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 Whoever seeks silence [Pv. Isaac]

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Elijah Brown

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MessageSujet: Whoever seeks silence [Pv. Isaac]   Sam 3 Mar - 13:47

«Here comes the sun, here comes the moon. How long will I keep up with all this ? »
Whoever seeks silence
Le garçon n’était qu’un simple fantôme dans le couloir bruyant du lycée. La pause déjeuner s’enorgueillait d’être le moment intime du partage entre étudiants, un bon et intense échange de banalités et de civilités. La plupart des jeunes de l’âge d’Elijah appréciaient cet instant. Il était de ceux-là, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, les voix avaient accouru dans sa tête, résonnant en écho à chacune de ses tempes. Il avait tenté de les faire taire en se cognant le crâne contre le mur des toilettes des garçons. Mais sa solitude, le bruissement sourd des canalisations, les avaient amplifier. Des murmures, semblant provenir de partout à la fois, des chuchotements dont il ne parvenait à saisir le sens.

Lorsque du sang avait fini par perler sur son front, il avait enfilé le bonnet qu’il apporté toujours avec lui depuis plusieurs semaines, avant de se laisser glisser sur le sol. Là, il avait pris sa tête dans ses mains, incapable de bouger. Il était tétanisé, il était effrayé par cette fâcheuse impression de devenir fou. Comme sa mère, il se sentait déposséder de quelque chose. Mais il se refusait à se l’avouer complètement. Il était conscient qu’un monde différent coexistait avec la réalité qu’il connaissait. Un monde où des créatures terrifiantes pouvaient se terrer, attendant le moment opportun pour surgir. Il ne voulait pas entrer dans cet univers, mais il sentait ne bientôt plus avoir le choix. Chaque jour se faisait plus difficile à vivre et sa santé mentale en prenait un sacré coup. Il allait devoir trouver des réponses concrètes sur ce qui était en train de lui arriver.

Il était ressorti complètement groggy des latrines. Les gens déambulaient, rigolant avec innocence. Elijah tenta de repérer une tête connue afin d’engager la conversation, mais personne à l’horizon ne lui paraissait correspondre à ce critère. Il devait absolument se changer les idées, faire cesser ces voix. Il longea les rangées de casiers dans le grand couloir principal, cherchant le sien au milieu de la foule. À chacun de ses pas, les gens se bousculaient en s’excusant rarement. C’était comme s’ils ignoraient jusqu’à sa présence même. De temps en temps, certains se retournaient pour le saluer. Il avait sa petite réputation qui, sans faire partie des grosses têtes d’affiche de ce lycée, lui permettait de ne pas avoir à rester seul trop longtemps. Mais personne ne s’arrêtait. Personne ne lui accordait plus d’importance qu’un simple salut amical de la main.

Il tentait de démêler les murmures des voix naises des adolescents lorsque, perdu dans ses pensées, il percutait ce qui lui sembla être une montagne. Lorsqu’elle se retourna, elle laissa place à un garçon de dix-sept ans, le teint mât, bâti comme un bodybuilder malgré son jeune âge. Il portait des habits tout de cuir fait qui lui donnaient un air franchement ridicule, mais dont il se fichait royalement. Morgan Malabert, dit Malabar. Elijah se maudit mentalement de ne pas avoir fait plus attention. Ce garçon était une brute reconnue dans le lycée. Lui et sa bande de lascars se prenaient pour des bikers rebelles tout droit sorti des années soixante-dixet s’amusaient aux fauteurs de troubles dans l’établissement. Le blondinet s’excusa rapidement avant de reprendre la route quand une force le contraint à rester sur place.

« Hey, Brownie ! Ça fait longtemps qu’on ne s’était pas vu. Tu restes un peu parler avec nous ? »

Sa bande d’amis ridicules ricana comme une meute de hyènes. Brownie, c’était le surnom de Morgan avait donné à Elijah depuis qu’ils s’étaient rencontrés, alors encore au collège. Un jeu de mots avec son nom de famille, le rendant ridicule. Elijah se sépara de l’étreinte de la brute pour lui faire face en baissant la tête. Il était inutile de fuir face à lui. C’était généralement pire après. Malgré sa musculature enviable, Elijah n’était pas quelqu’un qui avait l’âme d’un battant. Il préférait se cacher et faire le couard pour éviter les problèmes.

« J'ai pas trop le temps, Morgan. Je... dois y aller. »

Elijah tentait de reprendre son chemin à travers la foule quand il remarqua être encerclé par le groupe de Morgan. Un sourire narquois s’affichait sur le visage de chacun d’entre eux. Morgan bomba son torse, sûrement pour se donner une apparence virile.

« Tu sais quoi, Brownie ? Ma tante bosse en tant que secrétaire à Eichen. Un boulot pas top, mais bien payé. La dernière fois, j’suis allé la voir au bureau, et tu sais quel dossier elle était en train de traiter ? Tu m’avais caché que ta chère moman avait un pet au casque. »


Il avait bien fait exprès d’élever le son de sa voix en appuyant sur la dernière phrase. Cela avait eut pour effet de faire s’arrêter quelques personnes autour du groupe. Faible, humilié, Elijah était traversé de dizaine d’émotions. Aussi, lorsqu’il serra les poings avec férocité et que son regard se mua en une expression de colère, la brute face à lui prit ça pour un défi. Sans plus de sommation, lui et son groupe se mirent à ruer le garçon de coups, le faisant tomber au sol. Sous la pluie de chaussures qu’il se prenait dans l’abdomen, Elijah ne pouvait s’empêcher de sourire faiblement. Enfin. Enfin, les voix avaient cessé de marteler son esprit.

La folie. Une folie passagère, comme un moment opportun et bienvenu. Cette folie qui paraissait lui faire apprécier cette douleur qui s’emparait de son corps et le faisait exister. Il n’était pas un fantôme. Là, à cet instant, ce qui lui importait le plus, c’était que ce moment continue. Des pensées intruses, comme irréelles, s’imisçaient profondément dans sa tête. Enfin, il retrouvait ce qui lui semblait être un semblant de normalité. Pas de voix, pas de murmures, pas de chants de mort. Là, il n’était que douleur. Ses cheveux blonds se mêlaient devant ses yeux, volant au gré des coups qu’on lui portait.  

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MessageSujet: Re: Whoever seeks silence [Pv. Isaac]   Dim 4 Mar - 16:39

Toi.


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Une journée, comme toutes les autres. Une journée qui commence par le même rituel, ou on se lèves, on se  prépare, on déjeune, prends son sac et va en cours. Chris me dépose, comme chaque matin, devant le lycée. Sac sur l'épaule, je regarde ce grand bâtiment dans lequel je passe ma derniére année. Après ça, j'irais surement à l'universités. Je ne sais même pas quels études je veux poursuivre. Je n'y ai jamais vraiment réfléchis et j'ignore si je trouverais tout simplement ma voie. Avant la morsure, je rêvais d'une vie simple, je serais antiquaire, chimiste ou je ne sais quoi d'autres, j'aurais eu une femme, surement des enfants. Maintenant, je cherche encore mon chemin, tâtonnant une route don j'ignore encore l'aboutissement. Peut-être qu'un jour tout s'illuminera, que je serais enfin qui je suis et ce que je serais. Pour le moment, je me contenterais de réussir mon année.

La matinée passe, je foire un examen que j'ai mal révisé, sans surprise. Depuis mon retour, j'ai du mal à me replonger dans mon travail et il faudra que je remédie vite à ça, surtout si je ne veux pas redoubler. Je sors de ma dernière heure, souriant à l'idée de déguster le sandwich que Chris m'a préparé ce matin -en soit, c'est un sandwich jambon-beurre-cornichon, mets français dont je me régale depuis mon voyage là-bas- , me rendant avec hâte au réfectoire afin d'assouvir mon envie de dévorer mon repas. Sur le chemin, je croise un jeune homme, bonnet sur la tête. Je lui jette un rapide coup d'œil, sans vraiment m'en occuper, mais quelque chose me perturbe. En plus de son parfum, il porte sur lui l'odeur du sang et de l'angoisse, mélange de fer et de poussière remuée. Je grimace et me stop, le goût ferreux emplissant ma bouche alors qu'un haut le cœur me fait tousser. Je secoue la tête et continue ma route, d'un pas moins rapide pour le coup. C'est la première fois depuis longtemps que je suis confronter à l'odeur du sang frais, j'avais oublié à quel point cet odeur pouvait faire remonter les envies noir que tout loup peut porter en son sein. Et l'angoisse… L'angoisse sent la poussière, celle qu'on trouve dans les vieux greniers des maisons abandonnées, mélange d'humidités et de vieilleries. Je déteste cette odeur, elle vous prend le nez, la gorge. Et bien entendu, plus l'angoisse est forte, plus l'odeur est puissante. Et la, elle était vraiment puissante.  Finissant par me stopper au milieu du couloir je me retourne et le cherche du regard. Il faut que je lui parle. J'ai besoin de savoir pourquoi il saigne et pourquoi il est si anxieux. J'essaye de retrouver sa trace, olfactive-ment parlant, mais les odeurs autour de moi me perturbe et je ne perçois rien.

Alors que je fais demi-tour, bousculant par moment quelques élèves, des voix s'élèvent au milieu d'un attroupement. Je fronce les sourcils et m'en approche, le bruit mat des coups répéter dans un corps remontant en moi un passé que je tente encore d'enfouir. Le visage de mon père m’apparaît à l'esprit, un souvenir lointain me reviens en pleine face et je peux presque sentir sa botte venir éclater mon nez alors que je suis au sol dans la cuisine, un soir ou il avait trop bu. Je serre les poings, les mâchoires, mon regard devient haineux quand un grondement remonte le long de ma gorge. Pas question de laisser quelqu'un souffrir comme j'ai pu souffrir. Je bouscule l'attroupement et jette mon sac au sol. Ma main se pose sur le blouson de cuir d'un mec qui fait presque ma taille, gauler comme un bodybuildeur sous dopant. Quand il se retourne, je ricane en reconnaissant cet idiot de Morgan Malabert et jette mon sac au sol . Ça ne m'étonne même pas de ce gros débile. Déjà en 1 ère année, il tentait de faire sa lois dans les couloirs. Dommage, pour lui, aujourd'hui je suis bien plus puissant que n'importe quel humain, même si je ne suis qu'un pauvre oméga. Ses acolytes relâchent leur attention pour se tourner vers moi, arrêtant les coups de pieds et de poings. Ils ont cessé de s'en prendre au jeune homme , c'est ce que je voulais.

-Qu'est ce qu'il y a ? C'est ta petite amie? Tu viens la défendre?


Ses paroles sont craché comme un chien qui aboie. Il ricane de ses propos plein de haine et de moquerie. Son haleine fétide me fait grimacer et je mime du geste le fait que cet odeur m'indispose, ce qui à le don de faire rire quelques personnes dans l'assemblée autour de nous. Je le dédaigne du regard et dit en souriant :


-Salut, Malabar. J'insiste bien sur la dernière syllabe, grimacant légérement avant de reprendre: Alors, pour info, ce n'est pas ma petite amie, mais j'aime pas non plus que les crétins de ton espèce s'en prenne aux autres. J'ai peur que ta bêtise ne lui soit contagieuse, tu vois… Je termine sur ses mots, sourire en coin.

Le visage du gros bonhomme en face de moi change, passe de la moquerie a la haine. Ses traits se ferment, ses poings se serrent et je peux lire dans son regard qu'il est prêt à m'en coller une . Plus rapide que lui, mes mains se posent sur ses épaules alors que mon genoux s'écrase violemment dans son ventre. Je ne lui laisse pas le temps de se reprendre, le redresse pour lui mettre un coup de tête sur l'arrête du nez - je peux entendre craquer sous mon coup - et l'achève en le repoussant violemment dans les casiers. Mon souffle se fait rauque, ma respiration rapide et je garde la mâchoire serré pour ne pas que les autres remarque les crocs qui prennent place dans ma bouche. Mon regard se fait sauvage et je jette un coup d'œil a ses acolytes, les invitants d'un geste de la main a venir se frotter à moi. Ils reculent tous d'un pas avant de fuir a toutes jambes, laissant leur pseudo-chef au sol, le pif en sang. Autour de nous, le silence c'est fait et je ne l'ai pas remarqué. J'attends que le gros lourdaud se relève, regard haineux et visage fermé. Il titube difficilement en se tenant aux casiers, surement sonné par mes coups, puis s'éloigne en me menaçant de se venger. Un sourire étire mes lèvres et je me tourne pour aller aider le pauvre garçon qui c'est fait fracasser.

J'inspire profondément, compte dans ma tête jusqu’à sentir les crocs reprendre place. Je me détends la mâchoire en ouvrant et fermant la bouche, les gens autour de nous s'éloignant au compte goutte. Le spectacle est finis, il est l'heure de partir maintenant. Alors que je m'approche du jeune homme toujours au sol, je reconnais le parfum mêlé à celui du sang de tout a l'heure. C'est lui, le garçon anxieux. Je me penche et lui tends une main, voulant simplement l'aider à se relever. Son bonnet est tombé, sur son front une plaie laisse encore coulé le sang mais il a déjà coagulé, preuve qu'elle est antérieur à ce qu'il vient de se passer. Voilà pourquoi il sentait ainsi. Je déglutit avant de m'enquérir de son état :

-Tu peux te lever? Tu veux que je t'accompagne a l'infirmerie?

Pas question de le laisser là au sol. Il a l'air sonné, terrifié et un peu paumé. Qui ne le serait pas après avoir été tabassé par un groupe de crétin en même temps?




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MessageSujet: Re: Whoever seeks silence [Pv. Isaac]   Dim 4 Mar - 23:00

«Here comes the sun, here comes the moon. How long will I keep up with all this ? »
Whoever seeks silence

La folie. Cette douce compagne. Elijah a grandi avec. Sa mère s’y étant laissé entraîner, aussi doucement que l’on sombre dans le sommeil quand vient la nuit, il s’en est fait une amie de confiance. Il a appris à l’apprivoiser, à la maîtriser. Se parant de son manteau éternel de solitude, il en a fait sa meilleure alliée. Aussi, quand il fallait la feindre, il en était devenu un expert des plus particulier. Un courageux soldat de la démence, qui savait se jouer de celle-ci lorsqu’il en avait l’occasion. Avec sa mère, il avait compris que la folie pouvait se montrer aussi bien passagère que constante. Elle pouvait vous faire percevoir des facettes de vous que vous ne souhaitiez même pas explorer, des recoins de votre être que vous ne vouliez pas connaître. Mais Elijah ne se considérait pas du même acabit. Il était un adolescent tout ce qu’il y avait de plus normal, un de ceux qui entendent des voix annonciatrices de destins de funestes.

Il était là, gisant sur le sol, se remettant à peine de la ruée de coups qu’il avait subi. Il avait dans la bouche ce goût si intense du fer, signe que de l’hémoglobine s’était frayée un chemin. Son bonnet avait volé au loin sous le choc, dévoilant par la même son front meurtri. Il comprenait tout juste ce qu’il venait de se passer sous ses yeux. Un garçon assez grand, à la tignasse bouclée et blonde, finement bâti, avait fait son entrée, s’imposant comme un bouclier aux bourreaux d’Elijah. Sonné, le garçon n’avait qu’entraperçut l’affrontement – à sens unique, il fallait le préciser – puis vu Malabar se laisser tomber sur le sol. La fulgurance de l’assaut de l’inconnu avait pris tout le monde de court et, bientôt, l’évènement se perdait dans la masse des élèves, chacun oubliant que trois élèves avaient été impliqués dans une bagarre tant c’était monnaie courante dans ce lycée.

Le sauveur anonyme mit quelques instants à se détendre. Mais s’il retrouve rapidement un calme anodin, Elijah n’avait pas manqué de remarquer un étrange mouvement au niveau de sa mâchoire. Quelque chose qu’il n’avait vu qu’une seule fois, chez… Non, il se refusait de penser ainsi. Tout le monde à Beacon Hills ne pouvait pas appartenir à ce monde mystique. Il devait cesser de ressasser tout cela s’il ne voulait pas devenir parano. Le garçon ramassait timidement son sac et saisissait la main bienveillante que lui tend l’inconnu.

« Tu peux te lever ? Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie ? »


Elijah s’aidait du bras de l’autre afin de se remettre plus aisément sur pied. Son corps est engourdi et il doit franchement faire peine à voir. Pourtant, les adolescents dans le couloir ne lui prêtent même pas attention. Il est des banalités dans ce monde qui font que les évidences sont les indices qui sautent le moins aux yeux des gens. Difficilement, le blondinet avale sa salive, confirmant par la même que le goût oxydé qui a envahi son gosier est celui du cruor. Avec une moue de dégoût, il tente de sourire avec engeance à son interlocuteur.

« Non c’est bon. Je.. J’dois partir. »


Elijah se faufile à travers la foule, bousculant plusieurs personnes sur sa route. Il ne comprend pas lui-même sa réaction. Il n’a même pas remercié l’homme qui l’a aidé et s’est enfui comme un malpoli. Pour autant, à cet instant, il ne désire qu’une seule chose : trouver un endroit au calme. Bien qu’il sache que cela signifiait la pollution sonore des murmures chaotiques dans son esprit, elle était préférable à l’assaut dont il avait été la victime. Machinalement, il ouvrait la porte du vestiaire des joueurs de crosse. À cette heure-ci, il n’y avait absolument personne à l’intérieur. Une odeur de transpiration exhalant une testostérone à laquelle il n’était pas indifférent l’envahi. Il connaissait certains membres de l’équipe aussi ceux-ci n’aurait pas étonné si, par hasard, il le trouvait ici. Il pourrait prétexter n’importe quelle excuse tant qu’elle paraissait suffisamment plausible.

Il voulut s’asseoir sur un banc, mais il était empli d’une montée soudaine d’adrénaline. La voilà celle-là, jamais là quand on a besoin d’elle, mais qui s’installe après la fin de l’action. Faisant les cent pas, les mains sur l’arrière de son crâne, il se maudissait. Il se foutait royalement de ne pas avoir répondu aux coups de Malabar et de sa bande. Ça, il en avait rien à faire et savait ne pas avoir assez de force ou de courage pour faire quoique ce soit. Non, s’il était en colère, c’était d’avoir dû dépendre de quelqu’un d’autre, encore une fois, et de ne même pas l’avoir remercié.

« J’suis qu’un con. Un putain de con. »


À cet instant, Elijah n’entendait plus les voix. Il ne s’était pas rendu compte qu’elles n’avaient pas reprit depuis les coups qu’il avait reçu. Il était tellement concentré sur autre chose que son esprit se refusait à la perméabilité du surnaturel. Il ne pouvait les contrôler. Il ne contrôlait rien et n’avait jamais rien contrôlait de toute façon. Rien, hormis cette fâcheuse tendance qu’il avait à fuir les autres. Il aurait voulu sortir, retourner dans le couloir et s’excuser auprès du garçon. Mais il avait laissé passer l’instant. Trop de pensées l’assaillaient au même moment. Il devait retrouver son calme. La pause déjeuner serait bientôt fini et il ne pouvait pas retourner en cours dans cet état.


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MessageSujet: Re: Whoever seeks silence [Pv. Isaac]   Sam 10 Mar - 12:05

Toi.


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Il attrape mon bras, je referme ma prise sur le sien pour l'aider à se remettre sur ses jambes. Il a l'air faible, épuisé. Son cœur bat à un rythme effréné, et, logiquement, je met ça sur le fait qu'il vient de se ramasser une raclée qu'il n'avait surement pas mérité. Je l'étudie de haut en bas. Il semble tous ce qu'il y a de plus normal, rien pour expliquer le "pourquoi" ils s'en sont pris à lui, même si aucune tenue ne justifierait de se faire taper dessus. Je jauge, cependant, son état de santé : il a la lèvre fendue et à sa façon de respirer surement une ou deux cotes de brisé. Je pourrais lui prendre un peu de sa douleur, là, maintenant. Mais ne trouverait-il pas ça étrange de ne plus rien ressentir alors qu'il vient de se faire frapper? Tant pis. Je maintiens ma prise, enlève un peu de sa douleur avant de retirer ma main.

Pour toute réponse à ma question , il m'offre un sourire et un refus de ma proposition. Je fronce les sourcils, il aurait pu au moins me remercier… Je le regarde se faufiler à travers la foule d'élève, bousculant sans s'excuser, il semble fuir, peut-être même, me fuir. Lui aurais-je fais peur? Mes yeux auraient-ils viré à l'ocre sans que je ne m'en aperçois? Je soupire, ramasse mon sac et le jette sur mon épaule avant que quelque chose au sol ne m'attire l'œil. Un bouquin. Je me penche et le ramasse, l'odeur dessus est faible mais encore bien présente. C'est celle du garçon au bonnet. Je regarde autour de moi, le cherche du regard. Rien, il a déjà disparu. Je soupire et grommelle de mécontentement. Tant pis, on va essayer de le retrouver a la trace…Je glisse le bouquin dans mon sac et me mêle à la cohue d’élève, me faufilant à travers la foule, je réussis a retrouver par-ci par-là quelques traces de son passage, jusqu’ à tomber sur le vestiaire de cross.

Je pousse la porte et l'odeur de l'endroit me fait froncer le nez. Est-ce que je sentais comme ça, avant? Les odeurs qui en émanent sont un mélange de parfums aux connotations boisées, puissant et sec, mêlé à l'odeur animale que tout homme après un effort rejette, celle de la testostérone, de la sueur chaude et humide. Je peux sentir le cuir des chaussures de cross, le métal froid des casiers… Je secoue la tête. A trop me concentrer sur ce que je sens, j'en attrape mal au crane. Des bruits de pas venant du fond du vestiaire me ramène à ma mission première et je peux entendre le jeune homme au bonnet s'injurier, se traiter de con. J'hausse un sourcil et avance lentement, ne cachant pas ma présence pour ne pas lui faire peur non plus.  Je l'observe un instant, il tourne en rond comme un lion en cage, la tête entre les mains. Je laisse tomber mon sac sur un banc, fourre les mains dans les poches arrière de mon jean et tousse un peu pour attirer son attention.

Nos regards se croisent et je peux lire, un court instant, toutes les émotions qui le traversent. Pourquoi semble -t-il si seul et si perdu? Que ce cache t-il derrière ses grands yeux émeraude au reflet pierre de jade? Il a le visage blafard, le teint crayeux comme quelqu'un qui manque de sommeil. Est-ce le cas? J'inspire profondément :

-Je ne sais pas si t'es con, je ne te connais pas assez pour l'affirmer ou non. Mais dans un sale état, ça je peux te le confirmer.

Je sors les mains de mes poches et m'approche, levant les mains pour lui indiquer qu'il n'a rien à craindre de ma part. J'inspecte d'un rapide coup d'œil sa lèvre fendue avant de reprendre, calme:

-Tu devrais mettre de la glace dessus, ou un linge humide et froid. Si non, tu te retrouveras avec une lèvre doublé de volume avant la fin de la journée. Je l'ai déjà vécu, je sais ce que c'est.

Je reste a une distance respectable de lui, assez prés pour voir sa lèvre, suffisamment loin pour qu'il ne craigne rien de ma part. Je me détourne pour prendre dans mon sac le bouquin que j'ai trouvé après sa fuite. Je lui tends en poursuivant :

-Tu as fait tomber ça après ta fuite. Je me suis dit que tu en aurais surement besoin dans la journée. Je le laisse prendre le bouquin tout en continuant : Ecoute, si tu t'es barré parce que tu te crois redevable, c'est pas le cas. Tu ne me dois rien. J'aime juste pas que quelqu'un se fasse fracasser dans un combat déloyal. C'était minable de leur part. Mais un simple merci aurait fait l'affaire.

J'hoche la tête pour conclure, fourre de nouveau les mains dans les poches arrière de mon jean. Si il me demande de partir, je partirais. En attendant, je m'assure qu'il aille bien et tant pis pour le sandwich qui patiente dans mon sac.





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