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 La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)

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MessageSujet: La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)   Sam 6 Jan - 23:31


☾ la mauvaise place.
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▼▲▼

Premier jour de travail au lycée de Beacon Hills, et ça ne fut pas aussi dur que je le pensais. Autrement dit, la première journée fut agréable, les élèves plutôt enchantés de voir un nouveau professeur arriver. Après quant à savoir si ma matière les intéresse je ne pourrais le dire, mais au moins j’ai senti de bonnes ondes. Et comme je m’y attendais, cette ville regorge de créatures surnaturelles, il y a beaucoup de loups, mais comment cela se fait-il ? La force étrange qui m’a attiré aurait-elle eu le même effet sur tous les autres ? Ou quelque chose de terrible est-il arrivé ? Je ne saurais le dire, mais rien qu’à la pause de la matinée, en parcourant les couloirs, j’ai découvert un alter ego. Un autre Alpha, en la présence d’un de mes collègues. Ce ne fut pas tout, il y avait des omégas, des loups sans meute ou encore des créatures que je ne connaissais pas, et de toute façon je suis loin d’avoir la science infuse concernant le surnaturel. Quoi qu’il en soit, je suis retourné donner cours pour la suite de la matinée avec les élèves de terminale, un cours sur une traduction d’un texte de Dostoïevski. Mais là ne fut pas le centre de mes préoccupations. A vrai dire la journée passa rapidement sans aucune anicroche. Et l’heure de partir arriva bientôt.
Il ne reste que dix minutes de cours à donner, les élèves sont bien agités et je préfère les laisser faire, de toute façon tenter de les calmer à ce moment-là n’est pas la chose la plus aisée. J’attends sur mon siège, et je regarde dehors, un souffle délicat arrive par la fenêtre entrouverte et se pose sur mes joues chaudes, réussissant à apaiser mon rythme cardiaque. Je regarde ma montre et constate qu’il ne reste au final plus que cinq minutes. « Bon, pour demain, je vous demanderai simplement de lire l’extrait que je vous ai donné du texte d’Irving, et tentez d’en dégager les enjeux, je ne demande rien de bien mirobolant, juste voir où vous en êtes dans vos travaux en littérature. A demain et bonne soirée, vous pouvez y aller, dis-je sans avoir eu besoin de hausser la voix. » Étrangement les élèves m’écoutent, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours eu cette facilité à parler devant les autres depuis ma morsure, ça a sûrement dû améliorer mes capacités et mon charisme. De toute façon il n’était pas terrible et il n’aurait jamais pu être pire, alors ça a tout corrigé.
Mes feuilles sont toutes empilées sur mon bureau, et j’attrape mon attaché-case pour tout ranger à l’intérieur avant de prendre mon blouson long noir et l’enfiler avant de sortir de la salle de classe pour partir du lycée. Une journée de terminée, la première et c’est agréable. Je sens que je suis à ma place, il suffit juste de trouver la sérénité que je n’ai plus, et un but, un objectif qui me pousse à continuer à lutter. C’est alors que je vois quelqu’un, un homme vu de dos, certainement pas un élève, et pas non plus l’un de mes collègues. Je sens l’air, j’active mes sens lupins et je découvre quelque chose. Un garou. Un autre. Je sens également une sorte de tension, mais aussi une once de tristesse. Cette personne n’est pas à sa place ici, et je crains que ça tourne vinaigre. Je ne suis pas encore habitué à avoir autant d’auras surnaturelles autour de moi alors je prends mon courage à deux mains et je m’approche de cet homme. Une fois derrière, je pose ma main sur son épaule pour l’inciter à s’arrêter. « Excusez-moi, mais je crains que vous ne vous soyez trompé d’endroit pour vous promener. » Mon ton est dénué d’intentions négatives, mais il n’est pas pour autant très amical, parce que je suis garant de la protection des élèves. Pourtant quelque chose me dit que la présence de cet homme n’est pas forcément un danger.


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❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.


Dernière édition par Leoric Teniala le Mer 10 Jan - 21:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)   Dim 7 Jan - 21:30


la mauvaise place

D
eux semaines. Deux semaines que Stiles est parti du manoir après la houleuse explication avec Alex et moi. Je me demande encore comment tout cela a pu s’enchaîner ainsi ? J’ai souvenir de sa prise de distance après le mariage de Peter. Mariage où celle qui prononçait ses vœux d’amour pour mon oncle a été poignardée alors qu’elle attendait des jumeaux. Mon alpha a survécu à cette infamie, mais pas l’un de ses enfants. Stiles est devenu réservé après ce moment-là. Le choc a été rude pour toute la meute, d’autant que ce crime avait été orchestré par William Hale, un cousin dont je n’ai pas souvenir mais que mon oncle connaît bien. J’aurai aimé pour voir serrer Stiles dans mes bras autant pour le réconforter que me réconforter moi-même. Mais il s’est effacé, ayant à chaque fois une  excuse. Mauvaise, surtout qu’il sait que je détecte ses mensonges. Il avait fini par apporter un carton d’affaires au manoir. Nous devions emménager ensemble à la fin des travaux de reconstruction. J'ai emménagé seul, avec Ruby, Peter et leur bébé. Ce carton hante ma chambre, notre chambre où finalement il n’a jamais dormi.

J’ai commencé par le remiser dans un coin. Puis il est devenu une obsession. À l’intérieur, que des objets inutiles, même pas des trucs auquel il tient. J’aurais dû comprendre à ce moment-là que la cassure était déjà irrémédiable. Puis il y avait eu ce quiproquo avec Alex. Mon voisin s’était encore pris le bec avec son père. Le druide n’est habituellement pas démonstratif, mais là il avait craqué. Je l’avais serré contre moi dans une accolade amicale. Stiles était arrivé sur ses entrefaites et avait vu ce qu’il voulait voir, pour repartir. Sa réaction m’a blessé, que je n’ai même pas tenté de le rattraper et lui expliquer, démentir.

Un couple se rate à deux…

La futilité de sa réaction m’a fait écouter mon ego. Qu’il croit donc que je le trompe avec Alex. Il sait pourtant bien que le cœur du druide ne bat que pour une personne. Enfin personne c’est vite dit ! Un ours.

Stiles était revenu quelques jours plus tard, le regard furibard. Manque de chance ou à l’inverse, heureuse coïncidence, Alex était là, gêné d’être la cause de notre brouille. Le druide a dit ce que j’ai tût. La méprise, le quiproquo. Stiles a admis qu’il se doutait bien que je ne l’avais pas trompé, mais il était revenu pour autre chose et cela concernait Alex et son père Gabriel Cormier.

Quand Stiles avait six ans, il était venu se balader en forêt avec sa mère, Claudia. Apparemment ce n’était pas le bon jour. Une super lune enflaient dans le ciel et l’alignement de quelques planètes accentuait l’activité du Nemeton, mettant à mal la protection autour du monstre prisonnier de son bois. Cormier père avait bien élevé des barrières pour contenir le mauvais renard. Erreur de jugement ou travail bâclé, Stiles et sa mère étaient entré en contact avec le Nogistune le temps d’un cauchemar. Cette fois-là l’horrible créature n’avait pu se défaire de sa gangue de sorbier. Seulement Claudia n’en était pas sorti indemne. La maladie insidieuse s’était éveillée peu après.

La discussion fut âpres entre Stiles et mon ami druide, qui pour une fois prenait la défense de ce père avec qui il s’entend mal. Stiles avait finalement admit que connaître la vérité sur ce qu’il s’était passé ne ferait que rouvrir d’ancienne blessure et ne lui rendrait pas sa mère. Je pensais l’incident clos. Et un retour à la vie normale qui devait être la nôtre enfin à portée de nos mains, mais…

Il m’a quitté.

« Maintenant je vais rester aveugle à une autre vérité, parce que je t'aime. Ne me suis pas...ne me rattrape pas... »

Ses mots raisonnent encore dans ma tête comme autant de flèches enduites d’aconit. Il me cache quelque chose. Son cœur me l’a dit. Quelque chose qu’il ne veut pas confier à son compagnon. Je ne l’ai pas retenu comme un loup devrait normalement le faire avec celui qu’il considère être son âme sœur. Therence m’avait ensuite posé la question. L’imprégnation, la fidélité à toute épreuve… Finalement rien n’est inaltérable, ni la vie, ni l’amour.

Je regarde ce carton qui me rappelle des joies, du bonheur, mais aussi un échec. Je me décide à aller le rapporter son propriétaire. Seulement je n’ai pas envie de croiser le sheriff. Il ne m’a jamais vraiment apprécié, maintenant cela doit être encore pire. Je décide donc d’aller rendre ses affaires à Stiles directement à son lycée. Je connais son emploi du temps par cœur. Je connais ce lycée par cœur. Je sais donc où le trouver et quand en un minimum de temps.

***

Je lui ai rendu ses affaires. S’était dans le couloir des salles d’enseignements généraux. Une minute avant que la sonnerie annonce la reprise des cours, je suis arrivé à sa hauteur, lui ai tendu son carton. J’allais dire quelque chose, puis j’ai vu que Therence nous observait de loin. Mon ego a pris le dessus. Sans un mot, j’ai tourné le dos à Stiles, comme si par ce geste je signifiais que je le larguais, alors que c’est l’inverse qui est la vérité.

La fin de la sonnerie a évacué les élèves du couloir, reste les éternels retardataires, plus nombreux qu’à mon époque. Je traîne mon spleen comme un forçat son boulet. J’ai l’impression d’être vide, comme anesthésié de toute émotion. Emmuré dans mon affliction, je ne le sens pas venir. Mais quand il pose sa main sur mon épaule, mes réflexes de fauve prennent les commandes, comme une veille active. Je tourne la tête vers celui qui ose me toucher sans ma permission. Regard explicite. Vire ta main si tu tiens à la conserver.

Spoiler:
 

- Excusez-moi, mais je crains que vous ne vous soyez trompé d’endroit pour vous promener.

Un loup. Un alpha qui plus est. Son aura me dérange. Il ne semble pas être agressif, mais il tombe vraiment mal. Je ne suis pas d’humeur à être civilisé. L’ai-je jamais été d’ailleurs ? Il attend une explication. Lui comme moi savons qu’il sait parfaitement que je ne me « promène » pas. Je me dégage de sa prise, il ne me retient pas.

- Je suis venu avertir mon oncle que j’ai laissé son fils chez notre druide. Peter Hale, vous connaissez ? Le malade qui déclame du Shakespeare à longueur de temps à vous donner des envies de meurtre.

Menace voilée, pourtant je ne mens "presque" pas. Ian est bien chez Mafdet. Contrairement à Peter et moi, il adore la féline. Drôle de louveteau. Quant aux envies de meurtres… Quand mon oncle devient irritable et instable, il se met à déclamer son auteur préféré. Si cela l’apaise, cela a le don de m’irriter au possible.

Je sais que les battements de mon cœur ne sont pas francs. Il sait que je sais. J’ai envie d’être en colère. Je m’imagine le provoquer, ma raison défaille avec des envies suicidaires. Un ras le bol, marre de me casser les dents dès que j’ai un peu de bonheur. Paige, Kate, Jennifer et maintenant Stiles. Qu’est-ce qui me retient encore de vivre ? Ruby qui sort juste d’un deuil pour y replonger à nouveau ? Mon oncle qui n’est que sarcasmes à mon égard, ou bien son fils, Ian. Ce bout de choux si paisible qu’on se demande bien de qui il tient ses gènes.

Je n’ai pas quitté l’alpha du regard. Étrangement je lis dans ses yeux le reflet de mon désarroi. Cela brise la spirale de sentiments exacerbés qui m’emportait. Je lève les deux mains en signe de paix.

- Je vais lui laisser un message sur son portable.

Je fais mine de m’en aller vers la sortie la plus proche.



















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MessageSujet: Re: La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)   Dim 7 Jan - 23:24


☾ la mauvaise place.
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Nous savons tous les deux qu’il n’a pas le droit d’être là, sa présence n’est pas justifiée et par conséquent je suis tout à fait en droit de lui demander de quitter les lieux. Mais je ne suis pas une personne méchante et je préfère y mettre la forme au lieu d’être immédiatement sur l’attaque. J’ai toujours privilégié une approche délicate à la brutalité. A part une fois dans ma vie, et ce fut la seule fois, la plus grande décision de toute ma vie : venger mon alcoolique de père en tuant celui qui m’a mordu. Selon certaines légendes, cela aurait dû me rendre à nouveau humain, mais ça n’a pas été le cas, probablement parce que je ne voulais pas me débarrasser de ma lycanthropie. Même si ce n’est pas toujours de tout repos, devenir un loup-garou a été la meilleure chose qui me soit arrivée. Quoi qu’il en soit, j’ai préféré la méthode douce, dénuée de méchanceté et d’animosité dans ma voix et dans mon attitude physique, j’aurais pu être plus cru et plus sévère, mais cela ne me représente pas. Cependant je n’hésiterais pas à montrer les crocs si besoin s’en fait sentir afin qu’il comprenne qu’il n’a pas à se trouver dans le lycée de la ville. Pas à son âge. S’il veut faire des études, il n’a qu’à aller sur le campus et entamer un cursus universitaire. Mais je crains que ça ne soit pas vraiment le cas à en juger par les sentiments qui l’habitent.
Il a rapidement dégagé ma main de son épaule d’un geste un peu brusque. J’avoue que ce contact physique puisse déranger, mais je ne voyais pas comment l’alpaguer autrement étant donné que je ne connais pas son nom, je sais simplement que c’est un bêta, mais plus puissant, bien plus. Néanmoins je ne fais rien pour retenir ma prise sur son corps, cela serait inutile d’autant que j’ai déjà énoncé ce que j’avais à lui dire. « Je suis venu avertir mon oncle que j’ai laissé son fils chez notre druide. Peter Hale, vous connaissez ? Le malade qui déclame du Shakespeare à longueur de temps à vous donner des envies de meurtre. » Je le regarde, il semble être sur la défensive, autrement dit sur l’offensive. Ce garçon semble en proie à des émotions violentes qui tourbillonnent en son cœur et emprisonnent son âme dans la tristesse. Je peux le ressentir au plus profond de mon âme, parce que j’ai déjà éprouvé ce qu’il le tourmente. La menace je l’ai bien perçue, mais elle ne me fait pas peur, je n’ai pas à avoir peur d’un seul loup, aussi fort soit-il, mais j’ai bien plus peur de la meute qui doit se trouver derrière lui. Et ça, je serais démuni face à autant de monde. Mais je sens également le mensonge, son cœur bat trop fort et son excuse est fausse, entièrement fausse, à part peut-être la partie sur son lien de parenté avec mon collègue. Quant à ses insinuations sur mon collègue, je préfère ne pas m’en mêler, leurs affaires familiales ne me regardent pas et je ne connais pas assez Hale pour pouvoir le juger de la sorte. Mais son flot de sentiments l’emporte et cela commence à briser la maigre barrière contre ma propre mélancolie, et c’est à ce moment que je le vois esquisser un geste se voulant être apaisant entre nous deux. « Je vais lui laisser un message sur son portable. » Je le vois commencer à partir, mais je ne peux pas le laisser faire, j’aimerais vraiment connaître la raison de sa venue, parce que cela peut représenter une menace si je n’ai pas perçu correctement ses intentions.
Je me mets à le suivre et le rattrape rapidement, mon statut de professeur m’oblige à approfondir mon enquête, et à ne pas simplement me baser sur un mensonge éhonté qui me fait grincer des dents. « Je peux lui passer le message que vous êtes venu le voir si vous le désirez. » Je plonge mes yeux fixement dans les siens tout en me glissant devant lui pour lui barrer la route. Pour lui montrer que je ne plaisante pas, je laisse apparaître rapidement l’éclat rouge de mes iris avant de les faire disparaître. Dans mon regard j’essaye d’insuffler la détermination et tout le pouvoir que je pourrais posséder, mon rôle de professeur et d’Alpha sont suffisants pour justifier mon action. « Allons, nous savons tous les deux que vous n’êtes pas là pour déposer un message à Peter. Que faites-vous donc au lycée de Beacon Hills ? » Je ne rigole pas, mon visage se crispe en un rictus décidé, je veux connaître la vérité, ou du moins qu’il ne me raconte pas de mensonge, ce qui serait préférable. C’est alors que je comprends que je devrais procéder d’une manière différente. « Ou je vais réitérer ma question en la modifiant. Dois-je considérer votre présence dans l’enceinte d’un bâtiment scolaire comme étant une menace pour la sécurité des étudiants ? » Oui cela me paraît bien plus correct comme question. De la sorte je ne rentre pas dans sa vie privée. Il y a fort à parier que ma question et mon insistance puisse l’énerver et qu’il devienne alors une menace, mais j’ai bien vu son geste se voulant être instaurateur de paix, et j’espère qu’il ne la brisera pas. Je l’espère pour lui.


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MessageSujet: Re: La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)   Mer 10 Jan - 17:51


la mauvaise place

J
e suis las. Las de me heurter à cette vie râpeuse comme mes joues. L’alpha m’agace avec son ton professoral. Il me rappelle Peter, toujours à me faire la morale. « Tu devrais éteindre ton ordinateur la nuit, le neveu. Tu consommes des Watts pour riens. » « Hey le neveu ! Soit tu nous fais des œufs mollets, soit durs. C’est six minutes ou neuf et non pas une variable indéfinie entre ces deux valeurs ! » Hey le neveu ci, hey le neveu là. Un jour Ian pourrait devenir orphelin de père… Je m’éloigne de l’aura flamboyante avant qu’une goutte d’eau fasse déborder un vase déjà bien mis à l’épreuve et plus trop étanche.

Mais c’est sans compter sur l’autre Loulou qui me suit, me dépasse et finit par me bloquer le passage. J’allais me casser ! Il cherche les ennuis ? Il veut me montrer qu’il a la plus longue ?

- Je peux lui passer le message que vous êtes venu le voir si vous le désirez, me dit-il en jouant les feux stop avec ses prunelles.

C’est donc ça. Monsieur veut montrer qu’il est un beau grand loup. Pas de bol l’ami, tu viens de tomber sur le Big Bad Wolf. Le grincheux de base, celui qui tire toujours la gueule, aussi hermétique au rire qu’un agelaste.

- Inutile de le déranger, il lira mon message à l’interclasse, réponds-je dans une ultime tentative de m’éclipser de là sans dommage.

Mais l’autre insiste. Il serait capable de me coller une heure de colle !

- Allons, nous savons tous les deux que vous n’êtes pas là pour déposer un message à Peter.

- Et ? Réponds-je avec une pointe de défi dans la voix.

- Que faites-vous donc au lycée de Beacon Hills ?

Ça mon Loulou, cela ne te regarde en rien ! Je sens mon agacement se muer en colère. Il faut que je sorte de là et vite. Je ne suis pas luné pour me sortir d’une discussion houleuse sans dommage. Le sent-il ? Ou est-il simplement obnubilé par l’ordre et le rangement. Un Peter bis… Je ne lui réponds pas, me contentant de lui opposer un visage fermé, mon regard vissé au le sien qui ne me lâche pas, laisse passer le message : « Ce n’est pas tes oignons mec ! »

- Ou je vais réitérer ma question en la modifiant.

Bordel ! C’est vraiment un Peter bis ! Ce ton professoral irritant à souhait. Cette façon se poser en personne ayant la charge de la discipline des autres. Quand j’étais au lycée, j’en ai mangé ma dose de situations comme celle-ci. Mes réponses étaient toujours les mêmes : mutisme, regard insolent droit dans les yeux et bras croisés. J’en ai fait craquer plus d’un, de ces professeurs empégués de leur savoir et de leur pseudo autorité. J’ai maintenant grandi, et je sais bien que certains dans le lot tentaient juste d’aider le rebelle que j’étais.

- Dois-je considérer votre présence dans l’enceinte d’un bâtiment scolaire comme étant une menace pour la sécurité des étudiants ?

- Non, répondis-je d’une voix ferme et nette.

Stricte vérité lapidaire. Je ne bouge pas. J’ai toujours opposé un mur à ceux qui m’affrontaient. Je détaille cet homme. Nous faisons à peu près la même taille. Il a une carrure d’épaule honorable pas simplement liée à sa nature lycanthrope. Son accent indéfinissable accroche l’oreille. Il me bloque le passage, cependant si son attitude est ferme et affirmée, il n’est pas belliqueux. Mais…

Mais ce n’est pas le jour, ni la bonne heure. Revoir Stiles m’a fait mal. Car il est évident que c’est vraiment fini entre nous. Le loup que je suis est blessé dans son orgueil. Kate, Jennifer, là c’est une fois de trop.

Plus jamais.


Plus jamais on m’y reprendra à ouvrir mon cœur. La souffrance que l’on reçoit est bien trop disproportionnée en rapport au bonheur reçu. Cela n’en vaut pas la peine. Mon regard se voile. Tristesse infinie de se rendre compte que la solitude est le moins pire des maux. Seulement le loup est un animal grégaire. Instinctivement il cherche la compagnie de ses congénères. Non, il ne faut pas. Il ne faut plus.

Je veux partir de là, mais il me bloque et me bloquera tant qu’il ne sera pas satisfait de ma réponse. J’ai beau être un ex-alpha, un bêta d’une meute assez forte, en combat singulier contre un alpha j’aurai du mal. Ce n’est pas impossible, mais pas dans une attaque frontale, pas ici dans les couloirs du lycée. Cependant, il est soumis aux mêmes contraintes de discrétion que moi.

« Pousse-toi… »

Depuis combien de temps nous nous faisons face ? Bon sang, il n’y a personne pour ramener son cul et troubler cette confrontation, me permettant de m’extirper de là ? Ils sont où les sécheurs de cours ?! J’ai envie de lui coller mon poing dans la gueule. Il peut encaisser les coups lui, pas comme Stiles que je m’imagine secouer comme un prunier, de rage et de frustrations.

J’en ai marre qu’on me lâche.

« Pousse-toi… »

Pousse-toi avant que j’explose. Avant que je cède à cette envie qui me titille. Cette violence contenue qui ne demande qu’à s’exprimer. J’ai besoin d’un exutoire, d’un punching-ball. Lui ? Mes poings se crispent. Je sens mes crocs poindre sous mes lèvres, mon regard se pare d’un bleu céruléen donnant à l’Alpha matière à ses doutes.

Situation explosive. Mes sens poussés à l’extrême me font entendre chaque vibration, chaque tressaillement. Je pars perdant dans un combat perdu d’avance.

Une règle de métal tombe dans une salle de classe avoisinante. Tintement sonore, vibration qui se répercute sur le sol de béton, deuxième rebond plus mat. Un professeur s’interrompt pour reprendre aussitôt ses explications. Je ferme les paupières deux secondes, respire profondément. Mes crocs refluent tout comme la lueur meurtrière de mes iris.

- Je ne suis pas un danger pour les élèves, réitéré-je d’une voix tendue par l’effort de maîtrise. J’ai simplement rendu des effets personnels à une personne qu’il m’est difficile de rencontrer ailleurs.

Je m’avance, tente de le contourner. Le couloir est rétréci à cet endroit par un pilier. J’esquisse un geste pour le pousser du dos de la main. Geste non violent, mais geste qui se veut affirmé.

« Laisse-moi passer. »




















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MessageSujet: Re: La mauvaise place (LEORIC & DEREK) (terminé)   Mer 10 Jan - 20:24


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I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness. Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane.

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Oh je le vois bien qu’il me prend pour un petit chefaillon, un petit coq de basse cour qui tente de tout faire pour écraser l’autre. Mais ce n’est pas le cas, bien au contraire. Je ne suis pas là pour faire le concours du super loup-garou ou de celui qui a le plus de muscles. Tout ce que je désire c’est éclaircir les choses et pouvoir le laisser partir sans avoir à me soucier des problèmes probables que sa venue dans un établissement scolaire pourrait occasionner. Je ne suis pas un homme qui désire faire de la compétition, et tous ceux qui pensent le contraire sont des idiots finis. Et je le prends pour un idiot, avec son regard de chien enragé. S’il croit me faire peur, il se trompe, et énormément. Un bêta aussi musclé soit-il ne fera pas le poids face à moi. Je pourrais m’énerver et lui prouver qui est le chef. Si seulement je n’avais pas peur de la meute qu’il doit avoir probablement derrière lui. Je ne suis pas venu à Beacon Hills pour me faire des ennemis, mais des amis et recommencer une vie sur des bases saines. Il devrait arrêter avec son air revêche, ça lui donne mauvaise mine et ça ne fonctionne pas pour qui sait regarder dans le regard des gens, et moi je n’y lis absolument aucune haine mais plutôt un désespoir immense, presque aussi grand que le mien. Cet homme vient de vivre quelque chose qui l’a blessé et se donne des faux semblants pour impressionner la galerie, mais ça n’a aucune prise sur moi.
Et pour réponse à ma question, je n’ai droit qu’à une simple négation, un non, prononcé d’une voix forte et presque désagréable aux oreilles. Un non qui vrille les tympans et laisse une sensation désagréable au plus profond de mon être. Et quand je le vois, imperturbable – ou presque – me faisant face sans esquisser le moindre mouvement, je me surprends à le comparer à la statue du dieu Arès de la villa d’Hadrien. Il est déterminé et dans son attitude je saisis que ce serait inutile d’attendre quoi que ce soit de sa part, pas dans son état. Cet homme est blessé au plus profond de son être, et typiquement pour les gens comme lui, il préfère tout enfermer plutôt que de laisser sortir pour aller mieux. Pour les gens comme lui, ou comme moi. Je peux parler, mais je ne suis pas mieux, et c’est bien pour cela que je suis bien placé pour juger son attitude. Mais cette réponse intransigeante qu’il m’a donné, ce non qu’il a dit d’une voix sèche ne me satisfait guère, voilà pourquoi je reste face à lui, je veux qu’il me montre qu’il n’a rien à se reprocher, je pourrais ainsi le laisser partir sans aucun remords. D’un coup je le vois, je le sens, il commence à changer, sa mâchoire s’élargit légèrement et ses yeux d’un coup deviennent d’un bleu azuré profond. J’aurais envie de sourire, de voir qu’il partage la même peine que moi, mais j’aurais peur de paraître soit prétentieux à me prétendre plus fort que lui ce qu’il pensera ou sadique de profiter du malheur des autres. Alors que ce n’est pas le cas. La raison pour laquelle je voudrais sourire c’est parce que je remarque qu’étrangement, je le trouve plutôt séduisant. Cela me surprend alors que d’ordinaire je ne pense jamais cela d’un homme.
Mais je suis tiré de mes palabres cérébraux par le bruit d’un objet en acier percutant le carrelage du sol d’une salle de classe. Ce son, pareillement à son non, me fait grincer des dents, me défonce les oreilles qui ont une ouïe supérieure au commun des mortels. « Je ne suis pas un danger pour les élèves. » Voilà ce que je voulais entendre, je n’en désirais pas plus. Je devine la vérité par les battements calmes de son cœur et par la sincérité de son regard. Plus que l’envie de blesser quelqu’un, il y a surtout l’envie de partir loin, et d’oublier quelque chose. Je ne juge pas, mais j’espère sincèrement qu’il trouvera la paix. Immédiatement, je me détends et laisse la pression diminuer, afin qu’il comprenne que je ne le retiens plus ici, que je n’ai plus de raison de le faire. « J’ai simplement rendu des effets personnels à une personne qu’il m’est difficile de rencontrer ailleurs. » Je ne souhaitais pas en savoir autant, mais je lui souris cette fois-ci, pas un rictus moqueur, mais un dessin délicat et emplit de compassion. Je ne sais pas s’il l’a vu une fois qu’il est passé devant moi pour partir, mais peu importe. Je regarde cet homme passer devant, le vague à l’âme et l’envie de m’enfuir loin pour penser à de multiples choses. Pourquoi j’ai la désagréable impression que tous ceux que je croise dans cette ville n’ont plus le cœur à rire ou vécu des choses qui feraient frissonner la plus endurcie des personnes.
Tandis que je le regarde s’éloigner, je pense à plusieurs choses, notamment le fait qu’il ne mérite pas d’avoir cette langueur dans le cœur. Personne ne le mérite. Mais de mauvaises choses arrivent régulièrement. Je le vois passer le coin du couloir et enfin je peux à nouveau respirer. Comme si j’avais bloqué mon souffle le temps de le voir s’éloigner et disparaître de mon champ visuel. Le cœur lourd, je finis par à mon tour détourner les pas afin de me diriger vers la salle des enseignants et attendre la fin de l’heure afin de retourner enseigner. Mais c’est sans l’envie que je le fais, encore profondément perturbé par cette entrevue houleuse qui aurait pu dégénérer. Pourtant au plus profond de mon être, je le savais. Je savais qu’il ne se passerait rien, et c’est toujours comme ça depuis demain, il ne se passe plus rien dans ma vie, plus rien de lumineux du moins.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
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