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 Demain commence maintenant PV Leoric

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Derek Hale
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MessageSujet: Demain commence maintenant PV Leoric   Mar 27 Fév - 18:38


Demain commence maintenant

Feat. Leo

U
ne nouvelle expression flotte sur mon visage. Ce n’est pas un sourire, plutôt une légère moue. Une contraction subtile des joues, qui dit que je suis heureux. Ruby et Peter étaient rentrés, lorsque Leo et moi sommes sortis de ma chambre après une longue sieste, chaste, mais promesses de lendemains exaltants et je l’espère plus sauvages. Apprivoisé, j’ai réussi à l’apprivoiser. Ce grand loup venu d’un nord lointain. Son prénom sonne comme celui de ses ancêtres vikings. Ce n’est pas la mer qu’il a conquis, mais mon cœur. Me voilà à penser avec des tournures de phrases totalement niaises, dignes du langage torturé et emberlificoté que mon oncle se plait parfois à user pour faire style, ou simplement pour être chiant. Quand je me sais vraiment seul, mon sourire éclate, rayonnant de lumière et de chaleur.

Peter avait levé un sourcil en voyant qui était mon invité. Son collègue. Pour une fois, mon oncle avait fermé son clapet. Peut-être que la matière enseignée par celui qui descendait les marches avec moi – plutôt très mal à l’aise – était la cause cet absence de sarcasme. Leo semble plus conforme à ce Peter s’attend pour m’accompagner dans la vie. Ruby avait été surprise. Elle n’avait pu cacher un soupir. Le fait que j’aille de l’avant et me lance déjà dans une nouvelle relation, sonnait la fin définitive d’un retour de Stiles. Puis se reprenant, elle avait accueilli Leo avec chaleur, comme elle sait si bien le faire. Ruby a un côté « mama », qui fait vite oublier qu’elle une alpha. Leo était reparti de manoir, avec un pot de confiture maison et rassuré sur l’accueil qu’il y trouverait à chaque visite. Je l’avais accompagné jusqu’à sa voiture avec Ian dans les bras. L’enfant de Peter et Ruby avait vivement manifesté sa volonté que je m’occupe de lui. Je l’adore et passe beaucoup de temps avec lui. La vision que je donne avec ce petit bonhomme dans les bras n’est pas très en accord avec mon look un poil loubard, mais je ne veux pas faire semblant, pas avec Leo. Il doit connaître toutes mes facettes. Je suis d’un abord souvent rustre et sombre, pourtant,  dès que je suis avec Ian, je deviens doux comme un agneau.

***

C’est un des locataires de l’immeuble que je possède en périphérie de la ville qui m’a averti. Il y a une infiltration et une flaque d’eau dans la montée des escaliers. Le gars, un artiste sculpteur était monté sur le toit. Un joint de béton semble s’être désagrégé avec le temps. Il avait même pris soin de prendre quelques photos et de me les envoyer. J’avais fait suivre à Chad pour qu’il me conseille. L’architecte m’avait répondu que je pouvais largement m’en occuper moi-même. Il m’avait fait une liste du matériel nécessaire et de l’enduit à appliquer. Il s’agit d’une résine qu’il faut appliquer en deux passes. Une première fois un peu diluée, afin que le produit suive le chemin de l’eau et rebouche la fissure. La seconde passe se faisait avec le produit non dilué, qui en se solidifiant ferait un joint élastique et étanche. Grand luxe, je pouvais ensuite y coller à chaud un feutre goudronné.

Mon téléphone vibre, j’ai un message de Leo. Il me fait partager une perle sur une copie de l’un de ses élèves. Une faute d’orthographe qui change le sens d’une phrase dans une voie un peu libertine. Il accompagne son message d’un simley qui sourit. Je lui réponds que cela me donne des idées. Sa réponse suit avec un simley rougissant.

Il pleut, c’est donc mort pour réparer le toit de l’immeuble où se situe également mon loft. Il est tout à fait habitable, n’ayant pris que mes affaires lors de mon installation au manoir. Parfois, il m’arrive d’y dormir quand une réunion de travail me retient tard à Beacon Hills et que j’ai la flemme de faire le trajet jusqu’au manoir. Je me plonge dans une analyse de marché sur les sociétés de télécom.

J’ai l’emploi du temps de Leo. Parfois je passe l’attendre pour la pause déjeuner et nous allons manger ensemble. Nous parlons de notre travail respectif. Je l’encourage pour ses corrections de copies, il fait de même quand j’avoue que parfois je sature à m’ingérer des tonnes de tendances  de marché, les fluctuations des cours du Dow Jones, CAC 40, Nasdaq, Nikkei...

Enfin du temps sec depuis quatre jours. J’ai acheté l’essentiel de ce qu’il me faut. Il me manque la plaque de goudron. Le magasin où j’ai l’habitude de me servir était en rupture de stock. Chad m’a indiqué une entreprise de bâtiment avec qui il travaille. Ils ont la gentillesse de me dépanner. Ils ont ça par rouleau de trente mètres, alors qu’il ne m’en faut qu’un mètre. Ce détour m’emporte dans le quartier où Leo habite. Je n’ai pas besoin de passer par sa rue, mais avec mon bout de goudron dans le coffre avec tout le reste du fatras dont je vais avoir besoin, je fais un léger détour, pour passer dans sa rue. Devant son loft, je ralentis, mais ne m’arrête pas. Je sais qu’il a fini ses cours depuis une bonne demi-heure, mais parfois il reste au lycée pour préparer ses cours ou corriger des copies. J’accélère à nouveau, puis en tournant dans une rue perpendiculaire, je le vois marcher sur le trottoir en sens inverse. Je m’arrête à sa hauteur et baisse la vitre côté passager. Il se méprend sur ma présence ici, pensant que je le cherchais. Cela m’embête de le décevoir, mais mentir à un loup… sans parler du lien qui nous uni… Je lui explique ce que je suis allé chercher et que je me rends à mon loft pour bricoler.

- Cela ne me faisait qu’un petit détour. Je voulais m’assurer que ton loft était toujours debout.

Il m’apprend que lui et le bricolage, ce n’est pas trop son truc.

- Comme ça tu gardes des mains douces, rétorqué-je malicieusement.

J’aime sa réaction tout en nuance.

- Ça te dit de me tenir compagnie ? Car tout seul sur ce toit…

Je fais une tête de chiot.

- Puis on pourrait se prendre des pizzas, ou des tacos, ou ce que tu veux et pique-niquer à mon loft.

Il est plus rudimentaire que celui de Leo, mais il y a tout ce qu’il faut pour passer une soirée tranquille après un bon labeur. Le regard de l’alpha glisse sur le siège arrière et tombe sur le chalumeau. J’éclate de rire.
























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Mar 27 Fév - 22:02


☾ demain commence maintenant.
Heartbeats fast, colors and promises, how to be brave ? How can I love when I’m afraid to fall ? But watching you stand alone, all of my doubt suddenly goes away somehow. One step closer. I have died everyday waiting for you. Darling don’t be afraid I have loved you for a thousand years ; I love you for a thousand more.

▼▲▼


Quand on parle d'amour, on doit distinguer trois formes fondamentales de ce sentiment si particulier et si ravageur. L'amour familial est celui qui vient dès les prémices de notre vie, on aime sa famille, c'est normal, même si plus tard cela peut changer. Le lien qui se fait entre les proches parents et nous même à la naissance est indéfectible dans le début de l’existence d'un être humain, il est pur, doux et puissant. D'ailleurs pourquoi la plupart du temps les premiers mots d'un nourrisson sont « papa » et « maman » ? Parce qu'il les aime, parce que l'amour qu'il leur porte est quelque chose qui dépasse la science. L'amour amical est le second, nos amis, les vrais, ceux sur qui l'on peut compter en tout moment ont une part importante dans nos cœurs. Le lien qui unis deux camarades peut-être fortin, bien plus que celui qui unit un enfant à sa mère ou son père. Ce n'est pas forcément le cas admettons-le. Comment distinguer ses vrais amis ? On n’en possède jamais plus que les doigts de la main. Ce sont ceux qui savent lire en vous comme dans des livres ouverts. Ce sont ceux qui arrivent à vous réconforter en tout temps. Ce sont ceux qui ne vous trahiront jamais peu importe les prétextes ou les opportunités. Ce sont ceux pour qui vous seriez prêt à donner votre vie. Puis l'amour, le vrai, celui qu'on déclare être le plus beau, le plus incroyable. C'est cette douleur-là qui est la pire. Quand elle vous prend au ventre... Vous terrorise par son intensité. Puis peu à peu elle devient contagieuse, elle voyage vers votre cœur et l'emprisonne dans sa cage appelée amour. Puis petit à petit le tout part vers votre tête. Une tonne de scénarios s'offrent à vous, vous tuent parce qu'aucun d'eux n'est envisageable. Puis peu à peu vous vous y habituez même si cette petite boule au ventre persiste. Ce mutisme subit que vous avez en la voyant et que vous vous avez lorsque vous vous apprêtez à lui parler est agaçant, il vous énerve parce que pourrez mourir pour la personne à qui vous voulez dire ces mots. Vos doigts qui tremblent dès que vous le frôlez qu'il y ait des vêtements ou non ne change rien. Ces rêves où il est, qui se transforment en cauchemars lorsque vous vous réveillez et vous vous dites que ne vous êtes pas avec lui. Les larmes qui vous montent aux yeux lorsqu'il est trop proche d'une autre personne, ou même quand ils se posent sur son corps que vous appréciez tellement. Tout cela ne trompe pas, il n'a jamais trompé. En fait c'est ce que l'on appelle l'amour. Le vrai. Celui que tout le monde recherche. Celui qui fait du bien mais en même temps vous détruit de l'intérieur. Celui dont la douleur est insupportable mais qui vous donne un sourire niais quand vous vous imaginez à ses côtés dans la vie de tous les jours.
Pendant trop longtemps je me suis aveuglé. J’ai cru qu’en réfutant les sentiments que je ressentais j’arriverais à taire ce que je ressentais au plus profond de mon être, mais j’avais tord. Plus le temps passe et moins je n’arrive pas à calmer le feu ravageur qui tue mon cœur à chaque seconde passée loin de sa présence. Rien ni personne ne pourrait éteindre le brasier qui règne en moi, et si je vais l’apaiser, c’est l’amour qu’il me faut. Des mots échangés, de doux baisers envoyés par le biais de la technologie, mais jamais donnés physiquement, de belles caresses d’amour qu’on n’ose plus se faire par peur de choquer la morale. Mais comment tarir les plus profondes émotions qui tiraillent un homme. Je ne peux continuer à faire semblant, je n’arrive plus à faire semblant et je ne veux plus rien cacher. Pourtant je n’ai jamais été à l’aise avec tout cela, rien n’a été facile côté amourette dans mon existence. Il faut que ce soit la fin, ou le commencement. Je voudrais que ce soit le début de quelque chose, le début d’une belle relation pleine d’avenir.
La nuit je serre mes draps, je fais crisser mes dents les unes contre les autres pour lutter contre l’envie dévorante que j’ai de le rejoindre, de me réfugier dans ses bras protecteurs, de sentir l’odeur délicieuse de sa peau pour m’endormir paisiblement tout contre lui. Le matin, je me réveille, tachant de faire bonne figure, tentant de ne pas montrer le trouble apparent qui règne sur mon visage, sur mon attitude quelque peu négligée, une barbe de trois jours a vu le jour sur la peau d’ordinaire glabre de mon visage, mes cheveux emmêlés, les cernes sous mes yeux. C’est un véritable effort que de ne pas céder à mes pulsions dévastatrices. J’apprends à composer avec cela, mais je ne pourrais pas faire cela de façon infinie, je veux prendre mon courage à deux mains. Mais comment, où, quand. Trop de questions qui restent sans réponses. Je voudrais le convier, mais je finis par ne pas le faire, la peur d’un refus alors que tous les signes extérieurs démontrent que la voie est libre.



▼▲▼


Une journée de plus à tenter de faire semblant, à aller de l’avant en se demandant quand est-ce que la souffrance prendra fin. J’attrape les affaires exposées sur mon bureau, ma tenue n’est pas nickelle, vêtu d’un t-shirt gris froissé, d’un jean simple et de chaussures abîmées, mon apparence l’est tout autant, cheveux presque sales totalement emmêlés, des cernes énormes sous les yeux et une barbe apparente. Tout ce que je déteste, moi qui tente d’ordinaire d’être impeccable en toutes circonstances. Les élèves l’ont remarqué, mais peu m’importe, je fourre mes papiers dans l’attaché-case et me précipite hors du lycée, la journée est terminée et je veux rentrer chez moi, ou alors prendre mon courage à deux mains.
Puis le rayon de soleil, sa voiture qui passe, une attente inespérée qui prend fin, signe du destin qui interfère avec le quotidien morne des non-dits. Je le vois, il s’arrête, et m’explique clairement la raison de sa venue dans le quartier. Il n’était pas là pour moi, mais cela ne me blesse pas, nous avons chacun nos vies, et il n’y a aucune obligation entre nous. « Cela ne me faisait qu’un petit détour. Je voulais m’assurer que ton loft était toujours debout. » Je me mets à rire doucement, bien entendu que tout va bien question logement, de toute manière il aurait été le premier au courant, je me serais tourné vers lui plutôt que vers n’importe qui. Il me propose de l’accompagner, de venir avec lui pour les travaux à son loft. « Je ne suis pas doué avec des outils dans les mains. » Je rougis parce que c’est un peu une honte que j’ai, oui je suis débrouillard pour beaucoup de choses, mais ce n’est pas mon fort tout cela, le bricolage. « Comme ça tu gardes des mains douces, dit-il avec une remarque malicieuse et un petit sourire au bout des lèvres. » Là je me mets carrément à virer à l’écarlate. Totalement gêné par ce qu’il a pu me dire, c’est incroyable la faculté qu’il a à me rendre complètement chose, seul lui a eu ce pouvoir sur moi, depuis toujours. « Ça te dit de me tenir compagnie ? Car tout seul sur ce toit… il marque une petite pause, faisant une petite moue de chien triste qui me fait totalement craquer. Puis on pourrait se prendre des pizzas, ou des tacos, ou ce que tu veux et pique-niquer à mon loft. » Je souris timide parce qu’il concrétise mon envie, le besoin que j’ai d’avoir sa présence à mes côtés. J’ai ce besoin incommensurable de l’avoir contre moi, et bien entendu que je vais accepter, je ferais la potiche pendant qu’il réparera les dégâts, mais je veux être avec lui. Toujours. « Avec plaisir Derek, bien que je sais très bien que tu te doutais de ma réponse. » Je lui fais un petit clin d’œil complice, car il sait très bien à quoi je fais allusion, à ce qui existe entre nous, au lien surnaturel que l’on partage ensemble. Et c’est grâce à cela que j’arrive à ne pas perdre pied complètement.



▼▲▼


Nous sommes arrivés à son loft, lieu que je ne connaissais pas, mais cet endroit me paraît comme étant calme, et assez isolé pour avoir de la tranquillité. Jamais je n’aurais une autre possibilité comme celle-ci pour mettre mes projets à bien.  J’aide le loup-garou à descendre le matériel qu’il a acheté pour arriver sur le toit où se trouve le fameux problème de Derek. J’avoue que je ne sais pas trop à quoi je vais bien pouvoir servir, mais cela me laissera le temps de réfléchir à la façon d’aborder le sujet qui me taraude désormais. « Je suis content de te voir tu sais, tu m’as manqué Derek. » Je n’ai déjà plus de soucis quant à lui dire ce genre de choses, de toute manière il le savait déjà, nous savons tout l’un de l’autre, mais il y a une différence entre savoir et le dire réellement ou l’entendre être dit. Je le regarde avec des étoiles plein les yeux.
Le fameux déclic s’est fait sans que je ne le veuille, il s’est couché à mes côtés l’autre jour, presque nu pour que l’on puisse se reposer suite au fait que je me sois fait tatouer. Il a été là jusqu’au bout, nous n’avons fait que dormir, mais rien que cela me montre que la vie sans lui n’est plus possible. Puis la rencontre avec sa famille, du moins avec Ruby, la femme de son oncle a été tendue puis rendue chaleureuse par une acceptation rapide, la connaissance du petit Ian qui est un véritable petit ange. Ou même la reconnaissance de Peter, mon collègue. Je crois qu’un futur est possible, je l’ai compris et j’ai su que ce n’était pas une erreur de la nature ce que je ressentais, qu’au contraire la nature m’a fait ainsi et qu’il suffit de l’accepter.
Je m’arrête sur le toit et je vois le ciel bleu, un soleil radieux et une chaleur qui commence à être plus douce, à tel point que je retire le pullover que j’avais, découvrant mes bras dont les poils clairs brillent sous la lumière des rayons solaires. Je souris, heureux de sentir un doux vent s’écraser contre ma peau, l’harmonie, le renouveau. C’est le bon moment, mais comment lui dire, rien à faire, rien n’est possible, je n’y arriverais pas. Je m’approche de Derek et m’assieds à ses côtés tandis qu’il démarre déjà ses travaux. Il lui faudra du temps à mon avis, même si je n’y connais pas grand-chose. Du temps pour réparer une fuite à ce qu’il m’a dit. Et tant mieux, du temps c’est ce qu’il me faut. Du temps pour que je lui dise enfin ce que je sais. Du temps pour lui dire que je l’aime.


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Sam 3 Mar - 21:58


Demain commence maintenant

Feat. Leo

L
eo me répond avec un clin d’œil.

- Avec plaisir Derek, bien que je sais très bien que tu te doutais de ma réponse.

Je lui réponds avec un simple sourire. Pas de gestes inconsidérés quand il s’installe sur le siège passager. Nous n’avons plus eu de contact rapproché depuis que j’ai révélé son tatouage. Mais c’était un contexte où il avait besoin de ce contact rassurant. Sa faiblesse passagère donnait une excuse à sa pruderie innée, lui permettant de profiter de ce moment ensemble sans trop en être gêné. J’ai encore le souvenir de son corps que je serre contre le mien et la sensation d’apaisement que cela m’avait procuré. C’est bien un lien infiniment profond qui se lie entre nous, et pas uniquement réduit à une seule attraction physique, même si celle-ci est bien présente.

Rapidement, nous sommes au pied de l’immeuble qui abrite mon loft. Leo m’aide à décharger le matériel de la voiture. Je le guide à l’intérieur, nous prenons le monte-charge pour grimper jusqu’au toit.

- Je suis content de te voir tu sais, tu m’as manqué Derek.

Il parle soudainement, comme s’il se jetait à l’eau. Tous les deux avons l’avantage de savoir ce que l’autre ressent. Cela évite les quiproquos et aussi les faux-semblants. Je sais ainsi que ces mots restent pour lui difficiles à dire. Mais le fait qu’il arrive simplement à s’ouvrir ainsi, me fait plaisir.

- Ta présence me manque également Leo.

Je souris doucement. Mes mots sont simples. Il n’y a aucuns reproches latents, comme une éventuelle envie que ça aille plus loin, plus vite.

Enfin le toit, j’ouvre le hayon du monte-charge et nous sortons dehors. Le soleil brille, le ciel est d’un bleu pur. Du coin de l’œil, je le vois tourner, hésiter et finalement s’asseoir sur le parapet non loin de la fameuse fissure à reboucher.

- Je te remercie d’être là. C’est moins ennuyeux que de m’activer seul. Vraiment.

Avec un burin, je m’applique à faire une tranchée en V, qui permettra une meilleure application du produit de rebouchage et sa meilleure adhérence. La quiétude du moment n’est troublée que par le bruit de la massette que je manie. Avec un pinceau touffu aux poils épais, je déblais les débris. Le soleil commence à taper fort, conjugué avec l’effort, je n’ai pas l’impression que nous sommes encore en hiver. Brièvement j’éponge mon front avec le dos de la main, avant de poursuivre.

- Le congèle de mon loft est encore en marche. Il reste quelques pizzas, ainsi que de la glace je crois. Au manoir, Ruby nous fait de bons repas, mais rarement des pizzas. Elle affectionne les repas familiaux. Mais je t’avoue que parfois, j’aimerais bien me grignoter une pizza en matant la télévision !

Ma remarque fait rire Leo. Ruby tente de construire un cadre familial, comme Peter et moi l’avons connu, quand ma mère était encore en vie. Je fais une pause et regarde Leo. Il est magnifique, solaire. Je devine son envie de parler, pourtant je ne le presse pas. Ce lien nous a ouvert les yeux, nous épargnant de longs détours et des doutes. Mais cela n’empêche pas qu’il faut se conquérir et mettre en mots ce qui nous arrive. Je crois que mon nordique a une idée encore assez traditionnelle des relations amoureuses. Et que ce n’est pas parce que  le Nemeton nous a créé une connexion express, qu’il faille brûler les étapes. Je suis d’accord dans le sens que les relations longues durées ne se construisent pas en se sautant dessus.

Nous sommes deux à faire la grimace, lorsque j’ouvre le pot de résine qui va servir à colmater la fuite.

- Du pur produit chimique !

Nos sens lupins sont incommodés par cette odeur synthétique très forte. Rapidement je verse la moitié du bidon dans un seau que je dilue avec un autre solvant, tout aussi nauséabond. Je verse progressivement le produit ainsi obtenu sur la fissure. Peu à peu le liquide disparaît dans le sol. Je referme les flacons et me relève en m’essuyant les mains sur un chiffon.

- Il faut attendre une petite heure avant la deuxième application. Tu n’as pas froid à rester immobile ? M’inquiétè-je en m’approchant de lui. Nous pouvons rentrer un moment. Le sofa sera toujours plus confortable que la bordure du toit.
























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Mar 6 Mar - 19:53


☾ demain commence maintenant.
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▼▲▼


L’hiver cède le pas au printemps et après la vague de froid commence à arriver le retour de la chaleur qui réchauffe la peau et le cœur. Les températures redeviennent clémentes et ainsi il n’y a plus besoin de se couvrir pour éviter d’être tétanisé par la glaciation de la bise du nord. Pourtant malgré tout cela, à le regarder s’activer je sens parfaitement le vent crisper le moindre de mes muscles, tandis que lui répare les problèmes, je ne suis qu’un spectateur, proche d’une pompon-girl qui ne fait qu’agiter sa verve naturelle pour encourager. Peut-être pourrais-je faire semblant de m’intéresser à ce qu’il fait, mais je n’y parviens pas, la seule chose qui m’attire c’est de regarder sa nuque ainsi que les cheveux qui la parsème ou encore m’amuser à imaginer mon souffle chaud derrière son oreille. Il commence tout d’abord pour observer les dégâts tandis que je me suis assis sur les parpaings, et à ce moment je sais que Derek est une personne douée dans ce qu’il entreprend, le manoir il m’a dit que c’était lui qui avait décidé de le rénover, il a participé aux travaux. Cet homme est habile, il sait y faire, en définitive, c’est une sorte de couteau suisse capable de beaucoup et qui excelle dans quasiment tout ce qu’il entreprend. Il m’est bien supérieur sur énormément de domaines, j’aurais pu le penser, mais il m’est impossible d’avoir une pointe de jalousie à son encontre pour ce genre de broutilles insignifiantes. « Je te remercie d’être là. C’est moins ennuyeux que de m’activer seul. Vraiment. » Je ne suis pourtant pas loquace, bien au contraire. Je me suis trouvé une affection toute particulière pour le silence depuis que je le fréquente. Parfois ne rien dire c’est déjà dire, et le langage corporel et émotionnel prend le pas sur la parole.
Le beau brun commence par faire une entaille sur le sol, je ne dis rien, j’observe ses gestes, j’observe surtout son corps qui se meut pour résoudre son soucis. C’est idiot, mais rien que cela me procure de doux papillons dans le ventre ainsi qu’un palpitement cardiaque délicatement agréable. Je pourrais avoir froid, si seulement sa présence ne réchauffait pas mon univers, et lui par l’effort qu’il fournit commence déjà à suer. « Le congèle de mon loft est encore en marche. Il reste quelques pizzas, ainsi que de la glace je crois. Au manoir, Ruby nous fait de bons repas, mais rarement des pizzas. Elle affectionne les repas familiaux. Mais je t’avoue que parfois, j’aimerais bien me grignoter une pizza en matant la télévision ! » Un petit rire s’extirpe de mes cordes vocales, car en effet j’imagine très bien ce qu’il doit ressentir. Le cadre familial je ne l’ai jamais eu pour ma part, mon père me faisait des boites de conserve tous les jours, on ne sortait jamais et les seules fois où j’ai pu manger correctement c’était chez mes camarades de classe – du moins c’est arrivé une fois vu que je n’avais pas d’amis étant petit – ou quand j’ai commencé à travailler et que je suis allé au restaurant avec le gain de mon labeur. Cependant, parfois rien ne vaut un petit de malbouffe devant un écran pour se reposer l’esprit et le corps. Pourtant je l’envie un petit peu quand même, il se plaint d’une chose que je ne connais pas, d’une chose que j’aurais aimé connaître pour me développer convenablement quand j’étais minot. « Alors on sera deux pour manger de la pizza ce soir. » Oui, au moins c’est clair, je lui exprime le fait que je ne veux pas partir, qu’on sera ensemble toute la fin de la journée, que l’on passera du temps à deux, sans personne d’autre pour briser les moments que l’on va bientôt avoir.
Puis le loup ouvre un pot de résine qui me fait grimacer tant l’odeur est âcre et incommodante. Nos sens lupins en prennent un coup et je finis par me boucher le nez et retenir ma respiration pour ne pas avoir à inhaler ça plus longtemps. « Du pur produit chimique ! » En effet, et le chimique dans le cas présent pue atrocement. Petite pensée pour Willem qui aurait adoré analyser les composants de cette résine pour paraître intelligent alors qu’il n’aura fait que lire l’étiquette. Je le taquine souvent sur ce point-là, mais ce n’est pas méchant, loin de là. L’éternel combat entre les littéraires et les scientifiques.
Il s’active pour faire en sorte de colmater la fissure dans le béton et je vois le produit s’enfoncer dans le sol, partir aux endroits éclatés pour les reboucher. Ce n’est pas si compliqué que ça, peut-être que j’aurais été capable de le faire aussi au final. « Il faut attendre une petite heure avant la deuxième application. Tu n’as pas froid à rester immobile ? » Je le retrouve bien là mon bel éphèbe, toujours à s’inquiéter pour moi, à rechercher mon bien avec tout le reste. Mais il oublie que je suis un loup du nord, que chez moi les températures sont beaucoup plus dures à supporter qu’ici. Alors non, je n’ai pas froid. J’aurais envie de lui répondre quelque chose, mais je préfère retenir ma langue de peur de paraître déplacé. Je secoue donc la tête de façon négative pour qu’il comprenne que ce n’est pas le cas et que je pourrais rester ici bien plus longtemps. « Nous pouvons rentrer un moment. Le sofa sera toujours plus confortable que la bordure du toit. » Un sourire se dresse sur mon visage, il a clairement raison, seulement en nous connaissant bien je sais très bien que nous n’aurons pas la foi de remonter pour terminer le travail. Le mieux à faire semble donc de rester ici, et de faire passer le temps comme on peut.
Alors je me relève et viens m’asseoir à ses côtés, histoire d’être vraiment avec lui, non pas un peu surélevé par les parpaings. Instinctivement ma main vient se poser sur la sienne sans que ce ne soit calculé. Alors je ferme les yeux et souris à nouveau, sentant le soleil lécher la peau de mon visage. « Non, on va rester là, lui répondis-je de façon évidente en parlant des rayons solaires profitables pour nous deux. » Après quelques secondes passer à profiter de cela, je finis par baisser la tête et regarder Derek droit dans les yeux, un feu venant allumer progressivement mes paulettes tandis que je vois que ses yeux sont dirigés vers moi. Il faudrait que je lui parle de ce qui me taraude depuis quelques temps, il le faudrait, mais je ne parviens pas à passer à l’acte, à mettre des mots sur mes émotions. Il sait très bien, je sais très bien pour lui aussi. Seulement il y a une différence entre savoir et l’entendre. Notre conception des choses implique indéniablement des palabres, que l’on arrive pas à se dire. Ou alors il n’attend qu’un signe de ma part, signe que la gêne est partie, définitivement. C’est le cas, mais ce caractère est si profondément ancré en moi qu’il en subsiste des traces qu’il doit encore déceler. « En fait, cet endroit est parfait, dis-je en pensant la suite de ma phrase, parfait pour ce que je m’apprête à t’annoncer. » En effet, le cadre est parfait, une vue splendide sur la ville, un soleil salvateur pour nous deux, et une délicieuse attention que l’on se porte l’un à l’autre. La seule chose manque c’est mon courage, le fait d’oser lui dire les choses.
Je ne suis pas dénué de bravoure, mais pas dans le cas présent, je n’y arrive pas, tout ceci est encore trop neuf à mes yeux, et pour être honnête, à chaque fois les choses se sont passées naturellement sans que l’on ne se dise rien, et à chaque fois ce fut un retentissant échec dans ma vie. Alors pour une fois je veux prendre le temps, laisser tout se dérouler convenablement et les dire clairement pour que tout soit parfait. Le destin nous a réuni toi et moi tu sais. C’est le lien qui parle, il entend dans sa tête ce que je pense même si je ne l’ai pas énoncé à voix haute, peut-être que ce sera plus simple de procéder ainsi, je n’en sais rien.


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Ven 16 Mar - 20:56


Demain commence maintenant

Feat. Leo

L
a première partie de la réparation est faite. Ce n’est pas terminé, mais j’ai un sentiment d’accomplissement. La présence de Leo y est pour beaucoup. Ce geste de la vie quotidienne, une réparation lambda, n’est pas un acte grandiose. Me regarder manier le burin n’est pas d’un passionnant inimaginable. Ce qui fait ce moment fort, c’est d’être là, tous les deux. Nous n’avons pas beaucoup parlé. Mais l’important n’est pas là.

L'important c’est lui, les fesses sur une bordure de béton inconfortable qui reste là pour moi. Ce sont les mots qu’il ne dit pas, mais qui transpirent sous sa peau tel un frisson qui mélange appréhension et excitation. C’est son regard bienveillant, mais aussi rassuré de ma présence. C’est son parfum qui embaume quand le vent se fait complice. C’est son corps, que je sens non loin de moi, attirant.

- Non, on va rester là.

Il s’est levé pour s’asseoir près de moi, à même le sol. Sa main couvre la mienne, légère, presque caressante. J’aime ce contact. Leo ferme les yeux, s’offre aux rayons du soleil. Nous ne sommes plus sur le toit de mon immeuble, nous sommes ailleurs. Un ailleurs qui est doux et paisible. Des sentiments se bousculent dans ma tête. Je sais que j’ai déjà fait la bascule de mon autre vie. Je passe à autre chose, sans pour autant renier le passé. Ce que j’ai vécu m’a construit. L’homme qui attire Leo n’est pas vierge d’expériences. Je suis riche de mes souffrances, comme des bonheurs que j’ai pu vivre. Pourtant, j’ai peur d’affronter une nouvelle déception.

« Plus jamais » m’étais-je dit. Mais vivre seul est une mort blanche, une vie sombre, un monde limité à sa propre chair. J'observe son profil alors qu’il a encore les yeux fermés. J’analyse les petites ridules vers ses yeux, qui lui donnent un regard rieur. Je scrute sa peau pâle, peu habituée au climat californien. Il ouvre à nouveau les paupières, un ciel azuré me regarde. Je ne détourne pas le regard et me plonge dans ses iris.

- En fait, cet endroit est parfait.
- Point d’emmerdeur.

- Le destin nous a réuni toi et moi tu sais.

Je souris doucement. Je devine l’effort. J’ai envie de l’aider, d’ouvrir la bouche et de dire ces mots qu’il retient. Mais cela le frustrerait d’un acte lié à une volonté farouche de franchir un pas qu’il n’a jamais passé. Leo est un mélange de sentiments puissants mais retenus. Je me tais non par lâcheté, mais par respect.

- Il nous a donné un petit coup de pouce, histoire que nous n’attendons pas une ère glaciaire ou deux pour…

Je ne termine pas ma pensée, car cela reviendrait à dire ce que Leo considère être sa tâche, son évolution. En relevant mes doigts, j’ai crocheté les siens, accentuant la pression entre nos mains. Je ne sais pas comment ça sera après. Toujours aussi modéré ou alors une liaison fougueuse. Lui et moi ne sommes pas de grands démonstratifs.

Le silence reprend la main. Je dois l’aider, tout en le laissant libre. Je me redresse à moitié, me décale et vient m’asseoir dans son dos. Sans brusquerie, je l’entoure de mes bras et le colle à mon torse.

- La brise s’est levée, dis-je dans une excuse futile.

Je le sens frémir, presque trembler entre mes bras. Mon nez caresse ses cheveux. Je m’imprègne de son odeur. Je veux en connaître chaque nuance, chaque infime variation. J’aime cette étreinte camouflée. Je finis par poser mon menton sur son épaule.

- Effectivement cet endroit est parfait, soufflé-je à son oreille d’une voix un peu rauque.

J’ai envie de resserrer mes bras, de mordiller la peau de son cou, de mêler mes doigts au siens. Je m’imagine l’étreindre avec force, comme un trésor inestimable. Je m’oblige à calmer ma respiration qui s’était accélérée sous cette tension amoureuse.

- Leo. Je ne regrette pas l’impulsion qui m’a conduit à t’emmener voir le Nemeton. C’est la meilleure chose qui me soit arrivé en ce moment-là de ma vie.
























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Ven 13 Avr - 12:20


☾ demain commence maintenant.
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▼▲▼


Si j’ai accepté ce n’est pas par pure charité pour lui tenir compagnie, c’est par un élan d’égoïsme profond. J’ai besoin de sa présence, et d’être à ses côtés pour me révéler tel que j’ai toujours dû être. Trop longtemps le reniement a duré, il aurait fallu ouvrir les failles bien avant, montrer les faiblesses et accepter la plus grande évidence. Seulement je ne pouvais pas, trop de pudeur, trop de peur. Ce n’est que maintenant que le moment d’oser arriver, pourtant il y a toujours l’hésitation, l’entrebâillement de la porte qui ne s’ouvre pas, qui coince à cause de gonds trop vieux et rouillés. Il faut forcer pour qu’elle soit enfin libre d’accès, que l’espace immense qui s’y cache derrière soit déverrouillé pour que les sentiments puissent passer. Il aurait été plus simple de fuir à nouveau, de réfuter ce qui ne peut l’être, de faire semblant en continuant à avancer seul. Cependant, je ne suis plus seul, du moins ce n’est pas la première fois, mais c’est maintenant que je me rends compte qu’être seul n’est pas la bonne solution pour une vie heureuse et pérenne. Il est là, et la force de ce que je ressens est telle qu’il n’est plus possible de la réprimer au plus profond de mon être, j’en mourrais à force de contenir le trop plein d’émotions qui me submerge à chaque moment de ma vie. Et ce serait lui faire du mal, continuer à blesser les gens que j’aime, comme je l’ai toujours fait au court de mon existence.
Puis le lien, à nouveau, seul moyen d’exprimer ce que je ne peux dire, il entend, il comprend, mais je ne le dis pas à haute voix, comme si un blocage persistait. Il est la personne qui donnera un coup dans la porte pour qu’elle éclate, pour qu’elle ne soit plus. C’est sa présence qui m’aide, et qui fera que tout ne soit plus que passé, pour que l’avenir soit radieux et comme il aurait toujours dû être. Il nous a donné un petit coup de pouce, histoire que nous n’attendons pas une ère glaciaire ou deux pour… Il n’a pas terminé sa pensée, mais je la comprends, et je rougis, perturbé par ce qu’il insinue, car oui, il y a une différence entre savoir et entendre, et là le fait d’avoir la confirmation me plonge dans un mutisme étrange, remplis de crainte et de désir. Je sais pourquoi il ne termine pas, parce qu’il veut que ce soit moi qui le fasse, c’est mon combat, et je dois le faire par moi-même, il respecte la pudeur et veut que ce soit moi qui fasse ce qu’il incombe de faire.
Un silence de plomb s’abat sur nous, occultant même les bruits silencieux de la ville en contrebas. C’est à ce moment là que Derek se redresse puis vient s’asseoir dans mon dos, passant ses jambes autour de mes hanches, posant son menton sur mon épaule et entourant mon corps de ses bras. Une sécurité immense, une sérénité délicate et un verrou qui saute, un nouveau qui brise un peu plus les défenses farouches de mon mutisme. « La brise s’est levée. » Une excuse irrecevable mais que je ne contredis pas, je comprends, mais il n’avait pas à le dire, ce n’était pas important car je suis heureux qu’il ait fait ce geste qui pousse le vice jusqu’à son paroxysme. Il a eu raison, je comprends bien trop tard mes fautes, pourtant il n’est jamais trop tard, il m’a attendu, j’ai repoussé la date, et il est grand temps de terminer ce combat, de baisser les bras et de me prendre son coup d’amour. « Effectivement cet endroit est parfait. » La vue est en effet merveilleuse, mais le plus merveilleux c’est son souffle chaud qui caresse ma peau, sa barbe qui rafle délicatement ma nuque et la racine de mes cheveux.
Je sens son cœur s’accélérer, son hardeur se faire plus pressante, puis diminuer pour ne pas laisser ses pulsions dicter sa conduite, et je comprends, nouveau verrou. J’ai les mêmes peines à me contenir, à garder tout enfermé. « Leo. Je ne regrette pas l’impulsion qui m’a conduit à t’emmener voir le Nemeton. C’est la meilleure chose qui me soit arrivé en ce moment-là de ma vie. » Le dernier craque, cède, et c’est moi qui tombe dans l’abîme. A présent je ne peux plus faire semblant, la seule chose que j’ai toujours voulu c’est une personne telle que lui, qui m’accepte avec mes défauts et ne perds pas patience devant mon hésitation exacerbée. « Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie, lui soufflé-je en accentuant le "tu es" et marquant une légère pause de une seconde. » Je ferme les yeux et sens une larme rouler sur ma joue, adieu la vie solitaire. Une page se tourne, un nouveau chapitre débute, et il y a deux auteurs désormais qui se partagent la plume d’une histoire commune.
Je me tourne vers lui, et ma main passe sur son visage, caresse sa pommette le plus doucement possible. Sans le décider, la porte cède enfin, et je m’approche vers lui, délicatement, ne sachant ce que je fais et mes lèvres se déposent sur les siennes, chastement, avec pudeur et le baiser m’explose à la face, je ne peux plus. Je me penche de plus en plus vers lui, attrapant sa nuque de ma main et le couchant sur le sol sans brusquerie pour continuer cette douce embrassade qui aura pris tant de temps à franchir le cap. Je me détache et nos yeux se trouvent, et : « Je t’aime Derek Hale. »


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Mar 17 Avr - 20:49


Demain commence maintenant

Feat. Leo ♥️

S
érénité. C’est le mot qui éclot dans mon esprit, alors que j’entoure Leo de mes bras. J’étais surpris de pourvoir passer à autre chose si… facilement. Au début, j’ai même culpabilisé vis-à-vis de Stiles. Je sais qu’il est mal dans sa peau. Mais il m’a clairement signifié que je n’avais plus à me mêler de sa vie. Même Scott se désole de ne plus voir son ami d’enfance. C’est presque comme s’il avait quitté la ville. Il est là, mais fuit tout le monde.

Mais maintenant.
Sur ce toit d’immeuble...

Je n’ai plus aucuns doutes, même si une once de remord persiste encore. Ce qui me pousse vers l’apha est si puissant, qu’il m’est impossible de m’y soustraire, quand bien même je souhaiterais laisser passer quelques mois de bienséance avant de renouer une relation amoureuse. Mes bras se font légers autour de lui, alors qu’ils ne souhaitent qu’une chose : l’étreindre fortement, pour me l’accaparer. J’ai l’égoïsme de vouloir me l’approprier, de le marquer de mon odeur, de le lier physiquement à moi. Seulement, ce qui me plait chez lui, n’est pas seulement sa belle gueule, c’est aussi tout ce qu’il est. Fort et fragile à la fois, décidé, mais timide. Leo est une personne tout en contraste, et j’en apprécie chacune des nuances. C’est cela qui me permet de temporiser, de lui laisser le temps et l’espace pour écouter ce qu’il ressent et au final lâcher ses dernière réticences. Ce n’est pas moi qui vais lui faire la morale de ce qu’il assume ou pas. Je suis assez mal placé pour cela.

- Tu es la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie, me répond-il en écho à mes propres mots.

Il a appuyé sur le « tu ». Cela me réchauffe le cœur qu’il saisisse la perche que je lui ai tendue.

Le temps d’une respiration, le silence plane, léger, annonciateur d’un nouveau paragraphe, d’un début de chapitre, le commencement d’un nouveau livre. Il se tourne vers moi, ses doigts s’égarent sur mon visage. Son contact me brûle la peau. Tout mon être se concentre sur cette caresse infime, et qui pèse pourtant le poids d'un univers.

À nouveau le temps hésite, tressaute, se suspend le temps qu’une balance oscille. Le temps qu’il faut pour que l’un des plateaux gravite vers le bas, marquant un choix net et précis.

Puis le temps repart, le mouvement reprend aussi son droit. Son visage s’approche du bien. Si près que je le vois flou.

Douceur et chaleur.

Ses lèvres se posent sur les miennes dans un contact presque intangible. Chaste baiser qui m’enflamme et part accélérer mon cœur. J’hésite à répondre fougueusement. Mais, je n’ai pas à attendre. Leo se penche de plus en plus, accentuant la pression. Un frisson délicieux me parcourt l’échine quand il loge sa paume au creux de ma nuque. Je le laisse me basculer au sol par le simple contact de ses lèvres.

Ivresse délicieuse qui fait basculer l’horizon.

Quand il s’écarte légèrement, nous avons tout les deux le souffle court et le regard rivé dans celui de l’autre.

- Je t’aime Derek Hale.
- Jeg elsker deg, Leroic Teniala.


Merci Google translate. Ces trois mots sont tout bonnement imprononçables, mais je me suis entraîné une centaine de fois à les dire en attendant ce moment. J’espère que ma prononciation n’est pas trop pourrie et que cela reste compréhensible. Je lis l’étonnement sur son visage, vois ses lèvres esquisser un sourire.

- Tu sais que tu es scandaleusement magnifique lorsque tu souris ?

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et l’enserre de mes bras, une main sur la nuque, l’autre contre ses reins. J’attrape ses lèvres avec les miennes. Fini le chaste baiser ! Mes doigts remontent dans ses cheveux, alors que mon autre main est partie à l’aventure sous sa chemise. Le contact avec sa peau m’électrise.

Deux cœurs cahotent en rythme.

Son poids sur mon corps, c’est la réalité d’un rêve soigneusement choyé depuis… le Nemeton, depuis l’étincelle. Sa chaleur qui traverse nos vêtements, son souffle qui devient mon oxygène, je suis ivre des sensations qu’il provoque dans mon corps. Je croque gentiment sa lèvre supérieure, mes mains baladeuses sont capturées. J’aime ses doigts qui se glissent entre les miens, prémisses d’un mélange de lui et de moi. Mon corps se cambre, je le soulève à la force des reins, puis je m’assagis pour me reposer sur le sol de béton.

Son nez dans le creux de mon cou, mes bras qui le serrent fort. Nos respirations reprennent un rythme plus calme. Ma joue barbue caresse la sienne, je m’enivre de son parfum. Je le sers contre moi, précieux chargement dont je me fais la couche.

Le silence a repris sa loi.
Deux cœurs battent à l’unisson.

Les mots sont vains. Nul besoin d’explication. À nouveau il capture ma main. La pression qu’il exerce vaut tous les discours, toutes les déclarations. Nous ne sommes pas des bavards, ni des expansifs.

Nous nous comprenons.
Sans parler.
Rien qu’en respirant.
Ensemble.
Son souffle sur mon torse, le mien qui se perd sur son front.

Nous restons ainsi, une éternité ou deux. Lichen intimement accroché à son rocher. Je connais par cœur la géométrie de son oreille droite. Le léger duvet qui la couvre, la petite fossette sur l’hélix. Je compte bien, plus tard, perfectionner mon savoir sur l’intégralité de son corps.

Soudain des mots se bousculent dans ma tête, pourtant je n’ai jamais été doué pour les emphases et face à un professeur de lettres je me sens démuni.

Peur d’être gauche, maladroit et finalement pathétique. Pourtant, je souhaite marquer ma place auprès de lui. Il est alpha, mais n’est pas mon alpha. Cela est parfait, car notre lien n’a pas l’ambiguïté d’une quelconque domination de sa part, ou de soumission de la mienne.

- Leo ? Toi qui par ton rang protège les autres. Laisse-moi la tâche de te protéger toi, murmuré-je d’une voix rauque.

C’est un peu prétentieux, chevalerie à deux balles, mais sincère. Je veux qu’il se repose sur moi, sans honte, sans hésitation. Je veux être le seul à pouvoir le voir nu, au sens propre comme au figuré.

- Il est temps d’appliquer la deuxième et dernière couche ! Dis-je en cassant un peu l'ambiance, gêné par mon aveu

Je ressers légèrement mon étreinte. Mes lèvres cherchent son front et trouvent sa bouche. Baiser plus posé, moins affamé, plus tendre et plus doux aussi. Nos corps commencent à s’accorder, l’arrondi de sa joue dans le creux de mon épaule, nos jambes emmêlées, ses hanches contre les miennes. Nos intimités encore retranchées en arrière-garde pour mieux fomenter une future offensive

Je me suis levé, aidé par la main de Leo qui m’a soulagé de son poids avec un soupir qui en dit long sur ses pensées. Je m’active avec efficacité, appliquant le produit qui me reste. Je lisse à la spatule et range le matériel. Je procéderai à la finition avec la toile goudronnée un autre jour.

- J’ai faim ! Dis-je quand tout est rassemblé, prêt à être rapatrié dans mon loft.

Double sens évident, mais le grondement de mon estomac range l’ordre des priorités. Avant que nous attrapions chacun une partie du matériel, je cueille sa nuque d’un geste rapide et colle mon front contre le sien.

- J’aime ta présence à mes côtés, soufflé-je doucement. Vraiment.

























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Mer 18 Avr - 14:15


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On parle souvent d'excitation, mais souvent on ignore le sens de ce mot. A la base ce mot signifie exercer une action sur un corps afin d'en produire de l'énergie. Cela est toujours véridique quand on regarde les différents usages que l'on a de ce mot. L'excitation produit de la chaleur la plupart du temps, en physique, quand on agite un corps longtemps, il devient plus chaud, dans la vie de tous les jours également et gardons l'idée du corps. Enlevons les préceptes pervers de ce mot, l'excitation n'est pas forcément associé au sexe, on peut-être excité à l'idée de faire quelque chose, dans ce cas on peut également dire que l'on a hâte, ou alors on peut-être excité après un footing de une heure, c'est à dire qu'on est encore prêt à faire la même chose. Après comme toute personne qui aime bien le plaisir charnel, l'excitation est quelque chose qui nous vise à perpétuer les bonnes choses que provoquent le sexe, elle nous pousse à exécuter des choses incroyantes. Plus l'envie est grande, plus l'excitation est forte, elle nous donne un appétit si dévorant que pour y résister il faut savoir se brider.
Ce chaste baisé devenu un peu plus passionné, cette position qui lie nos corps et nos cœurs ensemble est légèrement plus excitante qu’à l’accoutumée. C’est sans surprise qu’il y répond, mais il ne fait que répondre de la même manière que la mienne, douceur et pudeur mêlées à une délicatesse sans borne. Lui qui me semble plus fougueux que moi est tout en nuances comme je le suis d’ordinaire. Ceci créée un contraste plutôt agréable qui me convient tout à fait, je dois admettre cependant que la retenue est un peu frustrante, moi qui imaginait les choses autrement, peut-être un peu plus passionné, mais il n’y a pas de regret, que de la béatitude, un profond sentiment de bonheur qui se loge dans mon cœur à tel point que je me sens flotter dans l’air, comme un ballon de baudruche gonflé à l’hélium.
Puis vint le moment fatidique de briser cette embrassade, de reprendre son souffle et de susurrer à son oreille les doux mots qu’il attendait depuis tant de temps, ceux que j’avais du mal à prononcer par peur de l’inconnu ou par conformisme à des conventions instaurées par la société moderne. Lui qui a son cœur qui s’accélère tellement que je le sens contre mon torse, prêt à exploser. « Jeg elsker deg, Leroic Teniala. » Le norvégien, l’effort fourni, la surprise puis le sourire qui s’étale sur mes lèvres, la faute de prononciation, mon prénom écorché, mais une attitude et une attention si douces que je ne peux m’empêcher de fondre comme neige au soleil à l’écoute des mots réciproques. « Tu sais que tu es scandaleusement magnifique lorsque tu souris ? » Le rouge monte à mes joues, la timidité reprend le dessus et je ne me suis jamais aussi senti mal à l’aise qu’à ce moment de mon existence. Les compliments ont été rares dans ma vie, du moins ceux venant de ceux qui m’aiment réellement. Mais malgré le rouge, le carmin, je ne peux m’empêcher de sourire à pleines dents, ravis que ce moment tendre soit enfin arrivé, que la porte a été enfoncée après tant de temps d’hésitations et de peurs. C’était pourtant évident que cela se termine ainsi, cependant, il y a eu un temps d’adaptation à cette idée qui me terrifiait profondément.
Il ne me laisse pas le temps de répondre et me serre dans ses bras, comme s’il avait peur que je ne m’échappe à nouveau, que je lui glisse entre les doigts après lui avoir offert mon âme. Une de ses mains agrippe ma nuque et l’autre se glisse sous ma chemise, entre mes reins, me tirant un doux soupir de plaisir, puis ses lèvres s’écrasent fougueusement sur les miennes, offrant sa langue sur la mienne qui se cherchent dans une danse extatique. Le moment est divin et c’est sans regret que je m’offre à cette nouvelle vie qui me tendait les bras depuis plusieurs mois, vie que je réfutais par peur du jugement des autres, et j’attrape enfin mon courage à deux mains, faisant fi des interrogations et des moments de doute.
Lui qui glisse ses doigts là où je n’ose pas, que je rattrape avec les miens avant des les lier ensemble dans une étreinte d’un amour infini et explosant enfin à la vue de tous. Ou du moins à la nôtre, sans que rien ne vienne briser cette fissure qui s’est créée en moi, en lui, en nous. Il mordille ma lèvre inférieure ce qui m’arrache un gémissement de plaisir tandis que je ferme les yeux afin de profiter pleinement de l’instant présent. Il se cambre au son de mon envie, ses reins soulevant mon corps avant de se reposer complètement sur le sol. A nouveau la cassure du baiser et moi qui m’allonge sur son torse, son souffle sur mon front et sa barbe caressant la peau de ma joue. Ceci dure longtemps, sans que l’un de nous n’ose briser le silence s’installant langoureusement entre nos deux êtres.
Je sens le fourmillement dans sa tête, les pensées qui ne sortent pas, celles que je peux entendre mais que je ne veux pas forcer, à lui de trouver ce qu’il souhaite formuler, comme il m’a laissé le faire pour ne pas me brusquer. Il cherche puis ose, dans une tentative un peu gauche. « Leo ? Toi qui par ton rang protège les autres. Laisse-moi la tâche de te protéger toi. » Sa voix est rauque, mais le cœur y est. Chevaleresque mais tellement mignon tant il veut bien faire. J’aurais pu rire si je ne voulais pas le froisser, l’intention est louable, mais les mots sont fragiles, tellement en contradiction avec l’image qu’il renvoie habituellement. Il me semble accessible, lui qui le paraît pas physiquement. Je lui montre une image dans nos têtes, moi contre lui, blottis tout contre son torse tandis qu’il me réconforte pour qu’il sache ce que je veux dire. « Il est temps d’appliquer la deuxième et dernière couche ! » Tentative pour effacer sa gêne que je sens plus que palpable, mais je le comprends, ce genre de choses à exprimer est plus que compliqué. Tandis que je tente de me relever pour lui laisser la possibilité de le faire lui aussi, il resserre son étreinte autour de moi pour déposer ses lèvres sur mon front de façon si chaste que je me mets à sourire, lui aussi devient timide faut-il croire.
Je me relève enfin lui tendant la main pour l’aider à en faire autrement et il se met à l’ouvrage pour reboucher définitivement cette fissure qu’il avait commencé à colmater. Par analogie son travail est le même qu’il a réalisé sur mon coeur brisé en plusieurs morceaux. J’aurais aimé que l’on continue nos roucoulades, mais ce ne serait pas raisonnable. Tandis qu’il fait son affaire, je range les outils qu’il n’utilise plus afin de prendre de l’avance. « J’ai faim ! » Je comprends deux choses, à trop analyser le langage, on finit par devenir barge, et j’y entends la faim de nourriture et la faim de mon corps. A nouveau je pique un fard, me sentant tout chose et ayant un gros coup de chaud qui me donnerais envie de lui sauter dessus. Je me contrains au calme légendaire et prends la moitié tandis qu’il s’approche de moi, posant son front sur le mien, un manque de contact évident, contact réprimé depuis trop de temps à notre goût, mais temps nécessaire à l’installation d’une relation saine. « J’aime ta présence à mes côtés. Vraiment, souffle-t-il dans un demi ton, comme s’il voulait que personne d’autre que moi ne puisse entendre son aveu. » Je lui souris et viens cueillir ses lèvres à nouveau l’espace de deux secondes avant de me détacher de lui pour que l’on prenne le monte charge afin d’aller à l’intérieur de son loft pour pouvoir manger, mais également être dans un espace plus intimiste.
Une fois à l’intérieur, nous déchargeons notre barda et nous installons sur le vaste canapé, je retire promptement mes chaussures afin de venir m’installer avec les genoux repliés contre mon torse et mon menton posé dessus tout en le regardant. « Tu sais, il y a longtemps que je voulais te le dire, mais je n’osais pas, j’avais peur Derek. » Il finit par s’installer à côté de moi et je me penche vers lui afin de venir rapprocher mon visage du sien, tout en soufflant délicatement de l’air par les narines, je lui souris tendrement et vient frotter mon nez au sien. Je voudrais verrouiller les choses, les ancrer en moi pour l’éternité et voire plus longtemps que ça encore, ce serait tellement parfait. Je sais néanmoins que chacune des choses se passant maintenant resterons des souvenirs à jamais dans ma mémoire, ils n’y partiront plus, cela n’est possible.
Détaillant les environs, je détecte le congélateur, me levant pour m’y rendre, j’y sors la fameuse pizza que je vais mettre au four pour que l’on puisse manger, il ne me rejoint pas, ne fait que me regarder et ses yeux rivés sur mon corps, détaillant chaque once possible m’électrisent, il me faut me contenir pour ne pas me retourner et aller à nouveau me blottir contre lui. La chaleur est tellement grande que je me sens presque obligé de retirer ma chemise, sauf que je ne fais que l’ouvrir partiellement, dévoilant mon torse musclé et légèrement parsemé de poils d’un blond vénitien. Le soleil tape contre la vitre, et pour apprécier ses rayons je me positionne à côté, m’étirant tel un petit chat fatigué puis me retourne, l’aura de l’astre solaire illumine mon visage tandis que je le regarde un sourire brillant sur les lèvres. « Je ne savais pas que tu parlais Norvégien au fait, dis-je avec un léger rictus insolant au visage pour me moquer gentiment de lui. » Il sait que ce n’est que de la provocation, de l’esbroufe, il sait lire en moi pour détecter les signes, mais j’ai envie de le titiller un peu, de voir jusqu’où il sera capable d’aller pour m’impressionner, moi l’homme qui l’aime et qui a enfin déclaré sa flamme à ce parfait éphèbe.


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Sam 21 Avr - 23:06


Demain commence maintenant

Feat. Leo ♥️

J
e souris en voyant Leo s’installer sur le canapé en mode ado qui ne sait pas quoi faire de ses grands bras, ni de ses jambes. De sa position fœtale, il m’observe poser ce que j’ai en main. Il m’avoue son désir de m’avouer ses sentiments depuis longtemps, mais aussi sa crainte de s’exposer à le faire. Je le rassure du regard, par un simple battement de paupières. Je sais ce que cela lui coûte. Je porte ma main à mon cœur. Nous sommes unis par un lien précieux. Un peu comme celui qui relie un bêta à son alpha, mais en plus personnel, plus intime. Grâce à cela, je sais les non-dits, ses hésitations et la frustration de sa pudeur.

Après quelques manœuvres pour ranger ce qui doit l’être, je le rejoints sur le canapé. Je le laisse approcher, son nez vient frotter le mien. Deux animaux se disent bonjours, ce geste est spontané, primaire. Les bêtes n’ont pas de mains et c’est souvent avec leur tête qu’elles montrent leur affection.

Je ne brusque pas les choses, et reste paisible pour l’apprivoiser. Leo est comme une biche farouche. L’image se restreint à la démonstration de ses sentiments. Car, il n’est pas fragile, loin de là. Lors de notre première rencontre, au lycée, il avait déployé son autorité. J’étais de méchante humeur. Avoir rendu les affaires personnelles à Stiles avait terminé de casser une histoire. J’aurais pu en venir aux mains avec ce professeur qui me sermonnait comme si j’étais un de ses élèves.  Mais quelque chose m’avait retenu. J’avais grand besoin de me défouler, il était la cible idéale. Mais… Quelque chose m’a retenu et m’a permis de prendre sur moi.

(…)

Leo s’est levé et est aller chasser notre repas dans le congélateur. Je le regarde prendre ses marques dans le loft. Il connaît le manoir, le contraste est saisissant, pourtant que ce soit dans ce bâtiment industriel, ou dans le manoir reconstruit, on peut y voir ma marque, celle de la sobriété. Le manoir est cependant, plus chaleureux. Je l’observe bouger, hésiter, aller et venir. Il est gêné de mon regard. Je sens son émoi, son hésitation à revenir vers moi. Un jeu sensuel s’instaure. Mon simple regard l’électrise. La température monte, pas celui de loft, mais celle de son corps. Il s’affaire, colle la pizza dans le four. Il se veut sérieux mais ses coups d’œil incessants vers moi m’ouvrent un appétit d’une autre nature.

Je l’observe et m’enivre de son image, de ses gestes. L’angle de sa mâchoire, le pli de sa chemise au creux de ses reins, ses lèvres ourlées qui m’invitent aux baisers. Si je suis mitigé sur mon expérience passée avec un homme, car cela a fini un peu en eau de boudin, j’en sors avec une expérience. C’est sans pudeur que j’observe le corps de Leoric. Je connais mon désir, mon envie. Je devine ses muscles sous le tissu qui le vêt. Son embarras n’est que le début de ce que je peux lui faire ressentir et le plaisir qu’il est capable de me procurer. Je reste « presque » de marbre, assis sur le canapé.

En vrai ?

En vrai, j’ai envie de bondir comme un fauve sur sa proie. Attraper sa gorge entre mes crocs, mordiller son cou pendant que mes doigts le dépiautent de tous vêtements. J’ai envie de voir son regard se voiler sous la luxure, le rouge sur ses joues, et connaître intimement la température de son corps.

Je manque de défaillir quand il déboutonne quelques boutons de trop à sa chemise, me dévoilant un torse bien fait et une ceinture abdominale qui n’attend que mes caresses. Ce gars est trop sensuel pour sa santé. Se doute-il de la torture dans laquelle il me met ?

Leo ! Bon sang ! Je te veux ! Je veux le sentir frémir sous mes caresses, l’entendre ahaner sous le joug d’une fusion charnelle. Le contre-jour me fait voir le fin duvet qui le recouvre. Et pour finir, le voilà qu’il s’étire comme un chaton !

L’inconscient ! C’est interdit de se rendre si désirable. J’ai du mal à calmer les battements de mon cœur. Et y a longtemps que je suis bien trop à l’étroit dans mon jean.

- Je ne savais pas que tu parlais Norvégien au fait.
- Google parle norvégien… Je devine que ma prononciation était… originale ?


Il se moque, mais je le sais touché par mes efforts de personnalisation. J’ai retiré mes chaussures et mes chaussettes. C’est donc nu pieds que je me lève du canapé. Mon regard est verrouillé sur le sien. J’avance vers lui doucement d’une démarche souple et assurée. Un léger sourire éclaire mon visage assombrit par ma barbe. À mi-chemin, je passe mon t-shirt par-dessus ma tête et le jette au hasard. Mon sourire s’élargit rapidement quand ses yeux ne peuvent pas s’empêcher de suivre mes pectoraux, les abdominaux puis le V qui plonge dans un endroit qui est paré à le conquérir.

Je sais ce que je veux : lui, son corps, son âme.
Je sais ce qu’il veut. La même chose.

Trois mètres…
Deux.
Puis un.

- Serais-tu en train de tester ma résistance à ton charme ? Pourtant tu sais qu’elle avoisine le zéro absolu… Leo... Tu es cruel, Leoric Teniala, à te montrer si désirable. Je dois me retenir à ne pas te sauter dessus et te dévorer tout cru !

Deux centimètres.

L’air qu’il expire est mon oxygène. Le parfum de sa sueur est la plus divine des senteurs. Ma raison défaille, je suis à deux doigts de l’attraper pour le jeter sur mon lit à quelques pas de là.

D’un effort surhumain, je transforme mon envie de le prendre là, sans autre forme de procès, en un baiser fougueux. Une main sur sa nuque, l’autre au creux de ses reins, je ne lui ai pas laissé le temps d’esquiver. Je l’ai plaqué contre moi. J’ai faim de lui, de sa peau, du goût salé de son cou. J’embrasse ses paupières, mordille le lobe de son oreille.

- Leo….

Dans la prononciation de son seul prénom, je lui dis mon désir de lui, mon envie de son corps. C’est impérieux et implacable. Il n’y a pas de « si », mais un « quand ». Un quand dont l’unité se compte en secondes et non en jours ou semaines et encore mois en mois. Pourtant, j’ai besoin de son accord, car je l’aime.

- Jeg vil ha deg.

Je ne sais pas sur quelle syllabe appuyer et je m'en fous. Et même si c’est totalement faux, je pense qu’il a compris.























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Dim 22 Avr - 13:38

Attention, à partir de maintenant, le rp contiendra un sujet plus mature et sera amené à être déconseillé à un public de moins de dix-huit ans. Un changement de musique a été également incorporé.



☾ demain commence maintenant.
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▼▲▼


Je frôle l’insolence et l’indolence, j’en suis bien conscient, et ceci est totalement prémédité. Peut-être ai-je envie de jouer, de lui montrer enfin que je ne suis pas qu’un homme qui se cache derrière sa pudeur et sa timidité, que je suis bel et bien capable de d’être joueur. Je m’amuse à ses dépens, peut-être est-ce également méchant, pourtant en mon fort intérieur, il n’en est rien, la seule chose que j’ai en tête c’est de pousser le vice à son sommet, de voir jusqu’où suis-je capable d’aller en étant parfaitement lucide quant à mes actes. La provocation, le déshabillage et la remarque audacieuse étaient de simples outils pour arriver à l’unique but que je me fixe : taquiner ce bel homme, le rendre désirable à mes yeux et me rendre désirable aux siens. A chaque bouton de ma chemise que j’ai retiré, j’ai senti au plus profond de lui son embarras, son désir qu’il ne parvient plus à contenir. Ses yeux se sont posés sur mon corps, délicatement sur mes pectoraux, glissant sur mes tétons avant de descendre vers mon ventre finement ciselé par l’exercice que je m’astreint à faire pour garder la forme. « Google parle norvégien… Je devine que ma prononciation était… originale ? » Un sourire amusé apparaît sur mes lèvres brûlantes d’un désir encore inavoué. En effet, sa prononciation était plutôt peu conventionnelle, mais je ne suis pas de ces fadas qui hurlent au scandale pour des erreurs phonographiques. L’effort était louable et c’est tout ce qui m’importe.
Derek a retiré ses chaussures ainsi que ses chaussettes et s’avance vers moi, totalement rendu fiévreux par le désir qu’il laisse envahir son corps. Son sourire presque lubrique me serre dans mon pantalon et tandis qu’il continue à venir à moi, il retire son t-shirt en l’envoyant paître dans un coin du loft sans se soucier de l’endroit où il a pu atterrir. Mes yeux immédiatement se posent sur ses muscles, pour la première fois je me surprends à désirer un homme, à le vouloir brutalement contre moi et à me sentir comme étant la petite chose fragile entre ses bras. A chaque mètre qu’il parcourt, réduisant la distance entre lui et moi, une énorme bouffée de chaleur s’empare de mon être, menaçant de me faire défaillir sous cette pulsion incontrôlable. « Serais-tu en train de tester ma résistance à ton charme ? Pourtant tu sais qu’elle avoisine le zéro absolu… Leo... Tu es cruel, Leoric Teniala, à te montrer si désirable. Je dois me retenir à ne pas te sauter dessus et te dévorer tout cru ! » Un rire satisfait m’échappe et je ne peux m’empêcher de glousser suite à sa déclaration, en effet je joue avec lui, je teste, je veux voir jusqu’où je peux aller, ne sachant pas réellement ce que tout cela implique.
Puis quand il est là, il m’agrippe et me plaque tout contre lui, attrapant mes reins et ma nuque de ses mains, déposant un baiser plus que fougueux sur mes lèvres, un frisson puissant électrisant mon corps et je ne peux que frissonner tout en lui rendant la pareille. Il se détache légèrement embrasse mes paupières, puis mordille le lobe de mon oreille droite, chaque sensation fait que je me sens un peu plus gonflé dans mon pantalon, et c’est impossible que de contrôler cette pulsion qui m’anime désormais. « Leo…. » Mon surnom est prononcé comme un gémissement de douleur, de plaisir et de désir mêlés, je me sens fiévreux, ayant plus que besoin de sa présence tout contre moi, il exprime ce que je veux, il montre ce que je ressens. « Jeg vil ha deg. » Au diable la prononciation et la langue, je l’attrape tout contre moi et le plaque contre le mur le plus proche, un peu sauvagement et brutalement je dois l’avouer ; j’attrape son visage dans mes mains et viens l’embrasser langoureusement, avec passion et presque une violence compulsive que je ne peux pas m’empêcher de ressentir. « Jeg vil også ha deg. » Ma main se glisse dangereusement dans son dos, allant vers des endroits interdits, mon souffle se fait rauque sur sa peau, et je ne peux m’empêcher que de faire ce simple geste qui met mon âme et mon corps en émoi.
Puis une drôle d’odeur monte à mon nez, et je commence à comprendre d’où elle vient. Lui ne s’en rend peut-être pas compte ou alors il s’en moque totalement, mais pas moi. Je m’esquive en venant déposer un doux baiser sur son nez, le laissant un peu bredouille, mais le faisant exprès, qu’il sache que je joue, que je veux prendre néanmoins mon temps. Puis je me dirige vers le four que j’ouvre, je l’ai mis trop chaud, fort heureusement que je m’en suis rendu compte avant que la pizza ne commence à noircir. Je baisse le thermostat avant de commencer à fouiller pour trouver de quoi mettre la table pour nous deux. La seule chose qui m’ennuie dans le fait d’être un lycanthrope, c’est de ne pas savoir ce que l’alcool provoque. J’aurais bien aimé avoir une bouteille de vin rouge, et boire un peu avec Derek, histoire d’enivrer nos sens.
Une fois le service de table mis, je ne sais pas trop quoi faire, alors je pars en quête de découverte du loft de Derek, j’explore en restant statique avec mon simple regard qui se fait observateur des moindres détails. Ainsi je retrouve la sobriété de mon loup, ainsi que son goût pour la simplicité et le fait d’être toujours dans la tempérance. J’aime cela, même si pour ma part il manque quand même d’un peu de chaleur et de couleurs. Mon calme me revient petit à petit, sans pour autant que cette once de désir ne disparaisse complètement de mon être. Je n’arrive pas à faire redescendre la chaleur interne de mon organisme. Je retire mon téléphone portable de ma poche et le met en silencieux sur la table, hors de question que quelqu’un puisse m’importuner dans ce moment que je veux uniquement partager avec le beau loup aux yeux bleus.
Puis je m’approche à nouveau de lui, désireux, mais en même temps à nouveau dans la retenue, je préfère garder cela pour plus tard, pour après manger, ce sera préférable plutôt que de se retrouver avec notre nourriture complètement carbonisée parce que l’on n’y aura pas fait attention. Il aurait envie d’être plus pressant tout comme moi, mais j’attrape sa main et dépose mon index sur sa bouche. « Pas tout de suite, lui intimé-je avec un sourire amusé sur les lèvres. » La patience amène à l’envie profonde, et plus je le verrais ronger son frein, plus il sera désirable à mes yeux, et réciproquement, car ce que je pense est également applicable pour moi. « Tu verras, l’attente en vaudra la peine…. »  Je ne sais pas vraiment ce que je raconte, parce que je suis peut-être très nul dans ce qui se déroulera, mais j’ai bon espoir qu’il me guidera, qu’il me montrera le chemin à suivre, je veux ne jamais oublier ce qui va se dérouler ce soir.


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Mer 25 Avr - 18:32


Demain commence maintenant

Feat. Leo

J’
aime sa respiration qui devient erratique à mesure que mes doigts glissent sur sa peau. Je me délecte de mon pouvoir sur les réactions de son corps. Je le veux dépendant des sensations que je lui apporte.  Son cœur s’agite dans la plus tendre des acceptations. Ses réponses sensorielles amplifient les miennes et nous emmènent dans une douce raisonnance.

Soudain, il agit.
Rapide, agile, volontaire, actif.

Mon dos heurte le mur, mon visage est emprisonné, mes lèvres sont sauvagement capturées. J’aime sa fougue soudaine, cette brusque témérité qui se déverse comme un verre trop plein. Son baiser est suave, possessif.

- Jeg vil også ha deg.

Je ne pige rien. Je reconnais vaguement l’un des mots que je viens de prononcer, mais le reste est une mélopée inconnue de mes oreilles. Pourtant, je devine le sens de ses paroles alors que son corps frémit contre le mien. Leo devient plus audacieux, impudent. Sa main glisse lentement dans mon dos vers mes reins et la limite de mon ceinturon. Son souffle se fait rauque sous l’envie charnelle. Son parfum personnel change imperceptiblement, comme une invitation, un appel.

Une légère odeur de trop cuit agace mes narines, mais j’en ai cure. J’ai faim, mais pas de pizza. Leo m’embrasse le nez, puis s’écarte, un sourire effronté aux lèvres. Je feule ma frustration, mais son expression me rassure, que ce n’est que partie remise. Je soupire en souriant doucement. A-t-il conscience de l’état dans lequel il me laisse ? Je bouge vers la fenêtre pour me reprendre, pendant qu’il s’active dans le coin cuisine. J’entrebâille une vitre, c’est que j’ai chaud moi.

Leo s’affaire à nous dresser la table. Il joue au maître de maison, alors que ce n’est pas à la cuisine où j’ai envie de m’activer. C’est une facette de sa personne, contraste, pudeur, emportement. Je compte bien lui retourner sa malice et d’allumer l’allumeur.

Le revoilà qui s’approche à nouveau, faux ingénu. Il me frustre, mais c’est un jeu, un divertissement où je concède à lui laisser la main… pour le moment. Il m’impose le silence, l’index sur mes lèvres, son autre main dans la mienne.

- Pas tout de suite, murmure-t-il avec amusement.

J’écarte les lèvres et croque son doigt. Doucement pour ne pas lui faire mal, mais fermement pour que le retrait soit difficile.

- Tu verras, l’attente en vaudra la peine…
- Ch’ai faim,
réponds-je, son doigt toujours coincé entre les dents.

Du bout de la langue, je titille la pulpe de sa phalange prisonnière. Mon regard est direct, rivé au sien, promesse que ce n’est qu’un avant-goût des tourments que je compte bien lui infliger. Puis je le libère.

***

« L’attente en vaudra la peine… »

Je vais le faire crier famine. Il veut créer l’exaltation par la frustration. Ok. Je le laisse sortir la pizza du four. Il s’applique comme s’il me présentait un plat digne d’un restaurant quatre étoiles. Leo s’applique sur la présentation, centre le disque de pâte au millimètre près dans le plat. Redispose les olives qui sont systématiquement regroupées dans un coin. Ça lui prend bien cinq bonnes minutes avant qu’il ne soit satisfait du résultat. Il nous a plié deux carrés d’essuie-tout avec art, et disposé deux bières à côté de nos assiettes. Une légère dissymétrie dans la disposition d’une fourchette le fait grimacer. L’impaire est redressé dans la seconde.

Enfin il s’installe. Sans le quitter du regard, j’entoure le goulot de ma bière. Laisse sortir mes griffes et d’une habille pichenette la décapsule en m’arrangeant pour que la capsule lui arrive sur la figure. Réflexes lupins, il la rattrape avec une moue de surprise. Je prends un faux air innocent, sourcils levés, lèvres boudeuses qu’on ose me prendre pour un farceur. Je tends ma bière vers lui. À son tour, il la décapsule de la même façon, avec moins de précision pour le lancer de capsules. Je crois que le niveau d’expérience en conneries de Leoric avoisine le zéro. Nous trinquons.

- À toi, à nous, soufflé-je avec un regard brûlant de désir.

Je laisse Leo porter sa bouteille à ses lèvres, et quand il en est à la première gorgée, j’esquisse un geste complétement indécent entre mes lèvres et le goulot de ma bouteille. L’alpha vire au rouge, manque de ressortir sa gorgée de blonde par les trous de nez.

Nouvel air faussement chaste et innocent de ma part.

« L’attente en vaudra la peine…  mais elle ne se fera pas sans peine ! »

Leo se recompose une attitude et tend la main vers son couteau.

- Tchip, Tchip, Tchip, dis-je en claquant la langue contre mes dents.

Je lève ma main en évidence, laisse suavement sortir mes griffes et partage la pizza en deux en une longue et sensuelle griffure. Je recommence avec un clin d’œil à Leo afin de nous faire quatre parts.

- Oups, je crois qu’elles ne sont pas égales, m’excusè-je en me léchant le doigt avec délectation.

De l’autre côté de la table, un cœur s’emballe, des joues rougissent et un regard chavire. Je lui lance un sourire éclatant, le genre que je ne fais jamais, bien qu’il soit à mon avantage. Puis me saisis d’une pointe de pizza pour l’enfourner la tête penchée en arrière. J'abuse ? Si peu...

Je ferme les yeux, comme si cette nourriture me provoquait une extase divine. Je termine mon sketch, le coude sur la table, mon menton niché sur ma main.

- C’est délicieusement bon, affirmé-je en me pourléchant les lèvres avec délectation.  

À chaque bouchée, je mime la limite d’un orgasme cosmique. J’avoue avoir du mal à contenir un fou rire en voyant la mine de Leo qui gère mon numéro comme il le peut.

- Tu as raison, mon Leo, prenons tout notre temps.

Je porte le goulot de ma bière à mes lèvres avec un sourire canaille.

- Quoi ? C’est le fait que je suis resté torse nu qui t’indispose ?

Mon regard se balade sur l’échancrure de sa chemise ouverte. Une fine sueur perle sur son torse. Il est tendu à l’extrême. Je commence à me prendre à mon propre jeu, mais je me sais endurant.

- J’ai de la glace aussi dans le congélateur. Il faudra terminer cet exquis repas avec une douceur rafraîchissante. Puis cela t’évitera de partir en combustion instantanée.

….
......
........

- Tu sais que t’es beau ?

Il proteste.

- Ton regard me fait voyager Leo.

J’aime sa réaction.

- Tu veux mon olive ? Poursuivé-je totalement hors propos en me saisissant d’une deuxième part de pizza.























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Jeu 26 Avr - 20:37


☾ demain commence maintenant.
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▼▲▼


Ce feu ardent qui me dévore au fur et à mesure des secondes qui passent me rend ivre de désir envers cet homme si sensuel qui sait éveiller une passion insatiable en moi. Je commence à perdre pied, à perdre la tête, la raison. Plus rien n'est plus beau que ce moment. Plus rien ne pourrait m'arrêter. Je suis entrain de me droguer au plaisir charnel que j’imagine être prochain entre nous deux. Le plus intéressant dans notre lien est que nous ressentons l’un l’autre ce qui nous arrive personnellement, ses émotions sont les miennes, les miennes sont les siennes. Je n’ose imaginer ce que sera nos futures relations sexuelles, puissantes, inimaginables. Faut-il avouer  que cela m’effraie également, parce que je ne sais pas comment gérer tout ceci, ce qui va se passer ne m’est arrivé qu’une fois dans ma vie, et je n’arrive pas à imaginer ce qui va se passer tant j’en ai peur, cela m’attire inexorablement, mais m’effraie au plus haut point. Je ne dirais pas que c’est un habitué, mais il sait mieux que moi comment ce genre de chose est censé se passer, j’espère qu’il sera un bon guide, la personne qui saura m’apprendre les bons gestes ainsi ce qui doit se passer. Sil ne m’aide pas, je ne sais pas ce qui va arriver, mais quoi qu’il en soit, j’ai peur.
Le repas arrive à grand pas, et ça m’intéresserait d’accélérer le rythme, de faire en sorte que nous allons rapidement passer au vrai repas. J’attrape la pizza du four et je commence à mettre tellement la table de façon parfaite, si minutieuse que je sens l’amusement et la moquerie de Derek, je la ressens à l’intérieur de moi. Nous sommes de véritables livres ouverts désormais, et j’avoue que c’est avec un intérêt tout particulier que j’apprends à gérer ce lien, à faire en sorte que cela devienne plus naturel. Je ne dis pourtant rien, je continue sur ma voie en mettant la table le plus symétriquement possible. Une fois que la table est mise, nous nous installons et commençons le repas. Lui attrape sa bouteille de bière et la décapsule d’un coup de griffe, et la dite capsule me vole au visage, sauf qu’il oublie que je suis un alpha, et que je sais donc mettre à profit mes réflexes. La capsule n’a même pas le temps d’atteindre cinq centimètres avant mon nez que je l’attrape d’un geste vif. J’essaye de faire la même chose mais n’y parvient pas, du moins ma capsule n’atteint pas sa cible. Il doit me juger, se dire que je ne suis pas un drôle d’oiseau, même s’il me connaît, il n’a pas encore découvert toutes les facettes de ma personnalité. « À toi, à nous, dit-il pour trinquer allégrement ensemble sur notre nouvelle vie. » Lorsqu’il porte sa bouteille à ses lèvres et esquisse un mouvement complètement obscène qui me fait virer au rouge le plus complet tout en me faisant tousser à tel point que ma gorgée manque de me ressortir par les narines.
Une fois mon calme repris, je prends mon couteau pour couper la pizza en quatre parts égales, seulement voilà que Derek commence à faire des bruits de bouche tout en sortant une griffe pour le faire lui-même. Il recommence la même chose. Bon je trouve ça légèrement étrange, un peu excitant aussi, même si je ne sais pas trop comment interpréter ce geste. « Oups, je crois qu’elles ne sont pas égales. » Il termine sa phrase avec sensualité et se lèche le doigt plein de sauce, et là par contre oui ça me fait un quelque chose au fond de mon ventre. Cette sensation me fait un énorme coup de chaud et plus cela dure, pire c’est. C’est comme mettre de l’essence sur un feu de bois. Le problème c’est qu’il en joue et ça me rend encore plus tout chose, je n’arrive pas à rester insensible. « C’est délicieusement bon. » Je n’ai absolument rien fait, j’en conclus donc qu’il dit tout ça pour me… pour faire exactement ce qu’il est entrain de faire ! C’est le pompon quand je le vois mimer un orgasme gustatif à chaque bouchée et là je ferme les yeux, j’inspire profondément, sentant mon envie gonfler un peu plus. « Tu as raison, mon Leo, prenons tout notre temps. » Je commence à regretter cette phrase, je n’aurais pas dû la dire, j’aurais peut-être dû me taire parce que dans le cas présent j’ai beaucoup trop de mal à me contenir.
Nous continuons de manger, de faire en sorte de rester le plus calme possible, enfin pour ma part, j’aimerais bien terminer le repas sans être obligé de lui sauter dessus pour lui arracher les vêtements  bestialement. Sauf que je peux que le regarder en coin, ne pouvant rien faire, ne sachant quoi faire. « Quoi ? C’est le fait que je suis resté torse nu qui t’indispose ? » Il n’a pas tord, son corps m’attire, mais je reste de marbre autant que cela se peut. Sauf que lui ne cache clairement pas le fait qu’il me déshabille entièrement du regard. C’est gênant mais très excitant, là je bouillonne comme jamais ça n’a été le cas de toute ma vie. Depuis le début je ne réponds rien, je préfère garder mon calme, ne pas céder à la tentation extrême de son appel du pied. « J’ai de la glace aussi dans le congélateur. Il faudra terminer cet exquis repas avec une douceur rafraîchissante. Puis cela t’évitera de partir en combustion instantanée. » De la glace hein ? En aucune façon, j’ai une bien meilleure idée. Sauf que je ne dis rien, il sera légèrement surpris de ce que je lui réserve. La première part de pizza étant terminée, nous attaquons tous les deux la deuxième. Un long silence s’en suit, dans lequel nous ne faisons que nous regarder jusqu’à ce qu’il parle à nouveau. « Tu sais que t’es beau ? » Je grogne pour montrer que je ne suis pas totalement d’accord. Je ne suis pas beau, je me considère dans la moyenne, mais comment le lui dire. Ce n’est pas que je n’ose pas, c’est que je sais que je vais avoir un refus de sa part. « Ton regard me fait voyager Leo. » Je lève les yeux au ciel justement, lui montrant que ses palabres sont idiots, qu’il a tord en disant de pareilles choses, ce n’est pas vrai, je ne suis pas tel qu’il me décrit, loin de là. « Tu veux mon olive ? » Cette fois-ci je lève les sourcils sous la surprise, totalement hors propos, mais c’est aussi la première chose normale qu’il me dit depuis le début du repas. Sauf que derrière cela je ne peux m’empêcher de déceler une sorte de remarque perverse. « Pas tout de suite. » Un sourire en coin, un petit clin d’œil et je finis de boire ma bière ainsi que de manger ma part de pizza. Maintenant les choses sérieuses vont commencer, enfin je vais essayer de le faire.
Je me lève brusquement de ma chaise et me met bien face à lui. Il a voulu jouer, à moi de le faire maintenant. C’est le plus naturellement possible, le regard bien ancré dans le sien que je commence à déboutonner ma chemise très lentement, en frôlant l’obscénité, montrant que moi aussi j’ai ça en moi, comme tout le monde. Maintenant c’est au tour du ceinturon que je défais en le lâchant à terre de façon provocante. « J’ai un peu chaud tout d’un coup Derek. » C’est en me mordant la lèvre inférieure que je prononce ces mots qui ne sont là que pour le provoquer. Je le vois se crisper et mes yeux finissent par rougeoyer, mon visage se change en loup, je laisse la transformation s’opérer d’elle-même, lâchant totalement prise sur mes sens. Mon pantalon accompagné de mon caleçon tombent au sol, je me retrouve nu devant lui, pour la première fois, je me sens gêné, mal à l’aise. Pourtant je dois composer avec cela, braver mes peurs. Il faut que j’apprenne, alors je commence à courir, vers la pièce d’eau, l’attirant derrière moi, lui répétant dans sa tête de venir, de venir à moi.
L’eau coule déjà quand il arrive, je suis dessous, et je l’attire à moi alors qu’il a encore son pantalon, peu m’importe. J’attrape son corps que je blottis contre le mien, attrapant ses lèvres avec les miennes, le mordant, le griffant, tout en m’imprégnant de son odeur, de sa présence. Puis je retire son pantalon que j’arrache à moitié, je lui en rachèterai un, ce n’est pas le problème, mais j’ai besoin de bestialité, cela fait trop longtemps que j’attends ce moment tout en le refusant à moi. « Grr, tu sais que tu es divinement excitant Hale. » Tout en disant cela ma main libre attrape l’une de ses fesses que je presse presque sauvagement, sans aucune forme de cérémonie. J’ai envie de lui, j’ai besoin de cela. Puis à nouveau je le plaque contre le mur, laissant l’eau bouillante s’échouer sur sa peau parfaitement halée. C’est trop pour que je résiste, alors je me colle à lui, sentant nos virilités se gonfler d’orgueil, de désir l’un envers l’autre. Je ne peux plus faire semblant, pas avec lui, mes doigts glissent vers son intimité que je caresse lentement, sans savoir exactement quoi lui faire, pourtant aux gémissements que j’entends, j’imagine être sur la bonne route, savoir exactement ce que je dois lui faire. « Dis le moi si je fais mal quelque chose… soufflé-je à son oreille tout en venant mordiller son lobe et léchant son tragus du bout de la langue. » Je n’arrive pas à croire que je fasse tout cela, mais il faut avouer que ne plus devoir renier cette partie de ma personnalité fait s’envoler un bon nombre de problèmes de ma conscience. Tout ce que je sais, ce qu’au fond de lui, il aime cela, et donc je redouble d’effort en venant l’embrasser langoureusement tout en saisissant son phallus entre mes doigts.


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Sam 28 Avr - 17:02


Demain commence maintenant

Feat. Leo

J
e n’ai  certainement pas l’habitude d’un comportement si sulfureux. Pourtant, j’ai senti que Leo avait besoin d’un coup de pouce, d’une impulsion pour dépasser sa pudeur et son à priori. Quand je pensais l’amener à crier famine, je n’imaginais pas que mon plan fonctionne à ce point.

Lorsqu’il se lève brusquement de sa chaise, je pense que je suis allé trop loin pour sa sensibilité et qu’il va partir. Mais rien de cela. Son regard se vrille au mien, me dévoilant son âme et des vérités plus charnelles. Il me prouve que sous ses airs de tempérance, il y a un homme. Un être soumis et assujetti comme tous les autres à des pulsions primaires. Mon regard quitte le sien pour suivre ses mains qui déboutonnent le peu de boutons qui restent accrochés de sa chemise. Ses doigts qui frôlent son torse, ses abdos, sont une invitation à la luxure. Ma respiration se fait plus saccadée au fur et à mesure qu’il continue à se dévoiler. La manière d’enlever son ceinturon est à la fois suave et très virile.

— J’ai un peu chaud tout d’un coup Derek.
— …


Je ne dis rien pour ne pas rompre un fragile équilibre. Mais mon regard brûlant sur son corps dévoile toutes mes pensées intimes. Mes poings se crispent sous l’envie de lui bondir dessus. C’est une réelle torture que de le laisser continuer à son rythme.

Le loup éclot, splendide dans sa nudité et sa transformation. J’aime qu’il ne laisse pas cette composante de côté. C’est notre nature, primaire et sauvage. Bien que notre lien particulier rende tout mensonge difficile entre nous, choisir d’apparaître à mes yeux sous sa forme lycan, donne une autre dimension à ce qui aurait pu être qu’un vulgaire strip-tease.

Il m’invite à le suivre alors qu’il coure vers la salle de bain. Je souris en voyant ses fesses d’une blancheur nordique. Le contraste de nos peaux est ce qui nous complète. Lui le blond à la peau laiteuse, moi le brun à la carnation naturellement plus foncée.

Le spectacle de Leoric, la peau ruisselante d’eau, affole mon cœur, son regard sur moi termine de me rendre fou. Il m’attire sous le jet alors que j’ai encore mon jean sur les hanches. Mais je me moque bien de ce détail matériel. Seul son regard rougeoyant compte. À mon tour, je laisse poindre l’animal qui est en moi. Avoir été un alpha par le passé, m’a laissé des crocs plus imposants que ceux d’un simple bêta. Je raye ses flancs avec mes griffes et mon regard bleu électrique plonge dans le sien, alors que l’eau chaude caresse mes épaules. Affamé, Leo m’embrasse avec une avidité plaisante. Impatient, il s’attaque à mon jean. Les boutons ne résistent pas à son empressement et fusent tinter sur le sol. Loin de m’en offusquer, sa sauvagerie m’excite.

— Grr, tu sais que tu es divinement excitant Hale.
— Je comptais bien te faire cet effet-là, Northern Wolf.


Affamé, il l’est quand il empoigne l’une de mes fesses sans plus de cérémonie. Alors, je sais que la suite va couler de source, comme l’eau qui  m’aveugle quand il me pousse à nouveau contre le mur. On aime les rapports un peu sauvages mon loup ? Pensé-je avec un sourire satisfait.

Je désir monte par vague. Chaque reflux me fait trembler. Il n’y a plus de pudeur, ni de timidité et quand il empoigne mon désir, je serre ses fesses pour le rapprocher de moi.  

— Dis le moi si je fais mal quelque chose…
— Un homme n’est-il pas le mieux placé pour savoir ce qu’il faut faire ?
murmuré-je d’une voix rauque, alors qu’il malmène mon oreille entre ses crocs et sa langue curieuse et avide.

Arrivé à un point de non-retour en ce que le concerne, je reprends un peu la main. Une de mes mains lâche sa fesse pour me saisir de son sexe et le joindre au mien déjà prisonnier de ses doigts. Ces prémices à l’acte, nous font frissonner et trembler de plaisir. Le creux de son cou est la cible de mes lèvres. Je l’agace de mes crocs et de ma langue, remonte vers son visage pour l’embrasser. Nos langues se mêlent et s’attrapent. Nos mains s’empoignent comme si notre survie en dépendait.

— Je te veux Leo…

D’un coup de hanche, j’inverse nos positions, le plaque contre le mur. D’une seule main, j’emprisonne les siennes que je maintiens au-dessus de sa tête. Mon corps plaqué contre le sien, je soulève l’une de ses cuisses et la glisse contre ma hanche. Notre rythme cardiaque est parti en tachycardie, mon oxygène est l’air qu’il expire. Faussement prisonnier de ma poigne, dont il peut facilement se défaire, je le soumets au supplice des caresses qu’il ne peut rendre que par sa jambe levée. Je prends mon temps, résiste à une tentative de sa part à reprendre le contrôle du jeu, et prends sa gorge en otage de mes lèvres comme terrible punition.

Ses gémissements sont une douce mélopée que j’agrémente de mes propres râles. Je veux que notre première fois soit inoubliable pour lui. Il faut que ce soit parfait afin de le rassurer sur le choix qu’il a fait.

Un choix courageux.
Celui de ses sentiments et non celui des conventions.
Puis, ici dans mon loft, nous sommes à l’abri du regard des autres et des voyeurs en tout genre. C’est préférable, ils en seraient jaloux de voir ce bel alpha si désirable.

La tension devient insoutenable. Ma pression sur son corps s’accentue, au point de l’écraser contre le mur. Regard étonné de sa part, je le fixe avec un sourire et libère ses mains que la pesanteur font reposer sur mes épaules. Souplement j’empoigne son autre cuisse et le soulève, avec le mur comme point d’appuis.

L’espace douche peut sembler spartiate avec son béton simplement verni. Il a l’avantage d’être absolument pas glissant. L’idéal pour les acrobaties dans lesquelles je nous lance.

L’instant fatidique, celui qu’il doit le plus redouter et attendre en même temps arrive. Alors je le rassure avec des mots, de douces pressions de mes doigts sur l’arrière de ses cuisses et mon regard qui ne lâche pas le sien. Je veux m’assurer que tout aille bien pour lui.

— Tu es à moi Leoric Teniala, tout comme je suis à toi.

Je vais prendre son corps, mais lui donnerai le mien en retour. Délicatement je décolle son dos du mur, le portant à la seule force de mes bras. Être des loups nous avantage sur l’endurance nécessaire à une telle position. Je cherche un accord, ou un refus dans ses yeux. Ne trouvant ni l’un, ni l’autre, je poursuis. Leo est trop chamboulé. Je descends doucement mes bras pour le positionner de la meilleure des façons.

Ultime instant.

Ses bras pèsent sur mes épaules.

Son cœur semble égrener un compte à rebours.

D’un léger coup de hanche, je comble la distance qui sépare mon sexe de son fondement et m’invite dans son intimité. Je laisse les conneries écrites sur le genre et les pénétrations à des vitesses escarotiques qui prolongent l’angoisse de celui qui reçoit, plus qu'elles ne le préservent. Sans brusqueries, mais volontaire, je vais là où j’ai décidé de m’installer, remontant les mains sous ses fesses, je l'oblige à coller le haut de ses épaules contre le mur pour trouver un point d’appuis et ainsi lui offrir un angle optimum pour son confort.

Je guette dans son regard la douleur ou l’once de plaisir. Au maximum de mon envahissement, je temporise mon intrusion en attrapant l’un de ses tétons entre mes dents. Leo tremble des pieds jusqu’à la tête, visiblement submergé de sentiments et de sensations. Quant à moi, une onde de plaisir redresse tous mes poils. Quand je pense qu'il est prêt, je laisse mes hanches amorcer une danse ancestrale. Leo bouge, cherche sa position, je l’accompagne et l’aide à trouver ses marques, m’accepter et par-dessus tout accepter ce plaisir plus dévastateur et perturbant pour celui qui l’étrenne en toute connaissance de cause.

Je finis par fermer les yeux, pour me concentrer sur ce coït qui arrive comme un instant libérateur. Mon abstinence date d’un peu plus de deux mois, avant le mariage catastrophique de Ruby et Peter qui avait sonné le début de l’éloignement de Stiles.

La salle de bain résonne de nos râles et du claquement de ma peau contre la sienne. Alors que je pense arriver à ma limite, quelques mots de Leo m’encouragent à tenir encore. Ouvrant à nouveau les yeux, je ne le quitte plus du regard et cela jusqu’au bout de notre jouissance.























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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Lun 7 Mai - 11:21

Nouveau changement de musique.



☾ demain commence maintenant.
Heartbeats fast, colors and promises, how to be brave ? How can I love when I’m afraid to fall ? But watching you stand alone, all of my doubt suddenly goes away somehow. One step closer. I have died everyday waiting for you. Darling don’t be afraid I have loved you for a thousand years ; I love you for a thousand more.

▼▲▼


« Un homme n’est-il pas le mieux placé pour savoir ce qu’il faut faire ? » Il n’a pas tord, mais je ne suis jamais sûr de moi, pas dans le cas d’expériences quasiment inédites. Ce n’est pas la première fois, mais au fond je crois que j’avais besoin de temps, et ce dernier a effacé les doutes. Puis il finit par attraper également ma virilité, la caresse et la joint à la sienne dans des soupirs de plaisir qui ne laissent aucun doute à ce que nous ressentons l’un et l’autre à ce moment précis. Ses lèvres, ses crocs qui se font sur la peau de mon cou, et ses doigts qui malmènent mon corps, je perds la tête, et la bascule vers l’arrière alors qu’il vient pour m’embrasser langoureusement, collant son corps au plus près du mien. « Je te veux Leo… » Il sait déjà que je suis entièrement à lui, que je ne peux plus me soustraire à son emprise charnelle et émotionnelle. Nous ne faisons plus qu’un, il n’y a plus deux êtres dissociés, mais un seul sentiment, un seul homme, à cause du Nemeton, ou grâce à lui. Puis il reprend le contrôle, à mon tour d’être plaqué contre le mur dans un gémissement où le désir est si fort que je ne peux plus l’empêcher. Il plaque mes mains au-dessus de ma tête, je me laisse faire, voulant voir ce qu’il me réserve, ce qu’il va me faire. Il lève ma jambe et ma cuisse se plaque sur sa hanche, je ne peux plus arrêter ce qui arrive, je ne le veux même pas. Il veut mener le jeu, et je ne fais que subir, apprécier et ne pas le frustrer dans son élan. Il m’applique des sensations que je n’avais jamais connu. Ou plutôt que j’avais connu, mais qui sont avec nous deux amplifiés par ce lien que nous ressentons, c’est plus puissant, plus charnel, et je ne pense pas que quelqu’un ait pu un jour ressentir ce que nous ressentons tous deux. Ce qu’il me fait, il le ressent, ce que je lui fais, je le ressens, et c’est un maelstrom de sensations délirantes qui nous font perdre la tête. Chaque baiser, chaque caresse tire un gémissement du plus profond de mon corps.
D’un coup Derek se plaque encore plus contre moi, m’écrasant presque contre le mur, et il attrape mon autre jambe, mes omoplates sont le seul appui que j’ai, et je commence à avoir encore plus chaud, comme si c’était possible. Je sais ce qui va se passer, j’appréhende, pourtant il faut que je sois décontracté, que je n’angoisse pas. Je lui fais confiance, entièrement, alors je ferme les yeux tout en respirant très fort et de façon saccadée en prévision de l’instant fatidique. « Tu es à moi Leoric Teniala, tout comme je suis à toi. » Un nouveau gémissement juste à l’ouïe de cette phrase qui m’excite au plus haut point. Il m’attrape à la seule force de ses bras, me positionne à quelques millimètres de ce qui sera notre point d’ancrage à tous deux. Je ne parviens plus à penser et le temps s’arrête, tandis que je me laisse aller contre son corps en gémissant comme jamais dans toute ma vie. Le plaisir se mêle à la douleur et je gronde comme un loup, me retenant de planter mes crocs dans son épaule. Puis il m’aide à remettre mes épaules contre le mur comme soutien indispensable à ce plaisir. Il ne voit plus rien d’autre que nous deux, et ses dents viennent titiller l’un de mes tétons pendant que je tente d’au mieux l’accueillir en moi. Puis rapidement il entame un mouvement de bassin qui m’électrise et me lance de profond chuintements. La salle de bain résonne des râles de nos plaisirs communs et je commence à enfin à mouvoir mon bassin en accord avec le sien pour contrôler au maximum les sensations qui se délivrent contre le point orgasmique de tout homme. Ô grand jamais je n’ai ressenti cela, et notre lien physique y est pour beaucoup. Quand je commence à le sentir au bout, j’ouvre la bouche et tout en gémissant, je lui parle, l’encourage. « Ne t’arrête pas, je t’en supplie... » Il reprend de la vigueur, je lui donne ma force l’incite à continuer, à ne pas lâcher prise. Nos regards ancrés l’un dans l’autre je finis par lâcher de petits cris qui expriment la jouissance suprême qui s’empare de mon être.
Voilà trop longtemps que ce n’était pas arrivé, et je veux en profiter, ne jamais oublier. J’attrape sa tête entre mes mains et continue à faire onduler mon corps, en profitant pour me focaliser sur notre lien, qu’il puisse ressentir ce que je ressens au plus profond de moi. Ainsi ce qu’il me fait, je lui fais mentalement, j’applique ce qui m’arrive à son corps et le point de non retour arrive. Sans même le vouloir, je jouis, me délivrant sur mon propre ventre, je ne sais pas si c’est déjà son cas à lui, mais il continue encore, et je perds totalement la tête, c’est le loup qui apparaît, qui commence à ne plus pouvoir partir. Des suppliques, des gémissements, des soupirs et parfois même des silences se succèdent, et je n’en peux plus, jusqu’au moment libérateur qui me laisse tremblant contre lui, ma tête contre son épaule. Je respire difficilement et je souris en le sentant se retirer. « Je ne savais pas que c’était possible tout ça… lui dis-je en posant mon front sur le sien et venant l’embrasser doucement. Mais je remercie du fond du cœur le Nemeton de nous avoir offert ce lien. » Il a dû être également emporté la puissance magique de l’arbre ancestral, et j’avoue que cela donne du piment à nos relations et cet ébats que je viens de vivre. Je caresse sa joue du bout de mes doigts encore tout tremblants du plaisir que nous avons pu ressentir. « Je t’aime tu sais... » Oui il le sait, et je viens à nouveau m’emparer de ses lèvres, en les dévorant goulûment, comme promesse d’une prochaine fois où je prendrais moi-même les rennes, afin de lui rendre la monnaie de sa pièce, qu’il comprenne ce que j’ai pu ressentir au plus profond de moi.


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MessageSujet: Re: Demain commence maintenant PV Leoric   Lun 14 Mai - 18:56


Demain commence maintenant

Feat. Leo

E
cho. Je ne perçois pas tout de suite la différence tant notre lien est devenu naturel. Mais à un moment, je perçois le décalage, ce frisson dans mes reins, ce sont les siens et non les miens. Ceci explique l’intensité des sensations qui me traversent. Leo gémit quand je le revendique comme étant ma propriété. Évidemment c’est une métaphore qui dessine tout ce qu’il représente à mes yeux. Il accepte mes mots sans pudeur, me livrant son corps, acceptant pour ce moment présent d’être à moi et d'être le maitre de ses sensations.

Sa transformation lorsque je le prends m’excite encore plus. Je peux enfin être celui que je suis, sans retenue, un loup, sauvage. Et bien que je fasse attention à ne pas le blesser, ni le brutaliser, ce sont bien deux fauves qui s’unissent. Je suis en lui, pourtant je ressens mes coups de rein comme s’il était en moi. Stupeur et surprises sont suivies d’un plaisir sans nom. Cela commence par celui que Leo me renvoie. Cette boule de magma, non à l’extrémité de mon membre qui l’outrage en cadence, mais dans un endroit plus profond, encore plus intime. Avec Stiles, nous n’avions jamais inversé nous positions lors de l’amour. Lui l’humain, moi le loup ? Ou moi intransigeant et lui plus conciliant ? Je rejette la tête en arrière, impulsion à mon propre coup de boutoir qui vient enflammer sa prostate et la mien en boomerang.

Prendre et être pris en même temps. Leo ressent la même chose. Un tas de mots crus me viennent aux lèvres pour exprimer l’inexprimable. Je le tiens toujours fermement, mes avants bras passés sous ses reins, mais le plaisir me fauche comme un tsunami. Mes genoux ploient, je termine à genoux sur le sol, Leo toujours intimement lié à moi. Reprenant des appuis au sol, il peut se montrer plus actif de son… notre plaisir. Je sens que je me tends et me crispe. Je laisse échapper du précum, prémices à une éjaculation qui s’annonce puissante.

—Ne t’arrête pas, je t’en supplie...

J’inspire profondément, serre brièvement la base de mon membre pour retarder l’inévitable. Son regard s’ancre dans le mien, ivre de plaisir. Ses doigts s’accrochent dans mes cheveux, il ondule à nouveau comme un beau diable et me renvoie tout ce qu’il ressent. C’est une bombe de plaisir qui explose, mon corps s’arque jusqu’à la douleur. Il me faut une volonté de fer pour ne pas m’abandonner. Il m’a réclamé, je lui obéis. Je serre les dents et nous grimpons des sommets que je ne pensais jamais atteindre, ni même qu’il existait de tels niveaux de plaisirs charnels et spirituels.

La torture arrive à son apogée. Il ressent mon plaisir comme j’éprouve ma propre intrusion dans son corps. Si je n’étais pas emporté par la luxure, je trouverais cela perturbant. Ma main s’est fermement saisie de sa verge et lui impose le même rythme que notre coït. Je le suis dans la jouissance à une poignée de secondes près. C’est puissant, un peu douloureux tant j’ai retenu ma jouissance, mais si libérateur. Nos voix se mêlent. Difficile à ce moment-là de dire qui prend qui, tant notre plaisir est au final commun et unifié dans ses sensations.

Son front repose sur mon épaule. Nous sommes essoufflés comme après une course interminable. Je bascule doucement le bassin pour le libérer de mon intrusion.

— Je ne savais pas que c’était possible tout ça…
— Moi non plus Leo, je n’ai jamais ressenti une telle intensité.


Front contre front, il m’embrasse. Affirme que l’étincelle du Nemeton est en fait une bénédiction. Ses doigts tremblent sur ma joue râpeuse. Nos corps frissonnent et tremblent encore des sensations qui nous ont ravagées.

— Je t’aime tu sais...
— Et toi tu sais que je t’aime aussi fort. Leo…


Son prénom est maintenant synonyme de joie, de plaisir, de bonheur, mais aussi de sécurité. Il m’embrasse avidement, je me laisse faire, lui abandonnant mon corps, mais aussi mon âme. Il est toujours à califourchon sur mes cuisses, je niche mon visage sur son torse. Il m’entoure de ses bars, me serre fort. Pour la première fois depuis des lustres, je m’abandonne à ce sentiment de sécurité qu’il m’apporte. Je serre sa taille de mes bras et sans honte me niche contre lui comme un enfant. Devant lui, je peux baisser ma garde, quitter ce masque de gars imperturbable que j’ai en permanence.

Par notre lien, Leo me promet une revanche. Mes lèvres s’élargissent. Depuis quand n’ai-je pas souris ainsi ? Expression de pure félicité, vierge de toute contrainte et de toute retenue. Mon sourire se mue en rires, mes épaules se soulèvent à mesure que le rire m’envahit. C’est  un rire libérateur et non moqueur. Un rire qui promet le bonheur. Je reprends visage humain et le contemple, apaisé. Par notre lien, j’accepte sa promesse de me faire goûter à ce plaisir particulier. Aucune honte n’entache ma réponse. J’accepte, non pour être équitable dans nos ébats, mais parce que je le désire.

***

Nous grenouillons depuis une heure entre les draps de mon lit. Nus, peaux contre peau, torpeur d’après l’amour. Leo s’amuse à dessiner des symboles étranges sur ma poitrine, à moins qu’il n’écrive tout simplement ses pensées dans sa langue. Je l’agace du bout d’une griffe sur le flanc, au niveau de l’aine. Par pur hasard lors de nos ébats, j’ai découvert ce point sensible. J’abuse de ma découverte. Il glousse, puis grogne, puis gronde. Jeu de main, je termine à plat ventre, un norvégien assis sur mon dos, comme s’il venait de conquérir le mont Everest. Je mime une agonie interminable, émet un râle de trépas, mon dos se couvre de frissons, ses lèvres flirtent avec ma peau. Leo finit par s’écrouler sur moi. J’aime la prison qu’est son corps sur moi et espère ne jamais la quitter. Nous nous endormons ainsi.

HRP:
 























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