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 And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE

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Isaac Lahey

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MessageSujet: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Mer 14 Mar - 13:14


And if I seem dangerous, would you be scared?
Willem & Isaac



-Mr Lahey! Décevant de votre part… F.

Je prend la feuille que le prof de math me tend, jette un coup d'œil rapide à ma copie de math. C'est une catastrophe, encore une fois. Cette journée ne s'arrêtera donc jamais…?

Tout avais commencé ce matin. Le réveil n'a pas sonné ,et Chris n'étant pas la, je suis arrivé avec 15 minutes de retard au premiers cours. Bien entendu, la prof de littérature n'ayant pas apprécier, j'ai eu le droit à une heure de colle après les cours. Je n'ai rien compris à son cours, me suis perdu dans mes révisions et je suis a peu prés sur d'avoir encore foutue en l'air l'une de mes interros. Je suis sur les nerfs sans que je ne sache pourquoi. Enfin si… Je sais pourquoi. Parce qu'avant, il y avait Alisson. Et maintenant… Eh bien, il y a moi. Et je déteste ça.

La pause de midi n'a pas été meilleur. Dans la précipitation, je suis partis sans argent et sans repas. Avec rien pour manger, j'ai du jouer les sales gosses et racketter une des racailles de l'école pour récupérer un de ses sandwich. Bien entendu, ça aurait pu passer crème si le prof qui s'occupait de surveiller les couloirs ne m'avait pas attrapé la main dans le sac. Donc, en plus de ne pas avoir mangé, j'ai écopé d'une seconde heure de colle.

Je sors du cours de math en ronchonnant. J'en ai marre du bahut, je n'avais pas envie de revenir ici. Pourquoi est ce que Chris m'a poussé à revenir là? Et pour qui il se prend??? Ce n'est pas mon pére, ça ne sera jamais mon pére! Il n'a aucun droit sur moi, sur mes envies et autres. Je n'avais pas envie de travailler, je n'avais pas envie de retourner au lycée et je ne voulais pas revenir ici. Trop de mauvais souvenirs, trop de sentiments que j'essaye de garder cacher… Voilà que je m'en prend a Chris. Il n'y est pour rien. Il n'y est pour rien dans toute cette histoire, d'ailleurs, s'il n'était pas là, je vivrais surement dans la rue. Faut vraiment que je me calme…  Dans les couloirs, je bouscule sans ménagement, balançant ma rage et ma haine a travers mes coups d'épaules. Tant pis si je fais mal, si je suis viré du bahut, je ne reviendrais pas ici au moins. J'arrive à mon casier, l'ouvre à la volet et récupère dedans mon emploi du temps ainsi que mon cahier de SVT.

Je trouve facilement la salle de classe, croise le regard du professeur. Son odeur m'indique que nous sommes pareils. Je grommelle une injure qui n'est adressé à personne. Génial. Un oméga qui traine dans un lycée ou un loup-garou adulte enseigne. Indice de survie? Avoisinant zéro. Je me précipite sur la place se trouvant le plus loin possible du bureau, me retrouvant de maniére fâcheuse à côté d'un gros lourdaud que je ne connais que trop bien pour l'avoir déjà cogner avant mon départ en France: Maxence Evergard. Il me défie du coin de l'œil, sourit en coin. Il pue le tabac froid, la salive sèche et la moisissure. Ce remugle m'irrite les narines et me donne envie de vomir. Il se penche sur moi pour me parler et je dois m'écarter pour ne pas subir les émanations pestilentiel qui sorte de la poubelle qui lui sert de bouche:

-Alors, mon petit mouton, t'es de retour au bahut? Pas trop dur de survivre ici sans ta brune?

Je lui jette un regard en coin, tente de ne pas prêter attention à ses propos. Le prof commence à parler, explique quelque chose sur la génétique au tableau. Ne pas penser au fait qu'il est là, à côté de moi. Respirer l'odeur de mon gilet pour faire disparaître celle, fétide, de mon voisin de table. Ne pas casser le crayon de bois que je tiens entre mes doigts.  J'essaye tant bien que mal de suivre ce qu'on raconte en cours alors qu'Evergard reprend de plus belle, ses messes basses parvenant malgré tout à mes oreilles:

-Parait que c'était sordide à souhait… T'as aimé? C'est comment de voir crever la pute qu'on a sauté?

Pute. Le mot résonne en écho dans ma tête et je cherche au plus profond de moi quelque chose pour me calmer. Je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Il n'a pas le droit de la traiter de pute. Le crayon casse dans mon poing serré. Je lutte violemment contre moi-même pour ne pas lui en mettre une au milieu du cours. Je serre les machoires, regard rivé sur le tableau. La colére brouille ma vue,  perturbe mes sens. Mon sang boue dans mes veines, mes muscles sont tendues, je suis prêt à lui sauter dessus si il le faut. Mais je ne peux pas, je ne dois pas, pas en plein milieu du cours…

-Dommage qu'elle soit plus là, j'aurais tellement aimé me la f…

Ses paroles restent suspendu dans le vide, comme le reste de son corps. Je suis debout sur mes deux jambes, ma chaise retombe derrière moi, résonne dans la classe. Je le maintiens à bout de bras, une main sur la gorge l'autre accroché à son maillot. Ses pieds fouettent l'air et un grondement sourd remonte le long de ma gorge. Il s'accroche a mes bras, tente de se défaire de ma prise tandis que je la resserre . Je sens bien les regards rivé sur moi, je sais que je suis sur le point de craqué mais je n'y arrive pas, je n'arrive pas a le relâcher. Je le vois chercher de l'air, sa bouche qui s'ouvre et qui se ferme comme un poisson hors de l'eau. Les mâchoires serré, le regard froid et haineux, je ne lâche rien. Si il crève, il va la fermer. Ouais, il va enfin la fermer, enfin se taire…

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Dernière édition par Isaac Lahey le Dim 15 Avr - 21:21, édité 3 fois
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Jeu 15 Mar - 17:11


Shepherd
Willem


Lahey
Isaac

And if I seem dangerous, would you be scared?
Hier soir, j’avais eu la visite de deux chasseurs rodant autour de la maison.  Et pas des moindres, puisque l’un d’eux, était le célèbre Chris Argent. L’homme commence à avoir une certaine réputation parmi les lycans. C’est un chasseur droit dans ses bottes. Un type qui en impose et qui est particulièrement inflexible. Peu bavard, il va à l’essentiel. Je n’ai eu le choix que d’être honnête. Ils étaient là pour James et les chasseurs qu’il a tué en légitime défense. Je ne suis pas naïf, Chris Argent savait déjà tout de moi, sauf peut-être le drame de ma meute il y a sept an. Là, c’est moi qui ne suis pas bavard sur le sujet. Puis il y a une chose que j’exècre, que l’on prenne pitié de moi.

Ma journée s’égrène au rythme des cours. J’ai collé une interrogation surprise à la 1ère C. Mauvais esprit, fainéantise et effronterie ont érodé ma patience. Je suis habituellement un professeur que les élèves considèrent comme « cool », mais à un moment il est nécessaire de sévir. Cela fait partie de l’apprentissage. Ceux qui croient qu’il est possible d’évoluer dans un monde doux, ne sont que des rêveurs. Je suis plus proche du nounours gentil que de l’animal sanguinaire, mais il y a une chose qui est immuable. L’apprentissage de toutes choses, que ce soient des connaissances ou simplement à vivre passent par plusieurs phase et différents types d’accompagnement. C’est ainsi que je passe par le rôle de pote, de confident, de professeur, de tuteur, d’épaule où torcher son nez, à type qui vous remet à votre place, celui qui peut devenir franchement sévère ou qui vous collera un boulet à la patte pour vous apprendre à réfléchir sur la conséquence de vos actes. Je ne nie pas que j’ai du mal à jouer au sévère, mais je m’y emploie et me force.

Plus de gobelet dans le distributeur, mon café coule et part direct aux égouts... J’inspire à fond et expire. Ça va aller Will’.

Travaux pratiques avec les secondes B. Le cours porte sur un chapitre de botanique et la classification des végétaux par leur feuille. J’ai une grande caisse avec tout un tas de feuille que j’ai ramassé dans le champ et la forêt qui sont derrière ma maison.

Trois élèves à l’infirmerie. Un petit con a glissé des feuilles d’orties et de sumac vénéneux dans la caisse... J’inspire à fond et expire. Ça va aller Will’.

Entretient avec un élève de première A. Cet idiot a montré son sexe à sa professeure d’anglais. Ma collègue est très affectée. Difficile de lui expliquer que venir au lycée avec des jupes raz les fesses et un décolleté qui plonge quasi jusqu’à son nombril n’est pas la meilleures chose à faire. Mais je ne dis rien, ou c’est moi qui passe pour un sexiste et m’expose à un procès. J’explique donc à ce môme que la vie est ainsi faite. Que les humaines ont de cela de différent avec les chattes, c’est que lorsqu’elles vous montrent leur fondement, ce n’est pas une invitation aux mâles de les honorer.

- Oui mon gars, ça serait plus simple si tu étais un chat… J’inspire à fond et expire. Ça va aller Will’.

Dernier cours avant la bouffe ! J’ai l’estomac qui grogne malgré mon « 10 heures » préparé avec amour par ma tantine. C’est que je suis encore à cinq repas par jours malgré mon âge… Classe de terminale A. Les élèves s’installent dans le brouhaha habituel. Je croise le regard d’un nouvel élève. Loup. Oméga. Encore un. On devrait rebaptiser la ville en Wolftown ! Je le suis du regard alors qu’il va s’installer comme un cancre professionnel au fond de la classe à côté de Maxence Evergard.

-Alors, mon petit mouton, t'es de retour au bahut? Pas trop dur de survivre ici sans ta brune?

Ils semblent se connaître. En une phrase j’en apprends beaucoup. Ce nouvel élève ne l’est pas tant que ça et qu’il avait une copine brune. Pourquoi n’ai-je pas eu une note m’informant de son arrivée ? Normalement, je ne devrais pas l’accepter en classe. Mais il n’y est sûrement pour rien. Je vais éviter de le braquer dès le premier jour à cause d’une erreur à l’administration. J’entame mon cours. Je dessine une double hélice au tableau. J’aborde le chapitre sur la génétique.

-Paraît que c'était sordide à souhait… T'as aimé? C'est comment de voir crever la pute qu'on a sauté?

Ma première impression change. Le nouveau ne s’est pas mis à côté d’Evergard parce qu’il est aussi con que ce fouteur de merde, mais juste pour me fuir. Nouvelle information, la copine brune est morte devant ses yeux. Accident ? Bagarre de gang qui a mal tourné ? Evergard ne se rend pas compte que j’ai arrêté d’écrire et de parler, et que le dos tourné toujours tourné à la classe je suis attentif à ce qu’il se passe au fond de la classe. L’exercice est difficile d’isoler les battements du cœur de l’oméga au milieu d’une vingtaine d’élève. Il n’est pas non plus le seul lycan de la classe. Quand je laisse mes sens s’exacerber, la salle de classe devient un monde chargé d’odeur plus ou moins agressive. Je sens l’impatience, des élèves n’attendent qu’une chose, qu’une bagarre éclate. D’autre sont agacés, une poignée s’en moque totalement et profite de mon interruption pour consulter leur smartphone.

-Dommage qu'elle soit plus là, j'aurais tellement aimé me la f…

Le mot de trop. Evergard cherche son air, les semelles battant le gaz qui lui fait défaut. Je dois agir. Calmer les surnaturels que la situation excite, faire en sorte que ceux qui ne savent pas – la majorité de la classe – ne devine pas l’existence des loups. J’ai posé ma craie sur mon bureau et m’avance à grand pas vers les deux belligérants. L’oméga n’est pas transformé, mais il en faut peu. Situation tendue où j’ai peu de degrés de liberté. Je crains que si je hausse la voix, l’oméga le prenne pour une agression supplémentaire et lâche la bride à l’animal. Je décide de jouer sur mon aura. Un loup que je dépasse plonge son nez dans sa trousse à mon passage. Le traitement est forcément collectif. Main de fer dans un gant de velours, voilà ce que je tente de faire. M’imposer mais sans heurts. L’oméga n’a pas vraiment le choix, Evergard retrouve le plancher des vaches.

- Lahey est un fou furieux M’sieur ! Beugle le cancre en toussant.

Mon regard passe furtivement dans celui de l’oméga, puis je lui indique sa chaise d’un geste du menton. J’inspire à fond et expire. Ca va aller Will’.

- Lahey, je veux vous voir à la fin du cours.
- Tu vas morfler, tu ne vas… Hey !


J’ai attrapé l’oreille de l’emmerdeur scolaire numéro un entre mon pouce et mon index. Pour ne pas se faire arracher sa feuille de chou, il est obligé de me suivre sur la pointe des pieds dans un concert de ricanements.

- Monsieur Evergard vous passerez le reste de l’année au bureau qui est juste devant le mien. Assis et plus un mot !

Je me retourne vers le tableau et trace un grand cercle pour expliquer la corrélation entre la biochimie, la génétique et la biologie moléculaire.

- Ces trois disciplines sont indispensables à l’étude des gènes et des caractères héréditaires.

La suite du cours se passe sans incident. Mon aura a également eu un impact sur les humains. Tout le monde écoute religieusement mon cours. Ce n'est clairement pas la méthode que je préfère.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Isaac Lahey

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Sam 17 Mar - 15:11


And if I seem dangerous, would you be scared?
Willem & Isaac



J'hume l'air comme un taureau prêt à charger. Je ne suis qu'une boule de nerfs tendue, une bombe à retardement prêt à exploser. Je sais, à cet instant même, que je suis dangereux pour les autres. Mais je n'y peux rien, je suis à bout. Il m'a poussé à bout. Les images, les pensées, tout s'embrouille, comme dans un rêve. Est-ce que je rêve? Est-ce ça? Si c'est le cas, je peux l'achever, je peux lui balancer toute ma rage et lui faire plus de mal que je ne lui en ferais réellement. Tous se brouille dans ma tête, je me perds dans un brouillard mental. Je me sens tellement bien en ce moment même et pourtant tellement mal. Un geste, un seul, et de cet enfoiré il ne restera qu'un corps vide de toute vie. Un seul geste. Je pourrais le faire, là maintenant. Mes doigts se resserrent sur sa gorge, mes yeux ancrées dans les siens, je sens toute la peur qui émane de lui. Il a peur de ce que je vais lui faire, il sait que je vais lui faire du mal, mais ne sait pas encore a quel point.

A ce moment même, j'oublie tous ce qu'il y a autour de nous. Il n'y a qu'Evergard qui tient aux bouts de mes bras, les battements de son cœur effrénés, sa bouche qui cherche l'oxygène afin de permettre à son corps de survivre à mon assaut. Il pue l'angoisse et la peur, il sent comme une proie qui se retrouve acculée, sentant sa fin approché. Et moi, moi je suis un prédateur. Si je resserre les griffes, si je montre les crocs, alors il ne resteras de lui qu'un tas de reste fumants. Un avantage à cela, je comprendrais enfin pourquoi il pue si il est mort.

J'entend au loin, comme le bruissement des feuilles caresser par le vent , les bruits de pas du prof qui s'approche. Puis, comme quelqu'un qu'on réveille brusquement, je me rend compte de ce que je fais. Je cligne plusieurs fois des paupières, me détend doucement. Je tourne la tête vers l'Alpha, sers les mâchoires. J'ai compris. Sans qu'il n'ait parlé, je comprend. Il joue sur son aura, sur mes sens. Je baisse les yeux un instant et relâche "ma proie". Ma main reste encore, un instant, accroché au t-shirt puant de ce salaud d'Evergard, je me promet intérieurement de lui mettre la raclée qu'il mérite une fois sortie des bâtiments avant de le lâcher totalement. Mes bras retombent le long de mon corps, poings serré.

L'idiot en face de moi tousse, reprend sa respiration par grande bouffée d'oxygène. Il beugle que je suis un fou furieux et ,malgré moi, je gronde légèrement. Je suis sur le point de me défendre, verbalement, relève le regard vers le prof pour lui expliquer. Je baisse les yeux de nouveau, détourne la tête. J'ai fait une connerie, et en ce moment même ce n'est pas un prof qui reprend son élève, c'est un Alpha qui fait comprendre qu'un oméga est en train de commettre une erreur. Et c'est bien plus flippant. Je secoue la tête, soupire légèrement et finis par ramasser ma chaise pour m'y rasseoir, bien sagement, comme il me l'a "demandé". En ce moment même, je suis un cabot qui deviens soudainement bien obéissant.

Je garde les yeux rivé sur ma trousse alors qu'il me demande de venir le voir à la fin du cours. J'hoche la tête :

-Oui, monsieur. Marmonnais-je

Je ne préfère pas croiser de nouveau son regard, je garde la tête basse. Evergard reprend de plus belle sur mon sujet et je dois puiser de nouveau dans ma patience. Sauf que, cette fois je n'ai pas a le faire très longtemps. Je relève la tête, mon attention se portant sur cet imbécile qui se fait traîner par l'oreille entre les tables. Un sourire étire mes lèvres. Bien fait pour ta gueule. Il l'installe sur la table la plus proche du bureau en lui ordonnant de se taire et reprend son cours. Mon regard croise une dernière fois celui de l'Alpha. Maintenant , au boulot.

L'heure se passe dans un silence religieux. Pas un mot, pas un bruits, sauf celui des mines de crayons qui gratte le papiers et la voix du prof qui explique son cours. J'écoute attentivement, arrive enfin à me concentrer sur un cours aujourd'hui. La sonnerie retentis dans les couloirs, beaucoup ne se font pas attendre pour quitter la salle de cours. J'attend pour ma part. C'est l'heure de la pause, je n'ai donc pas besoin de me précipiter pour voir le prof. Je ramasse tranquillement mes affaires, enfourne le tout dans mon sac et lorsque la dernière personne sors de la classe, je me lève enfin de ma chaise, mon sac sur l'épaule. Je m'avance jusqu'au bureau et regarde le prof avant de dire :

-Pour ce qui est arrivé, je ne m'excuserais pas. Je ne cherchais pas les embrouilles, j'ai même préféré me taire plutôt que de me rabaisser à son niveau. Mais…  Il m'a poussé à bout! Il à été trop loin dans ses propos et… J'ai pas pu me contenir.

Je me passe une main sur le visage, regarde le bureau avant de secouer la tête :

-Par contre, je vous remercie. Merci de m'avoir … Aider a retrouver un peu de calme, si je peux dire ça. Je ne sais pas ce que je lui aurais fait si vous n'étiez pas intervenu.

C'est faux. Je sais ce que je lui aurais fait,  bien entendu. Je l'aurais tué, sans plus de blabla, sans aucun remords ni aucune autre manière de me repentir. J'aurais serré son cou jusqu’à voir l'étincelle s'éteindre dans son regard, jusqu’à entendre les os de sa trachée s'écraser dans la paume de ma main. Oui, je l'aurais tué.

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Ven 23 Mar - 18:26


Shepherd
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Lahey
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And if I seem dangerous, would you be scared?
La sonnerie sonne comme une délivrance. Les élèves se lèvent et sortent comme une volée de moineaux. Evergard sort, le visage fermé sur une expression hostile. C’est un minable petit caïd qui joue de sa corpulence pour en imposer aux autres. L’intimidation marche beaucoup à cet âge. J’ai le moyen de le canaliser dans mes cours, mais en dehors de ça il restera un problème. J’efface le tableau, puis rassemble les feuilles de mon cours, quand Lahey se pointe à mon bureau..

- Pour ce qui est arrivé, je ne m'excuserais pas. Je ne cherchais pas les embrouilles, j'ai même préféré me taire plutôt que de me rabaisser à son niveau. Mais…  Il m'a poussé à bout! Il a été trop loin dans ses propos et… J'ai pas pu me contenir.

Je soupire, que lui répondre ? Je sais parfaitement que c’est l’autre qui a cherché des noises. Et pourtant l’injustice de la vie, fait qu’il doit quand même prendre sur lui. Je n’ai malheureusement pas d’espoir à lui donner. Des cons, il en croisera tout le long de sa vie, et à chaque fois, il devra contrôler l’animal qui sommeille en lui. Un animal normalement paisible, mais qui devient sauvage si on l’ennuie.

-Par contre, je vous remercie. Merci de m'avoir … Aider à retrouver un peu de calme, si je peux dire ça. Je ne sais pas ce que je lui aurais fait si vous n'étiez pas intervenu.
- Ne me remercie pas. Tu m’y as contraint.


Je ne pouvais pas le laisser dévoiler son loup, ni tuer son camarade de classe. Je descends de l’estrade et vais fermer la porte pour que nous soyons tranquilles. Puis j’indique une chaise à Isaac et m’installe à côté de lui. Je prends soin de me coller à la même hauteur et de ne pas rester  en hauteur derrière mon bureau de professeur. Mon job de prof, je l’ai fait en le séparant de son camarade. Là c’est de loup à loup que nous devons parler. Je suis un alpha. J’ai donc la possibilité de le faire plier, de le contraindre, mais ce n’est pas la solution et même la pire des choses à faire.

- Ton passé semble émotionnellement très chargé et lourd de souvenirs négatifs. S’il est vrai que l’on ne peut pas le changer. Ne vis pas ton futur en traînant ce passé comme un boulet.

Son regard désabusé me montre qu’il se moque bien de ce qu’il pense être des généralités faciles à dire. Des généralités, cela en est bien, pourtant elles ont un sens. Comment lui faire passer le message de vivre pour ceux qu’il a perdu et non dans des regrets éternels avec le cœur à vif.

- On n’oublie jamais les drames du passé. Ils te hanteront toujours. Le temps va atténuer la douleur mais pas l’effacer. Pourtant il est possible d’avancer malgré ça.

Lentement, je laisse mes attributs lupins ressortir. Mon regard s’illumine de rouge, mes crocs pointent entre mes lèvres, mes oreilles s’allongent alors que ma pilosité augmente. Rien d’agressif dans mon attitude. J’observe ma main, dangereuse avec ses griffes acérées.

- Toute ma meute y est passée. Femmes, enfants, les anciens, mon alpha. Fauchés à l’arme automatique. Des balles enduites de napel. Des blessures douloureuses et mortelles. Ils nous ont attaqués de nuit. Tout le monde dormait. Je suis un alpha, car mon alpha m’a demandé de le tuer avant qu’il ne succombe à ses blessures.

Je laisse Isaac se représenter la scène, le carnage sur une meute de plus de vingt personnes.

- Tu sais pourquoi il m’a demandé de le tuer ? Ce geste me hante souvent. Si je devais perdre le rubis de mes yeux, ils étincelleraient de bleu, car Ted était un bon alpha, un homme et un loup paisible.

Évidemment le jeune homme ne peut deviner le cheminement de mes pensées.

- Il m’a ordonné. Son aura… j’étais incapable de lui désobéir. Il m’a ordonné de vivre, de faire perdurer la meute des Shepherd. De continuer à exister pour que tous ceux qui sont nés avant moi perdurent à travers moi et ceux qui viendront par la suite. Vivre, Isaac, est une façon de faire vivre ceux qui ne sont plus là. Ta copine est dans ton cœur et son souvenir fait de toi l’homme que tu es. Pour elle, tu trouveras la capacité de te contenir et de ne pas trucider tous les Evergard que la vie ne manquera pas de mettre sur ton chemin.


Je reprends mon apparence ordinaire et souris doucement. Il me donne envie de lui ébouriffer les cheveux. Je me retiens, car je crains qu’il n’interprète mal mon geste, ou s’en offusque.

- Voilà ce que je te propose. Je ne vais pas simplement te dire de te contrôler, mais t’aider à le faire. Quand tu sens que tu es limite, viens me voir. Parfois, il faut que ça sorte. Je suis un alpha. J’ai donc la capacité d’encaisser la colère d’un louveteau. Prend ça comme une soupape de sécurité. Ce n’est pas grave si tu me blesses. J’ai fini mes cours de la journée. Donc dès que tu es libre, tu reviens me voir et on ira décharger la pile survoltée que tu es en ce moment. Un loup a souvent besoin de s’exprimer avec son corps, cela ne nous empêchera pas de discuter. Mais pas ici. L’endroit ne s’y prête pas.


J'allume mon portable et le pose sur la table pour qu'il voit mon numéro de téléphone.

- Qu'importe le jour ou l'heure.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Mer 4 Avr - 15:02


And if I seem dangerous, would you be scared?
Willem & Isaac



Je me sens comme un chiot que l'on réprimande. Alors qu'il me répond que je l'y ai contraint, je baisse le regard sur mes chaussures, honteux. Comment ne pas se sentir autrement? Oui, mon comportement l'y a contraint. Il ne m'a pas seulement sauvé la mise, il a aussi protéger un secret, notre secret. Celui du monde surnaturel, celui des loups. Je glisse les mains dans les poches de ma vestes, rentre légèrement la tête dans les épaules. Le suivant du regard, je m'attend a me faire remonter sévèrement. Je m'assois la ou il me le demande, laisse glisser mon sac au sol et le regarde, légèrement anxieux de ce qui se passerait ensuite. Je n'ose pas le regarder, je préfère fixer mes mains croiser sur la table, jouer avec mes pouces en me mordant l'intérieur des joues. Je lui jette un coup d'œil lorsqu'il commence a parler . Mon passé est pire que chargé. Bien pire que ça. Je secoue la tête, lâche un soupire bref et sourit légèrement en coin. Lorsqu'il termine son beau discours en parlant du futur sans le passé, je ne peux pas m’empêcher de le regarder blaser. Cette phrase, on me l'a sortis a toutes les sauces. Avancées sans se retourner, vivre dans le présent sans penser à ce qui est arrivé… Mais c'est facile de faire de beau discours. Ils ont pas vécu ce que moi j'ai vécu. Ils ont pas eu a surpasser toutes ses épreuves, a vivre tous ça… Je tourne de nouveau le regard sur mes mains alors qu'il reprend de plus belle.

La douleur. Je vis chaque jour avec depuis sa mort. Je serre les dents, sens le picotement explicite des larmes qui montent. Pas questions de pleurer ici, pas maintenant. Je déglutit, me concentre sur mes mains, regarde les lignes sur mes doigts, les veines sous ma peau… Tout est bon pour mettre en sourdine la douleur lancinante qui fait saigner mon cœur, qui me lacère les entrailles.

-Vous pouvez pas comprendre ce que je vis… Murmurais-je

Ma voix est tremblante, trahis tous ce que je ressens en ce moment même. J'inspire profondément, l'odeur sauvage du loup viens me chatouiller les narines et je tourne de nouveau la tête vers mon professeur. Je sursaute en ayant un mouvement de recul en le voyant ainsi dévoilé sous sa forme de loup. Ses yeux rouge flamboient, ses crocs qui pointent sous ses lèvres, ses griffes… Naturellement, je laisse sortir les miennes. Je me rend compte a quel point mes griffes sont beaucoup moins imposantes à côtés de celle d'un Alpha, adulte qui plus est. Je fronce les sourcils et reporte mon attention sur lui, sur ses confidences. J'écoute attentivement, me visualise la scène. Les meutes sont des familles, si il avait perdu l'intégralité de la sienne… Comment faisait il pour vivre avec ça? Il continue, me parle de son Alpha, de son aura. Son Alpha avait utilisé la même chose que lui, il avait utilisé son aura pour le pousser a faire quelque chose qu'il n'aurait pas fait dans le cas contraire. Je regarde mes griffes. Est-ce que je serais capable de tuer quelqu'un que j'aime? Non. Je m'en voudrais éternellement si c'était le cas. J'essaye de me mettre a sa place. Je ne serais pas capable de vivre après avoir exécuter pareil geste. Je serre le poing, rentre les griffes puis lentement relève le regard sur lui.

Après tout ça, il a réussis a vivre. Il n'a pas l'air aussi déprimé et aussi faible que moi. Il a cette lueur au fond des yeux qui me prouve que même si il ne vit pas comme il l'aurait voulu, il vit, ne serait ce qu'un minimum. J'inspire profondément, les yeux brillant. Vivre pour faire vivre Allison à travers moi. Vivre pour ne pas oublier. Son sourire m’apparaît a l'esprit, ses yeux chocolat qui brille, ses cheveux bouclé qui retombe sur ses épaules… L'odeur de sa peau, le parfum laissé sur ses vêtements… Elle me manque tellement… Et vivre avec son père n'aide en rien. Je triture nerveusement la manche de ma veste, tentant de respirer correctement pour ne pas me laisser aller aux larmes. Alisson doit rester mon point d'encrage, je dois continuer a la faire exister a travers moi pour me contrôler… J'hoche lentement la tête, je comprends maintenant ou il voulait en venir en me parlant de ne pas garder le passé comme un boulet. Elle m'a hissé vers le haut, je dois continuer a vivre pour que ce qu'elle a fait pour moi ne soit pas vains.

Il reprend forme humaine et m'offre un sourire auquel je répond. Je baisse les yeux sur mes mains et l'écoute attentivement. Au fur et a mesure qu'il parle, je fronce les sourcil en relevant le regard sur lui. Une soupape de sécurité? Est-ce qu'il est en train de me proposer d'être mon punching-ball ? Une sorte de défouloir pour le moi hors de contrôle que je suis en ce moment? Je garde la bouche entrouverte, un peu surpris par sa proposition. Je baisse le regard sur le téléphone qu'il me tend, son numéro est inscrit. Je déglutit longuement et finis par sortir mon téléphone a mon tour, rentrant le numéro dans mes contact. Je relève le regard sur lui et finis par sourire en soupirant légèrement:

- Je crois… Je crois que vous êtes le premier a réellement me proposer de l'aide depuis que je suis revenu dans ce bahut… Et… Pardon de vous avoir contraint de m'aider tout a l'heure… Ça ne se reproduira pas…

Je me passe une main dans les cheveux, me masse la nuque un instant avant de prendre une profonde inspiration. Si il peut m'aider… Alors je dois me livrer à lui, comme il vient de le faire avec moi. Je déglutit longuement et me lance:

- Il y a quelques mois… Non, il va y avoir un an, j'ai rencontré une fille au bahut. Elle venait de se séparer de celui qui était mon Alpha a l'époque, Scott McCall. Elle s'appelait Allison. Allison Argent. je laisse un petit temps de pause et le regarde en coin : Ouais, je sais, une fille de chasseuse avec des loups garous… Mais on était bien … Après quelques aléas, on a finis par être ensemble… Et… Elle est morte. J'ai rien pu faire pour la sauvée ce jour là… Elle c'est fait transpercée par une lame d'Oni… J'ai même pas eu le temps de lui dire… Lui dire a quel point je tenais a elle… A quel point je l'aimais… A quel point je l'aime…

Je déglutis difficilement, me concentre pour ne pas pleurer. Je laisse mes griffes sortir et sers les poings. Les griffes rentrent dans ma peau, me font serrer les dents un instant, la douleur me permettant de contrôler un minimum mes sentiments. Je regarde vaguement la table devant moi avant de reprendre:

-J'ai suivis le père d'Allison, Chris, en France. Il m'a appris quelques trucs… Des trucs de chasseur en soit… Mais il voulait rentré à Beacon Hills… Alors je l'ai suivis… En France, je gardais encore le contrôle. Je n'ai fait aucun faux pas, je n'ai pas eu de colère sourde, j'ai réussis a garder le loup sous mon emprise… Mais depuis que je suis ici… Je secoue la tête et relâche mes poings, lui montre les paumes de mes mains :
Ça, je le fais tellement souvent ses derniers temps, que je m'étonne de continuer à guérir. J'y arrive pas. La moindre chose me fait monter en pression et chaque fois je suis à deux doigts de faire beaucoup, beaucoup de mal. Je m'en suis même pris à un autre loup pour une histoire de bousculade dans le couloir!! J'ai l'impression de ne plus avoir de point d'encrage, j'ai l'impression d'être un navire perdu en pleine mer…Et franchement, je ne sais pas quoi faire.

Je reléve mon regard sur lui. Je ne dois pas seulement avoir l'air d'un petit louveteau perdu, j'en suis un.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Dim 8 Avr - 21:21


Shepherd
Willem


Lahey
Isaac

And if I seem dangerous, would you be scared?
Isaac Lahey n’a rien d’un mauvais garçon, et son irascibilité puise sa source dans sa douleur.

-Vous pouvez pas comprendre ce que je vis…

Il est effectivement prétentieux d’affirmer pouvoir se mettre à la place d’un autre et de comprendre ce qui le mine. Il a perdu un être aimé. Ma propre douleur est différente car mon histoire est différente. Le point commun, la mort et son côté irrémédiable. Étrange comment ce mot comporte le mot « diable » en son sein. Je lui explique donc mon propre parcours, mon deuil, et le sentiment de culpabilité qu’ont les survivants. Car si on analyse la situation, la position la plus confortable est celle de l’être disparu qui ne se pose plus de question et qui ne souffre plus. Survivre est douloureux.

- Je crois… Je crois que vous êtes le premier a réellement me proposer de l'aide depuis que je suis revenu dans ce bahut… Et… Pardon de vous avoir contraint de m'aider tout à l'heure… Ça ne se reproduira pas…
- Je n’en doute pas, car maintenant ton loup sait qu’il y a une barrière pas loin.  Une clôture n’est pas uniquement le synonyme de prison, C’est aussi celui de protection.


Isaac me raconte à son tour son parcours. Je suis stupéfait par ce qu’il m’apprend. La fille de Chris Argent qui sort avec un loup. Cela m’explique le tempérament de ce chasseur que j’ai croisé juste devant ma maison. L’homme m’avait impressionné par son calme et sa tempérance. C’est un chasseur aux antipodes de ceux qui ont décimé ma meute.

- (…) Et… Elle est morte. J'ai rien pu faire pour la sauvée ce jour-là… Elle s’est fait transpercer par une lame d'Oni… J'ai même pas eu le temps de lui dire… Lui dire à quel point je tenais à elle… À quel point je l'aimais… À quel point je l'aime…
- Je connais Chris Argent. Dommage que tous les chasseurs ne soient pas comme lui. J’ai eu vent de cette histoire. Un démon renard qui aurait sévit ici avant mon installation. Cela veut dire que tu faisais partie de cette bande de jeune qui a protégé la ville à maintes reprises de ses dangers liés au surnaturel. C'est tout à ton honneur !


Les murs ont des oreilles. Plus clairement, mes sens de loups me permettent d’intercepter des bribes de discussions. Et j’ai rapidement compris qu’à Beacon Hills, coexistait deux populations, l’une ignorante de l’autre. Les uns qui se battent dans l'anonymat pour le bien commun.

Isaac s’ouvre et se confie. Il me livre sa douleur, son départ pour la France avec l’espoir d’arriver à revivre et tourner la page. Mais le retour à Beacon Hills l’a replongé dans ses souvenirs maudits. Une odeur de sang se dégage, le sien. La douleur, l’automutilation est un moyen extrême de contrôle. Ce n’est pas le plus plaisant, ni le plus agréable, mais il est efficace à défaut d’avoir une ancre solide. Ce qu’Isaac ne possède plus. Il a les nerfs à fleur de peau. La moindre contrariété devient l’étincelle qui met le feu à la poudre.

- J'ai l'impression de ne plus avoir de point d'encrage, j'ai l'impression d'être un navire perdu en pleine mer…Et franchement, je ne sais pas quoi faire.
- C’est le cas. Il faut que tu retrouves une ancre. Une amitié solide peut faire l’affaire. Quels sont tes liens avec Scott ? Êtes-vous restés en bons termes ?


Je lui souris et me fais bienveillant.

- Je te mentirai si je disais que c’est facile. Trouver un point d’ancrage est quelque chose de personnel, voir intime. Personnellement c’est le mantra de ma meute. Car il a un sens profond qui me touche et qui correspond à mon caractère.

Je regarde ma montre, je vais devoir y aller.

- Dans l’attente que tu trouves ce qui peut t’accrocher à la raison, tu vas avoir besoin de te défouler pour baisser la pression. J’ai une réunion dans dix minutes là. Je vais donc te laisser. Mais demain c’est samedi, tu n’as donc pas cours et moi non plus. Je te propose de faire une balade en forêt. Il y a des coins où nous sommes certains de ne pas croiser des gens. Tu pourras laisser sortir l’animal en toute sécurité. Le laisser s’exprimer.

L’idéal serait qu’il puisse se ranger avec le True alpha. Mais s’ils sont sortis avec la même fille, que cette dite fille est en plus morte, il n’est pas évident qu’une relation alpha – bêta soit possible. Mais si je prends sur moi toute la tâche ingrate, celle de gérer l’agressivité latente d’Isaac, ça leur laisse une chance de s’entendre.





Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: And if I seem dangerous, would you be scared? (feat. Willem) TERMINE   Dim 15 Avr - 21:21


And if I seem dangerous, would you be scared?
Willem & Isaac



Il m'écoute, attentivement, prend au sérieux mes mots. Je ne parle pas dans le vent, il m'écoute réellement. Et c'est rassurant. A qui pouvais je me confier si ce n'est à quelqu'un qui a pu vivre le genre d'atrocité que moi j'ai vécu? Il me comprend, un minimum, il fait attention à mes propos, mes mots ne terminent pas dans le vent. Et il me fait confiance. Le fait qu'il me parle de barrière ne me fait pas sentir en prison mais plutôt en sécurité, et il confirme mes propos. Les barrières sont aussi une protection, il fait en sorte de me faire me sentir en sécurité, ce qui m'arrache un petit sourire rassuré. Je continue sur ma lancé, lui parle d'Allison, de sa mort que je n'ai toujours pas accepté. Il me dit connaître Chris et je fronce un temps les sourcils. Il le connaît réellement ou seulement de nom? Il me parle du démon renard et un triste sourire étire cette fois mes lévres, il le connaît donc. Mais je perds mon sourire quand il parle de la "bande" . La bande, c'était autrefois ma meute. Je déglutis difficilement avant d'hocher la tête à l'affirmatif. Oui, bien entendu que c'est à mon honneur, mais voilà, je les ai tous perdus en partant et je me sens bien seul depuis que je suis revenus ici…

Quand je lui montre mes mains, je me sens absolument idiot. Je dois être le seul loup du coin à utiliser ce procéder pour se calmer. Je regarde les plaies dans les paumes, auto-mutilations, appelons ça comme ont veux, pour moi c'est l'unique point d'encrage ses derniers temps. Je porte mon attention sur l'alpha face à moi. Un lien solide… Lydia? Scott? Il me parle de ce dernier, de notre lien d'amitiés. J'hausse les épaules et fourre les mains dans mes poches, me laisse retomber sur ma chaise :


-Je sais pas trop… Je pense que oui, on a jamais était en mauvais thermes… Ou du moins, on ne l'était plus au moment de mon départ. Scott est quelqu'un de bien, vraiment. On ne s'entendait pas au début, mais après c'est lui qui m'a accueilli dans sa meute à bras ouvert… Donc je dirais oui.

Scott. Des images d'un temps qui me parait bien loin me reviennent en mémoire, en commençant par mes vols plané dans le couloir. On a toujours eu une relation avec des bas et des hauts, mais ça ne changeait rien au respect que l'on avait l'un pour l'autre lorsque nous avons commencé à être amis. Il à, pendant un temps, était mon alpha, mon ami. Peut-être que je pourrais retrouver un semblant de stabilité en le retrouvant… En retrouvant mon ancienne meute, mon ancien Alpha. Je reporte mon attention sur lui, il me parle de son mantra, de son point d'encrage. Le point d'encrage doit être intime… Autrefois, mon point d'encrage était mon pére. J'avais tellement peur du faire du mal aux autres et de lui ressembler… Je rentre mes griffes, serre et desserre mon poing. Je n'ai pas de mantra, je n'en ai jamais eu. Ou peut être : "Reste fidèle à toi-même." Ce que je ne suis pas en ce moment, je suis loin d'être fidèle à ce que je suis. Je fronce les sourcils quand il jette un coup d'œil à sa montre, me redresse dans ma chaise. Il est peut-être attendus quelque part… C'est un Alpha, un prof également, l'idée qu'il soit attendus ne serait même pas surprenant.

Il confirme mes pensées en me précisant qu'il doit partir, j'hoche la tête comme toute réponse. Je me léve à sa suite et lui souris quand il me propose de le rejoindre le lendemain. Je le suis en sortant de la classe :

- Merci monsieur Shepherd… Mais demain, je dois bosser. Alors je vous appellerais dés que je pourrais… Et encore… Vraiment, merci beaucoup monsieur.

Je souris bêtement en le regardant. Si pour l'instant je n'ai pas de meute, j'ai au moins un allié, et un allié de taille. Un Alpha. Je replace mon sac sur mon épaule, le salue d'un hochement de tête et sors du lycée, tout sourire. Sur le chemin extérieur, cet enfoiré d'Evergarden m'accoste en me bousculant violemment. Je lui jette un rapide coup d'œil et sourit en coin. Mon sac choi mollement sur le trottoir alors que je fais craqué mes poings, les yeux fiché dans les siens je lui décolle un coup de poing dans la mâchoire. Il s'écroule au sol et m'insulte tandis que je ramasse mon sac. J'ai réussis a garder un minimum mon calme, mais lui mettre ce coup de poing m'a rudement défoulé. Je reprend ma route, il faut que j'aille bosser maintenant, et en rentrant il faudra que je parle à Chris de ma "rencontre". Will à l'air d'être quelqu'un de bien, j'aimerais qu'il soit dans les bonnes grâces de l'homme qui m'héberge en ce moment. Et il faut que je trouve Scott.

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FIN DU RP




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