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 Coqs en stock (Mick & Alessandro)

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Lun 29 Jan - 18:52

Coqs en stock
Mick
ft.
Alessandro
Amaro a laissé une porte ouverte. Il ne s'agit pas d'une faille ni d’une proposition qu'il regretterait juste après l'avoir prononcée. Je le crois beaucoup trop manipulateur pour ça.

Après avoir suivi Chad à son rendez-vous au Pink Print, après avoir observé ses gestes et ses réactions autant que lui les miennes, je ne pouvais pas ne pas saisir l'occasion.

Et cette rencontre a également mis James dans tous ses états. Il est un peu comme une tour sur mon échiquier personnel. Fiable et droit, à l'écart, mais extrêmement utile.

Le lendemain de notre entrevue avec le sicilien, nous fouillons le monde virtuel à la recherche de la moindre information à son sujet.

- Je ne sais pas encore ce qu'il cache, râle mon ami, mais il le fait bien.

Il insiste sur le terme "encore", signifiant qu'il prend cet échec comme un défi.

- Tout mafieux qu'il peut être, précise James, il ne peut pas faire ça seul.

Je n’interromps pas ses réflexions à voix haute. Plus le blocage est difficile à percer, plus ses doigts s'agitent sur le clavier. Les capacités de hacker de mon meilleur ami ne nous ont jamais fait défaut.

- Finalement, ça aura été un jeu d'enfants...commence-t-il.

Son sourire victorieux se décompose. Une animation basique mais parfaitement claire défile sur son écran. On y voit quelqu’un couler au fond d’un lac avec de grosses chaussures en béton.

L’humour est signé Amaro. Mais son allié est un hacker dont le nom apparait en grandes lettres rouges sous nos yeux.

- Lui ! S’exclame James.

- Tu le connais ? Questionne-je.

- Pas personnellement, mais de réputation, m’explique James.

Dans son domaine, l’anonymat est sacré. Les hackers ne sont désignés que par des noms de codes, certains sont mêmes des mythes. On ne les connait que par leurs actions. Aucun nom. Aucun visage. Jamais.

C’est la règle primordiale et c’est tout un art comme le répète souvent Noah.

- Je veux continuer de creuser, déclare James. Et j’en fais mon affaire.

De mon côté, j’ai pu récupérer les plans de l’endroit où se trouve le fight club d’Amaro, communément appelé HCC dans le milieu.  Ça n’a pas été très difficile de savoir comment s’y rendre en montrant de l’intérêt à vouloir se défouler en gagnant de l’argent cash. J’ai pu avoir une description sommaire du hangar par l’un des ressortissants. Les marques sur son visage avaient témoigné du mauvais moment qu’il avait passé.

La moindre information m’est précieuse. J’aime connaitre l’environnement dans lequel je vais m’exposer.

En revanche, je ne sais pas comment gérer Chad à ce sujet. Il était présent lorsqu’Amaro a lancé sa proposition. Je décide de ne rien cacher à mon fiancé. Les grognements face à ma décision ne sont pas une surprise surtout lorsque je lui demande de ne pas m’accompagner.

C’est une question de fierté mal placée, j’en suis conscient.

Pour montrer à quel point je tiens à mon territoire, je vais devoir pénétrer le sien. Ces parties nocturnes constituent un business fleurissant. Les paris, sous l'oeil perçant d'Amaro, le complaisent dans son rôle de mania de la pègre locale.

Je dois le prendre au sérieux. Pas seulement parce que James a prouvé qu'il assurait ses arrières en étant intouchable mais surtout pour ce que j'ai décelé chez lui lors de notre première rencontre. S'il laisse penser qu'il joue, il n'en est rien. Son comportement est réfléchi, mesuré, distillé. Alessandro Amaro est dangereux s'il a décidé de l'être.

Au delà de l'implication de Chad dans ses affaires, mon objectif est de savoir à qui nous avons à faire. Parce que croiser la route d'un individu tel que lui n'est pas anodin.

Malgré le sentiment premier qui m'envahit encore à l'approche du hangar, à savoir la colère, une pointe de curiosité me titille. Comme pour toute personne qui apparait dans ma vie, je veux répondre à cette simple question : ami ou ennemi ?

*   *   *

Amaro a précisé que les combats, même s'il s'agit d'une activité atypique, observe à minima une règle stricte : aucune habilité surnaturelle n'est autorisée. Hormis ce point, tous les coups semblent permis.

Je me demande comment les écarts de conduite sont gérés. Le monde auquel beaucoup de mes amis appartiennent ne doit pas révéler ses secrets au commun des mortels. Amaro en est conscient, il est rodé à camoufler ses activités illicites voir illégales.

Je détaille mon adversaire.

Chauve, l’œil agressif, muscles saillants, gonflés par l'exercice ou les substances, baignés de sueur.

Le stéréotype même du gars sûr de sa force qui ricane face à un adversaire visuellement moins robuste.

Mais sa vue lui fait défaut. D'un mouvement fluide, je lui assène un coup de poing au visage. Son odorat est maintenant aussi défaillant.

Hurlant de colère plus que de douleur pour son nez en sang, la brute se jette sur moi. L’adrénaline le rend plus rapide que je ne le pensais. Malgré mon esquive, il me fait perdre l'équilibre.

Les coups s'enchainent. Je suis habitué à plus de finesse. Les arts martiaux et la boxe ont peu de points communs. Ici, aucune discipline ne prévaut. Il faut faire mal. Et le faire bien.

Mais surtout rapidement.

Je roule sur le côté pour me relever avant qu'un pied énorme ne m'écrase le genou.

C'est à ce moment que je cesse de lui faire croire qu'il est un adversaire à ma taille. Je ne connais rien de sa vie mais il ne connaît certainement pas la mienne. Ni ce que j'ai eu à affronter auparavant.

Une certaine colère arme mon poing. Les raisons à invoquer sont multiple.

Je le force à m'attaquer, jouant le moustique inatteignable en tournant autour de lui. Alors qu'il croit à une hésitation de ma part lorsque je m'arrête soudainement, il fonce sur moi de toute sa masse. Sa colère lui porte préjudice.

La force du vent n'est rien si la girouette va dans sa direction.

Le buffle s'écrase au sol lorsque je lui saisis le bras pour dévier sa trajectoire.

Un coup de talon sur le crâne finit de l'assommer.

Je pense qu'il aura l'oreille qui bourdonne pendant un moment.

Je peux reprendre mon souffle. Je n'aurais jamais pensé ressentir ce genre de plaisir. Celui du vainqueur.

Évacuer la colère laisse le mal affluer. Mes côtés sont douloureuses, tout comme mon poignet gauche certainement sujet à une entorse.

Je n'ai droit qu'à peu d'applaudissements. Le public sait que je suis nouveau sur le ring. Je ne cherche pas à faire mes preuves. Pas auprès d'eux du moins. Même si c'est ce que suggère leur regard cupide.

C'est un homme en particulier que je vise.

Alessandro Amaro, gérant du lieu, observe son petit monde de haut, un verre de son alcool fétiche à la main.

La scène est telle que je l'avais imaginée.

Dans cette cohue, je suis persuadé qu’il a l’ouïe fine malgré tout.

Mes mots lui sont directement adressés.

- J’espère que le spectacle te plait, dis-je.

On me lance une bouteille d'eau et une serviette. Je me mets un peu à l'écart.

Le répit est mince avant le prochain adversaire.

S'il n'est pas le favori, l'agitation de la foule me donne une indication sur le niveau d'appréciation du combattant.

Je sais n'avoir la force que pour un autre affrontement. Espérons que ça soit suffisant.

* * *

J'ai vaincu. De peu.

La coupure sur ma joue saigne, me laissant un goût cuivré dans la bouche. J'essuie nonchalamment la blessure avec ma main et lève les yeux vers la tour d'ivoire.

Mais Amaro n'y est plus.

Au moment où je pense ne pas avoir réussi à attirer son attention, je le vois dans le public proche.

Il est stoïque dans la masse des spéculateurs, comme le ferait mon beau-père, Stephan, dans un autre registre, au milieu d'autres requins.

Nos regards se croisent. Une lueur indéfinissable brille dans le sien.

 
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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Ven 2 Fév - 22:15

clickAlessandro & Mickael
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« Galli in magazzino »Wayne et Wilder, ou Batman et Robin. Le petit ami de Chad pourrait prétendre au rôle tant il est rigide. À se tenir si droit, je me suis demandé s’il n’avait pas quelques articulations bloquées, ou plus simplement una scopa nei glutei. C’est non sans un petit sourire en coin, que je les avais regardés quitter mon bar. J’adore les petits amis possessifs. Le levier pour les faire réagir est si aisé à saisir et actionner.

(…)

Mon sourire est plutôt crispé lorsqu’une fenêtre d’alerte intrusive éclot sur l’écran de mon ordinateur. C’est un message informatif, Nils doit déjà être sur l’affaire. Je l’engraisse suffisamment pour qu’il veille sur ma compta hébergée sur le darknet. Puis il me doit quelque chose qui n’a pas de prix, la vie de sa sorella. Y a pas à tortiller, illégal ou pas, un business ne peut fonctionner correctement que s’il est géré comme une entreprise sérieuse. Seulement impossible de laisser de telles traces sur les réseaux standards.

Ce n’est pas moi qui suis allé vers ce hacker de renom, mais l’inverse. Sa petite sorella a fait quelques bêtises, tenté de léser les mauvaises personnes. Autant dire qu’à un moment sa vie oscillait entre un sombre bordel où elle aurait tenu à peine une semaine en tournante et comme magasin vivant de don d’organes. Nils m’avait repéré grâce à une note interne de la police de Los Angeles. Note qui listait une liste de bandits notoires impossibles à coffrer faute de preuves. Avec un nom comme le mien, j’étais le premier de la liste. Notre rencontre était donc du pur hasard. Son appel à l’aide avait été assorti avec la liste de mes failles informatiques. Failles qu’un jour ou l’autre la volaille allait trouver. Je ne connais pas le visage de Nils, mais celui de sa sorella. C’est une faille dans la tour d’ivoire dans laquelle Nils s’enferme. Un défaut de cuirasse dont je n’abuse pas, préférant lui payer ses services contre l’assurance qu’il ne me doublera pas. Par expérience, il ne faut jamais faire désespérer un homme, car tôt ou tard il vous le fait payer.

J’attrape mon téléphone et compose le numéro d’une boîte vocale. Ça siffle comme si j’appelais un fax. J’attends, une nouvelle tonalité remplace l’infâme sifflement. Mon oreille de garou entend quand mon appel sortant change de routeur. Trente secondes plus tard, j’ai enfin la première sonnerie.

- Je suis dessus Volcano ! No stress !

Nils a décroché à la deuxième sonnerie, sachant pertinemment que c’était moi. No stress ! Il en a de bonne lui ! Ce n’est pas lui qui risque la taule si ce sont les fédéraux qui tombent sur ma compta. Quoi qu’avec les codes et noms bidon, il leur faut encore remonter à un lieu, une affaire et un bonhomme. Mais y a pas plus scava merda que les types du FBI.

- C’est qui ? Que je lui colle une balle entre les due occhi !
- Minute ! Je lui envoie ta petite cinétique.
- Celle avec les boyaux joliment tressés ?
- Non, celle du lac.
- Elle est gentillette celle-là.
- Oh!
- Quoi « Oh ! »


Je commence à grogner. Les informaticiens sont parfois agaçants. Car son « Oh ! » peut très bien être de l’émerveillement pour un bout de code, à la surprise d’une identité.

- C’est un type connu sur la toile.
- Degrés de nuisance ?
- Pas mauvais…
- Très bon quoi.
- Oui, bon… tu sais… ça se la pète beaucoup sur le darknet.
- Trouves son adresse !
- Si c’était si facile, y aurait pas autant de hacker libres et vivants Vulcano.
- Fais au mieux. Il a eu accès à mes données ?
- Non. Je les change de place et modifie le protocole d’accès. Je te tiens au jus.
- Avant trois heures du mat’, sinon je vais devoir me palucher les comptes à la main !
- Ça te fera travailler les méninges !
- Pff !


(…)

Le nouveau protocole de Nils est encore plus compliqué que le précédent. « Le prix à payer pour une haute sécurité », a-t-il dit. Suffit de voir le regard en soucoupe de Largo lorsque je lui annonce la nouvelle clé d’activation. Je lui délivre le moyen mnémotechnique donné par Nils. J’ai droit à un long sifflement suivi d’une remarque comme quoi son cerveau n’est pas encodé comme un ordinateur. Quelque jours plus tard largo s’est familiarisé avec le nouveau système d’accès et c’est comme si rien n’avait changé. Nous voyons ensemble la réévaluation des côtes des combattants. Le bureau domine le ring. Nous avons fermé la porte pour atténuer les clameurs des parieurs. Le HCC commence à connaître quelques lettres de noblesse dans le milieu et nous avons quelques pointures qui combattent régulièrement comme Cassian Norton.

- Largo ? Donne-moi la liste des combattants de la soirée.

Sigaretta au coin des lèvres, un verre de grappa à la main, je me renverse sur le dossier de mon fauteuil et pose mes pieds sur le bureau. J’analyse la liste noircie des pattes de mouche de Joe. Joe est notre arbitre. Il partage avec Largo la gestion du HCC. Les deux hommes s’entendent bien. Joe est un ancien boxeur. Il sait jauger les prétendants au ring d’un rapide coup d’œil. C’est souvent lui qui jauge la côte initiale des nouveaux venus.

- Nome di un pipistrello !!
- Un problème patron ?
- Non. Au contraire, une pèche miraculeuse.


Je laisse Largo largué par ce qui vient de me mettre en joie. Sortant du bureau, je reste planté dans l’escalier métallique pour rester en hauteur et trouver ma cible. Je la repère, assis dans les gradins attendant son tour. Le combat en cours est presque terminé, je retourne dans le bureau me resservir un verre, pour m’accouder à nouveau à la rambarde. Un coup de fil m’interrompt. Sonny me donne quelques informations sur ces bucco di culo di napolitano. La menace se précise et je dois m’attendre à être pris pour cible. La routine…

Wayne vient de monter sur le ring. Face à lui, Tony. De taille moyenne, du muscle gagné à la fonte, Tony est lent. Lent mais puissant. Il a plusieurs mâchoires fracassées à son actif. Je me vois déjà expliquer à Wilder pourquoi sa princesse se retrouve avec la tronche en biais. Mais Wayne s’est fait kidnapper par une bande visiblement pro. Il doit avoir de la ressource et ne pas être suffisamment stupide pour répondre à ma tacite invitation s’il n’avait pas le répondant nécessaire. Je sirote une gorgée de Grappa et attends le retentissement du gong. Trois secondes et Tony braille de douleur le naso en sang. Mon sourire s’agrandit. J’aime ce spectacle. Tony charge, Wayne vacille. Rapidement je devine un style chez l’amant de Wilder. Un style qu’il a appris à se battre non dans la rue, mais au côté de professionnels. Sa garde, ses appuis et ses parades font face à des assauts brouillon du côté de Tony qui enchaîne sans grâce ni logique de reprise. Il mouline du poing.

Le début du round tourne légèrement en la faveur de Tony qui domine côté puissance. Pourtant rien sur le visage de Wayne ne trahit une quelconque inquiétude. Il attend et conditionne son adversaire. Le vent change de sens lorsqu’il se fait plus aérien. Je dois reconnaître qu’il y a du style. L’homme qui m’avait défié du regard, tient ses promesses.

- Eccita la curiosità…

Suivre le mouvement de son adversaire au lieu de la contrer. Pratique martiale qui consiste à s’approprier la force de son adversaire à son avantage. Le combat est plié. Peu d’acclamations, pas grand monde mise sur les nouveaux. Les parieurs ne sont pas beaux perdants. En gagnant Wayne vient de me faire gagner un paquet d’oseille. Il aura sa part bien entendu. Bien que son triomphe soit modeste, je perçois le contentement et la fierté du guerrier. Enfin son regard capte le mien.

- J’espère que le spectacle te plait.

Il ne peut pas entendre ma réponse dans ce boucan. Je lui réponds avec un sourire et en levant mon verre à son intention.

C’est rare qu’un gars enchaîne deux combats dans la soirée et cela jamais d’affilé. Wayne ne serait-il pas un peu gourmand ? Cette fois-ci il peine, et doit à sa survie à d’anciens réflexes encore bien ancrés dans son corps. La fatigue aidant, je note ses points faibles. Son côté gauche est le plus vulnérable, alors que ses directs du droit font des ravages. Je me suis installé dans les tribunes en hauteur. Je décortique chacun de ses gestes, note ses reprises et ses pauses. Il gagne à nouveau, difficilement, mais il gagne. Sa côte vient de doubler.

Cela braille autour de moi. Certains ont changé leur fusil d’épaule et parié sur Wayne. C’est la tempête dans le hangar, pourtant Mickael reste de marbre. Sa joue saigne, je le vois me chercher du regard sur l’escalier et sembler presque déçu. Qu’as-tu à me prouver Batman ? Que tu es autant à la hauteur qu’un loup ? Un avertissement au cas où j’ai l’idée de te piquer ton mec ? Cela pourrait être amusant, car j’ai bien senti ton côté « propriétaire » pour l’autre gueule d’ange, qui tend de plus en plus vers le démon.

Mon immobilisme au milieu de cette foule en mouvement, finit par créer un contre-courant qu’il remarque. Je croise à nouveau son regard si particulier. Qui es-tu Mickael Wayne ? Tu peux te vanter d’avoir attisé ma curiosité. Du menton, je lui fais signe de me suivre. Je descends de mon perchoir et fends la foule comme un brise-glace. Pas besoin de forcer réellement le passage, les gens s’écartent à mon passage. Mickael m’emboîte le pas et nous nous dirigeons vers l’escalier qui monte au bureau.

Alors que j’aborde la première marche un éclat de voix me fait me retourner. Deux types un peu éméchés en viennent aux mains à côté du bar. Le barman ne peut pas intervenir, trop occupé à éloigner des deux belligérants ce qui se casse. Le service d’ordre est à l’autre bout du hangar. Je fais un signe à Tyrone que je m’en occupe.

- Attends-moi là, ça ne va pas être long.

Et en effet cela n’a pas duré. J’ai chopé les deux types par la nuque et leur ai cogné la tête contre le zinc du bar. Assommés direct, je les laisse choir au sol, laissant Tyrone s’occuper de les coller dehors.

(...)

Nos oreilles se reposent un peu lorsque je referme la porte dans le dos de Mickael.

- Encore suffisamment d’attaque pour accepter un verre d’alcool ? Ou j’ai de l’eau ?

J’entrouvre la fenêtre et allume une sigaretta. Je crache ma première bouffée de fumée dehors, puis regagne le centre de la pièce où se trouve Mickael. Sans lui laisser le temps de réagir, je plaque ma main sur sa joue blessée tout en bloquant son poignet droit qui s’est relevé par instinct. J’aspire sa douleur et amorce un début de cicatrisation.

- Autant que tu rentres chez toi pas trop amoché, ton mec est un vrai chieur quand il ronchonne.

Mon geste le déstabilise. Je suis bien trop proche à son goût.

Cela m’amuse.
Ça l’agace.

Je le détaille de prés puis romps le contact avant qu’il le fasse. Pas de gestes inutiles, ni de mots de trop. Mickael Wayne est un parangon de maîtrise. Il semble droit, pourtant y a pas plus trouble que lui. Je me suis resservi un verre. Du whisky cette fois, j’ai fini par descendre ma bouteille de Grappa.

- À tes deux victoires mio amico.

Nous buvons une gorgée de nos verres. Je me suis calé sur mon fauteuil, les pieds sur le bureau.

- Et si tu affrontais un adversaire à ta mesure ?

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Jeu 22 Fév - 14:41

Sicilia
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Alessandro avance parmi la foule, tel Moïse sur la mer rouge. Nul doute, d’ailleurs, que ce prédateur ait déjà assisté à un bain de sang. Il a une allure régalienne. Mais il n’est roi que de son petit monde.

Dire que je suis prudent à ses côtés est un euphémisme. Néanmoins, je lui emboite le pas vers son bureau jusqu’à ce que le grabuge qu’il s’élève depuis le bar attire son attention.

- Attends-moi là, ça ne va pas être long, dit-il.

Je le suis du regard. Aussi efficace que brutal, il met fin au conflit et laisse les deux hommes visiblement très alcoolisés comme des poupées de chiffon sur le sol. D’un claquement de doigt, un homme de main vient faire le ménage derrière son patron.

Sa superbe m’exaspère. Encore plus parce qu’elle cache un aspect…carnassier. Et j’ai véritablement la sensation de pénétrer son antre quand le loup referme la porte de son bureau.

- Encore suffisamment d’attaque pour accepter un verre d’alcool ? Ou j’ai de l’eau ? Propose-t-il.

J’opte pour un rhum ambré, bien que l’eau soit la boisson préférable après l’effort physique. L’alcool tend à diminuer les tensions qui m’habitent.

Il me serre avant de sortir une cigarette et de s’approcher de la fenêtre. Je l’observe poser la tige lentement sur ses lèvres dans un geste mainte fois répété. Aucun risque pour lui de tomber malade avec ce poison dont il abuse avec plaisir.

Il a la politesse d’expulser la fumée à l’extérieur puis semble se raviser de cette commodité.

Je n’ai le temps que de lever le bras pour parer son coup. Puis je comprends qu’il ne cherche pas à m'attaquer. Malgré la blessure, la main qu’il pose sur ma joue est délicate. Un geste qui me trouble tant je ne m’y attendais pas. Et la douceur est loin de le caractériser.

Je sens son pouvoir de guérison agir rapidement. Mes contusions s'estompent et mes coupures se referment. Mes côtes me font également moins mal.

- Autant que tu rentres chez toi pas trop amoché, ton mec est un vrai chieur quand il ronchonne, se moque l’italien.

Ses lèvres sont beaucoup trop proches des miennes et son regard me passe au crible. Il sait combien je lutte pour rester stoïque. Son haleine est un mélange d’alcool et de tabac que je trouve insupportable.

Il fait volteface avec un air mutin indéchiffrable. Je pense à Chad qui aurait immédiatement sorti les crocs.

Je décèle, dans son froncement de sourcils, une légère déception lorsqu’il repose la bouteille de Grappa vide.

Une idée se profile dans ma tête. Une amorce.

- À tes deux victoires mio amico, dit-il en levant son verre de whisky.

Il est installé à son bureau comme si nous étions amis de longue date, parfaitement tranquille. Trop à l’aise, même, pour que ça ne paraisse pas suspect à mes yeux.

Une carte au mur me rappelle celle que Chad avait achetée à l’homme du môtel. Et mon idée prend de l’ampleur.

- Et si tu affrontais un adversaire à ta mesure ? Lance Alessandro.

Je marque un temps, feignant de réfléchir.

- Comme tu as pu le voir, la soirée a été dense, réponds-je. Je doute que tu veuilles tâcher ton honneur à lutter avec un adversaire qui est déjà monté deux fois sur le ring.

Il salue la prouesse mais je sens une pointe d’ironie. J’ai effectivement forcé les choses. L’homme qui s’occupe des inscriptions a rapidement fermé les yeux sur la règle quand j’ai sorti une liasse de ma poche pour la glisser dans la sienne. Il était d’autant plus enjoué de pouvoir parier à l’avance sur le nouveau combattant qui souhaite enchainer deux combats à la suite.

Je ne laisse pas le choix à Amaro, décidant moi-même du moment où je remettrai le nez dans son business. Je n’ai pas l’audace de croire que je pique sa curiosité ou que je distille une certaine frustration mais je devine sans mal qu’il n’aime pas être en position passive.

- Tu auras de mes nouvelles prochainement, réponds-je.

* * *

Je ne cache pas à Chad ma visite auprès de l’italien. Mais je ne m’étends pas sur l’implication de James dans tout ça. Il est un véritable atout.

Le hacker qui protège Amaro est coriace. Il ne laisse rien filtrer sur ses activités controversées. Ou presque.

James finit par trouver la compagnie de transporteur qui livre l’alcool au Pink Print. Et il ne s’agit pas de stocks légaux. Faire capoter une livraison clandestine n’est qu’une partie de l’idée qui m’est venu l’autre soir.

Alors, c’est vers d’autres sources que nous nous tournons pour essayer de découvrir quoi que ce soit sur le sicilien. Pirater la banque de données du FBI est un crime passible d’emprisonnement. James se le répète toujours avant de rire au nez des fédéraux et d’accéder à leurs serveurs.

Les pistes sont caduques. Mais, croisées aux informations présentes sur le darknet, nous réussissons à mettre un point rouge sur un endroit précis.

Sous l’égide d’un mécénat visant à préserver le patrimoine sicilien, il nous est facile d’acquérir le cadeau très spécial que je destine à Amaro.

J’adorerais voir sa tête lorsque les portes du camion s’ouvriront non seulement sur un chargement vide mais avec pour unique colis une bouteille de Grappa de Trapani.

C’est un millésime rare mais un cadeau empoisonné. Le message derrière ça est le suivant : je sais d’où tu viens, Amaro.

Car cette eau de vie n’est distillée de manière artisanale qu’à un seul endroit : le village d’où est originaire sa famille.

Je sais qu’il est né aux États-Unis. Cette information n’est pas secrète et dans ce milieu, beaucoup croient le connaitre. J’ai appris ce qu’il a bien voulu révéler çà et là.

La Famiglia est importante dans la culture dont il est imprégné, qu’elle soit de sang, de sentiments ou d’argent. Les liens de confiance, de loyauté ou de soumission tiennent à peu près sur ces trois piliers.

Je suis loin d’avoir retracé sa généalogie mais je lui fais part de ma présence sur ses traces, prêt à remonter le fil de sa vie. C’est une menace subtile, déguisée par les effluves d’alcool savoureux qu’il affectionne tant.

Inconsciemment, j’ai hâte de découvrir ce qu’il va m’opposer pour cet affront. Le hacker qui le couvre bataille durement avec James. Cette voie est bloquée. Nous faisons confiance aux talents de nos alliés pour sécuriser ce qui doit l’être. Des bribes d’information précieuses sont néanmoins accessibles. C’est ce qui m’a mis sur la voie de ce coup audacieux.

Aucun doute qu’il profitera de cette bouteille. Ou bien, elle restera bouchonnée pour une occasion très particulière.

Pour préciser qui est l’auteur de ce méfait, un message y est inscrit à son intention.

«  À ma troisième victoire, mio amico »

 
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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Lun 5 Mar - 22:00

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« Galli in magazzino »Pince sans rire ce gars. C’est une évidence que je ne lui propose pas d’enchaîner sur un nouveau combat ! Au contraire, je l’espère frais comme un gardon sorti de l’eau pour cette occasion. Quelque chose commence à m’agacer dans son attitude, le ton de sa voix et les portes ouvertes qu’il enfonce. Il a une sorte de condescendance à mon égard. Et s’il y a quelque chose qui m’horripile c’est bien ça. Les gens qui se sentent meilleurs, supérieurs moralement. Si on échangeait nos vies, où serait-il maintenant s’il avait vécu mon enfance, dans un milieu qui n’offre que deux choix, mouton, ou loup. Le mouton peut représenter le Bien, mais sa vie est une merda sans fin. Le Loup est clairement du côté sombre, mais au moins en se levant le matin, on ne fait pas que travailler pour manger, manger pour vivre, et vivre pour travailler. Et moi, où serai-je si j’avais endossé sa peau et les drames qu’il semble avoir traversé ?

- Tu auras de mes nouvelles prochainement.
-  …


Je préfère très clairement son mec. Chi non ha una scopa nel culo ! Wayne est reparti, enrobé dans la cape de sa fierté, comme de la farce à la viande dans un cannelloni. Contrairement à Chad, lui je le sens mal, pas du tout. Largo entre dans le bureau trois quart d’heure plus tard. C’est le moment des comptes. Ce soir est aussi jour de paie. Ryan et le reste de la squadra viennent en renfort. Simple précaution, alors que j’ouvre le coffre de réserve. L’argent liquide des gains du HCC est réparti dans plusieurs planques dans la régions, verrouillés et difficiles d’accès. Cependant, pour payer les gars qui font le service d’ordre, il faut réunir l’argent. Cela fait une manne conséquente qui pourrait tenter quelques imprudents. La distribution commence, un à un, nos gardes viennent toucher leur pactole. Je suis plutôt généreux, car j’ai besoin d’hommes fidèles et satisfaits de leur job. Mon organizzazione est encore une jeune pousse. Elle n’a pas encore les reins solides pour affronter une crise interne. Toutefois, j’ai clairement annoncé la couleur. Ceux qui roulent pour moi loyalement dès le début, garderons des gains substantiels. Par la suite, je redescendrais au prix du marché. Je suis rodé au système et mon expérience, ajouté à celle que mon mentor Sonny m’a transmis, est que ce sont les gars de la première heure qui seront toujours les plus fidèles. Il importe donc de les soigner. Ensuite, quand l’organizzazione s’agrandira, il y aura du passage, des allers venus propre à ce genre de business.

Joe me donne la liste des combattants avec les anciennes côtes et nouvelles qu’il propose. C’est son classement en tant que boxeur. Il ne s’occupe pas du tout de la partie liée aux paris. Ça c’est le job de Largo et le mien. Nous pondérons la côte d’un gars avec la somme des paris qui sont mis sur sa tête. Le classement final ne représente pas la force des adversaires, mais ce qu’ils rapportent en dollars, sa popularité. Je regarde le classement de Wayne et grimace un sourire.

- Pourquoi tu n’as pas classé le nouveau plus haut Joe ? Il est plutôt bon.
- Il est doué, mais…
- Mais ?
- C’est un gentil. Si tu t’attaques à sa femme ou son gosse, il peut aller jusqu’à tuer. Sur un ring, non. Il se fera avoir par les coups bas.


Je suis bien embarrassé à appliquer une pondération à Wayne. Ce soir, il nous a rapporté gros parce qu’il a créé la surprise. Mais la prochaine fois, si prochaine fois il y a, il sera opposé à un adversaire de sa force, ou plus faible mais qui n’en a rien à faire de coller son concurrent dans le coma.

- Largo, on le laisse à un coefficient de un, on verra à la fois suivante. Puis une chance sur deux qu’il se dégonfle. Il était là juste pour parader et m’éloigner de son mec. Un coq.
- Les maris jaloux ne vous ont jamais gênés patron…


Je fais un clin d’œil à Largo. Il vient de me donner une idée si Wayne s’amusait à devenir vraiment crispant. J’ai ce travail à proposer à Chad. Normalement il devrait refuser, mais avec de bons arguments, un peu d’Italie et de coups de brosse dans le bon sens... Avant de partir du hangar, j’attrape Ryan.

- Trouve-moi depuis quand Mickael Wayne est à Beacon Hills. Je veux savoir son métier, le nombre de contraventions qu’il a payé, ses habitudes, qui il voit, qui il évite, ce qu’il mange le matin, sa couleur préférée, tout !

Quand ma tête touche mon oreiller, je suis déjà en train de dormir.

(…)

C’est Tyrone qui m’a appelé. Il était chargé de réceptionner une cargaison d’alcool pour le HCC. Des bouteilles issues d’un cambriolage. Des aléas, nous en avons souvent. C’est le risque et le jeu de ce métier. Un jour je perds, le lendemain je gagne. Le camion est vide, à la place de ma cargaison, une unique bouteille de Grappa de Trapani et un message. Cette seule bouteille vaut un quart du prix de la cargaison entière.

- Quelqu’un a collé ses empreintes dessus ?
- Non patron. En trouvant le camion vide, nous nous sommes méfiés. La bouteille est peut-être piégée.
- Non, c’est bien une bombe, mais pas du style auquel tu penses Tyrone. Le chauffeur ?
- Il n’a pas encore craché le morceau. Nolan et Finn lui font la causette.
- Va bene. Quand il aura parlé, assurez-vous qu’il ne puisse plus jamais conduire de sa vie.


J’enfile une paire de gant avant de prendre la bouteille et retourne au Pink avec. La colère me chauffe la cervelle. Je proposais un combat loyal à Wayne. En réponse, il tape au-dessous de la ceinture. A-t-il si peur de se prendre une raclée et de rayer son ego, qu’il a préféré une méthode qui vient de rendre invalide à vie un chauffeur de camion et tous ceux qui auront rendu cette traîtrise possible. Le petit copain de Chad n’a pas conscience de la portée de ses actes. Je pensais qu’il en avait dans le pantaloni, je me suis trompé. Il a agi à distance, se planquant derrière d’autres pour me faire, ce qui semble être à ses yeux, un simple pied de nez, alors que les conséquences vont être bien plus lourdes pour ces fameux « autres » dont il se sert d’intermédiaire. Si je laisse passer, mes distributeurs pourront croire qu’il est facile de me doubler. Pour une mauvaise blague, beaucoup de douleur est engendrée. Le responsable : Michael Wayne.

(…)

La Grappa de Trapani trône sur mon bureau. Sa vue attise ma colère. Je ne peux pas descendre Wayne car j’ai besoin de Wilder, que ce foutu architecte a potentiellement la main mise sur mes comptes bancaires, puis cela serait une sanction exagérée. Par contre, l’idée d’être à l’origine d’un handicap de quelqu’un peut lui pourrir sa conscience. Il y a des souffrances terribles que l’on peut infliger sans blessure.

Quelques jours sont passés. Dans le calme de mon bureau au Pink, j’appelle Ryan pour qu’il me fasse un rapport de ses recherches. Après la merda avec Arès, le chef de la Squadra fait des excès de zèle pour rattraper la mauvaise image qu’il avait donné. Bien qu’il avait agi par pure loyauté envers moi, il avait simplement manqué de discernement. Le métier rentre. C’est un bon élément que je compte bien valoriser plus tard.

Je suis impressionné par le monceau de détails qu’il me sort pêle-mêle. Michael Wayne aime les viennoiseries et flashe en ce moment sur les donuts d’une boulangerie particulière pas très loin de son ancien appartement. Une enquête de voisinage parle de fédéraux qui sont venus chez lui à deux reprises, puis d’un brusque déménagement chez Wilder alors que celui-ci avait emménagé chez Wayne. Ryan a creusé, graissé des mains. Je lui ai donné carte blanche et budget illimité. Car si Wayne peut se targuer de savoir que mon arrière-grand père est originaire de Trapani où ses ossements ne doivent être plus qu’un souvenir dans une tombe encore entretenue par de lointains cousins, moi c’est aux vivants que je vais m’attaquer. Comme ce gars qui sort peu de chez lui, un paraplégique du nom de James R. Kelley. Wayne va le voir presque tous les jours ou presque. Deux « témoins de Jéhovah » sont venus prêcher la bonne parole. Ils ont aperçu par le reflet sur la baie vitrée un équipement informatique à faire pâlir un as du domaine. Combien Nils me donnerait pour le nom et l’adresse physique d’un de ses « potes » ?

- Il y a deux trous dans les vidéos de surveillance de la rue où habitait Wayne patron.
- Deux trous ?
- Sur la sauvegarde il y a une séquence qui a été recopié sur un temps équivalent à ce que quelqu’un entre ou sort de l’immeuble de Wayne.
- Tu as eu le temps de dépiauter aussi finement des journées de vidéo ?
- Non c’est un scan numérique. Je suis passé par Sonny qui m’a mis en contact avec un certain Carl. C’est lui qui trafique les vidéos de surveillance pour le compte de la Cosa Nostra. Il sait donc où chercher. S’il est facile de recopier un moment mort quelques jours auparavant pour le réinsérer, il est plus difficile d’afficher la date et l’heure avec la même précision.
- Cela remonte à loin ?
- Quelques mois. Wayne était assigné à domicile.
- Pour quel motif ?
- Le meurtre d’un juge.


Je siffle longuement. Joe se trompe peut-être sur le côté « gentil » de Wayne.

- Il n’est plus sous surveillance. Pourquoi ? Vice de procédure ?
- Quelqu’un s’est accusé pour ce meurtre.
- Qui ?
- Un dénommé Robin Bane.
- Ryan ? Demande à Carl de faire le même travail sur les vidéos qui ciblent la rue ou l’immeuble où Wayne se rend souvent, chez le paraplégique.


Je ne sais pas dans quoi trempe Mickael Wayne, mais c’est dans du pas très net. Se faire accuser du meurtre d’un juge ! Il faut vraiment avoir un passé trouble. Il va se mordre les doigts d’avoir attiré mon attention de cette manière. Je ne sais pas d’où tu viens Wayne, mais je vais savoir ce que tu caches et ou protèges.

(…)

Wayne ne semble avoir rien dit à Chad pour le vol de mon alcool. J’adopte une nouvelle approche de l’architecte. J’ai eu vent de son projet secret. Il ne faudrait pas grand-chose pour qu’il bascule du côté sombre.

Nouveau rapport de Ryan. James Kelley a oublié de nettoyer les vidéos du fleuriste en face de l’appartement de Wayne. J’ai un visage, celui d’un type qui entre dans l’immeuble de Wayne en titubant. Il semble en ressortir mort par les soins de Chad. La tête de ce type correspond à l’avis de recherche lancé par le FBI.

Je me moque bien de savoir si Wayne a tué ou non ce juge. Ni pourquoi ce gars se fait accuser à sa place. Les caméras devant chez Kelley ont-elles aussi été nettoyées à plusieurs reprises. Je n’ai pas d’autres sources d’images comme devant l’immeuble de Wayne. Pourtant je parierai une bouteille de Grappa de luxe que c’est le passage de ce Robin Bane qui est effacé.

J’ai matière à rendre la monnaie de sa pièce à Wayne. Maintenant, comment j’utilise mes atouts ? Sur mon bureau j’ai l’avis de recherche de Bane, une photo d’un type qui était chauffeur de camion avant de faire momie sur un lit d’hôpital et celle d’un paraplégique qui pas de bol a déjà les pattes cassées. Concernant ce dernier, je crois que griller les ailes de Kelley sur le net lui ferai aussi mal que si j’ordonnais de lui péter les deux bras.

Je décide de riposter par une blessure sans plaie. Je demande à Ryan de débrancher la batterie de la caisse de Wayne et de poser sur le moteur une enveloppe et un petit mot accompagné du malheureux chauffeur qui a été son complice directement ou pas.

Je te proposai un combat à la loyale.
Tu as choisi d'attaquer dans le dos.
Voici ce qu'il en coûte de marcher sur la queue d'un fauve...
Début, ou fin d'un album souvenir ?
A toi de choisir.
Il prezzo è appena salito

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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Mar 1 Mai - 14:41

Coup double
Mick
ft.
Alessandro
J’ai la cible dans mon champ de vision. Malgré la distance, je le distingue parfaitement.

J’ai pris soin de ne pas être placé dans le vent pour m’approcher du Pink Print. S’il est facile de ne pas être vu, l’odeur peut trahir une présence pour un loup-garou à l’odorat naturellement développé.

Je suis dans le bâtiment en face, placé à un point plus haut. Au moment propice, par un jeu de miroir, un rayon de soleil l’éblouit durant une fraction de seconde. Suffisant pour susciter son attention.

Il est beaucoup trop sur ses gardes pour ignorer la possibilité d'être observé. Il ne m'a pas vu, j'en suis certain. Mais le doute qui s'immisce est, quant à lui, bien présent.

Habilement à l’abri, il peut profiter de la foule présente dans son établissement. En quelques pas, il est hors de portée.

Alors que je tente de suivre ses déplacements, je vois non plus un mais deux visages déplaisants.

Que fait Therence au Pink Print ?!

Il n’a pas l’âge minimal pour boire de l’alcool. Cet endroit n’est clairement pas fait pour un mineur et je suis étonné qu’il ne soit pas mis dehors.

Pour quelle raison aurait-il un passe-droit d’Amaro ? Je ne suis pas certain qu’il apprécie que la police apprenne qu’un adolescent fréquente son établissement.

Je note l’information dans un coin de ma mémoire.

Je sais pertinemment que je n’en ai pas fini avec Amaro. Et c’est peu dire.

* * *

L’excès de violence quand j’ai claqué la porte était involontaire. Nul doute que ça a fait qu’empirer le ressentiment de Chad.

Mais j’ai des crampes dans les bras tellement mes poings sont serrés.

Ce matin je découvre qu’Amaro a trafiqué ma voiture, puis la reine m'a mis en garde contre lui.  Je n'ai pas peur de ce mafieux de seconde zone mais je dois reconnaitre que la situation me fait perdre mon sang-froid. Il y a des points sensibles qui me font réagir. Et Chad en est un.

Alessandro Amaro est la personnification de l'objet de ma colère actuelle. Je l'imagine se pavaner devant mon fiancé à qui j'en veux également de se laisser approcher par les griffes d'un loup tel que l'italien. Ce n’est pas un manque de confiance en Chad, cependant, le terrain sur lequel il avance est risqué et dangereusement attrayant.

Que peuvent-ils faire ensemble ? Ils seraient bien idiots de me faire croire qu'il s'agit juste du projet du Pink Print. Amaro a d'autres choses en tête. Et même si je mets de côté une certaine jalousie, ça ne me dit rien qui vaille.

Le mafieux tisse une toile sur Beacon Hills. Chad ferait un allié de qualité. Je sais les multiples desseins qui peuvent nécessiter une intelligence comme la sienne. Mon fiancé n'est pas sans ressource. Au contraire. Et c'est ce qui m'effraie. Quelle part de lui Amaro est-il capable de faire ressortir ?

Quelque chose de sombre a éclos en Chad depuis la mort de Fiona. Je dois l'empêcher de s'enraciner.

Les hangars se dressent devant moi dans la pénombre. Je repère celui qui est aucunement abandonné.

Le même homme surveille farouchement l'entrée du HCC. Je garde bien en tête le message que le rital m’a laissé parce que je l’ai piqué au vif.

Je te proposai un combat à la loyale.
Tu as choisi d'attaquer dans le dos.
Voici ce qu'il en coûte de marcher sur la queue d'un fauve...
Début, ou fin d'un album souvenir ?
A toi de choisir.
Il prezzo è appena salito

Ce soir, j'espère frapper suffisamment fort pour qu'Amaro comprenne que je suis capable de faire mal également. Moins de sagesse, plus de violence. C'est ce qu'il cherche. C’est le langage qu’il comprend.

En réagissant ainsi je joue peut être à son jeu. Mais peu importe. J’ai besoin d’évacuer ces tensions.

Il ne s'agit pas du second round entre lui et moi mais plutôt d'une transition vers l'étape suivante.

Je vais découvrir ce que tu trames, Amaro. Je te le garantis.

Fini le combat de coqs. Dorénavant, ce sera le lion et le loup.

Mais il y a d'autres variables que je souhaite ajouter à l'équation. Qui de mieux qu'un nuisible pour en agacer un autre ?

J'envoie un message en imaginant son destinataire s'étouffer avec son café avant de jubiler dans un ricanement puéril.

"Tu m'en dois une, Garnet. Rendez-vous au HCC dans 30 minutes.
MW."

Collaborer avec Therence ? Une folie !

* * *

Je ne sais pas ce qui l’a incité à répondre à mon invitation forcée car nous ne nous supportons pas l’un l’autre. Néanmoins, mon complice d’embrouilles finit par arriver.

Je hausse les sourcils face à ses premières revendications mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire. Quoi qu’il en dise, il est venu.

S’il me gratifie du surnom du héros à la chauve-souris, je me retiens de lui dire qu’il accepte le rôle du second, l’adolescent aux allures comique qui l’accompagne.

J’expose mon intention sous un regard à la fois perplexe et enjoué. La rébellion est un art pour Garnet, il aime être un grain de sable dans les rouages, le diablotin qui vient susurrer à l’oreille le mauvais moment à venir. C’est ce dont j’ai besoin ce soir.

* * *

J’encaisse un puissant coup dans la mâchoire. Je crois qu’il m’en faudra un de l’autre côté pour la remettre d’aplomb.

Le temps d’attente était plus long que la dernière fois pour avoir l’honneur de passer sur le ring. Les brutes doivent se précipiter tous les soirs pour venir montrer à ceux qui en raffolent combien ils sont forts et violents.

Le deuxième business d’Amaro n’est pas exclusivement centré sur l’argent. Il nargue les bas instincts, de ceux qui arment leurs poings, comme ceux assis dans les gradins. Ce lieu n’a rien d’officiel, ni dans sa conception ni dans les règles qui y sont appliquées. Mais, le constat est sans appel. L’affaire est florissante.

Combien de bouteille de Grappa de Trapani aurait-il pu s’offrir ? Il n’a pas apprécié ce présent. Sa valeur marchande ne compte pas même si c’est un des autres langages que le rital comprend. C’est le message qui a valu au messager des douleurs non méritées.

Je fulmine encore de la réaction virulente d’Amaro. A-t-il fait ce sale boulot de ses propres mains ? Ou bien a-t-il missionné l’un de ses sous-fifres ?

Ce soir, même s’il ne porte pas lui-même les coups, il est aussi responsable.

Pour reprendre l’expression de Chad, j’ai péché un gros poisson ce soir. Trop pour moi. Mais c’était le but.

La dernière attaque est décisive. Et marque ma défaite.

* * *

Je vacille entre la conscience et le néant. Ma tête est un mélange de sons et de voix. Un accent italien désagréable me ferait bondir si je n’étais pas si mal en point. Le ricanement de Therence ne m’atteint pas.

Il n’y a qu’une voix parmi ce raffut qui parvient jusqu’à moi.

- Loulou, murmure Chad.

Je sens la douleur être happée par sa capacité de guérison. Elle laisse derrière elle un bien-être qui me fait sombrer pour de bon.

Les blessures qu’on m’a infligées atteignent le cœur de mon fiancé. Je sais la peine qu’il doit ressentir à me voir dans un tel état. C’est un moyen pour moi d’insinuer un autre message dans son cœur que celui que l’italien distille comme un poison.

À jouer avec le feu, on se brûle les ailes. Les retombées ne sont en rien négligeables. Je suis ce dommage collatéral pour Chad.

Amaro s’est bien gardé de lui raconter ma première venue au HCC. Lui en tiendra-t-il rigueur ?

J’affiche un rictus sur le visage en perdant connaissance. Une victoire douloureuse mais acquise. Chad s’y reprendra peut être à deux fois avant de collaborer avec un mafieux comme Amaro.

 
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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Jeu 10 Mai - 22:32



Coqs of the walk
Toi. Moi. Un verre. Vendredi à 19h.

Les coudes posés sur le comptoir en bois laqué, j’attends mon café les yeux rivés sur l'écran de mon portable. Au prix d'un gros effort, je m'en décroche en soupirant pour vérifier où en est ma commande et me laisser distraire par l'animation qui règne plutôt que de patauger dans une irritation évidente.

La déco à la fois retro et industrielle fait du coffee shop de Edenfield un endroit agréable où trainer après les cours. Je jette un œil à l'estrade où se produisent occasionnellement les amateurs de la chansonnette et les petits rigolos du coin. Le café y est abordable et un délice pour les papilles, comme les viennoiseries toutes plus variées et alléchantes qui tapissent la vitrine. Je serais tenté d'admettre que le commerce pousse aux infidélités, surement son côté accessible et sa large gamme de torréfié, mais je m'en abstint d'un accord tacite et ferme avec moi-même. Ce serait admettre que ce n'est pas pour ma dose de caféine ou l'ambiance du bar que je traine autant au Pink, mais dans le seul espoir d'y croiser le patron... Non que j'ai à me sentir mal pour ça, mais...

Je me retourne avec mon café et ma viennoiserie lorsqu'un obstacle se faufile furtivement dans mes jambes, manquant de me faire renverser mon gouter. Stupide chat! Je montre les dents à l'intention de la noiraude qui trottine se réfugier sur des genoux protecteurs en dodelinant impérialement de la croupe. Je jurerais qu'elle m'a sourit... Je ne comprend pas ce que tout le monde trouve à cet animal qui à le chic de toujours débouler dans le passage, mais force est de constater qu'il a été adopté à l'unanimité ici. On lui a même attribuer un petit trône prêt du radiateur. Erreur fatale! Tout le monde sait que l'humain est l'esclave du chat, et parti comme c'est, un jour c'est un autel à son effigie qu'on érigera dans le coin.

Je croque dans ma choco et pose la main sur la poignet quand la porte s'ouvre sur un vilain air de déjà vue. Deux yeux vairons. Les mêmes que j'avais rencontré ici même, du temps ou le café de Connor était concurrencé par une boulangerie de quartier. Sauf qu'aujourd'hui, mon café et ma chemise restent intacts. Mais pas mon humeur. Il n'est pas seul.

Un regard sur Wayne qui partage ma contrariété. Un regard sur Wilder qui me gratifie de son sourire "loup sous une peau de mouton". Je peux lire comme dans un livre ouvert comment chacun se remémore notre réunion plus ou moins fortuite du côté des hangars lorsque je suis aller y trouver Mick à la recherche de conseils... amoureux. Et l'autre W de s'y pointer et s'improviser donneur de leçon. Mais je lui avait rien demandé à lui!

Comme si ce simple rappel ne suffisait pas à enfoncer le clou, le bichrome choppe sa moitié pour un baiser holywoodien. RAH! Par pitié! Mais allez vous rouler une pèle ailleurs!!!

Je me casse de là en grommelant avant de régurgiter mon petit dèj' même pas encore avalé. Il l'a fait exprès, le sale bichrome!... Arrivé à l'angle de la rue, ma poussée d'adrénaline me retombe comme une chape de plomb, et je m'arrête vérifier mon téléphone une énième fois.

Toi. Moi. Un verre. Vendredi à 19h.

Je me disais que ça nous ferait du bien de sortir.

Parait que t'as raté les cours aujourd'hui?

Allo planète wendigo, ici Therence!

...

Même pas une réponse?

Je sais que c'est pas rose entre nous, mais tu pourrais au moins répondre!

Mais ma messagerie reste désespérément vide.


* * *


Un vendredi, 19 heure passée. Depuis qu'Alessandro m'a prit sous sa griffe et une conversation au sujet de mes projets d'avenir, je me suis promis d'empocher mon diplôme à la fin de l'année. J'ai du boulot à rattraper. Je me gorge de café en prévision de la soirée qui m'attend quand le téléphone vibre.

Je m'étouffe à moitié en découvrant le message. Ch*er! J'éponge mes notes avec mon brouillon puis fixe l'écran les yeux ronds et les sourcils froncés. Mon visage passe successivement d'une grimace d'incompréhension, de gène et de mépris à un cheminement d'yeux interrogatif, puis d'un haussement de sourcil intrigué qui se détend finalement sur un rictus moqueur.

Tu m'en dois une, Garnet. Rendez-vous au HCC dans 30 minutes.
MW.


* * *


-J'te dois que dalle! Tes conseils n'ont pas fonctionnés.

Je surgis dans le dos du vairon posé dans un coin du hangar emplie de rumeurs gaillardes et d’exhalaisons alcoolisées et viriles. Est-ce que le mensonge est si énorme? Et si je lui disait qu'Adriann étant aux abonnés absents, ses conseils n'ont évidemment pas pu fonctionner, hein?... Fidèle à ses habitudes, tout ce qui trouble le calme Brucewaynesque du vairon, c'est un petit sourire railleur. Autant s’acharner contre un mur. Tsss...

-Qu'est-ce que tu veux?

Je vois bien qu'il prend ma venu ici comme une victoire en soi. Mais je suis franchement curieux qu'il me contacte. Qu'est-ce qui peut pousser Mickael Wayne, qui maugrée constamment sur ma manie à me trouver dans ses pattes, à requérir ma présence?... Ça doit être grave. Ou gravement ridicule, au choix.

-Et qu'est-ce que tu fiches au HCC?... Batman n'a pas assez des rues de Gotham pour traquer le criminel?

-Je sais que tu côtoies Amaro, toi aussi.

Qu... d'où il sait? Et quand bien même je côtoie Amaro, qu'est-ce que ça peut bien lui faire! Il me refait le coup hyper-dérangeant du "je sais des choses sur toi que je ne suis pas censé savoir". Je me suis légèrement écarté par réflexe mais me recompose un air malin.

-Tu me surveilles?... T'as des vues sur moi, c'est ça? Je ne sais pas si je dois être flatté ou flippé... Gniark. Laisse tombé Wayne, les frigides c'est pas mon genre. Je l'envoie balader de la main et laisse flotter un silence avant de redevenir plus sérieux. Moi "aussi"?

D'où Alessandro côtoie le bichrome?... L'étrange association qui se dessine ne fait que confirmer ce que je soupçonne de Wayne depuis toujours : ce doit-être un tueur à gage, un homme à tout faire, le mec qui contre une valise pleine de billets surgit de l'ombre pour vous péter les deux jam... Minute. Sauf que je me trompe de personne et ça me fait l'effet d'une piqûre. D'où est-ce que WILDER côtoie Alessandro?!

-Mais qu'est-ce qu'il trafique avec lui?!

La bombe est larguée, je ne lâcherais pas Mick avant d'avoir des explications. Il avoue que Chad fréquente Alessandro ne lui plait pas du tout.

-Et bien sur ce point, nous sommes deux... fulminè-je de concert.

Wayne se plaint de me trouver sur son passage, mais force est de constater que son petit-copain prend un plaisir malsain à se trouver dans le mien. Ça ne lui suffit pas de manigancer avec Adriann? Maintenant il faut que ce soit Alessandro? Je marine ma contrariété que les explications de Mick compensent graduellement. Je hausse un sourcil étonné. J'ai comme l'impression que c'est Wayne qui aurait besoin d'une thérapie de couple aujourd'hui...

-... Ben ça. Donc Chad t'avait caché qu'il bossait avec Amaro. Et lui ne sait pas que toi tu traines ici pour te rapprocher de lui, savoir ce qu'ils fichent tous les deux. Hin. C'est tordu votre affaire...

Est-ce qu'il entend la pointe de déception dans mon ricanement? J'avais été le voir pour qu'il me conseille en amour parce que lui et Wilder forment le couple le plus charmant, le plus solide, le plus sirupeux qui soit. C'est l'une des raisons pourquoi ils m’énervent autant, mais pour lesquelles je les admire aussi.

-Comme quoi, même le petit-couple-parfait n'est pas infaillible...

Sujets à la jalousie, aux mensonges et aux non-dits. Mais c'est pourquoi il va falloir faire éclater cette situation. Et pour mettre le feu au poudre, Mick a son étincelle toute désignée... Un sourire goguenard me vient lorsque Mick me suggère de souffler sa présence ici à sa moitié. Je n'ai pas dit oui, mais ce rôle là me plait... jusqu'à ce qu'il précise son plan. Je m'étrangle de confusion.

-Y a quelque chose qui tourne pas rond chez toi!

Il veut se faire exploser la tronche pour faire cogiter Chad, sérieux?! Il est bizarre. Il est cinglé. Et j'aurais jamais cru dire ça... Mais je ne déteste pas sa façon de penser.
Il y a un petit quelque chose de pervers dans toute cette entreprise qui, quoique je me défendrais de pareille bassesse, ressemble finalement beaucoup aux caprices dont je suis capable pour arriver à mes fins. Qui n'aurait jamais usé d'un dangereux chantage comme se blesser mortellement dans l’intérêt de se faire mordre par un quasi alpha?...
Je reluque le très sérieux et mâture Batman en me marrant. Déceler chez Mick un sale gosse prêt à se faire taper dessus pour attirer l'attention de son Loulou puis pointer d'un doigt innocent comment "tout ça c'est de la faute du Big Vilain Mafioso!" m'amuse franchement sur le principe. Quoiqu'il se défende de seulement vouloir protéger son petit-copain en le confrontant à la dangerosité de ses actes... Je lorgne sur lui avec une pointe d'appréciation.

-J'aurais pas cru ça de toi... Tu sais que t'es presque plus marrant que t'en a l'air?

Je le savais calculateur, mais pas capable d'une comédie de ce genre. C'est intrinsèquement accordés que nous suivons le combat sur le ring. Je me rappelle notre réunion au bar, la surprise de Mick similaire à la mienne lorsque les partenaires de crimes nous révélaient leur implication dans leur entreprise foireuse contre des chasseurs. Il n'était pas beaucoup plus dans la confidence que moi. Nous étions tous les deux les petits-amis humains laissés sur la touche, les dindons d'une sombre farce... Nous faisions déjà partis d'une même équipe.

Cependant... je lève les yeux sur le bureau d'Amaro qui surplombe la salle de combat avant de me tourner sur le vairon.

-Ok pour le plan. Mais qu'est-ce qui te fais croire que je vais accepter d'agir dans le dos d'Amaro? Non que j'ai des comptes à lui rendre! me défende-je vivement, qu'il n'aille pas imaginer que j'ai plus que du respect pour lui. Mais pourquoi est-ce que je lui ferais des cachotteries, à lui, pour t'aider, toi?

Mon regard défensif est plus explicite que mes paroles. Je dois beaucoup à Alessandro, il me soutient et m'a accepté d'une façon dont aucun homme ne l'avait fait avant lui. Je ne ferais rien qui puisse lui causer du tort.

-Je ne dirais rien tant qu'il ne me demandera rien. suggéré-je. Mais s'il devine, je ne mentirais pas à Aless.

Est-ce que Wayne se sent de s'expliquer avec le rital? Mon seul intérêt, un intérêt que nous avons en commun, certes, mais c'est d'empêcher Chad de se rapprocher d'Alessandro. Et d'inverser mon rapport de force avec le vairon au passage...

-D'ailleurs... entre déranger Amaro et contrarier ton loup, il me semble que je risque quand même gros dans cette histoire. Et même sans ça, tu as beaucoup trop besoin de moi pour que je n'y gagne pas quelque chose...

S'il a été jusqu'à me contacter, moi, c'est qu'il n'a juger personne d'autre convenable pour faire ce petit boulot. Je lui suis in-dis-pen-sable...

-Tu me paies un verre, Mick? osè-je avec mon plus beau, mon plus innocent, mon plus carnassier sourire, comme les prémices de petits riens qu'il ne manquera plus de me rendre...

-Tu aimes beaucoup ta moto, je me trompe?

Évidemment que je l'aime. Et? Je cherche le rapport dans le regard stoïque du châtain. Très stoïque. Trop stoïque... à quoi il pense... Oh le sale...! Il oserait pas!

-Touche à ma bécane et j'te...

Je n'arrive pas à savoir s'il se marre intérieurement ou s'il est trop focalisé sur son objectif pour vouloir plaisanter. Je fulmine.

-C'est bas ce que tu fais. Et je te rappelle que t'as une jolie bagnole, toi aussi.

Le mafieux a une sale influence sur les gens qui gravitent autour de lui...

-Je vais le faire. grommelè-je. Mais c'est pas pour toi.

Voir les insupportables loulous patauger dans leur querelle est terriblement divertissant. Empêcher Alessandro de devenir le nouveau "partenaire de crime" de Chad est en revanche terriblement nécessaire... Chad a semer assez de malheurs dans son sillage pour que je veuille l'éloigner d'Amaro, pour ne pas dire que l'idée de savoir ces deux là se rapprocher me hérisse méchamment. Qu'il retourne donc dans les bras de son vairon! Chaque chose à sa place et chacun chez-soi. Aless peut se passer de lui!

-Et je veux que tu me tiennes au courant de ce qui se trame entre eux.

Maintenant qu'il m'a embarqué dans la confidence, il me doit naturellement ça. Je manquerais pas de lui rappeler qu'il n'aurait pas pu récupérer son Chad sans mon aide le moment ou j'en aurais besoin.  
Nous nous jaugeons d'un regard entendu. Marché conclu.

-Et donc. Tu penses te mesurer à qui?

Il me désigne son choix. J'éclate de rire.

-T'es pas sérieux...

Mais à son visage ferme et inexpressif de chevalier noir, je perd des couleurs.

-T'es pas sérieux?! Wayne, c'est pas sur une civière que tu vas sortir d'ici, c'est dans des petits pots de marmelade!

Je veux bien croire qu'il a l'endurance du héro dont il porte le patronyme, mais il faut pas pousser!...

-Hey, oh! T'as conscience que si tu te fais massacrer en ma présence, c'est moi que Chad va massacrer en retour?! m'agitè-je tandis qu'il m'a surement déjà relégué à un bruit de fond, focalisé sur son combat à venir. J'ai pas postulé pour être le punchingball de Wilder!!!

Non, j'ai seulement accepté de jouer les fauteur de troubles pour rétablir l'ordre. Ce qu'il ne manque pas de me rappeler. Ch*er...

-J'te déteste, Wayne.

Je disparais dans la foule. J'espère qu'il y perdra des dents dans ce combat! Des incisives, un trou de chaque côté, en haut et en bas... Oh puis après tout, tant que Wilder est mis au courant, le reste c'est pas mon problème.


* * *


J'ai lâché la moto au pied de l'immeuble. Wilder, que j'ai envie de moduler avec un accent noble, crèche dans les quartiers huppés, dans le genre d'appart' avec une baie vitrée et vue sur les toits de la ville, je parie. Je ne sais même pas ce qui m'étonne là dedans. Je fuse au numéro indiquée par le vairon - l'adresse des loulous précieusement conservée dans un coin de ma mémoire - et m'acharne sur le digicode. Pas de réponse!

-Wilder, ouvre! C'est urgent! C'est à propos de Wayne! gueulè-je en me plantant sous les fenêtre. Il pense que c'est d'ignorer une sonnette qui va m'empêcher de l'atteindre?!

Je reste les bras en croix, les yeux rivés aux étages, attendant de voir émerger sa tête d'une fenêtre. Mais rien. Un hululement de hibou plus tard, je prend la peine de vérifier que sa camaro est dans le coin...

Mais où est-ce qu'il est?!

T'es où ? t'es pas chez toi! Batman a des emmerdes!!

Je stoppe mon pouce à un centimètres de l'écran en songeant à la tête du loulou recevant le message. Est-ce que le ton n'est pas un peu trop alarmiste?... Mmmhnon. Je poinçonne sur l'écran comme un pianiste qui joue sa plus belle note.
Et envoyé...


* * *


-Aouch...

Retour au HCC. J'ai mal pour Wayne. Son visage vire au rouge, au bleu, il chancelle mais reste vaillamment debout - héroïquement solide pour un "simple" humain - mais son corps se contorsionne violemment sous les coups assénés par le type nettement rodé qui lui fait face. C'est brutal, et ça m'amuse comme ça me laisse perplexe, admiratif, moqueur.

-Qu'est-ce qu'ont ne ferait pas par amour...

Je me suis perché en hauteur sur les gradins, comme ça je peux voir la tignasse de Wilder se frayer un chemin jusqu'au steak-haché qu'est devenu son vairon. Quand son numéro s'est affiché sur l'écran suite au message, je l'ai laissé mariner quelques secondes dans son jus d'angoisse avant de décrocher l'avertir de rappliquer au HCC. Un ultime coup le fait basculer dans la poussière. Le décompte est lancé, mais je sais qu'il ne se relèvera pas. 9... 10... OUT! Je refoule un étrange frisson à cette pensée et me précipite le réceptionner avec Amaro qui apparait, surement comme le vairon l'avait prévu. C'est pas beau à voir...  

-La vache... il t'a pas loupé.

Je me met légèrement à l'écart lorsque Wilder accoure. Je ne suis plus un acteur mais un spectateur qui les observe, chacun d'entre eux, se laisser prendre ou non dans la comédie instaurée par Wayne, et tente d'y déceler mes propres conclusions. Quel lien le mafieux entretient avec l'architecte exactement? Je loue à Mick d'être un mec intègre avec ses principes, vraiment pas du genre à flirter. Mais Chad, lui, pour les avoir vus trop complices avec le wendigo...
Mon regard flotte sur Aless dont je connais trop bien les mœurs à l'italienne. Ironiquement, le parrain de Beacon Hills est devenu un instrument dans la combine de Wayne. Je n'en suis ni fier, ni totalement coupable. J'ai surtout beaucoup de mal à savoir ce que la perte de Wilder pourrait lui causer, il n'est pas irremplaçable. S'il demande pour mon implication dans cette histoire, je lui répondrais que j'ai jugé bon d'avertir Chad que sa moitié se faisait laminée sur le ring. Un juste retour compte tenus des conseils que le couple m'avait donnés, et qui pourraient avoir finalement portés leurs fruits... Après tout, au fil d'approches quotidiennes comme le Petit Prince et le renard du conte, cette nuit là au Pink j'ai fini par me confier, non à un wendigo, mais à l'omega qui a recueilli mes peurs et mes espoirs, et tous ce qui se trame dans ma cervelle quand je suis seul dans le noir...  

Je reluque Wilder au chevet de l'homme de sa vie. Sans pour autant de scrupules. Qu'est-ce qui ce trame dans sa tête de gêneur? Qu'en est t-il pour lui de cette fameuse confiance dont il m'avait parlé sur des tons de morales? Mensonges, omissions, secrets. Tout ces mots qu'on ne dits pas et qui menace son propre couple aujourd'hui...
Ça m'inspire un peu de dédain envers le moralisateur qui n'a pas tenue compte de sa leçon.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Jeu 17 Mai - 22:33

Empêcheurs de tourner en rond
Loulou ♥️
Partenaire d'affaires
Le Chieur N°1
Je regarde obstinément l’écran de mon téléphone à la page de mes échanges avec Mick. Pas de réponse. Certes, je ne m’excuse pas, mais il pourrait au moins me renvoyer un smiley, quelque chose qui me dise qu’il est au bout du fil, même s’il a besoin de temps pour décompresser et faire retomber le niveau des émotions qui l’ont amené à claquer la porte de l’appartement. Ce n’est pas notre première crise, et vraisemblablement pas la dernière. Un couple se construit aussi sur ce genre d’épreuves. Je sais ce qui l’ennuie. Je ne suis plus le doux étudiant qu’il a rencontré. À ce moment-là, j’avais réussi à mettre les drames de Boston derrière moi et trouvé une vie d’étudiant tranquille. Mais, il y avait eu mon premier enlèvement, le deuxième qui était monté d’un cran dans les tortures subies. Il y avait eu l’épisode Miya et le bouquet final avec ma mère biologique.  

Quand il a dû m’avouer mon adoption, Stephan m’avait longuement parlé de mes vrais parents. Dans un premier temps, je m’étais retrouvé dans ce père un peu idéaliste. Christopher Argent était une sorte d’anti héros. Après j’avais croisé la route de Fiona. Aussi brune que je suis blond. Le teint mat, alors que je suis pâle. La fougueuse agent du FBI que j’avais pour mère me semblait à l’opposé de mon caractère.

J’ai changé d’avis après son meurtre.

La colère est force de mouvement.

C’est elle qui m’anime. J’ai décidé de bouger au lieu d’attendre qu’on vienne me tirer dessus. Seulement quand un calme comme moi, se met en colère… Cela ne part pas dans la demi-mesure. Je refuse de rester planté dans un plan qui a si bien commencé. J’ai croisé la route de ce chasseur un peu hors norme qu’est Samael. Ce type est extrêmement prudent. Je suis le seul de Beacon Hills a savoir qu’il est un chasseur. Il m’a parfaitement fait comprendre que ma vie dépendait de ma discrétion. Encore un secret. Mais il n’est pas cher payé, sachant que Samael est d’accord pour tuer à ma place. Ce sont des salopards que nous visons. Mick trouve que je glisse sur la mauvaise pente, pourtant je suis revenu sur une ligne de conduite, ne tuer que par légitime défense. Mon vaste projet nécessite que quelqu’un mette le feu aux poudres. Samael est d'accord pour s'y coller. Cela ne me rend pas moins coupable, mais... Après, si je joue bien, il y aura une avalanche de conséquences qui devrait nettement éclaircir les rangs des chasseurs. Les types qui suivent le code ne sont pas censés se trouver impliquer.

Mon téléphone est toujours vierge de nouveau messages. Je n’aime pas ce silence. Son silence. C’est pire que de se hurler dessus. Le fond de la vallée en contre-bas est magnifique. C’est notre projet, mais cet endroit perd toute sa magie sans Mick.

Je me suis relevé, mes déchets soigneusement emballés dans le sac qui m’avait servi à porter mon pot de glace. Je l’ai mangé sans plaisir. Je suis même écœuré, moi qui suis d’habitude capable de torpiller mon pot et une partie de celui de Mick. Tête basse, je prends le chemin qui me ramène vers ma voiture. Mick est peut-être rentré et attend tout simplement mon retour.

Alors que je m’apprête à démarrer, mon téléphone vibre. Mick ! Enfin ! Fébrile et le cœur battant, je suis heureux et inquiet à la fois. Quel est son message ?

Le Chieur N° 1
Messagerie

T'es où ? t'es pas chez toi! Batman a des emmerdes!!

Quoi!? Tu l’as embarqué dans quelle merde Garnet ?

HCC Sur le ring pastèque trop mûre. suis pour r1. Grouille.


Le HCC ? Pourquoi Mick serait là-bas? Surtout maintenant ? Puis ce genre d combat, ce n'est vraiment pas la tasse de mon loulou. Se battre pour de l'argent devant une populace néandertalienne... C'est une entourloupe de l'autre pignouf. A moins qu'il ait réussi à traîner Mick pour une raison fallacieuse. Je le connais mon homme. Jamais il n'irait se battre dans ce genre de boui-boui. Je connais une partie des activité d'Aless, et le HCC n'a rien d'une scène où Mick aurait concédé à faire une démonstration. Puis cela va à l’encontre de tous ses principes de discrétion.

Je pianote à nouveau sur mon téléphone. Une sonnerie, deux, puis trois et cinq secondes plus tard, la voix neutre de la messagerie de Mick m’invite à laisser un message. Je décide d’envoyer un message avant de démarrer. Il n’y a aucune raison pour que Mick monte sur le ring du HCC. C’est aberrant !  Si c’est une mauvaise blague, Garnet va tâter du Dark Loulou, comme m’appelle parfois Mick quand il me fait un reproche voilé.

- Merde !

Loulou à moi
Messagerie

Je vais chez James. Ruby me demande si on est libre samedi pour manger au manoir.

C'est kiki cuisine ? ><

Peter. Il veut tester son bouquin de cuisine japonaise.

On n'a pas une excuse valable pour fuir ?

Non. Son chili de la dernière fois n'était pas si raté ^^’

:3

Je suis chez James. Il semble avoir trouvé quelque chose.

Heureusement que je sais que tu préfères les blonds aux roux ! OK à ce soir Loulou.

Ton Loulou ne résiste pas à l’appel d’une entrecôte cuisinée par un expert. Je ne rentre pas trop tard. Je reviens avec un pot de glace avec ton parfum préféré. Je t’aime.

Ensemble nous sommes plus forts. Je t'aime.

Où es-tu ? Je m’inquiète. Garnet a fait quelque chose ?


Il me faut peu de temps pour combler les kilomètres qui me sépare du hangar d’Aless. J’étais venu une fois. C’était en pleine journée. Je n’avais vu que le gérant. L’italien m’avait demandé mon avis sur un pilier qui s’affaisse sous le poids du bureau qui surplombe le ring. Je ne m’étais pas attardé dans ce lieu qui respirait le sang, la sueur et la violence latente.

Le garde chiourme à l’entrée refuse de me laisser passer. Le ton monte. Le raffut attire le bras droit d’Aless qui me reconnaît et me laisse entrer. C’est un grand black du nom d’Arès. Le bruit du mugissement des parieurs, le remugle nauséabond de l’ambiance survoltée me répugne. Mais tout cela s’efface quand j’aperçois Mick sur le ring. J’arrive pour le final… Plus tard, je me dirais que ce n’était pas plus mal, car si j’étais arrivé plus tôt, j’aurais sauté sur le ring, défoncé le type qui vient de coller un uppercut à Mick et eut des emmerdes avec tous les parieurs pour avoir faussé le combat.

Je fends la foule, aussi assuré qu’un brise-glace. Ça râle, ça me retient par la manche et ça finit plié en deux, crachant du sang sur le sol. Dans mon sillage, de la douleur.

La colère est force de mouvement.

J’écarte sans ménagement les obstacles sans les voir. Ce n’est pas un jeune architecte qui avance, mais un loup furieux et inquiet. Les visages des parieurs se floutent. Étrange faculté de l’esprit de focaliser sur l’essentiel. Mick qui ne se relève pas sur le décompte de l’arbitre. Aless’ qui s’approche visiblement contrarié de me voir et Garnet que je repère grâce au regard que l’Italien pose sur lui après m’avoir vu. Je suis à un mètre du ring quand un dix clamé fort sonne la victoire du vainqueur. Je bondis sur le ring et vise le point névralgique qu’est la nuque. Mes veines noircissent aussitôt, au plus proche de son cerveau pour une action rapide.

- Loulou… Pourquoi ?

Je ne regarde pas l’autre combattant. C’est préférable, je serai capable de lui déchiqueter la gorge à coup de crocs. Mick sombre dans l’inconscience.  Je glisse l’un de mes mains vers son cœur pour soulager l’organe mis à rude épreuve. Mon regard se plante dans celui d’Aless. Pas besoin de paroles pour qu’ils comprennent que je réclame des comptes. Ma traversée en force jusqu’au ring a ameuté ses gardes. Qu’ils viennent donc, je suis chaud bouillant. Je retrousse les lèvres, prêt à mordre. Mon aura claque contre celle d’Aless. Il n’a pas une meute derrière lui, ni la colère qui m’anime à cet instant présent. Quelques mots d’italien, les gardes chiourmes retournent à la niche. A la bonne heure. Mon regard coulisse vers le chieur qui vient d’hériter d’un nouveau surnom : le nuisible.

Malgré le bruit, malgré les bousculades, il entend clairement le seul mot que je prononce à son encontre.

- Fuis !

La colère est force de mouvement. La terreur aussi…

Je sais que c’est le protégé d’Aless. J’attends une explication du patron des lieux sur la présence de Mick. Je sais qu’il ne gère pas qui monte sur le ring, mais il était forcément au courant. Ou Mick a fait ça sur un coup de tête ? Que faisait Garnet ici ? Un tas de questions contradictoires se bousculent dans ma tête. L’arbitre vient s’agenouiller à côté de nous et me demande si j’ai besoin d’aide pour sortir Mick. Il m’indique le vestiaire où je trouverai une trousse de secours. L’homme est visiblement, à son nez cassé, un ancien boxeur. En deux phrases, il me conseille de mettre Mick en position latérale de sécurité et d’attendre qu’il reprenne ses esprits.

- J’en ai vu des KO, il va s’en remettre. Même si ce soir il ne s’en est pas sorti comme l’autre fois, ton ami sait se battre et sait se placer pour minimiser les impacts. Attend qu’il reprenne conscience avant de l’embarquer.
- Ok
murmuré-je.

J’avoue que la sollicitude de ce gars qui reste neutre dans son métier, m’aide à me reprendre et à revoir mes priorités. Soigner Mick, puis questionner Aless’. Quant à Garnet, la prochaine fois que je le croise, au mieux il finit dans l’état de Mick.

Avec précaution, je prends mon fiancé dans mes bras. L’arbitre me soulève la corde pour que je puisse passer sans trop de contorsions. C’est à mi-chemin du vestiaire que je réalise le corollaire des mots de l’arbitre.

« Même si ce soir il ne s’en est pas sorti comme l’autre fois… »

L’autre fois ! Ce n’est donc pas un coup de tête de Mick suite à notre dispute. Je ne sais plus quoi penser. Que veut-il prouver ? Qu’il est fort ? Pourquoi Aless’ ne m’a rien dit ? Pourquoi à contrario, c’est Therence qui m’a averti ? Je pose Mick sur une couchette qui a dû voir son lot de combattants amochés. Un gars, peut-être le suivant à aller défendre je ne sais quoi entre ces quatre cordes pose la trousse d’urgence à côté de moi et sort sans un mot.

J’ai appris ça sur le campus, je recherche les saignements abondants en palpant Mick, puis mes doigts recherchent une éventuelle fracture. Il a un œil enflé, la lèvre coupée et une arcade explosée. Le reste de son corps est couverts d’hématomes. Mais quelle idée insensée. Comme il me l’a été conseillé, je le place en PLS. Je fouille la trousse de secours et suis étonné de la trouver bien fournie et avec des produits de qualité. Je nettoie les plaies de Mick avec une solution aseptisante. Je profite de son inconscience pour que cela soit moins désagréable pour lui et termine avec des sutures adhésives. Je tergiverse sur ce que je dois faire. L’emmener à l’hôpital ou pas ? Hôpital égale questions. Est-ce que la mère de Scott aurait la bonne idée d’être de service ? Puis je me dis que là, il ne s’agit pas d’une affaire surnaturelle, mais bien humaine.

- Tu as la soirée pour préparer une explication solide de pourquoi mon mec se retrouve à se faire tabasser sur ton ring.

Je me retourne. Aless’ est là.

- Je suis un type de parole, mais… je te conseille à l’avenir de prendre soin de Mick comme tu prends soin de me ménager.

C’est une menace. Adressée au parrain local. Il peut clairement ordonner à l’un de ses mecs de me coller une balle dans la tête au moment où je ne m’y attendrais pas. Mais…

Mais il a besoin de moi, comme lui peut m’être utile. Je me suis engagé sur cette pente, car il y a un équilibre qui se fait non par des moyens de pression, mais pour l’intérêt que nous y gagnons chacun. Rompre cet équilibre, c’est rompre le contrat.

Mick papillonne des yeux, je n’écoute plus ce que l’Italien a à dire. J’aspire à nouveau sa douleur dès qu’il grimace.

- Je te ramène à la maison, si demain matin tu ne vas pas mieux, je t’emmènerai à l’hôpital.

Mick est trop faible pour me répondre. Ça me vrille le cœur de le voir dans cet état. C’est allé trop loin. Je glisse mes bras sous ses genoux et derrière son dos pour le soulever à nouveau.

- Rends-toi utile et ouvre-moi la porte.

Je coupe court à sa tentative d’explication. Je ne suis pas d’humeur, mais pas du tout.

***

Bien qu’il fût épuisé, j’ai forcé Mick à prendre une douche par crainte des infections. Nous avons aussi une trousse de première urgence, mais plus sophistiquée. Je cherche un analgésique que s’administre en intramusculaire. Mick ne sent même pas la piqure au milieu de sa douleur.

***

Il dort, plus assommé qu’ensommeillé. Adossé à la tête de lit, je le tiens entre mes bras, nus, peau contre peau pour absorber sa douleur et son mal pendant qu’il récupère. Je passe par toutes les émotions possibles. J’espère que le lendemain ne sera pas l’heure des choix à faire et des ultimatums.

Sans Mick je ne saurais pas vivre.

Seulement comment vivre heureux quand nous sommes cernés par le danger ? Adriann ne répond plus à mes appels. Je sais qu’il n’est pas mort, simplement parce que je l’ai entr’aperçut se faufilant dans son cours pour m’éviter. Après cela, j’ai arrêté d’appeler. C’est aussi à ce moment-là que Matthias et Matrim se sont crashés en Inde.

Le matin nous cueille sans concession. J’ai le teint pâle de celui qui n’a pas fermé l’œil de la nuit, le visage en serpillière. Mick est à l’inverse une explosion de couleur, jaunes, bleus, pourpres…

- Loulou, tu devrais peut-être lire tes messages avant de foncer tête baissée.

Mick frisonne entre mes bras. Chaque geste lui est difficile. Je lui mets son smartphone entre les mains.

- Au contact « Loulou », soufflé-je à son oreille.

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Que cache Chad ?



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Coqs en stock (Mick & Alessandro)   Jeu 24 Mai - 15:01

clickAlessandro & Mickael
xxx
« Galli in magazzino »Des jours ont passé avec leurs lots d’affaires à régler. Janice a exécuté Barns à sa manière. J’aurais préféré que ce salopard clamse dans d’horribles souffrances pour expirer celles qu’il ne s’est pas gêné d’infliger le temps de son passage sur cette terre. Mais la dryade l’a empoisonné, provoquant une crise cardiaque qui passera pour naturelle si jamais il est autopsié. Louable initiative qui me fruste de ma dose violence. Hormis ce détail, elle a exécuté le plan qui était que, ni moi, ni un membre de mon équipe connue, ne pouvait être impliqué dans cette mort. Je lui avais demandé expressément d’éviter de descendre les hommes de Barns. C’est une façon de récupérer du personnel, les vaincus se joignant aux vainqueurs. Je ferai un tri évidemment, ne conservant que les meilleurs dans leur métier. Je laisse la concurrence récupérer les petites frappes. Il faut toujours entretenir un contre-pouvoir, mais autant lui céder les brebis galeuses.

(…)

Une nouvelle personne est entrée dans le cercle très restreinte de ma vie privée : Therencio. Je l’avais trouvé une nuit en bas de chez moi, complétement soûl à m’attendre. Il voulait que je le morde et le transforme en loup, pour qu’il aille ensuite damner le pion à Peter Hale qui l’avait rejeté comme une merda. Le bambino pensait que cet ex-futur-psychopathe pouvait être son père. Conclusion hâtive faites sur une symbolique mal interprétée. Hale ne pouvait pas être son géniteur. Mais avait-il besoin d’être si méprisant ? Encore un loup né, imbu de sa personne. Je ne fréquente presque pas ceux de mon espèce et encore moins ce type de lycan qui se croit supérieur, au sommet de la chaîne alimentaire. Ils me donnent des envies de meurtre. Le drame de son mariage ne lui a pas servi de leçon et il a renvoyé ce bambino en recherche d’un père, comme on écarte un moustique agaçant. Il mériterait une correction. Une chance pour ce professeur, que Chad soit de sa meute. Je n’aime pas que l’on fasse du mal à figlio mio.

(…)

Jerry me salue alors que je descends le rideau de fer dans son dos. Le bar sent encore le produit pour les sols. Les chaises sont entassées sur les tables. Le percolateur émet des cliquetis en refroidissant. Je vérifie le verrouillage des portes, passe derrière le comptoir pour vérifier que les tireuses à bières sont isolées des fûts et j’éteins les lumières, pour terminer avec la mise en marche de l’alarme.

Je sors du Pink une heure plus tard, après avoir envoyé mes bons de commandes pour réapprovisionner notre stock. Ce soir je ne monte pas sur le ring, j’ai donc tout mon temps pour passer au HCC. Il est une heure du matin passée, quand je ferme la porte du bureau de Largo pour m’isoler du bruit de la foule. Je ne prête pas attention à ce qu’il se passe sur le ring, j’ai la question du tripot de jeu à aborder avec Largo. Je lui ai demandé de me dégotter un mec capable de prendre cette activité en gérance. Il a trouvé un type et souhaite m’en parler.

- Jeremiah Hogan. Il a roulé sa bosse un peu partout dans le pays avec, plus de dix ans à Chicago.

Chicago, ou le centre névralgique de la mafia italienne. Si je considère Don Stefano Corleone comme étant dieu. Le parrain de L.A. se doit de composer avec ceux basés à Chicago. Mais Stefano est un fin renard et sait s’attirer les bonnes grâces tout en gardant les coudées franches. Et dans les petits riens qui créent les amitiés, il y a l’entraide, comme récupérer un homme qui se trouve grillé dans un état.

- Quelles raisons font venir Hogan sous le soleil californien ?
- Trafic de voitures volées. Il est recherché dans l’état de l’Illinois et celui de l’Indiana.
- En quoi cela en fait-il un bon gérant de tripot ?
- Sa précédente activité à la Nouvelle-Orléans, où il a tenu une salle de jeu pendant douze ans. Il est originaire du Mississipi.
- Quel âge ?
- Cinquante-trois balais. Voilà sa tête.


Largo me passe un papier avec une photocopie très pixelisée d’un permis de conduire. Le type a la tête de l’emploi.
Spoiler:
 


- Ok. Organise moi une partie de poker avec ce type.

- Ici ?
- Oui. Voir des mecs se faire amocher sur le ring remet les pendules à l’heure.
- Boss ! Je crois qu’il faut que vous veniez voir en bas.


Nous sommes interrompus par Ryan qui a subitement ouvert la porte du bureau, inondant le peu de quiétude du bureau par les vagissements des parieurs furieux.

- Cosa ?

Le pouce pointé vers la vitre qui donne sur le ring, répond à ma question.

- Bordelo ! Que fait ce cretino de Wayne sur le ring ? Face à Donovan en plus.

Je me retourne vers Largo qui écarte les bras impuissant. Il botte en touche, affirmant qu’il était occupé à vérifier les références de Hogan et qu’il avait laissé Joe gérer les combats de la soirée. Que Wayne vienne se battre ici, ne me dérange pas, mais qu’il m’encombre de sa carcasse moribonde, ça je ne peux pas me le permettre. Je sors pour arrêter ce massacre.

Quand j’arrive aux abords du ring, il vient de s’écrouler. Je fais un signe discret à Joe pour qu’il accélère le décompte. Cet idioti serait capable de se relever.

- Bordelo Wayne, il faut vraiment te faire un dessin quand je t’invite à un combat amical ?
- Qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour...


Therencio ?! Que fait-il ici et que signifient ses mots ? La solution m’arrive dans la foule qui s’écarte devant un mec pas content du tout : Chad.

- Je n’ai pas autorisé ce combat.

Regard noir de Il mio socio in affair. Je regarde Wayne qui n’est pas loin de perdre connaissance. S’il n’interférait pas dans mes projets, je saluerais son courage. Bien joué avversario. Chad aspire la douleur de son mec, j’offrirai bien mon aide si je ne me doutais pas de la réponse négative. Alors que Chad embarque Wayne dans les vestiaires, je fais un signe à Ryan de choper Therencio. C’est sciemment que je lui envoie l’un de mes hommes. Il va me le garder au frais, pendant que je tente de récupérer ce qui peut l’être.

(...)

- Tu as la soirée pour préparer une explication solide de pourquoi mon mec se retrouve à se faire tabasser sur ton ring.

Chad a senti ma présence et me parle avant même de se retourner. Je soupire et reste silencieux. C’est un homme amoureux en colère qui me fait face. Non raisonnable, non conciliable. Quoi que je puisse dire sera contré. D’ailleurs, je note qu’il me demande une explication pour plus tard. C’est vrai que pour le moment, s’occuper de Wayne est prioritaire.

- Je suis un type de parole, mais… je te conseille à l’avenir de prendre soin de Mick comme tu prends soin de me ménager.

Je n’aime pas le ton, ni l’ordre et encore moins la menace.

- Je suis également un mec de parole Chad. Mickael est allé se faire casser la figure de son plein gré. Cette histoire est entre lui et toi. Esclusivamente ! Entre nous, il y a un contrat. J’ai déjà commencé à honorer ma partie…

… et pas toi, serait la fin de ma phrase. Nous nous toisons. Nous sommes coincés l’un avec l’autre. Il a la main mise sur mes comptes, bien que régulièrement je vire mon fric de là pour le ranger de façon à ce qu’un hacker n’ait rien à se mettre sous la dent. Je l’ai transformé en quelque chose de réel et non pas une somme intangible sur un écran d’ordinateur. J’ai investi dans l’immobilier. Chad a besoin de moi pour sa vendetta et je le tiens sur un point qu’il ignore. Mais c’est une arme à double tranchant. J’ai la preuve qu’il a falsifié un dossier au service de l’urbanisme. Je tombe, il tombe. C'est aussi simple que cela.

Wayne reprend connaissance. Gravemente, j’ai mal pour lui, mais sa douleur est le prix à payer pour m’emmerder.

- Rends-toi utile et ouvre-moi la porte.
- Chad ? Je n’ai aucune explication à te donner. Tes emmerdes de couples sont à gérer dans ton couple. Si tu voulais que je refuse l’accès du HCC à ton mec, fallait me prévenir. Au fait, il t’a dit qu’il m’a volé toute une cargaison d’alcool de contrebande pour une simple blague ? Explique lui qu’il est encore en vie, parce que nous avons un contrat toi et moi. Bordelo ! C’est pas un jeu de super héros ! La prochaine fois j’applique la loi de la famiglia.


Menace contre menace, à la différence près que dans mon camp, tuer fait partie du quotidien, là où sa meute sort les griffes uniquement pour se défendre. Dans cette histoire, les loups sont les humains. Il ne m’a pas répondu. Il est inquiet pour son mec. Mais quand la pression redescendra, j’espère qu’il prendra la mesure dans quoi il est impliqué et expliquera la vita à Wayne. Je ne tolérai plus une nouvelle bravache de ce type. Je suis Chad dans le hangar et regarde la porte principale se refermer sur son dos. J’avise Ryan.

- Où est Therencio ?
- Dans le bureau de Largo, surveillé par Sam.
- Trop gentil. Qu’il aille le garder dans la réserve.
- Il va se pisser dessus Boss. Y a encore les traces de sang du dernier inte...
- Figlio mio ne se pisse pas dessus, ou ce n’est qu’un cérébralement alternatif, comme les nomme Tobias.


Le combat suivant a commencé. Il faut que je parle à Joe pour savoir pourquoi il a accepté un combat si déséquilibré. Il ne peut pas savoir l’importance que Wayne peut avoir à mes yeux, mais la règle du HCC est que tous ceux qui montent sur le ring ont une chance d’en descendre victorieux. Je reste dans les tribunes et attends la fin du combat pour parler à mon arbitre.

(…)

Il se ronge les petites peaux du pouce quand j’arrive.  Sam joue avec son poignard étoile, l’air sadique au possible. Il ne ferait jamais de mal à Therencio, car il sait que c’est un bon gamin. Mais ça, le bambino ne le sait pas.

Lueur inquiète dans le regard, il sait que je ne lui ferais pas de mal, mais doute un peu quand même. Il s’est assis sur le sol, pour ne pas poser ses fesses sur une chaise poisseuse de fluides corporels. Il se redresse pour diminuer le rapport des tailles. D’un signe de la tête, je demande à Sam de sortir. Les clameurs du hangar nous parviennent brusquement pour s’étouffer quand il referme la porte derrière lui. Je soupire. Je ne sais pas vraiment quoi lui dire, mais il doit comprendre que derrière l’italien qu’il admire, il y a un vrai parrain avec toute la noirceur que cela impose.

- Ne recommence pas !


Ma voix est sèche, dure. C'est celle avec laquelle j'ordonne à mes hommes, loin du gérant du Pink, à des année lumières de l'Italien charismatique. Une calotte sur le haut du crane serait de bon augure, si je n’avais pas perçu son repli instinctif. La peur. La mise en condition a parfaitement fonctionné. Il serait presque prêt à avouer une faute qu’il n’a pas commise. Cela me navre, mais je savais que notre relation n’allait pas se contenter de tendres et chastes étreintes dans mon lit. Tobias m’avait presque supplié de jouer mon rôle de protecteur envers Therencio avec sérieux. Un rôle où les baffes ont autant d'importance que les câlins. Je comprends ce qui pousse le professeur à boire. On devient vulnérable quand on s’attache.

Brusquement j’étreins Therencio et le plaque avec force contre moi, ma main dans une prise légèrement douloureuse sur sa nuque.

- Ne te met pas au travers de mes affari. Avec quiconque !

Je ne mentionne pas Wayne, car il n’aura pas de prochaine fois. A Chad de s’en assurer. Je relâche Therencio.

- Rentre te coucher. Tu dois dormir même si tu n'as pas cours de la matinée.

Je connais son emplois du temps par cœur et Will' m'avertit des professeurs absents. L'alpha le surveille pour moi ai lycée. Shepherd avait eu son sourire idiot quand je lui avais expliqué ma relation avec le bambino. Un sourire idiot, mais content et satisfait. J'avais râler et avertis de ne pas me confondre avec sa famille de bisounours.

Spoiler:
 

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