre, qu’elle déclina. Puis, estimant le temps d’attente suffisant, elle lui sourit.

« Finalement, je veux bien un martini on the rocks, monsieur ? » il lui indiqua son nom. « Je crois bien que mon rendez vous ne viendra pas. Votre cocktail a l’air délicieux, comment s’appelle -t-il ? ». Évidemment, le glamour en action, le type lui proposa d’y tremper ses lèvres purpurines. Le poison qu’elle distilla était assez rapide. Il serait docile, volubile, et surtout, il oublierait bien vite cette soirée, n’en retenant qu’un mal de crane assez phénoménal…

(…)
La Cinquième ronce avait de nouveau revêtu ses atours de voleuse, mais en y ajoutant quelques raffinements comme des chaines, dont elle pourrait se servir pour se battre de façon non létale...

Les lieux étaient assez particuliers. Une ancienne usine désaffectée, à quelques kilomètres de la ville. Rien n’aurait pu laisser supposer une installation aussi sophistiquée à l’intérieur. Les murs blancs, aussi aseptisés que des couloirs d’hôpital, lui laissait apercevoir un nombre de petites mains assez important. Et armés. Mais ce n’était pas des hommes proches. Janice sourit. Barns était, lui, à un bureau que l’obligeant chevalier servant d’il y a quelques jours lui avait indiqué. Le plus dur serait donc d’entrer, et de mettre en place sa mise en scène…
(…)


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Dim 22 Avr - 16:17

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« Una ladro affascinante »Non seulement la belle prend le travail que je lui donne au sérieux, mais elle ajoute une dimension moderne à ma façon usuelle de bosser. Je pourrai la suivre en direct grâce à une caméra et un micro. Au départ, l’idée m’avait parue saugrenue, mais maintenant que je me glisse virtuellement à ses côtés dans ce bar un peu chic, un concurrent du Pink, ou pas vraiment. Car mon établissement est cent pour cent clean, ce qui n’est pas le cas de l’établissement où Janice se faufile. Ce n’est pas tant du côté de la gérance que des clients. Pas mal d’hommes d’affaires qui ont des choses à se reprocher.  

J’avais ri quand Janice s’était littéralement métamorphosé alors que j’avais fermé les paupières quels instant. La femme qui se tenait devant moi ressemblait à une cousine qu’elle pourrait avoir. La dryade est un parfait agent d’infiltration. Il me plait de penser que notre collaboration pourrait devenir plus pérenne que cette affaire de planches débitées sur le mauvais arbre.

Je remarque aussi que Janice ne perd pas une occasion de parler de celui qu’elle nomme son petit prince. Elle a un réel intérêt pour lui. Celui d’une grande sœur et non celui que lui porte ses puttana de sorella. Je souris faiblement. Pas besoin d’être grand psychologue pour comprendre qu’elle cherche à nous rapprocher à nouveau. Seulement, le Nemeton a très bien fait son travail. Jensen est devenu un simple plan sexe. Je sais que c’est outrageant pour la noble personne qu’il est. Ce n’est pas que je j’y mets de la mauvaise volonté, mais il y a des étincelles qui ne s’allument pas de manière artificielle.

Pendant que Janice s’occupe à récolter suffisamment d’information pour pouvoir buter Barns tout en laissant son staff en vie, je gère le quotidien du Pink. Je me suis trouvé un nouvel allié en la personne de Chad. Loin d’un porte flingue lambda, le jeune homme la capacité de s’infiltrer dans les hautes sphères. JE le paie en informations sur les chasseurs. Le deal est équitable.

(…)

Janice a arrêté le moment de son attaque. Assis dans ma voiture, je patiente en fumant une sigaretta. Je suis posté à huit cent mètres d’une usine désaffectée. Elle ne sait pas que je suis là, e encore moins que dans un fourgon posté cinq cent mètres derrière moi Ryan patiente également avec Andrew, Sam et Nolan. Sur l’écran de mon téléphone je suis la progression de Janice. Je vois un groupe armé et un bâtiment délabré qui ne l’est pas du tout. La cinquième ronce entre en action, je démarre la voiture et fais un joli demi-tour pour m’éloigner de l’usine où un carnage s’annonce. Le van conduit pas Ryan me suit, direction le HCC où un combat m’attend.

(…)

Je lâche mon oreillette lorsque je monte sur le ring. Janice vient d’entrer dans le vif du sujet. La squadra s’est répartit dans le HCC de façon à être bien visible, ainsi que la Stidia. Les deux branches armées de mon organization sont là, bien visibles. L’idée est bien de me dégrever de l’attaque que subit Barns en ce moment. Le carnage qu’elle va faire pourrait être imputé à mon organization, toutefois mes hommes ne peuvent pas être à deux endroits à la fois. Parmi les parieurs, je note la présence de deux lieutenants de Barns. C’est parfait, ils seront les témoins que ce n’est pas moi qui aura mis fin au règne de ce vieux crocodile.

Mon adversaire est un combattant sérieux, un loup. Le gong retentit, je fais ce que je dois faire et me bats dignement. Je ne prétends pas être invincible et je suis loin de gagner tous mes combats. Pourtant c’est ainsi que j’impose le respect. Ceux qui me collent au tapis ont l’assurance que mes gars ne leur colleront pas une balle dans la nuque en représailles. J’accepte les règles du jeu. Je frappe, j’encaisse, pare et me place en défense. À l’autre bout de la ville, un autre combat, le nombre des adversaires est totalement inégal, mais je ne suis pas inquiet quant à l’issu du combat qui se mène dans cette vieille usine.

(…)

Je retourne m’asseoir sur mon tabouret dans un angle du ring. Mon nez pisse le sang, mais mon  adversaire se tient les côtes. Le prochain round sera décisif. Je n’ai pas le temps de prendre des nouvelles de Janice, le gong retentit à nouveau.



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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Sam 28 Avr - 16:45





Un vol avec escales



Le plus dur quand un combat s’annonçait, c’est la patience. Cela faisait partit des premières leçons des guerrières dryades. Les plus jeunes pousses étaient trop impétueuses, mais celles qui avaient un peu d’expérience, comme elle, n’en avait pas moins du mal à se retenir d’agir. La nature était ainsi. Fougueuse, impatiente. Elle n’était pondérée que par l’ancienneté et la majestuosité des arbres. Cette connexion n’était pas si simple à maintenir.
Ainsi donc, Janice attendit le bon moment. Si elle le pouvait, elle ne tuerait personne, bien que ça ne lui pose aucun souci moral. Mais son plan était comme les strates sur l’écorce d’un arbre. Couche sur couche, sur couche.

Alors elle se lança.

La fenêtre n’avait pas été dure à découper. S’accrochant au plafond avec ses griffes, elle avait d’abord désactivé les caméras. Bien entendu, les hommes de garde, eux, n’allaient pas être aussi simple à désactiver.

Elle prenait ça presque comme un jeu, mais elle n’était pas inconsciente non plus. Il y aurait des blessures, dans sa propre chair. Mais le risque que les humains utilisent des armes dérivées de composants pharmaceutiques était tout de même moindre. Elle n’était pas à l’épreuve des balles, ni des lames. Mais elle savait esquiver, et recouvrir de ses plaies rapidement.

Elle enviait les sens surdéveloppés d’Alessandro et ceux de son espèce, mais pour le tour pendable qu’elle s’apprêtait à jouer, elle n’aurait pour rien au monde changé son appartenance, sa lignée.

Elle souriait, alors que ses premiers mouvements de furie prenaient place, car elle pensait à l’italien, qui, tôt ou tard, verrait ses frasques… Il se demanderait surement pourquoi elle avait mis en place cet acte final. Du moins, il se le demanderait si elle arrivait à ce point.
Concentration.

Les hommes de main avaient eut le bon sens de ne pas tirer, dans un premier temps. Elle esquiva donc facilement les couteaux, coups de poings et autres armes blanches. Ses coups à elle étaient rapides, précis, et douloureux. Cependant ils n’étaient pas fait pour tuer. Prenant appuis sur deux hommes désormais à terre, elle fit une pirouette avant d’atterrir sur sa prochaine cible, qu’elle envoya valdinguer sur les deux suivantes. Le dernier fut plus rapide et tira, lui décrochant un cri de douleur étouffé. Un silencieux, heureusement. Mais l’alarme devait être lancée, surement. Grimaçant, et pour ne pas etre gênée par la suite, elle planta sa griffe de diamant dans son épaule, ou la balle était logée, et l’enleva rapidement, serrant la mâchoire pour ne pas crier. Elle regarda la balle ensanglantée avec dédain, et essuya son propre sang. Hors de question qu’un petit chimiste zélé fasse des analyses…
Elle se fit un bandage avec un morceau de tissus elastogene noir, et serra le temps que sa plaie se referme. Il lui fallait agir vite a présent.

Le bureau de sa cible était à à peine quelques mètres. Mais une grosse brute lui barrait le chemin. Soupirant, elle se dit que décidément rien n’était aussi simple.
Il eut le temps de l’atteindre a l’estomac, la faisant reculer de quelques mètres, avant qu’elle ne le griffe sur l’avant-bras. Il allait surement profiter de son avantage, mais La Cinquième Ronce était aussi un stratège et avait mené bien des combats. Elle fit semblant d’être pliée en deux sous la douleur et, au dernier moment, pris appuis sur le mur, sauta, et se retrouva derrière lui. Pas le temps de finasser avec lui. Elle lui planta une griffe dans l’œil, et lui ouvrit proprement la gorge. Tant pis. Un homme en moins. Elle pouvait se permettre une perte ou deux, les autres n’étaient que KO.

Elle entendait déjà les bruits de pas précipités, et pris donc son élan, puis sauta les jambes devant pour défoncer la porte. Elle n’était pas blindée, car les lieux n’étaient certes pas prévus pour une attaque. Sans doute que les choses allaient changer après son passage.
A l’intérieur, Barns tira, paniqué, plusieurs coups de feu. Mais, vif comme le vent dans les feuillages, Janice sauta, de meuble en meuble, avant d’atterrir sur le bureau et de mettre Barns Ko.

Elle sourit. Si Alessandro regardait, il devait se demander pourquoi elle ne le tuait pas la, maintenant.

Elle referma la porte et la bloqua avec une petite etagere, puisant un peu dans sa sylve pour augmenter sa force quelques instants.
Elle inspecta le bureau, puis repéra une flasque de whisky, dont une partie était versée dans un verre près de la main droite de Barns. Elle se mordit le doigt, puis dilua dans la flasque et dans le verre un poison de son cru. Il était très spécial, et en réservait la primeur de l’explication à son amant de la veille.

Avisant ensuite l’inévitable coffre, elle fit un carnage dans le bureau, comme si elle cherchait à dérober quelque chose, éparpilla les papiers, mis a mal les tiroirs, qu’elle vida au sol, puis s’empara carrément du coffre derrière le tableau, pathétique cachette. Peu importe ce qu’il comportait, l’essentiel était de faire croire qu’elle venait le cambrioler. Et, pour faire bonne mesure, elle déroba également le disque dur de l’ordinateur… Enfournant le petit disque dur dans son sac, elle colla ensuite son oreille contre le coffre et se concentra pour detecter le cliquetis. Ah, le charme de l’ancien, hein, barns ? Quand elle l’eut ouvert, elle laissa quelques papiers pour faire bonne mesure, s’empara d’une pochette marron, et d’un collier qui avait l’air de valoir cher.

Puis elle couru vers la fenêtre, et sauta.
Le bruit de verre qui explose.
les coups de feu dans la porte, maintenant lointaine.
et l’arbre, salvateur… Elle serait épuisée, mais ça valait le coup.

(…)

Il lui avait été facile de s’introduire chez le petit malfrat, et de déposer le colier parmi les télés volées, les sacs de luxe et les ordinateurs portables. L’imbécile irait sans doute tenter de le refourguer, et ça ferait une nouvelle fausse piste .

(…)

Elle attendit Alessandro le reste de la nuit, chez lui, le bois du plancher n’étant pas vraiment un ennemi pour passer la porte. Elle était nue, douchée, épuisée, enroulée dans les draps portant l’odeur du parfum de l’italien. Elle lui raconterait.
De son côté, Barns se réveilla, secoué par ses hommes. Il était en rage et cria très fort. Il se servit une rasade de whisky. Le poison se dilua dans les veines, mais il était en dormance.

« et donc » dit elle à Alessandro, caressant ses cheveux et lui souriant effrontément.

« Quand il s’énervera, il déclenchera le poison. Je te paris qu’il est très énervé, la, maintenant. Mais le plus drôle, c’est que ce poison agit quand tout le système nerveux se calme. Tôt ou tard, il dormira, épuisé. Et il ne se réveillera pas. Crise cardiaque. Indétectable…Oh, j’ai amené une ou deux bricoles pour toi…J’ai gagné combien de point ? » ajouta -t-elle en lui montrant la pochette marron et ses papiers « top secrets » et le disque dur..
La nuit même, Barns mourut. Sans souffrance, hélas.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 7 Mai - 16:06

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« Una ladro affascinante »Je gagne mon combat de peu. Mon adversaire est coriace, mais j’ai maté bien plus costaud. J’ai la désagréable sensation que je m’affaiblis, ou que je manque d’énergie. Je laisse le ring et les clameurs des parieurs en fermant la porte du bureau qui surplombe le hangar. Un verre de Grappa m’offre un réconfort. Me laissant choir sur un fauteuil, je reprends le gadget électronique qui me relie à Janice. Ce bidule à une fonction replay. Je reprends donc là où j’ai arrêté de visionner la progression de ma guerriero.

- Il mio guerriero…

Ce schéma me plait et me fait sourire. La mafia est un monde de macho, et avoir une donna de la trempe de Janice à ses ordres est fort plaisant.

Je grimace quand elle se fait blesser. Je mets cela sur une maladresse de sa part, mais le loup à l’intérieur de mon cœur s’inquiète. J’accélère le film, l’horizon vacille avec les pirouettes de Janice. Un mort avec un œil crevé et la gorge ouverte. J’espère que c’est un imprévu et qu’elle ne va pas faire une hécatombe parmi les hommes de Barns. Lui seul est la cible de ce contrat.

Je remets le lecteur en vitesse normal quand j’aperçois la tête de mon ennemi. Janice évite son tir et parvient à l’assommer promptement.

- Perfetto. Uccidilo ! Mais qu’est-ce qu’elle attend ?

Au lieu de lui trancher la gorge, Janice verrouille la porte du bureau et fouille les affaires de Barns. Elle s’écarte de mes ordres. Je grommelle jusqu’à ce je la vois trafiquer je ne sais quoi avec une flasque de whisky. Puis au lieu de s’atteler à sa mission qui est de tuer Bars, elle met le bureau à sac et force le coffre. Bon, j’admets que récupérer un maximum d’informations peut m’être très utile et finalement je salue l’initiative de Janice.

Je me serais amusé de son final carrément badasse avec son saut à travers la fenêtre si elle ne laissait pas derrière elle, Barns simplement groggy. Où est son problème ? Pas celui de commettre un meurtre, vu qu’un des gardes y est passé. Comme toujours dans ce milieu, je cherche la ruse, la traîtrise. Janice n’a aucun mobile pour me doubler, je lui suis même utile pour ses affaires d’arbre coupé. Aurait-elle un autre intérêt, plus majeur que je ne perçois pas ? Je pense à Jansen, et le choix que j’ai fait pour nous deux. Je ne suis pas aveugle, mon danseur est certes libéré du lien qui nous unissait, mais il ne respire pas non plus le bonheur depuis notre baignade forcée. Janice me ferait-elle payer l’état de son protégé ?

Nous devions nous retrouver chez moi, mais une bagarre générale s’est déclenchée dans les tribunes. Malgré mes blessures qui tardent à cicatriser, je suis allé prêter main forte à mes hommes pour ramener le calme.

C’est d’une humeur de chien enragé que j’arrive au Pink. J’ai un œil gonflé, le corps couvert d’hématomes et les jointures des phalanges sévèrement entamée à force d’avoir cogné. Le seul avantage que j’y vois serait l’alibi d’être au HCC et non chez Barns, si seulement il était mort comme prévu.

Elle est là, nue dans mes draps, belle et apprêtée, alors que j’ai l’air d’être passé sous un semi-remorque. Devinant mon humeur massacrante et que je m’apprête à lui demander des comptes, rapidement Janice s’explique. Elle a empoisonné le whisky de Barns. Un poison subtil qui se déclenchera avec ses humeurs. Mon ennemi devrait mourir dans son sommeil d’un arrêt cardiaque.

Je soupire. Ce n’est pas vraiment la mort que je lui souhaitais. J’imaginais quelque chose de sanglant, ses acolytes sains et saufs, témoins de ce qui pouvait leur tomber dessus. Janice qui apparaissait comme un nouveau danger avec l’énigme de savoir pour qui elle roulait.

- Oh, j’ai amené une ou deux bricoles pour toi… J’ai gagné combien de point ?
- Zéro tant que Barns respire.


Je lui tourne le dos et file sous la douche sans me dessaper. Je suis rude avec elle. Janice a voulu bien faire. Oui elle a gagné des points en m’apportant le disque dur de Barns et les documents. Toutefois, elle a dévié de mes ordres quant à la mort de mon ennemi. Ce n’est pas la fin du monde, mais cela contrecarre mon idée initiale, d’imposer une terreur latente. Cela me contrarie. Quelqu'un d'autre quelle aurait pris ma colère en pleine face. Mais je ne veut pas lui faire ça. Pas à elle.

L’eau plaque mes vêtements à ma peau, entraînant la crasse et mon sang. J’ai un orchestre symphonique qui joue dans mon crane. Un combat où je m’en suis sorti limite, une bagarre générale au HCC, un contrat certes effectué, mais avec des digressions, je suis pris d’une grande lassitude. Avec des gestes las, je me déshabille. Mes fringues sont bon pour la poubelle. Quelle heure peut-il être ?

Bien trop tard ?
Bien trop tôt.

Je grimace en attrapant le gel douche. Une profonde entaille longe mon flanc gauche. Une lame que j’ai évitée trop tard. Je vais aussi devoir gérer les retombées de cette bagarre. Pas de réel coupables, simplement une échauffourée qui a dégénérée. À force d’exciter les fauves, parfois cela dégénère. C’est l’exaltation des combats qui a conduit à cet incident. C’est cette exaltation qui remplit aussi mon tiroir-caisse.

J’entends Janice. Elle hésite à l’entrée de la salle de bain. Je ne dis rien, je suis las et mes mots pourraient être blessants. Elle a péché par excès de zèle. C’est difficilement condamnable. L’important est que Barns meure pour me donner un temps de répit. Je trouverai bien autre chose pour faire peur aux futurs anciens hommes de mains de Barns. Une crise cardiaque…

- Pff…

Quand je sors de la douche, mes blessures vont déjà un peu mieux. Reste cette estafilade sur le flanc qui perdure et me fait souffrir. J’enfile un bas en toile légère. Mon reflet dans le miroir me montre un type fatigué. Mon œil est moins gonflé, mais je garde plein d’hématome qui virent du jaune au noir.

Dans la chambre, Janice est pelotonnée contre la tête de lit. Belle, inquiète, frustrée. Je sens sa confusion, mais j’ai la flemme d’engager une discussion. Je suis satisfait et non satisfait. C’est un loup boudeur qui s’allume une sigaretta. Je m’allonge sur le dos, le cendrier posé sur mon ventre. J’attends que mon corps récupère de ses blessures, que la douleur s’estompe pour que la fatigue me happe dans un sommeil sans rêve.

Amaro se tait. Fait rare qui fait taire tout le monde, ou du moins la seule personne présente. Je ne sais pas ce que ressent Janice. Je ne regarde pas de son côté. Je ne la chasse pas non plus. Sa présence ne me gêne pas. Je ne suis tout simplement pas en état.

Demain sera un autre jour.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Dim 20 Mai - 10:39





Un vol avec escales



Elle n’attendait rien de spécial, au final. Juste pouvoir profiter encore au moins une nuit de cette chaleur, plutôt que la bienheureuse dissolution habituelle au sein de la sylve. Elle avait repéré un appartement abordable, et en revendant un de ces larcins, elle aurait de quoi payer cash plusieurs mois de loyer. Le quartier n’était pas forcément fameux, mais ce n’était qu’un point de départ temporaire. Le temps d’amasser assez pour vivre dans un vrai appartement digne de ce nom.
Un peu comme l’appartement d’Alessandro, au final. Elle savait déjà avant même d’avoir accepté sa proposition qu’il nageait en eaux troubles, mais ce n’était pas vraiment son problème. Il pouvait l’aider en retour, à remonter une piste. Elle aurait du s’éloigner de tout ça, mais elle ne pouvait tout simplement pas laisser faire une traitresse, même si pour sa part, elle ne se sentait plus redevable de rien du tout envers sa sylve natale. Tout au plus éprouvait-elle encore un grand respect pour sa reine qui avait été jadis son amie. Elle n’avait pas le choix, sur certains points. Même sur le traitement que les reproductrices avaient fait subir à Jansen. Même ça, elle pouvait le comprendre, pour la survie de l’espèce. Mais pas ce manque de considération, pas la façon dont ça c’était passé. La sylve avait perdu une grande alliée en la personne de la Cinquième Ronce en maltraitant son protégé.

Elle avait flâné, dans la chambre, humant les différents parfums. Amaro avait des gouts de luxes, mais des gouts affinés. Elle mit quelques gouttes de ce parfum dans le creux de son coude, sur ses poignets, et derrière l’oreille. Elle avait récupéré sa guitare, que Stan avait gardé après sa longue absence. Elle jouait un air calme, presque mélancolique, en l’attendant. Elle avait envie, une fois que tout ça serait finit, de reprendre une vie simple, dans laquelle elle serait une chanteuse, et rentrerait chez elle.

Son rire mit fin à la mélodie. Hors de question ! Cette vie la n’était pas faite pour elle. Elle ne rencontrerait pas un gentil mari, n’élèverai pas de jeunes pousses, et ne mourrait pas de mort naturelle. Mais son dernier combat devrait être grandiose.

Quand il finit par apparaitre, parangon de ce qu’il représente, l’œil tuméfié, du sang sur sa chemise, des bleus, des plaies, elle ne le trouve que plus désirable. Elle n’a pas besoin d’un chevalier en armure. C’est un guerrier, qui ne cherche pas à paraitre autre chose. Mais le regard courroucé qu’il lance sur elle la met sur ses gardes. La fierté en lui trouve un écho chez la guerrière, qui se redresse imperceptiblement, prête à rendre les coups si ils devaient pleuvoir. Elle a toujours du mal avec la mentalité humaine, et cet humain-là en particulier n’est pas des plus simples à comprendre.

Elle se repasse alors ses directives, et comprend, du moins le pragmatisme en elle comprend. Il n’a pas vu la mort en direct de sa cible. Zero point. Bien.
Elle a fait ça pour qu’on ne remonte pas la piste vers l’italien. Elle aurait pu lui trancher la gorge. Elle a préféré lui fournir un alibi en béton… Elle hésite, près de la porte de la douche. Elle a envie de sa peau, de ses bras autour d’elle, et de lécher ses blessures.
Agacé, elle lache un soupir de frustration avant de se retourner vers la fenêtre. Le plancher est sa porte de sortie, et elle hésite… Non… ce n’est plus une gamine qu’on peut si facilement vexer… Vraiment ?

AH ! les humains !

Elle l’observe, une lueur inquiétante dans les yeux. Sa nature n’est pas si différente de celle de l’italien. Mais elle n’a pas l’excuse du loup en elle pour se dédouaner de ce caractère. Les dryades ont autant de variations d’humeur que n’importe qui. Et elles n’ont pas un appel bestial à combattre. Non. Son tempérament de chien, à elle, elle le cultive depuis longtemps dans le jardin de son amertume. Etrangère parmi les siennes, étrangère parmi les hommes. Redoutée, mais méprisée… Légendaire, mais oubliée…

Elle ne dit rien. Elle le regarde fumer sa cigarette, le cendrier posé sur son oreiller humain de l’autre fois… Elle ne peut pas lui proposer ce que lui proposait Jansen. Lui seul arrivait à calmer le fauve en lui, de ce qu’elle en sait. Mais elle n’en reste pas moins une dryade. Elle sait le rêve d’apaisement qu’il a fait l’autre fois. Alors elle attend qu’il s’endorme, et, légère comme une plume, le débarrasse de son cendrier et du mégot qui allait s’éteindre sur son nombril.

Le décor change doucement, le bois du plancher exhale une odeur de forêt, des lianes poussent, des fleurs, et cette petite fraicheur humide n’est la que pour accompagner un sommeil réparateur. Lovée contre lui, elle profite de cette quiétude pour faire taire sa propre rancœur. Elle n’utilisera pas le glamour pour obtenir ce qu’elle veut. Il mérite mieux que ça. Il mérite du respect. Et peut être une petite leçon. Son sourire espiègle emporte avec lui les dernières bribes de conscience…





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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Sam 26 Mai - 17:42

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« Una ladro affascinante »Je plonge dans les songes sans m’en rendre compte. Ma mauvaise humeur et mon stress fondent comme neige au soleil. Je rêve d’une nature d’Eden. Pas de forêt, comme mes congénères apprécient, mais une nature idyllique. Sorte de jardin fleuri qui embaume sous un soleil jaune bouton d’or qui réchauffe doucement. À mes pieds un étang avec une eau cristalline turquise qui miroite d’étoiles d’or. À côté de moi, une carafe de cristal avec de l’ambroisie, plus loin des naïades se baignent. Le tissu mouillé de leurs robes légères dessine intimement le contour de leur corps, le galbe de leurs seins, leurs tétons qui pointent. La musique d’un luth caresse mes oreilles. Je suis l’unique mâle de ce lieu divin.

Je me réveille, chatouillé par un rayon de soleil qui filtre sur les rideaux. En fait, je dors encore et rêve que je me réveille, car ma chambre est un entrelacement de racines et de branches. Je me retourne, replonge le nez dans l’oreiller, bouge une jambe, puis l’autre, tombe sur un pied, un mollet glabre.

- Janice ? Mia bella…

Un léger rire me répond, comme une brise d’été qui effleure ma nuque. À l’aveugle, je tends le bras pour attraper mon paquet de sigaretta. J’en extirpe une du bout des griffes avant que le paquet chute au sol. Les doigts agiles d’une voleuse confirmée me subtilisent ma dose de nicotine.

- Bandito ! Rends- moi ça. È mio !

Nouveau rire, je me retourne vers la dryade qui me dit que le tabac, ça pue.

- Je m’en moque !

Jansen a toujours fait avec, mais Janice est bien moins conciliante que mon danseur. Une bataille commence sur le lit. Je bondis sur l’espiègle, la coince entre mes cuisses. Mais la vile créature empoigne ce qui est la faiblesse de tout homme.

- Lâche ça ! Ou alors applique-toi…

Je veux bien oublier de fumer si elle… La végétation se réarrange autour de nous, créant comme un lit à baldaquin végétal. De position dominante, me revoilà sur le dos, chevilles et poignets liés par des lianes. Je gronde, je n’aime pas être prisonnier. Janice se moque de mon mécontentement et me soumet à des tortures de délices. Je pourrai me délivrer, mais en ai-je seulement l’envie. Se retrouver dans la position du cheval chevauché, n’est finalement pas désagréable. Je promets une fessée méritée. Elle rit. Je surenchéris avec des cheveux tirés. Elle glousse. J’abandonne dans une tirade digne d’une diva et meure sous ses supplices.

(…)

Nue, simplement revêtue d’une de mes chemises, Janice sirote un truc vert que Charlie garde au frigo pour Jansen, pendant que j’attaque mon premier café de la journée. Le galbe de ses fesses dépasse du tissu, alors qu’elle se balade telle une ballerine dans le bar.

- Janice ! On peut te voir depuis le trottoir !

Nouveau rire.

- Pff !



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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 18 Juin - 23:51





Un vol avec escales



Les hommes, et mêmes certaines dryades, pensent tout connaitre de la nature et des poisons qu’elle secrète. La Cinquième Ronce reconnaissait volontiers qu’elle-même ne connaissait pas tous les poisons que les hommes avaient inventer. Mais, en revanche, elle savait générer milles délices et tortures végétales toutes plus raffinées les unes que les autres. Ça lui venait naturellement. Elle avait, pendant un temps, hérité du titre peu glorieux chez les hommes, mais redoutable chez les dryades, d’ « empoisonneuse ». En vérité, sous ce terme générique, se trouvait aussi des opiacées, des opiums enivrants et des drogues douces pouvant amener l’extase, le plaisir, ou simplement l’état de détente et d’euphorie absolue. Il y avait tellement de gammes à jouer entre la douleur et le plaisir suprême, comme les cordes de la guitare qui ne la quittait que rarement.

Mais amaro lui posait un problème. Un loup était rarement atteint par ce genre d’artifices, et il était hors de question pour elle de jouer avec de l’aconit… Cependant, alors qu’elle l’observait sombrer dans la canopée improvisée, grattant tout doucement les cordes de sa guitare, son imagination se teinta de verts, de prunes et d’ocre, et commença à élaborer des délices qu’elle lui réserverai, pour le récompenser ou le punir, selon… Bien que la punition serait surement des plus douces… Les boucles blondes et la barbe de l’italien semblaient un appel pour ses ongles parfaitement manucurés…

Pensive, elle regardait également les enveloppes qu’elle avait amenée, tirées du coffre de l’ennemi de son amant… Elle comprenait qu’un type comme Alessandro veuille tout contrôler. Elle avait subi stoïquement son mécontentement. Mais, pour sa part, elle avait toujours eu du mal avec les ordres trop stricts. Les dryades développaient rarement le sens de l’improvisation et du créatif. Ce n’était pas impossible, juste très long et presque douloureux. Janice, comme pour beaucoup de choses chez elle, avait cultivé ce don avec patience et abnégation. Aussi lui était-il difficile à présent de ne pas improviser, justement.

Lorsqu’enfin, au matin, il se réveilla, elle était présente, ses grands yeux verts fixés sur lui. D’humeur joueuse, elle lui subtilisa sa dose de nicotine. Il était plus fort, mais moins rapide qu’elle… Heureuse de le voir détendu, son rire mutin accompagna la petite guerre innocente qu’ils se livrèrent alors. Il est conquérant, commandant, arrogant. Elle est espiègle, guerrière, tacticienne, et un peu garce… La végétation était son alliée, et elle lui commanda à son tour, emprisonnant doucement sa proie aux boucles blondes.

Les ébats qui suivent n’ont rien à envier à ceux qui caractérisaient le prince et son amant, mais ils sont différents. Elle n’avait jamais compris pourquoi Jansen, avec le pouvoir qui était sien, se réfrénait autant de l’utiliser, pour marquer son ascendant lorsqu’il le voulait. Amaro n’hésitait pas, elle non plus. Et n’allez pas lui parler de noblesse. Non. Jansen n’avait tout simplement pas le tempérament. Elle y avait travaillé pourtant. Il savait se battre, et , poussé à bout, il pouvait faire des ravages. Mais cela prenait trop de temps, et il perdait des batailles.

Mais la guerre pointait à l’horizon. Et elle voulait qu’il soit prêt. Elle avait compté sur le lien, fort, entre Amaro et lui, mais ce lien était brisé. Il lui fallait le reconstituer… Et surveiller cette graine de sang qui était totalement inconnue et sans doute anathème.
- Janice ! On peut te voir depuis le trottoir !
« je te crois pas. Je suggère que tu descende vérifier… ».. Sa protestation est purement formelle, vu le sourire en coin. Et puis il a gagné sa clope…
« bon, ce soir on sort… Tu viens me chercher à l’appart… J’ai réservé pour deux… »
Sourcils froncés…

« ah oui, j’ai un appart, ça y est. J’ai refourgué un diamant… J’y vais doucement pour ne pas attirer l’attention… Petit appart, mais bien situé. Tu sais, à côté du nouveau restaurant fusion asiat… envie de gouter ça.. »

un an de loyer et un peu de glamour, c’est fou ce que ça aide pour trouver un logement…
Se rhabillant de façon plus conventionnelle, elle mordit le lobe de l’oreille de son amant, non sans distiller un petit aphrodisiaque, qui ne ferait pas effet longtemps, certes, mais qui aurait elle l’espérait son petit effet.

« Je travaille à un truc un peu plus durable ».. Le sang coagulait déjà mais il y avait surement encore un peu de substance.
Elle était dangereuse, mais elle savait que c’est ce qui plaisait aussi à Alessandro.

(…)
Lorsqu’il arriva le soir, elle lui dit simplement d’entrer.
Elle était dans une robe diaphane, magnifique, élégante, et pieds nus. Et elle comptait le rester, comme le compris son galant compagnon du soir, dont elle connaissait les compétences et les gouts, du moins en partie.

Elle prit le temps de lui offrir un verre, dans son petit loft décoré sobrement, mais qui rapellait son origine. Du bois. Des plantes. Des lustres de type typhany.. Elle ria lorsqu’il renifla le verre.

« Je te proposerai bien de le boire avant toi, mais tu sais très bien que si je le voulais, ce serait inodore, incolore, et que ça me ferait rien, bien sur… ».. Il eut un air énigmatique, mais trinqua tout de même avec elle.

Ils arrivèrent au restaurant avec un quart d’heure de retard, auquel Janice tenait, mais amaro put remarquer qu’elle semblait passer les lieux au scanner sitot arrivés. Un haussement de sourcil interrogatif fut récompenser par des petites rangées de nacre blanches et une phrase sibylline.

« plus tard, beau blond. Je te promet une soirée.. intéressante… »

Elle avait prévu des réjouissances… particulières… Elle n’avait pas encore repéré les hommes prévus et grassement payés, mais peu importe, elle savait qu’ils viendraient…






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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mer 27 Juin - 15:26

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« Una ladro affascinante »Sublime Janice, agaçante Janice, aussi désirable qu’ensorcelante. Elle me nargue et me provoque. Cela devient un jeu entre nous.

- Bon, ce soir on sort… Tu viens me chercher à l’appart… J’ai réservé pour deux…
- L’appart ? Quel appart ?


J’espère qu’elle ne parle pas de celui de Jansen. Je ne ferai jamais l’affront à mon danseur, aller chercher Janice chez lui pour la sortir.

- Ah oui, j’ai un appart, ça y est. J’ai refourgué un diamant… J’y vais doucement pour ne pas attirer l’attention… Petit appart, mais bien situé. Tu sais, à côté du nouveau restaurant fusion asiat… envie de goûter ça.

Je vois le coin, le quartier.

- Je travaille à un truc un peu plus durable.

Truc ? Parle-t-elle du poison qu’elle a collé à Barns ou d’autre chose ? « L’empoisonneuse », le titre lui irait à merveille. Des poisons indétectables par la police scientifique. Meurtrière efficace. Un atout. L’as de pique.

(…)

La journée s’était passée sans heurt. Barns avait été retrouvé à son domicile, froid comme un serpent, la main crispée sur son cœur. Mon principal concurrent sur Beacon Hills n’était plus.

J’avais opté pour une tenue décontractée mais classe. Un costume et une chemise, mais pas de cravate. Après avoir réajusté la sangle de mon double holster, j’y insère les deux magnums python. Depuis le tir devant le Pink, je ne me sépare plus de mes joujoux.(*) J’ai averti Ryan où j’allais. Sans pour autant me suivre, il restera en alerte au cas où j’ai besoin d’aide.

Je me suis garé non loin de chez elle et entré dans son appartement après qu’elle m’y ait invité. Janice porte une robe magnifique qui rehausse les courbes de son corps. Le tissu très fin joue la transparence pour mieux frustrer le regard. Puis mon regard dévie sur le loft et sa décoration à l’image de sa locataire.

Elle m’offre un verre de vin dans un verre de cristal doré. Méfiant, je sens le breuvage, mais à part le bouquet du vin rouge je ne perçois rien de particulier. Ce qui ne prouve rien, je sais que ses poisons sont souvent indétectables. Ma suspicion la fait rire.

- Je te proposerai bien de le boire avant toi, mais tu sais très bien que si je le voulais, ce serait inodore, incolore, et que ça me ferait rien, bien sûr…
- Bien sûr…


Boire ou ne pas boire ? Telle est la question. Puis je me dis que si elle voulait me nuire, depuis hier soir elle avait eu moultes occasions. Ce petit intermède passé, nous sortons pour nous rendre dans le restaurant qu’elle a choisi. En entrant, Janice scrute les lieux comme si elle s’attendait à un piège, ou que le piège fut elle. Je l’interroge du regard.

- Plus tard, beau blond. Je te promet une soirée.. Intéressante…
- Intéressante ?


Faut-il que je m’attende au pire ? Ce soir je ne mène pas la danse et cela me déstabilise un peu. Je prends sur moi, sur mon tempérament de dominant et vais m’installer à la table que l’on nous désigne. J’emmerde le serveur avec des whiskies de qualité qu’il n’a pas en stock et me rabat sur un vin californien qui a défaut d’être prestigieux, doit pouvoir offrir une qualité honorable, bien que standardisée. Je jette un œil rapide sur la carte et me décide en deux minutes. De la viande, pas de trucs verts.

- Alors ?

J’ai reposé la carte et trempé mes lèvres dans le verre que le serveur vient d’apporter.

- C’est quoi l’entourloupe ?

Franc sourire dans sa direction. Je suis curieux et attentif.


(*) : Mes RP n’avançant pas à la même vitesse, je recadre ma chrono. Tant pis si cela ne colle pas exactement avec ce que j'ai dis avant.

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