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 Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}

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MessageSujet: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Jeu 19 Avr - 12:44

Get up now, get up, get up now!
‘Cause I’m on top of the world, ‘ay! I’m on top of the world, ‘ay! Waiting on this for a while now, paying my dues to the dirt! I’ve been waiting to smile, ‘ay! Been holding it in for a while, ‘ay! Take it with me if I can, been dreaming of this since a child! I’m on top of the world!

▼▲▼


Décidément, c’est une journée bien nuageuse. Mon arrivée sous le soleil de Beacon Hills, il y a quelques semaines, m’a vendu du rêve... un doux songe balayé d’un revers d’alizée aussi simplement que d’une pichenette. Depuis, on dirait que les éléments sont contre moi. Vent, pluie, brouillard, ou même les trois, se succèdent, parfois dans la même journée. C’est peut-être pour m’inciter à chercher du boulot plutôt que de faire des balades en forêt... Pfff ! Je risque pas d’aller m’y promener avec cette météo, je ne suis pas équipée pour – on n’a pas de boue, à Manhattan. Du coup, j’occupe mon esprit morose en réimprimant mon CV que je donne aux commerces locaux, comme on distribuait des tracts avant l’invention d’Internet. Oh, il ne fait pas toujours moche... Mais à chaque fois que le temps s’éclaircit, vous pouvez être sûrs que je suis enfermée dans l’amphithéâtre, à devoir le constater à travers les baies vitrées. Comment ? Vous vous en fichez ? Ouais, je comprends.

Heureusement, certains cours sont plus intéressants que d’autres. Les maths et la chimie sont tolérables, hein, mais comme toutes les bonnes choses, mieux vaut ne pas en abuser... Hem. Évidemment que je préfère la biologie de la flore ! C’est passionnant. Je ne vois pas ce qui peut être plus exceptionnel que le fait de savoir comment transformer une plante toxique en plante médicinale ! Ou inversement... Mais je m’égare.
L’un des avantages de cette université, c’est l’intervention de prestataires extérieurs. Certains cours sont encadrés par de vrais professionnels, riches d’une véritable expérience sur le terrain, comme par exemple Mr Washington. Antiquaire et herboriste, rendez-vous compte ! Il nous a parlé de son travail avec passion, ce qui m’a encore confortée dans mon choix d’orientation. Bien qu’il soit un peu réservé, j’ai sauté sur l’occasion pour lui demander s’il n’accepterait pas de donner des cours à une étudiante ravie par sa prestation – on n’a rien sans rien – et... il m’a donné rendez-vous à 13h, aujourd’hui, dans une salle de la Fac. Autant dire que je suis très impatiente. Je dois avoir dix kilos de bouquins dans mon sac, qui d’ailleurs me scie littéralement l’épaule, la moitié d’un sandwich dans le ventre et cinq minutes d’avance minimum. Ggrrrwouh. Mh, non, c’est mon estomac, pas une bête sauvage. Je mangerai après, c’est pas grave ! Prenez-moi pour une folle, je m’en fiche. Je m’installe en face de la porte, sur un petit muret de pierre : le couloir abrité donne sur une cour extérieure, permettant aux courageux de manger ou fumer sans trop s’éloigner du bâtiment. Je sors mon portable et découvre un nouvel SMS de ma mère :

« Bonjour ma chérie. Comment va ? Donne-nous des news. xxx »

Une grimace déforme mes traits. Je sais pertinemment ce que signifie son message, et c’est quelque chose dans le genre :

« Chérie, ça fait trois semaines que tu es partie. Si tu n’as toujours pas trouvé d’emploi d’ici la fin du mois, tu rentres à la maison ! Que tu aies besoin d’indépendance ou non, je m’en fiche ! Bisous. »

Blablabla. Comme si ce n’était pas assez compliqué... Je lâche un petit soupir avant de taper.

« Coucou ! Tout se passe bien. Je t’appelle plus tard si je ne suis pas trop crevée. xxx »

Envoyé. Je sens que la fatigue commence à venir. J’adore mes parents, je vous assure, mais ils me mettent beaucoup trop la pression. Je viens à peine de déballer mes cartons et on me fait croire qu’à cette heure, je devrais déjà avoir un job, une voiture et une assurance retraite. C’est pas de ma faute si tous les postes sont pris par d’autres étudiants ! Je débarque en cours d’année, il est normal de devoir un peu jouer des coudes pour se faire une place... Non ? Vous n’êtes pas très bavards. Tant pis. Je vais attendre ici avec pour seule compagnie un mur et mon sac. J’en extirpe un livre sur les pratiques de sorcières au XIXe siècle, croise les jambes et me plonge dans la lecture... quand j’entends un bruit de pas venant dans ma direction.


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Dernière édition par Chelsea Hitchens le Jeu 19 Avr - 15:29, édité 2 fois
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Samael Washington

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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Jeu 19 Avr - 14:30


☾ get up now, get up, get up now.
‘CAUSE I’M ON TOP OF THE WORLD, ‘AY! I’M ON TOP OF THE WORLD, ‘AY! WAITING ON THIS FOR A WHILE NOW, PAYING MY DUES TO THE DIRT! I’VE BEEN WAITING TO SMILE, ‘AY! BEEN HOLDING IT IN FOR A WHILE, ‘AY! TAKE IT WITH ME IF I CAN, BEEN DREAMING OF THIS SINCE A CHILD! I’M ON TOP OF THE WORLD!

▼▲▼

La musique a des propriétés curatives, si, je vous promets que c'est vrai. Les gens ne comprennent pas à quel point ses effets peuvent-être bénéfiques pour le corps humain. La thérapie par la musique vous ne connaissez pas ? C'est une méthode utilisée par certains psychologues, elle consiste à faire passer différents morceaux dans les oreilles des gens et on constate lesquelles font le plus d'effet pour en tirer des conclusions. Mais ce n'est pas ça le principal. Qui n'a jamais eu envie de s'isoler lorsqu'il était triste ? Et bien écouter des musiques encore plus tristes, c'est bénéfique pour le mental, parce que dans ces cas-là, on se rend compte que plus brisé cela existe et que de ce fait on peut sourire à la vie de nouveau. Ou alors quand on n’a pas la forme, écouter une musique qui bouge ça remet d'aplomb, on peut avoir envie de danser, de bouger, de rire, de chanter à tue-tête.  Mais avec la musique c'est tout ou rien. On rate, on recommence, ainsi de suite, la musique t'emporte et c'est là que tu te rends compte, qu'elle sera la seule le soir, à traduire tes ressentis, à te faire comprendre à quel point, certaines choses sont merdiques comme d'autres sont fabuleuses. Si c'est ta passion, ne l'oublie pas. Quand tu as une adoration, quelque chose qui rythme ta vie, surtout ne l'abandonne pas, parce que quand tu iras mal, elle, elle ne t'abandonnera jamais. Mais parfois, la musique te démoralise, et le pire dans cette histoire c'est que plus tu en écoutes plus tu as envie d'en écouter pour accentuer ton mal.
Étant à la fois herboriste et apothicaire, parfois les gens viennent me voir pour des consultations alternatives, là où la médecine échoue, parfois la nature réussi. Je ne suis pas un magicien vaudou, je ne fais qu’utiliser ce que la terre nous offre, des plantes, le son, la lumière ou encore les mots et une oreille attentive. J’ai une multiple casquette, et je sais m’adapter à beaucoup de situations. Et ce matin un client à la boutique est justement venu avec un problème particulier, baisse de moral, une envie de se tirer une balle, là où les psychologues l’effraient, la médecine traditionnelle le réconforte et lui semble plus accueillante. Pour commencer je lui ai fourni des pilules fabriquées par mes soins avec un mélange de magnésium, de vitamines et de gelée royale afin que son corps soit plus apte à affronter la fatigue et les tracas quotidien, et ensuite je lui ai loué un casque recouvrant entièrement ses oreilles ainsi qu’un disque de musique relaxantes selon ses besoins, nous avons signé un contrat selon lequel il s’engageait à me rapporter le dispositif dans un mois sans qu’il devra me le repayer, et vu le prix de l’engin, il vaudrait mieux qu’il y fasse attention.
Maintenant je dois prendre l’une de mes nombreuses autres casquettes, celle du professeur. En effet, j’ai accepté de donner des cours particuliers à l’université contre une petite somme d’argent. Les étudiants n’ont rien à payer, à part les frais d’inscription et je peux selon les besoins venir pour leur dispenser mon savoir. Et c’est ce qui va se passer aujourd’hui, à treize heures j’ai un cours à donner à une jeune femme nommée Chelsea Hitchens, une étudiante en herboristerie plutôt douée, j’ai eu l’occasion de tester ses connaissances lors d’une des interventions que j’ai fait en amphithéâtre pour sa promotion et vu l’intérêt qu’elle a porté à mon égard, je ne peux qu’être content de voir que d’autres seront là pour prendre la relève. Aujourd’hui ce sera une séance de travaux pratiques, oui, j’ai décidé à la dernière minute de prendre un bon nombre de racines et de baies, faisant ainsi des pièges pour la mettre à l’épreuve. Pareillement j’ai pris mon matériel pour faire des décoctions. Malheureusement la salle que je lui ai indiqué la dernière fois n’est pas équipée comme je le voudrais, j’ai donc eu l’autorisation d’utilisée une autre salle avec tout ce qu’il faut.
Arrivé à l’université en voiture et garé sur le parking des enseignants, j’approche rapidement du lieu de rendez-vous, une fois sur place, je vois la jeune femme entrain de lire. Je n’émets aucun jugement, mais à son âge je n’étais pas du tout comme ça, loin de là, c’était l’époque où je devais cacher le secret de mon père. Foutue merde. « Bonjour Chelsea, lui dis-je en lui serrant la main. Venez, on change de salle, petite surprise, travaux pratiques aujourd’hui. » Sans plus attendre, la valise à la main j’avance dans les couloirs et trouve enfin la salle adéquate que j’ouvre à l’aide du trousseau de clef que l’on m’a prêté.
Nous entrons et je dépose ma lourde valise sur le bureau enseignant. Un rapide tour des lieux me permet de voir un réchaud ainsi que des appareils à mesure divers comme un erlenmeyer ou des éprouvettes. C’est exactement ce qu’il faut. « Bon, déjà avant de commencer, vous avez des choses à me demander, des questions ou même besoin d’informations diverses ? » Oui avant de rentrer dans le vif du sujet, je préfère prendre mes précautions, savoir si la jeune femme se sent à l’aise à l’idée de commencer ce cours. Fort heureusement ce qu’elle préparera, personne ne le boira ou l’inhalera, mais j’aurais pu le faire sur une souris afin de voir les effets que son remède aurait pu avoir, quoi que, ça aurait été une très bonne idée, peut-être pour une autre fois.
En attendant sa réponse, j’ouvre ma valise et sors les neuf pots que j’avais emportés, ils sont sans étiquettes, il faudra qu’elle distingue avec ses connaissances ce qu’il y a dedans. J’ai donc ainsi pris des racines de curcuma, des feuilles de verveine, de la camomille qui sont assez connues, mais bien entendu je me suis amusé à compliquer les choses en ajoutant des tiges de muguet qui peuvent être mortelles ou encore des racines d’oenanthe safranée. Bien entendu cela ne fait que cinq plantes, et j’ai pris la décision d’incorporer quelques plantes moins connues mais qui le sont énormément dans le monde surnaturel, non pas pour la piéger, mais pour voir comment elle réagira suivant les réactions chimiques. Ainsi nous retrouvons des baies de gui ainsi que de l’ail aux ours. Mais il y a également des racines de mandragore et des racines de salsepareille. Je dispose le matériel sur une table, ainsi sont alignés les pots, des couteaux pour trancher les racines, ainsi que du matériel divers comme un économe ou encore un pilon, etc.
Avec cela je sors une fiche que j’ai moi-même réalisé en essayant d’écrire convenablement ce qui n’était pas gagné vu que j’écris comme un gros porc, mais peu importe. Je ne la lui tends pas pour le moment, mais sur la fiche c’est un descriptif d’un cas médical annonçant les symptômes dont souffre un patient qui vient voir un apothicaire pour avoir un remède. Ainsi donc l’homme souffre de violentes crises intestinales et de violentes hallucinations dues à la douleur. Son devoir sera de préparer une décoction pour aider ce pauvre homme imaginaire.


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❝ l'écume des jours❞ il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou...


Dernière édition par Samael Washington le Ven 20 Avr - 13:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Jeu 19 Avr - 18:56

Get up now, get up, get up now!
‘Cause I’m on top of the world, ‘ay! I’m on top of the world, ‘ay! Waiting on this for a while now, paying my dues to the dirt! I’ve been waiting to smile, ‘ay! Been holding it in for a while, ‘ay! Take it with me if I can, been dreaming of this since a child! I’m on top of the world!

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Je referme immédiatement mon livre et le range avant d’aller à la rencontre de « enseignant », le sourire aux lèvres.
Bonjour, Mr Washington !
Bonjour Chelsea, me salue-t-il en serrant ma main. Venez, on change de salle, petite surprise, travaux pratiques aujourd’hui.
J’avise la malle pendue à son bras avec une certaine curiosité, puis acquiesce distraitement. Récupérant mes affaires sur mon banc de fortune, je le rattrape ensuite au pas de course – il ne marche pas vite, mais j’ai de petites jambes. Nous longeons un dédale de couloirs qui n’en sont pas vraiment avant de trouver notre nouvelle salle, ou plutôt laboratoire. Nous en avons un similaire en chimie, bien qu’il ne soit pas dans ce bâtiment. Je parcours le matériel du regard. La chimie n’a jamais été ma tasse de thé, ce qui est un très mauvais point dans ce métier, malheureusement pour moi... et pour les cheveux de Mr Edwards, mon prof de première année de collège. J’ai eu beau lui dire que la calvitie mettait son regard en valeur, je crois qu’il ne m’a jamais pardonnée.  Bon, j’ai fait des progrès depuis... Mais comme on est jamais trop prudent, je pose mes affaires sur une paillasse et attache mes cheveux à l’aide d’un élastique. Ma queue-de-cheval est ridicule, m’enfin, elle tient !
Puisque Mr Washington s’installe sur le devant de la pièce, je fourre les mains dans mes poches, attendant sagement en tâchant de faire taire mon excitation. La théorie, c’est bien, la pratique, c’est mieux ; surtout quand on a un bon mentor ! Et ce précepte vaut dans bien des domaines... D’ailleurs, en parlant de mentor, il a l’air différent, aujourd’hui. Peut-être plus détendu, comme ce n’est pas la première fois qu’on se voit... À moins qu’il y ait autre chose.
Bon, déjà avant de commencer, vous avez des choses à me demander, des questions ou même besoin d’informations diverses ?
Sortant de ma rêverie, je hausse les épaules en répondant :
Non, rien de spécial. J’ai juste hâte d’en savoir plus sur ces travaux pratiques...
À mesure que je m’approche, il expose sur le bureau devant moi des bocaux en verre... non-étiquetés. J’échange un regard avec lui et comprends que c’est à moi de jouer. C’est un petit exercice de niveau, la routine quand on est en troisième année. Très bien, c’est parti ! Je me lave les mains au robinet le plus proche, enfile une paire de gants en latex et attrape ensuite le premier récipient. Je réfléchis à voix haute.
Des racines... On dirait du gingembre, mais c’est plus foncé... (J’ouvre le couvercle et mets mon nez au-dessus.) Ah, curcuma !
Je referme et passe au suivant, et reconnais sans peine l’aloysia : en frottant ses feuilles, la verveine dégage une odeur de citron. La camomille aussi m’a paru facile à identifier. Sauf que maintenant que j’arrive à deux pots étrangement similaires... Ça se corse. Ils contiennent des tiges et feuilles, et je n’ose pas me prononcer avant de les sentir, en prenant garde à éloigner ma main droite qui sent encore le citron. Oh, d’accord... Je sépare les bocaux pour ne pas les confondre et les désigne un après l’autre.
Muguet. Ail des ours.
J’entreprends l’analyse d’un autre pot empli de tubercules allongés. On dirait des racines de navet. J’aurais dû me douter que ce ne serait pas aussi simple... J’en extrais un petit du pot et l’observe de plus près, puis m’installe sur le plan de travail pour le couper. Au moment de l’incision, un liquide orange se dépose sur la lame. Un liquide...
Je pense à de l’œnanthe safranée. Très toxique.
Je jette un œil furtif au pot suivant et déclare sans plus de cérémonie :
Gui.
Si ça se trouve, c’était un piège. J’hésite à revenir dessus, mais j’ai vraiment l’intuition que je suis sur la bonne voie... Alors, je poursuis. Les deux types de racines suivantes me parlent beaucoup moins. J’en sors un bout de son pot pour le couper, sans plus de conviction. Ça ressemble à des petits copeaux de bois... et je ne sens plus rien à part la verveine et l’ail. Si vous avez Google et que vous voulez m’aider, c’est le moment, hein... Bon, je vois qu’on ne peut compter sur personne. Je le passe donc au pilon mais là encore, je fais chou blanc. Cette fois, je m’avoue vaincue. Agacée par cet échec, je me tourne vers le dernier bocal, et donc mon dernier défi. Hors de question de me planter. Délicatement, je dévisse le couvercle et fais glisser quelques morceaux dans ma paume ouverte. Et... Rien. C’est pas possible ! J’ai pas fait deux ans et demi d’études pour échouer sur un stupide test d’identification ! Je ferme les yeux et me concentre sur mes centaines de lectures, les photos, les schémas... tout s’affiche sur mon écran mental, et je fouille cet album virtuel, faisant défiler mes connaissance en espérant tomber sur la bonne page. Mes doigts emprisonnent progressivement la plante, quand subitement un nom me vient à l’esprit. J’ouvre les paupières en même temps que le poing et murmure :
Mandragore.
Je ne me rappelle ni du chapitre, ni du livre dans lequel il en était question... Alors peut-être que je divague. Ou  peut-être que  non. Je relève mon regard vers celui du professeur, guettant sa réaction.


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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Ven 20 Avr - 11:07


☾ get up now, get up, get up now.
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Pour débuter, rien de bien compliqué, un simple exercice de reconnaissance des plantes et des racines que je lui ai ramené. Chelsea étant en troisième année dans son cursus n’aura normalement aucun mal à les identifier, encore je lui aurais proposé de l’aconit bleu elle pourrait se tromper, mais là c’est enfantin, seulement attention aux étourderies d’autant plus que certaines sont ressemblantes les unes avec les autres. Rapidement je vois la jeune femme se mettre en action pour l’identification, au début tout se passe sans aucune anicroche, elle identifie rapidement les plus faciles et chacune de ses réponses est limpide, presque instinctive. Dans ses yeux je vois la même passion qui m’anime, celle qui fait qu’elle n’hésite pas et qu’elle agit avec son intuition pour être la plus efficace possible. Pour l’identification des plantes cela peut fonctionner, cependant les choses se corsent lorsqu’il s’agit de créer un remède ou un poison. Je ne suis pas trop pour lui apprendre à créer des substances toxiques, quand elle travaille c’est pour guérir les gens, non pour les tuer, contrairement à moi avec ma casquette de chasseur attitré dans le monde surnaturel. Sauf qu’elle n’a pas l’air d’en faire parti, ce qui est bien mieux pour elle, une fois que l’on a un pied dedans, il est impossible de faire demi-tour, c’est à vie. Quand on sait, on ne peut plus oublier, j’aurais bien aimé renier tout cela, mais je ne peux plus, pas sachant que des gens meurent à cause de certaines brutes. Le problème ce n’est pas que les créatures, parce que certains humains sont bien pires, je me fais donc le rôle de protecteur de l’humanité, à mon grand regret. Seulement moins l’humanité sera au courant mieux ce sera pour tous.
Je la regarde agir d’un œil critique et averti, elle n’a pas l’air totalement désemparée, et c’est bien mieux ainsi. Je ne dis rien, je la laisse faire, valider ses identifications mentalement sans pour autant lui annoncer si elle a tord ou raison, mais pour tout elle a raison, elle parvient aisément à faire ce que j’attends d’elle et je ne peux être qu’impressionné devant ses connaissances. Certains abrutis profonds n’auraient pas été capable d’identifier correctement l’ail des ours ou le gui. Ceux là ne méritent pas leur place dans un cursus pareil, parce qu’une erreur peut devenir létale. Ce n’est qu’au moment de définir la mandragore qu’elle sèche, je la vois hésiter, commencer à triturer les racines pour en trouver le nom, elle a du mal, et je peux le comprendre, ce n’est pas tous les jours que l’on utilise cette plante, mais il faut la connaître, car elle peut sauver la mise suivant les circonstances. Notamment pour ses vertus analgésiques qui permettent de faire passer la douleur des patients. Après deux minutes, elle réussi le test, haut la main. Elle s’arrête, attend une quelconque réaction de ma part, seulement je ne lui ferais pas le plaisir de lui indiquer si elle a raison ou non, à elle de déterminer si elle a réussi, ce n’est que par l’erreur que l’on apprend, je l’ai toujours répété. « Inutile d’attendre une validation de ma part Chelsea, je ne dirais rien. » Ceci étant fait je m’approche d’elle pour lui tendre la dite fiche où est écrit ceci.


Sebastian Young, 32 ans, souffre de violentes crises intestinales et de violentes hallucinations dues à la douleur. Préparation d’une décoction liquide à avaler et conservable pendant une semaine.


Une fois qu’elle l’a eu en main et lue, je hausse les épaules avec un petit sourire, tout le matériel qu’elle faut pour la conservation se trouve dans la salle au fond dans les armoires qui sont déverrouillées. « A votre tour, faites ce que vous pouvez avec ce que j’ai ramené et le matériel de la salle. » Un silence s’installe et je me recule, m’installant sur le bureau pour continuer à rédiger mon propre recueil d’expériences et des recettes. J’ai souvent expérimenté, tenté des choses à l’aide de cobayes animaux comme des souris et des rats, et j’ai ce besoin de coucher sur papier mes indications. J’écris tout en regardant Chelsea agir, commencer son devoir. Ce n’est pas noté, mais ça lui permettra d’avoir des bases solides. « Si jamais vous avez une question quant à la méthodologie, n’hésitez pas, je ne ferais cependant pas votre devoir à votre place. » Un ton entendu bien évidemment, je ne veux pas l’aider dans quoi que ce soit d’autre qu’une question partielle sur la méthode, l’application des plantes c’est elle qui devra la faire de A à Z.


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Dernière édition par Samael Washington le Ven 20 Avr - 18:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Ven 20 Avr - 17:39


☾ get up now, get up, get up now.
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Mr Washington est particulièrement silencieux. Impossible de déterminer si je suis sur la bonne voie d’après ses réactions : il n’en a aucune. Tout le contraire de mes professeurs de la Fac... Eux ne cessent de nous rabâcher encore et toujours les mêmes discours. Il s’agit de ma dernière année, et j’ai l’impression qu’ils nous pensent incapables de relever des défis... C’est pourquoi cette nouvelle méthode d’enseignement me paraît aussi intrigante qu’excitante.
— Inutile d’attendre une validation de ma part Chelsea, je ne dirais rien.
Un petit sourire étire mes lèvres.
Très bien.
Je repose les morceaux intacts sur le plan de travail avant de constater qu’il me tend une feuille de papier que je parcours du regard.

Sebastian Young, 32 ans, souffre de violentes crises intestinales et de violentes hallucinations dues à la douleur. Préparation d’une décoction liquide à avaler et conservable pendant une semaine.

Travaux pratiques, hein... Je repose mon attention sur Mr Washington qui hausse les épaules, a priori fier de cette mise à l’épreuve.
A votre tour, faites ce que vous pouvez avec ce que j’ai ramené et le matériel de la salle.
Il reprend ensuite place derrière le secrétaire et me laisse à ma réflexion. Je change de gants afin de ne pas contaminer le reste des plantes et me mets au travail.
Si jamais vous avez une question quant à la méthodologie, n’hésitez pas, je ne ferais cependant pas votre devoir à votre place.
Oh mais, je ne vous aurais pas laissé jouer à ma place, de toute façon...
Entendu, monsieur !
Je me remets en quête de ce dont j’ai besoin : le matériel se situe dans des armoires et tout est trié méticuleusement, donc je n’ai aucun mal à trouver ce que je cherche. Pipette graduée, erlenmeyer, pince en bois, papier filtre, entonnoir, bécher... Je réalise mon montage avant de reprendre le premier bocal, rempli de curcuma, puis quelques feuilles de camomille. Je fais de rapides calculs, puis en place cinq grammes dans de l’eau pure, disponible dans le local. Je pose ensuite l’erlenmeyer sur la plaque chauffante avec un bouchon, puis porte le tout à ébullition. Je regarde l’heure : 13h18. Encore dix petites minutes, et je saurai si je dois changer de métier ou non...
Comme Mr Washington est occupé et que je m’en voudrais de le déranger pour rien, je me tourne à nouveau vers les autres bocaux non-étiquetés et attrape celui que j’ai été incapable d’identifier. Je fais tournoyer le verre entre mes mains, comme si la réponse allait s’inscrire entre les copeaux. J’aurais dû apprendre à lire dans les feuilles. J’essaie de me concentrer, visualisant à nouveau les différentes encyclopédies que je suis censée connaître par cœur. C’est affligeant. Je sais qu’il est humainement impossible de connaître et de retenir toutes les plantes, mais j’imagine qu’il n’a pas cherché la plus exotique uniquement pour me piéger... Quoique. Les minutes passent sans que je n’arrive à donner son nom à cette plante, et j’abandonne lorsque je vois le temps imparti écoulé. Je repose alors l’inconnue et me focalise sur ma décoction. Feu éteint, je prépare mon filtrage sans me presser et passe le liquide pour le séparer des plantes. Quelques instants plus tard, je contourne mon bureau et tends victorieusement le flacon au-dessus du bureau de mon enseignant.
Du curcuma et de la camomille pour soulager les douleurs intestinales. Cela agira comme anti-inflammatoire, réduira peu à peu les douleurs et donc mettra fin aux hallucinations.
Complètement inoffensif, évidemment. Sauf si le patient est allergique à l’un des deux. Ou qu’il y a déjà un traitement en place. Ma confiance vacille.
Sebastian Young ne prend aucun médicament et ne souffre d’aucune intolérance, n’est-ce pas ?
Oui, j’admets que j’aurais pu poser la question plus tôt... Mais faute avouée à moitié pardonnée, non ? J’allume mentalement l’auréole au-dessus de ma tête, un sourire innocent suspendu à mes lèvres.
Cela dit, je conseillerai à cet homme d’utiliser des pierres qui peuvent également l’aider. Citrine et calcite jaune, par exemple.
Les crises intestinales pouvant être de différentes origines, il est certain que je harcèlerais le patient de questions s’il était là... Néanmoins, ces douleurs peuvent être liées au chakra du plexus solaire, et donc, la lithothérapie peut également avoir son rôle à jouer. Qui a dit que je n’avais qu’une seule compétence ? Bien sûr, ce n’est pas le sujet de ce cours. Il n’empêche que si on était en situation réelle, je lui proposerais les deux solutions puisqu’elles ne sont pas incompatibles. Je plante mon regard dans celui de mon enseignant en attendant son verdict.


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Samael Washington

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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Ven 20 Avr - 18:28


☾ get up now, get up, get up now.
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▼▲▼

La jeune femme a des consignes simples, mais qui s’avèrent en réalité plutôt compliquées à mettre en œuvre étant donné le peu de temps dont elle dispose. Je teste sa réactivité, voire si elle peut faire quelque chose de viable en trente minutes. En la voyant agir, je remarque qu’elle n’utilise que deux des huit plantes que je lui ai proposé, cruelle erreur, mais je ne vais pour le moment rien lui dire. Ce qu’elle fait n’est pas en soi une mauvaise chose, mais cela manque cruellement d’ampleur. Continuant à écrire dans mon gros livre à la couverture en cuir, je ne pipe pas un mot et reste plongé à la fois dans mon travail personnel mais aussi dans le sien, gardant un œil ouvert en cas de problèmes. Ce qui à mes yeux n’est pas le cas, du moins pas un problème direct pouvant mettre en danger la vie du patient fictif que je lui ai crée. Je termine d’écrire mon paragraphe à propos de l’usage de l’aconit napel en précisant bien qu’appliqué bouillant sur une plaie de loup-garou, il aide à guérir une plaie causée par cette même plante. Comme quoi un poison peut parfois être un véritable remède si l’on sait comment l’utiliser.
Le temps imparti est terminé, et elle s’en est rendue compte elle-même. Je referme mon livre afin qu’elle ne puisse rien y lire de compromettant quant à la vérité du monde surnaturel et m’approche d’elle. Quand je regarde sa fiole remplie de sa décoction, je l’inspecte au niveau de la couleur mais aussi de la consistance. Elle semble satisfaite de ce qu’elle a fait. Je ne le suis pas entièrement, mais comme depuis le début de la séance, je me garde bien de tout commentaire pour le moment. « Du curcuma et de la camomille pour soulager les douleurs intestinales. Cela agira comme anti-inflammatoire, réduira peu à peu les douleurs et donc mettra fin aux hallucinations. » En soit ce qu’elle dit est valable, seulement la camomille et le curcuma ne suffisent pas entièrement. La camomille calmera les douleurs, mais pas de façon suffisante pour arrêter les hallucinations qu’elles causent. « Sebastian Young ne prend aucun médicament et ne souffre d’aucune intolérance, n’est-ce pas ? » Cette question aurait dû être posée avant qu’elle ne commence, mais je fais un signe négatif de la tête, autant ne pas compliquer les choses. Si ça avait été le cas, les ingrédients qu’elle a utilisé n’auraient pas eu d’effets indésirables. « Cela dit, je conseillerai à cet homme d’utiliser des pierres qui peuvent également l’aider. Citrine et calcite jaune, par exemple. » Cette fois-ci je souris en voyant sa petite touche personnelle ; ce n’est pas le sujet de ce cours, mais elle n’a pas tord, ses pierres ont des effets thérapeutiques pouvant aider dans le cas présent, un peu comme l’ambre lorsque les bébés font leurs dents.
Elle attend désormais mon verdict, en temps normal j’aurais assassiné les gens en leur parlant mal, mais en la voyant elle, je n’y arrive pas. Je me contente de faire une petite moue en élaborant mon propre plan dans ma tête. « Ce que vous avez fait n’est pas mauvais, mais pas optimal. La plante que vous n’avez pas identifié c’est de la salsepareille, utile en cas d’ulcères ventraux et de constipation, ce qui dans son cas ne lui fera pas de mal. Pareillement l’utilisation de la mandragore aurait été judicieuse, c’est une plante utilisée dans les cas et de douleurs aiguës, cependant elle a pour effet de faire des hallucinations, donc en petites doses et on augmente celle en camomille pour contrebalancer. » Voilà ce que j’aurais utilisé en plus. Elle a bien fait de mettre de côté les autres plantes qui soient n’auraient eu aucun effet comme l’ail des ours ou alors qui auraient pu tuer le patient comme le muguet ou l’œnanthe safranée et le gui. Au moins elle n’a pas fait de grosse bêtise et c’est déjà le principal. Elle a pourtant oublié également une grosse partie du travail, la question de la conservation de la décoction était importante. Je m’approche de l’armoire et en tire un bidon d’huile de tournesol ainsi que d’acide benzoïque. « Vous avez oublié la partie de conservation, votre décoction n’est pas utile indéfiniment, rajouter de l’acide benzoïque aurait pu aider à la faire durer le plus longtemps possible. Malheureusement si vous n’en avez pas sous la main, trois gouttes d’huile de tournesol devraient suffire vu la quantité que vous avez réalisée. » Un petit sourire entendu et je regarde la décoction. Si c’était un examen, je ne lui aurais pas mis plus qu’un B- ; c’est-à-dire un peu en dessous de la moyenne. Mais qu’elle ne désespère pas, ce n’est pas une vraie note vu que je n’ai pas le pouvoir pour lui en mettre.
J’attrape maintenant les racines que je lui ai citées afin de commencer à faire ma propre décoction pour lui montrer comment j’aurais réalisé cette exercice, je lui demande de l’aider à extraire le jus des racines de mandragore tout en faisant attention à la température d’ébullition de l’eau. « Ajoutez cinq grammes de poudre de racine de salsepareille, lui dis-je dans un ordre voilé. » Quand je suis dans le feu de l’action, je ne pense plus qu’à ce que je fais, oubliant parfois que je me trouve au contact d’êtres humains. Si je la froisse ce n’est pas du tout mon intention. Quoi qu’il en soit, maintenant il faut attendre l’ébullition et que l’on fasse une petite pause le temps que cela fasse effet. « Pourquoi vous êtes vous passionnée par ce métier et ces études ? Ce n’est pas le plus attrayant, la pharmacologie aurait pu être votre premier choix. » Je suis plutôt étonné de voir que ce que je fais est toujours apprécié, il n’y a que des fous pour aimer ces méthodes alternatives. A la base je voulais être chirurgien orthopédiste ou cardiaque, et me voilà à véhiculer des traditions anciennes sur des médecines alternatives. Autant dire que je suis loin du but que je m’étais fixé. Pourtant j’ai repris le flambeau après la mort de ma mère et le fait que j’ai été obligé de tuer mon père. Ce n’était pas ce que je voulais, mais maintenant que j’y suis, j’y prends un véritable plaisir.


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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Mer 25 Avr - 12:18


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Ce que vous avez fait n’est pas mauvais, mais pas optimal, finit-il par dire. La plante que vous n’avez pas identifié c’est de la salsepareille, utile en cas d’ulcères ventraux et de constipation, ce qui dans son cas ne lui fera pas de mal.
De la salsepareille... Non mais, quelle idiote ! Je n’ai jamais étudié cette plante en cours, cependant je me rappelle parfaitement avoir pris des notes personnelles à son sujet. J’aurais dû m’en souvenir... Fait chier. Je m’énerve en silence alors qu’il poursuit, le plus calmement du monde :
Pareillement l’utilisation de la mandragore aurait été judicieuse, c’est une plante utilisée dans les cas de douleurs aiguës, cependant elle a pour effet de faire des hallucinations, donc en petites doses et on augmente celle en camomille pour contrebalancer.
Mmh... Ça, je n’en suis pas si sûre. Les illusions provoquées par la mandragore sont bien trop angoissantes pour qu’on les ajoute à une crise déjà présente. Mais peut-être que c’est encore un test ? J’ouvre la bouche pour émettre une objection quand je le vois s’éloigner vers les armoires de matériel.
Vous avez oublié la partie de conservation, votre décoction n’est pas utile indéfiniment, rajouter de l’acide benzoïque aurait pu aider à la faire durer le plus longtemps possible. Malheureusement si vous n’en avez pas sous la main, trois gouttes d’huile de tournesol devraient suffire vu la quantité que vous avez réalisée.
Bien sûr, j’ai zappé la moitié. J’aurais peut-être quand même dû manger ce sandwich, à midi. Comment ça « où est le rapport ? », c’est évident, non ? Je dois faire de l’hypoglycémie. Mordant ma langue pour me dissuader de pester contre moi-même à haute voix, je tâche de rester concentrée. Saisissant le nécessaire à sa propre recette, le professeur commence à faire sa cuisine. Je l’observe et suis ses instructions ; je procède à l’extraction des racines afin d’en obtenir le jus.
Ajoutez cinq grammes de poudre de racine de salsepareille.
C’est comme si c’était fait ! Certes, lorsqu’il s’adresse à moi, je ne peux pas dire que Mr Washington est un tendre... cela dit, aucun de mes enseignants ne l’est. Sauf Mrs Reed, mais c’est une autre histoire. J’estime avoir de la chance d’avoir un tel cours, alors ce ne sont pas quelques paroles sèches qui risquent de me faire bouder. Je m’exécute donc une fois encore, réduisant cette foutue cachottière en poussière. Le montage effectué, il assemble le tout et l’eau ne tarde pas à bouillir. Vous l’aurez compris, il ne nous reste plus qu’à attendre.
Pourquoi vous êtes-vous passionnée par ce métier et ces études ? Ce n’est pas le plus attrayant, la pharmacologie aurait pu être votre premier choix.
Légèrement étonnée par son intérêt soudain, je retire mes gants en réfléchissant. La pharmacologie et son business entre grandes firmes ne m’ont jamais enthousiasmée. La méthode d’apprentissage est peut-être la même – tout connaître par cœur, j’imagine – mais je préfère mille fois retenir des noms latin que des noms scientifiques ou des formules chimiques. On en a aussi, dans mon cursus, mais pas autant ! Je hausse les épaules.
La naturopathie en général m’attire davantage. Les médecines douces, alternatives... On a vécu des milliers d’années sans avoir de produits chimiques dans l’organisme et je suis persuadée qu’il est encore possible de vivre de cette façon. La plupart des maladies doivent venir de ce qu’on prend pour se soigner.
Je fais une pause, réalisant que ce n’est pas à lui que je vais apprendre ça. D’ailleurs, je ne risque pas de lui apprendre quoi que ce soit. Il a cet air sage et résigné qu’ont les personnes qui ont déjà tout vu dans leur existence...
Bien sûr, ce n’est pas vraiment l’avis de mes parents... Mon père est secrétaire médical. Autant dire qu’il n’a pas vu mon choix d’orientation d’un très bon œil !
Quand je ferme les paupières, je me revois le lui annoncer, puis l’expression de surprise qui se dessine sur ses traits, sa frustration et... sa déception. Je détache mes cheveux pour passer mes doigts au travers. Ma mère a mieux réagi, même si elle n’a jamais osé me montrer ouvertement son soutien. Je me suis faite à l’idée, depuis le temps, mais cette opposition constante a fini par me faire quitter Manhattan. J’avais besoin de changer d’air et, surtout, de me sentir à nouveau chez moi quelque part... Il est encore un peu tôt pour déterminer si Beacon Hills correspond à mon Éden... Simplement, je crois qu’il s’en approche beaucoup. Enfin, dans l’idéal, il faudrait que je trouve un travail très vite, histoire de pouvoir payer mes factures et d’avoir une vraie place dans la communauté.
Cette ville me paraissait être parfaite pour poursuivre mes études, à la fois dans un cadre naturel et loin de mes anciennes influences... J’espère seulement me trouver un job avant ma prochaine échéance de loyer... Autrement, vous risquez de ne plus avoir d’élève aussi tête-en-l’air très longtemps, et ce serait dommage, pas vrai ?
Je m’appuie contre la paillasse derrière moi, place l’élastique autour de mon poignet et croise les bras sous ma poitrine. Je souris de ma propre bêtise, tentative innocente visant à détendre l’atmosphère. Ne vous inquiétez pas, Professeur : je ris, mais j’enregistre aussi.


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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Jeu 26 Avr - 20:36


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J’ai bien noté son air sceptique quand je lui ai annoncé l’utilisation de la mandragore. Je comprends ce qu’elle veut dire, que la mandragore fera empirer les délires du faux patient, mais c’est un puissant anesthésiant naturel, ce qui fera en sorte qu’il aura beaucoup moins mal, et la camomille à beaucoup plus forte dose, fera que les hallucinations seront moins présentes, moins omnipotentes. Il faudrait que je le lui explique, mais je n’ai pas à me justifier, j’ai déjà eu un cas comme celui-ci et je l’ai guéri de cette façon, qu’elle me croit ou non ne m’importe guère. De toute manière, chaque naturopathe agit comme il le sent, comme il l’entend. Je ne suis pas son véritable professeur, je ne suis qu’un intervenant à l’université, mais si j’en avais l’occasion, je veux dire d’être enseignant, j’apprendrais aux élèves à se faire confiance, à agir selon leur instinct, de ne pas s’inquiéter et d’être libre de penser comme ils le veulent. A condition de ne pas tuer leurs patients, bien évidemment, ce serait bien mieux. « La naturopathie en général m’attire davantage. Les médecines douces, alternatives... On a vécu des milliers d’années sans avoir de produits chimiques dans l’organisme et je suis persuadée qu’il est encore possible de vivre de cette façon. La plupart des maladies doivent venir de ce qu’on prend pour se soigner. » Elle a raison pour 75 % de ce qu’elle a pu dire, concernant le reste, je le suis moins. Ce n’est pas ce qui nous soigne qui rend malade, c’est ce qu’on met dans l’alimentation ou dans les boissons, ou même de la pollution. Si l’on accuse tout, on n’en finira pas. A mon avis la naturopathie et la médecine ainsi que la pharmacologie doivent travailler ensemble pour mieux guérir les gens.
Je comprends donc qu’en réalité elle cherchait autre chose, une nouvelle façon de guérir, quelque chose de plus ancestral. Elle n’a pas tord pour cela, Chelsea a compris qu’en recourant à d’anciennes méthodes on pouvait soigner, mais cela a ses limites, parce que les cancers ou le SIDA ne peuvent se guérir avec de simples plantes, malheureusement. « Bien sûr, ce n’est pas vraiment l’avis de mes parents... Mon père est secrétaire médical. Autant dire qu’il n’a pas vu mon choix d’orientation d’un très bon œil ! » Je comprends donc que cela a dû être un sujet de discorde, mais elle m’a tout à fait l’air d’être capable de se débrouiller et d’être manifestement une jeune femme solide. C’est compliqué d’avoir une vie comme celle-ci à son âge, j’étais avec mes parents à cette époque, c’est après que j’ai dû me débrouiller seul, quand j’ai dû tuer mon père. « Cette ville me paraissait être parfaite pour poursuivre mes études, à la fois dans un cadre naturel et loin de mes anciennes influences... J’espère seulement me trouver un job avant ma prochaine échéance de loyer... Autrement, vous risquez de ne plus avoir d’élève aussi tête-en-l’air très longtemps, et ce serait dommage, pas vrai ? » Parfaite je ne sais pas, être un humain c’est trop compliqué dans cette ville, il vaut mieux soit être au courant, soit être un être surnaturel.
Cependant concernant son histoire de job, je l’aurais bien engagé à la boutique, mais déjà Isaac comme employé, et je ne peux pas me permettre de prendre quelqu’un d’autre, sinon je ne pourrais plus me nourrir ou vivre correctement. Cependant ? Il faut bien admettre que dans certains magasins ou même des buralistes recrutent des étudiants pour certains horaires spéciaux. « Vérifiez tous les commerces, même ceux qui ne recherchent pas spécialement, les trois quarts des recrutements se font dans le marché caché, c’est une bonne chose que de tenter, ou même à l’hôpital qui sait, comme agent d’entretien, ce n’est pas forcément glorieux, mais ça paie les factures. » Je vérifie la décoction mais constate qu’il reste encore un peu de temps avant de devoir la retirer du feu. Elle ne servira à rien, strictement à rien, mais c’est simplement pour lui montrer sa consistance et essayer un autre exercice juste après.
Après quelques minutes quand je vois le liquide de la décoction bouillir, je sais que c’est prêt. J’éteins l’appareil et attrape la fiole en verre grâce à des gants pour éviter de me brûler. « Changement d’exercice maintenant, lui dis-je en sortant un livre de ma valise. Je vais vous donner ce livre vierge, à vous de le remplir avec des plantes, vos plantes, celles que vous trouverez, et je vous en donnerais certains exemplaires. Rien de tel que ses propres connaissances pour mieux travailler. » Je lui tends ce livre neuf avec une couverture en cuir, petit cadeau de ma part, mais j’ai bon espoir qu’elle deviendra l’une des meilleurs apothicaire jamais connu. Puis je lui présente une dizaine de sachets avec des plantes pour qu’elle commence son herbier et écrive ce qu’elle sait en notes avec les effets de chaque échantillon.


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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Lun 30 Avr - 12:35


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Après un moment de réflexion, il reprend la parole.
Vérifiez tous les commerces, même ceux qui ne recherchent pas spécialement, les trois quarts des recrutements se font dans le marché caché, c’est une bonne chose que de tenter, ou même à l’hôpital qui sait, comme agent d’entretien, ce n’est pas forcément glorieux, mais ça paie les factures.
Je me fiche d’avoir un emploi « glorieux », pourvu qu’il me permette de rester en ville sans avoir besoin de dormir sous les ponts... ou dans une salle de classe. Je ne suis pas encore désespérée à ce point, mais si j’appelle mes parents dans la soirée, ça risque d’être le cas.
Je vais y penser. Merci !
Vous avez connu ce genre de problème, quand vous étiez étudiant ? J’ai l’impression qu’on vit tous la même galère... Comment expliquer que le gouvernement ne nous aide pas à trouver des solutions viables, dans ce cas ? Oui, je me pose trop de questions. Et quelque chose me dis que ma mère s’en fait encore plus que moi... Si vous croyez aux miracles, il est temps de commencer à prier pour que ma situation s’arrange, les amis ! Et si vous n’y croyez pas, au moins, j’aurais essayé.
La décoction est fin prête et je note mentalement ses caractéristiques. Texture, couleur, quantité... Difficile de me dire que j’ai raté mon épreuve à un tel point. Je dois être plus affectée par ma mauvaise posture financière que je ne veux bien l’admettre. Pourtant, Mr Washington ne fait aucune remarque. Soit il est extrêmement déçu, soit il se fiche pas mal de ce Sebastian Young imaginaire. À moins que... Qui sait ? Peut-être qu’il existe, finalement ; que c’est l’un de ses ennemis jurés et qu’il a promis de le soigner en espérant tomber sur un étudiant aussi peu malin que moi. Mh... Avouez que c’est possible.
Changement d’exercice maintenant, déclare mon professeur.
Je laisse tomber ma théorie paranoïaque et hausse les sourcils, les oreilles grandes ouvertes. Il extirpe un ouvrage de sa malle aux trésors et me le tend : je l’ouvre, découvrant avec scepticisme ses pages immaculées.
Je vais vous donner ce livre vierge, à vous de le remplir avec des plantes, vos plantes, celles que vous trouverez, et je vous en donnerais certains exemplaires. Rien de tel que ses propres connaissances pour mieux travailler.
Mon cœur est soudain comprimé dans ma cage thoracique. Vous allez me trouver ridicule, mais ça faisait bien longtemps qu’on ne m’avait pas fait d’aussi beau cadeau... Je le referme délicatement pour admirer sa couverture de cuir et la caresse du bout des doigts. Il est magnifique. Je pince mes lèvres pour reprendre contenance et relève mon regard vers celui de mon enseignant.
Merci beaucoup.
Je tâche de ne pas paraître trop perturbée alors que, venant de n’importe qui d’autre, je lui aurais sauté au cou. Heureusement que je contrôle mes pulsions, parfois. Je m’installe sur la paillasse derrière moi et me mets au travail. Je suis tellement euphorique que je préfère laisser la page de garde à plus tard : je pense qu’il ne tient pas à ce que je passe le reste de l’heure à décorer... Soyons plus « pratique ». Je commence par préparer mon sommaire, laissant plusieurs pages de libre pour sa réalisation, et numérote les suivantes. N’oubliez pas que j’ai de l’entraînement avec mon grimoire. Qui a dit qu’être une sorcière ne préparait pas à la vraie vie ? Bon, d’accord, je n’y ai répertorié que mes pierres et références à mes tirages pour le moment... Il n’empêche que ça m’a appris à être organisée !
Armée d’un crayon, j’annote les herbes qu’il me présente en étant la plus précise possible. Il a vraiment tout prévu ! Il m’offre des échantillons déjà séché de plusieurs plantes. Heureusement pour moi, je les reconnais toutes. Je me charge d’ajouter ses caractéristiques à côté et d’ajouter un croquis de la fleur fraîche au besoin. Je me débrouille bien, en dessin, ce qui me permet de ne pas être trop larguée en cours : certains de mes camarades sont obligés de scanner les livres et de faire des exercices de collage pour compléter leurs prises de notes. Vous imaginez le temps perdu ? Personnellement, en un tournemain, le tour est joué. Mais j’avoue que, dans leur cas, il ne vaut mieux pas se fier à leurs schémas... Mr Young n’aurait peut-être pas survécu.
Vous devez en avoir des dizaines, des comme ça !
Je suis déjà allée à la boutique de Mr Washington, et il a de quoi remplir une bibliothèque d’herbiers... Même s’il vend aussi d’autres choses. J’aimerais bien avoir un tel établissement, plus tard ! J’y vendrai des plantes, des pierres, de l’encens, des bougies, des... Oui, je me calme. Mais c’est ça, que je veux faire : me mettre au service de mon prochain pour l’aider à vivre mieux ! Vous viendriez à ma boutique, si j’en avais une ? Mh, j’tiens pas à le savoir, en fait.
Je colle l’ail des ours et le muguet en vis-à-vis afin de pouvoir les comparer, faisant attention à ne rien oublier. Enfin, j’espère. Caractéristiques, floraison, utilisation, toxicité... Je passe en revue ce que j’ai écrit pour les deux, mais fini par demander à mon enseignant du jour :
Est-ce que j’ai oublié quelque chose ?
Au vu de mes précédentes prouesses, il vaut mieux vérifier... on n’est jamais trop prudents.


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MessageSujet: Re: Get up now, get up, get up now! {Ft. Samael Washington}   Mar 22 Mai - 14:51


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La vérité c’est qu’apprendre par soit-même est toujours la meilleure des solutions pour retenir, certaines personnes pensent qu’il existe différents types de mémoires, je suis d’accord, mais pour moi, l’investigation est la meilleures façon de retenir des informations. Voilà pourquoi j’offre ce vieux livre à Chelsea, afin qu’elle puisse devenir meilleure, qu’elle se forme toute seule à l’investiture dont elle va avoir la charge à la fin de ses études. J’avoue qu’elle me surprend, qu’elle a des raisonnements logiques qui se tiennent. Et chacun ses convictions, chacun ses méthodes, et elle m’a l’air d’être pleine de promesses. Elle deviendra l’une des meilleures, j’en suis persuadé. « Merci beaucoup. » Je lui offre un beau sourire en échange de ces remerciements qui me semblent on ne peut plus sincères. Et elle file immédiatement se mettre au travail, quand je vois le talent qu’elle a en dessins, je comprends qu’en fait cette fille est une surdouée dans son domaine. Elle est peut-être même plus douée que moi. Je n’en prends pas la mouche, l’élève qui dépasse le maître, et j’ai trouvé ce fameux élève. Si un jour je décide de changer de métier, je pense savoir à qui faire appel pour prendre la relève. « Vous devez en avoir des dizaines, des comme ça ! » Je la regarde, elle est déjà venue dans ma boutique, mais le plus gros de mes ouvrages se trouvent dans ma cave, là où je stocke ce qui est lié au surnaturel. Elle ne sait pas tout, et c’est bien mieux comme ça. « A qui le dis-tu. » Je marmonne dans ma barbe, ma vie d’herboriste est loin d’être trépidante, heureusement que le reste du temps je suis un chasseur de créatures surnaturelles chevronné.
Je la vois finaliser les choses, coller les échantillons que je lui ai fourni et garder quelques pages entre les plantes pour écrire ses impressions et les caractéristiques qui conviennent. Un travail méticuleux qui sera plus utile qu’un brouillon digne d’un porc. « Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? » Quelque chose ? Il ne me semble pas, du moins je n’en ai pas l’impression. Je souris doucement avant de songer à quelque chose. Moi j’ai oublié quelque chose. Je retourne dans mon sac et en sors une carte de visite que je lui tends du bout des doigts. C’est la carte de visite du café de Connor, il m’a dit la dernière fois qu’il cherchait quelqu’un en plus pour le service, peut-être que cela peut le faire. « Allez rendre visite à Mr Edenfield, c’est mon… enfin peu importe. Je ne permettrais pas qu’une élève aussi brillante parte ailleurs pour faire ses études. » Je regarde la jeune femme et ne sais plus trop quoi lui faire faire à présent, peut-être qu’il est temps pour nous de nous laisser, à moins qu’elle ait encore une idée ou deux ou des questions, je ne sais pas. « Dites-moi, vous avez des questions ou pas ? Pareillement, la semaine prochaine venez à ma boutique, nous ferons le cours avec du vrai matériel adapté, ce sera plus probant. Prenez également votre nouveau livre également, il sera utile. » Je la regarde et attends ses possibles questions, à propos de tout et de n’importe quoi. Je ne suis pas une personne que l’on peut choquer, peu importe ce qu’elle aura à me demander, je lui répondrai. Il faudra néanmoins que je songe à un exercice, peut-être une leçon sur un cobaye, une souris pour les expériences afin qu’elle soit confronté à la vérité, à la douleur d’un échec ou à la surprise d’une réussite.


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