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 Un vol avec escales...

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Jansen Avery

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MessageSujet: Un vol avec escales...   Ven 29 Déc - 19:54





Un vol avec escales



Pestant pour la cinquième fois, qui était son chiffre fétiche après tout, la silhouette rapide et clairement féminine s’arrêta sur le faite d’un toit. Ses vêtements prêts du corps, digne de Catwoman, qu’elle avait vu à la télé chez sa dernière victime, étaient certes pratiques, et recelant de nombreuses poches pour ses pinces, crochets et autres découpeurs en diamant, mais le cuir grinçait beaucoup trop à ses oreilles. Pourtant, même les toutous à l’oreille fine ne l’avaient pas entendu. De fait, elle se rappelait avoir fustigé son apprenti, naguère, qu’on avait fini par appeler « diling diling » parce qu’il faisait tinter la fine chaine d’argent avec les feuilles ouvragées, qu’elle portait elle-même à présent, caressant avec nostalgie le bijou qui lui rappelait le prince.

Cette catwoman, quelle frimeuse. Il faisait froid, sur les toits, et ils étaient glissant. Et ça sentait mauvais. Sans compter tous ces stupides pigeons qui n’apparaissaient jamais dans les film. Mais il y avait de bonnes idées, comme les griffes de métal. Moins versatiles que ses propres griffes, mais tout de même. Le fouet, aussi... Elle adorait le fouet. Surtout agrémenté de ses ronces vénéneuses si elle était d’humeur mesquine et en colère.

Soudain, elle s’accroupit alors qu’un reflet de lumière lui indiquait qu’une partie des gros lourds qui gardaient l’entrepôt s’en allaient, riant grassement, pour boire ou se droguer. Leur nuit était finit. Tant mieu pour eux, il n’aurait pas une aussi mauvaise gueule de bois que ceux qui avaient pris leur place. Le seul hic, comme elle l’avait pu voir dans ses repérages, c’est que ceux qui prenaient la relève était aussi plus pro. Silencieux. Bien recrutés par leur patron. D’ailleurs ce dernier faisait montre de beaucoup de prudence également, car la voleuse n’avait pas pu déterminer qui il était ni ou il habitait… Les hommes le craignaient et le respectait.

Une mèche rebelle cuivrée s’échappa de sa capuche, et la voleuse la remis en place, derrière son oreille. C’était le bon moment. Profitant du départ bruyant des premiers, elle couru et sauta sur un toit plus proche, en terminant par une roulade. Elle n’aimait pas trop être en hauteur, loin de la terre et des plantes, car sa réserve personnelle sylvestre n’était pas inépuisable, et elle voulait garder jalousement ce petit secret, bien que la deuxième ronce eut des soupçons lors d’un duel et Jansen, lui, savait, bien sur.

La fenêtre au deuxième étage était à sa portée, aussi, après un élan, elle se laissa porter tel une feuille par le vent, et se cramponna au rebord, découpant en silence un trou suffisamment grand pour s’y faufiler. Elle s’était beaucoup entrainée pour ça. Pas pour la découpe, n’importe quelle crétine suffisamment patiente pouvait y arriver. Mais découper sans bruit voulait aussi dire obtenir du verre tranchant. Elle avait beau guérir vite, il n’était pas vraiment agréable de se faire un peeling au verre avant de commettre un larcin.

Se faufilant à l’intérieur, elle mis quelques secondes à accommoder, ne possédant pas, hélas la vision d’un chat ou d’un loup, même si elle était plus importante que celle d’un humain.
« Mais Qu’est ce que ! ». Deux coups. A la gorge, pour couper le son et le soufle. A la nuque.
« shhhht.. fais dodo… »…

Elle traina avec patience, sans bruit, le corps dans un recoin sombre. En vérité, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle venait prendre. Mais une telle garde pour juste quelques caisses c’était trop pour sa curiosité maladive…
Au moment ou elle s’apprêtait à sauter près d’une de ces caisses, elle entendit une exclamation étouffée près de l’entrée, suivit du bruit caractéristique d’un silencieux.. Immédiatement, les hommes de main se mirent en branle.

Merde !!! Qui était le trouble-fête qui venait lui gâcher son vol en première classe !


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Sam 6 Jan - 17:51

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« Una ladro affascinante »La mission à San Francisco m’a écarté de Beacon Hills une bonne semaine. La famiglia de Finn est à l’abri et j’ai exécuté la mission que m’a donnée mio padre. Ils sont satisfaits à Los Angeles. Le meurtre de Frederico a été vengé, et j’ai pris un peu de galon dans l'organizzazione. Toutefois j’ai refusé la visite au parrain. Refusé de m’agenouiller une fois encore et baiser sa main. Sonny m’avait appelé, rageur, disant que j’étais attendu pour être remercié  de ma brillante action. Je lui avais rétorqué que j’avais un vrai travail et autre chose à faire que du cinéma à la Fellini. Mon mentor avait grogné sur mon arrogance. « Mi hai addestrato a diventare uno, Sonny. » lui avait répliqué. Il m’avait raccroché au nez. J’ai promis à Arès que je ne serai pas leur toutou. Un allié certes, mais pas l’un de leur Capo.

Mon organizzazione avait été secouée par mon altercation avec Arès. De mon côté trop d’événements majeurs s’étaient succédé, trop pour le sanguin que je suis. Quant à Arès il était déchiré entre sa tribu, son devoir de gardien et notre univers de mafieux.

Ombre et lumière. Je pourrai être en droit de porter un nom illustre, celui que l’on chuchote avec crainte et respect, mais… ce n’est pas dans ma nature d’apprécier que l’on me prémâche le travail. Je pars de rien et je vais faire d’Amaro un nom qui donnera des cauchemars à la volaille et des sueurs froides à mes ennemis. Je fais le pari audacieux de me hisser à la tête d’une organizzazione qui comptera dans le paysage du crime.

Noirs sont mes desseins. Rien ni personne ne peut m’écarter de ma voie.

Retour au Pink. Les travaux ont commencé. Nous avons un nouveau chanteur en la personne de Lewis et un nouveau serveur avec Conrad. Les deux nouveaux sont appréciés. Il est vrai que les deux nouveaux ont tous deux une belle gueule. Cela plait aux signora et aux signori. Qualité, beauté, le tout dans une ambiance pop/rock ou celte suivant l’humeur de chacun. Mon bar devient un incontournable de Beacon Hills. C’est l’endroit branché où hisper côtoient les étudiants baba cool ou encore quelques bourgeois qui se veulent tendance. Même Willem avec ses sempiternelles chemises de flanelles à carreaux et son blouson de cuir antédiluvien fait des émules. Quelques lumberjack font leur apparition.

Ce soir c’est Jansen qui opère sur scène. Nous avons eu un léger différent quant au degré d’effeuillement qu’il exécute. Même si je ne ressens plus pour lui cette flamme qui m’embrasait avant, je reste notamment sur quelques acquis. Je n’aime pas le voir à poil sur scène. Reliquats de jalousie ? Possessivité mal placée ? Je ne sais pas. Il avait souffert du commerce de son corps et bien que notre lien soit revenu à du libertinage je ne souhaite pas revenir sur d’ancien acquis. Souhaite-il inconsciemment me rendre jaloux ? Lui non plus n’est plus censé éprouver de l’amour pour moi. Quoi qu’il en soit, il a toujours un corps très désirable.

Au bar ça envoie avec l’aide de Conrad. J’aide Jerry à préparer les commandes. Après la fermeture j’irai faire mon tour au HCC. Normalement Cassian doit combattre. J’aime le regarder se battre. J’étudie ses techniques et la façon qu’il a de laisser son loup juste affleurer sans jamais le laisser sortir. L’oméga n’est pourtant pas un calme, pourtant il y arrive. Je ne vais pas lui avouer que je le prends en modèle, mais c’est tout comme.

(…)

Pas de HCC pour moi ce soir, ni mater Jansen sur scène. Ryan est cloué au lit par une gastro. Pas besoin d’une balle pour désorganiser une équipe. Arès est occupé de son côté et la squadra aura du mal à être efficace si je leur colle Milan en tête. J’ai donc répondu à Andrew que je venais superviser l’opération.

Victor bars est dans mon collimateur. Jusqu’à présent, je me contentais de l’affaiblir, le gardant à flot juste assez pour pouvoir de temps à autre montrer mon potentiel de feu. Seulement ma décision de vraiment monter une organizzazione pérenne dans le temps, j’ai besoin d’avoir le champ libre à Beacon Hills.

Deux semaines qu’on traque sa planque d’arme. Il faut que nous mettions la main dessus avant de faire tomber Barns. Dans le cas inverse, ses hommes risquent de faire main basse dessus et de disparaître dans la nature. Dans le milieu, les armes sont un bien précieux et difficile à se procurer au nez et à la barbe de la volaille. Là, je sais que Barns possède une planque Certaines de ses armes sont certainement fichées chez les flics. Mais ce n’est pas grave. L’idée est de nous en servir en one-shoot en prenant soin de porter des gants et de laisser les empreintes de leurs précédents propriétaires dessus. Un moyen comme un autre d’attirer les foudres policières sur d’autres têtes que la mienne et celles de mon équipe.

J’ai donc quitté le Pink bien avant la fermeture pour me coller en planque avec la squadra. Comme l’a remarqué Tyrone, la relève des gardes n’a rien à voir avec les mauvaises frappes qui entourent habituellement Barns. Les napoletano... Le relevé d’équipe en est presque comique tant la différence de milieu est évidente. Vincenzo Leonelli vient donc chasser sur mes terres. Le numéro deux de la Camora a vraiment décidé à me les briser. Se doute-il de ma prestigieuse ascendance ?

Quoi qu’il en soit, je ne peux pas laisser ces types jouer les gangsters chez moi. Leur présence annonce un butin à la hauteur du danger.

Nous attendons que les ploucs se soient fait la malle et que les hommes de Leonelli se placent sur un schéma classique de protection d’un bâtiment. Enfin je donne l’ordre de l’assaut. Finn est en planque sur un toit et couvre nos arrières.

Aiden ouvre la porte et plonge au sol en roulant pour se déporter et ne pas être atteint par une balle qui fuse dans le chuchotement reconnaissable d’un silencieux. J’entre à mon tour suivis de Nolan et Andrew. L’enjeux est simple et se joue à l’arme à feu. Il faut abattre son adversaire avant d’être touché. Nous avons la surprise pour nous. Les types échangent en italien. Ils ne sont pas encore aperçus de ma présence. Je me sers de cet atout et guide mes hommes en fonction des parades envisagées dans le camp adverse.

Prestement je me glisse vers ses caisses et m’en sert de bouclier. C’est un parfum très particulier qui me fait lever le museau. Jansen ? Seulement le regard que je croise est certes vert, mais c’est bien la seule ressemblance avec mon danseur. Janice ! Que fait-elle ici ? Je suis interrompu dans mes réflexions par un tir qui arrache un bout de bois à dix centimètres de ma tête. Je riposte et fais mouche. Uno napoletano de moins.

Si Janice est là, c’est donc que Jansen a pris son pied avec un autre... D’ailleurs n’est-il pas étrange que je n’ai pas vu la belle chanteuse lors de notre expérience au Nemeton ? Je regarde à nouveau en direction de la dryade, mais elle a disparue. Bordelo ! J’aurais bien voulu lui parler. Un nouvel éclat de bois qui vole me rappelle que je ne dois pas me déconcentrer. Les hommes de Leonelli ne sont pas des novices. La lutte est équilibrée, bien que nous gagnions du terrain.

(...)

Je vois l’éclat métallique une seconde trop tard. Je déporte pourtant mon bras par réflexe, pour tirer tout en sachant que je n’aurais pas le temps. Une forme tombe du plafond. C’est si rapide que la silhouette est floutée. Quand je tire, l’homme qui allait m’abattre est déjà à terre. Sa nuque présente un angle pas très naturel.

- Grazie mille mia bella donna.

Mais la jolie feuille est déjà hors de portée. Je souris. Janice semble vouloir jouer à cache-cache.

- Boss ? La voie est libre.
- OK No’ Dis à Tyrone et Aiden d’avancer les fourgons pour charger les caisses. Et gardez vos gants. On ne laisse aucune empreinte.


Aucun de mes gars ne semble avoir aperçu Janice. J’aimerai la remercier, mais la mutine semble se dérober à mon regard.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Ven 19 Jan - 12:16





Un vol avec escales



Tous ses muscles tendus, la dryade-cambrioleuse était sur le qui-vive. Son plan parfaitement huilé, du moins à peu près, venait de partir en jus de racine de mandragore… Elle aimait bien improviser, mais jusqu’à un certain point. Elle n’avait jamais vraiment aimé les planifications méticuleuses, et il semblerait qu’elle doive le payer sur ce coup ci.

Essayant de compter les coups de feu, et leur distance, afin d’estimer le nombre de personnes impliqués, elle se déplaçait comme une ombre, se fondant dans le décor. Elle ne voulait pas puiser dans sa réserve personnelle, mais il fallait bien se rendre à l’évidence, ce terrain particulier ne lui était pas favorable. Pas de sol en terre battue, pas de forêt ou de jardin tout proche. Du béton, du plastique en veut tu en voilà, et des odeurs de plomb, de cendres, de nicotines et de feu… Que du bonheur… Cinq intervenants extérieurs, à vue de nez en trompette parsemé de taches de rousseurs de la jeune femme.

Les autres sont évidemment autant surpris que la cambrioleuse, et ils échangent en italien, ce qui semble corroborer ce que pensait la jeune femme. Seulement il y a autre chose. Mafia, trafic, tout cela ne l’intéresse pas, elle a déjà vu les hommes s’entretuer pour ça. Pouvoir… Oui. Il y a quelque chose d’autre, ici, qui l’attire comme un aimant, comme un arbre séculaire…

Mais, alors que, accrochée au mur grâce a des griffes de diamant, Janice regarde vers le bas, son cœur manque un battement. LUI. Elle le connait, bien sur, car depuis qu’elle peut enfin vivre sa vie, sa mémoire lui est revenu. L’italien. L’amant de Jansen. Son amant a elle. Cette espèce de mauvais garçon est d’autant plus séduisant en action. Elle sait ce qu’il peut faire, et admire presque le fait qu’il veuille le faire « a l’ancienne » plutôt qu’en utilisant ses capacités hors normes. Il s’emble être bien entouré, des hommes habitués à tirer, se planquer, se battre.

IDIOTE ! se morigène-t-elle, alors qu’elle se rend compte que son désir soudain à libéré quelques phéromones certes anodins, mais chargés de son odeur de chlorophylle. Le nez développé d’Alessandro n’allait pas mettre longtemps à la repérer. Aussi fit-elle un bond, tournant sur elle-même pour s’accrocher un peu plus haut. D’ici elle avait une meilleure vue. Le bel italien avait pour lui cette description, elle ne le laisserai pour autant pas prendre ce qu’elle convoitait, même si pour l’instant elle n’avait pas vraiment une idée précise de ce que ça pouvait être.

C’est alors que les deux regards se croisent. Janice ne peut s’empêcher de lui sourire, un peu aguicheuse. Il y a une forte tension ici. Du stress. Elle adore ça. Elle est excellente sous pression. Mais cette distraction aurait pu couter cher à son ex amant, ex patron. En effet une balle fuse tout près de lui, qu’il arrive à esquiver avant d’envoyer ad patres son adversaire.

Inutile de rester la, à perturber Alessandro. C’est un allié. C’est bien pour ça, n’est ce pas, qu’elle surveille ses arrières ? Un simple allié. Un concurrent aussi. S’il ne convoite pas la même chose qu’elle, tout ira bien. Dans le cas contraire… Il guérira vite des blessures qu’elle lui infligera… De même qu’elle guérira de celles qu’il lui fera certainement, étant donné la grande maitrise du combat qui le caractérise. Alessandro ne la connait pas en tant que guerrière. Une petite fleur fragile, qui chante, s’enfuie et est assez agile. Voila ce qu’elle est. Et c’est très bien ainsi. Ne pas dévoiler ses atouts, ne pas donner d’information. A le voir bouger, elle rougit, pensant à d’autres joutes tout aussi passionnantes qu’elle pourrait avoir avec lui.

Mais le bel italien semble déconcentré. Peut être par sa faute. Elle analyse rapidement l’angle, le temps, l’attaque, l’adrénaline boostant ses propres réflexes déjà surhumains. Alors elle plonge, tournant sur elle-même et arrive coude en avant sur la nuque de son adversaire. CRACK. L’angle n’est plus du tout naturel, il est mort sur le coup. Avec une dernière roulade, elle se relève, abaissant sa capuche, sa longue chevelure cuivrée luisant faiblement, malgré le manque de lumière.

- Grazie mille mia bella donna.

Elle ne répond pas. Mais un petit rire cristallin accompagne sa nouvelle fuite, utilisant les caisses comme tremplin à ses rebonds. Il sait jouer de son accent et de sa voix, le petit salopard… Elle en ferait bien son quatre heure…
Cependant elle ne perd pas une miette des ordres donnés. Les gardes sont à terre, pour la plupart morts, à part ceux qu’elle a assommé& . Mais il lui faut trouver ce qu’elle est venue chercher.

Comptant sur son instinct, sur son radar interne pour ce genre de choses elle tente de trianguler une position. LA !

C’est comme une liane qui s’enroule autour de son cœur. Il y a quelque chose ici…
Tombant sans bruit près de la caisse de taille moyenne, dont le bois est d’une couleur plus sombre que les autres, elle s’approche, fébrile, posant sa main sur le bois, cherchant à deviner par un effet d’écholocalisation sonar, transmettant via le bois, ce qui pouvait bien se cacher à l’intérieur. C’est un violent mal de tête qui lui parviens en guise de réponse, première fois que ça lui arrive.

C’est ce moment particulier que décide d’exploiter un des hommes d’Alessandro, pour la tenir en joue et lui demander de se retourner… Dilemme. 2 secondes lui suffiraient pour le mettre hors d’état de nuire, mais avec un risque non négligeable de le tuer. Hors Alessandro semble tenir à ses hommes.

C’est avec un sourire désarmant qu’elle lui fait fasse, et une moue irrésistible. Puisant dans ses réserves, levant les mains en mimant le fait d’etre menottée, elle laisse sa chevelure diffusée quelques spores et phéromones…

« j’ai été une vilaine fille… arrêtez moi… »

Les pupilles dilatées et le sourire béat lui suffisent à évaluer son efficacité, ce qui n’est jamais joué d’avance, certains humains ou surnaturels résistants particulièrement bien à ses phéromones. S’approchant doucement, lui souriant, elle le frappe alors rapidement au plexus, à la tête, à l’estomac. Trois petits coups très précis, les yeux se révulsent, et l’homme de main précieux glisse doucement au sol, soutenu par la cinquième ronce.

Bon… la caisse… Soupirant, car sachant que ça n’allait pas être discret, la jeune dryade frappe de toutes ses forces, et ses griffes, la caisse en bois, qui vole en éclat, mais non sans avoir résisté étonnamment bien. Le contenu se déverse, et Janice se met à fouiller frénétiquement, persuadée que c’est la bonne. Des armes. Des munitions. De drôles d’engins de mort, mais rien de PARTICULIER.

Elle l’entend dans son dos. Se retournant, elle voit qu’il l’a tient en joue, mi agacé, mi amusé, et s’il restait une moitié, elle serait sans doute un peu volage…

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 22 Jan - 18:15

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« Una ladro affascinante »Mes hommes commencent à transférer les caisses d’arme et de munitions. Finalement l’opération s’est déroulée sans trop de heurts. Andrew a une belle ecchymose au visage et Tyrone a la lèvre fendue. Quelques bobos de ci, de là, rien d’handicapant, ni de très grave.

Pendant que mes hommes s’activent, je check les hommes à terre. Ce sont des pros, je ne trouve rien de probant dans leur portefeuille, sinon de « vraies-fausses » carte d’identité. Pas de carte bleue, que de l’argent liquide que je subtilise. Il n’y a pas de petits profits, surtout que l’endroit va bientôt sentir le roussi. Finn fait le tour, récupérant nos douilles. Laisser le moins d’indices possible. Je note tout de même les noms des morts. Ils se sont exprimés en italien, mais par certains que tous le soient ou comprennent cette langue.

- Finn ? Tu as fini de faire le ménage ?

Je montre un angle de l’entrepôt à Aiden pour qu’il l’arrose d’essence. Il s’agit de faire en sorte que l’incendie soit massif rapidement, empêchant les pompiers de l’éteindre avant qu’il ne fasse son travail et efface un maximum de preuves.

- Finn ?

C’est anormal que l’irlandais ne réponde pas. Je dégaine mon arme et m’avance dans l’entrepôt. Différentes marchandises s’entassent. Rien d’illégal, c’est du fret ordinaire, sans intérêt pour moi. Au détour d’un empilement de caisse, je la trouve. Devant elle, il y a une caisse isolée totalement explosée. Finn gît à ses pieds. Mon premier réflexe est d’écouter si son cœur bat toujours. C’est le cas. J’en suis soulagé car cela nous aurait posé un problème de fond. Néanmoins je garde Janice dans le collimateur de mon arme. Que fait-elle ici ? Je suis contrarié de l’avoir dans les pattes alors que mon équipe et moi sommes en plein opération. Cependant lorsqu’elle se retourne, je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire. Elle est toujours aussi belle. Je devine que Finn s’est fait avoir avec ses phéromones. Je fronce brusquement les sourcils. Si Janice est de sortie, cela signifie que Jansen est en dormance. Hors, seule l’extase provoque cette mutation. Étrangement cela me contrarie d’imaginer que le danseur soit allé voir ailleurs. Attitude de mufle, car depuis notre rupture j’ai allègrement repris mes habitudes libertines.

- Et Jansen ? Tu sembles te souvenir de moi, tu dois donc te souvenir de lui ?

À chaque fois que Janice apparaissait, je devais l’apprivoiser à nouveau. C’était toutefois de plus en plus aisé, comme si une rémanence des fois antérieures restait accrochée à sa mémoire. Je suis troublé pas son regard plus effronté que jamais. Quelque chose a changé. Sans pour autant baisser mon arme, je la dévisage à nouveau. Elle n’a plus ce regard perdu de celle qui recommence sa vie à son réveil. Elle se souvient.

- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?

Quelque chose me trouble. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Par contre mon instinct m’encourage à rester sur mes gardes.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mar 23 Jan - 12:51





Un vol avec escales



Elle l’observe. On dirait un acteur. Il comprend d’instinct quand et comment se mettre dans la lumière pour se sublimer.
Elle l’analyse. On dirait un tueur. Il comprend d’instinct quand et comme se fondre dans l’omre pour traquer et tuer.
Il est entre les deux, son esprit aussi sans doute, car il la tient en joue, mais il sourit… Elle voit milles questions se peindre sur son visage, des micro expressions. Il sait se contenir, mais elle a l’habitude.

- Et Jansen ? Tu sembles te souvenir de moi, tu dois donc te souvenir de lui ?

Oh.. Il s’agit donc de ça… Bien sur, c’est logique, quand elle y pense. A part Jansen, qui d’autre peut réellement comprendre ce qui les unissait et qui est à présent brisé, lui rendant sa liberté.

- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?

« oui. Je me souviens. Le petit prince en exil. Mon protégé. Il est libre. Nous ne sommes plus un, mais deux à présent. Je le surveille. Je le protège s’il le faut, mais il a sa propre vie et moi la mienne. Vous vous êtes arraché le cœur mutuellement, et se faisant, vous m’avez libérée de notre fusion plus ancienne. »


Mais il avait créé quelque chose. Cette graine rouge, étrange, la première de la sorte qu’elle ait vu de sa vie. Mieux valait ne pas trop en parler pour le moment.

« Il guérira. De fait, tout comme toi, il n’est pas triste de votre rupture. Il te désire encore, bien, sur, tu es un beau morceau irrésistible, mais il ne souffre pas. Simplement il se sent vide, encore plus parce que je ne comble plus ce vide par ma présence intrinsèque. Mais il survivra, comme toujours. »

Et puis elle comprend une partie de l’agacement de l’italien.

« oh.. OH.. »
son rire est bref mais bienveillant, bien que provoquant.. « non.. ce n’est plus ça. Il n’y a plus cette vieille notion démodée d’extase pour que je puisse fouler la terre. J’ai mon corps. Ma vie… Et Jansen… n’a pas d’autre amant que toi, du moins à ce que je sache… »

Léger redressement des épaules. Fierté. L’italien reste conquérant… Elle se doute, quant à elle, qu’il accumule quelques autres conquêtes, mais ça fait partie de lui, et puis elle sait que Jansen ne souffre pas de ça. Dans le cas contraire, il y aurait eu quelques victimes collatérales…

Cependant elle avait horreur du feu. Et des armes à feu. Tout autre que le bel italien aurait déjà gouté à ses ronces vénéneuses, mais cependant sa patience avait des limites.
« ne me braque pas, mon chou.. j’ai horreur de ça.. Je viens pas marcher sur tes plates-bandes.. Mais il y a quelque chose ici… que je DOIS trouver… »

Alessandro n’avait pas l’air de vouloir changer son idée de la tenir en joue… Levant les yeux au ciel, à la fois amusée et exaspérée, la dryade soupira. Puis, vive comme l’éclair, elle toucha le bois de la caisse derrière elle, y imprima l’idée de la sylve qui pulsait en elle, et sortit d’un coup d’une autre caisse en bois non loin du dos d’Alessandro. Normalement les dryades ne peuvent le faire qu’avec le bois vivant. Mais normalement les dryades ne portent pas une sylve entière en elle. Seule la cinquième ronce et peut être la reine, porte se fardeau et ce cadeau. Elle put le désarmer sans problème, envoyant valdinguer le flingue au loin, mais se retrouva le poignet enserré par la poigne de fer de l’italien.

« hmmm.. d’humeur joueuse ? » Avec un baiser rapide pour le déconcentrer, appréciant le parfum de café italien et de nicotine,  elle sauta, pris appuis de ces deux bottines sur le torse musclé de son adversaire, et avec une roulade d’une souplesse surhumaine, se libéra, prenant garde de ne pas griffer son partenaire de jeu..Il ne connaissait que Janice la fragile chanteuse fugueuse… Il était temps de l’intéresser un peu plus à elle et lui faire comprendre qu’elle comptait aussi comme une guerrière.

Elle se souvenait qu’il avait affronté et vaincu certaines de ses sœurs honnies. Il était un bon guerrier. Elle ne le sous estimerai pas. Et puis tout ça n’était finalement qu’un jeu bien agréable. De nouveau proche de la caisse sombre éventrée, elle connu un malaise bref, mais intense, que l’italien du percevoir, car il la rattrapa, décidé semble-t-il à déployer quelques capacités un peu moins humaines… Il était difficile à ce stade de savoir s’il jouait ou si il était furieux et dangereux.
Oh,.. Dangereux, oui, il l’était, c’était sa nature même.. Mais elle aussi, à présent qu’elle avait récupéré sa vie.

Le terrain de jeu était idéal. Tout en ombre et lumières, en caisses, en strates de hauteurs, presque une forêt de béton, de bois et de plastique… Aucun des deux adversaires ne donna le signal de départ, mais la course poursuite commença aussitôt. Tantôt l’un était chassé, tantôt l’autre l’était à son tour, les rôles changeants. A un moment, les hommes d’Alessandro s’inquiétèrent et appelèrent leur boss, qui leur aboya que tout allait bien et qu’ils devaient se casser, qu’il s’occuperait lui-même de l’incendie. L’homme à terre finit par se réveiller et ne trouvant pas son patron ou son agresseur sur les lieux de sa défaite, haussa les épaules et alla rejoindre les autres, un peu groggy.

Des coups furent échangés, des griffures, immédiatement guéries, de part et d’autre, ce qui permit aux deux adversaires de se jauger. Chacun des belligérant arbora bien vite un sourire de joie, car il pouvait enfin exprimer leur plein potentiel guerrier. Cependant rien ne mortel ne fut engagé.
Au cours de sa poursuite, Janice connu plusieurs fois le même malaise, et ce n’est qu’au cours d’une pause, alors que les deux adversaires, transpirants, se faisaient face, tout en souriant et en dévorant du regard l’autre, qu’elle comprit. Certaines caisses étaient plus sombres, d’un autre bois.
Levant la main en signe de pause, elle prit la parole.

« j’ai compris. Ce que je cherche n’est pas dans les caisses. C’est LES CAISSES. Le bois de certaines. c’est… oh sainte sylve !!! » L’horreur la frappa, elle devint pâle comme un pin blanc, et ne du qu’a l’intervention d’Alessandro de ne pas tomber sur le sol de son perchoir, atterrissant dans ses bras secoureurs, comme une parodie de conte de fée.
L’idée ne pouvait pas encore être exprimée, aussi se contenta -t-elle de planter ses yeux verts effrayés, ce qui était rare pour elle, dans les prunelles luisantes de son adversaire-sauveur-amant… Un arbre séculaire avait été tué, découpé, avec méthode et sadisme, pour en faire des caisses.. Pour quoi.. par qui ??? C’était un affront, un anathème.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Dim 28 Jan - 16:08

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« Una ladro affascinante »- Tu sais que tu es Jansen, c’est cela ?
- Oui. Je me souviens. Le petit prince en exil. Mon protégé. Il est libre.
- Libre ?


Je fronce les sourcils ne comprenant pas où elle veut en venir. Par libre, entent-elle que l’esprit de Jansen s’est volatilisé dans la sylve ? Son espèce est si atypique, que j’ai du mal à appréhender toutes les composantes possibles de ce qu’il peut faire.

- Nous ne sommes plus un, mais deux à présent.
- Due ?
- Je le surveille. Je le protège s’il le faut, mais il a sa propre vie et moi la mienne.


Quelle espèce étrange. Pouvoir cohabiter dans le corps de l’autre. Je suis néanmoins rassuré de savoir que Jansen ne s’est pas volatilisé dans l’herbe.

- Vous vous êtes arraché le cœur mutuellement, et se faisant, vous m’avez libérée de notre fusion plus ancienne.

Je grimace à cette évocation. Je ne peux m’empêcher d’entendre un reproche. Pourtant si j’ai bien compris leur hiérarchie, le fait que Jansen soit devenu mon compagnon était pour les siens un crime de leste majesté. Janice m’explique qu’il va bien, même s’il ressent un vide. Puis elle a un rire soudain et une lueur moqueuse dans le regard. Je grince des dents, car la vile, a réussi à m’analyser.

- J’ai mon corps. Ma vie… Et Jansen… n’a pas d’autre amant que toi, du moins à ce que je sache…

C’est idiot, mais je suis satisfait qu’aucun autre n’ait effleuré sa peau, ni redessiné le contour de ses muscles.

- Ne me braque pas, mon chou.. j’ai horreur de ça.. Je viens pas marcher sur tes plates-bandes.. Mais il y a quelque chose ici… que je DOIS trouver…
- Ça…


Je reste sur mes gardes jusqu’à preuve du contraire. Il n’y a rien à voler ici sinon les caisses d’arme. Je ne sais pas tous des dryades, toutefois suffisamment pour savoir les que larmes les répugnent. Le reste de l’entrepôt  se restreint à des palettes de lessive ou de papier chiottes. Mais la belle est rapide. Elle disparaît pour se trouver dans mon dos la seconde suivante. J’ai beau être un loup avec de bon réflexes, mon arme voltige au loin sur le sol.

- Ça va la rayer !

J’ai eu le temps de choper son poignet. Je n’aime pas que l’on me dépossède de mes attributs. La cagna me déconcentre avec un baiser. Je me fais avoir comme un bleu et surtout me fait surprendre pas sa souplesse et son agilité à se défaire de mon emprise.

Janice a l’avantage de la surprise, pourtant elle chancelle comme prise d’un malaise. Je bondis pour la rattraper. Sollicitude et besoin de savoir ce qu’elle cherche, ma volonté est double. Un drôle de combat s’engage. J’apprends parfois à mes dépens que Janice n’est pas une tendre jeune fille. Je mentirai si je disais que cela ne me plaisait pas.

Finn m’appelle, je me laisse glisser au sol et l’avertis que je m’occupe de terminer le nettoyage et qu’ils peuvent d’ores et déjà embarquer les armes dans un de nos planques. Notre joute est sérieuse, les coups font mal et le sang coule. Pourtant cela reste plus un jeu qu’une lutte sérieuse. Je m’abandonne à cet affrontement, un peu comme lorsque je monte sur le ring. Sauf que là mon adversaire est plutôt agréable à regarder, et de pue pas le fauve.

- J’ai compris. Ce que je cherche n’est pas dans les caisses. C’est LES CAISSES. Le bois de certaines. c’est… oh sainte sylve !!!

Janice interrompt le combat brusquement. Je ne comprends pas ce qui la choque. Des caisses, y en a pléthore ici. Je ne comprends pas, mais cela choque tant la dryade qu’elle chute de son perchoir. J’ai juste le temps de la rattraper avant qu’elle rencontre le béton du sol.

- Hey ! Faut faire attention Bella Donna !

Je luttais contre une guerrière redoutable. Dans mes bras je tiens une princesse fragile. Je raffermis ma prise et la serre contre moi alors qu’elle darde ses yeux dans les miens. Je n’ai pas pour habitude de me mêler des problèmes surnaturels, ni des problèmes des autres en général.

- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.

Voilà que je dévie de mon objectif pour de beaux yeux verts...

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Lun 5 Fév - 12:57





Un vol avec escales



Encore choquée par sa découverte, bien qu’en charmante compagnie, la jeune dryade réfléchissait aux implications. C’était une guerrière, un stratège et un mentor. Pas une politicienne, et elle sentait confusément que d’une façon ou d’une autre, cette saloperie dont elle sentait déjà l’odeur nauséabonde serait lié à de la politique. Humaine, ou surnaturelle… Ce dernier point n’était pas une gageure, personne n’avait pu découper ce genre d’arbre par erreur, et, d’ailleurs, les gardiennes du bosquet ne l’aurait pas permis… Ce n’était peut-être pas sa sylve d’origine, mais elle ne pouvait laisser passer ça… et puis il y avait surement beaucoup plus gros…

Le combat avec Alessandro avait été motivant et plaisant, même si douloureux. Aucun combat n’est doux, de toute manière. Les blessures qu’ils s’étaient infligés n’étaient pas profondes et servaient à indiquer leur implication dans cette joute. Elle aimait avoir un adversaire à la hauteur, et Alessandro l’étai forcément.

- Hey ! Faut faire attention Bella Donna !

La Jeune femme sourit. Maintenant qu’elle pouvait se souvenir, elle se rappelait effectivement leur première rencontre. Du moins pensait-elle que c’était leur première rencontre. Elle chantait sur une place, près d’une fontaine, et il l’avait appelé exactement comme ça. Elle l’avait suivi, dans son club, et avait chanté pour lui, et pour le public. Elle avait partagé son lit. Oh, ça elle s’en rappelait aussi, et elle avait aimé. Plus qu’aimé, car le plaisir éprouvé avait déclenché de nouveau la métamorphose. Une extase n’est pas une chose si commune. Elle se cultive, comme une fleur. Elle se chérit, comme une rose éphémère. Elle se ressent bien après, comme le parfum de la belle endormie.

Si l’urgence n’était pas une maitresse aussi exigeante, elle serait bien restée blottis contre Alessandro, la force animale se dégageant de lui était un précieux écrin pour sa crainte. Oh, comme elle l’aimait, sa crainte chérie. Elle qui passait pour une guerrière froide, impitoyable, sans peur, sans défaut. Elle aurait tant voulu montrer à sa sylve ce qu’elle était en vérité, mais ce privilège n’avait été donné qu’a deux personnes jusqu’ici : Jansen et Alessandro.

- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.
Il voulait s’impliquer. Peut être comptait-elle un peu pour lui ?

« L’arbre est déjà mort. Mais les caisses, son bois, est encore imprégné de son essence surnaturelle. Je ne comprends pas quel porc, quelle sous merde a pu faire ça, mais il doit y avoir un but caché. Une perversion. Je pense, sans en être sûr, que ce bois pourrais…polluer d’une façon bien degueulasse une bonne partie de la ville et de l’endroit ou ces caisses devaient atterrir.. ; »

Le concept n’était pas simple a expliquer. Elle Se releva, mais resta collée contre son chevalier particulier. Il semblait amuser de la voir utiliser des mots grossiers, tout en restant très féminine.

« Je pense qu’un traitre parmi la sylve dont est issu cet arbre-roi a du faire un pacte avec un société typiquement humaine. Tu sais, parmi les mafieux, ou trafiquants ou que sais-je.. je ne serai pas étonné que ce soit un demi-sang… »


Les beaux yeux de l’italien reflétaient sa perplexité. Aussi lui expliqua -t- elle le principe du sang pur qui se diluait. Certaines dryades étaient si proche des humains qu’elles n’avaient pour ainsi dire plus de rapport avec leur origine. Les avantages étaient nombreux : elles ne craignaient pas les éléments autrement douloureux ou mortels pour les sang pur, elles pouvaient se fondre dans la société humaine et servaient la plupart du temps d’espionne. Mais certaines étaient très amer, car se sentaient délaissée, reléguée…

« peut-être qu’on a affaire à une dryade si proche des humains qu’elle en est devenue vénale, et par vengeance tente à la fois de punir une sylve, et polluer les humains. Car crois-moi, si on endigue pas ce truc… vous allez connaitre une pollution comme jamais vous ne l’avez connu jusqu’ici… »

Elle fis quelques pas, tortillant sa mèche de cheveux, puis se décida a arracher une planche de bois, avec un numéro de caisse. Elle lui montra que ce bois particulier était différent, mais maintenant qu’elle le savait, elle avait mis comme une barrière entre lui et son ressenti.
« tu peux tout cramer. Je garde ça… Je vais avoir besoin de toi pour remonter la piste. Qui leur a donné ces caisses, vendu ça… pour coincer la connasse qui s’imagine pouvoir bafouer nos règles ancestrales… »

Ramassant le flingue et le tendant, du bout des doigts, à Alessandro, elle ajouta.
« Et tu peux compter sur moi aussi. Je paie mes dettes. Tu m’aides, je t’aide. Infiltration. Cambriolage. Arrachage de dents... peu importe. »

Il était désirable… Peut être qu’il y aurait des surprises en chemin. Mais elle n’userait d’aucun charme surnaturel envers lui.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Jeu 8 Fév - 17:43

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« Una ladro affascinante »- Dis-moi ce que tu veux faire de ces caisses, car bientôt je vais mettre le feu à l’entrepôt.
- L’arbre est déjà mort. Mais les caisses, son bois, est encore imprégné de son essence surnaturelle. Je ne comprends pas quel porc, quelle sous merde a pu faire ça, mais il doit y avoir un but caché. Une perversion. Je pense, sans en être sûr, que ce bois pourrais…polluer d’une façon bien dégueulasse une bonne partie de la ville et de l’endroit où ces caisses devaient atterrir.


Étonné, je regarde Janice un peu surpris par son écart de langage. La belle m’avait habitué à une attitude plus policée. Je découvre peu à peu une nouvelle personne, un nouvel être. J’esquisse un sourire. Cette nouvelle personnalité n’est pas pour me déplaire. J’ai toujours préféré les gens avec du caractère.

Janice m’explique qu’il y a un traître parmi les siens. Arbre-roi, demi-sang, elle me perd rapidement dans son explication. Elle s’est redressée, mais reste collée à mon torse. Son parfum sylvestre est enivrant. Le nouvel air assuré dans ses prunelles la rend encore plus belle et désirable. Dangereuse également…  Ce n’est pas Jansen, ou alors celui que j’ai aperçu furtivement dans cette forêt où nous combattions avec Brian. Hyacinthe, le prince guerrier.

Elle m’explique le principe du sang pur et du demi-sang. Nos modes de vie sont drastiquement différents, tout comme la communication. Sans appréhender tous les problèmes liés à ce mélange des deux races, je devine que les « bâtards » doivent avoir du mal à se positionner d’un côté ou de l’autre, et que le mépris des « purs » peut radicaliser les demi-sang .

- Peut-être qu’on a affaire à une dryade si proche des humains qu’elle en est devenue vénale, et par vengeance tente à la fois de punir une sylve, et polluer les humains. Car crois-moi, si on n’endigue pas ce truc… vous allez connaître une pollution comme jamais vous ne l’avez connu jusqu’ici…

La pollution n’est pas vraiment ma tasse de thé. Mon caractère me fait égoïste, après moi le déluge. Car je ne laisserai pas de progéniture sur cette terre. Janice s’avance vers la caisse. Mes yeux suivent sa croupe ondulante. Oui, la pollution est bien le dernier de mes soucis. Si Cormier m’entendait penser…

- Tu peux tout cramer. Je garde ça…
- Va bene.
- Je vais avoir besoin de toi pour remonter la piste. Qui leur a donné ces caisses, vendu ça… pour coincer la connasse qui s’imagine pouvoir bafouer nos règles ancestrales…
- Je gagne quoi en échange, mia Bella ?


J’hausse un sourcil. M’embarquer dans sa cause humanitaire est un peu cavalier. Un peu plus, elle va vouloir me rendre végétarien, ou pire : végan. Jansen étant moins proche de moi, avec Charlie ils m’ont lâché la grappe avec la verdura.

- Et tu peux compter sur moi aussi. Je paie mes dettes. Tu m’aides, je t’aide. Infiltration. Cambriolage. Arrachage de dents... peu importe.

Elle paye ses dettes ? Le Mafieux que je suis, est tout de suite intéressé. Je reprends mon flingue qu’elle me tend du bout du doigt pour le ranger dans son holster. Je me dirige vers l’entrée par où je suis passé et où mes hommes ont laissé de quoi allumer un bel incendie. Il y a notamment un bocal scellé avec soin. Du sodium. Au contact de l’eau, ça explose. Le cauchemar des pompiers. En pensant à ce corps de métier, une ombre traverse mon visage. Je n’ai pas de nouvelles d’Alec depuis des lustres. Parti sans laisser d’adresse, ni prévenir. Dire que j’avais embauché son fratello comme serveur. Je me suis laissé avoir par son pouvoir si particulier. Je m’en veux d’avoir baissé la garde et finalement aidé un ingrat. Ce n’est pas le premier qui me plante, ni le dernier. Toutefois j’ai l’audace de me penser indispensable et attachant. Une griffure à mon égo que je soigne à l’arrogance et aux aventures sans lendemain, usant des gens comme des mouchoirs jetables. Finalement c’est ça le vrai moi. Égoïste, calculateur et manipulateur.

- Tu as conscience que mes activités ne sont pas philanthropiques et que ce n’est pas quand je te demanderais un service retour, qu’il faudra finasser avec une quelconque éthique ?

Pendant ce temps, je disperse la poudre de sodium à des endroits stratégiques. Le but étant de rendre la reconnaissance des corps impossible. Une fois cela terminé, je disperse de l’essence. Les caisses de bois vont faire un bon combustible. L’odeur a fait fuir Janice qui m’attend à l’extérieur. Je trace une voie liquide jusque dehors.

La nuit est largement entamée. Le jour pointera son museau dans deux petites heures. Je claque mon briquet et allume une sigaretta. J’exhale une profonde bouffée de fumée. Janice est négligemment assise sur le capot de ma voiture.

- Ne colle pas tes empreintes dessus, c’est une voiture volée !

Je m’avance vers elle, puis jette en arrière ma sigaretta à peine entamée. Un brasier digne d’une cinématique s’embrase dans mon dos. Je pense sincèrement mériter le trophée du mec le plus badass !

- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.


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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Mer 14 Fév - 14:51





Un vol avec escales



La jeune dryade n’avait pas donné sa parole à la légère. Elle ne donnait jamais rien à la légère. Et sa morale n’était pas encombrée par les principes humains, du moins plus depuis qu’elle était séparée de Jansen. Ce dernier était jeune, comparativement à elle, et n’avait pas encore eut le temps de s’endurcir. Il avait fui et avait trouvé refuge parmi les humains, et près d’un loup. Ce même loup qu’elle observait maintenant. Elle ne serait pas aussi sensible que son protégé, elle ne tomberait pas dans les mêmes pièges. Et pourtant, elle voulait bien l’admettre, il l’avait positivement surpris les rares fois ou il avait enfin osé se battre, expriment son potentiel. Elle avait eu des doutes sur la mémoire corporelle du Drus, et sur les leçons qu’elle lui avait donné. Mais il semblerait, après tout, qu’il en ait retenu quelques-unes.
L’italien l’avait écouté, et elle l’en remerciait. Il faut dire que résumer les mœurs et la société sylvestre n’avait rien d’une partie de plaisir, à dire et à entendre. Dans les grandes lignes, Amaro semblait avoir saisit la portée choquante de l’histoire, et à quel point Janice comptait faire payer la traitresse et ses comparses.

Lorsqu’elle avait promis au bel italien qu’elle payait toujours ses dettes, elle avait vu s’allumer une étincelle d’intérêt dans ses yeux. Peut-être, d’ailleurs, que l’intérêt d’Alessandro n’était pas uniquement orienté vers les activités résolument illicites que les deux comparses s’apprêtaient à exercer.

Elle n’était pas du tout à l’aise avec le feu. Même si elle en comprenait la nécessité, y compris en forêt. Il permettait aux jeunes pousses d’avoir une chance, il refertilisait certains sols, il donnait de l’air et de la vie, même si prenait souvent autant qu’il donnait. Mais le feu que voulait déclencher l’italien n’avait rien de naturel. Elle se fichait de cet entrepôt, et même des hommes à l’intérieur, elle n’avait aucun scrupule à tuer, si la situation l’exigeait. Mais le processus chimique qui était utilisé pour activer et propager ce feu la dégoutait. Pas l’acte. Pas Amaro. Le principe chimique...

- Tu as conscience que mes activités ne sont pas philanthropiques et que ce n’est pas quand je te demanderais un service retour, qu’il faudra finasser avec une quelconque éthique ?


La belle éclata de rire. « Tant que tu ne me demandes pas de détruire une sylve, quand bien même serait-elle rivale, ou de faire du mal à Hyacinth… Indique moi à type a séduire et à étrangler, ou une gorge à trancher, des hommes de mains à empoisonner, lacérer et enterrer… je n’aurait même pas un frémissement de paupière… »

Elle n’avait pas toujours été aussi implacable, et cynique. Mais l’époque ou elle aurait cherché le bon dans l’être humain était bien lointaine, et à cette époque, elle n’était pas une fugitive restée fidèle à son royaume.
Incapable de supporter l’odeur chimique du feu, et tout simplement sa chaleur, qui épuisait ses réserves naturelles, elle s’était éloignée, vers la voiture de l’italien. Elle l’aurait reconnu entre mille. L’odeur de son parfum, de la nicotine. Elle promenait ses mains sur la carrosserie avec une légère convoitise coupable, mais finit par s’assoir en amazone sur le capot de la voiture..

- Ne colle pas tes empreintes dessus, c’est une voiture volée !
Elle lui sourit. Il était charmant.

« Oh, chéri. Bon courage à celui qui voudrait relever les empreintes d’un végétal… Quant à celui qui arriverait à déterminer mon âge et mon identité, il aurait d’abord mon total respect, avant de mourir. »

L’explosion qui s’en suit fait voleter la chevelure auburn de la jeune femme, alors que son chevalier noir approche.
- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.
« Au bout de la nuit, petit volcan… je te suis »…
Elle avait faillis l'embrasser, tout le contexte le lui soufflait. Mais elle s'était repris au dernier moment.

Elle se mit un peu plus à l’aise, sa combinaison moulante un peu moins stricte que pendant son cambriolage avorté. Elle tournait et retournait pensivement le morceau de bois, ce demandant par ou elle pourrait commencer. Elle avait pris le morceaux avec le tampon, sans doute une société écran, mais c’était un début.
« tu peux en tirer quelque chose ? Essayer de remonter la signature surnaturelle ne ferait que me donner un violent mal de crâne… Je ne peux pas, a l’heure actuelle, remonter jusqu’au lieu de l’arbre originel dont ce bois est issu. Mais.. ton réseau…. »

La nuit leur appartenait, et même la vitesse de la conduite sportive d’Amaro lui convenait. Ouvrant la fenêtre, elle se laissait entrainer par le vent, les odeurs de la nuit, et les alarmes de flic et de pompiers qui résonnaient déjà au loin. Elle fredonnait, visiblement ravie de la tournure des événements.
« Oh, au fait… Je suis toujours embauchée dans ton bar ? J’ai pas vraiment eut l’occasion d’y revenir, surtout que j’ai passé les derniers mois enfermé dans la psyché de Jansen. Mais maintenant que je suis libre. ça pourrait être intéressant et ça me permettrait de garder un œil sur le prince. Je sens qu’il va adorer. »

Son éclat de rire cachait une grande tristesse qui n’échappa pas à l’italien.

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MessageSujet: Re: Un vol avec escales...   Hier à 18:02

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« Una ladro affascinante »- Oh, chéri. Bon courage à celui qui voudrait relever les empreintes d’un végétal… Quant à celui qui arriverait à déterminer mon âge et mon identité, il aurait d’abord mon total respect, avant de mourir

Je lève un sourcil. Janice n’est clairement pas comme Jansen. Puis elle est vieille de combien d’années ? Je l’imagine se flétrir quand personne ne la regarde. C’est avec un petit sourire narquois que je m’installe au volant.

- Andiamo, ça va grouiller de volailles dans quelques minutes.
- Au bout de la nuit, petit volcan… je te suis.


Petit ? Faudrait-il lui rappeler les ardeurs du vulcano ? La belle résiste et a matière à résister. Je ne sais pas si cela me plait plus que cela m’irrite. Histoire à suivre. Je démarre alors qu’elle n’a pas encore fermé sa portière. Je file, prenant un chemin tortueux pour éviter les caméras de surveillance. Pratique d’avoir un ex-beau-frère flic. Un jour où Brian était venu voir Jansen au Pink, j’étais allé fouiner sur l’ordinateur de sa voiture de patrouille avec la complicité d’Arès, Charlie et Kada’an qui avaient retenu l’attention du flic ailleurs que vers sa caisse. Quelques capture d’écran avec mon téléphone, et à moi les précieuses données qui me permettent de fuir discrètement. Un jour, ils quadrilleront trop la ville pour que je puisse m’escamoter à leur surveillance. Mais ce jour n’est pas encore arrivé. Donc j’en profite et trouverai bien une autre parade, le moment venu. Enfin, je sors de l’agglomération, je peux enfin accélérer… un peu plus.

-  tu peux en tirer quelque chose ? Essayer de remonter la signature surnaturelle ne ferait que me donner un violent mal de crâne… Je ne peux pas, a l’heure actuelle, remonter jusqu’au lieu de l’arbre originel dont ce bois est issu. Mais.. ton réseau…
- Je ne te promets rien, mais je vais me renseigner. J’imagine qu’une entreprise n’utilise pas ce genre de caisse par hasard. Ce sont des armes appartenant à un certain Victor Barns qui étaient dans tes caisses en bois spécial. Soit il les a volées, soit il sait. Je penche pour la première option. Depuis qu’on se fait la guerre, je n’ai croisé aucun surnaturel dans son équipe.


Les phares de la voiture trouent l’obscurité. Nous sommes loin de toutes habitations, il y a longtemps que nous avons dépassé les derniers éclairages publics. A côté de moi, Janice fredonne. Sa compagnie est agréable —quand elle ne cherche pas à m’attaquer —. Je sais que le Nemeton m’a arraché un sentiment précieux. Difficile d’avoir des regrets lorsque l’on ne ressent plus rien pour « l’autre ». Je me persuade que c’était la meilleure option pour la survie de Jansen. La meilleure option pour moi également. M’attacher me rend faible et faillible. J’ai perdu Lyly. Je ne veux pas revivre ce gouffre et cette détresse immense. Une balle dans le ventre fait moins mal qu’un chagrin d’amour. Je n’ai pas besoin de ce sentiment. J’ai suffisamment à m’occuper, puis ce n’est pas comme si mon lit restait vide de vie.

- Oh, au fait…
- Cosa ?
- Je suis toujours embauchée dans ton bar ?
- Je ne me rappelle pas t’avoir virée.
- J’ai pas vraiment eut l’occasion d’y revenir, surtout que j’ai passé les derniers mois enfermé dans la psyché de Jansen.
- Pour ça, plaint toi au ficus !
- Mais maintenant que je suis libre.
- Ça pour être libre… ma mâchoire s’en souvient !
- Ça pourrait être intéressant et ça me permettrait de garder un œil sur le prince. Je sens qu’il va adorer.


Sa remarque est de la pure ironie. Son rire sonne faux, terriblement faux. L’indomptable guerrière cache une petite fille triste. Je ne dis rien pour alléger l’ambiance qui vient de prendre du plomb dans l’aile. Nous roulons en silence. J’ai ouvert la fenêtre, la fumée incommode ma passagère. Au bout d’une demi-heure, les phares éclairent une voiture garée sur le bas-côté.

- On change de carrosse Cendrillon.

J’abandonne la première voiture, vitres ouvertes, clé sur le contact. La seconde est aussi une voiture volée. C’est Aiden et Tyrone qui s’occupent de notre « parc » de voitures. Vingt minutes plus tard, je récupère enfin ma voiture, garant l’autre dans un garage anonyme que je referme soigneusement. Je prends la direction de Beacon Hills.

- Il faut te déposer quelque part ? J’imagine que tu n’habites pas chez Jansen.

Je roule la tête sur mes épaules pour me décontracter la nuque. Le manque de sommeil commence à se faire sentir. Loup-garou ou pas, j’ai besoin de dormir.

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