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 Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)

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leoric Teniala
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MessageSujet: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptySam 21 Avr - 12:10


☾ les rencontres utiles.
I've never seen a diamond in the flesh. I cut my teeth on wedding rings in the movies, and I'm not proud of my address, in the torn up town. No post code envy but every song's like gold teeth, Grey Goose, trippin' in the bathroom. Bloodstains, ball gowns, trashin' the hotel room. We don't care, we're driving Cadillacs in our dreams, but everybody's like Cristal, Maybach, diamonds on your timepiece. Jet planes, islands, tigers on a gold leash we don't care, we aren't caught up in your love affair.

▼▲▼

Depuis l’accident avec Jordan et Brian, je n’ai pas passé un jour sans penser à ce qui s’est passé, à la mise en scène de la mort de ce pauvre gars. Les deux flics ne me l’ont pas joué à l’envers, ils ont tenu leur parole, aucune dénonciation, sachant de toute façon que je n’ai absolument rien fait de mal. Quoi qu’il en soit je ne les ais pas revus, j’aimerais bien les croiser dans la rue, pour les remercier, ou ne serait-ce que pour les inviter à boire un café à la maison. J’avoue qu’au début leur expansion d’amour m’a dérangé, c’était l’époque où je ne savais pas où j’en étais, puis j’ai rencontré Derek, et tout a changé. Je ne dirais pas que je n’ai pas honte, loin de là, mais je commence à m’ouvrir à ce genre de situations, à être plus tolérant envers moi-même et envers les autres. J’avais surtout besoin de temps pour m’y habituer, pour être ne serait-ce qu’un peut plus… je ne sais pas trop comment dire cela. De toute manière il y a encore énormément de chemin à faire avant que je ne sois débarrassé des trop nombreux a priori que je possède depuis tant de temps à cause de l’éducation que mon père m’a donné et de cette société intolérante dans laquelle nous vivons.
Le week-end est vite arrivé, fort heureusement et avec le beau temps qui refait son apparition, je ne peux que me sentir légèrement mieux, même s’il fait encore frais pour bien des Américains, moi je me retrouve à avoir vraiment très chaud et me balade généralement en pantacourt et en t-shirt. Certains me regardent d’un œil critique, mais peu m’importe, je ne vais pas me couvrir pour mourir de chaud. En Norvège il faisait bien plus froid. Je ne fais que me promener, histoire de ne plus penser à l’école et penser un peu plus à moi. Ce n’est qu’alors que j’ai croisé Jordan en civil en plein centre ville, après nous être serrés la main, il m’informe qu’il n’a pas vraiment le temps, qu’il doit prendre son service, il m’indique cependant de passer chez lui vers seize heures pour le café, que Brian serait chez eux. Après m’avoir donné son adresse et le numéro de téléphone de chez eux, il m’indique qu’il va prévenir son compagnon que je passerais en fin d’après-midi. Je n’ai pas vraiment eu le temps de répondre quoi que ce soit que le chien de l’enfer est parti comme une furie pour se rendre au poste de police. Quelle vie, je crois que je n’aimerais vraiment pas cela, moi qui ait toujours besoin de calme pour être en pleine forme et de bonne humeur. Leur mode de vie ne me conviendrait pas vraiment. Même si je les respecte pour ce qu’ils font.
J’ai envoyé un message à Derek, je serais chez lui à vingt-heures, je lui dis que j’ai des amis à voir pour prendre des nouvelles. Je ne sais pas si les deux policiers et moi sommes amis, nous ne  nous sommes vus qu’une seule fois, et pas forcément dans de très bonnes circonstances. Quoi qu’il en soit, l’heure est déjà arrivée et je me rends chez les deux hommes en voiture pour aller plus vite, je ne me suis pas changé, je suis resté habillé de façon normale, je ne vais pas voir la Reine d’Angleterre de toute manière. Une fois garé, je sors de la voiture et vérifie l’heure grâce à mon téléphone portable, j’ai un peu d’avance, cinq minutes, mais peu importe, je toque à leur porte et Brian m’ouvre au bout de quelques instants. « Bonjour, comment allez-vous Brian ? Lui demandé-je en lui serrant la main, un sourire radieux au visage. » Le brun me laisse entrer à l’intérieur et je regarde leur maison, je ne m’attendais à rien, mais leur logement est plutôt agréable et simple, à leur image à eux somme toute. Je n’ose pas vraiment avancer, je reste prostré comme un enfant dans le hall et attends une quelconque invitation de l’hôte avant de faire quoi que ce soit. « Je voulais vous remercier vous et Jordan de m’avoir aidé, je sais que la situation était délicate l’autre soir, donc merci beaucoup. » Je suis sincère, ils auraient pu croire que c’était moi, que j’avais tout à voir avec le meurtre, ils auraient pu penser que la bête était arrivée après, alléchée par l’odeur du sang et que c’était moi, le nouvel alpha arrivé en ville qui avait déchaîné ma fureur sur ce pauvre type. Mais ils m’ont fait confiance, et pour cela je leur suis redevable. Peut-être est-il le moment également que je leur en apprenne un peu plus sur moi, sur qui je suis et pourquoi je suis arrivé en ville, je me souviens avoir vaguement évoqué certains points, mais je ne suis plus tout à fait sûr de quoi que ce soit. De toute façon avec eux il n’y a pas vraiment de tabou, entre un chien des enfers et une sorte de magicien, le surnaturel est courant entre nous trois.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyMar 24 Avr - 21:39


Les rencontres utiles


Feat : Leoric & Jordan



Un message du Toutou infernal m’annonce que nous allons avoir la visite du loup alpha que nous avions croisé l’autre fois dans des conditions pas très réjouissantes pour lui et malheureusement trop habituelles pour nous. Un regard sur le bazar de la maison me tire un très long soupir. Pourtant avec deux anciens militaires, cette baraque devrait étinceler du sol au plafond. On y arriverait presque si deux mini tornades ne partageaient pas notre quotidien. Cela avait commencé par Machin – la pauvre bête a gardé le premier nom qui nous était venu à l’esprit pour le désigner –, un chiot qui avait fait du gringue à ce grand chien qu’est Jordan. Je n’avais pas eu le cœur de refuser quand les deux compères, déjà amis pour la vie, m’avaient tiré une bouille attendrissante. Nos horaires de dingues, notre métier qui nous fait parfois rentrer l’âme encore tachée du dégoût de ce que l’on a pu voir ou être confrontés. Et je ne parle pas seulement des incidents surnaturels, l’homme n’a pas besoin de crocs et de griffes pour se comporter comme un monstre.

Au chiot s’était ajouté un chaton, qu’une main mal attentionnée avait abandonné dans ma voiture alors que je rangeais mon chariot qui m’avait servir pour les courses, en laissant le coffre ouvert. Là non plus, nous n’avions pas passé le pas et finalement pas eu le courage de le laisser à la SPA. Les deux compères s’entendent comme larrons en foire, causant de vrai déménagement quand un coup de folie leur prend.

J’entreprends donc de ranger la maison, le sol pour l’essentiel. Heureusement, le reste est épargné. J’ai collé les deux fauves dans le jardin pour ne pas les avoir dans les pattes. En bon marin, j’astique le sol comme si c’était le pont d’un navire. La maison reflète notre passé. Surtout le mien, Jordan a peu d’objet de son ancienne vie. Sur une commode du salon trône une maquette de bateau. C’est le même navire qui est en peinture dans notre chambre, le Queen Anne's Revenge. Je suis tout simplement amoureux de cette frégate. Anciennement baptisée La Concorde, le célèbre pirate Barbe Noir s’en était emparé en novembre 1717. Il a coulé un an plus tard. Son épave a retrouvée il y a six ans. Un jour, j’irai plonger pour la voir.

J’ouvre grand pour que le sol sèche, pendant que je sors des chips et des bières en prévision de la venue de Leoric. Je suis un peu intimidé. C’est un loup alpha quand même. Mon passif dans la Navy m’a laissé un très grand respect pour la hiérarchie. C’est pour cela que ça marche entre Jordan et moi, car au travail il est mon supérieur. Nous savons cloisonner notre vie privée du travail. La sombre histoire qui m’a fait quitter l’armé, m’a valu de sérieusement dégringoler niveau galons. J’étais enseigne de vaisseau première classe, un officier. Me voilà simple flic, bossant le soir dans l’espoir de réussir le concours d’inspecteur. Je le fais plus pour l’intérêt du travail que le titre. Même si j’avoue que je ne serais pas peu fier de l’obtenir. Mais cela reste une autre vie. Toutefois, je reste au service des autres, et cela me convient.

J’observe mon plateau apéro d’un œil critique. N’est-ce pas trop simple pour un alpha, professeur de son état ? Machin et Truc me filent entre les jambes et montent en flèche à l’étage.

- Hey ! Soyez sage vous deux ! Nous allons avoir un invité.

J’accompagne mon ordre d’une petite claque venteuse. Il faut bien que je compense l’autorité naturelle qu’a Jordan sur eux. Truc apparaît soudainement dans le jardin, alors que la seconde précédente il était à l’étage. Contre coup de son passage en enfer, où il m’avait accompagné malgré moi à la recherche de l’âme de Jordan. Maintenant, Truc est capable de faire « un pas de côté ». Pendant une fraction de seconde, il change d’univers et arrive à se téléporter. C’est souvent embarrassant, car le chaton n’a pas conscience que ce n’est pas normal. On le gronde à chaque fois. Maintenant, il le fait moins souvent, où quand il est effrayé. Ça, les roses à demi-vivantes dans le jardin à cause de Jansen, et deux types qui vivent ensembles, notre maisonnée n’est vraiment pas ordinaire.

L’autre soir, j’ai remarqué la gêne de Leoric quand Jordan m’avait manifesté son affection de façon un peu trop démonstrative. Je ne suis toujours pas à l’aise avec ces témoignages amoureux à l’extérieure ou devant des inconnus. Je garde des séquelles de mon agression à l’armée et de ce qui s’était passé ensuite. Je ne tolère encore que le contact physique de Jordan. Je m’écarte toujours vivement quand un ou une collègue me touche, ne serait-ce que le bras. C’est une véritable phobie que Jordan m’aide à travailler. Cela tient du miracle que je sois en couple avec lui. Notre liaison est officielle, mais j’ai toujours du mal à assumer devant les autres.

L’autre soir, j’étais dans le feu de l’action. Il y avait un mort à gérer, un périmètre à sécuriser, peu de place pour mes excès de pudeur. Je crains le regard de l’alpha et son jugement. Je ne doute pas qu’il se montrera poli et amical, mais je ne peux pas m’empêcher de lire une dépréciation dans le regard des gens, quand ils savent que je ne suis pas hétéro. « Pas hétéro »… même pas capable de me dire mentalement le bon mot.

Une fois la maison en ordre, je monte prendre une douche, puis enfile un simple jean et un t-shirt. J’hésite devant ma chemise dans la penderie, mais cela ferait trop solennel. Leoric m’a vu en tenue de policier, puis il y a un homme ordinaire sous l’uniforme, autant ne pas en mettre un autre avec une chemise trop habillée. C’est celle que je portais au mariage de l’adjointe du shérif. La sonnette de la porte retentit. J’ai juste le temps de me frotter les cheveux pour un semblant de coiffure avant de descendre les marches deux à deux, Machin et Truc sur les talons.

- Bonjour, comment allez-vous Brian ?
- Bonjour Leoric. Je vais bien merci, et vous ? Entrez.


Je m’écarte pour le laisser passer, bourrant les deux mini corniauds avec le pied. Ils étaient partis pour faire des fêtes à notre invité, mais je suppose que c’est l’aura naturelle de l’alpha qui les tient en respect. Ce qui finalement n’est pas plus mal et nous donne un répit.

- Je voulais vous remercier vous et Jordan de m’avoir aidé, je sais que la situation était délicate l’autre soir, donc merci beaucoup.
- Nous avons fait notre travail monsi… Leoric. Merci à vous, d’avoir collaboré sans faire de difficulté.


Il semble rester prostré dans l’entrée. Une angoisse soudaine m’étreint. Craint-il d’avancer dans une maison où logent deux non-hétéros ? Mes joues trahissent ma gêne subite. Je me maudis intérieurement.

Moment de supplice où chacun ne sait pas où regarder. Ses pieds, l’araignée dans un angle du plafond, la mouche qui tourne autour du plafonnier.

Un miaulement plaintif attire notre attention à mes pieds. Truc s’est « translaté » derrière mon mollet, visiblement impressionné par le loup.

Nouveau moment de « où est le trou de souris le plus proche que je m’y planque ? »

- C’est Truc. Il est gentil, juste… pas ordinaire. C’est compliqué. Il doit avoir senti votre…

Je deviens écarlate. Je me traite d’idiot et tente d’enchaîner.

- Et derrière vous c’est Machin. Gentil aussi, mais turbulent. Un grand pote à Jordan. Entre chiens…

Je fais un geste équivoque avec une grimace que j’espère drôle, pas trop niaise. C’est vrai que Jordan perd toute crédibilité quand il joue avec Machin.

- Je… nous pourrions peut-être nous tutoyer ?

Je regarde mes pieds. C’est sorti tout seul, logique de circonstance que ma timidité n’assume pas du tout. Je relève les yeux à la réponse de mon invité, soulagé. Je crois qu’il est aussi gêné que moi. Il faut dire que je ne suis pas un comique comme Willem, et je n’ai pas le charisme de mon ex-beau-frère, Amaro. Je les envie parfois de leur aisance naturelle. En dehors du travail, je suis un vrai boulet de la communication.

- J’ai préparé un plateau avec des bières et des chips. On pourrait s’installer sur la terrasse en attendant Jordan ?

Je montre la direction de la cuisine. J’ai l’impression d’être un sémaphore. Je me sens ridicule. Je n’ai pas la classe de Jordan, ni le prestige de Leoric qui même habillé simplement reste classe.

- Navré, je ne suis pas très…

Je ne termine pas ma phrase, ne trouvant pas le mot de ce que je veux dire sans m’auto-démolir. J’ose à peine le regarder dans les yeux, de peur d’y lire une condamnation, du dégoût.

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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyJeu 26 Avr - 20:35


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▼▲▼

Je finis par voir les deux animaux qui tentent de me faire la fête au début, puis je perçois chez eux de la crainte à mon égard, ils ont dû ressentir ce que je suis, mais je ne m’en formalise pas, c’est souvent comme ça. J’avoue que j’ai ressenti un gros soulagement quand j’ai vu que les policiers ne m’ont pas incriminé dans le meurtre de cet homme. « Nous avons fait notre travail monsi… Leoric. Merci à vous, d’avoir collaboré sans faire de difficulté. » Je note le fait qu’il a failli me nommer monsieur, il y a depuis le début une sorte de difficulté à communiquer entre nous deux, je ne sais pas d’où elle vient, mais je trouve cela légèrement… étrange. Nous n’avons pas l’air d’avoir beaucoup trop d’écart niveau âge tous les deux. Puis d’un coup je vois le chat littéralement disparaître pour reprendre une vraie forme derrière son maître. Je regarde cet événement avec des yeux ronds sans comprendre comment une telle chose est possible. « C’est Truc. Il est gentil, juste… pas ordinaire. C’est compliqué. Il doit avoir senti votre… » Truc, drôle de nom, mais je ris doucement, d’accord il a dû sentir que j’étais un alpha, il se formalise des mots, mais ce n’est pas méchant, loin de là, autant parler de la nature tous les deux. « Et derrière vous c’est Machin. Gentil aussi, mais turbulent. Un grand pote à Jordan. Entre chiens… » Non mais là c’est trop, le nom de leurs animaux est vraiment trop drôle, et quand j’imagine Jordan jouer avec Machin, entre deux chiens, ça me fait rire. J’avoue que je ne sais pas trop de choses sur les chiens des enfers, ce mythe est vraiment compliqué à comprendre, mais le peu que j’en sais, il s’agit d’une créature qui a pour rôle de protéger le monde des humains des surnaturels. « Je… nous pourrions peut-être nous tutoyer ? » En effet, ceci me semble bien, se tutoyer c’est déjà retirer une barrière entre nous deux. « Avec plaisir, lui répondis-je avec un grand sourire sincère. » Il a raison, c’est bien mieux ainsi, et surtout ça évite de donner un ton trop sérieux entre nous deux.
Jordan me semble un peu mal à l’aise, je le ressens, seulement je ne vois pas trop la raison de tout cela, à part peut-être mon attitude de la dernière fois où j’étais gêné face à lui et à Jordan. La vérité c’est que ça ne me dérange pas tant que c’était chez les autres, mais pour moi je n’aimerais pas trop cela. Tout du moins, tout ceci a changé, maintenant que je suis avec Derek, mais même moi j’ai dû mal à dire l’évidence entre nous deux. « J’ai préparé un plateau avec des bières et des chips. On pourrait s’installer sur la terrasse en attendant Jordan ? » Oh, en effet ce serait agréable que de profiter de la terrasse. Je lui souris et m’avance dans la direction qu’il m’indique, ça me fera du bien de changer d’oxygène et de commencer à rencontrer de nouvelles personnes. Me faire un réseau de connaissances et d’amis dans cette nouvelle ville est bénéfique, je ne me retrouverai pas seul en cas de coup dur. « Navré, je ne suis pas très… » Je ne comprends pas trop, mais quand je le sonde à l’intérieur, je ressens de la tristesse, une grosse gêne aussi. D’où tout cela peut-il venir ? Me considère-t-il comme étant…. Juge de sa personne ? Ce n’est pourtant pas mon intention, loin de là. J’aurais envie de déposer ma main sur son épaule pour le rassurer, lui dire également que je n’ai pas de problème, que tout va bien et que je l’apprécie pour le geste qu’il a fait en me couvrant. « Tu sais Brian, n’ait pas honte de qui tu es. » C’est avec un petit regard, les yeux pétillants, que je conclus cette phrase et que je m’éloigne vers la terrasse. Leur jardin est sympathique et j’aime bien la simplicité.
J’attrape les deux chaises que je recule, une pour lui et une pour moi. Ainsi nous pouvons prendre place et je le vois apporter le fameux plateau. Une fois que nous sommes assis je croise les jambes et je m’installe convenablement. « Bon ça va peut-être te paraître bateau, mais votre maison à toi et à Jordan est vraiment magnifique. » C’est vraiment sincère, tout me paraît beau, simple, mais choisi avec goût. Dans mon loft tout est fait de la même manière, dans des teintes de blanc, et quelques touches de couleur avec les meubles ou la décoration. Quoi qu’il en soit je souris attrape l’une des bouteilles de bière pour trinquer avec lui. « Tu sais, je ne te jugerai pas. Et vu ma situation actuelle, je ne serais pas totalement bon juge, très longue histoire, et très magique également, enfin magique, plutôt surnaturelle. Le Nemeton n’est pas innocent dans toute cette histoire. » Et oui, c’est compliqué, le nemeton a fait en sorte que l’on soit liés ensemble et de là découle une attirance amoureuse si puissante qu’aucun de nous deux ne peut s’y soustraire. Seulement je ressens au plus profond de moi un sentiment qui n’est pas lié à ce lien, je ressens enfin l’acceptation de qui je suis, de ce que j’aurais dû être depuis toujours. En réalité, Brian et moi nous nous ressemblons bien plus que je n’aurais pu le croire.


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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyJeu 3 Mai - 22:34


Les rencontres utiles


Feat : Leoric & Jordan



- Avec Plaisir.

Leoric est d’accord pour que nous nous tutoyions. Sa voix, le sourire sur son visage, sont vrais. Je n’ai pas les capacités d’un loup qui peut déceler les changements du rythme cardiaque d’une personne, mais je suis policier. Un bon flic, je l’espère. J’ai affaire à tellement de personnes différentes, des gens honnêtes, d’autres qui ne le sont pas. Je ne vais pas prétendre que je ne me trompe jamais, mais mon expérience m’aide à savoir quand quelqu’un est sincère ou non. Et là, l’alpha est plutôt ravi que nous passions sur un registre moins formel. Je m’excuse de ma rigidité sociale. Je ne veux pas qu’il pense que je le snob ou autre.

- Tu sais Brian, n’ait pas honte de qui tu es.
- Je…


Un regard malicieux, Leoric entre dans la cuisine pour aller sur la terrasse. Ne pas avoir honte de qui je suis ? De quoi parle-t-il exactement ? Je ne suis tellement peu sûr de moi, que je ne peux pas m’empêcher de décortiquer sa phrase. Ce que je suis ? Le flic ? Le type qui brasse les molécules rien qu’en se concentrant ? Ou… Le mec qui vit avec un autre homme ? Je dois avoir l’air un feu de signalisation, mes joues viennent de virer à nouveau au rouge.

Je respire profondément, comme on me l’a appris à la Navy pour gérer son stress dans les situations délicates. Ce qui marche lors d’un combat qui tourne au vinaigre, fonctionne assez bien dans mes tracas… domestiques. C’est avec une tête normale que je le rejoins sur la terrasse. La nonchalance avec laquelle Leoric prend possession des lieux en tirant deux chaises m’aide à coller ma timidité naturelle au fond de ma poche.

Et pourquoi le cabot infernal invite des gens quand il n’est pas là !

- Bon ça va peut-être te paraître bateau, mais votre maison à toi et à Jordan est vraiment magnifique.
- Merci. J’ai simplement refait la peinture, le jardin c’est l’ancienne propriétaire qui en est l’auteur.


Et Jansen qui s’en occupe chaque semaine. Mais je me vois mal expliquer la nature de mon frère de sang à Leoric. Ni la modification génétique que j’ai subie quand Jansen m’avait transfusé avec sa sève pour me sauver d’une attaque de plantes pas contentes. Mon histoire est tellement tirée par les cheveux, qu’elle en devient insensée. Je n’ai  pas les particularités d’un Drus, mais en séquelles à cette transfusion, je peux comprendre les discussions entre les plantes. C’est un langage diffus, comme une pensée unique qui se modifie sous un simple rayon de soleil. J’ai la maturité d’un enfant de cinq ans vis-à-vis de ce mode de communication et…

Une tache rouge qui bouge dans ma vision périphérique, me fait craindre le pire. Les roses de Jansen ! Je les appelle comme ça, car c’est au pied des rosiers que j’avais littéralement planté Jansen dans le sol pour le soigner… encore une histoire de cinglés… Son sang s’était mêlé à la terre et avait modifié de simple roses en… chiens de garde. Elles sont capables de bouger, de croître soudainement pour me protéger. Les corolles se sont tendues vers nous. Elles écoutent Leoric encore inconnu au bataillon des rosacées. Je reviens à mon invité qui me tend sa bière pour que nous trinquions.

- Tu sais, je ne te jugerai pas.

Et si je lui dis qu’il faut que je le présente aux roses avant qu’elles me le saucissonnent comme un supplicié de la Grande Inquisition ? Il va finir par me juger ? Non, ce n’est pas une maison de barges. Mais pourquoi j’ai l’image de Jordan en train de me prouver qu’il peut se gratter l’oreille avec le pied comme Machin ? Mes lèvres s’étirent en sourire. Je trinque avec Leoric avec ma propre bouteille. Si, c’est bien une maison de cinglés. D’êtres vivants animés d’une douce folie qui me permettent de vivre, sans me laisser dévorer par mes craintes et mes phobies.

- Et vu ma situation actuelle, je ne serais pas totalement bon juge, très longue histoire, et très magique également, enfin magique, plutôt surnaturelle. Le Nemeton n’est pas innocent dans toute cette histoire.
- Oh ! Le Nemeton… Oui je vois.


Notre première fois avec Jordan, s’est passé sur cette souche… Est-ce que Leoric aurait lui aussi… Non! Penser à autre chose, ou je vais redevenir rouge tomate, ou rouge comme une rose.

Suffit les filles ! C’est un ami !

Ça dodeline du pétale, frissonne des épines et commente l’aura de l’alpha.

Il est amoureux d’un homme
Hein ?
Le puissant loup

Je comprends enfin le message que me fait passer Leoric. « Je ne te jugerai pas ». J’ose enfin planter mon regard dans le sien. Effectivement, je n’y lis aucun jugement, mais plutôt une… complicité ?

- Merci. Je… je ne suis pas à l’aise avec ça. Jordan est la meilleure chose qui me soit arrivé depuis… depuis toujours en fait. Mais difficile de se départir du formatage subi dans le passé.

L’homosexualité n’était même pas un sujet dans ma famille, un simple non-sens aux yeux de mon père. L’armée en faisait une honte. Et c’est pourtant un militaire, mon officier supérieur qui m’a collé le plus grand traumatisme de ma vie. Mes repères sont faussés. Je réapprends avec Jordan, mais c’est difficile. Il est patient, toutefois cela me navre de lui imposer une tempérance quand nous sommes en public. Je réalise qu’il m’a embrassé devant Leoric. Le toutou infernal avait-il deviné pour l’alpha ?

- Avant… je n’étais pas aussi timide. Je fais tout peser sur les épaules de Jordan. Mais il est le seul en qui j’ai assez confiance.

Je réalise soudain que je suis en train de me confier à un gars que je connais à peine. Mon regard vacille, je contemple mes pieds et Machin qui s’est étalé sur le sol. Il y a quelque chose chez l’alpha qui m’incite à lui faire confiance, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Je regarde du côté des roses, mais elles se sont désintéressées de notre conversation et profitent du soleil comme les roses ordinaires.

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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyMar 22 Mai - 14:51


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I've never seen a diamond in the flesh. I cut my teeth on wedding rings in the movies, and I'm not proud of my address, in the torn up town. No post code envy but every song's like gold teeth, Grey Goose, trippin' in the bathroom. Bloodstains, ball gowns, trashin' the hotel room. We don't care, we're driving Cadillacs in our dreams, but everybody's like Cristal, Maybach, diamonds on your timepiece. Jet planes, islands, tigers on a gold leash we don't care, we aren't caught up in your love affair.

▼▲▼

« Oh ! Le Nemeton… Oui je vois. » Qui ne connaît pas cet arbre vénérable ? Ou du moins non question idiote. Quelle personne connectée au monde surnaturel ne connaît pas la souche de cet arbre ? Elle possède une force propre, une capacité magique hors du commun et elle a lié ma vie à celle d’un autre, d’un homme. C’est une puissance que l’on ne peut pas ignorer, mais sans elle, je crois que le constat aurait été le même, il faut se rendre à l’évidence. Depuis que je l’ai vu, j’ai compris que ma vie ne serait plus jamais la même. Il a fallu sortir des chemins battus, aller contre l’opinion publique, seulement il m’était impossible de faire taire ce que je ressentais au plus profond de mon cœur, combien même j’avais envie de fuir pour nier ce constat le plus simple. « [color=#a9a58c]Merci. Je… je ne suis pas à l’aise avec ça. Jordan est la meilleure chose qui me soit arrivé depuis… depuis toujours en fait. Mais difficile de se départir du formatage subi dans le passé. » Je ne peux que le comprendre, on nous inculque depuis la plus tendre enfance que l’amour c’est un homme avec une femme, sans jamais songer à ceux et à celles qui ne se reconnaissent pas dans ces idiomes ridicules. La religion a forcé les choses, et c’est bien dommage, car quand on regarde les anciens textes, les hommes pouvaient aimer des hommes et des femmes aimer des femmes, prenez l’exemple de Platon dans son banquet qui met en scène un amour homosexuel ou encore la poétesse Sappho qui chantait des amours lesbiens. L’âge du monothéisme a brimé les gens bien qu’il ait eu d’autres atouts plus considérablement louables. « Avant… je n’étais pas aussi timide. Je fais tout peser sur les épaules de Jordan. Mais il est le seul en qui j’ai assez confiance. » Je comprends ce qu’il veut dire, à part pour la timidité, je n’ai jamais été quelqu’un de très très extraverti, préférant la solitude face au fait d’être mal accompagné. Mais la confiance je ne l’accorde plus que rarement.
J’attrape ma canette de bière et décide de boire une gorgée pour tenter de me délier la langue, même s’il faut être honnête, l’alcool ne me fait plus rien, il ne m’a jamais rien fait, j’ai jamais pu connaître la joie d’une cuite. Mais ce n’est pas ce qui me dérange, surtout quand on voit les ravages que cela peut causer. « J’avoue que j’ai parfois du mal, et c’est un sujet de discorde entre mon compagnon et moi, il m’en veut, mais je n’arrive pas à braver le regard des autres. Il faut dire que ma vie amoureuse a toujours été un véritable calvaire. » Un petit sourire penaud se loge sur mes lèvres. Je ne veux pas forcément lui parler de ma relation avec mon druide de l’époque, Connor ; ni de celle avec mon ancienne femme qui s’est terminée de façon lamentable parce que je savais que j’avais fait une erreur en l’épousant. Nous nous confions certes, mais pas assez pour que je lui confie toutes les strates de ma vie privée. De toute manière c’est trop dur de songer au passé, d’autant plus que je m’acharne pour lui tourner le dos et tenter d’être enfin un meilleur alpha pour la meute que je commence à constituer et qui s’étoffe petit à petit : Caracole et Lewis sont les premiers de la nouveauté et j’avoue que cela me fait un bien fou. Les avoir à mes côtés est une véritable bénédiction un baume au cœur qui me permet d’avancer vers un avenir plus serein.
Cependant, j’aimerais bien comprendre ce qu’il est lui. Il a un pouvoir, je le sens au plus profond de lui. Cet homme est différent, comme nous tous d’ailleurs. Pourtant je ne connais pas ce qu’il est. La dernière fois il a fait quelque chose que je n’ai pas compris, et il est grand temps que j’améliore mes connaissances en la matière. « En tout cas Brian, j’aimerais comprendre ce que tu es, ou du moins ce que tu possèdes comme don. Je te sens comme étant un humain, pas une véritable créature surnaturelle, mais la force que je ressens est… forte. » Je le regarde tout en attrapant une chips que je mets dans ma bouche pour célébrer cet instant. Il ne manque que Jordan qui m’a invité, mais le travail fait qu’il est bloqué au poste de police. J’ai des copies à corriger, mais les élèves ne m’en voudront pas si j’ai un jour de retard, demain je ne dormirai pas et je rattraperai mon retard.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyLun 28 Mai - 23:02


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Feat : Leoric & Jordan



- J’avoue que j’ai parfois du mal, et c’est un sujet de discorde entre mon compagnon et moi, il m’en veut, mais je n’arrive pas à braver le regard des autres. Il faut dire que ma vie amoureuse a toujours été un véritable calvaire.
- Oh !


Les roses avaient raison. Pour être affecté par ce sentiment de honte, je devine que Leoric est sincère. Son regard qui fuit quand il prononce ces mots, sa bouche légèrement crispée, ça lui coûte de m’avouer qu’il est homosexuel et qu’il assume mal en public. Il est pourtant un loup alpha.

Un puissant loup

Les roses sont naturellement bavardes. La faute à Jansen et son sang qui a abreuvé leurs racines.  Quant à moi, je suis réceptif au langage végétal, depuis que le drus m’a transfusé son sang, me sauvant la vie. Ça fait marrer Jordan, car souvent j’articule à haute voix, alors que je communique avec elles avec l’air que je déplace, ou les infimes polis qui parsèment leur feuille. Je me mords la langue, je ne souhaite pas que Leoric me prenne pour un cinglé.

…Je n’ai pas l’habitude d’avoir un visiteur à la maison. En fait depuis que j’ai acheté cette maison, seules trois personnes sont entrées ici. Jordan que j’avais recueilli, comme on récupère un chiot abandonné, Jansen qui s’occupe des féroces à épines du jardin et Alex la fois où j’étais tombé malade, contaminé par Machin et Truc. Leoric est la quatrième personne à entrer ici, alors que je suis installé ici depuis plus d’un an. Bonjour la sociabilité…

Jordan a invité Leoric sur un coup de tête, me mettant devant le fait accompli. Je devrais en être contrarié et pourtant. Même avant qu’il avoue être un peu dans la même situation amoureuse que moi, je me sentais… en confiance ? En sécurité ? Je n’arrive pas à définir ce que l’alpha m’inspire. Son aura ne m’écrase pas. Après, même avec la sève mélangée à mon sang, je reste un humain aux sens peu développés par rapport aux êtres surnaturels. Ce que je sais de Leoric, ce sont les bavardes à corolles rouge qui me le rapportent. C’est un puissant loup. Elles ne mentent jamais. Un être fort qui ploie sous le regard des autres… Si lui  courbe l’échine, comment je pourrai lever la tête ? La force physique n’est rien finalement. Je ne sais pas si je dois être rassuré de cette conclusion ou non.

Par contre, je ne suis pas seul dans ce cas. Plus seul.

- En tout cas Brian, j’aimerais comprendre ce que tu es, ou du moins ce que tu possèdes comme don. Je te sens comme étant un humain, pas une véritable créature surnaturelle, mais la force que je ressens est… forte.
- Je…


Je hausse les sourcils, me gratte le haut du crâne, cherchant comment expliquer au mieux ce que je suis. Répondre à sa question me semble une évidence pour ce gars que je considère avec respect. Mettons cela sur son rang d’alpha et mon passif dans l’armée qui me fait naturellement suivre l’autorité.

- Je suis ce qu’on appelle un mentaliste. Je crois que c’est une mutation génétique. Mes parents n’avaient pas ce don, ni mes grand parents. Enfin pas à ma connaissance.

J’explique à Leoric qu’enfant, je n’avais pas conscience de mes capacités. Les portes se poussaient dans un sens ou dans un autre à mon passage, non par magie, mais actionnées par une légère brise que je n’avais pas conscience de créer.

- C’est adolescent que je me suis rendu compte que je pouvais commander aux fines particules.

Le regard de Leoric me fait comprendre qu’il ne me suit pas. J’ai brusquement une idée et vais à la cuisine et en reviens avec un paquet de sucres en morceaux. Jordan en raffole depuis que le Hellhound s’est installé dans son corps. Je reviens sur la terrasse et prends un morceau de sucre entre le pouce et l’index.

- Imagine qu’un morceau de sucre représente un groupe de molécule comme de l’air ou de l’eau, ou encore du sable ou de fines très brindilles. Mon esprit est capable de s’en saisir, comme mes doigts le fait avec ce morceau de sucre et de le bouger à ma guise.

Sur la table devant moi, je dispose les sucres en les alignant sur une ligne. Puis je montre le sol à Leoric. Je ferme les yeux pour me concentrer et les ouvre. Mes iris sont légèrement lumineux. C’est une faible lueur qui conserve la couleur naturelle de mes yeux. Rien à voir avec les iris des loups ou les prunelles enflammées de Jordan. Un léger tourbillon se crée sur les dalles. La poussière et un peu de terre qui vient du jardin s’agitent et finissent par faire une ligne presque droite.

- Je ne suis pas un télékinésiste. Je ne peux pas déplacer ma bouteille de bière en tant que telle. Mais je peux la pousser avec un courant d’air.

Nouvel froncement de sourcils de l’alpha. Alors je prends un morceau de sucre dans la main, puis un deuxième, puis une poignée, pour ne plus pouvoir en prendre.

- Ma limite est là, sur la façon avec laquelle j’interagie avec la matière. Si je veux bouger tous les morceaux de sucre du paquet, je vais devoir y aller poignée par poignée.

Je soupire, je m’emmêle dans mon explication. Alors, je décide qu’une démonstration vaut mieux qu’on long discours vaseux. Je ferme les yeux, me concentre sur l’air qui nous entoure et crée un tourbillon suffisamment fort pour agiter nos cheveux et faire glisser quelques morceaux de sucre de la table à terre.

- Créer du vent est simple. Il suffit de mettre toutes les molécules d’un côté et de les relâcher. La nature n’aime pas le vide, cela crée un courant d’air. Je suis capable de donner de véritable claque ainsi.

Je joins le geste à la parole et frappe l’air avec ma main. Le reste du paquet de sucre, soit presque un kilogramme, se retrouve projeté au milieu du jardin, pour le plus grand bonheur de Machin qui se rue sur les gourmandises disséminées au sol.

- Le geste est inutile, il m'aide juste à visualiser la zone que je dois viser. Imagine l’avantage que cela donne dans un combat au corps à corps. Je ne suis efficace que sur les particules mobiles, air, eau sable, débris minuscules. Car si je m’attaque à un objet solide, voici ce qu’il se passe.

Je reprends l’un des sucres que j’avais aligné et le pose devant moi. Je le regarde comme si je voulais le faire disparaître. Le morceau de sucre s’effrite et finit par arriver devant Leoric, mais dans un tas informe.

- Cela me colle des maux de tête carabinés si j’insiste. Parfois je trouve mon don bien dérisoire fasse aux capacités d’un loup. Alors Jordan me rappelle ce que j’ai pu faire à côté du Nemeton. Cette souche est un réservoir d’énergie. Nous nous entraînions avec la druide de la meute des Hale. Je n’osais pas utiliser mon don. Pour me forcer, Mafdet a attaqué Jordan sous sa forme la plus meurtrière, une énorme panthère. J’ai réagi instinctivement pour le protéger et créé une sorte de monstre de poussières, brindilles et minuscules cailloux acérés, je l’ai modelé comme un gigantesque dragon qui a englouti la panthère. C’est la voix de Jordan qui m’a empêché de la tuer. Le sable à très grande vitesse est une arme redoutable.

Je me lève pour récupérer le sucre qui traîne dans le jardin avant que Machin s’en fasse une indigestion. Il grogne, puis s’élance vers la maison en aboyant gaiement. Jordan est de retour. Truc a déjà fait son pas de côté. Au juron de Jordan, je devine que le chat est réapparu pile sous sa semelle. Je repose la boîte de sucre sur la table de la terrasse et souris à Leoric. Je lui parlerai de mon affinité avec le monde végétal plus tard.

- Voilà le sac à puce en chef.

À peine ai-je prononcé ces mots, que je le regrette. Car « Sac à puce », appelle un autre surnom en retour. Le genre que l’on n’a pas envie que d’autres entende. J’évite de regarder vers la cuisine, priant pour qu’il se retienne.

- Nonos !

Leoric a bien du mal à garder son sérieux, mais compatie en voyant ma mine désespérée. Je le regarde, lui souris faiblement en haussant les épaules. Voilà ce que c’est de vivre avec un homme qui assume totalement qui il aime.

Mais si Leoric a du mal à garder son sérieux, ce n’est pas à cause de ce surnom certes charmant, mais débile dont m’affuble Jordan dans l’intimité. Quand je me retourne pour regarder le shérif adjoint de la ville de Beacon Hills, je vois une scène que même le plus mauvais nanar n’oserait pas filmer. Jordan est couvert de plume.

- Voilà pourquoi Amaro appelle le poste de police, le poulailler central ! Mais tu as fait quoi ?

Le Hellhound s’ébroue dans un nuage de duvet, crache une plume et salue notre invité comme si c’était normal de revenir à la maison couvert de plume. Je cherche une odeur de goudron, mais non. Sérieux ! Moi qui souhaitais, pour je ne sais quelle raison obscure de mon esprit, qu’on fasse bonne impression sur Leoric, ben c’est raté. Machin et Truc tournent autour de Jordan, amusés par les plumes qui tombent.

Qu’elle ménagerie…

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyLun 18 Juin - 23:16


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Il y a des jours ou j’aurai aimé etre seulement cerberus. Pas un flic.. pas un poulet… Vous y croyez vous ? de nos jours ? ça existe encore ce genre de blagues ? Je crois que je vais devoir faire appel à Brian pour effacer certaines données disons… compromettantes… ça aurait pu être drôle, oui.. si cerberus ne s’en était pas mêlé…
Bon, je crois qu’à ce stade, j’ai intérêt à rembobiner le film, sinon personne n’y comprendra rien. Déjà que moi j’ai du mal à recoller les morceaux….

C’était donc le jour J. Enfin de mon côté rien de spécial, vraiment.. Rien à voir si ça tombait pil poil le jour ou j’avais décidé de faire le ménage à fond… On recevait Léoric, ce soir, mais ce n’est pas pour ça que j’avais rendu l’appartement présentable. Bon… mon débarras présentable, vu que de toutes façons Brian était un as du rangement. Maniaque lui ? pfff meuh non.. Juste un ancien marines… ça apprend la discipline ces bêtes la…

Bref, de mon côté donc, après le footing protocolaire du jour, j’avais vraiment fait beaucoup d’efforts pour transformer mon bric à brac en un truc qui ressemblait à peu près à un garage rangé et mon « bureau » en autre chose que l’atelier du professeur foldingue…

Je ne partageai pas le lien si spécial qu’avait Brian avec les roses, mais je m’étais posté fermement devant « elles », en tachant de paraitre un peu impressionnant, et j’avais décrété
« Je vous préviens les filles, vous faites pas vos trucs de… de… dryade, la.. On a un invité ce soir, et il y a déjà fort à parier que truc va faire des siennes… pas la peine d’en rajouter… ». Brian avait toujours le lien avec Jansen, mais ce dernier était très discret dernièrement. Presque effacé. Il était tout aussi capable de débouler en mode hippie sexy et se mettre à tenir une conversation avec les roses au beau milieu de notre apéro improvisé… Oui, j’avais tendance à envisager les pires scénarios catastrophes, mais il faut dire que j’avais de l’expérience en la matière et la suite de la journée allait malheureusement me donner raison. Elles avaient bouger un pétale non ? Une rose qui bouge un pétale, c’est un haussement de sourcil ou un haussement d’épaule ?

Je demanderai à Jansen à l’occasion si il repointe sa tête un jour.
Grosse journée paperasserie jusqu’à ce qu’on me parle d’un 10-37. Un véhicule suspect. Presque tous les jours on en a, mais j’en avais tellement marre de faire de la paperasserie, même si c’était plus facile depuis que Brian nous avait informatisé ça, que je me suis rué sur l’occasion comme la misère sur le bas peuple.

Vu le quartier, j’aurai du me douter qu’il y avait entourloupe, mais en même temps, un véhicule suspect ici c’était ton sur ton, donc ça me paraissait logique. Pour une fois que c’était pas une affaire « spéciale » avec des grandes dents et du sang..
Je marchais quand un « sprouic » m’alerta, sous mes semelles. Un œuf écrasé, totalement incongru ici, arriva à me déconcentrer juste le temps pour le véhicule que j’approchai de démarrer en trombe… Vers moi… j’étais pris en cible ! Jouer les bourrins qui repousse le véhicule ne faisait pas parti du programme, car j’étais censé préserver le monde profane du surnaturel, pas le révéler… Aussi je fis ce que tout adjoint du shérif était censé faire. Tir de sommation, puis roulade pour éviter le véhicule. Ce dernier reparti en trombe dans ce qui semblait être un cul de sac, mais qui me parraissait bien trop propice à une embuscade.
Le flingue sortit, je m’approchait, mais je ne fus pas assez rapide. En arrivant sur les lieux, un immeuble a moitié en ruine, sans doute un squat, plein de graffitis et d’angles inquiétants, je remarquais que la voiture était arrêté, portière ouverte, et avec un bruit étrange dans le coffre… Des coups répétés me firent penser à un otage, mais j’avais des craintes quant à des tirs perdus…

Ma lampe torche réglementaire allumée, je fut à moitié rassuré de ne trouver personne dans les recoins sombres… M’ approchant doucement du coffre, flingue sortit, je fus d’autant plus intrigué par les coup pointus répétés et les bruits étouffés.. N’y tenant plus, un grand coup plus tard, je réussi à ouvrir le coffre, qui possédait bien un sac fermé en train de bouger. Bon sang ! La ficelle ne tint pas longtemps face à mes griffes sorties, mais je ne m’attendais pas à ce qui aller sortir de ça..

C’est un nuage de plumes, de caquètement et de becs affolés qui m’assaillis, et j’entendis au loin des rires. Le temps de relever la tête, je vis la lumière caractéristique d’un smartphone en train de filmer... et merde ! Triple merde ! Les « yeux de braises » comme disait Brian étaient de sortie... Heureusement rien d’autre… Je m’étais refréné in extremis, sinon la torche vivante emplumée allait vite se propager sur les réseaux.
Il était tard, et je n’avais franchement pas envie de me faire chambrer au poste, aussi je pris la décision de rentrer.. en l’état…

(…)
« nonos ! »
Ah. oui... humm.. il y avait Léoric.. J’avais oublié ce léger détail. A la question de nonos, je me contentai de hausser les épaules, imitant les pétales du matin, et répondant.
« Un piège… une mauvaise blague.. une mauvaise blague filmée.. Avec option pyrotechnique dans le regard… besoin de toi pour effacer vite fait tout ça des réseaux… ». j’espérai vraiment qu’il puisse le faire…

Truc et machin faisaient évidemment la fête autour de moi, aussi, voyant que c’était pas franchement la grosse déconnade entre Nonos et Léoric, je pris la décision de m’ouvrir une bière en mode gros poulet à plume.

« sympa le jardin non ? » dis-je d’un air totalement naturel… Le mot « douche » semblait gravé entre les sourcils froncés de Brian, qui faisaient la guerre à son sourire en coin qu’il avait bien du mal à discipliner.

Machin était tout fou autour de moi, et je le gratouillais discrètement en recrachant une plume.






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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyMar 19 Juin - 18:25


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Brian commence à m’expliquer ce qu’il est. Je comprends ce qu’il me raconte, du moins que son don est une mutation génétique. Et que cela a commencé à l’adolescence et qu’il parvient à contrôler les particules fines. Cette dernière information me laisse pantois, je ne comprends pas totalement ce qu’il me raconte. C’est à ce moment qu’il se décide de partir dans la cuisine pour aller chercher un morceau de sucre. C’est pour Truc ou Machin ? J’ai oublié lequel est lequel. Machin est peut-être le chien et Truc le chat, à moins que ça ne soit l’inverse, je ne sais plus. Il commence à m’expliquer comment ça marche, et ce qu’il me raconte est encore plus compliqué. Si au début j’arrivais à saisir un minimum, maintenant c’est fini. Tout est obscur, jusqu’à ce qu’il me parle de la meute des Hale, et du Nemeton. Cet endroit est étrange, magique, et il a changé ma vie, et quand il me raconte ce qu’il a vécu là-bas, je vois que chacune des épreuves que cette souche inflige c’est une véritable torture pour tout un chacun. J’ai vécu la plus grosse expérience de toute ma vie, et c’est ce que je suis actuellement qui en a été impacté.
D’un coup le chien se met à aboyer et file à l’intérieur de la maison, c’est le signe distinctif du retour de son maître et le chat se téléporte. Quelle maison géniale ! Ces deux hommes me plaisent énormément, je les trouve extraordinaires. Brian me sourit, et il a l’air vraiment heureux de retrouver celui qui partage sa vie. Immédiatement je songe à ce que je vis aussi, et si seulement on pouvait tous vivre en harmonie avec ce que nous sommes intérieurement. « Voilà le sac à puce en chef. » Je me mets à rire en entendant ça, parce que c’est plutôt ironique, étant donné que Jordan est un chien des enfers. Mais je dois sûrement en savoir plus que lui à ce sujet, mais est-il prêt à entendre toute la vérité ? Encore ce qu’est Brian m’est obscur, mais pour Jordan, c’est mon rayon vu que son mythe est d’origine de l’Europe du Nord. « Nonos ! » Là je me mets à rire doucement, non en me moquant, mais parce que c’est vraiment trop mignon. Ces gars sont vraiment incroyables. Si seulement je pouvais être comme eux. Brian finit par se retourner, pour accueillir son compagnon, et à son ton j’imagine très bien que c’est drôle à voir. « Voilà pourquoi Amaro appelle le poste de police, le poulailler central ! Mais tu as fait quoi ? » Encore le rital propriétaire du bar en ville où j’ai été boire un verre avec Willem. Tout se rapporte à lui dans cette ville de déjantés. Quand je me retourne, j’assiste à une scène vraiment mémorable. Jordan est couvert de plumes et en crache par la bouche, là je glousse comme un idiot, en effet c’est plutôt comique, que lui est-il arrivé en effet ?
Jordan s’ébroue et les plumes tombent au sol, au grand plaisir du chien qui se met à japper en sautant pour tenter de les attraper avec sa gueule. Quelle maisonnée… ça me plairait bien. Et surtout ce qui me conviendrait, c’est de les convier à rejoindre ma meute, à rejoindre ma famille. « Un piège… une mauvaise blague.. une mauvaise blague filmée.. Avec option pyrotechnique dans le regard… besoin de toi pour effacer vite fait tout ça des réseaux… » Jordan attrape une bière et commence à me sourire, sauf que là j’ai la vision d’une poule géante ce qui me laisse avec un sourire immense sur le visage. Je devine aisément que le regard de Brian intime au chien des enfers d’aller se prendre une douche, mais il ne pue pas, c’est pas ça le problème et une douche risque de coller les plumes et en plus il va boucher les canalisations. « Sympa le jardin non ? » Je ne comprends pas de quoi il veut parler au début, jusqu’à ce que je ressente ses émotions et celles-ci m’attirent vers les roses. Je les fixe, mais rien ne me vient, absolument rien. A part peut-être un frémissement sur une des pétales, mais je ne comprends pas, une fleur ne frissonne pas… enfin pas à ma connaissance. « Vous avez une maison magnifique tous les deux. » Je suis vraiment sincère et tout en parlant j’attrape ma canette de bière pour boire deux petites gorgées et en profite pour prendre un peu de chips.
Je repose ma bière sur la table de la terrasse et me plonge dans mes pensées pendant quelques secondes. Il faudrait faire quelque chose pour aider Jordan. Sauf que je ne suis pas le mieux placé pour le faire. Donc je finis par abandonner et replonge mon attention sur eux deux. « Bon, comme vous m’avez aidé l’autre soir. Je voulais juste être honnête avec vous et vous dire que ma meute s’agrandit. Je reprends du poil de la bête. Et si jamais... » Bon c’est vrai, je suis peut-être trop téméraire. Je leur fais une proposition sans même les connaître. Sauf qu’au fond de moi j’ai envie de leur faire confiance, ils ne m’ont pas dénoncé, ils m’ont même couvert pour que je ne suis pas inculqué dans une histoire de meurtre alors que tout me pointait du doigt. Et puis ils sont sympathiques, et avoir des amis, avoir une famille, ça peut aider à aller mieux, à avoir le courage pour affronter le monde extérieur. « Je sais qu’on ne se connaît pas, donc désolé si je vous surprends, et c’est pas très protocolaire non plus d’ailleurs, mais on s’en fou, personne n’est normal, et c’est ça la beauté du monde. » Ouais, je parle comme un professeur de littérature, et non pas comme une personne lambda, et j’espère qu’ils saisissent ce que je veux dire. Là maintenant tout de suite je baisse le regard parce que clairement c’est gênant ce qui se passe. Je garde le silence, en attendant simplement qu’ils fassent un pas avant, et je n’attends pas de réponse tout de suite, je leur laisse tout le temps qu’il leur faudra.


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MessageSujet: Re: Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC)   Les rencontres utiles (BRIAN&JORDAN&LEORIC) EmptyMer 27 Juin - 15:58


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- Un piège… une mauvaise blague.. une mauvaise blague filmée.. Avec option pyrotechnique dans le regard… besoin de toi pour effacer vite fait tout ça des réseaux…
- …


Euh… ça commence à devenir un peu trop… comment dire ? Dingue ? C’est que j’ai l’âme d’un marine moi. Discipline, règlement, rangement, propreté… sérieux… Le poulet gay emplumé… je ne sais pas gérer ! Mais il va arrêter de cracher des plumes ?!

Je m’empourpre comme si c’était moi qui étais couvert de plumes. Mon regard est focalisé sur Jordan sur qui j’essaye la télépathie subliminale. Un dialogue muet fait de mouvements de sourcil et de roulements oculaires.

Douche ! Va prendre une douche !

Si Leoric n’avait pas été là, j’aurais ri de bon cœur. Mais là. Je suis quelqu’un de classique, peu enclin aux démonstrations burlesques et totalement incapable de les assumer. J’envie l’aisance de Jordan. Il se moque totalement de ce que l’alpha pense, alors que moi… Je crains son jugement, j’ai peur, si je me retourne vers le professeur, de lire une lueur moqueuse dans son regard. Ordre et retenue, c’est ma personnalité. À croire que la fréquentation de l’autre bandit italien pousse Jordan à plus d’extravagance. Et en plus il me demande de m’occuper à bloquer une vidéo qui ne manquera pas de devenir virale. Ce n’est pas dans mes compétences, mais j’ai gardé un contact sur New York qui pourra m’aider. Un gars de Brooklyn qui me doit une fière chandelle.

- Vous avez une maison magnifique tous les deux.

- … Je… merci.


La réplique de l’alpha me coupe l’herbe sous les pieds. Il n’est donc pas plus choqué que cela par l’atroce spectacle qu’on lui offre ? Je coule un regard dans sa direction, il semble sincère.

Soulagements bienfaisants, je dégonfle d'une pression que je me suis collé tout seul. Il ne nous prend pas pour des clowns. Pas complètement. Un peu sur les bords. Jordan surtout…

Je me rassois et attrape ma bière pour en siffler une gorgée.

- Bon, comme vous m’avez aidé l’autre soir. Je voulais juste être honnête avec vous et vous dire que ma meute s’agrandit. Je reprends du poil de la bête. Et si jamais...

Si jamais ? Je me fige, lance un regard vers le chien de l’enfer. Il comprend comme moi, où je me fais des idées ? Que sa meute s’agrandisse, ne me choque pas, car c’est dans la nature des choses. Depuis que je suis arrivé à Beacon Hills, j’ai eu le temps de me familiariser avec les mœurs des créatures surnaturelles. Ce que je sais des lycans, c’est qu’ils sont grégaires et n’aiment pas la solitude. Ce qui m’interpelle, c’est que je sens comme un appel, une invitation.

- Je sais qu’on ne se connaît pas, donc désolé si je vous surprends, et c’est pas très protocolaire non plus d’ailleurs, mais on s’en fou, personne n’est normal, et c’est ça la beauté du monde.

« Personne n’est normal » « On ne se connaît pas » « pas très protocolaire » « beauté du monde ». Ses paroles moulinent dans le désordre dans ma cervelle. Quelque chose me chatouille le cou, puis l’oreille. D’un geste réflexe je chasse l’insecte qui m’ennuie pour tomber sur un pétale de fleur. Un pétale dûment accroché au reste de la plante, du rosier. Je retiens ma respiration sans m’en rendre compte. Je n’ose pas me retourner, mais j’imagine que les curieuses rouge-velours ont allongé leurs corolles pour suivre la conversation.

- Pas normal…

Je finis par me retourner. Un buisson d’épineuse se tortille telle une gorgone juste dans mon dos, alors que les racines sont à plus de trois mètres de là.

- Sérieux les filles…

Mon regard sévère passe des roses à Jordan, puis de Machin qui aboie, à Truc qui vient d’apparaître sur mes genoux en mettant la dose côté ronron. Je lance un regard désespéré vers Leoric. Je n’aime pas être « pas normal » ! C’est là que je remarque son regard embarrassé, non par le spectacle que nous lui donnons, mais par son audace à nous proposer de rejoindre sa meute. À cet instant précis, je suis prêt à signer tout de suite. L’aspect hiérarchisé d’une meute me plait. De l'ordre... Et même si je ne le connais pas vraiment, j’ai un bon feeling avec Leoric. Il a cette maladresse qui me caractérise et cette retenue qui nous dévore parfois un peu trop.

Seulement je ne suis pas seul dans la balance. Il est évident pour moi qu’il faut que cela convienne à Jordan, ou plus exactement Cerberus. Le silence a trop duré, et j’imagine l’inconfort de l’alpha.

- Je… se rassembler permet d’être plus forts et mieux armés contre l’adversité.

Voilà que je tiens un discours presque militaire.

- Je ne suis pas contre, mais pas seul dans cette décision.

Je n’ose pas dire clairement que cela me convient tout à fait. Une meute, ça ressemble à une troupe, avec un chef qui rassemble et permet de ne pas se disperser. J’imagine que la discipline n’y est pas comme dans l’armée, mais…

Je me tourne vers Jordan pour observer sa réaction. J’ai peur qu’il se range à mon avis, même s’il n’adhère pas à l’idée. Comment le chien de l’enfer peut-il accepter un loup en alpha ? En l’accompagnant ?


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