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 la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)

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MessageSujet: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Lun 29 Jan - 17:10


☾ la proposition décisive.
Walking through fields of gold, in the distance, bombs can fall. Boy we're running free, facing light in the flow and in the cherry trees we're hiding from the world. But the golden age is over. But the golden age is over.

▼▲▼

Être ou ne pas être, telle est la question. Fondamentalement, je dirais que nous sommes tous égaux. Mais en réalité, c'est loin d'être le cas. Je ne suis pas défaitiste, au contraire, mais il suffit de compter le nombre de sans domiciles fixes dans la rue, ou encore de regarder les dossiers juridiques pour voir que certains sont en prison sans réelles raisons alors que des pédophiles ou des violeurs sont toujours en liberté. Croyez-vous que cela est normal ? Moi pas, on nous répète sans arrêt que toute personne vivante est égale à une autre, mais personne ne respecte ces adages qui sont pourtant la clef de notre monde, alors oui, je suis dégoûté de ce que l'on appelle la civilisation, parce que personne n'est réellement sur le même piédestal. Il y aura forcément des privilégiés à toute situation, parce que telle est la nature humaine, toujours vouloir se démarquer des autres pour pouvoir briller plus que quelqu'un. Je ne suis pas différent des autres, loin de là, je ne crois pas être marginal, de toute manière je n'ai pas le choix pour réussir, je dois être comme les autres, faire le mouton comme on dit, suivre les sentiers battus par les années et la multitude de personnes qui ont foulé ce chemin bien avant moi, parce que tels sont les fondements de la nature, on ne peut y échapper sans devenir un rejet, un ermite ou je ne sais quelle autre forme de rebut de la société.
Il m’a fallu du temps pour me décider, et faire en sorte d’accorder la place qui revient de droit à Caracole. Nous nous connaissons peu, et c’est vrai que j’agis peut-être de façon irréfléchie, mais j’aimerais qu’il soit plus fort et qu’il acquiert une meilleure place dans la société grâce à une assurance nouvelle dans sa vie. Ce jeune homme m’a touché, par son histoire, par ses gestes et son caractère. Une semaine depuis que l’on s’est vu à deux dans la forêt, je l’ai ensuite croisé au lycée, quand je lui donnais cours, mais il faut avouer que j’aurais aimé pouvoir l’attraper seul à seul. Le problème c’est que je n’ai jamais eu l’occasion que je désirais, il fallait que je lui parle sans que personne ne vienne nous déranger et que personne n’écoute ce que j’ai à lui dire. Plus d’une fois aussi j’ai reporté le moment fatidique, ne sachant comment lui annoncer ce que j’avais en tête, alors j’ai décidé d’attendre le bon moment, de faire en sorte de trouver les bons mots.
Nous sommes en réalité le mercredi après-midi aujourd’hui, il n’y a donc pas cours au lycée, et j’ai du temps de libre, alors je suis passé chez moi, et ait ouvert le fameux coffret que j’emporte partout depuis la Norvège. J’attrape donc un objet dedans et m’enfuis tout de suite pour aller chez lui, je n’ai pas d’autres choix. Tout ce que j’espère c’est qu’il sera tout seul. Personne ne doit savoir ce que je cherche à faire, surtout par les autres loups. Plus je me fais discret, mieux c’est. Au voulant de ma voiture je rejoins donc le domicile du jeune lycéen que j’ai déjà ramené chez lui la dernière fois quand nous nous étions entraînés dans les bois. Il y a eu un petit couac, il a lâché la bride comme je lui avait demandé et m’avait limite éclaté le plexus solaire, je ne lui en veux pas, je voulais qu’il le fasse et quand il est redevenu lui-même, le jeune garçon était traumatisé. C’est ça qui m’intéresse en fait, le fait qu’il ait peur de lui fera qu’il deviendra incroyablement fort quand il apprendra à maîtriser toutes ses capacités.
Je me gare devant chez lui, et sors de mon véhicule. Je regarde la villa où il habite avec sa mère adoptive. J’espère qu’elle n’est pas là, mais un mercredi après-midi elle sera probablement au travail, alors j’aurais probablement de la chance. Quand j’arrive devant sa porte, j’hésite, le poing fermé sur l’objet que j’ai retiré de ma poche, je toque prudemment. Il est là, je le sens à l’odeur et je l’entends au bruit qu’il fait. Il semble être seul, dieu soit loué. Je toque et j’attends qu’il m’ouvre. Je le regarde et lui souris. « Surprise. Tu vas bien mon grand ? » Oui, j’adopte peut-être un vocabulaire de père, mais c’est un peu comme ça que je le considère, comme mon fils, même si notre relation est loin d’être ainsi. Quoi qu’il en soit je m’approche de lui et le prends dans mes bras, fraternellement. Il n’y a plus la barrière de la relation élève/enseignant et c’est bien mieux, beaucoup plus sain vu comment je le considère.


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Dernière édition par Leoric Teniala le Jeu 8 Fév - 16:29, édité 1 fois
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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Lun 29 Jan - 19:25



La proposition décisive





Les journées se ressemblent, s’allongent et s’alourdissent ; le soleil prend le dessus sur la lune, augmentant le temps d’ensoleillement et moi, je baille d’ennuie. L’après-midi est belle, pas le moindre nuage, ni même une simple poussière, même pas une petite bourrasque. Parfaite, totalement à l’opposer de mon état d’esprit. Le ciel bleuté est accompagné d’un soleil jaune sans imperfection. Un temps parfait pour sortir, sauf que, je reste chez moi. Ma journée avec Liam vient d’être décommandée. Ce dernier est avec ses parents et, vu que son père est rarement chez lui ; je lui ai dit moi-même de profiter. Même si cela veut dire je suis là, seul, les coudes sur mon bureau, devant mon écran d’ordinateur sur une page vierge, la bouche grande ouverte, à penser à mon devenir : le premier sujet qui m’est venu à l’esprit.

Mon avenir, qui, à l’heure actuelle, n’est pas aussi bien éclairé que l’atmosphère, a peut-être trouvé un tout nouveau soleil. Un petit point flou dans mon esprit, mais qui éclaire un minimum et grandit à chaque rencontre, me réchauffe. Il m’illumine un tout nouveau sentier que je vais agrandir à force de l’emprunter. Un sentier qui deviendra chemin. Chemin qui diffère de celui qu’on a prévu pour moi et, qui, je l’espère, deviendra une autoroute dont mon esprit n’avait pu découvrir ou inventer.

Je souris à cette idée, ressens une nouvelle chaleur naître en moi. Un bien-être découvert il y a presque deux ans et perdu récemment. J’espère le retrouver et ne plus jamais la perdre… Mais pour cela, il ne manque qu’une chose. Chose qui ne viendra pas si je déprime, reste là à rien faire.

Je dois évoluer, avancer et ne pas me laisser prendre par la solitude.

Décidé, je me lève de mon fauteuil, éteints l’ordinateur et regarde une seconde mon reflet dans le miroir.

Même si ma journée n’est pas celle prévue, je ne vais pas me morfondre, je vais jouer, vivre, comme tout le monde, lire, avancé et attendre le moment qui va tout changer.

Descendu de l’étage et devant le frigo, je regarde ce que je peux manger, prépare un petit encas, (eau et toblerone) et m’installe dans un fauteuil, un livre à la main. J’ouvre le bouquin et le relis une énièmes fois, jusqu’à ce qu’un bruit vienne m’en défaire.

La sonnerie. Non pas celle du téléphone, mais celle de la maison.

Je lève la tête, me tourne vers la porte d’entrée et laisse mon visage s’illuminer. Je n’ai même pas besoin de demander qui est là. Mon loup me le hurle, me le dicte.

Mister Soleil.

Je fonce vers la porte d’entrée, le cœur battant la chamade et tente de me calmer. L’excitation risque de me faire faire des conneries et cela ne serait pas top niveau voisinage. (Ouvrir une porte en là faisant sortir de ses gonds serait un très mauvais choix et je ne pense pas que Leoric aimerait).

Revenue à l’état normal, où je peux me contrôler, je pose ma main sur la poignée, ouvre la porte et le vois, un sourire sur les lèvres :

— Surprise. Tu vas bien mon grand ?
— Bonjour ! hurlé-je heureux de le voir.

Je sais qu’il est mon professeur pourtant je n’arrive pas à réagir autrement. De toute façon, à ce moment-là, il n’agit pas en éducateur, il ressemble plus à la personne que j’ai vu lors de notre entrainement, du moins avant notre duel. Je lui souris à mon tour euphorique, puis me jette sur lui, ravi de sa présence.

Une fois mon acte fait, je grimace un peu, espérant ne pas l’avoir brusqué. J’obtiens ma réponse quand, il m’entoure de ses bras, tout aussi content que moi ; bon j’avoue, peut-être un peu moins. Un peu beaucoup ? J’ai exagéré ?

Après cette retrouvaille amicale, je le lâche et m’invite :

— Entre, je me préparais à lire un livre, même si je le connais presque par cœur, mais je préfère passer la journée avec toi. Tu viens faire quoi ici ?

Je lui présente le canapé pour qu’il soit bien installé et non sur une chaise et attends de voir ce qu’il va faire.

— Installe-toi, c’est fait pour ça. Je suis content que tu sois venu, même si ne s’était pas prévu. Maman est au travail, elle a repris la boutique de parfum de popa. Si tu voulais la rencontré, c’est raté, terminé-je un sourire sur les lèvres, la main derrière la tête, même si j’espère qu’il est là pour moi.





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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mer 31 Jan - 17:55


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La devanture de la maison de Caracole et sa mère est vraiment magnifique, j’y vois là une preuve d’un goût exquis en matière de décoration paysagère. Les jardinières sont garnies de fleurs de saison, les murs sont d’une couleur pure sans aucune trace de saleté. Il me semble également y voir là les traces d’une tristesse, comme si on s’affairait à faire en sorte que les stigmates d’une perte douloureuses s’effacent par l’activité. Je ne prends pourtant pas part à cette douce mélancolie, il n’y a pas de raison aujourd’hui. Non pas que je ne sois pas réceptif à la douleur des gens, mais parce qu’aujourd’hui est un jour heureux et que ni tristesse, ni souvenirs honteux n’ont leur place en mon cœur. Je l’ai vu qui m’a sauté dessus et je l’ai pris dans mes bras, dans une étreinte presque paternelle. J’aurais aimé être père, mais avec ma femme les choses étaient compliquées et je ne savais pas si je réussirais à l’être n’ayant pas eu d’exemple flagrant dans ma vie. J’avais toujours eu ce besoin particulier et cette envie de donner mon affection aux autres, et j’ai trouvé cela en certaines personnes, les jeunes à qui j’enseigne, cet amour que je ne pouvais donner à un être, je l’ai transféré par extension à tous les élèves que j’ai eu dans ma vie. Caracole fait partie de ces personnes, ceux que j’aime et que j’ai envie de protéger au péril de ma vie, il fait partie de ma vie et de ce trop plein d’affection que je déverse en lui par cette étreinte que nous partageons.
Nous nous séparons et je lui souris, heureux de voir toujours en lui cet enthousiasme contagieux. Il ne me tient pas rigueur des événements dans les bois de l’autre jour. Je lui en suis reconnaissant, car pour ma part, il n’avait rien à prendre mal, c’était un simple exercice pour voir ce qu’il avait à travailler, désormais je le sais. « Entre, je me préparais à lire un livre, même si je le connais presque par cœur, mais je préfère passer la journée avec toi. Tu viens faire quoi ici ? » Je fais comme il me le demande, je pénètre à l’intérieur de sa maison et je découvre stupéfait la beauté des lieux, à l’image de l’extérieur. Émerveillé, je vois des choses que je n’imaginais que dans les films ou les musées, la littérature ou la poésie. La bouche bée je réponds à sa question en ayant un air d’extase au visage. « Je passais dans le coin, et j’avais envie de venir te voir. » Ce n’est pas un mensonge, mais ce n’est pour autant l’entière vérité, de telle sorte que mon rythme cardiaque ne trahira rien. Je suis heureux, et j’avance progressivement vers le salon, où je vois de nouvelles beautés. Il me présente le canapé pour m’inciter à m’y asseoir, chose que je fais avec une certaine pointe d’appréhension. J’ai l’impression de faire tâche dans ce décor, comme si je n’étais pas à ma place, moi ayant toujours vécu avec peu de moyens. « Installe-toi, c’est fait pour ça. Je suis content que tu sois venu, même si ne s’était pas prévu. Maman est au travail, elle a repris la boutique de parfum de popa. Si tu voulais la rencontrer, c’est raté. » En réalité je ne voulais pas voir sa mère, mais lui. De toute façon, elle et moi seront amenés à nous voir prochainement étant donné ce qui se déroulera bientôt, mais je ne pipe pas un mot et le regarde droit dans les yeux.
Mon regard ancré dans le sien, j’essaye de trouver la confirmation de la raison de ma venue, j’essaye de trouver ce qui me pousse à agir de la sorte. Et je miroite sa propre force en la mienne, sa tristesse dans mes larmes. Nous sommes similaires, différents, mais un tout. « Justement, j’avais un ouvrage à te conseiller à propos de nous. Connais-tu Le Loup-Garou de Boris Vian ? C’est un auteur français du XXe siècle. Il me semble qu’il te plaira. » Pour ma part, je ne l’ai jamais lu, mais ce n’est qu’un prétexte, une façon d’amorcer la discussion à venir, je regarde avec précision son attitude et ce qui pourrait trahir les impressions que j’avais eu de sa personne. Cette décision marquera au fer rouge ce qui se passera dans ma vie à Beacon Hills, je ne dois pas me tromper. « D’ailleurs, je voulais te dire que ta dernière copie m’a un peu déçu, tu m’avais habitué à mieux Caracole tu sais ! » Je le regarde et le gronde un peu de façon gentille. En réalité en littérature il a de bons résultats, ils sont mêmes supérieurs à la moyenne de sa classe, cependant j’ai remarqué une petite baisse par rapport aux précédentes notes qu’il avait. « Tu as certes baissé de deux points seulement, mais je voulais savoir si allait bien depuis la dernière fois que l’on s’est vu dans la forêt à deux... » Oui, la question me taraude, parce que je me souviens du dégoût pour lui-même qu’il avait sur le visage et de cette tristesse qui l’habitait. Caracole n’a pas l’habitude de gérer son côté lupin, il le bride, alors qu’il devrait le laisser libre mais apprendre à vivre avec ces nouvelles capacités qu’ils lui ont été données.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mer 31 Jan - 22:25



La proposition décisive





— Je passais dans le coin, et j’avais envie de venir te voir.

Sa phrase me réchauffe le cœur, plus que je l’imagine et illumine mon visage, pire que les publicités de dentifrice. Être heureux serait un euphémisme à mes yeux. Je n’arrive pas à décrire mon état à l’heure actuelle, et sa diction est véridique, il ne ment pas, il est là pour moi et pour rien d’autre, ou plutôt pour personne d’autre, vu qu’il est ici pour quelque chose qui me concerne, je pense.

Puis je perçois son visage, identique au mien devant la netteté et la grandeur du lieu. Un endroit idéal pour abriter une meute, mais trop imense pour deux personnes. J’aime cette maison, elle me rappelle Cahir, ma vie avec lui, le peu de ses bêtas que j’ai pu connaître, mes déceptions ; mon bonheur. Mais elle m’impose aussi la douleur. La perte de mon alpha, la tristesse et tout ce qui va avec.

Je ferme les yeux, baisse la tête, mon sourire s’amenuise un instant. Les mauvais souvenirs se dessinent et s'effacent peu après. Je les chasse sans les ignorer forcément, grâce à eux, j’en suis ici et nulle part ailleurs. Je suis en face d’un adulte que j’apprécie et c’est réciproque. Je le sens, le comprends vite.

Ma gaieté revit, tout comme mon avenir. J’y crois, j’y pense et je veux avancer, ne plus rester ainsi. Je souhaite évoluer, changer, grandir et celui qui peut l’exaucer, c’est bien lui.

— Justement, j’avais un ouvrage à te conseiller à propos de nous. Connais-tu Le Loup-Garou de Boris Vian ? C’est un auteur français du XXe siècle. Il me semble qu’il te plaira.

Je lui réponds d’un simple signe de tête. Non, cet auteur n'entre pas dans ma culture générale. Mes sourcils se froncent comme pour étaler mon ignorance à ce sujet, et une question. Pourquoi me parle-t-il de loup-garou ? Est-ce en lien avec notre deuxième rencontre ? Une faible lueur de peur passe dans mon regard, j’essaie de la contrôler pour ne pas le blesser.

— D’ailleurs, je voulais te dire que ta dernière copie m’a un peu déçu, tu m’avais habitué à mieux Caracole tu sais !

Déception. Le mot explose presque comme une bombe. Je l’ai déçu, tout ce que je ne voulais pas faire.

— …
— Tu as certes baissé de deux points seulement, mais je voulais savoir si allait bien depuis la dernière fois que l’on s’est vu dans la forêt à deux...
— Je…

Mes yeux admirent le parterre ; mes pieds, les siens. Je sens ma gorge se serrer un peu.

— Désolé, je me…

Je lui dois la vérité, si je veux qu’il m’aide, il doit tout savoir. Si je lui mens, il risque de partir et je ne le désire pas.

— J’ai peur Leoric, peur de perdre le contrôle et qu’il revienne, me biaisant de tout cela… Peur d’être seul, de voir mes amis s’éloigner quand ils seront tout cela de ma vie… Mais surtout, j’ai peur de lui obéir par m’égare, de devenir ce qu’il veut… J’ai peur de perdre à nouveau les gens que j’aime à cause de mon ancien tuteur…

Je me tais ; mes yeux me piquent et j’y laisse toute ma rage pour empêcher les gouttes salées de couler.

— C’est étrange… Je sais ! Surtout que mon loup m’a aidé à comprendre tellement de choses. Il m’a permis de savoir que j’aime un de mes amis. Et je nous punis… Je crois que c’est une mauvaise habitude que je dois perdre. Tu sais, je déteste me battre, non pas que je sois lâche où autre, mais pour l’opposé. Je déteste combattre, car je sais me battre. J’ai peur de faire souffrir quelqu’un comme je t’ai blessé. J’ai la frousse en fait, la trouille d’être le monstre qu’il voulait que je sois…

Je lui explique, en un rien de temps, tout ce que je ressens, certains éléments sont inconnue de ma mère, par peur de l’effrayer à mon tour, déjà qu’elle doit faire attention à tout ce qu'elle fait : oublier son ancienne vie, et la nouvelle qui s’est offerte à elle.

— Je suis désolé, je vais me reprendre, sauf que j’ai un peu de mal… Cela fait presque un an qu’il est mort ; Liam n’est pas très présent et j’ai plus de nouvelles de certains amis…

Pendant tout mon discours, je me triture les doigts, je les griffe un peu sans m’en rendre compte, comme un réflexe inconnu.




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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Ven 2 Fév - 12:58


☾ la proposition décisive.
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▼▲▼

Je m’inquiète pour mon ami, depuis l’autre jour, je le vois un peu déprimé et très peu sûr de ce qu’il fait et de sa façon d’agir. Comme s’il craignait de voir surgir devant lui les fantômes de son passé. Je ne peux que le comprendre, je vis de la même manière, mais j’ai appris à mes dépends qu’à force de trop s’inquiéter, nous finissons invariablement par ne plus vivre comme nous devrions le faire. Voilà aussi ce qui me pousse à venir le voir, tenter d’ouvrir une brèche dans ses blessures, pour réussir à le guérir et qu’il reprenne enfin confiance en ses capacités. Caracole est un jeune garçon qui n’a pas confiance en lui et qui ne se croit pas capable de grandes choses. Pourtant il est loin de tout cela, il a le feu de la puissance en lui, et il ferait un très bon meneur d’hommes si seulement il avait un peu plus foi en ce qu’il serait possible de faire grâce à sa nature. Il est profondément gentil, un peu trop d’ailleurs, c’est ce qui fait la différence entre un tueur et un brimé. Il se brime tout seul, et ce n’est pas ce qu’il faut faire. En enfermant le loup, il s’enferme lui, et pour devenir enfin tel que nous devons être, nous ne devons pas être deux, mais une unité. Le loup et l’homme ne doivent faire qu’un pour que l’on puisse s’exprimer entièrement tel que nous sommes. C’est ce que je voulais lui apprendre, lui montrer, mais il n’a pas complètement compris la leçon, je suis là pour terminer ce que j’ai commencé.
Je lui parle de reproches alors que mon corps me hurle de le prendre dans mes bras pour le consoler, mais ce ne serait pas l’aider, il faut qu’il se pose les bonnes questions, qu’il se demande lui-même si ce qu’il a fait était bien ou non. Certes je suis d’accord, ce n’était pas bien sur la forme, mais sur le fond il a dû sentir que cet exercice lui a montré ses limites, et celles qu’il doit embrasser, non repousser. « J’ai peur Leoric, peur de perdre le contrôle et qu’il revienne, me biaisant de tout cela… Peur d’être seul, de voir mes amis s’éloigner quand ils seront tout cela de ma vie… Mais surtout, j’ai peur de lui obéir par m’égare, de devenir ce qu’il veut… J’ai peur de perdre à nouveau les gens que j’aime à cause de mon ancien tuteur… » Il n’a pas à avoir peur de cela justement. Le contrôle il l’a car il a compris qu’il avait dépassé les limites. Je voulais qu’il puisse apprendre de cette erreur, et il a appris. Sauf qu’il ne réagit pas de la bonne façon, il agit comme si c’était mal alors qu’au contraire je trouve qu’il a agit comme je l’attendais. Je le laisse vider son sac néanmoins, car il n’a pas terminé, je ne suis pas idiot, et j’ai appris en étant professeur que laisser les enfants s’exprimer est bénéfique pour eux, qu’ils aient l’impression d’être écouté leur donne une force en eux. « C’est étrange… Je sais ! Surtout que mon loup m’a aidé à comprendre tellement de choses. Il m’a permis de savoir que j’aime un de mes amis. Et je nous punis… Je crois que c’est une mauvaise habitude que je dois perdre. Tu sais, je déteste me battre, non pas que je sois lâche où autre, mais pour l’opposé. Je déteste combattre, car je sais me battre. J’ai peur de faire souffrir quelqu’un comme je t’ai blessé. J’ai la frousse en fait, la trouille d’être le monstre qu’il voulait que je sois… » Nous sommes des monstres, inutile de le nier, toutes les créatures surnaturelles sont des monstres de la nature, mais il y a une différence entre être un monstre terrifiant et être un monstre qui est en adéquation avec sa profonde nature. Je suis persuadé qu’en devenant ce que l’on doit être, et en ajoutant le contrôle nécessaire, le monstre n’en est plus un, il n’est plus que beauté flamboyante. « Je suis désolé, je vais me reprendre, sauf que j’ai un peu de mal… Cela fait presque un an qu’il est mort ; Liam n’est pas très présent et j’ai plus de nouvelles de certains amis… » Voilà le fond du problème. Caracole se sent seul, et la solitude le ronge, la solitude fait qu’il bride tout le reste. Un loup n’est pas un animal solitaire, il a besoin de ses congénères, d’amis proches pour vivre comme il le devrait.
Le truc c’est qu’il n’est plus seul. Le jeune oméga se triture les doigts, des gouttes de sang perlent de ses mains, je dépose la mienne sur les siennes pour le stopper. Et je lui souris doucement, avec une délicatesse que je veux rassurante. « Tu n’es plus seul Caracole, pas tant que je suis là. Je ne suis certes que ton professeur, mais tu peux compter sur moi, à n’importe quelle heure, n’importe quel jour. Je serais présent pour t’aider et t’épauler. Toujours. » Ce dernier mot scelle ma conviction, je prends la bonne décision, et il est inutile d’en douter désormais. Je me recule et l’invite à s’asseoir à côté de moi, il vient et j’en profite pour plonger mes yeux céruléens dans les siens. Il respire la souffrance, il respire la peur. Caracole O’brien n’a pas à ressentir tout cela. Il devrait plutôt être joie de vivre, enthousiasme débordant. Je crois avoir rouvert de grosses blessures, mais il le fallait pour comprendre que cela fait parti de nous, et qu’on le veuille ou non, il ne faut pas oublier, mais se servir des traumatismes comme d’une force profonde. « Tu sais, tu es un garçon formidable. Ne l’oublie jamais. Si j’ai agis comme ça la dernière fois, c’est pour que tu connaisses ta limite, tu l’as trouvé, et tu t’en es servis pour reprendre l’humanité qui est tienne. Tu as compris la leçon que je voulais t’inculquer, mais tu as fuit alors que tu aurais dû voir la beauté de la chose. Tu m’as fait mal, je le voulais, c’était pour te montrer qu’il y a des choses à ne pas faire, une colère à contrôler. Je te le répète encore une fois Caracole. Je suis fier de toi. Profondément fier de ce que tu es. » Je parle comme un père le ferait à son enfant. Je n’aurais jamais l’occasion d’en avoir, je le sais, mais lui, c’est comme s’il était mon fils. Alors je lui souris à nouveau et caresser sa joue avant de venir ébouriffer ses cheveux paternellement. Je reprends contenance et ouvre ma main serrée devant ses yeux, dedans brille un objet en métal relié à une cordelette en cuir. Je le vois interrogatif, il ne doit pas connaître. « Ceci est un valknut. Le symbole de la mort, de la libération de l’âme, mais il représente également les racines de l’Yggdrasil, l’arbre monde, celui qui donne la vie selon la religion nordique des anciens temps. C’est le symbole de ma meute. Je t’offre ma protection, mon amitié. Caracole, je serais honoré si tu décidais de me rejoindre, pour que l’on panse nos plaies communes. » J’ai peur qu’il refuse, qu’il ne veuille plus rien avoir à faire avec moi depuis l’autre jour. Cependant, je lui offre la possibilité d’apprendre, de ne plus être seul et d’être enfin ce qu’il doit être. Un loup-garou, dans une meute que je reconstruis progressivement.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Ven 2 Fév - 18:31



La proposition décisive




J’ai peur ! Oui ! Très peur. Tout ce que j’ai appris ne devait servir qu’à une chose : tuer ; le contraire de ce que je rêve en réalité. Je veux protéger les gens que j’aime et non leur faire du mal, leur faire peur et me retrouver seul.

Seul… La solitude, je l’ai assez connue. Toute ma jeunesse et le début de mon adolescence, je l’ai passé sans personne. Ma tour d’ivoire me narguait. Même entouré, je ne me sentais pas jamais accompagné, juste un simple objet sans intérêt. Depuis longtemps, j’ai souhaité m’en débarrasser. Cette solitude, si exclusive, jalouse ne m’autorisait pas à parler avec les gens que je côtoyais et m’offrait la souffrance quand une personne m’accordait sa confiance ; jusqu’à ce qu’elle me quitte à mon entré à Beacon Hill. Enfant, j’ai toujours voulu rencontrer du monde et cette envie a augmenté depuis ma morsure, depuis qu’il est parti.

La hantise d’être abandonné résiste à tout.

Cette peur se répercute sur mon état actuel, surtout avec l’absence des personnes qui me tiennent le plus à cœur. Cahir, Liam, Stiles… Par chance, Leoric est arrivé dans ma vie et l’a changé, chamboulé, amélioré même. Je pressens qu’il fera bien plus que cela, que mon amplification suivra la chanson et ne s’arrêtera jamais.

J’espère…

Sa main sur la mienne me fait oublier mes pensées et me ramène à la réalité. Il m’a écouté et c’est à mon tour de le faire.

— Tu n’es plus seul Caracole, pas tant que je suis là. Je ne suis certes que ton professeur, mais tu peux compter sur moi, à n’importe quelle heure, n’importe quel jour. Je serais présent pour t’aider et t’épauler. Toujours.

Mon cœur s’affole, non pas de la même manière qu’en présence de Liam, mais tout de même joyeuse, comme un enfant qui reçoit le cadeau qu’il désire le plus au monde. Non plus important encore, on m’accorde le meilleur des souhaits. Une personne sur qui compter à nouveau.

Je lui ai offert la mienne depuis longtemps, comme toujours…

Figé par ses dires, je ne comprends pas ce qui se passe. Son invitation ne réussit pas à s’imposer à mon esprit, totalement à l’opposé de sa phrase. Elle chantonne dans ma tête, comme les plus belles paroles que j’ai pu écouter et cette mélodie ne fait que commencer.

Son geste s’affiche dans mes rétines et l’envoie à mon cerveau. Je m’installe à ses côtés pour entendre la suite. Je bois son discours. Elle s’écoule presque comme je le désire. Elle fait des remous en moi, comme les vagues qui s’allient aux sables. Une harmonie étrange, mais importante.

— Tu sais, tu es un garçon formidable. Ne l’oublie jamais. Si j’ai agi comme ça la dernière fois, c’est pour que tu connaisses ta limite, tu l’as trouvé, et tu t’en es servis pour reprendre l’humanité qui est tienne. Tu as compris la leçon que je voulais t’inculquer, mais tu as fui alors que tu aurais dû voir la beauté de la chose. Tu m’as fait mal, je le voulais, c’était pour te montrer qu’il y a des choses à ne pas faire, une colère à contrôler.

J’essaie de sourire à sa phrase, mais les larmes décident de mon état actuel. Elles désirent se déverser, mêlant ma tristesse avec ma joie. La joie qu’il soit venu, que je l’ai trouvée bien avant les court. Je me demande ce qui se serait passé si notre rencontre s’était déroulée différemment. Aurions-nous eux la même relation ? Je ne le sais pas et ne souhaite pas le savoir. Je ne désire pas d’un autre attachement entre nous, même si je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’espère qu’avec le temps, je pourrais le faire. Là, je dirais que ce lien se rapproche de celui de Cahir. Ses gestes me font penser ainsi. Sa caresse amicale sur ma joue, puis sur mes cheveux ; comme par réflexe Lupin, mon pied réagit. Il tapote un peu le sol, content et heureux. Honteux aussi.

— Je te le répète encore une fois Caracole. Je suis fier de toi. Profondément fier de ce que tu es.

Je retiens mes larmes, même devant les compliments qu’il m’offre. Dans mon passé, ces derniers étaient assez rares, même inexistants, alors le fait qu’il m’en offre détruit une bonne partie de mes barrières. J’espère… Non, je suis certain que c’est une excellente chose. Le début d’une nouvelle vie.

Il ouvre la main, un objet circulaire collé à sa paume, attaché à un bracelet. Je regarde son trésor, vu comment il en prend soin, qu’il me tend. Devant le collier, je fronce des sourcils. Que me montre-t-il ?

— Ceci est un valknut, répond-t-il à ma question muette, le symbole de la mort, de la libération de l’âme, mais il représente également les racines de l’Yggdrasil, l’arbre monde, celui qui donne la vie selon la religion nordique des anciens temps. C’est le symbole de ma meute.

Meute. Ce mot résonne dans mon esprit. Meute. Il frappe comme un tambour qui annonce une bonne chose, comme dans les jeux. Meute. Il donne une nouvelle force à mon cœur. Meute. Il remplit le vide qui se créait avec le temps. Meute. Il affole le loup en moi. Meute. Il est le refrain de mon histoire, le refrain de sa chanson, de ses paroles. Le point le plus important à mes yeux.

— Je t’offre ma protection, mon amitié. Caracole, je serais honoré si tu décidais de me rejoindre, pour que l’on panse nos plaies communes.

J’ancre mes yeux dans les siens, lui envoie, ainsi, tout ce que je ressens : joie, bonheur, pluriel. Je ne suis plus seul. Décidant d’écouter sa leçon, je me lie un peu à mon loup et me jette sur lui. Je le prends dans mes bras et pleure, déverse la souffrance, la douleur qui me noie sur son tee-shirt.

— Merci, Rico, merci, lui dis-je du fond du cœur.

Je ne sais pas pourquoi ma réponse favorable se fait ainsi, mais je m’en fous. Je sais juste que je n'aurai pu le retenir. Je souhaite juste qu’il ne réagisse pas comme la dernière fois. J’espère qu’il acceptera cette fois-ci.

— Apprends-moi à être moi, à ne plus avoir peur. Apprends-moi à ne plus subir les foudres de mon tuteur. Apprends-moi à avoir confiance en moi, à vivre avec mon loup, et ne plus me brimer. Apprends-moi les légendes de ton pays et ta vie… Enfin, quand tu le voudras…

Je me fous de mon état à l’heure actuelle et n’arrive plus à me contenir. Je suis la joie et je pleure tout mon passé pour aller de l’avant. Je ne l’oublierais pas, ne le souhaitant pas et ne le pouvant pas. Pourtant, une douleur résiste encore, elle flotte comme une épée de Damoclès. Elle vole dans mon esprit, alourdis ma pensée, ma vie et je lui en fais part :

— Tu ne m’abandonneras pas ; promis ? Je ne veux plus voir les gens que j’aime partir ou mourir, je ne le supporterais pas ! Je veux les aider, je veux aussi t’aider, même si pour l’instant, je ne sais pas comment faire. Mais je veux t’aider. Je ne veux pas être un fardeau… Enfin, ce n’est pas le bon mot. Je souhaite aussi t’aider, que cela ne soit pas à sens unique… Sauf s’il s’agit de faire du mal à quelqu’un, je ne pourrais pas...





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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Sam 3 Fév - 14:07


☾ la proposition décisive.
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▼▲▼

Je suis la puissance du vent, je suis la sagesse de l'eau, je suis la dureté de la terre, je suis la dangerosité du feu. Je suis le tranchant de l'épée autant dans mes gestes que dans mes mots. Je suis la force qui se dégage des éléments naturels et de ce que l'homme sait fabriquer. Je suis la menace invisible, je suis un homme et je sais jouer de mes avantages pour charmer afin de te détruire aisément. Je suis la rose, belle et douce en apparence mais piquante en réalité, détenant un venin mortel dans ses épines comme la vipère dans ses crocs. Je suis l’alpha, je le deviens enfin. La puissance fait de nouveau feu en moi. Je ressens ce doux breuvage de vie dans mes veines, comme si je renaissais à nouveau. Il m’offre une plus grande puissance, mais ce n’est pas tout ce qui m’importe, car il m’offre sa confiance et son amitié. Voilà ce que je recherche, le mélange des trois. Si je veux créer ma meute, ce n’est pas juste par une ambition dévorante à assouvir, c’est parce que je me sens seul et que je ne veux plus jamais l’être. Je déteste la solitude, ça me ronge à petit feu, et tenter de rester seul ne me fera que périr plus rapidement. Alors qu’être avec mes congénères fera que je resterai un peu plus en vie, un peu plus longtemps.
Je sais qu’il dira oui à partir du moment où je vois un sourire éclatant éclairer son visage. Il me sourit comme jamais je ne l’ai vu faire. Caracole se jette sur moi et me prend dans ses bras, une étreinte chaleureuse que je lui rends avec plaisir, sentant ses pleurs tomber sur mes vêtements. Le jeune loup n’est plus un oméga, il devient un bêta. «  Merci, Rico, merci. » Sa joie est teintée par la tristesse et par l’envie de ne plus être seul lui non plus. Un loup-garou seul est un loup-garou amoindrit. Je lui ai offert la possibilité d’être enfin qui il doit être. Désormais nous sommes tous les deux unis par le lien de la meute, il fait parti de ma famille, il fait parti de ce que je suis. « Apprends-moi à être moi, à ne plus avoir peur. Apprends-moi à ne plus subir les foudres de mon tuteur. Apprends-moi à avoir confiance en moi, à vivre avec mon loup, et ne plus me brimer. Apprends-moi les légendes de ton pays et ta vie… Enfin, quand tu le voudras… » Je souris doucement, tout en le gardant dans mes bras. Caracole aurait pu être mon fils si je l’aurais voulu, il le devient grâce à ce que je lui ai donné. Je souris et je suis heureux, heureux de ne plus être confronté à mes démons en étant seul. Je ne suis cependant pas encore prêt à lui ouvrir les portes de ma mémoire. Je me recule cependant doucement afin que l’on ne soit plus collés, que je puisse le voir et apprécier ce que tout cela a changé en lui. Généralement le fait d’appartenir à une meute augmente le charisme, la confiance en soi. Je souris en voyant que ça ne le change pas tant que ça. Parce que Caracole a encore peur. « Tu ne m’abandonneras pas ; promis ? Je ne veux plus voir les gens que j’aime partir ou mourir, je ne le supporterais pas ! Je veux les aider, je veux aussi t’aider, même si pour l’instant, je ne sais pas comment faire. Mais je veux t’aider. Je ne veux pas être un fardeau… Enfin, ce n’est pas le bon mot. Je souhaite aussi t’aider, que cela ne soit pas à sens unique… Sauf s’il s’agit de faire du mal à quelqu’un, je ne pourrais pas... » Je suis content de ses mots, parce que cela montre qu’il est une personne avec un cœur énorme, une bonté d’âme naturelle qu’il n’a pas à forcer outre mesure. Caracole O’brien, si tu voyais ce que je vois en toi, tu ne serais pas si terrorisé.
Je me lève doucement et passe derrière lui, et accroche le collier en cuir dans son cou, faisant glisser le valknut sur son torse. Ce n’est pas utile, il n’y a pas besoin de ça pour se sentir intégré dans une meute, mais c’est une sorte de rituel que j’ai gardé de la Norvège. Un nouveau venu prend un collier, le garde et est libre de le porter, de l’utiliser au cas où il perdrait le contrôle. « Voilà, ta promesse. » Oui, par là, inutile de faire un discours entier sur une promesse que je lui fais, de ne pas l’abandonner. Les actes sont parfois plus grands que les mots, et je suis heureux de pouvoir lui signifier tout cela par le fait de lui nouer le symbole de ma meute. Je pose ma main sur son épaule et je finis par me remettre face à lui, sans pour autant m’asseoir. Je le regarde avec mes yeux rouges qui brillent d’une nouvelle intensité, ils sont beaucoup plus rouges, plus brillants, et c’est grâce à lui. Je reprends ma couleur céruléenne rapidement et lui souris. « Tu sais, je ne te demanderais pas de blesser quelqu’un sauf si la personne le mérite. Parfois nous n’avons pas le choix que de faire du mal quand la personne fait elle-même du mal. Sauf que je pèse toujours le pour et le contre de mes actes, c’est ce qui fait la différence entre être un monstre et un protecteur. Nous apprendrons à faire cela pour le bien commun, ensemble. » Ce discours axiologique a pour but de lui montrer que les notions de bien et de mal ne sont pas vraies dans le monde. Quand nous aurons besoin de montrer les crocs et de se montrer redoutables, ce sera pour une bonne raison, et je ne le forcerai pas. Je lui laisserai le choix, qu’il sache que rien n’est jamais forcé dans ce monde, parce que je deviendrais tyrannique, et ce n’est pas ce que je veux pour ma meute.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Sam 3 Fév - 22:16




La proposition décisive




Dans la vie, il y a des moments où on ne doit pas tergiverser. Il faut juste agir au quart de tour, répondre directement, forcer la chance puis profiter de cette direction. Si on tarde trop, on risque de perdre l’aubaine offerte ; d’avoir des regrets, de se morfondre, de se détester. Alors, il faut foncer, ne pas réfléchir et accepter de vivre ce moment ; ne pas en avoir peur. L’embrasser, l’accompagner, comme ce que je dois faire avec l'animal en moi. Et c’est ce que j’ai fait, par mon câlin, mes pleurs et mon remerciement et surtout le surnom que je lui donne.

J’ai répondu par l’affirmatif.

Il le sait ; je le sens. Mon loup crie au soleil, hurle de joie, de contentement. S’il était hors de moi, je le verrais remuer la queue, gratter la terre, se mettre sur le dos, peut-être même lécher le visage de Rico, grogner un peu aussi, mais de manière contente.

Même si là, je suis dans ses bras, en pleurs, pleurs mêlant toute la joie et la tristesse. Tristesse qui s’évacue et laisse la place aux bonheurs. Bonheur qui m’accompagnera à jamais.

Ma vie va s’améliorer et je lui dois cela. Je veux qu’il soit fier de moi, toujours, tout le temps. Je désire l'assister à la mesure de son cadeau. Car, ce qu’il m’offre, c’est plus qu’une meute ; c’est : ne plus être seul, avoir un ami à qui parler, une personne qui me fait confiance, qui m’aidera à l’avenir… Qui me connaît. C’est un tout, un à prendre ou à laisser, qui ne me lassera jamais. J’avalise le tout, bon ou mauvais. Je ne le lâcherai pas !

Je sens ses mains se resserrer contre moi, une invitation, une acceptation à ma réponse. Un réconfort de plus. Je dévoile mes dernières craintes, blessures, je lui avoue tout, ce dont j'ai besoin, ce que je veux… Je demande, quémande, réclame son soutien. Je n’arrive plus à vivre ainsi. Il me manque quelque chose, que lui seul peut m’apporter.

Et je l’obtiens, j’obtiens son accord, son aide, son amour. Tout ce que j'ai perdu. Mon cœur continue de se remplir, même s’il reste encore du vide. Vide qui se comblera le plus vite possible.

Je lui fais confiance, cette place, sera la sienne.

Leoric s’écarte de moi, un bras puis l’autre, il me laisse, sans partir loin. Je n’ai pas à m’inquiéter, je le sais, le sens au plus profond moi. Mon alpha ne trahira pas sa promesse. Je ne me sentirais plus abandonné.

Mes larmes se sont taries. Elle laisse la place à autre chose, un sourire sincère, précieux, encore un peu faible, mais qui augmente doucement. Je sens le collier entouré mon cou, le froid rafraîchir ma peau. Je pose ma main dessus, ne sachant que dire à ce qu’il m’offre. Je ne pense même pas qu’il y ait quelque chose à dire là-dessus. Même pas une seule parole. Juste des actes, l’acte qui me lie à lui, à son histoire, sa meute.

— Voilà, ta promesse.

Je l’admire pour la première fois et ne peux m’empêcher de graver sa forme, ses symboles burinés dessus, ces triangle entrecoupée, mêlé les uns aux autres. Je me questionne sur ce présent. C’est celui de sa meute, des idéaux qu’il a. J’espère vraiment en savoir plus. Surtout au sujet mythologie. L’arbre-monde nordique.

Sa main qui se pose sur mon épaule me rassure ; m’offre la permission de bouger, de respirer. Ce moment je voulais le graver en moi, m’en rappeler à tout jamais. Cette cérémonie, simple, m’ouvre plus de possibilités que tous les mots qui existent dans ce monde. Ce collier sert de lien, un lien symbolique qui renforce celui de la meute, de sa meute, notre meute. Je ne le perdrais jamais, l’aurais toujours sur moi.

— Non, notre promesse, ne puis-je m’empêcher de dire.

Il m’a promis de ne pas m’abandonner, de m’aider ; j’ai fait de même, je lui ai fait une promesse. Je la tiendrais coûte que coûte, vaille que vaille. Dans ma tête, je n’écoute que la phrase qu’il m’a dit et sursaute de bonheur quand il met sa main sur mon épaule.

La douce pression s’efface un court instant ; Leoric revient devant moi, les pupilles en mode alpha. Il me montre son évolution avec ses yeux rouges, encore plus rouges qu’avant ; il n’est plus seul, je suis avec lui. Il m’indique ainsi l’aide que je lui offre, enfin c’est ainsi que je le perçois. Cela me fait sourire, heureux du soutien apporté, même si j’espère lui en donner plus.

— Tu sais, je ne te demanderais pas de blesser quelqu’un sauf si la personne le mérite.

Je tressaille à la fin de sa phrase : cette détresse sera dure à battre, je le sais, mais j’y arriverais. Je ne souhaite pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.

— Parfois nous n’avons pas le choix que de faire du mal quand la personne fait elle-même du mal. Sauf que je pèse toujours le pour et le contre de mes actes, c’est ce qui fait la différence entre être un monstre et un protecteur. Nous apprendrons à faire cela pour le bien commun, ensemble.

J’acquiesce son discours, même si, au fond de moi, j’espère que cela n’arrive jamais. Je ne souhaite pas faire de mal, mais, je peux me contrôler et si le monstre prend le pas sur le loup et moi, Leoric usera de son pouvoir pour le faire taire. Il ne me laissera pas tomber.

— Rico, euh pardon, je coupe ma phrase moi-même, me remémorant la dernière fois où je lui ai donné un surnom : je peux t’appeler comme ça, en dehors des cours et du lycée bien sûr ? Pourquoi tu as choisi ce symbole ? Tu peux m’en dire plus ? Je ne le perdrais jamais, promis, mais explique-moi s’il te plaît.

En même temps, je tripote le collier, le serre fort entre mes doigts. Ce n’est pas dû à la timidité, ni à la nervosité, mais à une envie que mon corps n’oublie pas ce présent.

Puis, soudain, un désir me vient en tête.

— Moi aussi, je veux t'offrir quelque chose !

Mais quoi ?






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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Dim 4 Fév - 16:57


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Ce que je viens de faire est fort protocolaire. Je ne le faisais pas avant, je ne désirais pas instaurer de cérémonie quand un oméga devenait bêta dans ma meute. Les choses se faisaient naturellement. Seulement, j’ai changé, ma façon de voir les choses a changé, et je ne veux plus répéter les erreurs du passé. Il est temps pour moi de tourner une page et de commencer à écrire un autre chapitre. Je dois apprendre avec les nouvelles personnes qui feront parti de ma vie et de ma meute. Si je reste bloqué sur ce qui a pu se passer, je ne connaîtrais aucune évolution, et la stagnation amène à l’anarchie, seul le changement ascendant permet la stabilité. Comme l’a dit un président de la république européen, le changement c’est maintenant. Et la voilà la modification de mes méthodes et pratiques de lycanthrope. Je crois que je préfère amplement ma nouvelle façon de voir les choses. Au moins je les cadre, au moins j’y apporte un cadre officiel qui nous lie les uns aux autres afin que l’on soit profondément ensemble, comme une véritable meute. Certains y verront de la pompe, moi je n’y vois que de la confiance mutuelle et un enrichissement complet.
Je lui ai dit ce que j’attendais de sa part, qu’il place son entière confiance en moi, qu’il apprenne à obéir tout en écoutant son instinct pour ne pas être simplement un esclave d’actes qu’il ne considère pas comme étant bien séants. C’est ma conception des choses, peut-être n’est-elle pas bonne, mais je ne changerais pas pour le plaisir des gens qui me diraient faibles. Car je ne le suis pas, je ne le suis plus du moins. « Rico, euh pardon ; je peux t’appeler comme ça, en dehors des cours et du lycée bien sûr ? » Je hoche la tête. Oui, il le peut maintenant. Je considère que nous sommes assez proches pour oser les surnoms. Mais moi, il restera Caracole, je ne veux pas lui donner de surnom qui seraient là pour dénaturer ce qu’il est. Je sais qu’un surnom peut parfois être un symbole d’amitié profonde, mais dans certains cas, le surnom peut-être aussi symbole de moquerie. Pour lui, je ne décèle pas cela, juste un profond respect et une incroyable admiration. Admiration un peu excessive j’en conviens, je ne suis pas extraordinaire non plus. « Pourquoi tu as choisi ce symbole ? Tu peux m’en dire plus ? Je ne le perdrais jamais, promis, mais explique-moi s’il te plaît. » Je souris en le voyant toucher le valknut du bout des doigts. Il demande pourquoi ceci, et pourquoi cela. Je ne sais pas trop en réalité. Je n’avais jamais songé demander à mon ancien alpha, je connais la signification du symbole, mais mon ancien alpha ne m’a jamais dit ce qu’il représentait pour lui. Je crois qu’il est temps de m’ouvrir à mon bêta, de lui dire ce que je pense moi, et non pas ce qu’il pensait lui. « Moi aussi, je veux t'offrir quelque chose ! » Je lève les yeux au ciel, non pas que ça ne me fasse pas plaisir, mais parce que je ne veux pas qu’il se force à le faire. Non pas qu’il y a une quelconque redevance entre lui et moi, mais parce qu’un geste peut se faire de façon totalement désintéressée parfois. « Tu m’offres déjà ta présence, inutile d’en faire plus. » Ce genre de propos est totalement cliché, mais que dire de plus ? Il est vrai que c’est stéréotypé comédie romantiques à deux balles, mais il n’y a aucune trace de romance entre nous, et je trouverais ça totalement déplacé.
Quoi qu’il en soit, j’arrête de penser et je regarde le collier que je viens d’offrir au jeune loup. Il veut savoir ce qu’il représente, je vais lui expliquer. Mais comment dire des choses aussi profondes et qui impliquent de livrer une partie de soi-même ? Je réfléchis deux secondes avant de laisser les mots couler hors de moi. « Le Valknut est un symbole viking qui remonte au septième siècle après Jésus-Christ. On le nomme aussi le nœud des occis, c’est-à-dire qu’il représente la mort. La mort dans le sens de la libération de l’âme comme je te l’ai dit. Il faut y voir là une allégorie, le valknut permettait aux défunts de trouver le repos grâce à l’imbrication des trois runes. » Je réfléchis à la suite, car ce n’est pas tout, ceci n’est qu’une des deux interprétations de ce signe particulier. Ce signe si riche à mon cœur et qui m’a guidé lors des dix-sept dernières années de mon existence en tant que lycanthrope. « C’est également le symbole des racines de l’arbre du monde nommé Yggdrasil. Cet arbre permettait de rejoindre neuf mondes, où vivaient tous types de créatures mythologiques, dont les loups-garous, même s’il n’y a aucune trace de cela dans les vieux textes vu que nous nous faisions discrets. » Je me tais désormais, j’attends sa question, j’attends qu’il me demande ce qu’il représente pour moi, parce que j’ai mon propre symbolisme. Si j’affectionne autant le valknut c’est qu’il y a bien une raison, surtout pour le symboliser pour ma meute.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Lun 5 Fév - 13:24



La proposition décisive




Mon cœur rate un battement. Silence entendu par Leoric. Ce problème n’en est pas un, c’est plus un second départ, un choc qui échoue, qui coupe le contact avec le passé puis redémarrent. Ils pulseront en continu : une nouvelle route qui se dessine sous mes yeux. Son acceptation, ses « oui » m’offrent tellement de choses que je me sens mieux, même si physiquement, il ne se passe pas grand-chose. Je reste le même, seul mon mental s’améliore, doucement, lentement mais sûrement. L’un des derniers bastions de ma solitude disparaît, rempli par une amitié bienveillante, sans aucune arrière-pensée.

— Tu m’offres déjà ta présence, inutile d’en faire plus.

Je souris à sa phrase, rougis un peu, aussi. Je suis rarement le centre d’attention des gens ; ils me voient, se détournent et m’oublient, sauf quelques exceptions, comme Liam, Therence, papa, maman ou Stiles. Mais avec Rico, mon professeur, mon alpha, mon ami, ce n’est pas la même chose. Il me considère vraiment comme quelqu’un d’important à ses yeux. Cela consolide mon courage, ma force, autant que l’évolution : passer d’oméga à bêta ; tout cela chamboule, en bien, ma vie, mon histoire.

— Le Valknut est un symbole viking qui remonte au septième siècle après Jésus-Christ. On le nomme aussi le nœud des occis, c’est-à-dire qu’il représente la mort. La mort dans le sens de la libération de l’âme comme je te l’ai dit. Il faut y voir là une allégorie, le valknut permettait aux défunts de trouver le repos grâce à l’imbrication des trois runes.

J’aime toujours autant la mythologie, elle apporte beaucoup de compréhension sur le passé, mais aussi le présent, l’évolution de notre civilisation, de ses symboles et tout ce qui importe à l’homme actuel. Sans cela, nous ne connaîtrons pas cet univers.

Écoutant avec joie, mon ami, je ne l’interromps pas, le laisse finir son explication ; le monde tel qu’il le voit, lui et pas un autre.

— C’est également le symbole des racines de l’arbre du monde nommé Yggdrasil. Cet arbre permettait de rejoindre neuf mondes, où vivaient tous types de créatures mythologiques, dont les loups-garous, même s’il n’y a aucune trace de cela dans les vieux textes vu que nous nous faisions discrets.



— C’est étrange tout de même, toutes ses histoires qui se ressemblent et différentes en même temps. Chaque mythologie a, au fonds, la même idée, inculqué de manière si pluriel, le monde, comme en Grèce, où le premier loup-garou est apparu à cause d’une malédiction… C’est beau je trouve. Parfois, je me demande s’il ne nous manque pas ça à notre époque.

Je me tais un instant, prévoyant, une suite, un élément en plus, bien plus crucial que les histoires qu’il m’a contées. La réponse attendue s’évapore quand il se stoppe ses paroles. Si je veux la connaître, je dois lui demander ce que je souhaitais savoir réellement :

— Et la dernière, la plus importante de toute, qu’elle est la signification pour toi, pour ta meute, pour les loups-garous que nous sommes ? Mon père aussi avait un mantra, c’était :

J’essaie de me souvenir de sa phrase exacte qui s’efface avec lenteur puis elle se ravive, comme une flamme sauvée de justesse en une seconde : je ne l’oublierai jamais !

— Guidé par l’instinct, je suis l’animal. Guidé par la raison, je suis un homme. L’animal et l’homme ne font qu’un et cette union est la beauté la plus pure. Cela me rappelle un peu ce que tu m’as fait comprendre, mais quand tu perds le contrôle, c’est dur à s’en souvenir, dis-je une main sur le front, donc, pour me ne pas oublier qui je suis, je préférais citer le nom des gens que j’apprécie. Tous, même ce qui ne sont plus là. Ils m’ont apporté beaucoup de chose, je pense… Et toi, tu as ton propre mantra ?

J’étais dans une autre meute, avant d’intégrer la sienne. Il le sait. C’est pour cela que je lui en parle. Cette courte période m’a formé, elle aussi et l’oublier m’étoufferait, me changerait.





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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Lun 5 Fév - 17:58


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Je lui ai dis ce que le valknut représente dans la mythologie scandinave. Cependant ce n’est pas que pour cela que c’est le symbole de ma meute. Il y a d’autres explications, plus personnelles et avec une visée plus psychologisante. Il ne tardera pas à me le demander, mais je veux qu’il puisse déjà réfléchir à ce que les autres pensent, qu’il sache exactement quoi dire quand on regardera son pendentif d’un air interrogatif. « C’est étrange tout de même, toutes ses histoires qui se ressemblent et différent en même temps. Chaque mythologie a, au fonds, la même idée, inculqué de manière si pluriel, le monde, comme en Grèce, où le premier loup-garou est apparu à cause d’une malédiction… C’est beau je trouve. Parfois, je me demande s’il ne nous manque pas ça à notre époque. » Il n’a pas tord, les peuples avaient souvent la même vision des choses mais les expliquaient de diverses manières. Qu’il s’agisse des religions polythéistes et des religions monothéistes il s’agit des mêmes dieux, mais avec des noms différents et des histoires qui sont légèrement variées. Je vois les méninges de Caracole qui s’agitent dans ses yeux, et c’est plutôt intéressant car il réfléchit à ce que je lui ai dis, il assimile les connaissances.
Je lui souris et je le vois trépigner à présent, il va parler, il va demander et dire ce qu’il a sur le cœur et dans la tête. Je l’écouterais, et répondrais de façon sincère, je ne peux pas lui mentir, je cache des choses, mais ce n’est pas du mensonge. « Et la dernière, la plus importante de toute, qu’elle est la signification pour toi, pour ta meute, pour les loups-garous que nous sommes ? Mon père aussi avait un mantra, c’était : Guidé par l’instinct, je suis l’animal. Guidé par la raison, je suis un homme. L’animal et l’homme ne font qu’un et cette union est la beauté la plus pure. Cela me rappelle un peu ce que tu m’as fait comprendre, mais quand tu perds le contrôle, c’est dur à s’en souvenir, dis-je une main sur le front, donc, pour me ne pas oublier qui je suis, je préférais citer le nom des gens que j’apprécie. Tous, même ce qui ne sont plus là. Ils m’ont apporté beaucoup de chose, je pense… Et toi, tu as ton propre mantra ? » Je comprends ce qu’il veut dire. Oui j’ai un mantra, mais je ne l’utilise guère pour ma part, je me concentre sur moi-même et surtout pas sur les autres. Les autres ne sont pas éternels pour nous, les gens vont et viennent dans notre entourage. C’est bien mieux de s’ancrer en soi-même.
Je hoche la tête pour lui dire qu’en effet j’ai bien mes propres méthodes, et elles seront forcément différentes étant donné que je viens de Norvège, nous n’avons pas les mêmes mentalités ni les mêmes façons de procéder ensemble. « Le triangle représente le cycle : la vie, la mort, les crocs. » Voilà mon mantra, il est obscur exprès afin que chacun puisse avoir sa propre interprétation. Pour ma part j’y vois là la façon d’exprimer le fait que le loup fait partie intégrante de notre vie et de notre mort future. Car nous mourrons tous, et tel est le constat que j’ai eu de la vie. « Le valknut pour moi c’est la façon d’imbriquer les trois états du loup : l’alpha, le bêta et l’oméga, car nous sommes tous des êtres surnaturels, et comme les triangles sont ensemble, nous sommes tous ensemble. C’est aussi les trois étapes de la vie : l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse. » Voilà ce que je pense de ce symbole. Je dois admettre que c’est peut-être obscur, peut-être idiot, mais c’est ma vision des choses. Et j’y suis profondément attaché.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mar 6 Fév - 14:44



La proposition décisive





Le collier me fascine plus que je ne l’imagine : trois triangles, trois angles chacun. Une nouvelle trinité. Les croyances de Rico, sa religion. Je souris à la comparaison, dessine le contour de chaque symbole et sens l’envie naître, prendre place dans tout mon corps et bouillonner à l’idée d’avoir un savoir inconnu. L’attente, bien trop longue à mes yeux, dure, dure avec une lenteur calculée. Je patiente, me force un peu avant d’entendre les mots que je souhaite. Je désire découvrir pourquoi il a choisi ce symbole plus qu’un autre, même si le trio me rappelle la meute. Alpha, Bêta, Oméga. Chaque personne est à sa place, mais peut suivre leur chemin de route, mêlé entre eux, toujours, à jamais.

— Le triangle représente le cycle : la vie, la mort, les crocs.

Mon doigt reste planté sur un des triangles, essayant de voir où chacun des mots se situe. La vie et la mort, liée entre eux, sont-ils en bas et les crocs en haut ? Je le perçois ainsi. La mort et la vie se suivent de près, sont ficelés l’un à l’autre et les crocs, est un petit plus à la vie, un plus et un moins, un peu comme la vie et la mort.

— Le valknut pour moi c’est la façon d’imbriquer les trois états du loup : l’alpha, le bêta et l’oméga, car nous sommes tous des êtres surnaturels, et comme les triangles sont ensemble, nous sommes tous ensemble. C’est aussi les trois étapes de la vie : l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse.

Lié. Je suis d’accord avec Leoric, tout est attaché dans ce monde, qu’on le désire ou pas. Le bêta a besoin d’un alpha pour l’être, et devenir plus fort, tout comme, un alpha a besoin de bêta.

— J'aurais une question, les mots, on les place où on veut ou tu as un ordre précis ? Et tout va par trois dans notre manière de voir les choses : la trinité gréco-romaine, scandinave et chrétienne. Une meute aussi, trois groupes. Même l’une des lois les plus simples de l’univers se devise en trois : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Un peu comme nous, un alpha peut abandonner son pouvoir, se le faire voler et se changer en bêta, ou oméga, tout comme un bêta peut devenir oméga ou alpha. Je suis bien devenu bêta, oméga puis maintenant, je suis de retour dans le monde bêta. Même si je ne rêve pas de devenir alpha…

Je me frotte le menton, un sourire aux lèvres, même si je sais ce qu'implique le changement de couleurs des yeux : jaune, bleu, rouge.


— Et les exemples ne manquent pas dans sur notre planète : les trois ordres en France. Mais c’n’est pas le plus important, en fait, ce que tu veux dire c’est que : j’ai besoin de toi, et toi de moi sans cela on n’avancerait pas dans notre vie, et stagner c’est très mauvais. La vie doit toujours évoluer, sinon la mort arrivera plus vite que prévu, on risque de perdre le contrôle plus facilement ? C’est pour cela que tu parles aussi des étapes de notre vie : t’es le nouveau sphinx ? terminé-je en rigolant.

Je me souviens de son énigme, assez innovante à l’époque grecque, mais désuète à la nôtre. Chaque être humain, ou presque, l’a entendu une fois dans sa vie. Peu de monde se ferait avoir.

— Trois est un chiffre très apprécié ici. Liam a son mantra aussi, c’est : il existe trois choses qu’on ne peut cacher : le soleil, la lune, la vérité. C’est ta manière de contrôler ton loup, ou tu fais autrement ? Et, tu en penses quoi de ma façon de faire, me rappeler de mes amis ?

Je le regarde, désireux de connaître son avis sur ce sujet. Est-ce bien ou pas ? En tant qu’oméga je n’avais rien trouvé de mieux pour garder le contrôler. Méditer sur les gens que j’aime : ce fut la première idée qui m’est venu en tête, pourtant, maintenant, avec un nouvel alpha, je peux lui demander ce qu’il pense de cela ?



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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mar 6 Fév - 15:55


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Ce genre de discussions plus ou moins philosophiques est appréciable. J’aime disserter sur les choses intrinsèques à la conception du monde des différentes personnes que je rencontre. D’autant plus que confronter les points de vue des uns et des autres permet de se forger soi-même, de mieux construire son esprit et d’être capable d’analyser ce qui nous entoure de façon cohérente et nouvelle. Caracole est un bon gamin, dans le sens où il aime apprendre, et je me revois en lui, mordu précocement et obligé de grandir car la vie ne le gâte pas. Le problème c’est qu’à force d’être livré à soi-même, on finit par parfois faire de mauvais choix qui marquent les gens pour le reste de leur vie. Je ne supporterais pas que cela finisse par lui arriver, lui qui a un cœur rempli de tellement de bonté d’âme. Si je lui ai donné ma protection, c’est autant pour lui que pour moi, parce que je ne souhaite pas voir d’autres personnes brisées par la vie comme j’ai pu l’être, et ce serait comme faire une petite contribution pour un monde que je désire meilleur et débarrassé de la vicissitude du mal environnant. Projet certes colossal, mais à la mesure de mes moyens, je sais que j’y parviendrais, il faudra juste du temps, et beaucoup de patience pour réussir à le cadrer dans le droit chemin, à lui montrer la voie sans pour autant le forcer à la prendre. Il doit être libre de choisir ce qu’il pense être bon pour lui, et je l’aiderais dans toutes les décisions qu’il pourra prendre à l’avenir.
Alors que je lui ai livré ma façon de voir les choses, la signification de mon symbole et donné le mantra qui rythme ma vie, j’attends de voir sa réaction. Il aura forcément des choses à dire, à me demander. Je sais très bien qu’il le fera car à sa place j’en aurais fait autant. Nous nous ressemblons étrangement lui et moi, et j’espère ne pas le dégoûter d’un avenir qu’il aura en prenant exemple sur ma personne. « J'aurais une question, les mots, on les place où on veut ou tu as un ordre précis ? Et tout va par trois dans notre manière de voir les choses : la trinité gréco-romaine, scandinave et chrétienne. Une meute aussi, trois groupes. Même l’une des lois les plus simples de l’univers se devise en trois : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Un peu comme nous, un alpha peut abandonner son pouvoir, se le faire voler et se changer en bêta, ou oméga, tout comme un bêta peut devenir oméga ou alpha. Je suis bien devenu bêta, oméga puis maintenant, je suis de retour dans le monde bêta. Même si je ne rêve pas de devenir alpha… » Voilà beaucoup de mots prononcés, et une vérité indéniable. Je remarque même l’utilisation de la loi de Lavoisier, le grand chimiste français. Sa culture est grande et je suis fier de pouvoir le compter parmi les bêtas d’une meute que je désire construire dans cette ville. Il m’a posé une question, cependant je ne sais pas trop quoi lui répondre. L’ordre des mots dans mon mantra. Pour être honnête, je ne me suis jamais demandé si en modifiant cet ordre, le sens changerait. Probablement, car après tout rien n’est immuable dans le monde. « Et les exemples ne manquent pas dans sur notre planète : les trois ordres en France. Mais c’n’est pas le plus important, en fait, ce que tu veux dire c’est que : j’ai besoin de toi, et toi de moi sans cela on n’avancerait pas dans notre vie, et stagner c’est très mauvais. La vie doit toujours évoluer, sinon la mort arrivera plus vite que prévu, on risque de perdre le contrôle plus facilement ? C’est pour cela que tu parles aussi des étapes de notre vie : t’es le nouveau sphinx ? » Il termine sa tirade avec un petit rire léger. J’avoue que je me place un peu en grand poseur d’énigmes, mais la vie n’est-elle pas une vaste question à laquelle personne ne pourrait répondre ? Je pense profondément que nous nous pourrons jamais comprendre les raisons de notre existence et que la meilleure chose à faire est de vivre au jour le jour, de voir de quoi demain sera fait sans nous en inquiéter. Pourtant c’est bien plus facile à dire qu’à faire, certes. « Trois est un chiffre très apprécié ici. Liam a son mantra aussi, c’est : il existe trois choses qu’on ne peut cacher : le soleil, la lune, la vérité. C’est ta manière de contrôler ton loup, ou tu fais autrement ? Et, tu en penses quoi de ma façon de faire, me rappeler de mes amis ? » Cette fois-ci je tique. La réponse que je vais lui donner ne lui plaira pas, j’en suis persuadé, mais je me dois d’être honnête avec lui, parce que sans cela, comment tenter de créer une relation de confiance mutuelle entre nous deux ?
Caracole me demande mon avis et c’est une épreuve que je dois affronter. Lui livrer ma façon de penser, il voulait savoir ma vie, mes croyances et mes origines. Je ne pensais pas que ce serait aussi dur que d’être totalement honnête avec lui, surtout qu’il est si jeune et qu’il ne connaît encore rien de l’existence d’un adulte. « Avant de te donner mon avis sur ta façon de contrôler ton loup. Je souhaite t’indiquer que mon mantra n’est pas immuable. L’ordre des mots est libre, un peu comme toi, moi, tous les hommes. Nous devons être libres et non pas subjugués à un pouvoir tyrannique. Alors à toi de décider l’interprétation que tu souhaites. Seulement les trois n’existent pas les uns sans les autres pour les loups-garous. » Ma réponse me paraît satisfaisante, même si je sais qu’il la trouvera probablement frustrante. Je ne lui donne pas une piste à exploiter, je lui offre la possibilité de trouver les siennes et de faire en sorte de forger son propre esprit critique. C’est comme ça que l’on grandit, en apprenant par soi, et en faisant ses erreurs et en forgeant ses propres armes. J’ai appris ainsi, et même si ma vie n’a été qu’un entremêlement d’horreurs, je pense ne pas être devenu fondamentalement une mauvaise personne. « Quant à ta façon de te contrôler. Je vais être totalement honnête, et sans filtre. Ma façon de penser te blessera peut-être, ne te plaira sûrement pas, mais il est important que je te dise ce que je pense. » Je marque une légère pause et je désire le faire pour qu’il imprime bien les mots que je viens de prononcer dans sa tête. Les façons de penser sont diverses et personne ne détient la vérité suprême. Pas même-moi. Cependant, j’estime devoir lui donner ce qui marche pour moi, lui dire que sa façon de faire n’est pas éternelle, et ne le sera peut-être jamais. « Caracole, écoute-moi bien. Les relations humaines ne sont pas infinies. Elles se terminent un jour, que ce soit par la mort, par un commun accord. Je pensais comme toi étant jeune, je pensais que mes amis et mes proches étaient le seul moyen que j’avais de me calmer quand je n’arrivais pas à contrôler le côté animal qui sommeillait en moi. Seulement j’avais tord. On m’a tourné le dos et quand je me suis retrouvé seul, rien ne m’arrêtait car je n’avais plus d’ancrage. J’ai donc compris que la seule personne qui devait me brider, c’était moi-même et non les autres. C’est grâce à moi que je me contrôle, et non grâce à la pensée des autres. Je ne dis pas que ça t’arrivera forcément, c’est simplement pour t’éviter la souffrance inutile si jamais cela venait à arriver. » Je le regarde droit dans les yeux, et je vois qu’il réfléchit à ce que je dis, je ne sais pas encore s’il apprécie mes mots, mais je voulais lui expliquer, lui montrer une vérité humaine. Je sais que quand nous sommes jeunes, on ne croit pas les adultes qui disent que les relations humaines s’arrêtent un jour ou l’autre, qu’un amour de jeunesse ne veut pas forcément dire un amour éternel ; amour dans le sens large, qu’il s’agisse de sentiments amoureux et d’amitié profonde.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mer 7 Fév - 10:51



La proposition décisive




J’essaie d’engranger le discours de Rico, de trouver un moyen de voir les choses, un moyen de le faire fleurir qui sera mien, même si mon alpha en fut le noyau créateur. De fil en aiguille et, sans réellement savoir ni pourquoi ni comment le message de Leoric me remémore une histoire que j’ai lue, il y a de cela quelque temps. Un roman sur les dinosaures qui a pour titre : le monde perdu de Michael Crichton. Sûrement lié à son mantra, aux placements des noms comme on le désire… Et tout réside en un terme : adaptation.

S’adapter s’est le maître mot de notre univers ; c’est ce qui nous a permis, à nous, homo sapiens sapiens, surnaturel ou non, d’avoir la chance de survivre, d’évoluer vers notre philosophie (sombre ou pas) à l’heure actuelle. À suivre le bon chemin et surtout ne pas s’écrouler comme d’autre espèce avant nous, cependant nous restons toujours au bord d’un gouffre. Une seconde d’inattention et c’est la fin…

— Avant de te donner mon avis sur ta façon de contrôler ton loup. Je souhaite t’indiquer que mon mantra n’est pas immuable. L’ordre des mots est libre, un peu comme toi, moi, tous les hommes. Nous devons être libres et non pas subjugués à un pouvoir tyrannique. Alors à toi de décider l’interprétation que tu souhaites. Seulement les trois n’existent pas les uns sans les autres pour les loups-garous.

Je m’abreuve ses paroles, comme j’aspire l’oxygène qui m’entoure et me créer ma propre définition de son allégorie. Un mélange étrange avec ma vie et mes lectures. J’imagine le symbole de Rico, et y pose des mots sur chaque pointe du triangle…

— Quant à ta façon de te contrôler.

Je place mon hypothèse dans une partie de mon esprit quand il me parle de ma manière de faire. J’ai un doute à ce sujet, Liam m’a fait comprendre un truc, mais, à l’époque, je ne possédais rien d’autre pour m’apaiser, et user du mantra de mon père ne m’aidait pas à garder mon sang-froid. Alors que maintenant, j’ai un nouveau guide qui me fait comprendre où aller. Un professionnel que je l’écoute.

— Je vais être totalement honnête, et sans filtre. Ma façon de penser te blessera peut-être, ne te plaira sûrement pas, mais il est important que je te dise ce que je pense.

Je lui souris, affirmant que je suis prêt à entendre ses idées. Il connaît plus de choses que moi dans la vie, alors pourquoi je ne l’écouterais pas ? Surtout que je lui ai moi-même demandé son avis :

— Caracole, écoute-moi bien. Les relations humaines ne sont pas infinies. Elles se terminent un jour, que ce soit par la mort, par un commun accord.

Je baisse la tête, attristé par le souvenir de la disparition de Cahir, de la disparition d’Andrew. Des personnes que je n’ai pas pu garder avec moi…

— Je pensais comme toi étant jeune, je pensais que mes amis et mes proches étaient le seul moyen que j’avais de me calmer quand je n’arrivais pas à contrôler le côté animal qui sommeillait en moi. Seulement j’avais tort. On m’a tourné le dos et quand je me suis retrouvé seul, rien ne m’arrêtait, car je n’avais plus d’ancrage. J’ai donc compris que la seule personne qui devait me brider, c’était moi-même et non les autres. C’est grâce à moi que je me contrôle, et non grâce à la pensée des autres. Je ne dis pas que ça t’arrivera forcément, c’est simplement pour t’éviter la souffrance inutile si jamais cela venait à arriver.

Je ne connais pas grand-chose du passé de Leoric et ne lui en demanderais pas plus, non pas que cela ne m’intéresse pas, mais, je préfère attendre qu’il veuille m’en parler de lui-même. Sauf qu’imaginer perdre toute ma famille, mes amis serait quelque chose d’atroce, alors faire une croix sur tout ce qui me reste ? Comment pourrais-je arriver à me contrôler s’ils ne sont plus à mes côtés ? Cette idée ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Je tremble quand l’hypothèse commence à se dessiner en moi. La peur capture mon essence. J’essaie de calmer le stress et la panique qui naît. Je dois passer à autre chose, évoluer…

— Je vois ce que tu veux dire Leoric, mais, comment je peux faire ce que tu as fait ? Je ne le sais vraiment pas, je doute, j’hésite… Je m’en remets à toi ! Ça te fera un nouveau truc à m’apprendre. Avec ton cadeau, ça ira plus vite.

Je prends le collier et regarde à nouveau le décor.

— J’ai réfléchi à ton mantra et ton symbole aux faîtes. Je ne sais pas si ce que je dis est logique, mais bon… Je le vois ainsi.

Je m’approche de lui, enlève mon cadeau et lui explique mon idée. Je touche le triangle le plus, puis descends avec à chaque mot :

— Celui d’en haut, c’est toi, l’alpha, au milieu, c’est moi, et toutes les personnes que tu vas accueillir dans ta meute : les bêtas, et le plus en bas : c’est l’oméga. Chaque angle de ses trois triangles sert à poster les trois mots de ton mantra. Le sommet, j’y mettrais les crocs, en bas, à droite, la vie et à gauche la mort. Et le centre, c’est ce qu’on doit trouver. Le juste milieu, ne pas trop s’approcher des bords pour ne pas se faire avoir. Allez trop vers les crocs signifierait se faire contrôler par la bestialité, si diriger vers la vie, et parfois mène à la peur de la perdre et nous ferait oublier de vivre le moment présent et se positionner vers la mort nous détruirait tout autant. Il faut faire en sorte de rester bien ancrée entre les trois. Puis les côtés qui se touchent montrent l’entraide entre nous, qu’on a chacun sa place, mais sans ce contact, on ne serait rien. Les omégas ont besoin de la protection des alphas, et l’alpha a besoin de la force des omégas qui deviennent leur bêta…

Je lève la tête, sans vraiment savoir ce qu’il pense de ce que j’ai dit, puis me rappelle toujours le passage de ce roman qui m’a marqué :

— Cela m’évoque une histoire que j’ai lue. Le monde perdu de Michael Crichton. Un des personnages parlait de la théorie du chaos en allant vers une théorie qu’il a appelée la vie au bord du chaos. Dans certain côté ça me rappelle ce que tu m’as dit. Qu’il faille trouver un juste milieu pour ne pas disparaître, si on évolue trop vite, ou pas assez, on risque de mourir. Enfin, ils ne le disaient pas ainsi… Si tu veux, je peux te prêter les livres ? Il disait, « Trouver le point d’équilibre ne peut être que délicat. Si un système vivant se rapproche trop près du bord, il risque de tomber dans l’incohérence et la dissolution ; s’il s’en écarte trop, il se pétrifie, devient rigide totalitaire. » c’est peut-être ce dernier mot qui m’a permis de me souvenir de ce passage.



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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Mer 7 Fév - 18:25


☾ la proposition décisive.
Walking through fields of gold, in the distance, bombs can fall. Boy we're running free, facing light in the flow and in the cherry trees we're hiding from the world. But the golden age is over. But the golden age is over.

▼▲▼

Cette dure vérité que je tente de lui inculquer n’est pas agréable à entendre lorsque l’on est adolescent. A l’âge de Caracole, on pense tous que nos amours et nos amitiés sont indestructibles et que rien ni personne ne pourra briser cela. Pourtant, rien n’est plus faux. Ce n’est qu’arrivé devant le fait accompli qu’on se rend compte que rien n’est infini. J’étais amoureux plus jeune, j’ai été déçu, j’ai déçu. Mes amis m’ont blessé alors que je pensais que ça n’arriverait jamais. Croire à l’infinité des relations humaines… quelle belle connerie. Il suffit de voir les divorces, les disputes entre amis. Oh non, il n’y a pas là du défaitisme, mais plutôt un réalisme exacerbé par l’expérience de la vie. L’empirisme, il n’y a que ça de bon pour tenter de comprendre, ce n’est qu’en vivant les choses qu’elles rentrent mieux en nous. « Je vois ce que tu veux dire Leoric, mais, comment je peux faire ce que tu as fait ? Je ne le sais vraiment pas, je doute, j’hésite… Je m’en remets à toi ! Ça te fera un nouveau truc à m’apprendre. Avec ton cadeau, ça ira plus vite. » Voilà le problème des jeunes. Ils n’essaient pas de comprendre par eux-mêmes, la plupart attendent que les réponses leur tombent toutes crues dans les mains pour les assimiler. Je ne dérogeais pas à la règle, et ce n’est que maintenant que je me rends compte de tout cela. Il apprendra par lui-même, ce n’était qu’une mise en garde que je lui faisais. Il n’y a pas de méthode miracle, la seule qui marche, c’est d’expérimenter, de se forger son caractère, de devenir la personne que l’on doit vraiment être.
Caracole touche toujours le valknut que je lui ai offert, et il n’a pas terminé de me parler de cela, de mon mantra et de ma façon d’appréhender les choses. Je trouve ça intéressant qu’il s’interroge sur les grands axes de la vie, mais à son âge c’est inutile, il doit profiter, tenter de s’amuser, au lieu de penser à des sujets philosophiques qui le dépassent. « J’ai réfléchi à ton mantra et ton symbole au fait. Je ne sais pas si ce que je dis est logique, mais bon… Je le vois ainsi. » Alors il s’avance vers moi et retire le collier afin d’avoir le symbole bien en main. Le bêta commence donc à m’expliquer les choses, à me dire que les triangles imbriqués sont un juste milieu, entre les grands principes de la vie, qu’il ne faut jamais basculer dans une des pointes, et toujours chercher le centre pour se sentir vivant convenablement lorsque l’on est un lycanthrope. Il a compris ce que je voulais dire, il est en symbiose parfaite avec ma vision de la meute. Je ne dis cependant rien, je reste interdit, voulant voir ce qu’il a à dire jusqu’au bout. « Cela m’évoque une histoire que j’ai lue. Le monde perdu de Michael Crichton. Un des personnages parlait de la théorie du chaos en allant vers une théorie qu’il a appelée la vie au bord du chaos. Dans certain côté ça me rappelle ce que tu m’as dit. Qu’il faille trouver un juste milieu pour ne pas disparaître, si on évolue trop vite, ou pas assez, on risque de mourir. Enfin, ils ne le disaient pas ainsi… Si tu veux, je peux te prêter les livres ? Il disait, "Trouver le point d’équilibre ne peut être que délicat. Si un système vivant se rapproche trop près du bord, il risque de tomber dans l’incohérence et la dissolution ; s’il s’en écarte trop, il se pétrifie, devient rigide totalitaire." c’est peut-être ce dernier mot qui m’a permis de me souvenir de ce passage. » Je ne connais pas cet auteur, j’ai beau être professeur de littérature, c’est impossible de connaître toutes les œuvres écrites, mais de ce qu’il m’en dit, je crois que ce fameux M. Crichton a raison. C’est pour ça que personne n’est parfait selon moi, la perfection est un absolu à atteindre, un absolu que jamais personne ne fera sien.
Je le regarde et lui souris, tendrement. Ce garçon me surprend, trop vieux et trop jeune à la fois. Parfois j’ai l’impression qu’il devrait juste s’amuser avec des gamins de son âge. Mais il ne le fait pas et passe à côté de beaucoup de choses. « Tu as raison, je voyais ça comme toi. » Pour ma part, je ne porte pas le valknut, je l’ai ancré en moi, dans mon cœur. Le credo de ma meute est gravé dans ma mémoire et je n’ai pas besoin d’un quelconque symbole pour me contrôler. Car ma façon de garder le contrôle, c’est moi, mes souvenirs, ma colère, mon amour, ma haine, mais que je n’extériorise pas. « Caracole, je ne pourrais pas t’apprendre le contrôle. Le seul moyen pour que tu l’ais, c’est de te lâcher et de raisonner la bête, de la museler. Il n’y a que comme ça que tu y arriveras. J’aurais beau t’enseigner, si tu ne le fais pas, tu n’y arriveras pas. » Il y a bien une méthode que j’ai toujours utilisé pour garder le contrôle, quand j’étais en Norvège, j’avais une cave dans ma maison. J’y avais installé des grandes chaînes en fer forgé auxquelles j’attachais les lycanthropes. Et ces chaînes trempaient et macéraient dans de la poudre d’aconit tue loup. Je souffrais de faire cela, mais il le fallait et la douleur le permettait de réussir à se calmer. J’ai la même chose ici, à Beacon Hills, et s’il le faut, je l’utiliserais. Mais je ne le ferais qu’en dernier recours.


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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Jeu 8 Fév - 15:07



La proposition décisive




Plus je réfléchis, plus je me pose de questions, plus j’en pose et moins j’en ai. Même en extrapolant bien, les idées s’amenuisent, surtout quand les explications sont bien véhiculées ou trop diffuses. Je souris, reconnaissant le côté professeur de mon alpha. En dire assez à la personne sans pour autant lui mâcher le travail. Juste assez d’éléments pour chercher soi-même, ou nous donner l’envie de le faire. Ce travail, je le ferais, j’y arriverais. Je serais content de moi, et lui aussi.

— Tu as raison, je voyais ça comme toi.

Je ne peux m’empêcher d’être fier quand il me dit cette phrase, même si la suivante me montre que mon analyse fonctionne bien.

— Caracole, je ne pourrais pas t’apprendre le contrôle. Le seul moyen pour que tu l’ais, c’est de te lâcher et de raisonner la bête, de la museler. Il n’y a que comme ça que tu y arriveras. J’aurais beau t’enseigner, si tu ne le fais pas, tu n’y arriveras pas.

Je secoue la tête, non pas par contrariété ou autre, mais d’acceptation. Le loup est en moi, il est moi, de ce fait, il diffère de celui de Leoric. Même si nos vies se rapprochent sur certain points, le reste diffère. Et cette distinction, même infime, change la donne, change mon moi du sien, tout comme le loup en nous. Et je comprends ce que cela signifie pour moi. L’unique moyen pour contrôler la bête en moi, ne faire qu’un c’est :

— Je vois ce que tu veux dire. Tu peux m’offrir des conseils, mais le plus dur c’est à moi de le faire avec de l’entraînement, comme on a fait la dernière fois. Il faudra en faire d’autres, car c’est le seul moyen pour me découvrir ?

Je tressaille un peu, mais si je me bride à nouveau, je ne pourrais l’aider en rien.

— Si je veux être bien avec mon loup, je dois l’accepter, lui apprendre ce qu’il faut faire et ce qui est interdit, mais je ne dois pas le brimer, car ça ne lui donnera que plus de pouvoir… Je ne fais qu’un avec le garou, et trop le bâillonner, faire en sorte qu’il disparaisse de mon esprit me transformerait en Jekyll et Mister Hyde. Deux entités bien distinctes qui tenteraient de prendre le contrôle sur le tout. C’était ça ta leçon ?

Du moins, c’est ce que j’ai compris. C’est ma manière de voir ce qu’il m’enseigne et je veux changer, enfin, améliorer ce côté de moi. Ne plus avoir peur de mon loup à cause de mon tuteur… Aujourd’hui, je tente de prendre une décision, en premier pour moi, puis pour les gens que j’aime. Je ne souhaite pas devenir un monstre, et laisser les mauvaises pensées, autant que tout freiner, détruire chacune de mes envies ferait de moi celui que je ne désire pas être. Je viens de le comprendre :

— Faire qu’un avec mon loup, ce qui m’entoure. Cela fait philosophie bouddhique ça non ? Ou New Âge. Cela y ressemble un peu, sauf que les plantes remplacent la roche. Oui, ma comparaison va très loin, mais c’est ainsi qu’on se rappelle facilement nos leçons ; la mnémotechnique, c’est ça ?

J’essaie de trouver autre chose à lui demander, mais rien ne me vient, comme si j’avais utilisé trop mon cerveau au début. J’essaie vraiment sans rien découvrir d’utile. Puis, doucement, mes neurones s’activent et me permettent de lui faire une dernière question.

— Tu penses qu’on peut devenir « ami » avec le loup en nous ? Je veux dire : réussir à lui faire confiance, sans la peur qu’on ait tué quelqu’un à chaque pleine lune ? Je tombe vraiment dans le New Age romantique là.

Je ne sais pas si c’est ce qu’il désire m’inculquer, mais ce que je dis c’est ce que je suis. Même si j’espère bien changer certains trucs pour grandir, m’améliorer, d’autres parts de moi resteront les mêmes.

— C’est bizarre, même si part le passé, j’ai souffert, j’accorde toujours aussi facilement ma confiance aux gens. Je ne sais pas si c’est bon signe ou pas, mais c’est ce que je suis, et je ne voudrais le changer pour rien au monde et pour personne… Par contre, cette peur de faire une erreur, je souhaite la diminuer, la contrôler et la transformer ; elle me bouffe la vie doucement. Je le ferais pour mon bien, pour continuer à vivre, et passer au-dessus de ce qu’on me forçait d’être. C’est mon histoire que j’écris sur des pages blanches et il faut en profiter à tout âge, et ce dernier message vaut autant pour toi que pour moi, terminé-je avec un sourire aux lèvres.



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MessageSujet: Re: la proposition décisive. (CARACOLE&LEORIC) (terminé)   Jeu 8 Fév - 16:28


☾ la proposition décisive.
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Sa jeunesse entre en totale contradiction avec la maturité des propos qu’il tient. Le problème c’est que grandir aussi vite dans sa tête n’est pas toujours très bon, car il passe à côté de choses de son âge, comme sortir entre amis, avoir des rencards un peu interdits, ce genre de trucs quoi. Je regrette de ne pas avoir fait cela étant plus jeune, ça m’aurait évité bien des soucis à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, on ne peut changer ce qui est fait, alors autant tenter d’éviter qu’il ne reproduise les erreurs que j’ai pu commettre quand j’étais encore adolescent. « Je vois ce que tu veux dire. Tu peux m’offrir des conseils, mais le plus dur c’est à moi de le faire avec de l’entraînement, comme on a fait la dernière fois. Il faudra en faire d’autres, car c’est le seul moyen pour me découvrir ? » C’est exactement ce que je voulais lui dire, alors en guise de réponse, je ne fais que hocher la tête tout en le regardant droit dans les yeux. Ce genre de leçon ne s’apprend pas, elle se vit, s’enregistre et s’expérimente avec le temps. « Si je veux être bien avec mon loup, je dois l’accepter, lui apprendre ce qu’il faut faire et ce qui est interdit, mais je ne dois pas le brimer, car ça ne lui donnera que plus de pouvoir… Je ne fais qu’un avec le garou, et trop le bâillonner, faire en sorte qu’il disparaisse de mon esprit me transformerait en Jekyll et Mister Hyde. Deux entités bien distinctes qui tenteraient de prendre le contrôle sur le tout. C’était ça ta leçon ? » Oui, c’est exactement ça, mais le problème c’est qu’il estime que le loup a une personnalité à part entière en lui, alors que ce n’est pas le cas. Le loup c’est lui, nous ne sommes pas une espèce où la créature est entité à elle seule qui cohabite dans notre corps. Nous sommes loups. Je hoche à nouveau la tête, interdit. Il a compris le principe de ce que je voulais lui enseigner, et c’est le principal. Au moins il a les armes, à lui de les aiguiser.
Il continue ensuite de parler et de divaguer sur des choses qui m’échappent un peu, comme la philosophie new age ou d’autres choses dans ce genre là. Je ne suis pas très au fait des dernières inventions, je suis plutôt ancien et classique comme professeur et individu. « Tu penses qu’on peut devenir « ami » avec le loup en nous ? Je veux dire : réussir à lui faire confiance, sans la peur qu’on ait tué quelqu’un à chaque pleine lune ? Je tombe vraiment dans le New Age romantique là. » Il me demande mon avis, et je vais devoir à nouveau lui donner, lui expliquer les choses telles que je les conçois. En fait non, il ne s’agit pas de moi, il s’agit de caractéristiques intrinsèques à ce que nous sommes au plus profond de nous. « Le loup n’est pas une entité distincte, tu es le loup. Tu n’es pas comme un kitsune. Si tu veux gérer le loup, c’est toi que tu dois gérer, car le loup et l’homme ne font qu’un dans notre espèce. » En réalité je crois que Caracole en sait trop peu sur sa nature réelle, il ignore beaucoup de choses qui l’aiderait à mieux se contrôler et à mieux être en harmonie avec lui. Après il n’y peut rien, il est encore jeune et j’ai l’expérience qu’il n’a pas étant donné que je suis de quinze ans son aîné et que ça fait dix-sept ans que je suis un lycanthrope.
Quoi qu’il en soit, je vois l’heure affichée sur le cadran, et je vais devoir le laisser, j’ai encore du boulot pour le lycée, notamment des cours à préparer et des copies à corriger pour demain. Si je ne m’y prends pas en avance, je risque d’être trop à la bourre et j’ai horreur de ça. « C’est bizarre, même si par le passé, j’ai souffert, j’accorde toujours aussi facilement ma confiance aux gens. Je ne sais pas si c’est bon signe ou pas, mais c’est ce que je suis, et je ne voudrais le changer pour rien au monde et pour personne… Par contre, cette peur de faire une erreur, je souhaite la diminuer, la contrôler et la transformer ; elle me bouffe la vie doucement. Je le ferais pour mon bien, pour continuer à vivre, et passer au-dessus de ce qu’on me forçait d’être. C’est mon histoire que j’écris sur des pages blanches et il faut en profiter à tout âge, et ce dernier message vaut autant pour toi que pour moi. » Je me mets à sourire devant sa déclaration. En effet elle est pleine de sagesse, une sagesse qu’il a acquis durant les dures épreuves de sa vie, mais comme il le dit, il doit profiter plus, et apprendre à lâcher prise, à être comme tous les jeunes de son âge. Ce n’est pas en refusant tout qu’il grandira et apprendra de ses erreurs. « Ne change pas ta façon d’être, surtout, reste tel que tu es. La seule chose que je te dirais de modifier c’est le fait de sortir, tu devrais aller plus vers les autres, personne ne te mangera, c’est plutôt toi qui mangera les autres. » Je rigole en finissant ma phrase, je sais très bien que ça va l’horrifier que je dise ça, mais il s’agit ici de second degré. Il n’y a aucun doute en moi, jamais il ne blessera volontairement quelqu’un. Caracole préférerait se faire lui-même du mal plutôt qu’à autrui. « Bon, Caracole, je dois te laisser, j’ai du boulot pour le lycée ! On se voit demain ? » Je lui souris et lui tapote affectivement l’épaule avant de partir de la maison, content de ce que l’on a réalisé aujourd’hui, et je souris à l’avenir, je ne suis plus seul.


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