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 [EVENT] Speed dating

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 13 Mar - 17:02




Speed Dating

Feat. Therence Garnet + Alessandro Amaro + Alex Cormier
Et Al.








Bien qu’il sentait toujours le sang pulser à ses tempes, ou l’entendait-il, Alex était parvenu à reprendre le contrôle de lui-même et s’était calmé, en apparence.  La crainte était toujours là, rampante, étreignant son coeur comme un casse-noisette un peu rouillé.  Therence lui tira tout de même un sourire.  Alex avait-il était si naïf, lui aussi, dans sa jeunesse?  Ou était-il si rapidement devenu désabusé au point de se douter du maigre réconfort que pourraient offrir les policiers si le danger qu’il présentait était bien réel?  D’ailleurs, depuis quand le druide avait-il développé ce genre de sixième sens?  Mieux valait ne pas dire à l’adolescent qu’il était mignon, s’ils voulaient éviter qu’il ne fasse une scène au coeur de cette assemblée, et qu’ils perdent une bonne fois pour toute leur chance de rencontrer le vrai Alessandro.

Le laborantin se leva pour aller chercher du mousseux et quelque chose de plus fort au bar.  C’était du grappa, non, dont Charlie lui avait déjà parlé?  Ou peut-être pas.  Il gérerait une fois devant le barman.  S’il s’y rendait, toutefois, car Therence s’était levé à son tour et, comme un mauvais garçon sur les genoux d’un anti Père-Noël, il alla agacer le loup-garou.  Plus qu’agacer : il manqua de lui avaler la luette!

Hey!  Ils auraient pu m’inclure quand même.  Sapré môme impatient... songea le druide en un froncement de sourcils accusateur, son air redevenant subitement bien plus bourru.  Il resta sur place un moment, mettant en pause sa marche vers les consommations salvatrices alcoolisées.  L’aguichant rebelle ramène ses mains devant le cou d’Amaro en un geste qu’Alex devine et comprend alors qu’il fut à peine esquissé.  Il commençait à avoir de l’expérience avec son petit diable, fallait-il dire.

En trois longues et rapides enjambées, Alex avait contourné la table voisine et s’était retrouvé derrière Alessandro, de biais, au-dessus duquel il se pencha pour tancer Therence d’une voix faible, mais dont le ton était carrément désapprobateur, sans qu’une quelconque jalousie ou autre ne soit en cause.

-Therence, c’est ni le lieux, ni le moment pour tes jeux.  Il a même pas...  Alex s’apprêtait à poursuivre son sermon sur le consentement, les mots de sûretés et toutes les autres limites que Therence enfreignait sans merci mais il s’interrompit en entendant le hoquet de surprise – ou peut-être d’étouffement – du mafieux.  Avant qu’il n’ait le temps de réagir pour saisir les poignets de Therence, la chaise bascule et les deux hommes se retrouvent au sol.  Déboussolé, ne comprenant rien à la situation, Alex resta les bras balants, un moment.  Therence était un coffret-surprise de mauvaises qualités et de défauts empilés les uns par-dessus les autres en un paquet-cadeau charmant et mignon, dans un équilibre qui le rendaient sympathique.  Mais de toutes les choses dont on pouvait l’accuser, le meurtre n’en était pas une.  N’en deviendrait pas une.  Ne devait pas en devenir une.  Alex ne se le pardonnerait pas si il laissait Therence faire couler du sang sur ses mains sans réagir.  Il l’aimait bien trop pour cela.

Et comme si une mauvaise fortune avait voulu faire écho à ses pensées, c’est le moment que Therence choisit pour haleter sa peine de mort à l’encontre de leur rendez-vous galant.  Les regards des deux aînés se croisèrent et Alex se sentit infiniment responsable et coupable.  Alessandro aurait pu projeter Therence de l’autre côté de la pièce, ou le lacérer en lambeaux, mais il n’en avait rien fait.  Peut-être était-il réellement plus humain qu’Alex le croyait.

-Therry, laisse-le, voyons!  Tu racontes n’importe quoi.

Le biochimiste se ressaisit enfin et se projeta sur son amant et colocataire avec un niveau d’élégance mitigé par le désespoir et la panique.  Sans y réfléchir, il se saisit du cou de Therence, qu’il cala entre son avant-bras et son biceps dans un réflexe hérité de ses jeunes années dans les arts martiaux.  Alex paniquait, ne comprenait pas ce qui se passait et sentait le coin de ses yeux qui chatouillait alors qu’il tirait Therence vers l’arrière pour le forcer à lâcher sa prise.

-Tout va bien aller, j’suis là. fit-il, aussi bien à l’intention de l’assaillant qu’à celle de l’assaillit.   Le druide voulut d’ailleurs chercher le regard de l’Italien pour lui faire comprendre qu’il s’adressait à lui et qu’il ne le laisserait pas en mauvaise posture, mais le regard bestial du fauve en transformation n’était pas dirigé vers lui.  Déjà, les crocs et les griffes avaient percé le visage et les mains du lycanthrope et, alors que sa main libre cherchait l’avant-bras de Therence, le tâtant agressivement à la recherche d’un point de pression qu’il savait être à peu près là et qui lui ferait lâcher la pression de sa main droite, il tomba sur la main d’Amaro, dont le liquide chaud qui en coulait ne pouvait être que celui de Therence.

-Personne ne tue personne ce soir.  expira-t-il rageusement à l’encontre des deux têtes brûlées, en glissant son pouce sous la main du griffu pour appuyer de toutes ses forces sur les nerfs du poignet de Therence.



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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Dim 18 Mar - 1:05



Speed dating
C'est comme être sous l'eau, en pleine mer. Ma tête baigne dans un ailleurs un peu à part, sous un filtre opaque qui rend les voix et les visages sourds et un peu troubles. La peur m'opresse, les doutes m'écrasent et me bousculent comme des déferlantes puissantes. Puis le haut devient le bas, plus de sens, le silence, sinon mon coeur qui martèle un tambour assourdissant. J'ai la nausé. Et pour éviter de sombrer dans la peur, et la folie qu'elle me promet, je m'accroche à la voix, à l'objectif qu'elle m'a donné pour me sortir de là.

Tuer Alessandro.

-Therry, laisse-le, voyons!  Tu racontes n’importe quoi.

Non, la voix à raison! Raison de quoi? je l'ignore, uniquement que tuer Alessandro est la seule solution pour rester en vie!

De la peur de mourir jaillis la rage de vivre. Rien de surnaturel, mais une force brute, primitive, abolie des limites morales et physiques propre à chacun. Tant qu'Alessandro respirera, ma vie sera menacé. Cette angoisse immence... nous sommes tous en danger. AMARO EST le danger!...

Un poids s'écrase dans mon dos mais ça ne suffit pas à me déconcentrer de ma tâche. Ma perception est comme floue, rouge, uniquement focaliser sur le visage grimaçant du loup et mes doigts autour de son cou. Soudain, c'est ma propre gorge qui est prise en étaux. Je me cambre naturellement sous la prise d'Alex, mes mains toujours fermement accrochés à l'animal. Je veux me débattre l'obliger à me liberer, mais je ne peux pas lâcher Amaro, pas avant d'avoir réussi...

-Tout va bien aller, j’suis là.

NON! Non, rien ne va! Et il n'arrange pas les choses en essayant de me retenir! Les yeux de l'italien virent au bleu, ses babines retroussés dévoilent la poussées de ses crocs. L'incompréhension qui reluis encore quelques secondes dans son regard qui tourne féroce ne représente rien pour moi. Le fauve arrive et ça augmente ma peur et ma fureur à son encontre... je dois le tuer, et vite!

-Personne ne tue personne ce soir.

Mon bras me brûle là où les griffes du loups percent, mais le point de pression qu'Alex maltraite achève ma résistance. Raaah! Un râle furieux me viens du gosier, animé par l'urgence vicérale de tuer le lycan et la riposte conjugée des deux amants qui me fait lacher prise.

-Alex, lâche moi! Tu comprends pas! Me débatè-je entre ses bras. Il DOIT mourir!

Comment lui expliquer ce sentiment irraisonné mais effrayant qui me tord les trippes, cette petite voix à l'intérieur de moi qui me promet le pire si je n'assassine pas Alessandro?! Il m'étrangle avec son bras, alors j'aggripe son coude et son poignet, et d'une bascule en avant, l'envoie cabrioler sur Amaro. Je tousse et prend quelques pas de distances.

-Il va se passer quelque chose d'horrible! essayè-je de lui faire entendre, si ce n'est pas Alessandro le danger, si ce n'est pas lui qui meurt, alors... alors...

Quelque chose chez le druide transperce le voile qui ombrage ma vision et m'atteint loin sous les couches de mensonges. J'ignore quoi, sa persévérance bienveillante ou la simple vision de son visage inquiet au chevet du loup, mais je reprend conscience de sa présence réconfortante, sa tendresse étonnement sévère lorsqu'il s'exprime sans réserve. Je vis, comme un souvenir, la chaleur de nos moment ensemble, emmitoufflé dans son lit à la maison au coeur de la foret, loin du regard du monde et de nos propres jugements parfois trop exigents. Il est comme un phare dont la lumière apparait vascilante entre le rideaux de pluie et de vent, en pleine tempête. Et puis il y a la voix. L'autre voix.

Écoute la voix dans ta tête.

Un éclat de lucidité. Pourquoi? Et si c'était Alex qui avait raison?... Et si c'était lui, qui sait comment me ramener dans le droit chemin quand je m'égare, l'incarnation de la sagesse qui contrebalance mes excès, qui savait vraiment ce qui ce passe et ce qui est bon de redouter et de faire?...

Écoute la voix et obéis.

Aless... Rien ne me permet de vouloir tuer celui qui m'a apporté la sécurité en m'initiant au maniement des armes et plus encore, son soutient sans faille. Assis à la table à redouter notre verdicts, lui, l'italien, le fier animal, devenu aussi nerveux qu'un chiot en mal d'amour et qui espère être adopté, il a autant besoin de nous que j'ai eu besoin de lui. Je lutte contre l'ordre parasyte, tente de m'accrocher à ma raison... à mon coeur, peut-être...
... Non...

Écoute la voix, sinon tu mourras !

NON! Je serre les dents et agrippe chaque côté de mon crâne que je secoue vigoureusement chasser la petite voix qui ravive ma peur dans un mélange de grondement orageux et de bourrasque perfide. TUER AMARO s'imprime à répétition en lettre rouges dans mon esprit comme la seule porte de sortie à ce cauchemar. Je ne peux pas gagner contre ça. Déjà je sens, je vois, ma cervelle se liquéfier et me sortir en filets chaud et poisseux par les oreilles, les narines, les yeux...

L'illusion est trop réelle. Je agrippe au druide, déboussolé, désespéré, désolé.

-... Tu sais que je t'aime au fond.

Je ferais tout pour le protéger. Dont l'éloigner d'Amaro dont il me gène l'accès. J'empoigne le col de son chandail et le pousse violemment contre une table qui ne résiste pas au choc et bascule avec lui.

Tans que la voix martèlera, je ne serais pas en paix. Nous ne serons pas en paix, toujours en danger, et la voix continuera tant qu'Amaro vivra!

Je saisis une chaise et prend autant d'élan que possible pour faire volte face vers le loup, sa tête en ligne de mire.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Dim 18 Mar - 10:27

Speed Dating
Chad
ft.
Alls
Jansen m’entraîne dans une danse que je n’aurais pas imaginé pouvoir suivre. Ce professionnel sait me guider sans forcer. Un peu réticent au départ, je finis par me laisser conduire, appréciant le rythme et la proximité de ce surnaturel particulier.  

Seulement au bout d’un moment, ce sentiment d’accord se fane. Suis-je pas assez attentif, ou mon cavalier trop préoccupé, mais notre chorégraphie devient bancale et maladroite, presque entachée de gêne.

- je .. suis désolé, je crois que je sais pas m’y prendre. Tu me plais beaucoup, mais.. je sais pas…

Je lui souris doucement, autant navré que lui de ce qui semble être un échec.

- Ne te désole pas. Je te trouve également très beau. Presque peut-être trop pour moi ?

Nous voilà un peu couillons tous les deux, à trouver une fin à cette danse avec un peu d’élégance. Je le devine sensible et je n’aime pas blesser les autres gratuitement. J’attrape sa main et la porte à mes lèvres, pour un geste d’hommage au bel homme qu’il est.

- Merci pour ses quelques instants, une autre…

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase, car une douleur fulgurante transperce mon flanc. L’odeur du sang est immédiate. Mon sang. La surprise fait réagir l’animal que je suis. Je ferme les yeux une fraction de seconde pour contrôler la couleur de mes prunelles brusquement passées au jaune doré, un bras levé pour parer une nouvelle attaque et ma main qui comprime ma blessure.

- hey ? ! Ça ne va pas ?!!!

La voix de mon ex-cavalier retentit alors que je toise l’homme qui vient de l’attaquer. Je ne le connais pas. Ses pupilles sont dilatées par ce qui semble être de la peur. Je n’ai rien à voir avec ce type, alors pourquoi il….

Vous avez peur.

Mais pour une raison inconnue, vous avez encore plus peur de sortir de cet enfer que va devenir cette fête.


Je perds légèrement l’équilibre. La douleur reflue au fur et à mesure que mon corps cicatrise. Heureusement, ce n’est qu’un simple morceau de verre qui m’a atteint. Qu’est-ce que ce sentiment que je ressens ? Mes poils se dressent sur ma peau en réaction à une peur profonde. C’est irrationnel. Je ne perçois pas mon attaquant comme étant extrêmement dangereux. Il lève la main pour récidiver son attaque. Quelque chose me perturbe, un détail. L’homme se coupe lui-même en tenant le tesson de verre. C’est irrationnel. À nouveau ce sentiment de peur… Non ce n’est pas ça ! Je bloque les poignets de l’homme qui m’attaque à nouveau. Un cri retentit plus loin. Je suis témoin d’une scène toute aussi anormale. Garnet tente d’étrangler Aless, et le voisin de Derek fait les frais de s’être interposé.

- Ce n’est pas normal, crié-je. Pourquoi tu m’attaques ? Clamé-je à l’inconnu. Je ne t’ai rien fait.

Peur, il a peur. Comme moi-même j’ai peur, comme tout le reste des gens ici. Maxence ! Maxence est capable d’une telle prouesse. Mais mon ami mentaliste n’est pas ici ce soir. Je sais qu’il n’est même pas à Beacon Hills pour le moment. À nouveau cette voix dans ma tête. Je la repousse et j’y arrive grâce à mes entraînements avec Maxence. Je lui ai volontairement servi de cobaye pour qu’il s’entraîne à maîtriser son don qui commençait à le rendre cinglé. Avec lui, j’ai l’habitude de communiquer par la pensée. Peut-être vais-je y arriver avec celui qui est forcément à l’origine de ce qui ne peut être qu’une attaque psychique. Mais déjà, il faut avertir les gens. Je me mets à hurler pour couvrir le bruit des cris qui retentissent de toutes parts. Jansen m’aide à maîtriser mon attaquant.

- C’est une attaque psychique. C’est une illusion ! Crié-je. Aless ! Garnet ! C’est un mentaliste qui prend le contrôle! Résistez, tout est faux !

La main de mon attaquant pisse le sang à force d’être cramponnée sur le bout de verre.

- Lâche ça, tu te fais du mal. N’écoute pas la voix. Je ne te veux aucun de mal.

Je regarde Jansen. Le danseur est la gentillesse même. Peut-être il arrivera à convaincre ce type de lutter contre la pensée parasite. Le service de sécurité est également touché. Le Sheriff a dégainé son arme et semble terrorisé. Cela va tourner au bain de sang. Il faut agir, mais qui d’autre peut m’épauler ? Garnet n’est pas encore raide mort, preuve que l’italien se retient et qui lui reste un semblant de libre arbitre. C’est un truand, il n’a pas besoin d’une petite voix pour lui dire de tuer. Je mise sur son mental à se décrocher de l’emprise du mentaliste. Le voisin de Derek semble également garder son sang-froid, bien qu’un peu cabossé après un vol plané sur une table. Jansen reste également calme. Alors je les interpelle tous les trois.

- Aless ! Cormier ! Jansen ! C’est une attaque de mentaliste. Un psychique. Je reconnais la manière, j’ai un ami qui est comme ça. Il faut lutter contre ses ordres. Le trouver et l’assommer.

Puis lui enrouler le cou avec un fil de cuivre pour bloquer son pouvoir. Mais il va falloir l’attraper… sans se faire blesser ou tuer.

- Hey ! Je m’appelle Chad, dis-je à mon assaillant. On va stopper le type qui fait ça. Tente de bloquer tes pensées.





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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Dim 18 Mar - 11:02



speed dating





À table, j’observe les couples se former et se déformer. Ils se tirent même dans les pattes quand une erreur est commise par l’un des deux. Et ces colères augmentent de plus en plus, devenant trop grandes pour les actes perpétrés. Elle terrorise les gens autour de moi et je suis compris dans le lot. C’était un peu pour cela que je m’étais écarté du groupe. Les mauvais souvenirs revenaient à l'esprit. Ils m’assaillent en une seconde. J’essaie d’y résister. Essaie qui prend toute ma force.

Un cri me fait tourner la tête vers le trio qui ne sait pas comment réagir face à la nouvelle donne.  

Therence s’attaque directement à l’un de ses compagnons : Alessandro, si ma mémoire et mes oreilles ne m’ont pas joué des tours, même s’il ne le désire pas. Une peur émane de lui, de tout le monde. L’italien a dû mal à garder son loup à l’abri.

Un deuxième cri explose non loin de moi. Chad s’est fait tailler la main par un couteau. Sauf que l’homme, coiffé comme un samouraï vient à son secours.

De voir toutes ses attaques me fait stresser en un rien de temps. Je revois mes séances avec mon ancien tuteur, qui souhaitait juste me voir tuer mes adversaires, action que je n’arrivais à m’y résoudre. Mon cœur bat plus rapidement. La peur me bloque un instant. Pourtant cette dernière n’est pas forcement mauvais. Elle peut nous permettre de survivre lors de trop grand danger. Elle nous garde en vie quand une menace plane, nous donne des ailes pour fuir loin. Elle permet d’augmenter notre temps de réaction pour un temps. Je dois en profiter avant que cette dernière ne me terrorise et me bloque totalement. Une idée me vient alors en tête. Un plan assez simple con et risqué, mais si cela peut aider Therence :

— S’il veut te voir mort, fait semblant, ou assommes -le, endormi, il ne pourra te faire du mal, dis-je le plus bas possible pour que seul un loup puisse l’entendre, en espérant ne pas faire d’erreur.

Mais, au dire de Chad, je ne sais pas si mon monologue peut être utile, surtout si la personne lit en nous si facilement. Au moins, Therence sera sauf. Enfin, je le souhaite. À moins que ceux derniers n’arrivent à se reprendre.

— Ou embrasses-le, à ce qui parait, il y a pas de meilleur moyen pour bloquer les penser d'une personne ou le rendre gaga, terminé-je après le monologue de Chad.





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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Dim 18 Mar - 15:42

clickAlessandro & Alls
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Soulagé je croise le regard d’Alex.

-Tout va bien aller, j’suis là.

Je tente de m’accrocher à sa présence, mais je sens l’animal prendre le dessus. Question de survie, le fauve se moque bien de ménager Therencio.  L’odeur de son sang commence à m’exciter. Alors quand le druide arrive, je ne sais comment à le faire lâcher prise, je me recule, marchant à reculons avec les mains avant de me redresser.

-Personne ne tue personne ce soir.

Cela semble mal parti. Je croise le regard de Chad qui est blessé au flanc. Mais je n’ai pas le temps de me préoccuper des autres.

-Alex, lâche moi! Tu comprends pas! Il DOIT mourir!

Mais pourquoi ?! Ses mots font mal autant que ses mains quand elles ont serré mon cou et ma pomme d’Adam.

-Il va se passer quelque chose d'horrible ! Si ce n'est pas Alessandro le danger, si ce n'est pas lui qui meurt, alors... alors...
- Therencio…


Cela me déchire de le voir ainsi, si haineux à mon encontre. Je n’étais pas préparé à cela. Péniblement, comme assommé je me redresse. Avec stupeur je vois le shérif, arme dégainée, me regarder l’air mauvais, avec autant de frayeur dans son regard que celui de Therencio. Je sens la peur s’immiscer dans mon âme. Je vais y laisser la peau, pour une fois que je suis innocent !

- C’est une attaque psychique. C’est une illusion ! Aless ! Garnet ! C’est un mentaliste qui prend le contrôle! Résistez, tout est faux !

Le cri de Chad me fait comme une décharge salvatrice. Je vois Therencio me foncer dessus comme s’il était au ralenti. Une attaque psychique, voilà donc la raison de son comportement. Fort de ce constat, je me reprends et ne cède pas à la vague de panique. D’une main je dévie la chaise que l’adolescent me lance en pleine tête avec l’intention de me tuer. Mon apathie passé, je retrouve mes réflexes de loup et le contourne pour le ceinturer. Je plaque mon torse contre son dos et emprisonne ses bras le long de son corps. Il s’agite tant que je dois coller ma tête contre la sienne pour qu’il arrête de ruer et de tenter de m’atteindre.

- Therencio, je ne te veux pas de mal. Écoute Wilder. C’est un mentaliste qui te fais croire que je suis dangereux.

Notre étreinte est presque intime, tant je le serre fort contre moi. Mais au moins dans mes bras il ne se blesse pas et ne me blesse plus. Alex semble aussi résister à la vague de panique.

- Il faut trouver ce mentaliste !

Mais comment faire avec Therencio qui s’agite comme un beau diable dans mes bras ?

- Ti amo Therencio ! Per favore, credimi. Tu sei importante per me. Troppo. Ho paura di perderti.

Incapable de le lui dire autrement que dans ma langue natale, je lui murmure tout ce que je ressens pour lui. Mes mains sur ses poignets absorbe la douleur que je lui ai infligé avec mes griffes. Je tente de l’entourer de douceur alors que le monde autour de nous vascille. M’assurant que j’arrive à le bloquer avec un seul bras, je temps l’autre vers Alex pour qu’il m’aide et dans une étreinte à trois, nous luttons contre cette voix pernicieuse. A ces ordres de meurtre, j’oppose de l’amour. Jamais je n’ai lutté ainsi. Chad hurle à nouveau.

- Aless ! Cormier ! Jansen ! C’est une attaque de mentaliste. Un psychique. Je reconnais la manière, j’ai un ami qui est comme ça. Il faut lutter contre ses ordres. Le trouver et l’assommer.
- Après il faut trouver le fautif et l’assommer proprement !


Nous formons un bloc, j’ai un bras autour de Therencio auquel Alex s’est collé. Il nous serre fort aussi. Ensemble nous luttons. Nos têtes les unes contre les autres, Therencio au milieu de nous, protégé.

Rassicurato ?

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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Sam 24 Mar - 14:42

Speed Dating




Les doigts se mêlaient, les pommes aussi. Ou plutôt, les bâtonnets qui supportaient les fruits, dans un équilibre hasardeux qui n’était sans doute viable que par la poigne de l’ours. Appliqué à se rappeler les conseils de son boss en matière de danse, Charlie ne se rendit pas compte que sa cavalière était aussi peu à l’aise que lui. Ses yeux finirent malgré tout par quitter ses pieds et il adressa un grand sourire à la jeune femme :

« Ah c’est toi Caddie alors ! »

Au regard interrogateur de la rouquine, il eut un haussement d’épaule.

« J’entends vos noms de la cuisine mais je retiens jamais, j’vous ai donné des surnoms. »

Un silence gênant s’installait et l’air naturellement paumé de l’ours à cette saison en faisait bien l’écho. Un speed dating… C’était le genre de trucs où il devait poser des questions, c’est ça ? Toute cette phase de séduction, ça n’avait jamais été son truc, encore plus quand c’était autant codifié. Il en était encore à se martyriser le neurone pour relancer la conversation quand ses mains se crispèrent brusquement sur celles de la jeune femme.

La peur n’était pas une émotion familière à Charlie. Bien sûr il l’avait déjà ressentie, mais si rarement qu’il en conservait un souvenir flou. Son naturel placide et sa tendance certaine à ne jamais se poser de questions ne l’y disposait pas, si bien que le flot de terreur qui l’envahit soudain le submergea si fort qu’il manqua de briser les phalanges de sa cavalière. Il ne savait pas pourquoi mais il était en danger. Tout le monde ici était en danger. S’il avait pris le temps de s’y arrêter, il aurait dit que la sensation était comparable à celle qui le frapper lorsque l’ont s’en prenait à ses protégés mais à une intensité qu’il n’avait jamais traversée. Il n’en était pas capable.

Écoute la voix dans ta tête.
Écoute la voix et obéis.
Écoute la voix, sinon tu mourras !


Une sueur glacée dégoulinait dans son dos et ses yeux  exorbités lui donnaient l’air d‘un illuminé. Mais la voix était là, heureusement. La voix à laquelle il pouvait se raccrocher. Sous l’effet de la panique, il avait gagné quelques centimètres et les crocs de l’ours pointaient le bout de leur nez. Un instant, son regard mordoré resta fixé sur Kada’an avec une intensité de mauvaise augure.  Puis ses yeux se détournèrent lentement du visage de la jeune femme, et ses mains devenues grosses pattes relâchèrent enfin la pression sur ses doigts.

Le chaos régnait dans la pièce mais il y restait complètement indifférent. Une seule personne l’intéressait au milieu de ce foutoir et c’est sur elle que se fixa son regard. Quelqu’un à qui il n’aurait jamais fait de mal en tant ordinaire. Mais la peur avait pris toute la place. La peur, et un ordre qu’il ne pouvait ignorer. Malheureusement, Charlie Crowley n’avait jamais été homme à résister à quelqu’un de… persuasif. Sans un regard pour sa cavalière, l’ours se jette dans un petit groupe comme une boule de bowling lancée dans un jeu de quilles. Une boule de bowling pleine d’une rage terrifiée, de crocs et de dents. Une boule de bowling qui, même en période d’hibernation, pesait son poids.

L’ours percuta avec brutalité les trois hommes enlacés. Deux n’avaient aucun intérêt à ses yeux mais un coup d’épaule décrocha la troisième moule de son rocher. Les deux amis roulèrent mais Charlie, plus lourd sous sa forme bestiale, ne tarda pas à prendre le dessus. Un rugissement grondant accueillit le druide lorsqu’ils se stabilisèrent enfin. Un rugissement, et une patte fort griffue. Aucun doute sur les attentions de l’ours.



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Merci pour la sign Chuck & Mat' !
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Lewis Walton

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Lun 26 Mar - 21:09

Lewis Walton ₰ All

[Event] Speed Dating




J'étais empli de peur, que ça soit par le fait que quelque chose en dehors de la salle me terrifiait et m'obligeait à rester dans l'enceinte de la bâtisse mais également car je venais de poignarder un homme avec un morceau de verre.
La douleur était présente, ma main continuait à saigner car je ne l'ôtais pas de la face tranchante du verre.

Javais blessé ce type et je comprenais tout à fait sa réaction, mais je ne pus reculer ou fuir. C'était comme-ci j'étais paralysé, le sang goûtant de ma plaie sur le sol. J'étais perdu... Je ne contrôlais plus rien et je détestais cela. En apparence je me contrôlais mais dans ma tête c'était comme-ci quelque chose m'avait contaminé et me murmurait des actions que j'étais obligé d'effectuer pour ne pas mourir.
Le jeune homme que j'avais blessé s'était alors tourné vers moi, il n'était pas en colère... Du moins pas contre moi.
Il se présente à moi et me demande de bloquer mes pensées. Mais dès que j'essaie... J'échoue vulgairement, lutte contre son esprit n'était pas une chose facile et c'était tout autre que de lutter contre l'esprit animal qui sommeillait en moi. Cela venait d'autre chose, pas de ma nature.

J'essayais également de communiquer avec Chad.

- Lewis.... Désolé... Arrive pas à le stopper... Reste loin....

Je ne savais pas si j'allais commettre d'autres conneries et je ne voulais pas le faire.

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Sam 31 Mar - 17:40




Speed Dating

Feat. Therence Garnet + Alessandro Amaro + Alex Cormier
Et Al.








Ce que Therence lui disait n’avait pas le moindre sens.  Amaro avait montré patte blanche.  Si c’était ça le problème, pourquoi ne pas simplement le dire à Alex?  Il en aurait été peiné, mais ne l’aurait pas montré, évidemment.  Et puis, Garnet était certainement un gamin, avec ce que ça impliquait de caprices et de déraison, mais il y avait une marge entre faire la tête parce que, quand même, «ma moto est bien plus classe », et sauter à la gorge du premier callipyge venu.  Fermement, le druide retenait le jeune homme contre lui et contre ses pulsions meurtrières, lui soufflant tendrement à l’oreille.  Peut-être pas assez fermement.  Ou moins fermement lorsqu’il sentit les muscles de son amant se relâcher et celui-ci se détendre.

Dès le moment où Therence lui avoua son amour, Alex sut qu’il avait fait une bêtise et qu’il s’était fait jouer de lui comme un enfant de maternelle.  Il tenta de reprendre sa poigne, mais le cadet lui avait glissé entre les doigts comme un saumon entre les pierres, et avant qu’il ne comprenne ce qui se passait, il avait été projeté par le col contre une table voisine.  Une. Deux. Trois. Quatre secondes s’écoulèrent durant lesquelles il parvint finalement à reprendre son souffle, coupé par le tranchant de la table contre son abdomen.  Tout va trop vite, entre les cris, les mouvements brusques de part et d’autres, et une chaise qui manque de décrâner le crâneur sicilien.

La scène tourne et les informations tardent à pénétrer le cerveau du laborantin, engourdit par la douleur, tant physique que morale.  Par un réflexe divin, Alex comprit la requête d’Alessandro et vint s’agripper au clathrate qu’ils formaient désormais, avec Therence contre lequel il était de nouveau, amoureux éconduit mais fidèle, quoiqu’ébranlé.

Un mentaliste?  Le druide tentait tant bien que mal de diriger son attention à l’intérieur de lui-même, de ses lectures.  Quand Charlie lui avait présenté Matrim, quand il lui avait dit qu’il était un mentaliste, Alex s’était informé.  Il avait farfouillé dans le grimoire à la recherche d’informations.  À son souvenir, rien de concluant.  Des notes éparses et diversifiés qui laissaient croire à un groupe bien plus hétérogène que les lycanthropes.  Pourtant, quelque part, son instinct savait qu’il y avait un moyen, un trait caractéristique, une généralité approximative, un théorème à exploiter.  Un mot n’était-il pas revenu souvent.

-Du cuivre, murmura-t-il victorieusement pour lui-même alors qu’un cri féminin perçait le chaos.
-Ou du zinc? De l’étain?  Pourquoi se mettait-il à douter maintenant?  Pourquoi de tous les moments que son cerveau pouvaient choisir, il optait toujours pour les pires?  Pourquoi son insécurité latente devenait maladive dans ces situations où il aurait tout à gagner d’être plus affirmatif?

La réponse ne vint pas.  En fait, un grognement rauque se fit entendre en seul écho de ses interrogations, et un instant plus tard l’impact avait lieu.  Une collision à deux corps suffisamment puissante pour détacher le radical Cormier de ce noyau instable.  Il fut projeté sur sa longe, et eut beau se débattre, sa chance se s’en sortir était faible sous le poids incommensurable du zoomorphe.  Leurs yeux se croisèrent un instant, et ce fut comme si un pan entier du monde volait en éclat.  Non seulement  la trahison était-elle sans nom, faisant exploser leur amitié en autant de tessons que d’étoiles aux cieux, réduisant à néant le lien de confiance qu’ils avaient mis si longtemps à forger doucement en bas-reliefs à leur image et pulvérisant en une cendre fade le lien intangible qu’ils s’étaient promis, mais pire encore, et plus surprenant, fut cette disparition aussi soudaine que surprenante de cet espèce de voile qui avait permis au druide de ne jamais voir l’ours exactement comme les autres, de percer à travers son aura imposante pour voir l’être en son coeur.

Comme si ce voile venait d’être remplacé par une muraille inébranlable, le visage d’Alex se décomposa alors que Charlie prenait des dimensions d’une envergure qu’il n’avait jamais eue à subir encore, plus grand que lui-même.  Terrorisé, il ferma les yeux en voyant s’amorcer le mouvement de la griffe monstrueuse qui s’élançait avec précision vers son cou.  Mieux valait accueillir le trépas sereinement, n’est-ce pas?

Il y eut un cri étouffé, un bruit sourd suivi d’un nouveau grognement, une douleur chaude et humide qui saisit le biochimiste comme un steak dans un poêle, et un goût terreux sur ses lèvres asséchées par la peur contribuèrent tous à lui faire ouvrir les yeux.  Leur serveuse préférée, à tous deux, se tenait là, un immense vase à fleur à bout de bras, sur lequel elle s’appuyait, à bout de souffle.  De toute évidence – c’est-à-dire à en juger par la traînée d’humus qui barrait le sol en un arc artistique – la serveuse avait utilisé ledit pot pour détourner le coup de l’Ours-garou, à défaut de ne pouvoir l’assommer avec.  Paniquée, elle hurlait sur ces monstres sortis de nulle part.

-Jenny? grogna Alex, surpris et groggy. Pousse-toi! lui ordonna-t-il d’un ton apathique alors qu’elle restait dressée, comme une walkirie salutaire, entre Charlie et Alex. Jenny!  Reste pas dans son ch’min.

La tête commençait à lui tourner.  Ou peut-être était-ce le monde qui tournait autour de lui.  Le druide se leva sur son coude.  Celui dont l’épaule n’était pas en lambeaux.  Il avait encore un truc à faire.  Il voulait dire quelque chose.  À qui?  Quoi donc?  Douloureusement, il reprit sur lui et désigna le mafioso d’un coup de menton vague.

-Un fil de cuivre.  Dis-lui.  Fil…

Alex s’effondra mollement sur son flanc alors que les bouillons de sang de son épaule l’entraînaient dans un tourbillon vertigineux.  Une nouvelle fois il ferma les yeux et c’était comme si les pages s’étaient imprimées sous ses yeux.

-CUIVRE! éructa-t-il avec une assurance renouvelée.


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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 3 Avr - 11:31





Première St Valentin



Et puis, comme si tout arrivait en décalé au jeune danseur, il se mit lui aussi à avoir peur, de façon totalement inexpliquée. Mais, pour autant, il avait déjà du affronter des peurs, et celle qui essayait de se frayer un chemin dans son cœur et son esprit avait l’air d’être comme étrangère, comme distante. Il n’en avait pour autant pas finit avec elle, simplement, il était prêt à l’affronter.

Mais le plus effrayant était encore de voir Chad en train de trouver une raison à tout ce vacarme soudain. Le plus effrayant était encore de ne pas savoir comment réagir, qui aider ou même tout simplement quoi faire. La fuite semblait une bonne option, mais il avait déjà suffament fuit, lorsqu’il s’était échappé de sa sylve et de ses tortionnaires. Le jour ou il avait débarqué à Beacon Hills, il s’était juré de ne plus fuir.

Il l’avait promis à Alessandro, aussi. Et même si le sentiment amoureux qu’il avait naguère envers lui était comme le souvenir du bonheur, qui serait arrivé à quelqu’un d’autre, il se rappelait tout de même lui avoir promis de ne pas fuir et de revendiquer son héritage. Alors ce ne serait pas ce soir, pendant la fête des amoureux, qu’il changerait d’avis.

Il danserait avec sa peur, comme il danse sur scène, la mêlant à sa chorégraphie. Et si cette dernière devait comporter quelques combats, alors ce serait sa meilleure représentation.
- C’est une attaque psychique. C’est une illusion ! hurle Chad. Aless ! Garnet ! C’est un mentaliste qui prend le contrôle! Résistez, tout est faux !

Un mentaliste ? Quelqu’un capable de s’immiscer dans les pensées, de les changer… Le Drus plissa les yeux, une rage sourde et lointaine venant remplacer la peur. Il avait été esclave, on lui avait déjà dénié le contrôle de sa vie, de son corps. Hors de question de laisser quiconque prendre le contrôle de son esprit. Il laissa la drôle d’osmose, le chant sylvestre, emplir son esprit. Ça ne le protégerait pas à 100 % d’une attaque psychique, mais son esprit était maintenant en partie l’esprit de la forêt. Trop vaste, trop multiple pour que ce genre d’emprise marche aussi facilement .

- Aless ! Cormier ! Jansen ! C’est une attaque de mentaliste. Un psychique. Je reconnais la manière, j’ai un ami qui est comme ça. Il faut lutter contre ses ordres. Le trouver et l’assommer.

A le voir tenter de rassurer celui qui l’avait attaqué, Jansen se dit qu’il pouvait tenter quelquechose. Le glamour n’était pas toujours efficace, mais il y avait toujours une base apaisante, séductrice. Il se pencha vers l’inconnu et lui sourit, charmeur, tout en activant son pouvoir de Drus. L’homme indiqua son prénom, Lewis.

« Résiste. Ce n’est pas toi. ». L’homme semblait troublé, mais le glamour agissait, semble-t-il, du moins en partie.

Charlie venait de percuter le trio dont faisait partie Alex, et ce dernier se fit promptement éjecté, future victime de l’ours. Il ne pouvait pas l’atteindre à cette distance, mais il lui restait une carte à jouer.

De toutes ses forces, y mêlant le chant sylvestre, il appela l’ours par son nom. Celui qu’il lui avait donné. Celui auquel il ne pouvait resister, comme il le lui avait indiqué. CHARLIE ! Le regard se tourna, surpris. Jansen laissa remonter son aura, comme lors de leur rencontre dans les bois.

Ce n’était pas une aura d’alpha, ni même de loup, et encore moins une aura de métamorphe ursidé. Mais c’était tout de même une aura de commandement, de majesté, si l’on puis dire. Il était en exeil, mais tout de même un prince. Son regard s’illumina, il devint un peu moins humain, peu importe les conséquences. CHARLIE !

Au moins il avait attiré son attention. Une jeune femme, que Jansen avait déjà vue, semblait s’être interposée, pour détourner l’attention de l’ours. Mais Alex, bien que dans un état alarmant, prononça à plusieurs reprises le mot « cuivre »… Les sourcils froncés, Jansen, Drus jusqu’au bout des ongles à présent, oreilles pointues, odeur de chlorophylle, regard luminescent, faisait tout son possible pour résister et attirer Charlie.



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 3 Avr - 18:54

clickAlessandro & Alls
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« Velocità incontri,
o il supermercato dell'amore »
J’aime ce cocon que nous formons à trois. Le temps de quelques instants, je goûte à un sentiment de chaleur et d’union que je ne connais pas. Je tiens dans mes bras les deux personnes qui m’importent.

-Du cuivre, Ou du zinc? De l’étain?


Alex marmonne je ne sais quoi. Je n’ai pas le temps de lui demander d’éclaircir ses propos que nous nous faisons télescoper par une boule de bowling nommée Crowley. Je ressers mon étreinte sur Therencio pour qu’il ne soit pas éjecté par le choc, ce qui n’est pas le cas d’Alex qui roule au sol blessé. Malgré le chaos, je sens la panique d’Alex. La situation est un vrai capharnaüm. Lâcher Therencio revient à prendre le risque qu’il tente encore de me tuer. Mais Alex est en danger de mort immédiate. Un cri retentit

- Charlie !

C’est Jansen qui s’exprime non seulement en parole, mais aussi avec ses sens de dryade. Il offre un répis. Une donna sortie de nulle part s’interpose entre le druide et l’ours. Une humaine chétive autant qu’inconsciente. Alex la connaît, Charlie aussi, mais pour le moment l’ours ne dégage qu’une aura meurtrière comme je ne le lui en ai jamais connu. La voix de Jansen l’a stoppé dans un équilibre précaire qui ne demande qu’à s’effondrer.

Le temps de ce répit, je sers Therencio contre moi. Je lui donne tout mon attachement, toute l’assurance que jamais, je ne serais un danger pour lui. Bien au contraire.

-Un fil de cuivre.  Dis-lui.  Fil…

J’entends ce qu’Alex dit. Je sens aussi l’odeur de son sang et l’ours qui grogne. L’équilibre se rompt, la trêve aussi.

- CUIVRE!

J’imagine que c’est ce qu’il faut pour stopper le mentaliste à l’origine de tout ça, mais pour le moment, je dois empêcher Charlie de commettre l’irréparable. Après une ultime étreinte à Therencio assortie d’un baiser sur son front moite, je m’élance et ceinture Charlie. En restant humain, je ne peux rien contre lui, en sortant le loup, j’ai une chance de le retarder. Un corps à corps avec lui est perdu d’avance. Le raisonner va être difficile, mais je n’ai que cette option.

- Chad, Jansen ! Trouvez le mentaliste et utilisez du cuivre pour brouiller son don.

L’ours s’agite et se défait de mon emprise d’un coup de patte, d’un coup de griffes. Rouge sur ma chemise et une douleur qui exacerbe le loup. Je me place sur sa trajectoire qui vise Alex. Le druide en objectif me permet de canaliser la bête qui sommeille en moi. Est-ce là le secret du contrôle ?

- Charlie ! Écoute-moi. Tu m’as toujours écouté et cru. La voix te ment. Alex est ton ami, pas ton ennemi ok.

Arque bouté sur mes jambes, je tiens ses deux épaules. La transformation lui a donné une carrure plutôt impressionnante. Il faut que je tienne un maximum de temps. Avec un peu de chance, il n’osera pas un coup mortel.

- Charlie, je t’interdis de t’en prendre à Alex !

Je tente la voix autoritaire. Charlie a souvent suivi les ordres sans tergiverser. Je dois être plus persuasif que la voix. Je force sur mon accent italien pour qu’il retrouve le chef de bande qu’il a connu à Phoenix. Il faut que je le replonge dans ce passé, où il m’écoutait. En bruit de fond, j’entends la voix qui m’exhorte à avoir peur. Savoir que le message est faux m’aide à lutter, mais cela me diminue.

- Therencio ! Aide Alex à se mettre à l’abri. Et cette Donna aussi.

La confusion est totale entre ce que notre instinct nous pousse à faire et ce que la raison tente de contrer. Charlie riposte, ma belle gueule prend cher. Puissance à l’état brute.

- Il dirait quoi Civet ?! Vilain ours !

Je gronde, pas vraiment de menaces, mais d’autorité. Au jeu des baffes je suis perdant avec lui, mais je possède un esprit fort et Charlie n’aime pas se prendre la tête.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Ven 6 Avr - 0:06



Speed dating
- C’est une attaque psychique. C’est une illusion ! Aless ! Garnet ! C’est un mentaliste qui prend le contrôle! Résistez, tout est faux !

Une illusion? Faux?! A ces mots, mon esprit me rugit mensonge! La peur est bien réelle, le danger est vrai! Je l'éprouve, je le sais! La voix est trop forte... Les pensées qu'elle sème on déjà pris racine. Je m'empare du premier support qui me tombe sous la main et m'élance percuter le crâne d'Alessandro. Laisser l'italien en vie, c'est nous condamner. Wilder serait-il prêt à lâcher le volant de sa voiture et se laisser crasher contre un mur si on lui hurlait que ce n'est que le fruit de son imagination?

La chaise fuse droit sur la tête du loup, mais il la dévie d'une brassée, laissant apparaitre un visage déterminé, qui disparait aussitôt dans mon dos. Il m'entrave puissamment de ses bras, anéantissant toute réplique.

-Lâche moi! LÂCHE MOI!

Je me débat de toutes mes forces, m'arqueboute autant que ma position me le permet, rue et trépigne rageusement. Son menton appuie dans le creux de mon épaule et sa joue contre ma mâchoire.

-Therencio, je ne te veux pas de mal. Écoute Wilder. C’est un mentaliste qui te fais croire que je suis dangereux.

Mentaliste ou non, l'angoisse est bien là, elle! Je dois m'en débarrasser! Je dois le tuer!!!

-J'ten pris, lâche moi!

-Ti amo Therencio ! Per favore, credimi. Tu sei importante per me. Troppo. Ho paura di perderti.

Sa voix chante à mon oreille des mots que je devine sans tous les comprendre. Je voudrais pouvoir lâcher prise, répondre à ses Ti amo et croire à ses importante per mi, me laisser bercer par ses bras et ses murmures chaleureux en étant certain d'être en sécurité. Mais ma tête est un maelstrom de peur et de doutes, la voix continue de gronder ses ordres parce que je n'ai pas accompli ma mission, et me rappelle sans pitié la sentence : si je n’obéis pas, je n'y survivrais pas!
Je suis déchiré entre la peur de mourir et le devoir de le tuer, et la chaleur et l'amour qui contraste et m'enveloppe au dehors. Alex s'est joint à nous et consolide la carapace humaine. Je cri, je rage, et je pleure, quelques larmes de peur et de désolation, de douleur d'être incapable de résister pour eux. Je vais mourir. Ça recommence, je me sens fondre de l'intérieur, devenir une miasme sombre et visqueuse, je sens mes pensées s'engluer entre elles et se dissoudre, ne reste que des sensations qui s'emmêlent, une pure folie. Je vais mourir. Et leur image, leur amour, va mourir avec moi.

Ils ne me lâchent pas. Ils se fondent avec moi par leur corps qui m'entourent et m’oppressent, par leurs mots qui tissent des liens invisibles.

Je vais mourir.

Mais je mourrais aimé et dans leurs bras.


C'est une prise de conscience salvatrice. Je ne suis pas tout seul. Je m'abandonne, et je me sens glisser loin dans les abîmes, hors de l'emprise du mentaliste et de tout danger.
Un doux vertige, puis plus rien.
Le néant.

Plus de peur, plus de voix, une sérénité pure. Un cocon rempli de chaleur. D'Amour.
Je papillonne des yeux. Je me sens mou entre les corps qui m'écrasent.
Tout n'était qu'illusion. La seule mort qui m'attendait était imaginaire. Nos sentiments partagés aura été mon déclic. Qu'importe que ce soit la fin, moi qui me suis toujours senti incomplet, j'ai atteint la plénitude avec eux. Aimé et être aimé, ce bonheur absolu surpasse tout, même la peur de l'après. Il fallait seulement que je le comprenne et que je l'accepte.

Je glisse les mains dans le dos d'Alex en remuant doucement mon visage entre les leurs.

-... Je vous aime aussi...

Je les aime si fort... Je me sens courbaturé de partout de m'être battu et d''être prisonnier de leur embrassade musclée. Quand un bras de libre me le permet, j'agrippe la nuque du druide et resserre autant que je peux ma prise autour de lui. Ma déclaration amoureuse était vile, mais pas moins sincère. Ma joue dans l'épaule de l'humain, je tourne le nez vers le loup.

-Aless... je te jure, je voulais pas...

Mon regard grave et embué parle autant que les mots. Bon sang, j'ai jamais vraiment voulu le tuer... De l'autre côté, Alex me murmure quelques paroles...

-Du cuivre. Ou du zinc? De l’étain?

... Heu?...

Soudain tout bascule, littéralement. Quelque chose nous percute de plein fouet. Amaro amorti ma chute. Je me redresse, je ne comprend rien à cette attaque si ce n'est que mes bras son vides. Aless se redresse à mes côtés, mais pas Alex...
Lorsque je le repère écrasé par un mastodonte, la patte prête à pourfendre l'air.

-ALEX!

J'amorce un geste dérisoire considérant à la rapidité de la créature, mais un bruit sourd m'arrête dans mon élan. Jenny, la besties d'Alex, surplombe l'ursidé, armé d'un énorme pot de fleur. Le métamorphe n'est pas assommé, mais elle vient d'éviter à notre laborantin de perdre sa tête. Du moins c'est ce que je croyais. Mon sang fait un tour à la vue de son épaule ensanglantée. C'est pas vrai!

-Jenny! Reste pas dans son ch’min. qu'il balance héroïquement.

Non loin, le danseur du Pink qui a revêtu le plus sensasionnel de ses costumes cible durement l'ursidé de son regard luminescent. Alex est encore en ligne de mire de la créature lorsque les bras d'Alessandro se resserrent autour de moi. Un frisson me parcours l'échine lorsque je comprend.

-Aless...

En réponse à mon inquiétude, un baiser chaste sur le front. Sa promesse que la bête ne prendra pas le dessus, pas contre nous, et il s'élance dans une lutte sauvage contre l'ours. Le loup prend possession de l'humain et ce sont deux bêtes féroces s'affrontent. Les paroles de l'italien raisonnent comme des grondements rauques entre les coups de griffes effrayants.

-Alex!

Je me jette aux côtés du blessé et de la jeune femme qui malgré la panique ambiante, tient assez à la vie de notre ami commun pour agir rationellement. Je palpe son front suintant et ma main stagne sur son épaule. Le sang qui empoisse son pull clair me tord les entrailles à l'idée que ce soit si grave...

- Therencio ! Aide Alex à se mettre à l’abri. Et cette Donna aussi.

Une baffe magistrale ponctue le commandement du rital. Mais il a raison.

-Faut pas rester là. 'Lex, tu peux te lever?

Il est pas en train de tomber dans les vapes, hein?... Je passe un bras dans son dos pour le redresser et le cale contre mon torse le temps de faire basculer son bras valide par dessus mon épaule et nous relever. La salle de fête décorée pour célébrer les amoureux s'est transformé en champs de bataille. Aidée de Jenny, j'installe Alex dans un coin qu'un amoncellement de tables renversées masque grossièrement de la vue des pantins du mentaliste. Je palpe son visage pâle avant de baisser les yeux sur son pull. Je glisse les doigts dans la déchirure et l'élargie d'un coup sec. Tout ce que je distingue c'est du sang qui barbouille sa peau et au milieu, des balafres brunes et suintantes.

-J... j'ai jamais eu à faire à ce genre de blessure. confessè-je à la serveuse. J'ai vu beaucoup de créature dans cette ville, mais j'avais encore jamais été confronté aux dommages qu'ils peuvent causer.

Qu'est-ce qui ce passe? C'est quoi tout ça? Jenny est paumé. Qui ne le serait pas dans pareille situation?

-Ce sont des amis qui ne savent pas ce qui leurs arrive.

Je retire prestement ma chemise et presse le vêtement roulé en boule sur la plaie béante.

-Il doit y avoir une trousse de secours quelque part.

Surement du côté du bar... Un bruit de verre brisé nous fait tourner conjointement la tête. Quelqu'un vient d'atterrir dans les bouteilles d'alcool et de sirops. A travers les interstices des tables, nous pouvons suivre le combats des deux fauves et le reste du chaos ambiant.

-Ça va aller. Quand Amaro reviendra, il va s'occuper de ta blessure essayais-je de me... les rassurer. Il ne peut pas le guérir, mais il peut aspirer un peu de son mal, hein!... Il est bien assez fort pour ça.

Guérir de ses blessures et s'occuper de notre druide aussi, comme la force de la nature qu'il est...

-Hey, tu restes avec nous? Je suis sérieux Alex, c'est pas le moment de tomber dans les vapes! saisis-je son visage entre mes mains pour le pousser à me regarder. Tu sais, je pensais ce que j'ai dis tout à l'heure. Caressè-je sa tempe du bout des doigts. Je t'aime Alex. Je t'aime vraiment, même si c'est pas facile à balancer ou à montrer... J'aime la couleur de tes yeux, ton sourire à craquer, j'aime te voir perdre la tête au pieux comme j'aime nos câlins les plus calmes, j'aime te regarder préparer ta tisane le matin en silence concentré sur ta tâche, j'aime quand tu prends un ton moralisateur et quand tu te mets en colère, j'aime ta façon d'être blasé et cynique parfois, même ta garde robe douteuse que t'es le seul à savoir porter! souris-je stupidement. Tu vas sortir de là avec une balafre, une belle balafre de guerre que tu exhibera fièrement, et je te promet que je serais un meilleurs compagnon.

Tout ces mots précieux qu'on entendra pas le fier Garnet répéter si souvent. Je pose doucement mon front contre le sien, mon nez qui frotte contre sa pommette.

-J'ai besoin de toi 'Lex. ON a besoin de toi. Je ne serais pas capable de maitriser le loup d'Aless, pas tout seul...

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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Ven 13 Avr - 21:51

Speed Dating




Ami. Ennemi. Ami.

Tue le ! Insista la voix se glissant, doucereuse, dans les méandres de sa tête, prenant toute la place dans son esprit.

Ennemi. Le visage du druide n’éveillait plus rien chez lui. Rien d’autre que la peur, et la colère provoquée par cette peur. C’était lui. C’était la cause de tout ceci. Il s’était bien amusé, tout ce temps, à lui faire croire qu’il était un allié. Encore un qui l’avait pris pour un idiot ! Un grondement ininterrompu sourdait de la gorge de l’ours. Sa grosse patte prit de l’altitude, visa la carotide.

BAM ! Fit le vase sur son crâne dur. Charlie poussa un rugissement de rage alors que sa patte manquait son but, déchirant l’épaule du druide au lieu de sa gorge. Babines retroussées sur ses crocs luisants, il tourna la tête vers la serveuse. Elle ne comprenait rien ! Elle ne comprenait pas qu’il faisait tout ça pour les sauver !

« CHARLIE ! »

L’ours et l’homme en son cœur eurent un sursaut. Lentement, son regard mordoré se détourna de la jeune femme, de sa proie inerte au sol. La sylve se déployait sous ses yeux dans toute sa splendeur, environnant d’une aura de jade son prince. Pendant quelques secondes, comme hypnotisé, Charlie oublia la voix dans sa tête. La forêt l’appelait, et cet appel était plus fort que tous les autres.

L’effet ne dura pas malheureusement. Mais au moment où le regard hagard de l’ours retomba sur le druide à terre, clignant des paupières alors que ses traits se durcissaient à nouveau, une paire de bras le ceintura. Ou plutôt, une paire de pattes. De rage d’être encore tenu loin de sa proie, l’ursidé rugit à faire trembler les murs, et envoya un coup de griffe au loup imprudent. S’il reconnaissait à peine ses amis, leur odeur familière portait le message de la trahison. Pourquoi se mettaient-ils tous en travers de son chemin ??

- Charlie ! Écoute-moi. Tu m’as toujours écouté et cru. La voix te ment. Alex est ton ami, pas ton ennemi ok.

La voix mentait ? A nouveau, l’ours rugit sa frustration et sa colère. Retenu par les épaules, à peine ralenti, il gronda au visage déformé de l’italien, sans se soucier un instant des gouttelettes de salive qui volaient. Coup de sa musculeuse épaule, coup de patte. Si Aless décidait de rester dans le passage, c’était son problème !

- Charlie, je t’interdis de t’en prendre à Alex !

Dans sa tête, la voix se faisait plus forte, toujours plus forte et l’ours s’en fit écho d’un grognement plein de rage. Mais il y avait quelque chose… Il y avait quelque chose dans cet accent. Des lointains souvenirs remontaient à la surface, des souvenirs d’une période où la voix à suivre était celle-là. Celle dans sa tête mentait ? Quelques instants, cela retint sa patte, qui frappa avec moins de force. Difficile pourtant de retenir le naturel : cogner était le langage qu’il maîtrisait le mieux. Coups et grognements volèrent, puissance brute contre nervosité du loup, et chaque balafre l’enrageait un peu plus. D’un grand coup de tête dans le nez, l’ours repoussa son boss, se détourna de lui pour revenir à sa proie.

Mais où était-il passé ??

Son grondement de colère fut interrompu net par un Alessandro plus retors que jamais.

- Il dirait quoi Civet ?! Vilain ours !

La mention du lapin coupa l’ours en plein rugissement. La peur et la rage étaient toujours présentes, mais une nouvelle émotion commençait à trouver son chemin dans son cerveau primaire. Perplexité. La voix mentait ?

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Merci pour la sign Chuck & Mat' !
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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Dim 15 Avr - 10:58





Première St Valentin



La timidité naturelle de Jansen se cachait souvent derrière un costume, celui du danseur, qui, ironiquement, ne cachait souvent pas grand-chose de son anatomie. Mais il ce n’était pas le moment de revêtir le costume du timide danseur, à fleur de peau. Pas plus que de préserver le secret sur la sylve et ses origines. Bien que détestant ses sœurs, à qui il devait des années de maltraitance, il avait toujours su garder le secret sur les dryades et les sylves… Mais il ne pouvait pas rester planté la, à regarder les gens s’étriper et se battre. Il y avait un mentaliste à trouver, chad avait été clair, et à présent ceux qui avaient pu garder un semblant d’esprit savaient qu’il fallait trouver aussi du cuivre pour bloquer ses dons.
A quel point ce télépathe était fort ? il pouvait visiblement induire de fausses idées dans l’esprit des gens, mais savait-il remonter jusqu’au plus secrets des des secrets ? Si c’était le cas, il trouverait le point faible du Drus, et une simple piqure de dérivés complexes médicamenteux aurait raison de lui.

Mais sa priorité était Charlie. Parce que c’ était son ami. Parce qu’il avait un potentiel de destruction immense et parce qu’il s’en prenait à Alessandro. Il avait été amoureux de lui, et il n’en avait aucun souvenir concret. Mais il ne laisserait pas le bel italien périr des griffes d’un ami à tous les deux.
L’ours avait brièvement tourné la tête vers lui, mais le chant n’avait pas été assez fort. Alessandro l’occupait, mais, même s’il était plus vif que l’ours, ce dernier ne pouvait pas être immobilisé longtemps.

Jansen, comme lors d’un combat dans une certaine clairière, ôta ses chaussures et planta fermement ses pieds dans le sol. Il laissa complètement sa nature de Drus remonter à la surface, et s’adressa aux plantes, racines, lierres, pousses, herbes qui étaient assez proche pour l’entendre. Il y insuffla son Energie, puis se déchaina. Les ronces, racines et lierres qui poussèrent rapidement étaient très grandes, mais ne seraient sans doute pas suffisante pour retenir l’ours, mais la n’était pas son plan. Il voulait entourer l’ours de nature, de sylve, pour qu’il se sente chez lui, a l’abri, dans son milieu naturel. Il espérait que ce contact lui fasse reprendre ses esprits. Des chaines végétales s’enroulèrent autour de ses chevilles, de ses bras, et elles ne le retiendraient pas longtemps. Mais il utilisa les pousses pour exhaler les odeurs de chlorophylle, de plantes, d’acacia dont on tirait le miel, de nature, d’eau pure, d’eau croupie, de tout ce que l’odorat sur-développé de Charlie pouvait capter.

S’approchant de lui, le Drus faisait tout pour rappeler un autre combat à l’ours. Un combat dont seul Alex avait pu les sortir. Alors il ramassa une des pousses qui était sorti du sol, s’entailla la main et, de son sang, refit naitre l’étrange épée qu’il avait déjà donné à Alex pour vaincre leur chimère. Il faisait dans l’ostentatoire, tout l’opposé de ce qu’il était habituellement. Il mit l’épée dans les mains d’Alex et serra fermement pour que ce dernier l’empoigne.

« Comme lorsqu’on s’est connu. Charlie. Rappelle-toi qui nous a sauvé ». Et fait couler son propre sang. Alex avait été héroïque, Charlie s’en rappellerait par la manière douce ou la manière forte. Jansen gardait en réserve quelque chose qui l’écœurait s’il devait l’utiliser contre son ami. Du poison hallucinatoire, ou soporifique. Mais il ne voulait pas en arriver là.



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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Lun 16 Avr - 22:27




Speed Dating

Feat. Therence Garnet + Alessandro Amaro + Alex Cormier
Et Al.









Il sut qu’il était parvenu à soulever les lourds rideaux de plombs qui lui bloquaient la vue lorsque la lumière frustre et éblouissante de la pièce vint brûler ses rétines.  Incapable de discerner quoi que ce soit dans cette lueur trop crue, il préféra ménager ses efforts et laissa retomber l’échafaud oculaire.  Il devait bien, de toute manière, concentrer son attention à évacuer la douleur de son épaule qui vibrait dans son corps entier comme un rail de chemin de fer.  L’accent chantant vociféra en direction de la bête penchée au-dessus du druide et, par l’ouïe, il put suivre leur trajectoires de coups, comme au travers d’un mur de mousse.

Une nouvelle chaleur vint bercer le manitobain, qui frémit du bout des lèvres.  Qu’est-ce qu’on lui demandait?  La voix de Therence!  Comme un phare dans la nuit, elle sembla dissiper le brouillard dans l’esprit du biochimiste, qui s’y accrocha comme à la plus stable des amarres.  Une amarre sans port d’attache, une amarre vagabonde.  Aussi bien dire que jamais un navire n’avait si mal mouillé.  Mais Alex n’était pas une goélette et malgré la flaque qu’il générait, il n’avait pas non plus choisit son port d’attache.  Le câlin suffit à donner au laborantin la force de mettre un pied devant l’autre, devant l’un, à moins qu’il ne les ait laissés glissés tout du long?  C’était qu’une véritable fourmilière s’en était emparés, malgré sa volonté d’actionner ses muscles.  L’odeur de Jenny, subtilement accompagnée de friture, se joignit à celle de Therence, mais il la renvoya bien rapidement à la recherche d’une petite boîte blanche ornée d’une croix rouge.  De toute manière, une nouvelle odeur emplissait l’air.  Apaisante et douce, épicée et rassurante, comme un chaï par un dimanche matin pluvieux.

Pourquoi pousser sur son épaule?  Therence agit à contre-courant, ça n’est plus logique.  Et c’est douloureux.  Amaro est parti où?  On va s’occuper de sa blessure.  Laquelle?  Celle qu’il porte à l’âme depuis de trop nombreux et trop longs mois?  Qui est assez fort?  Pour ça, quoi?  Trop de questions, Alex écoutait la voix qui le berçait sans tenter de comprendre, dorénavant.  Comme un nuage de coton dans lequel déposer son âme fatiguée.  Ses yeux papillonnèrent, car il comprenait ce langage universel.

Un sourire narquois et pourtant doux comme la providence sur les lèvres, le druide se laissait caresser par ces mots emplis de tendresse qui le berçaient doucement vers les rives florissantes du Léthé.  Alex n’était pas certain que les mots qui se formaient dans ses bronchioles, en retour à la logorrhée de Terry, parvenaient à franchir ses lèvres alors qu’il répondait d’un moi aussi sentencieux.  Un sursaut de ses paupières trahirent le mouvement des yeux qui cherchaient l’origine de la voix, pour y diriger la directiond e son regard clos alors que le canadien conclut, un sourire tordu aux lèvres, d’un râle empli de toute la tendresse dont il avait jamais été capable.
-Crétin..  Comme si après un tel aveu, il avait besoin d’une telle promesse.  L’amour, c’était d’aimer dans la laideur et à travers les pires défauts, sans vouloir changer la personne qui en était le réceptacle.  C’était de réchauffer le corps brûlant d’Alex comme il le faisait si bien.  Et Alex entrouvrit les yeux une nouvelle voix et, au-delà de l’éblouissement, vit le visage inquiet qu’il aimait aussi.  Il eut alors la conviction que le paradis existait, qu’il venait d’en entrevoir le portail.  Il voulut esquisser un mouvement pour embrasser l’ange qui le supportait patiemment au quotidien et inscrire dans l’histoire un baiser qui ne s’éteindrait jamais.

À des lieues de là, la guerre entre l’ours et le loup fut mise en suspens, comme une apostrophe lancée dans la salle, et Alex se mit à trembler en revoyant la difformité de Crowley.  Sa laideur, certes, mais surtout toute la peur qu’il lui inspirait désormais, et la méfiance qui en subsisterait devant l’Éternel.  Le traître, ce lâche qui avait atomisé leur pacte, et par lequel leur clan chut; celui-là en profiterait certainement pour se faufiler et venir terminer sa tâche.  Qu’il y vienne, déjà, et Alex pourrait lui dire ce qu’il en pensait!  Trop malhabile pour bien exécuter ses entreprises du premier coup.  Trop paresseux pour les terminer par la suite.  Trop inhumain pour abréger les souffrances d’Alex, qui le quittaient déjà petit à petit.  En cela au moins ils étaient désormais d’accord : Crowley n’était pas humain.

L’odeur boisée s’intensifiait sans cesse, comme un analgésique pour l’âme.  Force rassurante parmi les forces rassurantes.  Alex se détendit doucement, de plus en plus, comme un enfant qui lutte contre le sommeil alors que sa nourrice lui chante sa berceuse favorite.

Il entendait son lointain cousin qui l’appelait, claironnant, et quérait sa présence.  Il sentait celui qui était à la fois son mentor et sa muse ne faire qu’un avec lui-même.  Pour la première fois, il vivait réellement la majesté plus grande que nature de son prophète, son messie.  Il était envahi d’une certitude.  Non.  Il était réduit à l’état de cette seule certitude : le Chêne amputé était présentement rejoint par le Cormier que l’ours avait abattu.



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Buck Lancaster

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 17 Avr - 21:54





Buck le pourri


Je les regarde s’entre-déchirer avec satisfaction. J’ai demandé à Joe de mettre en conflit ceux qui se connaissaient, ceux qui étaient amis. « Étaient », car maintenant les voilà qu’ils se battent à mort. Il y a déjà les premiers blessés. La police est tétanisée sur place. Merci aux capacités de Joe. Ce gars est magique !

Je tiens enfin ma vengeance sur ce bled pourri. Enfin le vrai visage de certains se dévoile. N’est-ce pas un ours et un loup qui se battent là-bas ? Et ce type dont les cheveux ressemble plus à des feuilles ou de l’herbe. Votre existence éclate enfin au grand jour. Des gens ont peur de ce qu’ils voient. Joe n’a pas besoin de les pousser beaucoup pour que l’hystérie gagne la foule.

- C’est une attaque psychique. C’est une illusion ! Aless ! Garnet ! C’est un mentaliste qui prend le contrôle! Résistez, tout est faux !

Bordel ! Qui est ce type ? Mais ce n’est pas grave, il ne peut rien faire.

- Aless ! Cormier ! Jansen ! C’est une attaque de mentaliste. Un psychique. Je reconnais la manière, j’ai un ami qui est comme ça. Il faut lutter contre ses ordres. Le trouver et l’assommer.

Voilà pourquoi l’attaque ne semble pas fonctionner sur lui. Tss ! Il faut toujours qu’il y a un empêcheur de tourner en rond. Je vais me poster près de Joe au cas où un emmerdeur voudrait faire foirer mon plan génial.

- CUIVRE!

Cuivre ? Qu’est qu’il a avec son cuivre celui-là ? Occupe-toi de tes fesses, t’as l’épaule qui pisse le sang. Ils ne peuvent rien contre le pouvoir de mon pote. Le premier qui l’approche, sa cervelle grille !

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mer 18 Avr - 17:00

Speed Dating
Chad
ft.
Alls
Lewis, le gars qui a tenté de me poignarder, réussi à contrer la voix dans sa tête. Maxence m’avait expliqué qu’il pouvait forcer les gens, mais pas totalement. Cela dépendait du mental des gens. Ce Lewis me semble d’un naturel gentil. Son acte le choque. Cela l’aide à reprendre pied. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Amaro vient à peine de contrer Garnet qu’il se fait télescoper par son cuistot. L’ours semble en avoir après le voisin de Derek. L’italien encaisse l’attaque, mais cela ne va pas suffire.

Le danseur du Pink Print arrive à la rescousse. Je suis stupéfait de ce qu’il arrive à faire. Je savais qu’il n’était pas un être ordinaire, et je me demande bien quelle est sa nature. Quoi qu’il en soit, ils ne sont pas trop de deux pour contrer l’ours. Je dois trouver le mentaliste. Le druide a parlé de cuivre. Je me souviens du collier de Maxence fait dans cette matière et qu’il retirait lors de ses entraînements télépathiques avec moi.

Je regarde autour de moi. Les gens ont bien des colliers, mais soit c’est des métaux précieux comme l’or ou l’argent, soit des lanières ou des cordons de tissus. Rien en cuivre qui pourrait faire l’affaire. Le nombre de blessés augmente, je dois réagir. Car même la police ne fait rien, prise aussi sous le joug de la voix. Du cuivre, où trouver du cuivre afin de contrer le mentaliste. Il y en a bien dans els pièces de monnaie que j’ai dans la poche, mais ce n’est pas suffisant…

- Un câble électrique !

Je regarde autour de moi et cherche une rallonge. Je finis par trouver ce que je veux du côté de la sono. Je me précipite pour m’en emparer. Me reste à trouver le mentaliste. Maxence a besoin d’un contact visuel, ou quand il a trouvé sa cible être à moins de cinquante mètres. Avec nos entraînements, nous arrivions à garder le contact sur plus d’un kilomètre, mais entre nous c’était particulier.

Je scrute les gens dans la salle. Je finis par sortir de la salle des fêtes. Je vais contre l’ordre qui raisonne dans ma cervelle, mais ne tente pas de contrer la voix. Fermant les yeux, j’avance pas à pas, cherchant la direction où la voix est la plus forte. Il me faut un bon quart d’heure pour localiser le mentaliste. J’espère que dedans, il n’y aura pas eu trop de grabuge.

Je le vois, assis sur le sol les yeux fermés. Un autre type est près de lui. Il semble faire le guet, ou plutôt se réjoui de ce qu’il se passe à l’intérieur de la salle des fêtes. Comme je me suis entrainé avec Maxence, je bloque mes pensées pour m’approcher d’eux sans me faire repérer. L’humain n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive qu’il tombe au sol assommé. Ce type a la tête d’un psychopathe. Connaissant l’histoire de Maxence, j’ai de l’empathie pour ce mentaliste qui n’a pas encore perçu ma présence, trop occupé à envoyer ses ordres. J’ouvre à nouveau mes pensées et me fais le plus calme possible.

« Hello. Je m’appelle Chad.  Je viens en ami.»

L’homme réagit en ouvrant les yeux. Je lui souris même si son action est criminelle. Le genre de pouvoir qu’il possède est complétement déstabilisant.

« C’est dur d’entendre constamment les gens penser hein ? Je peux t’aider. C’est simple et sans douleur. »

En pensée, je lui montre une image de Maxence, mon ami mentaliste. Je lui montre nos entraînements et les effets bénéfiques de son collier de cuivre.

« J’ai un câble de cuivre. Permet moi de tester sur toit. Si cela fonction, après tu pourras te trouver un collier en cuivre, plus joli à porter. »

Je lui parle toujours par la pensée, car il peut sentir ma sincérité et le fait que je n’essaye pas de le piéger. Sans geste brusque, je l’entoure de la rallonge électrique. Aussitôt il écarquille les yeux. Je lui souris à nouveau.

- C’est mieux là ? Demandé-je de vive voix.
- Comment !? Pourquoi je n’ai jamais su ?
- Ta vie ne va plus être un cauchemar. Je sais ce que tu endures.
- Que se passe-t-il ?
Demande le sheriff qui arrive à côté de moi en se frottant les tempes.
- J’ai trouvé l’origine du problème.

Le gars que j’ai assommé ne semble pas être inconnu de Noah Stilinski.




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► Que cache Chad ? ◄



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Sam 21 Avr - 18:01

clickAlessandro & Alls
xxx
« Velocità incontri,
o il supermercato dell'amore »
- Il dirait quoi Civet ?! Vilain ours !

Enfin, une de mes phrases fait mouche. Charlie arrête de cogner et semble réfléchir. Son raisonnement ne doit pas être une séquence logique, mais plus dans un ressenti. J’ai peur que cela ne soit pas suffisant, mais heureusement Jansen agit à nouveau. Magnifique, le drus est à cet instant à l’apogée de sa beauté. Mais je n’ai pas vraiment le temps de me rincer l’œil, car je contre toujours l’imposante force de la nature qu’est mon cuisinier. Ce temps de répit permet aux balafres qu’il m’a faites de se résorber. Je reste tâché de sang, mais exempte de blessures.

Une véritable forêt pousse dans la salle des fêtes. Je suis submergé par l’odeur d’humus et de feuilles. Des plantes s’entortillent autour de nous. J’entends la respiration de Charlie se faire plus profonde et son rythme cardiaque baisse d’un cran. La nature l’apaise. L’action de Jansen termine ce que j’avais amorcé. La pression sur mes mains s’allège. Le drus donne à l’ours une drôle d’arme.

- Comme lorsqu’on s’est connu. Charlie. Rappelle-toi qui nous a sauvé.


Le calme enfin. Autour de nous l’agitation diminue. Plus personne se bat. J’entends des gens s’excuser, d’autres s’affoler devant les blessé. Doucement je relâche mon étreinte sur les poignets de Charlie.

- C’est fini amico ! Aller, on va s’occuper à remettre Cormier d’aplomb. Pour une fois qu’il me faisait une risette ! Je ne veux pas laisser échapper cette occasion !

Franchement quand je m’étais installé à leur table, je n’y croyais pas. Enfin pas vraiment. Mon orgueil aurait affirmé vouloir s’amuser si je m’étais pris le râteau prévisible. Mais en lieu et place de son mépris, j’avais lu de la curiosité dans son regard et pour une fois l’envie de connaître l’homme qui se planque sous ce costume au prix indécent et qui ne vaut plus un clou grâce aux paluches de l’ursidé.

Je bourre l’épaule de Charlie et lui souris pour lui signifier que je ne lui en veux pas. Par contre, il va devoir faire patte de velours devant le druide qui doit moyennement apprécier d’avoir été blessé. Je cherche Alex du regard. Je le vois allongé sur le sol à mi-chemin du bar dans l’idée, je pense, de trouver la trousse de secours. Je vais aller soulager sa douleur. Avec ce qu’il vient d’être dévoilé, je n’ai plus à cacher mes capacités.

Est-ce l’immobilisme de Therencio, sa tête qui s’obstine à esquisser un non permanent ? Ou le regard du druide trop fixe, un sourire de bonheur plaqué sur les lèvres ?

- Alex ?

J’avance d’un pas, mon cœur se serre. Il y a trop de monde qui s’agite pour que j’entende les battements de son cœur. Deuxième pas. Je crie.

- ALEX !

Je manque de glisser sur une flaque sombre. Du sang. Son sang.

- Non ! Bordelo ! T’as pas le droit Cornier !

En un bond, je les ai rejoins. Je n’aime pas ce que je lis dans le regard de Therencio. Je plaque mes mains de part et d’autre du cou d’Alex pour être au plus près des veines importantes. J’absorbe sa douleur, mais…

- Ça ne marche pas ! Merda !

Mes veines ne noircissent pas. Je sais pourtant ce que cela signifie, mais je m’acharne, arrachant sa chemise pour poser ma main juste au-dessus de son cœur. Aucune musique dans ce corps.

- Alex ! Tiens bon ! Tu le peux !

Mon autre main rejoint la première et j’attaque un massage cardiaque.

- Therencio ! Appuis sur son épaule pour bloquer le saignement.

L’adolescent est livide, tétanisé. Je hurle.

- Aller ! Pronto !

Je compte le rythme, puis me penche sur ses lèvres pour y souffler de la vie. Sa poitrine se soulève avec l’air que je lui insuffle, deux fois. Puis je repompe sur ce cœur qui a décidé de prendre des vacances. Je croise le regard de Charlie, mais l’esquive. Une brûlante colère me noue le ventre. Je sais que ce n’est pas directement de sa faute, mais…

- Jansen ! Dis-moi que tu as une idée, un pouvoir guérisseur, quelque chose. Son corps est chaud. Ça peut repartir, mais il a perdu beaucoup de sang.

Bordelo, c’est Alex le biochimiste, pas moi. Il saurait quoi faire lui.

- Charlie ! Va chercher les secours !
- Il faut lui faire un garrot !
- Prend ma cravate.


C’est la jeune femme qui s’était interposée avec un vase. Alors que j’appuie sur le cœur d’Alex en essayant de ne pas lui briser les côtes, la jeune femme me soulage de ma cravate et bloque une grande partie du saignement avec un garrot très haut sur le bras. Jenny nous explique qu’elle est secouriste. Et que dans un tel cas, il faut d’abord gérer la perte de flux sanguin avant de penser à ranimer le cœur. Elle a pris le relais de Therencio qui a les mains poisseuses du sang d’Alex. Avec ses doigts elle comprime un vaisseau sous la clavicule d’Alex.

- Vas-y pompe, j’ai bouché les fuites.
- Ok, grazie.


Son sang-froid me permet de me reprendre. Je m’applique à mes gestes. Therencio sort de sa tétanie et parle à Alex. De temps à autres, j’ajoute ma voix à celle du bambino. Je menace Cormier de le descendre, s’il ne me paie pas de ce moment ensemble qui m’était promis. Je sens son cœur reprendre, mais le battement est faible, filant.

Ce n’est pas perdu.
Ce n’est pas gagné non plus.

Spoiler:
 

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Jeu 3 Mai - 0:34



Speed dating
-Crétin...

Un sourire passe nerveusement sur mes lèvres au souffle difficile d'Alex, mélange de tendresse et d'amertume. Un crétin... Ouais, quel parfait crétin j'ai fait de ne pas accepter plus tôt ses sentiments et tester à outrance l'amour et la patience du druide! Nos nez se frôlent doucement, mon front appuyé contre le sien recouvert d'une pélicule glacée. Je l'aime... Bon sang que je l'aime... Il doit tenir bon jusqu'à ce qu'Alessandro soit venu à bout de Charlie, alors il absorbera sa blessure, et tout ira mieux...

-Alex?

Je me redresse doucement au dessus de lui. Il ne bouge plus. Plus du tout. Pas même un battement de paupière.

-Alex!

Mes lèvres se mettent à trembler à l'instar de mes doigts qui flottent au dessus de son visage puis de son corps.
Non... Non, non, non, non, NON! Il peut pas partir! Pas pour de vrai, pas comme ça!

-Alex! Alex!!! Réveille toi! Tu m'entends : réveille toi!

J'attrape son visage, mais sa tête dodeline sans force entre mes mains. Mes yeux ronds de terreur balancent de son visage endormi à son épaule, à sa poitrine à mes mains poisseuses, à son visage à nouveau. Je rejette subitement l'idée de le brusquer d'avantage lorsque je suis saisit par la peur de déranger son air paisible avec mes secousses. Un témoignage de vie qu'on ne doit pas effacer, ça ne ferait que confirmer l'inéluctable... l'inéluctable...

Est-ce un gong ou mon battement de cœur. La réalité s'impose brutalement à moi, étouffante et glacée.

Le cri d'Alessandro raisonne comme un écho lointain à ma propre horrification. Il atterri à genoux aux côté du corps inerte.

- Non ! Bordelo ! T’as pas le droit Cornier !

-Al... il respire plus...

Je suis sous le choc. Le regard d'Amaro accroche quelques secondes mes larmes en suspend avant de darder gravement sur notre compagnon commun. Ses mains palpes frénétiquement son cou à la recherche d'un pouls. Ses veines enflent mais n'absorbent aucun mal obscur.

- Ça ne marche pas ! Merda !

J'ai la gorge noué et refoule un sanglot lorsque le loup confirment le pire. Il s’acharne, animal furieux et obstiné, et bat la mesure sur le torse à nu d'Alex.

- Alex ! Tiens bon ! Tu le peux ! Therencio ! Appuis sur son épaule pour bloquer le saignement.

Il ne voulait pas venir à cette soirée. J'ai insisté. Je l'ai trainé ici à renfort de sourires prometteurs et d’irrésistibles malices, sourd à ses propres attentes. Ais-je seulement cherché à savoir quelle Saint-Valentin le manitobain aurait voulu passer? On aurait pu diner en tête à tête, rester cloitrer à la maison, soirée Netflix & chill... Il ne voulait pas venir à cette soirée... ce n'est pas lui qui devrait baigner dans son propre sang... Oh mon dieu...
Les mots d'Aless résonnent au loin. Je reste figé sur le visage sans vie qui s'imprime sur ma rétine, un reste de sourire sur la figure...

- Aller ! Pronto !

L'ordre sans appel me fait sursauter. Je bredouille un faible "ok", cligne plusieurs fois des paupières pour en chasser les larmes et me presse d’obéir.

Son torse se soulève sous l'impulsion du souffle d'Aless, lui redonnant un semblant de vie. Mais au lieux de réagir au souffle salvateur, garder le buste rond puis s'agiter enfin en crachotant faiblement, son torse se dégonfle avec la même régularité mécanique qu'une vulgaire pompe. Un mannequin de chair, un effrayant corps sans vie.

Un instant de détachement, un étonnant flottement de pensées, succède au choc. Alex est-il encore Alex dépourvue du souffle qui l'anime? Ou n'est-il qu'une enveloppe éphémère, réceptacle de tout ce qui reste de lui et de nous, un pâle résidus au sourire trompeur? La mort est-elle contagieuse? Et la vie? Est-ce que la vie est contagieuse, elle?!

Aless n'abandonne pas. Jenny se joint à lui. Le dru nous a retrouvé pour tenter de sauver son compagnon, l'ours agit lui aussi à la mesure de ses moyens fraichement récupérés. Alex n'est pas la seule victime de la soirée, mais tout un groupe dont il est le noyaux s'active à le ramener.

L'ours est méconnaissable une fois redevenu lui-même. Alessandro suppli la créature d'écorse et de feuilles qu'est devenu son danseur de charme de faire quelque chose. J'accroche momentanément mon regard au dru. Peut-être est-ce l'apparence semi elfique qu'il arbore, mais je reporte tous mes espoirs sur lui. On a besoin d'un miracle, n'importe quoi qui fasse revenir Alex!... Il faut le sauver!

Je me suis décalé laisser la serveuse prendre le relais mais reste au plus prêt de lui. Sa main traine sur le sol impropre prêt de sa cuisse. Alex et sa manie de se laver les mains trente-six fois par jour. Je la saisie, elle est fraiche et blafarde, et l'entoure du cocon tiède et rouge que forment les miennes couverte de son sang pour la réchauffer. Mon coeur se comprime douloureusement. Je serre fort, amoureusement, en voulant croire, porté par l'ardeur de chacun, qu'un infime lien nous connecte encore peut-être au druide.

-Tu dois revenir... J't'en prie...

Je veux le ramener à la vie comme lui et Alessandro ont su me ramener à la raison. Je lui répète combien il est important à mes yeux, combien on a besoin de lui ici, combien il est fort, tellement fort pour avoir supporter mes manèges et les vicissitudes de la vie, je lui promet de rendre les choses plus facile, lui répète combien est-ce que je l'aime. Les menaces d'Alessandro ne sont pas moins déchirantes que mes murmures larmoyants. Cette soirée avait marquée un tournant inespéré dans leur relation, en acceptant de le connaitre, Alex avait nourri dans le cœur du loup une étincelle dont il est le seul à pouvoir prendre soin.

Les secondes s'égreinent au compte des pompes d'Alessandro.
J'écrase mon nez contre sa main gelée.
Le monde ne tournera plus jamais de la même manière sans notre Cormier.

Tu peux pas nous abandonner!...

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Jansen Avery

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 8 Mai - 23:20





Première St Valentin



Rien. Il ne pouvait rien faire. Il avait calmé Charlie, mais trop tard. La cinquième ronce lui avait souvent dit qu’il était trop lent, qu’il réfléchissait trop, qu’il lui fallait agir avec les tripes. S’il avait été plus rapide, le drame sanglant qui se jouait sous ses yeux n’aurait pas eut lieu. Il n’y aurait pas eu de pleurs, de nœud à l’estomac, de regrets et de douleur que même le temps ne saurait résoudre.

Le danseur voit la douleur dans les yeux de son amant de certains soir. Il y voit aussi une étincelle qu’il avait connu, lui, jadis. Et surtout il entend dans sa voix… Oh oui, il l’entend cette douleur familière, cette blessure qui suinte, et qui s’insinue, nous rappelant qu’au final, nous sommes seuls.

Même lui, qui peut entrer en symbiose avec la flore, ressentir un esprit collectif, avait compris ça depuis longtemps. Il regarde, navré, la compréhension se faire dans les esprits, alors que son regard se perd dans un lac de sang. Celui d’Alex. La nature étant ce qu’elle est, il devrait être habitué à la mort, a la cruauté, même. Hors, les deux se sont invité sur cette danse.

Mais il n’a pas envie de célébrer cette danse, elle lui semble grotesque, impure, idiote. Il assiste, impuissant, à la vie qui s’en vas de son ami, et à l’amour, qui lui va rester, plantant sa dague de souffrance dans deux cœurs meurtris. Il laisse s’étioler les racines, les lianes et la flore. Charlie n’en a plus besoin. Il aura besoin de compassion, quand il comprendra qu’il est l’artisan de la mort de son ami. Cette dague la est de forme encore plus malsaine, elle vrille sa lame pendant des années dans le cœur de celui qui se tient pour responsable d’une mort non voulue.

Il s’approche simplement. Il sait qu’il aura son rôle a jouer, mais il faut laisser le temps aux hommes de comprendre et de se faire à cette idée. Seulement au deuil tragique, il compte substituer un poème. Dont les rimes sont l’humanité et la compassion, et le rythme celui de l’éternité. Peut être sera-t-il le seul a le percevoir ainsi, mais sous la forme qu’il revêt à ce moment, il n’est plus vraiment humain.

- Jansen ! Dis-moi que tu as une idée, un pouvoir guérisseur, quelque chose. Son corps est chaud. Ça peut repartir, mais il a perdu beaucoup de sang.

Le drus le regarde, navré. Oui il a une idée, mais certainement pas celle que l’italien voudrait. Il ne peut pas régénérer le druide, ni panser ses blessures.
« oui, je vais faire quelque chose, Alessandro. »

Il s’approche du sang, des larmes, des espoirs perdus. Il pose sa main sur les acteurs du drame, mais il n’a pas de réconfort à leur apporter, autre que ce qu’il s’apprête à faire.
Alors faisant appel à son propre sang, mais qu’il est trop tard pour utiliser comme avec Brian, il remplace la perte dans les veines d’Alex. Déjà, la forme qui le représente évolue. Il n’est plus tout à fait le même. Il y a peut être des protestations, ou des espoirs, mais Jansen est trop concentré pour les entendre. Alors, comme un pied de nez à la tragédie, Alex devient véritablement le Cormier. L’arbre s’enracine, magnifique, fort, vif. Et le drus ajoute. La vie à fait place à une autre.

« je ne sais pas si un jour Alex ressortira. Mais il est la, présent. Avec nous. Je garderai cet arbre, comme on s’était dit qu’on le ferait, avec Charlie. »

en touchant l'arbre, on pouvait sentir une drole de pulsation, tres faible. Qui sait...



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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mar 15 Mai - 15:53

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Speed Dating
A quel moment cela a-t-il dérappé ? Plus tard, quand j’aurai le nez sur mon rapport de ce foutoire, je serai bien en peine de le dire. Cela a commencé par cette lame de fond qui m’a presque coupé le souffle, tant la sensation de danger et de mort imminente était présente. Je me suis retrouvé tétanisé par une terreur sans borne. Dehors le danger. Dedans, un massacre en cours. Puis un cri, celui d’un membre de la meute de Derek, Chad. Nous subissons l’attaque d’un mentaliste.

Est-ce parce que je suis rompu à ce genre d’emmerdes, ou que ma vieille cervelle donne du fil à retordre au salaud qui opère, j’ai pu me reprendre, me ressaisir. Premier réflexe, récupérer mes hommes qui sont littéralement paralysés. Car tout le monde est en train d’attaquer tout le monde, seul je ne peux rien faire. J’alerte l’hôpital pour qu’il nous envoie des ambulances. Je prévois le pire.

Le maintien de l’ordre est laborieux. Des gens sont blessés. Je vois Chad partir en quête du coupable. Je le suis.

***

— Buck ! Buck Lancaster ! Comment ce fumier peut-il être en liberté ?

Pendant que Chad tente de raisonner le mentaliste, je colle les menottes à cet ancien policier. Celui qui avait brûlé Jordan vif. Mais je n’ai pas le temps de le ranimer et de l’interroger. Je l’attache à un arceau de vélo pour pas qu’il ne s’enfuit et vais voir où en est Chad.

Il s’appelle Joe. D’après Chad son pouvoir est semblable à celui d’un de ses amis, il peut lire dans les pensées des gens et imposer une idée.

— C’est un pouvoir énorme !
— C’est une malédiction
réplique Chad.

Il m’explique comment son propre ami a vécu l’enfer en étant constamment connecté aux pensées des gens. C’est comme avoir toutes les chaînes de télévision du pays qui s’incruste dans votre crane en même temps. Le cuivre permet de shunter cette capacité. Le mentaliste semble perdu. Il regarde Chad et répète interminablement la même phrase.

— Pourquoi on ne m’a pas dit ? Pourquoi on ne m’a pas dit comment éteindre les voix ?

Je laisse Chad gérer ce type, vu qu’il semble familier à ce type de pouvoir et appelle Eichen House pour leur dire qu’ils doivent récupérer un patient « spécial ». Je n’ai pas sitôt raccroché, qu’un de mes hommes me signale un drame. Une réanimation est en cours sur un homme sérieusement blessé à l’épaule. La quantité de sang rependue sur le sol donne peu d’espoir.

À l’intérieur c’est le chaos. Des gens sont étendus sur le sol. Les équipes d’urgence font le tour des blessés et analysent les urgences. Je repère tout de suite celui qui est en état critique. J’interroge du regard, un médecin urgentiste qui passe à côté de moi. Il secoue la tête en signe négatif. Ils ne vont pas prendre en charge le malheureux, se focalisant sur les gens qui peuvent encore survivre. Je suis étonné de trouver le mafieux local s’époumoner à un massage cardiaque perdu d’avance.

Alors que je m’avance pour faire comprendre aux proches du morts qu’il faut qu’ils se fassent une raison, un des employés du Pink Print s’avance et…

— Bon sang c’est quoi ça ?!

Le mort est devenu un arbre. Je ne sais pas ce qui me chagrine le plus. Savoir comment un tel prodige est possible, ou comment je vais bien pouvoir expliquer toutes ses manifestations surnaturelles. Vu l’humeur de l’Italien, j’évite de m’approcher. J’essaye de le coincer depuis qu’il est ici. Mais il est clairement affecté par la mort de…

— Alex Cormier ?

J’aperçois enfin le visage du trépassé qui m’était caché par un adolescent habitué des services de police. Y-aurait-il une justice ?

— Une vie pour une vie Gabriel, murmuré-je.

Je ne suis pas heureux de cette mort et ne l’aurais jamais souhaité. Mais elle referme une plaie dans mon cœur. Quoi qu’ait pu me dire Stiles, je sais que ma Claudia est morte à cause de la négligence du père de ce garçon. Maintenant, Gabriel est dans la même configuration que moi. Il vient de perdre un être cher, parce qu’un autre a mal fait son travail, ou de façon pas assez consciencieuse. Je ne sais pas si j’aurais pu anticiper cette attaque psychique. Mais le système a merdé. Lancaster est dehors, alors qu’il devait moisir en taule pour à minima une trentaine d’années.

Je laisse les amis d’Alex Cormier faire leur deuil en paix, et aide à l’évacuation des blessés et la prise en charge des personnes choquées.

Je le jure sur mon insigne : l’année prochaine, moi vivant, il n’y aura pas de fête de la Saint Valentin.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Ven 18 Mai - 21:10

clickAlessandro & Alls
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J’y crois. Voglio crederci ! Cela ne peut pas s’arrêter ainsi. Pas maintenant !

- Oui, je vais faire quelque chose, Alessandro.

L’espoir. Je reprends espoir. Jansen est plein de ressources insoupçonnées. Il va sauver Alex. Je souris à mon danseur. Je sais que j’ai parfois été injuste avec lui. Pourtant, il a une bonne âme. Alex va vivre. Et on va pouvoir rattraper dix ans de gâchis. Le Drus semble donner de son sang au druide. Je continue le massage cardiaque et les insufflations. Mais le corps d’Alex devient de moins en moins souple, ses lèvres de plus en plus rugueuses. Avec horreur je vois sa peau muer en ce qui va devenir une écorce.

- Je t’ai demandé de le sauver pas de le tuer !

Le processus semble impossible à stopper. Déjà le danseur s’est reculé et Alex croit comme un végétal. Horrifié, je vois ses bras devenir branches et son beau visage s’effacer. En un temps record, un arbre le remplace. Plus rien ne rappelle l’homme qu’il était, sinon la symétrie de ses branches-bras et des lambeaux de vêtements qui pendent ça et là.

- Je ne sais pas si un jour Alex ressortira. Mais il est là, présent. Avec nous. Je garderai cet arbre, comme on s’était dit qu’on le ferait, avec Charlie.

Jansen touche l’arbre-Cormier. De quoi parle-t-il de prévu avec Charlie. Je jette un œil à l’ours. Les événements le dépassent. Une vague de colère m’étreint.

- Tu devais le sauver ! Pas t’en faire un jouet de dryade !

J’ai attrapé Jansen par le col et le plaque contre son « œuvre ». Mes crocs sont sortis, comme mes griffes qui entaillent sa peau sans ménagement. La douleur du deuil me fait voir rouge. Ma main se resserre, meurtrière.

- Tu voulais t’assurer qu’il ne te remplace pas ! C’est ça ! Avoue !

Furieux, submergé de tristesse, je le gifle d’un revers puis arme ma main griffes sorties pour lui assener un coup plus violent. Une main empoigne mon poignet, sans vraiment forcer. C’est Therencio qui  m’arrête, simplement par le contact de ses doigts autour de mon poignet. Je croise son regard noyé de désespoir. Nous partageons un chagrin sans fond. Je lâche Jansen aussi subitement que je l'ai attrapé, mes mains retombent le long de mon corps. Je regarde l’arbre. Ce n’est pas Alex. Ce… végétaux est une insulte à sa vivacité. Je refuse. C’est au-delà de ce que je peux encaisser. Je me retourne vers Therencio.

- Je t’attends dans ma voiture. Pas plus de cinq minutes, après je file.

D’un pas lourd et sans un seul regard pour personne, je sors de la salle des fêtes. Dehors c’est un beau bordelo, des ambulances, des voitures de flics. Je sors une sigaretta de mon paquet et l’allume en me protégeant du vent qui vient de se lever. L’air est chargé de détresses et de douleur, s’ajoutant à la mienne. Je décide de m’enfermer dans ma voiture pour me couper de ses sensations. Je ne sais pas si Therencio va me rejoindre, ou rester avec cette hérésie.

« - il est là, présent »
- Présent mon cul !


La fumée m’irrite les yeux et me donne une excuse pour qu’ils se troublent.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Speed dating   Mer 23 Mai - 23:45



Speed dating


- Jansen ! Dis-moi que tu as une idée, un pouvoir guérisseur, quelque chose. Son corps est chaud. Ça peut repartir, mais il a perdu beaucoup de sang.

- Oui, je vais faire quelque chose, Alessandro.

...répond l'homme qui sait faire pousser la forêt en se joignant à nous au niveau du corps et posant une main compatissante sur nos épaules. Aless continue de pomper, Jansen lui offre de son sang, et moi je m'accroche à sa main, spectateur comme Jenny et Charlie qui espèrent, tout près. Aless joint une nouvelle fois ses lèvres à l'endormi. Quelque chose chauffe et chatouille entre mes mains. Je relâche prudemment les doigts d'Alex et m'écarte, intrigué.

Une métamorphose s'opèrent sous nos yeux. Le corps inerte se mets à bouger, tremble, s'étire, je vois Alex se relever sous les effets de ce qui ressemble à de la magie. J'assiste au spectacle avec les yeux d'un enfant autant que ceux d'un amant qui reprend espoir, avant de comprendre que le merveilleux n'est que la modeste contrepartie pour palier à son départ...

Je reste muet, les yeux rivés sur l'arbre dont les dernières feuilles frémissent en atteignant leur forme définitive. Ma gorge se serre et mes yeux s'embuent sous la terrible prise de conscience, mais c'est un autre sanglot que le mien qui retentit.

- Je t’ai demandé de le sauver pas de le tuer !

- Je ne sais pas si un jour Alex ressortira. Mais il est là, présent. Avec nous. Je garderai cet arbre, comme on s’était dit qu’on le ferait, avec Charlie.

- Tu devais le sauver ! Pas t’en faire un jouet de dryade !

Des bruits de fonds. Je me sens minuscule, à genoux devant le végétal dont les morceaux de tissues font comme des guirlandes. Je m'en approche, hagard, tend une main tremblante vers l'écorce dans l'espoir de recevoir une réaction, sentir un frisson onduler sous le bois, n'importe quoi, mais rendu à l'évidence, je glisse les mains de chaque côté de l'arbre et l'étreint douloureusement en posant mon front tout contre. Oh mon dieu, Alex...

C'est impossible. J'aurais du lui offrir une rose en gage de notre amour ce soir, mais pas à ses pieds pour lui faire mes adieux!...

Je sursaute quand l'arbre vrombit. Alessandro vient d'y plaquer Jansen, fou de rage.

- Tu voulais t’assurer qu’il ne te remplace pas ! C’est ça ! Avoue !

-Aless', arrête...

Mais l'italien reste sourd. C'est un animal que l'on vient d'amputer d'un membre et qui cri sa douleur, l'homme et le loup saisit par un même chagrin. Le dru valse sous la gifle du rital, il me donne l'air d'un pantin de bois malmené. Le loup émerge et laisse poindre ses griffes. Je me redresse attraper ce bras tendu qui menace de fondre et l'emprisonne de mes doigts en me collant doucement dans son dos.

-Arrête. S'il te plait... Ça ne le fera pas revenir...

Nos regard trouvent refuge l'un dans l'autre. Pas de larmes sur ses joues, mais un orage qui gronde par delà ses prunelles. Je sais que le volcan calmé et l'orage passé, il ne restera qu'un torrent et des ruines et qu'il est trop fier pour ça. Amaro contemple l'arbre, vidé, puis se détourne.

- Je t’attends dans ma voiture. Pas plus de cinq minutes, après je file.

Le ton est ferme, sans appel. Maître de son monde. De ce qu'il peut encore maîtriser... J'ai trop mal pour ressentir autre chose qu'un pincement envers l'égoïsme dont il fait preuve, je sais que sous cette carapace offusquée, le mal n'est pas moindre pour lui. Mais je n'ai pas la force de tourner le dos à notre compagnon dont la présence humaine, la chaleur, le rire, sont encore trop présent dans mon esprit.
Mon regard survole lassement les alentour, et passe sur le bonnet d'Alex, ce bonnet ridicule qui lui avait valu quelques brimades en début de soirée. Il traine aux pieds de l'ours comme un petit rien rescapé du carnage. Je m'adresse au dru.

-Est-ce qu'il est vivant?... Est-ce qu'il... nous entend?

Nous comprend au moins?... Je n'ai jamais été un grand amateur des plantes et de la nature. Mais la vie et la mort sont des notions toute relative chez les végétaux. J'ai besoin d'y croire, qu'il est là malgré tout. Juste différent. Moins accessible...

Je dépose ma main sur l'écorce. Je cherche un visage, la moindre expression qu'il est quelque part là dessous. Je caresse ce qui faisait office de torse chez l'humain, paplpe ce qui devait-être sa mâchoire, sa joue. Puis je dépose mes lèvres sur l'écorce. Le baiser le plus chaste que j’ai jamais offert au druide. Puis je m'en détache en refoulant une nouvelle vague de larme, et je le confie à l'ours et au dru après avoir eu l'assurance qu'il l'enracineront dans un lieux que je pourrais visiter.

Je suis venu à cette soirée avec Alex. C'est avec un autre Al' que je m'en irait. Je ne peut pas abandonner Alessandro qui lui est bien vivant. M'accrocher au druide, ce serait mourir avec lui. Aless' a besoin de moi.


Je me glisse dans la voiture. L'habitacle est saturée d'un voile opaque et piquant. Je reste immobile un long moment, les bras croisés, les yeux rivés sur le tableau de bord. La tête vide, anesthésié. Puis j'ose regarder le loup qui ne bouge pas d'avantage.

Ses vêtements en lambeaux reflètent trompeusement le chagrin qu'il s'évertue à me cacher en lorgnant ailleurs, une main sur la bouche pour tirer sur sa cigarette.

Ma manche tâchée de sang bruisse dans le silence quand je tend le bras vers lui. Je glisse doucement une main sur sa joue, puis sur l'autre pour l'obliger à tourner son visage dans ma direction, et je l'attire tout contre moi. Je le serre fort, si fort, le nez dans son épaule et ma joue contre son oreille, un bras en travers de sa nuque pour lui imposer, avec douceur, le même réconfort que je lui réclame.

-Je suis là.

Un murmure posé, empreint de force, à moins qu'il ne cache que fragilité. Il lui faudra du temps pour faire son deuil, j'ignore s'il s'en remettra véritablement un jour. Ce n'était pas un amour ordinaire, c'était l’œuvre d'un Cupidon cruel. Nous avons tous les trois été frappés en plein cœur par la même flèche ce soir, et Alex frappé aussitôt par la griffe de son meilleur ami. On nous a offert le paradis pour mieux nous pousser dans les abîmes. Une chute vertigineuse.
Mais je suis là. Et je vais avoir besoin de lui, moi aussi... Nous sommes là l'un pour l'autre. On se doit d'être fort.

La voiture démarre et s'éloigne de l'agitation des pompiers et des ambulances autour de l'établissement.




Je rendrais visite à Alex. Je m'assurerais que Jansen et Charlie prennent bien soin de lui. Alessandro, s'il ne cède pas à l'idée que notre druide repose sous une enveloppe d'écorce et qu'il apprend mon obstination m'en voudra surement. Parli con un albero!, me reprochera t-il avec véhémence, incapable d'échapper à la douleur de me savoir m'accrocher à des souvenirs. Et je lui en voudrait, et je refuserais avec autant d'acharnement d'abandonner cet arbre qui est plus qu'un vulgaire enchevêtrement de branche, mais un esprit à l'écoute!... Mais aussi loin que les paroles pourraient nous échapper et nos contradictions nous mener, quoi qu'il en coûte, je reviendrais vers l'italien, obstiné et amoureux. Après Alex, après qu'il ait péris le soir de la Saint-Valentin à laquelle je l'ais égoïstement convié, le Garnet dévergondé serait mort. Pas avec notre druide, non, c'est moi qui l'aurait tué, je lui aurait reproché cette tragédie, et je l'aurait bannis de ma vie. Pas moins fougueux mais dévoué, je ne vivrais plus que pour un seul, l'autre auquel Cupidon m'a attaché. Un tiers de cœur qui de son côté subirait sans doute les mêmes cruels effets, aux antipodes de son tempérament méditerranéen, mais un peu plus proche des attentes naturelles de son loup. Ouais, cette perte m'aurait changé. Elle nous aurait tous changés.

A chaque visite, je compterais chaque pousses, chaque branches, chaque feuilles supplémentaire. Avec attention, et surement l'air d'un benêt, je passerais une écharpe autour de l'écorce quand l'hiver arrivera. Je verserais un verre de vin chaud entre ses racines à noël, et je viendrais l'arroser au cœur de l'été en lui donnant des nouvelles de la vie au delà de son terrain. Peut-être qu'un jour, j'arrêterais de parler, parce que je comprendrais qu'il ne répondra pas, que le mouvement dans les feuilles est due à une brise et non un signe de sa part, et parce que j'accepterais qu'il n'y a pas besoin de mots pour communiquer quand il suffit de parler avec le cœur. Un sentiment, une résonance. Jansen qui est issue de la terre aurait surement essayé de m'expliquer. J'aurais appris à mieux connaitre les Gardiens de la Forêts, ses compagnons que je ne connaissais que trop vaguement jusqu'alors. On aurait eu en commun cet arbre si particuliers. Et puis, Alessandro aussi, seraient toujours lié à eux, son ami d'enfance et un ami et mémorable amant. Un jour, peut-être, on aurait réussi à le faire venir voir le Cormier pour s'y recueillir non dans les larmes, mais dans la joie et un partage qui transcende les éléments et la mort.

Et un jour, lors d'une de ces retrouvailles, au cœur de l'animation, je me prendrais à croire entendre un craquement.

Alors, peut-être...


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