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 Un rencard pas ringard || Feat Amance

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Lun 28 Mai - 15:53





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

Je lève la main devant mes yeux et admire pour la cent-cinquantième fois mon nouveau tatouage. Une femme a écrit son numéro de téléphone sur ma main ! Si ça, ce n’est pas la classe. Je regarde le rétroviseur et me fais un clin d’œil.

- T’assure mec !

Un klaxon suivit d’un bruit de freinage me reconcentrent sur la conduite. Je poursuis jusqu’à la maison, un sourire rêveur aux lèvres. Toutefois, je vérifie régulièrement que le numéro de téléphone est toujours là. Dans  le doute, je me range sur le côté pour l’enregistrer sur mon téléphone. J’hésite sur le nom du contact pour finir par adopter un sobre « Amance ». Je voulais mettre « Miss sans culotte », mais Il n’est pas rare que Mady m’emprunte mon portable qui a plus de fonctionnalité que son vieux T9 qu’elle se refuse à changer. Ma tante ne fouille pas dans mes messages, mais la liste des contacts peut lui apparaître en clair.

Ma sérénité s’effondre au feu rouge suivant. Merde ! Un brusque coup de chaud rend mon T-shirt désagréablement moite. Paniqué je regarde l’intérieur de mon Bébé. Je connais chaque recoin de l’Impala, chaque défaut et trouve en moins de cinq secondes, un ticket de caisse oublié par Keanus, un papier de bonbon de Tobia et un machin pour fille qui à ses « ses trucs ». Je me redresse, scrute le capot. Un peu de poussière sur la droite, mais rien de bien grave, je l’ai lavée hier ou avant-hier. Je reprends mon calme. J’ai le temps de rendre Bébé présentable.

Nouvelle angoisse au stop juste avant ma rue. Le nez collé sous mon aisselle, j’hume le musc acre de ma sueur.

- L’heure ? Quelle heure est-il ? Et je vais mettre quoi ?


Mon dernier rencard était avec la Polonaise, Merisha. Nous étions allés dans ce restaurant prout-prout où j’avais dû me déguiser en pingouin. Là, je lui propose un pub. Je ne vais pas mettre une chemise ? Mais si j’en mets une, elle va penser que je suis un homme soigné. Ce qui est un peu de la publicité mensongère… Oui mais pour sortir, c’est… ou un T-shirt sobre, sans inscription métalliseuses dessus.

- Bordel ! J’étais de corvée de lessive hier ! J’ai oublié.


J’arrive à la maison dans un état fébrile. Je sors de voiture, claque la portière, montre les marches qui mènent au perron, redescends aussitôt pour virer un ticket de caisse, une couche périodique de bonne femme et cinq papiers de bonbon de la voiture. Rapidement je passe un coup de moumoute sur la carrosserie d’un black brillant impeccable. Je rentre à reculons vers la maison, fier de mon Bébé.

(…)

- Will’ ? T’as fait quoi comme connerie encore ?
- Hein !? Mais rien Mady ! C’est quoi ce procès d’intention ?


D’un index accusateur, ma tante me montre mon visage. Je regarde ma gueule dans le miroir du couloir. Un idiot m’observe… Ok ! J’ai besoin d’aide. J’exhibe ma main et son beau tatouage.

- C’est quoi ça ?
- Le numéro de téléphone d’une femme.
- J’avais deviné, idiot. Elle est majeure quand même ? Car c’est plutôt les adolescentes qui donnent leur numéro ainsi.
- Mady ! Sérieux ! C’est une collègue. Amance. Elle enseigne le français.


Je suis fâché que ma tante puisse penser que je puisse avoir l’idée d’aller taper chez les élèves. Mady s’aperçoit qu’elle m’a blessé et s’excuse.

- Tu l’as vois quand ?
- Tout à l’heure à 18h. Je lui ai proposé d’aller dans un pub.
- Au Pink ?
- Non ! Elle va croire que je suis homo !
- Will’ !
- Nan, mais Aless’ va me la piquer. Tu le connais avec ses Bella donna, ses i, ses o, son sourire pour une pub de dentifrice… Je pensais plutôt à l’emmener à l’Evan Grant’s Bar.
- C’est un bon choix.
- Je mets quoi du coup ?
- File sous la douche, je te sors des affaires.
- C’est que j’ai oublié de lancer la lessive hier..
- Je sais je suis passée derrière…
- T’es une mère !
- File !


(…)

Je sens le propre et j’ai pris le temps de me raser de près. Mady m’a choisi une tenue simple, avec un jean sombre sans trou, et une chemise de coton fin bleue marine sans tache. Un peu de gel sur les cheveux, je tombe amoureux de mon reflet. J’attrape mon after-shave et donne quelques pschitt sur mes joues, sous mes aisselles et sur ma braguette. C’est en sifflotant que je vais me faire admirer auprès de Mady qui s’affaire à la cuisine.

- Tu es superbe Will’. Si tu ne dis pas trop de bêtises, c’est parfait.
- Meuh ! Ho ! Mince ?
- Quoi ?
- Je devais prévenir Amance du lieu de rendez-vous. Je vais y être en cinq minutes avec la voiture, mais je ne sais pas où elle habite, ni si elle a un moyen de transport.
- Propose lui de venir la chercher nigaud !


(…)

Pourquoi, je transpire soudainement ? Je suis à côté de l’Impala, je viens de composer le numéro d’Amance et j’hésite à cliquer sur la touche appeler. Aller je me lance.

(…)

Elle a semblée gênée de me donner son adresse. Je me suis excusé de ne pas avoir appelé plus tôt. Finalement, me voilà qui me gare devant chez elle. Je regarde mon reflet dans le rétroviseur et décide d’ouvrir quelque boutons de ma chemise, plus parce que j’ai chaud que pour autre chose bien évidemment. Je m’avance sur le trottoir et l’allée qui mène à la porte. Me retourne pour voir l’effet que donne mon Bébé. Carrosserie impeccable, les chromes brillent de mille feux. Une voiture soignée c’est un atout, non ?

Je sonne.
J’angoisse.
Elle ouvre pas.
Elle veut plus.
Je me ratatine.

- Will’ ?

Je tourne la tête à droite. Je me suis planté de porte…

- Oups !

Je m’approche. Mince, je dois faire quoi ? Lui serrer la main ? On s’est vu dans la journée. Je capte son regard qui m’examine des pieds à la tête et qui marque un temps de pose vers ma main. Je me suis lavé, en évitant soigneusement la zone où elle a écrit son numéro de téléphone. Me voilà pris en flagrant délits de niaiseries. Gêné, je lui souris et me gratte la nuque. Elle a un sourire magnifique et des dents très blanches. Je me perds sur ses lèvres, puis me reprends quand je réalise que je la fixe.

- On y va ?


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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Dim 10 Juin - 0:04



Rencard, pas ringard.
ft. Willem & Amance


Ba-bam, ba-bam, ba-bam… J'avais presque oublié ce petit battement intempestif dans ma poitrine durant le reste de ma journée au lycée, mais maintenant que je suis rentrée chez moi, mon cœur semble vouloir se faire entendre. J'ai un rendez-vous ce soir. J'ai rendez-vous, dans un bar… J'ouvre la porte d'entrée de la maison, accueillis par un Jared complétement fou qui me saute dessus. Mon sac choix à mes pieds alors que je rattrape mon monstre de chien. Ses deux énormes pattes posé sur le haut de ma poitrine, son nez enfouis dans mon cou, il geins en me couvrant de bisous, sa queue fendant l'air de joie. Je rit en tentant d'échapper à son accueil, manquant de tomber à plusieurs reprises :

-Oui, oui je suis rentré… Grand béta va…


Je réussis à le repousser, le caresse avec vigueur , retire mes chaussures et me dirige vers la cuisine. J'ai besoin d'un grand verre de jus de fruit bien frais, ne serait ce que pour repenser à ma journée. Je me laisse choire dans le fauteuil de mon salon, verre à la main, le regard dans le vide. J'aurais jamais cru ça, mais je viens de faire une rencontre sur mon lieu de travail. Même en France, ça ne m'étais jamais arrivé. Je caresse mécaniquement la tête de mon chien posé sur mes genoux. Adam, je l'avais rencontré en boite de nuit, lors d'une sortie avec une amie. Ce soir là, j'avais craqué pour ses beaux yeux bleus, sont sourire digne d'une pub de dentifrice et ses tatouages qui accréditer son look de rockeur Bad Boy. Son mètre quatre vingt dix et sa voix rocailleuse m'avait vite entrainer dans ses bras, et je pensais finir mes jours avec ce bandit trop grand pour moi, avec ses cheveux noir de jais et son regard saphir… L'image de ma sœur dans ses bras m'arrache un rictus de dégout. Se méfier des gars trop beau, tous des salauds. Je secoue la tête et ferme les yeux en soupirant.

Était ce une si bonne idée que ça d'avoir accepter l'invitation de ce soir? Derriére mes paupières closes, je peux apercevoir les yeux émeraude de Will, son air penaud et son attitude un peu paumée. Je rit toute seule. Il me fait rire. Il est à la fois mignon et… Il semble tellement maladroit, au fond je trouve ça adorable. La truffe fraiche de mon chien dans le creux de ma main me ramène à la réalité et je reprend mes caresses, ne m'étant même pas rendu compte que j'avais arrêter. Je jette un coup d'œil à la grande horloge qui orne le conduit de cheminé blanc. J'ai exactement une heure et 34 minutes pour me préparer. Faudrait peut être que je me bouge.


-Let me be your superherooooo your dyynnaaammiiitteee…

-Ouhhouuuuuu whouuuuu….

La chanson de Smash Into Pieces résonne dans ma salle de bain, accompagner par mes vocalises et celle de Jared. Je ris en l'entendant faire et reprend de plus belle en me rinçant les cheveux quand la musique se coupe, laissant place à la sonnerie si distinctif de l'Iphone que je possède. Je coupe l'eau, attrape une serviette et décroche :

-Allo?
-Amance? C'est maman. Tu vas bien?

Je soupire , déçu. Déçu? Pourquoi suis-je déçu que ca soit ma mére à l'autre bout du fil? Peut-être parce que j'attendais que ce soit Will qui m'appelle… Je supprime cette idée de mon cerveau d'un revers de la main et perds ainsi 10 minutes à papoter avec ma mére, me parlant de tout et de rien. Pour ma part, je préfére me taire sur mon rendez-vous de ce soir. J'entends mon pére raler derriére ma mére, lui prétextant que j'ai autre chose à faire plutôt que d'écouter les racontars sur le voisinage. Je ris gentiment alors qu'elle raccroche en s'excusant, me promettant de me rappeler dans la soirée. Je repose mon téléphone et finit de prendre ma douche tranquillement, baissant le volume sonore de ma voix pour profiter de celle, plus mélodieuse, de Chris Hedman, le chanteur.

Me voila devant un choix un cornélien. Chris Hedman à laissé place à la voix graveleuse et suave d'Andy Black pendant que je farfouille dans mon placards après une tenue adéquate. Jared allongé sur mon lit, je jette tous ce qui ne me convient pas à même le sol en râlant :

-Mais j'ai rien à me mettre!!!!


Je me laisse tombé en sous vêtements au cotés de Jared sur le lit en soupirant bruyamment. Andy chante que c'est un enfer. C'est le cas pour moi en ce moment même. Je regarde le plafond blanc de ma chambre, repasse en boucle dans ma tête les tenues que je pourrais porter ce soir. Mon cuir noir avec un haut blanc simple? Je vais mourir de chaud, et le cuir ça fait du bruit quand on s'assoit. Pour peu que les fauteuils du bar soit en cuir également… Non, pas mon cuir. Alors ma petite robe blanche, celle avec les fleurs rose dessus. Oui bien sur. Et je me fais deux nattes de chaque côtés pour ressembler à Laura Ingalls. Mes poings frappent mollement le matelas alors que je me débats dans le vide. Ca m'énerve!!!! Je ne vais tout de même pas enfiler une des tenues que je mets pour aller travailler! C'est beaucoup trop sérieux… Non. Je me redresse d'un bond, faisant sursauter Jared au passage. Je sais ce que je vais mettre. J'avance bien décidé devant mon armoire, fouille parmis mes robes et sort l'incontournable petite robe noir. Je remercie Coco Chanel d'avoir fait de cette piéce de tissus un incontournable…

Une derniére touche de maquillage pour être correct, je me souris dans le miroir. Je suis plus que stressée en ce moment même. Ce qui m'inquiète le plus? Je n'ai toujours pas d'adresse de rendez vous alors qu'on est censé se retrouver dans… 15 minutes. Si c'est loin, je fais comment? J'ai pas de voiture… Je vais pas y aller à pied, si? Au pire j'appellerais un taxi pour y aller. Je soupire. Si ça se trouve, il m'a oublié. Pire, c'était un pari avec ses collègues savoir si j'allais tomber dans le piège. Alors que je me fais un film digne d'Hollywood sur le pourquoi du comment, mon téléphone sonne de nouveau. Je décroche sans regarder le numéro, et alors que je répond d'une voix à la limite de la déprime, c'est la voix graveleuse de Will qui me répond, ce qui m'arrache un frisson de satisfaction. Il ne m'a pas oublié. Je me sens gênée du coup d'avoir doutée de lui… Il veut mon adresse. Je rougis. Qu'est ce que je fais? Je jette un coup d'œil sur Jared à mes pieds . Au pire, lui il me protégeras si jamais… Je bafouille un court instant avant de finalement lui donner mon adresse. Alors que je raccroche, je me mords l'intérieur de la joue, caressant l'écran de mon téléphone. J’espère que ce type n'est pas fou, si non je viens de donner volontairement mon adresse à un psychopathe.

Je finis d'enfiler ma paire d'escarpins alors que j'entend une voiture se garer dans l'allée face à la maison. Jared à la fenêtre du salon aboie à tue-tête, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Je fronce les sourcils, mais qu'est ce qu'il lui arrive? Je secoue la tête, c'est surement parce qu'il ne le connait pas. Je file vers ma chambre, attrape mon perfecto et un sac dans lequel je glisse mes papiers d'identités ainsi que de la monnaie. Je m'avance vers le couloirs alors que Jared continue d'aboyer comme un forcené à la fenêtre qui donne sur la rue, poussant sur ses vocalises par moment. Je secoue la tête, le fait taire en l'appâtant avec une friandise et vais ouvrir la porte… Personne. Je regarde des deux côtés. J'hausse un sourcil et rit discrètement :

-Will?

Il c'est trompé de porte. Je ris en voyant sa tête lorsqu'il se rend compte de son erreur. Il vient devant moi et je souris, un peu gênée. Du coin de l'œil je vois Jared à l'arrêt, fixant Will en grondant. Étrangement, il reste en retrait, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Je me concentre sur Will et l'examine d'un rapide coup d'œil. Il c'est changé, coiffé. Je me mord la lévre inférieur en admirant sa musculature apparente sous sa chemise. Le vent m'apporte les effluves de son parfum que je trouve à tomber. Mon regard s'attarde sur sa main, la ou mon numéro y est toujours inscrit. On voit que l'eau à effacer un peu d'encre mais… Est-ce qu'il a volontairement laissé le numéro dans sa main? Je rougis à cette dernière idée tant dis qu'il me sourit. On a l'air bête à se regarder en chien de faïence… Je sourit à mon tour, rit légèrement et évite de le regarder pour pas rougir de nouveau.

-On y va?
-Oui, oui… Euh… Juste, deux secondes.

Je rougis de plus belle, me tourne et appelle mon chien, voulant lui faire une caresse avant de partir. Jared reste éloigné de la porte, trépignant des pattes sur le carrelage de l'entrée en geignant. Je fronce les sourcils et retente. Cette fois il fait demi tour et file se réfugier dans ma chambre. Ce n'est pas dans ses habitudes… Je soupire doucement et ferme la porte derriére moi.

Sa voiture brille au milieu de la rue, la carrosserie noir reflète le soleil et la fait briller comme si elle venait de sortir du concessionnaire . Je reste admirative devant ce bijou de mécanique. J'ai toujours eu un faible pour les voitures américaine, les trouvant tellement plus belle que nos voitures française -sauf les vieilles voitures, qui avait un poil plus de style que les modernes. Il m'ouvre la porte et je souris de plus belle en riant. Il est galant. Je regarde les sièges avant de m'installer, me félicitant intérieurement de ne pas avoir opté pour le pantalon en cuir. Je m'installe, me sentant toute petite dans cette intérieur gigantesque. L'intérieur est comme neuf, il a l'air de faire attention à ses affaires… Il s'installe au volant, son parfum emplis l'habitacle, je m'enivre des effluves boisé et épicé de ce dernier. Je souris comme une enfant en entendant le bruit du moteur, il ronronne comme un gros chat. J'adore. Je veux la même voiture!

-J'adore ta voiture…


Je ne me rend même pas compte que je l'ai tutoyer. Je m'accroche et nous partons pour notre "rendez-vous".

On arrive au bar rapidement et je m'insulte intérieurement de ne pas avoir su prononcer un seul mot durant le trajet. Si ça commence comme ça, on va pas aller loin niveau papotage . Il y a d'autre chose a faire avec sa bouche que parler. PCHUT! Je fais taire la petite voix dans ma tête qui me fais penser à tout sauf à une soirée chaste. C'est mon collégue, on se connait à peine… Faut qu'on discute d'abord. J'entre dans le bar, suivis de Will. L'endroit est plein, les gens parlent, rit alors que la chanson "More than you know" d'Axwell Λ Ingrosso passe en fond sonnore. Je susurre du bout des lévres les paroles du refrains en souriant. Je ne suis jamais venues ici et ça à l'air d'être un endroit relativement sympa. Je me pince les lévres en suivant Will - son jean lui fait une paire de fesses à tomber, mon dieu!- jusqu'au bar ou nous prenons place, l'un à côté de l'autre. Je laisse tomber mon cuir sur le dossier du fauteuil en croisant les jambes. Mon regard glisse sur celui émeraude de mon collègue et je me décide à parler en replaçant une mèche derrière mon oreille:

-Alors… Vous venez souvent ici? J'avoue que… Depuis que je suis arrivé aux States je ne sors pas beaucoup… Pas du tout en fait. C'est la première fois en 1 mois que je sors de chez moi pour autre chose que promener le chien, faire les courses ou aller travailler.

J'ai honte, je fais petite vieille la! J'inspire profondément pour reprendre un peu de contenance, aspirant au passage une profonde bouffée de son parfum. Comment est ce qu'on peut sentir aussi bon? J'ai envie de me blottir dans ses bras juste pour respirer son parfum. Non, non, on commence pas a penser à ça! Faut vraiment que je sorte plus souvent, et avec du monde. Si non je vais finir comme cette vieille fille de  Magenstein, la prof d'Arithmétique. La premiére fois que je l'ai vu, j'ai cru que c'était la folle au chat dans les simpsons. J'ai pas vraiment envie de finir comme elle…

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mar 12 Juin - 18:19





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

-On y va?
-Oui, oui… Euh… Juste, deux secondes.


Amance prononce un nom de mec. Merde ! J’ai jamais pensé qu’elle pouvait être maquée !

- Wouf !

À un chien… Pourquoi je n’ai pas senti son odeur à celui-là. Le corniaud me lance un regard torve. Je profite qu’Amance me tourne le dos pour répliquer de la même manière, babines retroussées. T’as aucune chance contre moi mec ! Je suis un alpha, alors que toi… Il me toise, je le regarde mauvais. Il gronde, je lui balance mon aura dans la gueule. Va donc couiner dans ton coucouche panier ! Je ne vais pas me laisser voler la vedette par un clébard !

Amance semble désolée de l’attitude de son chien. J’ai peut-être mal joué sur ce plan et aurais peut-être dû me mettre le chien dans la poche. Trop tard pour ce soir. J’accompagne la jeune femme à la voiture et lui ouvre la portière. Mon dieu ce sourire ! Que vous avez de belles dents blanches ma jolie. Je suis conquis. Je l’étais déjà. Je suis reconquis.

« Ne pas dire de bêtises », a dit Mady. Je devrais pouvoir tenir quelques heures. Je claque la porte et m’empresse de rejoindre Amance côté conducteur. Un tour de clé et mon bébé démarre dans un grondement de moteur parfaitement huilé et rodé. Une belle musique de soupapes et de pistons. Le cœur d’Amance s’emballe. Oh !

-J'adore ta voiture…
- Moi aussi, j’adore ma voiture.


Je parle en la regardant. C’est une femme parfaite ! Elle aime ma voiture. D’habitude, mes conquêtes sont plutôt jalouses de Bébé. J’enquille une vitesse, nous voilà partis. Durant le trajet, je me tourne fréquemment vers elle, souris, cherche quoi dire, souris à nouveau et regarde la route. Elle a une jolie robe noire. Peut-être qu’un commentaire ? Elle pourrait mal le prendre ? Mon regard coule sur ses genoux et ses mains sagement posées sur ses cuisses. Non. Pas de commentaires sur sa robe. Sa coupe de cheveux ? Rien n’a changé depuis tout à l’heure. Voici le pub droit devant.

(…)

J’ai laissé Amance entrer la première. La fausse galanterie masculine qui permet au mâle de mater la croupe de sa cavalière. Amance a une silhouette parfaite et dans cette robe… c’est juste…

Il y a de l’ambiance, du monde et une chanson que je ne connais pas dans les baffes. Avec surprise, je m’aperçois qu’Amance fredonne les paroles qu’elle semble connaître. Je passe devant elle pour lui ouvrir la voie. Sur le chemin, je serre quelques mains. Il y a beaucoup de gens du campus qui viennent ici. Le No man's land est le principal concurrent du Pink. Nous trouvons une place au bar. Je frotte le tabouret haut d’Amance avant qu’elle ne s’assoit pour m’assurer qu’elle ne tache pas sa robe.

-Alors… Vous venez souvent ici? J'avoue que… Depuis que je suis arrivé aux States je ne sors pas beaucoup… Pas du tout en fait. C'est la première fois en 1 mois que je sors de chez moi pour autre chose que promener le chien, faire les courses ou aller travailler.
- C’est génial !


Les épaules d’Amance se tassent. Je n’ai pas vraiment écouté ce qu’elle disait, trop heureux d’être avec une belle fille. Puis le sens de ses paroles arrive à ma cervelle. C’est là qu’il faut jouer malin !

- Et bien, je veux bien vous faire visiter la région et vous sortir aussi.

Je vois trop tard l’analogie avec sortir le chien. Le barman arrive à point nommé. Je demande à Amance ce qu’elle souhaite. Elle hésite, semblant chercher mon aide. Au Pink, Alessandro privilégie la qualité de ses alcools, ici le pub se veut plus tendance avec des cocktails à la mode et des bières aromatisées. Je commande un planteur. Il fait chaud dans le bar et c’est une boisson rafraîchissante.

Le barman s’affaire à préparer nos consommations devant nos yeux. Amance me sourit, je lui souris. Trouve un truc à dire car cela va vite devenir pesant. Je commence à parler, Amance aussi. Je me tais.

- Non toi.

Elle me réplique la même chose. Pris au dépourvu, je balance la première chose qui me vient en tête.

- Tu es très jolie avec cette robe.

Aie, c’est un peu direct.

- On peut se tutoyer ?

Mon regard se perd dans le sien, glisse... Ne pas mater ses seins, ne pas mater ses seins, ne pas… Mince, ils sont magnifiques. Je remonte le menton et me concentre sur ses yeux. Par dessus son épaule, je vois qu'une piste de danse a été aménagé. L'agrandissement du bar d'Alessandro semble donner des idées. Le programme de la soirée défile dans ma tête. Boire, boire et danser. Je souris de plus bel à Amance.


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Ven 15 Juin - 13:06



Rencard, pas ringard.
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J'hausse un sourcil. C'est génial? En quoi ma vie est génial en ce moment? Je vis toute seule avec mon chien, je lui dis que je ne sors pas et il me dit que c'est génial? Je fronce les sourcils, secoue la tête, je ne comprend pas ou il veut en venir. Je me mord la lèvre inférieur, pas sur de comment je dois prendre ça. Il se reprend rapidement. Je pouffe de rire à sa dernière remarque. Est-ce que comme Jared je vais devoir faire mes besoins contre un arbre ou il me laisse un peu de dignité? Je continue de rire gentiment mais accepte sa proposition d'un hochement de tête entendu.

Le Barman vient à la rescousse de mon compagnon de soirée. Je m'accoude au bar, appuyant le dos de ma main sur ma mâchoire, alors que Will me demande ce que je veux boire. Mes yeux se plantent dans les siens à la recherche d'un signe providentiel. J'ai aucune idée de ce qu'ils peuvent servir dans les bar américains. Je crève d'envie d'avaler une bière, la, tout de suite. J'ai vu en arrivant qu'il servait de la Guiness en pression. Ça ne fait pas très féminin si je prend ça, non? Je finis par le laisser choisir, prenant comme lui pour le coup. La Guiness, ont verra pour plus tard… Je laisse mon attention porter sur ce que prépare le barman, le regarde secouer le shaker en admirant son talent pour préparer un cocktail sublime.  

Mon regard glisse sur celui de mon collègue. Je me sens rougir, du coup je souris pour ne pas que ça se voit de trop. Il me sourit en retour. Il a des dents tellement blanche… Ont dirait une pub pour le nouveau dentifrice qui rend tes dents plus blanches en une semaine. White now gold ou un truc du genre. Je me mord la lèvre inférieur, on se retrouve encore dans l'un de ses silences gênant ou on se regarde en chien de faïence. On ne va tout de même pas passer notre temps à faire ça, si? Je me tourne vers lui pour lui porter toute mon attention, garde mes jambes croisées. Il faut sortir de ce cercle vicieux:


-Donc…


Il se lance en même temps. Je ris de bon cœur et me tais. Il fait de même. Oh mon dieu on va pas aller loin, on a l'air aussi maladroit l'un que l'autre! Je lui dit de reprendre, en même temps que lui. Nouveau rire.

- Tu es très jolie avec cette robe.

Sa phrase me coupe dans mon hilarité. Cette fois, je rougis vraiment. Je me mord la lèvre inférieur, détourne le regard, sourire aux lèvres. Je replace maladroitement une mèche derrière mon oreille, murmure un "Merci." Il me trouve jolie. Je remercie Coco Chanel et sa petite robe noir. Une petite partie de moi danse la macarena dans mon estomac face à ce compliment. Je devrais peut-être lui dire aussi qu'il est très beau dans son jean? Non, non ça ne se fait pas. Et puis, c'est un jean quoi ! Oui, mais un jean qui lui fait une paire de fesses di-vine. je me gifle intérieurement. Maudite voix en manque de mâle. Je n'ai pas le temps de plus réfléchir, il reprend sur sa lancée:

- On peut se tutoyer ?


-Se tutoyer? Euh… Bah… Oui, oui si vous vou… Si tu veux.


Je lui souris, me perds dans ses yeux émeraude de nouveau avant de détourner le regard. On va de nouveau laissé le silence s'installer si on se regarde comme ça. Le barman pose nos verres devant nous et je remercie le sacro saint dieu de la démerdouille de me sortir de cet empêtrement. Je prend mon verre, trinque avec Will pour cette sortie et j'avale une gorgée de rhum. Je grimace. J'aurais préféré une bière, vraiment. Je regarde Will du coin de l'œil et soupire :


-Désolé, c'est pas ultra féminin mais…
Je me penche sur le bar.
Monsieur? Est-ce que je pourrais avoir une Guiness à la place du cocktail? Merci!


Je reprend ma place correctement, sourit légèrement et reprend :


-En fait, je ne suis pas ultra fan de cocktail en tout genre… Je sais pas si comme dans les films les américains en raffole, mais chez moi… Enfin pas dans la France entière, hein, mais de la ou je viens, ma régions quoi. Bref, chez moi on est plus bière bien fraîche ou vin. Et vu que je n'ai pas vu de vin français… Je préfère une bière.


J'hausse une épaule, un peu gênée, mais tant pis. Le barman me sers ma bière, reprend le coktail en me lançant un regard en coin. Quoi? Il a jamais vu une fille boire une bière?? Je le remercie et trinque de nouveau avec Will face à moi avant de prendre une première gorgée. C'est frais et bien meilleur que le rhum, je lâche un soupir de bien être, passe ma langue sur mes lèvres pour retirer la mousse. Je ris un peu , me passe les mains dans les cheveux avant de les croiser sur mes genoux :


-Okay, parle moi de toi un peu. T'as toujours vécu a Beacon Hills? T'as quel âge? Ça fait longtemps que tu es prof?


Mes questions s’enchaînent à la vitesse grand V. Mode pipelette ON. Je n'ai pas envie que l'on tombe encore dans ce silence tout bizarre, alors je parle. Moi qui ai tendance à être timide, je me dis qu'il faut que je me bouge un peu si je ne veux pas passer pour une fille coincée ou je ne sais quoi… Mon téléphone sonne. Je m'excuse, jette un œil. Maman. Merde. Je rejette l'appel  et range mon téléphone. Je vais passer pour quoi si je répond à ma mère maintenant? Je reporte mon attention sur Will, les basses abandonnant Axwell pour Kaléo qui nous balance son Way down we go de sa voix cassé. Mes doigts tapotent ma peau sur le rythme alors que je me noie dans les yeux pierre de Jade de Willem tout en l'écoutant.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mer 20 Juin - 17:26





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

Je lui ai demandé si nous pouvions nous tutoyer, et nous voilà plongés dans le regard de l’autre. Je me sens couillon à me taire de la sorte. Je n’ai que des gaffes qui me viennent aux lèvres. Il faut vraiment que je demande à Leoric de m’écrire de belles phrases à dire.

-Désolé, c'est pas ultra féminin mais… Monsieur? Est-ce que je pourrais avoir une Guiness à la place du cocktail? Merci!

Ça y est, je suis amoureux. Elle aime la bière et ma voiture ! Dire que j’ai pris un cocktail pour avoir l’air civilisé. Elle ne se dit pas fan de cocktail. J’ai envie de faire disparaître le mien sous terre. J’aurais dû attendre qu’elle commande la première. Elle aime le vin. Logique pour une française. J’avoue que là, je n’y connais rien. C’est rare que j’en boive.

Le barman change sa commande, et une belle pinte avec un liquide noir ambré surmonté d’une belle mousse noisette lui est servie en remplacement. Je crois que je vais défaillir lorsqu’elle se lèche les lèvres pour y retirer la mousse qui s’était égarée là. J’aimerai me faire plus téméraire et essuyer l’ourlet de ses pulpeuses avec mon pouce. Je m’imagine le faire, j’en frémis de bonheur. Amance me sort de ma rêverie en posant des questions sur moi. Je réalise qu’elle ne sait rien de moi, ni moi sur elle. Je me prête volontiers aux jeux des questions. Je m’installe confortablement sur mon tabouret, bois une longue gorgée de mon verre et attaque.

- Je réponds à ta question, ensuite tu réponds à ta propre question OK Amance ?

Le jeu est honnête, elle accepte.

- Je suis arrivé à Beacon Hills il y a presque un an. Avant j’étais nomade, jamais plus de quarte cinq mois au même endroit. J’ai décidé de me sédentariser ici.

Sa réponse est évidement la même de ce qu’elle m’a dit plus tôt. Amance est sur le sol américain depuis à peine un mois.

- Je suis prof depuis neuf ans je crois. Ou dix, je ne suis plus certain.


J’écoute sa réponse. J’ai envie de lui demander pourquoi elle a choisi de s’expatrier, mais je n’ai pas encore répondu à toutes ses questions.

- Et j’ai trente-deux ans. Et toi ?

Merde, la gaffe ! Ne jamais demander son âge à une femme ! Mady me l’a répété et rabâché un milliard de fois. Je voudrais retirer ma question, mais… Au fait quel âge peut-elle avoir. Je tente d’extrapoler avec ce qu’elle m’a dit comme ancienneté et ce que j’imagine être le cursus d’étude en France. En fait j’ignore tout de leurs écoles.


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Ven 22 Juin - 23:41



Rencard, pas ringard.
ft. Willem & Amance


- Je réponds à ta question, ensuite tu réponds à ta propre question. OK Amance ?

-Aucun soucis. 


Je souris, m'installe confortablement dans mon siège sans le lâcher des yeux. J'en profite pour le détailler comme si de rien était alors qu'il se lance:

- Je suis arrivé à Beacon Hills il y a presque un an. Avant j’étais nomade, jamais plus de quarte cinq mois au même endroit. J’ai décidé de me sédentariser ici.

Nomade? Est-ce qu'il a visiter plusieurs pays? Est-ce qu'il vient de loin? Ou est il simplement américain pur souche et son accent est censé m'aidait?  Je ne les reconnais pas pour l'instant, peut être qu'il vient de Floride, du Texas ou de je ne sais ou, je serais incapable de le dire au vu de l'accent. J'inspire profondément:


-Je suis arrivé il y a un mois, comme je te l'ai déjà dit. 


Je suis sur qu'il s'en souvient, loin de moi l'idée qu'il l'ait oublié, mais j'ai promis de répondre à toutes "mes" questions. J'ai failli lui dire pourquoi j'ai changé de pays. Le sujet Adam reste encore tabou et difficile pour moi, en parler maintenant est une très mauvaise idée. Il répond à la seconde question:

- Je suis prof depuis neuf ans je crois. Ou dix, je ne suis plus certain.


-Je suis prof depuis 3 ans maintenant. Avec le lycée de Beacon Hills, j'ai enseignée dans 4 lycée différents. 


4 lycée en 3 ans. En France, trouver un lycée était plus aisée pour moi. Professeure de Français, tous les lycées de France enseignant dans le domaine public en ont besoin d'au moins un ou deux. En Amérique... Beaucoup moins. Le Français est en option au programme. Je reprend une gorgée de bière, fait attention de ne pas avoir de moustache de mousse et l'écoute de nouveau. Il ne reste plus qu'une question, l'âge du grand bonhomme face à moi.  Son âge… Quel âge il peut avoir? La trentaine, à peine? 

- Et j’ai trente-deux ans. Et toi ?

Yeah! Trop forte. J'intériorise mon geste de victoire, me contentant d'hocher la tête en souriant. Trente deux ans. A deux ans prêt j'avais bon, roooohhh! J'ouvre de grands yeux en me rendant compte qu'il a demandé le mien et me met à rire gentiment. Je repousse mes cheveux vers l’arrière : 


-Eh bien... On a 6 ans d'écart. Et tu es plus vieux que moi.
Je le laisse calculer en souriant :
Yep, 26 ans et toutes mes dents!


Je lui fais un large sourire pour lui prouver avant de me mettre à rire de nouveau de bon cœur.

Nous parlons de tout et de rien. Je lui parle de mes parents, de ma petite sœur un peu. Encore une fois, je tais volontairement le sujet de mon ex. Je lui raconte la France, ce que j'aime et n'aime pas. Le vin, les ballades en forêt avec Jared, la nature en général. Je lui parle des pâtisseries française qui me manque ici, lui promet d'essayer de lui en faire pour qu'il goûte aux Paris Brest, aux cannelés, aux milles feuilles et aux pains au chocolat. Je crois déceler à un moment une moue de désapprobation quand je dis ne pas aimer la viande. Un viandard. Au vue de sa carrure, il doit en consommer pas mal. "Faut nourrir le muscle" comme dit mon père. Je commande une seconde bière, Will commande également, nous continuons à discuter.

(…)

Je ris de sa blague, me pliant légèrement en deux tant j'ai mal aux abdominaux. J'étais inquiète et stressée, au final je passe une excellente soirée. Will est vraiment sympa en plus d'être très mignon, et il me fait rire. J'essuie les larmes de rire qui coulent avant de me lever de mon tabouret. Il me regarde bizarre. Je rougis :


-Je ris trop là… Plus la bière… Tu m'as compris. 


Mon visage vire au cramoisi alors que je trace jusqu'aux toilettes femmes. Je ferme la porte derrière moi, me débarrasse du trop plein de liquide qui encombre ma vessie avant de me laver les mains. Je croise mon regard dans le miroir face à moi. J'ai toujours les joues roses. Je ressemble à une gamine de douze ans, c'est déprimant. Je jette un œil à mon décolleté, remonte ma poitrine dans ma robe pour la faire paraître plus avantageuse. On motive les troupes ma belle! Je replace rapidement ma crinière brune et roulez jeunesse. Je pourrais me la jouer femme fatale en sortant, rouler des hanches, croiser et décroiser mes jambes en avançant… Non. Avec ma chance, je vais me rétaler manière mannequin trop sur d'elle. Je fais la moue et sors après avoir laver une seconde fois mes mains. 

Je rejoins Will au bar, la fin de Earned it résonne dans la salle. Je tilte. C'est pas 50 nuances de Grey cette musique? Avant que je ne reprenne place sur ma chaise, les basses balance un nouveau sons. Je regarde la piste de danse et me mord la lèvre inférieur. Ma main se pose sur l'épaule de Will naturellement, je me tourne vers lui et sors mon regard le plus suppliant possible. 

Si il ne comprend pas que j'ai envie de danser avec lui, je me promet intérieurement de le traîner de force sur la piste. Si j'y arrive.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mer 27 Juin - 15:52





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard


Alors que je m’attends à de la gêne, des joues qui s’empourprent, Amance reste très naturelle et même très sensuelle dans sa façon de replacer une mèche de cheveux derrière son oreille.

-Eh bien... On a 6 ans d'écart. Et tu es plus vieux que moi.
- 26 ?
- Yep, 26 ans et toutes mes dents!
- Je suis trop doué en calcul !


Amance m’offre un de ses sourires dont elle a le secret et qui me font littéralement fondre, puis elle éclate de rire. Mady avait tort ! Toutes les femmes n’ont pas un problème avec leur âge. Le jeu des questions réponses se transforme en un vrai échange. Elle me raconte des anecdotes de sa vie, de son pays, cela me fait penser à quelque chose que je raconte à mon tour. L’embarras du début est bien loin, nos premiers verres également. Nous tournons tous deux à la bière pour mon plus grand plaisir. Elle me parle de desserts fabuleux. Mes yeux brillent comme ceux d’un gamin devant un magasin de jouet. Des milles feuilles, aux Paris Marseille, ou c'est Strasbourg ? J’en ai l’eau à la bouche et ouvre des yeux tous ronds

Amance s’esclaffe.

Je lui parle des ragoûts familiaux cuits dans une marmite de fonte sur un feu de bois pendant une journée entière, des marmelades de baie de cynorrhodons, le gratte-cul que cette plante contient et qui finissait invariablement dans les caleçons des uns, les sous tifs des frangines ou des cousines.

Amance décède de rire et se trémousse sur son tabouret.

Je lui parle des immenses parties de cache-cache où ceux qui se marraient le plus n’étaient pas forcément les plus jeunes. Je cite l’un de mes cousins qui s’était si bien caché qu’on ne l’avait retrouvé que le lendemain avec une portée de bébés hérissons. Il avait fallu adopter ces boules de piquants orphelins et l’armée de puces qu’ils avaient sur le dos.

Amance tape des mains et crie au trop mignon.

Elle me parle de ses goûts alimentaires. C’est une fille qui-fait-attention. Pour éviter le cholestérol, les capitons, les ailes d’avions sous les bras et le gros cul, les femmes s’imposent de vraies tortures alimentaires. Je fais une moue désapprobatrice. Manger à sa faim est le secret de la bonne santé. Elle n’aime pas la viande, je suis un carnivore.

- Homme fort manger viande.

Je prends ma grosse voix et tape du poing sur mon torse, mode King Kong.

Amance suffoque, prend appui sur mon épaule.

-Je ris trop là… Plus la bière… Tu m'as compris.

J’acquiesce du regard, lui dis qu’elle résiste bien et qu’elle doit avoir une vessie de mec. Elle en pleure et fuit avant la fuite urinaire. En l’attendant, je me souris à moi-même. Depuis combien de temps n’avais-je pas rit autant en si peu de temps ? Je n’ai pas droit à l’ivresse de mon verre, mais c’est une autre ivresse qu’Amance m’apporte. Soudain je reconnais la musique qui est en train de passer. Un film que Mady avait tenté de regarder en cachette. Elle en avait été pour ses frais quand Keanus et moi étions venus nous installer avec elle dans le canapé alors qu’elle nous croyait de sortie. J’avais bien aimé. Mady beaucoup moins, mes commentaires surtout…


Je termine ma pinte quand un vieux titre de Rod Stewart commence. Je suis fan de vieux rock. Amance revient à ce moment-là. Soulagée, mais toujours des étoiles dans le regard. Sa main se pose sur mon épaule et son regard devient éloquent. Je glisse ma main sur sa taille et nous ouvre un passage de l’autre. Arrivés sur la piste de danse, j’hésite et commence par un pas classique, l’une de mes mains qui tient la sienne, l’autre sur ses reins. Amance pose sa main de libre sur mon bras.

Nos pas s’accordent et nous bougeons dans un rythme langoureux. Dix secondes plus tard, je serre sa taille des deux bras, Amance, sa joue posée sur mon torse a nouée ses mains sur ma nuque. La lumière tamisée nous isole, nous sommes seuls au monde. Je perçois la chaleur de son corps, son parfum floral, mon nez s’égare dans ses cheveux. Je me sens bien.

La musique décroît. Je n’ai pas fait attention à ce qu’ils passaient, j’ignore si la série des slows ne fait que commencer, ou si elle s’arrête. Amance se décolle de ma chemise qui commence à être moite à force d'être collés l'un à l'autre et esquisse un regard vers moi. Elle est si proche, comme prise en faute, elle se mordille la lèvre. Je comprends pourquoi Christian Grey trouvait cela si sensuel. Je lui souris, ses lèvres s’élargissent en un sourire radieux. Je vais craquer !


La musique reprend. Quelques notes suffisent à faire céder mes dernières hésitations. Je me baisse légèrement, serre la taille d’Amance qui pousse un petit cri de surprise et je la porte dans un coin plus sombre de la piste. Lorsque je relâche mon emprise, son corps glisse contre les miens. D’un geste pas très élégant, mais non moins efficace, je tire sur le bas de sa robe pour lui éviter de montrer sa culo…

- … !

Je défaille. Cherche ma raison dans une tempête hormonale. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Et puis merde ! Je me penche à son oreille et lui murmure doucement :

- Pose tes pieds sur les miens.

Nous dansons lentement, Amance se laisse porter, se retenant à mon cou pour garder l’équilibre.

- Mon grand-père faisait ça avec ses petites filles.

En tout bien tout honneur évidement pour le vieux. Mais bien entendu, ce soir le contexte est différent, et ce contact rapproché n’est pas pour me déplaire. Amance suit mon rythme, docile, gracieuse et diablement désirable. Mes lèvres finissent par s’égarer sur sa tempe.

- Too est très bella.

Dis-je dans mon superbe français.


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Jeu 28 Juin - 17:19



Rencard, pas ringard.
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Mon regard à fait son boulot, au final je n'ai même pas besoin de mot. Will se lève et glisse son bras autour de moi. Je frissonne. Merde, j'aurais du prévoir des talons plus haut, il est vraiment grand par rapport à moi. Il m’entraîne sur la piste, sa main se pose sur ma hanche tandis que la mienne se pose sur son bras. Ma main dans la sienne me parait toute petite, toute fine. Je souris malgré moi. Nous commençons à danser, suivant le rythme de la musique. En deux deux, tous ce qui a été conventionnel jusque la m'échappe, je me laisse emporter par les embruns de son parfum, mes mains autour de son cou , ses bras m'enserrant doucement. Je ferme les yeux, me blottis contre lui, écoute le battement régulier de son cœur. Je me sens a la fois très fragile dans ses bras et aussi protégés. Je sens son souffle dans mes cheveux, je fronce le nez en souriant. Il est chou. Il me plait, ça craint.

Je ne sais pas combien de temps on a danser, je ne sais même pas si on a fait qu'une seule chanson. Tout ce que je sais, c'est que j'aime respirer son parfum et que les battements régulier de son cœur joue sur le mien comme un métronome. Je soupire de bien être mais la musique qui se termine me force à me sortir de ma bulle. C'est pas juste. J'étais bien, j'avais bien chaud et je me sentais protéger. Je relève le regard sur Will. Mes yeux s'attardent sur ses lèvres, un court instant. On est si proche, il suffirait que je me soulève sur la pointe des pieds pour l'embras… Mon regard se porte sur le sien. Merde, il m'a gaulé les yeux. Je me mords la lèvre inférieur, prise en faute, il me sourit et je ne peux rien faire d'autre que d'y répondre. Et après on dira des mecs et de leurs pensées… Je ne suis pas mieux pour le coup.

Hotel California des Eagles. J'adore cette chanson! Je m'apprête à lui dire quand je le vois se pencher vers moi, je sursaute et lâche un couinement de surprise quand il me soulève de terre. Ce mec à une force incroyable. J'ai l'impression d'être une enfant dans ses bras, il me porte comme si j'étais une plume porté par le vent. Je souris malgré tout, m'accroche a lui alors qu'il nous amène dans un coin plus sombre. Il me relâche, je me laisse glisser tout contre lui jusqu’à ce que mes pieds retrouvent la terre ferme. Le bas de ma robe remonte, la main de Will glisse sur ma cuisse en la remettant en place. Je viens de recevoir une décharge. J'aspire l'air brusquement, mon cœur accélère précipitamment alors que mon corps ne résonnent pas comme je l'aurais voulu : je m'embrase. Et pas seulement au niveau des joues. Tous ce que j’espère maintenant, c'est qu'il ne s'en est pas aperçu.

Il se penche sur moi, son murmure dans le creux de mon oreille m'arrache un frisson. Et merde. J'ai chaud, trop chaud. Tant pis. Je m'exécute en riant un peu à sa demande. Je fais attention à ce que je fais, me raccroche à son cou  pour ne pas perdre l'équilibre. Petite, mon père me faisait danser comme ça. J'ai un  moment de nostalgie. Mon père me manque.

- Mon grand-père faisait ça avec ses petites filles.


Will me sors de là sans qu'il ne le sache. J'essaye de m'imaginer la scène suivant ce qu'il m'a raconter plus tôt. Le tableau que mon cerveau me dépeint est digne d'un film bon marché, mais c'est mignon au moins. Je souris, rit un peu, je tente de ne pas trop me déconcentrer pour suivre ses mouvements.

Ses lèvres sur ma peau font rater un battement à mon coeur. Ok je vais défaillir la. Il sait depuis combien de temps je n'ai pas… Non, bien entendu, il ne le sait pas . Comment peut il se douter qu'un simple frôlement de sa part m'enflamme? Je resserre ma prise sur sa nuque, inspire profondément. Et son parfum… Pitié mon dieu, sortez moi de la! Je vais finir par faire une bêtise… Et je n'ai pas envie de passer pour ce que je ne suis pas.

Je me retiens de rire lorsqu'il parle français, mordant ma lèvre inférieur en fronçant le nez légèrement. Non, il ne faut pas que je ris, parce qu'en soit, c'est mignon. Mal dit, mais mignon. L'effort est craquant quoi... Bon, un élève m'aurait sortis ça en cours, je n'aurais surement pas trouvé ça mignon, je ne vais pas me le cacher. Mais venant de Will… C'est chou. Je relève les yeux pour rencontrer les siens. Je vais finir par me noyer dedans ma parole. Je souris et finit par murmurer :

-Et tu es très attirant…

Merci mes deux pintes de Guiness pour ce courage que je ne me connaissais pas. Je me sens comme une warrior là, c'est peut être pas grand-chose pour quelqu'un d'autre, mais j'ai réussi à dire à un mec que je le trouvais canon. Enfin presque. Mais ça reste quelque chose d'énorme pour moi! Je m'applaudis intérieurement face à cet élan de bravoure.

Nous continuons de danser, je fredonne sur la musique, me laisse porter par l'ambiance en général. Je retrouve la chaleur du corps de Will contre le mien, de nouveau cette impression de protection quand ses bras s'enroulent autour de moi. Je me blottis contre lui, posent ma tête contre son torse et ferme les yeux. De retour dans ma bulle, je me laisse porter par les accords de guitare et les pom-pom. Pom-pom. Pom-pom. de son cœur. C'est une étrange mélodie en soit, mais c'est tellement agréable…

Et puis, je ne sais pas ce qu'il se passe. Je sens le sol se dérober sous mes pieds, la gravité qui m'attire inévitablement vers le sol, Will qui me suis dans ma chute. Je fais la première chose qui me viens a l'esprit, je me raccroche de toutes mes forces à lui. Nous tombons tous les deux, moi sur lui. Lorsque j'ouvre les yeux, ,e suis toujours accroché à sa chemise et nos visages sont a quelques centimètres l'un de l'autre. Je peux sentir son souffle sur ma peau, l'odeur de Guiness sur ses lèvres. Mon cœur s'emballe. Je rougis instantanément avant de me redresser légèrement, prenant appuis sur son torse. Je me mords la lèvre inférieur, gênée avant de m'enquérir de son état:

-Ça va? T'as rien? Tu ne t'es pas fait mal?

Perso, j'ai rien. En même temps, au vue de sa carrure, je ne sais même pas comment j'aurais pu faire pour me faire mal en tombant sur lui. Son air surpris commence par me faire sourire, puis rire avant que je ne sois prise d'un fou rire incontrôlable. J'enfouis mon visage contre son torse en riant. Vraiment, il n'y a qu'avec moi qu'on peut tomber pendant un slow…

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mer 4 Juil - 14:37





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard


Amance sourit, encore. Comme si c’était un besoin vital, son oxygène. Et quand elle sourit, c’est comme si un soleil s’éclaire soudainement à côté de moi. Je suis ébloui.

-Et tu es très attirant…

Elle me trouve attirant ! Je danse une Lambada mentale. J’ai bien senti tous les signaux chimiques qu’elle émet, ceux de la femelle prête. Mais nous ne sommes pas des bêtes, enfin ELLE n’est pas un animal qui n’a pas besoin de mot pour savoir si l’accouplement est possible. Je souris comme un nigaud.

Nous continuons à danser. C’est agréable de la sentir se blottir contre moi. Elle me fait confiance, alors que nous sommes de simples relations de travail depuis un mois à peine et que nous nous parlons que depuis… un jour. Je sais que mon aura d’alpha impacte légèrement les humains, toutefois j’espère que son abandon dans mes bras n’est pas lié qu’à cela. Elle me trouve attirant, elle l’a dit ! Je souris comme un bienheureux.

Elle ne pèse pas lourd sur mes pieds. Je l’entoure, comme si elle était une fleur fragile, une perle rare. Je laisse mes tracas quotidiens dehors et savoure ce rare moment de félicité. Je la trouve très attirante, mais sa candeur à se blottir contre moi, à inconsciemment chercher ma protection m’émeut. Je ferme les yeux et me laisse porter par la musique. Je souris comme un homme comblé.

Je sens que l’on nous bouscule, notre équipage tangue, chavire. Amance, déséquilibrée, bascule. Je ne peux pas la retenir sans lui tirer brutalement le bras, alors je suis le mouvement. Elle s’accroche à moi, j’ai le temps d’inverser nos positions d’un coup de rein, mon dos rencontre le sol, mais j’ai amorti notre chute. Et je m’en fous, car je souris comme si c’était le plus beau moment de ma vie.

Amance est allongée sur moi, toujours cramponnée à ma chemise. Je scrute son regard pour y déceler une éventuelle douleur. Elle n’a rien, pourtant elle reste là, cherche le contact sans oser.

-Ça va? T'as rien? Tu ne t'es pas fait mal?

Elle s’inquiète pour moi. Je dois avoir une tête d’ahuri, car elle sourit, puis rit franchement. Sa spontanéité me désarme. Soudain, elle niche son visage sur mon torse. Je souhaiterai que cet instant dure une éternité, mais nous sommes sur le sol d’une piste de danse d’un pub. Je caresse doucement ses cheveux, elle relève le nez, ses lèvres à quelques centimètres des miennes. Il suffirait que je comble l’espace… pour goûter à ses lippes framboise. Doucement, je replace l’une de ses mèches châtains sur son oreille.

- Il fait chaud ici et…

Je passe ma langue sur mes lèvres avant de me lancer. Je ne veux pas l’effrayer, ni qu’elle pense que je serais capable de la… brusquer. J’en serais bien incapable.

- Je connais un endroit magnifique et…

Je l’aide à se relever avant que l’on nous piétine.

- C’est en pleine nature.

Je réalise la portée de mes propos.

-On peut emmener ton chien si cela te rassure.

Je ne suis pas à l’aise. Ma proposition a tout l’air de ce que l’on peut penser qu’elle est. Mais Amance n’est pas Merisha. J’aimerais simplement la tenir contre moi et regarder les étoiles avec elle. L’embrasser peut-être. Aller à notre rythme, être certain, la découvrir facette par facette. Une musique plus rythmée nous chasse de la piste de danse. Je me mords les lèvres, elle ne m’a pas encore répondu franchement. C’est raté. C’est foutu. Elle doit me prendre pour ce genre de mec qui couche les filles dès la première soirée. Je ne suis pas contre, je reste un homme avec ses faiblesses. Mais Amance mérite un peu de poésie. Je n’ai pas l’aisance littéraire de mon pote, Leoric. Les belles phrases, ce n'est pas mon fort. Ma poésie à moi se passe en pleine nature, dans le chant des oiseaux, les crépitement des insectes, ou le plop d'une vesse de loup qui explose.

- On peut continuer la soirée ici également.

Je tempère pour ne pas tout faire foirer. Comme un grand nigaud, je me suis emballé.


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Dim 8 Juil - 20:28



Rencard, pas ringard.
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Je ris toujours. A chaque hoquet, a chaque inspiration, son parfum inonde mes poumons. Je suis tellement honteuse en ce moment même que je pourrais me cacher dans un trou de souris. Et tant pis pour ma phobie de ses bestiaux riquiqui au pelage gris (je fais des rimes quand j'ai honte, tiens… ). La main de Will dans mes cheveux me stoppe dans mon fou rire. Je reléve les yeux vers lui, on est toujours très proche. Trop proche. Embrasse moi.Je fais taire cette idiote de voix dans ma tête. Oui, je l'avoue, ses lévres me donnent terriblement envie. Et il me trouve belle. Mais… Non, pas maintenant. Sa main glisse derriére mon oreille, je frissonne. Encore.

-Il fait chaud ici et…

J'acquiesce d'un léger hochement de tête. Je meurs de chaud. J'étouffe même! Surtout quand il passe sa langue comme ça sur ses lévres. Arrête je t'en prie, je vais me liquéfier sur place. Mes poings se resserrent sur sa chemise. Il reprend, il semble chercher ses mots, j'attends patiemment la suite :

- Je connais un endroit magnifique et…

Et? Il me propose d'aller ailleurs? Pour? Ca fait tilt. Oh gosh, je suis pas prête pour ça. Mes joues virent couleur homard trop cuit. J'ai chaud bordel. Je me reléve doucement, il m'aide. Je replace ma robe sur mes cuisses, replace ma criniére brune du mieux que je peux. Il reprend:

- C’est en pleine nature. 

Un couinement m'échappe. What? I don't understand. Voilà que je me met a réfléchir en anglais. Oh mon dieu. Comment je me sors de cette… J'ai pas envie qu'il se fasse de fausses idées sur moi, je ne veux pas que ça soit juste "le gars d'un soir", j'ai envie d'apprendre a le connaitre et de… J'en sais rien moi! Bon, oui, je créve d'envie de lui. Ça, c'est pas nouveau pour moi. Pourquoi aussi vite… J'en sais rien. Mais il m'attire, vraiment, malgré le fait qu'on ne se parle que depuis ce matin. Mais dans tous les cas, je ne suis pas prête à ... Enfin pas ce soir!

-On peut emmener ton chien si cela te rassure.

Oh? Pourquoi il me parle de Jared si c'est pour…? Ah! Bonne nouvelle, je crois que j'ai mal interpréter ses propos. Ça me rassure. Mon cœur reprend un rythme normale, je retiens le soupire de soulagement qui menace de s'échapper de mes lèvres. La musique reprend, Kenny Loggings nous vire de la piste avec son entraînant Footloose. Adieu les slow et la chaleur des bras de Will… Je fais la moue, j'aurais vraiment aimé continuer de danser…

- On peut continuer la soirée ici également.

-Non! Martelais-je, mécontente.

J'ai peut être un peu hausser le ton. Je pose une main sur ma bouche, choquée par moi-même. Je toussote un peu, glisse mes mains dans mes cheveux en regardant autour de moi dans l'espoir de trouver une aide quelconque. Tant pis hein, il l'a entendu de toute maniére. Une grande inspiration et on reprend, le ton de ma voix est plus posée cette fois  :

-Je veux dire… J'aimerais vraiment aller ailleurs avec toi. Par contre… Ça t'embête vraiment pas si on repasse chez moi? Parce que… Si vraiment c'est dans la nature, ma tenue n'est pas la plus adéquate.

Je me mord la lévre inférieur. Des talons pour marcher en pleine nature, c'est pas vraiment le pied, sans jeux de mots.

(…)

Je revient dans le salon ou Will m'attend, Jared sur les talons. Pour le coup, j'ai préféré qu'il attende dans mon salon plutôt que dans sa voiture, juste le temps que je me change. Et même si certains pourrait me penser inconsciente, j'ai l'intime conviction que je peux lui faire confiance. J'ai enfilé un jean tout ce qu'il y a de plus simple, un débardeur blanc et mes doc bordeaux. J'ai mis 10 minutes, tout au plus.  Mes cheveux toujours détaché, je récupère  mon perfecto laissé sur le fauteuil et sourit a Will:

-C'est bon. On y va?

J'essaye de décider Jared à nous suivre, rien a faire. Il reste raisonnablement éloigné de Will qu'il toise du coin de l'œil. Mon chien serait il jaloux? Ou a-t-il peur d'un inconnu tous simplement? Je l'enlace avec tendresse, le gratouille allégrement derriére les oreilles avant de poser un baiser sur son front. Jared me regarde partir, assis dans le couloir. Au moins, contrairement a tout à l'heure, j'ai pu lui dire au revoir.

(…)

En voiture, on discute de nos gouts musicaux. Parler devient plus facile maintenant, et depuis que nous avons commencer à discuter dans le bar, je n'ai pas ressentis cette gêne du début. C'est agréable. Je lui parle de mon gout pour le pop-rock, le rock et métal alternatif en général. Je lui parle de mes groupes et chanteurs favoris  comme Andy Black, Smash Into Pieces, Nickelback ou encore Panic! At the Disco.  Je lui explique que ça ne m'empéche pas d'écouter de vieux groupes comme Supertramp, Genesis ou encore Police qui sont la plupart du temps mes accompagnateurs musicaux lorsque je vais courir au parc.

Le fait d'avoir pris le frais m'a fait du bien. Je suis moins… Eprouvée dirons nous, de notre contact rapprochée au bar. D'un autre côtés, ses bras autour de ma taille et la chaleur de son corps contre le miens ne sont pas des choses auquel je dirais non, la tout de suite. Je regarde au dehors, je ne suis jamais venu par ici. Je me rends compte que je ne connais pas encore Beacon Hills, malgré mon mois ici. Comme je lui ai dit, je ne sors pas. J'ai honte, encore. J'essaye de retenir la route, si vraiment c'est un endroit chouette, j'essayerais de revenir seule pour y courir.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mar 24 Juil - 14:49





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard


Alors que je désespère, me traitant d’imbécile pressé, Amance réagit enfin.

- Non !

Sa voix exprime une fureur que je ne lui connais pas. A elle aussi, vu sa gêne immédiate et l’odeur de sa sueur qui, l’espace d’un instant, devient plus aigre, signe de nervosité. Je me ratatine imperceptiblement. Ce non catégorique fait mal. Voilà qu’elle pense que je ne suis qu’un gros lourd. C’est un peu vrai, mais… Où ai-je merdé ?

-Je veux dire… J'aimerais vraiment aller ailleurs avec toi.
- Oh !


Ouf !

- Par contre…
- Oui ?


Et merde…

- Ça t'embête vraiment pas si on repasse chez moi ?
- … non !


Euh ? Elle s’emballe ? Chez elle ? Déjà ? Et moi qui pensais que c’était moi le…

- Parce que… Si vraiment c'est dans la nature, ma tenue n'est pas la plus adéquate.
- Ah, euh, oui ! Excuse-moi, je n’ai pas percuté qu’avec ta robe et tes escarpins…


J’aurai pu la porter… Je règle nos consommations et me fais son bodygarde pour sortir du bar sans qu’elle se fasse piétiner.  Quand je coupe le moteur devant chez elle, Amance insiste pour que je patiente dans le salon. Me voilà assis sur le sofa. Position ordinaire si ce n’est son corniaud de chien qui m’envoie messages subliminaux sur messages subliminaux.

« C’est MA maîtresse ».
« Tu vas devoir partager petit. »
« Jamais »
« A ouais ? »
« C’est tout vu ».

Jared retrousse ses babines, je souris, blasé. Un regard rouge carmin le fait reculer dans un angle de la pièce. Trop facile ! Puis je note la détresse dans son regard. C’est un chien fidèle pris en défaut sur sa capacité à protéger l’être humain à qui il a voué sa vie. Le remord me fait pincer les lèvres.

« Je ne lui ferai pas de mal. »
« … »
« Promis. »

Quand Amance revient, Jared et moi nous nous regardons en chiens de faïence. Il ne veut pas venir. Je le comprends, c’est toujours désagréable d’assister impuissant à la parade nuptial d’un autre.

-C'est bon. On y va?

J’aime beaucoup son nouveau look, plus sauvage, plus rock. En partant, je fais un signe de tête à Jared.

« Sans rancune vieux. »

Je suis heureux lorsque Bébé démarre au quart de tour. Une belle bagnole, une jolie fille sur le siège avant, la nuit qui ne fait que commencer et du rock sur l’autoradio. Que rêver de plus ? Que la fille qui vous accompagne aime votre style de musique ? Amance me cite des groupes que je ne connais pas, mais comme elle aime ceux que j’adore, je me promets d’aller voir sur YouTube ce que cela donne.

Discuter musique semble nous détendre tous les deux. J’ai des goûts bien arrêtés qui heureusement se croisent avec ceux d’Amance. Je conduis en prenant mon temps, le trajet fait partie de la ballade, surtout dans l’Impala. J’espère qu’il n’y aura personne là où je souhaite l’emmener.

Quelques minutes plus tard nous arrivons à destination. Pas de voiture garée le long du chemin forestier. Personne. Je coupe le contact et sors rapidement avant qu’Amance ait le temps d’ouvrir sa portière. Je suis vieux jeu sur les bords et ouvrir la portière à une femme, lui tenir la main pour l’aider à s’extirper de la voiture avec grâce, sont des choses qui s’oublient hélas. Certains y voient un coté macho, l’homme fort, la femme fragile. C’est un peu vrai, mais j’y ajoute l’attention que tous mâles devraient avoir pour sa femelle. Une sollicitude, une tendresse. Un respect qui se montre par des actes que l’on nomme galants. Mais cette interprétation n’est que superficielle et bien loin de ce que je mets en tenant délicatement la main d’Amance alors qu’elle sort de la voiture. Je suis le roc sur lequel elle peut s'appuyer. La sécurité que je lui dois, car la nature m'a doté d'une force qu'elle n'a pas.

- Je fais souvent des virées avec mon frère où nous buvons de la bière, paumés dans un coin de nature.

J’ouvre le coffre et farfouille dans la glacière qui s’y trouve, pour en sortir un pack de bière. J’attrape un plaid qui traîne à côté et le tends à Amance.

- Cela risque d’être humide pour s'asseoir.

De la main qui tient le pack de bière, je lui indique le chemin, de l’autre j’attrape la sienne avec une excuse bien rodée.

- Il fait sombre, tu pourrais trébucher.

C’est cinquante mètres plus loin que je me rends compte que nous avançons dans une obscurité certaine, seulement éclairés par la lune et les étoiles. J’y vois parfaitement, alors que je sens Amance s’appuyer souvent sur ma main. Il faut que je trouve quelque chose à dire avant qu’elle trouve cela bizarre.

- Ma vie de nomade m’a habitué aux nuits peu éclairées. Nous économisions les piles et les batteries à l’époque. Depuis, j’ai l’habitude de me déplacer sans lampe dans les bois. Attention à la flaque là !

Pour prouver mes dires, je la retiens et la fais se décaler de manière à ce que la lune se reflète dans la flaque d’eau qui se trouvait à ses pieds. Une chouette qui hulule la serre contre moi pour ma plus grande satisfaction. Je prends mon rôle de mâle au sérieux et serre un peu plus fort la main d’Amance.

- Nous ne sommes plus très loin. Tu vas voir, la vue est éblouissante. Tu vas comprendre pourquoi c’est mieux de venir là quand il fait nuit.


Son cœur bat un peu vite. Je ne saurais dire si c’est d’exaltation ou de crainte. C’est vrai que suivre un homme qu’elle connaît à peine en pleine nuit en forêt est un peu téméraire. J’aime son audace, je crains son jugement. Mais heureusement, le paysage que je souhaitais lui montrer s’offre enfin à nous au détour d’un virage. Nous sommes sur le bord d’une falaise qui donne une vue à couper le souffle sur la ville de Beacon Hills en contre-bas. Je me tourne vers Amance et guette sa réaction. À cet instant, je ne sais pas que ce lieu deviendra la scène d’un désespoir profond.

- On a de la chance, il n’y a pas de brume.




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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Sam 28 Juil - 15:56



Rencard, pas ringard.
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L'endroit est désert. A la bordure d'une forêt, je regarde avec une pointe d'inquiétude l'étendue sombre qui se dresse devant nous. Le moteur se coupe, mettant court au ronron agréable de la voiture. Je passe ma langue sur mes lévres. Je suis vraiment dingue de le suivre jusqu'ici. Demain je vais faire les gros titre : "Le corps d'une jeune professeur retrouvé sur le bord d'une route." Je sursaute quand ma portière s'ouvre. Je tourne la tête vers Will, mes yeux croisent les siens. Toutes mes craintes s'envolent en un battement de cil. Un léger sourire étire mes lévres alors que ma main se glisse dans la sienne, m'appuyant sur lui pour sortir de sa voiture. C'est agréable d'être traiter ainsi, j'ai l'impression d'être une princesse. Je me mords l'intérieur de la lévre et le suis. Il me parle de son frére, il m'en a parlé dans la soirée mais je n'ai pas retenu son nom. De peur de dire une bétises, je me contente d'hocher la tête. Je ris un peu en le voyant prendre un pack de biére. De toute évidence, il prévoit toujours de quoi faire dans son coffre. Je prend le plaid qu'il me tend en hochant la tête.

Il m'indique le chemin d'un geste. C'est hyper sombre… Il referme son coffre. Attends, il prend même pas de lampe torche? On va faire comment pour se repérer? Bon après si il vient souvent avec son frére il doit connaitre le chemin par cœur, mais quand même, ça peut être dang… Je frissonne. La paume de sa main rencontre la mienne, ses doigts s'enroulent autour des miens. Je tourne la tête vers lui.

- Il fait sombre, tu pourrais trébucher.

Je souris, rit doucement avant d'acquiescer. Je glisse mes doigts entre les siens, retrouve le contact chaud de sa peau. Je le suis en silence. Je cherche autour de moi des points de repères, quelque chose, en vain. Tout est trop sombre, je n'y vois rien a 1 métre! Je tourne la tête vers Will. Il semble se repérer facilement alors que j'avance à tâtons. Comment fait il? Est-ce qu'il est nyctalope?

- Ma vie de nomade m’a habitué aux nuits peu éclairées. Nous économisions les piles et les batteries à l’époque. Depuis, j’ai l’habitude de me déplacer sans lampe dans les bois.

Ceci explique cela du coup… Il est pas nyctalope, crétine, seulement habitué à vivre comme ça… Contrairement à moi.

-Attention à la flaque là !

Je sursaute alors qu'il me retient. Je cherche des yeux la fameuse flaque d'eau, mais personnellement je ne vois absolument rien… Enfin jusqu'à ce qu'il me décale légèrement pour me prouver ses dires. La lune se reflète dans une énorme flaque à quelques centimètres de mes pieds. J'aurais été trempé sans même savoir comment ni pourquoi. Je relève le regard sur Will. Je blêmis. J'ai cru voir ses yeux brillé. Vous savez, comme ceux d'un animal sauvage pris dans les phares d'une voiture. J'ouvre la bouche pour lui dire, mais le hululement d'une chouette non loin me fait sursauter. Je me colle contre lui. Je ne suis qu'une imbécile. C'est surement mon imagination… Je soupire longuement, sa main se resserre sur la mienne. Mon cœur bat fort, vite. Si j'aime la nature en pleine journée, je ne suis pas sur de l'aimer en pleine nuit.

- Nous ne sommes plus très loin. Tu vas voir, la vue est éblouissante. Tu vas comprendre pourquoi c’est mieux de venir là quand il fait nuit.


J'hoche doucement la tête. Je le suis les yeux fermés, je le sais. Ma mère m'insulterais d'inconsciente. Mais d'un autre côtés… J'aime cette adrénaline qui envahis mes veines en ce moment même. Je n'ai pas peur en soit (ou tous du moins pas trop), je suis plutôt excité de voir ce qu'il veut me montrer. Nous continuons d'avancer, j'essaye d'oublier l'image de ses yeux briller, mais je n'arrive pas à me l'enlever de la tête. Je suis a 95% sur de l'avoir vu, mais mon côté rationnelle me rappelle que le cerveau est capable de beaucoup de chose en cas de condition spéciale. Et s'en est une…

Puis le paysage change. De l'obscurités nous passons à la lumière. J'ouvre de grands yeux. J'inspire et expire profondément devant ce spectacle. Je me mord la lèvre inférieur, lâche la main de Will en m'approchant du bord de la falaise. Le vent viens souffler dans mes cheveux, je replace une mèche derrière mon oreille. J'entend sans entendre ce que me dit Will. Je souris comme une idiote devant ce spectacle, en perd même mon anglais:

-C'est tellement beau… C'est magnifique!!

Je sautille légèrement sur place, comme une enfant devant ses cadeaux de noël. Je me retourne, pose mes mains sur les épaules et me hisse sur la pointe des pieds pour poser un baiser sur sa joue, rapide, chaste. Enfin, j'ai cru que c'étais sa joue. J'ai bien sentis ses lèvres sous les miennes, mais sur le coup, je n'y ai pas fait attention.  Je me tourne de nouveau vers le paysage, émerveillé par ce qu'il y a sous mes yeux.

-Tu viens souvent ici avec ton frère alors? Qu'est ce que c'est beau… J'ai jamais vu une vue aussi… Je ne trouve pas les mots en anglais…

Je m'approche lentement du bord de la falaise, prend soin de ne pas trop m'approcher. Je n'arrive pas à croire qu'il existe un endroit aussi beau dans une ville comme celle-ci…Je repense à mon chez moi, au montagne du Gévaudan. Je ne lâche pas du regard le paysage qui s'offre à nous :

-Quand j'étais petite, mon père m'emmener souvent en montagne la nuit. De la haut on pouvait voir notre village dans le creux de la montagne... Un tout petit village, remplis de vieilles histoires... Si le Gévaudan est un endroit magnifique, les contes et légendes y font légions. Surtout à propos de la Bête.Je ris gentiment et reprend : Mais je n'avais jamais vu un paysage pareille. Mon père aimerait beaucoup cet endroit... Merci de m'y avoir amener, Will.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mer 1 Aoû - 10:46





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

Le panorama est à couper le souffle. Je guette chacune des réactions d’Amance.

Elle s’immobilise, puis ouvre grand les yeux. Ses lèvres s’écartent dans un o d’étonnement. Enfin, elle s’aperçoit qu’elle est en apnée et inspire puis expire profondément. Je m’inquiète quand elle lâche ma main pour s’approcher du bord de la falaise. L’éclairage de la ville est diffus et les ombres traîtres. Elle s’exclame, mais en français. J’imagine que c’est un équivalent d’amazing. Puis elle se met à sautiller sur place comme une enfant. Sa réaction spontanée me fait chaud au cœur. Amance ne fait pas de chichis, ne joue pas à la blasée. Elle exprime son contentement de façon authentique. Je dois reconnaître que je suis de plus en plus charmé. Elle possède une simplicité dans laquelle je me retrouve. Un esprit d’enfant qui s’émerveille facilement.

Puis…

Elle se retourne brusquement vers moi, se hisse sur la pointe des pieds et vise ma joue. Je tourne la tête au même moment. C’est volontaire. Si elle le prend mal, je pourrais toujours prétexter un malentendu et le peu d’éclairage de l’endroit. C’est une explosion de sensations lorsque ses lèvres touchent les miennes. Seulement je me retrouve comme un con, la bouche en cul de poule, alors qu’elle se retourne à nouveau vers le paysage comme si elle n’avait rien remarqué.

- Tu viens souvent ici avec ton frère alors?
- Oui, cela nous rappelle le temps où nous étions nomades et que la nature était notre maison.
- Qu'est-ce que c'est beau… J'ai jamais vu une vue aussi… Je ne trouve pas les mots en anglais…
- It's amazing ?


Amance s’approche à nouveau du bord de la falaise, je la suis par sécurité. Son regard pétille et je comprends qu’une autre émotion prend toute la place, assez puissante pour qu’elle ne se rende pas compte qu’elle vient juste de m’embrasser. Ok, j’ai un peu aidé l’affaire…

- Quand j'étais petite, mon père m'emmener souvent en montagne la nuit. De là-haut on pouvait voir notre village dans le creux de la montagne... Un tout petit village, remplis de vieilles histoires...

Les montagnes, la nature… Elle évoque ce qui m’est familier, ce que j’aime. Je suis heureux de constater qu’elle n’est pas une citadine. Qu’elle aime cette nature qui m’est précieuse comme un être cher.

- Si le Gévaudan est un endroit magnifique, les contes et légendes y font légions.

Le Gévaudan ?! Cela ne peut pas être une coïncidence.

- Surtout à propos de la Bête.

Je manque de m’étouffer. Ce monstre qui a bien failli nous avoir, moi et les autres ! Ce n’était ni une légende, ni un conte. J’ai envie d’évoquer le sujet, mais cela serait casser la magie de son souvenir. Passer pour un fou. Comment réagirait-elle si je lui avouais ma nature ?

-Mais je n'avais jamais vu un paysage pareil. Mon père aimerait beaucoup cet endroit... Merci de m'y avoir amené, Will.

- Je…

Je suis pris de court. Encore sous les sensations de ses lèvres contre les miennes, de sa région d’origine, du fait qu’elle me plait et que pour le moment, je ne lui trouve aucun défaut. Mon regard se porte à l’horizon, sur cette ville que nous surplombons.

- Que le grand cric me croque et me fasse avaler ma barbe ! (*) Je ne suis pas doué pour les belles phrases comme notre collègue Leoric. Par contre je sais trouver l’exact endroit qui te permet de voir la nature sous son plus bel angle, mais pas que.

Je tire doucement Amance en arrière, de crainte qu’elle chute d’un faux pas. Je pose le pack de bière au sol et lui prends la couverture des mains pour l’étaler sur le sol.

(…)

Elle s’est assise à côté de moi. Au bénéfice de l’obscurité, je nous décapsule deux bières du bout d’une griffe. Il fait trop sombre pour qu’elle s’aperçoive que ce ne sont pas des capsules qui se dévissent. Et pourquoi douterait-elle que je ne suis pas tout à fait ordinaire ? Se cacher, se camoufler, contraindre le loup que je suis pour ne pas finir sur un bûcher, c’est une seconde nature, une double peau. Un carcan dont nous pouvions aisément nous libérer quand nous étions nomades, habitant loin des hommes au plus près de la nature qui a toujours été notre forteresse.

- Ferme les yeux et écoute. Respire doucement comme si tu cherchais à distinguer un parfum subtil. Sens la brise qui joue avec tes cheveux. Écoute, sens et ressent la nature.

Amance s’exécute avec un sourire aux lèvres. Alors je lui raconte mon monde, ma vie qui bat au même rythme que la forêt qui nous entoure. Je lui parle du grand arbre qui est à notre gauche et dont le vent nous apporte les senteurs.

- C’est un Métaséquoïa glyptostroboides. Un arbre en voie de disparition originaire de Chine. Ne bouge pas, je reviens.

Je me redresse et vais prélever un peu d’écorce du vénérable végétal. J’en profite pour couper la feuille d’une fougère, et de me saisir d’un peu de mousse et de quelques cailloux qui jonchent le sol. Amance, les yeux toujours fermés doit se demander ce que je fabrique à quelques mètres d’elle. Je reviens m’asseoir à ses côtés, bois une gorgée de ma bière avant de poursuivre.

- Garde les yeux fermés. La vue est devenue notre sens essentiel au détriment des autres. Je veux que tu humes ce que je mets sous ton nez. C’est l’écorce de l’arbre dont je te parlais.

J’émiette un peu l’écorce pour qu’elle exhale ses senteurs et la présente sous son nez. Je vois ses narines frémir sous l’odeur de résine mêlée à quelque chose de plus épicé.

- Maintenant, je retire l’écorce de sous ton nez. Tente de retrouver l’odeur, juste par ce que le vent t’apporte. C’est moins fort, pourtant bien présent pour peu que l’on se concentre.

Je la vois lever le museau, chercher le sens du vent.

- Garde les yeux fermés, c’est essentiel de couper ce sens.

Enfin elle trouve la fragrance du sempervirens. C’est ténu, mais bien présent. Doucement, je lui attrape la main, elle sursaute à mon contact. Je la rassure.

- Dis-moi ce que c’est.

Je place un morceau de la feuille de fougère entre ses doigts. Amance touche, fait rouler la feuille entre ses doigts. Je ris à ses propositions.

- Et que te dit ton nez ?

Amance devine dès qu’elle sent l’odeur de la fougère.  Je pose une petite pierre au creux de sa main.

- Qu’est-ce c’est ?

Elle me parle d’une pierre.

- Exact. C’est une molasse, une roche sédimentaire. Mais là n’est pas son intérêt. Tu ne trouves pas qu’elle est douce au toucher ? Qu’elle a une odeur particulière ? Un peu âpre.

Je ne lui laisse pas le temps de s’appesantir sur la pierre car j’attire son attention sur un grillon qui stridule à notre droite.

- Écoute-le. Il suit un rythme. Il va changer bientôt.


L’insecte n’est pas effrayé par notre présence car nous ne bougons pas et que je murmure plus que je parle. Et le petit animal que j’ai entendu approcher depuis un moment arrive, interrompant la musique du grillon.

- Ouvre les yeux, mais ne fais pas de geste brusque.

Amance a le temps d’apercevoir deux grandes oreilles, puis un popotin tout blanc qui s’enfuit avec son propriétaire. Nous éclatons de rire. Je lui redemande de fermer les yeux, lui fait sentir de la mousse, de la terre. J’attire son attention que le millier de sons distincts qui émane de la forêt. J'espère ne pas passer pour rêveur naïf. Ma main sur son épaule la bascule doucement sur la couverture.

- C’est ça la vie, la mienne en tout cas. Des milliers de senteurs qui embaument l'air, de sons plus ou moins diffus, de textures sous tes doigts. Ouvre les yeux.


Là, ce ne sont plus les lumières de la ville qu’elle contemple, mais les milliards d’étoiles qui nous surplombent.

- Ça, c’est le plafond de ma maison. Mon père me disait que chaque étoile représente l’âme de quelqu’un. Et que tous ceux qui sont morts et que l’on chérissait, veillent à présent sur nous.

Je ne sais pas si Amance a compris ce que j’essaye de partager. Ma perception de la nature qui nous entoure. Un regard bien plus attentif que les gens portent sur la nature. Je lui montre la vie comme un loup la perçoit. Avec une infinité de nuances, toutes plus belles les unes  des autres. Ma poésie est dans cette contemplation. Je me suis allongé à côté d’elle, l’entourant de mon bras avec le fallacieux prétexte de la fraîcheur nocturne. J’essaye de lui montrer la facette la plus authentique de ma personne.

- Maintenant, écoute, sens et vois tout à la fois. Il y a une famille gerbille dans le fourré à deux mètres derrière ta tête. La chouette que tu as entendue tout à l’heure appelle son compagnon. Elle garde son petit.

Je la berce en lui racontant ce que j’entends, vois et hume. Ses sens des humains sont atrophiés par rapport aux miens. Mais avec un peu de bonne volonté, de la patience et de la persévérance, il est possible d’étendre sa perception sensorielle.

- La nature vit et respire. Il suffit savoir l’écouter.


Une étoile filante passe dans le ciel.

- Fais un vœu.

Je souris à celui que je viens mentalement de faire, puis me redresse sur un coude et nous ouvre une nouvelle bière, toujours avec la même technique.

(*) : Défi Capitaine Haddock


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Lun 6 Aoû - 2:37



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- Que le grand cric me croque et me fasse avaler ma barbe !

Je tilte à sa phrase. C'est pas dans tintin ça? J'hausse un sourcil, porte mon attention sur lui en riant de plus belle. Son bras autour de ma taille m'attire vers l'arriére, je recule lentement contre lui.

- Je ne suis pas doué pour les belles phrases comme notre collègue Leoric. Par contre je sais trouver l’exact endroit qui te permet de voir la nature sous son plus bel angle, mais pas que.

Regard interrogateur, je tourne mon visage vers lui:

-Mais pas que? Pas que quoi?


Pas de réponse, tant pis. Couverture installée, je prend place à ses côtés, profitant du petit vent frais qui souffle sur nous en admirant le paysage. J'entend nettement le bruit d'une bouteille de biére que l'on ouvre, sourit un peu en acceptant celle qu'il me tend. J'en prend une gorgée en me promettant que c'est la derniére biére de la soirée. Je n'ai pas envie de finir saoule ce soir. Enfin, je n'ai pas envie qu'il me voit saoule. Parce que, Amance avec un coup dans le nez, ça déménage. Et pas questions qu'il m'entende chanter la marseillaise à tue tête. Ou pire, des chansons paillardes, celle bien crade qui ne font rire que les gueules saoules ou les vieux tonton à l'esprit tordus.

- Ferme les yeux et écoute.
-Maintenant?
-Respire doucement comme si tu cherchais à distinguer un parfum subtil. Sens la brise qui joue avec tes cheveux. Écoute, sens et ressent la nature.

Je le regarde, septique un instant, puis décide de le faire en haussant une épaule. Pourquoi pas après tout. Je ferme les yeux en souriant. J'ai l'impression d'être sans défense sans la vue. Je frissonne, inquiéte. Je tente malgré tout de faire ce qu'il me demande, d'écouter, de sentir, de ressentir. Le bruit du vent dans les feuilles est la premiére chose que j'entend parfaitement. Ca a le don de m'apaiser, comme une jolie berceuse. Je garde les yeux fermés, sent la présence de Will prés de moi. Il me parle des arbres qui nous entourent , un en particulier.

- C’est un Métaséquoïa glyptostroboides. Rien que ça. Un arbre en voie de disparition originaire de Chine. Ne bouge pas, je reviens.

What?? Il va vraiment me laisser là, toute seule, sur une couverture, les yeux fermés qui plus est? Je sens la peur m'envahir, je rouvre rapidement un œil. Il n'est pas loin de moi. Je soupire soulagée. Je sourit, referme les yeux correctement, entoure mes genoux de mes bras. Je respire à plein poumons. Ca sent l'humidité et les feuilles mortes. Ca sent comme la montagne en automne. Le parfum de Will à mes côtés m'arrache un sourire, à la fois rassuré et satisfaite. J'adore tellement son parfum, je veux me noyer dans un océan de son parfum.

- Garde les yeux fermés. La vue est devenue notre sens essentiel au détriment des autres. Je veux que tu humes ce que je mets sous ton nez. C’est l’écorce de l’arbre dont je te parlais.

Je fronce un peu les sourcils, m'execute malgré tout. La premiére fragrance qui chatouille mes narines est celle boisé de la résine fraiche, suivis de prés par des bribes d'épices plus acre. Ca donne un drole de gout dans ma bouche alors que je ne l'ai que respirer.

- Maintenant, je retire l’écorce de sous ton nez. Tente de retrouver l’odeur, juste par ce que le vent t’apporte. C’est moins fort, pourtant bien présent pour peu que l’on se concentre.

Je suis incapable de faire ça! Jared le pourrais, mais pas moi! Je fais la moue, pas convaincu. Mais encore une fois, je m'exécute. Je tente l'expérience, juste parce que c'est lui qui me l'a demandé. Naturellement, je rouvre un peu les yeux. Will me reprend à l'ordre. Je grimace comme une gosse prise en faute, referme les yeux tout aussi vite. Je finis par intercepter quelque chose qui ressemble à l'écorce qu'il m'a fait sentir, en moins puissant, mais bien là, quelque part dans l'air. Je pointe du doigt là ou je pense venir l'odeur en question. Je souris, satisfaite, en comprenant que j'ai bon.

Quelque chose m'attrape, je sursaute avant de comprendre que c'est Willem, tout simplement. Je soupire. Comment font les aveugles?? Je ferais une crise cardiaque avant mes 30 ans si c'étais mon cas, ma parole…

Une forme étrange se glisse dans ma main. C'est plat, fin et légérement piquant sur les bords.

-C'est quoi ce truc? Je ris un peu, fait rouler la chose entre mes doigts : Bon… Ca à l'air d'être en plusieurs parties… Et c'est pas forcément très agréables au toucher. Nouveaux rires : Du sapin? Ou de l'écorce de chez pas quoi…

Il rit. Vilain! Il se moque de moi! Il voit lui, moi pas! Il me propose de sentir, je m'execute. Le fait d'avoir fait rouler le "truc" entre mes doigts en a fait se dégager toutes les senteurs. On dirait l'odeur de l'herbe, en plus fade, plus doux. Je respire tout en manipulant. Des feuilles… De toutes petites feuilles, raccrocher les unes aux autres.

-De la fougére?

Il me confirme la chose, je fais une petite moue de victoire en dansant légérement. Il retire la fougére de ma main, y place autre chose. C'est froid, lourd, lisse et doux. Trop facile.

-Une pierre.

Nouvelle victoire. Il me donne le nom de la pierre. Intérieurement, je souris. Il est passionné par ce qu'il me raconte, sans le voir je sens dans sa voix l'amour de ce dont il parle. Il retire la pierre de ma main, me parle d'un autre sens sur lequel je vais devoir me concentrer à présent. L'ouie. Un grillon. Je souris en écoutant l'insecte nous envouté avec sa mélodie nocturne. Le rythme s'interrompt, comme il l'avait dit quelques instant au par avant. Comment il savait ça? Je fronce les sourcils, curieuse.

J'ouvre lentement les yeux, ne bouge pas, comme il me l'a demandé. Je souris, émerveillé de voir un animal sauvage aussi prêt de nous. Lorsque le lapin fuit en nous montrant son petit popotin blanc, nous rions en chœur avec Will. Pour le coup, je ne sais pas ce qui est le plus mignon, Will qui rit ou le petit lapin. Pour les deux, mon cœur balance.

Je referme les yeux, je continue d'écouter, d'apprendre ce que je comprend être sa vie. C'est simple, c'est poétique. Je découvre un monde que je pensais déjà connaitre. Je ne regrette vraiment pas d'avoir accepté de le suivre en dehors du bar à ce moment même. Il me bascule sur le dos. Je me raidis un instant avant de me laisser aller. Je continue de lui porter toute mon attention, un sourire distrait aux lévres. J'ouvre les yeux pour voir un nouveaux spectacle. Le ciel est superbe, recouvert de son tapis bleu nuit ou brillent des milliers d'étoiles.

-Sublime…
- Ça, c’est le plafond de ma maison. Mon père me disait que chaque étoile représente l’âme de quelqu’un. Et que tous ceux qui sont morts et que l’on chérissait, veillent à présent sur nous.
-Le miens me disait que c'était des anges qui veillaient sur nous, et que chaque personne en ce monde possède son propre ange... Quand on y pense, ça se ressemble...

Je tourne la tête vers lui tout en parlant. Il contemple le ciel, allongé à mes côtés. Il est beau, émerveillé comme un enfant et passionné par ce qu'il me raconte. Je me sers contre lui, son bras autour de moi. Je retrouve avec bonheur cette impression d'être protéger de tous ce qui nous entoure. Je suis en train de craqué pour ce prof, je le sais. Je ne sais pas si ça craint ou si c'est une bonne chose.

Je cesse ma contemplation de sa personne pour regarder autour de nous. Il entend et sens bien plus que moi, les années de nomades ont du aidé. Son monde me parait incroyablement plus beau que le miens, pourtant nous vivons dans le même. J'ai envie de faire partie de sa façon de voir la vie. Il est simple dans sa façon de vivre, tout semble tellement plus beau lorsqu'il parle de ce qui nous entoure… Seul quelqu'un de sincère peut parler de son monde ainsi. Il s'ouvre à moi sans artifices. Et je trouve ça tellement beau que j'en ai presque les larmes aux yeux. Ce matin il m'était totalement inconnu, là il me semble le connaitre depuis toujours.

Je regarde le ciel au dessus de nous de nouveau, capte l'étoile filante du regard.

- Fais un vœu.

Je souris car je l'ai déjà fait. Il se redresse, s'ouvre une nouvelle biére. Je n'ai même pas finis la mienne, je refuse poliment une autre. J'attend qu'il ait pris une gorgée, me redresse et l'attrape par le col de sa chemise avant de venir écraser mes lévres sur les siennes. Cette fois, je l'embrasse réellement. J'ai de nouveau très chaud, comme si ses lévres contre les miennes déversaient en moi de la lave en fusion. Il semble surpris dans un premier temps, puis finalement me rend mon baiser. Je souris contre sa bouche, mes bras s'enroulent autour de son cou et je me laisse retomber sur le dos en l’entraînant avec moi. Ses lèvres sont douces, chaudes, leurs gout chamboulent mes sens, ma tête et tous le reste. Son souffle qui se répercute aux miens, la chaleur de son corps, tellement proche du miens, tous ça me fait lentement perdre tout bon sens.

Les yeux de nouveaux fermés, je me concentre entièrement sur ce baiser qui lentement perd toutes notions de chastes. Mon cœur risque à tout moment de quitter ma cage thoracique tant il bat fort. Mes doigts se perdent sur sa nuque, dans ses cheveux. Son baiser à un je ne sais quoi de sauvage qui me fait perdre tous mes moyens. Sa main se glisse sur moi, laisse derriére elle un sillons qui semble me bruler la peau, se raccroche à mes hanches. Je frisonne sous son contact, un gémissement m'échappe, gémissement étouffé par sa langue qui franchis la barriére de mes lévres. Le gout de la menthe envahis ma bouche. Je deviens ivre de son contact. Allo docteur? Je crois que je suis une junkie, et je viens de découvrir la plus sexy des drogues…

Je rompt le contact après quelques instants, pince mes lévres rougies par le baiser que l'on vient d'échanger. Je souris un peu, avale l'oxygéne à plein poumons avant de murmurer :

-J'ignorais que les étoiles filantes réalisaient aussi vite les souhaits…


Quoi? Bah oui, mon souhait c'était que l'on s'embrasse, aussi stupide que cela puisse être. Je ris un peu, reviens chercher ses lévres. Si je n'imaginais pas cette soirée ainsi, je ne me cache pas le fait que je suis totalement sous son charme… D'accord, je l'avoue. J'ai craqué pour Willem. J'ai totalement craqué pour lui… J'espére juste que cette fois, je ne vais pas trop en souffrir.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Sam 11 Aoû - 17:03





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

Amance se prête à mon petit jeu. Je la sens inquiète et rassurée en même temps. Un mélange d’exaltation liée à une mise en danger. Je ne lui ferai jamais de mal, mais il lui faudrait être dans ma tête pour en avoir la certitude. Elle me parle d’ange au sujet des étoiles. Son image me plait également. L’idée que nous ne sommes jamais seuls, même loin du monde permet de supporter les moments difficiles de la vie. Mais pour le moment, je me sens on ne peut mieux.

J’espère qu’Amance aime le type que je suis. Un mec simple, sans chichi. Je ne porte pas de costard chics comme Alessandro. De toute manière j’aurais l’air d'un pingouin avec, ou plutôt je ne me sentirai pas à l’aise. Je scrute la moindre de ses réactions. J’aime son cœur qui s’emballe dès que ma voix grave s’élève dans la nuit. Ou encore ce petit frisson qui court sur sa peau quand je la serre un peu plus contre moi. Une étoile filante zèbre le ciel obscur. J’ouvre une nouvelle bière, non que j’ai soif, mais pour me donner une contenance. Je sais très bien de ce dont j’ai envie, mais je ne veux pas gâcher le moment par une maladresse. D’autant que je suis un spécialiste en la matière. Elle a refusé la bière que je lui proposais. Amance gère son degré d’ivresse. Bonne ou mauvaise chose ? L’amertume du malt explose dans ma bouche. Quand le goulot de ma bouteille s’écarte de mes lèvres, c’est une autre forme d’explosion qui m’envahit. D’un mouvement souple, Amance s’est redressée, a capturé mon col de chemise et mes lèvres. Sous la surprise, je pose ma bière au loin au jugé. Je crois qu’elle se renverse, mais j’en ai cure.

Je n’ai pas la fierté d’un Italien sur ce point et j’aime quand les femmes prennent l’initiative !

Je réponds à son baiser. Doucement au début, savourant la chaleur de son souffle, le goût de sa peau, son odeur. Mes sens partent vrille quand ses doigts s’aventurent sur ma nuque. Instinctivement, mes bras se referment dans son dos. L’horizon bascule quand je l’accompagne sur le plaid. Amance marque un temps d’arrêt, ses lèvres toujours posées sur les miennes. Un appétit féroce et millénaire naît dans mon cœur et ailleurs. Mes doigts se font plus possessifs, plus sauvages et animales. Je ne peux m’empêcher de mordiller ses lèvres, de glisser ma main le long de son corps, l’effleurant du bout des ongles. Nos respirations s’accélèrent, nos cœurs aussi. Prisonnière volontaire de mon poids, je sens son corps réagir sous mes caresses. Le loup veut sortir, mais il sait qu’il lui ferait peur. Ses hanches se plaquent contre les miennes. Impossible de cacher mon état, mais elle ne semble pas s’en offusquer. D’un coup de rein, j’inverse nos positions pour la soulager de mon poids et lui servir de matelas de chair.

-J'ignorais que les étoiles filantes réalisaient aussi vite les souhaits…
- Oh ! Il faudra se concerter la prochaine fois.
- ?
- Pour ne pas gâcher un vœu et le réserver à autre chose. Nous venons de souhaiter la même chose…


Je lui souris à pleine dents alors que sa tête me cache le firmament et qu’elle reprend son souffle. Un frisson la parcourt, somme des émotions et de la fraîcheur de la nuit. D’un geste je rabats les pans du plaid sur nous, nous improvisant une couche sommaire. Je glisse mes doigts dans ses cheveux et guide sa tête jusqu’à mon torse. Mon menton posé sur son front, je la serre un peu fort contre moi. J’inspire à plein nez pour m’enivrer de son parfum. Mon cœur bat profondément, je la devine sourire en l’écoutant. J’aime la façon qu’elle a de se tortiller pour remonter un peu et nicher son nez dans mon cou. Elle se blottit contre moi comme une femme fragile. Mais même si je ne la connais pas vraiment, même si elle semble frêle, mon instinct me dicte qu’elle est bien plus forte qu’elle ne le paraît. Mes pensées vagabondent alors que j’entortille l’une de ses mèches de cheveux autour de mon doigt et que sa main s’est glissée dans l’ouverture de ma chemise. Le volcan dans mon bas ventre c’est un peu calmé. Je tempère car j’ai le sentiment que ce qu’il se passe entre nous a de l’importance. Et que c’est bien plus sérieux que ce que j’ai pu vivre avec une certaine polonaise, dont j’étais clairement le plan c*l.

Mes lèvres esquissent un sourire alors que les siennes butinent la peau tendre à la limite de mon cou et de ma clavicule. Je crochète son menton du bout de l’index pour capturer à nouveau son joli sourire avec mes lèvres. Ma langue se fait aventureuse et fait connaissance avec la sienne, alors que ma main part explorer un continent appelé Amance. Le creux de ses reins, le galbe de ses fesses, me retenant avec peine de ne pas m’immiscer sous la ceinture de son jean. Ce soir je resterai un gentleman alors que j’ai envie de la… Ne pas penser à « ça » !! Mais elle réagit à mes caresses, sa peau est brûlante, je le sens même à travers le tissu de nos vêtements. Comment garder ma raison ?

(…)

Le temps s’effiloche sans que nous nous en apercevions. Bien  que nos tenues soient dérangées, ma chemise totalement ouverte, son haut égaré quelque part sur le plaid, que quelques boutons de ma braguette, tous en fait, soient détachés, que sa chevelure la fait ressembler à une lionne, nous sommes resté sages. Euh presque... À quelques détails près qui ne regardent personne. Au faite, Amance porte bien une culotte !

- Tu frissonnes de froid là ! Ne bouge pas.

Je me relève, repliant soigneusement le plaid sur elle pour la couvrir. Saute sur place en tenant mon jean pour le renfiler correctement. Des mains malicieuses avaient réussi à le faire glisser à mi fesses. Amance éclate de rire à mon geste. Je reboutonne mon futal, attrape les cadavres de bière, pose le tout sur Amance et soulève l’ensemble comme Hulk.

- Oh hisse ! Accroche-toi à mon cou.

Je porte ma princesse jusqu’à l’Impala, sur le capot précisément. Je n’aurais pas dû. Car une jolie fille en soustif couchée sur le capot rutilant de mon bébé… Les bouteilles de bières vides chutent au sol dans un tintement pendant que je reconquière le continent Amance. Ses jambes qui entourent mes hanches, son souffle chaud sur ma nuque, ses mains que je tiens prisonnières au-dessus de sa tête. Quelques mouvements de hanches plus tard…

- Ce n’est pas raisonnable ! Nous sommes des adultes responsables, des professeurs !

Je cherche une bouée de sérieux dans son regard.

- Tu es libre demain soir ? Tu pourrais passer à la maison…

Avec toutes les oreilles de loups..

- Ou chez toi ! J’ai trop envie de faire ami-ami avec Casper, euh Gasper…


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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mar 14 Aoû - 21:49

Allongée sur le plaid, je regarde le plafond étoilé au dessus de nous. J’ai le cœur qui palpite, la respiration rapide, ma poitrine se lève et se baisse à un rythme soutenue. J’ai un sourire idiot accroché aux lèvres. Ça faisait longtemps que je ne mettais tous simplement pas sentie... Vivante. Je jette un œil à Will à mes côtés, ses cheveux en bataille, sa chemise ouverte qui me laisse entre voir son torse dénudé... Mes yeux glissent sur son jean déboutonnée, je me mord la lèvre inférieur en souriant. Ce n’est pas dans mes habitudes ce genre de chose, mais pour le coup... Je m’étire en pensant que je recommencerais bien là, tout de suite. Je ferme les yeux...

Les mains de Will sur ma poitrine, sa bouche qui découvre ma peau, ses lèvres sur les miennes. Ses gestes, possessif. Son bassin, calé contre le miens. Mes mains qui le découvrent. Sa peau, chaude. Son parfum, enivrant...

Je frissonne. Oh que oui, pour sûr, je recommencerais bien là tout de suite...

-Tu frissonnes de froid là! Ne bouge pas.

Il se relève d’un bond, rabat la couverture sur moi pour ne pas que je choppe froid. Je me redresse un peu, tenant les pans de la couverture sur mes épaules . Il faut que je retrouve mon haut qui a du volé je ne sais où... Je me félicite d’avoir mis un de mes plus beaux ensembles, même si ce qui vient de se passer n’était pas prévu au programme. Mes recherches sont interrompues par Will qui s’affaire autour de moi, mon regard se pose sur ses fesses. Je me mord la lèvre de plus belle. Il a une paire de fesses à faire virer sa cuti à une bonne sœur. J’abandonne totalement mes recherches pour l’admirer . Il sautille sur place pour se rhabiller. J’éclate d’un rire franc. Je reprend ma contemplation, ses abdominaux parfaitement dessiné, le v que ses muscles forment sur le bas de son ventre... Je soupire d’envie. Il me cale les bouteilles de bière, vide ou pleine, sur moi et m’attrape avant même que j’ai le temps de protester. Encore une fois, je me retrouve porté par un Will à la force incroyable. J’ai l’impression de ne rien peser avec lui.

-Oh hisse! Accroche-toi à mon cou.
-Oui mon capitaine.

Je ris gentiment tout en m’ exécutant. Je me sers contre lui, la tête dans son cou je respire son parfum, mes lèvres goûtent de nouveau à sa peau. Je souris en repensant à ce qu’il m’a dit plus tôt sur nos vœux commun. Il souhaitait m’embrasser également... Je rougis en souriant, me niche un peu plus contre lui. Tant pis pour le voeu « gâché », je ne regrette absolument pas de l’avoir formulé.

C’est de nouveau , avec une aisance qui - je pense - me surprendra toujours , qu’il nous fait traverser la forêt dans l’obscurité. Comme pour l’allée, j’admire l’adresse avec laquelle il se déplace. Je suis parfaitement incapable de faire cela. Je ne suis pas sûr de savoir le faire un jour... Nous arrivons rapidement à l’Impala, il me fait assoir sur le capot. J’hausse un sourcil. La tentation est trop forte. Souriant en coin, je laisse choir les bouteilles de bières au sol, rejette les pans de la couverture en m’allongeant sur le capot. Ses pupilles s’élargissent alors que je m’offre tout à son regard. Il fond sur moi comme un prédateur sur sa proie. Je ris contre ses lèvres un court instant avant de lui rendre son baiser. Mes bras s’accrochent autour de son cou, mes mains se perdent dans ses cheveux, dans son dos, mes jambes s’enroulent autour de sa taille. Mes lèvres dévie sur sa mâchoire, mes dents frôlent sa peau. Sans vraiment comprendre comment, mes mains se retrouvent prisonnières des siennes, tenues au dessus de ma tête. Son bassin coller au miens, l’invitation de son corps a une danse que je brûle d’envie de faire avec lui... Je geins légèrement, j’ai encore très très chaud là. Comment garder la tête sur les épaules, sérieusement ?

Et puis plus rien. Plus rien? Comment ça plus rien? Le cœur battant à tout rompre je rouvre les yeux pour regarder l’homme au dessus de moi. Il arrête ça comme ça? Il a idée de combien l’envie que j’ai me torture le bas ventre? Je crois qu’il ne se doute même pas de combien mon désir pour lui est viscéral en ce moment même.

Son regard se plonge dans le miens. Je cherche dans son regard un je ne sais quoi, quelque chose qui me dit que ça ne va pas s’arrêter comme ça, que l’on va aller plus loin...

-Ce n’est pas raisonnable !
-Quoi?!
-Nous sommes des adultes responsables, des professeurs!

Pourquoi il me parle de notre métier ? Je le regarde, choquée, avant de rire nerveusement. Non, il n’est pas véritablement sérieux là? Si? Si. Je me cambre sous lui, tente, en vain, de l’inviter à recommencer. Mes mains sont relâchées. Je fais la moue. Je serais d’humeur à bouder pour le coup. C’est pas cool ça! Je glisse mes doigts pour jouer sur sa nuque. J’ai pas la moindre envie d’être sérieuse là...

-Tu es libre demain soir? Tu pourrais passer à la maison...

Chez lui? J’hausse un sourcil quand il se reprend :

-Ou chez toi! J’ai trop envie de faire ami-ami avec Casper, euh Gasper...

Je pouffe de rire:

-Jared. Il s’appelle Jared. C’est un chien, pas un fantôme. Et pour demain soir...

Je fais mine de réfléchir avant de lui sourire:

-Je crois que c’est faisable...

Ses lèvres fondent sur les miennes, je me sers contre lui en souriant.

Ce soir là, au fond de mon lit, mes rêves sont peuplé de flash de notre soirée. L’un d’eux revient plus souvent, comme un signal d’avertissement : Les yeux de Will qui luisent comme ceux d’un animal...

(...)

-Will! Arrête...

Je ne suis pas le moins du monde convaincante. Je glousse comme une collégienne, prisonnière de ses bras musclé. Caché dans son bureau, à l’abri des regards indiscrets, j’ai l’impression d’être une ado qui fait une grosse bêtise. Ses mains sur mes fesses me font frissonner. J’avoue, j’ai fait exprès de mettre ce pantalon taille haute. De une parce qu’il me fait une taille de guêpe et de deux parce que mon derrière paraît plus rebondis. Et aussi parce que je voulais qu’il fasse ce qu’il fait là: me peloter avec envie. Je suis une grande gosse, mon dieu. Je ris un peu, l’embrasse encore et encore avant de me reprendre:

-Monsieur Shepherd, je ne suis pas venue là pour ça.

Je tente de le repousser en vain. Je ris de plus belle :

-Will... Je suis venue te voir pour te donner une heure de rendez-vous, j’ai oublié de te la donner hier...

Une petite voix dans ma tête me rappelle que j’aurais pu simplement lui envoyer un texto. Je fais taire cette ville petite emmerdeuse en me serrant contre lui, jouant avec le col de son t-shirt:

-19h à la maison, d’acc?

Je retrouve vite ses lèvres, mes mains posé à plat sur son torse. La sonnerie de début de cour me sauve. Je me détache de lui à contre cœur, récupère mes fiches sur son bureau. Une main dans ma crinière pour la replacer, j’offre un sourire à Will:

-À ce soir ...

Je file dans les couloirs, sourire aux lèvres. Je suis sur un petit nuage. Mon cours démarre tranquillement, je pense à la soirée qui m’attend. Je suis tellement ailleurs que même cet idiot d’Anderson me semble parlait un Français impeccable.

(...)

J’ai l’air idiote quand je suis concentré. Vraiment trop idiote. Penché sur le plan de travail, langue tirée et nez froncé je m’applique dans la préparation de mon dessert. Ne connaissant pas encore trop ses goûts (outre celui de la bière et de la viande), j’ai opté pour une gourmandises de mon enfance : la tête de négre. J’ai mis du temps pour faire des meringues parfaitement ronde, mais j’ai réussis et là je m’applique à la recouvrir de crème au beurre au chocolat avant de la rouler dans des copeaux de chocolat noir. Les résultats est plutôt beau, je suis vraiment fière de moi. Dans le four, mon gratin dauphinois finis de doré tandis qu’un beau morceau de viande termine de cuire dans une sauce à base de moutarde et de crème fraîche.

Jared salive à mes pieds, se lèche les babines en quémandant. Je ris un peu, secoue la tête:

-Non, ce n’est pas pour toi... Et sage ce soir. On a un invité.

Je termine ma tâche première avant de les réserver au frais. Je souris en regardant la bouteille de blanc qui attend patiemment à côté des Guiness. Dans mes cartons j’ai trouvé une bouteille , vin moelleux et sucré. Gewurztraminer, vendanges tardives. Une tuerie. Un traître aussi. Le genre de vin tellement doux qu’on le boit sans faire attention, avant de se faire rattraper par l’ivresse. Je jette un coup d’œil à l’heure en refermant le frigo. 18h45. Okay j’ai 15 minutes pour me rendre... Présentables? Non. Sexy. Je veux le mettre en appétit avant même que l’on passe à table, avant même qu’il franchisse le pas de la porte.

Tu vas trop vite . Je râle en chassant cette putain d’emmerdeuse de petite voix. Pourtant, je sais qu’elle n’a pas tord. A m’emballer ainsi, est-ce que je ne risque pas d’en pâtir? Les hommes ne m’ont ils pas fait assez de mal par le passé ? Je refuse d’y penser. Je refuse de penser à lui. Une image qui m’a trop longtemps hanté me reviens en pleine face. Ma petite sœur nue dans mon lit. Le corps tatoué de mon fiancé au dessus d’elle, calé au creux de ses cuisses. Leur visage, d’abord surpris, puis gêné. Je serre les poings. Mon dieu que cela m’a fait souffrir... Mais Willem n’est pas comme Adam. Et je ne dois plus penser à ça. Adam fait partis de mon passé. Ma rage c’est transformé en pitié, ma jalousie en dégoût. Adam n’est pas une page tournée, mais arrachée, dechipouillée et brûlée. Je me passe une main dans sur le visage, ferme les yeux. Le sourire de mon séduisant collègue est la première image qui me viens en tête. Mes doutes fondent comme neige au soleil. Will est différent des autres et j’ai confiance en lui. Même si c’est un peu rapide...

Douchée, habillée , je m’observe sous toutes les coutures. Je sors le grand jeux. Maquillée légèrement, glissée dans une combinaison en soie noir et pied nue, je me trouve plutôt sexy. En fait, c’est surtout le décolleté qui fait tout. Ce dernier est tellement plongeant qu’il m’arrive presque au dessus du nombril. Plus décolleté, c’est ouvert. Je me jette un dernier coup d’œil dans le miroir. Je me demande si rester pied nue est une bonne idée. Il est immense. Je vais être ridicule à côté de lui... Tant pis, je joue la carte de la simplicité. Et être pied nue chez moi, j’adore ça.

On frappe à la porte. Jared aboie comme un forcené dans le couloir. Ça ne peut être que Will. Je détale de ma chambre comme un garenne, glisse sur le parquet du couloir qui mène à l’entrée et me ramasse de manière magistrale. Du grand Amance dans toute sa splendeur! Je me relève en grimaçant. Je viens de me démettre l’épaule, c’est pas possible autrement. Je frotte mon bras dans l’espoir de faire passer la douleur tout en me dirigeant vers la porte en prenant bien attention de ne pas tomber encore.

Les grands yeux pierre de jade du beau professeur de science se plante dans les miens. Je fonds en souriant comme une enfant devant une glace en été. J’en oublierais presque la douleur qui irradie de mon épaule.

-Salut...

J’ai rien d’autres à dire? Sérieusement ? Amance, tu es une patate. Une mignonne petite patate, oui, mais une patate quand même. Reprend toi cocotte! Je me reprend un peu, m’écarte pour le laisser entrer. Jared cesse d’aboyer en même temps que la porte se referme. Il observe Will les oreilles droites, la tête basse. Il le toise avant d’avancer vers lui en battant de la queue, les oreilles baisser, signe de son apaisement. Je souris gentiment. Il se laisse flatter avant d’aller rejoindre son panier. Je sourit à Will, satisfaite de cette entrée en matière. Haut les cœurs! Je lui fait signe de me suivre dans le salon:

-Tu veux une guiness? J’en ai des fraîches au frigo...



   
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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Lun 20 Aoû - 21:39





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

Ramener Amance chez elle a pris du temps. Du temps pour passer du capot aux sièges avant. Du temps avant de démarrer. Sans compter l’éternité devant chez elle, ma professeure de français préférée lovée dans mes bras. J’aime le rôle qu’elle me donne, celui du mâle protecteur. J’apprécie sa confiance en moi et sa présence me fait espérer un avenir radieux. Je sais qu’Amance s’entendra à merveille avec Mady. Toutes deux sont forgées de la même simplicité et de la même spontanéité. La française serait un rayon de soleil pour nous. Je chasse de mes pensées le moment où je devrai mettre Amance au courant de ma nature. J’ai si peur de la faire fuir…

(…)

Les élèves sont ravis, ils ont tous eu de bonnes notes. Un professeur heureux est un prof plus conciliant. Ce soir, je passe la soirée chez Amance. Depuis que je suis réveillé, je trouve la vie belle, les couleurs plus colorées et les fleurs de Mady plus odorantes.

Mon bureau-placard-à-balais est… rangé. Vicky Anderson a été d’une redoutable efficacité. J’ai déjà avancé pas mal de dossiers en souffrance, lorsque Amance fait son apparition dans mon antre.

-Will! Arrête...
- Meuh…


Je lui ai sauté dessus dès que la porte s’est refermée dans son dos. La serrant dans mes bras et lui renversant la tête par un baiser possessif et avide. Mes mains agissent de leur propre chef et vont se loger sur sa croupe.

-Monsieur Shepherd, je ne suis pas venue là pour ça.
- Ce qui est bien dommage mademoiselle Jouve…


Je lui souris, la regarde telle la huitième merveille du monde. Elle tente de m’écarter avec ses bras, mais je ne cède pas. Proie capturée ! Bien évidement si elle ne riait pas, si son sourire ne m’affirmait pas tout le contraire de ses mots, j'aurais relâchée mon étreinte. Seulement tout son corps m’appelle à…

-Will... Je suis venue te voir pour te donner une heure de rendez-vous, j’ai oublié de te la donner hier...
- Oh ! Et donc ?
-19h à la maison, d’acc?
- D’acc. Ça va être long d’attendre jusqu’à 19h…


Je prends une mine dépitée, ses lèvres se posent sur les miennes pour mon plus grand plaisir. La sonnerie de début de cours nous interrompt. Flûte !

-À ce soir ...
- A très vite Amance.


Je passe l’heure suivante à regarder le plafond, les yeux dans le vague. Il y a un nuage à mon bonheur. Dois-je affronter l’orage ce soir ? Ou attendre qu’elle soit profondément attachée à moi ? C’est à double tranchant, car les loups sont de nature fidèle et exclusive. Non pas qu’un amour mort nous condamne au célibat, mais c’est un déchirement presque physique que de perdre l’être aimé. Je soupire et quand je remets le nez dans le dossier que je traitais à son arrivée, je m’aperçois que je n’ai plus le temps. Il me reste une dernière heure de cours à donner.

(…)

J’aide Mady à la cuisine, même si je ne mange pas à la maison ce soir. Kada’an travaille au Pink et Keanus est retenu par une réunion à son travail. Quand enfin l’heure tant attendue arrive. J’ai fait un effort vestimentaire espérant que cela plaise à Amance. Cette fois-ci je ne me trompe pas de maison, et frappe à la bonne porte. Jared « m’accueille » à sa façon de l’autre côté du battant. Je fais attention à ne pas dégager une aura trop puissante pour le chien. Je souhaite m’en faire un ami, non le dominer. Une cavalcade dans la maison et le bruit d’une chute stoppe les aboiements. Je m’inquiète, mais je suis rapidement rassuré lorsque la porte s’ouvre sur mon hôtesse.

-Salut...
- Bonsoir.


Amance porte une tenue qui force mon regard à plonger entre ses seins. La française ne réagit pas.

- Je peux entrer ?

Amance se décale et j’entre dans sa maison. Le chien me regarde sans bouger. Je me baisse en signe d’apaisement. Il vient me voir, les oreilles basses et se laisse caresser. Nous faisons connaissance sur un plan qu’Amance ne peut pas deviner. Rassuré sur mes intentions et mon respect pour lui, Jared retourne à son panier.

-Tu veux une Guinness? J’en ai des fraîches au frigo...
- Carrément ! Oups ! J’ai oublié quelque chose dans la voiture ! Je reviens tout de suite.


J’ouvre la porte, fait un signe de la tête au chien qui après une hésitation et un regard vers sa maîtresse, me suit. Mon oubli n’était pas prémédité, mais en regardant le chien qui me suit collé à ma jambe comme un fidèle compagnon, une idée me vient en tête. Je récupère le bouquet de roses écarlates sur la banquette arrière et le petit paquet qui l’accompagne. Je me suis cogné à renifler tous les parfums à la parfumerie pas loin du lycée pour retrouver celui d’Amance. La vendeuse ne comprenant rien quand je lui avais donné exactement toutes les senteurs du parfum de la française. Je me baisse vers Jared.

- Dis mon pote, tu veux faire plaisir à ta maîtresse ?

Ce ne fut pas une sinécure de faire ouvrir la gueule au chien et de lui faire porter le paquet par le ruban dans défoncer l’emballage. Mais avec un peu de patience Jared comprit ce que j’attendais de lui.

(…)

Me revoilà dans la maison d’Amance. Sur la table basse du salon deux bières n’attendent que d’être bues. Le chien devant moi, une boucle du ruban qui entoure le paquet coincée dans une canine inférieur, moi avec mon bouquet caché dans le dos prenons la pose. Jared est fièrement assis sur son postérieur. Il a senti l’émerveillement d’Amance.

- Jared n’osait pas t’offrir son cadeau, alors je l’accompagne et lui donne un coup de patte.

Je sors mon bouquet de roses qui est passé entre les mains expertes de ma tante pour virer toutes les épines susceptible de blesser.

Notre entrée vaut un bisou sur la tête du chien et un baiser langoureux pour moi. Je ne sais pas comment nous arrivons dans le canapé sans rien renverser.

(…)

Les boutons de ma chemise et ma cravate n’ont pas résisté longtemps. Je suis assis en bout de canapé, la tête d’Amance sur mes genoux, six cadavres de bière jonchent la table basse. Mon ventre émet soudainement un bruit affamé alors qu’un rot sonore s’échappe de mes lèvres.

- Pardon, je crois que j’ai faim.

Je prends un air penaud et retire ma main du décolleté plongeant d’Amance. J'avais commencé à aspirer la douleur de son épaule en faisant attention  ce qu'elle ne voit pas mes veines noircir, puis ma main avait... glissée.


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Mer 29 Aoû - 21:58

Il a oublier quelque chose dans l’impala ? Je fronce les sourcils, curieuse avant d’hocher la tête à l’affirmatif :

-Okay... Je prépare les verres en t’attendant.

Il lance un regard entendu avec Jared qui le suis sans demander son reste. Je reste bouche bée, immobile dans l’entrée alors que la porte se referme. Depuis quand mon chien suis quelqu’un d’autre que moi ?? Je reste perplexe face à la situation, pour le coup.

Tout en me massant l’épaule, je retourne à la cuisine pour tranquillement préparer les verres. Mon chien est une énigme depuis notre arrivé aux USA, soit il est doux comme un agneau et se laisse caresser sans broncher, soit il aboie comme un dératé, crocs sortis et poil hérissé. Est ce que c’est le changement brutal d’environnement qui le rend lunatique? Il faut que je trouve un veto pour lui en parler, je crois savoir qu’il y en a un à la sortie de la ville...

(...)

J’ai installé les verres au salon, les posants sur la table basse. On sera mieux installé dans le canapé que sur les chaises de la cuisine... High Hopes de Panic! At the Disco en fond sonore, je danse légèrement en suivant le rythme de la musique. J’entend des pas derrière moi. Quand je me retourne, je suis surprise de voir mon homme - Est ce que j’ai dit qu’il était très sexy dans sa chemise ?- et mon chien, bien droit, tout deux fier comme des paons. De la gueule de mon chien pend un paquet parfaitement emballé. Je rougis tout autant que je souris. Il a pris le temps de faire ça pour moi... Je me sens choyée, une princesse. Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit, Will parle avant moi :

-Jared n’osait pas t’offrir son cadeau, alors je l’accompagne et lui donne un coup de patte.

Je ris un peu. Mais oui bien sûr, c’est le chien qui a été le faire un cadeau.. Le bouquet de fleur qu’il sort de son dos me faire sourire de plus belle. Mon cœur s’emballe devant son geste, je suis en train de sérieusement perdre pied avec lui. Je tente de ne rien montrer -en vain bien entendu, je suis bien trop heureuse pour que cela passe inaperçu - et m’approche des deux hommes. Je commence par retirer le paquet délicatement des crocs de mon chien, le remerciant d’une caresse et d’un bisous sur le haut du crâne auquel il répond d’un battement de queue enjouée. Je me redresse, m’approche du bel homme qui se tiens devant moi :

-Je ne sais pas comment te dire merci...

Je récupère le bouquet de rose rouge, en hume le parfum qui en émane avant de passer mes bras autour de son cou. Mes lèvres se posent sur les siennes, je l’embrasse longuement, passionnément. Ma langue retrouve sa partenaire de jeu. Au secours, je ne contrôle plus rien...

(...)

Allongée sur le canapé, la tête sur les jambes de Will, je souris les yeux fermés. Je ne sais pas si c’est la paume de sa main chaude sur ma poitrine qui me fait cet effet, mais la douleur de mon épaule semble s’être évanouie. Je me sens bien, caressant négligemment son avant bras du bout des doigts. Rien ne pourrait gâcher la tendresse de ce moment que nous partageons... Enfin c’est ce que je croyais.

Je rouvre les yeux surprise de ce que je viens d’entendre avant d’éclater d’un rire franc. Je lui assène une légère tape sur le torse sans cesser de rire:

- T’es dégueu’ ! Voilà ce que l’on t’aurais dit chez nous. En bref, ça veut dire que c’est crade et que je ne te fais plus de bisous.

Je lui tire la langue, bonne enfant, avant de me relever rapidement. Je le nargue en roulant des hanches, je suis parfaitement incapable de ne plus l’embrasser, je ne sais pas à qui je tente de faire avaler ce mensonge. Je replace aux mieux le haut de ma combinaison :

-Mais c’est vrai que je commence à avoir faim aussi... Je fais réchauffer ta viande et on passe à table.

(...)

Cet homme ne mange pas. Non, il dévore. Il a un appétit monstre ma parole! Moi qui pensait que les rumeurs comme quoi Will serait capable d’avaler la totalité de la cantine était pure canular, je commence à penser qu’il en serait capable. Malgré tout, je le regarde avaler le contenue de son assiette en souriant. Au moins, il aime ce que j’ai préparée pour lui et ça, ça fait plaisir. Jared est assis à une distance respectable de la table, regardant l’assiette de Will avec envie. Il termine son assiette avec un appétit non find. Je ris un peu :

-Je ne t’aurais jamais cru aussi gourmand... Tu n’as pas la carrure de quelqu’un qui peut dévorer autant... Mais ça fait plaisir à voir.

Je continue de rire gentiment, reprend un peu de vin. Je fais rouler le liquide dans mon verre, en prend une gorgée en regardant tour à tour Will et Jared. Il semble bien l’accepter contrairement à ce que j’ai pu voir hier..

-Il est étrange depuis qu’on est ici... Encore plus étrange avec toi.

Je pose mon verre, prend la dernière bouchée de mon assiette avant de reprendre :

-Dans ma famille, il est de tradition d’avoir un chien. A notre vingtième anniversaire on nous offre un chiot. En général, on offre un chien de troupeau, qui vient de l’élevage familial. Moi, je l’ai voulu lui...

Je tends la main vers Jared qui s’approche pour venir se faire caresser. Je souris doucement, perd mes doigts dans la fourrure de son cou :

-Un chien loup. Ça à fait un petit scandale...

Je ris de bon cœur, repense à la tête outrée de mes parents lorsque j’avais refusé le chiot que l’on me proposait. Je reprend une gorgée de vin :

-En fait, dans le village où je vivais, on est assez connu. A cause de la Bête et de ce qui c’est passé avec mon ancêtre. Alors une Jouve qui choisis un chien loup... Ça fait très mauvaise image.

Je remarque le regard interloqué de Willem, me pince les lèvres avant d’inspirer profondément:

-Avant tout... Promet moi de ne pas me prendre pour une folle, ok?

Je termine mon verre et me lance :

-C’est une histoire qui se transmet dans ma famille, une histoire qui a sa part de vrai. Je suis une des descendante de Jeanne Jouve. En Mars 1765, alors que la Bête du Gévaudan fait un carnage dans mon village au cœur du Gévaudan, Jeanne a sauvé 3 de ses enfants des griffes de la Bête. Cependant, l’un de ses fils âgé de six ans fut emporté par la Bête. Elle était venue le chercher dans la cour de la maison. Jeanne se lance à sa poursuite, hurle à l’aide en se jetant sur le monstre pour récupérer son enfant. Un autre de ses fils, qui s’occupait du troupeau avec son chien , entend les appels à l’aide de sa mère. A 3 ils réussissent à faire lâcher l’enfant, la Bête prend la fuite en forêt poursuivis par le chien de troupeau. Le petit garçon est vivant, mais gravement blessé. Il meurt 6 jours après l’attaque...

Je joue du bout des doigts sur le verre vide. Je n’arrive pas à croire ce que je fais, je raconte l’histoire que j’ai longtemps chercher à fuir. Le vin délie ma langue ma parole! Je continue :

-Dans l’histoire comté par ma famille, le petit n’est pas mort des suites de sa blessure. C’est Jeanne qui a mis fin à ses jours. On dit que son sang était devenues épais et noir, que ses yeux bleus de base luisait à l’or le soir venu. Le chien qui l’avait sauvé passer son temps à gronder et grogner. Jeanne, qui craignait que son fils n’ait contracté une étrange maladie, et vu qu’il souffrait le martyr, lui ôta la vie...

J’esquisse un triste sourire, hausse une épaule et termine :

-Depuis cet époque, c’est devenue une tradition. On offre un chien de troupeau, un protecteur. Au cas où la Bête viendrait nous chercher...

Je relève le regard sur Will, me met à rire doucement :

-Ne me regarde pas comme ça ! Ce n’est qu’une histoire... Franchement, du sang noir? Des yeux jaune? Petite, j’y ai cru. Mais ça reste une histoire pour effrayer les mômes...

Je souris, me passe une main dans les cheveux, me lève et ramasse les assiettes pour aller chercher le dessert. Je reviens avec mon dessert qui se présente plutôt bien , pose une assiette devant lui et me rassoit face à lui :

-Chez moi, on appelle ça une tête de nègre. Et c’est meilleur quand on le mange avec ses doigts.

J’attrape ma meringue et croque dedans en riant un peu. J’espère qu’il ne me prend pas pour une folle maintenant...
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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Jeu 6 Sep - 13:37





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

J’aime la simplicité avec laquelle cette relation se met en place. Une évidence qui se passe de paroles. J’en suis heureux, car je ne suis pas un baratineur comme peut l’être Alessandro. Parfois, je l’observe agir au Pink. On me prendrait pour un clown si j’agissais comme lui. Mais pas besoin d’emphase ni de i, ni de a, ou encore de o, celle dont la tête repose sur mes genoux, je l’ai conquise sans artifice, sans triche. Jared nous regarde depuis son panier, le museau posé sur ses pattes. Il sait. Il sent que je suis incapable de blesser sa maîtresse.

(…)

- T’es dégueu’ ! Voilà ce que l’on t’aurait dit chez nous. En bref, ça veut dire que c’est crade et que je ne te fais plus de bisous.
- Digueu ? Mais ! Les bisous…


Je prends un air triste qui ne résiste pas à son déhanché quand elle se relève. Si désirable et si innocente en même temps. Charmeuse sans calcul. Naïve à l’intelligence redoutable.

-Mais c’est vrai que je commence à avoir faim aussi... Je fais réchauffer ta viande et on passe à table.
- Youpee, j’ai faim !


Conquis, je le suis assurément. Alors qu’elle disparaît à la cuisine, mon sourire s’efface quelques secondes. Et si je la perdais ? Tout cela semble trop beau, presque irréaliste pour être vrai.

(…)

En plus elle cuisine comme une déesse. Je fais honneur à son repas. Bon, je dévore, enfourne et me régale sans retenue.

-Je ne t’aurais jamais cru aussi gourmand... Tu n’as pas la carrure de quelqu’un qui peut dévorer autant... Mais ça fait plaisir à voir.
- Euh… c’est la vie de nomade qui m’a appris à manger quand la nourriture est là. À cause de la conservation, l’abondance était fluctuante. Enfin, pour les produits frais tels la viande ou les fruits. Et je me dépense beaucoup.


Je bois une gorgée de vin en même temps qu’Amance. Si l’ivresse m’est refusée, je tente d’apprécier le breuvage. Jerry, le barman d’Aless’ s’amuse à éduquer mon palais. Le Pink propose peu de vins, mais a une belle collection de bières et de whiskey. Avec mes paris avec Jerry, j’ai affiné mes papilles gustatives. Alors, même si je n’y connais rien en vin rouge, j’arrive à décortiquer chaque arome, chaque senteur qui vient de mon verre. J’essaye de mémoriser pour la fois suivante. J’ai décidé, pour Amance, de me mettre à la culture française. Je ne veux pas qu’elle me prenne pour un gros lourdaud d’américain, même si au fond, c’est un peu ce que je suis.

-Il est étrange depuis qu’on est ici... Encore plus étrange avec toi.

Le chien… Son comportement ne lui a pas échappé.

- Les animaux savent m’apprécier, passée la première impression…

Explication banale et bateau. Je regarde Jared et souris au chien. Lui, il sait ce que je suis. Son calme prouve qu’il me fait confiance. Je compte un peu sur lui pour… Faire passer la réalité à Amance. Car je ne pourrais pas lui mentir bien longtemps. Pas avec ce que je ressens quand je suis près d’elle. Pas avec le regard qu’elle m’offre. Elle mérite la vérité.

Elle m’explique une tradition de sa famille, celle d’offrir un chien aux enfants qui deviennent adultes.

- Moi, je l’ai voulu lui... Un chien loup. Ça a fait un petit scandale...
- Oh ! Pourquoi ? C’est un très bel animal.


Les chiens loups ne sont pas plus agressifs qu’une autre race. C’est le maître qui fait le chien et non l’inverse.

-En fait, dans le village où je vivais, on est assez connu. À cause de la Bête et de ce qui s’est passé avec mon ancêtre. Alors une Jouve qui choisis un chien loup... Ça fait très mauvaise image.

Je me fige. La bête… son histoire en France. Je n’ai plus les cicatrices de notre affrontement, mais il s’en est fallu de peu. Pour moi, la bête rime avec un autre mot. Ne me dites pas qu’Amance est issue d’une lignée de chasseur !

-Avant tout... Promet moi de ne pas me prendre pour une folle, ok?
- Non…


Mon cœur se serre. Va-t-elle me parler de loups garou ? De chasse ? J’appréhende la suite. L’instant festif est brisé. J’essaye de garder bonne figure et je l’écoute, hochant la tête de temps à autre pour montrer que je suis ce qu’elle me raconte.

-C’est une histoire qui se transmet dans ma famille, une histoire qui a sa part de vrai. Je suis une des descendantes de Jeanne Jouve.

Jeanne… cela me renvoie à une certaine Marie Jeanne dont j’ignorais tout, il y a un mois à peine. Ce prénom faisait fureur. Amance me raconte une histoire digne de celle de la famille Argent. Une mère qui ôte la vie de son enfant, parce qu’il se transforme en loup. Je ferme un instant les yeux et pose mon menton sur mes mains jointes. Je n’ai plus à craindre qu’elle ne croit pas mon histoire, mais plutôt qu’elle me voit comme une bête à abattre. C’est brusquement l’hiver dans mon cœur.

-Depuis cette époque, c’est devenue une tradition. On offre un chien de troupeau, un protecteur. Au cas où la Bête viendrait nous chercher...

Je regarde le dit chien protecteur. Il semble que tu sois inutile mon vieux. Tu as laissé un loup alpha approcher celle que tu devais protéger…

-Ne me regarde pas comme ça ! Ce n’est qu’une histoire... Franchement, du sang noir? Des yeux jaunes ? Petite, j’y ai cru. Mais ça reste une histoire pour effrayer les mômes...
- Chaque famille a ses histoires pour terrifier ses enfants. Une façon de les garder sages.


Encore perdue dans les souvenirs de son enfance, Amance débarrasse nos assiettes pour le dessert. Je reste silencieux. Que dire ? Que faire ? Ils ont déjà ancré en elle la peur de la bête. Elle ne pourra voir que le monstre en moi, alors que je reste persuadé que la part monstrueuse est issue de ma moitié humaine.

Elle a réclamé un chien-loup. Est-ce un bon point ?

-Chez moi, on appelle ça une tête de nègre. Et c’est meilleur quand on le mange avec ses doigts.

Je regarde la boule nappée de chocolat dans mon assiette. Je ne connais pas ce dessert et regarde Amance attraper la sienne et croquer dedans. C’est de la meringue recouverte de chocolat. Distrait et perturbé par l’histoire familiale d’Amance, j’avance la main pour prendre mon verre, mais je le renverse. Dans un geste incontrôlé pour le rattraper, je ne calcule pas ma force et le brise entre mes doigts. Le verre éclate et entre profondément dans ma chair. Douleur, mon sang et le vin tachent la nappe, Jared qui grogne. J’ai fermé les yeux à temps, je crois. Amance a crié en voyant mon sang. Elle n’a pas pu voir mes prunelles rougir furtivement sous la douleur. Je l’espère. Je ne suis pas prêt.

- Ce n’est rien. C’est bénin, superficiel.

Un morceau n’est pas loin de me transpercer la paume… Je ne peux pas lui cacher la gravité des blessures. Je sens déjà la cicatrisation s’amorcer, les chairs se refermer, pousser le verre intrus. Je n’arrive pas à bloquer la cicatrisation. Le veux-je seulement ? Et inconsciemment abattre le masque. Je l’ai déjà perdue de toute façon.

Amance s’agite autour de moi. Serviette propre, ses doigts retirent les tessons de ma main. Je pourrais la repousser, prendre la serviette, aller me cacher dans la salle de bain. Planquer ma guérison sous le tissus, partir et prétexter m’en remettre à ma tante pour me soigner. Seulement je reste paralysé. Le flux sanguin a déjà fortement diminué. Les entailles les plus bénignes sont déjà un lointain souvenir.

- Tu vas me prendre pour un fou…

Je la regarde avec un air désolé. Ses doigts se font de plus en plus légers sur ma main. Au fur et à mesure qu’elle constate l’improbable. Elle recule. Jarod se remet à grogner. Non contre moi, mais par réaction à la crainte qu’il sent monter chez sa maîtresse. Non mon frère, ne me laisse pas tomber maintenant. Il faut que je le rassure, que je la rassure.

- Laisse les débris, je vais nettoyer. Je ne veux pas que tu te blesses…




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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Dim 9 Sep - 0:40



Rencard, pas ringard.
ft. Willem & Amance



J'entends le verre se brisée avant de le voir. Le rouge pourpre du sang qui se déverse sur la table. Il me faut une petite seconde pour comprendre. Je me léve d'un bond en criant :

-WILL!!!
-Ce n'est rien. C'est bénin, superficiel.

Le peu d'ivresse que j'ai disparais. Ce n'est pas superficiel, vu le sang qui goutte, ça ne l'est pas. J'attrape tous ce qui me tombe sous la main, du linge propre, de l'eau. J'ai vue un morceaux pénétrer profondément la paume de sa main, il faudra des files, j'en suis a peu prés sur. C'est quoi ce putain de numéro pour les secours ici???

Je me précipite vers lui, fait attention tout de même à là ou je marche, attrape sa main pour en retirer les morceaux qui y sont planter. Je grimace à la douleur que j'imagine être la sienne, éponge le sang dans sa main, tamponne lentement pour ne pas lui faire plus de mal qu'il en à déjà. Je cligne plusieurs fois des yeux. J'ai du vraiment trop boire, j'ai l'impression de voir ses plaies se refermer… Je croise le regard pierre de jade de mon beau professeur de science:

-Tu vas me prendre pour un fou…

Pour un fou? Pourquoi est ce que je le prendrais pour un fou? Je baisse les yeux sur ses plaies que je continue à tamponner.  Le sang ne coule plus. La plaie béante n'est plus qu'une fine ligne rougeâtre. J'ai lu quelque part que l'amygdale se déclenche en cas de forte frayeur. Pour le coup, elle hurle "SURVIE!!" dans ma tête. Mon pouls s'accélére, ma respiration suis le mouvement. J'ai l'impression d'étouffer. J'ai envie de crier mais rien ne sors. Je relache sa main lentement. J'entend Jared gronder alors que je recule. Je blémis, lache ce que j'ai dans les mains. Comment cela est possible? Je tremble, j'ai froid. Jared se place devant moi. Il n'émet aucun sons, pourtant je sais qu'il veut me protéger, me rassurer. Mais… Me protéger de quoi?

Will se léve, tranquillement. Ses mots viennent jusqu’à moi sans que je n'en comprennes vraiment le sens, perdu dans la brume qui envahis mon cerveau. Je pose une main sur ma bouche alors que les pièces d'un puzzle dont j'ignorais l'existence se positionnent dans ma tête. J'énumère intérieurement toutes les choses "incroyables" que j'ai noté chez Will. La force qu'il possède. Sa capacité à se déplacer dans l'obscurité la plus totale, le tout avec une agilité surprenante. Ses sens, bien plus aiguisées… Le reflet que j'ai vu dans ses yeux hier soir. Et sa cicatrisation, bien trop rapide.  Je lache un gémissement de frayeur, étouffés dans le creux de ma main.  Je ne le lache pas du regard alors qu'il ramasse les morceaux de verre sur la table. Je ferme les yeux après un instant, si fort que des larmes coulent. Je rêve, c'est ça? Je suis en plein cauchemar. Et je vais bientôt me réveiller. Mon réveil va sonner, je vais sortir de là, retrouver Willem au bahut et tous sera normal.

Je rouvre les yeux. Will est toujours dans ma cuisine à ramasser les morceaux de verre. Bordel, je ne dors pas. C'est bien vrai. Will est… Je ne sais pas ce qu'il est, en fait. Mais tous ce dont je suis sur, c'est qu'il n'est pas humain. Enfin pas à 100%. Il jette les débris dans la poubelle, tente une approche vers moi. Je recule en secouant la tête négativement:

-Non, Will… S'il te plait.

Ma voix est un couinement grotesque, je me sens ridicule. Il se stoppe. Je peux lire dans son regard tous le désespoir du monde. J'ai envie de l'embrasser pour le réconforter. Je souffre également. La crainte de l'inconnue reste malgré tout plus forte que tous le reste. J'observe une fois de plus sa main dans l'espoir d'y voir les plaies béantes. Non. La peau est intact, seul subsistent les traces du sang que j'ai essuyé. Je déglutit difficilement. Jared avance vers Will pour se faire caresser, je les observes en silence. Jared ne le craint pas. C'est une bonne chose, ou pas? Je finis par me pincer les lévres et pointe du doigt sa paume de main :

-Comment….? C'est… Pas humain… Pas normal…


Je plonge mon regard dans le sien. Mon côté sceptique cherche une raison terre a terre pour expliquer toutes ses choses incroyables qui font ce qu'est Willem, j'en trouve des tas… Mais pas pour sa cicatrisation éclair. Ni pour le reflet de ses yeux. Et malgré tout, tous ce que j'ai envie de faire c'est me réfugier dans ses bras. La seule chose qui me tiens cloué au sol loin de lui est la peur qui me tiraille les entrailles. Alors je lache l'unique question qui me brule les lévres :

-Qu'est ce que tu es…?


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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Dim 16 Sep - 14:05





Feat :
Amance


Un rencard pas ringard

La détresse d’Amance me balaye comme un tsunami. Non ! Je sers les lèvres de dépit, de fureur et de tristesse. Cette vie est injuste. On me vole ma famille parce que nous sommes… différents. Le cœur de la femme pour laquelle je serais prêt à vendre mon âme, se ferme. Son éducation fait son travail de sape. Alors que rien dans mon attitude ne devait l’effrayer, la voilà terrorisée. Quelles visions voit-elle passer dans sa tête ? Des images de monstres sanguinolents qui déchiquettent la gorge d’innocentes jeunes femmes ? Une sombre colère me brûle le ventre, une lointaine amie que je pensais avoir réussi à museler. « Ce n’est pas moi le monstre », ai-je envie de lui dire. Mais jeter l’opprobre sur les chasseurs ou ses ancêtres n’est pas une bonne idée. Puis cela ne serait que lui rendre je que je déteste par-dessus tout : le jugement péremptoire et une condamnation sans appel. Je tente la conciliation, je m’approche, elle recule.

-Non, Will… S'il te plait.

Mon cœur se vrille. La frayeur que je lis dans son regard me poignarde l’âme. Je ferais n’importe quoi pour la protéger, seulement c’est de moi qu’elle a peur. Mes épaules se baissent, sans m’en rendre compte j’affiche la position du vaincu. Jared le sent et s’avance vers moi et colle sa truffe dans ma paume vierge de blessure, mais encore ensanglantée. À coup de langue, il nettoie ma main.

« Merci mon frère. »
« Tu lui fais peur. »
« Je suis désolé. »
« … »

Jared sait que je ne suis pas une menace. Entre loup et chien, impossible de se mentir. Ayant fini de lécher mon sang, il m’offre sa nuque à la flatterie.  Doucement, je caresse l’animal. Je perçois le regard étonné d’Amance. Jared est un croisé loup. Elle est donc habituée à ses réactions qui doivent être très protectrice.

-Comment….? C'est… Pas humain… Pas normal…
- Pas tout à fait…


Elle a pointé ma main. Une telle rapidité de cicatrisation n’est en effet pas humaine ni même normale. Je ne sais d’ailleurs pas d’où vient cette capacité. Dans la meute, les anciens supposaient que c’était l’hybridation de deux races qui avait fait émerger cette capacité. Seulement mon grand-père évoquait toujours la genèse des loups comme millénaire et comme une race à part entière, reléguant la bête du Gévaudan à une histoire récente pour notre race. Puis il y a les loups issus de la morsure. J’ai pu le constater avec James, cette différence, cette bataille permanente entre l’humain et le loup. Mon cousin Tobias est instable, mais ce n’est pas une dichotomie, mais bien une crise de l’adolescence qui se passe mal pour les raisons que l’on sait.

-Qu'est-ce que tu es…?

Nous y voilà. Je soupire, regarde Amance avec un triste sourire puis m’accroupis à côté de Jared.

- Lui et moi sommes cousins.

Je caresse le chien qui finit par poser sa gueule sur mon épaule. Jared me fait totalement confiance, je l’en remercie en le flattant et en l’entourant de mon aura. Son côté loup a besoin d’un alpha. Mais avant de l’accepter comme bêta, je dois convaincre sa maîtresse de m’accepter moi.

- Comme Jared, j’ai des gènes de loup. Ta légende familiale s’appuie sur une vérité. Sauf…

Je m’interromps pour avaler ma salive. Tout va se jouer à ce que je vais lui dire. L’enjeu est si grand pour moi, que l’émotion fait trembler ma voix.

- Sauf que ta famille a eu le malheur de croiser un fou. Chez les loups garous…

Voilà, j’ai dit le mot qu’elle craignait d’entendre.

- … c’est comme chez les humains. Tu as des gentils, des méchants, des cinglés. La bête faisait partie de la dernière catégorie. Instable psychologiquement, elle a agi en dépit de la survie de notre espèce.

Jared s’étale sur mes pieds. Barrière plus amicale que protectrice entre Amance et moi. Il me laisse le flatter sans restriction, prouvant à sa maîtresse qu’il ne me considère pas comme un danger.

- Mon espèce vit cachée. Car la religion, et notre différence ont engendré des craintes ancestrales qui avec le temps deviennent des légendes, mais aussi des peurs primaires inscrites dans la réaction des gens.

Regards inquiets, mains qui se tordent, lèvres torturées, Amance reste tendue à l’extrême.

- Je ne suis pas un danger pour toi, juste plus fort qu’une homme ordinaire.

Jared m’a attrapé la main entre ses crocs et me mâchouille gentiment à grand renfort de bave.

- Hey !

J’assortis mon injonction d’un regard flamboyant. Au point où j’en suis… Je ne sais pas si c’est une bonne chose de lui montrer l’un de mes attributs lupins, mais je me refuse à lui mentir plus longtemps, quitte à la perdre définitivement. Elle recule encore d’un pas quand elle voit mes prunelles rouges.

- Je suis un loup alpha. Le… dominant d’une meute.

Je sais que ce n’est pas le rôle que l’on m’attribuerait de fait. Je n’ai rien d’un chef de clan et ressemble plus au clown de service. Je pense au gérant du Pink, oméga mais avec un panache d’alpha. Comme quoi l’habit ne fait pas le moine. Je prends un air couillon. Je ne me suis jamais considéré comme potentiellement dangereux. Mais comment le faire comprendre à Amance et qu’elle me croit ?

- Je… ça, ce n’est qu’une facette de ce que je suis.

Je désigne mon regard.

- Je suis disposé à te montrer le reste. Je… j’avais l’intention de t’avouer la vérité, car je ne suis pas homme à être capable d’une telle cachotterie avec la… femme qu’il…

… aime. Ma voix s’est éteinte. J’ai si peur qu’elle me rejette.

- Je peux paraître effrayant, pourtant je suis comme lui.

Je désigne Jared qui a fini par rouler sur le dos et m’offre son ventre.

- Tu n’as pas peur de ton chien, pourtant il a la force et les capacités de t’attaquer et de de te blesser mortellement.

À ce moment-là, le corniaud pousse un couinement de plaisir qui est à cent lieues du monstre sanguinaire qu’il pourrait devenir potentiellement.

« Tu ne m’aides pas là ! »
«  Pardon… mais grattouille encore !»

Je lève un regard emplis de détresse vers Amance. Mais sa gestuelle me dit qu’il va falloir du temps pour qu’elle encaisse cette vérité et peut-être encore plus pour oser me laisser approcher. Je n’ose plus bouger. Peut-être devrais-je simplement me retirer et laisser le sort décider de la suite. Peut-être qu’Aless pourrait m’être de bon conseil. Il semble avoir l’habitude des relations amoureuses.

- Je vais te laisser. Tu… as mon téléphone. S’il y a quoi que ce soit appelle-moi, qu’importe l’heure.

J’attends son bon vouloir, que je parte de chez elle ou que je lui montre ce qu’est un loup transformé. J’ai peur du dégoût qu’elle pourrait ressentir.



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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Un rencard pas ringard || Feat Amance   Lun 17 Sep - 10:36



Rencard, pas ringard.
ft. Willem & Amance


Il me sourit tristement, ma gorge ce serre. Je vois bien que je le blesse… Mais la peur prend le dessus sur toutes les raisons qui s'offrent à moi. Il s'accroupit à côtés de mon chien. Jared ne semble pas le moins du monde effrayé par Will.

-Lui et moi sommes cousins.

Hein? J'ai pas bien compris. Il parle de qui la? Mes yeux se posent sur Jared qui bat de la queue joyeusement face à cette annonce. Quoi? Will est un chien? Genre comme dans Supernatural? Comment ont les appels ceux là… Des polymorphe. Will serait un polymorphe? Ou Jared? Oh mon dieu, si Jared est un polymorphe, il m'a vu a poil tellement de fois… Je manque de tomber sur les fesses, perdu dans des pensées toutes plus folles les unes que les autres. Willem me sort de ce pétrin:

-Comme Jared j'ai des gênes de loups.Cette fois je tombe sur les fesses, me laissant glisser le long du mur derriére moi. Du loup, bien sur… Moi j'ai du poisson. Ta légende familiale s'appuie sur une vérité. Sauf… Sauf que ta famille a eu le malheur de croiser un fou.

Croiser un fou? De quoi il parle pourquoi il parle de ma famille, de ma légende? Qu'est ce que les Jouve ont à voir dans toute cette histoire de fou?? Et puis, ça fait tilt. La Bête du Gévaudan. Mon grand-pére me disait souvent que la Bête était… Était…

-Chez les loups garous…

Oui. Ca. Un long frisson me parcours. Je dois fermer les yeux pour ne pas couiner de frayeur. C'est pas possible. Ca n'existe pas!! Ca ne fait partie que des contes, des histoires de film d'horreur!! Ca existe dans Supernatural et Harry Potter, au mieux dans Being Human, mais pas dans mon monde à moi!! Les loups garous c'est dans les films d'Hollywood… Pas dans la vraie vie…

J'écoute la suite en silence. Il me parle de lui, me parle de son espèce. Je garde les yeux rivées sur mon chien qui se laisse papouiller avec un bonheur non feint. La peur. J'en suis emplis à ce moment même. J'ai envie de me mettre en boule, de caler ma tête entre mes jambes et d'hurler à plein poumons toutes cette oppression que je ressent à l'intérieur. Je reléve les yeux vers Will. J'ai envie de pleurer. Bordel… Il me plait tellement… Qu'est ce que je dois faire? Il me dit que je ne dois pas le craindre… Il est juste plus fort. Mon regard reste accroché à ses yeux pierre de jade. Il m'a prouvé déjà qu'il n'était pas dangereux. Mais les loups Garous, c'est pas censé être instable au pleine lune? Est-ce que, comme dans les films, il se transforme en sorte d'être mi loup mi-homme? Est-ce qu'il se rappelle de tout ou est ce qu'il perd totalement le contrôle? Je me rappelle dans un épisode de Being human qu'il se fait accrocher dans une cave parce qu'il a peur de blesser quelqu'un… Est-ce qu'il fait pareil?

-Hey!

Je sors de mes pensées alors que Jared machouille energiquement la main de Will. Il se stoppe et couche les oreilles. Je fronce les sourcils, reléve le regard… Je me recroqueville contre le mur. Ses yeux. Je suis terrifié mais je n'arrive pas a décrocher mon regard du siens. Finis les yeux verts. A la place, deux rubis flamboyant me scrute. Je gémis d'effrois, une main sur la bouche. Malgré ma peur, je reste obnubiler par ce que je vois. Je suis fasciné par la couleur de ses yeux… J'arrive pas a y croire alors que toutes les preuves sont la devant moi…

- Je suis un loup alpha. Le… dominant d’une meute.

Alpha. Loup. Dominant. Meute… Ca me parait irréel à l'oreille. Mais ce qui me parait le plus iréel c'est… Willem en chef? J'ai du mal a l'imaginer ainsi, entre nous… L'air qu'il prend m'arrache un sourire. Malgré les yeux pourpre, je reconnais là le Willem que je connais. Le Will qui m'a séduit.

- Je… ça, ce n’est qu’une facette de ce que je suis.

Ses yeux ne sont qu'une facette? Ou est ce le fait qu'il soit un… Je n'arrive pas a me le dire. Willem est un… Non, ça me parait bien trop iréel. Je me pince les lévres alors qu'il continue sur sa lancée. Il est peut être disposée à me montrer le reste… Moi pour le moment je ne me sens pas en l'état de le voir. Je détourne le regard. Me dire la vérité… Maintenant que je l'ai sous les yeux cette vérité, je ne suis pas sur de l'avoir voulu… Peut être qu'il vaut mieux tard que jamais… Je ne sais pas, je suis un peu paumée en ce moment même. Je déglutit difficilement… La fin de sa phrase me fait tilter. Je reléve les yeux sur lui. La femme qu'il quoi? Qu'il quoi?? Il change de sujet alors que je me redresse un peu. Qu'est ce qu'il allait dire?? Il me montre Jared. D'entre nous 3, c'est lui le plus détendu, allongées sur le dos à se faire papouiller. Peur de mon chien… Non, je n'ai jamais eu peur de lui. Parce que j'ai confiance en lui, par ce que je l'ai élever comme si c'était mon enfant… Parce que je sais qu'il n'a que moi dans sa vie, parce qu'il sait que je tiens à lui. Je sursaute alors qu'il couine de plaisir. J'enroule mes bras autour de mes jambes en les regardant, je ne sais pas quoi penser.

Le regard que Will me lance me brise le cœur. Je ferme les yeux alors que des larmes coulent malgré moi. Je lui fais du mal, et j'en ai pas la moindre envie. J'essuie les larmes d'un revers de main, repose mon regard sur lui en l'écoutant.

- Je vais te laisser. Tu… as mon téléphone. S’il y a quoi que ce soit appelle-moi, qu’importe l’heure.

Non. Reste. C'est ce que j'ai envie de lui dire. Mes mots reste coincé dans le fond de ma gorge. Je secoue la tête en regardant mes mains. J'ai l'impression d'avoir reçu un sceau d'eau froide en pleine face. Je ne sais pas quoi faire. J'inspire profondément et finis par murmurer:

-D'accord…

Son regard s'assombris, reprennent une teinte que je leur connais plus habituelles. Je me reléve lentement, en même temps que lui. Les yeux dans les yeux, j'osent un pas vers lui. J'ai envie de le toucher, juste pour voir si tous ça est bien réel. Je tend la main vers lui, mon geste reste suspendu dans l'air un instant avant que je ne me ravise. Je sers mon poing contre mon cœur qui souffre. Je suis paumé dans ma tête, dans mes sentiments. Perdu entre ma tête qui me dit de fuir et mon cœur qui me demande de le faire rester. A chaque battement de ce dernier, j'ai l'impression de souffrir. Je secoue la tête :

-Je… Pardonne moi… J'ai… Il me faut un peu de temps…

Il me comprend. A chaque pas qu'il fait vers la porte, mon cœur se déchire en petit morceau. Jared le suis en battant de la queue. J'entend la porte d'entrée s'ouvrir, se refermer sans claquer. Les larmes coulent sur mes joues sans que je ne puissent y faire quoi que ce soit. L'impala démarre dans la rue, s'éloigne jusqu’à tends que je ne l'entende plus. Je fonds en sanglot à ce moment là. Je n'ai pas compris ce qu'il vient de se passer. Je pleure parce que je me sens idiote de ne pas l'avoir fait rester. Je pleure parce que j'ai envie de l'appeler la tout de suite et lui dire que je m'en fiche de ce qu'il est, parce qu'il me plait malgré tout. Je pleure parce que la peur est trop forte pour que je fasse tout ça en ce moment même…

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