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 les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)

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Leoric Teniala

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MessageSujet: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Mer 7 Fév - 12:12


☾ les palpitations aux cœurs.
And I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I'll use you as focal point, so I don’t lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could but I miss you more than I thought I would. Oh I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I found love where it wasn't supposed to be right in front of me, talk some sense to me.

▼▲▼


Voilà plusieurs années que je songeais à me faire marquer durablement, à réfléchir à ce rite de passage. Je souhaitais cependant attendre le bon moment pour sauter le pas. Dans les traditions haïtiennes, le mot tatouage voulait dire frapper, dessin, frapper. Et c’est bien ce que je compte réaliser sur ma peau, un dessin durable, marquant mon idéologie et ma façon de penser. Cependant, concernant les lycanthropes, l’acte de se faire tatouer devient rapidement complexe. Il faut savoir qu’un tatouage est une cicatrice, une plaie, et dans cette plaie, on injecte de l’encre pour qu’elle ressorte ensuite. Le problème c’est qu’un loup-garou cicatrise immédiatement et ne garde aucune trace des marques qu’on apporte à son corps, donc le tatouage n’apparaît pas. Au cours de nombreuses recherches, j’ai fini par apprendre la façon de faire ressortir l’encre lorsque l’on est comme moi. La manière est rustre et extrêmement douloureuse, il faut se brûler la peau à une température très chaude, autant dire que ce n’est pas conseillé de le faire si l’on a ne résiste pas à la souffrance. Ce qui n’est fort heureusement pas mon cas. Même enfant j’avais une capacité incroyable à ne pas laisser la douleur prendre le dessus, je serrais les dents et encaissais les coups pour ne pas plier. Cela m’a été fort utile tout au long de ma vie quand je devais me battre, quand je devais protéger ceux que j’aimais. Je me suis servi de ça comme une force brute, comme la façon de parvenir à cette idylle de protection des élus de ma vie.
Il fallait que je le fasse, je sentais que c’était le moment où jamais. D’autant plus que je ne suis plus seul désormais. J’ai enfin trouvé une personne désirant faire parti de ma meute. Le jeune Caracole est devenu mon bêta, et cela a décuplé mon envie de m’en sortir, de m’implanter dans la ville pour devenir celui que je devrais être réellement. Leoric Teniala est enfin un véritable alpha. Et il fallait que je le marque. J’ai donc décidé de le faire. Pour éviter de cicatriser instantanément j’ai ingéré un peu d’aconit jaune, juste assez pour engourdir mes capacités surnaturelles le temps de trois heures. Le tatoueur m’a accueilli avec chaleur et m’a invité à m’installer sur la table de tatouage après avoir retiré mon pantalon. Allongé sur le ventre, j’ai serré les dents pendant que je sentais les aiguilles du dermographe percer ma peau en de millions de petits trous sur mon mollet gauche. J’ai demandé le valknut, symbole d’éternité, symbole de vie et de mort. Nous avons longuement parlé avec le professionnel pour qu’il tente de voir ce que je souhaitais et il m’a proposé de nombreuses planches avec des dessins compliqués, que je ne trouvais pas beaux. Alors nous sommes restés dans la simplicité inutile d’en faire des tonnes quand ce que nous désirons n’est pas compliqué. Pendant toute la durée de la séance nous avons parlé de choses et d’autres, notamment de ma venue en Amérique et des changements que cela impliquait dans ma vie. Il faut dire que c’est une façon de passer le temps pour que cela ne paraisse pas si long. La douleur a été vite refoulée au deuxième plan car je ne pensais qu’à une seule chose. Ou plutôt qu’à une seule personne.
Après deux heures de temps j’ai pu regarder le résultat dans un miroir et je me suis estimé satisfait, content d’avoir osé céder à cette envie qui me trottait dans la tête depuis fort longtemps. Le tatoueur a entouré mon mollet avec un film plastique avant que l’on passe à la caisse pour payer ce que je lui devais. Heureusement que sous le pantalon on ne voit pas ce qui se déroule, la cicatrisation commence déjà son travail et je sais que l’encre disparaît progressivement. La douleur est encore plus atroce que lors de l’acte même. J’ai l’impression que ma peau se dissout et que des lambeaux tombent. Je cache cela avant de prendre la voiture et de me concentrer le plus possible, il faut que ce soit lui, je n’accepterais l’aide de personne pour un acte aussi personnel. Fermant les yeux, je m’imprègne des odeurs que lui peut sentir et des sensations qui l’accompagnent. Derek. Alors je vois, je sens, je sais. Le loup s’entraîne, tente d’évacuer la pression qui est sienne. Je sens ses muscles s’actionner, je ressens la sueur qui coule sur son front et je commence à lui donner de la force, à lui redonner un gain d’énergie. Plus le temps passe, plus le lien se fait fort et j’apprends à l’utiliser, à m’en servir comme d’une soudure entre nous deux. Au début j’avais peur de le faire, puis j’ai compris que c’était un cadeau qu’on nous avait offert.
Le changement s’est fait lors de son rapt, où des omégas l’ont enlevé il y a de cela une semaine. Nous nous sommes revus une fois depuis, quand je l’ai invité au restaurant un midi pour que l’on puisse passer du temps ensemble. Le repas s’est fait sans aucune anicroche, nous avons longuement discuté de choses et d’autres. Et dès lors j’ai cessé de considérer ce que je ressentais comme une immondice quand j’ai été confronté au vide de son absence qui s’était creusé en moi. Je détestais cette sensation terrible car je me sentais seul, comme je l’ai quasiment toujours été au cours de mon existence et la solitude me tue à petit feu, chaque jour. Depuis qu’il est en moi, depuis que le nemeton nous a scellé l’un à l’autre, je ne ressens plus cela. J’aurais dû m’en rendre bien avant, mais ce n’était pas possible, il me fallait un choc pour comprendre. Et il m’a été retiré, même si ce n’était que l’espace d’une journée, et j’ai ressentis une telle peur de le perdre que j’ai remué ciel et terre pour le retrouver, pour le sauver et le retrouver afin que mon âme ne soit pas torturée par une absence pour le restant de mes jours.
La nuit je me suis surpris à tenter d’épier son rythme cardiaque et la cadence de son souffle lorsqu’il dort pour tenter de trouver le sommeil à mon tour. Ce petit rituel m’a permis de m’instituer un meilleur apaisement nocturne pour dormir correctement. Cela peut paraître ridicule, pourtant ce genre de choses m’aide profondément à y voir plus clair dans le canevas de l’histoire qui s’écrit petit à petit, au fur et à mesure des jours qui passent. C’est comme ça que je vois le futur, en continuant à apprendre à me servir de ce qui existe entre nous. Enfin me servir ce n’est pas le bon prédicat verbal, il s’agit plus de l’accepter et de le laisser m’envahir, doucettement.


▼▲▼


La route est longue car je veux prendre mon temps, pour qu’il sache que je m’approche de sa position. J’espère qu’il est seul chez lui, que sa famille n’est pas là parce que ce pourquoi je viens le voir risque de faire du bruit. Je sais que Peter doit être au lycée, quant à la femme du professeur j’ai une chance sur deux qu’elle soit présente au manoir. Je ne veux pas lui parler, j’ai fermé mon esprit pendant les quatre dernières heures afin qu’il ne sache pas ce que je faisais, et je crois qu’il doit à présent ressentir la douleur qui m’assaille au mollet gauche. La voiture roule tranquillement et il n’y a pas beaucoup de circulation, le plus dérangeant fut le chemin de terre dans la forêt, et je préfère rester prudent pour qu’il n’y ait pas de surprises, comme un animal sauvage qui traverse comme une furie et se retrouve éclaté sur le pare-choc de mon véhicule. Cependant avant d’arriver, je m’arrête une bonne dizaines de minutes avant d’atteindre le manoir de sa famille, j’en profite pour me regarder dans le rétroviseur pour vérifier ma coiffure, je fais de pareil avec mon haleine. Je suis certes habilles d’un simple t-shirt et d’un gilet ainsi que d’un jean et des chaussures en cuir, je veux paraître beau à ses yeux.
Je rallume le moteur et reprends mon chemin pour arriver enfin chez les Hale. Je sors de la voiture et avance petit à petit sur le perron de l’entrée. Maintenant que je suis là, j’espère sincèrement qu’il est seul. Alors je tente de m’ouvrir au monde et comprends que la seule forme de vie provient de lui, alors avec un tendre sourire, je frappe doucement à la porte, même s’il sait déjà que je suis là. Mais la bonne éducation est toujours de mise. « Devine qui est venu te rendre visite Derek, dis-je avec une voix traduisant mon sourire alors qu’il ne m’a pas encore ouvert. » Il m’a entendu, avec l’ouïe des lycanthropes je sais que ses sens ont capté mes mots. En réalité j’ai besoin de lui, j’aimerais que ce soit lui qui fasse apparaître mon tatouage, qui brûle ma peau avec un chalumeau pour que l’encre ressorte. Si je l’ai choisi lui, ce n’est pas par hasard, car il est moi, et je suis là. Nous nous pouvons plus parler d’individus quand nous pensons à nous. Il s’agit d’un tout, de deux êtres qui ont fini par n’en former qu’un. Oh nous avons toujours deux corps distincts, mais nos âmes sont liées l’une à l’autre. Cette étape je désire la passer en sa présence.


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Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
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Derek Hale
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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Mer 7 Fév - 23:15


☾ Les palpitations aux cœurs


Feat. Leo

M
on réveil chez lui fut doux. Leo et moi ne sommes pas de grands bavards lors de ce genre d’instant. C’est un moment intemporel, comme si la terre s’arrêtait de tourner, ou que plus humblement nous nous isolons de l’agitation globale. Je me souviens de son regard caressant, et de son attention à mon égard. Je suis un piètre lecteur à comparer de lui, ou de mon oncle. Il y a pourtant quelques classiques que j’aime lire et relire. J’ai toujours gardé pour moi ce que m’inspirent mes lectures. Peter est bien trop élitiste et imbu de son savoir, pour que je m’avance à en parler. De toutes façons, je suis de nature secrète, je ne partage pas facilement ce qui me fascine, ou me hante. Ce réveil, ce fameux matin m’avait rappelé une phrase d’un des rares poètes que je lis.

« Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ! »

L’infini jouissance fut de me réveiller dans le lit de cet homme si attentif à mon humeur et à mon bien être. Il me regarde tel que je suis, fort et fragile, riche d’une famille et d’une meute, mais seul dans mon cœur. L’infini jouissance de pouvoir lâcher toutes mes défenses sans peur, ni crainte. Ce jour-là j’étais rentré au manoir avec le cœur léger, ma chemise déchirée et les deux roues avant de ma Camaro sous le bras. J’avais offert mon plus beau sourire à mon oncle qui avait raillé mon entrée. Rien ne pouvait entamer ma bonne humeur, ni l’odeur pestilentielle de la couche de Ian, ni les sarcasmes de Peter.

Nous sommes restés chastes. Une main serrée sur une épaule, une accolade un peu appuyée pour se dire au-revoir. Cette lenteur me convient. Elle me permet de me défaire d’une ancienne vie, sans pour autant la jeter aux orties. Respect de l’autre. Point important à mon sens, sinon primordial dans toute relation passée, présente ou future.  Nous avons continué à nous parler par message. Je ne le force pas, reste disponible et réponds toujours rapidement à ses textos.

La Lloyd m’a rappelé. Je n’ai pas encore fait mes preuves avec les placements virtuels qu’ils se disent intéressés. C’est moi qui avais initié ce test sur un mois. L’idée leur plait tant, qu’ils me demandent de monter un portefeuille bien particulier, avec des contraintes initiales et un objectif précis. Le challenge est à la hauteur de mon ambition. Je m’y colle dès que j’ai raccroché et travaille d’arrache-pied deux jours durant pour constituer les bases solides d’un portefeuille d’actions. C’est Leoric qui me sort le museau de mon ordinateur en m’invitant au restaurant. Lui seul pouvait me faire décrocher des cours de la bourse.

Le repas se passe de manière sereine. Je lui explique le test que je subis et la clientèle de choix que je gagne si j’assure. Leo est plus détendu que lors de nos précédentes rencontres. Je remarque son sourire franc et chaleureux, ses tics de langage et certains silences qu’il pose comme s’il réfléchissait subitement à une idée géniale. Il me parle du lycée, pas trop, devinant qu’avec Peter j’ai ma dose de d’anecdotes lycéennes. Mais Leo ce n’est pas Peter.

Nous faisons vraiment connaissance. Jusqu’à présent nous étions restés sur du superficiel, la météo, les embouteillages et l’actualité sportive ou locale. Il est encore trop tôt pour les sujets profonds, mais peu à peu nous nous dévoilons. Ce n’est pas non plus le grand déballage. Nous nous ressemblons sur beaucoup plus de points que je ne le pensais. Je le laisse régler la note. Ça aussi ce n’est pas dans mes habitudes. Je sais que je n’ai rien à lui prouver, cependant la réciproque n’est pas forcément vraie. Leo doute encore, peut-être pas de ses sentiments mais de leur mise en application. Rome ne s’est pas construite en un jour. Nous nous quittons sur le pas de porte du restaurant, lui retournant en cours, moi partant pour le supermarché remplir le réfrigérateur des Hale.

Régulièrement je sens sa présence par notre lien si particulier. Je laisse la porte entrebâillée. Le laisse venir de lui-même.

***

Le manoir est calme. Mafdet garde Ian. Peter traumatise de l’ado au lycée avec son Shakespeare et Ruby est allée faire un coucou à ses anciens collègues au poste de police. J’ai lancé mes ordres d’achats et de reventes fictifs, me suis occupé de mes vrais portefeuilles à gérer et attaqué le tas de bois à fendre. Loin d’être une corvée, j’aime cette activité, le bruit clair du bois qui se fend, la régularité de mes gestes. Après une demi-heure de bûcheronnage, j’estime avoir assez de bûches pour les prochains jours. Brusquement mon mollet gauche me fait souffrir. Par réflexe je le frotte, mais comprends vite que ce n’est pas ma douleur mais la sienne.

- Que t’es-tu encore fait Leo !

Cependant je ne perçois pas d’urgence. Je décide de l’appeler une fois rentré et douché. Mon T-shirt sur l’épaule, je regroupe quelques bûches pour les rentrer à l’intérieur. J’ouvre le tirage de la cheminée, place une nouvelle bûche et referme la porte en verre à feu. Le tirage repart dans un beau crépitement. J’entends le bruit d’un moteur dehors. Une voiture arrive. Prestement je me sers de mon t-shirt comme d’une serviette et éponge au mieux la sueur, avant de tendre les mains vers mon sweater abandonné sur un dossier de chaise. Quelqu’un marche dehors, je souris, car je sais qui est venu me rendre visite.

- Devine qui est venu te rendre visite Derek ?

Je n’ai pas encore ouvert la porte, qu’il me parle déjà. Il semble heureux, cela me comble. J’ouvre. Il ne regarde que moi, pas un regard pour le manoir qui laisse généralement les visiteurs pantois. Ce désintérêt me laisse penser qu’il est venu avec un objectif précis qui lui tient à cœur.

- Entre.

Je referme doucement la porte dans son dos. Je ramasse un jouer de Ian qui traîne au sol et l’invite à me suivre dans l’immense salon qui occupe une bonne partie du bas du manoir. D’une main, je lui montre le canapé aux lignes épurées. Celui où Mafdet adore se vautrer en mettant les pieds sur la table basse pour faire hurler Peter. Je n’aime pas cette attitude, seulement je dois reconnaître que c’est assez drôle car Peter marche à chaque fois.

Je détaille Leoric. Ses vêtements ne sont pas ostentatoires, mais ils sont de qualité avec des tons mariés avec goût. Sa coiffure est impeccable. En face, je passe pour le jardinier du maître de maison. Pourtant ce n’est pas ce que je lis dans son regard.

- Tu es venu voir la bête dans son antre ? Dis-je en riant.

Bel euphémisme. C’est Chad qui a dessiné les plans pour la reconstruction. De l’extérieur, le manoir ressemble à celui qu’il a été en beaucoup plus neuf. Mon frère de meute a choisi une essence de bois rouge qui donne un beau caractère à la demeure en y apportant de la chaleur. L’intérieur est bien plus moderne de ce qu’il a pu être. Il y a déjà un noyau en béton pour l’inertie thermique et la sécurité. Le manoir peut flamber à nouveau, ses occupants trouveront toujours un refuge sûr. Cette attention vient de Chad. Peter et moi lui en sommes reconnaissants. Reconstruire nous a permis de faire un travail de deuil. Le bois est donc présent partout, mariant les contrastes d’essences différentes qui nous donnent un cadre chaleureux et reposant. Je pose mes fesses sur un accoudoir.

- Tu veux boire quelque chose ? Visiter la maison ?























(c) Fiche et montage par Mafdet Mahes |•|•|•| Loup by Wolfenchanter


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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Jeu 8 Fév - 11:39


☾ les palpitations aux cœurs.
And I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I'll use you as focal point, so I don’t lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could but I miss you more than I thought I would. Oh I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I found love where it wasn't supposed to be right in front of me, talk some sense to me.

▼▲▼


Je me tiens devant la porte, en attendant que Derek viennent m’ouvrir l’accès au manoir. Il est hors de question que j’entre comme un malpropre sans y avoir été invité. Non seulement c’est malpoli mais en prime ce serait froisser son intimité si jamais il ne pouvait pas répondre tout de suite. Quand il consent enfin à ouvrir, la seule chose qui retient mon regard c’est son visage, comme à chaque fois je suis subjugué par ce mélange de douceur et de bestialité qui règne chez lui. Personne d’autre au monde n’allie ces deux éléments disparates à merveille comme il le fait. Cet homme est vraiment parfait. « Entre. » Je ne me fais pas prier et passe le seuil du manoir, pénétrant à l’intérieur de chez lui pour la première fois. L’endroit est magnifique, mais il est occulté par le rayonnement qu’émet le propriétaire. Ce dernier attend que je sois passé pour refermer derrière moi et je serais prêt à me jeter à son cou pour le serrer dans mes bras, pourtant je ne le fais pas, ce serait étrange et je ne suis pas certain qu’il apprécierait. Ni même moi d’ailleurs. Certes je me sens beaucoup plus proche de Derek ces derniers temps, mais il y a une différence entre le psychique et le physique. Quoi que la barrière du corps ait déjà été franchie à plusieurs reprises.
Tandis que je l’ai observé, détaillant avec finesse les traits de son visage, lui en fait autant, regardant ma façon de m’habiller et la coiffure que j’arbore. Le contraste doit être saisissant, d’ordinaire je fais un effort vestimentaire, mon costard pour aller au lycée, mais pas aujourd’hui. Je n’ai pas de cours à dispenser, alors j’ai pensé avant tout à moi, et non aux autres. « Tu es venu voir la bête dans son antre ? » Un petit rire le secoue, un rire qui illumine ma journée, un rire qui fait taire les angoisses de mon cœur plus que n’importe quel autre geste. Derek Hale est devenu le soleil qui irradie mes sombres journées passées loin de sa présence. Loin des yeux, près du cœur comme dirait l’expression, et celle-ci s’adapte parfaitement à notre relation particulière. « On peut dire que la bête est drôlement agréable en ce jour alors. » Un petit clin d’œil, ce que je veux lui dire, c’est caché, par là je lui signifie que je le trouve beau, qu’il n’est pas une bête, mais un véritable charme de la nature. Pourtant je n’arrive pas à le dire explicitement, encore trop timide avec ces nouvelles choses qui déchirent le siège de mes sentiments et émotions. Pourquoi tout est toujours aussi compliqué quand il s’agit de cela ? Pourquoi on ne peut pas faire simple ? Le problème dans la vie, c’est que rien n’est simple, tout est toujours complexifié par des éléments divers et variés. C’est bien dommage, le monde gagnerait beaucoup à devenir plus facilement accessible.
Je le regarde toujours, lui, que mon âme désire si ardemment sans oser le lui dire. Je détaille à nouveau chaque poil de sa barbe si délicatement entretenue, et les douces bouclettes que ses cheveux font. Il est réellement beau, et j’en serais même un peu jaloux, moi qui suis simplement passe partout. « Tu veux boire quelque chose ? Visiter la maison ? » La seule chose que je voudrais boire c’est ta présence. Le seul endroit que je voudrais visiter c’est ta vie. A nouveau je me retiens de scander des phrases trop littéraires qui sonneraient comme des insultes à la morale. Qu’il s’agisse de sentiments ou non, il n’est pas correct de dire tout cela, ne serait-ce car je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne sais pas si je dois laisser libre court à ce genre d’émotions ou parce que j’en ai encore trop peur pour les laisser s’exprimer. « Non merci, je n’ai besoin de rien. Ou du moins si, mais pas de tout cela. » Je le regarde, ne sachant pas trop par quoi commencer pour lui demander ce service. D’autant plus que la raison de ma venue est personnelle. Et que j’aimerais en dévoiler un peu plus de ma vie, de qui je suis. Derek mérite de savoir à qui il a affaire avant de s’engager dans quoi que ce soit.
Je m’assieds enfin sur le canapé qu’il m’a présenté et regarde autour de moi. L’endroit respire deux sentiments contradictoires. La joie de la présence d’un enfant que je sens tout autour de moi et que je peux voir grâce aux jouets et équipements pour bébé. Mais il y a aussi une tristesse palpable que j’arrive à comprendre, la perte de quelqu’un. Je ne demande rien pourtant, car cela ne me regarde pas et que ce serait probablement trop douloureux d’en parler. « Tu as dû ressentir une certaine douleur tout à l’heure, je vais t’expliquer de quoi il retourne. » Oui, autant commencer par ce qui est facile, mais pourtant je ne peux m’empêcher de faire le clown, il faut que je le fasse mariner. D’autant plus que ce sera aussi le moyen de voir un peu ce qu’il pense de moi, ou de nous pour être plus exact. Je me relève rapidement et défais ma ceinture avant d’ouvrir le bouton de mon pantalon. « Ne t’en fais pas, je vais pas te proposer des choses scabreuses. » Bon dieu, je me rends compte de ce que je viens de dire trop tard. Moi qui le rejetait à cause de ça, voilà que je commence à faire de l’humour salace en sa présence. Que de changements qu’il doit comprendre. Je vois son visage et je n’arrive pas bien à savoir ce qu’il ressent, peut-être de la gêne, peut-être un peu d’envie. Quoi qu’il en soit, je vais jusqu’au bout des choses et descends mon pantalon, dévoilant ma jambe gauche avec un morceau de cellophane qui entoure mon mollet. « Je me suis fait tatouer tout à l’heure, le problème c’est que je ne peux pas me brûler moi-même pour faire apparaître l’encre. J’ai besoin de toi. Uniquement de toi, je refuse que ce soit une autre personne qui puisse le faire… tout en parlant je me rends compte que ce que je dis est extrêmement mièvre et déploie un entrelacement de sentiments que je peine à comprendre. » J’espère qu’il acceptera, qu’il voudra bien m’accompagner dans cette étape qui tente de lier le présent et le passé pour que je puisse enfin avancer et ne plus me morfondre sur ce qui s’est déroulé en Norvège. Derek est la seule personne qui compte autant pour moi dans ma vie depuis fort longtemps, et c’est donc tout naturellement que je veux que ce soit lui qui fasse ce geste qui lui dévoilera qui je suis, ou qui j’étais. Il saura tout, et même si je dois m’attirer son antipathie, je le ferais jusqu’au bout car il le mérite, car il a été franc et m’a montré son talon d’Achille en la présence de cette jeune femme qu’il a tué par amour. Je navigue en eaux beaucoup trop troubles en laissant parler mon cœur et non ma tête, et ça il doit le savoir, il doit le ressentir comme moi je le ressens.


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Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
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Derek Hale
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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Ven 9 Fév - 22:21


☾ Les palpitations aux cœurs


Feat. Leo

A
ma question de savoir s’il était venu voir la bête dans son antre, Leo me répond par une figure de style que je ne me risquerai pas à tenter de nommer, tant il y en a.

- On peut dire que la bête est drôlement agréable en ce jour alors.

C’est suffisamment bien tourné pour que je comprenne tout ce qu’il ne prononce pas. Mon professeur de littérature comparée. J’aime sa subtilité, là où celle de Peter m’agace. La différence est que Leo me met en valeur, là où Peter ne cherche qu’à me tacler.

J’ai hâte de connaître la raison de sa venue. Impulsion subite ? Besoin de mon aide ? Ou il vient en apprendre plus sur moi en venant voir mon lieu de vie ? J’ai hâte, pourtant je ne le presse pas, alors qu’il me regarde et hésite.

- Non merci, je n’ai besoin de rien. Ou du moins si, mais pas de tout cela.

Ma curiosité est piquée au vif. Il ménage son effet, ou tergiverse sans oser poursuivre. L’effet est le même. Je souhaite savoir de quoi il a besoin et je le lui offre volontiers.

- Tu as dû ressentir une certaine douleur tout à l’heure, je vais t’expliquer de quoi il retourne.
- Effectivement, au mollet gauche. Tu t’es blessé ?


Mon regard inquiet se mue en effarement lorsque prit d’une impulsion il se lève et déboucle son ceinturon.

- Ne t’en fais pas, je vais pas te proposer des choses scabreuses.

Euh… C’est bien le même gars ? Leoric, cet alpha tout en retenue et questionnement ? Je l’ai déjà vu en boxer, mais il était dans un sale état. Puis une idée fuse alors que son futal dégringole. L’autre jour à la distillerie, il m’a vu dans le plus simple appareil. J’espère qu’il n’est pas venu me rendre la pareille pour une pseudo équité. Je sais que les européens ont parfois des réactions moins prudes que celles des américains. Alors que mon regard ne peut s’empêcher de suivre les formes qu’il y a à voir. C’est différent de la dernière fois. Il était pratiquement inconscient alors qu’à présent… Enfin mon regard accroche une anomalie. Il s’est enrobé le mollet comme un gigot. L’explication du pourquoi et du comment ne tarde pas.

- Je me suis fait tatouer tout à l’heure, le problème c’est que je ne peux pas me brûler moi-même pour faire apparaître l’encre. J’ai besoin de toi. Uniquement de toi.
- Un tatouage ?


Mon regard passe de sa jambe à ses yeux. Il est sérieux là ? Il semblerait que oui.

- Je refuse que ce soit une autre personne qui puisse le faire…
- Je… D’accord Leo, si c’est ce que tu souhaites. Même si cela me crève le cœur de devoir te faire mal pour révéler ton tatouage. C’est hyper douloureux. Tu en es conscient ? Je ne pourrai pas absorber ta douleur pendant le processus, sinon ça le bloque.


Je me souviens assez du calvaire pour mon propre tatouage. C’est ma sœur Laura qui avait tenu le chalumeau, comme je l’avais tenu pour elle. Nous avions tous deux fait le même symbole en souvenir de notre famille.

Mais il semble déterminé et surtout obstiné à ce que cela soit moi qui officie. Le geste et la demande sont forts et entachés de symboliques. Il a remonté son fute avec un peu de rouge aux joues. Sa détermination se mêle à sa timidité et son malaise. Je m’approche et pose ma main sur son épaule et la serre doucement pour le rassurer.

- D’accord. Je vais aller chercher ce qu’il faut. Nous allons nous mettre dans ma salle de bain. Tu pourras ainsi refroidir ta jambe dès que j’aurai fini. Puis autant que Peter ou Ruby ne me surprennent pas en train de cramer le mollet d’un type en caleçon au milieu du salon.

L’embarras de Leo est plaisant. Loin de m’en moquer, la spontanéité de ses réactions prouve son attachement. Ma main glisse le long de son bras puis rompt le contact.

- Attend moi ici, Je ne sais plus si le chalumeau est dans le cabanon dehors ou à la cave.

Je sors par la baie vitrée. Je pense que nous avons eu le réflexe de ranger cet objet inflammable à l’extérieur du manoir. Et c’est effectivement là où je le trouve à côté d’un sac d’engrais. Ce qui n’est pas mieux.

En rentrant, je prends une bouteille d’eau à la cuisine puis invite Leo à me suivre. Nous montons l’escalier. Arrivés à l’étage nous passons devant la porte de la chambre de Peter et Ruby, suit celle de Ian. La mienne est au fond. C’est avec une certaine appréhension que j’invite Leo à entrer ce qui est vraiment mon antre.

Mon espace de travail est à peu près rangé. Peu de papier, mais trois écrans qui pour le moment sont en veille. Chad m’avait dit un jour que le bureau de son père était couvert d’écrans, lui permettant de suivre les bourses du monde entier en un seul regard. Maintenant que je m’ouvre à ce métier, j’en comprends l’intérêt. C’est difficile à expliquer. Car il existe des outils informatiques qui décortiques les chiffres et donnent des indicateurs permettant une analyse du marché. Seulement le visuel des courbes et des chiffres qui changent à chaque seconde, permet à celui qui comprend les différents mécanismes d’anticiper les tendances avant les autres. Un peu comme un pécheur qui « lit » la surface de la mer.

Je grimace, mon lit n’est pas fait et la couette restée tirée pour aérer le matelas. Sans autre formalité, j’invite Leo à entrer dans la salle de bain attenante. Je pose le chalumeau et la bouteille d'eau à côté du lavabo. Il y a un moment de flottement.

- Ça va aller ?























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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Sam 10 Fév - 10:46


☾ les palpitations aux cœurs.
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▼▲▼


Tandis que j’ai baissé mon pantalon, j’ai vu une lueur d’étonnement chez Derek, en même temps c’est assez étonnant ce genre de comportement venant de ma part ; moi qui suis d’ordinaire si timide et si pudibond par rapport au corps d’une personne. Disons que je ne suis pas complexé, non loin de là, j’estime simplement que le physique de quelqu’un n’a pas à être dévoilé à un tiers, loin de là, car c’est personnel et c’est même quelque chose qui ne se dévoile pas. Certes quand on va à la piscine ou à la mer on se retrouve généralement en maillot, mais le contexte fait que c’est "normal" alors que dans le cas présent, il n’y a rien de normal, je me défroque comme ça sans aucune raison apparente pour lui. Sauf que moi j’ai une bonne raison, je voulais lui montrer mon mollet gauche, lui montrer que j’ai du cellophane autour de la jambe et que le film plastique est imbibé d’encre noire. Il a certes compris d’entrée de jeu, mais j’ai préféré lui énoncer de moi-même pour qu’il comprenne réellement de quoi il retourne. Un tatouage, et lui semble perplexe quant à ma demande. Serait-il étonné que je me sois fait tatoué ? Ou alors étonné de ma demande. Oui, je veux que ce soit lui, parce qu’il a été là pour moi ces derniers temps, bien plus que personne ne l’a été dans toute ma vie, à part quelqu’un en Norvège, mais c’est une toute autre histoire que je ne préfère pas ressasser. Le pire c’est que j’ai senti son regard se poser là où il y avait des choses à regarder. Je me suis sentis rougir,non pas par honte, mais par gêne. Je ne pensais pas pouvoir l’attirer physiquement, mais je ne veux pas y penser pour le moment. « Je… D’accord Leo, si c’est ce que tu souhaites. Même si cela me crève le cœur de devoir te faire mal pour révéler ton tatouage. C’est hyper douloureux. Tu en es conscient ? Je ne pourrai pas absorber ta douleur pendant le processus, sinon ça le bloque. » Je me mets à lui sourire, oui je suis conscient de tout cela, je sais que je vais avoir mal, et que probablement je n’arriverais pas à gérer ma douleur. Seulement c’est un symbole qui me tient à cœur et que je veux mettre sur ma peau, que je veux graver pour toujours. Je ne reculerai devant rien. « Tu m’as bien vu Derek ? Je suis dur à la douleur, dis-je en riant à moitié tout en remontant mon pantalon avec le rouge aux joues. » Je me suis mis à nu devant lui, ce ne serait pas la première fois, il m’a déjà vu en caleçon, dans un autre contexte d’ailleurs, mais le fait est qu’il connaisse déjà un peu mon corps. Enfin il y a une différence énorme. Quoi qu’il en soit je suis prêt et je veux le faire. Du moins je veux qu’il le fasse.
Il s’approche de moi et attrape mon épaule avec sa main pour une petite étreinte amicale qui me rend encore plus chose. Il m’apprécie, j’en suis persuadé. Si les débuts de notre relation étaient plus que conflictuels, désormais il y a une grande affection entre nous deux, une affection teintée de sentiments plus profonds que nous bridons pour le moment. Pour moi par peur, pour lui par respect pour son passé. « D’accord. Je vais aller chercher ce qu’il faut. Nous allons nous mettre dans ma salle de bain. Tu pourras ainsi refroidir ta jambe dès que j’aurai fini. Puis autant que Peter ou Ruby ne me surprennent pas en train de cramer le mollet d’un type en caleçon au milieu du salon. » Oui, c’est sûrement le mieux à faire, d’autant plus qu’avec un enfant, je n’ai pas vraiment envie qu’il assiste à ce genre d’événement qui pourrait le traumatiser pour le restant de sa croissance. Je hoche la tête pour montrer que je suis d’accord et je sens la main de Derek glisser le long de mon bras en me tirant de longs frissons incontrôlables, les moindres poils sur ma peau se hérissent tant et si bien que je rougis encore. Je suis une personne plutôt timide, il faut l’avouer. « Attend moi ici, Je ne sais plus si le chalumeau est dans le cabanon dehors ou à la cave. » De toute façon je ne pense pas bouger, je ne suis pas chez moi et je n’ai pas eu sa permission pour vagabonder dans le manoir. D’autant plus que pour moi les règles de politesse sont vraiment importantes, tant que je n’ai pas eu son assentiment pour le faire, je ne le ferais pas. J’attends donc comme un idiot dans la pièce en regardant ce qu’il y a à voir, mais cette petite observation est vite arrêtée par le retour subit de Derek avec le chalumeau dans la main et une bouteille d’eau dans l’autre. Je ravale ma salive difficilement. Bon, je crois que c’est le moment. Il m’invite à la suivre et j’embraye le pas, nous arrivons au niveau d’un escalier que l’on gravit avant d’arriver sur un couloir, plusieurs portes et le bêta se dirige vers celle tout au fond.
Avant d’entrer dans sa chambre, je m’arrête, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que franchir le seuil de la porte trop rapidement est une mauvaise chose. Dans ma tête je n’imaginais pas ça ainsi, j’aurais préféré… je ne sais pas trop ce que j’aurais préféré, mais je vais rentrer dans sa vie, dans son intimité, là où il passe le plus clair de ses journées. Je ferme les yeux et pénètre à l’intérieur en retenant ma respiration, par peur de froisser ce qui se trouve dans la pièce. C’est ridicule, mais c’est mieux ainsi, je le ressens au plus profond de mon être.
Quand j’ouvre les paupières, je distingue plusieurs choses, une vision de rangement et de propreté qui fait que je découvre de nouvelles facettes du loup et celles-ci sont plutôt plaisantes, puis je vois son bureau couvert d’ordinateurs et avec une pile de papiers correctement disposée. Je ne dirais pas que Derek est maniaque, mais au moins il aime quand les choses sont à leur place. Puis le lit, les draps ne sont pas faits, mais la façon dont ils sont disposés m’indique que c’est fait exprès, soucis d’aération de la couverture et du matelas. Puis l’odeur, la sienne qui envahis mes narines et je me sens bien, en sécurité, à ses côtés, jamais rien ne m’arrivera, je le sais.
Il m’invite à le suivre dans sa salle de bain et je viens m’y installer. Le calvaire va enfin commencer. Il doit sentir ma nervosité, seulement ce n’est pas tant à cause de la douleur que l’autre raison de ma venue, je dois lui dire tout, lui qui a été honnête avec moi. « Ça va aller ? » Ce serait mentir que de dire oui, alors je hoche la tête, peu sûr de ce que je vais devoir commencer à lui expliquer, à lui raconter surtout, parce que ma vie n’est qu’un ramassis d’horreur, que j’ai subis ou que j’ai causés. « Je... on peut y aller oui... » Je m’assieds à terre pour retirer mes chaussures avant de me mettre en simple boxer, je serais beaucoup plus à l’aise qu’en étant entravé par mon pantalon. Je ne sais pas trop comment me positionner, le plus simple serait de m’allonger au sol sur le ventre et de le laisser avoir un libre accès à mon mollet gauche. Il ne reste plus qu’à retirer le film plastique. Délicatement pour éviter d’agresser la peau, je le défais et m’allonge au sol. J’ai attrapé un paquet de mouchoirs pleins que j’avais dans ma poche afin de le glisser entre mes dents. Je ne veux plus rien dire, je veux juste qu’il le fasse, qu’il commence. Grâce à notre lien, je lui glisse ces quelques mots pour qu’il sache que tout ira bien : Tu peux y aller Derek, j’ai confiance en toi, ne t’en fais pas, ça va aller. J’entends le bruit de la machine qui s’allume et je sais que le calvaire va véritablement débuter. Je m’y prépare psychologiquement, mais malgré toute la meilleure volonté du monde, quand je sens les flammes mordre ma peau, je me mets immédiatement à hurler de douleur et sens littéralement ma peau fondre, mes yeux deviennent rouges et je serais prêt à me débattre pour que cela cesse, mais je ne peux abandonner, il a commencé, alors je dois le faire, jusqu’au bout. Je me tiens tranquille, ne serait-ce que pour honorer la mémoire de ceux qui sont morts et pour prouver à Caracole que je n’abandonne jamais mes principes. C’est ça que mon tatouage représente, le valknut, la force de ma meute passée et à venir.


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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Sam 10 Fév - 22:01


☾ Les palpitations aux cœurs


Feat. Leo

L’
instant est solennel. Un tatouage pour un loup, ce n’est pas rien. La demande de Leo me touche. L’exclusivité qu’il m’offre est un cadeau précieux. Quand je lui demande si ça va aller, il acquiesce, déterminé, mais pas vraiment rassuré. Je me moquais de la douleur de Scott lorsque j’avais révélé son double cercle autour de son bras. Là, ce n’est pas la même chose. Je souffre d’avance de la douleur que je vais lui infliger, même si c’est lui qui me le demande.

Je le laisse ôter ses chaussures et son pantalon. J’imaginai lui dire de se tenir au meuble, pendant que je m’asseyais sur le sol, mais Leo opte pour le sol. C’est peut-être pas plus mal et plus facile à tenir comme position. Je m’agenouille vers ses pieds. Pour m’éviter un coup de pied intempestif, d’une main je prends soin de lui bloquer les jambes juste sous les genoux, une serviette entre nos deux peau afin que je n’absorbe pas sa douleur.

Tu peux y aller Derek, j’ai confiance en toi, ne t’en fais pas, ça va aller.

Je vais faire ça le plus vite possible.

J’allume le chalumeau. Un souffle retentit dans la salle de bain.

- Je commence.

La douleur est immédiate et je la ressens dans ma propre chaire. Effet de notre connexion intime. Leo hurle, je serre les dents pour ne pas le rejoindre dans les cris et le faire culpabiliser. Il n’a pas percuté que si j’ai senti l’aiguille du tatoueur, la suite allait être la même et plus intense car nous sommes à côté l’un de l’autre. Je ne lui en veux absolument pas et au contraire, c’est ma façon de l’accompagner dans sa démarche et également une preuve de mon attachement. L’odeur de chaire brûlée est ignoble. Je carbonise sa peau, pourtant Leo arrive à ne pas trop bouger. Son stoïcisme force le respect.

De rouge, sa peau passe au noir carbone. J’ai l’impression que cela prend des heures. Sa douleur est mienne, même sans le lien. J’ai envie d’éteindre le chalumeau, mais cela serait une injure à sa volonté. Puis enfin, je devine le dessin qui apparaît sous la flamme. Leo a arrêté de hurler, il est au-delà de la douleur. Par notre lien, je l’accompagne dans ce voyage initiatique. Nos pensées chaotiques se mêlent ensemble dans un maelström de sentiments forts et puissants.

La douleur est toujours présente, mais elle n’occupe plus tout l’espace de nos sens. Je suis présent par mon poids sur ses jambes, par ma voix dans sa tête et les mots que je prononce réellement pour le rassurer.

- C’est presque terminé Leo, je vois le dessin.

Je souligne un contour, puis éteins enfin l’engin de torture. Immédiatement je vire la serviette qui m’empêchait de toucher sa peau et plaque mes deux mains sur sa jambe pour un premier soulagement. Le dessin qu’il a choisi de porter éternellement est une autre forme du triskèle que j’ai dans le dos. Je souris à ce parallèle. Il n’y met peut-être pas mes même mots que moi, mais le sens global est toujours le même : la trinité.

- Il faut refroidir ta jambe, dis-je en l’aidant à se relever.

Il est couvert de sueur et ses traits sont encore crispés. Je l’entraîne vers la douche. Il a du mal à se tenir debout. Je le soutiens.

Spoiler:
 























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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Dim 11 Fév - 10:22


☾ les palpitations aux cœurs.
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▼▲▼


La douleur est atroce, jamais je n’ai ressentis pareille sensation. J’ai oublié une chose primordiale, nous sommes liés ensemble. Chaque émotion ressentie par l’un est ressentie par l’autre, à tel point que parfois cela peut faire effet boomerang. Je me reprends tout en décuplé et je hurle ma douleur en silence tout en mordant le paquet de mouchoirs en papier. La seule chose qui m’empêche de le bousculer et de m’enfuir c’est la décision que j’ai pris, celle d’inscrire dans ma peau ce que je voulais, le symbole de l’infini de ma meute. Sur chaque centimètre de mon mollet le chalumeau brûle ma peau afin de faire ressortir l’encre noire. A plusieurs reprises je meurs d’envie d’envoyer Derek dans le mur pour qu’il arrête. Non je ne veux pas plus, qu’il s’arrête, seulement dans ma tête il n’y a que ma détermination, comme une flèche lumineuse qui perce l’obscurité de la souffrance. Tant et si bien qu’il sait qu’il doit continuer, qu’il ne doit surtout pas arrêter ce qu’il fait. De toute manière c’est trop tard pour faire demi-tour, le résultat serait trop laid.
Les doux mots de Derek, ses encouragements et sa plus profonde affection font que j’arrive à tenir face à cette douleur trop importante pour être supportable. Mais le plus désagréable reste l’odeur de chaire carbonisée qui me rapproche d’événements sinistres, de moments que j’aurais préféré oublier ; le bûcher où mes anciens bêtas ont été mis à brûler par les chasseurs après leur attaque. Pourtant, cela me donne aussi la force de continuer. Si je fais un tel effort, c’est également pour eux, pour honorer leur mémoire et leur montrer que je vais changer et devenir meilleur que je ne l’ai été, je vais être pour d’autres ce que je n’ai pas été pour eux. C’était peut-être aussi pour moi le moyen de tenter de tourner la page, et de faire enfin mon deuil alors que je n’ai jamais pu le faire correctement depuis tout ce temps.
Puis je sombre dans la douleur, dans un monde où elle n’existe pas du tout. J’ai tellement mal que je n’ai plus mal. En réalité je voyage ailleurs, comme si ce qui m’entoure n’était plus important, comme si ça ne revêtait plus rien pour moi. J’ai entendu dire que quand le corps ressent trop de souffrance, le cerveau libère une hormone nommée endorphine qui permet d’anesthésier les muscles. Alors je reste entre deux eaux, mon corps ressent la douleur, mais pas ma tête, tant et si bien que je ne réagis plus et mon corps transpire parce qu’il y a la chaleur, parce qu’il y a la chair qui brûle. Je n’en peux plus, et à plusieurs reprises je menace de m’évanouir, le noir voile mes yeux et ma conscience crie de tout envoyer valser. La seule chose que je laisse partir c’est le fait de rester éveillé, et je me laisse aller. « C’est presque terminé Leo, je vois le dessin. » La voix me provient comme dans un songe, et je ne réagis pas tout de suite. S’il voit le dessin seulement, ça veut dire qu’il reste encore pas mal de pigments à dévoiler. Par la pensée il entend des pleurs que je ne lâche pas, mais qui sont là, dans ma tête, comme si elles coulaient réellement. Je n’en peux plus, je voudrais que ça s’arrête et que je meurs.
Puis je sens la flamme disparaître, et je convulse à moitié sur le sol glacé de la salle de bain. Mon corps tremble sous l’effet du chaud et du froid qui se mêle, mais par la douleur et le soulagement qui libère mon corps. Il se retire et ne me bloque plus, il enlève la serviette et quand ses mains se posent sur ma jambe je gémis en faisant une grimace car j’ai toujours mal. Il me faudra du temps pour m’en remettre, mais je suis fier, je suis on ne peut plus fier de ce que j’ai traversé pour réussir à le faire. Il voit maintenant le tatouage que j’ai décidé de faire, le dessin s’est dévoilé à lui. « Il faut refroidir ta jambe. » Je ne réponds rien et le laisse m’épauler afin de me lever. Il a raison, le seul moyen de me soulager est de mettre du froid dessus, mais je n’y arriverais pas seul. Alors je le laisse m’épauler pour qu’il puisse m’amener jusqu’ à la douche afin de faire couler l’eau froide sur mon mollet.
Il faut que je pose un pied devant l’autre et rien que cela c’est un supplice supplémentaire, les larmes coulent sur mes joues et je n’arrive plus à avancer de moi-même. En réalité il est plus obligé de me porter que moi de marcher correctement. « Derek, ça ne va pas là, je ne me sens pas... » Je n’arrive même pas à finir ma phrase car je m’évanouis à moitié sur lui, ma tête dodeline sur le côté, sur mon épaule et je sens l’étreinte du bêta se resserrer autour de moi pour éviter que je tombe au sol comme une vieille fiente. Je perds le contrôle de mes mouvements pendant deux secondes avant de revenir à moi définitivement avec un léger regain d’énergie. « Bon dieu, je ne pensais pas que ce serait aussi horrible. » Oui, je savais que la douleur serait considérable, mais pas à ce point là. Quoi qu’il en soit, cette étape est passée, et ça me permet de… en fait rien n’a changé en moi, mais je crois que je suis tellement mal que ça prendra du temps et qu’il me faudra quelques heures avant de reprendre mes émotions. Que se passera-t-il quand je serais à nouveau maître de moi-même ? Pour le moment je ne souhaite pas découvrir la réponse et je ne rêve que d’une chose, le fin filet d’eau froide qui va couler sur ma peau à vif. Quand je me retrouve dans la douche, j’attrape le pommeau afin de l’orienter uniquement vers mon mollet gauche, ça va faire mal au début, je le sais, mais on soigne le mal par le mal comme dirait l’autre. « Derek, merci beaucoup, lui dis-je en passant la main sur sa joue pour la caresser délicatement. » C’est grâce à lui si j’arrive à avancer, et c’est grâce à lui que je vais réussir à devenir celui que j’ai toujours dû être mais que je refoulais par peur des regards ou des rumeurs intempestives. Seulement, je crois que maintenant je m’en fiche, tout ce qui m’importe c’est mon propre bonheur et je suis heureux quand je suis avec lui, alors j’ai décidé de ne plus le fuir, de lui dire rapidement tout ce que je peux ressentir.


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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Lun 12 Fév - 10:29


☾ Les palpitations aux cœurs


Feat. Leo

J
e me souviens avoir régurgité mon dernier repas lorsque Laura m’avait cramé le dos. J’ai suffisamment l’expérience de cette douleur pour ne pas déprécier la valeur de Leo. Notre différence dans cette épreuve est que son rang d’alpha lui assurera une cicatrisation un peu plus rapide. Maigre consolation face à l’immonde sensation de ses chairs qui se carbonisent.

Ce n’est pas un homme flageolant que je vois, mais un être avec suffisamment de force mentale pour endurer cette épreuve. Le tatouage est en soi un défi. L’aiguille qui perce votre peau à un rythme cadencé provoque une douleur qui ressemble à la griffure d’un chat. Mais là où vous collez une baffe au chat, vous souriez au tatoueur sans l’étriper, car vous l’avez payé pour ça. Se confronter volontairement à la douleur est une démarche personnelle et intime.

- Derek, ça ne va pas là, je ne me sens pas...

Je resserre mon étreinte. Sa tête roule sur mon épaule et je sens l’intégralité de son poids me peser dessus. Je me fais soutien et roc dans son naufrage sensoriel. C’est vers moi qu’il s’est tourné pour passer cette épreuve. Il aurait pu demander à d’autres surnaturels. Ils sont assez nombreux à enseigner au lycée. Peter, Mafdet et l’autre alpha Shepherd. Son choix me prouve qu’il avance sur l’acceptation de notre lien.

- Leo ! Reste avec moi, dis-je d’une voix chaleureuse.

Sa perte de connaissance ne dure qu’une poignée de secondes.

- Bon dieu, je ne pensais pas que ce serait aussi horrible.
- Tu as réussi. Tu as tenu honorablement.


Devant la douche j’hésite à le lâcher, mais il semble se reprendre. Nouvelle grimace quand l’eau coule sur sa peau traumatisée. Le froid stoppe la brûlure, mais mord autant la peau. Les premiers instants sont éprouvants.

- Derek, merci beaucoup.
- Tu aurais été présent également si la situation était inversée.


Ses doigts sont hésitants sur ma joue. Je lui souris doucement. J’ai envie de recouvrir sa main de la mienne, mais je ne le fais pas. Son geste est déjà un pas en avant. Doucement je me dégage et attrape la bouteille d’eau que j’ai apportée. Je la lui tends, prenant le relais sur le pommeau de la douche.

- Bois, pour compenser la déshydratation liée à la brûlure.

Lentement, il se ressaisi. La douleur reflue un peu, mais la cicatrisation sera pénible. Avec une serviette propre je tamponne doucement sa peau, la séchant sommairement, puis je lui colle mon peignoir sur les épaules. Avec le contre choc, il va avoir froid.

- Tu as besoin de repos. Je vais t’installer sur mon lit le temps que tu reprennes des forces.

Son regard n’est pas assuré. Il semble hésiter à me dire quelque chose. Je l’imagine gêné de m’accaparer ainsi, alors qu’au contraire je suis heureux de sa présence.

- Considère-toi ici comme chez toi. OK ?

Doucement je le guide jusqu’au lit et l’installe à demi assis, le dos collé aux oreillers que j’ai relevés. Je place une serviette propre à l’aplomb de son mollet où son tatouage ressort au milieu de ses chairs déformées. Je rabats la couette sur ses jambes. Il me semble perdu et égaré, comme s’il avait parcouru la moitié du chemin et qu’il ne sait plus par où progresser. Comme tout à l’heure, je lui serre doucement l’épaule. Geste non intrusif, mais qui lui assure ma présence et ma bienveillance.

- Je vais nous préparer une collation. Manger un peu te fera du bien. Ça va prendre du temps avant que tu puisses à nouveau marcher sans trop de mal.

J’attrape un T-shirt dans ma penderie. Dernier regard et je quitte ma chambre pour rejoindre la cuisine. Dans l'escalier, je vire mon sweater que j’avais prestement enfilé à même la peau, virant mon maillot trempé de sueur. je mets ce vêtement propre, bien qu'après ma séance de bûcheronnage j'ai besoin d'une bonne douche. Je dois sentir un peu le fauve, mais on verra plus tard pour la toilette. En passant devant la cheminée, je remets une bûche, relance le tirage et referme la vitre de sécurité.

Je souhaite lui faire un cocon douillet. Je m’active avec les tasses, fais chauffer du café, de l’eau et prépare un chocolat, car en fait j’ignore ce qu’il préfère. Je pourrai le questionner à haute voix, malgré les cloisons il m’entendrait et pourrait me répondre. Seulement je préfère lui laisser un temps seul avec lui-même, sans mon regard. Je découpe quelques tranches de la brioche qui reste du midi et dépose le tout sur le plateau que Peter utilise souvent le weekend pour apporter le petit déjeuner à « sa douce ». Ruby lui répondant invariablement par un « merci mon tendre ». « Ma douce », « mon tendre », ce qu’ils peuvent m’agacer avec leurs surnoms à la guimauve. Avec précaution je remonte à l’étage.

























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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Mar 13 Fév - 18:41


☾ les palpitations aux cœurs.
And I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I'll use you as focal point, so I don’t lose sight of what I want. And I've moved further than I thought I could but I miss you more than I thought I would. Oh I'll use you as a warning sign, that if you talk enough sense, then you'll lose your mind. And I found love where it wasn't supposed to be right in front of me, talk some sense to me.

▼▲▼


L’eau froide coulant sur ma peau brûle au début et me fait l’impression d’une morsure douloureuse. Mais ce qui était douleur au début devient rapidement soulagement et je ne peux m’empêcher de soupirer tant cela est agréable. J’ai l’impression de revivre et de reprendre un peu de vigueur. Malheureusement pas assez pour aller courir un marathon. Et je l’ai remercié, caressant sa joue du bout des mes doigts pour lui montrer que je tiens à lui et que ce qu’il vient de m’offrir, je ne pourrais jamais le lui rembourser. Il m’a permis d’exprimer mes sentiments, mes souvenirs, et d’ouvrir mon cœur de façon définitive à tous ceux que je croiserais. Ce symbole est celui de ma peine et du fardeau que je traîne. Mais aussi d’un avenir plus radieux que je veux construire en bâtissant de nouvelles fondations. « Tu aurais été présent également si la situation était inversée. » Au début de notre relation peut-être pas, mais désormais oui. J’aurais été là, et je serais là jusqu’au bout, quoi qu’il se passe, je ne pourrais pas ignorer son appel ou sa présence qui irradie mon monde d’une lumière pure qui me rend profondément heureux. Il finit par se décaler doucement pour aller me chercher la bouteille d’eau qu’il me tend, je l’attrape avec plaisir. « Bois, pour compenser la déshydratation liée à la brûlure. » Il a raison, car j’ai la pépie et j’ouvre la bouteille avant de la vider entièrement en plusieurs longues rasades qui me procurent une délicate sensation le long de toute ma trachée. Cela me permet de récupérer à nouveau un peu plus de force pour pouvoir continuer ma journée.
Pour continuer à laver ma peau et à faire en sorte de soulager la douleur, Derek attrape une serviette propre et tamponne délicatement là où il m’a brûlé pour faire apparaître mon tatouage. Je sais qu’il a compris ce que cela voulait dire pour moi et qu’il a fait le lien avec le sien, parce que j’ai également compris ce que son triskel signifiait. Il vient également me mettre son propre peignoir sur le dos afin d’éviter que je ne sois frigorifié et je me blottis dedans, inspirant son odeur dans mes narines afin de m’en imprégner. « Tu as besoin de repos. Je vais t’installer sur mon lit le temps que tu reprennes des forces. » Je voudrais lui dire que ce n’est pas la peine, que je vais reprendre le volant pour rentrer chez moi et aller me coucher. Pourtant je ne le fais pas, car je n’en ai pas le courage et que ce n’est pas une bonne idée, je risquerais plus d’avoir un accident de voiture qu’autre chose. « Considère-toi ici comme chez toi. OK ? me dit-il comme s’il avait compris ce que je voulais dire. » En réalité il a compris, nous sommes des livres ouverts l’un pour l’autre et notre lien permet de savoir ce que l’autre pense sans avoir à le formuler à l’oral, du moins si on n’y prends pas garde. Nous éteignons la douche et il m’aide à me relever sans pour autant me brusquer. « D’accord, mais je ne veux pas abuser de ton hospitalité Derek. » Je lui souris tout en claudiquant vers le lit sur lequel je m’assieds dos au mur après qu’il ait posé une serviette propre sur le matelas pour éviter que je ne le salisse avec l’encre qui dégorge un peu. Puis parce que les chairs ne sont pas encore cicatrisées. Il y aurait un moyen rapide de déclencher la cicatrisation, me briser un os. Mais je ne veux pas le faire, ce serait tricher avec la douleur, et je souhaite la ressentir jusqu’au bout. Comme symbole de vénération pour les miens qui ont été tués. Le beau bêta rabat la couverture sur moi comme il le ferait pour son enfant et je me sens bien, je me sens en sécurité en sa présence, sécurité qu’il renforce en me serrant doucement l’épaule à nouveau. « Je vais nous préparer une collation. Manger un peu te fera du bien. Ça va prendre du temps avant que tu puisses à nouveau marcher sans trop de mal. » Je le remercie par la pensée et le laisse s’éloigner vers le rez-de-chaussée afin qu’il puisse préparer ce qu’il veut. En attendant, je me plonge dans des pensées profondes en cloisonnant mon esprit afin qu’il ne se doute pas de ce que je vais lui dire, car le moment est venu, le moment est venu de lui divulguer ma vie et ce que je suis réellement.


▼▲▼

Derek revient quelques minutes plus tard avec un plateau remplit de victuailles qui font crier famine à mon estomac qui se noue directement quand je pense aux confessions que je vais lui faire. S’il savait combien il m’en coûte. Une seule personne est au courant et je vais me livrer à une autre. Cependant, je ne me vois pas lui cacher indéfiniment la personne que je suis au plus profond de moi-même. « Merci, j’avais faim ! » J’attrape la tasse d’eau chaude et le sachet de thé qui est situé à côté pour m’en préparer un tout en mordant dans une part de brioche. Je n’ai plus très faim, mais je sais que cette collation me permettra de trouver un peu plus de force pour la suite des événements, alors je mange et je bois pour plus tard. Une fois la brioche engloutie et avoir bue une gorgée de mon thé, je le regarde d’un air triste, oui ce revirement d’attitude doit lui paraître étrange, mais ce que je vais lui dire, c’est ce que j’ai vécu, c’est mon histoire.
Je cherche mes mots, et ils butent contre mes cordes vocales, ma langue, mes dents et mes lèvres sans réussir à se former convenablement ; je n’arrive pas à parler tant cela me semble compliqué et parce que j’ai peur qu’il ne me considère comme un monstre. Pourtant, je dois le faire, je me suis juré de le lui dire. « Derek, tu as toujours été honnête avec moi, à mon tour, je marque une courte pause suite à cette phrase, afin qu’il puisse comprendre ce que cela signifie, et pour tenter de laisser planer une sorte de tensions pour qu’il sache que ce que je vais lui dire n’est pas anodin. J’ai été mordu à l’âge de quinze ans par un alpha qui cherchait la puissance de sa meute. Pendant dix ans je l’ai suivi aveuglément, parce que je recevais de lui toute l’attention que je n’avais jamais eu avec mon alcoolique de père. » J’ai embrayé mon récit et je ne peux plus m’arrêter maintenant, car à présent j’ai ce besoin compulsif de le terminer, de lui narrer l’exactitude de mon individu et qu’il sache enfin à qui il a affaire, un monstre sanguinaire qui a tué, qui a failli tuer à nouveau et qui n’hésiterait pas à le faire pour sauver ceux qu’il aime. « A mes vingt-cinq ans mon alpha a mordu mon père qui a rejeté la morsure. Je n’aimais pas mon père qu’on soit d’accord, mais le voir souffrir ainsi ça m’a brisé le cœur et je me suis révolté. J’ai passé un pacte avec des chasseurs du coin, je devenais l’alpha et ils nous laissent tranquilles à jamais. J’ai égorgé mon alpha avec les dents, et j’y ai pris plaisir, j’ai lacéré son corps de mes griffes et ce geste m’a marqué à jamais, parce que j’ai aimé cette sensation. » Voilà, je lui parle de ma soif de sang, et de cette envie irrépressible que j’avais de le faire souffrir alors qu’il était déjà mort. Mon alpha méritait son traitement, et j’ai déchiqueté son corps jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un amas de chairs. Derek voit les images dans sa tête car je me les remémore et qu’il peut les voir. Je ne veux pas le sonder voir ce qu’il en pense, ça me ferait trop de mal. « Pendant sept ans j’ai été un alpha serviable, même si au début j’étais traumatisé par ce que j’avais fait. Un druide m’a aidé à y voir plus clair, un druide avec qui j’ai commencé à avoir une relation charnelle. Mais j’ai fuis parce que j’avais peur de ne pas rentrer dans la masse populaire. Et j’ai rencontré une femme avec qui je me suis marié, ça a été un désastre, un véritable désastre car je ne l’aimais pas vraiment, et il m’a fallu trois ans pour le comprendre. Puis les chasseurs sont arrivés et ils ont tué tout le monde, toute ma meute, et j’ai faillis mourir avec eux. J’ai décidé de divorcer et de venir m’installer ici, attiré par le nemeton. » Voilà il sait toute la vérité, il sait qui je suis, il comprend aussi ce que représente le valknut qu’il aura reconnu comme étant un signe viking qui est tiré de mon pays, de ma culture et de mes traditions. Je ne veux pas le regarder, et je pleure à moitié, conscient de ma faiblesse, conscient de mes travers et de la noirceur que je représente et que j’essaye de cacher au monde entier. Sauf que je ne veux plus de mensonge, et je veux être honnête avec Derek Hale, car ce qui nous lie est plus fort que ce que j’ai vécu. « Je n’ai plus peur maintenant. » Oui, écho à ce que je lui ai dit, et j’espère qu’il comprendra ce que je veux dire par-là, c’est un appel du pied, une façon de lui dire que je ne fuirais pas, que je ne veux plus fuir devant lui.


CODAGE PAR AMATIS




Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
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MessageSujet: Re: les palpitations aux cœurs (DEREK&LEORIC)   Ven 16 Fév - 22:46


☾ Les palpitations aux cœurs


Feat. Leo

E
n voyant Leo installé dans mon lit, un constat étrange s’impose à moi. Il est la première personne à par moi, à occuper cette place, cet espace. Les plans de Chad avaient découpé l’étage du manoir en vue d’une répartition bien précise de l’espace. Une répartition liée à ses supposés occupants.

Il y a deux absents.

La fille de Ruby, assassinée avant de naître.

Et lui qui m'a quitté.

J’ai réarrangé mon espace pour effacer le vide, l'affront, comblant l’espace avec mon activité professionnelle. Cette chambre est devenue ma caverne. Je m’étais juré d’arrêter ces conneries, de cesser de croire qu’un lien unique entre deux personnes puisse exister, ou du moins perdurer dans le temps. Après l’exaltation, vient l’accablement et l’ennui. Je me suis retranché derrière un air sombre, derrière ma barbe et mon regard clair qui déstabilise. Je fatigue de ce monde de faux-semblants. Trop souvent berné, trop souvent déçu, à chaque heurt, la faille de mon cœur s’agrandit. Douloureuse déchirure.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers


- Merci, j’avais faim !

La voix de Leo me ramène au présent. Il est l’alpha, pourtant au milieu de mes draps gris, il ressemble plus à un agneau apeuré. Le Nemeton s’est mêlé de nos vies. Se serait-il passé quelque chose entre nous sans son intervention ? Moi reclus dans la grotte de mon manoir, lui dans sa propre tour d’ivoire faite de règles et de mots précis.

Je m’assois à son opposé sur le lit et le regarde reprendre des forces avec la collation que je viens de lui apporter.

- Derek, tu as toujours été honnête avec moi, à mon tour.

Je fronce les sourcils. Je ne le connais pas assez pour savoir si la posture qu’il semble soudainement prendre est une déformation professionnelle ou non, mais le temps qu’il laisse planer n’augure rien de bon. Je pourrais avoir une réponse en utilisant notre lien, mais cela n’est guère fair-play. Cette connexion ne doit pas être galvaudée. J’attends patiemment.

Enfin il se lance, comme on plonge dans une eau glacée. Il m’explique les circonstances de sa morsure et ses premières années en tant que lycan. La morsure a été un véritable don pour lui, apportant une meute, une attention qu’il ne semble pas avoir reçu de ses parents, de son père qu’il dit alcoolique. Cette nouvelle vie aurait pu continuer si son alpha n’avait pas été un pas trop loin.

- Je n’aimais pas mon père qu’on soit d’accord, mais le voir souffrir ainsi ça m’a brisé le cœur et je me suis révolté.

Je retrouve une caractéristique de Leo, son côté altruiste, sa sensibilité – presque trop grande pour un alpha – Ainsi, il remplace son alpha, vengeance qui s’assouvit, découverte du goût du sang et de l’instinct primaire qui fait aimer cela. Je connais parfaitement cette sensation. J’ai tué Peter avec une immense satisfaction.

Je me rapproche de mon convalescent alors qu’il m’avoue l’inavouable. Mes doigts sur le dos de sa main. Les siens qui crochètent les miens, comme on s’agrippe à une bouée.

- J’ai passé un pacte avec des chasseurs du coin, je devenais l’alpha et ils nous laissent tranquilles à jamais.

Déjà je devine la suite. Les chasseurs n’ont que faire des promesses qu’ils donnent à un surnaturel. Leur « cause » passera toujours avant un tel accord. Je ne connais qu’une exception : Chris Argent. Même Allison sa fille avait un moment retourné sa veste, perforant Erica et Boyd de carreaux d’arbalète. La loyauté des hommes est faible.

Des images barbares naissent dans mon esprit. Les souvenirs de Leoric, sa rage, sa colère, le monstre qui est en lui. Le même qui m’habite également. Je serre sa main un peu plus fort.

- Pendant sept ans j’ai été un alpha serviable, même si au début j’étais traumatisé par ce que j’avais fait.

Il a donc bien eu une meute. La tâche n’est pas aisée, les responsabilités immenses.

- Un druide m’a aidé à y voir plus clair, un druide avec qui j’ai commencé à avoir une relation charnelle. Mais j’ai fuis parce que j’avais peur de ne pas rentrer dans la masse populaire.

Je serre un peu les dents sous la morsure d’une jalousie totalement injustifiée. Lancé dans son récit, Leoric me livre sa vie intime avec sincérité. J’apprends qu’il a été marié, mais qu’il a fini par divorcer de sa femme après le massacre de sa meute.

Sa voix se meure. Je me suis tu pendant son récit pour ne pas l’influencer, ni couper son élan. Le symbole du valknut prend maintenant tout son sens. Leo n’ose plus me regarder, ses yeux perlent de larmes qui ne demandent qu’à rouler sur ses joues. Sa détresse me touche. Il s’est mis à nu devant moi. Pour ce don, je me dois de laisser de côté mes doutes et mes craintes de me faire à nouveau abandonner. Je lâche sa main et vais cueillir sa nuque pour le rapprocher de moi. Ce n’est pas moi qui vais juger ses actes.

- Je n’ai plus peur maintenant.

Ses paroles sont peut-être ambiguës, mais pas le courant que je sens passer entre nous.

- Je suis là, dis-je simplement.

Je ne suis pas un grand bavard. Mes phrases dépassent rarement les cinq mots. Rien d’inutile. Je reste factuel, pas romantique pour deux sous. Je ne dis rien, mais n’en ressens pas moins un sentiment fort et puissant.

Mon deuxième bras finit par l’enlacer. Nos peaux en contact. Mes veines qui noircissent. Réaction à son mollet carbonisé. Mon menton rappe son épaule, je ferme les yeux et m’imprègne de son odeur corporelle. Ce n’est pas un parfum, mais une senteur personnelle, intime.

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux


Son cœur marque des battements lourds et frappés. Mes doigts s’égarent dans ses cheveux, accélérant ce rythme. Nous nous écoutons vivre. Je sais qu’il traque mon rythme cardiaque, tente de lire un sentiment que j’essayerai de masquer. Mais rien de cela. Les battements de mon cœur tapent un rythme lent qui s’accélère un peu sous le plaisir que j’ai, de le tenir dans mes bras, de jouer avec ses cheveux ou encore de faire frissonner la peau de son épaule avec ma barbe. Puis mes lèvres remplacent l’outrage de ma pilosité, par une caresse plus douce et sensuelle. Mes bras se font rempart, mais non prison. Mon souffle chatouille sa nuque. Je ne vais pas au-delà d’un consensus.

- Je t’accepte ainsi, Leo.

Réponse claire à une question tacite mais muette.

- Reste le temps qu’il faut et plus que nécessaire.























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