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 la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)

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Leoric Teniala

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MessageSujet: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mar 23 Jan - 22:31


☾ la guerre au bout de la voix.
I walk through the valley of the shadow of death. I fear no evil because I'm blind to it all. My mind and my gun they comfort me because I know I'll kill my enemies when they come. Surely goodness and mercy will follow me all the days of my
life. And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul but I can't walk on the path of the right because I'm wrong.

▼▲▼


Prologue.
Le retour à la réalité est souvent dur à encaisser. La nuit fut belle, l’une des meilleures depuis les accidents qui ont précipité mon départ de Norvège. Rares fussent celles où j’ai pur dormir d’un sommeil de plomb sans être réveillé en hurlant à cause d’un mauvais rêve emplit de sang, de douleur et de flammes carbonisant les cadavres empilés de ma meute. Plusieurs fois je me suis pris à être tenté de le rejoindre dans le canapé pour terminer le peu de sommeil restant à ses côtés. Pourtant rien ne fut fait, probablement la peur du refus et une pudicité qui trottait et m’indiquait que je ne pouvais décemment pas réaliser cette envie digne d’un enfant.
Le réveil fut délicat, à vrai dire je ne m’attendais pas à le trouver toujours présent dans mon logement, mais il était là, dans la douche que j’entendais couler. Instinctivement un sourire niais se logea sur mon visage à l’idée de l’imaginer encore là, et vivant une vie en colocation avec lui. Je secoue la tête et sors du lit avant de descendre, attiré par l’odeur du café. Vint ensuite la préparation du petit déjeuner, deux cafés serrés avec du sucre ainsi que du grovbrød (sorte de pain norvégien à base de farine et de sucre) avec de fines tranches de brunost qui est un fromage de mon pays bien qu’il n’y ait rien à avoir avec du fromage puisqu’il s’agit en réalité de lait sucré au goût de caramel qui a été mis en pâte. Je souhaite lui faire découvrir ce qui vient de chez moi. Le pain je le fais moi-même cependant le brunost je le fais importer directement de Norvège. Il m’a rejoint alors qu’il est tout propre. Un bel homme. C’est ce que je dirais pour le qualifier. Mais je n’oserais jamais le lui dire, trop timide pour faire ce genre de remarque à voix haute, surtout au principal concerné. Nous avons donc déjeuné ensemble et surtout échangés nos numéros de téléphones avant qu’il ne s’en aille, pour le travail. Je le sais bien occupé avec la création de sa nouvelle entreprise dans la finance. Alors que nous nous quittions sur un bref salut, je suis monté dans la douche pour aller me laver. Quel idiot, salut. Je ne savais quoi lui dire de plus, et je me suis contenté d’un simple salut.
Une fois le corps propre des traces de sang restant de la veille, je me suis habillé d’une chemise blanche rentrée dans un jean et d’un veston de costard. J’ai hésité à sortir le nœud papillon avant d’abandonner cette lubie vestimentaire. Il fallait que je me dépêche, les cours commençaient bientôt et je n’étais toujours pas au lycée, alors j’ai pris les clés de ma voiture et j’ai conduit d’une traite vers l’établissement où j’enseigne. A vrai dire je n’ai pas vraiment respecté les limitations de vitesse, trop pressé et terriblement en retard, fort heureusement, aucun policier n’était de contrôle et j’ai pu passer tranquillement sans embûche.
Une journée entière s’est déroulée sans avoir de message. Je savais bien que nous venions de nous quitter le matin même, mais en moi, j’avais cette envie terrible qu’il pense à moi, qu’il ait ne serait-ce qu’envie de me parler un peu plus. Tant et si bien que dans ma tête, des dizaines de scénarios possibles se sont crées. Sommes-nous devenus réellement plus proches ? Ne souhaite-t-il plus me revoir après ce que nous avons vécu ? Veut-il renier ce lien que le Nemeton a instauré entre nous ? L’angoisse montait en moi, jusqu’à ce que je reçoive le Graal. Salut Leoric, comment vas-tu ? Mieux j’espère. Mon cœur a bondit dans ma poitrine, à tel point que j’en ai lâché mon téléphone à terre. Je me suis mis à sourire comme un idiot, fort heureusement que j’étais seul chez moi, à ranger le bazar de la veille au soir. Ainsi j’attrape le smartphone et commence à écrire ma réponse. Salut Derek, je vais beaucoup mieux grâce à toi. Et pour ta part, comment vas-tu ? Étant donné que ce que tu as fait pour me sauver… Oui je me sens toujours coupable, coupable d’avoir causé tant de peur, et d’avoir risqué de le fatiguer à l’extrême lorsqu’il a tenté d’aspirer la douleur hors de mon corps.
Plusieurs jours se sont passés de la sorte, nous avons dialogué avec nos téléphones portables, prenant des nouvelles régulièrement. D’un commun accord je me suis dit qu’il y avait un blocage qui nous empêchait de nous revoir. Plus par crainte de nos réactions que par rejet de la présence de l’autre, loin de là. Cinq jours durant. Puis le silence.


▼▲▼

Retour au temps présent.
Le silence, un jour entier sans avoir de nouvelles. Nous qui prenions le temps de nous envoyer des messages régulièrement, petit à petit. Une routine s’installait sans qu’on ne le décide réellement. Au début je ne m’inquiétait pas, mais il y a eu ce doute, un pressentiment qui m’habitait. Il se trame quelque chose, je l’ai ressentis le temps de dix secondes alors que je dormais. Mais c’est passé aussi vite que c’est venu. Le lendemain matin je ne me suis pas fait de mouron, en réalité il y a eu peut-être un peu trop d’enthousiasme de ma part, une envie incontrôlée de recevoir ses missives numériques. Alors j’ai vaqué à mes occupations habituelles, les heures d’enseignement se sont épuisées à une vitesse relative, et rien d’alarmant ne vint altérer ma chronologie rituelle. Au final, je me suis fait à cette nouvelle vie. Voilà déjà presque un mois entier que je suis arrivé dans cette ville, un mois où j’ai rencontré des individus géniaux, d’autres un poil moins recommandables. J’ai lié des relations particulières, comme je m’y attendais en répondant à l’appel du surnaturel. Quoi qu’il en soit, il fut un silence pesant dans la journée. N’y tenant plus, j’ai tenté d’envoyer un message à Derek. Je lui ai envoyé un gentil : Rappelle moi dès que tu recevras ce message. Cependant je doute qu’il ne le fasse, au fond de moi, je sais que ça ne sera pas le cas.
A force de trop espérer, peut-être que l’on se brûle les ailes. J’ai trop misé, je me suis laissé emporter ce flot d’émotions que je ne connais pas, et voilà le brusque retour à la réalité. Il ne m’apprécie peut-être pas au final. A nouveau ces interrogations incessantes à propos de la réalité ou pas de ce qui nous relie. Il m’a éclairé et je me suis accroché à ce qu’il m’a dit, espérant sincèrement qu’il disait vrai. Il le disait, mais peut-être qu’il a réussi au final à renier ce lien intense, implacable, charnel... et difficile d’y résister, pour citer ses propres mots. C’est avec une certaine tristesse que je rentre à mon domicile, à pieds cette fois-ci, espérant peut-être le croiser dans la rue par un heureux hasard, mais ce serait trop beau pour être vrai. Ce genre de choses n’arrivent que dans les films. Parfois je regrette un peu que mon existence ne soit pas scénarisée et que je puisse modifier les événements qui se produiront prochainement. J’entends un téléphone sonner dans la rue, mais ce n’est pas le mien. Et je m’enfonce encore plus dans la morosité d’une journée gâchée par l’absence de technologie.
Que m’arrive-t-il à espérer, à attendre un coup de fil ou un message ? Moi qui d’ordinaire abhorre ce genre de techniques de communications, je me surprends à en avoir besoin, comme d’une drogue, comme d’un élément devenu indispensable à mon existence. Me voilà devant mon loft, mais je n’ai pas envie d’y entrer, pas sans lui, pas à nouveau. Sauf que je pousse la porte et qu’une fois que je la referme, cette fois-ci c’est bien mon téléphone qui sonne. Je le regarde et le numéro qui apparaît n’en est pas un, à la place il n’y a qu’un Numéro privé. Je ne réponds jamais à ce genre de démarchages publicitaires, car cela me prend du temps et je n’en ai pas à perdre. Pourtant aujourd’hui, quelque chose me pousse à appuyer sur l’écran pour décrocher, un petit quelque chose que je ne comprends pas. L’instinct me diriez-vous, mais je n’appelle pas ça l’instinct, j’appelle ça le flair. « Bonsoir Leoric. » Comment connait-il mon prénom ? La voix m’est inconnue, mais immédiatement je l’associe à celles que l’on voit dans les films d’horreur ou le meurtrier téléphone à la victime avant de l’assassiner. Sauf que je sais me défendre, sauf que je veux entendre la suite. « Vous avez une heure pour nous apporter 60.000$ à Eichen House, sans quoi nous appuieront sur la détente et la cervelle de votre cher ami Hale explosera. » Pardon ? Si c’est une blague, je ne la trouve absolument pas drôle du tout. Pour le vérifier je plonge en moi, tente de trouver ce lien, de le faire vibrer, de l’appeler, mais il n’y a pas de réponse, aucune, pas un bruit, pas un son, pas une émotion. Ils disent peut-être la vérité, mais quoi qu’il en soit je sens en moi la crainte et la colère se mêler, et ce genre de cocktail ne fait jamais bon ménage chez un loup, jamais. Comment puis-je réunir autant d’argent ? Moi qui ait à peine de quoi m’offrir une nouvelle voiture, comment pourrais-je faire ? Instinctivement j’aurais raccroché, et appelé les forces de l’ordre. Mais la menace ne me cible que moi. Pourquoi mêler des innocents à ce genre de problèmes ? Non, je me débrouillerais seul. « Je ne plaisante pas, et je ne le répéterais pas une seconde fois. Libérez le, vous ne me connaissez pas et ne savez pas de quoi je suis capable. » Menace claire. Jamais je ne me suis mis en colère à part lorsque j’ai égorgé mon alpha et récupéré son pouvoir car il avait tué mon père. Depuis j’ai toujours eu le contrôle, ce dernier je suis entrain de le perdre de céder à la panique et de laisser la haine m’envahir. Que me prend-il de faire de pareilles menaces alors que la vie de Derek est en jeu ? « La rançon vient de monter à 70.000$, rendez-vous dans une heure. » Il raccroche. Je regarde le téléphone, les larmes roulent sur mes joues. A qui me confier ? A qui demander de l’aide ? Certainement pas à Caracole, il est trop jeune pour que je le mêle à ce genre d’affaires. Lionel me considère toujours comme un étranger à qui il ne peut pas faire confiance. Lewis doit sûrement travailler. Non je me retrouve seul, comme toujours.
J’essuie rageusement mes joues et mes yeux du revers de ma manche et monte à l’étage de mon loft. Je sors une caisse de dessous mon lit, dessus est gravé un valknut, symbole viking de mon ancienne meute. Mes doigts le caressent avant que je n’ouvre le couvercle. J’attrape immédiatement le revolver dont je charge le barillet d’un geste aguerrit. Le holster est toujours dans la boite, mais je ne le prends pas. Bizarrement je sais que je n’y arriverais pas correctement. Les griffes et les crocs ne me seront d’aucune utilité. Alors j’enclenche la sécurité de mon arme et la glisse dans mon boxer, entière. Si les choses tournent mal, c’est ce qu’ils vérifieront en premier, voir si je ne suis pas armé. Je prends une courte lame également que je cache dans ma chaussure et commence à douter de la réalité des choses. Pourquoi faut-il toujours que je sois mêlé à de terribles actes ? Ma vie ne peut-elle pas arrêter d’être baignée de violence ? J’aurais au moins voulu connaître l’accalmie avant de plonger à nouveau dans le chaos. Les Parques en ont décidé autrement. Ces salopes.
Assis sur le bord de mon lit, je réfléchis aux conséquences de mes actes, incapable de décider de la marche à suivre. Dois-je y aller ? Dois-je refuser de céder à leurs avances ? Ou au contraire me présenter là-bas, sans rien pour me faire enlever à mon tour et tenter d’aviser sur le moment ? Très mauvaise idée, pourtant c’est la seule qui me semble viable. Les secondes passent à une lenteur démesurée et je reste là, prostré sans savoir comment agir ou que faire alors que la vie de mon ami – n’est-il pas plus après tout ce temps ? – est en jeu. Il y a plusieurs solutions qui s’offrent à moi, mais pas une ne me semble réellement correcte et répondre aux attentes de la sécurité protocolaire. Je pourrais le chercher à l’odeur, mais ça me prendrait trop de temps, une heure ne suffirait pas. Appeler à l’aide ? Mais qui bon sang ? Non je dois me débrouiller seul, je faire en sorte de régler cette affaire seul, sans avoir recours à soutien extérieur.
Je regarde mon téléphone et décide de le garder avec moi au cas où les choses dégénèrent. Caracole en n’ayant pas de nouvelles aura peut-être plus de jugeote que moi et préviendra les bonnes personnes si je n’y arrive pas tout seul. Je scrute la pièce autour de moi, ma décision est prise. Seulement, aurais-je le courage d’y aller jusqu’au bout ? En réalité la question ne se pose même pas. Derek m’a sauvé la vie alors que rien ne l’y obligeait. Qui suis-je pour ne pas lui rendre la pareille ? Je sais que les cachettes de mes armes sont idiotes, pourtant, ai-je le choix ? Après ils ne connaissent peut-être pas l’existence du surnaturel et ne s’attendront pas à voir un loup-garou, auquel cas j’ai l’effet de surprise qui primera. S’il savent tout, peut-être ne savent-ils cependant pas que je suis un alpha. Trop de paramètres indécis sont à prendre en compte, à tel point que rien ne me paraît censé, tout est flou, trop compliqué. « Derek, dans quoi t’es-tu fourré ? le maudis-je en rageant intérieurement de ne rien pouvoir faire sans être certains des chances de réussite. » Je sais marcher avec l’arme cachée dans mon caleçon, je l’ai déjà fait, la démarche est un peu délicate, mais je sais rendre tout ça naturel. Cependant le couteau ça risque d’être plus problématique.
Alors me vint une idée qui pourra peut-être nous sauver la vie. Idée que je mets immédiatement en action. Il faut focaliser leur attention sur quelque chose, alors autant le faire sur celle qui leur paraîtra la plus grosse. Je retourne au niveau de la boite et sors le holster que j’enfile sous mon blouson, j’y insère le revolver et cache mieux la lame qui est encore dans son fourreau. Je l’insère plus profondément dans ma chaussure en cuir. Elle est ainsi invisible à l’œil nu. Même en s’approchant, il est impossible de la détecter, il faut vraiment me retirer ma chaussure, chose qu’ils ne feront probablement pas. Je reste là, il me reste quarante-cinq minutes. Fucking shit. Jeg håper alt går bra. J’inspire et expire, mais mon rythme cardiaque me joue des tours, parfois accélérant, parfois décélérant et je loupe plusieurs pulsassions qui me donnent littéralement l’impression de mourir.
Les larmes me viennent à nouveau aux yeux. Je me mets à pleurer de faiblesse. Je ne suis plus comme avant, je suis incapable de protéger ceux que j’aime. Fut-il un temps certains où j’arrivais encore à me poser comme chef, mais c’est révolu. Maintenant j’ai à peine la force de me maintenir en vie, la preuve avec l’autre soir où je me suis quasiment tué tout seul. Comment pourrais-je aller sauver l’homme qui s’impose à moi comme une évidence ? La faiblesse de ma situation est désolante. Je me lamente sur mon sort, triste infortuné d’une providence merdique. A quoi rime tout ça ? Une demande de rançon, c’est idiot. Surtout que je n’ai pas tout l’argent qu’ils veulent, ce qui veut dire qu’ils ne savent pas qui je suis. Mais ça ne change rien au problème. Je n’y parviendrais jamais. Je n’ai plus les capacités que j’avais avant en Norvège. Quand j’avais une meute prête à m’épauler dans les problèmes, Maintenant tout cela je ne l’ai plus. Il ne me reste que la solitude et un adolescent. Cet adolescent, aussi gentil soit-il n’est pas prêt à ce genre de choses, je l’ai mesuré l’autre jour quand nous nous sommes entraînés. La solitude, une fois de plus enserre ma vie de son écharpe. Son tissus m’étreint et m’étrangle, causant une vive douleur en mon cœur. Je commence à pleurer, incapable de m’arrêter à laisser couler des pleurs qui ravivent ce sentiment en moi. Je vais le perdre et je ne pourrais absolument rien faire pour l’empêcher. C’est un triste constat. Mon père m’aurait insulté de lavette à me voir de la sorte. Et ce simple souvenir me fait bondir hors de moi. Je me redresse, les yeux toujours baignés de gouttes salées, mais il y a la résolution qui brille dans mon regard. Non je ne ferais pas les mêmes erreurs que lui. J’attrape les clefs de ma voiture d’un geste compulsif et claque la porte de mon loft avant de faire hurler moteur. « J’arrive Derek. » Une promesse chuchotée dans l’air, un message que je porte jusqu’à mon cœur pour qu’il la ressente. Oui, je viendrais, dussé-je en mourir pour te donner ma vie en guise de libération. Je ne pourrais peut-être pas empêcher ce qui va arriver, mais peu importe, car c’est tout ce que je ressens qui me pousse en avant, à aller porter secours à cet homme devenu bien trop important dans mon quotidien, ayant pris une trop grande place dans mon cœur pour que je le laisse sans tenter quoi que ce soit pour lui porter secours.


CODAGE PAR AMATIS



secret love
close your eyes and hold my hand, i will show you a better world, without judgments, a place where my love can be shown.




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Derek Hale
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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Jeu 25 Jan - 23:03


☾ La peur au ventre


Feat. Leoric

C’
est serein que j’ai quitté le loft de Leoric. L’état dans lequel il s’est mis m’a touché, car j’en suis la principale cause. Nous avons un peu échangé. Il s’est servi de notre lien pour me montrer son pays, basculant sans même s’en rendre compte sur un mode d’échange intime et très personnel. Il est effrayé et bouleversé, pourtant il ne nie pas ce qui le pousse vers moi. « Nous » Ce nous qu’il avait prononcé n’était pas anodin chez un gars comme lui qui a l’habitude de décortiquer le langage. Il s’exprime de façon précise et choisie. Autant cela m’irrite chez mon oncle, autant cela ne me fait pas le même effet avec lui. Comme quoi les relations humaines sont difficiles et délicates. Comme quoi nous ne sommes absolument pas objectifs.

Je suis rentré au manoir. J’ai collé un vent à Peter à sa question de pourquoi j’avais découché sans prévenir. Aujourd’hui j’ai plusieurs rendez-vous, à la banque, avec un assureur, un client et chez un notaire. Peu à peu je bâtis mon entreprise de consulting. Mon attention est accaparée toute la journée. Même ma pause déjeuner se fait dans un restaurant du coin avec un client potentiel que je dois convaincre. En fin d’après-midi, je vois arriver le bout de ma journée de labeur avec soulagement. Être à son compte n’est pas si aisé et certainement pas plus léger en horaire de travail. C’est en passant non loin du lycée que je pense à Leo. Comment va-t-il après sa journée de cours ? J’espère pour lui qu’il n’a pas eu de classe difficile. Je prends l’occasion d’un feu rouge que je sais long pour lui envoyer un message et lui demander comment il se sent. La réponse ne se fait pas attendre, mais je viens de redémarrer. Je ne regarde pas tout de suite sa réponse car depuis ma rupture avec Stiles, je fais une fixette sur le Sheriff, l’imaginant me guetter à chaque coin de rue pour me tomber dessus à la moindre incartade. C’est totalement idiot, mais irraisonné.

Garé sur le parking du super marché, je lis enfin son message. Leo reste bloqué sur mon sauvetage, comme s’il me devait une reconnaissance éternelle. Je n’en demande pas tant. Il m’a dit merci, cela me convient. Je le rassure à nouveau, arguant qu’il aurait agi de la même façon si les rôles avaient été inversés. Je sors enfin de la voiture pour faire quelques courses. Ruby me réclame des couches pour Ian, Peter est en panne de mousse à raser et globalement le réfrigérateur est vide.

***

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. J’ai enregistré Leo dans mes contacts, pourtant je ne me résous pas à jeter le post-it sur lequel il a écrit son prénom et son numéro de téléphone.  Comportement un peu mièvre, seulement ce bout de papier d’un jaune fluorescent me rappelle son existence, comme les messages que nous nous envoyons régulièrement pendant la journée.  Notre lien se tisse doucement, empreint de pudeur et de retenue. Cette lenteur me plait après ses questions assez directes et ciblées à son loft. Cela lui donne le temps de se faire à l’idée de ce qui m’apparaît comme irrémédiable. Cela me donne le temps de faire mon deuil d’une autre liaison. Par respect pour ces deux hommes je dois être serein dans mon cœur. Une complicité naît. À travers ses messages, je découvre son caractère et son tempérament. C’est évidement biaisé par le filtre d’une communication numérique. Pourtant je commence à apprécier cet homme qui me semble avoir de grands principes moraux, mais aussi un sens de l’humour certain. Il me parle de ses cours et moi de mes espoirs sur mon projet professionnel.

C’est devenu un rituel. Je suis le premier à envoyer un message quand je me lève. Leo clôt la journée en me souhaitant un agréable sommeil. Cela ne fait même pas une semaine, pourtant j’ai l’impression que nous parlons ainsi depuis des mois. Nos messages deviennent de moins en moins formels. Leo laisse échapper quelles humeurs, je me permets quelques piques sarcastiques. En cible privilégiée, son métier. Pourtant tous ce qui m’insupporte chez mon oncle, trouvent une oreille complaisante quand il s’agit de « lui ».

Semaine intense, car mon activité démarre. Ruby et Peter ne s’attendent pas à me voir au manoir à heures régulière. Le temps que je me stabilise dans mon activité, Mafdet prend mon relais pour s’occuper de Ian quand Ruby souhaite prendre du temps pour elle. J’accumule fatigue physique à surcharge psychologique. Leo, même s’il est en partie source de cette charge émotionnelle qui me pèse, est ma bouffée d’air pur. Nous nous ne sommes toujours pas revu depuis… Pourtant j’aime cette tempérance. Son empressement à répondre à mon premier message m’avait ravi.

Je compte pour lui.
Il compte pour moi.
Nous.

La réunion s’est éternisée dans cette succursale de la Lloyd. Sur les conseils de Stephan Wilder, le père de Chad, je tente de m’associer avec une banque de grande envergure implantée sur Beacon Hills. La tâche est rude que de devoir convaincre cette filiale qui peut compter sur un bon vivier d’employés que de me prendre en free-lance. J’explique que je compte n’adresser qu’un faible panel de leur clientèle. Mes prestations ne sont pas tournées vers les produits usuels d’une banque avec leur panel de livrets, assurances vie, ou de sicav. Je reste dans un marché de niche, sur le conseil pointu et ultra personnalisé en placement. C’est un travail chronophage en analyse que souvent une banque n’aime pas entreprendre, lui préférant une analyse de masse et proposer un produit moyenné à ses clients. Cette approche convient à quatre-vingt-dix pourcent de leurs clients qui ne souhaitent pas passer du temps sur leurs comptes. C’est donc les dix pourcent restant que je tente d’alpaguer dans un contrat de coopération avec la banque. Pour prouver ma valeur, je dévoile la gestion de mon propre patrimoine. Mes finances sont saines, ainsi que celle de Peter. Je prouve que je sais m’adapter à des besoins différents. Là où j’ai tendance à thésauriser, Peter se projette sur des projets familiaux avec le financement des études de Ian qui n’a pas encore un an.

Lorsque je sors enfin de la banque, mon premier geste est de virer ma cravate et la coller dans ma poche. Pour l’occasion, j’ai endossé l’uniforme de l’homme d’affaire. J’ai choisi des vêtements de qualité pour pouvoir y être à l’aise, mais il est clair que je préfère largement mes jeans et mes t-shirt. Ma voiture est garée à quatre blocs de là. Je suis arrivé à un horaire qui coïncide avec les premières sorties de bureau. La banque étant en hyper centre, autant dire que les places de parking libres étaient inexistantes. Pourtant j’apprécie de marcher un peu. Je n’ai pas d’attaché case avec moi, ayant préféré la jouer cent pour cent haute technologie avec toutes mes données conservées sur un cloud sécurisé. Le gars que je suis venu voir, n’ayant qu’a ce connecter à une adresse internet que je lui ai donné pour afficher les documents que je souhaitais lui montrer. Le lien est devenu caduque dès que je l’ai décidé en rendant le cloud inaccessible à la sortie de la réunion.

La soirée s’annonce plutôt tempérée. Plus tard je me dirais que j’aurais dû me méfier, et sentir le danger venir. Mais sortant de ma longue réunion, j’étais surtout concentré à me vider la tête et inspirer de l’air frais après l’air conditionné de la succursale. Tout en marchant j’envoie un message à Leo. Je l’avais prévenu que j’avais une réunion importante. Je lui résume mon sentiment en quelques mots.

« Première approche prometteuse. J’ai proposé qu’il m’évalue sur un mois grâce à un site de placement virtuel ».

Il existe des logiciels où vous vous constituez un portefeuille de départ et avec lequel vous jouer en bourse de manière virtuelle. Les ordres sont passés avec les mêmes règles que dans la réalité et avec les cours du moment. Ce sont des outils précieux de tests. Cela permet de se risquer à un mode de placement sans les risques. Cependant c’est toujours frustrant de s’apercevoir qu’au bout d’un moins vous avez réussi à multiplier par cinq votre capital, mais qu’en réalité vous n’avez que du vent. J’ai passé des heures à analyser les mécanismes boursiers avec cet outil.

Leo me répond dans la minute qui suit. Son message est gentil et un peu subjectif, me décrivant comme étant le meilleur trader de la planète. Il sait qu’il exagère, c’est une figure de style littéraire dont j’ai perdu le nom. Il souhaite simplement me faire plaisir. Ce gars est bourré de petites attentions. Je suis si peu habitué à cela que je dois, à ma plus grande honte, en laisser échapper la moitié. Je ne sais pas comment contrebalancer ses délicates attentions.

Je poursuis mon chemin, mains dans les poches, le nez au vent un peu distrait. Tellement perdu dans mes pensées, qu’arrivé à la Camaro, il me faut un temps de réaction. Je me suis fait faucher les deux roues avant. Ma voiture est sur cale… Je suis si las, que c’est le dépit qui l’emporte sur la colère. Rentrer à pied… Je commence à avoir l’habitude. Je soupire me disant qu’ils auraient pu prendre les quatre roues. J’imagine que le ou les voleurs ont été dérangés. Dommage que cela ne soit pas à la première, car je pouvais me dépanner avec la roue de secours. Je me souviens que j’ai deux vieilles jantes que j’ai dû laisser au loft. Demain je m’arrangerai avec Ruby pour aller les chercher, si entre temps on ne me vole pas les deux restantes…

Plutôt que de rager inutilement, j’ajoute à ma do-list de poser des écrous antivol. Je m’appète à laisser un message à Leo, puis me ravise. Il se serait proposé de me ramener. Cela fait une semaine que l’on repousse le moment de nous revoir. Mais pas comme ça, pas de cette façon alors que je me sens couillon avec mes roues en moins. Fierté mal placée qui allait me coûter cher.

Je connais cette ville par cœur, je trace donc au mieux pour un chemin le plus direct possible. Je repense à ma réunion. Pour appâter le directeur de la Lloyd, je ne dois pas me contenter de faire un gain honorable, mais de l’épater. J’ai quelques axes de placements, seulement je ne dois pas non plus tout risquer sur du profit court terme, mais bien prouver que je suis capable de gérer à court, moyen et long terme. Je traverse une rue déserte et poursuis mon chemin dans un quartier pavillonnaire. En fait, je pense que je vais créer deux portefeuilles avec des objectifs différents, car justement ce que je propose c’est du placement à la carte et non un package qui moyenne les risques.

C’est les idées clairs sur ce par quoi je vais commencer demain matin que je m’engage sur la route qui sort de la ville. Les deux côtés sont bordés de forêts. Lorsque je sens leur présence, c’est déjà trop tard. Des loups, des omégas, si je me fie à leur aura. Un type qui doit être le chef de la bande s’est planté au milieu de la route et me regarde avancer. Je m’arrête à une trentaine de mètres de lui. Il est rejoint par une femme, le vent m’apporte leur odeur. La fille est une coyote. Peu à peu je sens l’étau se resserrer. Ils m’entourent, sortant des fourrés. Plongé dans mes analyses boursières, j’ai manqué d’attention. Le manoir est encore loin pour que je songe à appeler Ruby et Peter.

Une voiture arrive dans mon dos. J’ai l’espoir d’un salut quand je l’entends s’arrêter et couper son moteur. Je ne me retourne pas pour ne pas me faire éblouir par ses phares et perdre en acuité visuelle.

- Qu’est-ce que vous voulez ? Questionné-je d’une voix la plus neutre possible.
- Toi, me répond la Coyote.

À sa main, un fouet. Depuis quand les garous utilisent des accessoires ? Suis-je tombé sur des illuminés ?

- Très drôle. Navré, mais ce soir je n’ai pas envie de jouer au soumis, grincé-je. Ni maintenant, ni jamais.

Ma voix claque comme une menace. Je pousse mon aura, mes yeux étincellent d’un azur meurtrier. Je leur fais sentir le poids de ma meute. Techniquement si je hurle un appel, il faudra bien quinze minutes à Peter ou Ruby pour me venir en aide. Ils ne peuvent pas laisser Ian seul. Je prends une apparence assurée et avance à nouveau. Personne ne bouge, ni tente de m’intercepter. J’imagine avoir réussi à les impressionner. La fille remue son fouet. Elle pense sérieusement m’avoir avec ça ?! La lanière de cuir claque. J’ai protégé mon visage en attrapant le bout du fouet lesté de poids de métal. Cela me provoque une légère blessure dans la paume. C’est bénin et déjà ma peau se reconstitue. J’avance à nouveau, tenant toujours la lanière de cuir.

Pourquoi ils se mettent à rire ? Le meneur s’écarte même pour me laisser passer. Seulement je ne le dépasse pas, je m’écroule sur place, incapable de bouger, paralysé. Je comprends l’astuce lorsque la nana prend le soin d’enfiler des gants avant d’enrouler son fouet.

Venin de kanima…

Voilà pourquoi ils se contentaient de rester à distance. Je suis soulevé comme un vulgaire sac de patates et jeté sans ménagement sur la plate-forme du pick-up qui s’était garé dans mon dos. Tient ! Je viens de retrouver mes deux roues avant.

***

Mon réveil est douloureux. Au début, je pense que je suis en plein cauchemar, que je vais me réveiller en nage. Mais le cauchemar perdure. Mes muscles tremblent sous une légère sollicitation électrique. Je pense au Calavera, mais Araya est bien trop droite dans sa conception de la chasse pour s’accoquiner avec des surnaturels. Que me veulent-ils ? Est-ce la nouvelle mouise que nous allons devoir gérer alors que la bête rôde encore ? Un problème à la fois par pitié.

- Vous voulez quoi, croassé-je.

Il fait encore nuit, mais j’ai perdu la notion du temps. Car une fois qu’ils m’ont balancé dans la voiture, j’ai été proprement assommé. L’électricité bloque mes pouvoirs de régénération. J’ai la tête soumise à une véritable fanfare interne. Je ne peux pas hurler pour appeler Ruby. L’électricité, notre pire ennemie. Si le napel peut me tuer, l’onde électrique me rend aussi vulnérable qu’un humain. Mais en lieu et place d’une réponse à ma question, ils me collent une sévère dérouillée. J’encaisse en serrant les dents. Je me concentre sur mon mantra pour ne pas me laisser déstabiliser. Inutile d’insister, ils me diront ce qu’ils veulent lorsqu’ils seront disposés à le faire. Je sombre dans une inconscience salvatrice.

De l’eau jetée sur mon visage me réveille. Mes bras me font souffrir. Depuis combien de temps suis-je accroché ainsi ? J’ouvre un œil tuméfié. Il fait jour. La lumière légèrement orangée me laisse penser que la fin de l’après-midi approche.

- Réveillé Hale ?
- …


Il semblerait que les préliminaires soient enfin terminés.

- Jolie voiture que tu possèdes.
- Sans les roues avant, elle roule moins bien…


Un coup dans le ventre punit mon insolence.

- J’aimerais bien pouvoir me payer une telle caisse, poursuit le chef de la bande.

Il se décale de mon champ de vision. Je lorgne autour de moi et reconnais les lieux. Nous sommes dans l’ancienne distillerie. Un endroit parfait à l’écart des habitations. Isolés du monde des vivants à cause des odeurs de cette ancienne manufacture.

- Tu vas nous donner tout ton fric Hale.
- Faut pas se fier à ma caisse, je vis à crédit.


J’entends un rire cristallin. La coyote. Elle remet la gégène en route. Je m’arque sous la décharge brutale. De l’argent. Voilà le fin fond de l’histoire. Je suis presque déçu par leur si peu d’ambition. Après tout ce que j'ai traversé dans cette ville, il faut que je tombe sur une bande de guignols qui me braque parce que j’ai une belle voiture…

Je vois le type reposer rageusement mon portefeuille sur une caisse.  Il a eu être déçu par ce qu’il y a trouvé. Mon permis de conduire, ma carte bancaire et un peu d’argent liquide. Pas de quoi s’offrir une Camaro.

- On t’a suivi. Tu sortais de la banque ! Et fringué comme ça, ce n’est certainement pas pour réclamer un prêt.
- Ben pourtant si. Cela fait plus sérieux que d’y aller en loubard !


Miss coyote sort son fouet. Ma joue ramasse une belle balafre. Grave erreur, je profite de la nouvelle dose de venin de kanima pour justifier ne plus pouvoir répondre à leur question. Ce qui est en partie vrai. Je tombe dans une nouvelle torpeur et perd à nouveau tout repère temporel. J’ai faim, cela doit faire plus d’un jour que je n’ai pas mangé. Périodes de tranquillité relatives alternent avec des séances de boxe où j’ai le rôle du punching-ball. À chaque fois je leur oppose une fin de non-recevoir. Je n’ai aucun plan, j’attends simplement la faille, une négligence de leur part, une opportunité pour retourner la situation.

***

Combien de jours ont-ils passé ? On a fini par me donner un infâme sandwich à manger. Ils n’ont rien sur moi, à part m’avoir vu sortir d’une banque et rouler dans une voiture sportive. Ils ont seulement mon permis de conduire qui indique encore l’adresse de mon loft et non celle du manoir bien plus proche. Mon téléphone est verrouillé, quand à ma carte bleue ils n’ont pas le code. Et même s’ils arrivaient à me l’extorquer, le plafond de retrait est limité.

Le temps passe et avec mes chances de me sortir de ce guêpier. Je tiens grâce à un regard clair. Un regard hésitant, empli d’interrogation, mais foncièrement amical. Je les épie. J’ai noté où Miss coyote range son fouet. Subitement cela s’agite. Je feints sans trop de difficulté un état moribond pour retarder la prochaine séance de chaise électrique.  Mon cœur se fige lorsque j’entends le chef de bande prononcer le prénom de Leo. Comment peuvent-ils le connaître ? Comment ont-ils fait le rapprochement, nous venons à peine de nous rencontrer ! Je comprends quand mon ravisseur passe devant moi avec un post-it jaune à la main. Le numéro de Leo que j’ai conservé. Ils le dirigent vers Eichen House ! C’est un piège. Non ! Je tente d’établir notre connexion. Mais je suis très affaibli. Toutes mes blessures ne guérissent pas. Ils veillent à m’affaiblir avec l’électricité.

- Leo ! Ne vas pas à Eichen House.  

Je mets tout mon cœur dans mon appel, car je n’ai plus que ça. J’essaye de lui montrer le danger en lui montrant la bande qui est dans la distillerie. J’espère qu’il a reçu mon message et qu’il ne commettra pas l’imprudence de venir au rendez-vous qui lui a été donné. Mon attitude ne passe pas inaperçue. Une nouvelle décharge plus forte que les autres me fait hurler. Je rêve de me détacher et de les…

Noir total.
























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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Ven 26 Jan - 11:22


☾ la guerre au bout de la voix.
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life. And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul but I can't walk on the path of the right because I'm wrong.

▼▲▼


Les larmes sont loin d'être aussi méprisables que la plupart des gens veulent bien le faire croire. Elles soulagent peu importe la raison pour laquelle elles coulent. Elles ont un côté libérateur des peines, ou peut-être justement évacuent-elles réellement les sentiments que l'on ne veut pas en nous ? Même si elles nous rendent faibles sur le moment, nous font croire que l'on peut être balayé comme une simple feuille, à la fin celui qui a pleuré a plus d'énergie à revendre que n'importe quelle autre personne. Oui peut-être que l'on fait pitié à voir lorsque l'on lâche quelques goûtes saumâtres de nos yeux, mais avez-vous déjà réfléchis à tout cela ? Après les larmes peuvent couler pour des raisons positives, dans ce cas-là, le schéma se répète toujours et encore, mais nous pouvons ajouter quelques compléments. Elles montrent notre sensibilité, notre amour, notre capacité à ressentir des émotions. Si vous connaissez quelqu'un qui joue la carte de l'indolence et qu'un jour vous le voyez pleurer de bonheur, ne doutez pas de ce qu'il est réellement, une personne qui a tellement d'amour à distribuer qu'il en a peur et préfère se ranger derrière une attitude de froideur. Les larmes révèlent tellement sur les gens, il ne faut pas en avoir honte, il faut les aduler et les accepter lorsqu'elles ruissellent sur nos pommettes et se perdent sur le sol, elles sont ce qu'il y a de plus beau au monde. Alors j’ai pleuré, j’ai préféré laisser les émotions se dévider de mon âme pour les évacuer une bonne fois pour toute. Non, ne pas croire que c’est parfaitement calculé, loin de là, je suis vraiment chamboulé par ce qui arrive, mais je préfère laisser les choses se faire plutôt que de les réprimer. J’aurais besoin d’avoir la tête froide, libérée de toutes considérations sentimentales et émotionnelles. Il faudra être alerte, et réfléchir rapidement aux conséquences de mes actes, il faudra que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour le sauver, celui que mon cœur réclame ardemment désormais. Ce n’est qu’en le voyant en danger de morts que je me rends compte de ce qui brûle à l’intérieur de mon corps. Cette force n’est pas uniquement surnaturelle comme je le pensais, il y a bien plus et c’est seulement maintenant que j’en comprends l’ampleur. Il faut dire que j’ai toujours été un peu long à la détente quand il s’agit de cela.
La voiture est à peine démarrée que je saisis la complexité de la situation. Que va-t-il se passer quand ils se rendront compte que je n’ai pas l’argent ? Me tueront-ils ? Qu’ils essayent. En moi il n’y a pas de meute, mais il y a un alpha qui sommeille. Certes je n’ai plus la force d’antan depuis que je suis en proie à une solitude immense, mais je garde quand même une sorte de puissance brute, celle du loup qui sommeille. Et l’ardeur de mon envie de le sauver est tellement forte que je pourrais soulever des montagnes tel Atlas portant sur le monde sur son dos pour empêcher la collision du ciel et de la terre. Ma force d’un lycanthrope, si elle avait été plus forte, le sauvetage aurait été grandement simplifiée. Voilà que je me mets à faire des anacoluthes. Je lâche un petit rire nerveux. Seulement en pensant à tout cela, je sens venir à moi une citation d’un grand artiste que j’apprécie particulièrement : « Deux faiblesses qui s'appuient l'une à l'autre créent une force. Voilà pourquoi la moitié du monde, en s'appuyant contre l'autre moitié, se raffermit. » Tels furent les mots d’une célébrité mondialement connue sous le patronyme de Leonardo di ser Piero da Vinci. Et en y pensant, en laissant le sens des deux phrases m’imprégner, je sens une nouvelle attraction en moi. Les yeux deviennent rouges. Et je regarde mon reflet dans le rétroviseur intérieur de la voiture. Non, je ne l’abandonnerai pas, dussé-je en mourir. Derek Hale a besoin de mon aide, et il la trouvera. Pas à Echen House. J’entends ce que tu dis, mais je ne t’écoute pas. Tais-toi, où tu mourras. Le vide se refait suite à ce prédicat particulier. J’irais où tu iras, toujours.
L’heure tourne, mais il me reste encore une trente minutes. Peut-être pourrais-je faire autre chose. Oui, peut-être. Je laisse la voiture tourner et me précipite à l’intérieur de la maison et file dans la salle de bain. J’attrape le rasoir à lame que j’utilise parfois pour rendre mon visage glabre, je le claque sur le rebord de la vasque et saisis la lame dans mes doigts. Immédiatement le sang coule, mais peu m’importe, c’est peut-être qui sauvera notre peau. Je glisse la lame de rasoir dans la manche de mon t-shirt à manche longue, je me couperais, mais ce n’est pas le plus important, au moins, ça ils le verront pas et je pourrais délier mes liens si jamais je me retrouve attaché.
Il reste un problème, et un de taille. Si jamais ils tuent Derek en se rendant compte que je n’ai pas ce qu’ils désirent ? Non, n’y pense pas. N’y pense pas, ça ne sert à rien de remuer de sombres pensées. Je retourne à la voiture et me dirige alors vers Echen House, c’est là bas que se déroulera le premier échange que j’aurais avec les ravisseurs de Derek. C’est là que se déroulera notre destin à tous les deux. Là que je vais sceller le début ou la fin de notre histoire, pas d’une histoire déliée, mais d’une histoire commune qui sera peut-être dure à la fin, mais qui selon moi sera digne d’être vécue pour chaque moment que nous pourrons vivre ensemble.
La route est longue. Pleine de doutes. Pleine d’interrogations. Pleine de peur. Mais pleine de résignation. Il faut que j’y aille. Je ne peux décemment pas demander de l’aide à la famille Hale, ils doivent probablement veiller sur Ian, car s’ils ont enlevé Derek pour des raisons financières, Peter et son enfant, et sa femme seront en danger. Alors je serre les dents. Ce sera moi contre eux, et il n’y a pas d’autre échappatoire, pas d’autre solution. J’arrive à l’endroit même, avec un quart d’heure d’avance. Je reste dans mon véhicule pour le moment, avec le besoin d’observer les lieux pour découvrir si l’on me tend un piège. Pourtant je ne vois rien de suspect pour le moment, les odeurs sont celles de la ville, pas de signe d’une créature surnaturelle, pas de signe d’humains à peur ceux présent dans l’hôpital psychiatrique de la ville. « Fais chier. » Je ne jure pas souvent, où alors il faut vraiment que je sois en colère. Ne le suis-je pas actuellement ? La seule réponse est murmurée par l’air, elle me dit que je bouillonne et que le premier qui se postera en travers de ma route sera détruit. Je sors de l’habitacle de ma voiture et respire le vent qui fouette mon visage. Il fait froid, mais je ne ressens que la chaleur du feu de la haine qui circule. Je m’avance devant les grilles de l’hôpital, dois-je y entrer ? Une intuition me dit que non, je dois rester devant. Les mains vides. Voilà le problème, voilà ce qui fera foirer le plan. Je n’ai pas les 70.000$, je ne les ai jamais eu de toute ma vie. Moi qui gagne une misère avec mon salaire de professeur pour payer mes courses, mon loyer, les charges d’eau et d’électricité. Je ne suis pas fauché, mais je ne dois pas faire de grandes dépenses pour autant. Quel crétin, et qu’est-ce que j’attends de cette entrevue avec ces… ces monstres. Rien du tout, je sais que ça se finira dans le sang. Il faudra que je tâche mes mains de sang, à nouveau, mais je n’ai pas peur, je le ferais, pour sauver mon ami, pour sauver l’élu de ma vie. Je ne reculerai devant rien, pas à nouveau, il est hors de question que je perde à nouveau un proche, comme avant, cette fois-ci je suis prêt.
Et d’un coup une odeur. Je gronde intérieurement. Des loups. Je le savais, Derek n’aurait pas pu faire se avoir par des humains, ou alors il fallait qu’ils soient nombreux. Non pas des loups. Un loup. Et une coyote. S’ils sont deux ici, c’est qu’ils sont encore nombreux ailleurs. Où, je ne sais pas. Je les regarde arriver au loin. Ils sont sereins. Cela dénote tellement avec mon état psychologique. Moi qui bouillonne intérieurement. Une fois qu’ils sont là, je dois jouer finement, je dois tout faire pour arriver à le garder en vie. « Tu n’as pas l’argent. Es-tu idiot à ce point ou la vie de ton ami ne compte-t-elle pas ? » La voix est féminine, dure et remplie de malice. Elle se croit supérieure à moi, mais n’a-t-elle pas compris que je suis un alpha ? Que si je le voulais je pourrais la réduire à l’obéissance ? Ce ne sont que des omégas, ils sont faibles. Pourtant je me méfie, car le fouet de la coyote-garou ne m’inspire pas confiance. « Oh si, ne vous inquiétez pas. Sa vie m’importe plus que vous ne le pensez. Seulement je ne crois pas que vous le tuerez avant d’avoir eu ce que vous désirez. » Je joue cartes sur table. Trop téméraire, mais je gagne du temps, il le faut. Le garçon serre les poings et je vois sa mâchoire se contracter. Monsieur s’énerve. Moi je tente de donner une attitude sereine à mon corps, pour lui montrer que ça ne m’atteint pas et que je maîtrise toute la situation. Alors qu’en réalité c’est totalement faux. « Tu sais quoi, tu as raison Leoric. Tu as une heure de plus, réunis l’argent, si tu ne le fais pas, je tuerais moi-même Hale. Dee' tu vas avec lui. » Je le regarde, méprisant ; il le ressent, car il commence à grogner, ses yeux deviennent bleus. Il a tué, et il n’hésitera pas une seconde fois à le faire, ou même plus qu’une seconde fois, qu’en sais-je ? Cette fois-ci c’est la fille qui s’apprête à parler. « Je t’accompagnerai. Si tu ne fais pas ce qu’on demande, je n’aurais qu’à envoyer l’ordre de feu. » Cette fois-ci je sens l’abattement s’emparer de moi. Ils m’ont à leur merci, je ne peux rien faire. Je vais le perdre, et je ne sais pas où chercher venant d’arriver dans la ville.
Le garçon reste planté là et la fille m’entraîne vers la ville, vers la banque. Que compte-t-elle faire ? Elle est idiote ou quoi ? Moi braquer une banque ? Non mais il faut vraiment être abruti pour tenter un truc pareil. Nous avançons, et le calme de la rue dénote tellement avec la haine qui circule entre elle et moi. Il y a trop d’éléments qui entrent en compte pour que je les laisse sans y prêter attention. Elle croit maîtriser le jeu, elle le croit jusqu’au fond d’elle-même. Sait-elle seulement qu’en réalité elle marche exactement vers la fin de leur stratagème ?
Arrivé en centre ville je regarde autour de moi, cherchant le moment opportun pour faire ce que j’ai en tête depuis le début. Un sourire fin se dresse sur mon visage sans qu’elle ne puisse le voir. Elle va s’en mordre les doigts, jusqu’aux sangs. Je me baisse pour refaire mon lacet, et elle arrive vers moi. « Relève toi. » Un ordre qu’elle profère. Moi je souris toujours et je bondis d’un coup, la poussant dans la ruelle sombre à notre gauche. Arrivé là je la mords au bras tellement fort que je sens l’os se briser d’un coup et le sang envahir ma bouche. Je l’attrape par les vêtements et lui claque la tête contre le mur avant de la ligoter avec la vieille chaîne de vélo qui traîne. Parfait. Elle est évanouie. « Qui est idiot maintenant ? dis-je avec a satisfaction qui s’empare de moi. » C’est moi qui possède les cartes maintenant. J’attrape le téléphone portable de la fille dans sa poche, il n’y a pas de code de verrouillage. Encore mieux. Je regarde dans le répertoire et vois un message qui me mets la puce à l’oreille. N’oublie pas de prévenir s’il montre les crocs. Bandes d’abrutis. J’examine avec attention la façon dont elle écrit, j’essaye de me faire à cette syntaxe dénuée de sens, horriblement sèche, sans poésie. Il faut que je fasse pareil, il faut que je les ais à leur propre jeu. Nous sommes à la banque, on avance vers le coffre. J’espère qu’ils mordront à l’hameçon et qu’ils se laisseront avoir. Je garde le smartphone avec moi et le mets en mode vibreur dans ma poche.
Oh mais qu’ils sont idiots à croire que je ne suis qu’une pauvre chose. Un alpha sommeille toujours en moi. Et je sais moi aussi me montrer redoutable. Ils ont foncé tête baissée dans ce que je voulais qu’il se passe. J’attrape le haut de la fille et en arrache un bout. Il est sale, encore mieux, je pourrais sentir son odeur de la sorte. Je le glisse aussi dans ma poche et commence à courir aussi vite que je le peux vers ma voiture. Une fois dedans, je retourne là où j’ai laissé la coyote afin de la mettre dans le coffre. De la sorte elle ne pourra pas s’enfuir si elle se réveille, ni prévenir ses petits copains aussi méprisables qu’eux. Maintenant je vais chasser. Je m’occuperai d’elle plus tard, pas le temps. Ils ont dit une heure, déjà quinze minutes se sont écoulées.
Je ressors le bout de tissus et l’apporte à mes narines. A plusieurs nous aurions été plus efficaces pour pister l’odeur, mais je n’ai pas le choix, je dois faire ça seul. A première vue j’aurais envie de vomir, un tel fumet me révulse. Cependant je dois serrer les dents. Il faut que je l’aide, il ne tiendra pas longtemps, et il y a le vide, qui m’angoisse. D’ordinaire on arrive à communiquer même si c’est diffus, mais pas là, je ne ressens que la douleur et son corps absent qui ne répond plus. J’ai peur qu’il soit déjà trop tard. Mais qu’il soit mort ou pas, je ne peux pas laisser son corps aux mains de monstres comme eux. Je retourne à Echen House, c’est là que commencera ma quête. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n’ai plus peur. Je n’ai plus à avoir peur, car c’est moi le prédateur et ce sont eux les proies. Je les tuerais tous s’il le faut. Même si je dois avouer préférer éviter d’avoir à faire couler le sang de qui que ce soit.
Je tente de me souvenir de la direction dont ils venaient. Il faut que je trouve déjà cette indication, la suite viendra toute seule, ou j’improviserai, que sais-je. Alors que je m’avance, l’odeur disparaît. Putain de merde. Je regarde le sol et vois des traces de pneus sur l’asphalte. Non mais c’est une blague ? Je vais faire comment maintenant moi ? Je réfléchis aux options quand je sens le téléphone vibrer dans ma poche, je l’en sors et regarde le message. Des nouvelles ? Mais peuvent-ils pas se la fermer ? Je suis pris d’une furieuse envie de jeter l’appareil à terre et de sauter dessus. Seulement si je le fais, je perds l’effet de surprise. Non je dois jouer le jeu jusqu’au bout. Je l’ai à l’œil, il fait la danseuse pour éviter les alarmes. J’essaye de mettre un ton condescendant dans la phrase, pour montrer que je me moque de moi-même comme elle l’a fait tout à l’heure. C’est le meilleur moyen de noyer le poisson et leur faire croire que tout se déroule comme eux le veulent. Je regarde l’heure, plus que trente minutes. Cela fait écho à tout à l’heure. Une heure est passée. Une heure de souffrance pour Derek. Mon rythme cardiaque s’accélère et je sens mon cœur s’emballer. Je dois m’astreindre au calme. Je sors la fine corde en cuir autour de mon cou et caresse le valknut qui y pend. « Respire Leoric, respire... » Je me parle tout seul, mais ça m’aide à garder le contrôle et à ne pas devenir barge.
J’attrape à nouveau le bout de tissus et tente de garder l’odeur dans les narines, peut-être que ça m’aidera. Mais c’est peine perdue, alors je m’abaisse et regarde les longues traînées de boue au sol. La forêt ou un champ. Je tiens là une nouvelle piste. Alors je cours en suivant la piste avec mes yeux d’alpha. Il faut que je me dépêche, vite. Alors que j’arrive à l’orée de la forêt, il y a la voiture, une voiture où je repère aisément l’odeur de la coyote. J’approche, j’approche. Je pose ma main sur la carrosserie et y laisse de profondes marques de griffure, j’y trace le valknut, symbole de mort, symbole de l’arbre du monde. Je descends des vikings, et ils la comprendront, ils sauront ce que sont des barbares. Ils vont connaître la douleur et la rage scandinave.


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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Dim 28 Jan - 18:04


☾ La peur au ventre


Feat. Leoric

C
ombien de temps se passe-t-il depuis ma dernière perte de connaissance ? Le souvenir de Leoric me fait sursauter. Malgré moi, je l’ai mêlé à mes ennuis. Si je n’avais pas conservé ce post-it, ils n’auraient pas eu ses coordonnées. Je tente d’établir une connexion avec lui, mais je suis bien trop affaibli pour y arriver.

Vulnérable, à nouveau. Combien de fois me suis-je déjà trouvé dans cette situation ? Kate qui m’avait attaché tel un phénomène de foire pour enseigner à sa nièce tous les dangers que représentent les garous. Deucalion et Kali qui m’avaient transpercé le corps pour m’inciter à rallier leur meute d’alpha. Les Cavalera qui en avaient après Kate. Je commence en avoir mal de jouer au jambon de l’histoire. Je grogne et tire sur mes entraves. Je me prends une nouvelle décharge électrique associée à un coup dans le ventre. Bon, je crois que je vais faire profil bas, je n’ai rien d’un héros.

Le temps s’égrène à la vitesse d’un escargot asthmatique. Les yeux mi-clos je regarde la poussière danser dans un rayon de soleil. C’est ici que Scott avait développé sa qualité de true-alpha, ici que j’avais été aveuglé par Jennifer.

Condamné à l’inaction, j’ai tout loisir de réfléchir à ma vie. Je repense à mon altercation avec Stiles, puis cette mise au point qui s’est soldée par son départ alors que nous avions tous deux convenus avoir agi par excès d’orgueil. Depuis Alex me bat le froid. Mon ami et voisin n’apprécie pas avoir été mis au milieu de cette tornade et m’en tient grief. Cela m’attriste, mais je ne peux pas lui en vouloir. C’est un gars droit dans des baskets, franc du collier. Il estime que j’ai merdé et il n’a pas tort. J’ai envoyé un message à Stiles, lui disant qu’il pouvait toujours compter sur mon aide. Sa réponse laconique « OK. Merci. » m’avait tiré une grimace.

J’essaye de me souvenir de nos jours heureux. Notre première fois, notre dernière fois… Cela me paraît dater depuis des siècles. Je songe à son regard noisette constamment en mouvement, ses bras qui s’agitent comme les pales d’un moulin, son corps laiteux parsemé d’une myriade de grains de beauté. Je tente de me souvenir de nos moments intimes et n’y arrive pas. Pas que je les ai oubliés, mais je n’arrive plus à ressentir ce que j’avais alors éprouvé en le serrant dans mes bras. Notre lien est brisé.

Dehors un rapace lance un cri, je suis son appel et m’imagine être dehors, libre. Mes pensées vagabondent sans que je les retienne. Je pense à Ian, le futur de notre meute. Je sais par Chad que lui et Mick n’écartent pas l’idée de l’adoption, quand un jour ils pourront vivre en toute quiétude. Des projets de vie qui se tournent vers l’avenir.

Un regard clair s’impose à mon esprit, une mâchoire carrée, pelée d’une barbe râpeuse. Grand, avec une bonne carrure, cet homme s’exprime dans un langage précis et posé. Leo… Par deux fois je t’ai vu faible, mais pourtant ce n’est pas ainsi que je te considère. J’ai pu voir ton corps presque nu, en lutte contre lui-même. Tu m’as montré de si beaux paysages, avoué ton chagrin sur la perte des tiens.

Un loup, un alpha qui plus est. Je grimace un faible sourire. Il ferait un compagnon de valeur. Ferait… fera ? Cela fait seulement une semaine que nous échangeons des messages, comme deux adolescents timides. Je secoue la tête, c’est vraiment stupide.

Chaud, il fait chaud. Non ! Je me redresse imperceptiblement. La chaleur n’est pas sur ma peau, mais dans mon cœur. « Il » est là ! Je crains pour sa sécurité, pourtant je suis heureux. Il est venu pour moi. J’entends ses griffes rayer du métal. Il annonce son entrée en scène. J’ouvre mon cœur, la proximité aidant, la communication est facilitée. Je lui montre ma joie de le savoir là et avec une légère pudeur mon attachement. Il n’est plus question de savoir si on va aller l’un vers l’autre, mais de quand nous franchirons ce pas indéniable.

- Leo ? Pense à me détacher, je veux être de la fête.  

Sa réponse me fait sourire, je réponds un « moi aussi ». Les autres garous l’ont bien sûre senti et entendu arriver. Ils l’attendent le pied ferme. La silhouette de Leoric se découpe en contre-jour dans l’embrasure de la porte. J’émets une remarque flatteuse par notre lien.  Oups, je crois que je l’ai mis mal à l’aise. Mais peu importe ce qu’il pense et ressent. L’important est que les autres voient un loup alpha bien décidé à récupérer son ami, voir son bêta. Car notre lien peut être trompeur sur ce qui nous relie. Cette bande est trop récente à Beacon Hills, pour connaître la composition des différentes meutes de la ville. Je ne vais pas les détromper d'être proche de Leo.























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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Dim 28 Jan - 20:51


☾ la guerre au bout de la voix.
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On m'a dit un jour qu'en réalité la vie n'avait qu'une seule fin : la mort. Comme si j'étais con et que je ne le savais pas. En guise de réponse, j'ai posé une question : « N'est-ce pas pareil pour toutes les choses du monde ? » On construit mais les ruines témoignent que ce n'est pas infini, de même pour un livre, on le commence et on le termine. Nous pouvons prendre des dizaines d'exemples pour témoigner de cette vérité générale, mais cela servirait à quoi au fond ? A rien, il suffit juste de retenir que si quelque chose est créée, c'est uniquement dans le but qu'un jour ou l'autre elle doit être détruite. Vivre avec cette idée là est déjà un poids en moins sur la conscience, accepter que quoi qu'il arrive on finira par mourir c'est quelque chose de bien pour notre vie future. On essaye de marquer les esprits, de vivre sa vie sans se poser de questions, sans hésiter quant aux démarches à effectuer face à tel ou tel événement ou même sans se soucier des conséquences de nos actes. Voilà pourquoi je n'ai peur de rien à part de la seule chose fondamentale à la vie, j'ai appris à me dire que rien ne m'attendra ou me fera dévier de la fatalité des objets. Je n’ai pas besoin de comprendre les fondements de l'univers, tout ce dont j'ai besoin c'est de me dire qu'en fait je mourrais quoi qu'il arrive. Mais je ne mourrais pas sans me battre pour ceux que j’aime, je donnerais ma vie pour eux, je ferais tout pour réussir, même si je dois m’y brûler les ailes.
Le valknut signifie tout cela, c’est la mort, mais c’est aussi l’arbre du monde. Il faut y voir un symbole compliqué qui a plusieurs significations. La mort certes, mais la mort nourrit la vie, c’est par la mort que la vie peut exister, et inversement. L’arbre du monde, l’Yggdrasil c’est l’expression même de la vie sur terre, et il y a par là une promesse scellée. Ma vie sera mon tribut pour sa vie. Si je dois mourir, tant pis. La mort ne me fait pas peur, je l’ai déjà affronté, j’y ai été confronté, et je connais cette ennemie, sauf que le moment venu, je ne me déroberai pas, je l’accueillerai à bras ouverts, comme une vieille amie. Le valknut c’est plus que la mort, que la vie, c’est la promesse d’un monde meilleur, bâti sur des convictions profondes. J’ai taillé leur voiture, et j’ai découvert la véritable conviction qui m’anime. Cet homme, peu importe ce qu’il représente pour moi, je veux bien finir six pieds sous terre pour avoir le loisir de regarder ses yeux, de sentir la douceur de sa peau sur mon corps. Derek Hale est mon valknut, c’est lui qui me pousse à agir de la sorte et je ne le regrette pas. Il m’a fallu du temps pour le comprendre, mais cet homme, ce loup, ce bêta est tout ce qui m’importe et je remuerai ciel et terre pour le retrouver, car rien ni personne ne pourra nous empêcher de nous retrouver, de nous trouver l’un l’autre.
L’odeur est forte, l’essence, la boue, le sang, la torture. Je sais où je dois aller, je l’ai compris. Non en réalité je ne sais pas exactement où je vais, mais j’y suis guidé par cette force intérieure qui m’a appelé à Beacon Hills, qui m’a attiré au charmant trader qu’il est. Je retire le revolver que j’avais dans mon caleçon, il me dérangera et je le verrouille dans le holster pour ne pas le perdre en route. Je me laisse envahir par cette conscience extérieure et je libère la bête qui est en moi. Rien sur la route n’est un obstacle. Je cours comme si ma propre survie était en jeu, ce qui est le cas, s’il m’est arraché je deviendrais totalement fou. Incapable de trouver un autre repère, ce sera le triste état dans lequel je me trouverai après sa disparition. En courant je jette mon pull au sol, il entrave mes mouvements, une branche d’aubépine déchire mon t-shirt, entaillant par la même occasion ma peau, le sang goutte, mais je m’en moque, je cours, pour lui, pour moi. Pour nous.
L’odeur, la sensation est forte. Ce moment m’apporte une plénitude complète, je sais ce que j’ai à faire, mais en aurais-je le courage ? La réponse est claire, oui. Je n’ai plus le choix, je ne peux plus regarder mes proches mourir les uns après les autres, et c’est à moi d’agir. Je suis l’alpha bon sang ! La bête qui sommeille en moi se réveille petit à petit, et ce n’est plus en courant que je me déplace, mais à quatre pattes, comme un loup, comme un véritable animal poussé par son instinct. Il n’y a que la finalité qui est importante, le sauver, coûte que coûte. Dussé-je braver des déserts impitoyables, traverser des toundras à briser les membres, je le ferais, pour nous sauver tous les deux. La route me paraît infinie, je ne réfléchis plus, j’agis. Un vieux haïku me vient en tête.


Sans savoir pourquoi
J'aime ce monde
Où nous venons pour mourir.


Ces mots proviennent de Natsume Sôseki et paraissent expliquer l’état d’esprit dans lequel je me trouve. Ce nouveau monde est aimé par ma personne, et je vais probablement y mourir ; sauf que je sais pourquoi pour ma part, c’est pour lui. Lui qui n’a pas hésité à presque sacrifier sa vie pour la mienne. Il n’y a là aucun remerciement, juste une dette à effacer, une équation à terminer. Et la course éternelle du loup au clair de lune illustre parfaitement cela.
Plus je m’approche et plus la chaleur naît en moi, il n’est pas loin, je le sens au plus profond de mes tripes. Faut-il nécessairement y interpréter quelque chose ? Je dirais que oui. Nos deux cœurs battent à l’unisson depuis le courant électrique qui a circulé entre nos mains et ce serait une idiotie de ne plus le remarquer. Derek n’est pas mort. Il restera tel quel. Je le promets au monde entier. J’approche, et mes pieds, et mes mains, portent le corps d’un animal en fureur, je bondis plus que je ne coure.


La vie m’a appris ceci : si tu ne veux pas perdre ce en quoi tu crois, bas-toi. Je vais me battre, et j’ai hâte. Ils vont tous comprendre ce qu’est la fureur à l’état brute des gens du nord. La littérature et l’histoire racontent les invasions barbares, mais ils ne savent pas ce que cela veut réellement dire. Je vais leur montrer. Et ma cruauté est sans limite. Trop longtemps que je bride la bête, et elle a terriblement envie d’en découdre. Alors que j’avance à grandes foulées, je finis par découvrir l’endroit. Une vieille distillerie désaffectée. Sans rire ? Pourquoi pas les égouts tant que vous y êtes. Il y a un tel manque de classe que je souris gauchement devant ces idiots. Ils m’ont entendu arriver, et j’y compte bien.
Je me remets sur mes deux jambes et avance progressivement vers les murs en tôle fine. Je penche la tête vers la gauche et fais craquer mes cervicales tout en faisant apparaître mes griffes que je fais frotter contre le métal qui compose la charpente de cet endroit de malheur qui connaîtra de sanglants événements. Mes yeux luisent dans le noir et j’attrape le pistolet avec la main droite. Peu protocolaire, mais si je veux avoir une chance, j’aurais besoin de tout ce que je peux. Leo ? Pense à me détacher, je veux être de la fête. Relax, je le ferais. Je sais très bien que de toute manière, seul je n’ai aucune chance. Ils sont au moins cinq là-dedans, ce qui veut dire qu’avec la coyote ils étaient six, ils étaient. Ne bouge plus, j’arrive et je vais tous leur montrer ce qu’est la fureur. Aucune fioriture, juste la détermination dans ma voix. J’avance rapidement vers l’embrasure de la porte, mon corps se dessine dans la pénombre, seuls apparaissent mes iris rouge sang. Une remarque de Derek cependant me fait rougir, qu’il se taise donc, il va tout faire capoter. Pour reprendre contenance, je grogne comme une bête enragée. Et je hurle toute ma furie dans un hurlement qui aurait terrorisé tous les loups de la région.
Mon pistolet à la main, je vise les menottes qui tiennent Derek, je ne dois pas me louper, juste les maillons en métal au milieu. Juste ça. Il sait ce que je vais faire et facilite la tâche en écartant les mains au maximum pour tendre la chaîne. Je prends un rythme calme, et maintenant. J’appuie sur la gâchette et la balle part immédiatement. J’entends un cliquetis en métal et un corps qui tombe au sol et voilà qu’ils sont tous sur moi et n’ont pas compris qu’il était tombé au sol, tous rivé sur celui qui vient gâcher leur petit stratagème. Alors dans une frénésie sans mesure je cours vers eux et hurle à nouveau avant de donner un coup de griffes devant moi sur un homme qui semble être un simple oméga. Ils le sont tous, pathétique.
Alors commence un ballet dans lequel j’évite les coups et en redistribue, je me bats pour ma vie, mais progressivement je déplace mon centre vers Derek et me place devant lui en protecteur avisé et je hurle à nouveau, encore une fois, et cela veut dire : approchez et vous mourrez tous. Sauf que je ne plaisante absolument pas, je serais prêt à tous les sacrifier pour le sauver lui, parce que personne ne pourra jamais remplacer une personne telle que ce bêta. Et je m’élance à nouveau et en attrape un par le t-shirt avant de le balancer vers un poteau en métal, son dos s’arque-boute mais je sais qu’il n’est pas mort, loin de là. A qui le prochain maintenant ? Il faut que je gagne du temps pour que Derek récupère des forces, car j’aurais besoin de lui dans cette lutte. Non la vérité c’est que j’aurais besoin de lui, chaque jour de ma vie, mais il n’est pas l’heure de songer à tout cela. Je dois le sauver alors je cours dans la mêlée et les affronte tous en même temps. C’est du total suicide, mais ai-je seulement le choix ? Je sens une trace de griffure dans mon dos et je pousse un cri strident avant de balancer mon poing dans une mâchoire qui se démet sinistrement. Un coup de main ça ne serait pas de refus s’il te plaît. Notre lien est utile, nous nous comprenons sans avoir besoin de parler à voix haute et je lui demande de l’aide, car la situation devient rapidement critique, à quatre contre un je ne ferais pas long feu surtout que celui dont j’ai probablement brisé la colonne vertébrale se relève déjà, il a guérit de sa fracture. Et alors que je commence à perdre espoir, je vois mon beau brun ténébreux se relever et je vois ses yeux bleus par dessus une bouche remplie de crocs, et cette image restera gravée à jamais dans ma tête comme étant la plus belle preuve qu’on aurait jamais pu me faire de toute mon existence.


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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mar 30 Jan - 21:21


☾ La peur au ventre


Feat. Leoric

J
oie et alacrité emportent mon cœur. C’est si fort que je m’étonne avoir tenté contrer ce rapprochement. Sa présence soudaine me dévoile le manque dans mon âme. C’est comme assembler la dernière pièce d’un puzzle. Une logique sur laquelle le joueur n’a aucune prise. Ma situation plutôt critique, me fait prendre conscience d’un autre point. Celui de mon désamour pour Stiles. Je ne renie pas ce que nous avons vécu, seulement je n’éprouve plus le besoin de sentir son odeur, ni de toucher sa peau. Je reste fidèle à notre vécu et j’espère de tout cœur que notre relation se muera en amitié forte et sincère. Vœu pieu, car je ne suis pas naïf. Les liens avec les ex, c’est tout sauf simple.

Ne bouge plus, j’arrive et je vais tous leur montrer ce qu’est la fureur.

La voix de Leo résonne dans mon esprit. Je n’ai pas l’habitude de me retrouver dans le rôle de la princesse à sauver, impressionnée par le prince charmant, mais… Même si je ne l’avouerai jamais, j’aime ce côté protecteur. Avec mon gabarit et mon caractère, jamais personne ne s’est positionné ainsi vis-à-vis de moi. Je suis censé être celui qui protège et qui défend. Une part de mon ego s’offusque de ce retournement de situation, alors qu’une autre à presque honte d’admettre que c’est plaisant. Pouvoir se reposer sur autrui, un luxe que je ne me suis plus permis depuis l’incendie du manoir.

Son hurlement ricoche sur les parois de taule de la distillerie. Imposant et dominateur, il exprime son rang d’alpha. Cela me fait frissonner, comme les omégas présents, mais pas pour la même raison. Je suis étonné de lui voir une arme à la main. Décidément Leoric est plein de surprises et de réserves. Pourtant c’est l’attaque idéale, car évidement les autres se sont placés entre lui et moi. J’écarte les mains pour tendre la chaîne à son maximum.

Une arme à feu dans les mains d’un alpha surprend les omégas. Alors lorsque je m’effondre sur le sol, libre, ils ne se retournent même pas vers moi et foncent sur Leoric. Je tente de me redresser, mes poignets toujours enserrés de bracelet métalliques, mais dont la chaîne a été brillamment rompue en un seul tir. Prouvant l’habilité de celui qui a tiré.

Pourquoi sais-tu si bien manier une arme ? Je pense à l’Italien dont Mick parle parfois avec de l’animosité dans la voix. Leo est-il un gangster lui aussi ? Il n’est pas né loup. Cette expérience des armes est-elle issue de son passé en tant qu’humain ? Beaucoup de question et mon corps qui refuse de m’obéir. Une lutte inégale s’est engagée à une dizaine de mètres de moi, et je reste à terre, les muscles totalement ankylosés par une position de crucifié tenue pendant presque deux jours. Je force mes articulations à reprendre le mouvement. Avec une grimace, je fais des moulinets, ramenant une circulation sanguine qui me brûle les veines dans d’atroces fourmillements. Leo ne va pas tenir longtemps. Le nombre est contre sa force. Ses cris de douleur me font rager et crisper mes doigts sur le sol de terre battue. Je n’arrive pas à amorcer la transformation. Mon corps conserve une rémanence des décharges électriques que j’ai reçues.

Un coup de main ça ne serait pas de refus s’il te plaît.


J’arrive… Je porte mon avant-bras à ma bouche et me mords jusqu’au sang. La douleur agit comme un interrupteur. Mes dents se transforment en crocs, mes ongles s’affûtent en griffes meurtrières, et lorsque je redresse enfin la tête mon regard bleu électrique croise celui carmin de Leo. Son regard me galvanise, j’oublie ma faim et les mauvais traitements subis. Je bondis dans la mêlée, attrapant ceux qui se trouvent sur mon chemin pour les repousser violemment. Je le rejoins « lui ». Quiconque se collera sur mon chemin est susceptible de mourir. A la couleur des prunelles de nos assaillants, un seul d’entre eux présente encore le jaune de l’innocence.

J’ai rejoint Leo au centre de l’affrontement. Mais pas le temps de nous regarder dans le blanc des yeux, dos à dos nous nous protégeons mutuellement. Ce que je craignais arrive, le reste de la bande qui était parti je ne sais où rapplique, rompant à nouveau l’équilibre des forces. À l’aveuglette je cherche le contact avec Leo. Ma main emprisonne brièvement son poignet. Je serre doucement. Affection, courage, détermination, par cette simple pression je lui transmets ma volonté, mon souhait. Je le remercie également d’être venu. Nous allons les éclater.

Le combat reprend de plus bel. D’abord nous tâtonnons, puis nous arrivons à nous coordonner. Il en chope un et me l’envoie que j’amoche un peu plus pour le balancer contre les structure du bâtiment ou les anciennes cuve de distillation. Combat entre fauves où je suis autant souillé par mon propre sang que celui de nos adversaires. Je remarque que je suis galvanisé par la présence de Leo, comme s’il était mon propre alpha. Nos forces entrent en résonance et s’amplifient. Heureusement, car sans cela, cela ferait un moment que nous serions à terre, terrassés par le nombre. Cependant la fatigue commence à nous ronger. Les autres ont compris leur intérêt et se contentent de nous harceler. Ça sent le roussi.  Je perçois l’inquiétude de Leo et aussi son abattement à ne pas faire la différence. Il s’impose un niveau impossible et commence à prendre des risques pour sa vie. Je refuse qu’il se sacrifie pour moi. Je le lui grogne. Mais il semble ne pas y avoir plus têtu qu’un norvégien. Vivons nous notre deuxième dispute ?

Nos échanges ne sont que des ordres brefs de l’un à l’autre pour nous coordonner. Seulement je ne vois guerre de progrès. Ceux que nous blessons cicatrisent pendant que leurs potes viennent à la charge à leur tour. Il faut tenter le tout pour le tout. Je sais que j’ai plus de force et d’agilité totalement transformé, mais je perds l’avantage de posséder des mains. Pas le temps d’analyser le pour et le contre. D’un geste ample je vire mon ex-belle chemise et desserre ma ceinture. Leo a un sursaut d’interrogation devant mon début de strip-tease.

Je me laisse tomber sur les mains, ce sont des coussinets qui amortissent ma chute. La transformation est rapide et horriblement douloureuse. J’hurle ma douleur. Ma transformation en loup complet nous offre un bref répit de surprise chez nos adversaires. Je mets à profit ce temps en brisant la nuque de deux gars d’un coup sec de la mâchoire. Ainsi transformé, la pression de mes crocs est multipliée par dix. Je n’ai plus l’avantage de la position debout, mais mes attaques lorsqu’elles passent, sont mortelles à coup sûr.

Avec Leo, nous n’avons pas le temps d’épiloguer sur ma rare capacité, notre vie est en jeu. L’idée de me transformer était bonne. Je laisse Leo gérer l’ordre d’attaque et je viens en soutien ou en protection. De cette façon il laisse moins d’ouverture. Moins blessé, mais le temps joue toujours en notre défaveur.

Nous commençons à nous faire déborder. Mon pelage noir est poisseux de mon sang. Je boîte de la patte arrière gauche. J’ai de plus en plus de mal à seconder Leo. J’enrage sur mon incapacité à le soutenir alors qu’il est jeté dans la gueule du loup pour me secourir.

Un coup de feu claque. Au début je crois que Leoric a ressorti son arme, mais c’est un autre qui fait parler la poudre. Chris Argent ! D’instinct je me place entre lui et Leoric. Dans ce combat sanglant rien ne montre qui est le gentil et qui est le méchant. Je fixe Chris, il me reconnaît. J’espère qu’il va comprendre qui je défends.
























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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mer 31 Jan - 17:55


☾ la guerre au bout de la voix.
I walk through the valley of the shadow of death. I fear no evil because I'm blind to it all. My mind and my gun they comfort me because I know I'll kill my enemies when they come. Surely goodness and mercy will follow me all the days of my
life. And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul but I can't walk on the path of the right because I'm wrong.

▼▲▼


La survie à tout prix hein ? Faut tenter de voir large dans cette citation. C'est vrai qu'à la base la survie ça ne correspond à quasiment rien, pour survivre l'homme a besoin d'une chose fondamentale, de l'eau. C'est idiot mais sans cela on ne peut vivre, on peut ajouter la nourriture à cette obligation. Après le reste rime à quoi ? On te fait du mal, tu essayes par tous les moyens de t'en sortir. Tu te blesses physiquement tu veux tout faire pour guérir. Mais le pire pour la survie c'est quand tu es menacé de danger de mort. Tu ne penses plus du tout comme avant, ta mentalité change, tes actes changent, tes pensées changent, tu peux soit accepter de mourir, soit tu essayes de t'en sortir par tous les moyens inimaginables, tuer, blesser, fuir, t'engager. Mais quoi qu'il arrive tu penses que si tu veux t'en sortir tu dois être capable du meilleur comme du pire, et généralement dans ce genre de circonstances, c'est dans le pire que tu es le meilleur. Mais je crois qu'au fond c'est quand tu te bas que tu sais que ta vie ne tient qu'à un fil, je ne parle pas d'une bataille gentille, mais un affrontement à mort, là tu comprends que si tu veux réussir, c'est soit toi soit lui, et quand c'est comme cela, tu attaques, parce que tu n'as pas le choix, parce que tu te dis que c'est la survie à tout prix.
Alors je me bats, pour ma survie, et pour la sienne. Je ne veux pas que nous mourrions, mais si cela devait arriver, je souhaite qu’il s’enfuie et qu’il vive sa vie comme il le peut, il le mérite amplement. Certes il y a eu des choses dont il n’était pas fier du tout, mais ce qui fait que nous avançons, que nous devenons meilleurs. Moi aussi je ne suis pas fier d’avoir égorgé mon ancien alpha, mais je ne regrette pas, parce que c’est cet acte qui m’a permis de devenir ce que je suis. Comme je le pense souvent, il ne sert à rien de remuer le passé. Le passé c’est le passé, ça parasite le présent. Mon présent à l’heure actuelle c’est les coups que l’on s’échange avec les omégas, les cris de douleurs, les os qui se brisent, le sang qui gicle. J’ai mal partout, mais je ne faiblis pas, je ne peux pas. Il ne s’agit pas uniquement de moi, il s’agit aussi de lui, de nous. Nous devons survivre l’un pour l’autre, je crois qu’aucun de nous ne s’en remettrait si jamais l’un de nous deux mourrait. Du moins pour ma part c’est le cas, peut-être qu’il veut se persuader de son côté lui que non, mais au fond de lui, il le sait. Je ne l’ai compris que bien trop tard. Malheureusement, et je suis ici pour réparer mon erreur. Pour lui montrer que je tiens à lui, bien plus qu’à ma propre vie.
Derek rejoint le combat après avoir récupéré des forces, et je sens enfin la mêlée devenir plus équitable. Nous n’avons pas un lien de meute à proprement parler, mais c’est tout comme, alors nous nous battons ensemble, nous faisons en sorte de nous parler mentalement pour que nous sachions intervenir au cas où. Ce lien fait notre force et nous permet pendant un temps d’inverser la tendance. Mais nous prenons aussi des coups. Mon dos frôle le sien, et je suis soulagé de savoir que je ne suis plus seul, que je ne serais jamais plus seul. Mais la tendance s’échange à nouveau, ils sont trop nombreux et alternent les combattants dans le but nous épuiser. Ce qui arrive immanquablement par arriver. Je sens ma force diminuer petit à petit, et le déclin est similaire chez mon allié, mon ami. Il suffit seulement d’un contact, sa main qui attrape mon poignet et me transmets tout ce qu’il ressent, une passion qui me donne un coup de fouet monumental. Je rugis à nouveau et donne tout ce que j’ai dans la bataille dont nous sommes les acteurs.
Si au début nous ne sommes pas très coordonnés à cause de la fatigue, nous reprenons nos marques et adoptons un style de combat plus coopératif avec au centre notre lien mystique. Il nous est vraiment utile et permet de faire des prouesses dont nous ne nous serions jamais douté qu’on puisse les réaliser. Je ne souhaite cependant pas abandonner, alors je me mets plus en avant. Je veux qu’il fuie, qu’il mette sa vie en sûreté, beaucoup de monde tient à lui, moi je suis le dernier arrivé, je n’ai rien, quasiment personne. On me pleurera deux jours et on oubliera mon nom. Je prends un énorme coup de griffure sur le visage, le sang gicle, heureusement mes yeux ne sont touchés. Mais je vois trouble, le liquide rouge coule dans mes yeux. Il grogne, m’indique de ne pas me mettre autant en danger, mais je n’en ai rien à faire, je veux le protéger, je suis là pour ça, pas pour qu’il meure devant mes yeux.
Soudain je vois que Derek déchire sa chemise et retire sa ceinture. Je ne comprends pas vraiment, à tel point que je reste estomaqué deux secondes, mais ce sont les secondes qui leur a fallu pour me donner un nouveau coup qui fait tomber mon sang au sol. Je ne réagis pas et je le vois se changer totalement, je ne vois plus Derek Hale, je vois un loup, un vrai. Cette capacité est extrêmement rare, et je suis admiratif devant cela, il y parvient, il a réussi à devenir un vrai loup-garou, pas juste un simulacre comme moi et les autres. Cependant il souffre en se transformant, et je ne le supporte pas, je lui hurle mentalement d’arrêter, je ne veux pas qu’il souffre, mais il continue et cela commence à faire la différence entre nous deux. Il attrape une personne, la fauche au niveau des jambes et lui brise la nuque. Non arrête, ne les tue pas ! Ne t’abaisse pas à de telles incivilités qu’ils pourraient eux commettre ! Je lui envoie ces pensées par ce qui nous unie, mais je ne sais pas s’il l’entendra, je ne sais pas grand-chose sur le surnaturel, encore moins sur ce que le Nemeton a crée entre nous.
Si sa transformation subite en canidé nous aide légèrement, nous sommes de nouveau débordés, incapables de prendre l’avantage. Ils sont trop nombreux, et je me sens faible, vulnérable. Comme… lorsqu’il y avait le feu et que je regardais ma meute être incinérée. Non, n’y pense pas. Nous sommes tous les deux blessés et ses blessures à lui, je les ressens comme si elles étaient miennes, et je voudrais qu’on puisse fuir, mais ce n’est pas la solution, nous ne pouvons pas, car nous sommes acculés à un mur. Le désespoir commence à s’emparer de nous deux quand j’entends un bruit de fusil retentir en l’air.
Derek passe immédiatement devant moi et fait face à l’homme qui vient d’arriver. Un seul mot vient en moi : chasseur. Je grogne légèrement, apeuré, comme un loup devant un homme trop grand pour lui seul. Je ne suis plus un loup, je ne suis qu’un chiot qui est terrorisé devant celui qui le martyrise. Alors le combat s’acharne et s’accélère, les omégas attaquent le nouveau venu tandis que d’autres restent face à nous. « Derek, protège le, ne t’inquiète pas, je gère ! » Je parle à voix haute, car je ne veux pas que l’homme se doute de ce qu’il y a entre nous, de ce lien, moins le monde est au courant, mieux je me porte. Alors j’attrape l’un des omégas, une fille, les yeux bleutés de la mort, et je lui frappe un grand coup dans le plexus solaire de mon poing, elle se plie en deux et je percute son visage avec mon genou. Elle s’évanouit sur le coup et je commence à reprendre espoir. Rien n’est perdu. Le chasseur – même si je peine à le dire – nous sauve lui et moi. Alors je regarde les loups qui tombent au sol, les uns après les autres, à part un cadavre, les autres ne sont qu’évanouis, le chasseur ne tue pas, il blesse seulement.
Un à un les omégas se retrouvent au sol, incapables de bouger et de se déplacer pour retourner se battre. Et je fais face au dernier qu’il reste. Celui aux yeux encore jaunes. Il n’a jamais tué. Je m’approche de lui, mes iris brûlant du rouge de l’alpha et je grogne. Il trébuche en tentant de reculer et je m’approche de lui, je pose mon pied sur son torse avant de m’accroupir pour le regarder. Je commence alors à le ruer de coup de poings qui brisent un à un tous les os de son visage. Cet acte purement vindicatif me soulage, je continue jusqu’à ce que son faciès soit recouvert de sang tout en hurlant : « JE VAIS TE TUER ! » à chaque coup que je lui assène. Alors je m’arrête, mes griffes levées, elles luisent grâce à la lumière de la lune qui pénètre par les vitres explosées de la distillerie. Je veux donner le coup de grâce et lui trancher la gorge l’empêcher de respirer et donc pas la même occasion l’empêcher de cicatriser, quand soudain je sens une main se poser sur mon poignet à nouveau.
La peau de Derek, son contact me ramènent à la réalité de la scène, je me recule et me relève, effrayé par ce que j’allais faire, je ne me reconnais plus. J’avais réellement le désir de l’égorger, de lui ôter la vie comme je l’ai déjà fait par le passé. Mais il m’a empêché de retourner dans mes anciens travers. Alors je sens toujours sa main sur moi et je me recule pour l’attraper dans mes bras et le serrer tout contre moi. Nos blessures à vif nous brûlent, mais je m’en moque, il est en vie. « J’ai eu tellement peur de te perdre... » Je ne veux plus le lâcher, plus jamais. Je le tiens tout contre moi, comme si mon existence se rattachait à cette simple étreinte. « Ne me fait plus jamais un coup pareil, je t’en prie... » Je niche mon visage dans son cou, et le sang qui suinte des plaies sur mon face s’étale sur sa peau sale et pale. C’est la première fois que je m’ose à faire une chose pareille, mais je m’en fiche. Alors je me recule et fais face au chasseur qui nous toise. Ou plutôt qui me toise moi. Je ne sais pas quoi dire, et je m’efface presque, tente de devenir invisible, qu’il ne puisse plus me voir. « Je… merci d’être venu nous sauver... Pendant que je lui parle, je recule doucement, apeuré. » Je n’ai plus rien du loup, juste de l’humain qui ne veut pas mourir, qui retrouve ses vieux démons et qui se recule petit à petit, jusqu’à sentir un mur dans son dos, et qui s’assied au sol, sa tête entre ses mains en tentant de retenir les larmes qui veulent monter. Ce sont ses semblables qui ont exterminé les miens, qui ont tué tous ceux que j’aimais quand j’habitais en Norvège. Qu’il en s’en aille, qu’il parte, je l’ai remercié, et je ne veux plus jamais rien avoir à faire avec un chasseur. Je suis isolé dans ma peur sordide, oubliant même ma présence ici et ce qui vient de se dérouler alors que le sang coule encore des nombreuses plaies que j’ai sur le corps, mais aucune ne me fait plus mal que celle que j’ai au cœur.


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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Sam 3 Fév - 21:47




la guerre au bout de la voix










Beacon Hills n’est pas une ville de tout repos. Et pourtant je ne peux pas m’y cantonner. De toute part des conflits éclatent. Cacher le surnaturel, protéger la population ignorante ou couvrir des surnaturelles victimes de chasseurs trop zélés m’écartèle entre le Mexique et nombre de régions américaines. Je suis là, mais désormais je m’appuie sur une aide que mon père renierait. Chaque population contient des brebis galeuses, celle des chasseurs, comme celle des surnaturels. Avant j’étais aveugle et sectaire, me persuadant que les chasseurs déviants étaient une minorité. Les derniers événements à Beacon Hills m’ont ouvert les yeux. Pour cela j’ai perdu ma femme et ma fille.

J’avais perdu leur trace après San Francisco. Une bande de jeunes et moins jeunes, menée par un oméga et une coyote. Je les suis depuis la frontière avec le Mexique. Ils répondent plus du droit commun que de la loi des chasseurs. Vols, extorsions, rackets, voilà les méfaits qu’ils sèment sur leur passage. C’est en pointant leur trajet sur une carte que j’eu l’idée de revenir sur Beacon Hills. La bande remonte vers le nord, il y avait de forte chance qu’ils seraient attirés comme les autres par le Nemeton.

***

C’est une infirmière de Eichen house qui fait partie de mes contacts qui m’a parlé d’une altercation juste devant l’hôpital psychiatrique. Personne n’a appelé la police. Dans cet établissement, on se moque de ce qu’il se passe dehors, car le vrai danger est à l’intérieur.

Maigre piste que j’ai suivie faute d’autres indications. C’est un poteau de téléphone qui affine ma recherche. À force de les suivre, je commence à connaître le mode de fonctionnement de cette bande. Ils ont l’habitude de se séparer et de se laisser des messages gravés avec leurs griffes. Heureusement que j’avais l’idée de chercher ce genre d’indice, car avec la nuit tombante j’avais peu de chance de tomber dessus par hasard.

18:00 PM

Ce logo est celui d’une entreprise californienne dont le nom est “Base”. Le message indique qu’une partie de la bande est retournée à leur camp de base à dix-huit heures. C’est-à-dire il y a plus d’une heure. Je connais tous les coins de Beacon Hills qui peuvent abriter une telle bande. Je remonte dans mon 4x4 et pars en chasse en commençant par l’ancien dépôt de bus qui avait été un moment le repère de Derek.

***

Quatrième planque que j’explore en vain. J’hésite entre la station d’épuration et la distillerie. J’opte pour cette dernière même si elle est plus éloignée de la ville et difficile à trouver pour quelqu’un qui n’est pas de la région. Les loups n’aiment pas trop les endroits qui sentent mauvais, même si le réseau des égouts de Beacon Hills est une belle planque.

***

Des voitures sont garées. Autant cela peut être normal lorsqu’il fait jour, car il y a des sentiers qui mènent en forêt. Autant le soir l’endroit est normalement désert. Je quitte ma voiture et vais examiner les voitures. À la lueur de ma torche, j’aperçois une nouvelle inscription sur l’un des capots. Je connais ce symbole, par contre je ne l’ai jamais vu affiché en Californie.

- Le valknut, le nœud des occis.

Une variante de la troisième rune du Futhark, si mes souvenirs sont bons. Nouveau symbole, nouvelle meute. Je retourne au coffre de ma voiture pour m’équiper. La bande que je traque est-elle tombée sur une nouvelle meute non répertoriée ? Est-ce voulu ? Le hasard ? Dans le doute, je prends mes chargeurs aux balles enduites d’aconit. Pourtant je me contente de les garder en poche. Depuis la mort d’Allison, je laisse au garous que je croise, le bénéfice du doute. Ce sont donc des balles dont la poudre contient une petite dose de poudre de sorbier que je charge dans mes colts. Rien de réellement mortel pour un lycan, sauf si je vise la tête ou le cœur. Le sorbier ainsi utilisé affaiblit un peu ma cible, me donnant ainsi le temps de l’entraver de manière plus efficace.

Alors que je m’apprête à partir en direction de la distillerie, des coups répétés provenant du coffre de la dernière voiture arrivée me stoppent. Les grognements associés sont explicites : pas humain. J’empoigne mon pistolet à fléchette et ouvre brusquement le coffre de la voiture. Une fille particulièrement énervée me regarde. C’est la coyote que je traque depuis des semaines.

- Bonne nuit.

Je tire. La fléchette se plante à la base de sa nuque, elle rugit fait un geste pour s’extraire du coffre et retombe mollement.

- Bonne pioche !

Je la transfère sur le plateau arrière de mon 4x4. Une fois menottée je reprends ma marche vers l’ancienne distillerie.

***

Ils sont tellement occupés à se battre que pas un des loups présents ne capte ma présence.  Il n’y a que des surnaturels. Je reconnais ceux que je traque. Leur cible un alpha inconnu et un loup au pelage d’un noir d’encre reconnaissable. Hale ne se battrait pas au côté de cet alpha si celui-ci posait problème. Je ne connais pas les tenants et aboutissant de ce combat. Mais je décide de me fier au parti pris par Derek. Je dégaine et tire. Il y a déjà deux morts, je n’alourdis pas le bilan, me contentant d’handicaper les belligérants. Juste après mon premier tir, Derek s’est placé devant l’alpha. Il le protège d’une éventuelle attaque de ma part.

- Derek, protège le, ne t’inquiète pas, je gère !

J’ai clairement vu la lueur de panique dans le regard de l’alpha quand il a compris ce que je suis, pourtant il demande à Hale de me protéger. Les omégas sentant le vent tourner s’acharnent encore plus. J’use soit de mon pistolet à fléchettes, soit de mon colt. Les loups s’effondrent comme des mouches. Le pelage de Derek est poisseux de sang et il traîne la patte.

- JE VAIS TE TUER !

Le combat est presque terminé. Le hurlement de l’alpha me fait me retourner. J’arme mon bras avec mon pistolet à fléchette, mais Derek me devance. Il se retransforme avec des bruits de craquements assez désagréables. J’imagine que le changement de forme ne se fait pas sans douleur. C’est la deuxième fois que je vois Derek Hale nu. Ce type a de quoi filer des complexes…

Il stoppe le geste de l’alpha sans user de sa force, simplement en attrapant son poignet. Je ne sais pas quel lien uni ces deux-là, mais il doit être suffisamment fort pour qu’un bêta arrive à doucher la violence d’un alpha simplement en le touchant amicalement.

Au sol, ceux qui ne sont pas groggy par mes fléchettes vagissent des insultes. Je m’en désintéresse car ils ne sont plus une menace. Je fixe l’alpha. C’est lui le loup au Valknut.

- Je… merci d’être venu nous sauver...

Il a peur, alors que j’ai montré que j’étais de leur côté. Encore un loup qui a dû souffrir d’un excès de zèle de mes confrères.

- Quel est ton nom ?

Je me contente de sa réponse et lance à Derek son pantalon qui traîne à mes pieds. Malgré sa nudité, il a encore une attitude protectrice en se tenant entre l’alpha et moi.

- Ils vous voulaient quoi Derek ?

Tout en écoutant le récit de celui qui est maintenant un ami, je regroupe la bande des omégas et l’enferme dans un cercle de sorbier.

- Je vais rapprocher ma voiture et m’occuper de leur cas. Rentrez vous soigner, vous êtes dans un sale état.

Derek me demande ce que je vais faire de la bande.

- Attendre que vos traces de griffes disparaissent et les livrer à la police. Ils sont recherchés pour plusieurs braquages.

***

Lorsque je reviens à la distillerie, Derek et ce loup venu du nord ne sont plus là. Ils ont dû couper à travers bois pour rejoindre la voiture de l’alpha. Si j'ai quelque chose à savoir sur cet alpha, je fais confiance à Hale pour me le dire.



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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Dim 4 Fév - 22:55


☾ La peur au ventre


Feat. Leoric

I
l y a un moment de flottement pendant lequel je prends la détresse de Leo en plein cœur. Mais la bande d’omégas ne nous laisse pas le temps de nous atermoyer, le combat reprend de plus bel.

- Derek, protège le, ne t’inquiète pas, je gère !

Leo ne connaît pas Chris. Ceci est la routine pour le chasseur. L’important pour moi est qu’il ne prenne pas Leo pour cible. Une fois assuré de ce fait, je retourne à la bataille qui tourne court. Je ne sais pas avec quoi Chris tire, mais c’est efficace et cloue les loups au sol. C’est dans de tels moments que je suis heureux qu’il soit plutôt de mon côté.

- JE VAIS TE TUER !

L’oméga aux yeux innocents. Leoric ! Non ! Il irradie de colère, c’est un sentiment profond et ancien. Alors avant qu’il ne commette l’irréparable, je reprends forme humaine et attrape doucement son poignet avant qu’il s’apprête à porter le coup mortel. Cela suffit pour le ramener au présent et à la raison. Estomaqué par son geste, il recule et se retourne vers moi. Je le regarde avec bienveillance, il fait un pas et me serre dans ses bras. Je referme les miens dans son dos.


- J’ai eu tellement peur de te perdre...
- Je vais bien grâce à toi, Leo.


Il me serre encore plus fort. Deux coquilles de noix au milieu d’une tempête de sentiments. Son visage trouve le creux de mon cou, ma main glisse sur sa nuque. Doucement, du bout du pouce, je caresse sa peau et la naissance de ses cheveux.

- Ne me fait plus jamais un coup pareil, je t’en prie...
- Je ne cherche pourtant pas les emmerdes… C’est eux qui viennent à moi. Une spécialité de ma meute,
soupiré-je.

Nous oublions le temps qui s'écoule, accrochés l'un à l'autre. C’est le frottement du tissu de son jean contre ma cuisse qui me fait réaliser que je suis à poil. Rapidement je réfléchis où se trouvent mes fringues… Trop loin ! Mais l’heure n’est pas à la pudeur, car Leo se détache de moi et fixe Chris. Une terreur sans nom me parvient par notre lien. Il recule à nouveau. Je me tourne et fais face à Chris, planquant ce que je peux de mon anatomie avec mes mains. Je sais que le chasseur n’attaquera pas, je me fais simplement un rempart pour Leo. Un mur derrière lequel il peut se sentir à l’abri. Je ne le juge pas, je fais corps à sa détresse.

- Je… merci d’être venu nous sauver...

Chris demande à Leoric son nom, puis me questionne sur ce qu’il s’est passé.

- Ils en avaient après mon fric ! Tu sais comment je voyage léger, ils sont tombés sur un post-it avec le numéro de Leo. Ils ont tenté de le faire chanter contre ma vie.

Chris a l’idée charitable de me lancer mon pantalon que j’enfile à même la peau. Je ne suis pas en mesure de faire mon difficile.

- Je vais rapprocher ma voiture et m’occuper de leur cas. Rentrez-vous soigner, vous êtes dans un sale état.
- Tu comptes en faire quoi ?
- Attendre que vos traces de griffes disparaissent et les livrer à la police. Ils sont recherchés pour plusieurs braquages.


Je vais pour objecter que ce n’est pas une bonne idée, avant de comprendre que si. Les omégas ont tout intérêt à se tenir à carreau en taule, s’ils ne veulent pas terminer dans un laboratoire du gouvernement ou de l’armée.

Chris parti, je me retourne vers Leoric. Lui et moi sommes en sang. Une large entaille en bas du dos me fait boiter. Je m’approche de lui et pose doucement mon front contre le sien, ma main calée sur sa nuque. Je plonge mon regard bleu dans ses prunelles qui rougeoient à mon contact.

- Merci d’avoir risqué ta peau pour me sortir de là.

Sa main se pose sur ma joue, ses veines deviennent noires, comme celles de ma main posée sur sa nuque.

- Je te propose d’écouter Chris et d’aller panser nos blessures chez toi.

Délicatement je romps le contact avec la promesse au fond des yeux d’y revenir plus tard. Laborieusement je ramasse ma chemise lacérée et mon boxer qui traînent au sol. Je retrouve ma veste, mes chaussures, mon portefeuille allégé de ses dollars et mon téléphone. Une touche colorée attire mon regard, le numéro de Leo.

- Ne rien laisser de notre passage… Dis-je comme excuse en le ramassant.

C’est ce bout de papier qui est la cause de sa présence. J’avance vers la sortie en boitant, un bras se glisse avec précaution dans mon dos, je le laisse passer le mien sur ses épaules. Nous sortons de là, en cahotant. La route de terre battue comprend moins d’obstacles, mais je devine que Leo n’est pas prêt pour recroiser Chris. Nous coupons à travers bois. Il finit presque par me porter que moi de marcher. L’adrénaline baissant, tout mon épuisement me revient en boomerang. Quand il démarre sa voiture, je n’ai même pas souvenir de m’être assis sur le siège passager.

J’ai mal à peu près partout, je ressens une immense fatigue et j’ai l’estomac dans les talons. Je m’inquiète aussi de cette peur viscérale que j’ai sentie chez Leo. Pourtant malgré tout ça, je me sens bien. Les yeux fermés, je me laisse conduire.
























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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Lun 5 Fév - 17:58


☾ la guerre au bout de la voix.
I walk through the valley of the shadow of death. I fear no evil because I'm blind to it all. My mind and my gun they comfort me because I know I'll kill my enemies when they come. Surely goodness and mercy will follow me all the days of my
life. And I will dwell on this earth forevermore. I walk beside the still waters and they restore my soul but I can't walk on the path of the right because I'm wrong.

▼▲▼


Tuer n'a pas toujours été dans mes cordes. A l'époque l'idée d'ôter la vie à un être vivant qu'il soit humain ou non m'a toujours dégoûté. Cependant, j’ai dû le faire, ou plutôt non, je l’ai fait, parce que c’était pour me venger et venger mon père qui a été tué par la morsure qu’il ne voulait pas. Tuer m’a profondément changé, du orange je suis passé au bleu, puis au rouge. L’intérieur même de mon âme a été modifiée par cet acte déchirant. C’était jouissif, je dois bien l’avouer, déchirer sa gorge avec mes crocs et mes griffes, voir sa vie qui sortait de son corps et puis entendre son dernier souffle qui entre en moi. L’alpha est mort, vive l’alpha.
J’étais à deux doigts de recommencer, pour me venger, pour leur montrer qu’on ne rigole pas avec moi, et parce que je voulais exulter ma colère sur un souffre douleur. C’était lui le pauvre malheureux qui allait subir mon courroux et périr pour ce qu’il a fait, il allait payer pour tous ses actes à lui, et à sa bande d’omégas qui ont voulu jouer avec la vie de Derek, avec la vie de celui qui partage désormais la mienne. C’est d’ailleurs grâce à lui que je ne l’ai pas fait, il m’a enjoint à ne pas gâcher les jours prochains en tuant à nouveau. Je ne lui ai jamais dit, il ne l’a jamais demandé, mais il doit savoir pourquoi je suis devenu un alpha, un jour je devrais lui expliquer tout, mais je ne me sens pas encore prêt, c’est trop douloureux d’en parler.
Je vais bien grâce à toi, Leo. Ces mots résonnent encore à mes oreilles alors que je toise le chasseur, me tassant par la même occasion, reculant parce que je suis encore traumatisé de ce qui s’est passé il y a à peu près trois mois. Je voudrais oublier, passer à autre chose, mais je ne peux pas. Je n’explique pas ce qui m’arrive, parce qu’il nous a sauvé, je voudrais lui être reconnaissant. Seulement j’ai envie aussi de lui arracher la tête pour le punir des actes de ses congénères. Alors je recule, luttant avec mes démons, luttant avec ce que j’ai en moi. Derek sent les choses, je le sais, alors il s’est mis devant moi, totalement nu. Je ne réagis pas, mais cette image reste gravée en moi, même dans les moments durs, il me protège, comme moi je le protège, alors même qu’il est aussi fragile que moi en cet instant. Le chasseur demande mon nom que je baragouine en guise de réponse. Je ne veux rien avoir à faire avec lui, qu’il s’en aille, ou que nous nous en allions. Les deux semblent se connaître, alors je les laisse parler ensemble tandis que je tente de lutter pour ne pas craquer.
Puis après leur discussion, Derek revient vers moi, je le vois venir, et son front se pose sur le mien, j’aurais envie de ne plus jamais briser tout cela. Sa présence m’enrichit, il m’aide à y voir plus clair, à me sentir en harmonie avec le monde qui m’entoure. Sa main est calée sur ma nuque, caressant la naissance de mes cheveux et nos yeux réagissent à l’unisson, le rouge conjugué au bleu. « Merci d’avoir risqué ta peau pour me sortir de là. » Je souris, parce qu’il me permet d’occulter momentanément ce qui vient de se passer. Instinctivement, nous agissons à nouveau de la même manière, sans se consulter. Ma main se pose sur sa joue et mon pouce vient délicatement se passer sur sa pommette. Nos veines deviennent noires, aspirant le mal hors l’un de l’autre, et cela nous soulage, parce que c’est la meilleure façon d’agir, ainsi nous oublier la douleur de la bataille. « Je te propose d’écouter Chris et d’aller panser nos blessures chez toi. » Je hoche la tête pour convenir de cette décision, oui, je pense que c’est la meilleure des solutions. Il n’est pas souhaitable de rester ici, dans cet endroit qui me file la chair de poule. Derek récupère ensuite ses affaires, et je vois le papier jaune avec mon écriture, il l’a gardé et cela gonfle mon cœur, c’est incroyablement romantique, et je crois que j’aurais fait la même chose. « Ne rien laisser de notre passage… » Piètre excuse, car je sais que c’est par pour cela qu’il le veut, je le lis en lui.
Je finis par attraper son bras que je glisse au dessus de mes épaules et glisse le mien sous son aisselle pour l’aider à marcher, nous sortons enfin de cet endroit et rejoignons ma voiture garée non loin, je ne l’abandonnerais pas et c’est moi qui le soignerait cette fois-ci. Le trajet est long, pénible, mais je préfère choisir un chemin où nous ne croisons pas le chasseur. A plusieurs reprises je me suis surpris à devoir littéralement le porter, ses jambes ne le portent plus et je sens sa douleur, ses meurtrissures et son ventre qui crie famine. Quand nous arrivons à mon automobile je l’aide à s’installer mais je remarque qu’il sombre dans un semi coma, son corps réagit aux durs traitements dont il a été la victime malencontreuse.
Mon moteur hurle à nouveau, je conduis vite, je ne devrais peut-être pas, mais peu importe, Derek a besoin de repos, de s’hydrater et de faire taire son estomac. Alors je me dépêche pour rentrer. Tant pis si je me fais arrêter, ils comprendront en voyant notre état, je n’aurais qu’à inventer un mensonge plausibles pour qu’ils nous laissent tranquilles. Par chance aucun policier ne croise notre route pendant toute le temps du trajet menant à mon loft. Arrivé dans ma rue, je gare la voiture et viens le chercher en le portant littéralement dans mes bras, il n’est pas vraiment léger, mais pour lui je soulèverais des montagnes. Je rentre chez moi et monte le déposer dans mon lit, il n’est qu’en pantalon, mais je m’en fiche, je me fiche de sa nudité, je m’inquiète pour lui, et c’est tout ce qui importe. J’ai gardé sa main dans la mienne, et je ne veux plus le lâcher, je le regarde l’espace de quelques secondes avant de me décider à agir. « Reste là, je vais m’occuper de toi... » Je me défaits de cette emprise que j’avais sur lui et descends les escaliers pour aller chercher une bouteille d’eau et prendre un paquet de gâteaux. Une fois de retour sur la mezzanine je lui donne les victuailles que j’ai récupéré pour lui. « Prends et mange tout. Je reviens encore. » Je pars dans la salle de bain, afin d’aller chercher de quoi le débarbouiller. Il est plein de sang, plein de saleté. Je sais très bien qu’il n’aura pas la force nécessaire pour le faire.
Mes pieds me portent vers lui, un gant de toilette mouillé à la main, je m’approche de lui et commence à le laver doucement, à retirer le surplus de saleté afin de constater dans quel état il se trouve. Il ne dit rien, de toute façon je ne l’aurais pas laissé m’envoyer bouler. Il aurait fait pareil pour moi, il a fait pareil la dernière fois. On pourrait croire que je lave mon enfant, mais je le fais de façon affectueuse. C’est étrangement dérangeant et plaisant à la fois. Son torse et son dos sont lavés, je passe rincer le gant au robinet et reviens à la tâche. Je m’occupe maintenant de son visage et je le vois s’endormir progressivement. « Ne t’endors pas, je n’ai pas fini... » Je chuchote presque pour ne pas le brusquer, pour faire en sorte qu’il reste éveillé. Je prends plaisir à le chouchouter de la sorte. Rapidement j’en viens à constater qu’il reste un endroit, je n’ose cependant pas le faire, trop timide. Mes joues deviennent immédiatement rouges. « Désolé, je ne pourrais pas faire le bas de ton corps, dis-je timidement. » Je l’ai vu nu tout à l’heure, mais ce n’était pas le même contexte, alors je ferme les yeux et vais ranger le reste. Je me dénude à mon tour dans la salle de bain et me lave rapidement sous la douche avant de me sécher et de le rejoindre dans la chambre, vêtu d’un simple boxer.
Je m’assieds à côté de lui et le regarde tendrement, il est terriblement beau, même dans cet état je le trouve séduisant. Je ne sais pas trop quoi penser de toutes ces pensées qui m’agitent, mais je les laisse faire, il ne faut plus fuir, il faut que j’embrasse ce que je suis entrain de devenir. Je vois ses yeux qui se ferment doucement, il s’endort, mais je le laisse faire. Derek est encore vêtu de son jean, le reste de son corps est totalement dénudé. Je mets la couverture sur lui et viens me pencher sur son front sur lequel je dépose un doux baiser. « Dors bien, je suis là si tu as besoin. » Je le laisse sombrer dans le monde des songes et m’assieds à ses côtés, je vais veiller sur lui toute la nuit, impossible de faire autrement. Assis sur le sol, le dos sur le mur face au bêta, je ne dormirais pas, il ne le faut pas, je dois veiller sur lui.


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MessageSujet: Re: la guerre au bout de la voix. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mer 7 Fév - 11:52


☾ La peur au ventre


Feat. Leoric

L
a cicatrisation qui s’amorce me fait souffrir, pourtant je me sens bien. Je me laisse bercer par la conduite nerveuse de Leoric. Je renoue avec un sentiment que je pensais pouvoir exclure de ma vie. La sensation indicible d’être en paix avec quelqu’un, mais aussi en sécurité. Jusqu’à présent j’ai toujours été celui sur qui on compte, pour ma force, ma rapidité ou mes capacités de lycan. Ma meute sera présente pour m’épauler le cas où, mais jusqu’à présent c’est toujours moi qui ait servi de béquille, de renfort ou de rempart. Il y a bien eu lui pendant un moment. Cet humain moins fragile qu’il n’y paraît. Mais quelque chose s’est brisé.

Je tourne la tête vers mon conducteur, scrute son profile. Est-ce vain d’imaginer quelque chose de durable ? Je ferme les paupières. Ce que je sais pour l’instant, est que je peux baisser ma vigilance. Enfin. Car Leo est là et il assurera si le besoin s’en fait sentir.

La voiture s’arrête. J’ai du mal à m’extirper de la douce torpeur dans laquelle je m’étais calfeutré. On me tire. Je tiens debout, mais à peine. Le sol se dérobe. Il me porte. J’ouvre la bouche pour protester, nous sommes déjà arrivés à son loft. J’ai l’impression de réagir au ralentit. Je reconnais les lieux au parfum qui y règne, son odeur corporelle. Je souris vaguement quand il me dépose sur son lit. Cette fois, j’échappe à l’inconfort de son canapé trop neuf pour être moelleux.

Sa main tient la mienne. Cela me convient. Sa chaleur me rassure. Non pour les deux journées éprouvantes que je viens de subir, mais pour le futur que cela promet. Pas seul. Ruby, Peter, Ian sont là, et vivent avec moi au manoir. Mais c’est une autre solitude que Leo comble de sa présence.

- Reste là, je vais m’occuper de toi...
- Je n’ai pas l’intention de bouger avant avoir dormi au moins huit heures,
croassé-je.

Je me cale encore plus confortablement dans les draps. L’odeur de Leo est encore plus prégnante dans son lit. Mon intrusion dans son intimité de vie me plait.

- Prends et mange tout. Je reviens encore.
- Merci.


J’étais presque parti dans les bras de Morphée, mon ventre me rappelle sa faim virulente. J’attaque les gâteaux, heureux. Si j’avais été au manoir, Ruby m’aurait refourgué un de ses jus de légumes vitaminés ou je ne sais trop quoi d’autre « sain pour la santé ». La bouteille d’eau n’est pas de trop pour faire descendre ma gloutonnerie.

Rassasié, une douce quiétude m’envahit. Cela fait combien de temps que quelqu’un ne s’était pas occupé de moi ainsi ? Je suis faible, pourtant je n’éprouve aucun sursaut d’orgueil à me montrer ainsi devant lui.

Un linge humide parcourt ma peau, j’ouvre un œil. La détermination dans le regard de Leoric fait taire toute velléité de protestations. Je me laisse choyer. Ce n’est pas dans mes habitudes. Pourtant la sensation que me procure ce gant humide qui glisse sur ma peau est tout bonnement divine. Je ferme à nouveau les yeux pour concentrer sur le sens du toucher. La torpeur me gagne. L’accalmie après le combat érode mes dernières résistances.

- Ne t’endors pas, je n’ai pas fini...

Sa voix est chaude, un murmure qui caresse mes oreilles. Ses soins me font du bien, par la douceur qu’il y met, la chaleur de sa main que je perçois lorsque nos peaux entrent en contact.

- Désolé, je ne pourrais pas faire le bas de ton corps.
- Demain…
murmuré-je entre veille et sommeil.

Je l’entends s’éloigner. Le bruit de la douche me renseigne sur ce qu’il fait. Je suis harassé. Le sommeil me tend les bras, pourtant je lutte pour ne pas sombrer en son absence. Enfin le revoilà. Mes yeux papillonnent. Il s’est assis à côté de moi. Notre silence n’est pas un fossé, mais une passerelle faite de promesses et de demains. Enfin je me laisse glisser dans la nuit des rêves. Je me sens entourer, une couverture, un contact léger sur mon front. Je ne saurais dire si je ne rêve pas déjà. Un sommeil profond m’emporte accompagné par une voix grave et chaude.

***

Je sors d’un songe plaisant où j’étais au bord d’un lac, dans une nature authentique, préservée de la main de l’homme. Au loin une chaîne de montagnes enneigées. Je ne suis jamais venu dans ce lieu d’une beauté rare et pure. C’est quelqu’un qui me l’a montré, un ami. Sans ouvrir les yeux, je m’étire. Les blessures de la veille sont de lointains souvenirs. Un rideau est tiré. La lumière jaillît. Je grogne et me retourne à plat ventre, le museau dans l’oreiller pour fuir l’aveuglement. Qui vient m’emmerder dans ma chambre ?

Une tasse qui tinte contre une soucoupe. Un délicieux fumé de chocolat. Une aura chaude qui emplit l’espace. Je ne suis pas au manoir. Mon cerveau se met en phase avec la réalité, je suis dans le lit de Leo en train d’enlacer son oreiller. Ultime étirement qui fait craquer quelques vertèbres et je me retourne pour lui souhaiter le bonjour.

Traits pâle, le blanc des yeux un peu rouge. Contrairement à moi qui ai dormi d’un sommeil profond, Leo semble avoir veillé tard. J’accepte la tasse qu’il me tend, mais emprisonne son poignet de ma main libre. Mes veines s’assombrissent, absorbant non pas de la douleur, mais un peu de fatigue.

- Cela va devenir une habitude, murmuré-je doucement avec un sourire.

La loi du corps est impérieuse. C’est avec un profond désir et une volupté non feinte que, pour le plus grand plaisir de l’occupant des lieux,  je m’abandonne à la douceur de la boisson chocolatée et ds viennoiseries qui l'accompagnent.























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