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 La croisée des chemins PV Samael

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Chad Wilder

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MessageSujet: La croisée des chemins PV Samael   Sam 10 Fév - 23:05

La croisée des chemins
Chad
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Samael
Mick passe de plus en plus de temps enfermé avec son ami et hacker professionnel, James. Je sais bien que mon fiancé ne me dit pas tout de l’avancée de ses recherches. Parfois le soir, je lui tends une perche qu’il ne saisit pas, en lui demandant s’il avance. Je lui avais caché mes actions avec Adriann, cet agaçant professeur de criminologie, avec un accent guttural tout aussi crispant. Nous avions failli finir détaillés en morceaux dans un hangar sordide. À ma grande honte, je dois ma survie et celle de l’allemand à James qui avait pu tracer mon téléphone portable. Comme quoi le fouineur pouvait avoir du bon.

Cet incident avait provoqué une réunion mémorable entre Adriann et moi d’une part, et Therence et Mick d’autre part. Nous avions expliqué à nos moitiés respectives les raisons qui nous avaient conduites à élaborer un plan gigantesque pour nous débarrasser des chasseurs sans avoir à nous salir les mains. C’est moi qui avais eu l’idée de base, et c’est Adriann, avec ses compétences de profiler, qui avait mis sur pied la méthodologie. Therence n’avait pas accepté ce projet meurtrier, la fin de notre entrevue provocant la rupture de leur couple. Mick était resté silencieux, sauf pour nous poser des questions purement techniques. Il avait attendu que nous soyons rentrés à l’appartement pour  laisser parler ses émotions.

Il avait jugé mon entreprise dangereuse, pourtant il se rangeait à mes raisons. Nous n’attaquions pas de gaîté de cœur, nous attaquions avant que l’on nous trucide. Ainsi nous avions déjà éliminé ce chasseur qui avait des photos de moi et de Mick sur le terrain de notre future maison. Il avait aussi des photos des reliefs de repas du wendigo. La nature de l’allemand m’avait d’abord rebuté. Pourtant à force de le côtoyer, notre inimité s’était muée en une drôle d’association. « Partenaire de crime » m’appelait-il. Adriann mange de la chair humaine presque une fois par mois. Ce que j’ai appris en le côtoyant, est que lorsque le monstre qui hante son âme est endormi, c’est un homme ordinaire. Un homme qui s’amuse, qui aime, qui pleure également. Je n’excuse pas sa fringale qui peut paraître contre nature. Cependant, l’anthropophagie n’est pas une nouveauté, c’est même une normalité dans quelques rares peuplades. Et surtout, c’est l’apanage du prédateur. Va-t-on tuer tous les lions de la terre sous prétexte qu’en liberté, ils ne se gênent pas pour attaquer les hommes ?

Je suis arrivé à ce consensus de pensée. Pourquoi décimer un prédateur plutôt qu’un autre ? Surtout que les lions font plus de ravages que les wendigos et les loups garous réunis. Évidemment, s’il s’en prenait à Mick… Mon acceptation de la nature d’Adriann dérange Mick. Je le comprends. S’il est un monstre dangereux à ses yeux, je suis également un monstre au yeux d’autres gens. Des gens que je compte bien éliminer avant qu’ils ne me fassent la peau.

***

Plusieurs mois que je traque les types du hangar de l’horreur. Franchement, je n’ai aucun état d’âme à les conduire vers une mort certaine. Ces mecs attrapent des surnaturels et les revendent… au détail. Qui un foie de coyote garou, qui un cœur de wendigo… Après la corne de rhinocéros, les os broyés de garous. Ce ne sont que des barbares, mais des barbares bien armés. J’ai promis à Mick de garder le jaune mordoré de mes yeux de loup, je tiendrai promesse. Bien que je sais que je peux tuer ces mecs de mes crocs sans craindre pour mes prunelles. Mais au-delà de la couleur de mes yeux, c’est mon âme que Mick souhaite préserver. Et tuer des types, même si ce sont les pires enfoirés que la terre ait portés, laisserait une ombre dans mon cœur. Seulement, nous devons nous protéger. Le crime indirect est ce qui nous a paru la meilleure des alternatives.

Les détaillants de bidoche surnaturelle sont des types avides de fric, mais aussi des sadiques. Ils aiment ce qu’ils font. Quand je pense au gouffre qui les sépare de mon cousin, Chris Argent. Je suis bien placé pour savoir qu’il doit y avoir une régulation des créatures surnaturelles, mais au même titre que l’on arrête les humains criminels et non pas nous faire un procès d’intentions. C’est sur ce terrain-là que devrait être les chasseurs. Être la police des surnaturels et non leurs bourreaux. Seulement chez les chasseurs, il y a les bons, et les brutes. Beacon Hills compte malheureusement beaucoup de la deuxième catégorie.

***

Il a suffi d’une dispute dans un bar, relayée par le réseau de Matthias. L’activité des bouchers empiète sur un territoire que revendique un autre clan de chasseurs, qui organisent des sortes de battues. Ils attrapent un surnaturel et le relâche au milieu d’une zone boisée qui devient leur terrain de « jeu ».

Il faut que j’arrive à exacerber leur rivalité, suffisamment pour les amener à s’entre-tuer. Les bouchers sont les plus avides et les plus vindicatifs, c’est eux que j’arriverai à faire bouger les premiers. Peut-être si je leur fais croire que les autres cow-boys ont capturé un spécimen rare et cher…

Me voilà donc à roder de nuit près de l’immense ferme des cow-boys. Il faut que je trouve ce qui est important à leur yeux, le détruire après avoir attiré les bouchers sur place avec une fausse information. Avec un peu de chance, ils se tireront dessus. Et pendant qu’ils se livreront à leur vendetta, les surnaturels n’auront plus rien à craindre.

- Tsss.

Je constate que leur enclot à bétail sont fait de bois de sorbier. Je note l’information, pour éviter de m’y faire coincer le jour J. Qu’est ce qui peut avoir de la valeur ? Je me faufile entre les bâtiments, tel une ombre. Je sais que je suis en territoire chasseur, car j’évite pour la troisième fois un piège à loup. Ces gens sont barges ! Un enfant ou n’importe qui pas au courant pourrait être sérieusement blessé.

***

J’ai trouvé ce qui trouerait le derche des cow-boys. Brûler leurs granges. C’est là qu’est entreposé tous le foin de leur bétail, ainsi que beaucoup de matériel. La perte va faire mal, suffisamment pour canarder les premiers intrus qu’ils apercevront : les bouchers.

Satisfait de moi, je m’apprête à déguerpir avec précaution des lieux. Je me suis garé à plus d’un kilomètre de là, pour éviter tout amalgame possible. Un chien m’a senti, il se met à hurler. Une porte s’ouvre, un projecteur est allumé. Je plonge au sol, mais c’est trop tard. J’ai été vu. Et ce chien qui continue à aboyer. Une longe est défaite et le corniaud se rue vers moi. Je détale et fonce droit devant moi. La forêt. Une balle siffle à mes oreilles. S’ils m’attrapent, c’est moi qui serais le suivant dans leur safari maison. Le chien avance vite, bien plus que ces maîtres. Je le laisse me rattraper et le cueille avec une énorme branche trouvée au sol. Je ne fais pas l’erreur de le tuer à coup de griffes qui trahirait immédiatement ma nature surnaturelle. Au bout de cinq cent mètres je pousse un soupir de soulagement. Je ne les entends plus me suivre. Je m’éloigne, le ciel étoilé et une lune gibbeuse éclairent faiblement mes pas.



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Dernière édition par Chad Wilder le Ven 9 Mar - 17:55, édité 1 fois
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Samael Washington

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Dim 11 Fév - 11:37


☾ la croisée des chemins.
Run boy run! This world is not made for you. Run boy run! They’re trying to catch you. Run boy run! Running is a victory. Run boy run! Beauty lays behind the hills. Run boy run! The sun will be guiding you. Run boy run! They’re dying to stop you. Run boy run! This race is a prophecy. Run boy run! Break out from society.

▼▲▼


J'ai finis par abandonner le concept du mot impossible, plus rien ne l'est pour moi. Il devrait être impossible que je sois en vie, pourtant je suis toujours là, mon cœur bat normalement. Vu toutes les horreurs que j’ai pu vivre dans ma vie, mon corps devrait déjà être entre quatre planches de bois et au moins deux mètres sous terre. Il est impossible que je sois envie depuis Lima, étant donné mon père était un wendigo, étant donné que mon ancienne petite amie était une mentaliste psychopathe qui faisait des jeux sexuels avec de pauvres innocents. Impossible aussi que je sois en liberté, avec toutes les personnes que j’ai tué, j’aurais dû me retrouver en prison. Il a fallu que je brouille les pistes et que je camoufle mes traces à chaque fois. Le meilleur moyen de le faire c’est d’utiliser de l’eau de javel sur le cadavre et d’y mettre le feu après. Pourtant, malgré tout cela, je suis encore là, et je suis en liberté, et je suis bien décidé à poursuivre mon œuvre. Je chasse ceux qui tuent. Et récemment, j’ai entendu parler d’un groupe de chasseur qui s’amuse à torturer de pauvres créatures surnaturelles qui n’ont absolument rien demandé à personne. Il paraîtrait qu’ils s’amusent à capturer une créature et à la lâcher dans la forêt pour qu’ils puissent ensuite faire des battues pour le tuer après. Je trouve cela horriblement barbare, et il ne m’a pas fallu longtemps pour décider de la marche à suivre.
La seule manière de tirer tout ça au clair, c’est d’aller vers eux et d’espionner avant de trouver le moyen d’agir pour les mettre totalement hors d’état de nuire. La phase de préparation a été plutôt rapide, dans la cave, j’ai attrapé un gros sac de sport dans lequel j’ai mis un tas de choses diverses. Notamment beaucoup d’armes. La hache traditionnelle que je me coltine depuis maintenant de nombreuses années. Ce petit bijou est vraiment mon arme de prédilection et jamais je ne m’en séparerais. Avec cela j’ai pris mon holster que j’ai attaché en bandoulière autour de mon épaule pour y glisser un neuf millimètre chargé avec des balles en argent traditionnelles ainsi qu’un gros fusil d’assaut dont les balles sont un fin alliage d’acier et d’argent, le tout avec des éclats d’aconit tue loup. Mon attirail est plutôt lourd, mais ça ne m’empêche pas de mettre dans le sac également des bombes avec du shrapnel, le reste se trouve être des bouteilles d’alcool ainsi qu’un vieux briquet à pierre au cas où je doive me foutre le feu à leur campement.


▼▲▼

Il n’y a qu’une seule chose qui importe maintenant c’est d’observer, je suis resté non loin de leur ranch pendant à peu près deux ou trois heures, à regarder ce qu’ils faisaient. J’ai vu de nombreux pièges, beaucoup trop pour que ce soit normal. Ils s’attendent à de la visite, mais de qui ou de quoi, je ne saurais exactement le dire. J’ai désamorcé ceux sur mon chemin au cas où je doive prendre la fuite de toute urgence. C’est sûrement ce qu’il faudra que je fasse à un moment ou à un autre. Je me suis placé dans un arbre en hauteur sur une branche élevée afin de regarder les lieux à l’orée de la forêt. C’est en observant avec une lunette infrarouge que je remarque une présence non loin, je regarde précisément et je détaille ses traits, je ne sais pas qui cela peut bien être, pourtant je dois me méfier, car instinctivement, une seule chose me vient en tête : un fouineur, comme moi. Quoi qu’il en soit, je me détourne pour regarder à nouveau ce qui peut bien se passer et trouver une faille dans leur façon d’agir. Il y a un chemin sans piège, un endroit où l’on peut passer. Le problème c’est que l’on se retrouve rapidement à découvert et que l’on fera une cible facile. Il n’y a qu’une seule solution et elle n’est pas bonne. Je grogne intérieurement et décide de revenir une prochaine fois, avec un plan plus élaboré. Je ne pourrais pas faire grand-chose aujourd’hui.
Rapidement il y a quelque chose qui cloche, un aboiement, et rapidement du mouvement. Je saute au sol. Bordel, c’est pas mon jour, s’ils me voient ici, ma couverture sera foutue. Je me dépêche et court pour éviter de me faire voir. Ce n’est que quand je vois le chien courir après le garçon de tout à l’heure, il ne me faut qu’une instant pour agir, le pistolet se retrouve dans ma main et je l’abats d’une balle pour lui donner de l’avance. Je lui souhaite bonne chance intérieurement et me mets également à courir dans les bois, si cela vient à mal tourner, au moins il aura un peu plus de chance de s’en sortir et pourra au moins sauver sa vie. Il s’agit maintenant de ne pas me faire attraper également, mais tout en faisant cela, je continue à courir parallèlement au jeune garçon qui ne me semble pas être un simple humain, bien au contraire. Sa façon de se mouvoir est surnaturelle, et je comprends rapidement qu’il s’agit d’un lycanthrope. Soit, si je dois faire équipe avec un surnaturel, je le ferais. Quand je regarde derrière moi, je vois que je suis à mon tour poursuivis par un chien, et un humain. Je ne sais pas exactement comment faire, mon odeur attirera le molosse, et l’humain n’aura qu’à le suivre pour me trouver. Bordel, je n’y arriverais jamais. « Fais chier. » Je me mets à courir à toute vitesse, mais le poids de mon lourd sac m’empêche de me mouvoir correctement, seulement je ne peux pas l’abandonner. Je fouille dedans tout en courant et attrape la grenade fumigène que j’active et jette derrière moi afin de brouiller les pistes, d’autant plus que l’odeur acre de javel brouillera les sens du chien. Je me mets donc à courir plus vite pour pouvoir avoir une chance de survivre.


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Mar 13 Fév - 21:45

[HRP]:
 

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Un coup de feu retentit, instinctivement je rentre le tête dans les épaules. Je n’ai rien. Par contre le clebs qui me suivait ne fait plus de bruit. Sont-ils si mauvais pour avoir abattu leur propre chien ? Je ne cherche pas à savoir et continue de filer. J’ai envie de couper au plus court vers ma voiture, mais le risque qu’ils la voient et relèvent la plaque est trop grand. Je m’enfonce dans les bois à pleine vitesse.

Nouvel aboiement. Maudits chiens ! Leur odorat en fait des ennemis sérieux. Mais ce deuxième clebs semble moins doué que le précédent, car il  s’égare sur ma droite. Tant mieux ! Je ralentis ma course afin de ne plus faire de bruit. Une cavalcade se poursuit sur ma droite. Le chien a bien levé quelque chose. À tous les coups il trace un lapin ou une biche plutôt, vu le bruit.

… Mais les biches ne lancent pas de grenade…

Bon sang ! Que se passe-t-il  ? La balle qui a tué le chien que j’avais aux trousses, n’était donc pas une balle perdue ? Quoi qu’il en soit, il n’est pas dans mon intérêt de m’attarder. Je profite du raffut pour accélérer à nouveau. Je prends facilement de l’avance. J’en déduits que celui ou celle qui m’a aidé ne semble pas être un surnaturel armé, comme peut l’être Amaro. Depuis que ma route a croisé celle de l’italien, plus rien ne m’étonne. Une arme à feu peut être utile à un métamorphe pour brouiller les pistes, mais aussi pour une riposte à distance.

C’est donc un humain… Une branche me fouette le visage. J’y vois de moins en moins, le ciel s’est couvert de nuages, masquant la lune et les étoiles. Si moi je commence à avoir du mal à ne pas me cogner aux arbres, celui qui m’a aidé va se faire coincer. D’ailleurs, je l’entends se prendre des buissons en pleine face.

Je pourrais bifurquer, partir sur la gauche, fuir et le laisser se dépatouiller avec les chasseurs. Je pourrais, mais au fond de moi, se trouve un indécrottable boy-scout. J’oblique ma trajectoire vers la droite. Les poursuivants ont de nouveau prit le type en chasse. Ils ont pris du retard, mais l’autre type se traîne.

Il faut lever haut les pieds pour ne pas se prendre dans les broussailles et les racines traîtresses. Ma trajectoire oblique va bientôt rejoindre celle du gars qui m’a aidé. Je suis un peu en avance sur son trajet. Je le vois enfin débouler avec un lourd sac accroché à son épaule. Voilà la raison du pourquoi il se traîne.

- Hep ! Par-là !

Je l’interpelle doucement pour qu’il me voie. Je n’ai pas vraiment le temps d’analyser ce qu’il est. Un druide ? Un sympathisant à la cause des surnaturels ? Sa présence ici, plus les chasseurs qui le cousent, lui qui fuit, me prouvent qu’il est au courant de tout cela.

- File-moi ton sac, on ira plus vite !

Je me saisis de la bandoulière, seulement il résiste comme s’il transportait un trésor. Mais la force d’un lycan et les événements qui ne s’y prêtent pas, le font lâcher.

- Suis-moi, j’ouvre le passage.

Ma vue reste meilleures que la sienne, je passe donc devant, adaptant ma vitesse au maximum qu’il peut donner. Derrière nous, ça ne lâche pas. Forcément ! Nous sommes en train de leur offrir ce qu’ils aiment : un safari grandeur nature. Un éclat soudain, je stoppe brusquement. Mon compagnon de fuite se mange mon dos.

- Piège, dis-je en me baissant pour attraper une branche morte et déclencher le mécanisme fait d’acier.

Nous repartons en bifurquant sous l’indication du gars. Il semble avoir une idée. Nous traversons une route goudronnée. Ma voiture est à environ trois kilomètres sur la gauche. Mes pieds commencent à s’enfoncer dans un terrain de plus en plus boueux. Cela va nous ralentir, puis je comprends l’idée. Il y a une tourbière ici. L’odeur de décomposition va perturber le chien et dans cette nuit qui se fait de plus en plus sombre, et le sol trop visqueux pour que nos empreintes perdure, les chasseurs de pourront plus nous pister.

- Ok ! Il faut essayer de ne pas nous faire prendre dans les faisceaux de leurs lampes torche.

Il n’est plus le temps à la mesure. Je laisse mes yeux luire de leurs éclats surnaturels. Ma vision s’améliore considérablement. J’attrape la manche du type dont je ne sais encore rien et le guide dans cette nature pleine d’embûches.

|||

- Nous les avons définitivement semés, je crois.

Je reprends mon souffle. Au loin, nous entendons les aboiements et les cris diminuer. Ils ont abandonné. La tourbière n’est pas dans leur domaine, et il leur faudrait ratisser toute la zone. C’est trop grand et le jour se pointera dans moins de cinq heures. Nous stoppons sur un tertre un peu en hauteur, nous permettant de ne plus marcher dans la boue et l’eau stagnante. Je rends son sac au gars. Ses traits sont camouflés par la pénombre, mais je jurerai qu’il est soulagé de retrouver son bien.

- Je m’appelle Chad… Merci pour le chien.

Je m’en tiens prudemment à mon prénom, attendant de voir qui est ce gars. Car dans notre course, son sac battant contre ma hanche, je devine ce qu’il contient. Je connais un autre homme capable de se traîner un tel barda, mon cousin Chris Argent.

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Samael Washington

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Jeu 22 Fév - 19:59


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Clairement avoir abattu ce clébard ne m’a pas posé de problème, ce n’était qu’une simple mouche que l’on fracasse avec une tapette car elle nous embarrasse. D’autant plus que j’ai très bien compris qu’il s’agissait de la vie d’un jeune homme et je ne pouvais décemment pas laisser les chasseurs le rattraper pour s’adonner à des rites pervers pour satisfaire leur besoin de frissons extrêmes. Pour ça il existe les chaînes pornographiques ou les jeux vidéos. Quoi qu’il en soit je cours désormais, car ils sont à présent à mes trousses aussi. Le seul soucis reste que mon lourd sac rempli d’un barda militaire est sacrément handicapant et que je me mange progressivement des branches dans la figure ou je risque de me foutre la gueule à terre à cause de racines cachées. Pourtant je ne faiblis pas et je maintiens la cadence, cependant la distance entre les autres et moi est de plus en plus courte, si je ne veux pas me faire rattraper il va falloir que je prenne rapidement une décision.
Je pourrais abandonner mes armes ici, mais cela me fait trop de mal et me provoque un pincement au cœur, hors de question, j’ai payé tout ceci à la sueur de mon front, je ne laisserai rien à ses rapiats. Je pourrais continuer à courir, tenter de puiser dans mes réserves et prier pour que ça suffise, mais ça ne suffira pas, ils vont m’attraper et m’étriper, hors de question aussi. Alors peut-être que grimper dans un arbre me sauvera, mais à nouveau un point négatif vient perturber ce plan, les chiens vont me pister et les chasseurs n’auront qu’à me descendre avec leurs armes. Autant agiter un cierge magique et hurler pour les avertir. Quoi que je fasse je suis perdu, et parce que je n’ai pas réfléchi, j’ai préféré sauver la paix d’un gars que je ne connais pas. Mais que voulez-vous, j’ai tendance à faire passer la vie d’autrui avant la mienne. J’espère que le karma est véritable parce que je mérite pas mal de bonheur à force d’agir de la sorte depuis autant de temps.
Puis ma rédemption arrive, la personne que j’ai sauvé est devant moi, je le distingue même dans le noir. Je vous arrête de suite, je ne suis pas nyctalope, je n’ai pas non plus de lunettes infrarouges, mais j’ai appris à distinguer les formes dans la nuit et ça m’aide parfois. « Hep ! Par-là ! » Honnêtement, je ne prends même pas la peine de réfléchir deux secondes avant d’embrayer à sa suite. Il sait que je l’ai aidé, et il en fera de même, du moins je l’espère. A la vue de ses réflexes, je dirais que c’est une créature surnaturelle, sa façon de se mouvoir et de renifler l’air je penche pour un lycanthrope. Comme quoi la vie est surprenante, un chasseur et un loup qui s’allient, on aura tout vu et pourtant ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. « File-moi ton sac, on ira plus vite ! dit-il en attrapant mon sac par la bandoulière. » Là cette fois je réfléchis un peu plus longtemps, je rechigne toujours à donner ce genre de choses à des inconnus, ou même à des gens que je connais d’ailleurs. Seulement il s’agit ici de ma vie et je ne veux pas la perdre, loin de là. Je lui lance mon sac qu’il attrape avant de courir à sa suite. « Suis-moi, j’ouvre le passage. » Oui de toute façon j’avais pas l’intention d’aller faire du tourisme pour prendre en photo des mecs avec des fusils d’assauts pointés sur ma trogne. Il y a peut-être marqué humain sur ma tronche mais pas troufion.
Nous courrons donc pour sauver nos vies, et semer ces abrutis quand tout d’un coup, le loup m’arrête avec son bras, il a vu quelque chose et d’un regard rapide, je le remarque également, un piège, le garçon prend une branche morte pour le déclencher. Non mais est-il suicidaire ou ça se passe comment ? Le gars aurait pu mettre une bombe en démarrage ou se bouffer une balle entre les deux yeux. J’aurais tout vu. Quoi qu’il en soit nous reprenons notre course effrénée. Pas le temps de niaiser, si on veut les semer, il faut avancer.
Mais alors que nous passons à côté d’une tourbière, je m’arrête avant de lui dire de me rejoindre et de lui intimer l’ordre de se barbouiller les mains et le visage de boue pour faire en sorte de brouiller les pistes olfactives. Dans le noir il y a peu de chance qu’ils remarquent les traces de boue. Voilà notre porte de sortie. Il parle à nouveau pour dire des choses évidentes. Bien évidemment que je ne vais pas me mettre dans le faisceau de leurs lampes, je ne suis pas débile. J’avance donc en courant à nouveau, pour ma vie, pour la sienne aussi, un peu. Non beaucoup en réalité. Si je suis là c’est parce que je veux le sauver lui.


▼▲▼

Nous nous arrêtons sur un tertre en hauteur quand les aboiements des chiens se font moins présents et que les lampes sont au loin. Enfin en sécurité, je peux reprendre mon souffle qui se fait haletant. Je ne suis pas un très grand sprinteur, mais comme tout le monde devant la menace je cours aussi vite qu’un Jamaïcain. « Nous les avons définitivement semés, je crois.[/color] » Je ne réponds rien et tente de calmer mon rythme cardiaque, les mains sur les genoux et le corps plié en deux. Je fais rapidement un petit étirement pour tenter de délier les muscles et souffler profondément. Le garçon finit par me rendre mon sac et je lui adresse un simple hochement de tête en guise de merci, trop essoufflé pour arriver à lui dire quoi que ce soit. « Je m’appelle Chad… Merci pour le chien. » Des présentations, sommaires, et des remerciements. Je l’aime bien ce petit, au moins il joue la carte de l’humilité et il ne me saute pas à la gorge quand il a remarqué ce que j’avais dans mon sac. Oui, il sait que je suis un chasseur, inutile de faire des mensonges inutiles. Je suis un peu moins essoufflé à présent et je m’ose à lui parler. « Samael. Merci pour le sac. » Je lui retourne les remerciements et je me tais à présent, je regarde les environs, à la recherche d’une quelconque menace. Mais pour le moment, il n’y a rien de dangereux dans les parages, alors je m’estime enfin satisfait de cette constatation.
Je finis enfin par ranger mes armes et récupérer mon simple pistolet neuf millimètres que je mets dans mon holster à la hanche. Au moins si jamais le besoin s’en fait ressentir, je ne me sentirais pas totalement désarmé. Car un loup face à une foule de chasseur, il ne fera pas long feu si je ne l’aide pas un tant soit peu. « Tu foutais quoi là-bas ? Il faut pas rire avec ces bâtards, t’aurais pu te faire trouer l’cul. » Oui, ma façon de parler est parfois brutale et grossière, surtout dans un cas comme celui-ci où je suis plutôt sur les nerfs. J’ai perdu l’occasion de les espionner pour les descendre un autre jour. Quoi qu’il en soit, j’ai également pu apprendre leur façon de fonctionner quand ils traquent. Et ils sont mauvais face à de bons chasseurs comme nous deux, lui parce que c’est son instinct, moi parce que c’est mon job.


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Dim 25 Fév - 16:26

[HRP]:
 

La croisée des chemins
Chad
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— Samael. Merci pour le sac.

Le silence retombe, assourdissant de non-dits. J’ai trimbalé son barda comme s’il ne pesait rien. Un fatras aux tintements trop métalliques pour être innocent. Samael guette l’obscurité. Il n’est pas effrayé, il fait son job. Celui du chasseur qui couvre ses arrières… Dans quel pétrin me suis-je fourré ? Il n’a pas l’air d’être du même gabarit que les pourris du ranch, mais quoi qu’il en soit, nous sommes implicitement dans des camps opposées l’un à l’autre.

Lorsqu’il range son sac, dont le contenu a été un peu remué dans la course, je le vois non sans inquiétude glisser une arme dans son holster. Je n’ai pas envie de l’avoir dans mon dos, et la réciproque doit être vraie.

— Tu foutais quoi là-bas ? Il faut pas rire avec ces bâtards, t’aurais pu te faire trouer l’cul.
— Je…


Il n’y va pas par quatre chemins. Son ton est rustre, mais franc. Cela me rassure sur mon sort immédiat. « bâtards » Il ne semble pas les porter dans son cœur. Où se situe-t-il dans le paysage du surnaturel. Je crains que si je lui dis mon dessein, de me retrouver avec une balle parfumée à l’aconit entre les deux yeux. Néanmoins, il m’a clairement aidé et son attitude paraît plus protectrice que vindicative même si son ton est bourru. Adriann se fait de plus en plus absent, le wendigo semble passer une mauvaise passe. Je me retrouve donc seul avec ce projet de fou. L’autre personne au courant de mon plan est Matthias. C’est sa fraternité au campus qui me sert d’yeux et d’oreilles passives sur ce qu’il se passe à Beacon Hills. Mais Matthias était dans le même avion que Matrim, celui qui s’est cassé la gueule au-dessus du Tibet. Ruby a senti le drame, mais le lien avec mon frère de meute n’est pas éteint. Il est vivant, je souhaite de tout cœur que mon amis l’est également.

Quoi qu’il en soit, j’ai refusé que Mick se mêle de mon projet. Il a déjà assez de soucis et suffisamment d’emmerdes qui planent sur sa tête. Je suis donc seul à jouer un jeu dangereux. Ce gars, ce Samael, il ne semble pas avoir froid aux yeux. Il faut que j’en sache plus sur ses affinités avec les loups. Déjà il ne semble pas tirer sur tout ce qui bouge, vu que je suis encore vivant et cela grâce à lui. Il pourrait être un bras armé bien utile. Mon but n’est pas de dégommer tous les chasseurs. J’ai leur sang qui coule dans mes veines. Mais simplement d’équilibrer les forces. Au contact de mon cousin, Chris, je sais que la chasse est légitime dans certains cas. L’alpha qui m’a mordu, m’a appris à me contrôler à coup de poing dans le visage. J’ai réussi en une seule lunaison, non par peur de ses coups, mais parce que de base j’ai un caractère plutôt affable. Mais d'autre n'ont pas cette chance. Je m’essuie les mains sur mon jean couleur nuit et la tends au type qui m’a sorti d’un beau merdier. Je crois qu’il tourne à la franchise, alors j’ose. Je laisse mes yeux luire, non par menace, simplement pour qu’il constate leur couleurs dorées. Pour ne pas perdre l’estime de Mick, je ferais tout pour ne pas perdre cette innocence.

— Je suis Chad Wilder. J’ai été mordu l’année de mes dix-huit ans par l’alpha qui tient la meute la plus puissante de Boston. J’ai voulu quitter cela en venant ici… pour mieux y replonger.

Je soupire. Nul n’échappe à son destin…

— J’enquête sur les chasseurs, un peu trop nombreux dans la région. Il… Il n’est plus question de chasse ici, mais de jeux sordides pour ceux- là, dis-je en pointant vaguement l’endroit d’où nous avons décampé. Ou de vente d’organes d’êtres surnaturels pour un autre groupe, qui a déjà tenté de me débiter en tranches... Ces deux clans sont rivaux…

Je n’avance pas plus dans mon raisonnement, de les jeter les uns contre les autres. Les faire s’entre-tuer sans me salir les mains. Je tiens ce qui amènera le clan des bouchers ici avec comme appât, la présence supposée d’un surnaturel rare. Reste plus qu’à provoquer l’incendie de la grange des cow-boys, et ils se mettent sur la gueule. Seulement ce n’est pas si facile à faire. Il faut gérer le timing, et arriver à foutre le feu à cette grange sans se faire prendre. Et vu ce qu’il s’est passé ce soir… Je suis architecte, pas soldat. Je guète les réactions de Samael, voir ce qu’il pense de tels chasseurs. Est-il prêt à collaborer avec un loup, assurer ma protection. Car ce soir je me rends compte de mon inconscience. Certes, j’ai de meilleurs réflexes, des sens accrus, cela ne fait pourtant pas de moi un guerrier. Avec les emmerdes successives de la meute, je finis par m’aguerrir, mais j’ai loin d’avoir le niveau de ce gars qui me jauge du regard.



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Samael Washington

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Lun 26 Fév - 20:09


☾ la croisée des chemins.
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▼▲▼


A l’heure actuelle, la seule chose qui m’importe réellement c’est de nous mettre tous les deux à l’abri. Rester ici c’est signer notre arrêt de mort, car s’ils retrouvent notre trace, ils viendront plus nombreux et ils n’auront aucune pitié à nous descendre, voire pire. Les deux hommes pourraient finir comme cobaye ou comme proie pour des jeux horribles. Je ne me laisserais pas faire, je préfère encore me faire sauter la tête d’une balle pour ne pas avoir à subir tout cela. Je suspecte toujours le fait qu’ils puissent être à nos trousses. Ils n’abandonnent pas aussi facilement et je préfère donc rester sur mes gardes, mon arme à portée de main au cas où je doive dégainer de toute urgence.
Puis lui qui vient dans ce genre d’endroit, à faire je ne sais quoi. Un loup-garou près d’une ferme remplie de chasseurs sanguinaires. A quoi joue-t-il ? Je crois qu’un petit sondage vis-à-vis du jeune homme nommé Chad s’impose. Il faudrait partir, rapidement, je dois le mettre à l’abri, je dois faire en sorte qu’il reste en vie, sain et sauf. Quoi qu’il en soit, je préfère que l’on reste ensemble, et pour le moment il n’y a aucun signe de danger. « Je suis Chad Wilder. J’ai été mordu l’année de mes dix-huit ans par l’alpha qui tient la meute la plus puissante de Boston. J’ai voulu quitter cela en venant ici… pour mieux y replonger. » Il a approfondi sa présentation et m’expose clairement qui il est, me livre une partie de sa vie. Au moins il me propose sa version des faits avant que je n’en ai une autre. Il serait bon que je fasse la même chose, mais je ne m’y résous pas. « J’enquête sur les chasseurs, un peu trop nombreux dans la région. Il… Il n’est plus question de chasse ici, mais de jeux sordides pour ceux- là, dis-je en pointant vaguement l’endroit d’où nous avons décampé. Ou de vente d’organes d’êtres surnaturels pour un autre groupe, qui a déjà tenté de me débiter en tranches... Ces deux clans sont rivaux… » Au moins il est cash et il m’expose de but en blanc les raisons qui l’ont poussé à s’introduire aussi près de chez ces salopards. Il a raison, la présence d’autant de chasseurs à Beacon Hills est étrange. Pourtant, il ne faut pas non plus s’alarmer car cela ne fait que répondre à une très grande présence d’êtres surnaturels dans la ville. C’est vrai que je trouve cela aussi étrange et ce qu’il me dit me semble vraiment plus grave que ce que je pensais.
Je dois maintenant penser à ce que je vais faire. Vais-je l’aider ou vais-je rester dans mon coin ? Parce que si je dois lui apporter mon soutien, je vais devoir m’engager corps et âme dans ce conflit qui va arriver. Et je ne suis pas certain de le vouloir en réalité. Non pas que cela me fasse peur, mais parce que je tiens à ma couverture. Lui sait maintenant que je suis un chasseur, et j’aurais préféré que ça ne se sache pas. Il ne me dit pas ce qu’il veut, mais je comprends aisément qu’il va faire, il va les piéger. Comment, je n’en sais absolument rien. Je ne vais pas sonder ses plans car ça ne me regarde pas, mon boulot était de le protéger à l’instant présent, et s’il veut foncer droit dans la mort, je ne l’en empêcherai pas, mais pas là, pas maintenant. « Je suis Samael Washington. Chasseur à mes heures perdues et herboriste ainsi qu’antiquaire. » La façon dont j’ai parlé est plutôt sèche sans pour autant être froide. Je veux montrer que le sujet est clos et que je ne souhaite pas en parler plus profondément. Chad sait maintenant que je ne suis pas un mauvais chasseur, ou du moins que je ne suis pas comme eux. Je ne suis pas comme ces monstres que l’on a croisé.
Maintenant je reprends mon sac et je fouille dedans pour prendre une lampe torche que j’allume pour regarder à droite et à gauche, il n’y a aucune présence, ni animale, hi humaine. De toute manière, le loup l’aurait bien senti. « Bon Chad, on ne devrait pas rester ici. » En réalité je ne me sens pas totalement en sécurité, la seule chose que je veux faire c’est de partir et de ne pas remettre les pieds ici. Je range mon flingue dans le holster qui pend à ma hanche pour sortir le fusil d’assaut que je garde en main, on est jamais trop prudent. Le mieux à faire c’est de retourner à nos véhicules propres. Je vais l’accompagner jusqu’au sien et après j’irais au mien par mes propres moyens. Pour ma part, je suis plus à même de m’en sortir en faisant une entourloupe de première, je suis chasseur, humain, je ne les intéresse pas, et comme je suis chasseur, je pourrais aisément les tromper et leur faire croire que je joue dans la même cour qu’eux. « Et je te préviens, ne rigole pas avec eux. J’ai vu et entendu des choses horribles à leur propos. » En disant cela, je me rends compte d’une chose, je bafoue mon credo, je tue ceux qui tuent. Il faudrait que je prenne vraiment compte de cela. Ma décision est prise, je vais l’aider, je vais l’aider à les tuer.


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Sam 3 Mar - 14:39

La croisée des chemins
Chad
ft.
Samael
J’observe ses réactions. J’en ai dévoilé beaucoup. Pourtant, je pense prendre un risque calculé. Ce gars est trop brut de décoffrage pour me jouer une quelconque comédie. Il avait réellement les autres chasseurs aux trousses, après m’avoir aidé en éliminant le chien, qui me pistait. L’ennemi de mon ennemi est potentiellement mon ami. Je scrute ses réactions. Il semble tergiverser.

- Je suis Samael Washington. Chasseur à mes heures perdues et herboriste ainsi qu’antiquaire.

Antiquaire… Je n’ai pas un bon souvenir des antiquaires avec Elias Argent et sa boutique au centre-ville. Chasseur et herboriste… Tous les chasseurs le sont, poudre de sorbier, aconit napel, sans parler des substances paralysantes dont ils enduisent leurs balles ou leurs flèches comme la bave de kanima. Je suis moyennement rassuré par l’énoncé de ses compétences, mais ça le mérite d’être franc. Je décide de retenir cette caractéristique chez Samael, particularité qui a toujours été pour moi une qualité, même si parfois la franchise peut blesser, elle a le mérite de savoir où l’on pose les pieds.

Avec mon père, j’ai appris à naviguer en eaux troubles, celles de la jet-society de Boston, un vrai panier de crabes, où les faux semblants et l’hypocrisie sont de mise. Là où les crimes ne font peut-être pas couler le sang, mais n’en ruinent pas moins des milliers de vies.  Je mets d’ailleurs ce talent au profit de Mick, usant de ma bouille d’ange de fils à papa et de mes bonnes manières, pour obtenir ce que nous cherchons. Les faux-semblants ne sont pas dans ma nature, mais issus de mon éducation bourgeoise. Je sais endosser ce masque trompeur, comme redevenir ce jeune architecte exalté par son métier, celui qui a plus à mon humain préféré. Si je montre à Samael de quoi je suis capable, il y a un moyen de faire une association efficace. Il a clairement ce qui me fait défaut, l’expérience du terrain.

- Bon Chad, on ne devrait pas rester ici.
- En effet, c’est peu prudent Samael.


Ma décision manque de rationalisme, c’est un chasseur. Portant je décide de lui faire vraiment confiance. Au feeling. Mon cousin est également un chasseur, un chasseur qui a su ouvrir les yeux sur notre monde qui n’est pas noir ou blanc, mais d’une infinité de couleur. Je commence à croire que tout n’est pas perdu et que ceux qui potentiellement peuvent me traquer si d’aventure, je m’écartais d’une ligne de conduite au tracé imprécis et ténu, fassent leur vrai boulot, que j’imagine dans un monde idéal, être une sorte de police pour le monde surnaturel.

Nous bougons en direction de ma voiture. Par prudence, nous allongeons le trajet. Brouiller les pistes. Samael est dans son élément. Il a une expérience certaine, et aurait beaucoup à m'apprendre. Ce marécage et sa faune hostile sont loin des salons bostoniens. Mais ici, où là-bas, la vie d’un homme se décide parfois par quelques mots.

- Et je te préviens, ne rigole pas avec eux. J’ai vu et entendu des choses horribles à leur propos.
- Je ne plaisante pas. J’ai un plan, que je pense viable. J’ai un réseau d’informations solides. Mais j’avoue ne pas posséder la pratique du terrain.


Comment le convaincre ? À ses yeux, je dois passer pour un jeunot bien naïf et optimiste. Comment gagner le respect de ce baroudeur qui en a vu des vertes et des pas mûres.  Inutile de tenter de le bluffer.

Enfin, après une longue marche, nous arrivons non loin de ma voiture. Une Maserati, la GranTurismo S. V8 ouvert à 90°, 440 chevaux, boîte semi-automatique séquentiel, un bijou de mécanique. J’en avais assez que Mick frime avec sa Camaro. Je sais bien que c’était un pur caprice de gosse de riche, le premier cependant. Je n’ai jamais été matérialiste.  Cela avait fait fléchir mon père qui, au lieu de débloquer les fonds sur l’un de mes comptes qu’il gère depuis que je suis enfant, m’avait offert ce cadeau insensé pour la réussite à mes examens et l’obtention de mes diplômes. Samael marque un temps d’arrêt devant ma caisse. Mais pas le temps de s’extasier, ou de me dire que je ne m’emmerde pas avec ce genre de bagnole, la nuit est  dérangée par les phares de deux grosses voitures. Les Cow-boys semblent chercher leur proie.

- C’est là que nous allons savoir si notre duo fonctionne Samael.

J’arrange ma veste et réarrange mes cheveux, virant ma frange et dégageant mon front.

- Jouez votre rôle de chasseur. Moi je suis un fils à papa. Un gosse de riche arrogant qui ne sait rien du monde surnaturel et qui vient de se faire une belle frayeur.

Je n’attends pas sa réponse. De toute façon, fuir dans cette configuration est voué à l’échec. Je souffle bruyamment pour évacuer le stress, ouvre rapidement ma portière et fouille dans le vide poche. Victorieux, je montre un flacon d’une eau de toilette de marque. Regard incrédule de mon vis-à-vis qui doit penser que j’ai perdu la tête.

- Pour les chiens, dis-je en m’aspergeant copieusement.

Et aussi pour les chasseurs. Un type avec une bagnole qui coûte quatre fois le prix d’une voiture ordinaire et qui embaume comme une pute de bordel, ne peut de toute évidence pas être un loup sauvage. Le paraître. Les faux semblants, ça j’ai appris à faire et j’ai été plutôt bon élève. Je lève un bras lorsque le faisceau des phares nous aveuglent. Leurs voitures s’arrêtent. J’avance la démarche d’un type qui se veut assuré, mais qui vient d’avoir la trouille de sa vie.

- Holà men ! Vous avez vu la bête ? J’ai failli avoir un accident ! J’ai mal distingué la forme. C’est passé à ça de mon pare-chocs, dis-je en écartant mon pouce et mon indexe de dix centimètres. Heureusement ce monsieur a dévié l’attention du fauve et sa trajectoire. Je ne suis pas certain que mon assurance aurait fonctionné si je l’avais cartonnée.

- Il est parti vers où votre fauve ? interroge une voix qui traîne un accent imitant assez mal le texan.

Des portières claquent, des types s’approchent, un chien aboie. Je prends la pose du jeune flambeur arrogant, sourire aux lèvres, mais regard inquiet du riche qui craint de se faire dépouiller.

- Vous allez le coincer ? C’est quoi à votre avis ? Un puma ? Un gros lynx ?


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Sam 3 Mar - 20:00


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Voilà trop longtemps que j’aurais dû me mêler de cette histoire. Où est donc passé mon code, et se cache ma ligne de conduire qui vise à tuer ceux qui tuent ? Qu’ils soient de simples humains ou des créatures surnaturelles, ça ne change rien. J’ai manqué à mes devoirs pour ne pas briser ma couverture dans cette ville. Seulement des choses horribles sont perpétrés et je ne supporterais pas plus une si profonde agonie des innocents de Beacon Hills. Samael Washington aurait dû agir, mais il ne l’a pas fait. Il est grand temps que cela change. Peut-être est-ce la vue de ce garçon qui fait que je décide de me sortir les doigts du cul, ou alors parce que j’ai vu ce qu’ils ont fait de mes propres yeux plutôt que d’écouter les palabres de péquenauds trouillards. Mais le chasseur va se réveiller, et attention aux yeux, ça va faire mal. La prochaine fois je ramènerais du plus gros calibre. Mon lance-roquettes attend sagement dans la cave d’être dépoussiéré. Il ne me manque qu’une chose, couvrir quand même les pistes, faire en sorte que l’on ne me soupçonne pas. Seul, je ne ferais pas long feu. A moins que je ne me fonde dans la masse, ou que je me trouve de solides alliés, chose que je n’ai pas fait non plus. Quel con je peux faire parfois. Quoi qu’il en soit, je trouve en la présence de Chad une personne qui sera prête à m’épauler, car je vois clair dans son jeu, je sais pourquoi il était là-bas, tout son être pue la vendetta et le désir d’exploser ces fils de pute. « Je ne plaisante pas. J’ai un plan, que je pense viable. J’ai un réseau d’informations solides. Mais j’avoue ne pas posséder la pratique du terrain. » Un sourire se fige sur mes lèvres. La pratique du terrain je la possède moi. Si l’on doit s’allier, je crois que les deux clans de chasseurs ont vraiment du soucis à se faire. La cerveau fourbe du loup et la fougue destructrice du tueur. La vie réserve de bien belles surprises parfois.
Nous finissons par arriver face à la voiture du jeune homme, et je marque une seconde de surprise à la vue du véhicule. Ça va, il y en a qui ne se font pas chier. J’aurais beau trimer toute ma chienne de vie je n’arriverais même pas à m’en offrir une pareille. Ce qui me fait dire que ce garçon est soit totalement con, soit il a le cœur sur la main ou a vécu quelque chose d’horrible pour se lancer dans une telle guerre ouverte avec ces chasseurs. Voire un peu de tout en réalité. Mais je ne suis personne pour juger, étant donné que ma vie n’a pas été qu’un parcours tout rose bonbon. J’allais parler quand les phares de deux quatre-quatre percent la nuit. Les voilà, ils nous ont retrouvé en sillonnant les rues ; je ne me fais pas de soucis, tout ira bien, mais il faut savoir la jouer fine. J’ai toujours mon fusil d’assaut à la main, mais je le range rapidement dans mon sac pour qu’il n’y ait aucune trace éventuelle de ma trace dans le meurtre du chien de tout à l’heure. « C’est là que nous allons savoir si notre duo fonctionne Samael. » Un fin sourire illumine à nouveau mon visage. En effet, notre duo va marcher, je le sais. J’ai été bon comédien dans ma vie, notamment pour faire croire aux autorités que j’ai toujours été blanc dans les affaires que j’ai causé, comme la mort de mon père ou encore la mort de cette connasse de mentaliste qui m’a obligé à faire des jeux macabres avec elle. Chad se réarrange de façon vestimentaire. « Jouez votre rôle de chasseur. Moi je suis un fils à papa. Un gosse de riche arrogant qui ne sait rien du monde surnaturel et qui vient de se faire une belle frayeur. » S’il croit que je vais écouter son plan qui pue la merde, il se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Dans l’histoire c’est moi qui prend les risques et je ne le supporterais pas. S’ils savent que je suis un chasseur, je suis dans la merde, mais il ne peut pas le savoir ça. Chad attrape une bouteille d’eau de toilette dans la portière de sa voiture et s’en asperge. Pas bête pour le coup. « Pour les chiens. » En effet, ils reconnaîtront son odeur. Moi je n’ai été poursuivis que par des humains, donc ils ne sont pas doués d’un odorat développé, à part pour sentir l’odeur nauséabonde de leurs flatulences pestilentielles.
Le jeune loup est vraiment doué dans son rôle, il joue l’air terrifié et il arrive à en être totalement convaincant. Son aide me sera vraiment utile si je dois m’impliquer dans cette horreur sans nom. « Holà men ! Vous avez vu la bête ? J’ai failli avoir un accident ! J’ai mal distingué la forme. C’est passé à ça de mon pare-chocs ! Heureusement ce monsieur a dévié l’attention du fauve et sa trajectoire. Je ne suis pas certain que mon assurance aurait fonctionné si je l’avais cartonnée. » A moins maintenant de me montrer assez discret pour que leur attention reste focalisée sur Chad. A leurs yeux je ne suis qu’un pauvre type qui agite un sac énorme et qui pèse une tonne. Probablement bourré. Ça j’ai pas besoin de me forcer, je l’ai tellement été dans ma vie que le contrefaire est une seconde nature. « Il est parti vers où votre fauve ? » A mon tour de jouer. Je vois d’autres hommes sortir des voitures et je commence à faire semblant de tituber. Je les regarde du coin de l’œil et vois qu’ils ne sont pas armés pour le moment, les armes doivent être dans les véhicules, et je crois que c’est mieux comme ça. « Vous allez le coincer ? C’est quoi à votre avis ? Un puma ? Un gros lynx ? » Il en fait peut-être un peu trop. Mais c’est sûrement mieux comme ça. Qu’il joue son rôle de fils à papa complètement traumatisé. Si je tombe dans le panneau, ils tomberont aussi dedans surtout vu qu’ils ont l’air complètement débiles comme des huîtres accrochées à leur rocher.
Je m’approche de Chad d’un pas lourd, comme si j’avais une patte folle et je pose ma main sur l’épaule du jeune gars tout en ayant un visage faussement blême et un vilain strabisme. Au moins ils ne penseront pas que ce soit moi qui courrait comme une taré tout à l’heure. « J’vous jure, j’ai… oh attendez, j’crois j’vais vomir, dis-je en mimant un vieux haut le cœur et je prends deux secondes pour reprendre faussement mes esprits. J’faisais du stop pour rentrer chez moi quand j’ai vu un truc noir bondir sur la route, j’ai juste eu le temps de frapper un coup avec mon sac et il a parti comme une furie c’te truc ! » Je commence à faire semblant d’avoir la tête qui tourne avant de me détacher de Chad pour m’appuyer sur sa voiture. J’ai fait exprès de parler comme un cul terreux pour qu’ils ne me pensent pas impliqué dans toute cette affaire, ainsi l’histoire de l’auto-stoppeur sera plus convaincante, le pauvre type même pas assez riche pour avoir une voiture et qui doit rentrer à piaule pour la nuit. « Un truc de dingue j’vous jure les gars, c’était gros… comme votre chien, non peut-être plus. Putain z’avez pas du whisky ? Faut qu’j’oublie la frousse que j’ai eu, j’ai faillis mouiller mon slip avec ces conneries ! » Je ferme les yeux et me détourne pour aller dans le bas côté, à l’abri de leur regard pour me foutre discrètement deux doigts dans la bouche pour me forcer à vomir. L’effet est immédiat avec l’odeur de ma transpiration et celle des armes à feu que j’ai manipulé, je rends mon repas du midi dans un bruit écœurant. Je reviens vers eux en m’essuyant la bouche comme un gros dégueulasse avec la manche de mon blouson avant de les regarder avec un air totalement abruti. « Il a parti par là, dans c’te direction là ! dis-je en pointant la plaine à notre gauche du bout de mon doigt tremblant. » J’espère que ce petit cirque marchera, je n’ai pas envie de finir la soirée en me baignant dans leur sang. Parce que si cela vient à dégénérer, ce n’est ni Chad, ni moi qui allons mourir, mais bien eux.


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Ven 9 Mar - 17:54

La croisée des chemins
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Pas le temps de nous mettre d’accord sur un plan, la compagnie est déjà là. Je lui ai dit le rôle que j’allais jouer. C’est à dire briller de mille feux et me montrer, que personne n’imagine que je cherche à me planquer. Comme je le dis souvent à Mick, la meilleure des cachettes est souvent sous le nez des gens. Ce soir, je mise sur ce principe. Affirmer que je suis serein à cent pour cent, serait mentir, mais je n’ai pas d’autre choix.

Je fais l’arrogant, joue avec le bracelet de ma montre hors de prix, cadeau de ma mère pour ma réussite au lycée. Je n’ai pas besoin de jouer au fils à papa, j’en suis un. Même si les deux années écoulées à Beacon Hills m’ont changé. Mais c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. Une façon de me tenir, les mots que je choisis avec préciosité pour montrer à l’autre combien il n’est pas de mon monde. J’espère seulement ne pas procurer une réaction inverse, pour finir par me faire braquer par ces bouseux, mais pour une tout autre raison que celle qui nous occupe tous.

-J’vous jure, j’ai… oh attendez, j’crois j’vais vomir.

La voix de Samael jaillit, rocailleuse et dérangeante. Je n’ai pas besoin de mimer mon dégoût. Il s’agrippe à mon épaule, je fais une grimace éloquente en direction des chasseurs, comme si leur présence pouvait me mettre à l’abri d’un alcoolique.  Si mon regard exprime du mépris, c’est loin de ce que je ressens réellement. La tactique est rusée, car en imitant l’ivresse, il se dédouane d’être potentiellement un loup qui n’est pas sensible aux effets de l’alcool. En accréditant mes dires, il devient mon témoin. Brillant.

- J’faisais du stop pour rentrer chez moi quand j’ai vu un truc noir bondir sur la route, j’ai juste eu le temps de frapper un coup avec mon sac et il a parti comme une furie c’te truc !

Samael se décolle de moi, je m’écarte comme si j’étais incommodé. Il s’appuie sur ma voiture, je lui lance un regard noir. Notre numéro fonctionne parfaitement.

- Un truc de dingue j’vous jure les gars, c’était gros… comme votre chien, non peut-être plus. Putain z’avez pas du whisky ? Faut qu’j’oublie la frousse que j’ai eu, j’ai faillis mouiller mon slip avec ces conneries !

Je grimace, mais hoche vigoureusement du chef pour garantir que le poivrot n’exagère pas. Lorsque Samael se fait vraiment vomir, je sers les dents, ses borborygmes me donnent réellement la nausée, et pas qu’à moi si j’en crois les chasseurs grimaçants. Mon nouvel allié, finit par indiquer une direction. Les autres se tournent comme un seul homme vers les profondeurs obscures d’un terrain accidenté et plein de broussailles. Je jurerai voir Samael me faire un clin d’œil à ce moment-là. Il y a un moment de flottement chez les cow-boys. Ils doivent évaluer l’intérêt de poursuivre leur proie ou non sur un terrain aussi accidenté.

- Vous allez l’avoir hein ? Dis-je d’une voix qui se veut admirative, pour des types qui ne m’inspirent que le dégoût et la colère.

Mon petit coup de pouce fait basculer leur décision.

- Ne restez pas là et rentrez chez vous monsieur.
- Je n’ai pas envie de m’éterniser ici
, m’exclamè-je.

Je feins de monter dans ma voiture puis réfléchir. Je regarde Samael avec un air contrarié.

- Je vous dois de m’avoir évité un accident. Je vous ramène chez vous mon brave ! Mais tâchez de ne pas salir ma voiture !

Les portières claquent, comme les culasses des armes. J’embraye et démarre rapidement avant que les autres changent d’avis. Dans le rétroviseur, je les vois s’enfoncer dans la nature et la nuit.

- Vous avez pris des cours de comédie, ou c'est la rémanence d’un vécu ? C’était très réaliste ! Questionnè-je d'un ton neutre qui ne porte qu'un seul jugement, celui de notre réussite à nous casser de ce merdier.

Rapidement nous rejoignons une voiture garée sur le bas-côté, la sienne. Nous nous en sortons cette fois-ci, mais si ces types nous revoient à roder dans les parages, ils ont beau être de parfaits abrutis, ils ne se laisseront pas avoir par un nouveau numéro. La prochaine partie sera délicate.

- Peut-être envie de vous rincer le gosier avec un verre ? Je vous suis. On sera plus à l’aise pour parler dans un bar ou un pub, ou n'importe ailleurs qu'ici.

Je le laisse choisir le lieu où s’en jeter un derrière la cravate, car je n’ai pas vraiment envie d’amener un type de cet acabit dans l’un de mes lieux de détente de prédilections. Ne pas mélanger plaisir et travail. Une règle immuable.


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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Ven 13 Avr - 10:43


☾ la croisée des chemins.
Run boy run! This world is not made for you. Run boy run! They’re trying to catch you. Run boy run! Running is a victory. Run boy run! Beauty lays behind the hills. Run boy run! The sun will be guiding you. Run boy run! They’re dying to stop you. Run boy run! This race is a prophecy. Run boy run! Break out from society.

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Ce petit cinéma me semble totalement convaincant, du moins à moi, pareillement, Chad a l’air totalement éberlué, et c’est exactement le but recherché. Dans ce cas, je sais très bien que ça a marché et que les chasseurs vont tomber dans le piège. Ma sécurité passe avant tout, parce que moi je suis mêlé aux histoires des autres mieux je me porte. L’anonymat a toujours été la clé de ma réussite, agir dans l’ombre et frapper dans le dos pour faire mes tueries sanguinaires. J’ai toujours agi ainsi et cela ne m’a jamais porté défaut. Pour preuve, les nombreux meurtres dont je suis l’instigateur n’ont jamais remonté à ma personne. Oui, je suis un tueur, il ne faut pas se le cacher, parfois je tue des hommes, parfois des créatures, mais toujours pour une bonne raison, ce n’est jamais gratuit. C’est ma ligne de conduite, il y a des limites à ne pas dépasser. « Vous allez l’avoir hein ? » La voix de Chad me paraît elle aussi très cinématique. Dans tous les sens du terme, que ce soit pour la comédie mais également pour le geste, parce qu’il parle comme s’il les admirait, mais quand je vois son poing dans son dos qui se serre je comprends qu’il se force et qu’il se retient de leur sauter dessus. J’aurais envie de sourire et de rire, mais ce serait trahir tout ce que l’on a fait. « Ne restez pas là et rentrez chez vous monsieur. » Ce n’est pas comme si nous avions envie de nous éterniser dans cet endroit avec des enculés comme eux. « Je n’ai pas envie de m’éterniser ici, dit-il en me jetant un regard comme s’il savait déjà ce qu’il allait dire, et c’est le cas de toute manière, comédie. Je vous dois de m’avoir évité un accident. Je vous ramène chez vous mon brave ! Mais tâchez de ne pas salir ma voiture ! » Je le remercie d’un léger grognement et monte dans la voiture pour que l’on puisse partir dare-dare sans demander notre reste. Chacun repart dans son coin et un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres.
Il me regarde à nouveau, un air neutre, mais déterminé, je sais très bien que l’on a réussi, mais ce n’était qu’un coup de la fortune. Mais de toute façon la réussite n’est souvent qu’une question de chance, il ne faut pas se leurrer. « Vous avez pris des cours de comédie, ou c'est la rémanence d’un vécu ? C’était très réaliste ! » Je ne souris pas, je ne ris pas, je reste neutre à mon tour, dois-je tout lui dévoiler, ou au contraire ne rien dire pour garder une part de mystère. J’ai une décision à prendre, une décision qui marquera tout le reste de ma vie à Beacon Hills. Personne ne sait qui je suis réellement, et si je décide de parler ou de me taire, cela changera tout à tout jamais. Je hausse les épaules comme simple réponse et décide de garder le silence pour le moment. Il me ramène à ma voiture et je le regarde avec un air gratifiant, parce qu’il m’a aidé même si je l’ai aidé également, inutile de compter les points désormais. « Peut-être envie de vous rincer le gosier avec un verre ? Je vous suis. On sera plus à l’aise pour parler dans un bar ou un pub, ou n'importe ailleurs qu'ici. » Oui, ce serait préférable, ma décision est prise, je dois lui dire, je dois lui expliquer les clauses du contrat, car oui, je vais rentrer en course avec lui. La course de la tuerie. Le tueur avec le lycanthrope, un grand n’importe quoi, mais il ne tue pas, la preuve avec ses yeux qui sont toujours oranges. « Suivez-moi, je vous emmène dans un bar, j’ai à vous parler. » Je rentre dans ma voiture et je démarre sans demander mon reste, le sac rempli d’arme dans le coffre, bien en ma possession.
Après avoir roulé pendant plusieurs minutes, nous arrivons en ville et je me dirige vers un petit pub sans aucune fréquentation à cette heure-ci, c’est un endroit un peu reculé dans lequel nous serons à l’abri des oreilles indiscrètes, je me gare et sors afin de l’attendre. Une fois réunis, nous rentrons dans le bar et je m’installe à une table isolée avant de commander un double whisky sec sans glace. Je laisse mon acolyte prendre ce qu’il veut avant de planter mon regard dans le sien, je le sonde, j’essaye de voir ce qu’il a dans le ventre. « Je vous l’ai dit, je suis un chasseur. Mais personne dans cette foutue ville n’est encore au courant, j’agis dans l’ombre. » J’ai enclenché le processus, inutile de faire demi-tour, ce n’est absolument plus possible. Le retour en arrière est donc proscrit. J’arrête de parler le temps que le serveur revienne avec nos consommations et j’enfile immédiatement une grosse gorgée de ma boisson qui rince le goût de vomi de tout à l’heure. « Je vous propose un marché. Vous gardez le silence quant à ce que je suis, vous n’en parlez absolument à personne, et je vous aide dans votre vendetta. Je tuerais à votre place, cela ne me dérange pas, ce ne serait pas la première fois de toute manière. Leurs actes sont de pures aberrations de la nature et doivent cesser. » Dans mon regard s’exprime ce que je ressens, la promesse, je lui promets que si jamais il dévoile à qui que ce soit que je suis un chasseur, je le tuerais sans aucune hésitation, peu importe qu’il ait une meute, ils y passeront tous.


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❝ l'écume des jours❞ il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou...
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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Mer 18 Avr - 18:12

La croisée des chemins
Chad
ft.
Samael
Ce type, à côté de moi dans ma voiture.  Il n’est pas normal. Pas dans le sens fou à lier, bien que sa prestation peut le laisser penser. C’est son parcourt personnel qui n’est pas normal. C’est un chasseur. Il a tous les attributs pour. Un sac avec au moins quinze kilos d’armes diverses, le regard méfiant et suspicieux du chasseur et un corps toujours en alerte, prêt à chaque moment. Mis à part son langage peu châtié, il ressemble un peu à mon cousin Chris. Pourtant là, il s’est associé sciemment à un lycan contre d’autres chasseurs. J’en déduis qu’à ses yeux, la chasse se passe avec un code d’honneur.  C’est un peu comme Chris, mais au détail près que mon cousin n’apprécierait pas mon plan. Quand je le dépose à proximité de sa voiture, il me demande de le suivre pour discuter. Je le suis sans discuter. C’était bien mon intention de ne pas en rester là.

Il me conduit à un pub peu fréquenté en ville. Avant de descendre de la voiture, j’envoie un message à Mick, lui résumant brièvement ce que je fais. Je lui dis aussi que j’ai activé la localisation de mon téléphone. D’habitude, je l’enlève, car je n’aime pas savoir son pote informaticien me tracer comme un vulgaire criminel. Mais je dois avouer que si Adriann et moi, sommes sortis vivants du hangar sordide des bouchers, c’est bien grâce à James qui avait pu géo localiser mon téléphone et envoyer Mick à la rescousse, avec celle qui était ma mère.

Mon acolyte de la soirée commande un double whisky. Je ne grimace pas, mais suis moyennement confiant sur les gens qui associent armes et alcool. Mais avec mon projet en tête, je suis mal placé pour faire une quelconque morale. Je commande une bière. L’alcool ne me fait rien et j’ai plutôt soif après la course que je me suis payé ce soir.

- Je vous l’ai dit, je suis un chasseur. Mais personne dans cette foutue ville n’est encore au courant, j’agis dans l’ombre.
- Je comprends le message. Vous êtes en sommes dans la liste rouge. J’en tiendrais compte.


Mais le gars s’avère plus parano que je ne le pensais de prime abord. Il accepte de rouler avec moi à la condition que je conserve son anonymat et insiste lourdement. Il est clair et très pesant sur ce point. Je hoche la tête pour lui signifier que je comprends le message. La discrétion est mère de survie. Mon insaisissable cousin, en est la meilleure des preuves. Jamais là où on l’attend.

Finalement les mises en garde de Samael me plaisent. C’est un solitaire qui agit prudemment et non un fou sanguinaire. Pourtant, il est capable de tuer de sang-froid. Ce que je ne suis pas capable de faire. Lorsque ma mère s’est pris ce carreau d’arbalète, j’ai tué. Il me faut la colère et la douleur pour devenir un tueur. La couleur de mes prunelles atteste que le sang que j’ai versé était légitime. Or, dans l’entreprise de nettoyage que je m’apprête à faire, je m’instaure juge et partie. Je vise des pourris, mais cette guerre fera inévitablement des dégâts collatéraux. Les pourris ont de la famille qui les aime, une famille qui voudra certainement les venger. J’espère minimiser cela, mais… je sais que je joue à un jeu dangereux.

- Je vous aide dans votre vendetta. Je tuerais à votre place, cela ne me dérange pas, ce ne serait pas la première fois de toute manière. Leurs actes sont de pures aberrations de la nature et doivent cesser.
- Je… merci. J’avoue que je n’ai pas l’étoffe d’aller jusqu’à bout. Avant… avant de devenir ce que je suis, j’étais un fils de bourgeois. Presque caricatural. Le gentil propre sur lui. La vie m’a changée, mais pas assez pour que je tue de sang-froid. D’où mon idée de les faire s’entre-tuer entre eux.


Le regard de Samael est fermement ancré dans le mien. Je lis la promesse de m’aider, mais aussi la menace si mon bavardage le met en danger. De toute manière, après m’être allié avec le mafieux local qu’est Amaro, je ne suis plus à ça prêt. L’italien est mon réseau d’information. Par contre je ne peux pas compter sur ses portes flingues qu’il réserve à ses strictes activités. Samael serait mon bras armé. Je choque mon verre contre le sien dans un accord tacite sur les clauses du contrat qui nous lit.

- J’espère quand même bien vous éviter au maximum de tuer du monde. Mais pour être comme un déclencheur d’une tuerie entre deux clans rivaux.

Je lui explique à nouveau mon plan. Les cow-boys ont une idée particulière de la chasse. J’imagine que c’est ce genre de type à appartenir au Ku Klux Klan. Des types qui se croient supérieurs à une autre catégorie. A l’inverse, les bouchers sont des marchands, plus liés au marché de la contrebande.

- J’ai un moyen d’attirer les bouchers sur les terres des cow-boys, en leur faisant croire qu’ils sont en possession d’un wendigo très ancien. Les cornes de wendigo valent plus cher que le diamant ! Et vieux wendigo, dit grandes cornes et avec plus de pouvoir. Les cow-boys dégommeront sans hésiter ceux qui viendraient leur chercher des noises.

J’explique à Samael que mon idée pour mettre chaque clan en colère était de créer un incendie. Mais ce plan a une faille. Les bouchers pourraient se retirer s’ils sentaient l’affaire mal engagée.

- Seulement s’il y a un mort de chaque côté…

Je laisse Samael poursuivre mon raisonnement. Si habilement camouflé, il dégomme un boucher et un cow-boy, les survivants se chargeront de faire le travail à ma place. Restera les éventuels survivants à…

Je suis mal à l’aise avec ces pensées. Je grimace et cherche de l’aide dans le regard du chasseur. Je me sens lâche. Je ne suis pas un sanguinaire. Mon propre plan me fait froid dans le dos. Seulement je me suis juré de venger ma mère, morte en prenant une flèche en plein cœur destinée à Jordan.



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Samael Washington

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins PV Samael   Mer 18 Avr - 19:32


☾ la croisée des chemins.
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La menace n’est pas immédiate et ne prends pas mesure tout de suite. Ce n’est qu’un avertissement, une précaution que je souhaite lui indiquer afin qu’il ne me trahisse pas, nous sommes certes alliés mais je n’hésiterais pas à soit lui planter mon épée dans le cœur et le lui arracher ou lui tirer une balle imbibée d’aconit tue loup entre les deux yeux. Ce n’est pas une plaisanterie, jamais ma couverture n’a été démasquée, je préfère que cela reste ainsi. Même quand j’ai tué mon père ou mon ancienne petite amie – qui était aussi mon bourreau – la police n’a pu remonter jusqu’à moi tant j’ai appris à cacher mes traces et les pistes menant à ma personne. On pourrait dire que je suis un sociopathe, que tuer ne me fait pas peur, et qu’au contraire j’y prends parfois un malin plaisir suivant les cas. Face à un wendigo, je deviens souvent très sanguinaire et c’est jouissif que de leur retirer la vie, mais pour les autres c’est juste une satisfaction vengeresse. Je tue ceux qui tuent. Phrase qui résume parfaitement ce que je pense de la chasse. Je ne suis que le justicier des défunts, même si je ne me considère absolument pas comme tel, parce qu’il faudrait que je respecte la justice pour cela, ce qui n’est pas du tout le cas. La justice je lui pisse à la gueule.
Menace voilée, menace visuelle, le regard peut dire beaucoup plus que la parole, et il faut souvent prêter attention à la façon dont les gens peuvent se regarder, j’interprète toujours tout, faisant gaffe à tous les détails pour ne pas me faire rouler dans la farine. Quand je le vois, quand il soutient l’ancrage de mes yeux dans les siens, je ne vois aucun cillement, ni ses tempes devenir plus épaisses signe d’un rythme cardiaque plus élevé et donc de mensonge. « Je… merci. J’avoue que je n’ai pas l’étoffe d’aller jusqu’à bout. Avant… avant de devenir ce que je suis, j’étais un fils de bourgeois. Presque caricatural. Le gentil propre sur lui. La vie m’a changée, mais pas assez pour que je tue de sang-froid. D’où mon idée de les faire s’entre-tuer entre eux. » Oh ne t’inquiète pas, l’étoffe je l’aurais moi. Par contre le fait qu’il me dise qu’il soit un fils à papa ne m’étonne pas. Sa façon de se tenir, sa voiture, ses goûts vestimentaires, cela ne me trompe pas. Chad n’est pas un violent, mais je sais qu’il vaut mieux toujours se méfier de l’eau qui dort, même la plus gentille des personnes est capable des pires immondices de la nature quand elle craquera. Il lève son verre et j’en fais de même, nous trinquons pour signer notre alliance pour cette bataille qui sera je le sais acharnée. Deux contre beaucoup trop. Un pari risqué mais totalement à la mesure de nos moyens. Je détecte en lui un fin stratège et une volonté farouche d’obtenir ce qu’il désire, une aide précieuse que je serais idiot de refuser. « J’espère quand même bien vous éviter au maximum de tuer du monde. Mais pour être comme un déclencheur d’une tuerie entre deux clans rivaux. » Un rire s’échappe de ma gorge quand il a prononcé cela, loin de là l’idée de me préserver, qu’il arrête cela. Le nombre de morts que j’ai causées ne se compte plus sur les doigts d’une main, il faudrait au moins trois personnes, donc six mains pour que le compte soit déjà plus proches de la réalité.
Le jeune homme finit par m’exposer son plan, dire ce qu’il a en tête. Il voudrait créer une guerre entre les deux pour faire en sorte qu’ils s’entre-tuent. Pour cela il faudrait un événement déclencheur, quelque chose qui les pousse à se tirer mutuellement dessus. « J’ai un moyen d’attirer les bouchers sur les terres des cow-boys, en leur faisant croire qu’ils sont en possession d’un wendigo très ancien. Les cornes de wendigo valent plus cher que le diamant ! Et vieux wendigo, dit grandes cornes et avec plus de pouvoir. Les cow-boys dégommeront sans hésiter ceux qui viendraient leur chercher des noises. » Cette idée bien que prometteuse comporte un problème, les bouchers iront envoyer quelqu’un pour vérifier, un éclaireur. Et en voyant la fourberie ils chercheraient immédiatement celui qui est à l’origine de ce mensonge et je ne donne pas cher de sa peau. Je me garde de le lui dire, préférant d’abord réfléchir à ce que je pourrais faire, et un plan commence à se dessiner doucement dans ma tête, quelque chose de grandiose, qui à coup sûr fera son petit effet. Il voulait à la base créer un incendie pour attiser la colère des uns contre les autres, mais aucune trace garantissant la provenance du feu, donc idée à oublier, il s’en rend compte lui-même. « Seulement s’il y a un mort de chaque côté… » Là il commence à me plaire, c’était là que je voulais venir, cette idée qui nous garantis une réussite quasi sûre. Il va me falloir du temps pour y réfléchir, pour réunir les informations nécessaires.
Je bois une grosse gorgée de mon whisky et souris en sentant son feu ravageur glisser le long de mon œsophage, c’est un pur délice, d’autant plus que c’est un des meilleurs whisky du coin, même s’il reste très largement derrière le Pink. Seulement aller au Pink pour parler de cela est une très mauvaise idée. « Écoutez, vont idées sont bonnes, mais possèdent toutes un défaut qui pourrait tout faire capoter et nous retomber dessus. J’avais moi aussi mes quelques idées, seulement il me faut encore du temps pour tout mettre en place dans ma tête, et surtout je manque cruellement d’informations, plus d’une personne pour m’épauler. » Je finis mon verre d’une traite, oui, je serais sûrement avec un niveau d’alcool trop élevé pour rentrer à la maison, mais peu importe, je conduirais, de toute façon vu l’heure j’emprunterai les petites rues, d’autant plus que je n’habite pas très loin. Je regarde autour de nous, les clients sont de moins en moins nombreux, parfait. J’attrape son bras et sors un stylo bille et écrit sur sa peau une adresse, la mienne. « Dans une semaine, à la même heure, venez chez moi, je me débrouillerais pour être seul, on parlera plus en détails de ce à quoi je pense. » Je le relaisse prendre son bras contre son corps, cette trace étant lavable à l’eau, il devra la mémoriser s’il ne veut pas l’oublier. En y pensant bien, son idée de feu n’est pas idiote, mais ce sera un feu allégorique, pas une idée tangible. Une balle, un mort qui déboucheront sur une tuerie en masse ; tout ce qu’il faut c’est trouver la bonne cible et le moyen de faire voyager le corps sur le camp de l’autre clan tout en laissant des traces évidentes de chasseurs dans l’autre camp. Les bouchers vont perdre l’un des leurs qui arrivera chez les cow-boys comme par enchantement tandis que sur le camp des bouchers il y aura des signes distinctifs des cow-boys, du moins assez pour les incriminer. Je ne lui dis rien de ce à quoi je pense, nous verrons bien tout cela dans une semaine, dans ma boutique, je sortirais quelques unes de mes armes de la cave pour qu’il voit que je ne plaisante pas, sans pour autant qu’il ne voit le gros ni l’emplacement exact de l’entrée vers le sous-sol, hors de question qu’il puisse y aller s’il vient à lui l’idée de me trahir d’une quelconque façon. « Je vais vous laisser, on se revoit dans une semaine. Bonne soirée Chad. » Je me redresse promptement, lui serre la main avant d’aller régler la note au comptoir pour rentrer à la maison, l’esprit fourmillant de millions de petits détails, de choses qui auraient pu m’échapper. J’imagine qu’il va cogiter lui aussi, et nous pourrons mettre tout cela en commun, pour voir ce qui sortira de nos têtes concernant ce vaste massacre à venir, massacre dont je me délecte à l’avance.


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