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 On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric

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Willem Shepherd

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MessageSujet: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Dim 7 Jan - 18:15

Shepherd
Willem

Teniala
ConnLeoric or

On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
Je rumine mon chewing-gum dans l’air, un poil surchauffée, de la salle de travaux pratique. Le point de cours que je demande aux élèves de vérifier, est la vivacité des paramécies suivant la température de l’eau dans laquelle elles baignent. Ils ont deux essais à faire. Chacun commençant à température ambiante. Le premier test consiste à baisser progressivement la température à l’aide de glaçons, de faire un prélèvement et d’observer ces « eucaryotes unicellulaires » sous le microscope. Dans le deuxième test, il s’agit de monter la température grâce à des chaufferettes. Ce qui explique le climat tropical qui règne en classe. La décence me retient de me mettre torse nu, mais j’en rêve.

Je repense à cette soirée restaurant avec Cassian et sa sœur. L’oméga souhaite intégrer la meute, d’un pour être au plus près de Maxine et de deux pour que sa sœur profite de la protection d’une meute. Seulement la louve est méfiante. Elle et Cassian sont encore sous le traumatisme du massacre des leurs. Je comprends qu’elle ait besoin de voir dans son futur alpha, un être fort. Mais d’expérience, tous les alphas que j’ai croisés et qui paraissaient « forts », ne l’étaient pas forcément pour le bien être de leur meute, et s’approchaient plus de tyrans que de chefs responsables.

Je suis en plein doutes  sur mes capacités d’alpha. Souvent je suis en conflit intérieur entre me montrer ferme, ou – et c’est ma tendance naturelle–  laisser couler. Je suis un gentil, or mon rang me demande parfois de m’imposer. Ma crainte est que je réagisse trop tard à cause de mes atermoiements. J’avais discuté de cela avec Arès. Mon ami m’avait dit qu’il n’y a pas plus sévère juge que soi-même. Il m’avait rassuré sur ma capacité à protéger ma meute en temps et en heure.

Mais je doute toujours. Quand je vais boire un verre au Pink, j’observe Alessandro. L’oméga a peut-être le statu le plus bas dans la hiérarchie des lycans, pourtant il rayonne comme un alpha. L’italien a ce rôle dans la peau. Une fois il m’avait avoué que sa conscience ne l’empêcherait pas de s’accaparer ce rang. Avec son organisation mafieuse, il a largement les moyens de coincer un alpha. Ce qui le retient est son égo qui plafonne vers l’Everest. « Ça serait bien trop simple Will’ s’il me suffisait de pousser mon aura et grogner pour m’imposer. » Monsieur « one made him-self » dans toute sa splendeur. J’aimerai avoir ne serait-ce que cinquante pour cent de son assurance.

Un bruit de verre cassé me sort de ma rêverie. Colin tente de disparaître en plongeant refaire un lacet imaginaire. C’est le caïd de la classe, qui ne l’est plus dans la mienne depuis ce qu’il avait fait à Tina.

- Prends des gants pour ramasser les débris sans te couper et nettoie avec la serpillère.

Encore vingt minute de cours. Cette journée n’en finit pas. J’ai hâte de sortir et d’aller causer un peu à Arès, ou avec le barman du Pink, Jerry. Nous avons un jeu tous les deux. Il me choisit toujours ma consommation et je dois deviner de quoi il s’agit. Depuis le temps que je traîne mes guêtres là-bas, on pourrait penser l’exercice facile, mais c’est sans compter sur une carte riche de références qui vont de la bonne qualité à l’excellence. Si je devine juste je gagne le prix de mon verre, ou bénéficie d’une remise de 50% si la consommation dépasse les quinze dollars.

Rien n’est dit ouvertement. Officiellement les employés du Pink ne sont pas au courant pour le surnaturel, mais il est pour ceux qui savent, évident qu’ils se doutent de la nature de leur patron. Je suis persuadé que Jerry sait que je ne suis pas un être humain ordinaire et que ce jeu à boire est sa façon à lui de m’étudier. Surtout quand j’enchaîne trois-quatre verres d’alcool forts sans montrer aucun signe d’ébriété. La sonnerie de fin de temps libère mes élèves et moi également. Enfin pas tout de suite, je dois ranger les paillasses.

(…)

Dehors j’aperçois sa silhouette de dos. C’est le nouveau prof de littérature. Un alpha. Nos regards s’étaient croisés, mais au milieu des élèves, ou des collègues en salle des professeurs, difficile de faire connaissance mis à part un bienvenu un peu formel. Je ne connais donc pas l’histoire de Leoric Teniala. Mais une chose est évidente, il ne respire pas le bonheur, ni la gaîté. J’espère simplement qu’il n’a pas eu à souffrir du même genre d’expériences traumatisantes que Cassian et moi avons subi.

C’est l’occasion ou jamais de faire connaissance. Autant entre deux loups lambda, ce genre de politesses n’est pas de mise, mais ce n’est pas le cas pour deux alphas. Même s’il ne semble pas plus belliqueux que moi. Mais c’est ainsi et dans les mœurs des loups.  Nous ne sommes pas obligé de devenir copains comme cochons, mais au moins de nous présenter un minimum. Le dialogue est source d’apaisement et réduit les conflits potentiels.

- Hey Leoric ! Ça te dit d’aller prendre un verre ? J’ai ma caisse là. Je peux t’emmener dans un endroit sympa. La façade est un peu… colorée, mais c’est sympa et peinard. Le patron est des nôtres.

Je me gratte la tête, ne sachant plus quoi ajouter. J’espère qu’il ne s’imagine pas que je revendique un quelconque territoire. Ce mot n’a pas de sens pour l’ex-nomade que je suis.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Leoric Teniala

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Dim 7 Jan - 22:57


☾ on peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
Black burn, I feel so alone without you boy. Now I'm here hanging out in the street thinking about reactions over actions, walking on the sky of my dreams. Come, come, my baby come I will show you the world. Come, come, my baby come I will cover your nightmares.

▼▲▼

Moi qui pensais que les premiers jours dans un nouveau lycée allaient être compliqués, je me suis surpris à m’attacher à cet établissement et aux adolescents qui y étudient. Enfin, attaché, c’est un bien grand mot. Il y a des têtes à claques comme dans toutes les écoles, mais même eux, j’ai l’impression de les apprécier. A petites doses ceci étant dit. Quoi qu’il en soit, la journée s’achève à nouveau, c’est un de ces moments que j’appréhende le plus depuis mon installation à Beacon Hills. La fin du travail indique le retour à la vie solitaire et je n’apprécie pas vraiment. Avant j’avais une vie où j’étais seul, puis j’ai été mordu et jusqu’à récemment j’étais accompagné par des amis, par des frères et des sœurs qui comme moi partageaient le même côté surnaturelle. Puis j’ai tout perdu, et me voilà à nouveau plongé dans la mélancolie de l’isolement profond d’une âme. J’aurais aimé ne pas à avoir à vivre cela, mais comme tout nouveau dans une ville, il y a sûrement un temps d’adaptation ou que sais-je. Il faudra que je m’y fasse. Et la raison de ma venue ici c’est parce que je voulais un renouveau, changer totalement d’air et oublier le passé. Il est temps que je me fasse des amis et que je trouve à nouveau des frères et des sœurs pour ma meute, seul, je suis une proie facile, même si je ne sens encore aucune animosité à mon égard. Mais j’ai également remarqué des choses étranges ici, des mots, des racontars. Une étrange bête accompagnée par trois hommes masqués qu’on nomme les Médecins. Et je n’aime pas cela, je ne m’en mêle pas, je ne veux pas avoir de problèmes, mais si jamais je me retrouve face à eux, cela deviendra probablement un problème justement.
Quoi qu’il en soit la sonnerie de l’établissement scolaire retentit, saluant les élèves et leur disant à demain, je range mes affaires dans mon attaché-case pour ensuite me diriger vers la sortie du lycée. Une énorme vague de mélancolie s’empare alors de mon être. Quand pourrais-je enfin sortir de ce cycle infernal que représente l’auto-boulot-dodo ? Je l’espère ce soir, histoire de ne pas encore terminer la nuit en lâchant des larmes amères de regrets et de honte. Alors que je franchis le seuil des doubles portes battantes, une voix retentit derrière moi : « Hey Leoric ! » Je me retourne et aperçois Willem, mon collègue professeur de sciences. Je lui souris et attends qu’il arrive à mon niveau avant de lui adresser un petit sourire timide, pas encore à l’aise avec les usages américains en matière de salutations. L’adaptation passe aussi par les coutumes, en Norvège tant de choses semblent différentes, à tel point que parfois je me sens dépaysé. « Ça te dit d’aller prendre un verre ? J’ai ma caisse là. Je peux t’emmener dans un endroit sympa. La façade est un peu… colorée, mais c’est sympa et peinard. Le patron est des nôtres. » Je me mets à sourire plus franchement. Un autre Alpha qui me propose d’aller boire un verre ? L’occasion est trop belle pour en apprendre un peu plus sur la ville et commencer enfin à sortir pour me faire des connaissances. Je fais mine d’hésiter pour voir si je n’ai rien prévu, je ne sais pas exactement pourquoi je fais ça, mais comme je veux montrer que je suis intégré, cela me paraît être convenable. Il doit me prendre pour un bel idiot à faire ce genre de choses. « Avec plaisir Willem, je te suis ! » Je crois que je lui réponds avec un peu trop d’enthousiasme ce qui vient directement invalider mon faux semblant d’hésitation. Quel crétin je suis parfois. Et comment ça un des nôtres ? Un loup aussi ? Décidément cette ville est truffée de créatures surnaturelles, une telle concentration par rapport à ma petite ville de Norvège.
Tout en le suivant, je regarde autour de moi, essayant à nouveau de me forger des images dans la tête, d’imprimer les odeurs et les sensations que je ressens dans cet endroit au cas où les ennuis arriveraient un jour ou l’autre. « J’avais prévu de venir te parler, mais entre ma trop grande timidité et mes cartons à déballer j’ai pas vraiment de temps de libre. » Je me cherche des excuses, certes j’avais envie d’aller lui parler, un autre Alpha! J’en ai connu que deux dans ma vie : celui que j’ai tué et moi-même. La vérité c’est que je ne sais pas trop comment aborder les gens, et c’est moi le métèque ici, donc je préfère attendre, tenter de voir si l’on vient à moi. « Quoi qu’il en soit, pour me présenter : Jeg er Leoric Teniala, en varulv fra Norge. » Je le regarde avec un petit sourire pendant que l’on marche encore vers sa voiture, puis je me rends compte de ma boulette, je viens de parler en Norvégien, il n’a sûrement pas compris grand-chose de ce que je viens de lui dire. « Pardon, les vieilles habitudes, je disais que je m’appelle Leoric Teniala, pour continuer la suite, je m’approche un peu plus de lui pour murmurer les autres mots afin d’éviter les oreilles indiscrètes, je suis un loup-garou norvégien. » Je termine ma phrase avec un léger clin d’œil pour marquer que cela reste entre nous, même si toute la communauté surnaturelle de la ville doit savoir que je suis un Alpha, mon odeur est plus forte que celle des autres.


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❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.


Dernière édition par Leoric Teniala le Mer 10 Jan - 22:46, édité 1 fois
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mar 9 Jan - 20:56

Shepherd
Willem

Teniala
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On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
Le sourire qui s’esquisse sur les lèvres de Leoric me rassure. Il prend bien mon invitation pour ce qu’elle est : un geste amical et l’envie de mieux se connaître. Il semble hésiter. J’imagine qu’il doit être très occupé. Je ne sens pas l’odeur marquée d’autres loups sur lui, mais peut-être qu’il prépare l’arrivée de sa meute. Puis il me répond avec un bel enthousiasme.

Cela me convient. Je ne suis pas du genre à faire des chichis. Et sa franche acceptation me ravit. J’ai encore en tête l’accueil méfiant de Cassian. C’est vrai que Leoric étant un alpha, il n’a pas le même besoin que le boxeur. Il emboîte mes pas jusqu’au parking des professeurs. Son attitude est typique du gars qui vient de débarquer. Il scrute les environs pour se repérer. Cela me rappelle une période pas si lointaine que ça. Dans quelques mois, cela fera un an que nous avons posé nos valises à Beacon Hills. Je commence à me faire à cette vie sédentaire. Il y a certains avantages, comme la pérennité des liens d’amitié. Avant je changeais d’ami comme de lieu de campement. Rien de durable, un plaisir uniquement tourné sur le présent, des rencontres riches mais sans possibilité d'approfondissement. Je n’en souffrais d’aucune frustration, car c’était notre mode de vie, puis je ne connaissais rien d’autre. L’avantage de ce type de vie, cela vous forge à être ouvert, ou à son contraire se renfermer sur la meute.

Depuis mon arrivée à Beacon Hills, je goûte à la richesse d’une amitié durable avec Arès. Avec lui j’ai suivi la grossesse de sa femme, la naissance de sa fille. D’autres bases se tissent avec la sédentarité, comme celles d’avoir l’assurance de trouver une personne sur qui s’appuyer à tout instant, sans à devoir refaire tout le processus d’un lien amical.

- J’avais prévu de venir te parler, mais entre ma trop grande timidité et mes cartons à déballer j’ai pas vraiment de temps de libre.
- Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas attaché à un protocole particulier et vis plutôt dans l’instant présent. Aujourd’hui se prête à ce que nous discutions. Cela aurait été hier ou bien demain, cela n’aurait rien changé.


Leoric semble soulagé. Avec étonnement je constate qu’il mettait beaucoup de crainte dans notre rencontre. Non de la peur, mais peut-être simplement une appréhension sur sa place dans la ville. Il est peut-être plus à cheval que moi sur la notion de territoire. Il me répond dans un charabia incompréhensible. J’ai quelques notions d’amérindien car les tribus indiennes qui vivent en mode traditionnel sont généralement très accueillantes pour les garous. Cependant, je ne suis pas doué pour les langues européennes. Surtout que celle-ci possède des consonances qui me sont totalement inconnues. Leoric se rend compte de sa bévue et me traduit. Il vient donc de Norvège. J’imagine de grandes étendues blanches avec des igloos. J’ai le sens de la géographie Européenne d’un américain moyen, où en gros le cercle polaire passe à cent kilomètres au nord de Berlin.

- Oh ! Il faudra que tu me racontes comment est ton pays ! Cela m’intéresse beaucoup.

Nous sommes arrivés devant l’Impala. Mon bébé ne laisse jamais indifférent. Cinquante années d’existence, son moteur tourne toujours avec le ronron d’une mécanique bien huilée. C’est vrai que l’ouverture des portières n’est pas feutrée comme dans les modèles récents. C’est un bruit de taule épaisse que je trouve authentique. J’ai été conçu dans cette voiture. Au-delà de l’anecdote, c’est la seule chose avec notre vieille Ford qu’il nous reste de la meute. Nos caravanes ont été criblées de balles, rendues inutilisables et invendables sans de solides explications à fournir. Après avoir procédé à la crémation des nôtres, tradition séculaire des Shepherd, mon frère, ma tante et mon cousin sommes partis avec deux voitures, une valise d’affaires chacun, un vieil album photo et quelques ustensiles de cuisines que Mady a tenu à conserver et c’est tout. Un nomade ne s’attache pas aux choses matérielles, pourtant je sais que pour cette voiture, je pourrais devenir violent si jamais on tentait de l’outrager.

Inévitables questions de Leoric sur le pourquoi de me balader sur une telle antiquité. Antiquité qui brille comme si elle était neuve. Sur le trajet qui nous mène au Pink, je lui raconte l’histoire attachée à cette voiture. C’est une histoire heureuse. Je sais que je finirai bien par raconter le drame de ma famille, mais je ne souhaite pas plomber l'ambiance, ni me faire plaindre.

- Cette voiture appartenait à mon grand-père Ted Shepherd. Il était l’alpha de la meute, pour céder ensuite ce rang à son fils aîné, mon oncle Ted Shepherd junior. Mon grand-père avait acheté cette voiture neuve. Une petite folie financière pour une meute nomade comme la nôtre. Il en était fier, les gamins n’avaient pas le droit de s’en approcher à moins de deux mètres. Par contre les adultes…

Je laisse le mystère planer quelques secondes avant d’avouer le croustillant de l’affaire.

- Mon père a été conçu dans cette voiture le jour même de son achat. Dix-huit ans plus tard, c’est fois qui fut conçu sur la banquette arrière.

Je fais une mimique expressive. Nous éclatons tous les deux d’un rire franc et libérateur.

- On ne s’ennuie jamais chez les Shepherd.

Nous arrivons en vue du Pink. Je me gare le long du trottoir d’en face.

- Et toi, comment est ta meute ? C’est plutôt sérieux ou assez décontracté ?

L’hilarité de Leoric vole en éclat. Je crois que je viens de mettre les pieds dans le plat.




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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mer 10 Jan - 18:45


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Parfois je mélange tout dans ma tête. Les souvenirs, la langue, les pays. Je dois faire en sorte de tout cadrer et compartimenter les choses, mais au bout d’une semaine à peine, c’est bien compliqué et je trouve cela délicat. Le mal du pays se fait déjà ressentir. Nostalgie et peine alourdissent encore plus le poids que j’ai sur les épaules. Un jour ou l’autre, il faudra bien faire le point et commencer à oublier, à tenter d’oublier plutôt. Jamais je ne pourrais totalement effacer de ma mémoire les stigmates de ce que j’ai pu vivre en Norvège même si je suis venu en Amérique pour tenter d’y parvenir. Et j’ai enfin eu ce que j’espérais, quelqu’un qui me propose de sortir afin d’apprendre à connaître du monde ou développer des affinités avec cet endroit qui me paraît bien sinistre vu les menaces qui pèsent lourd. Mais tenter de profiter et de s’amuser sera le meilleur remède à la solitude. D’autant plus que je vais enfin pouvoir me familiariser avec un alpha, depuis le temps que j’attends ce moment, je vais faire tout pour en apprendre un maximum sur le fonctionnement des autres meutes. Tant pis si ce n’est pas aujourd’hui, mais en tentant de devenir ami avec un autre, ce sera un bon début pour m’intégrer et tenter de faire mieux que par le passé. De toute façon, ça ne pourra pas être pire.
Arrivé devant la voiture de Willem, je ne peux m’empêcher de siffler d’un air admiratif. Autant elle est ancienne, autant elle est magnifique. Je me souviens avoir vu ce genre de voiture dans des salons de collection. Nous entrons dedans et je ne peux que ressentir un peu de gêne à m’y asseoir et attacher ma ceinture de sécurité. Comment peut-on encore faire rouler une telle beauté ? Je ne le conçois absolument pas et ça me semble impensable. L’autre alpha commence à faire vrombir le moteur et je ferme les yeux de contentement. Je ne suis pas un passionné d’automobile, mais quand je vois quelque chose de beau je sais le reconnaître. Nous voilà donc parti vers un endroit que je ne connais pas, avec quelqu’un que je ne connais pas. Mais que peut-il m’arriver ? Beaucoup, je le sais, et des scénarios macabres pourraient se faire dans ma tête, pourtant je n’y pense pas, Willem me semble sincère. Alors que je commence à ouvrir la bouche pour poser une question à mon collègue qu’il répond fièrement sans que je n’ai à prononcer le moindre mot. « Cette voiture appartenait à mon grand-père Ted Shepherd. Il était l’alpha de la meute, pour céder ensuite ce rang à son fils aîné, mon oncle Ted Shepherd junior. Mon grand-père avait acheté cette voiture neuve. Une petite folie financière pour une meute nomade comme la nôtre. Il en était fier, les gamins n’avaient pas le droit de s’en approcher à moins de deux mètres. Par contre les adultes… » Ainsi cette voiture a une longue histoire, et je commence à l’apprécier d’autant plus. Les objets avec un passé sentimental comme celui-ci je les adore. « Mon père a été conçu dans cette voiture le jour même de son achat. Dix-huit ans plus tard, c’est moi qui fut conçu sur la banquette arrière. » Je ne peux m’empêcher de me mettre à rire. Bon dieu, que ça fait du bien d’avoir enfin un moment agréable avec quelqu’un d’agréable. Cela ne m’était pas arrivé depuis belle lurette. Et rire à nouveau de façon franche et détachée me fait mal aux zygomatiques et aux abdominaux tellement je n’étais plus habitué à cela. « On ne s’ennuie jamais chez les Shepherd. » Ça m’a bien l’air d’être le cas, je le regarde en souriant et en l’enviant quelque peu tandis que les rues défilent derrière les vitre de l’Impala. « Vous avez bien raison ! » Je le pense vraiment, dire que je n’ai jamais réellement connu ça : une famille aimante, j’avais mon père, mais il est mort, ma mère je ne l’ai pas connu alors encore mieux.
Je vois au final Willem faire une manœuvre pour se garer et une fois cela fait je remarque un bar aux allures un peu étranges. Je dois admettre que je m’attendais à tout sauf à ça, mais peu importe, je verrais bien une fois à l’intérieur. « Et toi, comment est ta meute ? C’est plutôt sérieux ou assez décontracté ? » Immédiatement mon visage se décompose et mon regard devient sombre. Mon sourire laisse place à un état de tristesse immense. Mes yeux deviennent tel l’océan avant un orage, aussi morose et mes épaules s’affaissent. Je ne veux pas répondre, je ne le peux pas, je vais finir par perdre la bonne humeur qui m’habitait, bien que ce soit déjà le cas. Indirectement je revois le sang d’un des miens me gicler au visage et je le sens dans ma bouche comme si j’y retournais. Un haut le cœur me saisit le corps et je le réfrène pour ne pas le laisser m’envahir. « Morte. Tous. Sauf moi. » Voilà le triste constat de mon travail et de mon hégémonie sur ma meute. Ils sont tous morts par ma faute, parce que je croyais en une paix possible. Mais je me suis fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude. « Je ne préfère pas en parler maintenant. » Oui, je lui montre le bar d’un geste de la tête sans savoir que c'est le bar que je montre avant de sortir de mon propre chef de la voiture pour profiter du vent frais qui fouette mon visage. Je respire un grand coup par les narines avant d’expirer l’air glacial par la bouche et tenter un petit sourire qui ne me paraît absolument pas convainquant. S’il ne l’est pas pour moi, je doute qu’il le soit pour mon compère. Mais peu importe, je dois oublier ce soir, je dois m’amuser et découvrir d’autres choses, d’autres horizons. Quoi qu’il en soit j’attends que Willem me rejoigne pour voir la suite des aventures de notre duo nouvellement formé. « Alors, tu m’emmènes où ? » Simple question qui résume bien mon attitude passive face à cette fin de journée que j’espère mouvementée pour oublier.


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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Dim 14 Jan - 15:40

Shepherd
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Leoric

On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
-  Morte. Tous. Sauf moi.

Je ferme les yeux. Immanquablement une image me vient à l’esprit. Celle de ma meute décimée. Je peux encore sentir l’odeur de leur sang et les râles d’agonie des mourants.

- Je ne préfère pas en parler maintenant.
- Je comprends. Navré.


Leoric sort de la voiture. Je traîne un peu le temps de faire passer la boule d’émotion qui encombre ma gorge. Son sourire est faible lorsqu’à mon tour j’émerge de l’Impala. Je m’en veux d’avoir plombé l’ambiance.

- Alors, tu m’emmènes où ?
- Le Pink Print ! Ne t’arrête pas à la devanture. C’est le bar qu’il faut connaître. Le service tire un peu sur le haut de gamme. Donc peu de chance que tu croises l’un de nos élèves, à part ceux de la fac qui sont à l’aise financièrement.


Je lui frappe amicalement l’épaule avant de m’engager sur la rue pour traverser. Je fais un signe amical à Jessie qui sert quelques courageux sur la terrasse dehors. C’est la serveuse qui travaille l’après-midi. Bien décidé à redonner le sourire à Leoric, j’entre dans le bar avec le loup sur les talons. Jerry le barman me sourit et m’interpelle.

- Hey ! Will’ Comment va ?
- La patate. Je te présente Leoric, un pote prof du lycée. Il enseigne une matière sérieuse.
- Will’ avec toi, même une matière sérieuse se transformerait en cirque !


Je m’offusque faussement, arguant que même si c’est parfois le cirque, mes élèves ont tous la moyenne en SVT et même plus. J’arrête Jerry alors qu’il est en train de raconter à Leoric comment une fois je me suis trompé de carton et pris les souris vivantes au lieu de celles tuées avec soin par l’aide de labo, pour un TP de dissection. Des élèves perchés sur les bureaux qui hurlent. D’autres en train de m’écrabouiller les pauvres petites bêtes qui couinaient de terreur. Oui… beau bordel ce jour-là.

- Taratata Jerry. Essaye donc de me piéger avec un de tes verres en aveugle. Une bière s’il te plait. C’est un peu tôt pour les alcools forts.

À l’autre bout du bar je vois Aless’ qui parle avec une tablée. Je lui fais un signe de la main. Deux alphas qui entre dans son bar, l’italien a dû le sentir. D’un sourire, je le rassure que nous sommes bien là en tant que consommateurs et non pour racoler de l’oméga. J’attrape familièrement un pan de la veste de Leoric et lui donne une impulsion pour qu’il me suive dans  un coin que j’apprécie du bar.

Les banquettes son confortables et nous avons une belle vue sur la rue. Jerry nous amène nos consommations. Jerry me lance un regard de défi qui ne passe pas inaperçu à mon collègue. Je lui explique donc le jeu que je fais avec Jerry.

- Si tu regardes leur carte, tu t’aperçois qu’ils ont un choix monstrueux en boisson. Au début je ne savais jamais quoi prendre et laissais Jerry choisir pour moi. Il adaptait en fonction de mes retours. Nous en sommes venus à parler des références qu’il sert. Depuis quand je lui demande une consommation à l’aveugle, il choisit parmi ses références et je dois deviner exactement ce que c’est. Si je trouve, je gagne mon verre ou j’ai une ristourne de 50% si cela dépasse dix dollars.


Je lève mon verre devant le nez pour observer la couleur de la bière qu’il m’a servi. Je distingue une volute qui semble avoir une densité différente. Ce salop a corsé l’affaire en ajoutant autre chose ! Je me retourne vers le bar en grognant. Jerry m’offre le sourire des farceurs.

- Il m’a compliqué la tache l’animal. Bon et bien à la tienne !


Je choque ma pinte contre celle de Leoric.




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Leoric Teniala

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Dim 14 Jan - 20:21


☾ on peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
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▼▲▼

Willem ne pouvait pas savoir que ce sujet était délicat. Après tout, il n’est pas devin. Il ne pouvait pas savoir, mais je lui en veux légèrement d’avoir abordé la question de ma meute. C’est pour cela que j’ai préféré sortir de la voiture et prendre l’air avant de le suivre où qu’il veuille aller. Le contact du vent frais sur mon visage me tire de cette langueur et dispose un doux sourire sur mes lèvres. Je me sens déjà légèrement mieux, le tout étant de ne pas se laisser submerger par la tristesse et la honte d’avoir échoué. Une fois que mon collègue est sorti de l’Impala, je le regarde avant de lui demander où est-ce qu’il compte m’entraîner. Sa réponse ne sait pas attendre. « Le Pink Print ! Ne t’arrête pas à la devanture. C’est le bar qu’il faut connaître. Le service tire un peu sur le haut de gamme. Donc peu de chance que tu croises l’un de nos élèves, à part ceux de la fac qui sont à l’aise financièrement. » Ah oui, en effet, si je devais m’arrêter à la devanture, je ferais demi-tour pour ne pas entrer. Mais s’il me dit que c’est un endroit incontournable de la ville, qui suis-je pour émettre des doutes ? Je le sens me tapoter amicalement l’épaule avant d’avancer dans la rue pour rejoindre l’établissement, j’engage le pas à sa suite, un peu perplexe. Nous entrons dans le bar et immédiatement je saisis quel est le genre d’endroit. Il n’a beau être pas tard et y avoir peu de clients, je sens une atmosphère d’acceptation ici. Un endroit où l’on ne juge pas et où il ne se passe rien de répréhensible envers ceux qui sont différents.
Je regarde Willem saluer le barmaid à qui je dis bonjour d’un signe de tête avec un sourire timide. Pas encore sûr d’être vraiment à ma place, je scrute les moindres recoins de ce lieu. Ce n’est que quand j’entends mon prénom de la bouche de Willem que je me retourne pour faire face au fameux barmaid à qui je dis réellement un mot, à savoir enchanté. S’ensuit une sorte de joute verbale entre les deux qui me laisse un peu en dehors de tout cela, je suis la conversation sans y prendre part en réalité. « Taratata Jerry. Essaye donc de me piéger avec un de tes verres en aveugle. Une bière s’il te plaît. C’est un peu tôt pour les alcools forts. » Je regarde mon collègue et je lève un sourcil en l’air. Un verre à l’aveugle ? Mon dieu, je ne préfère même pas savoir ce que c’est. Immédiatement je m’imagine un verre d’alcool avec un œil dedans en guise de glaçon. Un frisson me parcourt l’échine tandis que je ne commande qu’une simple bière rousse à ce Jerry. Je sens à nouveau un contact physique, Willem qui attrape un pan de ma veste et m’attire dans un coin du bar où il y a des banquettes. Nous nous y installons et je défaits mon blouson pour être plus à l’aise dans l’endroit où je commence à me sentir à peu près à ma place. C’est à ce moment que Jerry nous rapporte nos consommations et quand je vois celle du professeur de sciences naturelles, je lâche un soupir, soulagé de ne pas voir de globe oculaire dans le liquide. « Si tu regardes leur carte, tu t’aperçois qu’ils ont un choix monstrueux en boisson. Au début je ne savais jamais quoi prendre et laissais Jerry choisir pour moi. Il adaptait en fonction de mes retours. Nous en sommes venus à parler des références qu’il sert. Depuis quand je lui demande une consommation à l’aveugle, il choisit parmi ses références et je dois deviner exactement ce que c’est. Si je trouve, je gagne mon verre ou j’ai une ristourne de 50% si cela dépasse dix dollars. » Je ne trouve pas ça terrible. L’alcool ne nous fait rien à nous lycanthropes, mais le goût est bien là, et si on se retrouve avec des mélanges dégueulasses ou je ne sais quoi d’autre… non, définitivement je ne ferais jamais ce genre de pari, c’est trop mauvais. D’autant plus que pour ce genre de choses je ne suis définitivement pas joueur, absolument pas. J’attrape ma pinte et vois qu’il en fait de même, la fameuse tradition, on va trinquer. « Il m’a compliqué la tache l’animal. Bon et bien à la tienne ! » Nous faisons choquer nos deux récipients l’un contre l’autre quand tout d’un coup je lui dis en Norvégien : « Skål ! » En gros je viens de lui rendre la pareille. En France on dit tchin, nous c’est skål. En phonétique approximative, cela se prononce skol, mais quoi qu’il en soit, je ne lui demande pas d’apprendre ma langue vu que c’est moi qui vient ici pour oublier mon ancien pays et mes anciens souvenirs.
Je porte la bière à mes lèvres et en avale une gorgée. Je la trouve vraiment délicieuse, un goût délicatement ambré et une sensation de dureté sur la langue. Parfaite cette rousse. Je finis par me rendre compte que j’ai un peu de mousse sur la lèvre supérieure, alors comme un gamin je souffle dessus pour la faire voler et au final en avoir partout sur le visage. « Pardon, excuse moi, dis-je en gloussant sans être réellement désolé. » Je finis par le regarder et louche sur sa boisson. Sérieusement, ça ne me donne vraiment pas envie d’y goûter, même forcé je préférerais garder les lèvres closes pour ne pas m’intoxiquer avec ça. Après les apparences sont souvent trompeuses comme dirait l’autre, mais là, je crois que je souhaite rester sur ma première impression qui est celle de la répulsion. « T’es sûr que tu vas boire ça ? La couleur est… Shit, hvordan sier du allerede ? » Je n’arrive plus à trouver mon mot, quelle foutue langue maternelle, parfois j’inverse les deux façons de parler à tel point que les gens doivent me prendre pour un fou. Non mais quel crétin je peux faire. « Bizarre, je crois qu’on dit comme ça non ? » Oui, je ne suis pas sûr de moi pour le coup. Quoi qu’il en soit, si bizarre est le mot, oui c’est bizarre.


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❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mar 16 Jan - 17:34

Shepherd
Willem

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On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
Je m’esclaffe, Leoric se paye une belle bacchante sur la lèvre supérieure. Il souffle dessus, le résultat est hilarant. J’aime ! J’adore ! J’avais crains qu’il soit un peu strict et sérieux comme  il m’avait paru l’être lors de nos brèves rencontres en salle des profs au lycée. Mais à l’extérieur, c’est bien un gars normal.

- Pardon, excuse-moi.
- Mouarf !


Je ne suis pas vraiment embarrassé, et même plutôt heureux de constater qu’il ne manque pas d’humour. La dérision et les facéties sont mon mode d’expression. Non que je ne prenne rien au sérieux, mais comme le disait un chanteur célèbre :

La vie c’est plus marrant,
c’est moins désespérant
en chantant.

C’est beaucoup moins inquiétant
de parler du mauvais temps
en chantant.

La vie est une garce qui se déguise comme une belle et honnête femme. Celle pour qui vous irez gravir les plus hautes montagnes, celle que vous espérez être la mère de vos enfants, celle de toutes les promesses. La vie est une amante qui vous étreint avec passion, qui vous fait défaillir d’émotion, et de plaisir. La vie est un succube qui vous ronge et vous dépossède de votre énergie vitale. La vie est une chienne qui après vous avoir montré le bonheur, vous l’arrache à pleine dent et le déchire.

De nos années d’errance après le drame, j’ai appris qu’il est vain de se battre contre la fatalité. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Et pour seule arme contre mes peurs, j’ai humour et l’auto dérision. Cassian avait eu du mal avec cette image d’alpha pas sérieux, à la limite de l’adolescent qui a oublié de grandir. Seulement mes farces m’empêchent de pleurer, ou de trembler dans le noir. Comme mes glaces qui finissent invariablement sur le nez de Maxine quand ma bêta n’est pas assez rapide. Trop souvent on est aveugle de l’immense pouvoir du clown. Pourtant de tout temps, il y a eu un bouffon, un troubadour ou un amuseur. Un fusible, une soupape de sécurité… Le fou qui garde les autres fous d’une aliénation létale.

- T’es sûr que tu vas boire ça ? La couleur est… Shit, hvordan sier du allerede ?
- Vordansieche quoi ?
- Bizarre, je crois qu’on dit comme ça non ?
- Non ! Jamais Jerry ne gaspillerait ses précieuses boissons pour me faire une farce.


Je lève mon verre face à la vitrine pour que Leoric voie bien la transparence. Je lui explique que Jerry n’a pas été si traître que ça en ne remuant pas le mélange.

- Tu vois la forme du liquide qu’il a ajouté à la bière ? Sa couleur, sa différence de densité par rapport à la solution aqueuse qu’est la bière. Il s’agit d’un alcool fort. Il est légèrement teinté, ce qui retire tous les alcools transparents de la carte, rhum, gin, vodka. J’enlève aussi les whiskys plutôt jeunes qui sont jaune pale.

Leoric reste suspicieux quant à la buvabilité d’un tel breuvage. Ce n’est pas une potion magique !

- C’est une pratique étendue du Shandygaff, sans la limonade. Les barmans s’échinent à trouver le mélange parfait, la subtilité qui te sublime la bière et non l’inverse. C’est difficile, car une bière n’est pas un liquide homogène contrairement à l’alcool.

Lancé sur ce sujet technique, je m’emballe et explique au norvégien ce qu’il se passe dans mon verre d’un point de vue chimique. La rhéologie de la mousse, la densité exponentielle entre le fond du verre et le haut. La bière est une Stout, reconnaissable à sa couleur et au dépôt en suspension. L’alcool que Jerry a ajouté est soit un vieux whisky, soit l’un de ces alcools italiens que le patron du bar affectionne. Je tente de laper une gorgée pour saisir un peu de l’alcool pas trop dilué, et c’est à mon tour de me retrouver avec de la mousse sur le bout du nez. Je fais un clin d’œil amusé à Leoric.

- Nous sommes privés de l’ivresse qui accompagne l’alcool. Grâce à Jerry, je redécouvre ces breuvages sous un autre aspect. Nous avons des sens gustatifs et olfactifs plus exacerbés que la normale. Même l’ouïe intervient avec la décomposition de la mousse. A l’oreille, je te distingue une Guinness d’une blonde standard les yeux fermées ! Cela nous invite à un voyage que les gens ordinaires sont privés. C’est une petite revanche de notre espèce Leoric !

Le courant passe bien avec le loup. Nous sommes tous deux des alphas, mais franchement c’est comme si nous avions laissé nos galons dehors en entrant dans le bar. La vie n’est peut-être pas si garce que ça finalement. Sans le vouloir j’ai aperçu la fêlure chez mon voisin de table. Une fissure semblable à la mienne. Nous pourrions en parler, nous désespérer sur notre triste sort commun, ou nous pouvons nous en moquer et en rire.

La mort c'est plus marrant,
C'est moins désespérant
En chantant.

Et bien des années plus tard,
Je chassais mes idées noires
En chantant.

La musique change de pays, quand j’entends l’accent chantant d’Alessandro. Il était évident que l’oméga vienne voir de plus près ce nouvel alpha. Je n’ai pas averti mon collègue sur le côté peu recommandable du patron des lieux. Je bosse pour la police et pourtant je ne cafte pas l’italien. Jordan Parrish en est bien conscient. Lui aussi n’est pas dupe de la double identité de ce parrain de la pègre locale. Mais la lumière a besoin de l’ombre pour exister. Avec mon passif de bohémien, je ne suis pas un exemple d’honnêteté irréprochable. J’ai eu volé des vêtements sur un fil d’étendage, des légumes dans un jardin. À chaque fois nous tentions de compenser par un échange équivalent, en réparant discrètement un moteur de tracteur, ou en rangeant une pile de bois. Et quand moi ou ma meute nous ne pouvions rien offrir, nous mettions un mot de remerciement et d’excuses pour le dérangement.

- Salut Aless’. Je te présente Leoric Teniala. Il est prof au lycée. Leoric, je te présente Alessandro Amaro. C’est le maître après dieu ici.

En faisant les présentations, j’attrape l’épaule de Leoric. Je marque mon territoire. C’est mon pote ! Je connais le tempérament du rital. C’est certain qu’avec moi il ne sent pas le besoin de montrer qu’il est le plus beau, mais l’apparence sérieuse du scandinave associé à son aura d’alpha pourrait laisser l’emphase italienne gonfler plus qu’il ne faut. Je fais peut-être le clown, mais ma main qui revient autour de ma choppe est un message. J’ai adopté le viking, gare !.

Et c'est tellement plus mignon
De se faire traiter de con
En chanson




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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Sam 20 Jan - 15:08

clickAlessandro
Willem & Leoric
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« Coppia di alfa »L’après-midi avait commencé tranquillement. Jerry astique le percolateur et Jessie sert des limonades et des soft drinks. Nous sommes après le rush du midi et la majeur partie de nos clients habituels sont encore au travail. Je suis à jour dans ma comptabilité. L’opération commando de cette nuit s’est plutôt bien passée. Mon concurrent dans l’underground de Beacon Hills s’est vu allégé d’une de ses planques d’armes. Autant de matos que nous allons nous servir et abandonner avec les empreintes de ses hommes et non des miens. Grain de sable après grain de sable, je bâtis mon empire. Prince obscure d’un empire invisible pour les honnêtes gens. J’aime cette double facette que j’affiche. J’ai besoin des deux mondes pour vivre. Élevé au sein de la mafia, Je n’avais que deux choix possibles. Chair à canon ou officier dans cette armée de l’ombre. Mon tempérament ferait de moi un piètre soldat. Je ne suis capable d’obéissance qu’à deux entités. Dieu et le parrain de la Cosa Nostra. Quoique si rien n’est négociable avec Dieu, j’ai déjà affirmé à Don Stefeno Corleone –dont je suis le bâtard–, ma volonté de monter dans l’organisation par mes propres moyens. Dans ce milieu pour avoir une chance de survivre il faut obtenir son rang légitimement. La Cosa Nostra est comme une grande meute, dont un jour je serai l’Alpha. L'ambition, ce n'est jamais en demi-mesure. Mais sans les crocs, les griffes et les prunelles rouges, je serai un parrain qui aura abattu ses concurrents avec les deux colts qui depuis la menace de ses porca puttana troia de napoletano, sont sagement rangés dans le holster dorsal qui me quitte rarement. Un œil avisé remarquerait les deux crosses accessibles au niveau de mes reins. Rien de choquant pour un patron de bar. J’ai ma licence de port d’arme dûment enregistrée auprès des services de police compétents. Leur service de balistique a enregistrée la « signature » de les deux revolvers… Au détail près que les balles tirées qu’ils conservent religieusement dans leurs tiroirs proviennent de deux armes similaires qui n’ont servi qu’à cet exercice avant d’être soigneusement enfermées dans un coffre à la banque. Je peux descendre allégrement qui je veux, mes armes restent pures et « innocentes ».


Un bruit de ferraille qui claque m’avertit que Will’ est dans les parages. Côté voiture je préfère mon italienne racée, toutefois je reconnais que la Chevrolet de Will’ a de la classe. Son bébé comme il la nomme affectueusement est une authentique pièce de musée qui roule toujours.

Il y a quelques semaines, lui et moi avons pataugé dans les égouts de la ville pour sauver les natiche de Brian et Therencio. Nous nous sommes mangé une sacrée dérouillées face à la bête. Obligé de lâcher totalement la bride à mon loup, Will’ avait dû ranger au placard sa tenue de boy-scout et sortir l’alpha qu’il est. Celui qui ne montre pratiquement jamais. Avant Je le prenais un peu comme un rigolo. Ça s’était avant, avant qu’il me domine de manière implacable pour faire rentrer la bête enragée qui me hante dans sa cage. Depuis nous n’avons pas reparlé de cet événement. Ce souvenir me répugne autant qu’à lui. Il n’est pas dans ma nature de courber l’échine, il n’est pas dans la sienne de s’imposer en dominant. Will’ n’a pas seulement la force de ses cinq bêtas, il conserve aussi une sorte de rémanence de son ancienne meute qui comptait alors plus d’une vingtaine de loups. Pourtant quand on le regarde vivre, c'est difficile d'y voir un leader.

Je sens immédiatement son aura. Deux alphas dans mon bar, cela ne passe pas inaperçu pour l’oméga que je suis. Mon loup rue dans sa cage. Il veut montrer les crocs, affirmer son territoire. Je serre les poings tout en parlant base-ball avec une tablée. Will’ ne se risquerait pas à amener un loup qui pourrait entrer en conflit avec moi. Enfin… je l’espère, car cet indécrottable optimiste ne se rend parfois pas compte des tensions possible.

Jerry et lui partent dans leur jeu de boisson qui commence à me coûter de l’oseille, Will’ devenant de plus en plus aguerri pour deviner les savantes mixtures de mon barman.  Enfin, je peux quitter les clients avec qui je discute. Je passe derrière le bar et me sers un verre de Grappa. Cet alcool sicilien que j’affectionne particulièrement. J’ai envie d’une sigaretta, mais cela m’obligerais à sortir sur le trottoir. Egge maledetta d’interdiction de fumer.

Verre à la main, je m’approche vers la table des alphas. Je sens le nouveau se tendre. Je suis peut-être un oméga, mais le Boss ici, c’est moi. Cela se voit à mon aisance, mon assurance et ma façon animale de me déplacer. Je lance un sourire charmeur à une cliente pour me concentrer sur ce nouveau qui me regarde avancer. Attentif. Il n’y a aucune agressivité de part et d’autre. Mais chacun affirme ce qu’il est. Lui, un alpha à la meute un peu restreinte, si ma comparaison de son aura naturelle avec celle de Will’ ne me trompe pas. Moi, l’outsider, l’oméga à la tête d’une organisation qui ne souffre pas de comparaison avec une meute de loups. J’assume le fait de me battre comme un homme avec des armes et non mes griffes ou mes crocs. C’est d’ailleurs préférable, mon loup est d’une cruauté inimaginable.

- Salut Aless’. Je te présente Leoric Teniala. Il est prof au lycée. Leoric, je te présente Alessandro Amaro. C’est le maître après dieu ici.

Sous ses airs de couillon, Will’ est un fin stratège. Avec ses mots, il avertit ce Leoric du statut de chacun ici, eux de simples clients, moi le boss du bar. Mais sa main qui enserre l’épaule de l’autre alpha délivre aussi un message. « Ne pas grogner sur le nouveau. » Soit. Je prends note.

- Ciao’ Will’, benvenuto à Beacon Hills Leorico.

J'aime italianiser les prénoms et alpha ou pas, le nouveau n'y coupe pas. Évidence qu’il débarque. Un nouvel alpha ça passe rarement inaperçu auprès de la population lycane. Je m’incruste sur la banquette où est assis Will, le poussant vers la devanture pour me retrouver face au nouveau. Sans pudeur, je le fixe dans les yeux et tente de deviner quel genre de type il est. Je tempère mon impolitesse par un large sourire charmeur et lève mon verre à son intention.

- Per la tua salute, amico !

Nous buvons chacun une gorgée de nos verres respectifs. Will’ fronce le nez sur le sien.

- Will' ! Tu vas finir par me ruiner avec tes jeux avec Jerry !

J'exagère. Ce n’est pas l’alpha qui va me faire un trou dans la comptabilité. Puis ce n’est pas comme s’il n’était pas le grand pote à mon second. Sans oublier qu’il répond toujours présent en cas de pépin. Il avait empêché Arès et la stidia de se faire butter par des chimères, lors d’une opération foireuse contre Barns et sans sa présence dans les égouts, nous n’en serions pas sortis vivants. Je scrute à nouveau l’alpha à l’accent prononcé.

- Danois ? Ou suédois ? hasardé-je.

J’aime son regard intrigué sur ma personne. Il tente de m’analyser, ou du moins c’est ce que je pense qu’il tente de faire. Mais que déduire de l’apparence que je donne ? Italo américain à l’accent chantant, fringué comme les gars sur les magazines de mode, attitude de Casanova. Une première inspection ne laisse en rien présager du fauve meurtrier que je suis la nuit, que ce soit à la tête de mon organizzazione, ou sur le ring du HCC, le hangar des combats clandestino, où je donne parfois de ma personne pour amuser le public et prouver à mes rivaux que même sans mes flingues, je sais me battre.

- Tu enseignes quelle matière Leorico ? Quelque chose de sérieux? Pas comme ce bon vieux Will' qui va finir par faire exploser le lycée.

Tactile, je passe un bras autour des épaules du professeurs de SVT. Il râle, mais le souvenir de sa dernière connerie lui colle la banane.

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Leoric Teniala

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Sam 20 Jan - 16:15


☾ on peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
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Parfois lorsque je parle et que je me laisse envahir par les émotions le Norvégien survient sans que je ne le veuille. Non pas que cela soit dérangeant, du moins pour moi, mais parfois je sème les personnes avec qui je discute en parlant ma langue natale. Je n’aime pas parler de langue maternelle, car ce barbarisme de langage montre des hiérarchies entre les façon dont on communique. Ce que je déteste tout bonnement. Pour la petite comparaison, ce serait la même chose de dire que le style haut en littérature est supérieur au style bas. Oui pour une personne qui n’y comprend absolument rien, c’est le cas, mais pour un littéraire aguerri, il n’y a pas de classification de ce genre là. Le style haut et le style bas répondent à des situations spécifiques, le haut pour l’épopée, la poésie ou tout genre se réclamant d’une stylistique brillante, mais le style bas serait plus usité pour les romans contemporains ou pour le journalisme. Donc CQFD. Rien à redire de plus. Pour en revenir à mes moutons, ou plutôt à mes loups pour le coup, je parle souvent avec ma langue natale sans le désirer, mais quand je vois les expressions complètement idiotes des gens – comme Willem actuellement – je me rends compte que parfois je devrais me contrôler ou tenter de ne pas le faire. Cependant ce n’est pas ma faute, parce que je ne suis pas là depuis longtemps et que parler une langue couramment demande un certains temps d’adaptation délicat.
Sa boisson ne m’attire toujours pas, je ne la boirais pas vraiment, trop peur de tomber « malade ». Même si voilà maintenant dix-sept ans que je ne suis pas tombé réellement malade. La faute – ou plutôt la chance – à ma transformation en loup-garou. « Non ! Jamais Jerry ne gaspillerait ses précieuses boissons pour me faire une farce. » Je le regarde d’un air incrédule. Non, définitivement non. Même si son mélange est bon, ce n’est pas pour moi. Mélanger les alcools c’est comme manger des pâtes au sucre. Jamais de la vie. Commence alors un discours complètement barbant sur les mélanges de liquides, le prof de biologie je le reconnais bien là, et sérieusement c’est chiant. Je l’écoute pour être poli, mais ça ne m’intéresse pas vraiment, surtout que je le sais déjà que certains liquides ne sont pas miscibles les uns avec les autres, j’ai fait des études moi aussi. Je ne serais pas prof le cas échéant. « Nous sommes privés de l’ivresse qui accompagne l’alcool. Grâce à Jerry, je redécouvre ces breuvages sous un autre aspect. Nous avons des sens gustatifs et olfactifs plus exacerbés que la normale. Même l’ouïe intervient avec la décomposition de la mousse. A l’oreille, je te distingue une Guinness d’une blonde standard les yeux fermées ! Cela nous invite à un voyage que les gens ordinaires sont privés. C’est une petite revanche de notre espèce Leoric ! » Alors la fin de sa diatribe me laisse mi figue, mi raison. Une revanche de notre espèce ? Non mais il est sérieux ou ça se passe comment ? Willem, est-il vraiment lui-même ? Je me mets à rire, un rire moqueur cette fois-ci, non méchant, mais je me fou de lui. « T’as pas fini avec tes conneries ? Peu m’importe l’ouïe quand je bois ma vodka. Je préfère le goût, rien de mieux. » Au moins je lui ferme le clapet en lui tirant la langue. D’ordinaire je me trouve bien plus réservé avec les gens, mais je ne sais pas pourquoi, avec mon collègue, le courant passe à merveille. Je me sens détendu comme je l’ai rarement été depuis mon arrivée à Beacon Hills.
Tout à coup je remarque une aura nouvelle, celle que j’ai perçue tout à l’heure en entrant dans le bar. L’oméga arrive vers nous. Je sens également autre chose, l’odeur de la poudre à canon qui est ancrée dans sa peau, et dans ses yeux, je vois le feu de la guerre malgré tout ce qu’il veut bien laisser paraître. « Salut Aless’. Je te présente Leoric Teniala. Il est prof au lycée. Leoric, je te présente Alessandro Amaro. C’est le maître après dieu ici. » D’accord, donc un Italien, pourquoi pas, les origines présentes sont hétéroclites au moins, un Scandinave, un Méditerranéen et un Américain. N’importe qui aurait pu en rire, mais pas moi. Je ne ris pas parce que je sens l’étreinte de Willem sur mon épaule, je me sens bafoué. Un territoire marqué, je ne suis pas un vulgaire arbre sur lequel un chien pourrait pisser dessus. Pourtant je comprends par la gestuelle qu’il y a danger dans cet endroit. Je regarde Alessandro, lui ? Curieusement cela ne m’étonne pas, mais en même temps je ne sens pas spécialement une épée de Damoclès au-dessus de moi. Rapidement mon collègue retire sa main et je reste suspicieux. J’ignore des choses, et je ne suis pas sûr d’apprécier tout cela. « Ciao’ Will’, benvenuto à Beacon Hills Leorico. » Je lui souris aimablement tout en sachant maintenant à quoi m’attendre, le danger, c’est lui. Le danger c’est lui pas vraiment. Je ne ressens aucune crainte, mais il doit y avoir quelque chose derrière cet homme, un truc que je ne parviens pas à saisir. « Takk Alessandro, en annen eksil, vennlig. » Je fais exprès d’utiliser le Norvégien, au moins je lui rends la pareille, lui montrant également le peu de foi que je fais à son animalité qui ressort. Moi je reste l’humain, je ne laisse pas la bête sortir, parce que c’est inutile et parce que surtout je ne veux pas d’ennuis. Je suis à Beacon Hills pour prendre un nouveau départ loin de la mort, pas comme à Førde. Alessandro finit par s’asseoir à table avec nous, poussons Willem vers la fenêtre et se mettant en face de moi. Je le regarde, interdit. Je n’ose faire aucune remarque, aucun signe ostentatoire qui pourrait être mal interprété. « Per la tua salute, amico ! » Je n’ai que quelques bases en Italien, mais assez pour saisir ce qu’il dit, nous attrapons alors chacun nos verres et buvons une gorgée en guise d’entrée en matière pour une rencontre singulière. Pourtant je le scrute attentivement sans rien laisser paraître. Je devine des choses, mais j’en ignore encore. Mais son air beau cul bon genre ne me fait rien du tout, je le devine aussi fourbe qu’une vipère et aussi méchant qu’une lionne enragée. Pourtant il me fait rire, son regard est totalement en inadéquation avec son apparence physique. A tel point que cela en deviendrait presque grotesque car je sens l’animal en cage dans son esprit. Il ne se contrôle pas alors qu’il veut paraître le parfait manipulateur des choses. Quelle ironie. Je laisse les deux loups discuter entre eux jusqu’à ce que la conversation revienne vers moi. « Danois ? Ou Suédois ? » Ah, la fameuse question, il est vrai que pour une personne qui n’a jamais entendu les sonorités rudes de la Scandinavie, faire la différence entre les différentes langues. « Ni l’un ni l’autre. Je suis Norvégien. » Je lui ose un petit sourire amical, juste pour ne pas mettre de l’huile sur une étincelle presque éteinte. Je ne veux pas qu’on s’étripe à la première rencontre, loin de là. Tout ce que je désire, c’est être tranquille.
Je termine mon analyse, je ne veux pas donner l’impression d’être trop inquisiteur au risque de le froisser. En réalité je reste dubitatif concernant le rital. Perturbé par l’aura de vice qui émane de lui, mais également par ce besoin de le cacher. Cela serait réussi si je ne sentais pas la poudre à canon résiduelle qui lui colle à la peau. « Tu enseignes quelle matière Leorico ? Quelque chose de sérieux ? Pas comme ce bon vieux Will' qui va finir par faire exploser le lycée. » Ah, donc c’était vraiment sérieux cette histoire de lycée qui a risqué d’exploser par la faute de Shepherd ? Bon dieu, il faut que je me renseigne là-dessus, ça doit en valoir le coup. « Sérieux je ne sais pas. Je suis prof de littérature comparée sur des textes du monde entier. » Oui, voilà, j’ai bien résumé la chose, inutile d’épiloguer quarante ans sur des choses sans intérêt. Oui, ma matière est sérieuse, non elle n’est pas drôle, mais j’aime ce que je fais et c’est le principal. Je les regarde, ils ont l’air copains comme cochons, et là je me sens un peu de trop pour être honnête. Alors je vide mon verre d’une traite, la bière coule dans ma gorge immédiatement et je me lève promptement. « Bon mesdames, excusez moi, je vais me chercher autre chose à boire, dis-je en riant, il n’y a pas d’insulte, juste de l’humour pur. » Je me dirige vers le bar et m’approche du fameux Jerry. Il m’a l’air bien gentil lui, autre chose qu’Alessandro, il n’a pas l’air "faux" au moins. Je lui demande une vodka avec un zeste de liqueur de citron et attends que mon verre arrive. Tout en attendant cela, je me concentre sur mon téléphone, ne préférant pas occuper mon ouïe à écouter les propos des deux amis de longue date. Une fois revenu à ma table, je m’installe et regarde Willem. Il ne m’a pas fait venir là pour rien, voulait-il me mettre en garde contre les dangers de la ville ? Parce que si c’est le cas, je crois que je n’ai pas fini de découvrir de nouvelles embûches par ici.


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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mer 24 Jan - 15:32

Shepherd
Willem

Teniala
Leoric

On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
- Ciao’ Will’, benvenuto à Beacon Hills Leorico.
- Takk Alessandro, en annen eksil, vennlig.


Ah ! Me v’la rendu à une finale de Roland Garros, ou de la coupe Davis. J’ai tenté de faire comprendre que le patron du bar était un poil susceptible sur son territoire, et inversement que l’alpha était mon pote. Donc tout doux les gars. Mais cause à Germaine, je m’en branle les mitaines. Je sens l’aura de Leoric repousser mon aide et Aless se faire un plaisir à jouer le dominant en s’appropriant le prénom de mon collègue. Voilà deux pignoufs qui s’enrobent dans leur fierté comme des princes dans une cape. Rho !!! Mais c’est bon les gars ! Faut pas se froisser pour si peu, ni pousser mamie dans l'aconit. À croire que mon seuil de tolérance est anormalement élevé, ou le leur au niveau d'une taupinière .

Aless’ m’a repoussé vers la fenêtre, se plantant devant le scandinave. J’essaye de faire comme les matous et émettre un ronronnement, ou du moins d’agiter mon aura en mode rassurant, il fait beau peace and love mes frères. La conversation se poursuit à fleuret moucheté. Et Arès qui n’est pas là pour m’aider à calmer le jeu si cela devait déborder.

- Danois ? Ou Suédois ?

Bon c’est une question sympas ça. Hein Leoric ? T'as vu pas de mots en i ou en o ! Super méga effort !

- Ni l’un ni l’autre. Je suis Norvégien.

Heu, te vexes pas Aless. Suédois norvégien c’est blanc bonnet, bonnet blanc. ça boit leur bière dans des cranes et jurent par Odin...

- Tu enseignes quelle matière Leorico ? Quelque chose de sérieux ? Pas comme ce bon vieux Will' qui va finir par faire exploser le lycée.
- Hey !


Non mais ! C’est sérieux ma matière. Je ne leur apprends pas que la science des cailloux, mais aussi celle de la reproduction. D’ailleurs ça me fait penser que… Un sourire naît sur mes lèvres à l’évocation de ce cours haut en couleur et…

- Sérieux je ne sais pas. Je suis prof de littérature comparée sur des textes du monde entier.

Euh… ça sert à quoi de comparer ? J’avoue que je ne comprends pas l’intérêt de la matière qu’enseigne Leoric. Si je vois bien techniquement en quoi cela consiste, je n’arrive pas à voir l’impact que cela a sur la vie des gens. Au moins mes cours sur la reproduc…

- Bon mesdames, excusez-moi, je vais me chercher autre chose à boire
- Mesdemoiselles ! Je te prie !


Je regarde mon collègue s’éloigner et tends mon verre en direction de l’italien dans un « salute » et bois un bon quart de ma chope. J’ai oublié mon défi avec Jerry.

- Ça va depuis l’autre fois ?

Sujet sensible que notre confrontation avec la grosse bête. Lui et moi avions copieusement morflé, et si le monstre était retourné dans les égouts sans nous charger une nouvelle fois, j’avais dû gérer Alessandro. Je me souviens de la sensation que j’ai ressentie. Désagréable au départ, car ce n’est pas dans ma nature de m’imposer aux autres. Puis à ma grande honte j’avais éprouvé une certaine jubilation. Une exaltation qui n’était pas passée inaperçue à l’Italien que j’avais dû contraindre à plier sous mon joug.

Il semble ne pas trop m’en vouloir, et m’entoure de son bras pour se coller à moi comme un amoureux transit.

- Pff ! Arrête !

Il sait que cela me met mal à l’aise. Non que je sois choqué de ses préférences en la matière, mais je n’aime pas me faire tripatouiller par un mec avec de telles intentions. Bien évidemment, si c’est dans le cadre d’un sport ou d’une déconne fraternelle, c’est différent et je suis même le premier à chahuter. Seulement l’autre belle gueule sait bien moduler ses gestes pour qu’il y ait quiproquo. Le pire est que l’autre jour j’avais une totale emprise sur lui. Je montre mes dents. Il se marre. OK, je ne suis définitivement pas crédible ! Il m’agace avec son assurance parfaite. Je l’envie un peu, moi qui doute contentement de mes capacités à être un bon alpha.

Leoric revient sur ses entrefaites. Cela devient une manie, je détaille son verre et analyse déjà sa boisson. Alcool transparent, cela élimine les whiskies et autres alcools vieillis en fûts. Je ne suis pas à côté, c’est donc difficile de me fier aux parfums dégagés, mais je ne sens pas la sucre de canne. La logique lui ferait choisir un alcool de chez lui. De la vodka. La transparence de son verre est troublée par une différence de densité. Il y a donc un autre alcool dedans. Et lui qui critiquait ma bière modifiée ! Je capte le regard goguenard du norvégien. Il s’était foutu de ma pomme quand je m’étais emballé sur la description de mon verre, affirmant qu’il ne se faisait pas autant de nœud au cerveau pour apprécier un verre.

- La vodka, c’est totalement muet comme alcool.

Et voilà t’y pas qu’il regarde le plafond, blasé. Je devine que mon voisin de banquette tait ses interrogations. Pas difficile de voir qu’il évalue le potentiel de Leoric. C’est quasiment instinctif chez l’italien. Force, faiblesse, assurance ou timidité, il aime se faire une opinion des gens. Je pense que depuis l’autre jour, il a dû réviser son jugement sur moi. Une façon comme une autre d’apprendre qu’il ne faut pas juger à l’emballage. Je me demande ce qu’il pense de Leoric. Il est certain que cela sera un futur sujet de discussion.

- Bon. Admettons qu’il soit inutile d’analyser la subtile chimie qui se passe dans nos verres, tu peux m’expliquer à quoi ça sert de comparer des textes ? Mise à part d’enrichir ta culture G, quoi que ça doive être assez difficile à recaser dans une conversation.

Je fais toujours rire mes élèves en leur donnant l’exemple de l’hippocampe où c’est monsieur et non madame qui effectue la gestation des œufs pondus par la femelle. Tout l’inverse de l’espèce humaine.







Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Dim 28 Jan - 22:39

clickAlessandro
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« Coppia di alfa »Le nouvel alpha répond à mon salut dans sa langue natal. J’apprécie car j’y vois une marque identitaire, même si son attitude comportementale refroidit la chaleur apparente de sa réplique. Il reste méfiant à mon égard même si la conversation se poursuit sur un ton neutre. J’apprends qu’il est norvégien. À mes côtés Will’ émet des signaux comme un sémaphore. Il semble que la bonne entente de la tablée lui tient à cœur. Il couine quand je le charrie sur sa matière. Mais il faut avouer, qu’avec ce qu’il nous raconte de ses cours… J’aurais bien aimé avoir un prof comme Will’, je pense que, mine de rien, j’aurais écouté un peu plus en classe. Shepherd a le don de se ridiculiser, pour justement assurer son emprise. C’est aussi un indécrottable optimiste.

- Bon mesdames, excusez-moi, je vais me chercher autre chose à boire
- Mesdemoiselles ! Je te prie !
- Pff…

Je secoue la tête un peu blasé. Un type sérieux qui tente l’humour, cela donne toujours quelque chose qui tombe à plat. Je ne relève pas, me contentant de laisser traîner mes oreilles pour savoir ce qu’il va faire. Willem gigote sur la banquette, il trinque avec moi avant de laper sa bière.

- Ça va depuis l’autre fois ?

C’est donc cela qui le tarabuste. L’autre jour dans les égouts, pour gagner en puissance et avoir une chance de nous tirer de là vivants, j’avais cédé à l’animal en ayant Will’ gardien de la laisse. Cela avait fonctionné tant que nous combattions ce monstre. Mais une fois sortis, Will’ avait relâché trop rapidement le joug qu’il faisait peser sur ma volonté. Ma part humaine n’avait pas eu le temps de se saisir de la laisse, le loup avait pris le dessus, libre de tout maître. Je lui ai sauté dessus avec la ferme intention de le tuer et prendre son rang d’alpha. Je n’aime pas cette bestialité qui me hante. Je ne suis pas un enfant de cœur, toutefois je me targue être quelqu’un de raison et de logique. Deux qualités qui n’existent pas chez l’animal que je bride à l’intérieur de mon cœur. Il est folie meurtrière, là où je suis d’une froideur implacable.

Quand j’avais plié de force sous la volonté de Will’, j’ai senti sa jubilation. Je sais que maintenant il en a honte, mais un loup reste un loup. Je ne connais pas d’alpha qui n’ait pas un jour exprimé sa satisfaction d’être au sommet de l’échelle. Même Shepherd n’y échappe pas, tout gentil et pacifique qu’il soit. Je n’aime pas ce qu’il s’est passé entre nous et souhaiterais l’oublier. Pourtant je ne suis pas un ingrat. Si Will’ ne m’avait pas dominé, lui et Brian auraient été obligés de m’abattre.

Je me rapproche de Will’ et le chope par le cou comme s’il était mon amant.

- Pff ! Arrête !
- Sai che hai un bel culetto Will’ ?


Il râle, gesticule et tente de se soustraire à mon étreinte. Je le lâche avant que monsieur le sérieux professeur de littérature comparée ne revienne à notre table. Je me moque qu’il nous ait vu ou non faire les idiots. Je ne souhaite simplement pas embarrasser Will’ devant son collègue. Avec un coincé comme il semble être, allez savoir ce qu’il pourrait s’imaginer ? Leoric se rassoit avec sa vodka. Cet alcool peut être du tout et surtout du n’importe quoi. Céréales, pomme de terre, betterave, raisin, n’importe quoi de distillable peut prendre l’appellation vodka. Celle servie au Pink est à base de seigle et de blé. Les bonnes vodkas sont rares et difficiles à importer à cause de cette méfiance viscérale de tout ce qui vient d’Europe de l’Est. Je montre son verre à Teniala.

- J’espère qu’elle te convient. Je n’ai pas autant de choix de qualité comme pour les Whisky.

J’ai un bar à faire tourner. Je me lève donc pour prendre congé.

- N’hésite pas à revenir, nous ferons plus ample connaissance Leoric. Ciao’ Will’.

Je file mon verre sale à Jerry et me dirige vers la réserve pour aller chercher le fût de bière qu’il me réclame. Ce soir c’est Jansen qui fait son numéro, il va y avoir du monde.



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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mer 31 Jan - 17:55


☾ on peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
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▼▲▼

En réalité je me moque d’Alessandro intérieurement, mais je perçois tout de même une dangerosité qui émane de lui. L’Italien cache son jeu, mais je le perçois clairement sans avoir besoin de le connaître. Enfin clairement, tout est relatif. Ce que je sais cependant, c’est qu’il ne se gère pas, que la bête qui est en lui réclame à prendre le contrôle. Chose qu’un lycanthrope ne doit pas laisser faire, et je perçois également le fait que cet homme ait une propension à la violence démesurément grande. Qu’il fasse attention à lui, un jour ou l’autre il tombera sur plus fort et il s’en mordra les doigts. Je ne parle pas de moi, je ne cherche pas les ennuis, mais d’une menace extérieure, bien plus grande. Quoi qu’il en soit tout ce que je veux, c’est ne pas me le mettre à dos, loin de là. Et avoir pu le rencontrer est une bonne chose en réalité. Au moins je peux mettre des noms sur les visages de la ville et savoir à qui je peux faire confiance ou non. Concernant Alessandro, je ne sais pas encore, j’hésite quant à ce que je dois penser de lui.
Alors que je retourne m’installer à la table, je fais face aux deux hommes. L’un respire la brutalité contenue et l’autre la bestialité pure. Je ne sais pas lequel des deux semble être le plus dangereux, mais il y a une amitié entre eux. Une amitié, peut-être pas, le substantif est certes un poil trop fort, mais du moins quelque chose qui fait en sorte qu’ils ne s’étripent pas réciproquement. Willem regarde mon verre et commence à me chauffer avec ses insinuations débiles : « La vodka, c’est totalement muet comme alcool. » Je le regarde et me mord la langue, je ne dois pas répliquer, je ne dois pas répliquer. Trop tard. « C’est ta bouche que j’aimerais voir muette. » Je lui fais une grimace pour qu’il arrête de me saouler avec ses conneries de scientifiques. J’ai mes habitudes et je ne les changerais pas. La vodka n’est pas muette, certaines ont plus de goût que d’autres et il suffit de savoir la marier avec de bonnes liqueurs pour trouver un alcool qui devient rapidement délicieux. « J’espère qu’elle te convient. Je n’ai pas autant de choix de qualité comme pour les Whisky. » Je regarde le propriétaire du bar et lui lance un sourire radieux, en tout cas, d’aspect, elle me semble délicatement trouble et la liqueur la colore d’un doux violet. « Oui, elle m’a l’air bonne, si tu veux je te donnerais quelques noms pour voir si tu en trouves dans le coin, le renouveau ça a souvent du bon, lui dis-je d’une voix enjouée. » Je laisse tomber la suspicion envers l’Italien, inutile d’être sur la réserve ou sur les crocs, ma venue à Beacon Hills était pour oublier les ennemis, pas pour m’en faire de nouveaux. Je le vois cependant qui se lève et nous annonce qu’il nous laisse tranquille. Je le salue et le regarde partir. Je ne ferais aucun commentaire, que Willem tente d’en lancer un, et je lui rabats le clapet immédiatement.
Il me semble que l’alpha veuille dire quelque chose, ou plutôt me poser une question. Je crains le pire et m’attends à tout, surtout venant de lui qui m’a déjà saoulé précédemment. Comme quoi, pas besoin d’alcool, lui parler ça suffit amplement à devenir ivre. « Bon. Admettons qu’il soit inutile d’analyser la subtile chimie qui se passe dans nos verres, tu peux m’expliquer à quoi ça sert de comparer des textes ? Mise à part d’enrichir ta culture G, quoi que ça doive être assez difficile à recaser dans une conversation. » OK, là il touche une corde sensible. Le continuel rabâchage de crâne qui dit que la littérature en général ça ne sert à rien à part à développer la sensibilité des étudiants, à leur prôner que cela abruti les esprits de se plonger dans un livre. J’en ai bouffé des réflexions de la sorte tout au long de ma vie, et je réponds souvent ceci, que je lui dis à lui aussi, qu’il comprenne bien ce que je pense. « A quoi ça sert aussi de définir ce qu’est une roche silique ? A quoi ça sert de comprendre les fondements de l’univers et de la terre quand il n’y a pas de poésie pour l’exprimer ? La littérature c’est de la science. Comparer des textes entre eux s’apparente au fait de comparer deux organismes différents pour voir s’il y a des ressemblances. La littérature exprime aussi l’histoire des peuples, la vision des choses, des cultures, des croyances. S’il n’y avait pas littérature, certaines avancées scientifiques majeures n’auraient jamais été inventées et inversement la science nourri la littérature. » Je trouve ça désolant de voir la vision obtuse des gens, qui pensent comme lui. C’est triste et ça enlève de la beauté à ce monde déprimant dans lequel nous vivons. Quoi qu’il en soit je n’ai pas fini à dire ce que je voulais. Seulement comment lui expliquer que la comparaison permet de voir des choses qu’on ne voyait pas avant ? Comment lui dire qu’en comparant les textes certains chercheurs talentueux on trouvé des similitudes dans les cultures à la même époque ce qui pourrait être des signes intéressant de présences mutuelles dans chacune des régions ? « La comparaison des textes permet de voir l’évolution des cultures, de voir le traitement que chaque culture fait d’un élément en commun. Ça sert à la culture générale comme tu dis, mais cela enrichi également l’esprit critique des gens. Esprit critique dont tu sembles à l’évidence totalement dénué. » Je monte sur mes grands chevaux, mais je ne le vise pas lui explicitement. En disant tu je désigne toutes les personnes qui sont comme lui persuadé de la médiocrité des gens travaillant dans la littérature. « Pauvre tâche. » Je lui tire la langue et bois une gorgée de mon verre pour enterrer cette discussion. Je ne veux pas revenir là-dessus, parce que ce débat est inutile, car il n’y a pas lieu d’avoir débat, mais plutôt entraide des disciplines pour qu’elles s’alimentent entre elles. Mary Shelley s’est bien servie de la science pour écrire son Frankenstein après tout. Et les scientifiques se sont bien servis des fabuleux romans de Jules Verne pour fabriquer leurs dirigeables non ? Alors le sectarisme n’a pas lieu d’être.


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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Jeu 1 Fév - 22:16

Shepherd
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Teniala
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On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
- C’est ta bouche que j’aimerais voir muette.

Mon cœur chute dans ma poitrine. Je croyais qu’il me charriait en parlant de « mes conneries ». Mais le ton est clair et sec. Heureusement Aless’ fait diversion sur ce qu’il peut proposer ou non en vodka. Mais je n’écoute plus leur échange. En me demandant de la fermer, Leoric me renvoie à mes doutes. Est-ce du mépris pour ma personne ? Ou lui qui se sent bien au-dessus du type sans style que je suis ? Je serre les dents et tente de voir le verre à moitié plein. Il est nouveau en ville. Il éprouve peut-être le besoin de se gonfler pour se faire une place. Si cela peut être utile en face de l’Italien, c’est un peu frapper de l’eau avec son poing, me concernant.

Comprenant par la force des choses que la science en général ne l’intéresse pas, j'avais tenté d’orienter la conversation sur sa matière. J’imaginais le terrain moins miné. A tort.

- À quoi ça sert aussi de définir ce qu’est une roche silique ?
« À savoir si tu peux l’utiliser pour faire du béton et construire une maison qui ne te tombe pas sur la tête ? »
- À quoi ça sert de comprendre les fondements de l’univers et de la terre quand il n’y a pas de poésie pour l’exprimer ?
« Bon j’avoue que la physique fondamentale m’est un peu obscure car justement elle s’approche trop de la philosophie. »


Il m’a demandé de la fermer, fauchant mon exaltation et mon élan de sympathie, comme on fauche les blés. Je tais mes contre arguments, blessé d’avoir été repris comme l’un de ses élèves. Meurtri de ce rapport de considération qui ne tourne pas à un rapport de force, car je me la boucle, trop estomaqué de la tournure que prend cette simple sortie qui était censée être un moment de détente. Me suis-je embarqué dans une guerre de territoire sans même m’en apercevoir ? Je l’écoute m’expliquer le fondement de sa matière et en comprends maintenant l’intérêt. Il n'a pas besoin d'être condescendant. Je reconnais que cela pourrait m’aider dans ma fonction de médiateur au poste de police, percevoir les différentes sensibilités en fonction de là où on vient. Mais il m'a demandé de la fermer. Je ne rebondis pas sur une discussion qui aurait pu être à bâton rompus dans une autre vie. Je suis évidemment loin de l’érudition qu’il possède. J’ai appris à lire sur une vieille édition de Charles Dickens qui appartenait à mon grand-père et suivis mes cours pour devenir professeur par correspondance. La différence ou la ressemblance, je l’ai pratiquée pendant les vingt-cinq premières années de ma vie à bouger d’un campement à l’autre, poussé par le vent, la pluie ou les saisons.

- (…) Esprit critique dont tu sembles à l’évidence totalement dénué.
- …


Nouvelle attaque, nouvelle condamnation alors qu’il ne connaît pas mon histoire. Usuellement ce sont les français qui sont connus pour leur suffisance, les scandinaves semblent ne rien à devoir leur envier. Ou c’est tout bonnement un moyen de protection de Leoric pour faire face à cet environnement encore nouveau à ses yeux.

- Pauvre tâche.

Le coup qui achêve. Il me tire une nouvelle fois la langue. L’inadéquation entre ce geste, son âge et sa qualité de professeur me laissent penser du peu d’estime qu’il me donne. Quant à l’insulte… Je ne relève pas. J’ai une formation de médiateur. On m’a appris à reconnaître les détonateurs, ces petites phrases de trop. Celles qui rabaissent et qui blessent. Comme ces flèches assassines que Leoric m’envoie depuis que nous sommes entrés dans le bar. J'ai encaissé sans renvoyer.

Soit. Je n’ai jamais eu la prétention de plaire à tout le monde. Toutefois, j’ai rarement récolté autant de mépris, en proposant à un collègue de travail d’aller boire un verre. A part Peter Hale qui m’avait toisé de haut. La littérature n’est-elle pas censé rendre les gens plus sensibles ? Ou j’ai vraiment rien compris à cette matière. Mon regard se voile. Je suis un alpha, et dans la normalité de ce rang je devrais le renvoyer dans ses buts, lui rappeler qu’on ne gifle pas celui qui vous accueille. Seulement d’un autre côté, Leoric vient de défoncer une vieille blessure, celle de mes doutes quant à être un bon alpha. Je n’ai jamais réclamé ce rang !

J’ai des fourmillements dans le ventre et le cœur oppressé. J’aimerai lui raconter ma richesse intérieure, et la perception subtile que je peux avoir des contacts humains, riche d’avoir croisé des milliers de gens tous aussi différents les uns que les autres. Mais je ferme ma bouche, peu envieux de recevoir à nouveau du mépris si je lui raconte ma vie de nomade, nos veillées où les anciens racontaient le monde et la vie en général, notre vie parfois en totale autarcie. Le bohémien, le romanichel, le vagabond. On m’en a collé des surnoms péjoratifs, pourtant qu’est-ce que j’étais heureux de cette vie.

Je retrouve mes vieux réflexes, ceux que j’avais quand je me faisais rejeter. Je souris à pleines dents, même si mon cœur est couleur de pluie. Il me prend pour un idiot, un simple d’esprit. Je voulais partager mon émerveillement des interactions de la matière, je me fais traiter de simplet. Je pensais accueillir chaleureusement, on m'oppose un froid arctique. Je ne sais même pas où j'ai merdé...

Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

Je me récite le mantra de ma meute. Cette maxime que j’ai rallongée suite au drame de ma famille a permis aux Shepherd de survivre. Je laisse à Leoric son sentiment de supériorité. Si c’est pour faire sentir les autres au plus mal, je le lui abandonne volontiers. À ses yeux je vais passer pour le pleutre, l’alpha qui plie. Mais Beacon Hills n’a pas besoin que deux alphas se prouvent leur valeur. Je plie pour le bien commun. Je ne romps pas, mais persévère. Alors je souris et hoche la tête.

- Et bien, j’aurais appris quelque chose. Je me coucherai moins idiot.

De l’air, j’ai besoin d’air. Mon cœur me fait mal tant il est oppressé. Son mépris ma poignardé aussi sûrement qu’un poignard. Je regarde ma montre, fait semblant de me souvenir d’un rendez-vous important. Sortir de là, vite.

- Je dois y aller. Désolé.


Je glisse sur la banquette pour m’extraire. File au bar et lâche en aveugle une poignée de billets à Jerry, lui disant de compléter avec ce que Leoric lui donnera. Je ne cherche même pas à payer le verre de mon collègue. Je fais confiance au barman pour me rendre plus tard ce qu’il y a en trop.

Dehors, enfin ! Les fourmillements désagréables ne s’arrêtent pas. Je ressens un mélange d’amertume et de honte. J’ai envie d’aller me terrer dans un coin, mais aussi de rugir et affirmer ma force. Mais je suis un pacifique de nature. Donc comme me l’a si aimablement demandé mon confrère, je ferme ma bouche pour ne plus l’indisposer. Je traverse pour rejoindre l’Impala. Je ne regarde pas, manque de me faire écraser. Mais je ne vois rien, je m’en moque. Partir de là.

« Pauvre tâche »…

Je pense à Tobias, mon cousin, qui déraille les nuits de pleines lunes. Aux prises de tête avec Mady, sa mère, sur la façon de gérer ça. À James, le type que j’ai mordu pour lui sauver la vie, mais qui a fini par quitter la meute rendant Kada’an malheureuse. Je me revois m’imposer à Aless’, le frapper fort pour le calmer et pour qu’il ne me tue pas. Je me vois terrassé par ce montre qui hante la ville. Deux fois que je me frotte à lui, deux fois que j’en réchappe par miracle. Je me revois prendre la vie de Ted, mon oncle et alpha, car il use de l’énergie qui lui reste pour m’obliger à le faire. Je me revois achever ceux que les chasseurs ont laissé à moitié mort, mais pas à moitié vivant pour qu’il y ait encore un espoir.

« C’est ta bouche que j’aimerais voir muette. »

Je manque d’air. Mes clés tombent sur l’asphalte. Je les ramasse et réalise que j’ai amené Leoric. Il est donc à pied. Je soupire, remballe mes cauchemars dans ma poche, recolle un sourire sur mes lèvres qui au confort de tourner le dos au bar s’étaient tordues de souffrance. Le professeur de littérature comparée est en train de sortir du Pink.

- J’ai oublié que je t’ai amené. Je te dépose à ta voiture.

Je souris comme un idiot. Mais j’ai envie de lui hurler toute la poésie d’un lever de soleil quand on a dormi à la belle étoile, ou encore les vibrations profondes qui prennent aux tripes lors des rites tribaux d’une minorité ethnique qui vit recluse dans une des forêts du grand nord canadien. Mais je n’ai pas été dans une prestigieuse université, et j’ai appris à lire sur les aventure d’Oliver Twist. Je n’y connais rien en figure de style, mais suis capable de mettre en équation la rhéologie de la mousse de ma pinte. Je dis souvent que ma meilleure défense est la plaisanterie et l’autodérision. Là je me suis mangé un mur.

… fauché comme les blés, d'un coup sec et tranchant. Sans appel. Je ne comprends toujours pas pourquoi sa réaction a été si violente. Un « les sciences physiques ne m’intéressent guère » aurait été l’usage, plus qu’un « Pauvre tâche » qui résonne encore dans ma tête.

Je m’imagine déjà mettre l’autoradio un peu fort pour bloquer toute poursuite de conversation. Je ne peux pas me permettre de me fâcher avec un alpha qui s’installe en ville. Mais… Vu la matière qu’il enseigne il pourrait à minima me traiter de con avec élégance.

Après je pousserai vers la forêt et la falaise qui surplombe la ville. Ce coin a la capacité de m'apaiser.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Leoric Teniala

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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Ven 2 Fév - 12:57


☾ on peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
Black burn, I feel so alone without you boy. Now I'm here hanging out in the street thinking about reactions over actions, walking on the sky of my dreams. Come, come, my baby come I will show you the world. Come, come, my baby come I will cover your nightmares.

▼▲▼

Ce n’est que quand j’ai terminé ma diatribe que je me rends compte que je suis allé un peu trop loin. Willem a mal pris tout ce que j’ai pu lui dire. Mais j’ai du mal à m’habituer à cette nouvelle vie, à ces nouvelles façons d’être. Quoi qu’il en soit, j’ai blessé quelqu’un et je regrette immédiatement mon geste, mes propos. Ce regret soudain me bouffe de l’intérieur et menace de me faire suffoquer. Je ne veux pas faire de mal aux autres, je ne veux plus de douleur, plus de peine. Selon moi, l’homme devrait vivre dans un monde où il n’y a plus de douleur et où les gens s’aiment pour ce qu’ils sont. Je viens de faire exactement l’opposé de ce en quoi je crois et j’aspire. Je me dégoûte moi-même et je voudrais lui dire pardon, lui dire que je suis désolé. Sauf que je ne trouve plus les mots. Le professeur de littérature qui ne sait plus quoi dire pour s’excuser. Alors il se tait, et souffre en silence pour ne pas blesser un peu plus une personne qui lui a charitablement ouvert les bras pour l’accueillir. Une honte immense s’empare de moi, j’ai honte de ce que j’ai fait, et je ne sais comment faire pour me faire pardonner.
L’alpha hoche la tête et sourit, mais cela me paraît faux, je ne peux que le comprendre, à sa place j’aurais foutu un coup de poing à celui qui aurait osé me parler comme je l’ai fait. Non mais quel idiot je peux être. Je gâche les chances que j’ai de me faire un ami. « Et bien, j’aurais appris quelque chose. Je me coucherai moins idiot. » Quand il me parle, cependant je distingue autre chose. Des doutes, de profonds doutes qui l’assaillent jours et nuits. Doutes que je comprends, car je les partage. Lui aussi a vécu de terribles événements, malheureusement c’est le lot de tous les lycanthropes, le triste destin d’une vie emplie de désastres. « Je dois y aller. Désolé. » Et quand il s’en va, je me sens au plus mal. Je devrais faire quelque chose, mais je reste prostré comme une andouille sur la banquette du bar. Incapable d’esquisser le moindre geste. Ce n’est que quand je le vois déposer ce qu’il doit sur le comptoir que je sens un courant électrique circuler dans mon corps. Il faut que je fasse quelque chose bon sang ! Mais quoi ? Je bois mon verre en une seule grosse gorgée et je le vois sortir. Non, je dois le rattraper, il n’y a pas d’autre choix. Je file en attrapant ma veste et dépose le dû au barmaid avant de sortir à mon tour de l’endroit qui m’oppresse.
Une fois dehors, je vois Willem revenir vers moi, il sourit, mais il sait très bien que c’est inutile. Il n’a pas besoin de se forcer, je sais que je l’ai blessé, je le perçois dans son regard qui est tordu de douleur, dans le soubresaut de ses lèvres qui se sont forcées à être étirées en un sourire. « J’ai oublié que je t’ai amené. Je te dépose à ta voiture. » Je l’arrête avant qu’il n’entre dans son véhicule en lui attrapant le poignet. Je veux qu’il attende avant de prendre le volant et de ramener chez moi. Il faut que je m’excuse, que je lui présente des excuses réellement sincères pour les mots durs que j’ai prononcés. « Willem, attend. Je te présente mes profondes excuses. Je… j’ai parlé comme un idiot, et j’en ai honte. Je ne voulais pas te blesser, mais j’ai tellement subis de moqueries vis-à-vis de mon métier et de mes choix de vie que je monte rapidement sur mes grands chevaux quand on dit que ce que je fais ne sert à rien... » Je baisse les yeux et le lâche. Je fixe mes chaussures avec lesquelles je shoote dans un caillou. J’ai terriblement honte de moi. J’agis comme un crétin, et ça n’est pas moi ça. Je ne suis pas comme ça.
Alors que nous sommes encore dans la rue, prêts à monter dans la voiture de Willem, je réfléchis au moyen de me faire pardonner, à la façon dont je pourrais lui montrer que je veux me racheter de ce que je viens de faire. « Je sais ! Ce soir tu viens manger chez moi. Je te ferais goûter ma spécialité norvégienne. Tu n’as pas le choix, je ne sais pas quoi faire pour que tu acceptes mes excuses, alors viens, s’il te plaît... » Je lève à nouveau le regard vers lui, et tente un sourire timide, comme signe de réconciliation, je voudrais qu’il accepte, qu’il me dise que ce n’est pas grave. Alors que si, justement, c’est grave ce que j’ai fait. Je lui tends la main, pour qu’il me la serre, je ne veux pas blesser les autres. « Willem, je ne voulais pas te blesser, je suis bête, et j’ai encore parfois du mal à m’habituer à vous autres Américains, alors désolé, je voudrais qu’on oublie ça... » Je lui souris à nouveau, peu sûr de la démarche à adopter, mais si je pouvais effacer les dix dernières minutes, je le ferais avec entrain et dynamisme.


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MessageSujet: Re: On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité || feat Leoric   Mar 6 Fév - 21:01

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On peut déléguer ses tâches, pas sa responsabilité.
A la mine de Leoric, je comprends que mon sourire en carton ne fait guère illusion. Will’ mon ami, il faut te reprendre ! Un médiateur doit savoir masquer ses émotions. C’est indispensable pour un tel job. Heureusement que dans mon travail, je suis rarement impacté personnellement. C’est plus facile de gérer les conflits, en n'étant pas affecté par des sentiments puissants. Je peux rester serein et lucide. Pas comme ici… Alpha en mousse, même pas capable de tacler l’un de ses collègues. Je fais mine de monter en voiture, mais Leoric me retient par le poignet. Je crains qu’il ne poursuive sa diatribe ici en pleine rue. Qu’il se moque de ma couardise qui est réelle, même si je pense aussi à ne pas envenimer la situation en jouant au chef de clan. Qu’il arrête de…

- Willem, attend. Je te présente mes profondes excuses. Je… j’ai parlé comme un idiot, et j’en ai honte.
- …


Il me lâche, baisse les yeux. Je me suis trompé sur son compte. Je me suis laissé submerger par mon émotion. Ma réaction était exacerbée par mes propres doutes, amplifiée par mes incertitudes. Je ne suis pas fier non plus.

- Je ne voulais pas te blesser, mais j’ai tellement subis de moqueries vis-à-vis de mon métier et de mes choix de vie que je monte rapidement sur mes grands chevaux quand on dit que ce que je fais ne sert à rien...
- Je…


Je rien du tout ! Je comprends que ce que je pensais être une ouverture sur sa matière, était finalement une remarque de jugement et de valeur. Je percute trop tard le message que Leoric a saisi : « Ta matière ne sert à rien contrairement à la mienne. » Mal à l’aise je me gratte l’arrière du crâne. Les mots sont un don précieux, mais aussi source d’incompréhensions et de conflits.

À nouveau Leoric lève le regard vers moi. Voilà deux couillons qui sont partis sur le mauvais pied et bien embarrassés sur la suite à donner. Je réponds à son sourire par une mimique que j’espère comique, sinon à minima amicale.

- Je… Ce n’est pas grave, je… Je sais que parfois je suis chiant à constamment mettre en équation les petites choses de la vie.

Leoric contourne la voiture pour monter côté passager. Mais toujours tendu et mal à l’aise, il stoppe son geste visiblement désireux de repartir sur quelque chose de positif.

- Je sais ! Ce soir tu viens manger chez moi. Je te ferais goûter ma spécialité norvégienne. Tu n’as pas le choix, je ne sais pas quoi faire pour que tu acceptes mes excuses, alors viens, s’il te plaît...

Mon regard s’éclaire. Un repas. Au-delà de manger, c’est un partage. Les repas sont une institution chez les Shepherd. Manger ensemble, c’est offrir et recevoir. Quand son estomac trouve sa satiété, cela met le corps dans un état réceptif, moins entaché de défense ou d’agressivité. C’est la base même de la vie primaire. Se nourrir pour vivre. Quand cette fonction est assouvie, on est moins enclin à la bagarre.

- J’adorai Leoric ! Sincèrement.
- Willem, je ne voulais pas te blesser, je suis bête, et j’ai encore parfois du mal à m’habituer à vous autres Américains, alors désolé, je voudrais qu’on oublie ça...
- Maladresse pardonnée. J’ai également réagit un peu trop avec les tripes et pas assez avec ma cervelle. Je n’ai pas été finaud. Excuse-moi sur ce point.


Je retrouve ma bonne humeur naturelle et cela se voit à mon regard qui brille et mon sourire sincère.

- Pour ce qui est des Américains en général, tu peux faire une approche grossière avec deux catégories. Ceux qui habitent les côtes Est et Ouest qui se rapprochent de la sensibilité européenne, et ce qu’il y entre ces deux extrêmes qui sont restés à l’ère des cow-boys. Avec mon passif familial, j’appartiens un peu aux deux clans.  

L’atmosphère est plus détendue sur le chemin retour qui nous ramène vers le lycée. Je dépose Leoric à côté de sa voiture, avec la promesse d’une découverte culinaire dans la soirée.

- J’apporte le dessert !

Il me reste plus qu’à convaincre Mady de me faire une de ses délicieuses tourtes aux pommes, issues d’une recette ancestrale, histoire que je fasse aussi un peu le malin en cuisine.

Spoiler:
 




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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