AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
10 novembre 2018

Andy Turing


►►►◄◄◄

Therence Garnet


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
27 octobre 2018

Andy Turing


►►►◄◄◄

Amance Jouve


►►►◄◄◄

Liam Dunbar




Classement au
13 octobre 2018

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Therence & Caracole


►►►◄◄◄

Lewis Walton




Classement au
29 septembre 2018

Andy Turing


►►►◄◄◄

Tobias Shepherd


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
15 septembre 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Isaac Lahey


►►►◄◄◄

Andy Turing




Classement au
31 août 2018

Caracole O’Brien


►►►◄◄◄

Andy Turing


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
18 août 2018

Isaac Lahey


►►►◄◄◄

Amance Jouve


►►►◄◄◄

Lewis Walton




Classement au
4 août 2018

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Amance & Willem


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
21 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski




Classement au
6 juillet 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
23 juin 2018

Scott McCall


►►►◄◄◄

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
9 juin 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Vicky Anderson


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
26 mai 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alex


►►►◄◄◄

Tobias Rapier




Classement au
11 mai 2018

Tobias Rapier


►►►◄◄◄

Charlie & Alex


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
28 avril 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Samael Washington


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
14 avril 2018

Caracole O’Brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
31 mars 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Scott McCall




Classement au
17 mars 2018

Theo Raeken


►►►◄◄◄

Lydia Martin


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
4 mars 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Leoric & Derek


►►►◄◄◄

Charlie Crowley




Classement au
17 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Derek Hale




Classement au
3 février 2018

Leoric Teniala


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
20 janvier 2018

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Leoric Teniala




Classement au
6 janvier 2018

Derek Hale


►►►◄◄◄

Connor Edenfield


►►►◄◄◄

Therence Garnet





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

 l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)

Aller en bas 
AuteurMessage
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mar 17 Avr - 9:04


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Plusieurs fois je l’ai vu avec les yeux rouges et bouffies, les pupilles dilatées ainsi qu’une odeur rance d’alcool traînante autour de lui. Cela est inadmissible, un enseignant ne peut décemment pas arriver ivre sur son lieu de travail sachant qu’il enseigne à des enfants. Quand je le vois ainsi, je ne peux m’empêcher de penser à mon père, cet alcoolique notoire qui buvait matin, midi et soir et cela ne me plaît pas, il me frappait dessus, il me hurlait dessus, parfois même les coups qu’il me portait étaient si violents que ma peau éclatée et je me mettais à saigner abondamment. Je ne pouvais rien faire, j’en avais peur. Maintenant les choses ont changé et je ne supporterais pas plus longtemps un tel problème. Surtout sachant que je peux faire quelque chose, pour éviter que d’autres personnes ne viennent à souffrir à cause des ravages de la boisson. Quoi que je fasse, je dois agir, mais comment, voilà une bien bonne question. Depuis son arrivée au lycée je serre les dents et les points, je ronge mon frein pour ne rien dire et ne pas lui sauter à la gorge. Ce serait beaucoup trop compliqué d’expliquer pourquoi j’ai eu un accès de violence, moi qui ne veut jamais créer d’esclandres. Puis ce serait ruiner ma couverture, moi qui cherche avant tout à être discret, à faire en sorte que les chasseurs n’apprennent pas mon existence ou du moins qu’ils l’apprennent sans que je sois considéré comme un danger.
Cependant, je suis trop impliqué, savoir et ne rien faire c’est quelque chose qui m’insupporte. Je rongeais mon frein, et à le voir une nouvelle fois avec les stigmates d’une cuite me révulse ainsi que me met hors de moi. C’est la pause du midi, nous avons une heure, ainsi j’attrape mes affaires que je dépose dans mon casier à l’intérieur de la salle des enseignants et me dirige vers sa classe à lui, sachant qu’il ne la quittera pas. Je toque rapidement à la porte et le vois totalement avachis sur sa chaise, ses mains sur le visage. A quoi joue-t-il bon sang ? Si c’est à cause de problèmes personnels je pourrais comprendre à la limite, mais il y a des choses à ne pas faire quand on est professeur. Je le regarde avec cet air dégoûté et commence à sentir des remarques acerbes poindre le bout de leur nez sur ma langue, contrôle, ensuite on parlera. « Tobias, il faut qu’on parle. » Je m’annonce ainsi, sans salutations protocolaires, sans politesse, mais ce n’est pas ce que j’ai envie, il a besoin qu’on lui remonte les bretelles. Pendant longtemps j’ai eu envie de faire des conneries quand j’ai subis tout ce que les chasseurs m’ont fait en Norvège, le suicide, l’envie d’en finir. L’alcool n’était pas une solution, étant un lycanthrope, cela n’aurait eu aucun effet.
Je m’avance face à son bureau et reste debout, les bras contre mon corps, je tente de ne pas être trop indélicat dans ma façon de me tenir ou de parler. Ce serait immédiatement faire monter le ton et je ne le veux pas, s’il sent que ça va partir en engueulade, c’est sûr que ça le sera. « Il faut que tu arrêtes ça. » Je le regarde cette fois-ci en montrant son visage, l’air un peu accusateur sans pour autant être méchant. Quand je le vois, une image apparaît, mon père, l’alcoolique qui m’attache à un radiateur, arrache mon t-shirt et me fouette à coup de ceinturons parce que j’ai eu le malheur d’avoir une mauvaise note. Chaque coup qui cingle ma peau déclenche un hurlement de douleur et au bout du vingtième coup je sens la peau qui lâche, le sang qui coule sur mon dos et puis le noir, la souffrance était trop forte et je suis tombé dans les pommes. C’est à cela que je pense quand je le vois et je dois agir, qu’il ne devienne pas comme lui. Même si je dois l’aider, ça ne me dérange pas, je serais là.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mar 17 Avr - 11:49

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



La pause du midi, triste à dire mais un de ses moments favoris de ces foutues journées. Un peu de calme loin de ces enfants criards et indisciplinés, pour la plupart totalement réfractaires à l'idée de faire rentrer la moindre connaissance dans leurs crânes. Ce job est aussi ingrat que les jeunes à qui il doit enseigner, et cette interclasse lui permet de s’octroyer le petit plaisir qu'est le sien :  quelques gorgées de bourbon bues à la va-vite. En général c'est à cet instant que sa flasque fini vidée, et les moments durs reviennent en fin de journée, quand les cours touchent à leur fin, mais que l'horloge au fond de sa classe lui rappelle qu'il est encore trop tôt pour qu'il rentre chez lui. Il a été forcé de diminuer sa consommation d'alcool pour reprendre le chemin de l'éducation et cela lui fait plus de mal que de bien. Il se passe une main sur le visage, deux doigts resserrés autour de son arrête nasale, et lorsqu'il entend des coups être donnés contre la porte, il inspire juste plus fort encore. Pas de dédain, non juste un réflexe pour se détendre et se préparer à devoir faire face à un intrus.

Il entend la porte s'ouvrir, se refermer, et ne daigne même pas lever les yeux vers le nouvel arrivant, qui pour l'instant n'a aucun intérêt à ses yeux. Il en ferme même les yeux, s'ennuyant de la discussion que l'autre va vouloir lui imposer, et ce sans même en connaître le contenu. Les gens sont ennuyeux, ceux qui échappent à cette règle sont bien souvent des personnes peu fréquentables. Par contre il se redresse entendant son prénom, jaugeant rapidement l'homme qui lui fait face. Il ne sait même pas qui est ce type. Et l'envie de l'envoyer sur les roses, poliment mais toutefois de façon très claire commence à naître au fond de lui. Il repose sa main sur son bureau, tapotant rapidement le bois bas de gamme alors que ses yeux ne quittent pas l'inconnu qui vient vers lui. Et qui continue de l’interpeller, avec un calme approximatif. Un parent d'élève en colère donc. Pas étonnant vu le nombre d'heures de colle qu'il a distribué depuis son arrivée. Il se racle un peu la gorge, main devant la bouche pour épargner ce son peu délicat à son vis à vis, mais surtout camoufler son haleine comme il le peux avant de répondre sur un ton détendu.

-Si j'ai sanctionné votre enfant, c'est qu'il le méritait de part sa stupidité ou son comportement.  Donc je n'ai pas à en parler avec vous. Allez donc vous plaindre au principal, qui se fera une joie de vous écouter.

Il porte une main à son manteau, sortant un paquet de cigarette et un vieux zippo, avant de se lever pour aller ouvrir une fenêtre. Il allume sa clope, et la mène à ses lèvres, fermant les yeux en tirant un première bouffée de nicotine sur celle-ci. Puis il recrache la fumée, doucement vers l'extérieur, avant de finalement réagir. L'intrus est toujours là. Il tire à nouveau sur son bâton cancérigène avant d'avaler la fumée pour la laisser sortir par ses narines et parler d'une voix plus rauque.

-Vous devriez partir, je ne suis même pas sûr que les parents soient autorisés à venir sans rendez-vous.

Il se tourne finalement vers la fenêtre, totalement décidé à ignorer cet homme tenace qui vient de casser son moment de tranquillité. Mais il n'est pas du genre à s'énerver pour si peu, voir plus du genre à s'énerver du tout. Les actes comptent bien plus que les petites crises de colère stériles. Il regarde les élèves à l'extérieur, sans vraiment les voir, presque heureux d'être revenu enseigner en les voyant, le bien de l'image sans le son qui va avec. Finalement ses cours seraient bien plus agréables à dispenser si tout ces gamins étaient dotés d'un bouton « Mute ».
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mar 17 Avr - 15:53


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Il m’agace, il a tous les symptômes du mec dérangé en manque d’alcool, et rien que pour cela il mérite l’attention d’un bon psychiatre pour remettre tout cela en place, ou encore une bonne morsure de loup-garou afin qu’il ne puisse plus jamais boire. Le problème de cette dernière résolution c’est que cela lui donnera un pouvoir supérieur qu’il pourrait utiliser à de mauvaises fins. Déjà qu’il est potentiellement dangereux, autant ne pas en rajouter. D’autant plus qu’à voir l’état dans lequel l’alcoolique qui me servait de père quand il a été mordu, je ne préfère pas tenter le diable. J’ai déjà les yeux bleus, inutile d’accentuer le mal en tuant à nouveau quelqu’un. Puis à le voir, j’imagine que c’est dû à une souffrance profonde, les cernes, le regard creux, j’ai les mêmes, et ça ne s’effacera probablement jamais, il faut apprendre à vivre avec, mais on ne peut pas oublier, on n’oublie jamais les traumatismes.
Il empeste le vieux bourbon et l’indifférence, comme s’il se préparait déjà à recevoir des remontrances de la part de quelqu’un. Son air insipide et sa nonchalance me donnent des envies de meurtres violentes, moi qui suis d’ordinaire quelqu’un que l’on pourrait qualifier de calme, voilà que j’en arrive à vouloir lui tordre le cou violemment pour briser ses cervicales. En une phrase : Tobias Rapier, professeur de littérature, est un parfait tocard. Mais je me garde bien de donner mes jugements à haute voix.  « Si j'ai sanctionné votre enfant, c'est qu'il le méritait de part sa stupidité ou son comportement.  Donc je n'ai pas à en parler avec vous. Allez donc vous plaindre au principal, qui se fera une joie de vous écouter. » Je serre les points, et ronge à nouveau mon frein, une furieuse envie de lui décrocher ma main dans la gueule menace de prendre le dessus, l’élastique est bien tendu. Puis quand je le vois sortir une cigarette de sa poche, c’est le pompon, il ouvre la fenêtre et commence à fumer tranquillement dans une salle de classe. L’air complètement ahuri, je le dévisage, montrant clairement ma colère, mais il s’en moque car il ne m’adresse même pas un simple regard. « Vous devriez partir, je ne suis même pas sûr que les parents soient autorisés à venir sans rendez-vous. » Un grognement racle le fond de ma gorge, pourvu que le proviseur passe dans la salle de classe justement, qu’il voit un peu le genre d’ordure qu’il recrute en tant qu’enseignants. Ce serait un juste retour du bâton.
Je m’approche de lui et attrape sa cigarette alors qu’il s’apprêtait à la porter à ses lèvres avant de la jeter par la fenêtre d’un geste si rapide qu’il ne peut rien faire d’autre que subir. Cette fois-ci, je m’approche de lui et le toise de malgré le fait qu’il soit plus grand que moi d’environ une demi tête. « Je vois que l’alcool fait des ravages considérables sur votre cerveau. Je ne suis pas un parent d’élève, je suis votre collègue et je crois qu’il va falloir que vous arrêtiez vos idioties à vous donner en spectacle devant les étudiants. Si vous voulez fumer, c’est dehors et pour boire c’est dehors aussi. » Cette fois-ci je me recule, le poing toujours serré et les yeux menaçant de virer à leur couleur de lycanthrope. Je dois me contrôler, je dois rester zen et ne pas lâcher le loup intérieur.
Physiologiquement il ne ressemble absolument pas à mon père, il n’est pas blond aux yeux châtaignes, sa peau est trop burinée. Mais physiquement c’est une autre histoire, son teint est cireux et ses yeux enfoncés dans leurs orbites. Un déchet humain causé par les ravages de la boisson. « Je vous préviens Tobias, vous faites le moindre mal à un étudiant à cause de votre alcoolisme c’est moi qui viendrais vous voir. Et croyez le ou non, vous ne voulez pas ça. » Je crache ma colère comme un acide à son visage, et je ne suis même pas sûr que cela ait le moindre effet, son air complètement indifférent m’agace au plus haut point. Finalement je desserre les doigts car je sentais mes griffes apparaître et reprends mon calme dans un naturel effarant. Plus de dix-sept comme lycanthrope et cinq ans comme alpha ont fait que je sais comment agir avec ma nature intrinsèque. « Ce n’était qu’un avertissement, je ne tolérerai pas que vous leur fassiez du mal pour cause de raisons personnelles. Je sais comment distinguer un alcoolique, j’ai vécu toute ma vie avec un père qui l’était et je sais de quoi vous êtes capables les gens comme vous à vous ravager la santé avec des saloperies pareilles. » Je le désigne parmi les gens, sachant que ça le piquera au vif, ce n’est pas un professeur, pas un idiot, c’est une personne sans importance, quelqu’un qu’on ne regarde pas, qu’on ne remarque pas, en clair une chose qui ne devrait même pas exister.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mer 18 Avr - 1:59

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Il n'a même pas le temps de réagir que sa cigarette lui est arrachée de la main et fini jetée par la fenêtre. Il penche la tête à travers l'ouverture, un air un peu ahuri collé au visage, cherchant à comprendre ce qui vient de se passer. Mais avant qu'il ne puisse lancer un réflexion cassante à l'autre homme, celui-ci se met à lui parler. Ou plutôt à lui faire la morale. La seule information qui parvient à se faire un chemin entre ses deux oreilles, est le fait qu'il s'est un peu loupé en pensant identifier l'homme. Il se retient de faire claquer sa langue, agacé par le comportement de l'autre avant de refermer la fenêtre d'un geste calme. Il fixe finalement l'autre homme, ce collègue intrusif, souriant intérieurement en voyant que ce dernier s'est reculé de quelques pas, il ne loupe pas ses poings serrés, signe d'un calme qui s'évapore comme l'eau dans un marais salant. Et cette constatation fait naître un autre sourire, bien réel cette fois, sur ses lèvres.

-Un collègue. Je vous dirais bien que je suis charmé de faire votre rencontre mais cela ne serait qu'un bien triste mensonge. Si je fume, et bois occasionnellement dans cet endroit, c'est tout simplement pour éviter de côtoyer les autres professeurs, surtout les arrivistes moralisateurs.

Il s'éloigne finalement, sourire toujours rivé au visage alors que l'envie de se rallumer une cigarette se fait sentir. Juste pour le plaisir de souffler sa fumée au visage de cet empêcheur de tourner en rond. La provocation directe n'est pas dans ses habitudes, mais par moment l'idée se fait si pressante qu'il ne sait pas résister. Mais à vrai dire, il tient à son poste, au moins un peu. Et jouer le jeu de l'autre serait prendre le risque de le voir aller tout raconter à la direction. Ses élèves sont sans doute au courant pour le tabac dans la salle de classe, mais restent impressionnés par le professeur strict qu'il est et ne veulent pas prendre de risques. Mais le simple fait que ce type soit venu lui parler de son soucis de boisson prouve bien qu'il est loin d'être facilement impressionnable. La preuve, il est toujours là et le menace même à présent. Son sourire ne fait que s'agrandir alors qu'il l'entend. Si le gars veut en venir aux mains, il risque de vite déchanter. Il passe une main au niveau de sa veste, ses doigts caressant le léger relief créé par le couteau papillon qui s'y trouve. Un de ses petits jouets fétiches dont il ne se sépare jamais.

Il retire bien vite sa main, avant de soupirer d'impatience en entendant l'autre qui continue à déblatérer dans le vent. Pauvre petit bonhomme élevé dans l'alcoolisme du papa, c'est donc de là que vient cette idée de croisade ? Il tente sans doute de le vexer, voir de le pousser à se mettre en colère, mais il risque bien de finir déçu. S'il devait se mettre en danger et perdre son sang froid aussi rapidement cela ferait longtemps qu'il aurait atterrit dans une boite en sapin. Rage et chasse ne font pas bon ménage, et il a tendance à penser que ce type d'adage vaut aussi pour la vie de tout les jours. Mais son sourire grandit encore alors qu'il remarque le temps utilisé par son visiteur. Il s’assied à son bureau, avant de tapoter celui-ci du bout des doigts, tic nerveux trahissant son amusement plus qu'autre chose.

-On a pas réussi à sauver son papa, donc on tente de recommencer ? Charmante initiative mais je ne suis pas tenté à l'idée de prendre une carte de membre aux Alcooliques Anonymes. A moins que... Il buvait parfois un coup de trop et s'en prenait à vous ? Rassurez vous, je suis assez lucide pour ne pas retirer ma ceinture pour frapper mes élèves avec.

Il est sûr d'avoir visé juste, cette envie de protéger les élèves qu'a son confrère ne trahit rien d'autre qu'une simple peur de la violence sous influence. Un môme traumatisé et rien d'autre. Mais il n'est pas comme ça, et  ne s'en prendrait jamais à un humain, surtout sous l'emprise de la boisson. Après tout cette dernière ne représente rien de plus qu'une thérapie pour lui. Une façon comme une autre d'échapper à ses pulsions destructrices et à la maison de fou. Il sait bien qu'il n'a plus toute sa tête, que la tristesse l'a rendu méchant, et l'a transformé en un autre homme il y a quinze ans. Un homme sans doute bien trop mauvais pour se permettre d'espérer une rédemption ou une autre jolie récompense de ce genre. Il n'en voudrait même pas de toute façon, il a juste décidé de ne plus être un tueur. Ou alors uniquement dans des situations qui ne lui laissent pas le choix. Laisser les habits du bourreau de côté, et se sentir sauveur. Juste pour voir si cela pourrait réveiller son cœur qui est mort depuis bien longtemps déjà. Il laisse glisser ses mains l'une contre l'autre, avant de jouer distraitement avec son alliance, symbole unique de l'homme qu'il a été.

-En tout cas, sachez que j'ai déjà une mère pour me donner des leçons de morale durant les fêtes de fin d'année. Je n'ai nul besoin d'un confrère pour me dire quoi faire de ma vie. Vous pouvez disposer.

Il lui désigne la porte d'un geste nonchalant d'une main alors que la seconde part à la recherche de ses cigarettes. Plus qu'un luxe, un besoin pour retrouver son calme avant l'arrivée de sa prochaine heure de cours. Si l'autre ne veux pas le voir fumer, il n'a qu'à sortir.
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mer 18 Avr - 15:00


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Tobias est l’archétype même de la personne que je ne supporte pas, pourtant quelque chose m’informe qu’il ne le fait pas exprès, ou du moins qu’au fond de lui quelque chose ne fonctionne pas correctement, ses yeux le trahissent, j’y vois la tristesse telle que je la voyais dans ceux de mon père chaque fois qu’il plongeait son nez dans la vodka bon marché du magasin du coin de la rue. Il veut me provoquer, je le vois à son regard qui se pose sur sa veste, mais il se ravise, sachant que j’ai le pouvoir de le faire virer dès que le souhaite. Pourtant ce n’est pas mon intention, loin de là. Désormais, ayant vu le désespoir au plus profond de son cœur, la seule chose que j’ai envie de faire, c’est de l’épauler, de réussir là où j’ai échoué avec mon père. J’ai doublement échoué en ne réussissant pas à le garder en vie quand il s’est fait mordre par mon ancien alpha. J’aurais aimé pouvoir quelque chose, seulement je n’avais pas le recul ni la maturité pour. Désormais quand je repense à l’expérience que j’ai, aux bagages que je traîne derrière moi, peut-être que je parviendrais à le tirer de cette mauvaise passe. Pourtant j’aurais bien des difficulté à le faire, puis lui ne me semble pas partant à cette idée. D’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’il soit partant à l’idée de quoi que ce soit à part se mettre un bonne gueule de bois.
Lui s’amuse, me regarde avec ce sourire insolant que j’aurais envie de scalper à coup de griffes pour qu’il arrête de me toiser avec cet air suffisant. Il tapote son bureau du bout des doigts et ce son m’horripile. En réalité tout ce qu’il est me donne des envies de partir rapidement, d’aller le dénoncer au principal. Pourtant, je reste calme et ne montre aucune de mes émotions. Et quand il a touché sa veste, j’ai entendu le cliquetis d’une arme, un couteau à double lames, un papillon me semble-t-il. Quels drôles de secrets cache-t-il ? Une pointe de curiosité m’arrive à la face, et il serait peut-être temps que j’enquête pour savoir qui il est réellement. « On a pas réussi à sauver son papa, donc on tente de recommencer ? Charmante initiative mais je ne suis pas tenté à l'idée de prendre une carte de membre aux Alcooliques Anonymes. A moins que... Il buvait parfois un coup de trop et s'en prenait à vous ? Rassurez vous, je suis assez lucide pour ne pas retirer ma ceinture pour frapper mes élèves avec. » Immédiatement mes crocs sortent mais je garde la bouche fermée pour ne pas qu’il puisse le voir, si je m’écoutais je lui arracherais la tête immédiatement. Personne ne parle de mon passé de la sorte. De quel droit ose-t-il sortir des choses pareilles ? Comment sait-il ? Trop de questions, et aucune réponse, je le sais. Je dois ronger mon frein et après trente secondes de combat intérieur je réussis à prendre le dessus sur mes pulsions animales. « En tout cas, sachez que j'ai déjà une mère pour me donner des leçons de morale durant les fêtes de fin d'année. Je n'ai nul besoin d'un confrère pour me dire quoi faire de ma vie. Vous pouvez disposer, dit-il en me montrant la porte d’un geste de la main. » Je secoue la tête en riant jaune. Croit-il vraiment qu’il pourra s’en sortir ainsi ? Je ne pense pas être un justicier, je ne l’ai jamais été, mais hors de question que je vois des gens souffrir par sa faute. Pourtant le faire souffrir lui ne me dérangerait absolument pas.
Pour bien montrer que je n’en ai pas terminé, je finis par tirer une chaise et m’installer face à lui, le regardant en gardant bien mon silence. Peut-être que c’est de la pure provocation, seulement, je préférerais qu’il montre au moins une vraie émotion, de la colère, de la joie, ou même une envie de meurtre. Quelque chose que je puisse analyser pour tenter une approche avec lui. C’est compliqué à vrai dire, mes sentiments à son égard sont alambiqués, je suis partagé entre la pitié et la colère. Peut-être faudrait-il que je sache qui il est pour comprendre, ce n’est qu’en voyant la façon dont il a joué avec son alliance et le regard qu’il a lancé dessus que je saisis. Une perte, lui aussi. L’alcool n’est qu’un remède à la solitude. « Désolé. Je ne voulais pas vous blesser, inutile de faire monter le ton de la sorte. » Commencer par des excuses est toujours la meilleure des choses à faire dans ce genre de situation, cela permet de repartir sur de bonnes bases, de mieux saisir les enjeux qui se cachent derrière mes désagréables premières impressions sur lui. Même si les excuses sont dures à prononcer après le fait qu’il a touché là où ça fait mal en dévoilant mon passé et mes échecs.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mer 18 Avr - 21:02

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Le voir s'installer face à lui, après avoir tiré une chaise l'horripile au plus haut point malgré lui. Il veut juste être seul, il y a bien longtemps qu'il ne ressent plus ce besoin maladif de présence humaine autour de lui. Non à présent, il recherche la solitude, et rien d'autre. Il a fait une exception à cette règle en se livrant à Alessandro, se sentant suffisamment à l'aise pour le faire. Sans savoir pourquoi. Et il retournera au Pink Print, car ce lieu lui a fait du bien malgré tout, et la présence de ce môme bourré de remords aussi. Il s'est senti moins seul, et la sensation aurait presque pu être agréable si l'italien ne s'était pas révélé être un loup.  Il avait résisté à cette petite voix qui lui hurlait de lui truffer le corps de balles, preuve à ses yeux qu'il pouvait changer, au moins sur un point. Mais faire preuve du même contrôle face à cet opportuniste qui venait lui faire la morale ne serait pas aussi simple.

Mais c'était un humain. Il n'allait certainement pas se mettre à renier le peu de convictions qui lui restait pour un curieux. Enfin, il avait douté, sa bouche fermée, et ses proéminences de chaque coté de sa mâchoire... Des crocs ? Non sans doute sa paranoïa excessive qui se jouait de lui à nouveau. Il ne pouvait pas non plus tomber sur un loup à chaque fois qu'il parlait à une personne dans cette ville.

Il relève les yeux, qui fixaient de nouveau son alliance, dardant son vis à vis d'un regard noir comme l'enfer avant de faire claquer sa langue d'agacement en entendant ce dernier. Des excuses ? Mais à quoi joue t-il ? Comme s'il avait besoin de ce genre de choses, d'entendre ces mots qui ne sonnent comme rien d'autre que de la pitié à ses oreilles, ces mots toujours faux qui finissent innévitablement par trahir la personne à qui ils sont adressés. Son poing se resserre bien malgré lui, ses mains tremblant, mais pas à cause du manque d'alcool pour une fois. Il attrape une cigarette d'une main fébrile avant de l'allumer difficilement refusant de baisser les yeux face à ce fouineur de première catégorie qui lui fait face. Il tire une grande bouffée de nicotine, avant de recracher longuement sa fumée en direction du visage honnit.

-Sortez. Je ne veux ni votre pitié, ni vos excuses. La seule chose dont j'ai besoin c'est de tranquillité.

Il se relève brusquement, faisant tomber sa chaise au sol, le bruit du métal résonnant contre le lino, à peine étouffé. Cette rage irraisonnée qu'est la sienne ne lui va pas au teint, il le sait bien. Et surtout il refuse de se montrer violent face à ce collègue qui se croit suffisamment bien placé pour lui parler de son comportement. Il laisse sa main frapper le bois de son bureau plus fortement cette fois alors que sa main porte une nouvelle fois à ses lèvres ce petit bâton de mort. Un peu de goudron sur ses poumons contre un peu de calme, c'est tout ce qu'il demande en cet instant. Rien de plus. Mais c'est un échec total, il le sait. Rien n'ira mieux tant que l'autre sera là.

-Barrez vous ! Allez voir le principal si vous voulez, faites moi virer !

Il s'en moque, il partira, refaire sa vie ailleurs. Il n'a pas d'attache dans cette ville, et il retrouvera sans trop de problème un endroit au passif aussi étrange que ce lieu. C'est le bon côté dans le fait d'avoir tout perdu, il n'a que lui à gérer et peu de biens à transporter avec lui. Un refuge suffira à son chat et il reprendra son envol. Loin de tout ça. Loin de Lewis qui sera sans doute bien heureux à l'idée de ne plus risquer de croiser son ancien bourreau. Si l'homme oiseau à besoin de lui et tente de le joindre, il n'aura qu'à se tourner vers ses gens qui sont prêt à l'aider, rien de plus simple. Il tire à nouveau sur sa cigarette et c'est en voyant l'alliance briller à son doigt qu'il comprend que c'est ça qui vient le lui valoir ces excuses pitoyables. L'autre à du se dire que son alcoolémie était due au décès d'une personne chère, et il n'a pas totalement tord. Sauf que c'est la mort de son petit garçon qui l'a brisé et rendu froid. Les pleurs de ce dernier alors qu'il sombrait dans l'inconscience, tout en sachant pertinemment qu'il n'aurait rien d'autre face à lui qu'un corps froid et détruit en se réveillant. Qu'il venait de tout perdre à cause d'un monstre aux yeux rouges. Juste un dernier souhait ne pas rester seul, qui ne lui avait même pas été accordé. Non il s'était réveillé, dans un monde ou les monstres n'existaient pas seulement dans les films d'épouvante et les légendes.

Cette constatation fait monter une boule dans sa gorge. Il veut revoir son petit garçon, et quelque soit la façon dont cette journée se terminera, il ne reviendra pas prendre son poste demain matin.
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Jeu 19 Avr - 9:32


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Immédiatement après mes excuses, il voit rouge, je le vois se contracter, et sa face se transforme en un maelstrom d’émotions fortes. Cet homme est sacrément compliqué à comprendre et je ne suis même pas sûr que qui que ce soit puisse y arriver à part un professionnel en psychologie. Ce que malheureusement je ne suis pas. J’aurais bien envie de pouvoir l’aider, mais à le voir serrer les poings et les dents, sa mâchoire se contracter, j’imagine très bien qu’au plus profond de lui il y a cette douleur enfouie qui refait surface, celle de trahisons, celle de morts et de pertes profondes. Il n’est plus le même depuis ce qu’il a vécu, et je n’ose même pas y penser. Je préfère ne pas savoir ce qui lui est arrivé tant en l’aidant si possible. Mais en le voyant exulter de la sorte, il y a un gros problème, il ne se laissera pas faire, ou plutôt ne me laissera pas faire, pour le moment il y a plus pressant, tenter de le calmer pour qu’il ne pète pas les plombs. Les alcooliques ont souvent des comportements violents et savoir composer avec c’est ma spécialité, j’ai appris, bien malgré moi d’ailleurs. Il attrape à nouveau une cigarette qu’il allume, les mains tremblantes sous l’effet d’une rage non contrôlée. Un jour il va vraiment avoir un pet au casque et ce sera probablement létal pour quelqu’un. Je ne dis rien, cette fois-ci, je le laisse faire, restant calmement assis, ne montrant pas mon esprit d’analyse. « Sortez. Je ne veux ni votre pitié, ni vos excuses. La seule chose dont j'ai besoin c'est de tranquillité. » Il se lève brusquement, sa chaise claque contre le sol et il fume, il tire une longue bouffée sur la cigarette. Je soupire doucement, je le regarde et n’esquisse toujours pas le moindre geste, n’ayant absolument pas l’envie de partir.
Pour ma part, la colère est déjà passée, je n’ai pas de pitié pour lui, loin de là, c’est de sa faute s’il est dans cet état-là. L’alcool n’aide en rien à aller mieux, ça n’a jamais aidé qui que ce soit, bien au contraire, c’est souvent pire lorsque l’on boit. Mon père pensait que boire aiderait à oublier le décès de sa femme quand elle m’a mis au monde, mais c’était une idiotie, il s’est enfoncée un peu plus dans le malheur. Le pire c’est qu’il avait honte, qu’il ne voulait pas se faire aider par des professionnels alors qu’il me blessait et physiquement et psychologiquement. « Barrez vous ! Allez voir le principal si vous voulez, faites moi virer ! » Je lève les yeux au ciel, soupirant lourdement cette fois-ci. Non, je ne partirai pas, et non je n’irai pas voir le proviseur, loin de là cette idée. Je n’ai pas envie de foutre en l’air sa vie, ce n’est pas mon genre. Je ne suis pas le bourreau, je suis celui qui protège, et je veux le protéger lui des autres et les autres de lui. Je croise les jambes sous la table et darde mon regard azuré sur lui, froid, glacial, lui intimant le conseil de se calmer car il s’énerve tout seul.
Puis pour calmer les choses une idée me vient, quelque chose qui pourrait peut-être lui montrer que je ne lui veux aucun mal. Je me lève rapidement et vais ouvrir la fenêtre avant de revenir m’installer où j’étais. « Je ne vous dénoncerais pas. Je ne suis pas une balance Tobias. Et quand je disais que je m’excusais, ce n’était pas des paroles futiles, je le pense. Je ne voulais vraiment pas vous blesser avec mes opinions. » Cette fois-ci, je vais aller jusqu’au bout, lui dire exactement ce que je pense, pas de lui, pas de son problème, mais de ce que je fais ici, et pourquoi j’ai ce besoin irrépressible d’aider la veuve et l’orphelin, lui montrer que j’ai traversé une passe plus que difficile et que je n’ai pas envie de voir des gens subir la même chose. Je cherche néanmoins mes mots, lui aussi sait les manier, et si je me trompe, il y verra probablement une insulte ou un mensonge, ce que je veux éviter le plus possible. « Toute ma famille est morte, mes amis aussi, j’ai eu cette envie de foutre ma vie en l’air, mais au lieu de le faire, j’ai préféré aider ceux qui ont besoin. Je n’ai aucune pitié pour vous, vous ne m’en inspirez pas, ce n’est pas pour autant que j’ai envie de faire de votre vie un nouvel enfer. Fumez si vous voulez, buvez si vous voulez. Mais acceptez au moins une présence à vos côtés, humaine je précise. Vous verrez que c’est toujours profitable pour les humeurs. » Je le regarde, je ne souris pas, je ne suis pas non plus entrain de le toiser, peut-être qu’il vaudrait mieux que je le caresse dans le sens du poil, mais ça ne me ressemblerait pas, je ne suis pas une personne intéressée ou qui cherche à atteindre ses objectifs par tous les moyens. Enfin si, mais pas dans toutes les situations. Dans celle-ci, s’il ne veut pas, il ne veut pas, je ne vais pas le forcer.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Jeu 19 Avr - 16:58

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Il voit le blond se lever pour aller rouvrir la fenêtre, il en profite pour fermer les yeux, et inspirer doucement, ses poumons se gorgeant de nicotine alors que sa cigarette se consume à grande vitesse. Il ne bouge même pas un cil en entendant la chaise être bougée à nouveau, preuve directe que l'autre vient de s'y rasseoir. Sa ténacité ne fait que mettre ses nerfs à plus dure épreuve encore, mais il faut qu'il se calme. Pour cela il a juste besoin d'un peu de temps, ramasser cette rage au fond de lui, et cette tristesse, au moins quelques instants. Pour quelques heures, le temps de rentrer chez lui de retrouver une de ses chères bouteilles, et réfléchir à la meilleure façon de régler ses soucis. De manière définitive.

Les mots de l'autre aident, enfin jusqu'au moment ou il reparle d'excuses, là c'est un rire froid et sans joie qui quitte sa bouche. Non il n'a pas voulu le blesser, juste lui mettre un bon coup de pied aux fesses. En effet, un professeur ivre cela fait désordre, mais il n'avait pas besoin qu'on vienne lui dire pour le savoir. Il ré-ouvre les yeux, se pinçant l'arrête du nez en continuant son petit exercice de respiration, espérant juste en tirer un minimum de profit. Il tire une nouvelle bouffée de tabac sur sa cigarette, avant de finalement pomper dessus comme un noyé qui retrouve enfin un peu d'oxygène. Il ne la relâche qu'au moment ou le goût de plastique brûlé parvient à son palais. Il l'éloigne de sa bouche, faisant glisser le mégot avant de l'écraser entre ses doigts, sans réagir à la brûlure. Un peu de douleur pour l'aider à reprendre ses esprit, il ne connait pas de meilleur traitement dans sa situation.


Il l'écoute d'une oreille distraite, une boule se formant dans son estomac. Son collègue est un bien meilleur élève que lui lorsqu'il s'agit de gérer sa peine. Mais son manque de pitié à son égard n'est que réciproque. Non ce qu'il lui dit lui confirme juste un chose, la vie est un pute déguisée en jouvencelle. Il en a fait les frais, le petit du bar également, et maintenant ce type. Sauf que ce dernier n'a rien à voir avec lui, non il est même très loin de tout ça. Il cherche à protéger les autres de types comme lui, ceux qui tentent de noyer leurs fantômes dans de l'alcool. But bien louable, qui ne le dérange absolument pas, tant qu'il ne se retrouve pas cible de ce bon petit samaritain. Il ne veut pas de son aide, qui de toute façon ne serait que gâchée, et surtout il ne veut plus vivre normalement. Il n'en est plus capable, et il sait que ce monde n'est plus pour lui depuis un bon bout de temps à présent. Il revient vers lui, son mégot ayant chuté au sol avant de venir redresser sa chaise dans un calme olympien. Bien loin de sa crise de nerfs passée.

-J'étais un type bien vous savez. Même un gars très bien. Gentille famille, bonne éducation, mariage d'amour, jamais une goutte d'alcool ou presque. Pour être franc, je haïrais l'homme que je suis devenu. Mais le bonheur ça ne dure pas, ou alors juste pour quelques chanceux.

Lui même ni croit pas, il pense que chacun à sa part de malheur à un moment ou à un autre. Pas forcément aussi sinistre, mais il aime à penser que la douleur est le lot de chaque être humain. Il se réinstalle, posément sur sa chaise avant de fixer son vis à vis du regard noir qu'est le sien. Il sourit légèrement, froidement avant de continuer sur un ton presque professoral. Une leçon de vie, la sienne, celle qui lui a permit d'apprendre que rien n'était jamais acquis. Celle qui a transformé le père et mari aimant en ordure.

-Puis un soir, alors que j'avais accepté de rejoindre des collègues dans un pub après les cours, je suis rentré chez moi. Ma femme m'attendait. Son cœur jeté près d'elle comme un détritus. J'ai entendu des cris, mon tout petit. Je suis allé le rejoindre, et il n'était pas seul. Le fumier qui avait volé mon cœur en même temps que celui de mon épouse m'y attendait. Une main dans le ventre de mon bébé alors qu'il jouait avec ses tripes.

Son cœur est lourd, tandis que ses yeux se voilent, voyant à nouveau cette scène qui le fait fréquemment hurler la nuit. Mais l'autre à besoin de comprendre, de savoir qu'il n'est qu'un mort en sursit, qui n'attend qu'une seule chose, avoir la possibilité de rejoindre les siens sans perdre de temps. Son esprit brisé depuis cet instant, mais qui ne le rend pourtant pas assez démuni pour qu'il arrive à se mettre une arme dans la bouche et tirer sans broncher. Il a sentit tellement de fois le contact du métal froid contre ses dents qu'il en a perdu le compte, mais jamais il n'a eu le cran d'appuyer sur la gâchette.

-Je ne veux pas d'aide, je n'ai rien contre vous. Mais la votre n'est pas plus attirante que celle d'un psychologue. Chaque jour je regarde cette cravate en corde qui est rangée dans mon tiroir à chaussette, et tout les matins j'hésite. Je sais que tout ira mieux le jour ou je ferais le bon choix. Si vous tenez temps à aider les gens, je ne sais pas moi... Allez donc faire la lecture au cancéreux en stade terminal. Mais laissez moi.

Il a besoin d'être seul, il ne veut pas craquer devant un inconnu. Il ne veut pas le laisser penser qu'il pourrait l'aider. Il ne gagnerait rien de plus dans cette entreprise que de la déception. Non, il veut juste un verre. Pire que ça il tuerait pour un verre.
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Jeu 19 Avr - 18:36


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Pour preuve d’un premier geste visant à faire la paix avec lui, j’ai été ouvrir la fenêtre, histoire d’aérer la pièce afin qu’il puisse fumer tranquillement. Dans le pire des cas j’irai chercher une bombe de désodorisant dans le local des agents d’entretien. Ainsi il peut garder son calme, je sais quel effet ça fait de fumer cela permet de mieux se sentir et donc de contrôler ses pulsions. Je fumais avant de devenir un lycanthrope, oui j’ai fumé à quatorze ans, mais j’avais des circonstances atténuantes qui faisaient que je ne me sente pas trop coupable à l’heure actuelle, puis quand je suis devenu un lycanthrope, inutile de continuer, c’est idiot puisque ça ne fait aucun effet. Je lui ai parlé, mais il ne m’a pas vraiment écouté. Comment puis-je faire pour qu’il se décide à enfin m’accorder un peu d’attention. Seulement les quelques mots qu’il saisit semblent le satisfaire, notamment le moment où je lui ai dit que je ne ressentais aucune pitié pour lui. J’avais donc ainsi bien calculé mon coup, lui dire ce genre de chose c’était la bonne idée, cela lui permet de se décoincer. C’est une aubaine, savoir qu’il ne va pas me sauter à la gorge, même s’il faut admettre que je pense être supérieur face à lui côté force et réflexes, ma nature oblige forcément.
Je le vois fumer, promptement, rapidement et il voit ses poumons s’emplir de saloperies, mais je le laisse faire, je ne veux pas le froisser à nouveau, ce serait mieux pour nous deux. Puis une fois qu’il a terminé son tube de cancer, il écrase le foyer entre ses doigts et grimace à sa place. J’aurais envie de me précipiter sur lui pour aspirer sa douleur, sauf que je ne peux pas, il saurait que je suis un lycanthrope et il m’a tout l’air d’un humain, aucune odeur, aucune aura, rien. « J'étais un type bien vous savez. Même un gars très bien. Gentille famille, bonne éducation, mariage d'amour, jamais une goutte d'alcool ou presque. Pour être franc, je haïrais l'homme que je suis devenu. Mais le bonheur ça ne dure pas, ou alors juste pour quelques chanceux. » Il n’a pas tord, la chance tourne et ne dure jamais, chaque moment de bonheur devient précieux et il faut tout faire pour qu’il puisse rester le plus longtemps possible. J’en ai fait suffisamment les frais. J’ai tout l’impression qu’il est entrain de commencer à me raconter son histoire, son existence ainsi que ce qu’il lui est arrivé. Je ne suis pas prêt à l’entendre, je ne le veux pas. C’est compliqué, je suis partagé entre l’idée de boucher mes oreilles ou d’écouter jusqu’au bout pour savoir de quoi il retourne. Entre temps, Tobias s’est à nouveau installé sur sa chaise, de façon à être posé afin de parler. « Puis un soir, alors que j'avais accepté de rejoindre des collègues dans un pub après les cours, je suis rentré chez moi. Ma femme m'attendait. Son cœur jeté près d'elle comme un détritus. J'ai entendu des cris, mon tout petit. Je suis allé le rejoindre, et il n'était pas seul. Le fumier qui avait volé mon cœur en même temps que celui de mon épouse m'y attendait. Une main dans le ventre de mon bébé alors qu'il jouait avec ses tripes. » Je suis habitué à ce genre d’histoires, mais c’est impossible à imaginer, la personne qui a fait ça est une ordure, un assoiffé de sang qui ne cherche qu’à satisfaire ses pulsions meurtrières et ses envies d’hémoglobine. J’aurais envie de pleurer, de hurler à la lune pour qu’il sache que je comprends sa douleur, tous mes proches ont été brûlés vifs pendant que j’étais obligé de regarder par la force d’une balle avec de l’aconit. Je suis absolument en droit de lui dire que je comprends, mais je ne le ferais pas, c’est hors de question, j’ai bien vu ce que ça fait de s’occuper de ses affaires.
Je comprends pourquoi il boit, n’importe qui resterait traumatisé suite à ce genre d’événements, même moi je ne m’en serais jamais sorti indemne. Ce n’est qu’une âme brûlée. Tobias n’est plus que l’ombre de lui-même à cause de ce genre de monstres. Je ne serais pas étonné que ce soit une créature surnaturelle qui ait pu commettre une telle atrocité. Seulement comment pourrais-je lui dire ? Impossible. Et ce serait me trahir. « Je ne veux pas d'aide, je n'ai rien contre vous. Mais la votre n'est pas plus attirante que celle d'un psychologue. Chaque jour je regarde cette cravate en corde qui est rangée dans mon tiroir à chaussette, et tout les matins j'hésite. Je sais que tout ira mieux le jour ou je ferais le bon choix. Si vous tenez temps à aider les gens, je ne sais pas moi... Allez donc faire la lecture au cancéreux en stade terminal. Mais laissez moi. » A nouveau je saisis ce qu’il veut dire. Mon aide ne lui sera d’aucun secours, en fait la meilleure aide possible ce de ne pas l’aider. Je garde mon silence, je ne suis certes pas psychologue, je ne suis qu’un enseignant, mais je suis un lycanthrope et quand il parle je ressens son besoin de solitude.
Il faudrait que je trouve un moyen, je ferme les yeux et inspire une longue bouffée d’oxygène avant de la relâcher par les narines. Ainsi, ce faisant je prends le contrôle de mon être, faisant en sorte de mieux contrôler mes émotions. « Je suis Norvégien, peut-être que vous vous en fichez, mais ça a son importance. Il y a cinq ans, un fou furieux a empoisonné mon père qui est mort deux jours après dans mes bras. Et en novembre dernier, j’étais en campement avec des amis, nous étions dix, et un groupe de terroristes a attaqué là nous étions, ils m’ont tiré dessus, je ne suis pas mort, mais j’ai vu tous mes amis mourir sous les balles et ces malades les ont inhumé après. » Au souvenir de ces images, j’ai envie de pleurer, ce n’étaient pas que mes amis, c’étaient ma meute, mes frères, mes sœurs, pour certains je les ai vu grandir, et ils sont morts, tous, à cause de chasseurs. J’ai honte d’avouer que depuis ce moment, je ne suis plus le même. J’étais quelqu’un de beaucoup plus chaleureux et enjoué, ce qui n’est malheureusement plus le cas à l’heure actuelle. Je marque une pause parce que j’ai dû mal à contenir mes émotions. « Je ne sais pas comment j’ai pu m’en sortir, j’ai pu appeler les secours pour qu’ils viennent me chercher. Je suis parti de Norvège après cet incident, j’essaye d’oublier moi aussi. C’est moins personnel que vous, mais je reste traumatisé de ce que j’ai pu voir, alors je comprends. » Je ne dis plus rien maintenant, je me tiens cois pour ne pas qu’ils puisse interpréter d’une quelconque manière ce que j’ai pu lui dire. Peut-être que je n’aurais pas dû raconter ma propre expérience, dans un sens c’est un peu comme se comparer nos virilités, sauf que ce n’est pas ce que je veux, loin de là.
J’attrape mon téléphone portable et vérifie l’heure, mais c’est la photo de Derek que j’ai mis en image de contact qui m’apparaît car il m’a envoyé un texto. J’aurais envie de sourire pour annuler la tristesse qui m’accable, seulement ce n’est pas possible, ce serait indigne et méchant vis-à-vis de Tobias, je range mon mobile dans ma poche et relève les yeux vers lui. Sans savoir quoi dire ou quoi faire, je devrais partir, mais je me sens incapable de me lever pas alors qu’il m’a avoué ce qu’il a traversé, cette fois-ci j’ai de la pitié pour lui, mais je me garde bien de le lui avouer, pas de la pitié parce qu’il a préféré l’alcool à de l’aide humaine, mais pour ce qu’on lui a fait, à lui et à sa famille.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Dim 22 Avr - 17:30

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Il se tient la tête entre les mains en entendant l'autre qui commence à lui raconter son histoire, qui se révèle bien vite aussi sinistre que la sienne. Sauf que dans son cas ce sont des humains qui ont joué le rôle de bourreau, son rôle à lui depuis quelques années en quelque sorte. Il sait ce que cela fait d'avoir eu sa vie détruite, mais sait aussi ce que cela fait de détruire celle des autres. Même s'il lui a fallu pas mal de recul pour se rendre compte qu'il était lui même devenu un monstre, sans crocs, et c'est là le pire dans tout cela.

Il se mord les lèvres, pour ne pas se lever et mettre l'autre dehors. L'antipathie s'est effacée, le blond n'est pas méchant et semble même plutôt compréhensif. Il doit juste souffrir du syndrome du héros, sans doute pour combler les échecs passés. Se venger sur cette chienne de vie qu'il lui a fait voir la mort de ses proches, l'empêchant de réagir, le forçant à n'être rien d'autre qu'un vulgaire spectateur face aux petits jeux pervers de la vie. Et vouloir se mettre dans les chaussures du sauveur. Mais l'écouter le met mal à l'aise, il se demande juste combien de vies lui même a brisé durant sa vie de traque, ses quinze années de déchéance et à cause de ce besoin de transmettre la souffrance aux autres. Car plus que tueur, il a été joueur, faisant crier ses proies pendant des jours, voir des semaines pour le simple plaisir de sentir leur cris envahir les lieux, voir leurs yeux s’effarer une dernière fois avant l'achèvement de leur sentence. Une seule exception à tout cela, Lewis. Le môme a qui il a brûlé les ailes au chalumeau et au fer à souder pendant des semaines dans cette cave obscure, observant la régénération de ces dernières avec la même passion qu'un enfant qui écrase sa première fourmi, et regarde ses pattes en attendant qu'elles cessent de remuer. Puis ses cris, et surtout ses yeux, qui hurlaient leur innocence et leur incompréhension bien plus que cette voix brisée. Il l'a laissé fuir, le seul à qui il a laissé cette possibilité.

Il a bien sentit que son collègue avait besoin de prendre une pause dans son récit, et il lui en est reconnaissant, car son passif fait monter cette culpabilité en lui. Puis il hoche la tête doucement en l'entendant. faisant comprendre qu'il l'écoute sans toutefois trop le montrer. La vie les a brisés, le besoin de partir, de recommencer. C'est aussi la raison de sa présence dans cette ville, dans ce lycée. La raison pour laquelle il a reprit la voie qui le passionnait alors qu'il n'était qu'une jeune insouciant. Il n'a presque pas touché à un livre en quinze ans, mais dans les mois précédant son arrivée ici, et même son arrêt en tant que chasseur, il s'est remit à lire, comme s'il savait depuis longtemps que la traque n'était plus pour lui. Il a retrouvé ce réconfort qu'est celui offert par un livre. Une histoire prenante ou la vie n'est pas aussi garce que dans la réalité. Différence majeure, ses lectures favorites ne sont plus les thrillers, sa vie en est devenue un et ces histoire lui laissent à présent un impression plus que désagréable. Du coin de l’œil, il voit l'autre homme regarder l'écran de son téléphone quelques instants. Il espère que ce dernier s'est aussi trouvé une source de réconfort, autre qu'une bouteille d'alcool. Plus vivante qu'une vieux livre. Qu'il n'est pas seul.

Lui même l'est, plus par choix qu'autre chose, repoussant tout ceux qui pourraient tenter de s'intéresser de plus près à lui. Les seules personnes à qui il parle encore sont ses parents. Il leur impose sa compagnie une fois par an, jamais plus. Ne supportant pas cette tristesse dans leur yeux, et leur pitié. Mais le plus dur reste cette photo de lui avec Maryssa et Charles sur le rebord de la cheminée. Objet de décor immanquable au moment de Noël. Il est parti sans trop prévenir, ni expliquer ses choix à son acolyte de chasse, l'homme qui l'a tant aidé et lui a montré la voie de la vengeance. Il ne lui  pas donné d'indication sur son nouveau lieu de vie, et encore moins ses nouvelles coordonnées. L'envie de repartir serait sans doute trop tentante si son ami venait à lui. Et pour les autres, c'est encore plus simple. Les gens ne s’intéressent pas aux alcooliques, laconique au visage triste. Ils ont bien assez de soucis comme cela pour aller s'occuper de ceux des autres.

Il se passe la langue sur les lèvres avant de parler, d'une voix toute aussi ferme, mais emprunte d'un peu plus de douceur également. Devenue rauque par l'émotion provoquée par les mots dit dans cette salle de classe.

-Vous savez, si je ne veux ni aide, ni ami c'est aussi pour ne faire souffrir personne. J'ai fait pas mal de choses ses dernières années, qui je le pensais m'aiderait à aller mieux. Des choses loin d'être belles. Je ne suis pas une personne... fréquentable.

Jolie façon de dire qu'il est un tueur de sang froid. Mais même si le gosse du bar n'a pas semblé le juger plus que ça, il se doute que son collègue n'aura pas la même réaction à son sujet. Il tapote le bois de son bureau du bout des doigts, les fixant quelques instants avant de relever la tête et ancrer ses yeux noirs dans ceux bien plus clairs de son vis à vis.

-Je bois moins pour pouvoir revenir travailler. Mais si venir me surveiller et me faire la morale par la même occasion vous rassure, donnez vous en à cœur joie. Juste ne vous attendez pas à quelque chose en retour, vous seriez déçu. La vie vous à fait assez de crasses comme ça, ne vous attachez pas au déchet que je suis.

Un contact de temps en temps passe encore, mais il refuse de s'engager plus que ça dans un quelconque relation avec une personne. Pour ne pas lui faire de mal, mais surtout pour se préserver lui même. Les amis, certes apportent des moments de joies, mais tout cela n'est qu’éphémère. Lorsque malheur et mort frappent, il ne reste que la douleur, tout le bon s'efface face à la noirceur de la perte. Il a déjà eu bien plus que sa part de larmes.  
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Lun 23 Avr - 17:26


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

Je commence à le comprendre, à cerner qui il peut être, sans pour autant en être totalement sûr. Cet homme est une personne qui a tellement souffert à cause de monstres qu’il s’est refermé sur lui-même et qu’il ne peut plus faire autrement que de détruire tout ce qu’il touche. Un traumatisme profond cause souvent des ravages. Si j’ai réussi à m’en sortir en tentant de garder les voies respiratoires hors de l’eau, lui a complètement coulé, incapable de se relever et d’être à nouveau celui qu’il fut autrefois. Nous ne sommes pas tous bâtis de la même manière face à l’horreur. Puis je dois admettre que mon métabolisme de lycanthrope aide à la sauvegarde de mon corps et de mon âme, et que lui a vécu des choses autrement plus horribles. Sa femme et son fils, ce ne sont pas simplement sa meute ou son père. Quoi que le lien qui unit un alpha à sa meute est autrement plus compliqué que les liens de sang. Seulement je ne veux pas entrer dans des élucubrations psychanalytiques car ce n’est ni le moment, ni le lieu pour.
Même s’il dit ne pas vouloir d’aide, son âme en a bien besoin, alors qu’il ne s’en rend même pas compte. Je ne suis psychiatre, mais j’ai envie de l’aider, de voir ses blessures être pansées pour qu’il ait un jour l’espoir de pouvoir aller mieux. L’échange semble être déjà une bonne chose, une bonne aide pour lui, même si je doute qu’il en ait réellement envie, j’ai l’impression de le voir déjà un peu moins crispé qu’au début. Ma première approche était sans doute trop exubérante et pas assez adaptée à l’homme qui me fait face. J’aurais dû le savoir, m’en souvenir, mais la peur de voir des élèves se faire brutaliser par un alcoolique m’a dicté ma conduite. Je le vois s’humecter ses lèvres, tenter de parler et c’est d’une voix légèrement plus chaleureuse qu’il continue à parler. « Vous savez, si je ne veux ni aide, ni ami c'est aussi pour ne faire souffrir personne. J'ai fait pas mal de choses ses dernières années, qui je le pensais m'aiderait à aller mieux. Des choses loin d'être belles. Je ne suis pas une personne... fréquentable. » On fait souvent des erreurs après de tels actes, la mienne a été de fuir, de renier tout mon passé, de quitter ma femme parce que je ne voulais plus la voir, je savais que je me leurrais en m’étant marié avec elle, et ne plus fouler le sol remplis du sang de ma famille, de ceux que j’aimais était la meilleure chose à faire. Puis j’ai songé à me retirer la vie, seulement la lâcheté m’en a empêché. Aujourd’hui je commence à reprendre pied avec le monde, à me sentir mieux dans mes baskets. Pourtant j’ai eu envie de tuer, et pas plus tard qu’il y a un mois, le schéma s’est répété, on m’a arraché une personne, j’ai foncé, tête baissée, et j’ai faillis accentuer le bleu qui jonche mes iris déjà trop entachés par la mort. « Je ne suis pas fréquentable non plus alors si l’on considère les choses ainsi, j’ai cherché à me venger, j’ai tout fait pour, à ne plus en dormir, et j’ai réussi, du moins pour mon père, concernant les illuminés, c’est une autre histoire. » La vérité c’est que concernant les chasseurs, j’ai préféré fuir, sachant que je n’étais pas de taille.
Il tapote à nouveau son bureau du bout des doigts, regardant ses ongles, puis relevant la tête pour ancrer ses yeux dans les miens. J’ai dû mal à soutenir ce contact oculaire, il me blesse, sans que je ne sache pourquoi, je ne sourcille pourtant pas, je reste face à lui, prenant sur moi, devinant qu’il a vraiment fait de mauvaises choses, comme toute personne désespérée par la vie. « Je bois moins pour pouvoir revenir travailler. Mais si venir me surveiller et me faire la morale par la même occasion vous rassure, donnez vous en à cœur joie. Juste ne vous attendez pas à quelque chose en retour, vous seriez déçu. La vie vous à fait assez de crasses comme ça, ne vous attachez pas au déchet que je suis. » Je souris tristement en l’entendant parler, non, lui faire la morale ne m’aide aucunement, à vrai dire cela me rappelle mon échec avec celui qui m’a donné la vie. Cependant, garder un œil sur lui semble être la meilleure des choses à faire. Je me garde bien de lui dire, je serais dans l’ombre, j’ai mon réseau de taupes dans l’établissement de toute manière, que ce soit avec la présence de Caracole ou même du réseau de celui-ci. Je secoue la tête doucement et aurais envie de m’approcher de lui pour lui faire une accolade. Sauf que je sais pertinemment que ce n’est pas du tout une bonne idée. « Pour être considéré comme un déchet, il faudrait déjà ne plus être fonctionnel, ce qui n’est pas votre cas, lui répliqué-je dans une tentative pour lui montrer que je ne le considère pas comme irrécupérable. » Toute personne a le droit à une seconde chance, à plus de joie et de bonheur. Lui, comme tous les autres. Même le plus salopard des êtres humains aurait droit à se rattraper, ou du moins à tenter de le faire. Je pense même aux chasseurs, eux qui martyrisent ceux de mon espèce, même si cela m’en coûte de le dire, on ne peut pas tous les ranger dans le même panier.
Je soupire doucement et attrape le repas que j’avais pris dans ma poche, je comptais le manger dehors, mais après tout, ce n’est pas ce que j’envisage maintenant. Je découpe le sandwich en deux parts égales pour lui tendre une moitié. « Mangez, toutes les peines s’amoindrissent avec le pain comme disait ma grand-mère. » C’était l’un des rares rayons de soleil de ma vie cette personne, la seule qui me restait, tous mes autres grands-parents étaient déjà décédés avant que je ne naisse, la mère de mon père est morte quand j’avais huit ans, mais cette phrase m’est restée comme son unique héritage.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Mar 24 Avr - 14:22

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Il y avait là une différence majeure de plus entre lui et ce jeune professeur, il ne s'était pas contenter de tenter de se venger, il l'avait fait. Pour en sortir à peine apaisé, mais il ne pouvait pas continuer de vivre en sachant que les membres de la meute de cet Alpha étaient encore en vie. Cela lui était impossible, et c'était pour cette raison qu'il avait appris à tuer, à chasser. Pour à son tour les éventrer et plonger les mains dans leurs entrailles, les arrachant, jouant avec comme la bête qu'il devenait dans ces instants. Comme le fou qu'il était devenu. Mais l'allégresse née de ces scènes laissait toujours sa place au désarroi par la suite, lorsque l'électrochoc se faisait, lorsqu'il fallait laver le sang qui couvrait ses mains. C'était pour cela qu'il avait continué à boire, toujours un peu plus. Car l'alcool endormait tout, les souvenirs et surtout sa conscience. Tout devenait alors plus simple, les ténèbres moins effrayants et la vie semblait plus douce.

Mais comme tout traitement celui-ci avait ses limites, il les avait découvertes après des années d'errance. Mais il buvait toujours, c'était la première chose qu'il faisait en se levant et la dernière qu'il faisait le soir. Les nuits d'insomnies se faisaient moins rares suite à ça, et les heures de sommeil gagnées, même allongé à même le sol l'aidaient à se remettre sur pied pour retourner affronter le monde extérieur. Le retour au lycée, c'était cela le pire, ce traitement à la dure qu'il s'infligeait, lui qui avait tant de temps évité tout contact avec le monde réel. Il se retrouvait entouré de jeunes gens, devait se comporter comme le monsieur tout le monde qu'il était censé être. Et cela fonctionnait plutôt bien. Lahey l'avait poussé à bout, mais c'était là son seul dérapage dans cette ville pour l'instant. Puis son collège qui à présent venait le voir. Avec sa bouche bien trop volubile qui enchaînait les remontrances et les niaiseries.

Ses poings et sa mâchoire se serrèrent alors qu'il entendait le blond lui dire, que non , il n'était pas un déchet. Si proche de l'énervement à nouveau, lui qui s'interdisait ce sentiment qu'était la colère. Ce type avait le don de le pousser à bout, et semblait le faire sans même le vouloir. Bien pire que cela, en voulant tout simplement lui remonter le moral. Sans doute était-ce cela qui le mettait à fleur de peau si aisément, le fait que cet homme cherchait à l'aider. Il lui offrait ce qu'un homme normal aurait désiré en cas de moments difficiles, mais lui refusait toute proposition de ce genre en bloc. Il ferma les yeux, inspirant lentement se forçant à prendre sur lui, voulant juste garder son calme encore un peu plus longtemps. Ne pas craquer, surtout pas. L'autre énergumène serait capable de prendre ça comme un appel au secours. Et il ne pourrait plus jamais s'en débarrasser.

Il ouvrit les yeux en l'entendant parler, la mention de nourriture faisant se resserrer son estomac. Il ne mangeait plus de façon régulière depuis bien longtemps, son acolyte de chasse ayant laissé tomber cette idée après des années d'échecs en tout genre. Il prenait juste garde à le faire suffisamment pour rester en vie, sans tomber malade de préférence.  Tout pour éviter de côtoyer un médecin qui se rendrait compte bien assez vite de toute la collection d'addictions qu'il traînait avec lui. Cependant un sourire prit place sur ses lèvres. Ces quelques mots, cela ressemblait fortement aux petits dictons dont sa mère les gratifiait, lui et ses frères et sœurs alors qu'il n'était encore qu'un enfant.

Il attrapa le sandwich d'une main hésitante, prenant garde à éviter tout contact physique avec son collègue avant de lui répondre, hochant la tête en un semblant de remerciement.

-Ma mère aussi disait ce genre de choses quand j'étais petit.

Il observa la nourriture quelques instants, pensif avant de la porter à sa bouche et mordre dedans à pleines dents. Son esprit vagabondant, alors qu'il se souvenait la discussion qu'il avait eu avec Alessandro lorsqu'il était passé au Pink Print. Ce dernier lui avait parlé de deux professeurs, un de sciences avec un forte propension à faire exploser sa salle de classe, puis un second, du nord. Certainement l'homme qui lui faisait face. Littérature, comme lui. Il avala sa bouchée avant de donner un coup de pied dans un des tiroirs de son bureau, l'ouvrant ainsi. Il se pencha et sorti un thermos ainsi qu'une tasse en porcelaine. Il la remplit de thé noir, moins chaud que prévu mais toujours à une température respectable puis la poussa vers son collègue.

-Car je bois parfois autre chose que de l'alcool.

Il prit le thermos, le porta à ses lèvres avant de boire une longue gorgée du liquide qu'il renfermait, grimaçant légèrement sous l'amertume de celui-ci.

-Alors, littérature également ? On m'a parlé de deux futurs collègues à mon arrivée en ville, et je doute que vous soyez nombreux à venir des pays du nord.

Il était inutile de dire d'où il tenait son information, il n'allait quand même pas dire à cet homme qu'en plus de boire en solitaire il fréquentait aussi les bars. Et puis le gamin n'aimerait sans doute pas qu'il cite son nom de façon irraisonnée vu les affaires dans lesquelles il traînait. Il n'avait pas l'air bien méchant, mais il préférait éviter de se le mettre à dos et devoir finir par le truffer de balles. Mine de rien il l'aimait bien ce petit, et ce malgré sa nature qu'il haïssait.
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leoric Teniala

avatar


Humeur : entre deux eaux, heureux mais perturbé par le passé.

Messages : 372
Points : 369
Réputation : 44

Date d'inscription : 05/01/2018
Localisation : le plus souvent au lycée ou dans ses bras.

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Jeu 26 Avr - 20:34


☾ l'alcool mauvais.
I'm bored of cheap and cheerful, I want expensive sadness.
Hospital bills, parole open doors to madness. I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight. I want you to be crazy 'cause you're stupid baby when you're sane. I'm sick of social graces, show your sharp tipped teeth. Lose your cool in public did the legal meet. 'Cause love is just a dialogue. You can't survive on ice-cream. You got the same needs as a dog. It's alright (it's alright) to be mean (to be mean).

▼▲▼

J’ai bien retenu la leçon avec lui, éviter de lui dire des choses qui le mettraient en valeur, rien qu’à voir sa tête quand je lui ai rétorqué qu’il n’était pas un déchet, ça me donne une idée de qui il peut être. Pourtant ce que je dis, je le pense, autant utiliser le bon vocabulaire. Ce n’est pas un déchet, c’est plutôt une vieille loque qu’on aurait envie de mettre dans la machine à laver pour qu’il puisse se changer et devenir un peu plus propre, moins imbibé de toutes les boissons qu’il a pu avaler. C’est compliqué, il faut savoir sur quel pied danser au fur et à mesure, esquiver les palabres trop faciles pour tenter de biaiser, choisir correctement les mots adaptés à la situation. Cet homme est une véritable plaie ambulante. Il a été brisé je suis d’accord pour dire que ce n’était pas une bonne chose, que ça l’a détruit, mais de là à devenir aussi méchant, il y a tout un pas. Pourtant on sous-estime souvent ce genre d’individu, ce sont eux qui deviennent le plus souvent de véritables psychopathes.
J’ai donc changé de sujet, il nous reste simplement à manger, les cours vont bientôt reprendre, et ce serait dommage d’y retourner le ventre vide, un coup à faire une crise d’hypoglycémie, ce que je n’aime vraiment pas. J’ai donc décidé de lui offrir la moitié de mon sandwich, le partage aide souvent, et c’est par des moyens subversifs que j’arriverais à mieux le connaître, à mieux pouvoir être son soutien. « Ma mère aussi disait ce genre de choses quand j'étais petit. » Un petit sourire se loge sur mes lèvres, en effet, chaque famille a ses petites traditions de locutions pour parler des choses. Je le vois mordre à pleines dents dans le sandwich et un soulagement me prend, ça fait du bien de le voir comme tout le monde, de savoir que derrière la carapace, ce n’est qu’un homme comme les autres. Puis il sort une thermos ainsi qu’une tasse de son bureau, je le regarde avec attention et devine une odeur de thé noir, agréable senteur qui titille mes narines délicates. Il me donne la tasse après l’avoir remplie et déclare d’un ton presque solennel : « Car je bois parfois autre chose que de l'alcool. » Déjà un bon point, lui bois une gorgée directement au goulot et je fais de même en portant la tasse à mes lèvres pour boire le liquide encore chaud qui me dénoue les muscles. Parfait. « Alors, littérature également ? On m'a parlé de deux futurs collègues à mon arrivée en ville, et je doute que vous soyez nombreux à venir des pays du nord. » Les murs ont des oreilles, il faudra que je prenne gare à cacher mieux mon identité d’alpha pour éviter que tout le monde ne le devine trop rapidement. Les surnaturels ont dû le détecter, mais je préférerais que ça ne se sache pas trop encore histoire d’être tranquille le plus longtemps possible.
Je lui souris doucement en terminant la bouchée que j’avais de mon sandwich pour éviter de parler la bouche pleine étant donné que ceci est d’une impolitesse sans borne. Une fois que j’ai avalé ce que j’avais dans la bouche je le regarde pour lui répondre. « En effet, je suis professeur de littérature, et je viens bien d’un pays nordique, comme je vous l’ai dit tantôt. » Je continue à manger parce que l’heure tourne et qu’il serait préférable de ne pas arriver en retard pour les prochaines heures de cours. Le sandwich est simple, je l’ai fait moi-même, il est au poulet ainsi qu’à la mimolette avec de la mayonnaise et des crudités. Je ne suis pas un grand chef cuisinier, sauf en ce qui concerne les spécialités de mon pays, mais c’est une autre histoire que cela. « Je suis en réalité professeur de littérature générale et comparée, sans aucune prétention d’ailleurs. Je n’ai pas besoin de vous faire un compte rendu de ce que cela signifie vu que vous êtes également enseignant de cette matière sans la touche de comparaison. » Je lui souris doucement et termine de boire le thé qu’il m’a servi que je trouve vraiment délicieux. Un peu amer sans être trop désagréable, de plus le dosage du sucre le rend juste parfait. C’est un vrai délice que de pouvoir goûter quelque chose de cet acabit. « Très bon votre thé au passage. » Au moins ça change de discussion, je suis là pour lui, mais je n’aborde pas de sujets complexes et c’est bien mieux ainsi, pour lui, comme pour moi.


CODAGE PAR AMATIS



❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t3152-leoric-s-pack-sujet-pou
Tobias Rapier

avatar


Humeur : Mentalement au top !
Messages : 305
Points : 316
Réputation : 33

Date d'inscription : 28/02/2018
Age : 28
Localisation : Je suis ce souffle dans votre nuque

MessageSujet: Re: l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)   Sam 28 Avr - 15:41

Tobias Rapier & Leoric Teniala


L'alcool mauvais



Il mangent tout les deux, sans forcément porter une grande attention à l'autre, et il doit bien avouer que cela l'arrange. Pas de questions personnelles, et surtout cette distance qui reste entre eux mais sans être trop visible. Il reste poli, comme à son habitude, fidèle à l'éducation que ses parents lui ont donnée, mais ne cherche pas à aller plus loin. Il ne connaît même pas son nom, et ne voit pas l’intérêt de demander cette information. Il espère secrètement que ce collègue un peu fouineur ne viendra plus le voir, et que cette interaction sera la seule qu'ils auront. Il n'a pas l'air bien méchant, loin de là. Et la vie a été assez vicelarde avec lui sans qu'il s'amuse à en rajouter une couche.

Le blond parle après avoir prit une pause dans son repas, lui confirmant ce qu'Alessandro lui a dit. Donc cet homme aussi fréquente les bars, enfin pas tant que ça puisque le petit lui a dit que l'homme n'était venu qu'une seule fois. Il peut donc retourner au Pink sans ce soucier du fait de devoir recroiser ce collègue. Il ne supporterait pas qu'on lui fasse la morale dans ce genre d'endroit.

Il boit rapidement une gorgée de thé, sa douce amertume envahissant son palais avant de continuer à manger, finissant rapidement ce repas imprévu. Il s'essuie le contour de la bouche du bout des doigts, prenant garde à ne pas tacher son costume. Il prend un mouchoir en papier dans la boîte qui traîne sur son bureau et s'essuie les doigts dans un geste calme et calculé. Littérature comparée, tout les lycées ne pouvaient pas se targuer d'avoir des personnes capables d'enseigner cette matière. Mais cet endroit semblait avoir de nombreuses ressources professorales, avec des talents divers et variés. Donc la chose n'était pas si étonnante que cela. Il roule son mouchoir en boule avant de le lancer en direction de la corbeille située non loin de son bureau. Celui-ci atterrit sur les autres détritus dans un léger chuintement, et c'est un véritable sourire qui prend naissance sur son visage quand il entend l'autre le complimenter pour son thé. Il redresse la tête et regarde l'autre professeur qui semble lui aussi avoir terminé son repas, devenu bien plus frugal que prévu.

-Je n'ai pas enseigné depuis quelques années, j'avais besoin de prendre une pause. Mais je tente de ne pas reprendre mes vieilles habitudes de jeune premier. Préférant sortir des voies toutes tracées d'un programme scolaire pas toujours adaptés, et emmener les élèves là ou je le désire en les faisant travailler avec ce qu'il aiment lire comme première base.

Guider avec une main de fer dans un gant de velours, la meilleure façon de parvenir à ses fins avec des adolescents. A vrai dire il a testé les méthodes classiques, purement universitaires et a été déçu. L'échec scolaire est encouragé par un modèle d'éducation visant à mettre tout les jeunes dans le même moules, les transformant en clones rassurants. Il le sait bien, lui même ayant été un très bel exemple de réussite de ce modèle durant ses années d'études. Fierté de ses professeurs, et surtout de sa mère elle même enseignante par le passé. Mais il a vite compris qu'un enfant aime toujours lire, quelque soit cette lecture qui le passionne, peu importe le nombre de pages contenu par son dernier livre de chevet. Il y a toujours moyen de creuser pour dégoter un peu de passion dans ses esprits futiles plus attirés par l'envie de faire la fête, et de tester cette sexualité que leur offre leurs tout nouveaux corps de jeunes adultes.

Il ferme les yeux et soupire en entendant le bruit envahir à nouveau les couloirs du lycée. L'heure de la reprise doit être bien proche à présent. Il reprend une gorgée de thé, avant d'essuyer le goulot du thermos à l'aide d'un second mouchoir en papier. Puis il tend le récipient à son collègue, lui proposant silencieusement une nouvelle tasse, avant de finalement le laisser près de lui. Il s'allume quant à lui une nouvelle cigarette, profitant de ce dernier moment de calme avant la tornade qui va bien vite arriver dans sa classe, dévastant les lieux et son self contrôle au passage. Il n'aura qu'à mettre un coup de désodorisant dans sa classe une fois que son intoxication sera terminée.

Il se lève, s'approchant de la fenêtre pour épargner sa fumée à l'autre. Si ses poumons sont condamnés, il ne veut pas pour autant infliger ça à l'homme qui se trouve avec lui.

-Vous savez le thé est une des rares choses que je sais à peu près préparer. Avec le fondant au chocolat.

Il sait aussi préparer des balles avec diverses plantes à l'intérieur, mais il n'est pas sur que ce talent soit bon à mettre sur la liste de ses qualités, bien au contraire. Et dire ce genre de choses de but en blanc viendrait à emmener les soupçons sur sa personne, et il ne veut pas ça. Il est venu ici pour reprendre une vie normale. Pour ne plus tuer à tout va et pouvoir à nouveau se regarder dans un miroir sans en venir à se haïr. Pour redevenir un homme bien.  
©️clever love.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
l'alcool mauvais. (TOBIAS&LEORIC)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'alcool c'est mauvais pour la santé !
» Sénateur Anacacis; entre l'échec et les mauvais choix du peuple haitien
» Entre éthique politique et mauvais tour de la communauté internationale
» Tu noies tes chagrins dans l'alcool ? Méfie-toi, ils savent nager. [PV Jennyfer Shepard]
» père Tobias

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Lycée :: Salles de classe-
Sauter vers: