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 Lassée des Biches

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Ruby Hale

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MessageSujet: Lassée des Biches   Mar 13 Mar - 22:50



Il me l'avait bien dit...


J'ai l'impression d'être au paradis. Le soleil caresse doucement ma peau. La délicate flagrence des pins de la forêt de Sherwood me donne la sensation d'être en vacances alors qu'il ne s'agit ue d'un après-midi en famille. Le rythme cardiaue apaisé de mon mari me berce et les rires de mes enfants qui s'amusent à chasser les sauterelles me comblent de joie. Peter caresse doucement mon bras et me souffle des mots doux à l'oreille. Je le regarde avec un amour que je ne suis pas capable de retenir. Je ne saurais être plus heureuse.

 - « Je crois que nos petits chasseurs ont changé de proie. » souffle-t-il.
- « A l'attaque ! » scande la voix fluette mais décidée de Lilia tandis que son frère et elle nous sautent dessus, enfin comme ils le peuvent. Lilia et Ian marchent tout juste, mais ils sont bien assez rapides à quatre pattes comme ça.

J'ouvre les yeux pour réceptionner mes poids plumes mais je ne suis aggressée que par la pénombre de notre chambre. Le retour à la réalité est toujours le plus dur. Lilia n'est plus là. Elle est partie. Je ferme les yeux et j'écoute la respiration de mes deux hommes. Ils se sont synchronisés dans la nuit.  C'est magnifique, mais ce n'est pas suffisant pour me guider vers Morphée à nouveau. Un mouvement suffit pour ue Peter sorte de son sommeil. Il est toujours alerte. Il le sera toujours. Nous ne serons jamais capable de dormir pleinement sur nos deux oreilles. Avons nous peur ue william vienne chercher notre deuxième enfant ? Ou attendons nous avec impatience qu'il se montre pour l'éliminer ? Je ne suis pas certaine de ce ui nous tient le plus éveillé. Peter sait ue j'ai besoin de sortir. Habituellement il vient avec moi.

- « Pas cette fois, mon tendre ; Derek n'est pas rentré. Il faut ue tu reste avec Ian. Repose-toi mon amour.
- Ne mange pas toutes les biches.
- Promis, je t'en laisserai.

Je dépose un baiser au coin de ses lèvres et quitte notre lit. Peter ne tarde pas à se rendormir. Contrairement à moi, il ne peut se reposer en journée et nos escapades nocturnes ne l'aident pas à récupérer. Je file dans le dressing, mais je n'enfile pas ma tenue de chasse usuelle. Ce soir, j'ai envie d'aller en ville. J'ai l'impression de ne pas être sortie depuis des lustres. Je ne sais même plus qui y vit désormais. J'enfile une paire de jeans bimatière avec du denim et du simili cuir, un haut rouge, évidemment, et ma veste en cuir. Des vêtements que je portais à Storybroke, une tenue dans laquelle elle aussi se sent à l'aise. Un ensemble qui colle à l'état d'esprit dans lequel je suis ce soir.

Je sors la Shelby ce soir. Elle n'a pas roulée depuis le mariage. C'est qu'elle n'est pas tellement adaptée au siège auto. Je me délecte du ronflement du moteur, un véritable ronronnement. Avant d'aller en ville, j'en profite pour rouler un peu et profiter de cette petite merveille à roues. Et puis je finis dans un pub à la limite de la ville. Le genre plus fréquenté par les routiers, les motard et les gens de passage que par des jeunes. Le patron et quelques rares habitués savent qui je suis, mais les autres non, et c'est ce que je cherche. Cela me permet de me lâcher un peu plus u'en ville où l'étiquette d'adjointe au Sheriff et de mère de famille me colle au train. En fait, Peter et moi nous arrêtons là parfois après la chasse. Le patron est bien conscient de ce ue nous sommes, de ce qu'il se trame à Beacon Hills, mais il est humain. Ancien chasseur, je pense, mais il n'est plus en service.

-« Bonsoir Scarlet, qu'est-ce que je te sers ?
- Une ambrée, en pinte. S'il te plaît.
- Il n'est pas avec toi ?
- Non, je suis seule ce soir. C'est quoi cette tête ? Devrais-je m'inquiéter ? Tu sais, si tu commences à lui tourner autour, je vais me fâcher !
- Aha ! Lui aussi, et je ne le souhaite pas. Sans parler de Lucy, elle est possessive quand elle s'y met.
- Oh, je ne tiens pas à me mesurer à elle, je l'avoue ! Bon, alors c'est quoi ce regard ?
- C'est juste que quand il est là, personne ne t'approche...moins de grabbuge.
- Dis tout de suite que je casse tout.
- Tu casses tout.
- Je saurais me tenir.
- Pas eux...

Je hausse les épaules en souriant et en m'asseyant au bar pour déguster ma bière. J'aime bien venir ici car on y croise toute sorte de gens et surtout des gens de passage, des humains comme des créatures peut importe. Ici chacun cherche un endroit pour se reposer un peu avant de reprendre le chemin, que celui-ci soit physiue ou psychologique.

Je repère les habitués, les salue d'un signe de tête puis je me penche sur ma bière tout en observant deux camionneurs jouer aux fléchettes pour impressionner une belle bikeuse. Un type discret est installé dans un coin du bar, trop fébrile pour être à sa place. Une jeune fille chante avec une joie réconfortante et les clients l'écoutent avec grattitude. Rares sont ceux qui peuvent goûter à une soirée aussi charmante durant leur route. La jeune demoiselle semble accompagnée d'un quarantenaire un peu bourru au cœur tendre. Il est assi au bar aussi et garde un œil protecteur sur la petite, non qu'elle en ai besoin. S'il est une chose sacrée pour chacun et chacune ici, c'est l'enfant. Nombreux sont ceux qui n'attendent que de rentrer chez eux pouvoir leurs petits bouts qui auront bien trop grandi en leur absence. Et presque tous vénère cette innocence qu'ils ont perdue il y a bien trop longtemps et qui leur manque profondément. Arrivée à la moitié de ma bière, j'ai analysé les odeurs et les comportements si ce n'est de tous, au moins les plus suspects ;

Un verre vide est frappé sur le bar, me faisant lever les yeux au ciel. Pierce va finir par avoir le droit à son « je te l'avais dit »... Je soupire. « pas eux », qu'il disait...

- « Hey, poupée...

Il en faut toujours un.

- « Te fatigue pas, je suis mariée et mère de famille.
- Et pourtant tu es là.
- J'avais envie d'une bière.
- Seule.
- Mon fils ne va pas se garder tout seul.
- Allez, ton mari n'en saura rien.
- Si. Et vraiment tu ne rivalises pas, sans compter que tu ne me donnes pas du tout envie...

Je retire calmement sa main de mon épaule. Je regarde Pierce, d'un air de dire « tu vois, pas de casse ». Cole, un biker qui s'arrête souvent ici, m'invite à les rejoindre pour une partie de fléchette. Eux non plus ne veulent pas voir ma patience testée. Je saute sur la proposition pour m'éloigner de l'autre...rêveur...Mais l'abrutis ne lâche pas le morceau.

« Allez ma jolie, t'en meurs d'envie, souffle-t-il en enroulant son bras autour de mon ventre.
Il y avait bien une négation pourtant dans ce que j'ai dis il y a une seconde. Il faut que je te le dise comment ? Tu me débectes !
C'est juste parce que tu as peur de ce que tu veux vraiment.

Ses doigts glissent sur ma peau, soulevant mon chemisier, et passent sur la peau, parfaitement lisse aujourd'hui, qui a été transpercée par une dague il y a quelques mois. En cet instant, je perds tout contrôle. Une fraction de seconde suffit à me faire perdre pied. L'instant de bras, je le mets à terre, l'immobilise d'une clef de bras et je commence à tirer. Il serait si simple de le lui arracher. Mes yeux luisent. Elle désire lui faire payer cet affront et partir à la poursuite de William.

- Scarlet !

Mon pied sur l'épaule de ma proie, je commence à tirer. Je peux presque sentir sa chaire s'étier. Un peu plus, et j'arracherai ses tandons.

- Pense à Ian !

Peter a déjà utilisé cet interrupteur une fois devant Pierce. Mais comme je le disais, le patron de ce pub est sans aucun doute un initié et il est loin d'être idiot contrairement à une partie de sa clientèle. Un grondement remonte au bord de mes lèvres, mais je lâche ma proie. Il gromelle et se relève bien rapidement en se massant l'épaule.


- « Mais c'est qu'elle obéit comme une vraie chienne en plus.
- Sans déconner ? Elle peut t'arracher la tête avec les dents et tu continue à la provoquer ? Pourquoi faut-il toujours que vous en rajotiez une couche ? S'insurge Pierce.
- Parce qu'ils ne peuvent accepter l'humiliation. L'ego de l'homme a toujours été surdimensionné, Pierce ! Quant à toi, puisque ton égo ne sait pas reculer, on va l'éduquer un peu !

Je l'attrape par l'oreille et le tire sans ménagement jusu'à l'amener dans le coin du bar, juste à côté de la cible à fléchettes.

- «  Te voilà au coin ! Réfléchis donc à ce que tu as fait !

Je retourne chercher ma bière en attrapant un set de fléchette au passage. Sans surprise, le malotru veut protester et s'apprête à bouger mais un bruit sec l'interrompt.

- «  Attention, si tu bouges trop, je pourrais bien me tromper de cible ! Pierce, une autre s'il te plaît.

J'attrape mon verre et vais m'installer en retrait, mais face à la cible pour m'assurer que l'autre abrutis reste bien à sa place. La scène a plongé le bar sous silence, mais ils sont plus ou moins habitués à ce genre d'animations alors les conversations reprennent rapidement. Certaines se moquent de celui ui se retrouve au coin, d'autres redemandent une chanson et quelques autres restent en réserve. Pour ma part, je siropte mon verre tranquillement. Je ne suis pas en uête d'un gibier des bois. Ma louve veut faire justice ce soir.

- « Aller, Lin, encore une !
- Désolée les gars, je tombe de sommeil. Daryl, bouge pas. Fini ta bière tranquille. Je ne suis pas loin, je vais juste dormir. Je ne risque rien ici. Regarde, j'ai une armée de fans !
- Hey, j'ai le droit de partir moi aussi ? Demande l'imbécile égocentrique.
- Je n'ai pas bien entendu.
- Je suis désolé, je n'aurais pas dû faire ça. C'était un total manque de respect. Tu as dit non et j'aurais dû m'arrêter là.
- Ne t'avise pas d'oublier cette leçon, ou la prochaine fois je garde une oreille en souvenir.

La porte se referme tandis que le dénommé Daryl explique qu'il est le parrain de la gamine. La mère est morte en couche, et le père était soldat. Il n'a malheureusement pas grand chose a offrir à la petite alors il esssaye de l'aider à réaliser son rêve de devenir chanteuse. Il met tout ce u'il peut de côté pour lui payer l'école d'art de ses rêves, mais en attendant, ils sillonnent les routes en transportant de la marchandise. Ce genre de boulot paye bien pour peu que tout ne soit pas dilapider pour combler la solitude de la route.

Je pose mon verre sur le comptoir et je quitte le bar à mon tour.


- « Scar'
- « Bonne soirée Pierce, à bientôt.

Une fois dehors, je regarde l'humilié s'en aller vers sa chambre, la ueue entre les jambe et je reprends mon chemin en direction de celui pris par la gamine. Mon nez se retrousse de dégoût uand un couinement se fait entendre. Je presse le pas. J'ai senti son odeur dès mon entrée dans le bar. Il était discret, trop même, presue invisible, pourtant je pouvais quasiment palper la luxure qui se dégageait de son corps. Il l'avait déjà fait et il comptait bien recommencer. Je tourne au coin, et je le découvre, bloquant la petite contre un mur. Un clignement d'oeil et voilà que c'est lui qui se retrouve bloqué contre le mur. J'aboie à la fille de fuir puis je me retourne vers ma proie.  Pas bien épais, des yeux petits et fuyant, une machoir carrée et le regard lubriue.  Un violeur d'enfant, récidiviste et sans remords. Je fais luir mes yeux de sang pailletés d'or et d'argent et je laisse sortir crocs et griffes. Ma louve n'a pas goûté à la chaire humaine depuis longtemps.

- « Tu n'as même pas essayer de te retenir. Tu l'as simplement guettée toute la soirée. Et bien moi, je t'ai guetté, toi.  Et je vais m'assurer que plus jamais tu ne recommenceras.

Ca aurait pu être Lilia. Elle ne se serait jamais laissée faire, évidemment, mais ça aurait pu. Et la rage se fait plus grande encore. Aucune biche ne va mourir ce soir, mais le sort de cet homme, lui, est bien plus lugubre.





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Douglas LockHeed

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MessageSujet: Re: Lassée des Biches   Mar 1 Mai - 17:10

L’horreur ne touche pas que les surnaturelles… C’est même plus souvent l’inverse !



La mission d’alliance entre chasseurs fut un désastre. Peut-être une chance, ne sait-on jamais ? Qui nous dit qu’elle aurait bien fini ? Mais, dans cet échec, une pointe d’espoir naît possédant le nom de Mathieu. Il semble différent des autres… Enfin, du peu que j’ai vu de lui. Il ne se laissait pas happer par des années de haine et de colère… Une nouvelle génération qui changera la donne. Ai-je rêvé ? J’espère que non… Ce renouveau dans notre univers ne lui ferait que du bien ! Mais là n’est pas la question. Une mission m’attend. Une enquête bien spéciale…

Un type de mon groupe… Plutôt… Une personne un peu trop protégée et qui se joue de cette aide obnubile mes pensées. Je ne sais pas ce qu’il compte faire, mais je dois l’en empêcher. Il est encore sous la douche, se préparant à je ne sais quoi. C’est pour cela que je l’attends, caché non loin de chez lui. J’ai pour mission de le protéger ; je le ferai. Je le préserverais de lui-même, car il ne peut être défendu autrement. Je pose ma main sur l’arme accrochée à mes hanches, me rassure et entends une porte grincer. Un crissement sinistre tout comme la personne qui le provoque.

Il sort de chez lui, ferme sa demeure à clé et part à la chasse… commençant la mienne.

Je baisse mes paupières, me préparant mentalement à tout faire pour protéger les autres ; je calme mon pouls et tous les idéaux transmis depuis ma naissance et ouvre les yeux, totalement prêts. Je sors de ma cachette et ne le perds pas de vue, hésitant même à l’arrêter maintenant. Cette idée s’efface aussi vite. Je risque d’avoir plus d’ennui qu’autre chose et de lui donner une chance de plus de détruire d’autres vies.

Je me mords la lèvre inférieure, énervé par la situation et mon inaction, tout comme celle du monde qui m’entoure. Comment peuvent-ils le protéger ? Qu’a-t-il fait ? Et de toute façon, quoi qu’il ait fait, il ne la mérite absolument pas, surtout s’il ne s’arrête pas.

J’ouvre ma chasse, une fois que ce dernier est à bonne distance. Dans la ville, le monde qui nous entoure me permet de le suivre sans vraiment m’inquiéter, mais l’éloignement du centre-ville lui donne une chance de me repérer. Chose assez possible, vu qu’il a plus de métier que moi… Et, quand une mauvaise pensée s’invite dans notre esprit, l’idée se réalise assez rapidement. L’homme s’arrête et se tourne vers moi.

Je me stoppe ma marche un instant, m’agrippe au mur à mes côtés, et d’un coup de bras, me dérobe de sa vue. Il regarde avec insistance l’endroit où je me trouvais, il y a peu, puis retourne à ses affaires. A-t-il découvert ma filature ? Il est un plus grand chasseur que moi… Plus monstrueux surtout. Tout ce qu’elle aime.

— Merde, déjà repéré ? J’espère pas… grogné-je à voix basse, essoufflée par cette terreur.

Habitué à jouer à chat avec les loups-garous depuis peu, j’arrive, avec mal, à contrôler mon pouls, même si, et j’en suis sûr, les surnaturelles sauront tout de même si je mens ou pas. Là, mes battements s’accélèrent, deviens fou ; il ne se calmera jamais. Pourquoi ? Car je ne fais qu’appliquer mes idéaux et non les leurs ? C’est la première fois que je n’adhère pas à leur règle. Obéir, même si cela ne s’avère pas nos envies.

Je m’apprête à le suivre, quand il entre dans un bar. Peut-être cherchait-il autre chose que moi ? Il désirait savoir s’il était seul.

Tremblant, je n’ose pénétrer le lieu et espère qu’il n’y est pas d’autre sortie, mais vu la taille des rues, je pense qu’il repassera par là. Alors, j’attends ici. J’attends qu’il en réapparaisse… Les minutes s’écoulent, puis les heures sans que rien ne se produise.

Puis, un faible fracas m’oblige à sortir de ma cachette. Que se passe-t-il ? Qu’est-ce que ce brouhaha ? Une bagarre dans un bistrot ? À l’idée, une envie me traverse l’esprit : faites qu’il en soit la victime, mais c’était trop en demander. Quelques heures après, une fille passe la porte, suivie par ce dernier. Ma dextre parcourt mon corps, s’accroche sur un couteau flanqué dans ma chaussure ; je la retire. Qu’une envie à l’esprit : l’en empêcher. Mon arme en main, je me défais de la nuit, rentrant directement dans la lumière et entre aperçois comme une ombre se faufiler vers sa première cible. La femme, je la reconnais vite, quand cette dernière stoppe sa course devant sa proie. Un des Shérifs. Je l’ai déjà vu plusieurs fois quand la victime d’un tueur était toujours en vie.

Je m’arrête, tout un tas de questions en tête. Dois-je y aller ? Cela risque de mettre mon statut secret de chasseur à mal ? Surtout si elle porte les vêtements de Shérif ? Je risque d’avoir moins de chance d’être libre de mes mouvements… Et surtout, cela d’entacherait ma carrière de docteur, travail que je souhaite garder en dehors de ma deuxième vie.

Mais un élément m’attire, me montre que je dois intervenir :

La fille qui s’enfuit loin de nous, terrorisée, autant par celui qui voulait le violer, que par l’état de sa sauveuse.

Elle doit être la dernière à souffrir des actes de monstre tel que lui. Je regarde ma lame et m’approche un peu, essayant de me faire repérer assez vite pour ne pas servir de deuxième victime. Avec mon couteau en main et des pas silencieux, elle risque croire que je viens le sauver… Et la hargne, la colère dans ses mots me montre que je n’ai le droit à aucun écart de conduite, juste une seule chance d’y arriver.

— Je pensais qu’un Shérif suivrait les règles qu’elle défend avec plus de ferveur ?
— Aide-moi ! S’il te plaît… C’est un loup… supplie-t-il entre deux respirations saccadées.

Je me tourne vers le chasseur qui travaille avec nous, un sourire sombre, sans aucune pitié ni même envie.

— Toi, juste une chose ne dit plus rien… Car cela ne me dérangerait pas de la voir te déchiqueter…
— Tu es là pour me protéger de toute façon alors…
— Te protéger, tu as raison… Mais on ne m’a pas expliqué de quelle manière ! Je ne sais même pas pourquoi tu es ici… Cependant. Tu désires vraiment te salir encore plus les mains pour cette chose ? terminé-je en parlant plus à Ruby qu’à l’autre.

J’ai employé les termes adéquats, aux vues des yeux bleus qu’elle possède. Cette jeune femme a déjà éliminé du monde… Et je risque devoir faire de même si je la regarde tuer une personne devant moi, même si c’est un monstre.




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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Lassée des Biches   Dim 27 Mai - 18:16



The blood on my hands


Depuis la disparition de Lilia, je n’aspire qu’à faire couler le sang. Peter et moi tentons d’étancher ce désir en chassant des proies de plus en plus grosses. Nos activité nocturnes passent plutôt inaperçues  car je cuisine quasiment toute la viande restante de nos proies. Mais il faut bien être honnête, ce n’est pas suffisant. Alors ce délicieux fumet d’ordure pédophile me va à ravir pour un repas bien en chaire.

Enfin, c’est sans compter sur l’intervention d’un chasseur zélé. Cynique, il se moque de la façon dont je transgresse les règles que mon statu d’adjointe du Sheriff me demande de faire respecter. L’autre vermine l’implore de l’aider à se sortir de mes griffes. Pour une raison que j’ignore, il semble y avoir un état obligeant le chasseur narquois à protéger l’abruti pervers. Pour autant, le brun n’a pas la mine de quelqu’un qui fait cela de bon cœur. S’il était intervenu en présentant de la bonne volonté et quelconque affinité avec cet exécrable insecte, il se serait tout bonnement ajouté au menu. Mais en cette configuration, il me faut revoir mes plans. Ma louve grogne déjà à cette idée.  

Je ricane lorsqu’il me demande si je veux vraiment me salir un peu plus les mains avec le sang de cet humain. Mon regard est la seule chose qui trahisse au premier coup d’œil, mes origines plus que lointaines. Il luit d’un rouge sang, symbole de mon rang d’alpha, mais il brille de paillettes d’argent et d’or. Une paillette d’argent par âme dérobée, une paillettes d’or par être proche. Ma mère, Peter, Quinn, et quelques autres. Les paillettes d’argent sont plus nombreuses, vestiges des actes de ma louve lorsque je ne savais encore rien de sont existence. Elles sont si nombreuse que lors d’une nuit éclairée, comme ce soir, elles reflètent une lueur bleue si vive qu’elle masque le sang de mon rang d’alpha.

- Mon pauvre ami, tu le dis toi-même si bien, « encore »...Me salir les mains avec son sang ? Même si j’en égorgeais mille comme lui, ce ne serait pas suffisant à recouvrir les péchés qui me hantent.

Je gronde avant de lâcher un soupir las et d’un coup de pied sec, je donne à la jambe de ma victime, un angle des plus biscornus. Je ne le mangerais pas ce soir, mais je lui ferais passer l’envie de courir après les jeunes demoiselles. Je le lâche et d’un regard dédaigneux, je l’observe s’effondrer au sol en gémissant lamentablement. Je m’adosse au mur en tentant de calmer ma louve qui voit la promise nuit sanglante fuir du programme. Mes yeux reprennent leur teinte naturelle et je me tourne vers le protecteur de ces violeurs.

- « Maintenant qu’il n’est plus en mesure de fuir, explique-moi en quoi ce pervers mérite la protection d’un chevalier blanc comme toi ? Si votre code se résume désormais au fait que vous ayez tous les droit, je vais me faire une joie de vous traquer un à un, adjointe du Sheriff ou non.

Le blessé tente de rire de moi, mais il me suffit de poser sans la moindre délicatesse mon talon sur sa jambe pour lui rappeler qu’il ferait bien me de se taire. Je ne suis pas d’humeur à la patience. Je n’ai pas eu ma dose de chaire fraîche, ni de traque et je commence à sentir le besoin d’aller retrouver ma fille dans mes rêves.

Ces dernières semaines, ces derniers mois, j’en ai bien conscience, je me suis isolée, retirée de cette vie, de cette ville. Je ne souhaite qu’être avec ma famille. J’ai délaissé mon rôle d’alpha, ma meute, la ville, ses habitants...La vérité, c’est que depuis la mort de Lilia, tout cela n’a plus une once d’importance. La seule envie qui m’anime, c’est de retrouver l’homme responsable de tout cela, et de lui arracher la peau du bout des crocs, de la lui faire manger, puis de broyer ses muscles…. Tant d’idées me viennent à l’esprit lorsque je pense au jour où j’entourerai son cou de mes griffes.

Lorsque j’ai brûlé le corps de nourrisson que m’a remis l’hôpital- ma fille- je l’ai incinéré avec la robe que je portais ce jour là, mais j’ai gardé le manteau de dentelle que m’avait fait Granny un manteau de dentelle blanche, devenu rouge de ce drame. Et soudainement, me vient en tête cette image, de moi, en train de faire payer à William ce qu’il m’a fait ce jour-là, drapée de cette dentelle pourpre.

Je m’écarte du mur et m’approche du chasseur courageux. Tous m’affuble de cette image de droiture et de calme, de discrétion...peut-être même d’absence. Ne savent-il pas le monstre que je suis ?

- « Dis-moi, chasseur, quel code dois-je suivre pour être juste envers cette fille ? Si je suis la loi, il aurait fallu que j’attende qu’il l’attaque et qu’elle dise non, si je suis ton code, je ne dois pas le punir car il est un chasseur...dit moi, chasseur, et si je suivait le code de la lune ? J’ai faim, je le mane, et tant pis s’il n’a pas la force de se défendre ?





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Douglas LockHeed

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MessageSujet: Re: Lassée des Biches   Dim 17 Juin - 16:13

L’horreur ne touche pas que les surnaturelles… C’est même plus souvent l’inverse !



La colère, non, la haine de la louve émane de tous ses pores, et même si je ne suis pas un être surnaturel, je ressens tout cela. Ses paroles suintent cette horreur qu’elle a vécue par le passé. Passé qu’elle risque de réitérer sur une autre famille…

Famille… Je connais une partie de son histoire, une période sombre : celle de la perte de sa fille. Même, en tant que Chasseur et médecin, je n’étais pas préparé à cela. Tout ce sang, et tous les membres de sa meute qui ont subi cette terrible perte m’ont rappelé mon histoire. Mes parents adoptifs retrouvés morts, déchiquetés à cause de Loup-garou.

Je continue d’observer la louve, et l’envie de la laisser faire cela me titille l’esprit. Le tout s’accompagne d’un « non » enfantin. Un faible gémissement qui vient de ma tête.

– Mon pauvre ami, tu le dis toi-même si bien, « encore »... Me salir les mains avec son sang ? Même si j’en égorgeais mille comme lui, ce ne serait pas suffisant à recouvrir les péchés qui me hantent.

Les crimes qui la harcellent ? Même si elle tue le pire des connards, ces horreurs se joueront toujours d’elle, prendront encore plus d’ampleur et la détruiront. Je baisse les yeux un instant, puis les relève.

J’observe la femme sans rien dire, réfléchissant à ce que je pourrais dire par la suite. Elle grogne, soupire, et lâche sa victime, puis, pour l’empêcher de fuir, elle lui explose les jambes. Bizarrement, je ne sursaute pas au craquement provoqué par les os. Je me demande même si ces veines ne sont pas détruites, une hémorragie. Ils risquent d’avoir du mal à marcher à nouveau…

Je soupire à mon tour, en sortant doucement :

– Et merde, je vais avoir des ennuis… ma voix montre un total je-m’en-foutisme à la douleur de mon soi-disant allier, au moins, il n’est que blessé.
– « Maintenant qu’il n’est plus en mesure de fuir, explique-moi, en quoi ce pervers mérite la protection d’un chevalier blanc comme toi ? Si votre code se résume désormais au fait que vous ayez tous les droits, je vais me faire une joie de vous traquer un à un, adjointe du Sheriff ou non.

J’étudie les actions de l’alpha et, même si je sais qu’elle en sera plus sur moi que moi sur elle, j’essaie de comprendre ces futures actions. Sans succès. Après le rire de sa proie, elle lui enfonce son talon dans le pied.

Je ne réponds rien, à la louve pour l’instant, la laissant vider une partie de sa peur, de sa haine.

– “Dis-moi, chasseur, quel code dois-je suivre pour être juste envers cette fille ? Si je suis la loi, il aurait fallu que j’attende qu’il l’attaque et qu’elle dise non, si je suis ton code, je ne dois pas le punir, car il est un chasseur... dit moi, chasseur, et si je suivais le code de la lune ? J’ai faim, je le mange, et tant pis s’il n’a pas la force de se défendre ?

Je me tourne vers le handicap et rigole sur la dernière phrase de l’alpha. Je ne peux m’en empêcher.

– Si tu le dévores, tu risques de tomber malade avant même d’avoir mis une bouchée dans la bouche.

Mon humeur n’a pas plu au blessé, mais je ne m’en offusque pas et tente de répondre à l’alpha.

– Et pour ta question sur le ‘Au-dessus des lois’ dis-je en levant un sourcil, je crains qu’à l’heure on le soit tous… Toi, comme moi. Et tous les deux pour la même chose… La perte de quelqu’un de cher, non ? Et, hélas, la loi est ainsi… Innocent jusqu’à preuve du contraire. Un bon et faux alibi suffit à détruire la vérité… Loup-garou et chasseur sont assez doués dans le mensonge. Mais c’est ton rôle ? Démonter ces fables ?

N’étant pas un fin connaisseur des règles américaines et encore moins de sa justice. Je peux me tromper, surtout que la plupart de mes explications proviennent de film et série policière.

– Tu préfères un monde ou on arrête les gens pour leur possible crime ou qu’on les arrête pour leur crime ? Car, les arrêter pour leur possible crime, c’est un peu ce que font certains chasseurs à l’heure actuelle, non ?



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