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 Il mio socio in affair || Feat Chad

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Il mio socio in affair || Feat Chad   Dim 18 Mar - 14:20

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« Il mio socio in affair »Ultime bouffée de fumée, j’écrase mon mégot sur le bitume et raccroche. Ryan vient de me faire son rapport et les éléments qu’il m’apporte sont diablement satisfaisants. J’étais sorti sur la terrasse du Pink pour profiter du soleil et en griller une. Mon réseau d’information s’étend et avec lui mes connaissances sur ce qu’il se trame en ville. Je commence à avoir ainsi une belle image de Beacon Hills, celle de la ville de province, et celle de ce qu’elle cache.

Victor Barns, mon ennemi local vit ses dernières heures. Mon emprise sur l’underground s’étend, et le nom d’Amaro devient incontournable. Maintenant je dois passer à la phase deux d’une implantation mafieuse digne de ce nom. Et pour cela, il me manque un maillon sur la chaîne avec laquelle j’emprisonne la ville. Un maillon que l’on ne trouve pas au fond d’un bouge, mais à la lumière.

En fait, cela fait un moment que j’ai trouvé mon homme et que j’attends mon heure. Je sais que je ne peux pas arriver à mes fins avec lui par la rétorsion, il a bien trop de ressources pour cela. Mais un récent événement fortement agaçant m’a fait redoubler ma surveillance sur lui. Un événement qui a la couleur d’une bouteille de Grappa de Trapani, qu’un inconscient a pensé bon de m’envoyer d’une manière très déplaisante. Mes intérêts coïncident avec un désir de vengeance. On appelle ça, faire coup double. Je retourne au Pink, aider Jerry derrière le comptoir. Un groupe d’étudiants vient de prendre le bar d’assaut. Étanchons la soif de ces jeunes qui comment bien tôt, les tournées de shooter.

(…)

Petit problème technique dans le sous-sol du Pink. Un mur porteur là où ne devait pas y en avoir. Besoin de l’expert et de son avis…

Il est presque dix-neuf heures quand il arrive au Pink. J’aurais préféré un moment plus calme où le bar nécessite moins ma présence. Mais je dois arrondir les angles. Je donne des instructions à Kada’an, Jessie et Conrad. Jessie aidera Jerry au comptoir si besoin, car je souhaite me dédier entièrement à lui.

Je sais son humeur exécrable. Depuis des jours il se renseigne sur un accident d’avion qui a eu lieu sur les contreforts du Tibet. Sans parler d’un certain rouquin qui semble avoir le don de lui coller les nerfs à vif. Un fauteuil roulant, ça fait un bon leste, non ? Comment Batman vit-il les conséquences de ses actes ? Alors que j’ai à peine commencé mes représailles.

- Ciao’ Amico ! Allora berremo un bicchiere. Tu as une mauvaise mine.

Les trais crispés, il me suit au sous-sol. Nous contournons un tas de gravats et faisons face au problème.

- Tu en penses quoi ?

Je le laisse tourner autour du pilier et faire son analyse. Son métier reprend vite le dessus sur l’homme préoccupé. Il est toujours habillé avec des vêtements de bonne facture et reconnais la chemise qu’il porte pour avoir la même dans une nuance plus sombre. Séduisant il est, amoureux également. Je dois rester subtil dans mon approche et ranger le rital d’opérette.

Il est agité, le loup est agité. Peut-être qu’une approche sur cet angle ? Je me fais surprendre en flagrant délit d’examen de sa personne quand il se retourne brusquement pour me demander un pied de biche.  Je ne sais pas s’il y en a un parmi les outils des ouvriers, mais je sais en posséder un dans le coffre de ma voiture…

- Je vais te chercher ça rapidamente.

(...)

Je profite de ma remonté du sous-sol pour passer la tête au bar. Mon personnel s’en sort à merveille. Je commande à Charlie un repas pour deux.

- Pour deux loups, s’il te plait et abuse pas du miel nous sommes presque en rupture.

C’est la dernière tactique que j’ai trouvé pour que l’ours ne me fasse pas manger constamment du sucré-salé. L’idée même d’une pénurie, le rend avare que son or liquide. Je trouve ce que je cherche dans le coffre de ma voiture, à côté d’un sac de ciment à prise rapide, d’un rouleau de corde et d’une paire de gant.

(...)


Il me tourne dos quand je reviens dans le sous-sol avec ce qu’il m’a demandé. Il pianote nerveusement sur son téléphone. Nils a réussi à s’immiscer dans ses données, malgré la surveillance du rouquin. Quand je lui ai dit contre qui il devait « jouer », c’est comme si je lui avais offert la lune. Je garde pour moi l’identité sous laquelle vit le rouquin, comme un atout précieux. Je sais donc ce qui énerve mon expert. Une déception du genre humain et les faux semblants des gens "bien pensants".

- Tiens, voici l'outil. Je te retiens pour manger. C’est non négociable.

J’ai posé ma main sur son épaule. Légère pression rassurante, acquis d’un support qui affiche directement la couleur. Je fais des affaires. Honnêtes ou pas, Je les mène avec sérieux et droiture d’esprit, même pour ce qui tend vers la criminalité. Échanges de regards, je ne cache pas celui que je suis, ni qu'il m’intéresse sur plusieurs plans. Il a les épaules solides, physiquement comme mentalement. Il possède une intelligence supérieure à la normale et c’est un bosseur. En plus il a une gueule d’ange, des manières raffinées qui ne trouvent que peu d’écho à Beacon Hills. Il me le faut ! Je désigne sa chemise hors de prix.

- Je possède la même en bleu de Prusse. J’apprécie la coupe cintrée qui ne gêne pourtant pas les mouvements.

Allusion détournée à une musculature que lui et moi possédons. Je lui donne le pied de biche et le regarde s’activer en me reculant un peu pour allumer un sigaretta. Dans un rêve étrange, je baissai totalement la garde devant Cormier et Therencio. Dans ce songe, leur réponse était positive. Laisser poindre un peu de sa faiblesse peut parfois être payant. Je ne peux pas mentir devant un loup, alors la seule faiblesse que je peux montrer c’est ce combat qui m’épuise contre le loup que j’emprisonne au fond de mon cœur. Lui, un paradigme de maîtrise, cela devrait le toucher, non ?

J’exhale ma fumée par le nez, et laisse doucement sortir mon aura d’oméga. Rien à voir avec la sienne, presque solaire, riche d’une meute. Il arrête de frapper avec la barre de fer et me regarde surpris. Je lui lance un regard désabusé et joue le jeu d’un Janus. Je suis mauvais dans le rôle du chaton égaré, mais dans celui du loup blessé…


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Dernière édition par Alessandro Amaro le Ven 23 Mar - 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il mio socio in affair || Feat Chad   Mer 21 Mar - 21:38

Il mio socio in affair
Chad
ft.
Alessandro
Je rentre à l’appartement complétement harassé. Le chantier de notre maison a commencé, mais rien ne se passe comme prévu. Les engins de chantier devaient passer par un chemin bien défini qui devait être élargi, mais ces idiots en ont fait qu’à leur tête et sont passés par un autre endroit, dévastant un bout de forêt que nous souhaitions garder intact. Prise de tête et engueulades, voilà le résumé de ma journée. Le point culminant fut quand le contremaître eu le mot de trop, déblatérant sur mes idées pharaoniques et que Mick et moi devions arrêter de nous prendre pour des dieux avec notre « château de béton ». J’ai vu rouge. Il n’est pas mort, mais pas dans un très bon état non plus. Le chantier s’est déserté de ses ouvriers, effrayés par ce qu’ils croient être un nouveau Hulk. Je ne suis même pas vert, bande d'emplâtrés… enfin si, vert de rage. Jordan m’a sauvé la mise quant à mon exploit surnaturel, inventant une technique de sport martial, qui m’a permis d’envoyer ce chieur de contremaître, valdinguer sur vingt mètres pour se manger le bras du tractopelle.

J’écope d’une assignation à comparaître, d’une forte amande et de dommages à payer dont le montant sera décidé à l’audience. Mon rêve de maison se transforme en cauchemar.

Je sens son odeur dès que j’ouvre la porte. Je pensais avoir derrière moi les ennuis de la journée, mais non. « Il » est là, faisant des huit dans mon salon comme s’il était chez lui.

- T’as l’intention de nettoyer les traces de gomme que tu laisses sur le plancher avant de te barrer ? Demandé-je acerbe.

Pourquoi James est chez moi ? Je sais que j’élude le problème, et qu’un jour, quand ce maudit château de béton sera terminé, je ne pourrai pas empêcher Mick d’inviter son rouletteux d’ami. Sauf si je colle une marche malencontreuse pour entrer dans notre futur chez-nous… Là, ce n’est pas l’envie qui m’en manque.

- Bonjour Chad, lance le rouquin sur un ton qui m’annonce que la suite ne va pas me plaire.
- Loulou ! Où t’es-tu encore fourré ? S’exclame Mick en détaillant ma tenue débrayée et maculée de terre.
- Je ne me souviens pas que nous devions avoir la visite du roul.. de James.
- Ah, en fait c’est arrivé précipitamment. Un dégât des eaux chez lui.
- Comme c’est ballot…
- Pile sur son lit en plus
- Je vois…
- Donc le temps que les experts viennent et que la pièce soit à nouveau vivable, je lui ai proposé de s’installer ici.
- Nous n’avons qu’une chambre…
- Le canapé du salon m’ira parfaitement,
avance le rouquin sur roulette en désignant le salon.

Mon cœur marque un temps d’arrêt. Non seulement il va envahir notre canapé, mais la table basse croule sous son matos informatique.

- Euh… où est ma palette graphique ? Et mon ordi ? Et mes rouleaux de plans !
- Comme tout ne tenait pas sur la table basse, j’ai déplacé tes affaires sur la commode de la chambre.
- C’est certain, bosser sur la commode va être parfait !


Mick fait une moue contrite. J’ouvre la bouche pour cracher tout ce que j’ai sur le cœur, puis je me dis qu’une assignation au tribunal suffit pour la journée. Je ferme mon clapet et file prendre une douche brûlante non sans avoir pu m’empêcher de claquer la porte. Sérieux !

***

J’ai chaud, les draps me collent à la peau. Je me suis réveillé en sursaut. À côté de moi Mick dort paisiblement. J’écoute sa respiration et tente de me coller sur son rythme. La peau moite, je me sens mal. Sans bruit, je me lève et vais me rafraîchir à la salle de bain.  Dans le doute, je vais au salon. La table basse est normalement encombrée de mes plans et de ma palette graphique. Pas de squatteur dans le canapé. Tout cela n’était qu’un cauchemar. Mes idées se remettent en place. Je suis soulagé. Le chantier n’est pas encore commencé, et je n’ai envoyé personne à l’hôpital. Je prends le temps de boire un grand verre d’eau. Hier, ma journée a été effectivement stressante, mais non pour des tracas de construction. Nous n’avons toujours pas de nouvelles de Matrim ou de Matthias. Je suis allé avertir Anna et Parker de l’accident d’avion que leur ami a subi. Ils étaient attristés, je les ai assuré de leur donner la moindre information, si je devais en recevoir. Mais ce qui normalement aurait dû resserrer nos liens, a été le prétexte à son contraire. Comme si la disparition de Matthias et sa mort potentielle remettait en cause notre arrangement. Parker a parlé de surseoir à l’activité de surveillance de leur confrérie en attendant d’en savoir plus sur le devenir de Matthias. J’ai tût mon amertume, évité de rappeler que ce n’est pas parce qu’il n’y a eu aucun drame à déplorer dans leur fraternité depuis un mois ou deux que le souci des excès des chasseurs est terminé. Ce n’est pas eux qui se sont fait courser en pleine nuit par ces cow-boys qui capturent des surnaturels pour ensuite organiser des safaris privés, et que si les bouchers n’ont plus fait de victimes récemment, c’est que leurs frigos sont pleins. Il leur suffit d’un rayon de soleil pour nier que nous ne sommes pas encore sortis de l’hiver. Mes cauchemars sont à l’image de mes frustrations et rancœurs. Jamais Mick ne m’imposerait la présence de James dans un appartement où la cohabitation à trois deviendrait vite gênante.

Je regarde la nuit par la fenêtre. J’aimerais pouvoir m’occuper l’esprit, mais la boisson n’a aucun effet sur mes sens et je ne fume pas comme l’autre volcan. Impossible de me rendormir avec cet énervement latent qui me hante. J’allume la télévision et me choisis un film. Si je retourne me coucher, je vais réveiller Mick à force de me tourner dans tous les sens. Je mets le casque et me laisse happer par la lumière de l’écran au milieu de l’appartement noyé dans la pénombre. Mick me retrouve là le matin, endormi dans une mauvaise position.

- Loulou ! Me dit-il en me caressant le front.
- Je n’arrivais pas à dormir, dis-je en excuse.

Il me caresse la joue d’un geste tendre et prépare notre petit déjeuner.

***

Je passe mes trois heures de cours en ayant du mal à rester concentré. J’ai pris deux modules pour parfaire mes connaissances. Cela représente peu d’heure, mais me permet de garder un contact avec le campus, même si la majorité de mes condisciples de ma dernière année d’architecture n’est plus là. À midi, je retrouve Mick pour manger, ensuite je dois passer voir une entreprise que j’ai retenue pour notre maison et mettre en ordre les ultimes détails. Je me moque souvent de mon fiancé sur son côté perfectionniste. Là, je suis pire que lui. Je vérifie même le type de camion de chantier qui va intervenir. Le sol de notre terrain est fragile, car jamais travaillé par la main de l’homme. Je souhaite donc éviter les tassements inutiles qui nous réclamerons du remblai à amener. Il est vrai que notre maison va demander un terrassement profond et de solides fondations. Seulement je souhaite minimiser l’impact que nous aurons sur la nature environnante et faire un chantier HQE. Donc tonnage de camion plus faible, égale plus de voyage. Je plaide ma cause, acceptant le surcoût.

Je repasse ensuite aux services techniques de la mairie pour un ultime détail. Nous n’avons jamais été aussi près de commencer les travaux. Puis je passe au pub proche du campus, je cherche Dean. L’étudiant apprécie ce que je tente de faire sur les chasseurs. Il a perdu sa copine à cause de ces cinglés sanguinaires. J’espère qu’il restera pour moi un contact utile et qu’il pourra convaincre certains de ses amis de continuer à rassembler des informations pour mon compte. Je le trouve à une tablée avec des membres de la fraternité tenue par Anna et Parker. Je lui fais un signe discret pour qu’il me rejoigne au bar.

- Salut Dean !
- Hey ! Chad. Des nouvelles de Matthias ?
- Non rien. Aux dernières nouvelles, les équipes de secours n’ont même pas atteint la carlingue de l’avion.
- Il y a peu de chance que…
- Non ! Un membre de ma meute était dans cet avion avec lui, et mon alpha sent toujours le lien. Il reste de l’espoir. En fait, je venais te voir pour autre chose.

Je lui résume mon entrevue avec Anna et Parker la veille et lui demande s’il veut toujours m’aider. Ma base est encore incomplète, mais j’ai bon espoir de rapidement mettre hors d’état de nuire deux clans de chasseurs rivaux. Dean m’arrête, me disant que Parker a déjà fait suivre une consigne aux membres de la fraternité. Plus de surveillance « active » de leur part. Rester discrets et ne pas se faire remarquer. En résumer : me fuir.

- En d’autres mots, faire l’autruche… Au prochain mort dans votre fraternité, il ne faudra pas venir gémir ! M’emportè-je.
- Je suis désolé Chad. Je continuerai à te donner les détails que je trouve.
- Tu ne pourrais pas en convaincre quelques-uns à passer outre les consignes de ces deux couards ?
- Je…


Dean est gêné. Il m’explique tous les « bien faits » qu’il reçoit depuis qu’il fait partie de cette fraternité, et craint qu’en jouant la dissidence, il ne se fasse exclure du groupe. Je suis exaspéré et frustré. Quand je sors du pub, j’ai deux messages sur mon téléphone. Mick est parti avec James pour faire les courses importantes et Amaro a des ennuis dans son sous-sol. Je réponds à Mick de prendre de l’huile pour roulements, car son ami grince et dis à l’Italien que j’arrive pour voir ce qui ne va pas.

***

Si la devanture du Pink Print est gaie et joyeuse, elle n’a aucun impact sur mon humeur plus que maussade. Ma mauvaise nuit y est pour quelque chose, comme la disparition de Matrim et Matthias, plus tous ce que je considère comme étant des trahisons.

- Ciao’ Amico ! Allora berremo un bicchiere. Tu as une mauvaise mine.
- Ciao Aless.

Le gérant du bar est aussi un loup. Difficile de lui cacher mon état d’esprit. Je le suis au sous-sol.

- Tu en penses quoi ?

Je connais les plans par cœur et fronce les sourcils devant ce pilier en béton qui se trouve devant mon nez, mais pas sur les plans du bâtiment. Je tourne autour, le compare aux autres murs de soutient. Ce pilier n’a rien à faire ici.

- Tu as un pied de biche à portée de main ? Demandé-je.
- Je vais te chercher ça rapidamente.

L’Italien remonte l’escalier flambant neuf qui rejoint le bar. Je flâne dans le sous-sol en l’attendant, puis mon téléphone vibre. Les « amis » de Dean m’ont vu lui parler et ont cafté à Parker. Ordre strict lui est donné de ne plus m’approcher. En gros, je deviens une cible potentielle des chasseurs, je suis donc à fuir comme la peste. Bonjour la « fraternité ». Bande de faux-cul ! Je grogne et tente de me rappeler que j’œuvre essentiellement pour moi et que tant mieux si cela profite à une majorité. J’ai l’impression de me retrouver dans la peau d’un héros solitaire qu’on laisse aller au casse-pipes, tout en étant bien content qu’il se colle à cette sale besogne.

- Tiens, voici l'outil. Je te retiens pour manger. C’est non négociable.

Absorbé dans mon ressenti, je n’ai pas entendu l’Italien revenir. La pression ferme et amicale de sa main sur mon épaule fait retomber la pression. Je me saisis de l’outil avec un vague merci. Je suis vanné, autant physiquement que moralement. Je ne mêle pas Mick à mes histoires de chasseurs volontairement. Il connaît mes plans, s’en inquiète un peu. Mais il ne peut guère m’opposer d’argument quand lui-même s’était volontairement mis dans une position dangereuse.

- Je possède la même en bleu de Prusse. J’apprécie la coupe cintrée qui ne gêne pourtant pas les mouvements, me sort Alessandro.
- Je l’ai aussi en bleu de Prusse. En fait j’en ai trois de ce modèle.

Cela nous arrive de parler « chiffon ». L’italien apprécie comme moi, les vêtements bien taillés et de qualité. Avec le pied de biche, je tape à différents endroits du pilier, pour finir par y aller franco vers sa jointure avec le plafond. Le verdict commence à tomber. Puis pris d’une impulsion subite, je commence à frapper de toutes mes forces à un endroit où il sonne creux. L’effort me fait du bien. Cogner me fait du bien. Positionné de l’autre côté, Aless ne vois pas la face que je malmène. Des gravats tombent. Je vais pour lui annoncer mon verdict, quand je sens son aura s’étendre. Ce n’est pas agressif, plus un appel de détresse. Je connais son emphase et sa promptitude à faire du cinéma. Pourtant là, il ne joue pas. De loup à loup, il est possible de « communiquer » sur un plan sensoriel où il est difficile de mentir. Je sens la bête blessée. Le regard penaud qu’il me lance, ne lui ressemble pas. Ses yeux brillent d’une lueur bleutée. Je sais qu’il n’a pas les mains propres, pourtant je reste persuadé qu’à Beacon Hills, il ne s’en est mortellement pris qu’à des gens non innocents. Ce type semble avoir une éthique dans le crime. Il ne cherche pas ses clients chez les gens honnêtes. Ceux qui ont affaire avec lui, savent où ils mettent les pieds. Le paradoxe Amaro, comme je me plais parfois à penser.

Je réagis à cet appel. Difficile de rester de marbre. Je n’ai aucun problème de contrôle depuis ma deuxième pleine lune. Et ma dualité avec le loup s’est entièrement effacée lors de mon dernier voyage à Boston. Je réponds de la même façon, par mon aura, chaude, forte et bienveillante. Étrange qu’Alessandro se laisse aller ainsi à me montrer cette faiblesse, même si ses problèmes de maîtrise ne sont plus un secret pour moi, depuis longtemps. Je suis touché par ce contact soudain. Il ne me cache pas l’homme de l’ombre qu’il est. Il ne s’en excuse pas, ni s’en justifie. Il est ce qu’il a voulu devenir. Il assume son choix, les avantages que cela lui a apporté, et le coût à payer sur son âme. Sa partie lycan me quémande une aide. C’est la première fois qu’en ma présence, il laisse sortir son loup. Je sais qu’il a du mal à le dompter. Il doit m’estimer capable de le contrer s’il devait déraper.

- Tu devrais venir voir de ce côté, dis-je en pointant le pilier avec le pied de biche.

Aless vient se placer à côté de moi, puis éclate de rire en regardant ce que je lui montre. La vision de ce cadavre noyé dans du béton ne m’inspire que de l’effroi, pourtant le rire de l’Italien est communicatif. La situation est cocasse, je ne sais pas qui est ce pauvre type qui est là depuis des lustres, mais pleurer sur son sort ne va pas le ressusciter.

- Tu peux virer ton faux pilier, dis-je en reprenant mon sérieux.

Qu’à fait ce gars pour mériter une telle tombe ?

- Tu vas appeler les flics ? Ce pilier a plus de trente ans, tu ne seras pas accusé d’un meurtre commis alors que tu n’étais pas encore né.

Je comprends vite que la police donne de l’urticaire au propriétaire du lieu. Pendant que je m’essuie les mains sur un chiffon, il appelle sa « squadra ». En effet, il est préférable que les ouvriers ne tombent pas là-dessus.

***

Je me suis laissé tenter par la promesse d’un repas succulent. Le cuisinier du Pink Print est réputé, même si c’est un ours un poil autiste. Je remarque qu’Alessandro néglige la gestion de son bar pour rester avec moi. J’ai presque fini de payer ma dette pour le sauvetage de Mick. J’avais décliné son offre pour un autre travail. Nous nous installons dans son bureau où j’ai déjà passé bien des heures à nous mettre d’accord sur des plans. Ce n’est pas le patron du Pink Print qui m’invite à manger, ni le futur parrain de la pègre locale, mais un loup. Jamais je n’avais senti l’animal si présent. Décoléré de ces problèmes, je ne sais même pas quand est la future pleine lune.


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MessageSujet: Re: Il mio socio in affair || Feat Chad   Mar 27 Mar - 21:25

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« Il mio socio in affair »La réponse de Chad à mon aura me déstabilise. S’il réagit comme je l’espérais, je ne pensais pas apprécier cette force tranquille qu’il développe vers moi. Un soutien, une épaule, un appui solide. Voilà ce que je ressens alors que je tente de l’attraper dans mes filets. Merda ! Depuis quand je me laisse amadouer par un « gentil » ? C’est un loup et à part Willem, je n’en fréquente pas beaucoup. Ma squadra est entièrement humaine. Il n’y a que dans la stiddia gérée par Arès, qu’il y a un surnaturel. Milan, le chien noir.

- Tu devrais venir voir de ce côté.

Je contourne le pilier et viens me placer à côté de Chad. Ce que je vois est si incongru que j’éclate d’un rire franc. Je ne m’attendais pas à ça. Le visage de Chad passe d’un air contrarié à l’amusement. Découvrir un macchabée noyé dans un pilier de béton dans un bar tenu par un mafieux est une histoire plutôt cocasse.

- Tu peux virer ton faux pilier. Tu vas appeler les flics ? Ce pilier a plus de trente ans, tu ne seras pas accusé d’un meurtre commis alors que tu n’étais pas encore né.
- Non, j’ai des crises d’urticaire quand la volaille s’approche trop de chez moi. Je vais demander à mes hommes de virer le cadavre.


J’attrape mon téléphone et appelle Ryan. Je lui explique mon souci immédiat. Il s’occupe à dégager ce type de là et de faire disparaître son corps. J’entraîne Chad rapidement à l’étage car une odeur nauséabonde nous prend au nez. J’invite l’architecte à entrer dans mon bureau. Il s’installe comme s’il était chez lui ou presque. Cette assurance me plait, car elle signifie qu’il s’est habitué au lieu et à moi, bien qu’il sache qui je suis réellement. Il ne me joue pas le numéro du gars qui n’y touche pas. Il a eu besoin de mon aide et a réussi à l’obtenir par un moyen plutôt efficace. Chad Wilder est un gentil, mais il ferait un très bon méchant. Il ne faut parfois pas grand-chose pour faire basculer un homme.

Je m’absente quelques instants pour avertir Charlie que nous sommes remontés du sous-sol et prêts à manger. Quand je retourne dans mon bureau, Chad est passé derrière mon bureau et regarde dehors.

- La vue ne vaut pas celle que tu auras dans ta future maison.

J’entends son cœur rater un battement, puis reprendre un rythme normal. Oui, je connais ses projets et le lui fais comprendre. Il tourne légèrement la tête dans ma direction, mais pas suffisamment pour pouvoir me voir. Il pouffe et hausse les épaules.

À mon tour de rire quand il affirme qu’il va éviter de truffer ses futures fondations d’Italiens trop curieux. Il résiste et joue sur le même plan que moi. La partie va être serrée. C’est un homme intelligent, raison pour laquelle je le veux dans mon équipe. Je fais un pas vers lui et un reflet attire mon regard sur une bouteille qui trône sur mon bureau. Un sourire malicieux éclaire mon visage. Je ne vais pas pouvoir immortaliser la scène et l’envoyer à Wayne, sous peine de faire tout capoter, mais rien qu’imaginer sa tête de type coincé voir son fiancé trinquer avec moi avec son « cadeau », me fait jubiler.

- Chad ! Il faut à tout prix que tu gouttes cet alcool. Une Grappa di Tràpani. Elle a une valeur sentimentale à mes yeux, car mes grands-parents sont originaires de ce coin reculé de Sicile.

L’architecte n’est pas très porté sur les alcools forts. Mais il a toujours apprécié ce que je lui ai offert jusqu’à présent. Je prends deux verres dans l’un des tiroirs de mon bureau et ouvre cette précieuse bouteille qui m’a tout de même coûté un camion complet d’alcool de contrebande. Maledetto Wayne.

- Grappa arte moscato passito zibibbo, autrement dit Grappa à base de raisin sec de Muscat d'Alexandrie.

Je rejoints Chad qui n’a toujours pas décollé de la fenêtre et lui tends son verre.

- Per la tua salute, mio amico.

L’alcool réchauffe mon palais. Le boire en compagnie du mec de Wayne est une douce satisfaction. D’autant que Chad ne semble pas pressé de rentrer chez lui. Nous sommes interrompus par Charlie qui nous amène deux assiettes fumantes et odorantes. Je débarrasse mon bureau des bordereaux de livraison et de la paperasserie liée à la gestion du bar. Je réfléchis comment aborder Chad, pour l’amener là où je le souhaite. Je suis tout de même perturbé par sa présence amicale. C’est comme avec Arès, sauf que là nous sommes de la même espèce. Je n’ai pas l’habitude. J’avoue avoir toujours fui les loups. Question de rang, je ne vis pas sous le même modèle, ou plutôt je l'adapte à l'italienne. Quoi que Will’ m’a un peu réconcilié avec la notion d’alpha. Mais Shepherd est une exception. J’observe Chad qui s’est finalement assis devant son assiette.

- Comment fais-tu pour rester en paix avec ton loup ? Et qu’est ce qui t’a collé de méchante humeur ?


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MessageSujet: Re: Il mio socio in affair || Feat Chad   Mar 3 Avr - 21:55

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Je souris. La réaction d’Alessandro en découvrant un cadavre dans l’un des piliers de son sous-sol est amusante. Son rire avait été franc et sans calcul. Je crois qu’il n’a pas trop à se forcer pour endosser le costume de l’italien charmeur. C’est un bon vivant naturel. Son hilarité avait été communicative malgré l’incongruité de la situation. Il est allé côté bar avertir en cuisine que nous étions remontés.

J’ai boudé la chaise qu’il m’a montrée et contourné son bureau. Je ne suis pas d’un naturel indiscret, mais mon regard a traîné sur les papiers posés un peu en vrac. Rien de bien passionnant, des bordereaux de livraison, des bons de commande, des lettres de relances pour des commandes non honorées. Je me doute bien que rien d’illégal traîne ici.

Le bureau sent la cigarette, mais aussi l’odeur de son propriétaire. Des effluves musqués exsudent de sa veste posée sur un porte manteau. La décoration est minimaliste, à part ce poster géant représentant l’Etna. Alessandro est fier de cette vue et sa symbolique. Finalement, sous le bandit se cache un grand sentimentaliste. Accroché à côté de la veste, un holster avec une arme chromée. Une arme imposante qui va avec l’image que l’Italien veut se donner. Je suis tenté de m’en saisir, de jouer avec le mécanisme que j’imagine parfaitement huilé, mais m’abstiens. Alessandro n’est pas forcément préteur de ses jouets. Je termine ma « visite » en me postant à la fenêtre qui donne sur une ruelle de service.

- La vue ne vaut pas celle que tu auras dans ta future maison.

Il m’a surpris, je ne l’ai pas entendu revenir dans le bureau. Je sens sa présence dans mon dos, mais ne me retourne qu’à moitié vers lui. Je souris et hausse les épaules. J’ai compris le message, mais il enfonce une porte ouverte. En prenant la main sur ses comptes bancaires, je savais que je m’exposais à des représailles. J’ai misé sur le fait que c’est un homme intelligent qui fait passer ses affaires avant ses sautes d’humeurs.

Je me retourne enfin et le fixe droit dans les yeux. Je sais parfaitement où j’ai mis les pieds. Je sais qu’il est des alliances dont il est impossible à se défaire. Son regard est mi amusé, mi sérieux. Alessandro incarne le mâle par excellence. C’est un homme sûr de son charme et rares sont ceux qui lui résistent. Mon regard se fait rieur, et je secoue la tête. Son numéro de charme est redoutable et efficace. Seulement, mon cœur est rempli d’une présence. En ce moment, la vie n’est pas facile entre Mick et moi. Pris dans la recherche de son passé, il prend des risques inconsidérés qui valent ma présence ici, au Pink Print. Seulement, celui qui est devenu une évidence presque au premier regard, peut me reprocher la même inconscience. Nous nous heurtons sur des détails, des priorités, des risques, mais quoi qu’il se passe, nous conservons ce bloc fondamental. Celui qui agace tant Garnet. Mick est mon ancre. Le loup que je suis n’a plus besoin d’une telle attache, mais l’homme si.

- Par respect pour ce que je considère être le projet de ma vie, je vais éviter de noyer un italien trop curieux dans les fondations de ma future maison. Je doute que ton cadavre soit aussi solide que l’homme vivant que tu es Aless. J’aime la perfection quand il s’agit de construction.

Alessandro s’esclaffe. Il ne prend pas ombrage de ma répartie et du contre message que je lui retourne : je ne suis pas sans ressources. Il fait un pas vers moi, puis s’interrompt.

- Chad ! Il faut à tout prix que tu gouttes cet alcool. Une Grappa di Tràpani. Elle a une valeur sentimentale à mes yeux, car mes grands-parents sont originaires de ce coin reculé de Sicile.
- Oh ! Il y a autre chose que des cailloux qui poussent sur ton île où tu n’as jamais mis les pieds ?


Je le taquine ouvertement sur ses origines. Si effectivement la première langue qu’il a appris à parler est l’italien, il n’en est pas moins américain comme moi. Sa réflexion me fait penser à mes propres origines. Pendant vingt-deux ans j’ai pensé être issu de deux vielles familles bostoniennes, pour finalement apprendre que j’ai du sang amérindien dans les veines, et un autre qui prend sa source dans une sombre contrée de France. Ézéquiel, mon grand-père maternel m’avait affirmé que j’incarnai la trinité. Titre pompeux pour souligner qu’en une seule et même personne, j’incarne les loups, les chasseurs et les druides. Depuis ma morsure, je vis comme un loup, mais il est vrai que mon enlèvement avait fait surgir un lien chamanique avec les Hale et Derek en particulier. Dernièrement, c’est la facette « chasseur » qui ressort avec ma quête d’éliminer les pourris qui sous couvert de chasse, ne font qu’assouvir de viles envies.

Je laisse Alessandro ouvrir sa précieuse bouteille et me servir un verre de ce qu’il considère être un nectar. Je n’ai pas décollé mes fesses du rebord de sa fenêtre, il m’apporte donc mon verre. Si je me comporte ainsi, un peu en territoire conquis, c’est pour marquer la différence avec les types qu’il emploie. Je ne suis pas et ne serais jamais un de ses employés.

- Per la tua salute, mio amico.
- “A la tienne, partenaire”.
Dis-je dans un français presque irréprochable.

Surprise, haussement de sourcils. Alessandro s’étonne, ses yeux se rétrécissent sous la réflexion. Sans la parler couramment, il comprend cette langue. Il me connaît assez pour savoir que je suis plutôt avare de paroles inutiles. Il a son réseau, moi j’ai les miens. Je trempe enfin mes lèvres dans cet alcool auquel il semble tenir. Pas très amateur d’alcool fort, je n’en apprécie pas moins la qualité de ce qu’il vient de me servir. Je ferme les yeux pour profiter de toutes les saveurs qui explosent dans ma bouche.

Il n’est pas rare qu’Alessandro me fasse goûter un des alcools qu’il sert dans son bar. J’ai parfois ainsi la primeur d’une référence qu’il pense ajouter à sa carte. Habitué aux alcools de qualité par mon père, j’ai un palais capable d’apprécier ce qu’il me sert. La porte s’ouvre à la volée, comme manipulée par un troll en furie. Charlie arrive avec deux assiettes fumantes et odorantes, promesses d’un plaisir gustatif. Je reste vers la fenêtre à savourer mon verre de « Grappa arte moscato passito zibibbo » pendant que l’italien dégage son bureau.

Finalement, l’alléchante odeur me rappelle que j’ai faim. Je me rends compte que je n’ai pas averti Mick. Je sors mon téléphone et compose un message un peu humoristique pour me faire pardonner.

« Ton Loulou ne résiste pas à l’appel d’une entrecôte cuisinée par un expert. Je ne rentre pas trop tard. Je reviens avec un pot de glace avec ton parfum préféré. Je t’♥️ ».

Je m’installe et fais honneur à cette viande succulente. Y a pas à dire, nous sommes des carnivores. Nous mangeons un moment en silence. Alessandro m'a resservi un verre de Grappa. Les saveurs se mélangent dans une infinité de variétés. Ce repas est succulent. Charlie pourrait prétendre à travailler dans les cuisines du restaurant français de Marc et Pierre.

- Comment fais-tu pour rester en paix avec ton loup ? Et qu’est ce qui t’a collé de méchante humeur ?

Je lève le museau de mon assiette et regarde mon hôte. Son regard est bienveillant. Il ne cache pas sa faiblesse quant à la maîtrise de son loup, et sa sollicitude me semble non feinte.

- Pour le loup, je pense que cela vient de ton tempérament initial, avant la morsure. J’ai toujours été calme. À ma deuxième lune je maîtrisais l’animal. Mais…

Alessandro m’encourage à poursuivre. Je lui explique les circonstances de ma morsure. Emy qui n’en réchappe pas. Hugues en alpha violent. Je lui raconte ma première lune passée sous ses coups poings, sa domination impitoyable et mon sentiment de culpabilité que j’ai noyé en embrassant cette bête qui était avec moi. Je lui explique que je n’ai pas lutté contre le loup, et qu’au contraire je l’ai laissé me prendre. Deux ans de violences ont suivie, mais uniquement contre les meutes rivales et la couleur de mes prunelles atteste que je n’ai pas tué d’innocent. Je lui raconte la prise de conscience qui a suivie et mon arrivée ici. Je regarde ma main et laisse poindre mes griffes.

- Tu traites ton loup comme un monstre, il te rend la pareille Aless.

Je ne lui dis pas que depuis ma rencontre avec Lycaon et ma fusion avec mon loup, j’ai changé et évolué. J’ai abandonné une part du Chad que j’étais, comme le loup a cédé une part animale. Je suis plus sauvage qu’avant, mais le loup est moins impulsif.

- La prochaine pleine lune, si tu veux. On la passe ensemble.

C’est en prononçant ces mots que je me rends compte que je vais devoir une sacrée explication à Mick, pour qu’il me laisse passer une nuit avec un Italien sulfureux. Il ne doute pas de moi, mais il reste possessif, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mais déjà que mes combines avec Adriann l’avaient moyennement fait rire... Là je souhaite juste aider Alessandro. C’est un homme qui monte en puissance à Beacon Hills. Cela serait pas mal qu’il arrive enfin à gérer son loup.

- Quant à ce qui me colle de mauvaise humeur, c’est un réseau d’information qui me lâche, alors que je prends tous les risques pour sauver les fesses de tout le monde.

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MessageSujet: Re: Il mio socio in affair || Feat Chad   Sam 7 Avr - 18:56

clickAlessandro & Chad
xxx
« Il mio socio in affair »- Per la tua salute, mio amico.
- “A la tienne, partenaire”.


Surpris, je suspends mon geste. Je ne parle pas couramment français, mais c’est une langue suffisamment proche de l’italien pour que je comprenne ce que Chad vient de me répondre. Je ne sais pas ce qui m’étonne le plus, qu’il me nomme « partenaire », ou qu’il utilise cette langue qui est presque un code de chasseurs. Wilder n’est pas homme à agir au hasard. « Partenaire », il ne sait pas si bien dire. Il se doute ce que je souhaite de lui, je lui en ai déjà parlé à mots couverts. Chad Wilder, ou ce « gentil » architecte qui cache un esprit bien plus machiavélique qu’on ne pourrait le penser. Il a l’air serein, alors qu’il s’apprête à dîner en compagnie avec un truand notoire. Qui manœuvre qui ? Je souris en le voyant apprécier l’alcool que son affascinante fidanzato m’a offert. Wayne n’est pas là pour savourer mon pied de nez à son affront. Mais, je crois que j’ai trouvé une autre manière d’atteindre ce gars au sang plus froid que celui d’un serpente a sonagli. Chad est bel homme...

Charlie est à la hauteur de sa réputation et sachant qu’il cuisinait pour deux loups, il a pris soin de nous choisir des morceaux de viande de choix. Chad se régale avec un plaisir évident. De mon côté, je ne boude pas mon plaisir non plus. Que dit-on de deux prédateurs qui partagent un festin ? “Partenaires ?” La réaction de Chad fait son chemin dans mon esprit. Elle verrouille des pistes, en ouvre d’autres. À ma question sur sa maîtrise du loup, sa réponse immédiate me déçoit un peu, car banale et convenue.

- Pour le loup, je pense que cela vient de ton tempérament initial, avant la morsure. J’ai toujours été calme. À ma deuxième lune je maîtrisais l’animal. Mais…
- Mais ?


La suite me surprend, mais explique aussi le caractère actuel de Chad. Fils de bonne famille, il s’est mangé un mur en se faisant mordre. J’écoute attentivement son histoire assez surpris qu’il se livre aussi spontanément. Ai-je réussi à lui inspirer suffisamment confiance pour cela ?

- Tu traites ton loup comme un monstre, il te rend la pareille Aless.
- Il en est un Chad. Je ne suis pas un tendre, mais il est pire. Je n’ai jamais pris plaisir à… éliminer les dangers qui se sont dressés devant moi. Mais le loup lui… seriamente, il me fait peur.
- La prochaine pleine lune, si tu veux. On la passe ensemble.

Sa proposition me désarme par sa spontanéité et son altruisme. Je comprends qu’il s’étonne lui-même de ses mots, car son regard vacille. Puis je comprends ce qui le tracasse : Mickael Wayne. Mais si la perspective de faire enrager Batman est plaisante, l’idée de passer ce moment particulièrement difficile pour moi en compagnie de Chad, me perturbe. Il n’a pas l’aura de Willem, mais Will’ est un gentil. Un gentil, à qui il a fallu du temps pour se mettre à pleine puissance pour me contrer. Chad est également un « gentil », mais je le sais capable de noirceur. Il est capable de me gérer, si je n’ai pas mes flingues avec moi. Ce qui me gêne est que sur ce terrain, je ne suis pas le maître. Toutefois c’est un moyen de me rapprocher de lui et de créer un lien plus personnel.

- Quant à ce qui me colle de mauvaise humeur, c’est un réseau d’information qui me lâche, alors que je prends tous les risques pour sauver les fesses de tout le monde.

Perfetto, il vient de saisir la perche que je lui tendais.

- L’ingratitude est un sport national mio amico. Pour la pleine lune… mon orgueil en prend un coup, mais j’accepte. Si tu arrives à discuter avec le monstre qui est en moi, je prends.

J’ai repoussé nos assiettes sur le côté et resservi nos verres pour une discussion qui se veut plus intimiste. La frustration de Chad est évidente. C’est sur ce sentiment que je dois surfer.

- Que dirais-tu de quelqu’un de fiable sur qui compter ? Quelqu’un qui a aussi un réseau d’information bien développé sur la ville. Tu m’aides, je t’aide mio amico socio.

Je lève mon verre à notre association. Je le vois hésiter. Il n’est pas naïf sur l’engagement qu’il prend, mais il est décidé dans son projet. Comme son doute persiste, je l’amadoue.

- C’est ton mec qui porte le nom d’un super héros, pourtant c’est toi qui te colles à cette tâche. Ton projet est noble. T'aider est un peu m'acheter une bonne conscience. Et on ne contre pas des tueurs avec des fleurs. Laisse-moi me salir les mains à ta place. Mon âme est déjà grillée…

Mon verre est toujours tendu vers lui, nos regards accrochés l’un à l’autre. De l’index, je tapote mon cœur. Ses battements ne varient pas d’un iota. Enfin son verre choque le mien. Je lui fais un clin d’œil avant de boire cul sec cette Grappa hors de prix. Implicitement, il accepte de m'aider. Et cela ne se résume pas à me tenir la main lors des pleines lunes.

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MessageSujet: Re: Il mio socio in affair || Feat Chad   Mer 18 Avr - 22:01

Il mio socio in affair
Chad
ft.
Alessandro
J’expose à l’italien ce qui me colle de mauvaise humeur. Ce réseau d’information qui me laisse tomber. Tout ce travail qui tombe à l’eau faute de données. Je doute qu’il critique mon plan quand à faire un ménage drastique chez les chasseurs. Après tout, il est également un loup, et même s’il reste un loup solitaire, les chasseurs pourraient très bien le prendre un jour pour  cible. La différence avec moi, est qu’Alessandro possède toute une organisation pour protéger ses arrières. J’imagine bien que ses ennuis les plus mortels ne viennent pas de cette guerre de l’ombre, mais d’une autre, bien plus commune.

- Que dirais-tu de quelqu’un de fiable sur qui compter ? Quelqu’un qui a aussi un réseau d’information bien développé sur la ville. Tu m’aides, je t’aide mio amico socio.

Alessandro a écarté nos assiettes nettoyées du délice que nous avait préparé son cuisinier. Il ressert également mon verre de cet alcool particulièrement bon au palais. À voir le soin qu’il prend avec cette bouteille, je la devine hors de prix. Je suis flatté qu’il partage son nectar avec moi. Je retrouve cette ambiance cosy que j’ai pu connaître à Boston, où je baignais dans un univers chic et argenté, loin de Beacon Hills, petite ville de province bien ordinaire. Mon père adoptif m’a appris la valeur de l’argent et à ne pas le dénaturer. Il m’a aussi appris à apprécier ce que ce même argent pouvait m’offrir. Dire que j’ai gardé des goûts de luxe, n’est pas faux.

Je réfléchis à ses propos. Je ne suis pas naïf, Aless’ n’est pas un philanthrope, c’est avant tout un homme d’affaires. Ce n’est pas non plus une bonne personne, pourtant je sais que c’est un homme de parole. Il lève son verre pour sceller un accord, je ne bronche pas. Mon principal frein est Mick. Je me souviens des piques qu’ils se sont lancés, la fois où il est venu avec moi au Pink Print. Mick n’est pas un gangster comme l’italien, pourtant il a un passé tout aussi trouble. Un passé qui l’a amené aux abords du manoir Hale, une torche en main. Nous ne savons encore rien sur les fondements de ce souvenir, et jusqu’à quelle mesure il a été poussé ou non à agir. Je ne lui en ai jamais rien dit, mais son amnésie parcellaire, n’a-t-elle pas été provoquée pour se racheter une conscience ? Je suis persuadé que Mick a fait des choses bien, comme sauver le juge Linch. Et j’aime l’homme qu’il est aujourd’hui sans retour possible, quoi que nous apprenions sur son passé. Mais quel est son passif avec Robin ? Ce type n’était pas un doux agneau, mais bel est bien un tueur. Un tueur qui a été son ami, son amant.

- C’est ton mec qui porte le nom d’un super héros, pourtant c’est toi qui te colles à cette tâche. Ton projet est noble.

Je grimace un sourire quand il évoque le nom de Mick. Surpris également que nos pensées nous aient tournées vers lui au même moment. « Batman » c’est une raillerie que je lui fais de temps à autre. Quant à me traiter de héros, ma vengeance sert aussi la cause des autres. C'est tout.

- T'aider est un peu m'acheter une bonne conscience. Et on ne contre pas des tueurs avec des fleurs. Laisse-moi me salir les mains à ta place. Mon âme est déjà grillée…

Il n’a pas tort. Une guerre n’est jamais propre. Il se propose de se salir les mains à ma place. C’est le côté sombre de la mission que je me suis donné, qui devient de plus en plus difficile à appréhender, au fur et à mesure que ma colère initiale se temporise. Aless pourrait être « mon Robin », sans le côté charnel évidement. L’italien est bel homme, mais je reste de marbre devants ses charmes. Il l’a compris, vu qu’il change son fusil d’épaule pour me décider. Son doigt qui désigne son cœur, m’invitant à scruter son rythme cardiaque finit de me décider. Il ne me ment pas. Je sens que l’explication va être rude avec Mick, mais mon fiancé ne peut pas me reprocher cette association alors que lui a fait sûrement bien pire. Mais comment le lui dire sans le blesser ? Chaque chose en son temps, un problème à la fois.

L’italien boit son verre cul sec, je le suis. L’alcool me réchauffe la gorge et crame mes dernières hésitations. Nos verres claquent la table dans une belle synchronisation, scellement d’un contrat. Finalement ce qu’il me demande en retour n’est pas si différent de ce que j’ai pu voir à Boston lors des soirées guidées entre bonnes gens de bonnes familles. Tous des escrocs en col blanc qui avaient indirectement bien plus de sang sur les mains qu’un chasseur lambda. Il me demande d’être ses yeux et ses oreilles dans les milieux qui lui sont inaccessibles. En échange il m’offre le même service, avec en plus l’option un coup de patte que j’aurais du mal à faire moi-même.

- Je ferai ma part du marché, par contre il va me falloir un peu de temps pour pénétrer les hautes sphères de la région.

Aless me rassure qu’il ne s’attend pas à ce que je lui renvoie l’ascenseur immédiatement. Il voit notre collaboration sur du long terme.

- Il se fait tard, j’ai promis de la glace à Mick. Il faut que je passe au magasin avant qu’il ferme.

Aless me propose de me donner de la glace qu’il sert à son bar. Je refuse poliment. Je pense que Mick n’apprécierait pas de voir l’emballage aux couleurs du Pink Print. Une poignée de main plus tard, je sors du bureau. Demain j’enverrai à Aless une liste des noms de gens qui sont potentiellement liés à des activités de chasse. Il faut que je sache qui est alliés, et qui est en concurrence.

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