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 la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)

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MessageSujet: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Sam 6 Jan - 19:12


☾ la blessure profonde.
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▼▲▼

Depuis le temps que je retarde ce moment fatidique, il est temps que je m’y mette sérieusement. La rentrée des vacances de Noël se fait bientôt et je dois commencer à faire mes cours, en effet les cursus scolaires en Norvège et aux États-Unis sont différents et il est arrivé le moment où je dois absolument faire ces satanés cours. Mais la mélancolie est toujours là, toujours présente malgré les erreurs et malgré mon impuissance face à la menace que représentaient les chasseurs qui ont attaqué ma meute. Je me suis donc rendu au lycée de la ville, incapable de faire cela dans mon appartement, trop de difficultés à rester calme face au travail qui m’attend. Il a fallu que je prenne des rendez-vous avec le directeur pour décider de mon travail et j’ai été engagé, cela m’a permis de trouver une place en tant que professeur de littérature générale et comparée pour les élèves du lycée de la ville.  Mon travail consiste donc à enseigner aux étudiants à analyser des textes littéraires du monde entier et les comparer entre eux afin de trouver des similitudes dans les styles d’écritures et dans les genres codifiés. Discipline qui permet de montrer les périodes qui ont vu fleurir des écrits prolifiques et similaires. On pourrait croire que c’est facile à première vue, mais les devoirs nécessitent une méthode irréprochable ainsi que de solides connaissances pour parvenir à rédiger un commentaire comparé réussi.
Le voyage vers le lycée fut facile à bord de ma voiture neuve. A peine arrivé, j’ai attrapé mon attaché-case et me suis dirigé vers la classe qui m’est destiné. Il est temps d’apporter ma touche personnelle dans cette salle, des posters avec des couvertures de livres aussi récents qu’anciens. De même je dispose d’ores et déjà un polycopié sur chaque table pour les premiers cours de la journée de la rentrée. Il s’agit d’un extrait de Much ado about nothing de Shakespeare. Cette pièce du célèbre écrivain anglais de la période élisabéthaine a principalement écrit des tragédies, ses comédies sont vraiment peu connues mais pourtant riches pour faire des commentaires. Cette comédie donc est une comédie de l’erreur, les personnages sont jetés dans des mensonges constants et la seule façon de s’en sortir c’est de parler, avec de grandes répliques et des jeux de mots rocambolesques.
Penché sur le cours et les moyens de le réciter pour l’enseigner aux élèves, je finis par me rendre compte que je ne suis pas tout seul, mais cela n’est pas de mon ressort, si les étudiants veulent travailler, ils le peuvent. Mes sens sur-développés m’indiquent que c’est une personne plongée dans ce qu’elle fait, prise dans une grande concentration, probablement dans la bibliothèque vu la provenance du bruit des feuilles qui se tournent. Je finis par fermer les yeux et me couper du monde qui m’entoure. Mais alors que je souffle profondément, les yeux jaunes apparaissent, une odeur rance et le bruit des larmes qui coulent se fait entendre. Je le revois, je revois Eirik couvert de rouge, du sang qui dégouline de sa bouche et de ses oreilles. Et soudain un long hurlement qui m’assaille et me fait sursauter. Et les larmes qui roulent réellement sur mes joues et les sanglots qui me secouent au fur et à mesure. Je regrette tellement ce qui m’est arrivé, ce qui leur est arrivé. Ils sont tous morts par ma faute, parce que je n’étais pas assez fort, parce que je n’étais pas un bon Alpha, j’aurais dû être plus présent pour eux, j’aurais dû leur proposer mon aide et leur apprendre à se défendre, j’aurais dû me méfier un peu plus des chasseurs. Tout est de ma faute. Peut-être que j’aurais pu agir différemment, mais je n’ai pas pu, je ne voulais pas tuer et ils sont tous morts par ma faute. Tous, en passant de mes bêtas à mon druide qui ont trépassé, hurlant leur douleur. Et la seule façon de leur rendre honneur c’est de pleurer, je n’ai rien de mieux. Je pleure, tâchant mon bureau de larmes saumâtres qui laissent des traces sur les feuilles de mes cours imprimés.


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❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.


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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Sam 6 Jan - 22:37



La blessure profonde feat Ric




Une petite collection de livre s’impose sur ma table, presque comme des remparts et ne me laisse qu’une petite place étroite pour écrire sur ma feuille, déjà noircie par mes crayons. Complète, je change de page et travaille une nouvelle leçon.

Histoire des USA. Guerre de Sécession.

Je tourne les pages d’un livre pour compléter mon cours et laisse, une seconde, mon esprit divaguer vers un être important à mes yeux. Je me demande ce qu’il peut faire. Où est-il ?

Je mordille mon stylo une seconde quand ses mots me reviennent en mémoire : Désolé, je ne peux pas trop parler, je suis avec la meute pour un sujet important.

Je croque un peu mon stylo et l’entends se fissurer un petit peu. Avant d’avaler de l’encre sans faire exprès, je le retire de ma bouche. Le stresse revient à grande vitesse. Ne pas savoir ce qu’il fait m’inquiète, surtout qu’à son départ, il ne semblait pas dans le meilleur de sa forme, mais il ne pouvait rien me dire…

D’où ma présence ici. J’espérais moins paniquer en me noyant dans les études. Travailler enlèverait une partie de mon stress.

Echec totale.

Je me reporte sur mon livre, avec vain espoir que ma peur disparaisse et lis les premières lignes et lève la tête. Un bruit étrange s’infiltre dans mes oreilles. Je regarde autour de moi, ne trouve personne et retourne travailler. Sauf que le bruit, que j’identifie comme étant des pleurs revient à la charge.

Je me lève et me rends compte que cela ne vient pas d’ici. Mes dons lupins sont venu m’indiquer que quelqu’un va mal et je dois le retrouver, l’aider si c’est dans mes capacités.

Je laisse mon château fort sur la table, avec mes affaires qui me coupe du reste de la bibliothèque et, guidé par mon ouïe, suis la direction des pleurs.

Mes pas me mènent dans le lycée ; j’y entre pour voir ce qu’il se passe. Je n’aime pas voir, ni entendre les gens être triste. C’est pour cela que je suis parti voir ce qu’il se passait. Je passe devant une porte et entends plus nettement. Plus besoin de me servir des mes capacités surnaturelles pour savoir que je suis arrivé là où je dois être.

Je m’apprête à entrer, quand je comprends que j’ai affaire à un adulte. Là, je ne sais plus comment je dois réagir. Habituellement c’est l’inverse, sauf que ma mère me revient en mémoire et surtout la mort de mon père… Nous étions présents l’un pour l’autre.

Je regarde par la porte et informe l’homme de ma présence.

– Euh, bonjour, balbutié-je en me triturant les doigts, vous allez bien monsieur ? J’espère ne pas vous déranger, mais je vous ai ente…

J’arrête ma phrase en plein milieu. Une odeur familière assaille mes narines, presque la même que celle de papa. Un alpha ? J’ai un nouvel alpha devant moi ? Est-ce que je peux lui parler directement ou je dois attendre ?

Je baisse la tête, au souvenir de mon père, qui m’a sorti de chez mon fou de père et m’a transformé (de force) en loup garou. Alors, sans vraiment savoir pourquoi, je souris un peu, comme si avoir penser à mon père me donnait la force d’aller le voir :

– Vous avez besoin de quelque chose ?

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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Dim 7 Jan - 12:07


☾ la blessure profonde.
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On pourrait croire que pleurer fait de moi une personne faible, mais je ne vois pas les choses de cette manière. Pleurer n’est pas forcément un signe de faiblesse, je vois plus cela comme étant justement le symbole d’une force en devenir qui n’attend que le bon moment pour se dévoiler et montrer sa véritable force qui permettra plus tard de soulever des montagnes. Mais cet instant n’est pas encore venu, et la menace ne pèse pas réellement sur moi, je ne suis pas encore en danger de mort, à moins que justement ce ne soit le cas et que je ne puisse pas encore le percevoir. Ce qui serait hautement probable. Mais pour le moment, l’instant est toujours propice au deuil de toutes les personnes que j’ai pu perdre par ma faute. Et les cauchemars sont toujours aussi présents, je revois toujours tous ceux qui sont morts, assassinés par les chasseurs qui avaient promis de ne pas attaquer au nom de la trêve que l‘on avait conclu lorsque j’ai pris le contrôle de la meute. Ils ont menti, et je ne me suis pas assez méfié, j’en ai payé le prix fort malheureusement. Et rien ne pourra changer ce qui s’est passé. Je dois vivre avec ce poids sur les épaules et faire en sorte de ne pas réitérer cette horrible scène dans cette ville. Je ne supporterai pas de voir de jeunes loups mourir à nouveau. Et tant que je vivrais, cela n’arrivera plus, je ne le permettrai pas.
Mes yeux sont fixés dans le vide et des gouttes salées s’en échappent à intervalles réguliers tandis que mon corps est secoué par les sanglots déchirants de cette perte dramatique. Peut-être est-ce aussi dû au fait que je vienne de changer de pays de façon radicale, mais en tout cas cela n’enlève rien au fait de ma culpabilité. « Euh, bonjour, vous allez bien monsieur ? J’espère ne pas vous déranger, mais je vous ai ente… » Je sursaute légèrement quand j’entends la voix du jeune homme percer le silence obscur qui m’entourait, et je remarque également autre chose, il perçoit les odeurs comme un animal, et moi je perçois autre chose, un loup ; un oméga pour être plus exact. Comment diable un gamin peut-il se retrouver être un loup-garou tout seul sans meute ? Il risque de se faire tuer à tout moment. Mais à cet instant précis je décide de reprendre le contrôle de moi-même, je ne peux pas pleurer devant un futur élève, on me prendrait pour un faible et si cela venait à se savoir, je serais la risée du lycée avant même que les cours n’aient commencés. J’essuie rapidement mes yeux et contrôle ma respiration pour la rendre plus calme et donc ne plus sangloter. « Vous avez besoin de quelque chose ? » Je le regarde enfin et détaille son jeune visage, il m’a tout l’air d’être un jeune garçon doux qui cherche à ne pas blesser les autres. Exactement ce que j’apprécie chez les jeunes métamorphes.
Tout en détaillant ce qu’il est je me ne peux m’empêcher de sentir un sourire se dessiner sur mon visage. Il m’a l’air vraiment tout gentil et vraiment sympathique, je ne peux décemment pas l’envoyer bouler, d’autant plus qu’en écoutant son rythme cardiaque il ne pense pas à mal, après je peux me tromper, on m’a souvent dit que je préférais me cacher des sombres vérités, mais plus maintenant. Je ne me cache plus. « Non, tout va bien, merci. » Je tente de le jauger du regard, je ne sais pas trop quelle approche adopter, parce que c’est toujours compliqué avec les jeunes, on ne sait pas comment ils vont réagir. Surtout que je suis son professeur, enfin je vais devenir son professeur. Je ne le suis pas encore théoriquement. « Je suis le Professeur Teniala, je t’enseignerai à partir de la rentrée la littérature générale et comparée. » Je ne sais pas pourquoi je dis cela, mais au moins je me suis présenté et ça me semble être la meilleure chose à faire. Quoi qu’il en soit, je regarde le couloir et me lève afin de l’inviter à rentrer dans la salle de classe et ensuite aller fermer la porte au cas où d’autres personnes entreraient. « Bon, je marque une légère pause pour montrer le fait que ce qui est arrive est réellement sérieux, explique moi comment se fait-il qu’un jeune homme comme toi soit un oméga ? » Je le regarde fixement malgré le petit sourire qui étire toujours mes lèvres, oui, je suis direct, mais cacher les choses ça ne sert strictement à rien, surtout que je suis persuadé qu’il a déjà compris ce que je suis.


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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Dim 7 Jan - 16:34



La blessure profonde feat Ric




Mon regard balaie la salle de cours et me remémore de bons souvenirs. Il s’arrête un instant sur ma place, non loin de celle de Liam et je souris. Quand j’entends un petit bruit, je reporte mon regard sur l’alpha. Le loup, fatigué, m’observe à son tour et tente de cacher sa souffrance. Il reste un moment à me jauger, ce qui me ramène à ma rencontre avec Cahir, à ma morsure.

Je me touche un instant l’épaule, premier souvenir qu’il m’a imposé. Un bon souvenir, malgré l’histoire qui l’entoure.

Un signe ? pensé-je en souriant.

Après le silence évaluatif, l’alpha me donne une réponse. Je l’écoute avec attention et tilte sur certain sujet.

– Non, tout va bien, merci, m’informe-t-il, même si je ne pense pas que cela soit vrai.

Puis je me gratte la tête, un sourire gêné sur le visage quand il m’indique son nom :

– Je suis le Professeur Teniala, je t’enseignerai à partir de la rentrée la littérature générale et comparée.

Je lui souris, comme si je signais un « oui » à sa phrase et ne peux m’empêcher de me demander ce qui est arrivé à l’ancien professeur, même si le surnaturel n’y est pas pour rien. Les absences se rapportent toujours à ce sujet.

Le professeur se lève et m’invite à entrer dans sa salle. Une fois à l’intérieur, il nous enferme pour couper court aux oreilles indiscrètes, même s’il doit être le seul professeur présent.

– Bon (il marque une légère pause, m’indiquant qu’il s’apprête à parler d’un sujet, plus sérieux ou grave) explique-moi comment se fait-il qu’un jeune homme comme toi soit un oméga ?

Sa question me serre le cœur un instant, les souvenirs me reviennent en mémoire. Bon ou mauvais. Ma mère absence, l’homme qui descend de la voiture, un drapeau plier entre les mains… Moi en pleurs. J’ai beaucoup pleuré durant cette période… Heureusement que j’avais mes amis autour de moi.

Mes yeux se gorgent de larme et me picotent doucement.

Je baisse alors la tête une seconde, puis je me souviens que je ne me suis toujours présenté. Je rectifie cette erreur assez vite :

– Désolé, je ne me suis pas présenté en arrivant, je m’appelle Caracole O’brien. Je vous verrais souvent en cours.

Je stoppe un instant, me demandant si je dois lui dire ce qu’il m’est arrivé et décide de suivre mon instinct, comme je l’ai toujours fait, jusqu’à aujourd’hui, il ne m’a pas trahi. Papa, Liam, Stiles… Je leur ai accordé ma confiance assez vite. Et cet homme me parait gentil, un peu comme moi, dévaster par un mauvais souvenir, mais sans ami pour l’aider ? Je ne sais pas trop que penser, alors je réponds à sa question. Parler ne peut faire que du bien.

– Mon alpha est mort durant une mission avec l’armée… Ils ne m’ont pas expliqué ce qu’il s’est passé… Et ma mère ne veut pas trop en parler.

Mes larmes coulent toute seule et je les laisse ruisseler sur mes joues. Je reste silencieux un moment sinon je risque de ne pas me faire comprendre par le prof.

– Il a fait beaucoup pour moi, comme m’adopté et me sortir des griffes de mon tuteur. C’était une rencontre étrange en y repensant. Mais l’une des meilleurs.

Je tais certains sujets pour l’instant, comme cette rencontre dans une arène. Ce n’est peut-être pas le bon moment pour en parler.

Même si cela faisait quelque mois, le souvenir que m’apporte ce genre de discussion reste douloureux, alors, je décide de couper au plus vite à cela.

– Puis, j’ai rencontré d’autres personnes, puis… l’armée m’a prévenu.

Mes pleures se tarissent d’eux même et je ne peux m’empêcher de dire :

– Oh, fait, ce n’est pas bien de mentir. Pourquoi vous êtes triste ? Je promets de ne rien dire à personne.

J’essaie de sourire pour changer l’atmosphère qui risque de s’imposer après mon histoire.

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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Dim 7 Jan - 17:52


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En y réfléchissant bien, mon approche est peut-être trop directe, mais je ne la regrette pas, de toute façon j’ai appris à mes dépends que pour obtenir les informations que l’on désire, il est toujours préférable de choisir une attaque rapide et franche pour que la réponse le soit également. Certes ça ne plaît pas forcément aux gens et parfois on se fait envoyer paître de façon radicale, mais je ne m’en formalise pas. Je ne suis pas là uniquement pour me faire des amis, je suis avant tout là pour recommencer ma vie, et trouver de nouveaux ancrages pour ne pas perdre la tête suite à toutes les horreurs que j’ai vécu à Førde en Norvège. Mais quoi qu’il en soit, plus je regarde le jeune loup-garou qui me fait face, plus j’ai l’impression qu’autant de poids sur ses frêles épaules menace de le faire tomber pour qu’il ne se relève plus. Comment cela peut-il arriver ? Pourquoi personne ne fait rien pour venir en aide à ce garçon ? Cette ville est pourtant le berceau du surnaturel, et il doit bien y avoir un autre Alpha pour le prendre sous son aile. Je ne comprendrais définitivement jamais les Américains, dans ma ville et dans mon éducation on m’a toujours appris à prendre soin des louveteaux, qu’ils soient humains ou spéciaux.
Pourtant je le vois bien que j’ai touché la corde sensible, ses yeux se remplissent de larmes et menacent de couler. Je n’aurais peut-être pas dû, moi et ma trop grande franchise. Pendant que je me maudis intérieurement, je suis à deux doigts de lui dire de ne rien me dire qu’il commence à parler. « Désolé, je ne me suis pas présenté en arrivant, je m’appelle Caracole O’brien. Je vous verrais souvent en cours. » Je n’ai pas eu la réponse que j’attendais, peut-être que finalement il ne me dira rien et qu’il préfère éviter le sujet délicat. Je n’y reviendrais pas, sauf s’il désire me faire ses confidences. Le silence s’installe, silence que je n’ose briser car significatif, il reprend contenance ou alors il réfléchit, deux choses diamétralement opposées mais qui souvent ont un effet plus ou moins similaire. « Mon alpha est mort durant une mission avec l’armée… Ils ne m’ont pas expliqué ce qu’il s’est passé… Et ma mère ne veut pas trop en parler. » Et là je vois ses larmes couler à son tour, alors que la source des miennes s’est tarie il y a quelques instants. Je me mords l’intérieur de la joue en guise de punition et sens rapidement un goût métallique imbiber ma langue et mon palais, une odeur effroyable qui menace de me faire suffoquer. « Il a fait beaucoup pour moi, comme m’adopter et me sortir des griffes de mon tuteur. C’était une rencontre étrange en y repensant. Mais l’une des meilleurs. Puis, j’ai rencontré d’autres personnes, puis… l’armée m’a prévenu. » Une bien triste histoire dont je n’ai que les prémices. Après tout le reste ne me regarde pas forcément et ses affaires familiales ne le concernent que lui. Je ne veux pas en savoir plus, je ne demanderai pas plus, par respect pour sa vie privée. Il n’a beau être qu’un adolescent, je sais par expérience qu’ils sont un peu pointilleux sur ce point-là. Je suis passé par cette période également. Je le regarde sans oser le faire moindre commentaire et sans que mes yeux ne trahissent ni pitié, ni compassion, il ne les cherche probablement même pas de toute manière. Et c’est à ce moment que je vois que les gouttes saumâtres ne glissent même plus sur les joues du jeune Caracole, il se contrôle, il y parvient. « Au fait, ce n’est pas bien de mentir. Pourquoi vous êtes triste ? Je promets de ne rien dire à personne. » Il me prend au dépourvu et sa répartie fait en sorte que je me mette à rire doucement tout en le regardant.
Désormais un sourire fin se dresse sur mon visage et je le regarde avec un petit plaisir, au moins il est doué et a remarqué que j’ai menti tout à l’heure. Un petit oméga plein d’avenir tout cela. Quel dommage que cela soit gâché. « En effet j’ai menti. Mais il y a des choses que je préfère taire pour le moment car trop vives dans ma tête et dans mon cœur. Une longue pause s’installe, parce que je ne sais pas trop comment terminer ma diatribe, soit je lui en dis un peu plus, soit je ne raconte rien, après tout il ne me forcera pas à parler. Tout ce que je peux te dire c’est que je viens de loin comme peut l’indiquer mon accent. J’habitais récemment la Norvège, j’ai tout quitté pour venir m’installer ici. » Ou plutôt j’ai tout perdu, mais je ne veux pas lui dire, pas l’effrayer sur mon compte ou lui montrer que je suis faible. Je ne mens pas, j’omets certaines informations et mon rythme cardiaque est si calme qu’il est impossible de le deviner. « Alors, je ne veux pas trop m’immiscer dans ta vie, mais tu es un loup depuis combien de temps ? Tu me sembles bien jeune… » Oui, son visage juvénile m’indique qu’il doit avoir moins de seize ans, et s’il a vécu autant de choses, cela veut dire qu’il a été mordu il y a déjà pas mal de temps. Comparé à moi qui ait été mordu à quinze ans, d’accord c’est pas forcément plus vieux que lui, mais j’étais accompagné jusqu’à très récemment, lui semble vraiment solitaire.


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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Lun 8 Jan - 11:38




La blessure profonde feat Ric




Les lèvres du professeur se soulèvent en un petit sourire, provoqué par ma dernière phrase. Bon ce n’est pas un rire mais ça reste tout de même une évolution. Ce qui lui est arrivé doit être grave pour ne sourire qu’à moitié.

– En effet j’ai menti. Mais il y a des choses que je préfère taire pour le moment car trop vives dans ma tête et dans mon cœur.

Il se tait soudain, cherche la suite de sa phrase et m’informe que je n’en serais pas plus. Je comprends parfaitement qu’il n’est pas envie de parler de son passé. Peut-être qu’il préfère l’oublier, ou qu’il est bien trop récent pour lui. À moins qu’il ait peur de m’en parler pour tout autre ? Je ne sais pas trop et c’est son choix, tout comme le mien a été de lui conter mon histoire, enfin en partie.

– Tout ce que je peux te dire c’est que je viens de loin comme peut l’indiquer mon accent. J’habitais récemment la Norvège, j’ai tout quitté pour venir m’installer ici.

Je ne peux m’empêcher de sourire à l’évocation de son pays natale. Moi aussi je ne viens pas d’ici. J’ai beaucoup voyagé, même si je ne suis pas beaucoup sortie de la maison familiale. C’est à partir d’ici, Beacon Hills, que tout a changé pour moi. J’espère que cela sera de même pour lui.

– Alors, je ne veux pas trop m’immiscer dans ta vie, mais tu es un loup depuis combien de temps ? Tu me sembles bien jeune…

Je m’empêche de sourire en me mordant les lèvres. C’est moi le premier à m’être immiscer dans sa vie en venant le trouver dans sa classe.

– Je suis un loup depuis pas très longtemps en fait. Ça ne doit même pas faire un an. Il se passe tellement de chose ici qu’on a toujours l’impression que les années défilent en un rien de temps alors qu’en réalité les mois s’écoulent avec une lenteur calculée. Le lycée en est une preuve. Votre arrivés doit avoir un rapport avec le surnaturel, enfin, plutôt le départ de la personne que vous remplacez.

Je mets mon histoire en pause pour bien m’en souvenir. Je crois qu’on est tous les deux accros aux minutes de silence pour chercher nos mots :

– Ma morsure…

Je pose encore une fois ma main sur mon épaule. La morsure a disparu depuis le temps, soignée grâce à mes dons, même si j’aurai aimé qu’elle reste plus longtemps, maintenant qu’il est parti.

– Hum, Cela s’est passé quelques mois après mon arrivé ici… Ah oui ! Moi aussi je ne suis pas né ici. C’est drôle cela nous fait un point commun. J’ai beaucoup voyagé. Je suis né en France, j’ai vécu au Japon puis ici, et je peux dire que je suis heureux d’être arrivé dans cette ville. En fait, ma vie a débuté ici, si je puis dire. Je ne pouvais jamais sortir de chez moi avant, sauf pour apprendre à me battre… Mais bon, ça c’est le passé, le présent est bien plus important. J’espère que vous aurez la même chance…

Je l’espérais vraiment, mais pour cela, il devait parler avec quelqu’un et s’il ne veut pas que cela soit moi, il doit trouver d’autres personnes.

– Mais il ne faut pas que vous restiez dans votre coin tout seul, c’est triste et ça va empirer votre mal-être. Rencontrez des gens ici ? Il y en a de très sympa et de moins gentil. C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé, j’ai rencontré plein d’amis… C’est peut-être pour ça que je n’ai pas eu de vrai problème depuis que je suis oméga, terminé-je ma phrase une main sur le menton, les yeux vers le plafond blanc de la classe.

Je me demande ce qu’il pense de moi à passer du coq à l’âne, comme si j’avais peur de raconter mon histoire en sa totalité, ce qui est peut-être le cas ? Partager cette histoire ferait en sorte qu’elle ne soit plus à moi ?

Je secoue la tête, pour faire partir cette idée. Au point où j’en suis, autant tout lui expliquer. Par contre, cette fois-ci, je n’allais pas m’arrêter une seule seconde pour garder en ligne de mire, la fin de mon histoire :

– Bref, pour mon histoire, c’est assez spécial. Je m’étais enfui de chez moi mais mon tuteur m’a rattrapé… En un rien de temps, je me suis retrouvé dans une sorte d’arène avec un Alpha qui, sur le coup m’a mordu pour me transformer en loup, même s’il ne le voulait pas. Grâce à cela on a pu s’enfuir.

Je me gratte la tête en parlant, stressé par ce que je disais. Comment réagira-t-il à cette annonce ?

– Dehors, l’alpha m’a donné son numéro pour que je puisse le joindre, mais je n’avais pas de téléphone à l’époque, c’est grâce à ce problème, que j’ai pu rencontrer l’une des personnes les plus importantes de ma vie. Il est dans ma classe en plus. J’ai pu téléphoner à mon alpha, qui m’a hébergé chez lui… Puis il a dû partir pour ne pas revenir. Voilà, c’est l’histoire de ma transformation.

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ose plus le regarder, ni dans les yeux, ni ailleurs. Je regarde mes chaussures, intrigué par leur couleur, ou plutôt par gêné de voir sa réaction.



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Leoric Teniala

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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Lun 8 Jan - 16:12


☾ la blessure profonde.
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▼▲▼

Si je ne veux pas lui dire toute la vérité, c’est avant tout pour le préserver des choses que j’ai faites et de ce qui est arrivé à mon ancienne meute. Certes je ne suis pas présent à Beacon Hills depuis beaucoup de temps – cela se compte en jours sur les doigts d’une main – mais l’arrivée d’une meute massive ne serait pas passée inaperçue. J’en conclus qu’il sait déjà que je suis seul, que je n’ai plus personne. Pourtant il y a une différence entre tout savoir et savoir une partie de la vérité. Et je ne peux décemment pas tout lui raconter. D’autant plus que les souvenirs sont toujours aussi présents, j’ai vu tout le monde mourir en l’espace d’une demi-heure, et pourquoi je m’en suis sorti, je ne saurais le dire. La chance, la fortune m’ont favorisé. C’est dommage, parce que sans eux, je suis déjà mort, Leoric Teniala est décédé avec eux, dans une marre de son propre sang. Ce qui reste de moi, ce n’est qu’une enveloppe charnelle qui se meut par des instincts primitifs. J’aurais préféré périr avec ceux qui m’étaient chers. Et conjointement à cela, à mon retour ma femme, ou plutôt mon ex-femme devrais-je dire maintenant a demandé le divorce. La cause aux trop fréquentes disputes qui agitaient notre couple. J’avais peur et je me suis également rendu compte qu’elle ne faisait pas battre mon cœur aussi fort qu’on le raconte. Je n’éprouvais rien de plus pour elle qu’une profonde amitié, qui a volé en éclat lorsque l’on a retiré nos alliances. J’ai gardé la mienne, précieusement dans un écrin posé sur la commode de ma chambre. En souvenir, en souvenir de la meute et en souvenir des moments passés en Norvège.
Pour échapper à nouveau aux questions après lui avoir expliqué pourquoi je suis si triste de façon évasive, je suis à nouveau retourné vers sa propre expérience et sur le pourquoi du comment il a été mordu aussi jeune. Je sens en lui une grande force qui ne peut s’expliquer que de deux façons : de terribles épreuves ou une morsure ancienne. Je prie pour qu’il n’ait rien vécu de trop violent, mais c’est peine perdue, je le sens au plus profond de mon être. « Je suis un loup depuis pas très longtemps en fait. Ça ne doit même pas faire un an. Il se passe tellement de choses ici qu’on a toujours l’impression que les années défilent en un rien de temps alors qu’en réalité les mois s’écoulent avec une lenteur calculée. Le lycée en est une preuve. Votre arrivée doit avoir un rapport avec le surnaturel, enfin, plutôt le départ de la personne que vous remplacez. » Il pense que je remplace quelqu’un, mais je ne saurais le dire soit on m’a caché des choses, soit ma matière a été rajoutée au cursus de base des étudiants. Mais ce qu’il vient de me dire confirme ce que je pensais, probablement de durs événements qui l’ont façonné. Comment diantre cela peut-il arriver ? Son histoire commence et il débute par la morsure, ce que je peux comprendre, cela change un homme, et sa véritable naissance commence à ce moment généralement, c’est ce que j’ai ressenti à mes quinze ans. Il m’explique qu’il n’est pas natif de cette ville, ni de ce continent. Voilà en réalité un compatriote européen, il aurait voyagé énormément avant d’arriver ici. «  Mais il ne faut pas que vous restiez dans votre coin tout seul, c’est triste et ça va empirer votre mal-être. Rencontrez des gens ici ? Il y en a de très sympa et de moins gentil. C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé, j’ai rencontré plein d’amis… C’est peut-être pour ça que je n’ai pas eu de vrai problème depuis que je suis oméga. » Il passe du coq à l’âne, et c’est très étrange, je suis d’accord avec ce qu’il dit, mais ça ne se fait pas de la sorte, lorsque l’on est jeune c’est beaucoup plus facile que lorsque l’on passe la trentaine.  Passer à nouveau dans le marché de la séduction et de l’amicalité est vraiment compliqué, il faut que je trouve le courage ou un peu d’aide pour me lancer, et j’espère que tout cela viendra un jour ou l’autre, ce serait préférable.
Je sens néanmoins que le jeune Caracole ne m’a pas tout dit à propos de son histoire, et je ne préfère pas le pousser à des confidences s’il ne le désire pas, ce n’est pas la meilleure des choses à faire, je le répète. « Bref, pour mon histoire, c’est assez spécial. Je m’étais enfui de chez moi mais mon tuteur m’a rattrapé… En un rien de temps, je me suis retrouvé dans une sorte d’arène avec un Alpha qui, sur le coup m’a mordu pour me transformer en loup, même s’il ne le voulait pas. Grâce à cela on a pu s’enfuir. » Je ferme les yeux et tente d’imaginer tout ce qu’il a dû vivre. Je ne le souhaite pas vraiment en réalité, mais cela me permettra de mieux comprendre ce jeune homme. Et lorsque j’imagine la terreur et les choses qu’il a dû voir, je commence à saisir d’où vient sa force. La dureté des choses qu’il a vécu me fait frissonner d’effroi. Et il continue son histoire, mais je devinais la suite sans avoir eu besoin de l’entendre. Il termine par détourner les yeux, fixer le sol pour ne pas trouver mon regard. Je devrais lui dire que je suis désolé, que la vie est injuste, mais il n’a pas besoin de cela. On a jamais besoin de ce genre de mots, tout le monde le fait, mais ça n’a jamais rien résolu. Je m’approche de lui et dépose ma main sur son épaule afin d’attirer son regard et lui souris tristement, lui montrant que je compatis, sans un mot, sans une parole échangée, juste quelques instants une lueur dans les yeux qui vise à montrer que je comprends.
Et je me recule, restant debout et commençant à faire les cent pas. Cela m’aide à me concentrer, à ne pas me laisser submerger par les émotions qui m’assaillent. Je finis néanmoins par m’arrêter et regarder le jeune homme avec une simple expression de tristesse. « Tu sais, tu n’étais pas obligé de tant me dire à propos de ton histoire. Je comprends si cela te semble compliqué, mais sache que je ne juge pas et que si tu as besoin, tu peux venir me voir pour parler. Et ce n’est pas que le professeur qui te parle, mais l’alpha. » Je lui signifie par là que ce n’est pas parce que je suis un adulte qu’il ne peut pas venir me voir. Et je fais ce qu’il m’a dit, j’essaye de me faire des amis dans ma nouvelle ville. Un oméga, ce n’est pas n’importe qui. Je ne sais pas trop quoi dire de plus, alors mon regard se porte sur le ciel que l’on voit à travers les vitres de la salle de classe, et au loin je vois les oiseaux voler dans le ciel et décrire des cercles autour d’un point invisible. Je devine là des pies, l’une des rares espèces d’oiseaux à accomplir des rites funéraires lorsque l’une des leur est morte. Et j’y lis un signe du destin qui décide à me délier la langue. « J’ai été mordu à quinze ans. Et je suis devenu un alpha à mes vingt-sept ans dans des conditions que je préfère garder closes parce qu’elles ne concernent que moi. Je suis aujourd’hui âgé de trente-deux ans et il y a deux mois, toute ma meute a été tuée par des chasseurs qui n’ont pas respecté le pacte de non agression que nous avons obtenu. J’ai vu tout le monde se faire massacrer sous mes yeux, et j’ai survécu, je ne saurais dire pourquoi. Ma femme et moi avons divorcé il y a moins d’un mois et j’ai senti une force qui m’appelait ici, alors j’ai pris mes affaires et je suis arrivé, le jour de Noël dans cette ville. » Je ne le regarde plus, j’ai les yeux fixés au loin, sur ses oiseaux qui ne font que décrire des cercles dans un ciel trop blanc. Les larmes sont à deux doigts de couler, mais je les retiens, parce que je comprends une chose, mon deuil n’est pas encore fait, et ce n’est pas en pleurant que cela arrangera les choses. Je dois avant tout tenter de trouver la façon de leur dire au revoir. « J’ai l’impression que la vie d’une créature surnaturelle est souvent jonchée de cadavres, quelle désolation. » Quand je dis ça, je serre les poings et sens une vive douleur dans la paume de mes mains, les griffes sont sorties naturellement et mes yeux sont devenus rouges sang. Je tourne la tête vers lui et souris faiblement, sur un constat des plus mélodramatiques malheureusement. Au bout de quelques secondes, toutes traces d’une pré-métamorphose sont dissoutes, mes iris redeviennent bleus et mes ongles reprennent leur forme initiale. « Désolé, je dois te sembler bien pessimiste. Et je n’aurais pas dû partager tout cela, ce n’est pas bien... » Oui, je suis son professeur et me confier de la sorte à un élève alors que je ne l’avais strictement jamais vu ce n’est pas protocolaire. Pourtant, cela m’a fait du bien, je me suis rendu compte que le meilleur moyen de faire la paix avec mon passé, c’est de faire en sorte de les laisser partir et de leur dire adieu dans les meilleures conditions.


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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Mar 9 Jan - 14:37




La blessure profonde feat Ric




Je n’ose toujours pas le regarder, de peur… de peur de je ne sais quoi. Sa réaction ? Son comportement ? Mon esprit ? Un peu de tout, sûrement. Et, même si je stresse quelque peu sur la suite des événements, je devine qu’il ne me laissera pas seul. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Peut-être sa main qui se pose sur mon épaule. Un geste simple et réconfortant qui vaut tous les mots du monde ? Et le sourire qui s’ensuit.

Je lève les yeux vers lui, un faible sourire sur les lèvres. Son regard dépeint. Il connaît tout de ma vie, enfin, son côté le plus sombre. Depuis peu, elle s’améliore, même si la peur de perdre tout cela une fois de plus reste présente et ne partira jamais. J’essaie de garder cette idée en tête et de m’en défaire petit à petit. Mais elle demeurera toujours en moi, comme une compagne, nous montrant que tout se transforme, qu’on doit tout faire pour garder nos amis et ne rien laisser partir sur une première dispute. Mon histoire avec Liam me l’a montré.

Souvent, je me dis que ces moments m’ont permis de mieux me comprendre depuis la morsure, de me contrôler plus facilement avec l’aide des gens qui m’entourent, qui sont toujours là avec moi et qui, au final, m’ont mené jusqu’ici.

Le professeur, après avoir écouté mon histoire, se met à faire les cent pas, pas que je suis à la trace pour faire passer le temps. J’attends la suite des événements, la fin de la marche, de mon stress et la renaissance d’un futur inconnu.

— Tu sais, tu n’étais pas obligé de tant me dire à propos de ton histoire. Je comprends que cela te semble compliqué, mais sache que je ne juge pas et que, si tu as besoin, tu peux venir me voir pour parler. Et ce n’est pas que le professeur qui te parle, mais l’alpha.

D’un signe de tête, je lui réponds que j’ai compris ce qu’il m’affirme. Effectivement, rien ne me contraint à tout lui révéler, tout comme je suis libre de vouloir lui faire confiance et mentir montrerait l’inverse. Surtout que je ne sens aucune menace dans cette pièce. Juste la tristesse qui nous submerge à cet instant.

— J’ai été mordu à quinze ans. Et je suis devenu un alpha à mes vingt-sept ans dans des conditions que je préfère garder closes parce qu’elles ne concernent que moi.

Je ne dis rien et le laisse parler de ce qui le détruit doucement, même si je me doute des actes qu’il n’ose pas me décrire. Mon père et alpha m’a expliqué l’une des manières de devenir alpha et cette dernière ne me donne pas envie de l’être.

— Je suis aujourd’hui âgé de trente-deux ans et il y a deux mois, toute ma meute a été tuée par des chasseurs qui n’ont pas respecté le pacte de non-agression que nous avions obtenu. J’ai vu tout le monde se faire massacrer sous mes yeux et j’ai survécu, je ne saurais dire pourquoi. Ma femme et moi avons divorcé il y a moins d’un mois et j’ai senti une force qui m’appelait ici, alors j’ai pris mes affaires et je suis arrivé, le jour de Noël dans cette ville.

Il arrête de me regarder, revivant l’histoire qu’il me raconte. La vie n’a pas été facile pour lui non plus.

— J’ai l’impression que la vie d’une créature surnaturelle est souvent jonchée de cadavres. Quelle désolation !

Je baisse la tête. Sa phrase sonne juste, mais nous ne sommes pas les seuls à souffrir de tout cela, c’est ce que l’on fait par la suite qui nous permet de nous en sortir ou de vivre d’une manière pire qu’avant.

Rester dans notre merde ou avancer…

Je lève la tête et écoute sa dernière phrase, bizarrement, je souris quand il termine de parler :

— Désolé, je dois te sembler bien pessimiste. Et je n’aurais pas dû partager tout cela, ce n’est pas bien...
— En quoi me parler de votre passé n’est pas bien ? Parler avec des personnes qui ont vécu la même chose que nous est plus intéressant qu’une thérapie. Surtout que ça nous a aidés tous les deux. C’est bizarre, les adultes ont tendance à croire que les enfants sont des choses qui se cassent à la moindre contrariété ? Pourtant, il n’y a pas plus faux. Les adultes aussi sont fragiles. Il faut juste savoir à qui dévoiler notre histoire.

Je m’approche de lui et lui prends la main, avec ou sans son consentement.

— Et vous faire du mal ne sert à rien, même si les loups récupèrent vite. Vous risquez juste de tomber dans encore plus de souffrance… Quand mon père est mort, j’ai eu la visite de son alpha, même s’il était devenu alpha, je pense qu’il devait toujours la considérer ainsi, qui m’a dit que je devais continuer à vivre, ne pas me laisser aller, ou me morfondre, car cela le rendrait triste. Ce qu’il désire, c’est que j’aie ma vie, que je ne l’oublie pas, mais, surtout, il ne désire pas entraver ma vie. Je pense que c’est pareil pour votre meute. Ils n’auraient jamais voulu vous voir déprimer.

Je me tais, espérant ne pas avoir dit d’erreur dans ma phrase ou ne pas l’avoir fait souffrir.

– C’est étrange, la vie. Elle n’est pas que mauvaise, on a pu se rencontrer aujourd’hui même si on a juste parlé… ajouté-je, en souriant, peut-être qu’on devait se rencontrer de nouveau pour mieux avancer.



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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Mer 10 Jan - 17:44


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▼▲▼

Oui c’est mal d’avoir confié mon histoire à ce jeune homme. Je suis son professeur et théoriquement, je n’ai pas à le faire. Je suis censé garder une distance entre nous deux pour le bien de l’éthique et de la déontologie instaurées par les institutions. Ma relation avec un élève se doit de rester strictement « professionnelle ». Mais les mœurs ne mentionnent pas le cas d’élèves infectés par le surnaturel et qui développent des sens et aptitudes hors du commun des mortels. Que suis-je censé faire ? Comme l’avait écrit un écrivain français du vingt-et-unième siècle, il y a toujours deux réponses à une question, celle du savant et celle du poète. La première réponse qui me vient à l’esprit c’est celle du savant qui me répond que je dois être honnête et écouter mon cœur qui me hurle de faire tout pour lui être de bon conseil et l’aider à franchir les étapes de sa vie de lycanthrope qui s’avérera compliquée s’il n’a personne pour l’accompagner sur cette voie jonchée d’épreuves. La réponse du poète est plus compliquée car inédite pour moi : écoute le savant, il donne la vérité inéluctable. Que ce soit vrai ou non, je ne sais plus sur quel pied danser. La réalité c’est que je me suis laissé subjuguer par mes émotions et mes souvenirs à tel point que j’ai compromis l’éthique, et je m’en veux. Pourtant, j’éprouve une certaine satisfaction à l’idée d’avoir pu dire ce qui me tourmente, car ça me libère d’un poids considérable.
Et quand je vois son visage naïf mais son regard de sage, je comprends que Caracole a saisit toute l’étendue du problème qui se situe en mon fort intérieur. Les enfants ont cette capacité incroyable de distinguer les soucis des adultes et tenter de les aider mais ces derniers font toujours tout pour les préserver. Je ne déroge pas à la règle. « En quoi me parler de votre passé n’est pas bien ? Parler avec des personnes qui ont vécu la même chose que nous est plus intéressant qu’une thérapie. Surtout que ça nous a aidés tous les deux. C’est bizarre, les adultes ont tendance à croire que les enfants sont des choses qui se cassent à la moindre contrariété ? Pourtant, il n’y a pas plus faux. Les adultes aussi sont fragiles. Il faut juste savoir à qui dévoiler notre histoire. » Il n’a pas tord et je pensais exactement la même chose, mais reste ces foutues mœurs qui voudraient qu’une barrière soit respectée entre enseignants et étudiants. Pourtant il n’y a pas plus idiot parce qu’un enseignant doit faire en sorte de faire grandir l’étudiant, et quoi de mieux que l’expérience du plus âgé comme cadeau au plus jeune pour lui montrer ce qui fait les jalons de la vie ? Je vois Caracole s’avancer et saisir ma main, je ne me défaits pas de cela, je le pourrais, mais je préfère voir ce qu’il a en tête avant de me lancer dans des atermoiements risibles. « Et vous faire du mal ne sert à rien, même si les loups récupèrent vite. Vous risquez juste de tomber dans encore plus de souffrance… Quand mon père est mort, j’ai eu la visite de son alpha, même s’il était devenu alpha, je pense qu’il devait toujours la considérer ainsi, qui m’a dit que je devais continuer à vivre, ne pas me laisser aller, ou me morfondre, car cela le rendrait triste. Ce qu’il désire, c’est que j’aie ma vie, que je ne l’oublie pas, mais, surtout, il ne désire pas entraver ma vie. Je pense que c’est pareil pour votre meute. Ils n’auraient jamais voulu vous voir déprimer. » Je comprends ce qu’il veut dire, mais il se trompe. Je ne me fais pas du mal, j’ai juste des difficultés à contrôler mes émotions qui prennent le dessus sur moi par moment et font que je perde l’empire sur ma transformation. Je finis par défaire ma main parce que ce contact me gêne quelque peu avant de le regarder intrigué de voir tant de maturité dans le regard d’un enfant ayant vécu déjà plus que certains adultes. « C’est étrange, la vie. Elle n’est pas que mauvaise, on a pu se rencontrer aujourd’hui même si on a juste parlé… tout en parlant, je le vois sourire légèrement, peut-être qu’on devait se rencontrer de nouveau pour mieux avancer. » A la fin de sa phrase, je ne peux m’empêcher de lâcher un rire franc face à tant d’idéalisme de la part du jeune loup. Il se montre d’une force psychologique vraiment remarquable, elle me dépasse, il me dépasse. Avec ce qu’il faudrait comme accompagnement, il pourrait devenir fort, vraiment fort.
Je finis par croiser mes bras devant mon torse tout en continuant de le regarder avec cet œil plutôt inquisiteur. Je le détaille, j’essaye de comprendre comment il fonctionne, quel peut-être son rythme de vie et ce qu’il se dit réellement dans sa tête pour être aussi fort. Mais j’ai beau me creuser la tête, je ne vois qu’une raison : se dire que demain sera meilleur. Peut-être qu’il a raison au fond, et que je devrais tenter de faire pareillement. Malheureusement c’est plus souvent facile à dire qu’à faire. « Pour répondre à ce que tu viens de me dire, je disais que je n’aurais pas dû te parler de tout cela pour des raisons déontologiques. La norme voudrait qu’un professeur ne se confie pas à un élève sur des sujets personnels. Quant au fait que tu penses que je me sois fait mal intentionnellement, détrompes toi. Ce n’était pas le cas, juste un accès de tristesse qui déclenche ma transformation sans que je ne le veuille. » Je me mets à soupirer, las de tout ce qui a pu m’arriver, et fatigué d’avoir à lutter contre des cauchemars permanents. Parfois, même dans la journée je me surprends à rêver, éveillé, que tout cela recommence et qu’ils sont à nouveau vivants pour les voir se faire massacrer les uns après les autres. La vérité c’est que j’ai été le premier à avoir été touché par une balle qui a été améliorée à l’aconit, je l’ai pris dans l’épaule, et je me suis retrouvé couché au sol. En y réfléchissant bien, l’aconit ne paralyse pas, et c’est quelques secondes plus tard que j’ai compris qu’ils ont utilisé bien pire que ça. Un produit aussi fort et efficace sur une créature surnaturelle devait venir d’une créature surnaturelle : du venin de Kanima. « Parfois je me demande où est passée mon innocence. Tu me dis que les adultes devraient penser les enfants comme étant plus matures. Moi je vais te dire de profiter de ta jeunesse, tous les jeunes ne veulent qu’être plus grands, mais être plus grand c’est avoir de plus grosses responsabilités. Surtout pour quelqu’un comme nous, voire plus comme moi. » La vérité c’est que j’ai double de responsabilité. Du moins j’avais double. Plus maintenant. Je ne suis plus chef d’une meute, je n’ai plus de meute. Je n’ai plus que moi, et mes souvenirs horrifiques qui me prennent la cage thoracique à tout moment de la journée comme de la nuit, m’empêchant de respirer pour respect par ceux qui ne le peuvent plus.


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MessageSujet: Re: la blessure profonde. (LEORIC&CARACOLE) (terminé)   Jeu 11 Jan - 12:47



La blessure profonde feat Ric




Un rire accompagne la fin de ma phrase. Joie contagieuse, vu que je n’empêche pas un sourire d’apparaître sur mon visage.

Pourquoi rigole-t-il ? Je ne sais pas trop, mais je ne pense pas que cela soit pour se moquer ou autre, sinon, je l’aurais senti. Alors je le suis.

Mais, ce court moment de pause plaisante ne dure pas. Le professeur reprend son air sérieux, croise les bras pour m’expliquer ses idéaux :

— Pour répondre à ce que tu viens de me dire, je disais que je n’aurais pas dû te parler de tout cela pour des raisons déontologiques. La norme voudrait qu’un professeur ne se confie pas à un élève sur des sujets personnels. Quant au fait que tu penses que je me sois fait mal intentionnellement, détrompes toi. Ce n’était pas le cas, juste un accès de tristesse qui déclenche ma transformation sans que je ne le veuille.

Soulagé, je souris à sa dernière phrase, et me frotte la tête, comme pour m’excuser. Au départ, j’avais cru qu’il le faisait intentionnellement :  il s’était bien mordu bouche avant cela, au vu de l’odeur du sang.

—   Parfois je me demande où est passée mon innocence. Tu me dis que les adultes devraient penser les enfants comme étant plus matures. Moi je vais te dire de profiter de ta jeunesse, tous les jeunes ne veulent qu’être plus grands, mais être plus grand c’est avoir de plus grosses responsabilités. Surtout pour quelqu’un comme nous, voire plus comme moi.
— Ne vous inquiétez pas, je profite bien de ma jeunesse. Je joue avec mes amis, rencontre des gens un peu partout, tombe sur des personnes qui prennent soin de moi, même s’il montre l’inverse. Et je sais que je peux leur faire confiance, qu’ils ne me laisseront jamais tomber… Mais cela ne m’empêche pas d’être mature non plus. Je ne comprends pas les personnes qui oublient, ou même détruit volontairement leur passé, leur enfance, pour devenir adulte et suivre d’autre personne. Je préfère être les deux… Et surtout je ne suivrais pas ce que d’autres ont prévu pour moi. Je ne les laisserais pas gagner. Il ne faut pas qu’ils prennent le dessus ! Ça serait leur faire plaisir.

Je penche la tête, rêve de mes amis, de mon premier baisé avec Liam, de la dispute qui en suivit et de la réconciliation. De Therence, qui est devenu un ami, même s’il ne le dira jamais. Ce qui me mène à sa première réponse.

– La norme, je ne connais pas, elle diffère toujours selon l’endroit où l’on se situe. Au Japon par exemple, un professeur peut être plus jeune que son élève, car il a pus de connaissance sur un sujet. L’âge ne veut pas forcement dire qu’on est meilleur qu’un autre. Regardez-moi, je sors avec un mec, et pour beaucoup ce n’est pas la norme, tout comme le fait que je sois un loup garou. Et qu’on m’a enseigné plusieurs sports de combat depuis que je suis petit, dont le lancer de couteau dans un but peu louable. Et si vous pensez que je mens, je pourrais vous le prouver quand vous voulez, terminé-je avec l’envie de lui tirer la langue.

Geste que je ne fais pas.

— Par contre, je dois vous laisser, mes affaires m’attendent à la bibliothèque et je suppose que vous avez plein de chose à faire aussi, vu que vous venez d’arriver. Ah oui, ça vous va mieux de sourire, terminé-je simplement sans penser à mal.





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