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 l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)

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Leoric Teniala

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MessageSujet: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mar 22 Mai - 14:57


☾ l'amour secret, partie un.
Don't let your head hang low. You've seen the darkest skies I know. Let your heart run child like horses in the wild ; so take my hand and home we'll go. The sun it glows like gold, feeling warm as a burning coal. Let your soul shine bright like diamonds in the sky ; so take my hand and home we'll go.

▼▲▼


Cela fait désormais deux mois que nous sommes en couple lui et moi, deux mois où l’amour se profile comme étant simplement notre apanage à tous les deux, où personne n’a son mot à dire tant nous nous faisons discrets et nous restons comme deux loups dans leur tanière. Cela me convient parfaitement. Certes j’ai fait le choix de céder à l’amour et de laisser les conventions sociales derrière moi. Le problème est que je ne peux pas affronter le regard des autres, cela me freine donc dans mes expansions amoureuses lorsque nous sommes tous les deux de sortie. Les seules personnes à qui j’en ai parlé pour le moment c’est Willem qui m’a dit lors de notre sortie scolaire de profiter de Derek, le problème c’est que je n’arrive pas à écouter son conseil, et l’autre personne c’est Brian alors autant dire que question tuyaux à suivre pour ça, autant ne pas suivre le mentaliste même si je l’apprécie énormément. Je me contente donc pour le moment de nos lofts respectifs, de ces petits cocons où nous ne sommes que deux pour le moment. Je redoute le moment où il faudra affronter la dureté du monde extérieur et je n’y suis pas encore prêt, je doute même de l’être un jour ou l’autre de toute manière.
Mais il a réussi à me convaincre, une sortie tous les deux, une sortie à la mer, loin de chez nous, mais ça n’aide en rien, la peur est toujours présente. D’autant plus que Beacon Hills est une ville plutôt ouverte, le reste du monde ne l’est pas autant. La côte californienne est un bon endroit, je ne dis pas le contraire, mais quant à accepter de lui tenir la main ou même de l’embrasser en public… rien que d’y penser j’en frémis d’effroi. Nous avons pris ma voiture, c’est moi qui conduit pour y aller, et pendant tout le trajet, j’ai tenté de penser à autre chose, mais mes mains crispées sur le volant, les jointures de mes phalanges qui blanchissent tant je suis stressé ont forcé Derek à prendre ma place parce que plusieurs fois nous avons évité un accident de justesse. Il est conciliant pour le moment, mais je sens au plus profond de lui qu’il bouillonne. Notre lien et mes capacités de lycanthrope aident à ressentir tout ce qu’il a comme émotions. Je m’en veux, mais je n’y peux rien, comment effacer le formatage que j’ai reçu de la part de mon père qui était strict et qui m’assénait à coup de morales acerbes que les homosexuels méritaient la peine de mort ou que cet état de fait était une maladie que seuls les hôpitaux psychiatriques pouvaient soigner. Je sais bien que ce qu’il disait était ridicule et n’était pas la vérité, mais je ne peux pas faire comme si ces paroles n’avaient jamais été prononcées, ni ne peux pas faire en voyant le nombre de personnes qui se font tabasser à cause de leur choix d’orientation sexuelle. Je ne crains pas les autres, étant un loup-garou je sais me défendre, je ne suis pas à la proie des imbéciles, mais cette peur est omniprésente. S’il arrivait quoi que ce soit, je ne pourrais jamais me le pardonner.
J’ai fermé les yeux le temps du trajet, j’ai dormi pour éviter de me tracasser, j’ai ressenti dans mon sommeil la gêne de Derek, j’ai senti qu’il rongeait son frein et mourrait d’envie de me claquer dans la face ce qu’il a sur le cœur. Une fois arrivé et réveillé, j’ai tout oublié, mais sa pression artérielle semble toujours haute, son sang pulse trop fort dans ses veines. « Écoute, je suis désolé, mais je… ne m’en veux pas, tu sais très bien que c’est trop dur pour moi pour le moment. » Piètres excuses qui ne résolvent absolument pas le problème. Je sais qu’il doit être dégoûté que je fasse autant de simagrées, mais qu’est-ce que j’y peux ? Il me faut du temps pour le moment. Je me penche vers lui pour déposer un baiser sur ses lèvres parce qu’il n’y a personne dans les environs, petite tentative afin de lui montrer que je ne suis pas non plus un monstre dénué de sentiments et nous sortons de la voiture. Je suis vêtu d’un simple short gris clair et d’un débardeur orange pastel. Je retire mes chaussures que je mets dans le coffre afin de prendre une simple paire de tongs. Voilà la tenue idéale pour la plage. Il fait déjà chaud, et je n’en peux plus, mon corps de nordique me joue des tours. Je savais que j’allais avoir du mal à m’habituer, mais je ne m’imaginais pas que ça arriverait aussi vite dans les saisons. « On se fait une journée à la plage et on mangera un truc qu’on achètera chez un marchand ambulant ? Ça te va ? » Mons ac avec nos serviettes de plage ainsi que de la crème solaire nous nous préparons. Alors oui, je sais que la crème solaire en tant que loup-garou est inutile, mais c’est pour faire comme tout le monde, éviter d’attirer l’attention si jamais on se prend un gros coup de soleil et qu’il disparaît immédiatement.


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❝anya❞ les événements inattendus acquièrent ou perdent de leur gravité selon les dispositions d'esprit tristes ou gaies, ou selon les circonstances plus ou moins critiques dans lesquelles on se trouve.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Sam 26 Mai - 14:41


L'amour secret. Part 1


Feat. Leoric

L
ui. Leo. Professeur. Le Norvégien. L’homme du nord. Autant de dénominations qu’il a de facettes.

Résister eut été vain.

Je suis un homme avec un vécu. Cela ne me rend pas plus sage pour autant. La maturité aurait dû m’imposer la tempérance, ne pas passer d’une relation à l’autre si rapidement. Mais…

Lutter eut été vain.

Première rencontre, je vois le donneur de leçon, le gars rigide, tout ce que je fuis. L’ordre moral, le carcan, l’ennui.

La deuxième fois me prend au dépourvu, lors d’une course en forêt. Je vois l’homme, perdu et triste. Est-ce là que tout a commencé ? Cette course à deux à travers la forêt. Deux animaux libres qui courent sur des chemins parallèles ? Chemin qui trouve un point de convergence. Le Nemeton. Je voulais le tester. C’est moi qui l’ai été. A l’instant où nos mains se sont jointes sur la souche, j’ai su.

Nier eut été vain.

Il a  refusé et écarté ce sentiment puissant, bouleversé et choqué. Je me suis posé les questions sans réponses. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant alors que j’avais encore l’odeur de Stiles en mémoire ? J’ai gardé mes interrogations pour moi. Je ne suis pas un grand bavard.

La troisième fois, j’ai vu l’alpha. Le loup qui protège. Il est venu pour moi, me sauver. La flamme dans mon cœur s’est faite brasier. Je l’aurais serré dans mes bras, j’ai accepté sa poignée de main.

La quatrième fois est un hasard provoqué. J’ai fait un détour pour passer devant chez lui, nous avons fini chez moi. Les messages pudiques ont laissé la place à une acceptation de sa part. Je l’ai fait mien, mais… par notre lien il a inversé les sensations. La découverte se fit de part et d’autre. Nous nous sommes étreints sans pudeur, avides de l’autre.

***

La vie est ensoleillée quand il y a quelqu’un qui pense à vous. Les échanges de messages futiles. La photo de ce qu’il mange en corrigeant ses copies, mon nouveau tas de bois fièrement dressé contre la manoir, Une couche particulièrement débordante de Ian, la réponse incongrue d’un de ses élèves à un devoir. Petits riens, petits détails qui créent un lien indéfectible. Les semaines passent, et je trouve la faille à ce bonheur. Un dîner refroidissant dans un restaurant de la ville. Ma main qui se fait repousser, la conversation neutre au possible. Je temporise, c’est notre début, Leo est mal à l’aise. Nous rentrons chez lui où nous nous offrons l’un à l’autre. Première excuse pour éviter un repas au manoir, puis une deuxième arguant sa gêne vis-à-vis de Peter qui est également son collègue de travail.

Je respecte sa sphère professionnelle. Certains parents d’élèves pourraient lui rendre la vie dure s’ils savaient que le professeur de leur fils couche avec un homme.  J’évite le lycée. Cela me convient car ainsi, j’évite Stiles. D’ailleurs pour fuir mon oncle en classe, Stiles se retrouve dans celle de Leo. Malheureux hasard que je n’ai pas soulevés. Leo sait que j’étais en couple avec un élève, il ne sait pas lequel et c’est aussi bien ainsi. Mais, j’ai malgré moi des nouvelles de Stiles, qui scolairement se démarque de ses camarades. Leo pense qu’il m’ennuie avec ses histoires de prof, je ne peux pas lui dire que cela ne concerne qu’un seul de ses élèves.

Puis il y a eu la fois où il m’a présenté comme un ami à un membre du personnel administratif du lycée, croisé fortuitement au supermarché.

« Ami… » J’ai serré les dents, plus frustré que jamais. Je sais bien que s’il avait dit « mon compagnon », tout le lycée aurait été au courant le lendemain. Mais, j’ai été meurtri de cette distance. Comme sa main qui lâche la mienne dès que nous rejoignons un chemin en forêt, ou le mètre de distance qu’il nous impose quand nous marchons en ville. Il en est le premier désolé. Je tais ma frustration, mais il la ressent par notre lien.

— Je t’aime. Articulé-je sans le dire alors qu’il est dans la voiture et me regarde mettre de l’essence.

Son regard inquiet qui scrute s’il y a des témoins me brise le cœur. Je soupire en reposant le pistolet de la pompe à essence un peu brusquement.

***

Je refuse de me cacher indéfiniment. J’ai passé ma vie à me cacher des chasseurs. Maintenant je revis à nouveau en pleine lumière. Je n’obligerai jamais Leo venir vivre au manoir. Deux alphas sous le même toit c’est difficilement compatible, bien que je pense sincèrement que la cohabitation pourrait fonctionner entre Ruby et Leo. Seulement cela perturberait ses nouveaux bêtas. C’est ainsi que ma route croise à nouveau celle de Caracole. Je suis « l’ami » de son alpha… Si le môme est assez observateur, il sait que je suis bien plus que cela. Mais le louveteau est la gentillesse incarnée. Il s’en tient à ce que son alpha lui dit.

J’ai l’idée de passer une journée à la plage, loin de Beacon Hills. Là où personne ne nous connaît avec l’espoir que pour Leo, il sera moins grave si quelqu’un nous voit.

Il a accepté. Je suis heureux.

Nous prenons sa voiture. Conduire doit le rassurer et se faire sentir maître de son destin. Mais il n’a pas l’esprit à la circulation et après avoir évité de justesse un accident, il me passe le volant. J’aimerais tant que cette journée soit un moment paisible. Mais son stress est communicatif. Mon compagnon finit par s’endormir alors que je rumine ma frustration. J’ai envie de le secouer, de lui agiter la cervelle et de l’inciter à lever le menton et de s’imposer.

« — Merde, t’es un loup alpha quand même ! » Ai-je envie de lui crier. Un loup magnifique qui impose le respect sans rien faire. Il n’a pas avoir peur du jugement des autres. Les mécontents ne changeront rien à cet état de fait : nous nous aimons.

***

Je coupe le moteur, l’absence soudaine de bruit le réveille. Il est encore tôt, le parking est désert ou presque. Sur la plage, il ne doit y avoir que les surfeurs.

— Écoute, je suis désolé, mais je… ne m’en veux pas, tu sais très bien que c’est trop dur pour moi pour le moment.


Il m’embrasse. Baiser léger et furtif, alors que j’ai envie de caresser sa nuque, mordiller son oreille… J’espère que la quiétude de l’endroit arrivera à le détendre.

— On se fait une journée à la plage et on mangera un truc qu’on achètera chez un marchand ambulant ? Ça te va ?
— J’aime ce programme.


Je ne fais aucun commentaire sur sa tenue très simple qui lui va bien. Je porte un short de plage sombre et un débardeur gris sans manche. J'ai des affaires de rechange dans le coffre. Sorti de la voiture, je m’offre aux rayons du soleil et souris. Me peau est déjà halée grâce aux travaux que je fais autour du manoir, celle de Leo est pale. J’ai un air amusé quand j’aperçois un tube de crème solaire dans ses affaires. Leo se justifie.

—Dis plutôt que ce n’est pour ne pas te transformer en écrevisse devant mon nez.

Ma serviette sur l’épaule, je presse le pas pour éviter une main vengeresse. Ma taquinerie lui a fait oublier un instant que nous sommes dans un lieu public.

C’est ce que je pensai. Quand je lâche ma serviette sur le sable, la plage est principalement occupée par les surfeurs. Les gamins et leurs enfants arriveront un peu plus tard. J’hésite à me rapprocher de Leo. J’ai envie de toucher sa peau, sentir sa chaleur, mais…

— Attention, l’eau est plutôt froide.

Contraste californien avec ses plages brûlantes et l’océan qui dépasse rarement les  vingt degrés au cœur de l’été. Cela ne devrait pas gêner mon Norvégien. Je vire mon t-shirt et fonce me jeter à l’eau. Hésiter revient à prolonger la torture des premiers instants. Cela fait un moment que je ne suis pas venu me baigner. Des années. Je souris à Leo qui me rejoint dans un crawl impeccable. Personnellement, je n’ai pas un bon style de nage, je suis toujours passé en force.

***

Nous flottons comme des bouchons de liège sur la houle. Nous nous sommes mis de façon à ne pas gêner les surfeurs. La plage est grande, l’océan aussi. Je m’approche de Leo et tente de passer mes bras autour de sa taille. Nous avons pied sur la pointe des orteils.
























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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Sam 26 Mai - 16:10


☾ l'amour secret, partie un.
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Il faut que je prenne sur moi, c’est ce que Tobias m’a expliqué l’autre soir quand nous étions dans ce bar parce que je fuyais les disputes qui allaient venir. D’ailleurs peut-être n’aurais-je pas dû agir de la sorte, parce que ce fut pire, bien pire. Il m’a crié dessus parce que je ne lui répondais pas et parce qu’il s’inquiétait de me sentir stressé de la sorte. J’ai beau lui avoir expliqué les raisons d’un tel silence, il s’en fichait complètement. J’ai laissé tombé et j’ai courbé le dos. La misère est revenue et après qu’on ait fait l’amour pour éliminer ces crises qui deviennent habituelles, la vie a repris son corps, et de nouveau les disputes.
Son idée du sortie à la plage, je devine aisément quels sont les objectifs d’une telle entreprise. Je ne suis peut-être pas voyant, mais je ne suis pas idiot. Il espère qu’en changeant d’air, qu’en allant ailleurs, je m’ouvre un peu plus, comme une leçon de vie pour prouver que je suis capable d’y parvenir. Même si cela peut aider, il faut savoir que ce n’est pas parce qu’une fois cela fonctionne que ça fonctionnera à chaque fois. Trop de facteurs, et des imbéciles, le monde entier en compte. Le plus gros fléau de l’humanité ça restera les intolérants et les écervelés, qui malheureusement composent une trop grande partie des habitants de la planète.
Ce baiser était trop rapide pour lui, je le sais, seulement je ne peux pas lui donner mieux, bloqué, par les événements, par l’attitude honteuse des individus. Le déroulé prévu de la journée semble lui convenir vu qu’il me répond. « J’aime ce programme. » Nous retirons donc les affaires du coffre de la voiture et ainsi avec un sac, Derek regarde le tube de crème solaire, je me justifie, lui explique que c’est pour cacher nos pouvoirs de régénération dus à notre condition de loups, mais il me charrie, je ne dis rien et lève les yeux au ciel en le laissant avancer vers la plage tandis que je ferme le véhicule. Il est beau dans son short de bain qui lui fait un beau postérieur et avec son débardeur qui me laisse admirer ses épaules musclées. Il est d’une force qui se voit, qui se constate. La mienne est plus en finesse, des muscles souples qui peuvent s’adapter et une puissance qui réside dans ma condition de chef de meute, dans le rouge sanguin de mes iris.
Une fois arrivés sur le sable de la plage, je constate qu’il n’y a personne pour le moment, à part des surfeurs qui sont trop occupés à jouer avec les vagues pour s’autoriser des regards vers nous. Cela ne durera pas, alors je compte bien en profiter. Nous déposons nos affaires par terre pas trop loin de l’eau, mais à distance raisonnable vu le coefficient des marées pour avoir toujours un œil sur notre sac. « Attention, l’eau est plutôt froide. » Je me mets à rire, pensant à la tête qu’avait fait Willem lors de notre sortie scolaire quand je l’ai piégé avec l’eau du lac. Je ne suis pas frileux, l’eau de la Norvège était bien plus terrible et je me baignais quand même. Derek retire rapidement son t-shirt et se met à courir vers la mer, je souris en le voyant faire et m’élance également pour le rejoindre.
L’eau me paraît chaude, agréable et les remous me provoquent des sensations que j’avais depuis longtemps oubliées. Un crawl dont les mouvements me reviennent comme si j’avais appris à nager hier. Le bonheur et il est là, même si… enfin quoi que, pour le moment il n’y a personne. Je m’approche de lui, le visage trempé à cause de l’eau salée et retire une mèche de cheveux qui menace de tomber dans ses yeux. « Profitons avant que la plage ne soit bondée... » Je me rends compte trop tard de ce que je viens de dire, mais le sourire qui s’affichait sur mon visage a balayé les mots, parce que c’est un sourire coquin, presque pervers, d’ici personne ne verra. Alors ma main s’approche de son short et passe à l’intérieur, elle vient caresser la peau de sa virilité et je viens l’embrasser. Préférant profiter de l’instant présent plutôt que de penser à ce qui se passera tout à l’heure. Je joue quelque peu avec lui, le titille. Peut-être que c’est osé, peut-être qu’il n’apprécie pas, ou alors qu’il se laisse faire parce qu’il aime, quoi qu’il en soit, je n’ose pas sonder ses émotions, ne voulant pas briser son intimité.
Je retire mes doigts et dépose un doux baiser sur ses lèvres avant de partir en nageant, laissant l’eau s’écraser harmonieusement sur mon corps. Tu attends quoi pour me rejoindre au juste ? Je l’intime à me rejoindre, à venir avec moi, plus loin, là où l’on n’a plus pieds pour jouer un peu, pour s’éloigner, même si le monde ne nous voit pas, même s’il n’y a pas de monde.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mer 30 Mai - 23:39


L'amour secret. Part 1




Feat. Leoric

L
eo déplace une mèche de mes cheveux. Son geste est tendre, aimant, attentif. Je me perds dans son regard couleur glacier.

- Profitons avant que la plage ne soit bondée...

Ai-je bien entendu ? Et ce sourire, celui qu’il ne réserve qu’à moi, exclusivement dans l’intimité de son loft ou du mien. Il est terriblement séduisant quand il lâche ses résistances. Diaboliquement séduisant !

- Hey !

Sa main vient de plonger à l’intérieur de mon caleçon de bain. Ma protestation se meure sur ses lèvres salées. Son geste est osé, surtout pour lui. Je ferme les yeux et me laisse aller aux sensations qu’il me procure. J’ai peur qu’en réagissant trop, je brise ce moment précieux. La fraîcheur de l’eau ralentit la montée du plaisir, mais je m’en moque. Mes mains sont simplement remontées sur ses hanches. A la pression de mes doigts, il devine mon envie et le plaisir qui chemine dans mes veines. Mais, par-delà les sensations physiques, c’est mon cœur qui est en joie. C’est une avancée fulgurante. J’imagine que ce n’est qu’un début, qu’à la moindre alerte, le repli est proche, mais Leo a fait un pas en avant.

Je reste immobile, autant que faire se peut dans la houle, et m’offre à ses caresses. Timide mon loup alpha, mais non moins expert. Nous commençons à nous connaître. Je sais ce qu’il apprécie, ce qu’il aime moins et la réciproque est vraie. Ce lien particulier qui nous unit, nous permet de nous respecter mutuellement. Je me sens bien en sa présence et approche ce que je pense être le bonheur. Sa main quitte mon paradis, et ses lèvres se posent sur les miennes, légères, trop chastes.

« Tu attends quoi pour me rejoindre au juste ? »

Il est parti dans un crawl puissant vers le large. Ce n’est pas une requête, mais bien un ordre. Intimation que l’exécute avec joie. Plaisir de l’exercice physique, et de l’eau qui glisse sur ma peau, je rejoins celui que je convoite trente-six heures par jour dans un no man’s land aquatique.

Ma main effleure son mollet, il a ralenti pour que je puisse le rattraper. Je remonte sur l’arrière de sa cuisse et son fessier musclé. Nos jambes se mêlent, comme nos langues. Une vague arrive au loin, mais elle ne brisera pas le contact. À l’ultime instant, nous retenons notre respiration quand le rouleau s’enroule au-dessus de nos têtes. Pendant une brève seconde, nous sommes dans un tube d’eau, isolés du monde, seuls, ensemble.

L’instant se brise avec la vague qui se fracasse sur nos têtes dans un bouillonnement puissant. L’eau de mer puissamment brassée nous chatouille par un million de bulles d’air qui caressent nos corps. J’ai enlacé Leoric et sous l’eau nous nous étreignons comme si c’était l’ultime fois. Le haut a remplacé le bas. Il n’y a plus de sens, ni de pesanteur. Je le serre avec force contre moi. Il en fait tout autant.

Lorsque la vague se retire, elle nous laisse sur le sable, les shorts de bain un peu baissés dévoilant des croissants de lune ensablés. J’aime le regard qu’il a à l’instant, la peau perlée de gouttes d’eau, un rayon de soleil sublimant la transparence de ses yeux. Je vais pour me coucher sur lui, mais il esquive et retourne à l’eau sous le prétexte de virer le sable de son short.

Le ressac emporte mon espoir. Je l’avais au bout des doigts, il s’est dissous dans l’écume. Je me redresse, tirant sur mon short malmené et alourdit par un bon kilo de sable. Je retourne dans l’eau jusqu’à la taille et sans chichis vire mon maillot pour le nettoyer correctement avant de le remettre et aller m’écrouler sur ma serviette de plage. Dans le pont que font mon épaule et mon bras, j’observe Leoric qui est allé plus au large. Je soupire ma frustration. Il semblait si détendu, mais il s’est refermé comme un coquillage que l’on effleure.

J’aimerai tant profiter de cet amour chaque seconde que la vie nous offre. Mon loup souffre de cette retenue. Et depuis quelques temps, je sens la colère et l’agressivité monter en moi. Je tente de réprimer mon agacement. Leo a largement les ressources pour affronter la bêtise humaine. Je sais qu'il ne manque pas de courage. Pourtant il me colle dans un rôle de compagnon à mi-temps.

Je regarde le sable filer de mon poing. Est-ce qu’il va arriver à notre amour, s’il tarde trop à s’ouvrir, ou moi m’impatienter trop rapidement ?

Une ombre sur mon dos, quelques gouttes d’eau sur ma peau. Je ne me retourne pas, j’ai besoin d’un peu de temps pour coller un masque heureux sur mon visage.























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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Ven 1 Juin - 18:47


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Il est surpris par mon geste plus qu’osé, cela fait longtemps qu’il attend quelque chose de ma part en plein public. Mais j’avoue que j’ai préféré ne pas le faire quand il y a du monde. Par pudeur, par retenue, et par peur aussi. Je ne suis pas à l’aise, et il sait pourquoi. Il m’a dit que c’était ridicule, mais je ne peux pas faire autrement, c’est comme si j’avais trop peur de mes sentiments, à cause d’un souvenir enfoui en moi il y a bien trop longtemps. Je sais que c’est injuste pour lui, mais il ne peut pas m’en vouloir, il n’a pas le droit. Je sens sa main qui attrape ma cuisse, qui me délivre milles frissons presque obscènes, mais qui me font un bien fou, une si délicate impression. Puis il va vers ma cuisse, mes fesses et je frissonnes, l’eau mélangé au contact de sa peau contre mienne est un bon combo, nous le savons depuis notre première fois dans sa douche. Puis ce sont nos jambes qui se mêlent, bientôt accompagnées par nos lèvres et nos langues, nos corps sont en parfaite harmonie ensemble.
Une vague arrive, balaye les peurs et les frissons. Mais pas nos corps. Nous sommes toujours accrochés ensemble, et rien ne brisera ce lien indicible entre nous ; pas même la nature et les éléments. L’eau nous submerge, nous sommes coupés du monde extérieur, notre inspiration était belle, longue et nous permet de rester dans le tube. Dans l’eau, plus rien, plus rien n’a d’importance.  Quand la vague se brise, nous sommes sur la plage, et nos caleçons de bain sont plein de sable mouillé. Il va pour s’allonger sur moi, mais je m’esquive rapidement, prétextant devoir aller enlever le sable qui alourdit mes gestes. Allant à nouveau dans l’eau, je retire mon short pour retirer le surplus, le renfile. Derek fait de même et retourne s’allonger sur sa serviette pour me regarder continuer à nager. Je le vois, je ressens sa colère, mais je n’y peux rien. Quoi que je fasse, je ne fais que renforcer sa rancœur au fur et à mesure. Je sais qu’un jour il va crever l’abcès, que je me retrouverais sans lui, pourtant je ne peux que voir la fin inéluctable arriver.
Tobias m’avait prévenu, qu’il fallait que je change rapidement, parce que je vais le perdre, il ne sait pas à quel point il a raison. Sauf que que faire ? Je ne sais plus, je suis perdu dans l’écheveau compliqué de mes sentiments et d’une peur irraisonnée. Puis je reviens vers lui, je m’allonge à ses côtés, parce qu’il faut que l’on parle, que l’on tente de renouer un lien entre nous deux, qu’on retrouve la passion des premiers temps, que je trouve le courage d’envoyer en l’air les conventions sociales qui imposent une façon de vivre. « Je t’aime chéri... » Ma main se verrouille à la sienne, il n’y a personne, je sais que je ne le ferais pas indéfiniment, il le sait aussi. Je ferme les yeux et le soleil illuminer ma peau. J’attrape la crème solaire dans le sac et me redresse pour en mettre sur mes jambes et mon torse ainsi que mes bras et le visage. « Tu me mets de la crème dans le dos ? Je n’ai pas envie de finir en écrevisse et que ça se soigne en deux secondes devant tout le monde... » Il comprend, là ce n’est pas nous que je fuis, c’est ma condition de loup-garou, pour éviter une chasse au monstre quand on verra que je me régénère comme un mutant dans un mauvais film fantastique.
Mon loup attrape le tube de crème solaire et commence à me masser, je ferme les yeux et m’imprègne de sa douceur, avec moi il a toujours été très doux, sans violence, sans sans dureté, alors que ces derniers temps il aurait toutes les raisons de me faire du mal pour toute la souffrance que je lui fais endurer. « Merci... » Ma voix se brise, comme mon cœur, parce que chaque fois notre amour ne fait que se briser. Pas assez pour que l’on se déteste ou que l’on se quitte, mais suffisamment pour que notre lien crée par le Nemeton se défasse. « Je suis désolé mon amour… je voudrais que ce soit autrement, mais laisse moi du temps, j’apprendrais, je serais aussi fort que toi... » Je suis peut-être le plus âgé, mais il est le plus apte à affronter le monde, j’ai trop été brisé récemment, les choses se sont trop gâtées il y a de cela maintenant environ six mois. Je dois juste faire en sorte de relever la tête, mais je ne suis pas encore capable de le faire et d’être aussi fort que Derek Hale, celui que j’aime plus que tout au monde, plus que ma propre vie.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Jeu 7 Juin - 13:34


L'amour secret. Part 1





Feat. Leoric

L
e soleil me chauffe le dos, alors que la brise du large flirte avec ma pilosité. Une plage, le bruit des vagues, l’instant se prêterait à l’hédonisme et à la contemplation. Du bout des doigts, je joue avec le sable sans y penser, roulant sur ma peau les grains abrasifs. Je réfléchis sur ce qu’est devenue ma vie. Depuis quelques mois, mon cœur joue les montagnes russes. Je n’arrive plus à me blinder, ni me protéger et me laisse emporter par les émotions intenses, les plus heureuses comme les plus morbides, vulgaire bouchon de liège sur un océan démonté. J’aspire à la paix, au bonheur aussi. Mais chaque fois que je le touche du bout des doigts, que je l’effleure, le cœur à la limite de la rupture, il me fuit.

I can feel your halo halo halo
I can see your halo halo halo

Il y a eu le mariage sanglant de Peter et Ruby. Leur fille morte avant de naître, Luka son âme sœur et mon frère de cœur qui ne survit pas à cette disparition. Et avant cela, l’attaque du manoir, la mort de Fiona, la mère de Chad. Ma connexion particulière avec lui m’a fait prendre en pleine face, sa détresse et je sens la noirceur qui le prend peu à peu. Chad traîne avec les mauvaises personnes, mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il ne m’écoute plus. Notre meute souffre encore de ses morts, peine à regarder vers l’avenir. Je me noie, m'effondre.

Remember those walls I built
Well, baby they're tumbling down

Puis, j’avais enfin trouvé une lueur d’espoir, un bout de tunnel, le répit mérité, le droit d’être enfin heureux. Le manoir terminé, Stiles qui allait s’installer avec moi. Mais il y avait eu ce quiproquo avec Alex.

Moi qui ne fais rien pour détromper Stiles...

Lui qui ne se bat pas pour me garder et qui au contraire, baisse les bras

...trop vite, presque avec soulagement.

Finalement, je n’arrive pas à déterminer qui a quitté qui. Mon regard se porte vers l’océan et ce loup alpha qui a envoyé à nouveau mon cœur prendre des virages trop serrés, trop rapides, trop soudains. Je lâche à peine les mains de Stiles, que je percute Leoric.

It's the risk that I'm takin'
I ain't never gonna shut you out Everywhere I'm looking now

J’ai à nouveau lâché prise, me traitant mentalement d’inconscient et de fou, me disant que sur le plan sentimental, j’ai fait assez d’erreurs monumentales pour ne pas recommencer.

Et nous voilà aujourd’hui…

J’ai le droit de l’aimer, mais uniquement quand personne ne nous voit. Je veux bien comprendre ses hésitations de nos débuts, j’ai eu les mêmes. Mais il me semble que c’est la force de mes sentiments qui m’avait permis de passer outre le regard des autres et non un quelconque travail sur soi. L’amour avance comme un brise-glace. Cela devrait être magnifique, pourquoi ai-je l’impression d’être ligoté en figure de proue et de servir d’étrave. Mon cœur ne résistera plus longtemps à un tel traitement. Vais-devenir comme Peter ? Le souvenir du loup-démon qu’il a été me fait brusquement frissonner. Je referme les paupières, Leoric arrive et s’allonge sur la serviette mitoyenne.  

— Je t’aime chéri...
— …


Je ne réponds rien. Il ne peut pas deviner combien ses mots m’en rappellent d’autres. Les mêmes prononcés par une voix sensuelle et suave. Kate la magnifique, la deuxième énorme erreur de ma vie. « Chéri » Je hais ce mot si souvent galvaudé dans la bouche des gens. Un « Chéri » qu’il a honte d’exhiber. Je sens sa main se refermer sur la mienne, chaude, aimante et possessive. Une étreinte à la mesure de ce qu’il ressent pour moi. Mais aussi une main qui me lâchera, m’abandonnera, dès que du monde arrivera non loin de nous. Une colère nourrie à l’acide de l’amertume me sert les tripes.

— Tu me mets de la crème dans le dos ? Je n’ai pas envie de finir en écrevisse et que ça se soigne en deux secondes devant tout le monde...
— OK.


Je reste laconique, tente de contrôler le feu couvant de mon agacement. Rester factuel, s’accrocher à la raison. Ses capacités de régénérations ne sont pas immédiates, il a donc le temps de changer de couleur avant de guérir. Je prends le tube qu’il me donne. Il m’offre son dos. J’hésite et tergiverse. J’ai envie de me faire brutal, lui faire payer cette tempérance qu’il m’impose et qui me torture. Pourtant quand mes doigts touchent sa peau, c’est avec une infinie douceur qu’ils étalent le cosmétique, suivant les lignes de ses muscles dorsaux. Je prends plaisir à le toucher. Je m’applique, restant soft dans mes gestes alors que mon regard, qu’il ne peut voir, affiche bien autre chose.

Il est à moi, il m’appartient et je veux que le monde entier le sache. Que pour approcher Leoric Teniala, il faut mon autorisation en plus de la sienne. Avec Stiles s’était si facile. Là, je n’ai plus le rapport de force en ma faveur. À regret, mes mains quittent sa peau si pâle. J’essuie mes doigts du surplus de crème sur mes cuisses qui commencent déjà à se haler naturellement. Je mets un temps infini à refermer le tube de crème solaire.

— Je suis désolé mon amour… je voudrais que ce soit autrement, mais laisse-moi du temps, j’apprendrais, je serais aussi fort que toi...

I can feel your halo halo halo
I can see your halo halo halo

— Ce n’est pas de temps que tu as besoin.

Ma voix est plus sèche que prévue. Nappée de mon amertume, elle exprime tous mes doutes sur sa demande de délai. Je pose un constat. Peut-être que je me montre injuste, mais j’arrive à la limite de ma patience.

— Demain sera comme aujourd’hui Leo.

Je ne le regarde pas. Je le laisse interpréter les sous-entendus et les non-dits. Mes lèvres ne dégoulineront pas de mots doux, sauf si je peux les prononcer la tête haute, sans avoir à faire attention à qui peut entendre ou pas.

Sur le dos, appuyé sur mes coudes, je fixe l’horizon. J’ai passé l’âge des atermoiements. Je n’ai plus le temps d’attendre de vivre enfin ma vie, car je sais qu’il y aura toujours un obstacle, une excuse pour reporter sans cesse. Soit on vit maintenant, soit…

Mon cœur se déchire à la pensée qui me vient. Déchirure autant mentale que physique. Nous sommes liés de manière spéciale. Je crois que le Nemeton s’est gouré. Leo n’est pas prêt et soyons honnête, il ne le sera jamais. Si ce qu’il ressent pour moi n’est pas suffisant pour passer outre ses craintes, rien ne le fera changer.

Du temps. Il me demande du temps. Je suis écartelé entre l’envie de l’envoyer chier et celle de le prendre dans mes bras. Du sable crisse entre mes dents que je serre fortement. Je n’ai même pas la possibilité de stopper ce sentiment qui m’enflamme autant qu’il me détruit. Je suis condamné à l’aimer sans en avoir le juste retour. Un groupe de jeunes s’est installé non loin, près de l’eau. Des filles et des gars à la peau halée. Maillots de bain minimalistes, ou combinaisons de surfeur. J’attrape la bouteille d’eau dans le sac de Leo et me désaltère. J’ai noté son changement de posture quand les jeunes sont arrivés. Nous voilà de nouveau dans le rôle de deux amis. Je reste coi. N’étant pas un bavard naturel, je ne prends pas la peine de tenter de tenir une discussion. Le temps passe, l’un des jeunes revient sur la plage avec son surf à la main.

— Je retourne à l’eau.

Je m’avance vers le groupe, colle un sourire sur mes joues râpeuses et demande au gars, s’il veut bien me prêter sa planche le temps de quelques vagues. Il jauge ma musculature, se dit que je dois pouvoir gérer et accepte sans problème. Sa copine me propose même que moi et mon "ami" nous les rejoignons pour passer un moment agréable. Je lève la tête en direction de Leo. Malgré le vent, je sais qu’il a entendu. Je pourrai dire non à la fille, préserver celui que j’aime. Seulement la brûlure de l’amertume qui me ronge, pompe toute conciliation de ma part.

— Propose-lui. Je crois qu’il n’a pas entendu. Je cours profiter de la série qui arrive.

Surf sous le bras, relié à ma cheville par une lanière, je m’élance dans l’eau. À l’horizon, des rides régulières annoncent une prochaine série de rouleaux. Je me coupe de ce qu’il se passe sur la plage. Qu’il se démerde ! Soit on vit, soit il fait semblant. Mais qu’il ne compte plus sur moi pour jouer la comédie.

J’ai rejoint le large et le groupe des surfeurs à la puissance de mes bras. Je fais les salutations d’usage, et me place en position, allongé sur la planche tournée à nouveau vers la plage, prêt à me relever quand la vague arrivera. J’aperçois la fille penchée vers Leoric. D’où je suis, je ne peux pas entendre leur conversation, puis la vague arrive. Je laisse passer la première, me relève sur la planche. La vague me soulève, je calle mes appuis pour garder mon équilibre et d’un coup de rein dirige la planche pour passer sur l’intérieur de la vague. Je me baisse dans le tube d’eau. J’oublie tout, la force de l’élément aquatique m’emporte ailleurs. Je surfe sur la vague qui se casse. Je ploie sur mes genoux à mesure que le plafond liquide s’abaisse. Le bout du tunnel est trop loin pour que je l’atteigne avant qu’il se referme.

Je prends une grande inspiration avant de perdre l’équilibre.

Je chute et me laisse emporter.























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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Sam 9 Juin - 18:56


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« Ce n’est pas de temps que tu as besoin. » Non bien sûr, il a tout à fait raison. Ce n’est pas de temps, c’est de courage. D’oser braver le regard des autres. Seulement, c’est bien plus facile à dire qu’à faire et je ne sais pas si j’en aurais la force un jour. Quoi que cette dernière affirmation est erronée. Il faudra bien qu’un jour j’y parvienne, car je le perdrais. Je suis déjà entrain de le perdre. Je le ressens au plus profond de mon être, grâce à ce lien, je sais qu’il veut me faire du mal, qu’il souhaite me faire souffrir comme je le fais souffrir en le forçant à retenir des élans amoureux qui le martyrisent. « Demain sera comme aujourd’hui Leo. » Il a tord. Demain sera pire. Il faut être idiot pour ne pas le comprendre, ne pas le saisir. Ce n’est pas en vingt-quatre heures de temps que les choses s’arrangeront. En réalité ce n’est pas une seule chose qu’il me faut, c’en est une multitude. Du courage, un élément déclencheur et du temps, que ces trois éléments soient réunis pour qu’enfin je puisse avancer la tête haute. Puis il garde le silence, qui me blesse, me délaissant pour observer les horizons bleutés d’une eau dont les vagues sont aussi brutales que les battements de son cœur. Chaque fois qu’une vague se brise, c’est comme si c’était le mien qui se fissurait un peu plus. Puis il guérit, forcé par la magie de l’arbre ancestral. Il a voulu nous voir réunis, peut-être a-t-il eu tord, seulement ce n’est plus possible de faire comme si tout cela n’était pas arrivé.
Des jeunes sont arrivés, je me suis crispé immédiatement, faisant tout pour ne pas m’éloigner de Derek, ce qui fort heureusement ne fut pas le cas, mais rien que mon attitude figée a convaincu ma moitié que je ne voulais plus qu’on soit vu ensemble. Je me hais, j’aurais envie de pleurer et de me jeter dans l’eau pour ne plus en ressortir. Il m’aime et je lui fais du mal, car je suis incapable de le lui rendre comme il le désire. « Je retourne à l’eau. » Autant dire que son ton sec n’est pas une invitation à le suivre. Je reste sur le sable avec les larmes aux yeux, me mordant la langue tellement fort que je sens un goût de sang me couler dans la gorge. Je continue, et ce n’est pas pour qu’il se retourne, c’est pour me punir de tout ce que je lui inflige. Il va voir les fameux jeunes, je suis trop loin pour l’entendre et le bruit des vagues camoufle les mots qu’ils prononcent ensemble. Je le vois qui me regarde et son visage clos me tétanise. Il me déteste, je ne suis qu’un sombre crétin.
Derek finit par fendre les vagues, son corps est magnifique, il maîtrise parfaitement ses moindres faits et gestes. Sauf que je termine pas voir l’une des jeunes filles arriver vers moi. Je baisse les yeux, gêné et surtout attristé, car je ressens une sorte de peine chez elle. « Excuse-moi de venir te déranger. Si tu veux tu peux venir, ton… ami nous a dit de venir te le proposer. » L’hésitation, elle a bien vu comment je le regardais, elle n’est pas folle. Je lui explique que je ne souhaite pas les déranger, et en tête je ne veux surtout pas le déranger lui. Puis il tombe dans l’eau, je me redresse affolé, apeuré. Me concentrant profondément pour capter son rythme cardiaque, il n’est même pas effrayé, rien. Je remercie la jeune femme et me lève, désirant être seul. Je laisse nos affaires dans le sac et le sac sur la plage, sans m’en soucier.
Mes pas m’amènent dans des dunes au loin, tout en marchant des larmes amères coulent sur mes joues qui sont trop pâles pour être en adéquation avec le climat californien. Je suffoque sous la chaleur mais je n’en ai pas grand-chose à faire, je ne fais que marcher et une fois dans les amas de sable, je m’assieds à terre, les pieds enfouis sous le sable. Et je ne fais que penser, que me lamenter tout en laissant les pleurs venir. Ne cherchant même pas à les tarir. Non, je veux expulser cette mélancolie. Pourtant à pleurer de la sorte, je ne fais qu’être encore plus mal dans ma peau, car c’est moi le fond du problème et j’en suis parfaitement conscient. Je finis par faire apparaître une griffe sur mon index droit et me lacère le bras, laissant le sang couler à terre, le voyant s’engloutir et être avalé par les dunes. La douleur ne me fait rien, car au-delà de tout cela, c’est mon cœur qui souffre. La plaie se referme déjà, mais pas celle que j’aurais souhaité.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mar 12 Juin - 22:06


L'amour secret. Part 1



Feat. Leoric

L
a vague m’emporte. Le haut, le bas se mélangent. Un tourbillon m’emporte, maelström extérieur qui dépasse le mien. Je sens Leoric se tendre, inquiet. Ce lien qui nous relie, bénédiction, malédiction. Il me sonde, je ne réponds que par un calme olympien. Lorsque je refais surface, c’est pour mieux repartir à l’assaut des vagues. Je n’ai pas regardé en arrière, pas lorgné sur la plage. Concentré sur l’horizon, je pagaye avec mes bras et vais faire le bouchon qui flotte avec les autres surfeurs. Ça parle d’aerial, de black flip, ou du bowl des vagues.

Nouvelle série de vagues, nous sautons sur nos planches. Une coordination s’instaure sans qu’il y soit besoin de parler. Je rate mon entrée dans la vague. L’erreur ne pardonne pas, je plonge à l’eau le museau le premier. Je ne suis pas assez concentré. Quand j’émerge à nouveau, mon regard cherche vers la plage. La serviette de Leo est vide. Peut-être qu’il m’a rejoint et se baigne non loin. Mais après un trois cent soixante sur moi-même, je constate qu’il n’est pas à l’eau, ni sur la plage avec le groupe de jeune. J’hésite. Il s’est peut-être simplement éloigné pour un besoin primaire. Son sac est là, sans surveillance. Leo est bien trop prudent pour laisser ses affaires ainsi. Rassuré, je retourne au large choper une nouvelle vague.

Nouvelle vague, nouveau tube. Je plie les genoux, penche quelques degrés de trop sur l’avant du surf qui plante. Je bascule en soleil, ma tête cogne contre la planche. Ma nature de lycan et ma bonne condition physique rendent cette chute de débutant anodine.

Je recommence, mais cette fois-ci reste sur le haut de la vague. Celle-ci m’amène presque sur la plage. La serviette de Leo est toujours vide. Je libère ma cheville de son attache et vais rendre le surf à son propriétaire.

- Merci mec !
- Tu te débrouilles bien.
- J’ai pas mal perdu.


Je jette un regard vers ma serviette et celle de Leo désespérément vide. La fille qu’il m’avait invité à les rejoindre s’aperçoit de mon désarroi. Elle me montre les dunes, disant que mon « ami » est parti par-là, juste après qu’elle lui ait parlé. Je la remercie et rejoins ma serviette pour me sécher le visage.

Plus entouré des déferlantes qui m’avaient un peu coupé du lien qui m’unit à Leo, je me retrouve avec une angoisse qui me noue le ventre. La sienne. La sensation est abominable, intenable. Je laisse tomber ma serviette en boule sur le sable et prends la direction des dunes. Je suis un fil invisible, un fil qui hurle de chagrin. Je serre les dents, j’en ai les larmes aux yeux. J’accélère et me fatigue à grimper dans ce sable mou qui me donne l’impression de reculer d’un mètre tous les deux pas.

Où est-il ? Tout se ressemble, dunes, vallons, herbes rabougris. À cause de la luminosité, mes yeux sont réduits à deux fentes.

- Leo…

Une douleur aiguë court sur mon bras. Mon cœur accélère. Il faut que je le trouve et vite.

- Leo !

Seul le vent me répond et le ressac au loin. Quinze minutes que je marche. Devant moi, du sable, des dunes, aucun arbre sur lequel monter pour prendre de la hauteur. Personne. Je suis loin des sentiers et une immense dune me cache l’océan. Je tente de me calmer, ferme les yeux et tourne sur moi-même. Enfin, je le trouve, ou du moins la direction où il se trouve.

***

- Leo !

Il est assis dans le sable, dans une petite excavation. Sans notre lien, j’aurais pu passer à dix mètres sans l’apercevoir. Il y a du sang sur son bras. Je devine qu’il s’est mutilé. Cela me brise le cœur. Je me fâche contre moi-même, de mon impatience, de la pression que je lui colle sur le dos. Son dos rouge est luisant de sueur. La chaleur l’accable. J’accours, mes pieds nus s’enfoncent dans le sable. Je m’interpose entre lui et le soleil, donnant du répit à sa peau cramée. Malgré ma course, je reste encore frais de mes baignades forcées sans combinaison. Alors je m’agenouille dans son dos, l’entoure de mes bras et colle mon torse froid contre son dos brûlant. Mon menton sur son épaule, mes cheveux mouillés viennent goutter dans son cou.

- Pardonne-moi. Leo.

Il frissonne alors qu’il a trop chaud. Son malaise devient le mien. Je serre les dents, impuissant à l’aider.

- Je t’aime.

Trois petits mots que j’ai beaucoup de mal à dire. Parce qu’ils me rappellent mes échecs, mes erreurs et aussi mes déceptions. Mais je l’aime, c’est aussi limpide que notre nature de lycan. Doucement, je frotte ma joue râpeuse contre la sienne, glabre. Je le berce, tendrement, mes bras emprisonnant les siens. Nous sommes seuls au cœur des dunes, avec le vent et le soleil pour seuls témoins. Je le serre fort contre moi, comme si nous étions en plein naufrage.
























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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mer 13 Juin - 11:57


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Un cri désespéré retentit dans l’air, sa voix est un crève cœur qui me fend le mien. L’angoisse profonde d’un homme apeuré fuse dans l’atmosphère, comme s’il cherchait à rejeter la peur de la perte d’un être cher. Aucune réponse ne s’échappe de mes lèvres, mon surnom est dans les environs, il cherche, il passe ne me voit pas, fait demi-tour et continue sa route à travers les dunes qui sont réellement un enfer sur terre. Le sang n’est plus, il sèche sur la peau, il s’enfonce à travers le sable sans laisser de trace, pas de cicatrice, pas de marque, juste des croûtes séchées qui donnent une couleur rougeâtre immonde. Réminiscence d’un temps passé où les vikings se blessaient pour s’excuser, pour évacuer les pressions trop fortes ou les erreurs que l’on peut faire. Voilà fort longtemps que ces rites impies ne se pratiquent plus, fort heureusement, parce que des gens en mourraient. Pourquoi l’ai-je fait. Parce que je n’en peux plus de blesser l’unique personne au monde que je suis capable d’aimer comme un fou. Il faut donc que je m’inflige des douleurs pour comprendre ce qu’il se passe, et peut-être espérer trouver une réponse à mes angoisses et à ses peurs immenses que je ressens à chaque fois que je me trouve à ses côtés. Peut-être trouvez-vous cela extrêmement barbare, mais je ne demande pas à ce que vous compreniez, vous n’y arriverez pas, vous ne pouvez pas comprendre.
Je ferme les yeux et sens la puissance du soleil qui irradie ma peau, qui la blesse et la fait rougir comme le sang qui coulait. Je ne faiblis pas, aucune douleur ne peut m’atteindre plus que celle que je m’inflige tout seul en le blessant lui. Je sens l’urgence dans sa voix, je sais qu’il me cherche et qu’il a peur de ne pas me trouver, pourtant aucun effort n’est fait pour lui indiquer l’endroit où je peux me trouver. Pourtant comme attiré par la magie qui nous relie, il me trouve, je le sens à quelques mètres de moi, ses yeux posés sur mon enveloppe corporelle. « Leo ! » Un seul cri, il voit le sang, je devine qu’il a saisit, et je ne veux pas de sa pitié, pas de ses remontrances, lui non plus ne comprendrait pas pourquoi j’ai fait ceci. Il se fait rempart contre les éléments naturels, protégeant ma peau qui rougit il s’agenouille dans mon dos et colle son torse frais contre moi. Je frissonne car le froid me secoue littéralement, me fait du bien, me fait reprendre mes esprits. Sa joie barbue se frotte contre la mienne, et je commence à sentir les larmes rouler sur ma peau. « Pardonne-moi. Leo. » Non, il n’a pas à s’excuser, tout est entièrement de ma faute, de l’éducation que j’ai reçu et que je n’arrive pas à éjecter, à formater pour enfin accepter la vérité de la situation. Cela me fait mal, me déchire en deux, un jour ou l’autre, nous allons finir par nous déchirer également, ce jour vient à grand pas, et je le pressens. La peur est plus forte, la peur triomphe toujours, résurgence de souvenirs qui sont douloureux, qui brisent et qui fissurent toutes les plus puissantes barrières. Je n’ai pas à le pardonner, c’est moi de lui demander des excuses, pourtant je ne parviens plus à parler, aucun son ne franchit la barrière de mes lèvres, seuls des larmes amères dégoulinent de mes canaux lacrymaux comme seuls symboles d’une peine accrue par les malheurs. « Je t’aime, me déclame-t-il en serrant les dents, à cause de ses incertitudes. » Nous sommes nouveaux amants, nous sommes déjà éloignés par les aléas d’un couple qui s’étiole. Son étreinte se fait plus pressante, plus oppressante, à nouveau je me sens pris au piège avec cette incapacité à lui fournir ce qu’il désire. Je me hais au plus profond de moi, le dégoût s’empare de mon être.
Je ne parviens même plus à lui répondre, tétanisé par la peur oppressante du refus qu’il m’opposera. Son touché ne m’est pas désagréable, bien au contraire, pourtant tout comme lui tout à l’heure, je ne peux plus faire semblant, il ne le mérite pas, il vaut beaucoup mieux que ces attentions privées que je ne peux que lui fournir. Le privé, le public n’est pas possible, et je ne sais pas quand cela le sera, car je suis tétanisé par la peur et par l’impression désagréable que tout le monde juge, que tout le monde se fait le bourreau d’une orientation sexuelle. Il suffit de voir, de constater que l’humanité désapprouve ces comportements déviants. Je suis un loup-garou, pourtant beaucoup plus apte à les ignorer, mais je suis également un alpha qui perçoit tous les sentiments profonds des individus qui peuvent nous regarder de travers, qui parlent dans notre dos et qui jugent que ce n’est pas propre au développement d’une société qui se veut stable, loin de tous les problèmes environnants. Je ferme les yeux et ne fait que rester passif face à ses gestes tendres qui se veulent réconfortant. « Ne fais pas semblant, tu me détestes autant que je me déteste Derek. » Je sens les larmes qui continuent de parler sur ma peau satinée et puante à cause des rayons solaires qui me brûlent littéralement. J’ai de la peine pour lui, parce qu’il me donne un amour que je me sens incapable de lui rendre. C’est toujours comme ça avec moi, l’histoire de ma vie est triste, dès que quelqu’un m’aime, je me sens obligé de le rejeter, de ne pas lui donner autant qu’il me donne. Je vois le sang sur mon bras et commence à gratter les croûtes avec acharnement, les faisant voler vers le sol mais laissant ma peau abîmée, quelle ironie car immédiatement cela cicatrise, comme une plaie lambda. Pourquoi la nature de lycanthrope ne parvient-elle pas à donner plus de force, à guérir les terreurs et les blessures psychologiques. Parce qu’il s’agit bien de cela, d’une blessure psychologique qui me tétanise par la peur. « Tu mérites tellement mieux que moi, qu’une personne qui ne sait pas faire la part des choses et qui reste bloquée par les stigmates innommables de douleurs passées. » Immédiatement je décide de lui ouvrir une fenêtre sur le passé, de lui montrer les étapes par lesquelles je suis passé en Norvège avec mon paternel qui était le plus beau des salopards, ce qu’il m’a fait subir.
J’ai embrassé un garçon dans ma chambre, je croyais que mon père n’était pas là, qu’il était encore parti picoler dans un bar pour oublier la peine, pour oublier que j’ai tué ma mère quand elle m’a mis au monde. Je savais que je devais me cacher, puis alors que nous étions entrain de se bécoter, la porte de ma chambre s’est ouverte en grand, je ne l’avais pas entendu venir et son air de dégoût sublimé par une haine sans nom s’est affiché sur le visage de mon géniteur. Il a foutu l’autre à la porte et moi il m’a attrapé par le poignet avec un ceinturon dans l’autre main. Je me suis retrouvé attaché à un radiateur. J’aurais pu user de ma force de loup-garou, mais ça n’aurait fait qu’envenimer la situation. Il m’a fouetté avec sa ceinture, les fesses à l’air. Me répétant avec insistance que l’homosexualité est un crime, que dieu n’a pas voulu, que tous ceux qui sont atteints de cette maladie immonde ne mérite que le bûcher. Je hurlais, je pleurais, et j’ai sombré dans le coma quand la douleur était trop forte, il n’a pas arrêté. Laissant ma peau sanguinolente, la chair arrachée en plusieurs endroits. Je n’ai pas pu guérir correctement, c’est un ami lycanthrope de ma meute qui m’a aidé à me soigner quand je suis arrivé le lendemain.
C’est à ce moment précis que je suis devenu ce que je suis actuellement, fuyant mes sentiments, les enfouissant au plus profond de mon être.
Puis je reviens au moment présent, et je continue à pleurer en serrant les poings, me défaisant de son étreinte, je ne veux pas de sa pitié. Je veux simplement qu’il me laisse le temps, tout finira par s’arranger un jour l’autre. Je ne sais pas quand, mais il faut qu’il laisse au temps la tâche de panser les plaies. « Tu ne peux pas comprendre ce par quoi je suis passé, tu peux le ressentir, mais tu n’y as jamais été confronté et tu me juges parce que j’ai peur. Je suis faible, consumé par des passions que je ne maîtrise pas et que je ne suis même pas sûr de pouvoir contrôler un jour ou l’autre. Je t’aime, mais ne me demande pas l’impossible alors que je ne suis pas prêt. » Et quand je dis ça, je finis par lui tourner le dos en me levant et en laissant tout mon corps rougir à cause du soleil de la côte californienne. Je brûle, mais ce n’est même pas cela qui me fait mal, c’est plus profond. Revivre ce moment c’est comme rouvrir une plaie ouverte, c’est comme si j’entendais et sentais encore la ceinture en cuir avec la boucle en métal cingler l’air et fouetter ma peau meurtrie par des pulsions que l’on ne contrôle pas. Il ne comprendra jamais, et je ne lui en veux pas pour ça. Ce que je désapprouve en lui, c’est sa pression constante.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Mer 13 Juin - 22:40


L'amour secret. Part 1


Feat. Leoric

P
rostré. Leo reste prostré, tant sa détresse l’empoisonne. Car il s’agit de cela, un empoisonnement. Aussi efficace que le plus pur des napels, la honte est un poison vicieux et pernicieux. Un venin qui gâche notre amour et qui salit ce qui devrait être pur. La vision de ses joues inondées de larmes acides m’est insupportable. C’est douloureux de voir celui qu’on aime souffrir et d’être en partie la cause de cette souffrance. J’ai beau le serrer contre moi, je sais qu’il m’échappe. Je ne sais pas quoi faire. Le cajoler ? Garder une distance sans être trop loin ? L’engueuler, y aller un bon coup pour le secouer, l’obliger à réagir ? Lui répéter à l’infini que je l’aime ?

Mais cela reviendrait à galvauder des mots précieux. Je dois prendre sur moi, mais c’est justement ça qui le mine. Nous sommes deux loups, et qui plus est, lié avec un lien qui nous laisse peu d’intimité l’un vis-à-vis de l’autre. Je ne peux pas mentir, ni lui cacher ma frustration. Je me rends compte que parfois, dans un couple, le mensonge peut être salutaire. Heureux est celui qui ignore, toute vérité n’est pas bonne à savoir.

- Ne fais pas semblant, tu me détestes autant que je me déteste Derek.
- Je ne te déteste pas, je t’aime trop Leo, à en être douloureux.


Je ferme les yeux sur ses mots. Comment pouvons-nous en arriver là ? Haine et amour, deux faces de la même pièce ? Bien des dramaturges ont bâti leurs histoires sur ces deux sentiments opposés, mais si semblables.

- Je ne te déteste pas, répétè-je doucement.
- Tu mérites tellement mieux que moi, qu’une personne qui ne sait pas faire la part des choses et qui reste bloquée par les stigmates innommables de douleurs passées.
- Non, ne te dévalorise pas…


Mais n’est-ce pas l’image que je lui renvoie avec mon impatience à vivre notre histoire d’amour au grand jour ? Comment concilier mon envie d’être en couple avec lui et ses craintes sommes toutes légitimes. L’homosexualité n’est pas acceptée par tout le monde. Trop de stigmates et de clichés perdurent. Alors que je cherche comment concilier nos deux tempéraments, Leo ouvre l’un de ses souvenirs. Notre lien me fait vivre la scène. C’est abjecte, atroce. Comment auraient réagi mes parents ? Ma mère, mon alpha. Aurait-elle été déçue ? Je me souviens de l’expression de Peter quand il avait compris pour Stiles et moi. Choqué. Différence d’âge, un mineur, un garçon. Avec Stiles j’avais cumulé les tabous. Mais finalement c’était passé. Peter avait continué ses remarques, mais cela touchait plus au caractère du fils du sheriff qu’à notre liaison.

Son père qui le frappe alors qu’il devrait le soutenir. Décevoir ses parents. Qu’y a-t-il de pire pour un enfant ? J’ai déçu ma mère, mais c’était mérité. Mon orgueil a coûté la vie de Paige. Alors que Leo ne faisait qu’aimer.

Leo se dégage de mon étreinte. A ce geste mon cœur se serre, comme si je le perdais pour toujours. Je résiste à l’envie de le retenir de force. Cela ne ferait qu’empirer les choses. Puis il martèle ses mots, me disant que je ne peux pas comprendre, mais simplement effleurer ce qu’il ressent. Il m’accuse de le juger pour une faiblesse qu’il ne maîtrise pas.

- … je ne suis même pas sûr de pouvoir contrôler un jour ou l’autre. Je t’aime, mais ne me demande pas l’impossible alors que je ne suis pas prêt.


Il me tourne le dos, coupant court à ma réponse. J’avale ma salive difficilement. Je cherche la phrase magique qui nous soulagera tous les deux et nous réconciliera. Mais je ne trouve rien, rien d’assez fort pour nous unir malgré la boue et la merde des ordures qui nous empêchent de vivre ce putain d’amour au grand jour. J’ai envie d’hurler, de crier. Envie de me lever et le forcer à se retourner, le forcer à me regarder, pour qu’il voie ce qu’il abandonne. Mes doigts se crispent dans le sable que j’empoigne pour calmer la violence qui monte en moi.

Mon regard se pose sur son mollet et ce valknut que nous avons fait apparaître ensemble. Pourquoi tout ce cirque, si c’est pour en arriver là ? « Tu me détestes autant que je me déteste ». Je crois qu’il a raison. Je l’aime autant que je le déteste. J’aime l’homme qu'il est, cet être attentif et aimant. Je déteste ce même homme, pour ne pas se satisfaire de ce que nous ressentons l’un pour l’autre en unique raison de se moquer de ce qu’en pensent les autres.

Le soleil malmène sa peau. Il guérira du coup de soleil qu’il est en train de prendre, mais c’est une autre blessure qui le fait souffrir. Une plaie que je ne peux pas refermer pour lui. Il me demande du temps. C’est légitime. Mais combien de frustration dois-je lui concéder ? Un mois ? Un an ? Dix ans ? Une éternité ? C’est la peur d’un jamais qui me rend pressant. Puis, ne peut-il pas se reposer sur moi pour me faire rempart contre la connerie humaine ? Ne-peut-il pas envisager de se reposer sur moi ?

Je me redresse et me lève ne sachant toujours pas quoi dire, ni quoi faire. Il est à peine à deux mètres de moi, pourtant il serait sur la planète mars ça serait pareil. Son dos hostile ne m’aide pas à tempérer mon humeur.

Du temps…

J’avance d’un pas, lève la main avec l’intention de la poser sur son épaule, soulager un peu sa peau brûlante.

Un putain de délai !

Ma main retombe le long de mon corps. Je m’écarte et grimpe la dune pour sortir de ce trou de sable où il s’était réfugié.

- Ok. Attendons un siècle ou deux. La mentalité aura changé d’ici là. Je retourne me baigner.

Mon persiflage est blessant et inutile. Pourtant même si je me tais, il sentira quand même tout mon dépit. Nous n’avons pas le luxe de pouvoir nous mentir et nous dire que tout va bien et que bien sûr j’attendrais qu’il soit prêt, alors que je crève d'envie de pouvoir l'embrasser à pleine bouche devant tout le monde. Nous nous faisons du mal mutuellement sans pouvoir rien y faire. J’ai coupé directement par la plage pour m’éviter le chemin fastidieux de l’aller dans le sable mou.  Je remonte jusqu’à nos serviettes en marchant là où les vagues se meurent sur le sable.

En vue de nos affaires, je file dans l’eau et nage droit vers l’horizon. Apres les rouleaux, je dépasse les gars qui bouchonnent sur leur surf. L’un m’interpelle, me prévenant des courants. Je n’écoute pas. Me battre contre l’océan me semble moins vain que contre les angoisses existentielles de Leo.

***

J’ai fini par revenir sur la plage, épuisé. La serviette de Leo étant toujours vide, je rejoins le groupe des surfeurs qui a allumé un feu de camp. De la bière circule, la fumette aussi. J’aimerais pouvoir m’enivrer ou planer un peu pour soulager mon cœur de ce poids oppressant. Seulement ma nature m’oblige à rester lucide. J’écoute les conversations, donne mon avis sur le prochain tournoi de la NBA et accepte de faire une partie de Beach volley. Je ne sais pas si manger un truc acheté sur la plage tient toujours avec le grand absent.

Je comprends la douleur de Leo, mais je ne peux rien y faire. Je plonge sur le ballon et le renvoie de l’autre côté du filet. Je fais équipe avec la fille qui nous avait invités à les rejoindre. Elle est contente, car nous menons.























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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Jeu 14 Juin - 14:33


☾ l'amour secret, partie un.
Don't let your head hang low. You've seen the darkest skies I know. Let your heart run child like horses in the wild ; so take my hand and home we'll go. The sun it glows like gold, feeling warm as a burning coal. Let your soul shine bright like diamonds in the sky ; so take my hand and home we'll go.

▼▲▼


Je ne me sens pas bien, m’être remémoré ce que je lui ai montré, ça me rend épuisé. Voilà pourquoi l’éloignement, voilà pourquoi la peur. Il faudrait que j’oublie, mais toute ma vie de Norvège n’a été qu’un véritable fiasco. Maintenant que je vois la fin du tunnel, que la petite lueur est là, je la fuis, pour ne pas qu’elle s’éteigne brutalement devant moi, pour ne pas finir déçu. C’est cruel d’agir de la sorte, parce que je le blesse autant que je me blesse moi-même. Pourtant comment ne pas céder ses craintes et à ses peurs les plus profondes. On m’a toujours retiré ce que j’aimais, à commencer par ma mère, puis mes amis, puis celui que j’aimais, mon innocence lorsque j’ai été mordu, mon père qui a été tué par ce monstre et ma meute. Maintenant j’ai peur de le perdre lui, qu’on me le retire, ou que je me le retire de mon propre chef. La vie n’a jamais été rien d’autre qu’une garce avec moi. Et si je dois perdre autre chose, je crois que je n’aurais plus qu’à mettre fin à mes jours, qu’à me laisser dépérir à petit feu. Les membres de ma meute s’en sortirons très bien sans moi, je passerais le flambeau à quelqu’un d’autre, où je laisserais mourir mon pouvoir avec moi. Je n’en suis pas là, je ne baisse pas les bras. Seulement le temps joue en ma défaveur, s’il pouvait y avoir un élément déclencheur, quelque chose qui fasse fléchir mes angoisses.
Je me tiens devant le soleil, le laissant ravager ma peau, laissant mon cœur fondre comme une glace exposée trop longtemps à la chaleur enivrante de l’été qui approche. Plus rien n’a d’importance à part l’introspection que je réalise en ce moment sur moi. Les conseils de ma professeure de yoga me reviennent en mémoire, faire le vide, respirer profondément pour ne pas se laisser submerger. Les larmes se tarissent mais pas la peine et la douleur. Tristesse infinie au bord des lèvres, tremblement invasifs dans les membres, la perte inéluctable. Je me perds, je le perds lui. Au fond de moi je le ressens, nous n’avons plus rien pour nous rattacher l’un à l’autre à part ce lien magique qui nous empoisonne l’existence. J’ai été idiot de croire que les choses allaient changer. C’était impossible que ça change. « Ok. Attendons un siècle ou deux. » Je serre les dents, les poings et mon rythme cardiaque s’emballe, la colère point en moi. Son impatience est ridicule, nous avons encore toute la vie devant nous. Rien ne nous presse d’autant plus que cela fait à peine trois mois que nous sommes en couple. Et lui veut déjà tout, tout de suite. Je secoue la tête, persuadé que la continuité de ses propos vont arriver, blessants. « La mentalité aura changé d’ici là. Je retourne me baigner. » Il me rejette, ce dont j’avais peur est arrivé. Je m’en doutais. Pourtant je ne le retiens pas, il s’en va, coupant à travers la plage pour rejoindre la mer, l’étendue bleue infinie de sa liberté qu’il chérie tant. Nous ne sommes pas libres, on ne le sera plus jamais, car nous sommes reliés l’un à l’autre.
Je reste dix minutes de plus à me laisser dorer la pilule, puis je décide d’agir, il me délaisse, alors je vais m’en aller, il n’aura plus à se soucier de moi. Je sonde les sensations qu’il ressent, il est toujours dans l’eau, alors sans tarder je file vers notre sac, attrape mon portefeuille ainsi que mon téléphone portable. Je vais m’en aller. Il n’y a plus que cela à faire. Je lui laisse les clefs de ma voiture mais prends celles de mon loft, je récupérerai mon véhicule plus tard.
Mes pas me dirigent vers la ville, je ne suis qu’en tongs et en short de plage ainsi que mon débardeur, pourtant je me moque de la tenue que j’arbore, il faut que je rentre à Beacon Hills. Arrivé dans le centre ville de cette métropole, je regarde les voyages en car, bien décidé à le laisser vivre comme il le souhaite. Je ne peux pas lui accorder ce qu’il désire, je ne suis qu’un monstre, alors autant le laisser seul. Il y a un voyage qui me laisse dans un village à vingt-minutes à pieds de mon lieu de résidence, alors sans prendre de précautions, je m’engouffre dans l’autocar et paye le dû de ce déplacement au chauffeur. Je ne lui parle pas, que ce soit par message ou par ce lien. Puis je comprends, si je veux nous couper l’un l’autre, je le peux. Je ferme les yeux et visualise ce filin entre nous deux que je peux occulter, alors je le brise, je sais que je peux le reformer comme je le désire, alors j’y vais franchement, et je ne le ressens plus, je ne sais pas où il est, ni ce qu’il fait.
Pourtant je ne veux pas l’affoler, ni qu’il panique en me croyant mort ou je ne sais trop quoi d’autre. Je reforme le fil et laisse glisser des paroles dessus. Je suis dans un autocar, je rentre. Puis je referme, je coupe à nouveau. Ma tête bascule violemment sur la vitre, je ferme les paupières et commence à pleurer en silence, une dame devant me regarde l’air attristé de me voir dans un tel état, je le ressens à ses émotions. Pourtant je ne réagis pas, je reste prostré dans mon coin, comme toujours, refusant l’aide extérieure.
Je pensais tout connaître de la douleur, mais ne plus être connecté à lui, c’est la pire des choses qui puisse m’arriver, je m’étais habitué à sa présence, à ce qu’il soit mon unique accroche au monde qui m’entoure, mais je ne peux plus vivre en sachant que je vais le décevoir quoi qu’il arrive, quoi que je fasse. Deux heures de trajet, et je vais devoir continuer à pieds, ne pas me retourner et surtout continuer cette longue route. Je serre les dents en descendant de l’autocar, sachant que je suis entrain de faire une grossière erreur que je vais regretter. Il est trop tard pour faire demi-tour. Je m’en vais. Non pas définitivement, je ne le pourrais pas. Mais son persiflage m’a blessé, ça m’a détruit de l’intérieur. Je voudrais qu’il songe aux atrocités qu’il me reproche, comme si je n’avais déjà pas assez de mauvais souvenirs qui empoisonnent ma vie depuis toujours.
Pied à terre, je regarde là où je me retrouve, et commence à me diriger vers le trottoir, puis vers la campagne. Là je retire mes tongs que je prends entre mes dents, vêtu de quasiment rien, mes objets dans mes poches que je peux fermer, la position de canidé prend le dessus. Pieds et mains à terre, je commence à courir comme un loup, comme un animal, gagnant en vitesse à chaque fois. Il me faut dix minutes pour rentrer à Beacon Hills, je reprends allure normale. Je pleure, mais je n’y peux rien. Alors devant mon loft, je rentre, l’âme en miettes. Je file prendre une douche. Fatigué de tout cela, je m’effondre dans le lit, et sombre dans un sommeil de plomb, laissant Derek, l’amour de ma vie, seul face à lui-même et face notre amour que je n’arrive pas à lui rendre comme il le désire.


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MessageSujet: Re: l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)   Jeu 14 Juin - 22:20


Seul dans le noir


Feat. Leoric

L
a partie de Beach volley se termine par une victoire de ma partenaire et moi. J’ai joué à fond, pour ne plus penser, pour libérer mon corps de cette tension interne qui me fait me recroqueviller. Toujours personne sur la serviette de Leo. Je commence à m’inquiéter, me pose des questions. Serait-il capable de faire une connerie ? Non. Il a Caracole et Lewis qui comptent sur lui. Leo est emmerdant avec ses principes, mais ces mêmes principes en font un gars fiable, sur qui on peut compter.

Je décline l’invitation à manger des surfeurs et retourne à nos affaires. Une chose me frappe, son odeur. Plus récente qu’elle ne le devrait. Il est passé par là pendant que je nageais ou que je jouais au volley. Où est-il reparti ? Son sac est là, mais pas son débardeur, ni ses tongs. En prenant la bouteille d’eau, je vois que son portefeuille n’est plus là non plus. Ce n’est pas un vol car mon portable y est toujours. Peut-être est-il allé nous chercher à manger ? Je l’imagine revenir avec des trucs gras, salés, sucrés. De la malbouffe pour oublier qu’on s’est engueulé. Je pose mon derche sur ma serviette et regarde l’horizon. Un type fait des acrobaties en kitsurfing. Cela donne envie d’essayer, mais  ça m’a l’air technique.

La plage… Cela fait des lustres que je n’y ai plus mit les pieds. La dernière fois c’était avec Laura, sur la côte Est. J’aime sentir le soleil chauffer ma peau et le vent courir sur ma peau. Cela change de la forêt que j’affectionne. À contempler la mer, on part vite dans l’introspection. Je cherche une voie, un chemin que je pourrai emprunter avec Leo et qui nous conviendrait à tous les deux. Il a raison sur mon empressement prématuré. La faute à cet amour si fort qu’il me soulève le cœur. Cela m’effraye tant il n’est pas ordinaire. Il faudrait que je m’en ouvre à Chad. Après tout, il a du sang indien dans les veines et la tribu de son grand-père possède des pouvoirs un peu étranges. C’est du chamanisme. Le lien qui me lie à la famille maternelle de Chad et qui m’avait permis de savoir exactement où il était lors de son enlèvement alors que j’étais à Beacon Hills et lui prisonnier dans le sous-sol d’une iglesia au Mexique. Ce lien est un peu le même que j’ai avec Leo. Ma connexion avec Chad remonte à nos ancêtres respectifs, avec Leo, c’est le Nemeton qui a tout déclenché. Dans quel but ? L’arbre sacré est réputé pour les épreuves qu’il fait passer. Va-t-il reprendre ce qu’il a donné ?

- Bon il fait quoi ? Il épluche les patates pour les frites ?

J’ai faim ! Je ferme les yeux et le cherche sur ce fil qui nous rejoint. J’ai l’idée de lui transmettre ma sensation de faim, comme un jeu pour apaiser notre relation. Je dois être perturbé, car je ne trouve plus ce fil. J’ouvre les yeux, l’angoisse déversant une dose d’adrénaline dans mon sang. Je suis seul. Je ne sens plus sa présence. C’est presque à devenir fou. Je n’ai pas rêvé de cette capacité, puisque c’est elle qui m’a permis de le trouver tout à l’heure. Je fouille son sac, trouve les clés de sa voiture. Il est donc encore dans les parages. Debout, je tourne sur moi-même comme un idiot qui tente de soulever des montagnes à la force de la pensée.

Seul.

J’ai l’impression que l’on m’a arraché une partie de moi-même. Ce lien permanent qui depuis des mois fait partie de ma vie, de mon quotidien. Je n’en abuse pas, préférant les messages par téléphone pour qu’il les lise quand il est disponible et disposé à le faire. Ce lien qui me sert surtout dans l’intimité… Ce lien n’est plus.

Sous cette température caniculaire, un grand froid se repend dans mon corps. Il lui est arrivé quelque chose ! La pire des  choses pour que ce lien soit mort. La panique commence à me gagner, je ne sais pas où le chercher. Car si son sac, nos serviettes ont gardé son odeur, le sable brûlant qui m’entoure a déjà cramé les fragrances de sa présence furtive. Je regarde du côté des paillotes. Pas de nordique aux épaules cramées.

Je suis dans un autocar, je rentre.

C’est comme recevoir un reflet lumineux au fond d’une grotte, puis plus rien. Le noir total.

Leo !

J'ai l'impression de parler dans un téléphone sans carte sim. Il rentre… Il rentre !

- Merde !

Je ne sais pas ce qui me fait bouillir le plus. La colère, ou mon désarroi. Il a réussi à couper le lien. C’est comme rendre une alliance. C’est un acte violent, lourd de sens. Mon loup a envie de hurler. Je me fais encore jeter. Deux fois en quatre mois, c’est plus que je ne peux le supporter. J’attrape mon téléphone, compose un message rageur, je l’efface, le réécrit, plus mordant que jamais. M’apprête à l’envoyer, me retiens. Il serait la preuve de sa domination sur moi. Que le bêta que je suis est obligé de passer par un téléphone pour le contacter, là où sa préciosité, monsieur l’alpha je-decends-des-vicking-mon-cul, fait à son aise d’un claquement de neurone. Je me sens encore plus humilié. Bafoué.

Jeté.

Stop.

Mon pouce efface mon message, efface le nom de Leo dans mon répertoire. Je n’ai pas de photos de lui, ni de selfie de nous deux, car ce n’est pas mon truc. Elles y seraient passées, s’il y en avait eu.

Il a brisé notre lien. OK.

Je vais m’appliquer à oublier son existence. Je sais que cela revient à m’arracher le cœur, mais j’y arriverai. Je ferais quelque chose qui me prendra toute mon énergie. Peut-être rejoindre Chad dans sa folie meurtrière. Risquer ma vie pour avoir la trouille d’autre chose que de perdre cet amour. Je laisse mon téléphone tomber au fond du sac, ramasse nos affaires, sa serviette, même si j’ai envie de la laisser là où il l’a abandonné, comme il m’a abandonné et accepte finalement l’invitation à me joindre au groupe de surfeurs.

Le petit matin me trouvera endormi avec une fille collée contre mon torse. Peau contre peau, de maigre grains de sable comme rempart. Je n’ai rien fait que la serrer contre moi, pour avoir un peu de chaleur humaine, pour allumer une bougie dans mon obscurité.

Elle aurait voulu plus, j’en ai été incapable.


























(c) Fiche et montage par Mafdet Mahes |•|•|•| Loup by Wolfenchanter


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l'amour secret, partie un. (DEREK&LEORIC) (terminé)
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