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 Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]

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MessageSujet: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Sam 19 Mai - 1:54

Tobias Rapier & Leoric Teniala


Déplaisantes retrouvailles



Il y a des journées comme ça où on se lève en sachant que rien de bon ne se passera. Des journées comme toutes les autres, routinières mais qui au final ne font qu'amplifier le sentiment de malaise qui naît en nous. C'est une de ses journées aujourd'hui pour Tobias, pourtant celle-ci n'a rien de particulier. Il s'est réveillé en larmes et en sueur après une série de terreurs nocturnes particulièrement vicieuses, comme la plupart du temps. Les cauchemars ne le quittent plus, seulement amoindris par les fortes doses d'alcool qu'il boit.

Après une journée bien trop longue passée à errer dans sa salle de classe, n'offrant que le service minimum à ses élèves, il a prit le chemin du centre ville, laissant une fois de plus sa voiture sur le parking du lycée, sachant pertinemment qu'il sera incapable de la ramener chez lui dans quelques heures. Une fois n'est pas coutume, il a fait des infidélités au Pink Print, ayant juste besoin de boire à en oublier son nom et sa présence dans cette ville. L'oubli et rien de plus, que lui accorde parfois ce liquide ambré qu'il affectionne tant lorsqu'il le consomme en quantité assez grande. Il sait qu'Alessandro ne l'aurait pas laissé se perdre dans l'alcool autant qu'il n'en a besoin ce soir, c'est pour cela qu'il a poussé la porte de ce bar.

Installé sur un des tabourets qui longe le bar, il lève la main faisant connaître sa présence au barman. Et commande le premier verre de ce qui est devenu sa meilleure thérapie. Ce dernier est vidé alors qu'il vient de toucher le zinc, rapidement remplacé par un autre. Il boit moins qu'avant, enfin les jours ou il doit aller travailler. Même s'il n'a pas besoin de ce boulot pour subvenir à ses besoins, il s'accroche à ce dernier. A la normalité qu'il donne à sa vie, à cette chance qu'il s'offre en voulant réintégrer la société même s'il ne souhaite pas réellement en faire parti. Il a fuit le sang, mais ce dernier reste fortement accroché à ses mains. Celui des innocents qu'il a massacré en y prenant un plaisir malsain. Aussi rouge que les yeux du monstre, ce regard qu'il aperçoit encore à chaque coin de rue, qu'il cherche dans les sombres recoins.

Les verres se suivent et ses pensées se font plus légères, alors qu'il pose le quatrième, lui aussi vidé jusqu'à la dernière goutte, il entend la porte s'ouvrir, et surtout il voit cette ombre s'installer sur le tabouret voisin du sien. Encore un opportun qui ne semble pas connaître la notion d'espace personnel. Il se ramasse sur lui même avant de jeter un regard noir à l'autre, voulant lui faire comprendre qu'il le gêne plus qu'autre chose. Mais il se fige dans son mouvement, sa gorge se faisant sèche alors qu'un rictus froid et moqueur apparaît sur ses lèvres.

-Même les donneurs de leçons traînent dans les bars... Que diraient vos élèves ?

Il secoue la tête doucement, avant de faire glisser son verre sur le bar, le barman accourant vers lui dans le but de le servir à nouveau. Comme quoi, les ivrognes font encore le plaisir de certains.

-La même chose pour moi et monsieur.

Il ne connaît toujours pas le nom du norvégien, et il n'a même pas prit la peine de se renseigner à ce sujet. Alors que lui connaît le sien et l'a même appelé par son prénom. Il ne supporte pas de le savoir aussi près de lui, mais n'est pas du genre a créer une esclandre dans un lieu public. Non il aime sa discrétion, et prend toujours garde à la conserver en toutes situations. Il apprécie encore plus sa tranquillité, et espère juste que son collègue ne va pas venir l’entacher et encore moins lui parler de son alcoolisme. Il passe une main tremblante autour du verre qui vient d'arriver devant lui, le faisant tinter contre celui de son voisin avant d'en boire une longue gorgée, qui rendra cet instant moins gênant. Et qui dans le pire des cas endormira son esprit.
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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Mar 22 Mai - 14:57


☾ déplaisantes retrouvailles.
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▼▲▼


La journée n’a pas été spécialement compliquée. Les élèves étaient calmes, ils n’ont pas fait de tâches, n’ont pas enquiquiné le monde. J’avais besoin de repos et ils ont respecté mes envies. De toute manière il ne suffisait que de voir ma tête de blasé pour le comprendre. La nuit a été compliquée, ces derniers temps avec Derek les disputes sont plus fréquentes. Il me reproche mon comportement en société. Je suis trop ami avec lui et pas assez amoureux. Quelle ironie. Je l’aime, il n’y a aucun problème à ce fait simple à saisir. Le soucis c’est que face aux autres je n’arrive pas à me comporter comme si c’était le cas. Pas de baiser, pas d’ancrage de mains, les regards sont fuyants. Et il ronge son frein, un jour ou l’autre il finira par péter une durite, ce jour là ce sera moche à voir. Je sais comment il est mon loup, je sais qu’il n’est pas si apte à tempérer d’habitude. C’est lui qui explose et moi qui reste calme d’ordinaire.
Les disputes ont fait qu’après le boulot je suis rentré à mon loft pour prendre soin de moi, pour raser au millimètre près la barbe naissante qui poussait sur mon visage que je préfère avoir glabre. Puis je me suis changé, habillé d’un simple t-shirt et un jean et mes baskets défoncées. Je n’aime pas être trop sophistiqué en dehors du travail. Ainsi donc me voilà en route pour un bar, je sais que jamais je ne finirai ivre, mais sentir l’alcool et voir les autres complètement saouls m’aide à deviner l’état que cela peut procurer, cela me vite la tête également. Comme si se vider la tête c’était une vraie activité, mais passons là n’est pas le plus important et loin de là.
Sur le chemin je me suis penché sur le fait d’aller dans plusieurs bars, le Pink m’intéressait bien, mais l’idée d’y croiser Willem qui me ferait des remontrances m’a fait changé d’avis, puis je n’y suis pas encore retourné depuis mon arrivée en ville, rapport avec Alessandro également, l’air était électrique et j’ai peur de sa réaction si j’arrivais seul. Alors j’ai pris le premier bar qui venait, sachant que cela n’avait pas d’importance de toute manière. Arrivé dans l’endroit, une odeur familière me monte aux narines : Rapier. Cela ne me dérange pas, mais je vois que le seul tabouret de libre est celui à ses côtés, alors je m’y dirige, ne sachant pas si je vais lui parler ou rester seul. « Même les donneurs de leçons traînent dans les bars... Que diraient vos élèves ? » Je lève les épaules comme si cela m’importait peu, de toute manière les élèves n’ont pas l’âge de fréquenter les bars, donc peu de chance que j’en croise un. « Peu importe les élèves, ce n’est pas ce qui me dérange ces derniers temps. » Je ne le regarde pas et vois simplement le barman qui arrive pour remplir à nouveau le verre de mon collègue. A vrai dire j’ai envie de boire, simplement pour avoir le goût, simplement pour être partout sauf à la maison, et c’est bien le dernier endroit où Derek pensera à me chercher. Il ressent encore tout, le lien, je n’arrive pas à le fermer, je ne le peux pas. Puis mon téléphone est en silencieux, donc pas de dérangement. « La même chose pour moi et monsieur. » Je fais un signe de tête pour signifier mon accord et je regarde le whisky qu’il verse. Je sais que les Américains adorent cette boisson, mais pas moi, je suis plus vodka, rapport à mon pays natal où cette boisson était plus en vogue. Mais qu’importe, de toute façon ça ne me fera absolument rien.
Je prends le verre que le barman m’a tendu avant de trinquer avec Tobias, pour le coup peu importe les remontrances, je ne lui dirais rien, j’ai envie de me changer les idées. Il boit une gorgée et je l’accompagne en faisant fi du goût qui descend dans mon œsophage. « Je ne crois pas m’être présenté la dernière fois, Leoric Teniala. » Formalité, mais après tout il s’en moque peut-être. Sauf que démarrer de cette manière c’est un moyen d’enterrer la hache de guerre, de lui montrer que je ne dirais rien et que je serais conciliant pour la soirée, voire même à chaque fois. Je sais ce qu’il traverse, mais peut-être que ma simple présence l’aidera à se sentir mieux. Qui sait. « Whisky hein ? Tu es bien plus Américain que moi, lui dis-je en riant. Chez moi c’était plus vodka et bière, même si en Norvège on produit un bon whisky, je te le ferai goûter un jour, j’en ai une bouteille chez moi. » Je fais la conversation, mais c’est sûrement ce qui lui faut, et non pas une personne pour lui remonter les bretelles comme j’ai pu le faire la dernière fois au lycée. Mais les contextes sont différents, ici je n’ai rien à lui dire, alors que là-bas je ne pouvais pas ne pas agir.


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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Mer 23 Mai - 21:26

Tobias Rapier & Leoric Teniala


Déplaisantes retrouvailles



Bien, le norvégien à des soucis, c'est ce que son esprit qui commence à être embrumé par l'alcool a réussi à comprendre. Vu les verres qu'il vient de descendre et ceux qu'il s’apprête à vider cela tient presque de l'exploit. Ça l'ennuie, car vu ce que cet homme lui a raconté de son passé, il n'a pas besoin de plus de soucis. Il lui jette un regard en biais, alors que l'autre se présente. Leoric, prénom peu commun, au moins autant que son nom de famille. Mais après tout lui non plus n'est pas vraiment du coin. Il sourit un peu en le voyant grimacer alors qu'il boit un peu d'alcool, avant de porter une nouvelle fois son verre à ses lèvres, le vidant presque. Il ne bronche pas alors que la boisson brûlante se fraye un chemin vers sa gorge déjà complètement anesthésiée. Il y a bien longtemps qu'il ne savoure plus ce qu'il boit, et ce même si Alessandro tente de lui redonner le goût des bonnes choses. Non lui ne vide ses verres que dans un seul objectif :  se saouler à en rouler par terre. Et pour cela rien ne compte, si ce n'est le degré de l'alcool.

Il manque toutefois de s'étouffer en entendant Leoric le comparer à un Américain, une véritable insulte à ses yeux. Il termine son verre avant de taper du poing sur le bar, faisant ainsi signe au barman de le resservir. Puis il pointe du doigt son voisin avant de marmonner.

-Vodka pour lui.

Il se lève, enlevant son long manteau noir, se retrouvant juste en costume, sa veste noire cachant l'arme accrochée au holster qui contraste avec sa chemise blanche. Il repositionne le vêtement de façon à ce qu'il dissimule au mieux l'arme. Il n'arrive pas vraiment à se faire à l'idée qu'il soit aussi simple de s'en procurer une ici, et préfère cacher ses jouets aux yeux des autres. Surtout à un collègue. Il plie son vêtement et le dépose sur le bar avant de se réinstaller, ne quittant plus le professeur des yeux.

-Le whisky vient de chez moi, avant d'être arrivé dans les mœurs des Américains, même si lorsque je vivais en Angleterre je ne buvais que peu, et uniquement une bière à l'occasion. Puis je suis arrivé en Ecosse, et une bouteille de whisky était là au moment ou j'en avais besoin.

Il sourit tristement, se rendant compte qu'il se dévoile là sans doute un peu trop. Il attrape son verre à nouveau plein, et le porte à ses lèvres.  L'ivresse rendra toutes ces confessions gênantes bien moins réelles le lendemain. Et s'il arrive à faire boire l'autre, il oubliera sans doute lui aussi une partie de leur conversation. Il espère que cette invitation ridicule à partager un verre de whisky fera aussi parti des informations qui passeront aux oubliettes. Tout ceci est bien trop intrusif pour lui. Cela ressemble presque à de l'amitié et c'est écœurant. La dernière personne qu'il a considéré comme un ami n'en était sûrement pas un. Non, il était juste intéressant aux yeux de celui qui a été à ses côtés pendant toutes ces années. Et c'était réciproque. Puis il l'a laissé à sa folie, préférant trouver sa propre route avant d'atteindre le point de non retour. Et puis une invitation de ce genre réclame souvent la réciproque à un moment ou un autre, et il ne se voit pas faire entrer l'homme chez lui. Dans son trois pièces miteux, planqué dans les quartiers peu recommandables de la ville, avec son mobilier spartiate, les armes, livres et autres cadavres de bouteilles qui traînent un peu partout. Personne n'entre chez lui à part lui même, et le chat. Et ça vaux mieux ainsi, une barrière de plus entre lui et le commun des mortels.

Il se tourne légèrement vers Leoric, ses joues gagnant quelques couleurs, ses yeux reprenant vie grâce à tout ce qu'il vient d'ingérer. Il se sentirait presque à l'aise en société lorsqu'il est dans cet état là, et si le blond veut discuter et en savoir plus à son sujet il devrait en profiter. De son côté, il doit juste fermer sa bouche et ne rien dire a propos du surnaturel. Lui est au courant et aurait préféré ne jamais avoir à connaître tout cela. Mais il ne veux pas gâcher la vie de ce type qu'il connaît à peine avec toutes ces légendes qui sont en fait bien plus réelles qu'elles ne devraient pouvoir l'être. Il laisse un rictus sans doute trop froid pour ressembler à un sourire naître sur ses lèvres avant de poser la question qui le ronge depuis que l'autre est entré dans ce bar.

-C'est le dernier endroit ou je pensais vous trouver. Cauchemars ou juste une envie de finir comme votre paternel et mon auguste personne ?

C'est bas, même pour lui. Mais il paraît que le culot est une bonne façon d'arriver à ses fins. Son rictus froid devient un sourire, presque cruel alors que ses yeux continuent de briller comme ceux d'un gosse à qui on a expliqué qu'appuyer sur les hématomes de sa petite sœur la fera souffrir.
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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Jeu 24 Mai - 11:20


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Rien qu’à le voir, je pense qu’il en tient déjà une bonne. Tobias même s’il boit beaucoup a un seuil assez dérisoire à l’alcool. Je me souviens de mon père qui pouvait enquiller plusieurs bouteilles et commencer à être saoul au bout de la moitié de la deuxième. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas là pour le juger, mais pour échapper à une dispute qui s’avère encore inéluctable. Le problème c’est que fuir ses problèmes ne les arrange pas. Quand je vais rentrer, il sera là, et je sais qu’à le faire poireauter c’est encore pire. Sauf que j’ai besoin de temps pour réfléchir, pour penser à comment arranger les choses, comment les fixer pour que ce ne soit plus un soucis pour lui, comme pour moi. « Vodka pour lui. » Je lève les yeux au ciel, s’il compte me rendre saoul, il a bien du courage, je ne le serais jamais, à moins de mettre de l’aconit tue loup dans mon verre. Sauf que je ne suis pas complètement con, hors de question de le faire, d’autant plus que je n’ai pas envie qu’il sache que le monde surnaturel existe. Je vois au final Tobias se relever et retirer sa veste, puis remettre son costume qui a une bosse à un endroit. Un objet caché. Je ne relève pas, mais mes narines m’indiquent une odeur étrange. Sauf que mélangée à toutes les senteurs d’alcool, je ne parviens pas à définir ce dont il s’agit. Mon collègue s’installe à nouveau et pose son blouson sur le comptoir du bar. « Le whisky vient de chez moi, avant d'être arrivé dans les mœurs des Américains, même si lorsque je vivais en Angleterre je ne buvais que peu, et uniquement une bière à l'occasion. Puis je suis arrivé en Écosse, et une bouteille de whisky était là au moment ou j'en avais besoin. » En effet, je connais l’histoire du whisky. Je ne suis pas complètement ignare. Mais je disais cela pour plaisanter, sauf qu’il a l’air de prendre cela au vif et je soupire désabusé. Quoi que je dise, ça risque de tourner en eau de boudin avec lui.
Mon verre de vodka finit par arriver, sauf que je n’ai toujours pas terminé celui de whisky, il va falloir la jouer discret pour qu’il ne capte pas que ça ne me fait absolument rien. Je porte à nouveau le verre contenant le liquide ambré à mes lèvres et en profite tant qu’il ne regarde pas pour le vider aux trois quarts, laissant mon corps frissonner quand l’alcool coule dans mon corps. Quand je vois le sourire sardonique qui apparaît sur les lèvres du brun, je comprends que je vais en prendre mon grade, alors je serre les dents à l’avance. « C'est le dernier endroit ou je pensais vous trouver. Cauchemars ou juste une envie de finir comme votre paternel et mon auguste personne ? » Ouch, ça fait mal. Je ne dis rien, je ne souris pas, je termine mon verre de whisky devant lui. Il va falloir que je joue l’homme totalement ivre à un moment donné, que je fasse la comédie et dieu sait que je déteste ça. « Je fuis. Disputes amoureuses si ça vous intéresse. » Oui, c’est bien ça le nœud du problème. Depuis que Derek et moi sommes en couple, on vit dans notre petite grotte, mais les sorties sont toujours une occasion de se crêper le chignon, parce que je suis trop amical avec lui et pas assez son conjoint. « Je suis en couple avec un homme et je déteste l’idée que la société puisse me juger pour ça. Alors je ne le montre pas, sauf que ça ne lui plaît pas, à lui, dis-je en accentuant sur le dernier mot prononcé comme si c’était lui le cœur de nos soucis. » Alors qu’en réalité, c’est de moi qu’il s’agit, c’est moi qui fait des simagrées et qui refuse que l’on puisse nous voir main dans la main, ou s’embrasser devant tout le monde. Ça ne dérange pas Derek, mais moi si.
Je relève les épaules et fait craquer ma nuque de façon très sonore. Puis je le regarde lui, peut-être qu’il s’en moque totalement, que mes ennuis ne le concernent pas, mais il m’a posé une question, alors j’y réponds, c’est la moindre des choses. « Et vous ? On fuit encore ses problèmes ? Ou un élève vous a encore manqué de respect et ça vous a piqué au vif ? » C’est de bonne guerre, mais le sourire qui apparaît sur mes lèvres et synonyme de plaisanterie et d’humour. Je ne veux pas le brusquer, pas alors que voilà une bonne façon d’apprendre à le connaître et d’être enfin prêt de lui, pour être paré à le soutenir si jamais un jour ça ne va pas.


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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Ven 25 Mai - 11:28

Tobias Rapier & Leoric Teniala


Déplaisantes retrouvailles



Ses sourcils se froncent lorsqu'il entend la raison de la présence de l'autre dans ce bar. A vrai ses soucis ne l'intéressent guère, mais son esprit alcoolisé le rend plus sociable. Il n'aime pas beaucoup Leoric, mais ne le déteste pas non plus. Et l'entendre dire que sa vie sentimentale n'est pas au beau fixe ne le réjouit pas. Principalement car il n'est pas un homme qui aime se complaire dans le malheur des autres, en tout cas pas sans raison. Il était quelqu'un de bien, de profondément altruiste même s'il n'a jamais été des plus démonstratifs.

Plus le norvégien explique sa situation, plus il a envie de lui faire claquer le crâne contre le bar face à eux. Ce dernier n'est plus seul, il a réussi à trouver la personne qui comble sa solitude et peut absorber un partie de son lourd passif, mais il met tout ça en danger à cause d'un possible jugement de la part de personnes qu'il ne connait même pas. Tobias n'a aucun à priori sur l'homosexualité, il a eu la chance d'être élevé dans une famille déjà très ouverte d'esprit. Il sait qu'une de ses sœurs a fricoté avec quelques personnes de la gente féminine avant de se marier. L'homophobie n'est rien d'autre qu'une preuve de la bêtise humaine. Racisme des temps modernes. Leoric à beau insister sur les réactions de son ami, il sait bien que ce dernier n'est pas en cause dans tout cela. Seul son collègue est à remettre en cause, lui et sa peur. Peur qui fait que bien des hommes gâchent leurs vies.

Son voisin fait craquer sa nuque d'une façon fort peu discrète qui pourrait rebuter certains esprit sensibles, et au moment ou Tobias s’apprête à le traiter d'idiot pour son comportement dans sa relation, il lui pose une question qui fait naître un sourire un peu sombre sur ses lèvres. Il se tourne vers lui, puis remarque à l'expression de son visage que sa question n'avait rien de méchant. Que cette dernière tient plus de l'échange de politesse qu'autre chose. Il tâtonne sur le bar avant agripper son verre pour le soulager d'une partie de son contenu avant de répondre d'un ton neutre, presque trop pour ce qu'il se prépare à dévoiler de ses secrets à l'autre.

-Je dors mal. Quinze ans que cela dure, mais il semblerait que cette ville ne m'aide pas à aller mieux sur ce point. C'est sans doute du au fait que je boive moins, pour tenter de redevenir quelqu'un de respectable.

Il a mimé des guillemets avec ses doigts en prononçant le dernier mot. Car il sait que tout cela n'est qu'un rêve illusoire, il est trop brisé pour repartir de zéro, mais il est prêt à prendre le peu que cette ville sera prête à lui offrir. Il fixe son verre quelques secondes avant d'oser se lancer. Leoric a été mettre son nez dans ses affaires l'autre jour, il compte bien en faire de même.

-Votre ami... Vous l'aimez ? Bien sûr que vous l'aimez, vous ne seriez pas ici sans cela. Vous allez laisser une peur sans doute infondée vous priver de ce bonheur ? Si c'est le cas vous ne valez pas beaucoup plus que moi qui reste fidèle à une femme morte.

Il vide son verre avant de porter une main à sa poche, sortant un rouleau de billets de banque. Il en détache quelques uns, les glisse sur la table avant de héler le barman d'une voix bourrue. Quand celui-ci revient face à eux pour le servir, il lui fourre les morceaux de papier dans la main avant de marmonner.

-Laissez la bouteille, et faites de même avec mon voisin.

Normalement il vient de donner suffisamment d'argent à l'homme pour être tranquille toute la soirée sans avoir besoin de l'appeler toutes les cinq minutes. Il attrape son verre, en boit une partie avant de le faire claquer contre le zinc. Puis il se tourne à nouveau vers Leoric et le pointe du doigt, avant de sourire.

-Tu es un idiot. C'est une des conséquences de ce que l'on appelle l'amour, je le suis devenu quand j'ai rencontré Maryssa à l'époque. L’élève studieux est devenu un crétin asservi à ses beaux yeux en peu de temps. Faites des compromis, travaillez sur ça, mais ensemble.

Et pas en écoutant les conseils douteux d'un psychopathe triste et sur la route de l'ivresse. Il termine de siffler son verre avec empressement, avant de prendre la bouteille de vodka qui a rejoint sa consœur pour remplir le verre de son collègue si haut que quelques gouttes d'alcool finissent leur course sur le bar.
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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Ven 25 Mai - 18:14


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Petite pique nécessaire pour montrer justement qu’il n’a pas envie d’être désagréable ce soir, et que de toute manière ce n’est pas du tout son envie tout court. Tobias a assez d’ennuis comme ça, autant ne pas lui rajouter une personne sur le dos qui finira par lui causer plus de tracas. Non en réalité ce que je vais faire c’est être présent, mais pas trop envahissant, peut-être que se rendre compte que quelqu’un peut s’intéresser à lui fera en sorte qu’il apprendra à renouer avec la vie comme avant. Personne n’est destiné à finir seul, l’homme est un animal social et il serait bien que le littéraire qui sommeille en lui s’en souvienne. « Je dors mal. Quinze ans que cela dure, mais il semblerait que cette ville ne m'aide pas à aller mieux sur ce point. C'est sans doute du au fait que je boive moins, pour tenter de redevenir quelqu'un de respectable, dit-il en mimant des guillemets avec les doigts quand il prononce son dernier mot. » Je suis bien d’accord, cette ville n’est pas l’idéal pour les âmes brûlées, il s’y passe de drôles de choses, qui sont toutes liées au monde surnaturel. Ce qui est impressionnant c’est la capacité des êtres humains à rationaliser tout ce qui peut se passer. Le truc c’est qu’en prime avec sa dépendance à l’alcool, rien ne doit être facile. Pauvre homme, il doit vraiment en voir des vertes et des pas mûres tous les jours.
Je ne dis donc rien, je préfère garder le silence pour qu’il ne me considère pas comme un envahisseur de sa vie privée, d’autant plus que ce n’est pas ce que je veux faire. Je ne veux pas devenir ami avec, je voudrais simplement l’aider à aller mieux, ce qui est bien différent. Quant à ce lui désire, allez savoir. Je ne suis pas devin. « Votre ami... Vous l'aimez ? Bien sûr que vous l'aimez, vous ne seriez pas ici sans cela. Vous allez laisser une peur sans doute infondée vous priver de ce bonheur ? Si c'est le cas vous ne valez pas beaucoup plus que moi qui reste fidèle à une femme morte. » La comparaison m’électrise. Oui je l’aime, comme je n’ai jamais aimé personne, d’autant plus que notre amour est étrange, rendu plus puissant par la connexion magique qui existe entre nous. Je ne peux plus faire comme si j’étais seul, car je ne le suis plus. Derek Hale est une partie intrinsèque de ce que je suis, nous ne sommes qu’une seule et même personne, même si cela est étrange à dire. Le reste, ce qu’il dit, une peur infondée ce n’est pas vrai, il suffit de constater les homosexuels qui se suicident dans le monde, ceux qui se font tabasser ou insulter dans la rue, je n’ai pas envie de vivre ce cauchemar. Puis Tobias sort des billets de sa poche, il en tend au barman, je comprends à la vue de la monnaie qui circule que la bouteille sera bue, fort malheureusement pour lui qui sera ivre et pour moi qui devrait faire semblant. « Laissez la bouteille, et faites de même avec mon voisin. » Nous voici donc avec chacun une bouteille et je ne sais pas comment je vais pouvoir faire pour feindre un niveau d’alcoolémie aussi élevé. Si seulement j’avais l’aide de Lewis qui aurait pu me sortir de ce faux pas, lui qui fourmille toujours d’idées lumineuses en cas de pépins. Mais ce n’est pas le cas, je vais devoir faire sans ma meute.
Tobias boit une grosse gorgée de son verre, puis le fait claquer sur le zinc, moi je me contente d’une gorgée légère, préférant opter pour une approche réservée ce qui fera que je ne sois pas trop ivre à ses yeux. Enfin ça ne veut rien dire mais peu importe. Puis il me regarde, me sourit et me pointe du doigt. « Tu es un idiot. » Ça fait mal, mais il n’a pas tord. Je suis bête à manger du foin, à gâcher une relation aussi forte, à m’aveugler sur la puissance de ce qui me lie à Derek. Seulement je ne sais comment changer les choses, comment m’habituer au regard des autres, à la méchanceté et à la bêtise humaine. « C'est une des conséquences de ce que l'on appelle l'amour, je le suis devenu quand j'ai rencontré Maryssa à l'époque. L’élève studieux est devenu un crétin asservi à ses beaux yeux en peu de temps. » Oui, je crois comprendre ce qu’il veut dire. Je suis complètement asservi aux beaux yeux de mon compagnon. Je pourrais tout faire pour lui, tout pour le préserver, à part me montrer avec lui, main dans la main, comme des gens normaux. Sauf que l’on n’est pas dans la norme, deux hommes, deux loups, deux personnes avec un passé qu’ils préfèrent oublier. Rien n’est normal chez lui, comme chez moi. « Faites des compromis, travaillez sur ça, mais ensemble. » Me voilà à suivre les conseils d’un alcoolique, à me faire remonter les bretelles par un homme qui a trop bu et qui divague, qui se livre sans aucun filtre, lui qui préfère sans doute me jeter dehors, comme un malpropre. Puis il termine son énième verre, remplit le sien et fait limite déborder celui que je n’avais pas terminé.
Je le regarde faire, ne sachant comment me sortir de ce pétrin, au pire j’aurais cas accuser mon ancien pays, dire que là-bas on buvait sans modération – ce qui en soit n’est pas faux – et que j’ai appris à résister aux ravages que créent l’alcool sur le corps. C’est la meilleure des choses à faire. Peut-être même l’unique chose à faire. Et le laisser m’aider, c’est peut-être l’aider lui aussi, et c’est là que je comprends comment il faut résoudre son soucis. Ne pas essayer de le faire justement. Juste lui donner l’impression que moi il m’aide. « Vous savez, quand vous avez votre abruti de père – et désolé pour la grossièreté – qui vous hurle dessus que les pédés méritent le bûcher et vous frappe pour que cela rentre dans votre misérable tête d’adolescent parce qu’il est tombé sur un magazine pornographique pour homme dans ma chambre, on apprend vite à baisser les yeux. Le pire dans tout ça c’est qu’il me le disait en étant sobre. » Je soupire longuement en buvant une longue rasade de vodka et en secouant la tête en sentant le goût et en feignant de ne pas apprécier l’alcool qui ne me fait en réalité absolument aucun effet. Je repose le verre plutôt brusquement et m’en renverse sur la manche de mon t-shirt à manches longues blanc. « Fais chier. » Je me redresse et regarde la tâche humide qui s’élargit sur le lin dont est fait mon vêtement. Je lève les yeux au ciel et m’excuse en prétextant avoir besoin d’aller uriner.
Je me dirige vers les toilettes du bar et commence à me regarder dans le miroir qui me fait face. J’inspire longuement en me tenant sur les bords de la vasque et finit par m’asperger le visage d’un peu d’eau fraîche pour me remettre les idées en place. Une fois deux minutes écoulées, je retourne rejoindre Tobias, marchant d’un pas un peu lourd, pas de ma démarche assurée habituelle, piètre comédie. « Pour revenir à ce que vous avez dit. Oui, je l’aime. Mais ce n’est pas pour autant que la réalité n’est pas là. En Amérique plus qu’ailleurs l’intolérance est prédominante. » Dans les villes de Førde je me souviens d’un couple de lesbiennes qui se montraient, j’enviais leur courage. Moi je ne l’ai pas eu, quand Connor est venu, qu’il est devenu mon druide qu’on a eu une relation, je l’ai rejeté et j’ai préféré faire semblant d’aller voir une femme pour être comme tout le monde. Quelle connerie. « Au fond, les gens pensent que c’est une déviance mentale. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se trompent et que je suis bien plus normal qu’eux si l’on considère la connerie comme étant un dérèglement cérébral. » Je secoue la tête en venant attraper à nouveau mon verre entre mes mains et en faisant tourner le liquide et en laissant mon regard se perdre dans le léger siphon qui se produit, envoûtant, comme sa présence qui me fait tourner la tête et comme ses questions qui me perturbent. Leoric, t’es où ? Rentre à la maison. Dans ma tête il est là, et il me demande où je suis. Je fais semblant de ne pas entendre, je ne réponds pas.


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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Lun 28 Mai - 18:24

Tobias Rapier & Leoric Teniala


Déplaisantes retrouvailles



L'autre lui explique la raison de sa peur, qui devient alors plus justifiée à ses yeux. Si son père, cet homme ignoble et violent pratiquait le bourrage de crâne, certaines traces sont forcément restées bien ancrées dans l'esprit du norvégien. Il aimerait pouvoir lui dire que son père n'était qu'un fumier, un sale type qui ne méritait pas d'avoir le droit de s'exprimer. Mais cet homme est mort, alors il hésite à entacher ce dernier aux yeux de son fils. Il le disait en étant sobre, la façon dont Leoric lui donne cette information laisserait penser que ce dernier y accordait un peu de crédit pour cette raison. Il se doute que c'est une erreur, sans même avoir connu cet homme. On ne boit à en briser sa vie quand dans de rares cas. Jamais par amour des maux de crânes et des vomissements. On boit avec excès pour oublier, cacher les désastres avec les moyens du bord. Quand l'esprit seul ne peut plus gérer le quotidien. Cet homme avait sans doute de gros soucis pour se mettre à boire, même si le fait d'avoir frappé son enfant, tout comme lui avoir infligé ses travers n'est en rien excusable.

Il siffle froidement entre ses doigts, camouflant son énervement envers ce fumier du mieux qu'il le peux, avant de prendre son verre en main pour en boire une longue gorgée. Son voisin fait de même, certes pas avec la même descente, mais au moins il tente de faire honneur à la bouteille face à lui. Il essaie tellement bien qu'il s'en renverse dessus. Et jure par la même occasion. Tobias lève les yeux au ciel, avant de grommeler.

-Langage.

L'autre part en direction des toilettes, il en profite pour vider son verre avant de remplir à nouveau celui de son voisin. Il regarde sa bouteille, avant de se reprendre un verre lui aussi. Il le remplit à ras bord, de whisky, sa main frémissante d’excitation ne vise pas aussi bien que prévu. Le liquide ambré se renverse en partie sur le bar, et il joue avec son index, dessinant des arabesques avec sa peinture de fortune.

Leoric revient, et lui est toujours plongé dans sa nouvelle occupation. Il relève la tête quand son collègue s'adresse à lui. Il n'avait aucun besoin de préciser qu'il aime son ami, sa mine de gosse fautif quand il lui a dit qu'il fuyait suffisait amplement. Alors oui, l'intolérance est là, elle le restera toujours quoique l'on fasse. Mais ce n'est pas une raison pour s'empêcher de vivre, laisser sa chance d'être heureux, pas avec les crasses que la vie lui a fait, et qu'elle lui fera à nouveau dans un futur plus ou moins proche. Bien sur que certaines personnes pensent que ce n'est rien d'autre qu'une déviance, une maladie. Cela fait trop peu d'années que ce n'est plus catégorisé de cette façon. Mais les mentalités changent, les gens finiront par se lasser, s'habituer pour en arriver à tolérer tout cela. En tout cas la plupart d'entre eux.

Il délaisse ses petits dessins sur le bar, avant de se tourner pour faire face à son collègue. Il passe une main près du cou de l'autre, remettant le col de son haut blanc en place avant de murmurer, le fixant, son regard le défiant de le contredire.

-Donc tu vas t'empêcher de vivre à cause de ce que pensent les gens ? Le rendre malheureux lui, parce qu'une poignée de personnes pourrait mal réagir alors que la plupart tolèrent ou se moquent totalement de ta sexualité ? Un alcolique sobre est tout sauf fiable dans ses propos, et je sais de quoi je parle. Tu me semblais pourtant être un homme intelligent.

Il se détourne finalement de lui, non sans avoir trifouillé son encolure une dernière fois. Le tutoiement, ce côté tactile, bien des choses qui sont si loin de son comportement habituel. Mais ce soir il boit plus que de raison, même pour lui. Et il le fait à côté d'un individu qui aurait pu être son ami dans une autre vie. Il attrape son verre d'une main ferme avant d'en boire quelques lampées. Demain cette familiarité dont il fait preuve lui semblera bien lointaine, et ce sera parfait. Mais le type près de lui, c'est une autre histoire, il a l'air bien trop sobre pour ne pas se rappeler de tout cela quand l'aube sera née sur cette petite ville de Californie.

Il se penche, récupérant son paquet de cigarettes et son briquet d'un geste hasardeux dans son manteau qui trône toujours sur le bar. Il ne fait même pas attention à sa veste qui bouge, délivrant un grand champ de vision à son collègue sur ce qu'elle camoufle. Puis il se lève, attrapant sa bouteille au passage. Ses jambes le supportent bien assez pour le mener jusqu'à l'extérieur ou il pourra assouvir ce besoin de s'empoisonner.

Ses pieds se chevauchent par moment, mais il atteins sans trop de mal la porte et l'ouvre en grand pour sortir, un dernier regard pour Leoric. Il siffle une longue gorgée de whisky, puis quelques unes des ses petites sœurs avant de finalement allumer sa cigarette, gémissant presque de plénitude alors que le tabac se fraie un chemin dans ses poumons.
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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Lun 28 Mai - 20:45


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Je suis au courant que si Tobias n’était pas complètement saoul nous n’aurions pas cette discussion-là. Jamais il ne m’aurait donné de conseils sur ce que je dois faire et ne pas faire concernant mon couple, et surtout il ne m’aurait jamais tutoyé. Puis je le vois, complètement occupé à faire des arabesques dans l’alcool qu’il a renversé sur le comptoir. L’Anglais est ailleurs, dans son monde à lui et j’ai bien peur qu’il ne soit entrain de sombrer totalement. Mais après tout ce n’est pas trop u n problème, plus il sera enivré par son whisky, moins il se souviendra de la soirée et moins il se doutera que moi, une boisson alcoolisée me fait aucun effet. Le comble du luxe c’est quand il me touche pour remettre mon col en place. D’accord, là je commence légèrement à me questionner sur son état. D’ordinaire il ne s’approche pas des gens, il ne leur parle pas, et ô grand jamais il ne les touche. Là il fait les trois avec moi. A moins que ma présence finisse par ne plus le déranger. Sauf que je ne suis pas idiot, je ressens ses émotions et la seule qu’il a c’est l’ébriété. Rien d’autre. « Donc tu vas t'empêcher de vivre à cause de ce que pensent les gens ? Le rendre malheureux lui, parce qu'une poignée de personnes pourrait mal réagir alors que la plupart tolèrent ou se moquent totalement de ta sexualité ? Un alcoolique sobre est tout sauf fiable dans ses propos, et je sais de quoi je parle. Tu me semblais pourtant être un homme intelligent. » Il me relâche et sa diatribe me secoue intérieurement. Quand il parlait ses mots étaient différents que d’ordinaire, ils étaient plus… profonds, comme s’il était abstème et avait vécu la même chose. Mais par-dessus tout, ce qui me fait réfléchir c’est l’idée selon laquelle mes actions font souffrir Derek. S’il y a bien une chose que je ne souhaite pas, c’est bien cela. Mon loup ne mérite pas un tel traitement de ma part.
Tobias finit par se redresser et attraper son paquet de cigarettes ainsi que son briquet dans sa veste, mais quand je le vois faire, la seule chose qui m’apparaît c’est un holster. Quelque chose me revient en tête. Le bruit métallique que j’avais entendu dans sa poche quand nous étions au lycée, un couteau, un pistolet. Tout laisse à penser que Tobias ne vit plus sereinement depuis bien trop longtemps. Je ne dis rien, en Amérique les armes à feu sont légion et j’en ai bien une moi aussi, alors je serais mal placer pour dire quoi que ce soit. Puis je vois mon collègue se diriger vers l’extérieur pour aller fumer. Étrangement, je ne tiens pas à le laisser tout seul, j’attrape donc son blouson ainsi que le mien et le suis dehors. Quand je suis dehors, je le vois entrain de fumer son bâtonnet de nicotine, sa bouteille à la main. Il a tout de l’alcoolique, mais je me retiens de donner un quelconque jugement.
L’air est frais et ça fait un bien fou, je dois cependant veiller à ne pas me sentir trop bien, et donc faire en sorte que mon apparence semble être celle d’un homme qui commence à devenir sacrément ivre. Du coup je tente un pas vers l’avant et fait comme si j’étais entrain de tituber, puis me rattrape à un mur en riant doucement avant de m’y adosser. A vrai dire j’aimerais lui prouver que je ne suis pas si coincé que ça, il y a une chose que j’aimerai bien faire pour cela. « J’abuse peut-être, mais je peux te prendre une cigarette ? » Je n’ai jamais fumé de ma vie, enfin ou alors ça remonte à loin, puis ça ne me fera absolument rien. Autant pouvoir en jouer un peu pour le mettre en confiance. Tout ce qu’il faut c’est ne pas tousser à la première bouffée et tout ira bien. « Je te laisserais boire dans la vodka ou je te paierais un paquet dans le pire des cas. » C’est sûrement inutile, mais au moins je veux qu’il sache que je ne suis pas juste le gars qui va à tous les râteliers. Peut-être que comme ça on finira par apprendre à mieux se parler, puis je réfléchis toujours à ce qu’il me dit. Pourquoi je me surprends à plus écouter les conseils de Tobias que ceux d’autres personnes qui ne sont pas ivres tout le temps ?


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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Mer 30 Mai - 20:40

Tobias Rapier & Leoric Teniala


Déplaisantes retrouvailles



Le norvégien a du prendre sa sortie comme une invitation à le suivre et l'a finalement rejoint. Grandiose. Il lève les yeux au ciel en voyant que ce dernier a même pensé à prendre sa veste,  ce qui n'a aucun intérêt vu qu'il compte bien retourner dans ce bar à un moment ou un autre, après tout son verre n'est pas vide. Il soulage sa bouteille d'une nouvelle gorgée du liquide ambré qu'elle contient alors que le norvégien manque de chuter pour aller embrasser le trottoir. Ce qui en moins de trois verres reste un exploit en soi, ou juste une comédie bien mal ficelée.

Il le fixe un sourire aux lèvres en entendant sa question, retirant la cigarette qui orne toujours le coin de sa bouche avant de laisser la fumée s'échapper en un long filet fin. Et il a de quoi être surpris de la part de cet homme qui semble si propre sur lui, et tellement inquiet du regard que les gens peuvent poser sur lui. C'est finalement un rire rauque qui lui échappe avec la proposition qui suit. Il le regarde en biais, le mettant au défi de continuer sur sa lancée. Au final il se sent bien avec lui, et à l'impression de ne pas arrêter de rire entre lui et le rital. Il se dit qu'il manquera peut être à un de ces deux là s'il venait à disparaître du jour au lendemain.

Serrant sa bouteille entre ses cuisses pour ne pas qu'elle chute au sol, il prend ses cigarettes et fait taper le fond du paquet contre une des ses mains, un vrai sourire de gosse toujours collé aux lèvres. L'ivresse prononcée change peu à peu son comportement naturel, et le voilà qui ressemble presque à un homme normal, il le sait, on lui en a déjà fait la réflexion. Ses soucis lui semblent moins profonds, le sang moins rouge et les cris qui résonnent dans sa tête en continu sont comme affaiblis. L’alcoolisme, la thérapie par l'oubli dans toute sa splendeur.

Il tend sa bouteille à son collègue, avant de s'en approcher tandis qu'il sort une cigarette de son écrin. Cette dernière tourne autour de ses longs doigts.

-Très drôle la façon que tu as de me proposer de boire dans une bouteille que je viens de payer de ma poche, pour réduire une dette qui n'existe même pas. La comédie et l'humour sont enseignés à l'université en Norvège ?

Sur ce clin d’œil non dissimulé en rapport avec son ivresse feinte, il fait un dernier pas avant de coller le bâton de tabac dans la bouche de l'autre qui s'est ouverte sous la surprise de ce qu'il vient de lui dire. Il l'allume sans plus attendre, ne laissant pas la possibilité à son collègue de revenir en arrière avant de ranger son vieux zippo dans une poche de son pantalon pour qu'il y retrouve son vieil ami tranchant.

-Fume la sans t'étouffer, montre moi que tu es un grand rebelle. Même si je pense que tu fumes aussi souvent que moi je ne trompe ma femme.

Sa douce, ou plutôt volcanique Maryssa. A qui il a juré amour, protection et fidélité devant Dieu. N'ayant pu la protéger et la garder près de lui sur la terre des vivants, il conserve ses deux autres serments comme s'ils étaient les lois régissant sa vie. Après tout elle reste la première qu'il ait connu bibliquement, et la seule qu'il n'aura jamais, car l'idée même de toucher une autre personne le révulse. Et même si ce n'était pas le cas, il se demande bien qu'elle pourrait être la malheureuse personne qui écoperait d'un poids tel que lui. Ses yeux se font plus ternes, moins joyeux alors que les cauchemars se pointent dans son esprit, créant une brèche dans le bouclier créé par l'alcool éthylique. Il tire deux longues bouffées de nicotines sur sa cigarette, se brûlant les lèvres au passage avant de reprendre sa bouteille des mains du norvégien. Il la lève, passant cette fois au niveau supérieur, sa pomme d'Adam remuant au rythme des bulles qui se font un chemin dans le liquide ambré. Il ne cesse que lorsque la tête lui tourne assez pour le rendre malade avant de pointer son doigt vers son collègue.

-Appelle le. Si tu l’abandonnes, tu ne vaux rien de mieux qu'elle.

Sa voix se casse sur ses mots, alors qu'il se met à haïr sa femme qui a eu le culot de partir sans lui. Les larmes sur ses joues, il ne les sent même pas, même si elles sont bien présentes. Il a beaucoup trop bu ce soir, cela ne fait aucun doute. Bien trop pour prendre le risque de s'arrêter en si bon chemin. Il termine sa cigarette en quelques lattes, avant de l'écraser entre ses doigts pour l'envoyer rejoindre le trottoir.
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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Ven 1 Juin - 13:32


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Dans le regard de Tobias, j’ai bien vu qu’il voyait clair dans mon jeu, que je ne suis pas ivre du tout, que ce n’est que du chiqué. J’arrête immédiatement donc le cinéma, parce que ce n’est pas drôle pour lui, d’autant plus qu’il n’a rien fait pour mériter ça. Sauf que d’un autre côté, je ne peux pas faire comme si de rien n’était alors que je ne finirais absolument pas ivre, peu importe tout l’alcool du monde, je ne serais jamais enivré par l’alcool et s’il s’en rend compte… Je peux prétendre une maladie ou je ne sais quoi, mais je ne connais pas le nom scientifique, donc hors de question de le faire. « Très drôle la façon que tu as de me proposer de boire dans une bouteille que je viens de payer de ma poche, pour réduire une dette qui n'existe même pas. La comédie et l'humour sont enseignés à l'université en Norvège ? » Le sarcasme doit l’être en Angleterre à ce que je vois. Je souris parce qu’au moins il reste franc, parce qu’il dit ce qu’il pense sans aucun filtre. Un petit rire, une comédie qui se stoppe, parce que l’hypocrisie je ne supporte pas ça. Lui me colle la cigarette dans la bouche, et l’allume sans aucun ménagement. Première bouffée, aucun toussotement. J’ai déjà fumé, je me souviens de la sensation que cela procure, de comment il faut faire. « Fume la sans t'étouffer, montre moi que tu es un grand rebelle. Même si je pense que tu fumes aussi souvent que moi je ne trompe ma femme. » Cette fois-ci je lui souris parce qu’il se trompe sur moi. Je ne suis certes pas un rebelle, mais j’ai déjà fumé plusieurs fois, quand j’étais plus jeune. « J’ai déjà fumé, mais je ne le fais quasiment jamais. » Oui, parce que comme l’alcool, je ne ressens aucun effet au tabac, pas de cancer, pas de problèmes de respiration, rien.
Puis je vois Tobias qui attrape la bouteille, qui boit comme un glouton, aspire l’alcool à grandes lampées. Je n’ai jamais vu ça, jamais connu ça. Une vie triste, mais qui me convient. Enfin pas tout le temps, il faut l’avouer. Je tire quelques lattes sur le bâton de la mort. « Appelle le. Si tu l’abandonnes, tu ne vaux rien de mieux qu'elle. » Il est trop cruel avec lui-même. Je le vois pleurer, mais dans ce moment présent, je ne sais pas trop quoi en penser. Je sais que je ne peux rien lui dire, parce qu’il le prendra mal. J’attrape un mouchoir dans ma poche et le lui tend. « Ne pleure pas. » Je lui souris tristement et attend qu’il penne le mouchoir, je ne sais pas s’il séchera ses larmes, mais au moins il y a le geste qui est là. Puis je fume une dernière bouffée de cigarette avant de l’écraser au sol. Puis quand je le regarde, je souris, car il a raison. « Je vais retourner à la maison après, enfin chez lui. On parlera, si le cœur nous en dit on fera l’amour, mais je vais tenter de passer au dessus des regards car tu as raison, je ne peux pas briser ce que je ressens, ce serait trop cruel pour lui, et je ne le supporterai pas. » La vérité c’est que nous sommes des personnes liées magiquement, il est impossible pour nous de ne pas s’aimer, de ne plus faire comme si… comme si nous étions deux corps. Nous sommes liés et c’est ce qui fait notre force et la puissance de notre amour malgré tout ce qui nous arrive.
Je le regarde et je vois dans son regard qu’il a me juge, on inverse les positions. L’homme saoul qui donne des conseils de vie à un homme sobre. Le pire c’est qu’il a entièrement raison, que tout ce qu’il dit est véridique et que je n’ai qu’à bien écouter pour comprendre comment régler les choses. « Tobias, je comprends ton désarroi. Nous ne sommes pas amis, tout juste des connaissances, mais il faut que tu saches que remuer toi-même le couteau dans ta plaie n’arrangera jamais rien. » Je baisse les yeux, ne voulant pas le regarder pour qu’il comprenne que ce n’est pas un jugement, mais simplement une constatation, un état de fait.


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MessageSujet: Re: Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]   Jeu 7 Juin - 9:51

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Déplaisantes retrouvailles



Il lève des yeux un peu ahuris vers Leoric et le petit morceau de tissu que lui tend ce dernier. Il met un peu de temps à comprendre de quoi il lui parle, puis sa bouche s'ouvre de surprise. Pas en public, pas de larmes ni de tristesse en public... Il lève sa main, et caresse son visage du bout des doigts. Ses joues humides lui confirment la présence de ses traîtresses. Il les étale d'un geste plein de rage et désordonné, cherchant à les faire disparaître au plus vite, dissimuler cette faiblesse comme il le peut.

C'est au moment ou il se dit qu'il devrait rentrer chez lui, s'il n'est pas capable de se tenir convenablement en public, que Leoric parle lui aussi de son retour à la maison. D'ailleurs qu'est ce qu'il fait encore là le norvégien ? Il a quelqu'un qui l'aime, qui l'attend, mais il est ici devant ce bar, clope à la main à écouter les divagations d'un homme qui a un sérieux soucis de boisson. Et surtout d'un meurtrier en puissance. L'envie de le gifler pour le faire partir plus vite lui traverse l'esprit, mais il n'est pas sur que ce geste aurait l'effet escompté.

Et puis son compagnon ne lui demande pas non plus de l'embrasser façon West Side Story au milieu de la rue dès demain, non il saura sans doute apprécier le moindre progrès et l'accompagner dans ce cheminement, c'est à ça que sert un couple, se compléter avec l'autre, combler les vides. Deux personnes trop semblables finiraient par s’étriper au bout de quelques temps.

Il soulage sa bouteille de quelques nouvelles gorgées, plus doucement cette fois-ci, plus pour en apprécier le contenu que pour se saouler rapidement et salement. Même si dans son état il n'en sent plus vraiment le goût, et qu'il ne savoure plus rien du tout. Il se fige et referme sa bouteille en entendant Leoric continuer. Comme quoi les leçons de morale ne sont jamais bien loin avec ce dernier. Mais lui même n'est pas mieux ce soir, en effet il lui dit quoi faire pour sauver son couple, en espérant que ce n'est pas déjà trop tard. Sans doute parce qu'il ne veut pas que son collègue gâche ce que lui a déjà perdu. Il se passe une main sur le visage, fermant les yeux quelques instants, tentant de se reprendre aussi bien que possible, avant de dévisager l'autre de son regard noir.

-Trop de tristesse rend méchant. J'ai perdu une partie de mon humanité et de ma santé mentale ce soir là. Avant de me dire comment me comporter, imagine ce que tu deviendrais si tu rentrais ce soir, et que tu retrouvais ton homme, le cœur arraché par une ordure de la pire espèce. J'étais un type bien, puis j'ai fait des choses ignobles après que ce fumier m'ait volé ma vie, et depuis quelques mois je tente de redevenir un homme qui peut se regarder dans un miroir sans se haïr.

L'amour est un sentiment maudit, il donne une arme supplémentaire au monde extérieur pour briser les gens. Mais le bonheur et le sentiment de plénitude que l'on ressent lorsque l'on est avec l'autre fait oublier tout cela. Mettre son cœur et sa vie entre les mains d'une autre personne est tellement plus important que le regard que peuvent avoir les gens face à l'homosexualité. L'amour reste le même, quelque soit le sexe des personnes concernées. Il s'approche de Leoric, et récupère son manteau d'un geste encore assez assuré pour un homme qui a bu autant. Il colle sa bouteille d'autorité entre les mains de son vis à vis avant de se vêtir, pour ensuite s'allumer une nouvelle cigarette sur laquelle il tire quelques lattes avec toute l'énergie d'un noyé qui vient de retrouver une source d'oxygène.

-Je vais rentrer chez moi tant que je le peux encore. Et toi tu devrais faire de même, en espérant qu'il te pardonne ta petite fugue. On se revoit au lycée ma chère connaissance, je mettrais une seconde tasse dans mon bureau si l'envie d'un thé devait te prendre.

Son invitation est sincère, même s'il se dit qu'il la regrettera sûrement quand Leoric reviendra dans sa classe. Il s'en va, un pas après l'autre, de sa démarche hésitante et chaloupée. Il se colle contre le mur plus pour avoir un moyen de retenir une possible chute qu'autre chose.
©️clever love.



+ Whiskey is my tears
Tout homme peut sombrer, il suffit de toucher son point faible pour l'y aider. Sortir de cette folie est au contraire une chose bien moins aisée. ©️ sensitive
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Déplaisantes retrouvailles [ft Leoric Teniala]
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